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L'arc sera mien. SOLO RANG A

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Hyûga Yume
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L'arc sera mien. SOLO RANG A Mar 17 Mai - 20:12
Hyûga Yume


Plus d'une corde…



Si l'on se fie aux dires d'une jeune Hyuga, un arc de légende se trouve dans les Plaines désertiques. Vous semblez faire de la recherche de cette légende une affaire personnelle en demandant ainsi à aller récupérer ce qui est peut-être une histoire bien ficelée, mais une fois de plus, les autorités du village accèdent à votre souhait. Mais tâchez de représenter Konoha dignement. Bonne chasse au trésor !


Commanditaire : Conseil de Konoha

Récompense : Seconde étape de la récupération d'un objet légendaire



Je bouclai soigneusement mes affaires avant de hisser mon paquetage sur mon dos et de sortir rapidement de ma chambre. J’avais passé les trois derniers jours à me préparer, me reposer pour ce périple. De l’eau, comment trouver de l’eau dans les plaines désertiques… Je remontais mes cheveux en un chignon haut pour me dégager la nuque, mais je me couvris soigneusement avant de sortir de chez moi. J’avais laissé mes instructions à Ichigo et aux autres pour la branche secondaire avant de me diriger vers la sortie du village. J’inspirais profondément en sortant de mon chez-moi. Il fallait que je trouve cet arc pour protéger les miens. J’avais sur moi de nouveaux carnets… Il fallait que j’avance, j’avais laissé aussi un mot pour l’équipe. Mais pour moi… C’était l’heure de prouver aussi ma force.

Les premiers jours de trajet tout allait bien, en même temps c’était le pays du feu… Je souris légèrement en continuant d’avancer dans la direction qu’on m’avait donné. J’inspirais profondément… Le sable se levait en vague… doucement alors que j’avançais pas après pas sur la route. J’avais quitté le pays du feu depuis quelques jours… Mais il me fallait maintenant une couverture… J’avançais toujours jusqu’à l’auberge la plus proche, m’y installant. J’avais noué autour de mon front un bandeau sombre et accroché à mon bras le bandeau de Konoha. Je préférais ne pas trop afficher mon appartenance avec la cape que je portais. Je finis par me redresser en voyant des marchands rentrer… et visiblement ils avaient besoin d’une escorte. Je payais ma consommation avant de me redresser et de m’approcher d’eux. Je préférais avoir une couverture.

« Nobles marchands, pardonnez-moi de couper ainsi votre conversation. J’ai entendu dire que vous souhaitiez une escorte pour traverser les plaines de sables. Je pourrais sans doute vous escorter sur un morceau de chemin. Nous allons en partie dans la même direction. Si cela vous intéresse, bien sûr. »

Je leur offris un sourire attendant leur réponse.

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Plus d'une corde…


Bien que le conseil de Konoha se soit montré un peu réticent à la poursuite de ce qui semblait être une chimère ou un compte de fée (la mention de dragon n'avait guère aidé), ils avaient fini par plier. Même la Bunke conservait le prestige et le poids politique du clan Hyûga.
Yume avait donc obtenu l'autorisation de poursuivre sa quête et un brin de financement. Cela n'était cependant pas une mission officielle et la jeune fille devrait se passer du soutien de son équipe habituelle.
De toute façon Akira était ensevelit sous les tâches administratives depuis qu'il avait été élu Intendant. Quant à Hako, si le lutin vert de Konoha aurait adoré partir à l'aventure, elle avait été envoyé en mission ailleurs (sans doute pour la punir de quelque frasque).

Yume disposait d'une carte dessinée dans un carnet, représentant une voûte stellaire et quelques autres informations. Les érudits du clan avait rapidement triangulé une position au cœur des Plaines Désertiques, une région aride et particulièrement inhospitalière, même pour des shinobi.
Pour ce rendre dans la région désignée par sa carte, la cheffe de la Bunke devrait d'abord traverser la Forêt Figée de Takatorijozan.
Un des endroits les plus dangereux et mal famé du Sekai : les terres revendiquées par le sinistre clan Kaigan.

Une belle jeune femme isolée serait une proie bien tentante pour les brigands de la région... Même si la Hyûga savait pouvoir vaincre les bandits crasseux qui infestaient les routes, cela risquait de se compliquer si elle tombait dans l'embuscade de pillard Kaigan.
De plus, ses yeux pâles attiraient l'attention. Signe de cécité et de pitié embarrassante pour certains, d'autre, les shinobi, risquait d'y déceler le légendaire Byakugan. Et bien que le Sceau de l'Oiseau en Cage protège l'art secret des Hyûga, cela n’empêchait malheureusement pas les voleurs d'essayer.
Bref : le moyen le plus sûr de se déplacer discrètement et en sécurité était de faire comme les marchands : voyager en caravane.

Dans une taverne, Yume guetta donc l'occasion de se joindre à un groupe de marchand.
Cela ne fut pas bien long : même si la région était aride et sauvage, de nombreuses épices et métaux venu du Pays du Vent s'y échangeait contre les céréales et les alcools des Plaines Fertiles.
Et il se trouvait que justement une caravane marchands semblait chercher une escorte...
Normalement, embaucher un ninja pour cette tâche banale coûtait une petite fortune. Mais là, sans le soutien officiel de Konoha, la jeune Hyûga pouvait faire un effort et baisser considérablement les prix.
D'ailleurs, devait-elle se présenter comme shinobi ou juste comme une "simple" archère ? Elle serait sans doute traité différemment selon le cas...

En tout cas, la jeune Hyûga entama les négociations de sa douce voix à la politesse exquise.
Le chef de la caravane était un homme âgé, à la peau bronzé mais surtout à l'impressionnante moustache d'argent. Ses petits yeux bleus pétillait d'intelligence, voire de malice.
"Vous avez bien entendue, ô indiscrète mais salvatrice demoiselle..." rétorqua le vieillard d'un voix étonnamment suave. "Je suis Akiya, humble marchand et j'ai ouïe dire d'une opportunité commerciale qui demande vivacité et courage. Cela ne me laisse guère le temps de compléter mon équipe mais là où il y a fortune à faire, il y a toujours risque. Nous sommes donc en recherche d'hommes courageux pour compléter notre escorte..."
"D'hommes." coupa sèchement un colosse borgne à la peau sombre couturée de cicatrices, répondant au nom de Yoru. "C'est pas un voyage pour les fillettes."

Visiblement le responsable de la sécurité de la caravane. Muscle saillant, air de butor, il toisait la Hyûga avec un mépris teinté de machisme évident. Le genre à ne croire qu'en la force.
Même s'il nota l'arc dans le dos de la konohajin, il se contenta de renifler avec dédain devant cet arme "de lâche".
Le vieillard tritura son chapeau, embarrassé : lui voyait bien la valeur de l'archère mais s'il était le chef de la caravane, il devait quand même se plier à l'avis des autres marchands et ils avaient embauché cette brute épaisse pour assurer leur sécurité.

La caravane était pile ce qu'il fallait à Yume pour poursuivre son voyage et la rejoindre lui simplifierait bien la vie... Mais comment passer cette opposition phallocratique ?
Elle pouvait révéler son statut de ninja, voire de konohajin et de Hyûga : cela calmerait aussitôt la brute, voir lui flanquerait une bonne frousse (le Byakugan pouvait être terrifiant).
La chuunin pouvait aussi régler ça de manière traditionnelle par une petite bagarre de taverne (Hako aurait fait ça) ou quelque épreuve ou duel à même de secouer la virilité toxique du butor. Même s'il avait la tête d'un puissant combattant, un peu d'art ninja ou de kyujutsu le mettrait à genoux.
Enfin, elle pouvait toujours tenter de la raisonner (Akira aurait fait ça), jouant sur l'utilité d'avoir un archer dans le groupe. Mais il n'avait pas l'air d'avoir la comprenette facile...

Feat.
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Non, je ne lui mettrais pas une grande claque dans la figure pour lui faire comprendre que ma force égalait la sienne et qu’il pouvait se foutre au cul ses remarques. Je savais qu’avec mes yeux, je paraissais aveugle, qu’avec ma carrure fine et mes manières je ressemblai beaucoup plus à une fillette qu’autre chose… Mais ma main dans ta gueule tu apprendras que je ne suis pas une fillette. Mais lui foutre une mandale ne serait probablement pas la bonne solution. Je gardais un sourire aimable, quoi que devenu glacial en regardant le malotru avant de glisser derrière mon oreille une mèche de cheveux longue, lisse, propre pour la glisser derrière mon oreille.

« Noble marchand, sachez que si je suis arrivée ici entière par mes propres moyens, et sans aucune difficulté malgré les bandits qu’il peut y avoir, c’est que me battre n’est nullement un problème pour moi. Sinon je ne serais pas là aujourd’hui après tout, le monde est dangereux et je suis seule et loin de chez moi. »

J’offris un nouveau sourire aux deux hommes, je n’avais pas peur du combat après tout, j’avais quelques missions et combats à mon actif. Je rejetai mes cheveux en arrière.

« Pensez-vous que je serais ici toute seule si je ne savais pas me battre ? Ou que je me proposerais ? »

Je ne tendis pas mes mains : je savais qu’elles n’aient pas calleuses, parce que le jûken n’était pas spécialement le meilleur moyen pour en avoir des cals, mais ce n’était pas le moment. J’offris à nouveau un sourire.

« Après si vous voulez me tester, n’hésitez pas. »

Je n’avais pas peur de cet homme, ni de rien en réalité. J’avais un objectif et il fallait le réaliser ! J’avais besoin d’un alibi ! J’allais l’avoir ! Et croyez bien cher marchand que j’obtiendrais cette place dans votre caravane ! Je croisais les bras sur ma poitrine en donnant un petit coup de tête vers mon arc.

« Ne pensez pas qu’il est là pour faire jolie ou qu’il s’agit de ma seule arme après tout. Un véritable guerrier ne montre pas tous ses talents au premier coup d’œil. Me juger sur mon apparence est une erreur. »

Que j’allais lui faire ravaler s’il voulait me tester. Mais cela était hypothétique. S’il le voulait je me ferais une joie de lui faire ravaler ses préjugés. Jusqu’au fin fond de sa gorge.
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Plus d'une corde…

Même si le chef de la caravane n'aurait rien eut contre embaucher (à prix réduit) l'archère pour les escorter, son brutal chef de la sécurité était d'un autre avis.
Misogyne et méprisant, il était clair que lui ne voulait pas de la fillette. Il était aussi visible que le butor cherchait la confrontation ou au moins à faire peur à la demoiselle.
La Hyûga souhait néanmoins se joindre à l'équipage, qui faciliterait ses déplacements dans ce pays désolé où rodait mille et un danger.

Sûre d'elle, Yume affirma savoir se débrouiller, un doux euphémisme pour la chuunin de Konoha, cheffe de la Bunke du prestigieux clan Hyûga.
"Cela tombe sous le sens et vos talents seraient en effet..." commença Akiya, le vieux marchand à la voix de miel.
"Inutiles." coupa sèchement la brute. "La chance n'est pas vraiment un talent. Je me doute bien que vous êtes arrivé ici non pas grâce à vos frêles épaules, mais plutôt grâce à votre beau minois ! Ou même en écartant les cuisses... Nous n'avons pas besoin d'une gamine parasite ! C'est une expédition sérieuse et dangereuse !"

Le rire tonitruant du rustre résonna sèchement dans la taverne et les autres clients semblèrent soudain plus intéressés par le contenu de leur verre, même vide ou par les murs.
Ce Yoru devait être connue pour sa violence et sa brutalité, ainsi que pour un certain manque de finesse en société et un manque total de subtilité. Un petit chef arrogant, qui s'amusait à intimider et harceler plus faible que lui. Sa force et son manque de scrupules étaient des atouts utiles pour un guerrier, mais qui avait tendance à faire enfler l'ego.
Yume songea de nouveau que si Hako avait été là, elle l'aurait sans douté déjà défier et réduit en purée... Akira l'aurait sans doute plonger dans quelques illusions humiliante et débilitante, le ridiculisant et le forçant à abandonner son poste dans la caravane.

Hélas, la kunoichi aux yeux pâles ne disposait pas de pareille technique pour se débarrasser du butor. Elle aurait pu l'affronter tout de go, mais décida d'être un peu plus subtile que sa camarade vert-pomme.
Elle suggéra au rustaud de la tester.
Un sourire de carnassier accueillit avec joie la proposition : cet homme grossier ne vivait que pour dominer et humilier autrui. Rira bien qui rira le dernier...
"Oooh, c'est que la p'tiote se prend vraiment pour une terreur à l'arc !" persifla le goujat avec un ricanement méprisant. "C'est d'accord ! J'vais te faire passer un p'tit entretien d'embauche..."
"Vraiment Yoru, est-ce bien nécessaire ? La caravane a toujours besoin de bras supplémentaires et d'esprits habiles et..."
"Je suis le chef de la sécurité !" tonna le butor en réponse. "On en peut pas prendre n'importe qui sur quelques paroles et une belle gueule ! Cela nous mettrait tous en danger si y'a du vrai grabuge ! Pire encore, ce joli p'tit lot est p't'être un doux poison, une infiltrée qui nous ralentirait ou guiderait des pillards jusqu'à nous en pleine nuit !"

Soupirant et lançant un vague regard d'excuse à Yume, le marchand se plia aux dires de son chef des gardes.
Ce dernier ordonna à la konohajin de le suivre dehors et aux membres de la caravanes de lui apporter une caisse de pastèques des roches, un fruit local gros comme une tête et à la peau particulièrement épaisse.
"Ces trucs pourris vont enfin nous servir ! Ils deviennent dur comme la pierre quand ils commencent à tourner... Au moins on aura pas à les jeter... Voyons comment tu exploses des crânes, princesse !"
La brute fit jouer ses muscles saillant et luisant sous la lumière cru du soleil ardent. Visiblement, il se régalait. Et Yume constata que pas mal de gens suivaient en douce la "démonstration".

"Moi d'abord, je te montre." annonça le barbare à la peau sombre en s'emparant de quatre pastèques durcies dans ses larges bras. D'un mouvement fluide qui trahissait un guerrier vaguement compétent, il les expédia en l'air.
"On les lance et avant qu'elles ne touchent le sol... Ratatatatatata !"
Ses poings massifs se changèrent en véritable pistons flous et il fit pleuvoir un véritable déluge de coups sur les pauvres fruits qui retombaient, en réduisant trois en pulpe fibreuse.
Il toucha le quatrième, mais la pastèque des roches n'explosa pas, bien qu'elle arborait à présent la trace de son poing rageur.

Yume reconnu là une technique analogue à celle du Taijutsu qu'utilisait parfois Hako : le Tarenken. La brute n'était donc pas totalement incompétente.
Mais si la démonstration avait esbaudit l'audience de marchands et de voyageurs, la jeune Hyûga nota son souffle un peu court. Et elle était certaine que son lutin vert aurait démolit de façon plus efficace tous les fruits, si elle avait été capable de les lancer en l'air avec ses petits bras.
"Et voilà l'travail !" se vanta le butor en arborant un sourire des plus satisfait. "Quatre sur quatre ! Fais aussi bien et j'm'inclinerai devant tes talents et tu pourras rejoindre la caravane."
"Pardonnez-moi Yoru, mais la dernière n'est point totalement fendue..."
"Oh, vieux pinailleur ! Trois, quatre, c'est pareil !" grogna le chef de la sécurité, un rien vexé. Il désigna la pile de fruit restant à Yume. "J'vais être bon prince avec la demoiselle... Allez, exploses-en trois et t'es embauchée !"

Yoru termina par un puissant et méprisant éclat de rire, certain que la jeune Hyûga ne pourrait pas relever le défis.
Il faut dire que pour un rustre brutal, il s'était montré malin et cruel dans le choix de son épreuve. L'arc de Yume pouvait sans doute facilement transpercer les pastèques des roches mais il demandait de les exploser.
Il fallait aussi qu'elle se débrouille pour les lancer en l'air et les fruits étaient encombrant : la jeune Hyûga n'avait pas la carrure du butor aux mains épaisses pour en expédier facilement quatre à la fois en l'air.
Par contre, Yume était certaines de pouvoir être bien plus rapide que ce colosse mollasson pour dégommer les fruits avant qu'ils ne touchent le sol. Si elle pouvait en envoyer autant qu'elle voulait aussi haut que la brute, elle devrait pouvoir en toucher une dizaine si elle voulait...
Mais il lui fallait donc trouver le moyen d'envoyer les gros fruits en hauteur et user d'une technique adéquat pour les fracasser...



Résumé:

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Hyûga Yume
J’inspirais profondément pour rester calme et ne pas envoyer un double chassé dans les dents de cet… de ce bœuf. Quoi que c’était méchant pour les bœufs qui avaient plus d’éducation que cet… homme… Est-ce que je lui montrais maintenant ce que c’était être une Hyûga ou j’attendais une minute ou deux ? Je restais calme, aucune de mes techniques pouvait fonctionner discrètement. Et je préférais maintenir l’illusion de n’être qu’une archère le plus longtemps possible. Je préférais taire mes origines Hyûga, même si je n’en avais pas honte, mais il valait mieux ne pas attirer trop l’attention. Si Yoru avait l’air d’un gros sac à merde, le patron avait l’air plus intéressant et moins borné.

Silencieusement je les suivis dehors et haussant un sourcil à sa pitoyable démonstration. Je ne dis rien, haussant juste un sourcil face à sa vantardise.

« Deal. »


Je m’approchais d’un des hommes de la caravane musclé en lui montrant les pastèques.

« Pourrais-tu les lancer en l’air s'il te plaît ?
- Quatre ?
- Toutes. »

Je me moquais de gaspiller puisque visiblement tout le monde allait les jeter. Je me mis en position tranquillement avant de gaver mes flèches de chakra et de lâcher mes traits un à un dans les pastèques sans aucune hésitation. J’avais l’habitude de tirer les flèches de plus en plus vite, gavée de chakra qui volèrent en tranchant les pastèques pour finir leur course dans les murs derrières sans que je ne loupe une pastèque et elles s’éclatèrent toutes au sol, coupée en deux. Je récupérai une à une mes flèches avant de me tourner vers Yoru en les glissant dans mon carquois.

