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Le déserteur dessert le désert [Ft. Dakuwanda Kirai & Shirogane Mamushi]

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Le déserteur dessert le désert




Afin de retrouver Shirogane Zanmu, son clan avait ratissé large et après un long effort, avait fini par trouver des informations relativement tangibles. Le traître avait été aperçu, embarquant un  bateau en partance de l’extrémité orageuse du Sekai. En suivant la direction qu’avait pris le nuke-nin, selon quelques sources fiables, les Shirogane finirent par retrouver son navire, aux abords d’une île non répertoriée sur leurs cartes. Les espions des marionnettistes restèrent au large, pour s’assurer de bien avoir ferré leur proie et que celle-ci ne risquait pas de disparaître. A en croire les quelques rumeurs, le déserteur n’avait sans doute plus toute sa tête mais, malgré tout, il restait un maître, en matière de dissimulation. Pour le clan de Suna, recueillir les informations (de gré ou de force), recouper celle-ci pour en démêler le faux du probable, en passant par l’envisageable… Tout cela avait pris beaucoup de temps et de ressources, évidemment. Maintenant qu’ils tenaient leur homme, il s’agissait d’appréhender le coupable sans se rater, de risque qu’il ne s’évapore dans la nature et les obliger à tout reprendre de zéro. C’était, bien sûr, totalement inenvisageable. En plus des nombreux crimes qu’il avait commis, Zanmu détenait des secrets qu’on ne pouvait le laisser partager et semblait même en avoir acquis d’autres, qui feraient office de réparation, pour tout le déshonneur qu’il avait apporté sur les siens.

Au bout d’un mois d’observation soutenue, il paraissait évident que le savant fou préparait quelque chose, mais avait établi une base d’opération fixe sur la petite île pluvieuse. Quelques bateaux en partaient et en revenaient parfois, remplis de barbares, mais toujours sans la cible des Sunajin, les informateurs étaient formels. Les Shirogane décidèrent de maintenir la surveillance, mais aussi de dépêcher une équipe d’élite, dans le but de mener une frappe chirurgicale. L’homme recherché était entouré de sauvages en tout genre, qui ne devaient pas représenter de réelle menace individuellement, mais qui pouvaient lui permettre de s’enfuir. Afin de faciliter le départ de leurs agents de terrain, ils mirent à profit la découverte d’une enclave discrète, qui semblait être l’endroit parfait pour préparer une telle expédition.

Le déserteur dessert le désert [Ft. Dakuwanda Kirai & Shirogane Mamushi] Axuu

Au niveau des côtes de la vallée des nuages se trouvait un petit village de pêcheurs, Beiruri, qui se trouvait isolé, à la lisière des montagnes de foudre. Localisé sur un plateau, guère plus haut que le niveau de l’eau, il était camouflé par les collines et le terrain surélevé qui l’entouraient, ce qui en faisait un endroit relativement peu connu et difficile d’accès, sans indication précise et un bon sens de l’orientation. Ses résidents étaient bien loin d’être des guerriers, mais tout cela, allié à leur absence sidérante de richesse, les protégeait de toute attaque de bandit, pour qui il était compliqué de profiter des lieux.

A l’exception de quelques caravaniers, qui partaient régulièrement avec des produits locaux à vendre, afin d’éviter de se mettre leur daimyô à dos, la bourgade côtière était autosuffisante. On y vivait principalement des bienfaits de la mer, ainsi que de quelques cultures de fortune, au rendement pittoresque, mais qui leur permettait de varier leur alimentation, pour des préparations à moindre coût et permettant une longue conservation. L’endroit était paisible et se tenait relativement à l’écart des aléas du monde moderne ainsi que de ses conflits.

Les Shirogane envoyèrent donc un duo à Beiruri, tenu au secret par leur clan, qui tenait à régler cette sinistre affaire en interne. Depuis le hameau, les éclaireurs confirmaient qu’il était possible de trouver un bateau, prêt à les emmener là où ils le souhaitaient. Afin de préserver l’anonymat des shinobis, aucune préparation n’avait été faite à l’avance mais le clan leur avait confié une somme confortable, afin de marchander leur traversée. En dehors des habitations et du port, qui était la partie la plus active du village, il n’y avait que peu de commerces de plaisance, à l’exception notable d’un bar à disposition des pêcheurs et des rares voyageurs qui s’aventuraient dans le coin.

Le trajet jusqu’à la bourgade était long et contenait sa part d'embûches et, à l’arrivée de Kirai et Mamushi sur les lieux, le temps était orageux. D’épais nuages noirs obscurcissaient le monde, alors que des vents violents déchainaient les flots. Même si ce genre d’intempérie devait faire partie du quotidien des natifs, dans ces conditions, mettre la main sur un capitaine risquait d’être plus compliqué que prévu. Les ninjas du désert avaient carte blanche, même s’il était impératif que leur travail reste discret. En définitive, moins il y aurait de témoin gênant, mieux tout le monde se porterait, au dénouement de cette terrible histoire.

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« Tic...tac...tic...tac...Le temps file et se découd, comme une pièce de cuir usée par la démesure... Étrange filature qui nous pique au vif alors que le chat des aiguilles de la montre ne cessent leurs courses... Je suis las ma chérie... Et pourtant, les chandelles brillent d'un tout nouvel éclat. Il est temps de se prêter au jeu, et peut-être, oui, peut-être, que nous y arriverons... Mais à dire vrai... Cela ne m'enchante guère. »

Accoudé à une petite table posée juste en dessous d'un miroir, Kirai se prépare à une nouvelle expédition. Mais cette fois-ci, son cœur s'emballe et une certaine angoisse se lit dans ses gestes. Il n'est pas question ici de s'amuser avec les gorilles guerriers non. Prenant une grande inspiration, il tombe sur sa chaise, se laissant aller à la lecture du parchemin de mission. Aujourd'hui Tailleur et chapelier, ce dernier s'amuse face à l'ironie d'une telle situation. Lui, qui au regard du sacerdoce Shirogane n'est perçu que comme une blatte depuis des années, - voir, plus vu comme un charpentier qu'un marionnettiste -  se voit offrir la possibilité de représenter ce Clan tellement détesté. Une aubaine ? Non. Peignez en céladon, un pangolin, vous n'en ferez pas un dragon, ni un chameau. Une salamandre tout au plus, et encore ! Nulle billevesée de la sorte n'a jamais réussi à changer la pisse en ichor. Il en est de même pour les hauts dignitaires de ce Clan. Car bien que la grandeur et la gloire attendent à la fin de cette mission, l'Epouvantail pressent un grand danger.

« J'entends les possibilités. Myriades et moult se mêlent et se croisent, bien loin de l'esprit infécond de ces pipistrelles. Soient disant importants qu'ils pensent être. Bon que pour hâbler les mérites d'autrui. Pourtant... Ce qui nous attends à la fin... La question ultime de l'existence, brisée dans une réponse cachée dans les vapeurs de ce nouveau mystère. Je sens l'excitation me parcourir jusqu'à dans mes vieux os, et la crainte aussi... Car dans les ténèbres, je sens sa présence... »

Son regard quitte son reflet, se laissant aller à la contemplation de ce qui l'entoure. À sa gauche, quelques bouts de tissus rouge et orange, témoins du passage de son ami Ningyo. À sa droite, sa main glisse le long des pétales zinzolin de ce rhododendron que Erisa lui a offert. Il lui sourit, arrachant délicatement une des fleurs avant d'en humer le parfum.

« Aussi pâles que que ton âme, ma douce Muse callipyge... »

L'agacement se lit sur son visage, alors qu'il ressert sa main sur la fleur, la réduisant à l'état de bouleavant de la jeter au travers de la pièce. Il est fort rare pour l'Epouvantail de vivre pareille déconvenue. Car si l'objet de ses désirs est à la portée de ses doigts, la nécessité d'une collaboration avec cet homme agit comme un véritable tue-la-joie. Et bien que l'affection qu'il éprouve pour son travail soit ascensionnel et éperdu, il reste compliqué pour lui de partager la vedette. Mais une telle mutilationde ces années de recherches valent-elles sa fierté et son ego ?

« Non... »

Frappant des mains, la douce Hikari arrive, présentant dans ses mains un plateau où se trouve divers objets, dont une théière, dont le parfum volatilevient titiller les narines du Tailleur. « Rien de telle qu'une bonne tasse de thé pour chasser ses idées noires. » Véritable placebo, pour l'Epouvantail, il n'est guère de ceux qui se laisse aller à l'alcool, préférant la douceur des mélanges de feuilles et de fleurs, bien que cette fois-ci, le pot-pourri ramené de Konoha ne lui plaît guère.

« Argh ! Mon dieu que c'est horrible ! On dirait le goût d'un chewing-gum vomit par un cadavre ! Débarrasse moi de ça ! » dit-il en jetant presque la tasse, tapotant ses habits comme si l'odeur de la substance s'imprègne dans ses habits. Puis, dans sa frénésie, le tic-tac rappelle son esprit. Faisant volte face, il voit l'heure.

« sacrebleu ! Je vais être en retard pour le départ de la carriole ! Hâtons nous ma chère ! Nulle remorquage ne sera toléré par notre camarade cette fois-ci ! »

Agrippant à la va-vite ses effets, ils partent tout deux de l'Atelier, laissant fumante la théière non vidée, qui continue à infuser et libérer dans la pièce ses arômes pestilentiels. Mais quelle est donc la raison de tout ce bric-à-brac ? Car bien que la singularité du Tailleur de Suna n'est plus à faire, jamais il n'avait agit ainsi. Alors, pourquoi ? La réponse est sombre et remplit de terreur, mais peut se limite à un simple prénom : Mamushi.

Dans le Clan Shirogane, connu pour être un nid de sycophantes et d'artistes en tout genre, gît quelques légendes. La plus connue de toute, celle de Nozomi, continue à émerveiller les jeunes apprentis, inconscient qu'en ce jour, deux de leurs compères s'apprêtent à en récupérer les secrets. Ensuite, vient celle du Tailleur ou de l'Epouvantail, qui, d'après les rumeurs, possède dans les méandres de son atelier, les morceaux de sa femme et de son enfant défunt. Vérité ou pipeau, ça, seul le temps le dira, et les quelques aventuriers qui ont osé s'approcher de la trappe en dessous de l'établit, n'en sont jamais repartit. Et enfin, vient celle du Croque-Mitaine. Celui que Kirai, - malgré le personnage et l'aura que possède ce dernier, - craint énormément. Les rumeurs vont bons trains alors que les histoires les plus sombres semblent s'enchevêtrer autour de ce personnage si particulier... Là, réside les angoisses du Maître Tailleur, qui, courant presque dans les ruelles de Suna, ne cesse de penser à ce futur camarade, dont Mana lui a vanté pourtant les mérites et le travail.

« Qu'importe... »

S'arrêtant soudainement, il reprend son souffle. Son visage d'abord inquiet se reteint d'une couleur plus maussade, plus ténébreuse et inquiétante... Plus lui en réalité.

