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La chute d'un espoir ft. Ao - Sayuri - Shika

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  • Yamanaka Sayuri
  • Nara Shika
La chute d’un espoir


On continue de me pousser à la consommation, comme si on s’attendait à ce que j’ose vraiment me risquer; l’amoureux qui est devant moi semble avoir le même raisonnement déductif et résister aux incessantes tentatives de Keigo. L’un de nous sort d’un lendemain de veille, l’autre n’aime pas ça au point de gerber; ça n’arrivera pas, je ne boirai pas.

Souriant innocement, je pose de nouveau la coupe sur la table et d’un feint hochement négatif de la tête, je lui fais comprendre que non, c’est non. Mes réserves de patience sont à sec, c’est mon dernier signe avant de lui dire verbalement de me foutre la paix; la prochaine fois, ce sera méchant.

C’est après le grand moment que tout commence à se gâter, mais au moins quelques détails me sont venus. Mariko ne semble pas si tranchée que ça sur la situation et elle me donne l’impression qu’elle n’est pas là pour m’arrêter, signe que je n’ai probablement pas été coincé. Elle s’excusera et se fera simplement dire que ce n’est pas grave et que je ne lui en veux pas.

Je vois la fouine se lever pour parler à des gens, puis c’est là que Sayuri me parle d’argent qui passe d’une main à l’autre; on veut payer du malfrat pour venir m’embêter?

Les hommes s’en viennent, le plus gros et le plus colérique en avant; je le vois venir et je comprends déjà ce qu’il va me vouloir, alors je le pointe fermement du doigt en lui lançant un ultime avertissement. «… Oh, toi… N’ose pas.» L’index maudit aura fait son travail.

Mais bien sûr, le chef de meute ne veut pas écouter et continue d’avancer; je m’assure que ni Keigo (trop occupé à commander des amuse-bouche) ni Mariko (le dos complètement tourné à ma table, elle a compris) ne me voient faire. Les autres, ce n’est pas grave; rien ne leur donnera la puce à l’oreille sur ce qui va se passer.

Keigo prend un moment pour commander de l’anguille, mais le gros babouin a commandé une malédiction et a payé cher la livraison express; le mal est déjà fait. Ça parle, ça parle, ça parle puis ça se fâche, alors je réponds; «et c’est quoi ça? Comme sérieux, j’ai déjà vu mieux; retourne donc t’asseoir au lieu de venir me faire une scène pendant qu’on mange.» Shika avait essayé d’être gentillet, de la jouer lopette jusqu’au bout, mais ma patience est épuisée.

Puis il essaie de m’agripper, ce qui échoue; «Euh… non? Tu me touches pas?» Le dédain coule de ma bouche comme le genre de poison que Sayuri trimbale en pleine mission d’assassinat, et visiblement ça ne plait pas à monsieur. J’avais reculé pour ne pas me laisser prendre, mais l’homme s’étire un peu plus et s’accroche accidentellement dans la table en enfargeant ses propres pieds.

D’une savante savante poussée sous la table, j’aide le monsieur et son poids à la renverser complètement, m’empressant de faire passer le coup sur sa faute. «Mais qu’est-ce que vous faites?» Dis-je en reculant juste un peu de la table pour mettre de la distance entre moi et le monsieur. Malheureusement, la coupe de saké de Keigo à mon attention se renverse sur un pan de mon kimono quand j'ai fait mine d'essayer de retenir la table, et ça a tôt fait de m’énerver encore plus, alors… je vais faire mon baveux, qu’il comprenne bien les foudres de qui il s’est attiré; «C’est un établissement sérieux, ici.»

Quand Shika attrape mon bras pour m’indiquer qu’il est temps de quitter, je glisse un dernier mot à Keigo; «Disons que ça se passe aussi bien que les autres fois. J’essaierai de passer à votre établissement au courant de la semaine pour qu’on se revoit, histoire qu’on puisse remettre ça dans des circonstances moins...»

Un regard haineux vers l’homme à terre qui essaie de se relever avec la grâce d’un petit phacochère unijambiste qui se dandine dans une bassine de beurre, puis une bouffée d’air qui était due. «Moins… voilà. Et puis plus d’histoire de récompense ou d’invitation, je considère votre ouverture d’esprit comme amplement suffisante.»

Puis, je suis Shika pour sortir d’ici; hors de question de rester.

«On fout le camp; trop de merde s’est passé pour que je puisse rester sans être en danger, puis y’a trop de monde. J’aurai quelque chose à te faire vérifier un peu plus tard… Je sais pas si tu pourras, mais j’ai un doute.»

En sortant du restaurant, je me contente de suivre Shika jusqu’à ce qu’il soit dans un coin assez sombre pour faire ce qu’il a à faire, puis je lui dit tout bas que «je suis toujours fâché que tu ne sois pas venu, mais merci d’avoir quand même été là… à peu près. Je vais rentrer.»

Une fois Shika disparu, je rentrerai à la chambre en demandant à Sayuri de me suivre, lui expliquant que «sur ma manche, y’a du saké; on a essayé de me forcer à boire plusieurs fois. J’aimerais que tu vérifies s’il n’y a pas des résidus toxiques? Tu penses que tu aurais un moyen de faire ça? Juste au moins jeter un coup d’oeil…»

Longeant les rues, je m’assure de ne pas être suivi jusqu’à ce que je rentre.

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika



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Yamanaka Sayuri



La chute d'un espoir

Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 








Tu étais bien loin d’être anxieuse, même si le reflet au-dessus de toi te semblait suspicieux, tu te doutais qu’Ao t’aurai averti si un danger quel qu’il fut s’approchait de ta direction. Se fut donc sans grande inquiétude que tu reportas ton attention sur la salle de ta nouvelle cachète. Tu devais avouer que de voir Ao dans cette situation était plutôt amusant, car en général, c’était plutôt toi qui prenais ce genre d’approche.

Ce fut à ce moment que tu vis un autre reflet, mais dans la salle et celui-ci, tu pus l’identifier assez facilement : de l’argent. Tu pus deviner qu’on payait quelqu’un pour jouer les brutes. Chose qui ne te surprit pas. Ils voulaient des preuves d’une activité ninja et donc ils voulaient voir une réaction de ninja, ou un jutsu, pour se faire, il fallait provoquer ton équipier et son ‘’amant-fiancé’’ pour les pousser dans cette voie.

Des problèmes arrivent. Ils essaient de vous brusquer.

Puis la décision que c’était une perte de temps vint rapidement. Tu étais d’accord, surtout que tu voulais glisser un mot à Ao et Shika pour la suite de l’opération et ne pouvait définitivement pas le faire à cet endroit.

Alors qu’il quittait Ao te lanças une demande particulière à laquelle tu soupiras. Il pensait que c’était quoi le poison ? Facile à identifier ? et bien non. Non seulement, il te demandait de travailler avec une quantité réduite qui serait probablement séchée lorsque tu aurais la chance de vérifier, mais en plus c’était dans du sake.

Oubli ça, y’a trop peu pour que je puisse te dire si. Si ça avait été du poison pur, je ne dis pas, mais là c’est diluer.

Suite à cette réponse, tu attendis un peu dans la ruelle avant de partir également. Tu ne pouvais pas directement aller voir Ao, il fallait d’abord que tu laves tes cheveux et reprennes le masque de la petite noble qui était venu trouver son amant dans cette ville. De cette façon, tu avais une véritable raison de t’approcher de lui … pour le ‘’remercier de t’avoir sauver des problèmes.’’ Tu irais donc à ta chambre pour entre prendre de retirer tout ce noir dans tes cheveux, bien que cela allait être une aventure plutôt pénible.




CSS par Gaelle



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La chute d'un espoir

Suite aux grandes déclarations d'amour et révélation sur les "époux", le déjeuner à l'intérieur du Ruban Noir prenait un mauvais chemin.
La situation s'envenimait, surtout que d'après Sayuri, le milicien à tête de fouine semblait prendre un malin plaisir à jeter de l'huile sur le feu : pour la discrète kunoichi, il était clair que l'homme venait de payer quelques butor pour aller secouer un peu (ou plus) Ao et Shika.
Mais pourquoi, alors que sa jeune collègue semblait s'excuser de sa maladresse et de son impolitesse et que Keigo ne paraissait pas plus choqué que ça des révélations sur l'étrange couple d'étranger ?

Le clone de Shika saisit là l'occasion de ne point boire l'étrange sake proposé (poussé même) par le soi-disant drapier.
Après avoir accepté avec élégance les excuses de la policière, il supplia la brute de ne point faire de mal à Ao. Un bagarre pourrait être problématique : cela risquait de révéler aux yeux de tous leur vivacité et leur puissance de ninja. Pire encore : si par malchance un coup heureux assez appuyé arrivait à le toucher, il pourrait être dissipé de force dans un joli petit nuage de fumée qui serait fort difficile à expliquer...
S'excusant platement auprès de Keigo, le double de Shika décida donc d'opérer une retraite stratégique avec le Yamanaka aux cheveux d'azur...

Mais hélas pour le diplomate Nara, la patience d'Ao était à bout. Il ne supportait visiblement pas les imbéciles et butors intolérants dans le genre de l'imposant marchand. Sans doute un conducteur de boeuf ou autre tâche où l'on avait moins besoin d'intellect que de muscles...
N'en pouvant plus, le Yamanaka en kimono décida de se payer un peu la tête de ce goujat qui essayait d'empoigner son somptueux kimono de ses sales pattes sales.
En voyant approcher la brute, Ao lui joua donc un tour à sa façon...

Mais alors que le Yamanaka croyait avoir déclenché sa technique en toute discrétion, il eut la surprise de voir Keigo se tourner sèchement vers lui, ses yeux plissés de méfiance, soudain inquisiteur, comme si l'homme avait été piqué par une guêpe.
Pour un ninja Senseur tel qu'Ao, les signes ne trompaient pas : ce soi-disant drapier, qui portait un henge pour dissimuler son armure de samouraï disposait lui aussi de talent de perception extrasensorielle. Il devait avoir sentit le déclenchement pourtant très discret de la technique du Yamanaka.

Sa cible par contre, ne se rendit compte de rien et s'effondra à moitié sur la table en trébuchant sur ses propres chausses. Subtilement aidé par Ao, le malotru se cogna et renversa carrément la table. Adieu sake enchanté et bon petits plats !
En se redressant péniblement, le rustre heurta une serveuse  qu'il envoya sur les fesses, se retrouvant couvert de riz et d'anguille.
La scène virait au ridicule et de sa cuisine, le patron accourut, visiblement furieux du charivari.

Ao et Shika voulurent en profiter pour s'esquiver après avoir vaguement saluer Keigo... Mais hélas, le balourd stipendié n'était pas seul.
Au banal cri d'un "Arrêtez-les, putain !", ses sbires mal dégrossit s'interposèrent entre les shinobi et la sortie.
Il semblait toutefois bien plus nerveux et hésitant que leur butor de chef.
Ce dernier avait fini de se redresser et sans coup férir, s'en pris à Ao. Peut-être qu'un instinct primaire désigner le Yamanaka en kimono féminin comme un ennemi naturel qui souillait sa soi-disant virilité ou le responsable de ses malheurs ?
"Salopard de pédale, hors de ma ville !" grogna la brute courroucée, décochant sans attendre un coup de poing à l'intendant du clan Yamanaka. Une serveuse cria. Le patron du Ruban Noir agita nerveusement son tranchoir à poisson, visiblement furieux... Mais sans avancer.

De son poste d'observation, Sayuri nota qu'il lançait des regards fiévreux, tant à Keigo qu'aux samouraï de la milice locale.
La jeune cheffe de ceux-ci semblait figée sur place, gobant des mouches, son regard si perçant faisant des aller-retour entre l'esclandre et Keigo. Comme si elle attendait un signe, un ordre.
Encore plus étonnamment, la main ferme de tête-de-fouine lui enserrait l'épaule, comme pour la retenir d'intervenir. Ce n'était clairement pas un geste de subordonné.

Alors que la situation s'apprêtait à tourner à la bagarre générale, Keigo eut un subtil mouvement de menton et tête-de-fouine lâcha la samouraï avant de prendre la parole. Il avait un sourire de pervers jouisseur.
"Messieurs, je crois qu'il est temps d'intervenir. Capitaine, coffrez-moi tout ce beau monde !"
Aussitôt les samouraï de la milice se déployèrent dans un mouvement bien huilé. Ils avaient visiblement gardé leurs armes à portée à dessein pour être prêt à intervenir en un instant.

En un rien de temps, ils s'interposèrent entre Ao et les malotrus, déclenchant chez eux un torrent de protestation... Mais barrant aussi  la sortie aux deux shinobi (ou plutôt au ninja et à un double).
Keigo pris ses distance, allant discuter avec le patron pour le calmer.
Le milicien à tête de fouine, encadré par deux costauds en armure, se coula prêt d'Ao et Shika tendit que la jeune cheffe au regard de faucon et les autres arrêtaient les marchands consternés.
"Ici, le bon peuple n'aiment ni les... gens comme vous, ni les scandales... Suivez-nous au poste je vous pris, pour votre propre sécurité. Vous ne semblez pas être dans votre tord, mais je n'ai pas envie que ça tourne à l'émeute. Il y a en plus quelques détails que j'aimerai éclaircir, sur votre identité et si votre beau discours n'était pas une sorte de provocation pour déclencher ce bazar..."
Le ton acide et sarcastique, mais aussi satisfait de lui-même ne souffrait d'aucune contestation possible : il voulait visiblement coffrer les deux shinobi. Keigo en profita pour disparaître inélégamment en cuisine, semblant abandonner les deux ninjas aux mains de la police locale.

