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Mon regard est-il celui d'un animal ?

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Akuma Kameyo
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Je me blottie d’avantage dans mon coin de cellule. Pour une fois elle est propre, on me la nettoie une fois par semaine. Je tends l’oreille pour voir si je peux entendre Sera… Mais rien… Je ne l’entends plus depuis quelques jours : je sais qu’elle n’est pas morte Ikki me l’aurait dit. Elle n’est pas non plus partie ou vendue. C’est comme ça… Je le sais pas Ikki. Mais pour l’instant j’ai faim, si j’ai eu à boire presque à volonté, je n’ai rien eu à manger depuis trois jours, cependant, les plaies de mon dernier combat se sont refermées. Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe… Il y a un mois j’ai massacré en étant parfaitement consciente de ce que je faisais mon « dresseur » C’est comme ça qu’ils, les samouraïs appellent ceux qui tentent de me faire obéir. Résultat : ils ont des cadavres lacérés sur les bras et moi je passe mes nerfs.

Pour l’instant, je suis blottie dans un coin de ma cellule, en tailleurs, entrain de murmurer es passages entiers de textes d’auteurs que ma mère m’avait fait lire. Je les récite encore et encore pour conserver mes souvenirs. On ne dirait pas, mais les Akuma adorent l’art, la poésie, la musique, la littérature… Il suffisait de regarder les soirées que je passais avec mes parents… Je conserve comme des trésors les souvenirs de mes lectures de textes des plus classiques à ceux d’auteurs oubliés, mais également les mélodies que mon père jouait…Je ne sais pas si je préfère qu’on me prenne pour une simple bête inculte ou si on me considère à moitié humain. Je suis humaine, je le sais. Je n’ai pas besoin du regard des autres pour en avoir la preuve. Je sais que l’Autre est bien plus animal que moi, mais elle aussi est humaine. Ce n’est pas un dédoublement de personnalité, elle et moi n’avons rien en commun, si nous avons le même corps, c’est la seule chose qui nous relis. Nous sommes chacun un être. C’est tout simplement ça. Elle est un démon, je suis moi. Mes lèvres continuent de murmurer la littérature avant de s’arrêter.

Je ferme les yeux, laissant mes autres sens prendre le relais alors que j’écoute ce qu’il se passe. Des bruits de pas. Nerveux. Plusieurs personnes. Des Samouraïs… Et quelqu’un d’autre. Un autre dresseur ? Ils ont fait vite. Je me demande qui ils ont put trouver. Je reste tranquillement assise dans mon coin, mes chaînes ne cliquettent pas, je ne vais pas lui sauter tout de suite à la gorge, je vais voir déjà sa tête. L’Autre se redresse en baillant et un sourire étire mes lèvres. l’Autre est prête à déchiqueter avec moi le premier qui vient. Je ferme les yeux en entendant des voix devant la porte : les remarques habituelles : ne pas me détacher sans une bonne raison, faire attention, une vraie sauvage… Vraie sauvage d’un mètre trente, maigre, barrée de cicatrices, cheveux hirsutes, mais pour une fois propre. J’entends la porte s’ouvrir, mais je n’ouvre même pas les yeux : je laisse mes pupilles s’habituer à la lumière des torches. Je rouvre finalement deux gouffres sombres pour les poser sur la personne qui doit m’obliger à courber l’échine aujourd’hui. Un sourire étire mes lèvres et je lâche tranquillement :

« Bonjour. »
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Yamanaka Sayuri
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Puanteur




Tu inspiras, un souffle tremblant, incertain. Tes mains étaient moites, ton esprit tournait en rond, encore et encore, faisant du sur place, se répétant sans arrêt les phrases de ton mentor. Celles avec lesquelles il t’avait ordonné de te rendre là où tu te trouvais à ce moment-là.

« Tu es trop sensible. Ce que les autre vivent et disent t’affectent trop. Tu ne seras jamais au niveau de ta mère de cette façon. »

Tu t’étais raidie. Tu pensais que tout finissait à cet instant, qu’il allait t’abandonner. Une vague de panique s’empara de tout ton système nerveux, te faisant vivre un tsunami d’émotions et de sensations. Tu tombais.