« Nous sommes ce que nous sommes ma chérie et je ne laisserai aucune crainte m'habiter ! Je ne suis pas de ceux qui cri au geronimo lorsqu'ils sont en retard. Je suis celui que l'on attends et je compte bien lui montrer que Shirogane ou pas, je ne suis le chien d'aucun marionnettiste ! »

~

Plusieurs jours plus tard, le duo excentrique arrive à Beiruri. Bercé par les vagues tumultueuses d'une nuit d'orage, leur bateau arrive difficilement à quai. Au vu de la météo, nulle autre traversée n'est possible aujourd'hui. Et si, de tout le long et fastidieux voyages qu'ils ont fait, le silence fut maître, il est grand temps pour le Tailleur de s'avancer. Peut-être pas en maître, mais au moins, en égal à cette légende qui lui paraît étonnement calme. Caché sous une immense cap sombre, avec à ses côtés, la douce Hikari vêtue de la même manière, la voix de l'Epouvantail se veut calme et posée, trahissant cependant un léger agacement face à la météo qui risque de rallongé leur voyage.

« Bien ! Que diriez-vous d'aller nous poser à l'auberge le temps que cette vilaine tempête s'arrête ? Après tout, je doute que nous trouvions un bateau qui parte en mer avec ce temps ! »

Sans véritablement attendre de réponse, Kirai s'avance doucement vers ce qui s’apparente à l'objet de son désir. Mais que va faire son camarade ?



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La chasse


Encore une nuit bien calme dans le village. Mamushi se terrait comme à son habitude dans son atelier, un parchemin en main. Le peu d’éclairage à l'intérieur de cette cave rendit l’ordre de mission à peine lisible. Le clan Shirogane voulut se débarrasser une bonne fois pour toutes d’une menace particulière. Le jeune marionnettiste savoura une dernière bouffée d’opium avant de s’adresser à son maître. Ce dernier se tint debout, face à la porte scellée par divers parchemins.

- Ils nous envoient capturer le traître Zanmu. Nos espions l’ont aperçu au Nord-est, vers la vallée des nuages. Le clan veut régler ça en interne pour éviter que cette histoire ne s'ébruite. Vous en pensez quoi maître ?

Le vieil homme garda le silence quelques instants tout en caressant les différents parchemins de scellements. Mamushi sentit une certaine préoccupation dans ce silence maussade, mais n’y prêta pas attention et se servit un verre de saké.

- J’ai entendu dire que ton coéquipier pour cette mission était le tailleur. Tu es au courant des rumeurs à son sujet, j’espère ? C’est un individu qui pourrait être dangereux pour nos affaires Mamushi.


L’atelier empesta l’opium, une odeur qui empreignait les maquettes de marionnettes. Il n’en pouvait plus de toutes ses remarques, tous ses avertissements. Craindre cet homme ? Tuer sa femme et son enfant ne fait pas de vous un adversaire dangereux. Un sociopathe peut être, mais rien de bien plus impressionnant. Mamushi ne le craignit pas, cependant, il lui accorda un certain respect.

- Oui oui oui ! J’ai entendu ces rumeurs. Comme quoi le tailleur de Suna garderais les restes de sa femme et de son enfant. Franchement, je m’en bats les couilles. Si le mec a pété un câble, c’est son problème. Nous ne sommes pas les flics du village. Tant qu’il ne nuie pas à ma famille ou à nos projets tout me va. N’oubliez pas ce qu’il se trouve derrière cette porte. Si jamais une folie devait se produire, ne vous inquiétez pas pour moi. D’ailleurs, ce n’est pas que je ne vous aime pas, mais je dois y aller. Le voyage risque d'être pénible.


Résidence familiale

Il n’y a jamais eu un jour où Mamushi partit en mission sans rendre visite à sa famille. L’ambiance y était toujours joyeuse, l’atmosphère lugubre du clan ne s'étant pas encore incrustée. Toujours la même routine. Son père était assis à table, essayant de comprendre la dernière stratégie de son fils. Sa mère se tenait avec son épouse juste à côté. Bavardant autour d’un verre de thé. Une vie de famille parfaite, que pouvait-il demander de plus ?

- He bien, on revient encore en retard, c’est la deuxième fois cette semaine chéri.

La mère de Mamushi était toujours bienveillante. Son seul souhait fut réalisé lorsque le jeune marionnettiste fit la rencontre de sa bien-aimée. Un être d’une douceur sans nul autre pareil. Cette dernière se leva pour accueillir le jeune homme. Elle caressa son visage pour s’assurer que c’était bel et bien lui, avant de lui offrir une pichenette.

- Tu reviens de plus en plus tard Mamushi ! Je t’avais déjà dit que je ne peux me coucher sans avoir de tes nouvelles.

Aiko était du genre à se faire un sang d’encre lorsqu’il s'agissait de son époux. Car le fait qu’il soit ninja n’importe pas pour elle. Mamushi restait avant tout son premier et unique amour. La nouvelle devait cependant être annoncée, il n’aimait pas faire traîner les mauvaises nouvelles.

- Je suis désolé Aiko, mais je dois partir en mission pour le clan d’urgence. Je vais devoir m’absenter.

Bien que son rôle de ninja n’était que secondeur à ses yeux, Aiko avait conscience de l’importance de ce post de Jonin aux yeux de Mamushi. C’était un homme ambitieux qui a gravi les échelons par son travail et ses efforts rigoureux. Après avoir salué sa famille, il était temps pour le prodige de s’en aller. Kirai l’attendais sûrement depuis quelque temps

Les jeunes prodiges du clan Shirogane n'échangeraient pas un seul mot durant le voyage, mais arrivèrent enfin à Beiru. Mamushi était vêtu d’une longue cape de couleur grise. Son chef-d'œuvre se tenait sur son dos, camouflé par plusieurs mètres de bandes de tissus. Kirai avait pris les devants en suggérant d’aller prendre refuge dans une auberge. Enfin, suggestion est un bien grand mot. Mamushi était toujours aussi étrangement silencieux et suivit le tailleur de près. Lui aussi en avait marre de cet orage


   
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Le déserteur dessert le désert




La traversée s’était annoncée périlleuse et les conditions météorologiques ne firent qu’empirer rapidement, après l’arrivée des deux marionnettistes. Le capitaine qui les avait amené était le seul présent sur le pont, qui se faisait violemment fouetter par les vagues, le village tout entier semblant désert à première vue, à l’exception de quelques natifs rares qui se hâtaient, sans doute pour se mettre, eux ou des marchandises, à l’abri. Tout autour, on pouvait tout de même voir la présence de nombreuses bâches imperméables, autant sur les bâteaux que les équipements ou d’énormes cagettes fermées, ce qui pouvait signifier que ce genre de climat était fréquent dans le coin et les habitants, eux, habitués à le gérer. Sans demander son reste, le marin qu’ils avaient déjà payé à prix d’or, pour les conduire jusqu’ici, les dépassa une fois son navire solidement attaché, au bout humide de la passerelle.

Le son du torrent déversé par les cieux, mêlé au rugissement incessant du vent, qui ne cessait de prendre toujours plus d’ampleur, donnait un capharnaüm assourdissant, qui rendait la communication difficile. Même s’ils étaient l’un à côté de l’autre, les Sunajins étaient obligés de donner de la voix pour éviter qu’elle ne se fasse emporter par les bourrasques et rester compréhensible. En dépit de leurs différences, ils arrivèrent tout de même à se mettre d’accord sur l’importance d’aller se réfugier au sec dans l'auberge du coin, drapés dans leurs accoutrements amples et sombres, qui absorbaient l’eau à vue d'œil. Lorsque le trio insolite poussa l’épaisse porte en bois, plusieurs personnes à l’intérieur intimèrent aux nouveaux venus de vivement la refermer, pour éviter que l’air glacial et humide ne s’engouffre à l’intérieur. Comme si de rien n’était, ils se retournèrent tous dans leur même mouvement, afin de retourner vaquer à leurs occupations immédiatement, sans accorder davantage de temps aux touristes et leurs tenues, qui auraient pu soulever quelques interrogations.

Parler d’un endroit chaleureux aurait été faire preuve d’une publicité risiblement mensongère, pour parler de ce boui-boui sans nom, qui ressemblait bien plus à un bar miteux qu'à autre chose. Les fenêtres étaient bien toutes fermées, tout comme l’entrée mais, pourtant, il traînait tout de même un désagréable courant d’air, qui faisait vaciller les faibles bougies et lanternes, qui illuminaient piteusement la bâtisse. Il n’y avait que peu de clients, disséminés en groupes disparates et éloignés les uns des autres, plongés dans des discussions à voix basses ou des jeux de cartes, auxquels ils s’adonnaient, sans enjeu ni entrain. On y trouvait une dizaine d’individus, habillés des mêmes vêtements unis, bleus, ainsi que de chapeaux tressés, à larges bords, tout comme le navigateur qui les avait ramenés et qui buvait déjà, auprès de certains de ses collègues. Il y avait encore quelques tables vides, qui semblaient avoir été placées à l’aveugle : deux assez larges, qui trônaient au beau milieu de la pièce, côte à côte et une autre, plus petite et discrète, abandonnée dans un angle.

Enfin, on pouvait voir, assis devant le comptoir, un homme bien plus épais que tous les autres, âgé d’une cinquantaine bien tassée, bedonnant et au nez gonflé et rouge, comme une énorme fraise dardée de points blancs. Il avait visiblement bien entamé sa soirée, à en juger par les cadavres de bouteilles qui gisaient près de lui, ainsi qu’au verre dans lequel il les vidait, avant de le descendre d’un coup dans un mouvement machinal, répétitif, sur un tempo lent mais constant, qui rendait la façon dont il se balançait sur sa chaise presque envoûtant. C’était également le seul qui était vêtu différemment du reste, arborant des vêtements trop serrés, blancs et rouges. De l’autre côté du bar se trouvait la gérante, qui astiquait lascivement une large choppe, en laissant son regard traîner sur le plancher.

« Bonjour, bonsoir, installez-vous. Qu’est-ce que je vous sers ? » Demanda-t-elle, sans pour autant relever le visage dans un premier temps, avant de poser sur eux un regard las et éteint, plus par politesse que réel intérêt. « On a un porte-manteau pour vos… »

Elle ne termina pas sa phrase et ramena toute son attention sur le verre qu’elle tenait entre ses mains. La propriétaire tirait sur la fin de sa trentaine, bien que ses traits semblaient particulièrement usés, ce qui compliquait l’estimation. Sa chevelure était nouée dans un foulard crasseux, qui ne laissait apparaître que quelques mèches couleur de suie et elle portait un épais tablier, ayant manifestement servi pour un nettoyage significatif et dont la couleur était difficile à deviner, surtout avec l’éclairage piteux, qui donnait un aspect blafard à toute l’assemblée. En-dessous, elle avait le même bleu de travail de tissu que les autres et paraissait avoir un sérieux coup de blues, au beau milieu d’une journée bien morne.

« Vous êtes perdus ? » Ajouta-t-elle dans un léger soupir, en fixant ardemment le sol.


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Dakuwanda Kirai
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Visiblement peu enclin à vouloir ouvrir la bouche, son camarade de mission se décide à le suivre sans piper mot. Voilà qui est des plus agaçants pour le Tailleur, plus habitué aux bruyants Nozomo ou aux grandes logorrhées de certains personnages. Même Honoka, aussi muette qu'elle puisse être semble avoir plus de conversation que le Croque-Mitaine qui le suit dans son dos. Mais finalement, est-ce vraiment un mal pour le Tailleur ? Oui et non. Oui, car il désire démystifier un peu le personnage et quoi de mieux que de longues discussions autour d'un verre pour cela ? Non, car au fond de lui, peut-être qu'une mission dans le silence peut lui faire le plus grand des biens.