« Je crois que j’en ai éclaté plus de quatre. »

Je repoussais en arrière une mèche de cheveux en le regardant dans les yeux.

« Est-ce que cette petite démonstration vous a convaincu ? Ou peut-être préférez vous continuer à penser qu’être ici n’est que de la chance. »

Je lui offris un sourire lent en m’inclinant légèrement devant les autres. Mon arc trouva sa place dans mon dos sans plus rien dire.
Récap:
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Plus d'une corde…

Quelques marchands applaudissaient poliment la "performance" de la brute, d'autres prenaient en douce des paris.
Même si le butor avait sciemment choisit une épreuve qui avantageait l'usage de la force brute, explosive, cela n'inquiétait guère Yume. Pour une kunoichi de sa trempe, la démonstration du chef de la sécurité de la caravane étaient risible, tout juste bonne à impressionner les civils et peut-être quelques malheureux genin.
N'importe quel ninja expérimenté trouverait un moyen de faire mieux, voire beaucoup mieux... Mais quel degré de force et de dangerosité la cheffe de la Bunke pouvait-elle révéler ici ?

Yume accepta donc cette misérable mise à l'épreuve sans coup férir.
Prenant à témoin l'assistance, elle demanda à un marchand plutôt musculeux d'expédier en l'air non pas trois, ni quatre pastèques des roches mais l'ensemble des fruits gâtés.
Yoru ricana devant cette vantardise, même si la konhajin cru desceller un brin de méfiance ou d'inquiétude dans sa voix rocailleuse.
"Oh, mais c'est que la demoiselle à de l'appétit ?" se moqua la brute, peut-être pour cacher son trouble. "Attention à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre, p'tite ! Tu risques de te faire assommer par une pluie de fruits !"

Alors que le rustre s’esclaffait bruyamment, le marchands aux bras épais expédia en l'air les pastèques moisies mais solides comme un roc.
Immédiatement, Yume se rendit compte d'un problème : l'homme avait beau avoir de grosses mains et des bras puissants, il ne pouvait pas lancer ces fruits encombrants en une seule volée. Et impossible de se caler efficacement sur son rythme : elle ne le connaissait pas et sans son Byakugan d'actif, impossible de lire les signes dans la tensions de ses muscles...
C'est donc en pluie chaotiques et désynchronisée que les pastèques des roches commencèrent à retomber.

Il en fallait cependant bien plus pour déstabiliser Yume, l’Éclair Blanc de Konoha. Sa vivacité était sans pareil et si elle n'avait pas pu anticiper l'envol des fruits ou ne pouvait pas utiliser son mystérieux dôjutsu pour en traquer les trajectoires, elle restait d'une rapidité effroyable et une archère émérite.
De plus, demander l'assistance du public lui avait laissé le temps de dégainer et d'encocher ses flèches.
Calculant le bon moment, la chuunin de Konoha expédia un projectile ourlé de chakra en direction d'une pastèque.

Impossible pour une maîtresse du Kyujutsu de rater sa cible. La flèche toucha la pastèque... Et la traversa dans un vrombissement de tempête. Puis empala celle qui se trouvait derrière, la transperçant avant d'aller perforer la fruit suivant dans l'axe du tir. Trois d'un coup !
Le chakra Fûton n'avait pas fait que renforcer la pénétration du tir. Le vent rageur et chargé de chakra pénétra violemment les fruits, les fendant en deux. Cela comptait bien comme une "explosion" selon les règles du butor.

Aussitôt, Yume expédia un nouveau tir élémentaire qui cisailla un nouveau lot de fruits, en explosant facilement deux d'un coup.
Pour faire bonne mesure, la kunoichi aux yeux lavande pâle expédia une flèche dans chacun des autres avant qu'il ne touche terre.
Le public garda pendant un instant un silence médusé, avant d'exploser en applaudissement, cris de joie ou de désespoir (suivant les paris).
La figure de Yoru s'était décomposée. Maugréant, il alla tout de même examiner les vestiges du carnage fruitier.
"Elles sont pas toutes explosés..." pinailla le chef de la sécurité de la caravane, avant de se taire tant sa mauvais fois était évidente.
"Cinq le sont ! C'est amplement suffisant. Et notre merveilleuse nouvelle escorte a abattu l'intégralité de ces cibles." coupa joyeusement Akiya en ce lissant la moustache, les yeux rieurs. "Mes vieux yeux ne m'avaient point trompés : cette jeune fille sera un atout de choix pour notre glorieuse expédition !"

La brute n'ajouta rien,un brin humilié. Mais Yume avait remporté son challenge et il était malgré tout un homme de parole : elle avait gagné sa place dans la caravane.
"Bon, et bien, la pause est fini ! On boucle notre attirail et on y va !" beugla le chef de la sécurité, évitent de regarder Yume dans les yeux. "Et vous autres, effacez ces sourires en coin d'vos gueules et nettoyez-moi ce bordel ! C'pas une auge pour les cochons ici et j'veux pas d'ennuis avec la ville..."
Le colosse à la peau sombre s’agenouilla pour ramasser une demi pastèque des roches, pensif et curieux.
"Avec une flèche... Comment c'est possible..." murmura le butor, réprimant un frisson d'inquiétude. Car il savait très bien quel genre de personne pouvait réaliser aussi facilement ce genre d'exploit.

Pendant que Yoru s'éloigner pour bouder ou houspiller plus faible que lui, Akiya s'empressa d'aller présenter la Hyûga à ses collaborateur.
La caravane se composaient de trois familles de marchands et d'une équipe d'escorte et de guide du désert. Chaque famille avait son propre chariot, Akiya disposant en plus d'un chameau, tout comme certain membre de l'équipe de sécurité.
Le vieux marchands commença par présenter à la konhajin son fils Nobuô, version plus timorée, imberbe et bien plus jeune mais tout aussi amicale de son père, mais avec les mêmes cheveux d'argent, et la femme de celui-ci, Miyako. Cette blonde à la tignasse fournie dévisagea de manière fort méfiante la belle konohajin. Yume pu lire une certaine jalousie ou appréhension dans ses yeux alors qu'elle couvait son mari d'un regard possessif.
Le couple s'occupait et logeait dans le chariot de tête.

Venait ensuite Tetsunori, un colosse au visage taillé à la serpe, dont les cheveux sombres masquaient parfois le regard. Ses épaules carrés, ses mains immenses et ses bras musculeux trahissait l'homme habitué à manier de lourdes charges. C'était lui qui avait servit d'assistant à la Hyûga pour son épreuve. Il ne parlait quasiment jamais et se contenta de saluer l'arrivée de la jeune fille dans leur groupe d'un petit coup de menton approbateur.
Bondissant un peu partout  à coté de son chariot, ses cheveux (mals) tressés au vent et houspillant son père se trouvait sa toute jeune fille Umako. La gamine ne devait pas avoir plus de dix sans mais menait déjà son immense père à la baguette.

Découvrant Yume, elle se retrouva aussitôt fascinée par l'étrangère et la chuunin de la Bunke ne put s'empêcher de pensée à l'envahissant lutin vert de Konoha ou à sa propre petite sœur.
Une surexcité de plus... Et qui en plus avait de bonne chance de lui coller aux basques.
D'ailleurs, c'est cette gamine qui osa apporter un sujet qui devait titiller la curiosité de bien d'autres membres de la caravane.
"Oh ! La dame elle a les yeux presque tout blanc !" pépia innocemment la gamine qui dévisageait la Hyûga sans pudeur. "Elle y voit pas ? Mais comment elle tire à l'arc alors ?"
Une fascinante question qui allait sans doute requérir un peu de mensonge ou (pire) une franche honnêteté...

Le dernier chariot ne comptait qu'un seul marchand, ou plutôt une marchande, la vieille Sakuragi. Une originale portant un chapeau du pirate et un cache-oeil que la Hyûga jugea surtout décoratif.
Fumant une longue pipe, elle jaugea longuement la jeune fille de son œil valide avant de hausser les épaules.
"Je compte sur vous pour protéger mes vieux os et ma cargaison... Cette expédition est vitale pour nous tous et ne doit pas tourner au désastre... J'ai un peu de place dans mon chariot maintenant que feu mon mari à rejoins la poussière du désert, vous pouvez y dormir avec moi si vous voulez. Vous avez un joli et intéressant minois et à part la gosse, y'a que des hommes dans les autres chariots..."

Disposant de chameaux portant leurs affaires et leur propre tente, l'équipe de garde de la caravanes étaient composé de ce rustre de Yoru, d'un jeune lancier brun et bronzé nommé Raku qui aimait visiblement se balader torse nu et de Hiromichiun pisteur du désert, chauve et à la peau sombre, portant des lunettes digne du clan Aburame et qui savait visiblement bien manier le coutelas.
Le chef de la sécurité continuait d'éviter de croiser le regard de la Hyûga ou de rester trop longtemps en sa présence, préférant s'occuper des ouvrier qui chargeait les chariots.
Raku dédia un sourire languide et séducteur à la Hyûga en la félicitant.
"Tu as bien rabattu le caquet du vieux grincheux." ricana-t-il, s'étirant comme un chat à l'ombre d'un chariot. "En tout cas, ravis que tu sois là : avec ton talent, ça sera encore plus facile et on pourra peut-être se détendre..."
Sa voix était à la fois douce et railleuse, se voulant séductrice. Vu sa souplesse et sa façon nonchalante de se déplacer et de manier son arme encombrante, il devait être vaguement compétent au combat. Par contre, il ne participait à aucune tâche préparatrice et n'offrait son aide à personne, préférant musarder ou se reposer à l'ombre...

Hiromichi s'était contenté de saluer d'un geste vague la Hyûga, sur ses gardes. Visiblement, il avait des doutes sur elles, pas sur ses compétences mais sur ses intentions réelles. Ou alors, il était juste aussi asocial que Tetsunori.
Bien vite il s'était esquivé pour aller préparer le trajet avec Yoru, Akiya et Sakuragi.
Penchés sur une carte secrète de la région, les caravaniers cherchaient visiblement le meilleur itinéraire pour leur expédition...
La destination finale était claire : une cité marchande dans une oasis, Shindatoshi. Pile dans la région que voulait fouiller Yume à la recherche de l'arme mythique.

C'était le trajet qui était apparemment discuté.
"Je souhaite impérativement passer par Chigau." annonça tout de go le vieil Akiya, son voix de miel devenant étrangement impérieuse et autoritaire.
Yoru ne dit rien mais sa figure ravagée s'orna d'un sourire carnassier. Visiblement, il appréciait l'idée.
Les yeux de la vieille Sakuragi se plissèrent de méfiance.
"Oh ? On aime vivre dangereusement... Ou alors le contenu des tes caisses serait-il plus intéressant que prévus ? Je te rappelle qu'on a la gosse de Tetsunori avec nous. C'pas le genre d'endroit où on amène les enfants..." taquina la vieille pirate du désert. Le chef de la caravane eut un geste d'agacement mais ne la contredit pas.
Hiromichi se penchant en rajustant ses lunettes noire, scrutant la carte pour chercher le meilleur chemin. Après un long silence, il émit un petit grognement avant de donner son avis.
"Il serait plus sûr et plus rapide de passer par le monastère de Hogo." déclara le pisteur du désert, cherchant l'approbation des marchands et du chef de la sécurité. Sakuragi haussa les épaules, s'en fichant visiblement. Yoru se contentait de sourire lugubrement.

Akiya soupira lourdement, avant de défendre son idée.
"Ecoutez... Vous savez tous que notre dernière expédition a été un désastre... Nous devons faire un gros coups, sinon c'est la banqueroute ! Et on ne devient pas riche sans prendre de risque. Voilà pourquoi nous avons embauché une escorte supplémentaire."
Yoru grogna, alors que le vieux marchands incliné poliment la tête vers Yume pour l'inclure dans la discussion.
"J'ai en effet une opportunité à Chigau et oui, j'ai bien conscience que cela nous fait prendre des risques supplémentaires et pourraient nous retarder un peu... Mais je vous promets que le jeu en vaut la chandelle !"
Yoru hocha la tête, apportant un soutien enthousiaste à son patron.
La vieille Sakuragi alluma une pipe malodorante et réfléchit cinq minutes. Elle observait son confrère, Yume et Yoru d'un air pensif et un peu las.
"Bien. Je ne m'y opposerai pas, mais je ne veux rien savoir... à part quand je toucherais ma part."

La jeune Hyûga remarqua que le pisteur se tendait, ses épaules se voutant. Mais n'étant qu'un employé, Hiromichi n'avait que peu de poids dans l'organisation de la caravane.
"Bon, la dernière étape est décidée, mais avant cela il nous faut choisir une route. J'ai cru comprendre que la vitesse serait importante, pour que nous en nous fassions pas devancer par nos concurrents." laissa finalement tomber le guide du désert. Un long discours pour cet homme d'apparence asocial.
"Trois choix. D'abord passer par le Désert Blanc. Une terre morne et desséché, saline et inhospitalière. L'avantage c'est que là normalement seule la chaleur sera notre ennemi. Mais c'est une longue et épuisante randonnée...
Sinon, on peut passer par les Os des Démons. Une forêt pétrifiée de sinistre réputation. Quelques brigands s'y terrent, usant du couvert des arbres de roche blanche pour surprendre les voyageurs. Moyennement dangereux, moyennement rapide."


Il hésita avant de proposer son troisième choix, semblant jauger Yume et Yoru.
"Enfin, les Crevasses du Couteau. Un dédale de canyon coupant au travers d'un massif rocheux ensablé. Chaotique, c'est un labyrinthe desséché menacé par des éboulis rocheux, plein de grottes aux ombres traîtresses et d'endroits propices aux embuscades. Un folie en temps normal mais j'y connais un chemin et c'est un putain de raccourcis. Mais... On raconte que la région est infesté de pillards, peut-être même de Kaigan. Rapide donc, mais peut-être suicidaire."

Les marchands semblaient pensifs, peu enclin à prendre une décision. Peut-être que Yume pourrait intervenir et les aider à ce décider ?
En tout cas, le départ aurait lieu bientôt, en début de soirée, les caravaniers souhaitant au moins au début voyager de nuit pour plus de fraîcheur.
La jeune Hyûga pouvait profiter de ce temps là pour faire plus ample connaissance avec l'équipage de la caravanes marchandes ou ses collègues de la sécurité.


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Les hommes et la mauvaise foi… J’avais l’habitude alors je ne réagis pas, ignorant ses remarques aussi peu intéressantes qu’une déjection de Hamster. J’avais quelques pastèques à éclater. Même si ce n’était pas un professionnel qui me lançait les pastèques et que je me refusais d’activer mon Byakugan ! Ce n’était pas du tout le moment de se faire remarquer ! Non, mon arc serait largement suffisant pour l’instant pour impressionner et montrer ce que je valais. Enfin… En partie. Ce n’était pas du tout le moment de trop se faire remarquer, une démonstration de ce que je savais faire, oui, montrer que je pouvais défendre, oui. Mais pas plus ! Et l’autre qui continuait à parler… Ce n’était pas le moment. Je me concentrais sur mon tirs faisant mouche à chaque fois. Pas tout explosées ?

« Elles sont en morceaux. »

Rétorquais-je simplement en secouant légèrement la tête. Heureusement, Akiya était de mon avis et pas celui de Yoru. Je souris simplement à sa remarque en inclinant légèrement la tête vers lui pour le remercier de son support. Et Yoru ne supportait pas cela… Est-ce que je venais de me faire un ennemi ? Sans doute, il faudrait faire très attention à l’avenir ? Sans doute. Je devrais faire attention et me montrer toujours polie et aimable avec Yoru. Je suivis sagement Akiya pour connaître la caravane. Je m’inclinais devant Miyako et Nobuô, je sentis l’agacement et la méfiance de la femme.

« C’est un honneur de vous rencontrer Miyako-sama et Nobuô-sama. Je ferais de mon mieux pour vous protéger. »

Je leur offris un simple sourire sans rien dire d’autre. J’attendis que Akiya s’éloigne de quelques pas pour me pencher vers l’épouse :

« Je suis fiancée. »

Histoire de la rassurer immédiatement par ce pieu mensonge, je suivis mon patron pour me diriger vers l’homme qui avait lancé les pastèques de roc. Tetsunori, je m’inclinai devant lui avec respect.

« Je vous remercie pour votre aide Tetsunori-sama. »

Et une mini Nyuuwa… Umako. D’accord. J’eus un sourire amusé à sa remarque en secouant tout doucement la tête.

« Non, je ne suis pas aveugle petit moineau. Je vois bien, mais j’ai les yeux comme ça depuis toujours. Mais je vois clairement ta petite frimousse et tes jolies tresses. »

Je lui fis un clin d’œil avant de me redresser pour continuer la visite… Sakuragi. La femme marchande pirate. J’eus un sourire avant de m’incliner devant elle.

« Je ferais de mon mieux pour vous protéger et garder un œil sur vous. Je vous remercie de votre hospitalité. »

J’installais mes affaires dans le chariot avant de redescendre pour continuer la visite. Raku, séducteur et sûrement celui avec le plus d’expérience militaire au vu de sa manière d’être et un pisteur silencieux. Je les saluais avec politesse. Je fronçais légèrement les sourcils à la remarque de Raku.