« Ne t’inquiètes pas. »

Le sol réapparu sous tes pieds, ta peur se calma, tel un animal finalement rassuré.

« J’ai une mission parfaite pour toi. Quelque chose qui devrait t’aider. Réussi-là et tu seras un plus près de ta mère, de ce qu’elle pouvait faire. »

Tu avais opiné rapidement sans te questionner, sans penser, sans rien. C’est une fois arrivée que tu regrettas ton choix. Tu n’étais pas prête pur ça. Oh, non !
On t’avait guidée devant un samouraï, un homme riche, sans vergogne. Une esclave, tu devais dompter une esclave. Pourquoi toi ? parce que tu n’avais pas le choix. Ses envoyés échouaient les uns après les autres, rencontrant une fin atroce. Il avait décidé de quémander une aide extérieure.
Pourquoi tant d’acharnement ? Qu’avait-elle donc pour que l’n désire tant l’apprivoisée ?
Lorsque ton entretien avec le seigneur se termina, on te guida immédiatement dans les cachots. Chacun de tes pas était accompagné d’une précision, d’une histoire, d’un détail. Elle était violente, un danger réel, malgré sa position.
Lorsque tu arrivas finalement devant sa cellule, l’odeur de mort, d’urine, de moisi, de défection et d’humidité se mélangèrent dans tes narines, où un désagréable combat suprématie s’engagea alors que toutes ces horribles odeurs cherchaient agressivement ton attention.
Elle était un peu plus vieille que toi, roulée dans un coin. Elle se redresse. Enchaînée. Le cliquetis de sa chaîne t’agresse l’oreille. Courir, te cacher, loin de cette horreur. Tu n’avais jamais vu quelque chose d’aussi laid. Pas, elle bien sûr, mais ces conditions, ces esclaves, ces traitements, cette existence d’animal.
Tu déglutis un peu. Tu n’étais pas prête, mais tu n’avais pas le choix. Un baptême par le feu. On voulait t’insensibiliser à la condition humaine, pour se faire, on t’envoyait pour un aller simple en enfer.
Des cicatrices couvraient la pauvre fille, maigrichonne, ses cheveux sombres étaient emmêlés, comme s’il n’avait jamais été peignés. Ses yeux noirs se posèrent sur toi. Ton sang s’immobilisa dans tes veines. Ne pas avoir peur. Ne pas avoir peur. Tu peux le faire.
Inconsciemment, tu mordis pensivement ta lèvre inférieure alors que tu la fixais, que tu l’étudiais. Elle te surprenait, son existence même était source de questionnement. Comment se faisait-il que dans le fond de ses yeux, il y avait encore une lueur d’intelligence, de vie, de conscience ? Comment se faisait-il qu’elle n’était pas encore brisée ? C’était surprenant.
Elle te salua.
Tu ne perdis pas ton sang-froid. Tu la fixais, incertaine, mais tout de toi dégageait une confiance que tu n’avais pas. Tu voulais que les samouraïs qui t’escortaient quittent, pour que tu puisses commencer pour en finir au plus vite. Ton mentor avait raison, tu étais trop sensible, tu ne supportais la vue de cette pauvre fille.
Avec un effort surhumain, tu réussis à faire une sourire, malgré ton teint plus blême que d’habitude et la nervosité qui chaque fibre de ton être.

« Bonjour. À partir d’aujourd’hui, c’est moins qui s’occuperait de toi. Tu vas voir, on va avoir du plaisir ensemble. Enfin, moi j’en aurai. »

Ta voix n’avait pas tremblé. Tu avais même réussi lui donner une inflexion de joie, un peu comme si tu étais impatiente de commencer.

« Vous pouvez partir. Je m’occupe du reste. »

Ajoutas-tu en direction de ton escorte. Leur présence n’aidait en rien tes nerfs déjà à vif.