Pour autant, en arrivant dans l'auberge la déception se lit clairement sur son visage. Car si la joie d'être enfin dans un endroit au sec lui crée un léger sourire, le manque de vitalité des personnages en présence lui donne presque des envies de suicides. Décidément cette mission s'annonce des plus longues ! Cependant, n'étant pas homme à se laisser abattre si facilement, l'Epouvantail s'avance, faisant signe à Hikari de prendre place dans la table dans le coin, alors qu'il se présente à ce qui s'apparente à une employée.

« Absolument pas, nous sommes exactement là où nous voulons être ma dame. D'ailleurs, je vous saurais grès de nous octroyer une chambre pour quatre s'il vous plaît. Je ne dors que dans des lits doubles c'est pour ça ahah. D'ailleurs, vous pourrez sans doute nous aider. Nous cherchons un capitaine de navire pour nous mener sur une île bien spécifique lorsque le temps sera plus propice à la navigation. Voyez-vous nous cherchons à aller plus à l'Est et j'ai entendu dire que quelques marins dans ce magnifique petit village serait prêt à nous y mener mon camarade et moi-même ? »

Visiblement agacé par les va-et-vient de l'énergumène basculant sur sa chaise, Kirai n'a eu de cesse d'entre-coupé son récit par quelques mouvements de tête aussi régulier que la danse du poivreau.

« Et euh... Vous pouvez arrêter ça s'il vous plaît ? Vous me donnez vraiment le tournis à vous balancer ! Déjà que j'ai failli rendre mon petit dej sur le navire qui nous a fait accoster ici, alors si en plus, même sur terre on me fait tanguer ça va pas aller ! Ahah ».



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Shirogane Mamushi
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La chasse



Je ne connais pas la peur…

Le silence. Rien de plus important lorsque l’on chasse une proie d’exception. Cela fait bien longtemps qu’il n’avait pas ressenti cette excitation au fond de lui. Les glandes surrénales commencèrent à sécréter l'adrénaline en préparation au stress intense de la chasse. Mais l’heure de l’extase n’était pas encore arrivée, il fallait d’abord piéger ce traître. La traque d’un être vivant était sacré pour l’homme au regard de vipère. Une danse macabre sur le fil qui s'étend au-dessus des enfers.

La peur tue l’esprit…

Son partenaire de voyage ne semblait pas vivre l'expérience de la même manière. Il était bruyant et trop excentrique. Mamushi pouvait l'être aussi, mais cette facette de lui n’avait pas lieu d'être dans cet environnement. Le duo s’aventurait en terrain inconnu à l’autre bout du Sekaï. Il valait mieux rester le plus discret possible. Malheureusement pour Mamushi, Kiraï avait d’autres idées en tête. Ce qui leur servait d’abri semblait en piteux état, sans parler de la clientèle. Bien qu’il ait fréquenté ce genre d’endroits à plusieurs reprises, Mamushi semblait avoir un mauvais pressentiment. Quelque chose cloche, mais le marionnettiste n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.

La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale ...

Kiraï fit signe à la demoiselle d’aller s'asseoir dans la table la plus isolée de toutes. Mamushi lui suivit la femme tout en analysant ses faits et gestes pendant le court chemin, laissant Kiraï derrière. Il avait peut etre mis la main sur le secret entourant cette femme, mais il lui manquait encore un petit détail. Pour peut-être pouvoir prouver son hypothèse, Mamushi bouscula légèrement la jeune femme. Bien sûr tout en lui faisant croire que c’était un acte de maladresse. Le Shirogane analysait une seule chose, la reprise de l’équilibre. La différence entre les systèmes mécaniques conventionnelle et c’est qu’ils sont beaucoup moins complexe que les mouvements dit ‘vivants’. Mamushi en était convaincu, ce n’est pas un être humain qu’il a bousculé.

J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi …


Mamushi prit place à table, tout en laissant un espace entre lui et Hikari. Son regard avait changé, il était devenu plus sérieux. Ses yeux n'avaient cessé de scruter le moindre recoin de la taverne, analysant chaque personne présente dans la pièce. Celui qui était assis au comptoir ne semblait pas être un natif. Sa tenue était pour le moins singulière. Avant de pouvoir se mettre en phase, Mamushi avait besoin de sa dose. Une drogue concoctée par ses soins. Elle avait l’effet inverse de sa pipe à opium. C’était un stimulant auquel il était hautement réceptif. Ses effets étaient simples : accroître la concentration et la vivacité de son consommateur. Le marionnettiste brûla la substance à l'aide de son briquet avant d'inhaler la drogue, en toute discrétion.


Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien …


Mamushi mit son chef-d'œuvre contre le mur se tenant derrière lui. Un tremblement musculaire parcourut le corps du jeune homme pendant un court instant. Signe que son produit était en train de stimuler son système nerveux. La partie de chasse avait officiellement commencé pour Mamushi. Il ne pensait à rien d’autre que sa mission. Il n’avait qu’une seule chose en tête : capturer sa proie et obtenir son butin.

Rien que moi.

Récapitulatif combat:
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Le déserteur dessert le désert



Personne ne sembla prêter grande attention à Hikari, ni même aux deux Shirogane prêts du comptoir. Suite à la sommaire inspection qu’on leur avait faite, au moment de leur entrée, plus un regard à la dérobée ne vint déranger la tranquillité des Sunajin et leur barmaid apathique. Cette dernière écoutait le tailleur avec peu d’intérêt, sans même le regarder, les yeux plongés au fond de la chope qu’elle nettoyait encore et toujours, comme si elle s’attendait à y trouver une montagne d’or.

« Une chambre ? A quatre ? Un capitaine..? » Répéta-t-elle sur un ton soporifique, intensifiant en même temps son frottement. « Oui. Oui, bien sûr. Qu’est-ce que je vous sers ? »

Si elle semblait perdue dans ses pensées, un énorme rire gras empli de vie résonna bruyamment, du côté du poivrot qui s’agitait d’avant en arrière. Vraisemblablement amusé autant par la gérante que la demande saugrenue de l’inconnu dans sa tenue sombre, le cinquantenaire bedonnant se donna plusieurs puissantes claques sonores sur les cuisses, en arrêtant de se balancer, pour le plus grand plaisir de Kirai.

« Toujours à côté d’ses pompes, c’te bonne femme ! Y zont des piaules pour sûr, mais j’y enfoutrais pas un pied d’dans, sauf si t’aimes les mites et les mulots ! C’est un style, c’est un style ! » Brailla l’alcoolique, avant de s’esclaffer de plus belle.

Il tapota le tabouret à sa gauche avec entrain, avant d’attraper un bachi personnalisé, noir et blanc assez usé, sur le devant duquel on pouvait voir un symbole de baleine entouré d’un demi-cercle bleu. Il enfila son chapeau de capitaine sur sa grosse tête pleine de vinasse et pointa du doigt le dessin qui s’y trouvait, comme s’il était censé être reconnu par le Shirogane.

« Si j’m’enbalance-tu sur mon tabouret, c’est passque j’tangue comme l’océan. Un navire, c’comme un ch’val. » Affirma-t- il, avec son lourd accent, à couper au couteau. « Si tu l’laisses galoper sans suiv’, tu vas pas faire d’vieux os, garçon ! »

Comme par automatisme, suite au “garçon”, la tenancière plongea la main sous son comptoir pour y sortir une grosse flasque, qu’elle fit claquer à côté de l’étrange marin, avant de retourner vaquer à son occupation monotone. De là où il était, Mamushi pouvait observer tout ce qu’il se passait sans trop de mal, dans le boui-boui sans nom. Rien de spécial à signaler, si ce n’était une impression d’ennui général et la répétition des actions aux différentes tables. On jouait quelque assortiment de cartes ou de dés, on sirotait son verre ou le descendait d’une traite, selon les gus, on le remplissait une fois vidé et rebelote. Les conversations à voix basse étaient d’une banalité affligeante et tournaient majoritairement autour du mauvais temps de ces derniers temps, qui frappait toujours sans crier gare et de la difficulté à faire une pêche décente, par ce temps.

Rien de très palpitant à se mettre sous la dent, en somme et pourtant, ils ne s’intéressaient nullement à l’étrange trio, qui devait pourtant représenter une nouveauté peu banale, de par leur accoutrement et leur barda particulier. Au milieu de ce cadre rasoir et uniforme, le capitaine coloré ressortait tout particulièrement et sa seule voix, sans même qu’il n’ait besoin de vraiment la pousser, portait suffisamment pour remplir toute la salle dès qu’il prenait la parole.

« Bwahaha, merci la gueuse, merci ! » S’esclaffa le bedonnant personnage, en ouvrant ce qu’on lui avait servi, avant de se retourner vers le marionnettiste. « Tu t’encherches un captain par ici, mon con ? T’es pas rendu, sont tous trop MOUS DU BULBE ! » Cria le capitaine en se tournant vers le reste de la salle, en levant son contenant. Personne ne jugea bon de réagir de quelque manière que ce soit et il revint vers Kirai en haussant les épaules. « T’envois c’que j’babille ? Non, non. Moi j’enpars ce soir, c’temps là c’est du pipi de poisson-chat. J’ai ptet de la place su’ l’navire ou ptet pas, mais j’ai surtout la gorge sèche et la bourse vide, t’entends c’qu’où j’veux en v’nir pas vrai ? »

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« Mon kami... »

Les yeux écarquillés par la stupéfaction, Kirai regarde l'être dont la vitalité ferait passer la plus vide des marionnettes pour un être vivant. Diantre qu'elle est lente. Un mollusque dans le corps d'un être humain, si bien que pendant un instant, le marionnettiste se demande sincèrement si elle est capable de tenir un service. Mais alors que sa main vient retrouver sa bouche pour tenter de cacher sa stupeur, le balancier fait résonner sa voix. Une surprise de plus pour le Tailleur qui pensait il y a pas deux minutes que le pauvre bougre était mort saoule. Mais bien au contraire, ce dernier commence à lui offrir de précieux conseils notamment sur l'établissement. Un frisson glisse le long de son dos à l'énonciation des mites. Laisser Hikari et ses vêtements dans un pareil endroit est inconcevable.

« Oh... Du coup laissez tomber la chambre, juste un bateau nous suffira. »

S'accoudant un instant au comptoir, l'auberge commence à se transformer en cours des miracles, alors que le bougre à la casquette orné d'une baleine commence à répondre à sa demande d'inertie. Sans doute le décalage horaire pense-t-il alors qu'il tente de déchiffrer les élucubrations de l'énergumène dont les paroles ressemblent plus à des rots qu'autres choses. Voyant la tenancière servir un autre verre au présumé Marin, Kirai ne put s'empêcher de faire la moue, se demandant si à force d'alcool, le pauvre ne va pas devenir bègue. Pour autant, la joie de vivre du vieil homme est communicative, si bien que l'Epouvantail sourit légèrement, appréciant l’exubérance et la voix franche du boucanier.

« Mon quoi ? »

Arrêt sur image, les tremblements laissent place à la stupeur tandis que les émotions font de grands va-et-vient. Comment a-t-il pu osé lui parler de la sorte ? Le Chapelier reste sans voix, tandis qu'une information des plus capitales se profile dans l'amas de vomis sortant de la bouche du capitaine. Levant son index pour lui indiqué d'attendre un instant, il se retourne vers le croque-mitaine tandis que ce dernier semble pour le moins... Différent ? Arquant un sourcil, la situation se dessine devant lui avec tous les tenants et aboutissants. Nul besoin de demander son avis à son camarade, et puis, l'idée de faire dormir des marionnettes de bois dans un nid de mites n'est guère envisageable.