De leurs cotés, Sayuri et le véritable Shika avaient pu impunément assister à la scène.
Pour des ninjas aussi intelligent qu'eux, il y avait quelque-chose de bizarre... Et tête-de-fouine avait un sourire bien trop satisfait.
Le déjeuner avait probablement été un traquenard dès le début. Mais dans quel but ?
Et, Sayuri en était certaine, cette scène grand-guignolesque n'était pas le "plan" initial, mais plutôt une improvisation du milicien. Vu la façon dont il se comportait, ce devait être en fait un gradé, plus même que la petite naïve aux yeux perçant.
Si elle respirait l'honnêteté (voire la bétise), lui n'était qu'un sournois. Après le discours enflammé du faux Shika, il avait vu une occasion et agit, soudoyant quelques clients peu subtil pour provoquer une bagarre et avoir un prétexte pour arrêter tout le monde.
Même si Ao et le clone jouaient les vierges effarouchés et ne se défendaient pas, les miliciens les forceraient à les suivre pour quelques "vérification de routine" ou "recueil des témoignages".
Le but était clair : les escamoter et sans doute les conduire dans quelque petite pièce soigneusement verrouillée et gardée pour y être interroger.

Que faire ?
Ao et le double de Shika pouvait très bien jouer le jeu et suivre les miliciens jusqu'à leur quartier-général, pour répondre avec patience et mensonges à leurs questions. Cela pourrait peut-être leur apprendre pourquoi ils étaient ainsi suspecté et qui avait mis en place ce traquenard. Il y avait trop de force en présence pour que ce soit à l'instigation d'un simple drapier suspicieux d'une étrangère ayant soigner son cheval en pleine nuit dans le quartier chaud...
Cependant, se faire arrêter pourrait s'avérer dangereux : un interrogatoire un peu trop violent risquait de dissiper le Kage Bunshin et donc officiellement révéler leur statut de shinobi dans cette ville de l'Empire de Tetsu...
Cela risquait de mettre la vie d'Ao en danger.

Ils pouvaient aussi tenter de se battre. Sayuri savait que nul ne l'avait encore percée à jour : elle était sûre de pouvoir porter le premier coup par surprise.
Le véritable Shika ne devait pas être bien loin non plus.
Ao de son coté ne percevait que trois personnes ayant du chakra à proximité immédiate : la capitaine des samouraïs, le milicien à tête de fouine et le fuyant Keigo.
Malgré leurs armes et armures, les trois autres samouraï n'étaient pas de véritable menace, même s'ils pouvaient s'avérer agaçant, surtout pour le clan de Shika qui n'était pas à l'abris d'un coup chanceux. Le reste des clients et de la troupe de butors n'était que du menu fretin.
Même s'ils ne connaissaient pas la puissance exacte de leur "ennemis", les shinobi savaient qu'en cas de conflit ouvert, ils auraient sans doute la main haute. Avec un peu de chance, ils pourraient même peut être faire un prisonnier avant de disparaître.
Cependant, cela ne serait pas discret, sans parler d'éventuels renforts imprévus (ou pire, prévu) qui pourraient s'en mêler...

Il restait une troisième option : la fuite.
Le véritable Shika et Sayuri pouvaient très bien arriver à faire diversion pour occuper les samouraï et laisser la doublure et le Yamanaka aux cheveux d'azur s'éclipser promptement.
En armure lourde, les samouraï ne pourraient jamais courser les ninjas... Il y avait bien tête-de-fouine, qui ne portait visiblement pas le lourd bardas des miliciens locaux, mais Sayuri l'étiquetait plus comme un sournois, un manipulateur fourbe qu'un athlète. L'homme ressemblait plus à un stratège ou un improvisateur : s'il voyait un occasion qui pourrait lui être profitable, il agissait... Mais il ne semblait pas vouloir se mettre sciemment en danger pour son devoir ou l'honneur.
L'inconvénient de cette solution cependant était qu'elle confirmerait ou augmenterait la suspicions des locaux envers Ao et Shika. Ne pas vouloir répondre aux questions de la milice et s'esquiver en douce serait sans doute pris pour un aveux de quelque culpabilité...






Résumé:

Feat.
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La chute d’un espoir


Bien.

Donnons de notre temps et de nous-même une dernière fois, avant qu’une grande calamité ne vienne cogner à la porte de ces salopards. On me regarde cette fois de travers, et je comprends que je ne m’étais pas trompé; je ne suis pas le seul à posséder un sixième sens. Tant pis, s’il s’amuse à confirmer mes soupçons, je n’aurai qu’à tuer ton compagnon quand je mettrai la main dessus; comment un drapier pourrait faire se déplacer la milice – car visiblement, c’était un piège, c’était prévu – si ce n’était pas quelqu’un d’influent, comme le garde du corps du seigneur?

Il ne suffit plus qu’à sortir d’ici et préparer un plan d’action… même si c’est plus facile à dire qu’à faire. D’abord, on me fout un coup de poing; j’ai juste assez de temps pour me couvrir le visage – car il est hors de question qu’on m’abîme la face – en poussant moi-même un cri de surprise.

«C’est bon! Si votre plaisir c’est de taper sur les gens, me prendre des coups moi ça ne m’intéresse pas; on s’en va!»

Bien entendu, on m’empêche de quitter les lieux; ça ne pourrait être aussi simple.

«De la provo… urh.» Des conneries pour avoir le droit de m’emmener, je vois. Ça a choisi d’essayer très fort pour nous mettre la main dessus pour nous emmener au poste, sinon pourquoi il faudrait que je les suive?

«Si c’est ça la police ici… Bon, bien je vous suis.» J’ai l’air d’être sur le cul mais je n’ose pas rouspéter, ça se voit partout sur son visage qu’il n’attend que ça. «Bon… on veut probablement m’emmener au poste; j’ai besoin de l’habituel...»

«Tu viens, Shiki? Le plus vite on en aura fini là-bas, le plus vite on pourra rentrer.»

***

On se met donc promptement en chemin. J’attends encore un peu que quelqu’un me fasse signe, histoire de me lancer juste au bon moment.

On marche tous en direction du poste, ça doit faire quelques minutes qu’on a quitté le restaurant. C’est une belle journée pour se balader, mais pas pour aller se faire interroger; regardant lassement autour de moi, je libère un peu de chakra, tranquillement. Je tiens l’une des mains de mon compagnon pour le réconforter, d’un coup qu’il soit inquiet.

«C’est bon, j’ai commencé. Tu peux y aller.»



Oh? Du bruit?

Quelqu’un est en danger?

Il faudrait aller l’aider… mais il faudrait aussi continuer d’avancer… mais on pourrait aussi se promener? Bon, j’avoue que des grosses armures de samourai ça fatigue vite.

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika



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La chute d'un espoir

Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 








On embarquait Ao, mais ce n’était pas plus mal. Ao demandait une diversion, une diversion, il aurait. Il fallait seulement un plan. Tu savais qu’un d’entre eux étais comme Ao, alors tu ne pouvais pas faire exactement comme à l’habitude. Si tu y allais en faisant des techniques, tu allais certainement te faire repérer aussi et mieux valait que tu puisses garder ton existence un secret. Après tout, tu étais une fervente admiratrice de cacher tes cartes. Pourtant, tu n’allais pas t’arrêter à ça. Une idée naissait dans ton esprit.

Tu avais une sale réputation, très sale, même, celle de tout faire pour parvenir à tes moyens. Tu étais un outil, corps et esprit. Tout ce qui croisait ton chemin l’était aussi, les gens inclus et tu étais Yamanaka. Quel était le plus grand talent de ton clan ? manipuler les esprits, prendre possession des corps qui n’étaient pas les vôtre et forcer votre vérité sur le monde.

Tu t’éloignas donc de la scène, du restaurant suffisamment pour ne pas être repérée. Puis tu te tapis dans une ruelle. Au premier homme passant, tu fis cette technique que ton clan était le seul à connaître : la transposition. De cette façon, tu protégeais ton identité et tu t’assurais d’être loin des soupçons. Aussitôt que tu fus en possession du corps du pauvre homme qui n’avait rien demandé, tu rattrapas les policiers.

Tu ne perdis pas de temps prenant un produit sur un étal avant de le lancer sur le marchand.

« Tu nous prends pour quoi des imbéciles ? Ta marchandise, c’est d’la camelote ! Voir que t’oses vendre ça ! »

Tu avais crié sur le marchand, pauvre homme d’ailleurs qui n’avait probablement aucune idée de ce qui se passait lui non plus. Tu l’agrippas par le collet, criant à quel point c’était un menteur et un profiteur avant de lui foutre une patate et de commencer à saccager son étalage. Si tes propos étaient vrais ou non, ça ne faisait rien. Si l’homme que tu venais d’attaquer gratuitement te suppliait d’arrêter ou s’il répondait à ton offense, cela non plus n’était pas important. Il fallait juste faire une scène. La plus grosse scène que tu pouvais et puis, aussitôt que la police s’en mêlerait, tu n’avais qu’à libérer ta victime de ton contrôle et regagner ton corps laisser plus loin.





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La situation est de plus en plus bordélique. Ca part dans tous les sens à l'intérieur du ruban noir. Ao manque de peu de se faire écraser la face par un poing rageur. Chose qui assurément l'aurait mit de très mauvaise humeur, mais il se protège de ses bras. Tête de fouine semble prendre la direction des opérations au détriment de la soit disant cheffe de la garde qui elle paraît plus interdite qu'autre chose désormais. Quant au patron du lieu et à sa serveuse, ils n'ont pas l'air des plus heureux de constater le début d'échauffourrée. Si les besoins de la mission ne nécessitaient pas la bonne tenue de ton clone, nulle doute que celui-ci se serait fait un plaisir de lancer une baston générale, juste pour le fun. Mais voilà, s'il en vient à se dissiper, les soupçons portés sur Ao et lui risqueraient de devenir de véritables preuves. Il s'abstient donc.

Evidemment, comme rien ne peut être simple, la tentative d'exfiltration est malignement interrompue par tête de fouine et ses acolytes, le fourbe ordonnant votre arrestation en même temps que celle des autres belligérants. Le faux Shika ne peut plus se retenir et clame à qui veut l'entendre.

-Je le dis haut et fort, c'est une honte sans nom!!! S'adressant au patron et à la serveuse...vous êtes témoin de cette arrestation arbitraire...j'espère que la vérité sera établie de votre bouche sur le déroulement de tout ceci...puis se tournant vers la pseudo cheffe de la garde...et vous qui m'aviez finalement l'air d'être une personne raisonnable, vous laissez faire ça? Comment pouvez-vous? Vous voyez bien que nous n'y sommes pour rien?

L'envie est grande d'en faire des caisses, mais le sérieux affiché par tête de fouine calme le kage bunshin aussi sec. Il préfère en rester là, se taire et suivre ce qui est demandé. Manquerait plus que l'autre lui décoche un coup suffisamment puissant pour le faire s'évaporer.

Tout ce petit monde est encerclé et emmené par les gardes, direction le poste. Dès qu'ils se retrouvent à l'extérieur, invisible du haut de ton perchoir, tu ne manques pas une miette de ce qui se déroule. S'il te manque encore quelques données, tu comprends rapidement l'essentiel de la situation et il va te falloir trouver une solution le plus rapidement possible. Autour de ton double et de Ao, cinq miliciens dont un au sourire plus que satisfait qui te fait dire qu'il faut se méfier de lui encore plus que des autres. Quelque chose de fourbe émane de cet homme. Une bonne clope de salvia ne serait pas de refus en cet instant, afin d'analyser au mieux la situation et les solutions qui s'imposent. Mais tu devras faire sans. Tandis que tu es plongé dans tes pensées, une scène étrange se déroule non loin du cortège. L'un des marchands est agressé par un client qui se met à l'invectiver. Bien que tu ne sois sûr de rien, tu supputes une intervention Yamanaka, tant la démarche apparaît grossière. Du moins lorsque l'on se sait accompagné de deux manipulateurs d'esprits aussi puissants que tes compagnons shinobis. Cependant si tes suppositions impliquent la kunoichi empoisonneuse, tu n'as aucune indication qui te permet de déterminer sa position exacte, ce qui t'aurait pourtant arrangé. trois solutions s'offrent à toi. Intervenir discrètement pour sortir ton clone de là et éventuellement Ao par la même occasion, attirer l'attention sur toi en espérant qu'au moins l'un des protagonistes te suivra ou bien patienter et suivre le groupe à distance en attendant une opportunité pour intervenir. Bordel, que devrais-tu faire? La salvia divinorum manquant à l'appel, c'est sans doute l'idée la plus stupide que tu finis par retenir. Tu arraches deux tuiles de la toiture et de deux séries de mudras rapides relances la marche de l'ombre et te métamorphoses en une sorte de justicier masqué qui se tient fièrement sur ses deux jambes, une main sur les hanches et l'autre brandissant une arme, les actions te faisant sortir de ton invisibilité. Au moins, si tu ne sais pas où se trouve Sayuri, elle saura à présent où toi tu te situes et pourra probablement ajuster ses prochaines actions en fonction des réactions collectives.