« Ravi de te rencontrer. Je ferais de mon mieux pour vous seconder. »


Shindatoshi. Je n’avais pas mieux comme destination de rêve. Jusqu’à ce que le débat sur les arrêts au milieu commencent. Mon regard vogua d’un homme à l’autre sans rien dire, attentive aux remarques et questions. Non, l’épuisement n’était pas une bonne idée. La forêt, niveau moyen en tout. Crevasse, très rapide, très dangereux…

« Hiromichi-sama, les Kaigan sont bien des nomades du désert ou ils ont un camp fixe ? Passer par le désert Blanc est tout aussi dangereux s’ils peuvent s’y trouver… Les crevasses semblent les plus rapides, comme passer par des mines au lieu d’un col dans les montagnes… mais je serais d’avis de passer par les Os des Démons. Cela me semble un bon compromis. Au milieu du désert, nous allons vite être aussi les cibles les plus voyantes à des kilomètres à la ronde et si des Kaigan décident d’attaquer… Les Os me semblent le compromis idéal… »

Je pourrais user de mon Byakugan la nuit au besoin… J’observais les autres visages me redressant de la carte. Les crevasses étaient beaucoup trop dangereuses… nous avions un enfant avec nous après tout.
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Plus d'une corde…

Désormais accepté (à contrecœur pour Yoru), Yume pouvait faire plus amplement connaissance avec les caravaniers et leur escorte.
Déjà, elle rassura Miyako, la femme de Nobuô, le fils du chef de la compagnie. La (trop) belle Hyûga prétexta à voix basse être fiancé. Cependant, les yeux durs et inquisiteur de la blonde gardèrent leur méfiance.
"Fiancée... Toutes mes félicitations." souffla la jalouse à l'épaisse tignasse, n'en pensant visiblement pas un mot. "Mais où est donc votre futur ? Il sait que vous courrez les routes seule ? Ou peut-être que vous fuyez, quelque-chose... En fait, je m'en fiche ! Tant que vous n'importunez pas mon Nonobuô d'amour et ne nous mettez pas en danger ?"
Plissant fièrement le nez de dédain, Miyako l'abandonna pour aller préparer son chariot en se collant à son mari. Déjà que celui-ci semblait maladroit et gêné... Il était tombé sur une véritable mante-religieuse qui allait le mener à la baguette le restant de sa vie !
Visiblement, la blonde n'appréciait toujours pas Yume, mais son mensonge l'avait sans doute un peu rassuré (autant que la jalousie maladive puisse être soignée), sans pour autant en faire une amie. Bah, la konohajin n'était pas là pour se faire des amis.
Néanmoins, cette histoire de fiançailles risquait d'attirer des questions, il faudrait qu'elle prévoit un mensonge cohérent.

Près du second chariot, le rude Tetsunori se contenta d'accepter les remerciement de la kunoichi d'un haussement d'épaule et d'un sourire poli.
L'homme puissamment charpenté n'était guère bavard ou sociable, bien que serviable. Yume nota qu'il suivit également en permanence du coin de l’œil les errements chaotiques de sa toute jeune fille, Umako.
D'ailleurs, Yume se retrouva bien vite accompagnée contre son gré par une petite et turbulente assistante. En répondant à la fillette, elle s'était fait une amie. Pour elle, la Hyûga était la nouveauté. Une inconnue excitante et mystérieuse, une étrangère fascinante et admirable.
Très vite dans les piaillements de la demoiselle surexcité, Yume compris plusieurs choses : à part son taciturne de père, bien peu s'occupait ou se souciait de l'enfant, qui n'avait personne avec qui jouer. Les autres marchands s'occupaient essentiellement de leurs affaires et les gardes de la caravanes avaient autre chose à faire que jouer les nounous.
Elle essayait bien de se rendre utile, mais son excitation et son jeune âge provoquer plus de maladresse qu'autre chose...
De plus, Yume découvrit bien vite que c'était son premier voyage avec son père. La raison était sombre : il y avait jusqu'à présent eu une mère pour s'occuper d'elle, mais elle était récemment décédée...

Toujours Umako sur les talons, Yume confirma à l'excentrique marchande attifée comme une corsaire qu'elle partagerait son chariot pour la nuit.
La vieillarde commença donc à réarranger sa cargaison, recrutant le puissant Tetsunori pour l'aider.
Il y avait visiblement deux couchettes dans le chariot, mais l'une n'avait pas servit depuis des décennies et servaient plus de rangement supplémentaire qu'autre chose.
Outre une garde-robe plutôt élégante et quelques tissus de prix, Yume nota l'odeur d'épices variées, de diverses huiles et parfums, ainsi que de plantes médicinales. La vieille devaient être dans le commerce de l'herboristerie. Par contre, elle chassa très vite Umako de son fourgon, pestant contre la curiosité et la maladresse de la gamine.
"Ma cargaison contient des produits qui ne sont pas pour les enfants." laissa tomber la pirate du désert en renvoyant la gamine vers le chariot de son père.

Débarrasser de la gamine, Yume pu se présenter au reste de l'escorte et sa faire plus ou moins draguer par Raku, le lancier.
"Je n'ai aucun doute sur vos compétences après votre démonstration." laissa tomber sentencieusement Hiromichi, le pisteur à la peau d'ébène. "Et contrairement à maître Yoru, je sais apprécier l'assistance d'un combattant à distance."
"Eh ! Ne m'oubliez pas ! Mes muscles ne valent peut-être pas ceux de notre brute, mais je peux aussi expédier ma lance dans le cœur d'un ennemi au loin." intervint Raku, prenant une pose martiale mettant en valeur ses biceps fins et racés.
Il visait sans aucun doute à impressionner la kunoichi de Konoha.
"Nous ferions une paire idéale de combattants. Dos à dos, nous nous protégerions mutuellement, unis par la destiné et notre fraternité... Voir plus encore. Bon, comme Yoru vous déteste et que Hiromichi préfère être seul, je vous accompagnerai et on montera la garde ensemble. J'ai temps de chose à vous faire découvrir..."
Super ! Yume aller devoir se coltiner une autre glue, en plus de la petite excité.

Elle préféra pour l'instant s'écarter et aller organiser l'expédition avec les marchands et le pisteur.
Visiblement, ils hésitaient entre plusieurs itinéraires.
"Beaucoup de Kaigan vivent en bandes de pillards nomades, mais je sais qu'ils ont aussi des campements et de refuges plus ou moins temporaires. Il se raconte qu'ils ont un lieu sacré permanent, mais aucune idée d'où ça pourrait être. D'autre encore joue aux chefs de guerre et s'emparent de villages ou d'oasis isolés et y restent jusqu'à ce qu'ils se lassent ou que le Daimyo daignent envoyer des troupes." répondit Hiromichi à la question de la chuunin.
Cette information en tête, Yume conseilla aux marchands de passer par les Os des Démons, un compromis entre la vitesse et la sécurité.
Elle cru entendre un "Mauviette." souffler par Yoru. Mais le butor ne protesta pas plus que ça, même si Akiya aurait aimé tenter le coup et passer par les Crevasses du Couteaux. Le vieux marchand à la voix suave était visiblement pressé d'arriver.
Il n'insista pas cependant, quand Sakuragi et le pisteur se rangèrent à l'avis de la Hyûga.

La première étape de leur voyage avait été fixé et les préparatifs allait en se finissant.
Akiya fournit un chameau à Yume, pour qu'elle escorte la caravane. La konohajin n'avait encore jamais dompté pareille monture, mais son agilité de ninja devrait lui permettre de faire bonne figure. Normalement.
Par contre, il était possible que quelqu'un remarque son inexpérience de pareille bête... Mais d'un autre coté, elle n'avait pas prétendu être de la région.
Alors que le soleil couchant teintait les environs de pourpre, la caravane se mit en branle, quittant le village sous les cris d'adieu et d'encouragement. Les manœuvres qui avaient aidé au chargement restaient ici. Seuls les caravaniers et leur escorte allaient défier les terres desséchées pour le profil.

Le début du voyage se passa sans incident, à part que Raku ne tarda pas à mener sa monture au coté de la Hyûga. Le lancier joua au guide touristique avec un sourire charmeur. Il expliqua aussi l'ordre de marche à la Hyûga.
"Hiromichi est quelques centaines de mètres devant. Il cherche des traces d'embuscades ou de bêtes sauvages, vérifie les raccourcis et les points d'eau." déclara le jeune homme bronzé en pointant sa lance vers le lointain. "Yoru chemine en tête, pour pouvoir lui prêter vite assistance en cas de soucis et charger l'ennemi ou les fauves pour prouver sa virilité. Moi, je n'ai évidemment pas besoin de faire ce genre de puérilité. J'assure le plus souvent l'arrière-garde ou patrouille autour des flancs de la caravane, pour éviter les mauvaises surprises."
Il soupira avant d'allumer une lanterne et désigna le ciel étoilé, la nuit étant tombé. Il faisait étonnamment frais.
"Magnifique, n'est-ce pas ? Presque aussi fascinant que vos yeux... J'espère que vous ne resterez pas aussi froide que les nuits du désert..."

Ils cheminèrent le long de sentes rocailleuses toutes la nuit, guidés par la lueur des torches et l'expérience de la nature d'Hiromichi.
Au petit matin, l'atmosphère commença à se réchauffer mais la caravane pu avancer plus vite. La végétation était séche, épineuse et rare. Ils serpentant le long de chemins pierreux et poussiéreux. Yume se sentait bien loin des forêt verdoyante de Konoha.
Autant le lancier que la kunoichi descellèrent parfois des mouvements dans les rocs bordant la route. Des silhouettes furtives et loqueteuse. Parfois, Yume capta le reflet de l'acier.
Des brigands, sans nul doute, mais mal organisé ou trop peut nombreux pour se risquer contre une caravanes aussi bien défendue.
C'est donc sans soucis qu'ils atteignirent les collines des Os du Démons
C'était une forêt, mais comme la Hyûga n'en avait jamais vu. Des troncs de ce qui devaient avoir été des arbres se dressaient à perte de vue, changés en pierre d'albâtre déchiqueté.
Ces fossiles blanc comme l'os et aux arrêtes tranchantes luisant sous le soleil ressemblaient bel et bien à des cages thoraciques, des dents ou des crocs de démons gigantesques.

Mais avant de pénétrer dans cette forêt fossile (et sans doute maudite), les caravaniers décrétèrent une pause.
Hiromichi les mena à un point d'eau sourdant sous un roc massif et incliné, qui offrait une ombre salvatrice aux voyageurs.
"On mange et on se repose, mais pas longtemps." informa le pisteur. "On va laisser passer les heures les plus chaudes, mais il faudra repartir dans l'après-midi. Je ne veux pas passer trop de temps ici."
Les marchands approuvèrent et on prépara la popote. Yume hérita pendant la pause d'une Umako sautillant autour d'elle. L'avantage, c'est que la gosse avait tendance à faire fuir Raku.
"Dis, t'as un amoureux ?" pépia pas si innocemment que ça la petite marchande, lançant un regard sans équivoque vers son père.

Après le repas, les marchands se retirèrent pour une sieste rapide dans leur chariot. Le pisteur se contenta de s'installer contre son dromadaire pour somnoler.
C'était donc à elle, Yoru et Raku de monter la garde. L'étape ne semblait pas présenter de danger particulier, même aux abord de cet étrange forêt figée. Il était donc possible que certains d'entre eux prennent un peu de repos, qui serait sans doute bienvenue avant la suite de leur voyage.
Mais qui ? Novice dans la caravane, Yume oserait-elle se la couler douce dès la première pause ? Raku n'aurait évidemment rien contre une petite sieste pour sa part, mais apprécierait tout autant de monter la garde seul à seul avec la konohajin.
Yoru voudrait sans doute faire le viril et ne pas se reposer, mais ne serait-il pas plus sage d'avoir un combattant de sa trempe en pleine forte pour la suite ? En tout cas, il ne serait ni ravis de monter la garde avec la Hyûga, ni ravis de la voir se reposer tranquillement...



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Je ne dis rien à Miyako qui visiblement n’en avait absolument rien à faire, j’allais devoir improviser avec les souvenirs de Naoshige et m’offrir un nouveau fiancé… Pardonne-moi Hako-chan, mais il valait mieux que ce soit Naoshige qui représente mon fiancé. Il était mort à Konoha après tout… Et peu connu en dehors des murs de Konoha. Et Naoshige était un prénom relativement courant, donc je n’avais pas de gros problème de ce côté-là. Et comme elle ne voulait pas d’histoire, cela me donnait un peu de temps pour faire ma petite histoire. Et je ne fis qu’un petit inclinement de buste face à la mégère.

« Je suis là pour le travail et rien d’autre. »


Ce qui était parfaitement vrai après tout ! Je ne mentais pas ! Et je continuai la visite, laissant Umeko me suivre partout, c’était comme avoir une Nyuuwa avec moi après tout, j’avais l’habitude ! Même si elle se fit chasser par Kakuragi à cause de sa cargaison… précieuse. J’observais la vieille femme.

« Vous avez une belle cargaison en tout cas. Les tissus sont magnifiques et cela faisait bien longtemps que je n’avais senti une telle qualité d’épice. »


Quant à ce qui n’était pas pour les enfants…

« Vous avez des épices pour adultes ? »

Aphrodisiaques, drogues… Et j’en passe. La vie d’adulte avait parfois besoin de piments que les plaisirs simples de ce bas monde ne pouvaient remplir ! Pour ma part, faudrait-il déjà que j’en ai besoin ! Je n’avais pas le temps à penser à me détendre ou à m’amuser… Alors penser à m’envoyer au pays des rêves illusoires et toxique… Très peu pour moi. Je ressortis pour continuer la visite et la rencontre avec les gens présents avec cette caravane. Je souris à Hirochimi en inclinant la tête vers lui.

« Je vous remercie de votre confiance. »

Raku semblait vraiment vouloir m’impressionner. Je lui offris un sourire poli en hochant légèrement la tête. La ruse était souvent le plus important, dans mon métier, pour vaincre. Et en permanence être sur ses gardes aussi. Quant au duo… sourire poli de toute circonstance…

« Et bien j’ai hâte de voir cela. »

J’avais vraiment pas besoin de me mettre à dos qui que ce soit de la caravane ! Je préférais éviter ! Il valait mieux faire profil bas et improviser… Pour trouver l’arc. Je préférais me fondre autant que possible dans la masse, quitte à donner mon avis sur la direction à prendre. Des Kaigan. Ils étaient donc des pillards nomades ? D’accord. Important à noter… Et à prendre en compte ! Très bien, s’il fallait les mater, je le ferais sans aucune hésitation.

Je grimpais sans aucune hésitation sur le chameau, même si je n’étais jamais monté dessus, cela irait. Je n’avais pas dit être de la région, ce qui pouvait passer d’ailleurs. Raku revient vers moi et je le laissai e dire tout ce qu’il voulait me dire. Il me donnait des informations très importantes sans s’en rendre compte. J’aurais presque pu lui dire merci ! Même si cet endroit me filait la chair de poule… Mes forêts du pays du feu me manquaient incroyablement à cet instant. Hiromichi semblait doué, Yoru était au milieu, et nous à l’arrière-garde. En temps normal j’aurais usé de mon Byakugan pour regarder, mais faisons profil bas. Le décor était vraiment inquiétant… Une ou deux fois je notais la présence d’être humain que je désignai légèrement à Raku, caressant au passage mes flèches pour leur faire comprendre que je pouvais les descendre comme des lapins. La nuit était magnifique… Je levai les yeux vers les étoiles pour profiter du spectacle… Quant à être froide ? Euh… Hako ? À l’aide ? Je ne savais pas quoi répondre… ET surtout je me sentis rougir et je détournai la tête, plus par gêne honteuse qu’autre chose.

Nuit.
Pause.

Il faisait chaud et nous devions nous arrêter, je mis pieds à terre en offrant une caresse à mon chameau avant de boire une gorgée d’eau.

Que je manquais de recracher à la question d’Umako.

« Un amoureux ? »


Je coassais en finissant de tousser un peu.

« Pardon ta question m’a surprise Umako. Oui, je suis fiancée, il s’appelle Naoshige. Il est un peu plus vieux que moi et il travaille le bois ! »

Petite fille, je ne serais pas ta maman ! Je lui passais une main dans les cheveux.

« Tu me fais penser à ma petite sœur. Je suis sûre que vous vous entendriez très bien toutes les deux. Tu devrais te reposer, je vais monter la garde, petit moineau. »

Je gardais mon arc à la main en tournant légèrement autour du camp. Autant dire que je voulais faire bonne impression. Je m’approchai quelques instants d’Hirochimi avant qu’il ne s’installe contre son dromadaire :

« Tout se passe bien de ton côté pour l’instant ? Rien d’alarmant devant ? »

J’avais aperçu les brigands, mais nul n’osait s’approcher de trop de la caravane gardée. Je l’écoutai parler avant de m’éloigner, retournant vers le camp pour grimper vivement sur l’un des chariots et ainsi en hauteur observer les environs, une flèche encochée à mon arc, le visage protégé par des voiles…

« Byakugan .»

J’activai très brièvement, une poignée de secondes, mon dojutsu pour sonder les environs et voir s’il n’y avait rien de dangereux. Cette poignée de seconde passée, j’arrêtais mes yeux magiques en secouant légèrement la tête, immobile sur le chariot avant d’en descendre vivement et de continuer de sonder le paysage autour de nous.
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Plus d'une corde…


La première partie du voyage avait été l'occasion pour Yume de faire un peu plus connaissance avec les caravaniers.
Si la femme jalouse de l'héritier du chef du convoi ne serait sans doute jamais une grande amie de la Hyûga, ses mensonges avaient au moins calmer pour un temps les tensions.
La chuunin aux yeux pâles, sa joyeuse et turbulente "assistante" sur les talons, découvrit que la marchande/pirate du désert qui lui avait offert un toit pour dormir semblait donner dans le commerce d'épices et d'herbes, probablement médicinale, vue que la vieille Sakuragi ne tarda pas à chasser Umako.
La vieillarde eut un étrange sourire quand Yume la flatta sur sa cargaison.
"Oh, les tissus sont plus un passe-temps qu'autre chose... Bien que j'ai passé l'âge, j'aime m’habiller plus convenablement que ces soudards du désert !" caqueta la simili-pirate avant d'allumer une pipe très odorante. "Je suis plus dans les huiles essentielles, les parfums et les épices."