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Akuma Kameyo
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J’entends le déglutissement de la fille, les battements désordonnés de son cœur. Cela ne me trompe pas malgré son air confiant : elle pue la peur et la nervosité. Vais-je réussir à la faire fuir sans même faire de gros effort. C’est une gamine : elle ne connaît rien de la vie et elle pense pouvoir me dresser ? Personne n’a jamais pus. Ce n’est pas elle qui va réussir. On a tenté beaucoup de chose avec moi, mais je suis toujours là, pas intactes, mais bien vivante, toujours là, dans mon corps, l’Autre n’a pas pris ma place. Ce n’est pas évident de ne pas être brisé, c’est une lutte que je compte bien gagner. Je hausse un sourcil devant elle. Tu vas avoir du plaisir ? Même pas en rêve espèce de sadique. Tu n’auras rien d’autre que la mort. Je regarde les samouraïs partirent, un mince sourire aux lèvres.

Les chaînes se tintent avec violence alors que je me jette vers la femme. Ce n’est qu’un petit test. Je ne suis pas agressive : je m’amuse un peu avec elle. Je sais très bien la longueur de mes chaînes : il reste encore du mou avant que je ne torde mes bras dans mon dos. C’est uniquement pour la surprendre et la teste. Je souris gentiment avant de me rasseoir en tailleurs, comme-ci tout était normal. C’est le cas. Je lisse mes hardes avant de reporter mon attention sur la gamine.

« Tu devrais partir. Tu n’as pas ta place ici. Je sens ta peur. Tu sais mes autres « Dresseurs » où ils sont ? Dans des cercueils, j’ai tendance à les tuer. Rapidement. »

Les égorger, les éventer, les découper en morceaux. Le dernier je lui ai tranché la tête dans un accès de rage. Je dis « je » mais c’est l’Autre. J’ai tendance à ne pas supporter les coups de fouets. Et encore moins l’homme qui tient le fouet. Je regarde la fille, toujours calme, les mains à plat sur mes genoux. Je suis détendue, même l’Autre s’amuse de la situation. Une gamine. Ils ne savent plus quoi tenter. Je reporte mon attention sur elle.

« Je m’appelle Akuma Kameyo. Et toi ? »

Ma voix est rauque, cassée… À force de rugir au lieu de parler on fait comme on peut. Maintenant que les avertissements sont passés on peut être aimable. Peut-être qu’elle va prendre peur et partir, je ne sais pas trop ce qu’elle veut tenter. Je n’ai pas hâte de voir ça : pour elle surtout. J’en ai vu tellement que… Je regarde le plafond. Quel temps fait-il dehors ? Est-ce que le ciel est toujours aussi bleu ? Je veux sortir.
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Yamanaka Sayuri
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il faut bien commencer quelque part




Tes suivirent ses mouvements, tu avais bien noté la longueur de la chaîne. Tu le savais, elle te testait. Tu n’étais pas une experte pour lire les gens, mais tu pouvais au moins déceler ça. Après tout, ton mentor ne t’aurait pas envoyé ici sans aucun moyen.
Des menaces ? Oui, c’était bien des menaces. Pourtant, tu ne sourcillas pas, pas même d’un millimètre. Tu resterais en contrôle de ta personne, de tes peurs, de ta nervosité. Il le fallait. Cette fille avait l’habitude de se faire envoyer des dresseurs. Elle avait aussi l’habitude de s’en débarrasser. Toi, tu n’avais aucune expérience, rien du tout, pas même une vague idée de comment faire. Elle sauterait sur la première faiblesse qui passera ton masque. C’était vrai. Ici, maintenant, le danger était réel.
Par où commencer ?
Allais-tu tout simplement trouver la forcer de lui faire encore plus de mal ? Oui, tu allais la trouver, car tu n’avais pas le choix pour venger ta mère, trouver son meurtrier, tu allais le faire. C’était un mal nécessaire pour avancer.
Tu pinças tes lèvres. La fille se présenta comme de rien n’étais, comme si elle n’avait pas tenté de t’intimider, de te faire fuir.
Tes yeux parcoururent la cellule rapidement, tu cherchais une idée quelque par quoi commencer, mais il n’y avait pas vraiment d’indice.

« Yamanaka Sayuri, en-chantée de faire ta connaissance. »

Tu tins plus long temps la première syllabe du mot «enchantée» mettant l’insistance sur le plaisir que tu prétendais avoir. Tu lui offris ensuite le sourire le plus sadique que tu arrivais à imaginer. Il fallait cesser cette nervosité, il fallait te faire croire à toi-même que tu en tirerais un certain plaisir, sinon tu n’arriveras à rien, tu le savais.