Faisant signe à son camarade de venir le rejoindre, Kirai fait volte-face, cherchant au creux du pan de son manteau une petite somme de ryo qui viennent s'étendre sur le comptoir. Laissant le cliquetis du métal faire son bonhomme de chemin dans l'esprit de leur nouvel ami, le Tailleur s'avance, croisant le regard du bougre tandis que sa main secoue un instant son manteau, créant ce bruit de richesse si caractéristique.

« Et si nous disions que je vous en donne ici une partie et que je vous réserve le reste pour quand nous serons rentré ? Voyez-y une sorte d'investissement sur le long terme vous permettant de garder votre gorge humide sans risquer de finir sur la paille... » Tournant son visage vers la tenancière, il lui fit signe de les servir, laissant la pauvre sans-âme déverser le liquide dans les verres face à eux dans une lenteur inconsidéré. D'un geste rapide, il récupère un récipient le présentant au visage de l'homme bedonnant. « Et la première tournée est pour moi... On a un marché ? »



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La chasse


Rien de spécial dans cette auberge a priori. Autant se barrer de là, je n’ai aucune envie de dormir dans un endroit aussi piteux.

Les stupéfiants que consoma  Mamushi sont un excellent moyen pour lui de rester concentré, l'inconvénient c’est qu’ils le rendent particulièrement impatient. Le Shirogane observa son compagnon de voyage discuter avec les deux énergumènes de l’autre côté de l’auberge. Rapidement ce dernier lui fit signe de le rejoindre, ayant visiblement trouvé un arrangement. Sans attendre un instant, car impatient de quitter ce lieu, le marionnettiste s’empressa de le rejoindre. Des ryos tombèrent sur table lorsqu’il arriva à destination.

« Et si nous disions que je vous en donne ici une partie et que je vous réserve le reste pour quand nous serons rentré ? Voyez-y une sorte d'investissement sur le long terme vous permettant de garder votre gorge humide sans risquer de finir sur la paille.. Et la première tournée est pour moi... On a un marché ?»

« Loin de moi l’envie de vouloir vous privés du rafraîchissement de ce breuvage local, mais on aimerait partir le plus rapidement possible. On m’a vanté tes talents de marin. En espérant que tu puisses toujours marcher correctement … avec tout ce que t’as ingurgité. Si notre intégrité physique n’est pas garantie à l’arrivée, tu peux oublier le second paiement. »  

Il fallait absolument arriver sur les lieux de la traque. Plus ils perdirent de temps ici, plus ils prirent de risques de se faire voir par la mauvaise personne. Bien que la taverne ne sembla visiblement pas se soucier de l’arrivée des Sunajins, rien ne garantit que ce calme allait s'éterniser. De plus, il n'y avait rien dans ces lieux qui pourrait aider le duo des sables dans leurs enquêtes. Mamushi sortit une cigarette et l’alluma rapidement, consommant d’une traite tout le tabac se trouvant à l'intérieur. Il se dirigea ensuite vers la sortie tout en s’adressant à Kiraï.

«Je vous attends à l'extérieur. Tâchez d'être rapide, je n’ai nul envie qu’il tombe à terre pendant la traversée. »    

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Le déserteur dessert le désert




Dès qu’elle reçut une réponse de la part de Kirai, la tenancière hocha mollement les épaules en lui accordant encore moins d’attention (si c’était seulement possible), laissant son torchon usé tourner et retourner, ne laissant aucune chance même aux tâches les plus tenaces. Le vieux loup de mer hocha doucement la tête en direction de son interlocuteur, qui semblait avoir donné du crédit à son avis, ce qui ne devait pas être le cas de beaucoup de monde. Haussant un sourcil à la question du chapelier, il flotta un instant dans l’incompréhension avant d’éclater d’un rire tonitruant qui le secoua de part en part, manquant même de le faire tomber à la renverse. Alors que les pieds de son tabouret résonnaient sur le parquet à la cadence de l’homme hilare, qui ne montrait aucune inquiétude par rapport à son apparent manque de stabilité. Après tout, il n’était pas encore tombé une seule fois. Sa main calleuse frappa le bois du comptoir, alors qu’il reprenait son souffle, peu à peu.

« Beh mon con koué, mon con ! » Lui répondit-il, les yeux aussi rieurs que lui. « C’en es-tu la première fois qu’t’entends ça ? Si t’enveux j’peux t’appeler l’gueux, l’étranger ou même... l’enpoulet ! Bwahahaha ! »

Que son calembour ait été volontaire ou symptomatique de son patois gras, il repartit dans un amusement festif, sans se formaliser que son potentiel client ne le mette en attente, d’un doigt levé. Pendant que le Sunajin appelait son camarade de route, le capitaine enquilla de nouveau un verre sorti d’on ne sait où, entre deux fous rires incontrôlés. Toutefois, le bruit de l’argent sembla vite le ramener à la réalité, à moins qu’il ne s’agisse simplement de la promesse de boire tout son soûl. En un tour de maître, Kirai avait vraisemblablement réussi à bien se le mettre dans la poche. Tant que celles-ci étaient pleines de ressources, en tout cas.

« Tu t’enparles enfin mon langage, mon… » Commença-t-il, avant de passer ses doigts boudinés dans sa vieille barbe  crasseuse et fournie. Il tendit rapidement l’autre vers Kirai, afin de sceller leur négoce. « Nan, nan. J’ai bien vu qu’ça t’enplaisait pas et comme qu’on dit, l’client est roi. Si t’ensais y mett’ le prix, j’peux bien t’enommer comme tu… »  

Le discours de Mamushi lui fit arrêter le trajet de sa paluche, encore en suspension dans les airs. Il releva sur lui des yeux lourds d’agacement et de vinasse. Comment osait-il essayer de le priver de son dû si durement acquis, pour discuter de délais, d’empressement et de doutes ? La serveuse versait déjà ce qu’on lui avait commandé, alors que le soulard esquivait la main de son interlocuteur pour aller retirer son chapeau et se gratter la tête, à l’aide de ses quelques doigts libres. Hésitant un moment, tout en soutenant le regard de l’enfumé, il parut soupeser quelque conflit interne. Il se laissa finalement retomber lourdement sur les pieds, pour dépasser les touristes en leur tapotant sur l’épaule de l’un et de l’autre, une fois son couvre-chef remis à sa place d’origine.

« Alors en route, mauvaise troupe. » Proposa-t-il, en haussant les épaules, s’adressant au jeune insolent. « Si tu veux pas qu’on enfinisse vingt miyieu sous les mers, tu f’rais ben de ramener une bouteille, avant qu’on enfiloche. Si chuis frais j’vaux pas un copec, personne veut ça mon con. Personne. »

Il y avait dans sa démarche hasardeuse une certaine grâce insoupçonnée ainsi qu’une intrigante et soudaine volonté de faire ses preuves auprès de son nouveau client visiblement pressé. Ses phalanges s’agitaient dans le vent, procédant sans doute à des calculs embrumés pour la course à venir. Sur le comptoir humide, chaque verre se balançait encore, tous pris dans un momentum hypnotique après avoir été vidés avec une dextérité de pilier de bar légendaire, capable de faire disparaître des spiritueux comme par magie. La barmaid s’en était remise à ses occupations sans mot dire, peut-être soulagée d’être débarrassée de ces clients étranges et au combien bavard. Le tintamarre des godets tremblants continua de résonner dans la bicoque et ce, bien après le départ du buveur chevronné.

A sa propre allure, il ramena ses passagers vers le port qu’ils avaient quitté peu de temps avant cela, au beau milieu d’une pluie battante et d’un vent violent qui leur fouettaient le corps. D’une manière ou d’une autre et en dépit de la météo, le gros type avait réussi à s’allumer une pipe en bois bien fournie, dont les braises illuminaient son avancée. Comme un feu follet, il les amena jusqu’à un bateau à voile habitable, sans bâche et ne présentant que des attaches très rudimentaires. Sans faire de cérémonie, il leur proposa de monter à bord en dénouant les amarres, en exécutant un petit bond pour monter sur son vaisseau personnel. C’était un bateau d’une bonne envergure avec deux voiles, suffisamment maniable par quelqu’un d’expérimenté en permettant tout de même un certain confort pour les longs courriers. Il n’y avait pas grand-chose sur le pont mais il avait un bon espace en cale et celle-ci était confortablement aménagée, remplie de coussins et comportant deux couches rudimentaires pour de potentiels passagers supplémentaires.

« Accrochez-vous les ptiots, ça peut surprendre sans l’pied marin. J’promets vot’ “intégrité physique” tant que vous restez dans le rafiot. Si t’enpasses par-dessus bord, ça r’garde plus qu’toi et tes Dieux. » Expliqua-t-il en les regardant de ses yeux torves. « J’ai nul envie qu’vous entombiez à l’eau, pendant qu’on s’traverse. »

Cahotant sur les vagues déjà bien tumultueuses à la sortie du port, le bateau commença à s’éloigner une fois tout le monde bien à son bord, en direction de l’est, en prenant de la vitesse avec une vivacité remarquable. Le marin s’affairait religieusement à ses manoeuvres, en grommelant un charabia incompréhensible dans sa barbe, rythmé sur ses gestes. Très vite, la petite ville ne fut plus qu’un vague souvenir lointain et effacé, autant par la distance que la tempête qui continuait de faire rage. Le tanguait violemment et paraissait presque à deux doigts de se faire engloutir par les flots, à quelques reprises, mais tenait incroyablement bon. Au cœur des rafales assourdissantes, un sifflement harmonieux ne tarda pas à fendre même les aigreurs de la nature. La mélodie venait étonnamment du marin, qui semblait compléter ses airs avec des paroles mâchées et aux paroles sans doute moins délicates.

« J’m’en prénomme Yoppa. Ratta Yoppa. » Dit-il à titre informatif entre deux envolées de voix, en gardant l'œil sur ses camarades de voyage. Il restait bien compréhensible, malgré la météo furieuse qui les entourait. « Qu’est-ce vous v’nez foutre par ici, vous aut’ ? »


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Visiblement, si Kirai est du genre à vouloir jouer la carte de la diplomatie, il n'en est guère de même pour son acolyte. Est-il vraiment surpris ? Pas tellement. Tout bon duo se forme et s'active autour de ce levier qu'est l'ambivalence. Le bon et la brute, le doux et le dur, le Yin et le Yang. Même si au fond, tout ceci n'est qu'une pièce de théâtre de plus, un simple voile d'illusion pour faire oublier que dans cet auberge, deux monstres cherchent leur proie.

Amusée par le changement de ton du Capitaine, l'Epouvantail lui sourit simplement, liant ses mains devant lui en attendant patiemment que ce dernier ait fini sa besogne. Un spectacle des plus inutiles qui donne au Tailleur presque une certaine émotion. Voir un homme se détruire avec un tel style le rend presque attrayant, voir, attachant ? Non. L'objet qui se meut devant lui n'a d'intérêt que dans sa capacité à le mener à son but, mais cela, nul n'est tenu à le savoir. Une dernière information est jeté au vent, comme une défunte promesse si jamais elle vient à se produire. Qu'importe pour le Chapelier qui abat le dernier ryo qu'il verse dans ce taudis. Juste de quoi se payer une bouteille de secours, tandis qu'une autre semble s'élever dans les airs et disparaître mystérieusement dans le pan de son manteau. Un tour de passe-passe qu'il ne croit pas payer un jour, surtout au vu du manque d'éveil de la pauvre tenancière dont le verre risque la brisure à force d'être poli de cette manière.