Yume trouva qu'elle s'expliquait un peu trop... D'ailleurs, en observant le chariot, les vêtements chamarrés (Hako aurait été aux anges) et les rouleaux de tissus, la Hyûga avait une drôle d'impression. Bien que visiblement coûteux, leur rangement était fort peu optimisé pour une marchande du désert qui devait sans doute devoir faire rentrer un maximum de cargaison dans son chariot pour un maximum de profit.
Pour l’œil exercé d'une kunoichi, cette garde-robe et ces tissus semblaient volontairement trop encombrant, masquant la vue et ajoutant une impression de capharnaüm dans la roulotte dont il devenait difficile d'estimer la place et l'inventaire.

"Eh, eh, eh... Certaines épices et certaines herbes peuvent avoir des effets... stimulant. Ces messieurs en sont parfois friands." ricana la pirate des sables. "J'ai aussi quelques herbes médicinales et huiles très concentrées. Outre leur prix qui me ruinerait en cas de maladresse d'une gosse, je sais que certaine personne y sont parfois allergiques ou trop sensibles. Il vaut mieux ne pas prendre de risques, surtout un petit gabarit comme une enfant."
La encore, Yume trouva qu'elle se justifiait un peu trop. La kunoichi de Konoha ne serait pas étonné que dissimuler dans ce chariot se trouve des substance un peu plus active et illégale que quelques herbes médicinales...

Mais la cargaison de Sakuragi ne la regardait pas spécialement, aussi la Hyûga prit congé, pour se retrouver empêtrer au milieu des ardeur de Raku, le lancier.
Néanmoins, il avait au moins l'avantage d'être prévenant et de s'enthousiasmer de la présence de la chuunin, à l'inverse du chef de la sécurité, toujours boudeur et aigri.
Ils voyagèrent de concert toute la nuit, sans incident notable (à part une forte tendance à la drague du bellâtre à la lance), même si la kunoichi aux yeux pâles et les gardes repérèrent parfois des mouvements dans les ténèbres. Cependant aucun bandit ne se dressa sur leur route et en fin de mâtiné, le convoi fit étape à l’abri d'un roc abritant une source le temps de laisser passer les heures les plus chaudes avant de pénétrer dans la région des Os du Démon.

Les marchands décrétèrent une petite sieste, mais pas question de tous se reposer pour l'équipe de sécurité de la caravane.
Bien qu'ils aient cheminé toute la nuit, Yume n'était pas encore épuisée, de part sa robuste constitution de ninja. Elle décida donc de monter la garde pendant que les marchands mangeaient et se reposaient à l’abri du soleil ardent.
Évidemment, dès l'arrêt de la caravane, la jeune Hyûga se retrouva collée par Umako. En bonne pile électrique, elle considérait l'idée de sieste avec dédain (de plus, voyageant dans le chariot de son père, elle avait pu somnoler la nuit, elle).
Avec son à propos enfantin, elle posa des questions gênantes à la Hyûga, visiblement bien décidé à avoir une nouvelle maman.

Yume s'en départit en mêlant mensonges et vérités. Cela lui permettrait d'asseoir son personnage et sa couverture. Car il n'y avait pas pire commère que les marchands, à part les enfants.
Umako fut bien sûr déçue mais comme tous les enfants de son âge, cela ne dura pas. De plus, son taciturne de père vint la récupérer, la soulevant d'une main pour l'amener de force faire la sieste et s'excusant d'un geste du menton.
Comme Yume-sa-future-maman-grande-soeur l'avait aussi poussée à aller se reposer, elle ne protesta pas trop.

La kunoichi du Pays du Feu aborda ensuite le pisteur, étant certaine qu'il avait discrètement fait un petit repérage des alentours.
Hiromichi haussa les épaules nonchalamment, mais la Hyûga put noter un petit sourire illuminant brièvement ses traits d'ébènes.
Membre relativement récent de la caravane, le pisteur semblait flatté qu'on s'intéresse à son travail et qu'on demande son avis.
"Rien dans les environs immédiats." répondit-il, factuel, avant d'hésiter un peu avant de poursuivre. "Cependant, j'ai vu quelques traces récentes. Pas assez pour que je les piste ou que j'évalue leur nombre, mais des gens traînent dans le coin. Et comme j'ai pas vu de traces de roues, cela ne doit pas être des caravaniers."
Il allait donc falloir rester sur leurs gardes quand ils avanceraient dans les  Os du Démons, surtout que le pisteur expliqua à la Hyûga qu'ils allaient devoir y camper au moins une fois.
Cependant, impossible de dire de qui ils s'agissaient et s'ils seraient hostiles. Outres les bandits, il existait des courriers du désert, des aventuriers à la recherche de gloire ou des marchands moins riches qui ne franchissaient pas cette forêt pétrifiée en caravane. Sans parler évidemment de ninja ou de ces fameux pillards Kaigan... Cependant, à moins que Hiromichi ne soit vraiment doué, il était douteux que ces deux derniers cas laissent des traces aussi visibles...

Le pisteur pris congé, allant dormir quelques heures à l’abri du soleil. Il devait reposer ses yeux et rester frais et alerte, car ses talents étaient précieux pour guider la caravane.
Comme Yume s'était portée volontaire pour monter la garde, Yoru décréta qu'il allait lui aussi faire une petite sieste. Peut-être pour éviter de traîner avec la Hyûga.
"L'endroit est sûr, ça te permettra de t'entraîner sans grand risque." persifla le chef de la sécurité. "Par contre, vient pas chialer si tu tombes de ton chameau de fatigue après !"
"Bien évidemment, je reste à vos cotés !" intervint aussitôt Raku, prenant une pose martiale avec sa lance. "Contrairement au vieux grincheux, je n'ai nul doute sur vos talents et votre professionnalisme, mais les veilles sous le soleil brûlant son toujours plus agréables en agréable compagnie. Et deux précautions valent mieux qu'une : vos yeux d'opales vous permettront de palier à un de mes éventuels manquement, car hélas je ne suis pas infaillible malgré mon talent. Ou plutôt, si jamais je me retrouvait trop captivé par votre beauté..."

Si jamais Raku avait apprit que Yume se prétendait fiancée, il n'en laissait rien paraître. La kunoichi était d'ailleurs prête à parier qu'il s'en fichait.
En tout cas, si le jeune homme à la peau bronzé semblait être un combattant vaguement compétent à la lance, c'était un piètre guetteur... Ou alors, il était bien trop intéressée par la demoiselle aux yeux lavandes pâles. Il parlait de tout et de rien, racontant ses exploits enjolivés de défenseur de caravane et distillant milles et une petites anecdotes vantardes ou humoristiques pour briller à ses yeux. C'est à peine s'il jetait un œil aux alentours.

Yume profita qu'il aille chercher de l'eau à la source pour préparer son "thé à la menthe le plus fameux du désert" pour grimper vivement sur le chariot de Sakuragi et activé son dôjutsu.
Rien aux alentours. Pas la moindre traces d'un danger, de bandits ou d'autres voyageurs du désert. Raku avait de la chance...
Sa petite inspection apprit néanmoins deux-trois choses à Yume.
D'abord, elle avait eu raison à propos du chariot et de la cargaison de Sakuragi. L'attelage abritait des compartiments cachés et était savamment agencé pour dissimuler une bonne partie de l'inventaire de la vieille corsaire des sables.

Cette dernière n'était d'ailleurs pas dans son chariot : au lieu de se reposer, elle semblait avoir rejoint Akiya dans le chariot de tête.
Une sieste crapuleuse entre vieillards ? Non, visiblement ils avaient une discussion agité, alors que le fils du marchand et sa femme dormait à l'arrière.
Dans leur chariot, Tetsunori et Umako semblait aussi s'être assoupie. Un peu plus loin, calé contre un chameau, Yoru ronflait bruyamment, peut-être à l'aide du contenu de la flasque en terre cuite vide à coté de lui...
A l'ombre d'un rocher, non loin de la source où Raku puisait son eau, Hiromi s'était allongé sur un tapis pour s'offrir lui aussi un peu de repos au frais. Le pisteur avaient sans doute choisit la meilleur place pour ça, profitant de la fraîcheur de la source non loin.
En tout cas, aucune menace immédiate.

Même à couvert, les heures les plus chaudes de la journée s'avérèrent étouffante. La luminosité au delà de l'ombre salvatrice des rocs blessait presque les yeux sensibles de la Hyûga, plus habituée aux forêts profonde du Pays du Feu.
Le babillage et la drague de Raku accentuaient l'atmosphère poisseuse de cette étape, mais au moins ils empêchaient la kunoichi de s'endormir et son thé, sans être aussi exceptionnel que dans ses vantardises, s'avéra particulièrement le bienvenue sous cette chaleur écrasante.
Au bout de ce qui sembla être une éternité, Akiya sortit de son chariot et sonna la reprise de l'expédition. Il alla ensuite discuter un peu en tête à tête avec Yoru, pendant que tout le monde s’affairait.

La caravane se remit en branle alors que la journée basculait dans l'après-midi. Même si les heures les plus chaudes étaient passées, la température restait écrasante.
"Bon, on entre dans les Os du Démon." lança Yoru, jouant au chef (ce qu'il, après tout, était). "C'est là que ça devient marrant. Y'a plein de cachettes avec ces espèces d'os géants..."
"Des arbres fossilisés et blanchis pas le soleil." intervint d'un ton détaché Hiromichi.
"Ouais, ouais, ça. Pas besoin de la ramener, liseur de poussière !"
Bien que bourru, le chef de la sécurité n'avait pas tort : bien que risible (et à la fois étrangement inquiétante) comparée aux forêts touffues du Pays du Feu, cette forêt pétrifiée et vallonnée offrait milles et une possibilité d'embuscade. Hélas, fort peu d'ombre par contre...

La caravane avançait plutôt lentement : le terrain était traître et les "os de démon" semblaient inquiéter autant les bêtes que les marchands.
A coté de Tetsunori qui menait son attelage, Umako se terrait sous une couverture, sous le regard amusé de son père. L'enfant voulait à la fois ne rien raté, tout en n'étant pas rassuré par cet endroit à l'aspect et à la réputation démoniaque.
Devant eux, Akiya ne semblait guère affecté, plaisantant même avec Yoru dont le chameau cheminé à leur coté. Nobuô, qui conduisait l'attelage, semblait moins serein, lançant parfois des regards suspicieux aux étranges ombres sous les arbres blancs fossilisés.
Yume nota que la blonde Miyako faisait parfois un geste étrange de la main envers les bois pétrifés à l'aspect le plus inquiétant. Sans doute une sorte de superstition, un geste de protection contre le mauvais œil.
A la fin du convoi, Sakuragi menait son chariot d'une main sûre mais la pirate de semble fumait et semblait étrangement détachée, perdue dans ses pensées.

La Hyûga nota que Raku dodelinait de la tête, à moitié avachit sur son chameau. Visiblement, la nuit blanche et la veille précédente faisaient leur petit effet sur le séducteur... Ou alors, il se fichait un peu de surveiller les environs.
Yume remarqua aussi que Hiromichi s'était rapproché de la caravane.
C'était assez logique : l'endroit passait pour plus dangereux et malgré ses talents de pisteur, il ne voulait pas tomber seul dans une embuscade de pillard du désert. La forêt pétrifiée offrait trop de cachettes pour qu'il perte son temps à s'aventurer trop loin.
Du coup, si traquenard il y avait, ils ne seraient guère prévenus à l'avance... Toutefois, reposé et portant ses lunettes aux verres sombres, le pisteur examinaient chaque ombre, chaque étrange formation de rochers d'albâtre. Nul doute qu'il connaissait son affaire et restait vigilant.
S'il ne pouvait pas anticiper un piège, il serait sans doute le premier à le desceller, à part peut être la chuunin de Konoha.

Le soleil commençait à baisser, teintant d'un rouge sanglant un brin dérangeant les énormes dents et crocs de pierre blanche. Jusqu'ici, ils n'avaient pas croiser âme qui vive. Mais est-ce que cela allait durer.
Le plan était de camper dans une "clairière" des Os du Démon, une fois la nuit bien avancée. La progression était trop lente et difficile pour franchir la forêt pétrifiée en une journée. Entre la chaleur, le chemin parcouru, la tension de cet endroit maudit et leur nuit blanche précédente, autant les hommes que les bêtes seraient bientôt épuisés. Il leur faudrait sous peu une halte un peu plus conséquente qu'une petite sieste.




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J’observais la pirate du désert en inclinant légèrement la tête vers la femme. Je me doutais bien que ce n’était pas toujours très légal. Mais à cet instant cela ne me regardait pas. Je n’étais pas là pour fouiller dans leur affaire de ce côté-là. Je souris simplement en inclinant légèrement la tête.

« Je comprends bien. »

Je posais un doigt sur mes lèvres. Je ne dirais rien, ce n’était pas mon problème du moment que la petite ne touchait à rien. Pas de mort s’il vous plaît ! Surtout pas une enfant, je ne voulais pas voir cela. J’inclinais légèrement la tête à nouveau avant d’aller prendre mon poste et avancer pour la nuit. Décidément je n’avais pas l’habitude du chameau. Mais on allait s’y faire. Je préférais travailler et me faire bien voir pour trouver ma place. Je fis donc mon travail tranquillement, tout était calme. Trop Calme. J’ignorais Yoru et ses remarques pour m’assurer que tout le monde soit en sécurité. Quand bien même la pirate et le chef semblaient avoir une discussion assez vive. Il faudrait que j’en parle rapidement…

Le soleil me faisait mal aux yeux… Putains, j’adorais mes yeux pour leur byakugan… Mais bon sang avec le soleil… cela était à peine tenable… J’attrapais de quoi ourler mes yeux de noirs pour les protéger un peu. Heureusement que Raku m’avait offert du thé et tout cela… J’étais fatiguée de cette nuit blanche et de la chaleur écrasante… Je ne dis rien à Yoru, préférant rester silencieuse, à ma place. Je souris à Hiromichi en lui donnant une petite tape sur l’épaule.

« Ne t’inquiète pas, Liseur de Poussière, je sais à quel point c’est un métier difficile et ingrat. »

Je lui offris un nouveau sourire avant de retourner à ma place tranquillement dans la caravane… Je serais ravie de faire une bonne sieste… Mais ce n’était pas le moment. Je dormirais ce soir…

Une pause ? Je jetais un œil à Hiromichi.

« Je pars devant trouver un endroit pour la nuit. Je te laisse avec Raku veiller sur la caravane. »

Je fis partir en avant d’un mouvement de rennes, faisant passer en avant et elle saluant en passant chacun des marchands et Yoru. Une fois un peu à l’abri des regards, je me redressais complètement sur mon dromadaire, en équilibre précaire pour activer une nouvelle fois mon byakugan et scruter tout autour de moi et trouver où passer la nuit… J’avais dans une main mon arc et das l’autre une flèche encochée. Je regardais tout autour de moi, laissant l’animal marcher sous moi sans perdre l’équilibre. Trouver une clairière avec de quoi se reposer. J’étais attentive au moindre mouvement et à la moindre vibration étrange de chakra.
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Plus d'une corde…

Traiter Raku par le silence ne le décourageait guère : visiblement, le lancier aimait s'écouter parler et se mettre en valeur, se considérant visiblement comme un homme exceptionnel. Bien que collant, il s'avéra plutôt prévenant. Cependant, son insistance commençait à être un poil malaisante, d'autant plus qu'il n'était en rien rebuter par les "fiançailles" de Yume. Et son regard  avait une teinte de possessivité un rien désagréable, malgré son sourire chaleureux et ses propos charmants et flatteur.
De plus, le guerrier à la lance avait un peu tendance à paresser et négliger ses devoirs en temps qu'escorteur de la caravane, préférant courir les jupons.

Autant Raku s'avérait trop sympathique avec la konohajin, autant Yoru restait toujours aussi désagréable, toujours pas remis de son humiliation lors du défis qu'il avait lui même proposer pour mettre à l'épreuve le chuunin du Village Caché de la Feuille.
Et le rude responsable de la sécurité passait sa mauvaise humeur aussi sur l'autre même le plus récent de leur troupe : Hiromichi, le pisteur.
De fait, une sorte de camaraderie commençait à s'installer entre lui et Yume. Une fois le butor partit, il haussa les épaules pour chasser ses remarques méprisantes.
"Ma tâche à l'avantage de me permettre de m'éloigner des fâcheux." fini par rétorquer l'homme aux lunettes noire laissant voir qu'il avait un certain sens de l'humour, un sourire timide aux lèvres. Il sembla sur le point d'ajouter quelques choses, avant de détourner le regard et se murer dans le silence et donner un coup de talon à sa monture pour reprendre la tête de la caravane.
"Je connais une clairière non loin, que nous devrions atteindre aux premières heures de la nuit. Si tout va bien..."


Le soleil se couchait, au grand plaisir de la Hyûga aux yeux si sensible. Le khôl aidait un peu, mais l'écrasant soleil de ses terres arides et son reflet sur ces mystérieux arbres pétrifiés d'un blanc d'albâtre maladif n'était pas vraiment la tasse de thé d'une Hyûga, plus habituée à l'ombre accueillante des vertes forêts du Pays du Feu.
Yume activa discrètement son légendaire Byakugan et encocha une flèche sur son arc, méfiante. Entre chien et loup, c'était un des moments les plus dangereux de la journée et autant les ninjas que les brigands le savaient.
Les gens se détendaient, comme Raku qui somnolait visiblement et sans hote avachit sur son dromadaire ou Yoru qui plaisantait gaillardement avec Akiji en tête du convoi. La visibilité baissait, les ombres s'allongeant et le monde se trouvant plonger dans une grisaille flou.

Et la Hyûga avait eu raison de se méfier. Ignorer de tous, ses yeux perçant découvrirent du mouvement. Ils étaient suivis !
Non... On les contournait sciemment, en silence, pour préparer une attaque en tenaille.
Dans un arbre, une archère vêtue de gris se hissait pour surplomber le champs de bataille à venir. A mi-hauteur, bondissant avec silence et souplesse trahissant un talent de ninja, une autre silhouette sombre se mettait en position, portant un grappin. Non, un kusarigama.
Pendant un instant, Yume cru avoir bu quelque-chose de plus fort que du thé quand elle nota au sol, la progression discrète dans les buissons desséchés sur le flan de la caravane d'un duo qui se déplacer avec une synchronisation troublante. Il s'agissait en faite de jumelles.
Elles portaient toutes les deux une étrange paires d'armes monter sur des gantelets, typique de ces région : des katars.