« Par où commencer ? huuuummm … Ils veulent te briser, que tu deviennes une obéissante petite fille … J’ai bien quelques trucs pour ça, mais par quoi commencer ? AH ! oui, je sais ! On va y aller avec celui-là. »

Ta voix était contrôlée, tu lui donnais exactement les bonnes inflexions pour paraître sadique, pour avoir l’air de vouloir lui faire ce mal. Ce n’étais pas vrai. Tu aurais préféré la voir quitter cet endroit et vivre dignement, mais tu savais que c’était impossible. C’était d’ailleurs parce que tu avais ce genre de pensée que tu étais ici, il fallait te ressaisir.

« Je vais te laisser une chance. Tu peux décider maintenant de devenir sage, sinon tu risque de le regretter Kameyo. »

Tu saisis d’une de tes poches une petite fiole que tu agitas sous yeux gardant soin de rester hors de l’espace qu’elle pouvait atteindre. Tu ne savais pas si t’avais une chance de réussir, tu n’avais jamais même essayé de dresser un chien, alors un être humain ?
Tu te disais que tu pourrais peut-être réussir en lui faisant vraiment mal.





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Akuma Kameyo
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Je reste de marbre devant le ton de sa voix. Yamanaka Sayuri. Bien. Je soutiens son regard, le visage neutre. Elle a beau me faire un sourire sadique j’entends les battements de son cœur. Elle est nerveuse. Ça peut se comprendre je me demande ce qu’ils lui ont raconté. Je m’en fiche un peu. Je ferme les yeux, lasse. De toute manière je ne me laisserais pas faire. Je n’en ai pas envie cependant, je ne pense pas que je vais la tuer : elle est trop jeune, on a du l’obliger à faire ça. Pauvrette. Ou pas, je ne sais pas et … je m’en fiche un peu. Quelque part je suis un peu jalouse : elle elle peut voir le ciel. Je pousse un profond soupire avant de regarder le plafond. Est-ce qu’il fait beau ? Froid ? Chaud ? Peut-être qu’il pleut. Je n’en sais rien. Ce n’est peut-être que des détails futiles pour beaucoup, mais pour moi c’est une utopie à atteindre. Je jette à peine un regard au flacon qu’elle tient dans sa main. Je souris.

« Une gentille petite fille… J’avais sept ans quand je suis devenue esclave. Moi ce que j’aimais avant d’arriver dans ce trous à rat c’était de courir et faire la course contre le vent, de passer un moment dans les bras de ma mère. J’étais une petite obéissante, vraiment. Je n’aurais pas fais de mal à une mouche. Et voilà dans quel état je suis à vingt ans. On me considère comme un vulgaire chien de combat qu’il faut dresser. C’est moche. »

Je baille longuement en m’étirant et en faisant craquer ma nuque. L’Autre est toute proche de la surface. Je ferme à nouveau les yeux pour l’apaiser. Je me fiche de raconter mon passé, ils s’en foutent tous. Je reporte mon attention sur la gosse, une nouvelle fois. Je ne fais que cela : la quitter des yeux revenir… Je rajuste tranquillement ma tunique.

« Tu sais ce que je regrette parfois ? Ne pas m’ôter la vie. Tu sais ce qui me retient ? L’amour de la liberté, j’ai juré à quelqu’un de respirer à nouveau l’air libre et tutoyer le vent. Alors … Tu vois, je ne suis pas clairement dans l’optique de rester ici. Pourquoi je serais docile envers des… être qui se pensent supérieurs et qui ne font que me battre, me violer et m’utiliser comme moyen de divertissement ? Dis moi. Qui est le plus humains entre eux et moi ? »

Qui est le plus humain entre ceux qui se croient supérieur et qui appliquent des moyens de tortures sur d’autres. À ceux subissant et tentant de conserver leur humanité. Je passe une main pensive dans mes cheveux et lève à nouveau les yeux vers le plafond.