Modifiant le ton de ta voix pour la rendre plus cérémoniale, tu tends un doigt vengeur vers le marchand et t'exclames:

-Quand le peuple est opprimé et que la police ne fait plus correctement son travail, le justicier masqué fait son apparition...mesdames...petit baiser envoyé au vent, accompagné d'un clin d'œil ...messieurs...continues-tu en tirant la révérence à la milice...je me présente...Zorro...défenseur des plus faibles et nouveau héros de l'empire...tu lances une des tuiles vers le marchand, en visant son bras...mécréant, comment oses-tu entourlouper tes clients de la sorte alors que Tetsu est aux aboies depuis la sinistre défaite subie dans les travées de Baransu!!!

Puis dans la foulée tu envoies la seconde tuile vers la tête de fouine, direct en plein visage.

-Et toi pauvre fou à la tête de fouine, pourquoi souries-tu ainsi? Te moquerais-tu de moi par hasard? Si tel est le cas, viens donc en découdre que je te rosse et te donne une bonne leçon...conclues-tu en pointant vers lui le tantô extrait de ton parapluie.

Récapitulatif:

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La chute d'un espoir

Quelques provocations, une petite esclandre et une pincée de violence, voilà une bonne petite recette pour un joli abus de pouvoir qui pour Ao n'avait qu'un but évident : le coffrer, lui et Shika.
Depuis le début cette invitation à déjeuner puait le guet-apens... Cependant, le roué intendant des Yamanaka ne pouvait s'empêcher de trouver la séquence des événements un poil étrange, voire brouillonne.
Si plan sournois il y avait eut, visiblement celui-ci ne s'était pas déroulé totalement comme prévus... Le.a Prince.sse des Yamanaka se doutait qu'il y avait derrière tout ça une part (voulue ?) d'improvisation ou la main d'un autre parti, à part eux et les soit-disant drapiers.

Ceux-ci s'avéraient du plus haut suspect, confirmant les soupçons d'Ao. Visiblement, ils avaient les moyens non seulement d'organiser cette riante comédie, mais aussi de forcer la maréchaussée à y prendre part. Une liaison avec leur cible n'était donc pas à exclure.
Mais pour l'instant, le ninja au cheveux d'azur avait d'autres soucis : avec tout ce grabuge et les déclarations tonitruante mais malheureuse du clone de son (futur) amant Nara, voilà qu'on les "convoquait" au poste sous bonne escorte pour récolter leur "témoignage".
Il était fort probable qu'une fois dans une petite cellule sans fenêtre, les masques tombent.

Bien qu'étant un shinobi de talent, Ao était aussi un homme de goût : pas question de subir quelque interrogation brutale à la flamme bien moyenâgeuse. Ni de se lancer dans un disgracieux combat en pleine rue, qui risquait d'attirer bien trop de porteur de sabre à son goût, en plus de griller leur couverture (pour se dernier point, il était hélas peut-être trop tard... Mais le fait que les rustres samouraï de la milice n'est pas dégainé laisser un espoir).
Ordonnant à la doublure de Shika de lui emboîter le pas sans faire (plus) d'esclandre, alors que le fac-similé du Nara prenait le monde entier à témoin et criait à l'erreur judiciaire.
Et le Yamanaka utilisa ensuite sa méthode habituelle en cas de dérapage : en appeler à Sayuri.

Cette dernière s’éclipsa promptement dans une ruelle peu fréquenté. Nul jusque là n'avait remarqué sa discrète présence.
De quelques mudra, la kunoichi aux cheveux roses (teint en noir au charbon) invoqua les arcanes secrètes de son clan, ciblant un quidam esseulé qui passait par là.
En un instant, elle se retrouva en possession du corps un peu lourdaud de Homare Bunjirô, négociant en matériel agricole (et engrais, il sentait un poil le fumier, malgré une mine honorable de marchands pas-trop-riche-pas-trop-pauvre).
Allongeant le pas, elle se pressa de rattraper l'escouade de gardes entraînant ses coéquipiers.

Cela fut fort aisé : Ao avait comme à son habitude déployé une sournoise illusions, faisant s'égarer la flicaille.
Immédiatement, la kunoichi pilotant le corps du malheureux marchands s'approcha d'un étal et commença à invectiver puis rosser son pauvre propriétaire totalement surpris.
Bunjirô venait de la campagne et malgré quelques kilos en trop et une mollesse nouvelle dû à des rentrées d'argent récente, s'avéra plutôt musclé.
Elle cassa donc le nez à un pauvre potier, avant de répandre fort bruyamment sa marchandise qui éclata au sol. Sayuri avait justement choisit cette échoppe pour ça : le bruit fit immédiatement se tourner la soldatesque encadrant Ao.
La capitaine beugla un ordre sec et aussitôt deux jeunes gardes fringants s'élancèrent, dans le but visible de le(la) ceinturer.

A part le samouraï à tête de fouine, qui lui se désintéressait du raffut. Il soupira lourdement, passant un mou mais presque possessif autour des épaules d'Ao.
"... Franchement, vous êtes obligé de me pourrir ma journée." soupira-t-il d'un ton las, mais aussi un poil amusé. Et fort bas : visiblement il ne voulait être entendu que du Yamanaka et profitait honteusement de l'agitation pour s'adresser à lui discrétement.
Il semblait presque amical, de connivence. Ses yeux luisait de la fierté de ceux qui se croient plus malin que tout le monde.
"Je ne sais pas ce que vous avez fait exactement, mais c'est pénible. L'autre cruche a des yeux d'aigles et elle finira bien par s'en rendre compte aussi. Je connais le chemin jusqu'au poste et là, c'est trop long... Et je n'aime pas marcher. J'ignore qui vous êtes et ce que vous voulez, même si j'ai mes suppositions... J'aurais aimé en discuter en tête à tête dans un endroit tranquille et civilisé comme mon bureau... Et sachez qu'il est toujours possible de s'arranger, discrètement."
Et il fit le signe éternel de ceux qui attende un généreux pot de vin. En même temps, Ao sentit contre ses hanches la pointe d'un poignard.
Contre tout attente, il se pourrait que (moyennant finance ou service), les shinobi puissent se trouver un allié dans la soldatesque.

Soudain, la scène vira aussitôt au grand-guignol, stupéfiant potier outré, samouraï en mission et simples passants qui s'écartaient au plus vite de tout ce bazar. Les Yamanaka, poussant un soupir mental, surent bien évidemment que Shika (le vrai) était à l’œuvre... Trônant au sommet d'une boutique bordant la rue, un justicier masqué de pacotille harangua les miliciens.
Une brique s'abattit sur le pauvre marchand qui n'avait rien demandé, ce qui allait lui causer un sale bleu. Niveau défense des opprimés, on avait déjà vu mieux.
Les yeux rond, le samouraï à tête de fouine lâcha Ao pour dévisager l'homme masqué, manquant de s'étrangler de rire devant l'incongruité de la situation.
Shika en profita donc pour le défier, pointant un tantô vers lui.
"Bien. Une menace... C'est suffisant. Capitaine, coffrez moi ce couillon. Vous autres, vous m'embarquer le potier et son brutal client. On va mettre tout ce beau monde en cellule avec notre adorable petit couple de pédérastes et leurs agresseurs. Et on triera plus tard..."

"Oui, chef !" s'exclamèrent en cœurs les miliciens et la capitaine, révélant ce don les ninjas se doutaient : tête-de-fouine s'avérait être un haut gradé.
"Au nom de la loi, je vous arrête ! Descendez de là, monsieur ! Tetsu no Omo-sa !" tonna la capitaine des gardes en expédiant promptement la partie plombée de son kusarigama vers Shika déguisé. Il était évident que son but était de faire tomber cet escogriffe de son perchoir plus que de véritablement le blesser.
Pendant ce temps, le samouraï à tête de fouine lorgnait d'un oeil morne Ao et le clone du Nara.
On pouvait lire dans son regard désabusé un simple message : arrêtez de m'embêter, sinon ça sera plus cher...




 
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«Ne parlez pas que pour vous, moi aussi je passais une bonne journée...» Ça se passait bien, et puis…

Il est aussi rusé qu’il en a l’air, finalement. Même si mes moyens ne semblent pas servir sur lui, ça nous donne un petit moment pour discuter tranquillement; je ne dirai pas que je m’attendais à ce qu’un filou soit aussi facilement achetable, mais…

«Il était temps… Je me disais bien aussi que ça prenait du temps pour se rendre au poste. Vos suppositions sont sûrement avérées, mais je suis bien prêt à discuter devant une petite tasse de thé; j’adore les arrangements discrets… Malheureusement, l’argent manque un peu.» Un couteau? «Allons, enlevez ça de là, je vous assure que je suis très coopératif. »

Puis, encore une fois, quelque chose vient encore ruiner tout ce que je pourrais essayer d’organiser. L’autre rit, mais moi j’ai les nerfs à vif. Au moins il a de l’humour, le monsieur…

J’aurais bien joué le jeu en criant à Zorro de fuir, tonnant que la réelle justice ne peut être ainsi vaincue et que le monde n’est simplement pas prêt à accueillir un si grand héros et toute sa magnificence, mais…

Pas l’envie, puis pas le temps.

Malheureusement pour moi, monsieur refuse de détourner les yeux une seule seconde; il est donc forcé d’admirer chaque instant de facepalm mental et chaque étape du deuil psychologique que je n’ai, cette fois, aucun mal à jouer.

Parce que justement, je ne joue pas; emmenez-moi au poste que je puisse offrir une poignée de ryos, de polir une matraque sous le bureau ou rendre quelconque service potentiellement incriminant, je n’ai plus la foi de gérer ce genre d’écart. J'envoie donc à l'intention du justicier un message que je veux très clair: «laissez la police faire son travail et partez d'ici avant d'envenimer les choses!» Peut-être que je fais référence à la brique qui est tombée sur quelqu'un, ou peut-être que j'essaie de dire à Shika et Sayuri de partir pour ne pas se faire prendre, je ne sais pas...

Je passe une main lasse sur mon visage et je finis par me caler la face dedans; ça couvre ma bouche pour que je puisse encore une fois glisser quelques mots à monsieur, mais en même temps ça montre toute mon exaspération. «Pensez déjà à ce que vous voulez, on va gagner du temps.» Ça va me prendre un bain chaud et une sièste après tout ce foutoir; je suivrai sans faire d’histoire jusqu’au poste de police et je demanderai à faire ma déposition en présence de la fouine.

J’en ai de la déposition à faire, puis je suis plus que prêt à raconter comment j’ai été profondement troublé par les évènements. J’irai même jusqu’à dire que je suis prêt à tout pour que cette histoire soit résolue sans accroc et le plus tranquillement possible.

Après tout ça, on discutera pot de vin ou service rendu. Seulement après.

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika



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La chute d'un espoir

Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 








Efficace et discrète, tu étais une véritable kunoichi. Tu savais ce que tu faisais. Tu savais comment travailler. Cela n’avait pas été long pour que tu mettes en place un véritable plan qui ne vendrait pas la mèche pour réagir à la demande d’Ao. Dans la peau d’un autre, tu avais fait ton chemin jusqu’à l’étal du marchand, où tu avais semé le chaos sans aucun état d’âme, accusant un pauvre homme probablement innocent d’une supercherie inventée dans le feu de l’action.

Le capitaine chargea donc seulement deux recrues de venir à ta rencontre. Ils venaient pour remettre de l’ordre dans ton petit chaos, alors tu laissas le marchand une seconde pour prendre une de ses marchandises et la lancer sur les deux jeunes gardes. Pourtant, ce ne fut pas bien long qu’un autre s’interposa. Évidemment, cette façon de faire ne laissait aucun doute, c’était Shika et tout de toi se mit à le haïr encore plus que lorsqu’il avait cacher ses kunais dans ton sac.

Flamboyant, stupide et surtout … surtout, il venait de tout faire pour faire planter cette mission se révélant avec fanfare et cirque. L’homme que tu étais maintenant lança un regard ahuri au « nouvel » arrivant.

Tu laissas donc tomber ta transposition, laissant ta cible un peu pataude et surtout confuse de ce qui venait de se passer. Dans ta tête, un millier d’insultes et d’envies de meurtre. Ce n’était pas possible d’être aussi taré, non ? N’était-il pas censé être le chef de son clan ? Tu ne pus t’empêcher te demander comment cela avait été possible. Tu espérais sincèrement que ce n’était qu’une erreur dû à des émotions mal placer. Tu l’espérais sincèrement et c’était pratiquement impossible pour toi de penser qu’une erreur liée au sentiment était à l’origine de n’importe quel comportement. Pourtant face à cela, tu ne pus t’en empêcher. C’était incompréhensible …

Mais tu dus arracher ton regard à la situation, te concentrer sur les gardes qui venaient vers toi, tu dus t’arracher à ce désolant spectacle pour entendre les dernières phrases de ton équipier. Il avait un plan. Un plan qui demandait que Shika et toi quittiez l’endroit immédiatement.