De l'autre coté du convoi, trois personnes se mettaient également silencieusement en position. Devant, une femme absolument massive, pouvant même en remonter à Yoru niveau muscles. Un immense nodachi se trouvait grossièrement attachée sur son dos, pour ne pas la gêner dans se progression furtive dans la forêt pétrifié.
Elle était encadré à sa droite par une jeunette plutôt petite maniant un tantô et un dame entre deux âge portant sur son dos un shuriken Fûma, avec des pochettes de kunai et autre projectile sur les cuisses.

Visiblement, une embuscade se mettait en place mais grâce à son dôjutsu, Yume avait l'avantage de l'initiative. Elle nota que, curieusement, tous leurs futurs opposant semblaient être des femmes.
Devait-elle engager immédiatement le combat, sans doute à la grande surprise des pillards du désert ? Prévenir les autres pour monter un plan de contre-attaque ensemble, au risque de voir l'initiative lui échapper ? Juste crier en espérant réveiller Raku et alerter tout le monde ?
D'ailleurs, il était peut-être même moyen de négocier avec ces brigands, plutôt que juste les massacrer...


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J’avais préféré partir en avant pour sécuriser l’arrivée à la clairière. J’étais partie en avance et bien m’en pris alors que mon regard sondait autour de nous. Merci à moi Byakugan, sinon mes yeux clairs brûleraient devant le soleil… Mais soit. Quatre à droite et trois à gauche… Bien. Et j’étais la seule à les avoir vus… Armées pour une embuscade et que des femmes… Qui prévenir en premier. Hiromichi me semblait un allié de poids et de taille à cet instant, mais Yoru était le chef de la sécurité… Les deux. J’arrêtais mon byakugan avant de tourner la bride de mon chameau pour revenir vers Hirochimi et me pencher vers lui :

« Il y a une embuscade en préparation. Quatre à droite, dont une archère dans les « arbres », deux dans les buissons, des jumelles, ainsi qu’une autre. Les jumelles ont des Katars et l’autre à un Kusarigama. Trois à gauche, une grande avec un Nodashi une jeunette avec un tanto et une autre avec un Shuriken Fuma. Je te laisse prévenir le chef, je vais en avant pour leur parler et éviter un combat. Essaye de voir pour une issue pacifique. »

J’inclinai la tête vers lui avant de tirer à nouveau les rênes de ma monture pour partir en avant et d’observer les buissons avant de repérer à nouveau l’archère et de tourner la tête vers elle. Je tirais à nouveau la bride du chameau pour me diriger vers elle. J’étais assez loin de la caravane pour éviter que Yoru attaque tout de suite… Je me mordis les joues avant d’élever la voix.

« Je vous ai vu. »

Toutes ? Peut-être pas die que je les avais toutes vus… Toutes ? Oui. Que des femmes… Étrange. J’allais essayer de communiquer.

« La caravane est au courant de votre présence également. Que souhaitez-vous ? »

Je ne dis rien d’autre, posant juste une main sur mon arc pour prévenir que je pouvais aussi les planter si je voulais. Mais on allait essayer la solution sans massacrer tout le monde. Pas vrai ? Si je pouvais éviter de faire couler le sang pour rien… Rien que pour Konoha… il fallait éviter d’attaquer sans essayer la négociation je n’étais pas une sunajin.
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Plus d'une corde…

La méfiance naturelle d'une kunoichi et l'omniscience conféré par le légendaire Byakugan avaient permis à Yume de surprendre la mise en place d'une embuscade. Une attaque en pince de la caravane par un groupe de brigand équipé d'armes diverses, qui savaient manifestement ce qu'ils faisaient. Et, pour une raison ou une autre, uniquement composé de femme.
La konohajin se décida pour une approche "diplomatique" avec le groupe de maraudeuses, plutôt que de les prendre à leur propre jeu et d'attaquer par surprise.
La Hyûga décida toutefois de prévenir d'abord le traqueur de la caravane, Hiromichi. Cela lui semblait le plus logique pour son approche : si quelqu'un d'autre pouvait débusquer les pillards avant qu'elles ne frappent, c'était lui : il avait l'air compétent, bien que ne disposant pas des atout de la kunoichi aux yeux lavande pâles. De plus, l'homme taciturne commençait visiblement à l'apprécier.
Raku, le lancier dragueur pionçait à moitié, peu soucieux de son travail. Quant à Yoru, le brutal chef de la sécurité... Même si le prévenir aurait eu du sens, ce n'était décidément pas l'homme le plus calme et diplomate du monde... Alors autant essayer d'éviter un bain de sang.

Ce glissant au coté du pisteur, Yume lui révéla ce que ses sens surhumain lui avaient appris.
La chuunin ne s'était pas trompé quant au professionnalisme de l'homme aux lunettes noires. Il déglutit seulement en apprenant le nombre et l'armement de leurs futurs agresseurs. Déjà, il tournait imperceptiblement la tête pour les repérer dans le noir de la nuit tombante.
"Ok." laissa-t-il tomber d'un ton monocorde, avant d'hésiter. Depuis un moment, la kunoichi avait fait montre de respect voire d'un début d'amitié avec lui. Il se décida donc plus à lui faire confiance qu'aller mendier un ordre auprès de Yoru.
"Que des femmes ? Cela pourrait être les Soeurs de la Ronce. Ex-esclaves de plaisir ou autre, fugitives des marchés sales de Chigau. J'ai entendu dire qu'en plus du brigandage, elles attaquaient parfois des caravanes pour libérer des esclaves ou des femmes, voire les incorporer à leur groupe. Leur chef est La Ronce. Les rumeurs prétendent qu'elle manie le fouet ou un arme étrange. Probablement celle avec un kusarigama."

Hiromichi fit ensuite volter sa monture de façon nonchalante, s'en allant doucement prévenir le chef de la sécurité et éventuellement préparer une riposte.
Il était visible que le traqueur prenait son temps, laissant sciemment une opportunité à Yume pour discuter avec les pillardes du désert.
La konohajin profita du délai pour se laisser un peu distancer par la caravane, comme si elle assurait l'arrière garde (ce qui n'était pas fait).
Réparant l'archère dans son arbre, Yume s'approcha et éleva la voix, signalant qu'elle avait réparé les bandits.
De surprise, l'autre faillit lâcher son arc : entre chien et loup, elle n'avait pas vu arrivé la kunoichi, naturellement discrète.
Étant désormais bien plus près, la Hyûga nota le jeune âge de son homologue archère : pas plus d'une douzaine d'année.
Dès qu'elle se fit connaître, le duo aux katars s'arrêta et commença à se rapprocher subrepticement (enfin, à leur yeux, échapper au Byakugan nécessiterait bien plus que ramper dans les maigres boisson tout sec de la forêt pétrifiée). Il s'agissait de jeune femme ou de grande adolescente qui se mouvaient avec la souplesse fascinante de danseuses exotiques.

L'archère encochait tant bien que mal une flèche : visiblement peu expérimenté, elle devait surtout servir de support et de guetteur aux autres.
Avant qu'elle n'ai pu tirer dans la panique, la femme au kusarigama bondit avec souplesse, s’accrochant à une branche desséchée à mi-hauteur d'un arbre proche de Yume.
"Voilà qui est surprenant..." ronronna de façon menaçante cette dernière en dépliant son arme, ne quittant pas de ses yeux dur la kunoichi. Agée d'une trentaine d'année, vu sa posture martiale et sa façon d'escalader les arbres fossilisé, elle avait des talents de shinobi.
"Jeune traqueuse, vous êtes courageuse d'oser vous dresser seule sur notre chemin... Nous sommes plus nombreuses que vous et bien armé : ces gras marchands et profiteurs ne feront rien pour vous, alors à quoi bon les défendre ? Quand à ce que nous voulons, c'est assez simple... Quel est la phrase convenue déjà ? Ah oui : la bourse ou la vie ? Nous aimerions aussi voir les femmes de l'équipage, nous avons une proposition qui pourraient peut-être en intéresser certaines, vous y compris..."

Pendant ce temps, prévenu par Hiromichi, la caravane tentait de former tant bien que mal un cercle inquiet avant l'assaut probable des pillardes.
De façon étonnante pour Yume, qui n'aimait guère le bonhomme, Yoru prenait les choses en mains sans beugler, sans charger l'ennemi invisible dans les buissons. Le chef de la sécurité ne l'appréciait guère, mais il savait visiblement faire preuve d'un certain professionnalisme et attendrait pour voir si le choix de la discussion portait ses fruits. Vu comment il jouait des muscles, il n'espérait même pas un franc succès.
Le regard perçant de la Hyûga nota aussi que désormais Hiromichi avait dégainé une paire de poignard et essayer de se fondre dans les ombres de son mieux (il restait loin de l'efficacité d'un véritable ninja et encore plus loin d'une spécialiste de l'infiltration comme Yume) pour frapper par surprise au besoin.
Ce fut l'attitude de Raku qui l'étonna le plus : désormais bien réveillé, le lancier caressait son arme presque avec sensualité et se pourlécher les babines en scrutant les ombres d'un air avide.

Les marchands quant à eux faisaient pour l'instant profil bas, même si Akiya pointait de temps en temps sa tête hors de son chariot pour s'entretenir avec Yoru et insistait pour qu'il les protège.
Yume avait établit le contact et pour l'instant le sang n'avait pas coulé.
Cependant, comment se sortir de se pétrin ? Il était fort peu probable que les caravaniers acceptent de se laisser totalement dépouiller, d'autant plus qu'ils payaient une escorte. De plus, la konohajin avait compris au cours du voyage que cette expédition étaient une sorte de dernière chance pour certain d'entre-eux (voire tous)...


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Je soutiens le regard du traqueur.

« Que des femmes. Je note ces informations, merci. La Ronce en chef ? C’est noté. »

Je détournai la bride de ma monture pour retourner vers le groupe et visiblement c’était, pour la plupart, des gamines. Sauf celle qui se posta devant moi. Je soutiens son regard en silence. Trente ans. Peut-être la ronce ? Allons-y délicatement. Je gardais mon arc bandait alors que mon visage restait neutre face à ses mots et aux gens qui m’entouraient. Je n’avais pas peur, pas d’inquiétude, des gamines de ce que je voyais pour la plupart… Le dernier moment avec mon Byakugan, bientôt je devrais arrêter, mais cela me donnait assez d’information. Et son ronronnement ne m’inquiétait pas. Je haussais un sourcil alors qu’elle dépliait son arme.

« Je suis assez surprenante, je sais. »

Visiblement, elle ne savait pas qui j’étais. Tant mieux en quelque sorte. J’inclinai légèrement la tête vers elle en restant parfaitement calme et neutre.

« Je suis curieuse de cette proposition, je vous écoute. »

Je rangeais tranquillement ma flèche en rejetant en arrière mes cheveux

« Tes petites derrière moi ne sont pas tout à fait discrète d’ailleurs. Je sais qu’elles sont là. »

Je savais qu’Hirochimi était là, pour l’instant tout était calme, continuons.

« Es-tu La Ronce ? La Fameuse Ronce ? Pour ces marchands tu perds ton temps, ils n’ont presque rien d’intéressant, je sais ce qu’ils ont. Toi et tes filles, à part perdre votre temps, vous n’aurez pas grand-chose. Non, en effet, je ne leur dois rien à ces marchands. Mais j’ai été engagé pour les défendre. Si tu veux une bourse, je peux même te donner la mienne, tu auras plus qu’aller perdre du temps et des forces à les attaquer. »

La négociation était tout un art. Je me redressais un peu sur ma monture avec toujours la même attitude calme, lui offrant même un léger sourire amical.

« Comprends, j’ai un peu la flemme de faire couler du sang… s’il le faut je le ferais… mais honnêtement c’est une perte de temps… »

Je me penchais vers elle comme pour un secret :

« Je te le dis, uniquement pour éviter que le sang ne coule stupidement, tu perdras plus en attaquant… Quant aux femmes, tu as une vieille, une épouse, et… une petite fille… De six ans. Laisse tomber cette caravane. »

Aller… Casse pas les pieds et tire-toi trouver une autre caravane à attaquer.

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Plus d'une corde…

Yume avait décidé d'une approche diplomatique, plutôt que risquer un combat contre un groupe de bandit qui semblait plutôt bien organisé, bien armé et compétent.
Bien sûr, en tant que kunoichi d'élite de Konoha, elle savait pouvoir les vaincre...  Mais quel en serait le coût pour les marchands et les autres gardes de la caravane ? Hiromicho était visiblement un traqueur compétent et semblait savoir manier la dague, mais comme beaucoup d'éclaireur, il n'était sans doute pas très doué en confrontation directe. Raku semblait avoir quelques compétences et une confiance débordante dans sa lance et avait laissé entrevoir une certaine soif de sang : il devait donc savoir se débrouiller.
Par contre Yoru, le chef de la sécurité, ne lui avait pas fait forte impression mais sa carrure de brute...

Souhaitant donc éviter le combat, Yume engagea donc la discussion avec la cheffe des pillards.
L'assurance de la jeune Hyûga surpris visiblement la Ronce, d'autant plus que cette dernière semblait avoir localisé ses sbires malgrés l'obscurité. Et avait réussit à s'approcher sans se faire voir des futures assaillantes, ce qui était tout aussi inquiétant.
De plus, elle connaissait son nom...
"Je vois que ma réputation me précède... En effet, je suis la Ronce et vous êtes encerclés par mes Sœurs." affirma d'un ton volontairement narquois la manieuse de kusarigama. L'encerclement était d'ailleurs un poil douteux : ses comparses hésitaient, l'élan de leur assaut surprise complètement brisé par l'apparition de Yume.
Cela avait en plus laissé le temps aux chariots de se mettre en position défensive et aux autres gardes de se préparer au combat. Ayant été prévenu par Hiromichi, ils savaient à qui ils avaient affaire et combien était leurs assaillants.
Un conflit serait sûrement sanglant, mais au profit des caravaniers.

"Un presque rien est déjà beaucoup pour ceux qui doivent survivre sur ses terres désolés." poursuivit néanmoins la Ronce avec une assurance qu'elle n'était pas certaine de ressentir. Il y avait quelque chose chez cette fille... Ses yeux qu'elle apercevait à peine semblaient bizarres et elle se mouvaient de façon bien trop discrète et souple pour être une simple archère à louer. Nul doute qu'elle savait aussi se battre au corps à corps. Probablement une kunoichi...Chierie !
"Voyez ça comme un don pour une noble cause, une aumône pour les nécessiteux, un partage entre gens du désert ou une taxe de passage. Les marchands ont l'habitude de payer l'octroi ou de se faire dépouiller légalement par les nobles et le Daimyo. Bien sûr, ils récrieront et diront qu'on les assassine même si on ne leur prend qu'une petite piécette. Mais nous savons être raisonnable et ne pas tuer la poule aux œufs d'or. Pas besoin de verser le sang et on ne veut pas tout prendre. Donnez-nous juste la moitié de chaque chariot et tout ira bien..."

Sous ses airs complaisant, la demande n'était pas si raisonnable que ça. D'ailleurs, la Ronce le savait pertinemment et en bonne négociatrice, elle feignait de baisser ses exigences alors qu'elle demandait beaucoup.
Mais autant pour l'honneur des voleurs que pour la survie de son groupe, elle ne pouvait pas repartir les mains vides même si visiblement un marchandage était possible... Hélas, la compagnie semblait être dans une mauvaise passe et convaincre les caravaniers de se séparer d'une partie de leurs biens, de leur chance de faire enfin un profil risquait d'être difficile. Si Yume ou les marchands s'entêtaient trop, il faudrait en venir aux mains, quoi qu'il en coûte. Après tout, il ne passait pas tant de caravanes que ça dans les sinistres Os du Démon. Les Sœurs de la Ronce ne pouvait pas se permettre de laisser s'échapper trop de proies...
"Quant à mon autre proposition, elle est plutôt simple : rejoins-nous, ainsi que toute femme de votre expédition qui le voudrait ! C'est une vie rude, à la moralité douteuse mais vous serez libre. Nul patron idiot, nul mari violent, petit ami possessif ou père autoritaire pour vous plier à ses volonté. Bien que tu sembles ne pas en avoir besoin, on vous apprendra la survie et le maniement des armes pour que plus jamais quelqu'un contrôle votre vie à votre place !"

Dans les buissons, les autres Sœurs de la Ronce approuvèrent d'un hochement de tête le discours de leur cheffe. Beaucoup avait été esclaves ou dans des situations aussi difficile.
Les yeux de la Ronce se plissèrent à l'évocation des autres membres féminins de l'expédition.
"Peu importe l'âge, toutes sont les bienvenues et c'est le moment si elle veulent échapper à leur carcan. Mais si elles veulent rester, ça les regarde." commença la Ronce, avant que son regarde se perte un peu plus loin sur les chemins poudreux de la piste. Sa voix se fit plus dure. "Mmmmhhh... J'espère que vous n'aller pas à Chigau. Ce trou démoniaque n'est qu'un repaire de sale contrebandier sans scrupules et de marchands d'esclave sordides ! Pas le lieu où conduire une enfant... Par tout les Kami, j'espère pour votre vie que vous n'allez pas là-bas pour la vendre !"

La douteuse ville marchande était hélas bel et bien une étape de la caravane. Yume doutait cependant que les marchands s'y rendent pour y vendre la petite Umako. Son père ne le laisserait pas faire et la konohajin espérait que la vieille Sakuragi s'opposerait à ce genre de chose également. Et jusqu'à présent, Akiya lui avait plutôt fait bonne impression, même si c'était lui qui avait insisté pour qu'ils passent par cette localité à la réputation sulfureuse... Mais vu la situation économique peu brillant de sa caravane, il avait probablement dans son chariot des marchandises à la légalité douteuse ou qu'il n'aimerait pas voir soumis à certaines taxes qu'il comptait écouler là-bas... Sakuragi en avait probablement aussi : Yume était prête à parier que la vieille pirate se livrait de temps à temps à un trafic d'herbes et substances par forcement médicinales ou cosmétiques...
Mais les Sœurs de la Ronce, anciennes esclaves échappées des marchés aux esclaves cette cité sinistre étaient forcement suspicieuses de ceux qui conduisait une enfant dans ses lieux de débauche.
Yume devait impérativement désamorcé la situation avant qu'elles ne se convainquent toutes seules d'aller "libérer" Umako au péril de leur vie.