« Comment est le ciel aujourd’hui ? »

Une question vaste, mais le ciel me manque : je ne peux voir le ciel que lorsque je suis dans l’arène. Et autant dire que ce n’est pas le meilleur cadre au monde.
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Yamanaka Sayuri
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Ne pas hésiter





Dans les bras de sa mère. Elle aimait se retrouver dans les bras de sa mère, comme toi quand tu le pouvais encore. Une corde sensible qui faisait résonner tout ton être. Il ne fallait pas te laisser avaler par ses propos. Tu devais apprendre à faire fi de son humanité et de la tienne au passage. Les mots qu’elle usait trouvait résonance dans ton esprit, dans ton être, mais il fallait tout bloquer. Tout ignorer.
Toi aussi tu aimais être dans les bras de ta mère lorsque tu étais petite. Justement, c’était ce qui t’avait mené à cet endroit. Un soupire naquit au bout de tes lèvres. Tu allais devoir lui faire mal, car elle ne te laisserait pas la chance d’en faire autrement.
Ses aveux, son humanité, la personne qu’elle était … Tu n’allais pas te faire avaler par elle, par ses rêves et ses espoirs. Il fallait la briser. C’est ce que tu allais faire. Le visage de ta mère en tête, ton objectif, ta seule motivation. Tu allais trouver celui qui avait causé sa perte et tu la vengerais. Donc, tu allais terminer ce que tu avais à faire ici, sans hésiter.

« Bon, tu ne me laisse pas le choix, je t’aurais avertis. Si tu veux crier, surtout, ne te retiens pas. Je n’attends que ça.»

Ne pas hésiter. Tes mots étaient davantage pour te rassurer toi qu’elle. Pour te convaincre que tu n’avais réellement pas le choix. Tu te forças un petit rire lorsque tu terminas ta phrase.
Le plus difficile restait tout de même de te convaincre toi-même que tes actions étaient justifiées, que le mal que tu infligeas à Kameyo (pourquoi avait-il fallu qu’elle te dise son nom ?) allait t’être bénéfique.
Puis, tu lanças la fiole au sol, réussissant à retenir le tremblement de ta main. Entre tuer et torture il y avait une ligne que tu n’avais jamais franchie. Aujourd’hui, tu allais le faire, pour la première fois, sans être certaine de réussir.
Un nuage violet se dégagea, enveloppait l’air. Opaque, puant. Tu ne voulais pas être à la place de cette fille. Tu savais déjà à quel point ce poison était douloureux dans la gorge. Tu sortis de la cellule avant d’être toi-même prise à le respirer, t’assurant de fermer la porte derrière toi.
Tu t’obligeas à la regarder, à l’écouter. Tu lui devais bien ça, en lui envoyant un poison rongeur dans les bronches, dans le corps.







Résumée de technique:
 
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Akuma Kameyo
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Je fixe la jeune femme et sens un soupire poindre. Elle est comme les autres. Pourquoi suis-je une humaine ? Je me dis que l’avantage lorsqu’on est un « animal » la cruauté ne fait pas partie de notre être. Du moins, lorsque je combat, que l’Autre combat, nous taillons, nous faisons mal, mais… nous tuons aussi rapidement. Nous… pourquoi je dis nous ? Je suis moi et elle est elle. C’est étrange. Nous ne sommes pas un, clairement pas, nous sommes beaucoup trop différentes pour vraiment nous entendre. Elle me garde en vie, c’est surtout ça. C’est une sorte d’accord j’imagine… Accord sans rien dire. Tacite je crois… Mon vocabulaire parfois disparaît. J’écarquille les yeux en voyant tomber la fiole et la fille sortir. L’Autre prend aussitôt le dessus.

Nos griffes étincellent brièvement et le sang gicle. Nous nous roulons au sol et laissons le sang imbibé notre tunique que nous plaquons contre notre bouche et notre nez avant de nous recroquevillée dans notre coin. Nous fermons étroitement les yeux en gardant notre bras saignant plaqué sur notre tunique pour la garder humide. Le poison, nous savons très bien que c’est du poison, pénètre dans nos poumons. Nous toussons.