Tu n’hésitas donc pas, annulant ta transposition aussitôt que la situation commença à devenir trop chaude, c’était à dire, aussi tôt que les garde commençaient à être trop prêts à ton goût. Bientu étais restée aussi longtemps que possible pour être certaine de bien avoir compris la demande de ton équipier.

Aussitôt de retour dans ton corps, tu te relevas, camouflant de nouveau ton chakra pour te hâter d’aller te percher non loin de la situation, pour garder un œil sur Shika. Tu espérais qu’il décide de se rétracter, ainsi tu n’aurais pas à essayer d’intervenir.

Si Shika acceptait la demande d’Ao, tu le suivrais de loin pour établir le contact avec lui aussitôt hors de vu et en sécurité des regards des gardes. S’il ne quittait pas, tu opterais pour plus drastique. Une autre transposition peut-être. Tant pis si accidentellement on voyait son visage. Il n’avait juste à pas être un crétin !






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L'équipe de ninja indépendant s'y connaissaient en diversion ! Un peu trop, même. Illusions, manipulations mentale et une incroyable flamboyance se mêlait pour ajouter confusion et chaos dans les rues de la cité de Ginkôkan.
Ao venait de commencer à ouvrir quelque négociation avec le milicien à tête de fouine, visiblement un gradé haut placé mais à la morale discutable.
Par contre, le fait que le.a Yamanaka annonce directement qu'il n'était pas fort pécuniairement doté fut accueillit par une grimace d'un déplaisir certain.
Les petits yeux cupides du samourai se plissèrent de contrariété et de doutes. Un petit aller-retour sur le kimono d'Ao explicita  son scepticisme sur un manque de moyen du ninja.
Même en se voulant discret Ao ne pouvait pas passer pour un pécore désargenté.

Le coutelas du milicien quitta la hanche du Yamanaka tel un doux papillon. L'homme connaissait son affaire avec ce genre de jouet pourtant parfois regardé avec mépris par des samouraï hautain et peu amateur de coups de poignard dans le dos.
"Simple précaution et un encouragement à ne pas m...nous faire perdre notre temps plus longtemps et à la sincérité." souffla à voix basse le gradé à face de rat. "Quel dommage que vous soyez impécunieux... Mais si vous j'ai bien jugé vos... talents, il est sans doute possible de se rendre des services mutuellement profitables..."

Hélas, la discussion avec le samouraï corrompus ne put aller plus loin : Sayuri et Shika semèrent la zizanie dans les rues et sur les toits, obligeant la soldatesque à réagir.
Il jeta un regard furieux à Ao, comme s'il tenait le Yamanaka comme responsable de tout ce chaos. Le couteau refit son apparition, piquetant vite le dos de le.a Prince.sse.
"Restez près de moi, pour votre protection." siffla le milicien, son ton désormais autoritaire et sans la moindre sympathie. L'incident l'agaçait visiblement, mais sans toutefois le surprendre beaucoup. Ses petits yeux de fouines balayait la foule à la recherche de la moindre menace, négligeant l'homme masqué qu'il ne voyait apparemment que comme une diversion... Ou il avait toute confiance en sa jeune et bouillante subordonnée.

Cette dernière pris en chasse Shika, se hissant sur les toits avec sa chaîne pour poursuivre le ninja.
Voyant là l'opportunité d’entraîner loin de ses alliés une gradé à la vision d'aigle, le Nara s'esquiva, la policière à ses trousses.
Obéissant aux suggestions de son coéquipier qui semblait avoir les choses en mains, Sayuri opéra une retraite stratégique hors de ce chaos sans nom.
Elle annula donc sa transposition mentale pour retourner dans son propre corps.

"Reviens gamin !" fut l'exclamation qui accueillit la Yamanaka de retour dans la petite ruelle à l'écart où son corps sans âme s'était effondré. C'était un moine chauve entre deux-âge au visage souriant encadré par une courte barbe d'argent qui venait d'invectiver un gosse des rues qui s'enfuyait en courant. Il se pencha ensuite sur Sayuri, réalisant qu'elle avait reprit conscience.
"Vous allez bien, mademoiselle ?" s'enquit le bonze, visiblement inquiet. La Yamanaka constata à son grand déplaisir que l'on avait entrouvert ses vêtements.
Le moine ne semblait pourtant pas être un pervers et son inquiétude paraissait tout à fait sincère.

Le premier réflexe de la Yamanaka fut de masquer son chakra. Elle aurait voulu se poster en hauteur pour suivre les errance de Shika coursé par la policière au kusarigama (et balancer quelque senbon empoisonné sur l'un des deux. Elle n'avait pas encore décidé duquel).
Hélas, la kunoichi devait remettre son plan à plus tard : impossible d'escalader discrètement une façade en présence du bonze.

De leur coté, les samouraï avait arrêté le potier et son "client" qui semblait complètement perdu. Ao reconnu là immédiatement le travail de Sayuri, qui devait avoir quitté le corps de ce plébéien.
Par contre, son témoignage risquait de mettre la puce à l'oreille de quelqu'un qui connaîtrait les pouvoirs secrets du clan Yamanaka.
Chose peu probable dans cette ville de l'Empire du Fer, mais sait-on jamais...

L'illusion de le.a Prince.sse s'étant dissiper et Ao ne voulant pas envenimer plus que ça la situation, se contenta de suivre le mouvement. Bien qu'il aurait sans doute pu échapper à la vigilance de tête-de-fouine, le roué Yamanaka préférait essayer une approche plus... diplomatique. Si l'homme semblait rusé et peu scrupuleux, il n'était visiblement pas un athlète et sa bedaine mal cachée par son uniforme trahissait une vie dissolue et un certaine réluctance à la course à pied après les criminels.
Gagner le poste de police local ne fut donc pas long.
Le clone de Shika et Ao furent conduit dans une cellule modeste mais propre, alors que le potier et son "client" se firent jeter dans une cellule bien moins accueillante. S'en suivit de haut cris qui semblèrent donner la migraine à la fois au Yamanaka et à tête de fouine.

Ce dernier ordonna à deux samouraï de garder la porte, alors qu'il s'entretenait en privé avec le Yamanaka et le faux Nara.
"Bien. On va la faire courte, pendant que l'autre joyeuse mijaurée poursuit votre ami masqué." annonça derechef le samouraï à tête de fouine, se roulant une cigarette à l'odeur détestable.
"On vous soupçonne d'être des shinobi. Ceux qui nous ont donné cette information savent généralement de quoi ils parlent. De plus, la cité à connu récemment une certaine... restructuration, ce qui n'est pas du goût de tout le monde, notamment de certain au portefeuille bien garnis. Vous voyez à quoi ça nous mène, mhhhh ?"

Il s'étira comme un chat et tira longuement sur sa cigarette, avant d'empuantir la bien trop petite cellule. Dans la pénombre, il avait vraiment l'air d'un rat. Sûr de lui, de son petit pouvoir.
"Bien sûr, ce n'est que des soupçons. Moyennant une petite contribution à mes propres intérêts, il se pourrait que nous... négligions de vous surveiller. Manque d'effectifs, incompréhension d'ordre... On trouvera bien un moyen. Si vous préférez, il sera possible que nous témoignions que vous avez quitté la ville, que vous n’étiez là que de passage... Après, évidement, rien ne vous empêcherez de revenir sous un autre... accoutrement. Et bien que vous semblez manquer de moyens financiers, un échange de... services est envisageable. Une petite mission discrète qui serait sans doute dans les cordes d'un ou plusieurs shinobi. Car j'ai comme l'impression que tous les poissons ne sont pas dans la nasse..."
Il en profita pour se présenter : Kazushi Masa, chef de la police de Ginkôkan.

 
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La suite se passe plutôt bien; on m’écoute et on me laisse gérer. Je ne sais pas ce qu’il adviendra de Shika, mais je me doute qu’il s’en sortira sans trop de peine; s’il ne fait pas d’autres conneries maintenant qu’il est tout seul, il pourra certainement s’enfuir et échapper à la femme en moins de deux.

Moi, en attendant, je vais gérer monsieur.

Connaissant Sayuri, le message est passé et elle sait qu’elle n’aura qu’à m’attendre, que je reviendrai sans problème. Elle peut bien nous suivre, mais c’est plus un risque pour elle qu’une sécurité pour moi, en ce moment.

Puis, j’étais déjà bien protégé; le couteau ne m’enchante pas, mais je fais avec en me disant que c’est juste l’énervement qui joue sur les doigts de la fouine. Bon, ça aurait pu être pire; il aurait pu remarquer son infériorité et décidé d’en découdre pour éviter de se faire tuer.

Ne le cachons pas; c’était une option, surtout qu’il venait de s’isoler de sa subordonnée, qui semblait être la seule avec assez de compétence pour soutenir un combat contre des shinobi. Ne parlons pas de l’expérience, ça serait le dernier clou pour son cercueil.

Enfin; le poste de police.

Même si je ne me trouve pas dans le bureau de monsieur, je comprends en regardans la cellule que c’est le mieux que je peux avoir et que je devrais en être satisfait. Je le suis. Les mots commencent à sortir de la bouche de Masa et… bien… c’est un peu indécent de dire ça comme ça, mais…

J’avais raison, hier soir. Si quelqu’un peut orchestrer une rencontre comme ça avec le chef de la police, en à peine une nuit, je ne vois pas d’autre choix que le seigneur de la ville. Ce quelqu’un était vachement sur ses gardes et espérait que je me compromette au cours du repas. Ça explique aussi pourquoi "Nobuaki" n’était pas présent; on ne pouvait pas risquer ainsi le seigneur Tatsui – clairement, c’est lui que j’ai rencontré hier soir. S’il y avait un doute possible, il s’est envolé au moment où je me suis souvenu que Keigo avait été assez culotté pour user d’un henge devant un ninja expérimenté.

Si j’avais su, j’aurais envoyé Sayuri à la draperie pour tuer Tatsui, c’est probablement là qu’il se cachait. Pas grave; maintenant que je sais quel genre de tour il se permet, ce sera facile. Quelqu’un a sous-estimé son ennemi en osant un déguisement grossier propre à sa profession; je m’attends donc à un Tatsui sur ses gardes, mais même s’il anticipe notre venue… il ne sait pas ce qui l’attend.

«… Bien. J’étais au courant pour cette refonte du système, un petit tour en ville m’en a appris beaucoup. Je vois très bien ce que vous voulez dire.» J’ai mal à la tête, j’ai le moral au bout d’un kunai, et sa cigarette ne m’aide pas. J’essaie de continuer la discussion en me montrant neutre sans trop en révéler, voulant quand même boucler l’affaire.

«On me soupçonne… facheux. Je suis prêt à beaucoup de choses pour assurer que mon nom reste sans taches, ainsi… pourquoi pas. J’aimerais bien faire mes noces comme prévu, peut-être en secret, puis quitter. Je serais ravi de vous rendre service, surtout que je sens une légère tension dans votre air. C’est peut-être juste la fumée de cigarette, vous me direz, mais je comprends bien; cette… refonte de système n’est pas souhaitable pour vous, n’est-ce pas? Un filou comme vous doit tirer gros de l’ancien régime, et je ne crois pas me tromper si je dis que la réforme vous met en danger. Ai-je vu juste?»

Qu’il réponde, je sais que j’ai compris ce qu’il veut. À dire vrai, il aurait bien pu être mon commanditaire, il cherche sûrement à atteindre la même chose. Si Tatsui élimine toute corruption, Masa se retrouve surement exposé et ruiné.

«Parlez-moi de ce service, il me fera plaisir de vous aider. Et si ça ne vous gêne pas trop, j’aimerais qu’on fasse un petit échange d’informations sur ceux qui soupçonnent. Qui est-ce? Advenant que je quitte la ville… où pourrais-je ne pas les croiser quand le danger sera écarté

Traduction : dis-moi ce que tu veux que je fasse, et dis-moi où trouver Tatsui dans son pire moment. S’il faut jouer avec la police, autant bien le faire; tout ce qu’il me faut, c’est savoir où je peux coincer ma cible.

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika



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Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 








Revenant à tes sens, tu ouvris d’abord lentement tes yeux, te sentant beaucoup plus légère - et à l’aise que tu ne l’étais dans le corps de ta victime - et battis des paupières quelques fois, le temps que ton esprit reprenne tout le contrôle de toi. Évidemment, il ne fallut à tout ce processus qu’une fraction de secondes, bien que pour toi, cela sembla un peu plus long. À peine te sentais-tu reprendre tes aises que tu entendais déjà la voix mature d’un homme beugler. Gamin ? Mais que diable s’était-il passé ? Aucune idée.

Ce fut à ce moment que tu réalisas, tes vêtements étaient en pagaille, ouvert, ta poitrine - bien qu'enveloppée dans d’extravagants sous-vêtements, et ton ventre était un peu plus à découvert que tu ne l’aurais d’abord souhaité. Bien sûr, tu n’étais pas nue et au vu de ce qui avait été dit, tu n’avais pas non plus été victime de la libido du vieil homme, c’était probablement plus un gamin qui t’avais trouvée inconsciente et c’était dit qu’il ferait bien fortune en fouillant tes vêtements … Mais si tu avais eu l’éclair de comprendre ce qui c’était passé, il fallait maintenant décider quoi faire avec cette information. Tu n’allais tout de même pas fouiller ta réserve de poison sous le regard attentif du vieil homme.