Mais la marche reprend et le destin n'attends pas. Les pas se mêlent dans une légère cacophonie et la porte se referme sur le nouveau trio improbable. Qui aurait cru qu'un jour, nous pouvions voir ensemble, un Epouvantail, un Croque-Mitaine et le Capitaine Achab partir ensemble à la recherche d'un nouveau monstre ? Une histoire qui mérite de se conter et de s'apprécier, alors que la pluie se faufile sur le visage de Kirai qui cherche à se protéger, lui et sa douce de cette glaciale présence. Diantre qu'il peut détester la météo lorsqu'elle ne lui est pas clémente.

Très vite, ils arrivent devant l'embarcation du loup de mer. À dire vrai, le Tailleur ne s'attendait pas à un tel navire. Il se voit en effet plus étonné par la grandeur de l'objet, pensant trouver un vulgaire rafiot pas plus long qu'une barque où il aurait fallu pagayer pour avancer. Mais à la place, c'est un beau voilier qui s'étend devant lui. Une promesse d'avancée qui le fit sourire et échanger un regard avec son compagnon. Un premier contact sociale entre les deux énergumènes ? Ou juste une joie in-dissimulable de pouvoir quitter ce lieu horrible au plus vite ? L'un dans l'autre, les deux Shirogane s'avancent et prennent place. Le Chapelier vient même à s'amuser des dernières paroles de leur guide alors que le navire s'écarte des côtes pour plonger une fois de plus dans le tumultueux océan.

Le va et vient incessants, la pluie battante et le vent glaçant la peau des joues commencent à fatiguer le Marionnettiste qui espère sincèrement que cette tempête cesse vite. Au-delà de l'embêtement que cela produit, il y a cette crainte de tomber malade en pleine traque qui commence à se faire sentir. Ce n'est pas comme si l'un ou l'autre peut se permettre d'être amoindri face à l'objet de leur désir. Face à cet ennemi, il faut qu'ils soient forts et soudés. Deux notions dont la deuxième semble des plus complexes alors qu'il perçoit un certain changement dans le comportement de son associé. Les rumeurs sont-elles vraies ?

« Enchanté Yoppa. Je me prénomme Kirai et voici Hikari ma compagne. Quant à mon compagnon, je le laisserai se présenter lui-même. Concernant notre venu, nous cherchons un vieil ami dont nous n'avons plus de nouvel depuis longtemps. Selon les rumeurs, il serait parti en exil sur une île battue par les vents et la pluie où les dieux semblent abandonner les hommes au large des côtes des Montagnes de la Foudre. Un endroit charmant en sommes, cependant, nous devons nous assurer que notre ami se porte bien... Et vous-même, depuis quand êtes-vous dans la région ? »



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La chasse

Mamushi était dehors, sous la pluie battante, et patienta nerveusement en attendant l’arrivée de l'épouvantail et du capitaine. Il fut surpris de la diplomatie, bien qu’elle ne soit qu’un mirage pour arriver à ses fins, dont faisait preuve Kirai. De nombreuses rumeurs circulaient à son sujet dans le Pays du Vent. Certaines le décrit comme un être marginal et trop excentrique. Mais à quoi bon croire les calomnies des êtres inférieurs qui pullulent le Sekaï. Le Shirogane avait bien l’intention d’observer attentivement son compagnon de voyage. Il pourrait être un atout considérable dans ses projets pour le village des sables.

Le craquement du bois de la porte le fit sortir de ses pensées. L’ivrogne était clairement agacé par le comportement de Mamushi, mais ne pouvait refuser un deal aussi bénéfique. Une traversée en échange de quelques ryo’s. La pluie continuait de s'abattre avec la même puissance sur le visage du marionnettiste, qui ne cherchait pas à s'en protéger. Ce climat froid et humide était en quelque sorte un moyen de se changer les idées. Le trio avança vers le port, tout en subissant les vents impitoyables de la côte, et arriva enfin devant l’embarcation qui devait leur servir de transport. Mamushi ne put cacher sa surprise en voyant que le capitaine était en possession d’un navire de cette qualité. Ne pas juger un livre par sa couverture disait-il intérieurement.

Le croque-mitaine posa sa marionnette, cachée sous plusieurs couches de bandages, dans un coin sec du bâtiment et prit place sur l’un des coussins. Sa main disparut dans sa veste avant de faire apparaître son Kiseru. Ce dernier était orné de serpents en or massif et a été donné en présent au marionnettiste après la réussite d’une de ses missions. La pipe n’était pas remplie de tabac traditionnel, mais d’un mélange d’opium et d’autres substances illicites. De quoi faire tomber la température pour ne pas trop froisser le passeur. Mamushi inhala profondément la fumée toxique, laissant les ingrédients faire leur travail. Le nuage de l’expiration épousa les courbes de son corps, avant de tomber sur le sol.

Je m’appelle Mamushi. Comme l’a dit mon ami, nous sommes là pour faire une visite de courtoisie. Le problème, c’est que nous avons appris qu’une tribu barbare vivait sur cette même île. C'est un homme très généreux et parfois un peu trop naïf. J'ai peur qu'il soit tombé nez à nez avec cette tribu. Vous n’auriez pas eu vent de certaines rumeurs par hasard ?  
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Le déserteur dessert le désert



Au milieu de la tempête, le loup de mer présentait une allure complètement différente. Malgré tout l’alcool qu’il avait pu ingurgiter, il naviguait avec une aisance incroyable, mécanique, sur le pont de son voilier. Le vent faisait rage et les voiles du navire, faites spécialement pour ce type de météo, faisaient tout de même couiner leur mât à chaque nouvelle bourrasque. L’esquif tenait tout de même bon et filait doux entre des vagues de dizaines de mètres de haut, qui menaçait à chaque fois d’envoyer le bateau par le fond, si Yoppa ne le dirigeait pas avec une maîtrise remarquable vers les endroits plus praticables. Zigzaguant comme un beau diable, son bateau fusait comme la nacelle d’un manège fou, inondé par la pluie et les flots. Chacun de ses mouvements était rythmé sur son sifflement continu, qu’il n’arrêtait même pas pour respirer, créant ainsi un fond musical stable et constant à ses passagers mais surtout à lui-même, comme s’il utilisait un pendule pour se guider dans ce labyrinthe aquatique qui n’arrivait pas à vaincre son ivrogne d’opposant ou le cargo qu’il transportait.

Contre vents et marées, le trio faisait son petit bout de chemin, grâce à la maîtrise de leur capitaine qui n’avait rien à envier à ses capacités de pilier de comptoir. Tout en sifflotant dans une osmose remarquable avec les éléments, il écouta avec une attention toute particulière les réponses de ses passagers, en haussant les sourcils. Il prit même le temps de se gratter le front entre deux manœuvres, après avoir momentanément retiré sa casquette baleine. Après un petit rire rapidement emporté par la tempête, il secoua la tête avec un sourire en coin sur le visage.

« C’est-y pas banal, comme visite d’encourtoisie ça ! Bwahahaha ! » Railla-t-il, les yeux portés sur l’horizon ou du moins son équivalent, par un temps aussi cauchemardesque. « Des rumeurs, y’a qu’ça par chez nous. Si avec tout ça vous vous encassez toujou’ l’bonnet pour vot’ collègue, z’êtes encore plus naïfs que lui mes ptits poulets. »

Portant le regard sur le tailleur, qu’il pouvait facilement avoir dans son angle de vue contrairement à Mamushi qui se trouvait posé sur les coussins, il abandonna un instant ses fonctions pour le regarder droit dans les yeux avec un air bien plus sérieux dans le regard qu’auparavant. Au milieu des traits du vieil homme ventripotent, le contraste s’en trouvait presque choquant.

« L’aut’ pimprenelle l’est djà six pieds sous mer, s’y s’est amusé à faire dinette avec les tarés d’là-bas. J’enmettrais mon chapeau à couper su l’feu. » Estima l’ivrogne avec une certitude assurée. « C’pas ma tambouille, j’vous dépose et j’enfiloche. J’suis trop vieux et pas assez saoul pour aller m’faire tanner l’cuir là-bos. »

Le dos tourné à la trajectoire du navire, il renifla bruyamment pour montrer son dédain, avant de tourner légèrement la tête pour cracher par-dessus bord. Rajustant son couvre-chef, il croisa les bras en grommelant, soutenant toujours les yeux du marionnettiste qui lui faisait face. Assez étrangement, il ne se discernait pas la moindre peur sur sa face burinée par le temps, en dépit de ses propos. Le loup de mer avait sans doute l’habitude de déposer des situations dangereuses, ayant traîné sa patte suffisamment longtemps sur un océan hostile pour protéger sa propre intégrité physique, tant qu’il se trouvait sur son rafiot. Pour gagner sa croûte, il fallait savoir danser sur le fil du rasoir et s’il avait confiance en ses capacités pour s’en sortir indemne, il l’était bien moins, pour ce qui concernait les deux Sunajin et leur objectif.

« Si vous savez c’qu’est bon pour vous, j’peux encore retourner à bon port. » Proposa-t-il, plus altruiste qu’il ne pouvait le paraitre. « Sinon, j’vais prendre l’paiement maint… »

Il ne finit pas sa phrase, interrompu par un bruit déchirant qui le laissa sans voix et chancelant. Au lieu de mots, c’est un filet de sang qui sortit de sa bouche et après avoir porté ses mains tremblantes à son ventre, il les remonta jusqu’à son visage, pour s’apercevoir qu’elles aussi, étaient souillées d’un liquide carmin. Au niveau de son ventre ressortaient deux lames affûtées qui le soulevèrent sans peine, faisant quitter à ses pieds le contact rassurant du bois.

« Aaaah… aaaaah… l’aide… » Balbutia-t-il dans un gargarisme douloureux, les yeux révulsés par la douleur.

Derrière lui se tenait son agresseur, vêtu d’un chapeau et d’une longue cape le recouvrant entièrement, les deux entièrement noirs, comme s’il s’était assorti aux deux adeptes du Kugutsu. Même s’il était difficile de le discerner clairement avec l’obscurité et le déchaînement élémentaire, qui continuait de déployer son rugissement ininterrompu, l’invité surprise semblait porter un masque intégrale fait de bois. Il y était sculpté un sourire machiavélique et deux trous au niveau du nez et du front, d’où étincelaient pourtant des yeux d’un rouge incandescent qui brillait dans la nuit. Depuis quand se trouvait-il là ? Comment sa présence avait-elle bien pu échapper aux guerriers des sables ? En guise de réponse à ces questions, l’assassin se contenta d’émettre un rire saccadé et mécanique, qu’on aurait pu apparenter au patinage d’écrous usés, avant de jeter sa victime quelques mètres plus loin sur sa gauche, qui glissa pitoyablement sur le pont jusqu’à se faire arrêter par la filière qui entourait le voilier. Il semblait mal en point mais sans s’assurer de son état ou être un médecin émérite, il n’y avait aucun moyen de connaître l’ampleur réelle de ses blessures.


La voix du personnage était toute aussi inquiétante que son allure et son apparition, sifflant comme un glas cinglant à l’intention de sa seconde proie. Ni une ni deux, il se jeta sur Kirai sans la moindre once d’hésitation, ouvrant ses larges bras pour dévoiler d’immenses griffes qu’il dirigea vers son vis-à-vis, prêt à le déchiqueter. Il avoisinait facilement les deux mètres et en plus de posséder une bonne allonge, il était manifestement suffisamment rapide pour rompre la distance sans mal.