La douleur… J’ai appris à la connaître. Je me plonge dans mon propre esprit alors que mon corps tousse tout ce qu’il sait. Je préfère m’oublier dans mes souvenirs, dans les étreintes fantômes de ma mère, les entraînements avec mon père. J’oublie cette douleur insignifiante en me souvenant de certaines beaucoup plus violentes. Je ne supplierais pas. Je préfère mourir que de supplier. J’ai arrêté de supplier il y a bien longtemps. Je ne supplie plus, je préfère mourir qu’autre chose. L’odeur de mon propre sang envahit mes narines et son goût ma bouche. Ma gorge me fait horriblement mal mais je ne supplierais pas, je ne crierais pas. Je tousse simplement tout ce que je sais. J’attendrais simplement que cette torture prenne fin. Comme toutes les autres.
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Yamanaka Sayuri
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Changement de tactique




Aucun son, aucune plainte, alors que le poison est relâché dans l’air. Tu la vis se rouler dans un coin, sa tunique imbibée de sang contre son nez. De cette façon, le poison l’affectait moins, comme si elle en avait l’habitude. Tu l’entendis tousser, tu savais qu’elle souffrait. Mais elle était forte et n’en dit rien, n’en montre rien.
Tu surveillais sa condition avec attention. Il n’était pas question de la mettre en réel danger. Le petit nuage fini par se dissiper. Tu ne pouvais t’empêcher de la regarder avec inquiétude. Tu savais que ce que tu lui faisais n’était pas humain … Non au contraire, c’était purement humain que de faire du mal ainsi à autrui, en pleine conscience. Tu ne connaissais pas d’animaux qui en tirait plaisir, mais tu connaissais suffisamment d’être humain pour qui c’était leur passe-temps que de briser allégrement un autre.
Puisque le poison rongeur n’était pas suffisant, que pouvais-tu bien faire ? L’huile de crapaud jaune était un peu extrême … Tu n’avais en fais pas vraiment un grand répertoire de techniques qui pouvais servir à lui faire du mal. Ce n’était pas exactement ce que tu faisais en général.
Tes doigts passèrent sur tes senbon. Non, ce n’était pas non plus une bonne idée. Elle t’avait parlé de sa mère, du vent et de l’extérieur. Peut-être qu’en jouant avec ça tu trouverais une façon de la briser. Peut-être qu’en lui faisant réaliser que l’extérieur était hors de sa portée, et ce, à tout jamais, peut-être y arriverais-tu ?
Tu ouvris la porte et te glissas à l’intérieur. Faisant rapidement un bilan de la fille. Elle n’était pas bien, c’est certain, comme n’importe qui reste dans ce poison, mais elle semblait être capable de gérer.
Tu pris un ton de voix qui ressemblait vaguement à celui d’une mère disputant gentiment son enfant et lui dit :

« Tututu. T’es au courant que quoi qu’il arrive tu ne sortiras jamais, hein. Ça fait quoi, 10 ou quinze ans que t’es ici … As-tu déjà réussi à t’enfuir ? Ah mais quelle question stupide, bien sûr que non, t’es encore attachée dans le fond de ce trou à rat. Tes chances de sortir un jour sont nulle. Tu ne rien faire. T’es littéralement une chienne pour ces mecs. Alors pourquoi est-ce que tu t’accroches encore ? Tu le sais que c’est inutile. »

Tes yeux étaient plongés dans les siens et tu ne t’approchais pas trop d’elle, prenant soin de rester hors de la portée de ses chaînes, tu n’avais pas envie de terminé dans un cercueil après tout.

« Je ne t’apprends rien n’est-ce pas ? Ce n’est pas la première fois que te fait mal, tu sais gérer ta douleur. Mais vois-tu, je suis très imaginative. Il y a toujours d’autres façons. Parle-moi un peu de ta mère. Tu l’aimais non ?»




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Akuma Kameyo
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Elle revient, mais je reste roulée en boule dans mon coin. J’ai mal… J’ai tellement mal ! Mais je refuse de le montrer, je bascule face à la fille lorsqu’elle revient près de moi et soutiens son regard. Je préfère ne même plus la regarder, je garde ma tunique imbibé de son sur mon nez et ma bouche, les yeux clos. J’ai tellement mal. Je suis sûre de cracher du sang à force de tousser. Mais je ne supplierais pas. J’entends l’autre se moquer de moi. Je souris. Pourquoi je m’accroche ? Ça je peux répondre, parce que l’appel de la liberté résonnait dans tout mon être au moindre de mes battements de cœur. Je reste immobile, sans rien dire. J’attends de retrouver un souffle plus calme. Je souris lentement avant de me redresser lentement. Elle veut que je lui parle de ma mère ?