Tu lui lanças donc un regard d’abord confus, puis, tu aggripas les pans de tes vêtements, le refermant au mieux que tu le pouvais avec hâte. Tu avais également, dès le premier son de la voix du moine, masqué ton chakra. Toute précaution valait la peine après tout.

« Je … Oui, je crois que ça va … est-ce que ça fait bien longtemps que je suis là ? »

Ta voix se faisait plus douce, plus basse qu’à ton habitude et ton regard, embarrassé, ne trouva jamais le visage de l’homme, alors que tu serras un peu plus fermement l’ouverture de tes vêtements.

« J’ai dû faire une crise d’épilepsie, encore. »

Tu soupiras un petit peu, l’air exaspéré. Cette maladie était une plaie - enfin, pour ceux qui en était réellement affecté, mais tu mentais comme tu respirais.

« Je savais que j’aurais bien fait de prendre un petit-déjeuner et me garder une gourde avec moi ce matin, mais j’étais tellement excitée que je me suis dit que je pouvais bien me permettre d’attendre … ça m'apprendra ! »

Tu secouas la tête, comme pour balayer cette pensée de ta tête et posas ton regard bleu sur l’homme, cette fois-ci, tu le regardas directement dans les yeux, avant de tourner la tête rapidement vers le sol, ne supportant guère plus longtemps de le toiser, étant ainsi vulnérable.

« Me … Me permettrez-vous une petite minute d’intimité, le temps que j’arrange mes vêtements ? »




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Finalement, tout ces incidents incongrus s'avéraient plus profitable que prévu pour Ao. Bien qu'enfermé dans une sombre cellule avec le chef de la police locale lui soufflant sa fumée à l'horrible odeur au visage, le Yamanaka avait non seulement rencontré une occasion en or mais aussi confirmé (du moins le pensait-il) ses soupçons.
Le soldat à tête de fouine semblait tout à fait à même de s'entendre avec le fourbe intendant aux cheveux d'azur.
"Filou, comme vous y allez !" ricana Kazushi Masa, l'air matois. "Je dirais plus... opportuniste. La vie et le destin vous proposent souvent des opportunités plus ou moins inattendues. L'homme sage sait en profiter au besoin... De plus, je fais ce métier depuis trop longtemps pour croire aux discours mielleux et naïfs des politiciens, surtout ceux qui aiment se parer de vertue... Et je crois que vous êtes une de ces opportunités qu'il serait bête de laisser passer."

Le policier s'étira longuement, avant de s'absenter un bref instant pour aller chercher une petite bouteille de sake. Deux mastodontes en armure gardèrent cependant la pièce à son signal. Objectivement, ces gardes ne poseraient sans doute aucun problème à Ao s'il décidait de s'échapper sérieusement. Mais le roué Yamanaka était plus intéressé pour en apprendre plus sur Kazushi Masa et son "service" pour s'éclipser tout de suite.
Une fois le chef de la police revenu, il congédia d'un geste les brutes et sortit de petite coupelle pour trinquer avec le.a Prince.sse des Yamanaka.
Il avait heureusement terminé son mégot. L'alcool était plus puissant que bon, par ailleurs. Ao le voyait très bien s'envoyer un petit godet bien sec en fin de journée ou en servir à quelque captif pour leur tirer plus facilement les vers du nez...

"Reprenons, mon nouvel ami... Un changement de politique est toujours un moment gênant, un brin confus. Les gens n'aiment pas qu'on bouscule leurs habitudes... Et les imprévoyant ne savent ni anticiper, ni faire preuve de retenue. N'étant ni l'un, ni l'autre, j'ai aisément pu rester en place malgré les... réformes dans l'administration. Hélas, rien n'est éternel..."
Il se resservit une coupe de sake et soupira lourdement.
"Des voix d'idiots s'élèvent, enflammées par la propagande de nos nouveaux dirigeant. Il se racontent qu'il faudrait peut-être un chef de la police plus proche du peuple, moins regardant sur les circonstances atténuantes... Lors de votre rocambolesque arrestation, vous avez croisé ce champion que l'on aimerait voir à ma place : Mariko, celle qui a poursuivit l'étrange homme masqué. Une ancienne serveuse de restaurant qui se prend pour une héroïne. Une plébéienne sans expérience mais qui présente bien et obéit aveuglement à notre bon seigneur. Et les gens aiment les héros et les jolies filles... Je sers cette ville depuis des années et malgré les récents changements, j'aime mon boulot et j'y ai beaucoup investit. Je n'apprécierai donc guère de me faire remplacer par une oie blanche... Il serait tellement dommage qu'il arrive malheurs à cette donzelle inexpérimenté qui a peut-être les yeux plus gros que le ventre..."

Le message était clair : le chef de la police voulait que le Yamanaka face disparaître sa jeune collègue. Mais il n'en avait pas fini, sa face de rat s'illuminant d'un sinistre sourire sournois.
"De plus, si jamais un crime particulièrement sordide avait lieu... Cela mettrait à mal la réputation d'efficience de notre nouvelle administration. Nul doute que d'important moyens seraient déployés pour le résoudre. A fouiller certains quartiers, à emprisonner certaines personnes... Il faudrait espérait que toutes cette soldatesque sur les dents et fort occupés ne laissent pas le champs libre à d'autres malfrats pour agir ailleurs. Ce serait tellement dommage et si un crime encore plus grave était commis... Moi, le chef de la police, aurait fort honte. Mais j'ai les épaules solides, je pense que je m'en remettrai..."

Voilà donc quel était le marché de Kazushi Masa : en échange de la vie de Mariko, la capitaine des gardes sous ses ordres, non seulement il libérerait le Yamanaka, mais pourrait s'arranger pour écarter pas mal de la soldatesque pour laisser le champs libre aux shinobi ou même faire croupir en prison quelques "suspects" histoire de leur dégager le chemin...
Mais un tel homme, qui n'hésitait pas à demander à mot couvert un assassinat cruel d'une héroïne du peuple, était-il réellement digne de confiance ?
D'ailleurs, la fouine n'en avait pas fini.
"Concernant ceux qui vous soupçonnent... Et bien, même s'il s'agit officiellement d'une source bien informée souhaitant conserver son anonymat, il s'agit d'une personne haut placée dont votre serviteur n'aimerait guère parler ou même médire. Vous avez déjà rencontré l'un de ses émissaires, ce bon vieux Keigo, dont je tairai également le célèbre nom de famille. J'ignore aussi pourquoi un si noble samouraï, ayant toute la confiance de notre bien aimé nouveau souverain s'est fait passer pour un vulgaire drapier... En tout cas, son témoignage, essentiellement basé sur son flair légendaire, a été suffisant pour mettre en branle cette opération pour appréhender des personnes étrangères à la cité et potentiellement extrêmement, c'est le terme qu'il a employé, dangereuses..."
 
Voilà qui confirmait de nouveau les soupçon de le.a Prince.sse des Yamanaka : il devenait de plus en plus probable qu'il ai bel et bien croisé la cible et l'un de ses gardiens la nuit dernière ! Et le flair légendaire... Ao n’émettant évidemment aucune odeur déplaisante ou suspecte, il devait s'agir de talent proche de la sensorialité shinobi, pour avoir été jugé extrêmement dangereux après une si brève rencontre et son innocente petite comédie.
Restait une interrogation : pourquoi le nouveau seigneur de la ville se déguiserait en pleine nuit en drapier ? Pour arpenter discrètement le quartier des plaisirs ?

"Quant à votre autre question... Et bien, je ne sais pas trop. Mais je pourrais me renseigner avant que vous ne disparaissiez, afin de vous indiquer un lieu tranquille... Mais pour ce faire, il faudrait que j'ai du temps à vous consacrer et vous fasse pleinement confiance..."
En clair : Kazushi Masa pourrait aider les ninjas mais guère plus, sa compromission ne devant pas être trop évidente s'il souhaitait conserver son poste. Il était par contre visiblement enclin à faire un effort, mais sans doute en échange d'un autre service.
Qu'allait décider Ao ? Accepter ce contrat ? Si c'était le cas, il serait poliment escorté dehors avec un "rappel à la loi", une amende symbolique et une étonnante absence de témoins et de paperasse.
Sinon, le chef de la police la laisserait sans doute croupir en cellule quelque temps... Sans pour avertir Keigo et son maître. Il faudrait alors s'assurer de dégarnir d'ici au plus vite, en espérant par exemple l'aide de Sayuri ou en forçant le passage.

Quant à l'autre Yamanaka, elle se retrouvait dans une position embarrassante, un brin débraillée dans une ruelle isolée.
Rien de bien grave toutefois : son corps ne comptait aucune trace de violence (ou autre). Hélas, il lui manquait un peu de menue monnaie et peut-être d'autres choses dans son attirail...
Sayuri ne fut pas longue à trouver une explication probable à son soi-disant malaise. Sans coup férir, le moine venue à la rescousse s'écarta et se retourna galamment pour lui laisser le temps de se redonner contenance.

Et de faire l'inventaire. En plus d'avoir fait main basse sur un peu d'argent, son voleur des rues s'était emparé d'un kunai et d'une fiole de Poison Rongeur. S'il brisait la petite bouteille de verre, la petite racaille allait avoir une sale surprise !
"Vous ne devriez pas vous promener toute seule si vous êtes affligées par le petit mal..." déclara le bonze, visiblement soucieux de sa santé, mais gardant ses distances et restant de dos tant que la Yamanaka ne s'estima pas décente. "J'ignore combien de temps s'est écoulé durant votre malaise. J'ai juste vue un jeune malandrin dénudant et fouillant une demoiselle évanouie et je me suis précipité. Il a eut peur et s'est esquivé. Hélas, comme si je ne savais si vous aviez besoin de soin, je ne l'ai pas poursuivit, préférant rester à vos cotés."

L'homme était visiblement soucieux de sa santé. Il avait une voix grave mais plutôt douce et respirait la sincérité. Sa mise était simple, sans ostentation, ni dans la qualité du tissu, ni dans leur design. Bien que propre, sa tenue paraissait passée et ses jambes était maculé de poussière. Ses mains étaient caleuses et il semblait relativement musclé et en forme pour son âge.
Ce n'était donc pas le membre d'un culte riche et bourgeois, ni prônant la réclusion : il était clair qu'il arpentait les rues depuis un moment.
"Souhaitez-vous vous reposer plus avant ? Mon temple, l'Hibiscus Doré n'est pas très loin et il est fort calme..." proposa gentiment le bonze, sourire aux lèvres. "Ou si hélas ce petit chenapan à profiter de votre malaise pour vous faire les poches, vous préférerez peut-être aller mander la police locale... Même avec la nouvelle politique de notre nouveau seigneur, il y a encore trop d'enfants ici qui sont poussés sur le chemin du vice par la pauvreté. Si on vous a dérobé des objets précieux, demandez à la capitaine Mariko de vous aidez. C'est une femme généreuse, compréhensive et de grand talent. Je puis vous accompagner si vous le souhaitez."

Qu'allait faire la maîtresse des poisons ? Accepter l'offre de soin et d'hospitalité du moine ? Cela lui permettrait sans doute de s’éclipser de ce quartier où l'animation était soudain un peu vive...
Ou alors prendre congé pour aller ailleurs, potentiellement à la police pour voir comment Ao s'en sortait ? Il faudrait peut-être le tirait de là avant que les autorités locales ne deviennent trop inquisitrice...
La Yamanaka pouvait aussi disparaître pour le moment, montant par exemple sur les toits une fois que le moine trop soucieux de sa santé se soit éloigné...




Récapitulatif :
     

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Yamanaka Sayuri
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Yamanaka Sayuri



La chute d'un espoir

Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 








L’homme qui m’avait retrouvée était, sincèrement et absolument, un homme bon. De sa voix à sa posture, de ses mots – honnêtes et inquiets à l’égard d’une étrangère – a son élan de galanterie prouvée par l’absence de regard déplacé et l’immédiate acceptation de me donner un peu d’intimité, se retournant aussitôt la requête faite. Rencontrer ce genre d’être humain me faisait toujours le même effet. Je ne pouvais m’empêche de comparer leurs actions à celles que j’aurais posées dans la même situation, simplement pour être remise devant ma propre inhumanité. Si c’était moi qui avais trouvé une femme inconsciente, je l’aurais fouillée, dérobé ses possessions et probablement égorger si j’en ressentais le besoin. Non pas que tuer me rendais heureuse, mais son visage m’aurait offert une couverture à un moment ou un autre. Je n’étais donc pas vraiment ce qu’on pouvait dire bonne et cette opposition avec l’homme qui m’avait assisté était des plus déstabilisante. C’était désagréable. Je ne devenais qu’immondice devant ce genre de personne. Non pas que ça me faisait repenser mon style de vie, il ne fallait pas exagérer non plus, mais c’était dérangeant. J’évitais les gens bien pour cette raison.