Comme si cela ne suffisait pas, des chaînes semblèrent apparaître de nulle part pour chercher à enserrer le cou et la tête du tailleur, en profitant de l’effet de surprise provoqué par le premier assaillant. La seconde attaque venait de tout en haut du mât, probablement d’un adversaire supplémentaire qui avait préféré ne pas se dévoiler immédiatement pour maximiser ses chances de toucher.

Les ennuis arrivaient plus tôt que prévus et l’assaut coordonné ne semblait ni être une initiative solitaire ou improvisée. Comment allaient s’en sortir les deux marionnettistes, soudainement pris au piège ? Et comment allaient-ils faire, s’ils arrivaient à se tirer de ce guet-apens, pour arriver à bon port ? Seul l’avenir le leur dirait.

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Le tonnerre claque et la pluie continue à tremper le bastingage alors que le Tailleur s'anime d'un faux sourire de complaisance. L'heure n'est pas à la défiance ou à l'arrogance, chaque note de ce solfège doit être posée et mesurée pour qu'aucune erreur ne vienne briser l'harmonie de cette situation. Après tout, ils ont trouvé un bateau, un capitaine et un moyen d'avancer vers leur objectif. Que peut demander de mieux l'Epouvantail alors qu'il se laisse bercer par les va-et-vient des vagues et les paroles sombres de ce cher Yoppa.

Dans sa voix, Kirai ne peut s'empêcher de noter une certaine empathie. Etrange pour quelqu'un dont les mœurs semblent si prompt à l'autosuffisance. Un être alcoolisé pareil doit avoir ses propres démons, mais l'attention portée à la sécurité de ses passagers fait presque chavirer le cœur du marionnettiste. Muet, il écoute ce que le Capitaine peut lui apprendre, en sommes, rien de bon. Mais il prend en considération ses craintes, se doutant que ces dernières sont le fruit de bien des rumeurs qui, comme la fumée, annonce un brasier des plus délicats. Très vite, provoquant d'ailleurs le sourire du Tailleur, leur hôte se décide à leur demander sa paye. Après tout, comment ne pas le comprendre ? Dans ce monde où la confiance est une denrée plus rare que la trahison, il n'est guère évident de s'en tenir à la parole d'un étranger, qui plus est, quelqu'un comme le Chapelier.

Cependant, nulle réponse ne vient parfaire cette discussion. Dans la pénombre de la tempête, une présence funeste fait son apparition. Depuis quand sont-ils ici ? Comment ont-ils pu passer inaperçu tout ce temps ? Nombres de questions commencent à parsemer l'esprit de l'Epouvantail dont les membres restent un instant figé par la surprise. Comment a-t-il pu se laisser surprendre ? La pluie glacée finit par le tirer de sa stupeur alors qu'un éclair de lumière se réfléchis sur les lames de son adversaire. Le sang coule, le corps du vieil homme et balancé comme un vulgaire jouet. L'heure n'est plus à l'harmonie. Il est temps de faire s'écouler le sang.

Néanmoins, un détail attire l'oeil et l'oreille du Tailleur. Le masque de son premier adversaire est fait de bois, ses mouvements n'ont rien d'organiques. Le marionnettiste expérimentée reconnaît là le travail d'un des leurs. Qu'à cela ne tienne. L'attaque de son opposant ne tarde pas à vouloir le cibler. Un assaut brusque et sans finesse mais dont la dangerosité n'est pas à prendre à la légère. Kirai sait que sa vie est en jeu, et ses doigts s'activent d'eux-mêmes, créant un lien invisible qui viennent étreindre le bastingage du navire. Aussitôt, il disparaît, évitant de justesse l'assaut, lui permettant l'espace d'une seconde de pouvoir analyser son adversaire. Quelque chose ici ne va pas.

« Mamushi je crois que... !!!! »

Pas le temps de finir sa phrase que sa voix est tût par un lien glaciale qui lui enserre la gorge. La surprise est totale alors qu'il sent son souffle se dérober un peu plus à chaque seconde. Face à lui, son adversaire n'a pas spécialement bougé, alors quoi ? Un deuxième combattant serait tapis dans l'ombre ? Ses mains se posent sur la chaîne, tentant de retirer l'entrave avant qu'elle lui soit fatale. D'un coup d'oeil vers le ciel, il aperçoit celui qui le retiens. Pas de temps à perdre, il lui faut passer à l'offensive et dans un murmure à moitié étouffé par la tempête, un prénom est prononcé.

« Hi...ka..ri...A...ttaque ! »

La poupée de cire redresse alors la tête, ses yeux deviennent sombre alors que son teint d'ange transcende les ténèbres. D'un simple saut, elle parcours la distance jusqu'à sa cible, le voilage de sa tenue lui donnant l'impression d'avoir des ailes. La beauté angélique s'élance vers les hauteurs tandis qu'une fois arrivée à hauteur de sa cible, elle fait apparaître une faux cachée dans les pans de son manteau, qu'elle abats sur le pauvre bougre.

Reste une question en suspend... Que va donc faire Mamushi ?



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Petite aventure avec le copain Kiraï


Voyager en mer n’était pas l’activité la plus amusante qu’a pu tester Mamushi dans sa courte vie, rien d'étonnant pour un natif du grand désert de l’ouest. Il faisait trop froid, trop mouillé ou encore trop gris. Même la voix de ce capitaine lui brisait les oreilles, mais il fallait bien faire abstraction de tout cela si le duo voulait arriver à destination. Enfin, si le soûlard qui leur servait de navigateur n’avait pas prit peur après avoir entendu les raisons de la venue des Shirogane. Mamushi s'apprêtait à insulter le vieillard pour son comportement lorsqu’il fut interrompu par une giclée de sang et un gémissement.



Ça ne sent pas bon, se dit-il intérieurement en observant le sang au sol.

Mamushi jeta rapidement quelques coups d'œil autour de lui dans le but de calculer la dangerosité de la menace qui s'était abattue sur eux. Le Sunajin se lia immédiatement à son chef-d'œuvre avant de se mettre en position de combat. Il observa l’adversaire, balançant sa victime tel un vulgaire jouet, tout en analysant ses caractéristiques : masque de bois, longue cape noire et bruits mécaniques. Nul doute possible pour les pratiquants de Kugutsu, c’est un pantin de combat qui se trouve face à eux. L’instrument de la mort prit la décision de s’attaquer au Tailleur avec une attaque frontale. Une tentative ratée suite au réflexe efficace du partenaire de Mamushi. Kiraï tenta de prévenir Mamushi de quelque chose, mais se fit rapidement coupé par une autre attaque. Mamushi repère la source du coup sournois et décide de passer à l'action. Sa marionnette se libéra de ses entraves pour se propulser juste derrière Hikari. Si Kiraï visa celui qui tirait les ficelles, Mamushi lui avait pour proie le pantin de bois. Il fallait faire vite, le capitaine n’allait pas survivre longtemps dans cet état. Le jeune Jonin ne pouvait cependant pas s'empêcher de ressentir un sentiment d'amusement, un combat à mort entre utilisateurs de Kugutsu est un événement bien rare.

Le déserteur dessert le désert [Ft. Dakuwanda Kirai & Shirogane Mamushi] S5rd

- Toi, tu restes avec nous !

Le Shinigami arriva à toute allure au contact de son adversaire, obligeant sa proie à entrer au corps à corps pour une danse macabre. Mamushi immobilisa le pantin grâce à la force supérieure de sa création qui l’agrippe pour immobiliser chaque mécanisme lui permettant de se mouvoir librement. Ses mouvements restreints, Hikari avait une menace en moins à gérer et cette opportunité laissa à Mamushi une ouverture parfaite.

- Une création de si mauvais goût mérite d'être abandonnée aux oubliettes. Nunoshibari no Jutsu !

Le déserteur dessert le désert [Ft. Dakuwanda Kirai & Shirogane Mamushi] T4kj

Un compartiment dans la cage thoracique de l'épouvantail s'ouvra, laissant apparaître un sceau de fuinjutsu avant la libération de la technique. Des tissus de parchemins se faufilaient en direction de la marionnette au chapeau, dont les mouvements étaient restreints par le Shinigami, et commencent à s'entourer autour des membres de leur victime. Les sens de Mamushi étaient en pleine ébullition, il n'avait pas ressenti pareille sensation depuis des lustres. Son envie de se frotter a un autre marionnettiste autour d'un duel à mort le rendit euphorique.

- ALLER ENCORE ! MONTRE-MOI LES SECRETS DE TON PANTIN ! QUI DE NOUS DEUX MANIE LE MIEUX SES MARIONNETTES !?
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Le déserteur dessert le désert



La violence de l'assaut n'eût pour réponse que le professionnalisme de deux Sunajins venus en découdre avec un traître ayant eu une durée de vie insolente. Il était temps de régler cela et leur réaction en conséquence fût des plus efficaces. Pendant que la marionnette de Mamushi s'occupe de ceinture l'infâme création de leur agresseur, celui-ci décide de sceller l'infâme créature pour qu'elle ne puisse plus leur nuire. L'instantanéité de la réaction ainsi que l'ingéniosité de celle-ci fit que ce qui s'avéra être une marionnette se retrouva enrubannée avec force en quelques instants, rompant tout lien avec le chef d'orchestre de ce spectacle sanglant.

De l'autre côté, Kirai esquiva tant bien que mal l'assaut tandis que sa marionnette passa à l'attaque en direction de l'étrangleur positionné sur le mat. Une réponse simpliste en somme. Et qui aurait pu être efficace. Si Kirai n'avait pas été occupé à se débarrasser de la chaîne, sans doute aurait-il vu un sourire sur le visage de son adversaire. Mais la marionnette ne perçut rien et agit seule. Son autonomie fit en sorte qu'elle fonde sur un adversaire qu'elle sentit en face d'elle et qui, d'un savant catapultage pouce-index propulsa une bille qui vint s'écraser sur celle-ci, libérant un nuage de fumée conséquent. Fort de cet enfumage, le mystérieux individu en profita pour s'élancer du haut du mat en faisant passer la chaîne de l'autre côté, dans le but de pendre Kirai en l'air.

Kirai allait-il s'en sortir? Sans nul doute. A vrai dire, leur agresseur ne s'intéressa même pas au sort du shinobi. Quand il atteignit le pont du navire, il s'exclama:

"Je vois que Suna a enfin décidé de passer à l'action. Avec des confrères Shirogane en plus. Très bien. Je vous dis donc à tout à l'heure... Si vous êtes toujours là."


D'un sourire magistral, l'individu explosa dans un souffle retentissant. Sans doute les Sunajins avaient-ils été surpris mais là n'était pas le problème. Le problème résidait dans le fait que le navire venait d'être sévèrement endommagé et que le mât menaçait de s'effondrer sur ce qui restait du pont. Cette mystérieuse agression n'avait pas pour but leur mort. Ils l'avaient sans doute compris, leur assaillant cherchait à gagner du temps.

***

Quelques secondes après
Île anciennement nommée de Kabuji
Dans une salle sombre éclairée par quelques bougies


Shirogane Zanmu ouvrit les yeux et découvrit deux yeux gris usés par l'âge mais emplis d'une vigueur redoutable. Il avait encore ce feu en lui. Le feu de la création et de la science. Ce même feu qui pendant tant d'années lui avait permis de fuir les autorités Sunajins et de continuer en paix ses expériences. Un long soupir sortit d'entre ses lèvres pendant qu'il se levait calmement.