Je préfère déchirer une bande de ma tunique pour bander avec soin ma blessure. De ma main encore propre je m’essuie avec soin le visage et les lèvres. Je déteste sentir le sang sur ma peau. Sur mes griffes oui, pas sur ma peau. C’est comme ça. Je ne sais pas quoi dire. Je n’ai aucune envie de parler de ma famille. À quoi ça servirait ? Je passe à nouveau une mains dans mes cheveux avant de rajuster mon bandage et de me réinstaller en tailleur. Je lisse ma tunique tachée et déchirée, mais pour une fois : j’ai quelque chose à mettre sur la peau. Je finis par sourire en invoquant le souvenir du visage de ma mère.

« Ma mère ? C’était… une combattante plus que douée, rapide et efficace. Même avec un katana dans le ventre elle a continué à se battre. À elle seule elle a tué la moitié des samouraïs qui nous avait attaqué. »

Maintenant je continue son œuvre. Elle était une guerrière puissante et rapide. Nulle ne lui arrivait à la cheville et je fais tout pour la rendre fière de moi. Je souris en montrant les crocs, elle veut savoir quoi ?

« Tu veux savoir quoi Sayuri-san ? Si elle faisait bien la cuisine ? Si elle dansait bien ? Si elle était intelligente ? Réponds oui à toute ces questions. Mais si tu veux en savoir plus il faudrait pouvoir entrer dans ma tête. »

Et dans ma tête il y a l’Autre. Qui est puissante et particulièrement en forme aujourd’hui. Elle me susurre de la tuer, mais elle est trop loin pour l’instant.
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Yamanaka Sayuri
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Je peux voir à l'intérieur même de ton esprit, si je le souhaite




Cette fille était arrogante. Mais elle ne savait pas ce que tu pouvais faire. En fait, c’était quelque chose d’abstrait, même pour toi. Non pas ce que tu savais faire, mais jusqu’où tu irais. Chaque minute passée en sa compagnie, te faisais haïr l’homme un peu plus. Tu te prêtais au jeu, mais sans en tirer quoi que se soit.
Elle était forte, elle était froide, elle tuait pour … pour quoi exactement ? le plaisir ? Lorsqu’il s’agissait de ses dresseurs tu n’en avais pas de doutes, mais les victimes qu’elle faisait lorsque les samouraïs l’envoyaient combattre pour leur plaisir, pouvais-tu dire qu’elle en tirait une certaine satisfaction ?
Compliquée. Toute cette histoire était de plus en plus compliquée. Tu ne voulais pas être ici, mais tu n’avais pas le choix. Tu avais décider de mener à terme ta mission.

Kameyo aimait la liberté. Tu devais lui faire comprendre qu’il n’y avait aucune façon pour elle d’être libre.

Tu ne savais pas ce que tu faisais. Tu ne l’avais jamais su. Pas dans une circonstance comme celle-ci. Depuis le début tu improvisais, ça paraissait, dans tes tentatives maladroites de lui trouver une faille.
Si elle en avait une, les samouraïs n’aurait pas fait appel à tes services. En tout cas pas de cette façon.

« Ne dis pas ces choses à la légère. Tu ne sais pas ce que je sais faire. Approche-toi un peu, je peux te montrer si tu veaux, ce que je peux faire. Ta tête, tes pensées, ce n’est pas quelque chose hors de ma portée tu sais ? En fait, je ne crois pas que tu puisses me cacher quoi se soit. »

Effectivement, de dire à un Yamanaka qu’il faudrait fouiller sa tête pour avoir des réponses, tu trouvais ça ironique. Son esprit, sa tête, les mots qu’elle ne disait pas, rien ne t’était inaccessible. Tu ne voulais tout simplement pas recourir à cette façon de faire en premier, car après tout, les secrets des Yamanaka ne se baladaient pas dans ls rue pour une raison. Chaque utilisation des techniques secrète étaient minutieusement analyser pour être employée au bon moment, pour éviter que vos ennemis trouvent vos faiblesses.
Pourtant, tu étais décider à employer une de ces techniques aujourd’hui. De toute façon, elle ne pourrait pas réellement savoir ce que tu lui auras fait. Bien sûr que ta présence dans sa tête n’allait pas passer inaperçue, mais elle ne pourra pas simplement en déduire que c’est parce que tu es Yamanaka que tu as pu y entrer si facilement.