De plus, autant les marchands que les gardes de la caravane commençaient à s'agiter et à devenir nerveux.
Les yeux perçant de la Hyûga voyaient le brutal Yoru bander ses muscles, cherchant une cible du regard. Hiromichi à coté gesticulait et hochait la tête en signe de dénégation : il conseillait visiblement à son chef d'attendre avant de chargé les voleuses mais ce dernier n'avait (comme d'habitude), par l'air de vraiment écouter le traqueur.
D'autant plus que le vieil Akiya pointait un doigts impérieux vers Yume et la Ronce, comme pour inciter le colosse à attaquer. Yume réussit à lire sur ses lèvres, car il exagérait volontairement ses mimiques dans l'espoir que la Hyûga le comprenne.
"On vous paye pour ça ! Chassez-les ! Tuez en une ou deux, ça les fera fuir !" semblait dire le responsable de la caravane, probablement gagné par la panique.
Génial, ça allait bien simplifier les négociations, ça...

Le légendaire Byakugan l'informa d'un autre mouvement dans les ténèbres. Raku venait de quitter le cercle protecteur des chariots, lance en main.
Profitant de la discussion entre la cheffe des brigands et des informations rapportées par Hiromichi, le lancier avait réussit à gagner discrètement le couvert d'un arbre fossilisé.
Il se mouvait souplement et en silence, bien que loin d'égalité les talents de la discrète Hyûga. Il ressemblait à un fauve en chasse, les yeux brillant, les muscles tendu et se pourléchant les babines.
Visiblement, il avait repéré une proie : la jeune fille au tantô qui s'était un peu écarté des deux autres pour encercler la caravane.
Qu'allait faire le jeune homme ? L'abattre pour mettre en déroute les Sœurs de la Ronce ? La prendre en otage ?
Son action isolée risquait de déclencher les hostilités !
Mais d'un autre coté, si finalement ils basculaient dans la violence, son assaut surprise serait une véritable bénédiction pour désorganiser les Sœurs de la Ronce.


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Les abruties de service… C’était pas si facile que ça de négocier. Je claquais légèrement la langue, agacée en comprenant tout cela. Je me redressais légèrement sur ma selle avec un petit sourire presque amical.

« Je suis impressionnée effectivement. »


Vraiment ou non, mon ton était neutre après tout. Elle pouvait ce qu’elle voulait. Un presque rien… Je sentais que cela allait être difficile… Je me massais légèrement les tempes en ayant un mal de tête assez colossal qui semblait poindre le bout de son nez alors que ce n’était pas le moment. Pas du tout. Un don pour les nobles causes ? Mouais. Et mon cul c’était donc du poulet ! La moitié. Je secouais la tête.

« Vous voulez donc… de la poussière ? L’argent que j’ai sur moi vaudrait bien la moitié de cette caravane. »

Je plongeai la main dans mes fontes pour en tirer une belle bourse rebondie et sonnante avant de la glisser à ma ceinture. Quant à la rejoindre… je secouais la tête.

« La grand-mère est libre et n’a aucun homme dans sa vie, ou alors des gigolos. Quant à la petite… elle est avec son père et de carcan à part ses vêtements elle n’a pas grand-chose à craindre ! Elle me fait penser à la mienne de petite sœur. »

Donc non, elles n’allaient pas toucher à Umako alors qu’on m’ordonnait de les tuer et de les massacrer.

« Un de mes supérieurs m’ordonne de vous tuer et de vous massacrer. »

Expliquais-je tranquillement en les toisant un peu froidement. Si je devais expliquer tout à une bandit cela n’allait pas m’arranger. Et l’autre lancier qui faisait le con. Je haussais aussitôt le ton pour faire comprendre à l’autre lancier de ne rien faire.

« Je ne souhaite pas que le sang coule en ces lieux par les kamis ! »

Je préférais que le lancier ne bouge pas, sinon j’allais le saigner. Je savais où il était ! Mais pas question non plus qu’il attaque, j’espérais qu’il reste à sa place.

« Par tous les kamis ! J’ai une sœur de l’âge d’Umako ! Croyez-vous que j’escorterais quelqu’un qui souhaite vendre des enfants ?! Son père est avec nous. Le ou la première qui touche à un cheveux d’Umako comprendra ce que cela veut dire la colère et la souffrance. »

Je fis signe à la bandit de s’approcher pour me pencher à son oreille :

« On ne provoque pas la colère des ninjas du feu sans impunité… »


Je me redressai lentement, espérant que la menace légère fasse son effet après tout. Je soutiens son regard, je préférais qu’elles soient au courant de ce qu’elles avaient en face d’elle.

« Je te propose la bourse que j’ai. Cela devrait valoir ce qu’il y a en marchandise. Et cela te permettrait d’être moins encombrée. »

C’était une proposition décente après tout.
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Plus d'une corde…

L'intervention de Yume avait fait échoué l'embuscade des Soeurs de la Ronce. Cependant, le convoi n'était pas tiré d'affaire et même si l'avantage était désormais dans le camp des marchands, la Hyûga essayait tant bien que mal d'éviter un sanglant conflit.
La cheffe des bandits, la Ronce, n'allait cependant pas tourner casaque facilement. Il en allait non seulement de sa réputation de bandit des grands chemins, mais également de l'impérieuse nécessiter d'obtenir de quoi survivre dans ses terres désolés et brulés par le soleil.
Outre les brigands, la konhajin avait un autre problème : ses propres "alliés".
Voyant la situation tourner à leur avantage ou peut-être juste par peur, Akiya enjoignait le rustre Yoru de passer à l'attaque et de massacrer les pillardes du désert.
Et le lancier collant, Raku semblait prendre des initiatives digne d'un lutin vert de sa connaissance, profitant de l'obscurité et de la confusion pour se glisser jusqu'à l'une des voleuses dans un but probablement inamical.

Yume pris alors une décision : proposer son argent contre la tranquillité de la caravane.
Une offre inattendue qui fit hausser un sourcil à la Ronce. Son rictus sardonique s'effaça quand elle pu observer la bourse que la Hyûga lui montra.
Les shinobi étaient rares et efficaces, pouvant à eux seuls couler un commerce, faire basculer une guerre ou éliminer une noble lignée. Leurs services étaient donc extrêmement coûteux et même si Yume ne transportait sur elle qu'une partie de ce que rapportait une mission d'une kunoichi de son rang elle était, de fait, riche. Le sang et la trahison se payait à prix d'or. La chuunin ne mentait pas : sa bourse contenait bel et bien le prix de moult marchandises...

La kunoichi aux yeux lavande pâle essaya ensuite de rassurer la Ronce sur la présence de la toute jeune Umako, que le convoi entraînait visiblement vers une antre de perdition. La cité de Chigau avait visiblement une sinistre réputation, particulièrement détestée par les Sœurs de la Ronce. Nombres d'entre-elles y avaient connu l'humiliation et l'esclavage et le groupe de pillardes se faisait force de "libérer" toute femme forcée de s'y rendre.
Le dénie de Yume était virulent et convainquant, la Hyûga ayant bel et bien une jeune soeur.

La colère de la kunoichi et son insistance sembla aussi calmer Akiya et Yoru. Conseillés par le pragmatique et efficient Hiromichi, les deux chefs de la caravanes et des escorteurs acceptèrent de patienter, voulant voir dans quel sens le vent allait tourner.
La Ronce réfléchissait, appâtée par l'argent facile mais troublée par cet étrange négociation.
"Nous n'avons que tes belles paroles concernant le prix de la cargaison et la sécurité des femmes de la caravanes..." commença la cheffe des bandit, de mauvaise humeur car elle sentait que la situation lui échappait. "Mais d'un certain coté, ton offre remplit bien les conditions de la bourse ou la vie..."
Ses yeux durs se plissèrent, suspicieux. Vu ce qu'avait montré Yume, de l'or... Le marché était bon. Un peu trop d'ailleurs : quel banal garde de caravane se trimballerait avec une telle fortune sur lui ? Et accepterait de s'en débarrasser sans combattre, sans faire son métier ?

Un lueur de compréhension s'alluma dans les yeux de la Ronce. Cette étrange proposition, plus les étonnantes capacités de la jeune fille... Ses yeux étranges, lunaire... Oui, c'était définitivement une kunoichi ! Et probablement en mission et donc prête à tout.
S'approchant, elle écouta les confidences de Yume, qui confirmèrent ses hypothèses.
Une ninja du Pays du Feu ! Chierie !
"Tu protèges ou escorte quelque-chose ou quelqu'un..." conclut à voix basse la cheffe des brigands. "Cette cargaison ou ses gens valent donc bien plus que cet or..."
La Ronce hésitait : se coltiner un ninja n'était pas une partie de plaisir. Elles auraient des pertes, c'était sûr. Et il n'était même pas sûr qu'elles puissent battre cette étrangères aux yeux bizarres... Certains shinobi pouvaient faire pleuvoir le feu, trembler la terre ou vous plonger dans des visions cauchemardesques pendant qu'ils vous empoisonnaient...

Néanmoins, en tant que cheffe de sa petite bande, elle ne pouvait pas perdre la face. Pas contre une jeunette et quelques marchands loqueteux.
Mais pourtant, elle ne pouvait pas risquer un combat... Elle essaya donc de discuter.
"Bon, on prendra l'argent..." décida amèrement la Ronce, avant de dédier un sourire torve à Yume. "Et ton équipement spécial. Il nous sera particulièrement utile en cas d'ennuis ou pour nous rembourser de notre mansuétude... Et ça t'évitera peut-être de songer à ne pas laisser de témoin."
Sa contre-proposition était osée, mais si elle ne négociait pas et ne se posait pas en position dominante dans l’échange, ses filles pourraient douter de ses compétences de leader. Et c'était tout bénef' si la kunoichi acceptait de se défaire de son équipement secondaire (elle ne demanderait bien sûr pas son arc et ses flèches) : les ninjas avaient tout un tas de trucs utiles sur eux et souvent d'excellente qualités.
"Et on veut voir les femmes, même à distance, pour voir si elles sont bien là libre de toute contrainte !"

Yume allait-elle accepter ? Si se défaire de sa bourse n'allait sans doute pas la gêner beaucoup, perdre tout son équipement de kunoichi si tôt dans sa quête pourrait s'avérer plus préjudiciable.
Une bombe fumigène, un onguent et surtout une pilule de chakra pouvait sauver sa vie plus tard... Peut-être pourrait-elle feindre d'accepter et arriver à sauver néanmoins quelques objets de la convoitise des pillardes ?

Alors qu'elle se posait ses questions, un voix susurrante coupa court aux négociations.
"... Où alors, vous pouvez partir toutes en vie ?" trancha Raku en sortant doucement des fourrés épineux. Serrée bien malgré elle contre lui, sous la menace de la lame de sa lame posée sur sa gorge se trouvait une des Sœurs de la Ronce. Son tantô était désormais passé à la ceinture du lancier.
Aussitôt, les armes qui s'étaient baissés chez les pillardes se redressèrent dans un ensemble furieux.
"Fichue shinobi sans parole !" cracha la Ronce en dardant un regard enragé sur Yume.

Néanmoins elles n'attaquèrent pas, craignant pour la vie de leur consœur, au grand plaisir de Roku qui dédia un grand sourire à Yume. Visiblement très (même trop) content de lui, il se croyait sans doute intelligent... Sans probablement se rendre contre que la moindre égratignure à sa captive déclencherait un assaut vengeur particulièrement violent.
Et dire que Yume avait presque réglé la situation !
Comment calmer les Sœurs de la Ronce avant qu'elles prennent une initiative malheureuse. Sans parler de son débile de lancier ! Croyait-il l'impressionnait avec son exploit ? En tout cas, même sans le Byakugan, Yume lui trouvait désormais un sourire malsain. Roku semblait apprécier bien trop d'avoir réduit à sa merci la jeune voleuse au tantô...


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Rendez-moi Hako.

Par pitié. Rendez-moi mon lutin vert… Je soupirais longuement en voyant la situation se faire. Quant à mon équipement spécial… Bon… Foutu pour foutu… J’ouvris mon sac pour sortir mon bandeau frontal de Konoha :

« Ninja Yume, en mission pour Konoha, maintenant on arrête les conneries. Oui, je préférais clairement te payer, car je ne souhaitais pas me battre et garder mon identité secrète… Autant que possible. »

Bon, c’était foutu maintenant… Je poussais in profond soupir.

« Raku. Tu lâches la camarade de la Ronce maintenant, c’est un ordre si tu n’as pas compris. Et je te jure que tu le regretteras si de une tu ne m’obéis pas et de deux si tu parles de ça à qui que ce soit. »

J’avais repris un ton froid et distant pour faire comprendre qu’il devait se faire et obéir.

« Putain, j’aurais largement préféré avoir mon lutin personnel avec moi. »

Je rangeais soigneusement mon bandeau frontal dans mes affaires en me mordant légèrement la joue. Qu’est-ce que je pouvais donner en équipement spécial… Je pris un de mes onguents pour le lancer à la Ronce avant de lui tendre la main pour qu’elle monte devant moi sur ma monture.

« Toi, tu viens avec moi pour vérifier que les femmes sont libres. Raku, interdiction de faire du mal à qui que ce soit. Est-ce que c’est compris ? Et si tu te pose la question, la Ronce, c'est la seule chose que j'ai dans mes affaires d'un peu extraordinaire. »

J’avais pas prévu ça, mais tant pis, j’allais la jouer comme ça. Puisqu’il fallait que je calme tout le monde, j’allais le faire… Et si je devais tuer tout le monde… j’allais le faire. Alors pas avec le sourire ! Mais s’il le fallait, je le ferais. Je regardais les plus jeunes du groupe…

« Et si vous voulez, j’ai même des biscuits. »


Une ninja qui essayait de régler la situation sans tuer tout le monde… Putain c’était une nouveauté, mais là ils me gavaient tous ! J’allais finir par vraiment sortir leur sang de leurs veines s’ils ne se calmaient pas dans la minute.
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Plus d'une corde…

Comparés à des shinobis expérimentés les bandits de grand chemin, les égorgeurs des sombres ruelles, les miliciens ou les gardes du corps étaient généralement des amateurs.
Et c'était toujours pénibles de bosser avec des amateurs, comme venait de le découvrir Yume lorsque Raku sortis des ténèbres en menaçant une troupe entière de pillardes éprises de liberté, en traînant une sous la menace de sa lance. Et il en était fier, en plus !
Voulait-il juste briller au yeux de la Hyûga ? Se poser en sauveur ? Ou faisait-il après tout juste son métier de garde de la caravane, profitant de la situation pour écarter (espérait-il) la menace ?

En tout cas, il avait quasiment ruiné les espoirs de négociation pacifiste de la chuunin. Elle sentait que la Ronce avait été sur le point de céder. Une ou deux petites concessions pour sauver la face et tout le monde serait rentré chez soi content...
Mais maintenant, la cheffe des brigands était à deux doigts d'ordonner l'assaut.
Car le jeu des otages pouvaient se jouer à plusieurs : si Raku tenait en joue l'une de ses soeurs, leur supériorité numérique leur permettrait sans doute d'emporter au moins une personne du convoi, malgré les défenses...

Yume décida donc de jouer son va-tout, révélant ses origines.
La Ronce avait bien compris qu'elle avait affaire à une kunoichi... Mais entre une inconnu un peu doué et un ninja venant d'un clan prestigieux ou d'un Village Caché, il y avait un monde... de réputation, au moins (la chuunin de Konoha savait par expérience que c'était surtout des a priori, dusse son patriotisme en souffrir : elle avait déjà croisé des shinobi totalement indépendant et pourtant redoutable).
La Ronce faillit bien lui expédier son arme dans la gueule, mais la Hyûga était trop vive pour ça et esquiva l'assaut, qui n'avait été qu'un réflexe de l'écumeuse des sables quand elle avait vu la main de la jeune femme plonger dans son sac.

Le bandeau frontal luisant sous la faible lumière de la lune et des étoiles et les propos de la diplomate Hyûga ramenèrent le calme... Pour l'instant du moins.
"Tu es bien loin de chez toi, la feuillue..." siffla méchamment la Ronce, qui écarta cependant son inquiétant kusarigama et en faisant signe à ses fidèles de ne point attaquer. "Et en mission ou en fuite ? Ce joli colifichet ne signifie pas grand chose. Pas ici, dans ses terres desséchée bien loin de tes tendres forêts... N'espère pas t'en tirer s'il ne lâche pas maintenant Machi !"
Le ton était vénéneux et sa colère palpable. Elle ne plaisantait sûrement pas et toutes les Sœurs de la Ronce semblaient prête à la suivre pour libérer leur comparse, quitte à mourir en essayant.
Néanmoins, la Ronce n'avait pas poursuivit l'assaut. Là encore, elle sauvait la face devant ses troupes et son honneur de bandit en jouant à l'enragée mais elle laissait le temps à la Hyûga de négocier et de reprendre les choses en main.