Suna avait enfin envoyé du personnel capable. Sans doute un changement politique avait-il eu lieu dans le village pour que le village décide de s'intéresser de manière plus "active" à ses exactions. Le temps était donc venu de foutre le camp. Deux Shirogane étaient à ses trousses. Et il ne pouvait absolument pas laissait tomber le fruit de ses recherches entre leurs mains.
Derrière lui, une silhouette noire se découpant dans un coin de la pièce. Roji, son fidèle lieutenant, ancien chef des barbares présents sur l'île, s'avança alors.

"Zanmu-sama, quels sont vos ordres?"

Zanmu sourit. Roji avait lui aussi perçu le danger quand il avait perçu le "leader" sortir de son état de méditation. Cela voulait sans doute dire que son clone s'était auto-détruit, rapportant avec lui de nombreuses informations sur le navire et les passagers qui arrivaient en direction de l'île. Cela faisait des années qu'ils agissaient ainsi et Zanmu laissait toujours traîner un clone après un de ses passages sur le petit village voisin. Si le clone disparaissait, il s'agissait sans nul doute d'une menace shinobi. Jusqu'ici, ils avaient toujours su la traiter avant, avec le clone et une des marionnettes employées pour l'occasion. Cette fois-ci, ce n'était pas le cas. Zanmu devrait sans doute devoir se mouiller lui-même. D'un signe de la main, il fit signe à Roji et lui indiqua l'est.

"Bien Zanmu-sama."

Le lieutenant s'éclipsa par une des sorties de la pièce tandis que Zanmu s'approchait d'une grande porte sur laquelle étaient peints de nombreux symboles. Composant quelques mudras, il posa sa paume sur la poignée de la porte et, une fois le sceau protégeant celle-ci estompé, pénétra dans la pièce suivante. Des torches s'allumèrent à l'ouverture de la porte, dévoilant une pièce rectangulaire où de nombreux supports étaient fixés au mur. Sur ces supports trônaient les oeuvres des vingt dernières années de vie de Zanmu. Traversant la pièce, il effleura chacune des pièces de sa collection d'une main experte jusqu'à arriver devant un support recouvert d'un voile noir. Une plaque au dessus du support indiquait le nom de "Kami no Yoroi". Faisant d'une main glisser le voile au sol, il observa quelques instants l'unique pièce pour laquelle il avait consacré près de dix ans de sa vie puis éclata d'un rire tonitruant, pris d'un accès de démence.

Elle serait parfaite pour le spectacle d'aujourd'hui.

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Mais la fourberie de cet ennemi de l'ombre suffit à faire avorter l'attaque. Dans un simple mouvement, ce dernier laisse s'échapper une sphère qui dans son explosion, retire la vue à la pauvre Hikari dont la lame traverse le nuage sans rien toucher. Nulle frustration dans son regard, car pour elle, les faits attendus sont présents. Mais pour le Tailleur, les choses sont toutes différentes. Si un doute pouvait subsister, il n'est plus question de cela dorénavant. L'homme qui se dandine sur le mat du navire est bien le maître de la marionnette et un guerrier agile. Un constat qui ne vient qu'approfondir le mal être de l'Epouvantail qui sent la chaîne perdre en tension, avant de se raidir encore plus. S'enserrant autour de sa gorge, l'air commence à manquer tandis qu'il sent son corps s'élever dans les airs. Après toutes ses exactions, il finirai ainsi pendu sur un vieux rafiot ? Fort est de constater que malgré ses années d'entraînement, le choc d'une telle situation suffit à ébranler l'esprit du Chapelier qui ne trouve rien d'autre à faire que de gesticuler comme un ver au bout de son hameçon. Une piètre image pour un homme de sa stature.

Pourtant, alors que le souffle vient à lui manquer, les paroles de son adversaire s'incruste dans son esprit. Une sentence lapidaire qui provoque un électrochoc dans l'esprit du Tailleur qui subit le souffle de l'explosion qui fait céder la chaîne et provoque sa chute. Lourdement, il atteint le pont du navire, ne pouvant garder un râle de douleur qui vient s'ajouter au grondement de son corps contre le bois trempé. Mais si la douleur est grande, c'est la honte qui blesse au plus profond de lui Kirai. Comment a-t-il pu se laisser avoir ainsi ? Il a mal, très mal, mais rien en comparaison de la déchirure que son ego vient de subir. Un mal qui ne restera pas impuni. Une promesse.

Récupérant la chaîne enroulée autour de son cou, le marionnettiste tousse grassement, laissant sa main retrouver sa peau, comme si frotter la plaie suffit à en calmer la douleur. Promptement, il se relève, jetant un œil aux dégâts que leur adversaire a fait au navire. Grinçant des dents, le Chapelier regarde son homologue et camarade dans cette quête. Visiblement, il n'a pas chômé, car à ses côtés gît un cocon de tissus, une belle prise qui méritera qu'ils s'y attardent un moment avec l'affrontement final. Mais pour l'heure, il y a d'autres choses à faire de plus urgentes.

Hikari finit par atterrir non loin de son maître qui la regarde avec une pointe de colère. Certes, il lui en veut de n'avoir pas su atteindre sa cible, ni de l'avoir vraiment aidé, mais que peut-elle faire ? Ce n'est qu'une marionnette. Et alors que la rancoeur se lit dans son visage, les yeux du marionnettistes se posent sur l'immondice qui apparaît à ses côtés et qui semble suivre les ordres de Mamushi.

« Vous êtes plein de surprise... » laisse s'échapper Kirai sans masquer la pointe de dégoût que le pantin de son camarade provoque chez lui. « Cet enfoiré ne perd rien pour attendre... Mais pour l'heure, il faut qu'on trouve comment se sortir de cette tempête. »

Jetant un œil autour de lui, le Tailleur commence à réfléchir à différentes solutions tandis qu'au loin, se dessine dans la ligne d'horizon ce qui ressemble au rivage d'une île. Leur destination ? Avec un peu de chance, oui, mais du coup, il faut faire un choix. Nager jusqu'à la rive ? C'est pour l'heure l'idée la plus probable et la moins coûteuse en temps. Réparer le bateau est également une option mais la perte en temps serait gargantuesque, surtout que leur ennemi sait qu'ils arrivent. Pour autant, il est hors de question de laisser la marionnette de leur agresseur derrière eux. Une arme comme celle-ci mérite une investigation plus poussé. Un choix cornélien qui finit par trouver sa solution dans l'imaginaire de Kirai qui avance vers Hikari.

Des liens invisibles se créent alors, liant les deux compagnons d'infortunes d'un fil de trame inviolable. La connexion faite, l'Epouvantail pousse sa belle à se jeter à la mer, disparaissant dans les limbes sombres des vagues se fracassant contre la coque du navire. Un instant de silence où le marionnettiste regarde son homologue, avant qu'un requin fait de bois ne s'extirpe des eaux et se jette, gueule ouverte sur le paquet si précieux se trouvant aux côtés de Mamushi.

« Si vous voulez bien m'excuser, je crois qu'il est temps que nous partions de se rafiot ! »

D'un pas assuré, il monte le requin à moitié avachi sur l'embarcation et dès qu'il se trouve à le chevaucher, la bête commence à gigoter, se laissant sombrer vers les eaux, gardant le haut de son corps à la surface. Gesticulant tel un poisson, l'abomination faite de bois s'avance vers les terres inconnus, tenant dans sa gueule un paquet qui, sans nulle doute, leur apportera bien des réponses en temps voulu. Rester encore et toujours la même question en suspend...

Que va faire Mamushi ?



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La chasse

Mamushi ressentait une frustration après l'affrontement. Un simple clone avait suffit pour empiéter sur l’avancé du duo de Suna en tuant les capitaine responsable de la traversée. Les paroles du clone résonnaient dans son esprit, suscitant un mélange d'agacement et de détermination. Il était temps de mettre de côté ses sentiments personnels et de se concentrer sur les tâches urgentes à accomplir. Continuer avec le bateau dans un état aussi piteux était impensable pour la vipère. La silhouette d’un rivage se dessinait au loin, signe que les sunajins pourraient rapidement rejoindre la terre ferme avec les bons outils.

- Nous avons été repérés Kirai, il va falloir agir prudemment à partir de maintenant. Essaye de ne plus tomber dans le piège de l’ennemi. La tâche serait beaucoup plus compliquée sans ton aide.

Ses yeux se posaient sur le cocon de Fuinjutsu à ses pieds. Mamushi n’avait pas seulement capturé la marionnette adversaire dans le but de mettre fin à ses agissements, mais aussi pour en récolter des informations précieuses. Un Shirogane digne de ce nom sait qu’il est préférable de détruire sa marionnette en temps de guerre plutôt que de la laisser dans les mains de l’ennemi. Non seulement pour protéger les secrets du clan, mais par-dessus tout pour protéger les secrets qu’elle détient sur son manieur. Un pantin est une fraction de l'identité de son créateur. Seul un autre Shirogane peut être capable d’en déceler les mystères.

- Tu n’es pas sans surprises non plus Kirai. Une marionnette autonome n’est pas simple à confectionner et la tienne se débrouille plutôt bien.

Mamushi observait Kirai qui avait commencé à prendre les devant. Sa marionnette s’était jetée à l’eau et rebondit en direction du bateau transformé. Un requin de bois s'était jeté la gueule ouverte sur la prise de Mamushi. Une action qu’il prenait comme une insulte directe envers sa personne.

- Si vous voulez bien m'excuser, je crois qu'il est temps que nous partions de ce rafiot !

Inutile de perdre du temps sur le navire se disait Mamushi pour se calmer. Son sceau était inviolable et Kirai n’allait pas voguer à une vitesse folle avec le Henge qu’il avait décidé d’utiliser. Le marionnettiste venu du désert n’aimait absolument pas se tremper dans l’eau froide avec ses vêtements. Ce dernier suivit rapidement Kirai en transformant à son tour le Shinigami. Une créature volante, ressemblant à mixte entre un dragon et un corbeau, étendait ses ailes sur le pont du navire, prêt à accueillir le maître sur son dos. La tempête allait lui apporter un vent favorable en direction de la terre.

Kirai pensait peut-être s’en sortir indemne, il était temps pour lui de comprendre qu’on ne joue pas avec l’ego d’un Shirogane de la trempe de Mamushi.  

- Enculé haha


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Le déserteur dessert le désert


Centre de l’île de Kabuji
Dans la plus basse salle du plus profond donjon.