Je repoussai cette sensation dans le fond mon esprit et fis rapidement l’inventaire de ce que je j’avais en refermant mes vêtements. Maintenant que je savais qu’on m’avait dérobé un poison rongeur, un kunai et ma monnaie, je réalisai que je n’avais pas particulièrement à m’inquiéter. Certes, d’une certaine façon ça laissait trace de notre passage, mais les chances que le tout soit lié, au final, restait quand même minces – et qu’est-ce qu’un gosse voulait faire de mon poison ? – mais peut-être était-il prudent de chercher à les récupérer si possible.

Le moine se montra des plus sympathisant alors qu’il m’expliquait comment il m’avait trouvé, l’inquiétude qu’il avait eu face à mon état et ce qui venait tout juste d’arriver. C’était ahurissant. J’avais du mal à croire à la gentillesse gratuite, je n’étais pas Ao, mais l’élève d’Ichizô. Je vivais dans un monde ou la gentillesse était signe d’intérêt, signe qu’on désirait quelque chose du receveur. Je repoussais mes suspicions naturelles et offrit un sourire qui se voulait plein de gratitude à l’homme.

Il m’offrit de venir me reposer à son temple, l’Hibiscus Doré avant de repartir pour faire ce qu’originalement j’allais faire, avant que mon mal imaginaire m’en empêcha. Dans le même élan, il mentionna la talentueuse capitaine Mariko. Une femme compréhensive, empathique et bonne. Tiens … plutôt pratique à savoir ça. La mention de la policière, cependant, me fit penser à mon autre problème. Ao. Dans un poste de police. Bon.

Le sourire de gratitude que je donnais au moine se transforma petit à petit en quelque chose de bien plus amer, de plus triste et avant même que je ne le sache, je répondais déjà :

«Je vous remercie de votre offre, hoshi-sama, mais je vais devoir décliner votre généreuse hospitalité. Une femme comme moi, ce n’est pas fait pour se trouver dans un temple.

C’était probablement la chose la plus sincère que j’eusse dite depuis le début de cette mission. C’était déroutant, même pour moi, d’avouer aussi facilement ce genre de chose, mais probablement qu’il se dirait que je suis une femme de petite vertu …. Chose que je ne pouvais pas nier de toute façon. Mais plus que cela, pour moi, les temples étaient exactement la même chose que les gens de bonne nature. Ils amplifiaient simplement le dégoût que je ressentais vis-à-vis de ce que je faisais quotidiennement … Ce n’était pas une de mes sensations favorites, disons-le ainsi.

«Il semblerait que le garçon m’ait pris quelque chose qui compte énormément pour moi. Ce n’est pas sans prix, mais c’est tout ce qui me restait de ma mère … Ma dernière chance de marcher dans ses pas

Ce n’était pas entièrement un mensonge. Le poison rongeur était un lègue de ma mère, indirectement, puisqu’elle n’avait jamais souhaité que je devienne une ninja, mais cette partie n’était pas nécessaire à ce que je racontais. Je poursuivis donc :

«Je crois que je vais tenter ma chance avec Mariko-sama.»

Je fis mine de réfléchir une seconde. Je ne connaissais pas vraiment la ville, ça ne faisait qu’une journée que j’étais là au final … Je regardais l’homme l’air bien embêté et je me lançai de nouveau :

«Puis-je abuser de votre gentillesse une fois de plus ? Je suis nouvelle en ville et je ne connais pas vraiment le coin. Serait-ce … serait-ce possible de me guider jusqu’au poste de la police ?»

S’il acceptait, je le suivrais à pas lents jusqu’à l’endroit et je lui laisserais toute la place pour guider la rencontre. Évidemment, je ne mentionnai pas que ma préoccupation n’était aucunement mon équipier et si je rencontrais la capitaine, je laisserais le moine parler d’abord, il semblait la connaître personnellement et de le laisser prendre l’avant ainsi, de me présenter peut-être à la capitaine, me donnait un peu plus de chance de la mettre dans de bonne disposition.

Si j’étais de nature rude, sans grand égard et déférence pour les êtres humains croisant ma route, je savais prétendre que ce n’était pas le cas. Mon discours à l’égard de Mariko serait donc flatteur, quémandant assistance avec le plus grand respect pour la femme que je le pensais ou non. Et les mensonges coulèrent de ma bouche avec un peu trop d’aise :

«Madame Mariko, je suis sincèrement désolée de vous déranger ainsi et surtout pour quelque chose d’aussi trivial, vous qui êtes une capitaine … Vous devez déjà être pas mal occupée, mais voyez-vous … Un enfant dérobé quelque chose d’extrêmement précieux à mon cœur alors que j’étais inconsciente. Si ce n’était que de l’argent, je ne vous aurais point embêtée avec cela, mais c’est le dernier souvenir que j’ai de ma mère et comme j’ai dit … l’un des objets que je chéris le plus parmi toute mes possessions …»

Oui, bon, j’en rajoutais, bien que dans tous mes poisons, le poison rongeur s’avérait réellement l’un de mes favoris. C’était, après tout, celui que je trimballais en plus grande quantité.





CSS par Gaelle



récap:
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  • Yamanaka Sayuri
  • Nara Shika
La chute d’un espoir


C’est une belle façon de voir les choses; de belles manières pour un chef de police trempant dans la corruption – pas d’insulte, juste un fait – et assez savant pour profiter des avantages qu’apportent sa position. Un sourire pour le monsieur, signe que la journée ne se passe finalement plus si mal.

Une opportunité de quitter, que je choisis d’ignorer; je vois plus que bien où on s’en va avec cette rencontre, et ça me plait. À devoir trinquer et boire, je choisis de m’abstenir en levant la main devant ma coupe. Une façon de lui faire comprendre que ce n’était pas une blague, je ne bois pas. Malgré que ma coupe soit vide, je trinque avec le gaillard pour la forme.

Puis, sa langue se délie.

Au moment où on me parle de circonstances atténuantes, je ricane et je repense à ce qui s’est passé au restaurant, même à la situation dans laquelle je suis présentement. «Je vois le genre, je pense.» Puis, on mentionne Mariko, la dame qui a été capable de scruter mes deux ou trois poils de moustache. «Fort dommage, en effet.»

Malheureusement pour elle, ma morale ne peut pencher de son côté aujourd’hui. C’est une demande, certes, mais au vu de la situation délicate de la pègre en plus de mes propres ordres, il m’est impossible d’empêcher son trépas. Étant un instrument de Jundo, un élément particulièrement zélé si je le comprends bien, il est certain qu’elle viendra se mettre sur mon chemin tôt ou tard.

Comme Sayuri me l’a dit, ses yeux sont très fins. S’il nous faut prétendre pour discréditer Jundo, il sera particulièrement difficile de la tromper, et hélas je n’ai pu trouver d’éléments incriminants sur la vie du seigneur Tatsui. Tout ce que je sais, c’est qu’il semble intéressé par l’antre du plaisir (de perdition, selon ses principes moraux – bizarre), mais encore je ne sais pas ce qu’il y fait.

Plus facile de faire d’une pierre deux coups en rendant service au chef de police; si elle meurt, je peux me permettre des mensonges et utiliser le chef de police comme argument. Demander a Sayuri de trouver des drogues particulièrement illégales, les mettre sur le corps de la policière et m’arranger pour faire retracer le tout chez monsieur le seigneur.

Ou pire; prendre son visage, utiliser Mariko pour déclarer avoir retrouvé le tout chez le Jundo, puis la faire quitter son emploi – et la ville – car elle aurait perdu foi en son seigneur. Chez les Yamanaka, les morts parlent le langage qu’on veut. Il faut juste faire disparaître le corps.

Quoique… ce n’est pas un travail fait pour moi, tout ça.

J’accepterai néanmoins. En plus, il me propose encore mieux.

«Je le pense aussi, et puis qui sait, peut-être que l’admiration donnée à mademoiselle viendrait à tourner vers le si courageux et intègre chef de police, lui qui se montre si fort à composer avec ces évènements...» Une façon de dire qu’ensemble, nous pourrions bien assassiner un roi et s’en sortir avec un titre de héros.

Ma réplique semblait avoir tapé à la bonne place, car c’est juste après que Masa avoue et se met à chanter à mon oreille. Les derniers mots savent me flatter; je détourne la tête et ferme les yeux, une main sur le coeur. Oh, c’est si beau et si bon! Extrême danger, moi! «En une nuit, mentionnons-le.» C’est tout ce qu’il me fallait! Qui d’autre que le seigneur pourrait mettre en place un piège incluant son bras-droit, le chef de police et le héros local? Non seulement ça, mais j’étais si dangereux qu’il n’a pas osé se présenter lui-même; ça ne peut être que lui, sinon il aurait été présent.

Donc, j’ai bel et bien croisé le seigneur et son fidèle samourai aux techniques mystiques. Je ne regrette pas d’avoir rejeté le diner aux chandelles dans leur entrepot miteux, car là on aurait pu m’attaquer sans ménagement, sans qu’il y ait de public. J’ai tellement bien fait! Okay Ao, arrête avec les fleurs.

En redescendant sur terre, il ne me reste qu’une question; mais qu’est-ce qu’il fout, en plein milieu de la nuit, à quelques tournants d’un bordel, déguisé en travailleur? Ses morales ne le permettent pas.

Ma seule idée, c’est qu’il attendait ses soldats occupés à boire et à se disputer Sayuri. Encore là, ça ne se tient pas; un cheval ne pourrait jamais transporter sept personnes, encore moins six samourai en plus du seigneur. Le déguisement, je peux plus ou moins comprendre; on a déjà essayé de le tuer, il va se cacher. Ça, et en plus il aurait fortement honte d’être découvert dans un tel quartier. Il devait forcément attendre quelqu’un, sinon patienter pour rien dans le quartier rouge ne fait aucun sens pour lui. Il peut bien avoir un informateur au Sabre aux mille roses, surtout que Masa vient d’admettre que des descentes sont organisées pour capturer des membres de la pègre…

Puis je repense à l’expérience traumatisante que j’ai vécu; le petit jeune dégueulasse, le vieux qui m’a invité dans un plus grand salon de jeu… ça doit être ça. Quelqu’un y va à sa place pour récupérer des informations en se divertissant. Sûrement.

Il me faut Sayuri immédiatement. Le plus vite on peut éliminer Mariko, le plus vite on peut forcer le seigneur à s’exposer; le plus gros risque en ce moment est d’attendre. On doit disposer de Mariko et forcer Keigo à se séparer de Jundo, et pour ce faire il vaut mieux le prendre de court; si le héros de la police meurt, il est fort possible que Keigo – me trouvant extrêmement dangereux – s’entretienne avec Masa. Ça expose Jundo au danger.

… Et je sais trouver Jundo.

«Pas d’inquiétude, je saurai faire ma petite affaire avec mon futur époux et quitter. Assurez-moi juste qu’il vous est possible d’inviter ici, seul à seul, votre source bien informée souhaitant conserver son anonymat. Par exemple en devant discuter en urgence d’évènements facheux concernant votre héros national. Qui sait, peut-être que son flair certain lui permettrait de trouver une piste pour lui et la milice...» pendant que je fais mon boulot ailleurs.

Qu’il comprenne que nous avons une entente; elle mourra. Tout ce qu’il me faut après, c’est une distraction pour la milice et surtout pour Keigo.

***

Remerciant le chef pour sa compréhension face à ma situation, je me dirige vers l'entrée. Sans verbaliser mon … travestisme, disons-le ainsi, j’espère lui permettre de faire bonne figure un minimum lorsque j’évacue les lieux. Sortir devrait être facile. Tranquille.

En sortant dela cellule et en me dirigeant vers l'entrée, j'entends une amie s'expliquer. Accompagnée ou non, peu m’importe. Je fais mine d’être perdue dans mes pensées, un tantinet découragée; une prêtresse travestie arrêtée par la police après s’être fait traitée de sodomite, vous vous rendez compte? Humiliant et décourageant, simplement.

Je ne regardais pas où j’allais, et je me suis enfargé avec mes propres geta. Mes mains jusqu’à maintenant liées et cachées dans les manches de mon kimono ont eu à attraper au plus vite ce qu’il y avait de près; une épaule de la jeune femme. «Ah!… Pardon, je me suis accrochée dans mes souliers...» Dis-je en m’excusant à Sayuri avant de repartir sur mon chemin, vers l'extérieur.

«M’entends-tu? Je vais rester aux alentours pour te parler et t’expliquer ce que j’ai découvert. Pour l’instant, notre objectif change; il faut… éloigner Mariko, la femme qui était dans le restaurant et qui a poursuivi Shika.» Alors que je lui explique la situation – sans gros détails, juste l’essentiel – je fais quelques détours dans les rues environnantes pour me promener et relaxer. En même temps, je patrouille et laisse mon sixième sens faire son travail; je ne veux pas tomber face à face avec Keigo maintenant, et je ne sais pas où il est en ce moment.