Comprenant cela, Yume ordonna sèchement à Raku de lâcher son otage.
Visiblement, le jeune lancier était perplexe et ses yeux luirent un instant d'unecolère troublante. Il n'aimait apparemment pas qu'on lui donne des ordres et qu'on lui parle sur ce ton. Ou alors, il ne comprenait pas pourquoi son audace virile n'était pas récompensée...
Néanmoins, il était entourée de femmes armées, dont Yume qui s'était révélée être une kunoichi du redoutable Village Caché de la Feuille. Et elle avait déjà humilié Yoru, le chef de la sécurité de la caravane.
"Bien..." fini par céder amèrement le jeune homme, repoussant sans pitié d'une bourrade sèche sa captive. Il adopta souplement une posture défensive avec sa lance et ne rendit pas son tantô à son otage.
"Mais j'avoue ne pas comprendre. Nous sommes des guerriers toi et moi. Nous protégeons le convoi, par les lames et le sang... De plus, tu es une magnifique kunoichi, dangereuse et belle en diable... Pourquoi épargner ces rats du désert ? Pourquoi ne pas me laisser faire mon métier ?"
"Tu crois pouvoir nous vaincre toutes, gamin !?" tonna la Ronce en réponse, faisant décrire d'inquiétant moulinets à son arme.
Raku lui répondit seulement d'un sourire sardonique, ne voulant pas froisser plus la belle Hyûga.

Yume calme une fois de plus le jeu en offrant un onguent de soin de qualité shinobi à la cheffe des bandit, preuve de sa bonne volonté.
Et elle accepta son inspection de la caravane.
La Ronce refusa de monter avec Yume, préférant gagner le cercle de chariot à grande enjambées colériques.
Raku fit des yeux de chaton mouillé à la Hyûga pour chevaucher à sa place avec elle, mais pour les négociations ce n'était pas une super idée de faire preuve de trop de gentillesse avec le preneur d'otage, fut-il un collègue.
Le lancier dû donc lui aussi finir à pied.

Les marchands étaient nerveux, Yoru visiblement furieux mais Hiromichi réussit à les calmer, les enjoignant à faire confiance à la chuunin.
La Ronce cracha ses exigences aux caravaniers médusées. La vieille Sakuragi émit un rire caquetant quand la bandit lui demanda si elle était sous le joug de quelqu'un.
Le spectacle d'un massif et patibulaire mais très inquiet Tetsunari, dressé en protecteur silencieux devant une Umako plus curieuse des pillardes qu'autre chose rassura la cheffe des brigands sur le sort de la fillette.
Miyako, la femme de Nobuô, le fils du chef de la compagnie affirma avec morgue qu'elle aussi était bien traité et là de son plein gré. Yume cru l'entendre murmurer "Nobuô n'aurait pas les couilles d'en faire autrement...".

Satisfaite, la Ronce fini donc par accepter le marché de la jeune cheffe de la Bunke.
"J'ignore pourquoi vous amenez une enfants vers Chigau. Et il est vrai que votre caravane n'a pas l'air bien riche... Soit, votre octroi sera donc faible !"
Là encore, elle surjouait pour ses Sœurs afin de sauver la face, sans doute intérieurement bien contente d'éviter un affrontement sanglant avec une kunoichi.
"Et on veut bien votre nourriture, si précieuse dans le désert. En espérant qu'elle ne soit pas empoisonnée... Si par malheur une seule de mes Soeurs a ne serait-ce que mal au ventre, nous vous traquerons." continua la Ronce d'un ton acide. Son sourire de requin s'élargit et elle jeta un coup de menton dédaigneux à Raku.
"Néanmoins... J'ai peine à penser qu'une... dame de votre qualité n'ai dans son sac à malice qu'un peu d’onguent et quelques biscuits... Je sais que votre sombre engeance est friande de délicieuse surprise, comme des poison, des armes dissimulées, des explosifs ou des fumerolles. Je ne voudrais pas contrarier votre... voyage mais je vous trouve un peu pingre, surtout après tout ce qui s'est passé. Et il faudra que votre chien-chien rende sa lame à Machi, avec ses excuses. Elle en a besoin !"

La cheffe des Soeurs de la Ronce souhaitait une issue pacifique à l'incident elle aussi, mais elle avait un certain décorum à maintenir. Et c'était une maligne : maintenant qu'elle savait que Yume venait d'un riche Village Caché, qui devait fournir à ses shinobi un bel équipement, ses tarifs montaient. Et ses nouvelles exigences n'était sans doute guère négociables.
En plus de l'or, de l'onguent et des biscuit, un (ou plusieurs) objet typiquement shinobi comme des parchemins explosifs, des bombes fumigènes ou de pilules de soldat ou de chakra feraient l'affaire. Des armes comme des shuriken ou des kunai pourraient peut-être aussi convenir mais manquait un peu de... prestige pour satisfaire pleinement la Ronce et ses troupes. Mais peut-être qu'elles s'en contenteraient si Yume se montraient assez convaincante ou menaçante.

Et il faudrait aussi convaincre Raku de lâcher le tantô qu'il avait empoché. Il était visible que le lancier souhaitait le conserver, peut-être en souvenir de son (pour lui) exploit ou plus simplement pour le revendre (c'était une arme de qualité).
D'ailleurs, Raku s'était renfrogné, à la fois pensif et boudeur. Sa frustration était clairement lisible sur son visage fermé : il ne comprenait pas les décisions et ordres de la Hyûga.
Une fois tout cela fait, la caravane pourrait poursuivre jusqu'à la clairière signalée par le pisteur et ils pourraient tous (du moins ceux qui ne seraient pas de garde) se reposer et réfléchir à la suite du voyage...



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Je soupirais entre mes dents avant de secouer la tête alors que j’esquivais son attaque. Pourtant j’avais fait très lentement ! Putain ! J’allais finir par en tuer un pour être tranquille… ou tous les tuer. Non, vraiment il fallait que le me calme, j’inspirais profondément pour rester très calme.

« Mission. Je pense que tu n’auras pas l’affront de me demander en quoi ma mission consiste. Si j’étais une déserteuse, je serais déjà morte depuis longtemps. »

Je finis par ordonner à ce con de Raku de lâcher Machi, ce qu’il fit au vu de mon regard et ma colère qui pouvait émaner de moi. Heureusement… il ne mit pas deux heures à le faire. Heureusement, je n’avais aucune patience, j’étais trop fatiguée pour tout cela et Raku m’agaçait monstrueusement… Je retiens un grondement de colère en attendant que les deux se calment un peu avant de répondre.

« Parce qu’une Kunoichi sait également quand cela est inutile de verser du sang. Nous aurions fait un massacre et alors ? À part du sang sur nos vêtements. Quant à toi la Ronce, je préférais éviter qu’on ne réponde à cette question. »

Et ils marcheraient tous les deux sinon le lancier j’allais l’étriper… Qu’il marche jusqu’à la caravane où visiblement tout semblait être plus ou moins sous contrôle. Je soupirais longuement aux nouvelles demande. Elle n’avait pas parlé de toute la nourriture, cela ne servirait à rien sinon de nous laisser partir… Je jetais un œil au chef de la caravane, c’était lui qui décidait la quantité et il avait intérêt à se rendre compte que trop discuter c’était pas une bonne idée. J’avais déjà fait un sacré boulot pour éviter de juste faire un massacre. Je restais silencieuse avant de regarder à nouveau la Ronce avec un fin sourire.

« Tu es tombée sur la bien mauvaise Dame. Je ne possède rien de tout cela. Je t’ai donné ce qu’il y avait de plus intéressant dans mes affaires. J’ai une amie qui possède bien plus d’affaire que moi. À part un Temari à grelots je n’ai plus rien d’intérêt. »

Quant au tanto… Je regardais Raku de haut en bas et j’eus une idée… ainsi qu’un sourire avant de m’approcher de lui pour me pencher à son oreille :

« Rends-lui son Tanto… et je t’offrirais un combat d’entraînement autrement plus exaltant que cet affrontement demain. »

Il aimait se battre ? Très bien, j’allais lui offrir un combat et le tester en condition. Je haussais un sourcil continuant à parler d’une voix très basse :

« Si tu gagnes, tu auras un baiser. »


Et rien d’autre.
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Plus d'une corde…

Le ton autoritaire de la Hyûga et sa diplomatie permirent à l'initiative malheureuse de Raku de ne pas tourner au drame.
Bien que visiblement frustrée, il relâcha sa captive.
"Sage décision." conclut la Ronce, ordonnant d'un geste de la main à ses Sœurs de baisser leurs armes. Elle baissa la voix pour finir sa discussion avec la kunoichi aux yeux pâles. "On voit plus souvent des ninjas de Suna ou des Kaigan dans le coin... Ne m'en veut pas de t'avoir prise pour une traîtresse avide de sang. Quant à ta mission et tes origines, tant qu'elles ne menacent pas mes sœurs, je m'en contrefiche."

Ramenant un lancier boudeur et une cheffe de pillardes du désert au cercle de chariot, Yume poursuivit ses négociations pour essayer de satisfaire les exigences des Sœurs de la Ronce.
Ce qui fut plus ou moins fait : les marchands n'étaient visiblement guère ravis mais au moins la diplomatie de la Hyûga évitait un bain de sang.
Hiromichi approuvait et soutenait en silence la chuunin, alors que Raku et le brutal Yoru se gargarisaient de pouvoir vaincre les Soeurs de la Ronce si l'envie leur en prenait... Mais ils le disaient à voix un peu basse.
En plus, le lancier avait visiblement la flemme de se battre, baillant à s'en décrocher la mâchoire. Pourtant, Yume pouvait lire sa frustration et une sourde colère sur ses traits fins et racés.

D'un geste presque méprisant, il rendit le tantô qu'il avait dérobé à la pillarde qu'il avait pris en otage.
"Dommage, c'était une belle lame... Et elle aurait fait un peu d'argent pour t'amener faire un tour dans des établissements plus prestigieux de Chigau que les gargotes à prix cassés qu'affectionne notre pingre chez de caravane..."
Son sourire se fit charmeur quand la Hyûga lui proposa un entraînement. Vu son sourire, il était certain qu'il pensait à autre chose qu'un véritable combat d’entraînement.
"Oh ? Un corps à corps endiablé ? Le rendez-vous est pris, ma pâle orchidée du désert..." susurra Raku d'une voix suave.

Mais il fut aussitôt déçu par la récompense promise en cas de victoire, lâchant un lourd (et exagéré) soupir.
"Ah. Un vrai duel, donc... Honnêtement, vous êtes plus chaste que je pensais, pour une guerrière aussi douée et indépendante..." ricana-t-il aimablement, bien qu'un poil méprisant. "J'osais espéré quelque-chose de plus... pimenté. Et est-ce que cette récompense pour écolier vaut-elle le coût de risquer pour nous deux un mauvais coup qui risquerait de mettre notre métier en péril ? Hmmmm... On verra..."
Ce n'était donc visiblement pas la soif du combat et du sang qui motivait Raku. Pourtant, Yume ne pouvait effacer de son esprit son sourire inquiétant et jouisseur du lancier quand il tenait prisonnière la Soeur de la Ronce.

Les pillardes du désert acceptèrent bon gré mal gré les propositions de la Hyûga, la Ronce relançant les négociations essentiellement pour le principe.
Les yeux de la cheffe de bande se plissèrent de suspicions, voire de mépris quand la kunoichi annonça ne pas avoir plus de matériel shinobi. La Ronce n'était pas certaine de la croire, mais ne voulait pas plus d'esclandre. Imposante, elle menaça du regard les marchands qui n'osaient pas la contredire ou bouger avant d'ordonner à ses acolytes de se servir dans leurs vivres, sans toutefois tout emporter. Pas plus que Yume elle ne voulait que la situation dégénère à nouveau en étant trop gourmande...
"Garde ton jouet, ça ira bien. Et je ne veux pas en priver la petite fille que tu dois escorter." cracha la voleuse de grand chemin, avant de faire signe à ses sœurs de disparaître dans les ténèbres.
Pendant un instant, une vague inquiétude voilà ses yeux dur. Elle hésita une seconde, comme prête à ajouter quelque-chose, avant de reprendre son masque dur de cheffe de brigands.
D'un simple geste rageur d'adieu, elle quitta la Hyûga.

Aussitôt, la plupart des membres de la caravane soupirèrent de soulagement : les bandits avaient tenu leur promesse et s'en allaient. Comme voulu par Yume, l'incident s'était résolu sans violence, et à un coût somme toute assez léger...
Enfin, cela c'était le point de vue de la Hyûga.
Akiya semblait cependant être d'un autre avis. Il était visible que le vieil responsable de la caravane n'était pas spécialement d'accord avec les choix de la chuunin. Son avis semblait suivre celui de Raku et probablement de ce butor de Yoru.
"Vous savez, je ne nie pas vos talents de négociatrice ou vos talents à nous tirer de l'embarras..." commença de sa voix suave le marchand, ayant quand même l'air vaguement gêné et masquant bien sa colère. "Mais je vous ai embauché comme garde. Comme combattante. Nous n'escomptions pas perdre du temps et des vivres pour satisfaire les diktat de fripouilles ! Même s'il est plaisant que personne n'ai été blessé et que visiblement ces... malfrats n'étaient pas adapté du pillage de corps fraîchement abattu, si ce genre de tractation se reproduisait, nous finirions sur la paille ou même en danger..."

Son fils et sa femme par contre, paraissaient plutôt satisfait de l'initiative de la Hyûga. Il faut dire qu'à l'inverse de sa mie, le successeur d'Akiya ne semblaient pas particulièrement sanguin ou courageux.
Hiromichi approuvait aussi l'échange qui avait tout résolu sans violence, tout comme (apparemment, difficile à dire sur son visage stoïque) le massif Tetsunori.
Ce dernier couvait sa fille des yeux mais Yume surprit un échange de regards plutôt dur avec le chef des marchands. Le colosse semblait agacé.
Quant à la vieille flibustière du désert, Sakuragi, elle ne disait mot. Plongée dans ses pensées, une pipe au bec, elle scrutait avec grand intérêt la Hyûga avec un sourire un brin amer.

Le convoi reprit sa route pendant un bref moment. Autant Hiromichi que Yume ne détectèrent pas la moindre traces des Soeurs de la Ronce ou d'autre bandit de grand chemin. Les pillardes n'avaient visiblement pas monté de seconde embuscade.
Ils finirent par arriver à la clairière connu du pisteur. Dans une souche pétrfiée et creuse sourdait une source minuscule, à peine de coin remplir un gobelet toutes les heures mais c'était déjà ça.
Des arbres fossiles abattus fournissaient remparts et gradins, permettant aux voyageurs de s'abriter du vent et de se reposer convenablement.
La nuit était tombé et les marchands préparèrent un repas sommaire après avoir allumer un petit feu de branchages et de ronces. Le bois n'était guère présent dans ces lieux étranges, parodie de forêt en pierre.

La pitance fut plutôt maigre, en raison de leur "don" à la cause des Soeurs de la Ronce. Akiya gémissait à mi-voix sur le prix des victuailles, dont ils devraient refaire le stock à Chigau.
La mention de leur destination suivante fit visiblement grincer des dents à Tetsunori, surtout qu'il avait suscité l’intérêt d'Umako.
"C'est quoi Chigau ?"
"Pas un endroit pour les petites filles." grinça le colosse, taciturne et amer, lançant un regard lourd de reproches au chef du convoi. "Demain. Dans le chariot toute la journée."
La gamine fut visiblement très déçue, rêvant évidemment d'explorer un ville inconnue, mais son père se montra inflexible.

Une fois leur maigre repas expédié, les caravaniers s'empressèrent d'aller dormir pour profiter du restant de la nuit. Demain, ils se lèveraient avant l'aube pour profiter de la (relative) fraîcheur et quitter au plus vite les Os des Démons pour gagner la sulfureuse citée de Chigau.
Pour les escorteurs, c'était le moment de décider qui monterait la garde et qui se reposerait.
Hiromichi demanda à être dispenser de la corvée, chose que Yoru lui accorda : en temps qu'éclaireur, il était bien plus utile en journée, pour guider la caravane et il fallait qu'il soit frai et dispos pour cette tâche.
Raku avait veillé à la dernière halte pour coller Yume et argua qu'il s'était presque battut et avait donc accomplit sa part de travail : il annonça qu'il comptait bien se reposer.
Cependant, le regard concupiscent qu'il lança à la Hyûga lui fit comprendre que soit il essaierait de la convaincre de se joindre à lui, soit qu'il tenterait de s’incruster si elle montait la garde.

Yoru étant reposé et ne s'étant pas battu, il déclara qu'il monterait la garde toute la nuit, si personne n'avait d'objection. Yume y vit une espèce de démonstration débile de virilité frustrée.
Quant à la Hyûga, elle était libre de prendre un tour de garde, de rester éveillé toute la nuit (même si la fatigue du voyage commençait à lui peser) ou d'aller se reposer.
Si elle décider de dormir un peu (voire toute la nuit, elle pourrait soit gagner le chariot de Sakuragi qui avait proposé de l'accueillir, soit se pelotonner contre un chameau ou au creux d'un arbre fossile.
Ils devaient encore être sur le territoire des Sœurs de la Ronce et ces dernières semblaient avoir tenue parole : il était fort peu probable que la caravane soit attaquée de nouveau par des bandits.
Cependant, cette région écrasée par le soleil n'était pas si déserte que ça : il y avait peut-être des animaux qui rodaient dans ces bois pétrifiés... Ou pire.
La Ronce avait en effet parler de sunajin et de Kaigan. Faisait-elle référence à quelques-chose de récent ?
En tout cas, Yoru laisserait la Hyûga décider de son temps de repos.

Résumé:






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Je soutiens le regard de la Ronce sans rien dire, fronçant légèrement les sourcils à sa remarque. Je finis par hausser les épaules en me penchant vers elle :

« Y en a-t-il par ici ? Des ninjas de Suna et des Kaigan ? Je ne menacerais pas tes sœurs. »

On finit par enfin retourner à la caravane et Raku faisait encore des siennes et je lui proposais un combat pour qu’il rende son arme. Un vrai combat. Une pâle orchidée du désert… Super… Hako, t’es où que je te lâche dessus ? J’étais sûre que t’allais l’adorer. Plus chaste ? Je soutiens son regard en silence quelques secondes.

« Chaste ou prudente ? Les deux peut-être Raku. Mais on verra effectivement. »

Et la Ronce me gonflait ! Mais je réussis néanmoins à garder toutes mes affaires ! Ou presque. Mais c’était autre chose. Et elle repartit avec ses affaires… Enfin… Je soutiens le regard d’Akiya en hochant la tête.