Les deux Sunajins n’avaient sans doute pas apprécié de voir leur embarcation prendre l’eau aussi vite. Pour autant, leur réaction était une nouvelle fois la preuve d’une présence d’esprit surprenante. Cela dit, Shirogane Zanmu n’était pas en reste sur ce plan-ci. Cela faisait un moment qu’il avait quitté le village et qu’il survivait par ses propres moyens. Depuis qu’il était parti, sa puissance n’avait fait que croître à une vitesse plus grande que quand il travaillait avec le clan. Pourquoi ? Ils étaient devenus lâches et faibles. Suna, auparavant une grande nation militaire, s’était apparemment recroquevillée sur elle-même, devenant la risée des villages ninjas dans les nations provinciale. Ses shinobis actuels ne pouvaient qu’en être le fruit bien qu’apparemment capables de le trouver. Niché au coeur de son donjon au centre de l’île de Kabuji, il souriait. Ce soir, ses hommes allaient devoir creuser deux tombes de plus. Roji était en charge des opérations. Il n’avait donc rien à craindre au sujet des intrus. Le barbare était un des hommes les plus forts qu’il avait été donné de rencontrer à Zanmu. Avec les années, c’était devenu son lieutenant le plus efficace et le plus fiable. Il avait transformé le peuple sauvageon de cette île en une troupe ordonnée et fiable, capable, selon les dires du vieux Shirogane, de repousser un bataillon entier de Tetsujins en combat rapproché. Pointant du doigt une bouteille de vin à l’autre bout de la pièce, il la fit lentement venir à lui et versa son contenu carmin dans un grand verre tandis que ses yeux se reportaient sur le Kami no Yoroi. Combien d’années cela faisait-il qu’il n’avait plus utilisé ce chef d’œuvre ? Cinq ans ? Peut-être plus. Ibushi avait battu en retraite avec sa troupe la dernière fois, l’orgueil froissé de se faire battre par celui qui avait été un de ses partenaires de combat les plus fervents. Caressant du doigt le bois laqué de la pièce colossale devant lui, il sourit en repensant aux longues heures d’affûtage de ses lames et profita en pensée de la joie que lui avait procuré la confection de chacun de ses mécanismes. Un bruit discret derrière lui attira son attention.

"Zanmu-sama ?"

Il pointa seulement la direction de l’est d’un air distrait et un froissement de tissu fût le dernier son qu’il entendit. Les problèmes seraient réglés rapidement.

***

Pendant ce temps sur la plage.
Dans un emplacement fortifié.


Roji avait rejoint sa troupe en un instant. A voir le regard de chacun de ses hommes, ils étaient prêts. Prêts à donner leur vie pour défendre ce lieu. Pour empêcher les « étrangers » de venir sur leurs terres ancestrales. Il y a quatre ans, ils auraient été massacrés pour ça. Maintenant, ils massacreraient pour ça. L’explosion avait eu lieu il y a quelques minutes, laissant le temps aux deux cibles identifiées de se rapprocher de la côte. L’une d’entre elles arrivait par les airs et l’autre par l’eau. Roji sourit. Ils venaient droit sur leur position. Regardant un à un les membres de son unité, il fut empli d’un sentiment de fierté à la vue de chacune de leurs peintures de guerre et de leurs tatouages. Fixant les deux autres positions fortes où résidaient la troupe de l’Aigle d’Argent et du Buffle Sanglant, il leur fit passer le signal.

Feu soutenu sur la cible aquatique.

En un instant, plusieurs centaines de projectiles fendirent les airs en direction du chevaucheur de requin de bois. Le nuage était dense et plein d’objets tranchants, kunaïs, shurikens. Cela ressemblait presque à une technique shinobi au vu du nombre de projectiles mais non, c’était le fruit d’un entraînement au lancer élaboré par Roji et qui montrait désormais ses fruits. Pendant que l’enfer métallique pleuvait sur Kirai, l’ancien chef barbare sortir de la position avancée et descendit sur une dizaine de mètres la butte qui protégeait le bunker central. Torse nu, couvert de tatouages et orné d’arceaux métalliques, son corps semblait sculpté dans la pierre. Ses yeux, brillants de rage, témoignaient du feu qui vivait en lui. Il était Roji, Héros de la Tribu de l’Auroch. Aujourd’hui, il vivrait ou il mourrait. C’était un jour comme un autre. Composant quelques mudras en continuant à avancer, il avança roidement vers le shinobi volant et leva ses paumes vers lui, comme s’il voulait l’inviter à jouer. De ses mains partit une violente bourrasque qui emprunta une partie des projectiles de la seconde salve de ses hommes pour aller saluer le second Shirogane.

Les présentations étaient faites. La partie pouvait commencer. Ils n’étaient pas les bienvenus sur cette île.



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Disclaimer : Ce texte peut heurter la sensibilité de certaines personnes. /!\ -16 /!\

d e a t h w i l l c o m e...

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Le Croque-Mitaine ne tarde pas à suivre le Tailleur, mais par une toute autre voie. Le bruit de sa marionnette se fraye un chemin jusqu'au Chapelier qui ne peut s'empêcher d'esquisser un petit rictus en lançant un regard amusé vers son camarade de mission. Comme à leurs habitudes, les Shirogane usent de leurs marionnettes pour tenter de surplomber les autres. Faisant l'éloge de leur art et technique, cherchant encore et toujours à montrer leur suprématie sur ceux qu'il considère comme inférieure. Des êtres méprisant tout, tout aussi méprisable. Mais un jour, l'homme qui s'élève et se prend pour un oiseau finit par chuter, Kirai le sait. En attendant, l'Epouvantail sourit humblement et se contente de faire ce qu'on lui demande. Une marionnette contrôlant d'autres pantins...

Ses pensées s'estompent alors qu'il perçoit du mouvement sur le rivage. Ils sont attendus, bien évidemment. L'attaque sur le bateau n'était qu'une prémisse pour faire fuir les faibles d'esprits trop couards pour aller plus loin. Non, le Sunajin le sait. Le vrai défi commence maintenant. D'une simple pression d'énergie, la marionnette accélère d'avantage. De leurs positions, les deux hommes ne sont pas dans de bonnes conditions pour mener un combat. Trop loin de leurs ennemis, en proie à des éléments trop versatiles et complètement à découvert, rien ne va. Il faut qu'ils atteignent la plage au plus vite et le Tailleur s'évertue à faire avancer son monstre aquatique de plus en plus vite. Mais il est déjà trop tard. L'attaque est orchestrée avec une minutie quasi-militaire. Une information qui s'imprègne dans l'esprit du shinobi du désert, qui perçoit avec une certaine surprise la myriade de projectiles qui s'élancent dans les airs avec pour direction : sa position.

Son sourire s'étire, il n'est pas question pour le Chapelier d'aller nourrir les poissons sur un assaut aussi triviale. Ses doigts bougent légèrement, et le Requin accélère d'avantage, tandis que la pluie de métal se rapproche dangereusement. Bientôt, l'acier couvre totalement la scène, reflétant la lumière de la Lune dans un flash, avant que le vacarme ne survienne. Des centaines d'objets pénétrant la surface de l'eau dans une cacophonie aberrante, cherchant à briser les vagues de la tempête qui continuent d'affluer du large vers le rivage. Et lorsque, enfin, la dernière lame finit par sombrer, il ne reste plus rien que le déchaînement de l'océan. Kirai a-t-il sombré ? Si proche du but et de la terre ferme, son corps et celui de sa marionnette ne sont pourtant plus perceptible. Ne reste que l'eau sombre et les abysses...



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Shirogane Mamushi
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Suna no Jonin
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GOOD MORNING VIETNAM !



Alors que Roji et sa troupe se tenaient prêts à défendre leur position fortifiée, un léger courant d'air s'éleva de l'océan, apportant avec lui un changement imperceptible dans l'atmosphère. Mamushi, le marionnettiste, sentit le vent se glisser subtilement entre ses doigts, comme s'il lui murmurait une opportunité. Les regards déterminés de Roji et de ses hommes étaient fixés sur l'horizon, mais ils ignoraient encore la vraie menace qui approchait des cieux.

Alors que les projectiles fusèrent en direction de Kirai et de sa monture marine, les yeux de Mamushi scintillèrent d'une lueur malicieuse. User de futon sur une monture volante, ce Roji n’était pas expert en aérodynamisme. Saisissant cette occasion, Mamushi déclencha sa maîtrise du vent et guida sa marionnette volante dans les hauteurs, se dissimulant habilement parmi les nuages a une vitesse fulgurante grâce à l’attaque futon. Sa marionnette étant assez large et solide pour encaisser les projectiles. L'adrénaline se répandait dans ses veines alors qu'il planifiait son attaque en piqué.

Les secondes semblaient s'étirer à l'infini alors que Mamushi attendait le moment parfait. Puis, avec la précision d'un faucon fondant sur sa proie, il fit plonger sa marionnette volante vers la terre. Les nuages se dissipèrent rapidement, dévoilant la silhouette menaçante de Mamushi et de sa marionnette en plein vol.

Le vent sifflait dans ses oreilles alors qu'il descendait en piqué vers les positions ennemies, le battement des ailes de sa marionnette créant un bourdonnement sinistre. Les membres de la troupe de Roji, pris au dépourvu par cette attaque inattendue, se tournèrent instinctivement vers le ciel pour identifier la source de cette nouvelle menace.

Les regards déterminés de Roji et de Mamushi se croisèrent brièvement, l'un empli de fierté pour son unité et l'autre imprégné de détermination sans faille. Les enjeux étaient élevés pour les deux camps. Les forces de Roji protégeaient leur terre ancestrale, tandis que Mamushi cherchait la destruction la plus totale.

Dans un ballet aérien mortel, Mamushi lança sa propre attaque, manipulant habilement sa marionnette volante, lui laissant l’occasion d’exprimer son plein potentiel macabre. Les défenseurs de cette plage allaient être confrontés à ce qu’on appelle communément: la guerre chimique. Les ailes de la marionnette s'étendirent lentement, se déployant telles des voiles sinistres. Au fur et à mesure que les ailes s'ouvraient, elles libéraient un voile toxique, un nuage insidieux qui se répandait insidieusement dans l'air. La brume de poison formait un véritable mur opaque sur la position de Roji, ce qui permettrait à Kirai d'évoluer sans crainte en direction de la plage.


Pendant que la brume se propageait, toute la plage était devenue la cible d’une attaque de … plumes. La voix de Mamushi se propageait dans le ciel à travers les nuages.

- BONNE NUIIIIIIIIIIIIIIIIT LES GAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARS !


Récapitulatif combat:
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Bonjour à tous,

Suite à la validation de la nouvelle FT de Shirogane Mamushi, le groupe ne remplit plus les pré-requis pour une mission de sceau Bijuu car plus aucun joueur ne maîtrise le Fuinjutsu et n'a le rang A.

Je vous propose donc les alternatives suivantes :

- Arrêter la mission là
- Poursuivre la mission comme une rang A classique

Dans l'hypothèse où vous souhaiteriez poursuivre la mission en rang A classique :
  • Le post précédent est à éditer car la modification FT de Mamushi est trop importante pour conserver la cohérence du RP (Utilisation de Genjutsu, de poison qui ne font plus lieu aujourd'hui, associé à un vol impossible avec une simple rang D).

    Je rappelle que les marionnettes sont liées aux mains du marionnettiste.

    Points de règle associés :
    A/ Manier une marionnette requiert les deux mains de l’utilisateur (sauf exceptions). Il peut se déplacer et tenter des esquives lorsqu’il contrôle sa marionnette, mais pas attaquer. Les seules techniques qu’il peut effectuer sont celles qui fonctionnent en contrôlant une marionnette
    B/ Le marionnettiste peut décider de temporairement couper les liens avec sa marionnette. Il ne peut faire cela que si elle n’a encore rien fait durant ce tour. Il peut alors agir normalement, attaquer et effectuer des techniques de son choix. Il doit, par la suite, recréer le lien avec sa marionnette.

    Ce que je considère comme "plausible" relève plus d'un saut et d'un mini-vol plané qui permettrait au plus d'atteindre la berge voire Roji au prix d'un effort certain, certainement pas les bunkers derrière Roji.

  • Une fois le post édité, Shiran peut intervenir suite à la prochaine intervention de PNJ (sous réserve de validation de la cohérence de la scène).

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