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika



Santé
97%
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82%




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La chute d'un espoir

Pour un ninja doué, les aventures les plus rocambolesques et les retournements de situation étaient une mine d'opportunités.
Engeôlé avec un clone de Shika (qui feignait de s'intéresser à rien, le regard vide), Ao s'était découvert un étrange allié... Non, le terme était beaucoup trop fort. Le chef de la police locale s'avérait bien plus fourbe et amoral que prévus, ce qui n'était pas sans plaire à l'Intendant des Yamanaka.
Ils pouvaient trouver un terrain d'entente dans le meurtre et la trahison... L'homme à la tête de fouine venait tout juste d'échanger la liberté (et de fermer les yeux sur à peut prêt tout) du Yamanaka contre le meurtre de sa jeune subordonnée.
Le vieux grigou sentait le souffle chaud de l'étoile montante de la police sur son cou et ne comptait pas abandonner ses fonctions à une jeune génération sous prétexte qu'elle était plus populaire auprès du peuple et du nouveau seigneur...

Moralité mise à part, voilà qui arrangeait plutôt les affaires d'Ao. Perdu dans ses réflexions et ses hypothèses, le.a Prince.sse des Yamanaka réfléchissait (et se jetait des fleurs) pendant que Kazushi Masa allumait de nouveau une immonde cigarette puante, un sourire satisfait et malsain sur le visage. Cet homme ressemblait de plus en plus à un rat.
Était-ce bien raisonnable de s'allier avec lui ? D'occire celle qui paraissait être une justicière tant aimée du peuple et même de Jundo Tatsui, le populaire réformateur ?
Il ne fallut pas longtemps à l'Intendant des Yamanaka pour choisir son camps, ou plutôt son nouvel outil.

Ao tenta tout de même de négocier un peu et d'en apprendre plus après de Masa, afin d'asseoir ses hypothèses et achever ses plans.
Sa proposition rencontra un sourire malfaisant.
"Non, ce ne serait sans doute pas possible." rétorqua le policier en soufflant un épais (et puant) nuage de fumée au plafond. "Comprenez bien, shinobi, que vous n'avez pas affaire à des idiots. Ni moi, ni chez les autres impliqués dans cette histoire. Et vous savez ce que c'est, dès qu'on se frotte à la noblesse ou aux samouraï. Honneurs et décorum compliquent affreusement les choses... C'est un monde que je sers mais avec lequel je n'ai pas l'envie de travailler d'un peu trop près. Surtout pour essayer un investissement risqués."
Joli terme pour qualifier Ao et ses complices...

En tout cas il était clair que Masa ne voulait pas trop se mouiller. S'il embauchait le.a Prince.sse des Yamanaka, c'était justement pour faire le sale boulot en toute discrétion (ou avec sordide éclat mais loin de lui).
Il n'aiderait pas plus que ça le ninja, pas temps qu'il n'aurait pas accomplit pour lui sa sinistre besogne... Et même ainsi, la fouine en chef de la police n'aimait guère l'idée d'intervenir directement ou personnellement.
Moins son nom apparaîtrait dans ces complots, plus faciles il serait pour lui de s'en tirer à bon compte.
Mais du coup, à quoi pouvait-il bien servir à Ao, à part lui offrir sa liberté ?

Le roué policier dû se rendre compte des doutes soudain d'Ao.
"Rassurez-vous, si d'aventures nos petites affaires se déroulaient comme prévue, mes mains seraient un peu moins liées. Et n'oubliez pas que j’exerce dans cette ville depuis des éons, sous la férule de divers seigneurs ou représentant impériaux qui s'y sont succédés. Il y a des choses que je sais. Des contacts intéressants qui échapperaient à l'attention d'étranger. Des noms véritables. Sans parler de mes piètres talents d'organisateurs, qui rendraient compliqués la gestion de certaines enquêtes. Je joue souvent de malchance, vous savez... Et nous manquons tellement de moyens, tant humains que pécuniaires. Si triste."

Si en échange du meurtre de sa jeune condisciple Masa n'était pas prêt à organiser des rencontres discrètes pouvant virer au drame ou menacer sa carrière, il disposait apparemment d'autres moyens de récompenser les Yamanaka.
Des rumeurs. Des informations. Des squelettes dans les placards. Et l'opportunité de mal déployer la milice de la ville et la faire courir après des chimères.
"Bon, il est tant d'aller fumer un peu... Quelle négligence que l'un de mes hommes en faction se joignent non seulement à nous, mais oublie de fermer les cellules... Et en plus, nous n'avons même pas taper de rapport ! Ah, que c'est compliqué toute cette paperasse..."
Ao ayant accepté son sombre marché, Masa se leva et sortit.
Dès qu'il fut hors de vue, le clone de Shika se mordit la langue pour se suicider et disparaître, informant ainsi son créateur des événement passé. Pas dit qu'ils plaisent au flamboyant chef des Nara...


Le prêtre qui s'était enquit de la santé de Sayuri ne se fit pas prier, mais si la Yamanaka aux cheveux roses nota qu'il tiqua un peu concernant les raisons de son refus d'aller se reposer dans son temple.
Même sans recourir aux talents de son clan, la Maîtresse des Poisons pouvaient presque voir son imagination combler les blancs... Mais cela ne changea pas sa compassion pour la soi-disant épileptique. Elle sembla même s'accroître.
"Tout le monde est le bienvenue au Temple de l'Hibiscus Doré... Mais je respecterai vos choix." déclara-t-il doctement, avant de la guider dans les rues animée de la cité. Son pas était très souple, presque félin mais il n'allait pas très vite, soit parce qu'il était nativement calme, soit parce qu'il voulait ménager la "malade".

"Hmmmm... Je vais voir si je peux obtenir plus d'informations sur votre petit voleur." laissa tomber le bonze, réfléchissant. "Hélas, malgré les réformes de notre seigneur, la pauvreté et les inégalités n'ont pas encore été gommées... N'en voulait pas trop à ce petit vaurien. Il est sur une pente glissante, mais fait sans doute ça pour survivre. Souvent sans personne pour les guider les enfants, et même les adultes, cèdent à la facilité... Un chemin qui peut conduire à la damnation... J'irai questionner mes ouailles, quelqu'un saura peut-être quelque-chose... Pouvez-vous me décrire le tendre souvenir qu'il vous a été dérobé ?"
Zut, voilà qu'il se la jouait bon samaritain et se mêlait de ce qui ne le regardait pas... Que répondre ? Un kunaï et une fiole de poison étaient un attirail qui criait littéralement "ninja !".
Sayuri pouvait inventer quelque relique familiale n'ayant qu'une valeur sentimentale mais... Que ce passerait-il si le moine se révélait compétent et retrouvait le jeune voleur des rues ?

Ils finirent par arriver au poste de police pendant que la Yamanaka aux cheveux-roses réfléchissait.
Là, il leur fallut patienter un peu : Mariko n'était visiblement pas disponible. Ni même présente dans les lieux.
"Toujours à courir par mont et par vaut pour châtier le Mal..." déclara avec amusement le bonze avant de s'incliner. "Vous voilà néanmoins arrivée à bon port. Vous avez repris des couleurs et ici il ne devrait rien vous arriver. Je vais donc prendre congé, j'ai à faire au temple. Si d'aventure vous souhaitiez tout de même en franchir les murs saints, demandez Heiazaemon Jin. Je me ferais un plaisir de vous aider."

Sayuri patienta donc un petit moment, avant que soudain une femme en armure légère se laisse tomber d'un toit en poussant un grand soupir de désespoir, de frustration et d'agacement mêlés.
Sayuri reconnu sans mal la lieutenante des miliciens aux yeux bien trop fureteur. Elle transpirait abondement, puait la sueur et n'avait aucune grâce, trahissant ses origines populaires. Tout son équipement était poussiéreux et usé : visiblement, elle se donnait sans compter !
"Alors, tu l'as eu ?" lança un de soldat de faction du commissariat.
"Non... Une fichue anguille !" grogna Mariko, en enroulant son kusurigama autour de sa taille. "Il m'a fait courir jusqu'au fin fond de la ville et a sauté d'un bond la muraille ! T'y crois ça ?"
Visiblement, la soldate était fort vexée de n'avoir pas réussit à alpaguer son étrange suspect, le chef du clan Nara déguisé en justicier de cuir et de pacotille.

La nouvelle sembla assombrir et inquiéter le visage des autres miliciens. Il était fort rare que quelqu'un arrive à échapper ou à semer Mariko. Elle n'abandonnait jamais... Ce qui signifiait que là, elle avait été totalement dépassée.
"Un ninja ? " s'enquit un soldat en déglutissant nerveusement.
La lieutenante de police haussa les épaules, dubitative. Malgré ses propres talents martiaux et son corps d'athlète, le ninjutsu ça la dépassait un peu.
"T'as de la visite d'ailleurs..." continua le factotum en donnant un coup de menton en direction de Sayuri, voulant s'éloigner du sujet maudit.

Mariko écouta Sayuri, son regard de plus en plus brillant.
"N'ayez crainte, mademoiselle ! Je me met sur le coups ! Et nul besoin d'argent : nous sommes là pour protéger et servir !" fanfaronna gaiement la capitaine des miliciens, faisant un peu rouler des yeux (dans son dos) à ses collègues masculins, plus âgés.
Sortant un bloc-notes, elle commença à questionner Sayuri : quel était l'objet dérobé ? Où avait eut lieu le vol ? Avait-elle été agresser pour s'être évanouie ? Avait-elle pu voir en détail le ou les voleurs avant qu'il(s) ne s'enfuie(nt) et pourrait-elle le(s) reconnaître ?
Son déluge verbal était aussi agaçant et enthousiaste que celui d'un Nara drogué ou d'un lutin vert de Konoha que Sayuri avait croisé à Baransu...

Mais cette logorrhée surexcitée eut au moins un avantage : Mariko ne remarqua pas Ao qui justement sortait de prison en prenant soin de bousculer un peu Sayuri.
Si cela permit aux Yamanaka de rétablir leur contact télépathique, cela les mettaient aussi maintenant en danger : Mariko avait été partie prenante du "piège" qu'on avait tendue aux shinobis au restaurant. Et avec ses yeux d'aigles, nul doute qu'elle finirait par reconnaître Ao.
Voir l'Intendant des Yamanaka déjà libre risquait de susciter de nombreuses questions de la part de la capitaine des miliciens... Qui en plus par son grade et son statut d'héroïne du peuple avait la confiance, peut-être même l'oreille du seigneur Jundo...

 
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  • Yamanaka Sayuri
  • Nara Shika
La chute d’un espoir


Qu’à cela ne tienne.

Au moins, Masa ne se montrait pas trop cryptique; pas qu’il soit prévisible, loin de là. L’avantage de son franc parlé, c’est que je ne peux pas faire d’erreur. Aux termes clairs, je lui réponds que «oh, les risques...» en ricanant un peu.

«Je comprends malgré tout ce que vous voulez dire, et je ne souhaite pas non plus que vous vous risquiez.» C’est évident; si on en vient à risquer sa position, Masa va promptement se retourner et choisir le camp du seigneur, sitôt qu’il se sentira menacé. L’essentiel, alors, est d’éviter qu’il ne le soit. S’il peut me servir de pivot, je ne peux pas faire pression dessus au risque de briser la machine et de me blesser. On mesure l’importance d’un collaborateur par le temps passé sans embrouilles, à ce qu’on dit, et le chef de police a su me donner ce dont j’ai besoin pour faire ma petite besogne.

«Dans ce cas, c’est bon pour moi. Quelqu’un viendra vous voir quand ce sera fait – peut-être pas moi, ou peut-être que si –, puis on verra ensuite; je suppose que vous avez plus qu’une petite idée des motifs de ma présence à Ginkôkan. Je ne peux pas trop en dire, mais je pense être votre meilleur investissement

Traduction : ma tâche t’es profitable, une fois accomplie.

Puis, c’était la fin de notre petite rencontre de routine. Sortir, maintenant.

Le plus difficile aura été d’écouter Mariko sans ricaner… du moins, au début. Shika s’est sauvé, et c’est assez clair qu’il a choisi de nous abandonner – ou au moins de nous attendre à l’extérieur de la grande cité.

C’est alors que j’entendit la voix de Sayuri, et que je la vis; elle devait avoir bien entendu ce qui était advenu du chef Nara. Au moins, elle est là et cela me suffit. Je la laisse gérer Mariko et m’éloigne rapidement après m’être excusée. Je quitte honteusement les lieux, sans demander mon reste.

Hors de question d’être aussi simplement reconnu.

Une fois sorti, je me mets à parler de ma rencontre avec le rat. Je me promène aux alentours, m’éloignant un peu du poste et restant sur mes gardes pour ne pas attirer trop l’attention – et pour éviter quiconque pouvant me reconnaître. Je m’assure même de ne pas sentir autour de moi la présence de Keigo, car ça serait quelque peu facheux de devoir m’expliquer à nouveau.

«Pour faire simple, j’ai conclu un marché avec le chef de la police; Mariko, la femme qui te parle, est très aimée du peuple et constitue un risque à sa position. Si on la fait disparaître, ce sera plus facile pour lui d’écarter le reste de la milice pour qu’on puisse tuer Tatsui, quand on frappera. Il pourrait même nous fournir des preuves que le seigneur n’est pas blanc comme neige. Le seul hic, c’est que Masa est un peu tatillon, voire incertain; il ne veut prendre aucun risque et ne veut être relié à rien, alors c’est possible que ça se retourne contre nous s’il se sent menacé. Pour l’instant, notre nouvel objectif est de Tuer Mariko. Après, on saura comment mieux approcher le seigneur.»