« C’est noté. »


Enfin la route reprit jusqu’à la pause salutaire même si Umako se fit gronder par son père. J’avais noté les différents jeux de regard… mais j’étais trop fatiguée pour discuter. Je plongeais la main dans mon sac pour en sortie la balle à grelot et le faire miroiter à la petite fille :

« Si demain tu restes sagement dans le chariot Umako, et que tu obéis sans râler à ton père le temps qu’on sorte de la ville des méchants, je t’offrirais cette balle. On a un accord ? »

Je lui offris un sourire avant de ranger la balle pour mettre enfin pied à terre pour prendre repas et repos… Je fronçais légèrement les sourcils à la question de tours de garde et Raku qui partait en me faisant un clin d’œil.

« Je suis très fatiguée pour ma part. Je te remercie de ton tour de garde. »

Je me levais, m’assurant que la petite était bien au lit, saluant au passage son père, avant de rejoindre mon chariot, en quelque sorte, avec la vieille marchande. Je m’installais dans le chariot avec un soupir de soulagement avant de m’approcher de la vieille.

« Navrée de te déranger, j’aimerais échanger quelques mots avec toi si tu le permets. »

Nullement gênée par le regard de la vieille femme, j’entrepris de me changer.

« On m’a parlé… enfin la ronce, m’a parlé de ninja de Suna et de Kaigan dans le coin. Est-ce que tu en saurait plus de ton côté ? »

Je passais une tenue plus épaisse pour la nuit.

« Et dis-moi… j’ai vu beaucoup d’échange de regard entre tous les marchands. Est-ce que tu… as entendu des choses ? Je suis curieuse. »

Et inquiète. Qu’est-ce qu’il se passait dans cette caravane.

« Il y a quelque chose… dont je ne suis pas au courant entre les gens de cette caravane ? »

Je m’appuyais en retenant un long bâillement. J’étais vannée, morte… fatiguée… Je voulais juste aller dormir maintenant, mais j’étais curieuse malgré tout.
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Plus d'une corde…

Avant de partir, Yume questionna une dernière fois la Ronce sur ceux qui rodaient dans la régions. Hélas, elle ne reçu qu'un haussement d'épaule vague et un peu agacée de la part de la pillarde.
La Ronce n'était pas son amie, le marché avait été conclut sans verser le sang mais les Soeurs de la Ronce repartaient quand même un peu la queue entre les jambes. Elles n'étaient pas là pour servir de guide touristique ou rapporter les potins à la kunoichi de Konoha !
Aussi la Hyûga n'en apprit pas plus. Il était cependant logique qu'il traîne quelques Kaigan dans le coin : ils étaient après tout sur leur terrain de chasse favoris.
Par contre, même si la cheffe de la Bunke savait qu'il y avait une sorte d'animosité entre eux et Suna, la Forêt Figée de Takatorikozan restait le fief du clan de fanatique religieux. La venue de sunajin devrait donc y être plutôt rare et ponctuelle... Etrange donc qu'une bandit de grande chemin pense à les mentionner.

En tout cas, l'incident était désormais résolue et la caravane put s'éloigner sans soucis jusqu'à une clairière des Os des Démons où certains pourraient se reposer.
Et se plaindre, une partie des marchands et des escorteurs s’avérant dubitatif sur la résolution pacifique de l'incident, faisant preuve d'une dangereuse pingrerie ou soif de sang.

La kunoichi aux yeux pâles fit miroiter un jouet à Umako en échange de la promesse d'être sage quand l'équipage serait dans cette fameuse ville de Chigau à la sinistre réputation. Son père remercia la Hyûga d'un hochement de tête et d'un petit sourire qui paraissait déplacé sur son visage marmoréen.
Tetsunori était également reconnaissant envers la konohajin pour avoir éviter des combats : même s'il n'était visiblement pas très riche pour un marchand, il préférait avoir un peu faim que de risquer la vie de sa fille...
Yume remballa aussi gentiment Raku, dont les avances se faisaient de moins en moins subtiles et laissa les autres gardes de la caravane se charger des rondes nocturnes.
De toute façon, ils étaient sans doute encore sur le territoire des Soeurs de la Ronce et ces dernières ne semblaient pas prête à risquer un nouvel assaut nocturne contre une shinobi de Konoha...

Yume avait accepté l'hospitalité du chariot de la vieille Sakuragi, qu'elle rejoignit non seulement pour se reposer à l'abris mais aussi pour discuter un peu. La chuunin aux yeux lavande pâle avait noté une étrange ambiance entre les membres du convoi...
L'intérieur du chariot était toujours aussi chargé de plantes séchées suspendue, de vêtements de de différents sacs et outres aux parfums lourds et entêtants.
De plus, l'antique pirate des sables ne se gênait pas pour fumer à l'intérieur et vu l'odeur capiteuse et lénifiante, pas que du tabac.
Yume entreprit de se changer, sans pudeur. Au moins, seul l’œil valide la vieillarde put se délecter de ses courbes gracieuses, plutôt que le regard concupiscent du lancier. Néanmoins, Sakuragi ne la quitta pas un instant des yeux et la scruta sans vergogne. Appréciait-elle l'effeuillage autant que Hako l'aurait fait, malgré son âge et son sexe ? Yume avait cependant l'impression d'être jaugé, évaluée comme du bétail.
Elle en profita toutefois pour questionner nonchalamment la marchande d'épices et de parfums.

"Les Kaigan sont à la fois un fléau et une bénédiction dans la région." décréta sèchement Sakuragi en tirant une dernière bouffée de sa pipe. "Ils se prétendent gardien de la foi envers le Seigneur des Sables et des Tempêtes du Désert et ont sinistre réputation. Sans compter leurs pillages : c'est pas des gens à qui on dit non... Mais d'un autre coté, ils chassent la plupart des autres bandits, n'aimant guère la concurrence. Des gars rudes, sans scrupules et violent... Mais si on fait preuve de politesse et de respect profond envers leur religion, avec le versement d'une petit dîme ou le sacrifice d'un animal, on peut discuter avec. Et les embaucher d'ailleurs. Je pense que ne j'ai pas à te dire quels sont les avantages pour des caravaniers d'avoir ce genre d'escorte shinobi, surtout dans cette région, surtout ceux-là, bénit du sable ?"

La vieillarde éteignit sa pipe et soupira, réfléchissant visiblement aux questions de Yume.
"Pour des ninjas de Suna, je n'en sais trop rien. Ce Village Caché est plutôt loin d'ici, même s'il arrive que des marchands commercent avec le Pays du Vent. Même si ça s'améliore un peu ces dernières années, ils ont une réputation presque aussi sinistre que les Kaigan. J'ai ouïe dire qu'il y avait une sorte de vendetta entre eux, mais j'en sais pas plus... Peut-être juste une histoire d'honneur, de religion ou d'ego à propos de ceux qui contrôlent vraiment le désert... Mais je ne suis pas une spécialiste du monde de l'ombre, même s'il m'arrive de faire quelques affaires sous le manteau et loin des regards de la loi. Si tes condisciples des sables t'intéresse, tu trouveras sans doute quelques informateurs plus aux courants dans les bas-fond de Chigau..."

La pirate du désert ne proposa pas explicitement à la kunoichi de la Feuille des noms, mais il était visible que la vieillardes avait quelques contacts douteux et qu'elle se livrait sans doute à quelques petits traffics pas très légaux. Outre ses parfums, onguent et plante médicinale ou aromatique, la vieille herboriste devait aussi transporter des substances plus... actives. Et illégales. Des produits "pas pour les enfants", comme elle l'avait déclaré avant de chasser Umako.
Sakuragi avait une bonne tête de contrebandière occasionnelle, avec son tricorne de flibustier et son cache-oeil. Elle se cachait en plein jour.
Alors que la Hyûga se mettait en tenue de nuit, la vieillarde fouilla dans un tiroir remplit de petits pots cachetés et de fioles cliquetantes remplit de liquides huileux et odorant.

Elle sortit également un petit miroir et une brosse, avec un claquement de langue satisfait.
"Tournes-toi." ordonna-t-elle à Yume, du ton sec de ces grands-mères qui ne souffre d'aucune discussion. "Avec le soleil et le sable, tes beaux cheveux noirs vont s’abîmer et ça serait sacrément dommage. J'ai un baume pour ça..."
La konohajin pouvait accepter ou pas l'offre de se faire recoiffée par la pirate du désert, qui sans pudeur lâcha de lourd sous-entendu sur l'effet que ça pourrait avoir sur le jeune Raku, dont elle vanta la fine musculature.
"Un mauvais caractère et un fainéant mais un bonbon pour les yeux... La chance et jeunesse ne dure pas, n'hésite pas à profiter de ton voyage. Qui sait ce que dont demain sera fait..."

Sakuragi claqua un petit pot d'onguent supplémentaire sur la table de chevet, lançant un clin d’œil complice à la chuunin.
"Un petit cadeau pour avoir sauver la caravane et ma cargaison... Même si je n'aurai plus de biscuit avec mon thé ou d'épice pour le ragoût." ricana la vieillarde en pointant un doigts osseux vers le torse de la Hyûga. "Tu es une archère et une combattante... Tu portes donc des habits qui enserrent bien certaines zones sensibles... Dont il faut prendre soin, si tu veux qu'elles restent à la fois fermes et douces pour ton mari. Cette crème t'y aidera. Demande à Raku de te l'appliquer et il sera ton chien fidèle pour le restant du trajet ! Et crois moi, c'est mieux qu'un cabot enragé rendu fou par le désir..."
La vieillarde partit d'un long rire caquetant presque inquiétant, avant de se lever pour aller chercher une théière et différents sachets de plantes séchées.

"En parlant de thé... Tu en veux une tasse ? On dirait que tu n'as guère envie de te reposer tout de suite... Si oui, tu peux m'attraper la vaisselle derrière toi et le sucrier, le bleu ?" lança la flibustière du désert, l’œil pétillant de malice. "Les jeunes... Jamais fatigué et toujours trop curieux !"
Elle réfléchit longuement aux questions de la Hyûga le temps que l'eau bout sur un petit réchaud à alcool.
"Notre compagnie est... dans une situation délicate." fini-t-elle par déclarer. "Nos derniers voyages se sont mals passés, nos investissement n'ont pas portés leurs fruits et les coups de malchances se sont enchaînés. On est donc tous un peu à cran et cette expédition risque d'être la dernière pour nous si jamais nous ne faisons pas de profils. Beaucoup de profils, car on a des dettes. Cela n'émeut guère nos gardes, comme Yoru ou Raku, qui trouveront toujours d'autres caravanes à escorter ou pourront vendre leur talent de mercenaire. Mais pour des gens qui ont une famille comme Akiya et son fils ou pire comme Tetsunori et sa petite fille... Ce serait la fin de tout."

Elle soupira lourdement, mais Yume trouva qu'elle avait tendance à en faire un peu trop dans le pathos. Mais après tout, c'était une marchande rouée et elle s'y connaissait en boniment.
"Voilà notamment pourquoi on va à Chigau avant de gagner Shindatoshi, plutôt que de passer par le banal et un peu trop surveillé monastère de Hogo." poursuivit la vieillarde sur le ton de la confidence. "L'endroit est... douteux, mais plein d'opportunités commerciales. Visiblement, Akiya a une idée pour y gagner de l'argent facilement. Quant à moi, cela m'arrange aussi : il m'y sera facile de vendre quelques produits pour adultes. Alors... on en a pas parlé à Tetsunori, sachant bien que notre bon gros géant n'aimerait pas traîner sa fille trop curieuse dans ce bouge. Je paris qu'il attend que sa fille dorme à point fermer avant d'aller engueuler notre vieux chef comme du poisson pourri et le traiter d'irresponsable ! Il aura sans doute besoin d'un bon thé lui aussi pour se calmer..."

La pirate de désert soupira lourdement et, voyant Yume bailler à s'en décrocher la mâchoire, lui indiqua du doigt la couchette.
"De toute façon, on ne fera pas machine arrière, aussi Tetsunori n'aura pas le choix. Il va bouder un peu et couver sa fille du regard, mais demain soir nous seront à Chigau. Bon plan d'ailleurs, pour calmer la gamine avec ta balle à grelot. ça évitera qu'elle explore la ville en douce et qu'on nous l'enlève. La racheter aux marchands d'esclaves nous ruinerait. Quant à toi, tu ferais mieux de dormir pour le moment. Je vais faire la vaisselle et ranger tout ça. Et sans doute calmer les choses entre Akiya et Tetsunori. Heureusement nous les vieux, on dors peu..."
La nuit serait courte et dès l'aube (avant même), les marchands se remettraient en route. Leur but était de gagner au plus vite la cité à la réputation si sulfureuse et qui sait ce qui attendait la Hyûga là-bas...
Bien sûr, en bonne kunoichi, Yume pouvait aussi se raviser et veiller pour monter la garde ou même faire sembler de dormir ou, pourquoi pas, se glisser nuitamment hors du chariot de la vieille pour surprendre la dispute à venir. Ou même rejoindre Raku pour pimenter sa nuit, qui en serait ravis.




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Ce que j’aimais avec les vieilles personnes, c’était qu’il s’agissait de puits d’informations qu’on négligeait beaucoup trop souvent. Alors en plus une marchande ! Hors de question de laisser passer cela. J’avais assez confiance en elle pour montrer mon corps. Heureusement que je n’avais pas le corps de Hako… J’avais un corps de jeune femme musclée, mais guère plus. Je soufflais sur une mèche de cheveux pour l’écarter de mes yeux avant d’observer la vieille pirate marchande.

« Tant qu’on les respecte… on peut survivre sans trop de difficulté, d’accord. Ils acceptent les questions ? J’y connais rien en cette religion. Mais visiblement, faut aussi les payer… tout se paye dans le désert. Non, je pense m’en douter. »

Climat de vie rude formait des gens rudes, c’était tout aussi simple que cela… Je continuais d’écouter avec attention, préférant prendre les informations auprès d’une vieille dame que d’autres sources… j‘avais quand même de drôles d’idées moi pour mes sources. J’aurais pas pu, je ne sais pas, aller voir le monsieur louche dans la ruelle sombre ? Non, fallait que j’aille voir la vieille pirate marchande. Hako aurait adoré ceci dit. Akira… se serait frappé le front et mit un doigt dans l’œil… ou aurait attrapé une insolation. Au choix. Ou les deux. Suna… Condisciple.

« Condisciple ? »

Je fronçais les sourcils avec un faux sourire plaqué sur les lèvres.

« Ils ont des archers aussi ? »

Bon, je pouvais dire adieu à ma couverture avec elle. Mais visiblement si on faisait affaire avec les uns… on pouvait oublier les autres. Putain de guerre d’Ego. Quoi qu’ici visiblement ils étaient rares…

« Des choses qui ne sont pas pour les enfants, n’est-ce pas ? »

Un peu surprise par son ton, j’obéis aussitôt en fermant les yeux pour profiter de la brosse…

« Cela fait bien longtemps que personne ne m’avait brossé les cheveux ainsi… »

Naoshige me les avait peignés… mais la dernière fois que quelqu’un me les avait brossés… c’était ma mère. Cela remontait à loin après tout. Alors je fermais les yeux pour profiter de sa douceur. Et elle me vantait Raku. J’eus un sourire amusé à sa remarque.

« J’espère quelque chose de mieux pour ma petite sœur et les autres enfants pour demain. Cela reste effectivement un bel homme. »

Je tournai à nouveau la tête lorsqu’elle me tendit un baume que je reçus à deux mains avec un respect profond. J’inclinai la tête avec un sourire. J’eus un rire à sa remarque.

« Je le dresserais donc en le laissant m’enduire de votre onguent ? Intéressant ! Je ne suis pas très douée avec les hommes. »

Ce qui n’était pas très… faux. Enfin, ce que je voulais dire, ce que ce n’était pas un mensonge ! Je n’étais pas douée avec les hommes. Je m’écartais pour aller préparer le thé qu’elle m’avait demandé. Je pouvais bien faire cela pour la remercier de ses renseignements.

« Curieuse oui, fatiguée aussi ! Mais j’apprécie votre compagnie. »

Je préparais le tout avant de sortir mes biscuits de mon sac pour m’approcher de la vieille dame et lui tendre qu’elle puisse se servir ainsi que le thé en lui tendant avec les deux mains. Et la vieille me donnait encore pleins d’informations. Ça c’était très intéressant. Tout était très intéressant. Je m’installais en tailleur près de la vieille femme en l’observant me parler problème d’argent.

« Oui, je comprends bien le problème. »


Je pouvais dire adieu aux prochains négoces et j’allais devoir frapper dans les entrailles tout de suite. Je hochais la tête.

« Je comprends le besoin de cette mission alors. »

L’opportunité commerciale pour sauver de la faillite… Est-ce que je pourrais vraiment les aider comme je le voulais ? Après tout… je me servais aussi en partie d’eux. Mais je ferais de mon mieux pour les aider et m’aider au passage. Et c’était moi où elle me poussait à aller voir les autres. Très bien. Tetsunori et Akiya à aller écouter.

« Je la surveillerais comme ma propre petite sœur. Nyuuwa… Nyuuwa est aussi infernal quand il s’agit de tenir tranquille. J’ai quelques… menaces pour la faire tenir en place… mais pas sûre que cela marche avec tous. Je vais aller au petit coin et dormir. Et porter une tasse de thé à Tetsunori avant de dormir. Merci pour la discussion. »

Je déposais un baiser sur la joue ridée de la vieille dame avant de servir une troisième tasse de thé avant de sortir du chariot en simple t-shirt et short avec mes sandales pour m’approcher du lieu de dispute, tendant l’oreille et restant à l’écoute, laissant même Tetsunori passer avant de m’approcher vivement, la tasse brûlante dans mes mains.

« Tetsunori ? Un thé de la part de Sakuragi. Est-ce que… tout va bien ? J’ai cru entendre des… voix. »

J’échangeais encore un peu avec lui avant de remonter dans le chariot de Sakuragi pour me laisser le temps de dormir quelques heures, n’ayant pas oublié de souffler un baiser à Raku que j’avais croisé.
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