Pour le moment, c’est tout; je me promène et vais voir si je ne peux pas me trouver un petit truc à grailler – je n’ai malheureusement pas eu la chance de manger ce matin, vu que mon rendez-vous était un piège. «Oh. Au passage; j’ai bel et bien croisé le seigneur et son chien de garde. J’avais raison. Ça explique pourquoi il ne s’est pas présenté au repas. Masa me l’a confirmé, j’ai été remarqué et étiqueté comme extrême danger Oh, c'est si bon! Je pense que je vais m'en vanter pendant longtemps!

Maintenant, il est temps de trouver une collation; peut-être que je mettrai la main sur un marchand ambulant qui fait de délicieux dangos, ou peut-être de divins chouchous grillés. «Si tu trouves un endroit calme où on peut s’occuper de Mariko, fais-moi signe. Je te localiserai et on va faire l’habituel.»

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika



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Yamanaka Sayuri
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La chute d'un espoir

Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 







«Tout ce que je désire c’est de le retrouver. C’est quelque chose, qui pour moi m’est très précieux,comme j’ai déjà dit, c’est tout ce qui compte. Il y a des années, j’étais dans la position de cet enfant, je peux bien comprendre ce qui l’a poussé à agir. C’est …»


Il fallait que je fasse attention. Sans mentir, Il fallait que je ne pipe mot de la vérité. Un sourire timide, je baissai le regard et ajouta :

«C’est une fiole, un parfum exotique que ma mère m’a concocté. Je ne m’en suis pas vraiment servi encore. J’essaie de l’économiser, vous voyez … Il a des particularités qu’un enfant ne devrait pas être exposé.»


Ce n’était pas un mensonge, mais pas non plus la vérité. Mes mains étaient serrées devant moi alors que mes bras pressaient ma poitrine, l’exposant un peu plus, mon regard ne quittait pas le sol et le sourire timide qui naissait sur mon visage tentaient de suggérer sans mot que ces particularités étaient en fait un aphrodisiaque de quelque fore que se soit. Après tout, n’avais-je pas exposé déjà que mes jambes s’ouvraient à qui le voulait assez ?

Évidemment, je ne mentionnai même pas le kunai, avec un peu de chance, je pourrais faire croire qu’il n’était pas le mien ou que je l’avais trouvé dans une ruelle plutôt et donc que je n’y tenais pas réellement et c’était la raison pour lequel je ne l’avais pas mentionné. Je pourrais même dire qu’après l’avoir trouvé, au vu de mon métier, je m’étais dit que c’était pratique.

Notre discussion prit fin rapidement et je me fis offrir assistance si jamais je souhaitais aller temple. Chose que je gardai bien en note. Lorsque le moine quitta, j’inclinai la tête en signe de remerciement et porta mon attention sur les miliciens. J’attendis patiemment l’arrivée de Mariko et lui fit mon discours, sur lequel elle se jeta tête baissée.

Ao rétablit aussitôt que possible notre connexion télépathique et ce qu’il avait à me dire me plaisait plus que je ne l’aurais imaginé.

Deux bonnes nouvelles.

Mariko n’était définitivement pas le genre de personne que j’aimais fréquenter et d’avoir la demande explicite de mettre fin à sa vie me satisfaisait à un point tel que même moi, j’en restait surprise. Comme être une bonne personne était en réalité qu’une raison de plus pour se faire assassiner. Surtout que sa bonté allait être la raison de sa perdition.

L’autre bonne nouvelle, c’était celle ou l’attention était sur Ao et non sur moi. Ça me donnait une marge de manœuvre beaucoup plus alléchante que ce que je me serais permis n’ayant pas eu cette information. Évidemment le moine rendait la tâche difficile, alors il fallait agir rapidement. Agir avant d’être soupçonnée.

Alors qu’elle vomissait verbalement ses questions, elle me rappelait vaguement une pousse de Konoha, le seul enfant qui m’ait laissé bonne impression malgré ses monologues et sa personnalité trop … tout. Mais ça n’allait pas à cette policière comme à la petite Aburame. Du moins, ça ne la rendait pas plus supportable.

Ne t’approche pas.

Je ne voulais pas risquer d’attirer l’attention sur Ao. Je ne voulais pas que ses yeux ne décèlent qu’il était déjà de retour à l’extérieur.

«Voulez-vous que je vous montre l’endroit en question ? Peut-être pourrais-je vous être d’une quelque utilité. Je préfère aider plutôt que de rester à ne rien faire. Je ne serais pas l’esprit tranquille si un enfant se retrouve dans le pétrin …»


Si elle acceptait, je la guiderais, sinon, je la suivrais en dissimulant ma présence et si besoin en me rendant imperceptible à l’œil normal.




CSS par Gaelle



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La chute d'un espoir

Ao fut donc libéré des geôles de la police, un contrat en poche. Cet échange de bons procédés devraient facilité leur mission initiale. Peut-être.
En tout cas, il permettait à shinobi aux cheveux d'azur de se sortir de là sans esclandre et avec un contact véreux et haut placé qui semblait plus ou moins approuvé les demandes de leur employeur. Avoir le chef de la milice dans leur camp ne pouvait qu'être qu'une bonne idée.
Bien sûr, cela nécessitait juste d'occire une héroïne du peuple qui avait également le soutien et la confiance du nouveau seigneur... Mais ce n'était pas les scrupules ou la morale qui étouffait les ninja, n'est-ce pas ?
De plus, étant une fidèle du nouveau régime, cela ferait sûrement une épine dans le pied en moins.

La chance était décidément du coté des Yamanaka, car à peine Ao sortait du poste de garde qu'il vit arriver une Sayuri presque éplorée suite à un "vol"... accompagnée de leur nouvelle cible toute prêtre à lui faire confiance et à l'aider.
Réactivant ses dons télépathiques, le.a Prince.sse des Yamanaka informa sa collègue de la nouvelle tournure des événements. Et se vanter un peu : il avait en effet fort vraisemblablement croisé leur cible se faisant passer pour un drapier dans le quartier rouge.
Hélas, sans doute à cause de son immense chakra solaire, le shinobi aux cheveux bleues avait été catégorisé comme potentiellement dangereux et suspect. Cela signifiait donc qu'il y avait un Senseur dans l'entourage de Jundo Tatsui, sans doute Keigo, à moins que le seigneur est lui-même été entraîné dans cet art...
Une question restait en suspens cependant : que faisait le dirigeant de la ville à errer déguisé dans les quartiers chauds en pleine nuit ? Et était-ce fréquent, une faille à exploiter dans sa sécurité ?

Ao s'éloigna pour ne pas se faire repérer pendant que Sayuri distrayait la milicienne qui l'abreuvait de question sur son "affaire de vol" : en effet, Mariko était présente lors de "l'arrestation" du Yamanaka au cheveux d'azur et elle aurait pu le reconnaître.
Mariko nota les informations données par Sayuri sur son parfum dans son carnet, sans remarquer son compère qui disparaissait à la recherche d'un petit encas.
"Oh, je vois... Il faut espérer qu'on le retrouve vite alors." annonça la policière, tout en rougissant un peu quand elle compris les sous-entendue de la Yamanaka aux cheveux roses. "Mais j'ai bon espoir : c'est donc un objet de luxe, il cherchera sans doute à le revendre..."

Mariko accepta sans sourciller de ce faire conduire sur les "lieux du crime". Il était évidement qu'elle voulait aider Sayuri de son mieux et n'aller pas la chasser.
Retrouver la ruelle isolée fut évidemment un jeu d'enfant pour la Maîtresse des Poisons. Hélas, bien que peu fréquentée en journée, l'allée n'était pas déserte pour autant et ne se prêtait guère à un assassinat discret, à quelques pas de rues bien plus commerciales et passantes. Cela expliquait pourquoi la Yamanaka avait été fouillée par une petite frappe durant son "évanouissement", avant d'être "secourue" par un bon moine.

Mariko ne pouvait visiblement pas s'empêcher de parler sur le chemin.
"Nous faisons de notre mieux, surtout avec les nouveaux moyens mis à notre disposition par le Seigneur Jundo, mais il reste encore beaucoup à faire pour éliminer la criminalité de nos rues. La pauvreté pousse hélas à de semblables extrémités, mais depuis que notre bon Seigneur a ouvert les rangs de la milice à tous quelque que soit leur origine, nous avons des collègues plus expérimentés et qui comprennent. J'ai cru comprendre qu'il allait mettre en place un... programme de réinsertion ? Je crois que c'est le terme. En partenariat avec le Temple de l'Hibiscus Doré, pour remettre dans le droits chemins les petits criminels, plutôt que leur couper une mains ou les condamner au bagne. J'pense que c'est une bonne idée, pas vous ?"

L'examen de la ruelle ne donna pas grand chose, ce n'était qu'une ruelle un peu étroite et isolée, propice à se dissimuler pour un temps... Et à se faire agresser.
Mais la policière n'avait pas dit son dernier mot.
"Hmmmm... Par ici, c'est souvent des bandes d'ado désœuvrés et des gosses abandonnés, n'ayant pas de contact pour entrer en apprentissage chez un forgeron, qui traînent et se livre à de petits larcins." affirma Mariko en réfléchissant. "Mmmhhhh... Votre voleur doit soit avoir rapporter son butin à la planque de sa bande, pour le présenter à son chef de gang, soit s'il s'est rendu compte de sa valeur, il va essayer de le refourguer au plus vite pour garder l'argent pour lui."

La milicienne tourna un instant sur elle-même, plissant ses yeux d'aigle, remarquant quelque-chose qui échappait à Sayuri.
"Bien... Des petits pieds, sandale de piètre qualité. Sud-est. Hmmm, on doit avoir affaire à un p'tit malin." fini-t-elle par annoncer. "Il doit être aller à la Danse des Joyaux. C'est un mont-de-pieté un peu glauque appartenant à un certain Reshiba Yuzai, un marchand pas forcement regardant et, d'après son témoignage, peu doué avec la paperasse. On l'a à l'oeil depuis un moment mais le chef Kazushi dit qu'on manque encore d'élément pour le faire plonger pour recel..."
Elle hésita un instant : aller enquêter sur Yuzai risquer de faire tiquer son chef et même de compromettre une intervention future. Mais cela ne dura qu'un instant : en bonne héroïne du peuple et touché par l'histoire sentimentale à deux sous de Sayuri, la policière décida d'aller secouer un peu le douteux commerçant.

Suivant un dédale d'allées et de ruelles (hélas toujours trop fréquentées pour un assassinat discret en plein jour... La nuit par contre ce serait une autre histoire), Mariko conduisit d'un pas rapide et ferme la Yamanaka jusqu'à la petite boutique.
De nuit, l'impasse où elle se nichait aurait fait un parfait coupe-gorge. Et bien qu'elles ne se soient guère éloignée des rues les plus commerçante, il régnait ici une impression de déliquescence et de pauvreté.
Quelques jeunes hommes fumaient d'un air entendu, adossé à des maisons aux planches branlantes, s'échangeant des coups de coude et des regards en détaillant les splendides courbes féminines de la Yamanaka aux cheveux roses.
Mais nul ne bougeait, se raidissant imperceptiblement au passage de la policière en armure légère.
Étonnamment, Sayuri lu plus de respect que de peur dans les yeux de ses petites frappes.

"Je suis désolé de vous amener en ces lieux, pas les plus reluisant de la ville, mais vous ne risquez normalement rien. Vous pouvez entrer avec moi, pour tenter d'identifier votre flacon de parfum, ou rester dehors le temps que j'interroge le patron. Rassurez-vous, les gamins vous laisserons tranquille : ils savent que vous êtes avec moi." affirma nonchalamment la policière, certaine de son fait.
La boutique était simple, enténébrées. Aucune fenêtre donnant sur l'extérieur, juste une porte et un panneau de bois annonçant : "Danse des Joyaux. Bijoux&Antiquités. Achats/Ventes au meilleurs prix. Prêts possibles".

Si Sayuri suivait la policière à l'intérieur, elle découvrirait une petite boutique enténébrée, avec une relent douceâtre d'encens essayant de chasser l'odeur de renfermé et de poussière.
La magasin était simple : juste un comptoir derrière lequel s'abritait un homme entièrement chauve et rasé de près, affichant un sourire trop suave pour être honnête. Quelques bijoux et colifichets de pacotille étaient posés sur le comptoir ainsi que sur l'étagère derrière lui.
Sombre, se confondant presque avec l'atmosphère enténébrée de ce lieu peu réjouissant se tenait une brute borgne à demi-nu, affichant ses cicatrices et un torse musclé. Visiblement une "assurance" contre le vol ou les clients qui posaient trop de questions.
L'arrivée de Mariko tendit visiblement les deux hommes, qui lancèrent un regard nerveux à la porte derrière le comptoir, qui donnait sûrement vers la réserve.
Isolée, dans une partie un peu louche du quartier, la boutique n'était pas fréquenté (et pas que des gens biens). Serait-ce un bon lieu d'embuscade pour occire Mariko ? Dans ce cas là, il faudrait sans doute s'occuper des témoins ou les rallier à la cause des Yamanaka...


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