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Akuma Kameyo
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J’observe la gamine avec attention et lentement je déroule mes muscles un à un pour me redresser. Même debout je suis toute petite. Mes parents n’étaient pas forcément très grands, mais subir une folie du démon à neuf ans laisse des séquelles physiques. Je ne suis pas stupide, je sais très bien que mon mètre trente est aussi dû à ça. Enfin. Pour l’instant l’obéis à la petite fille. Elle peut entrer dans ma tête si elle le veut : L’Autre y est également à veiller au grain. Pas sûre que la rencontre fonctionne exactement comme prévu. Je m’avance sans pour autant tendre les chaînes juste pour lui prouver que je n’attends qu’elle. J’attends qu’elle réponde à ma provocation, rien de plus.

Je fais un fin sourire calme et provocateur. Je ne la crains pas. Ce n’est pas elle qui me fera plier. Je tourne simplement la tête en entendant au loin du bruit dans le couloir. On ramène encore un prisonnier. J’entends de là où je suis les suppliques et les gémissements. Je détourne le regard pour le tourner vers le couloir comme-ci je pouvais voir ce qu’il se passait derrière le mur épais. Sera est en isolement, elle ne reviendra pas aujourd’hui. Ikki m’a dit qu’elle allait bien. Sera va toujours bien de toute façon. Je me surprends à rêver au goût de ses lèvres et à la douceur de sa peau… J’ai envie de la voir. Penser à Sera me fait sourire, c’est étrange… Non, c’est simplement que je l’aime. Si elle meurt, est-ce que je trouverais quelqu’un pour la remplacer ? J’en doute.

« Tu peux tenter d’entrer dans mon esprit. Mais tu vas le regretter très vite. »

L’autre ne fera pas de quartier. Elle est mon gardien et parfois ma geôlière. Mais mon corps et mon esprit sont à elle personne d’autre n’a le droit d’y toucher si elle n’est pas d’accord Et si je ne suis pas d’accord. La p’tite aux cheveux roses n’a pas mon accord. l’Autre se délecte d’avance de la tuer. Si je peux éviter j’aime autant.
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Yamanaka Sayuri
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Je vais te montrer ce que tu manques




Elle était plus vieille que toi, mais sa taille … elle était si petite, si fragile, si forte, si provocante. Ses yeux, son sourire, tout d’elle cherchait à te défier, à te prouver qu’elle était plus forte que toi, que tu ne la briserais pas. La voir lutter ainsi te faisait mal.
Son caractère t’embêtait. Plus elle luttait, plus ta détermination s’écroulait. Tu mordis l’intérieur de ta joue. Le son d’un nouveau prisonnier qu’on entrainait plus te donna une idée. Tu soupiras, sortis de la cellule, interpellas un des geôliers.

« La fille dans la cellule là-bas, attachez-la à un poteau, au soleil ou à la pluie, qu’importe, mais toute la journée, laissez-la toute la nuit aussi. Gardez quelques gardes pour éviter qu’elle ne s’enfuit. »

Elle aimait la liberté, tu allais la lui montrer, pour qu’elle la frôle du bout du doigt, sans pouvoir la saisir. Tu allais la narguer lui montrant toutes ces choses qu’elle aimait sans lui donner aucune d’elles.
Ce n’était pas son corps que tu allais blesser, mais son cœur, son esprit.

Tu fus informée de la procédure pour déplacer ta prisonnière et tu l’appliquas sans rouspéter. Le tout te prit plus ou moins une heure, mais tu réussis à revenir avec quelques que gardes qui n’étaient là que pour bouger ta prisonnière, car tu n’étais pas stupide, tu n’allais pas la déplacer seule, surtout après avoir entendue toutes les histoires que l’on racontait à son propos.
Tu ouvris la cellule, posas tes yeux sur Kameyo et tu lui dis :

« J’ai quelque chose d’autre pour toi. J’espère que ça va te plaire. »

Tu te tournas vers un des gardes pour lui dire à voix basse :

« Lorsqu’il sera temps pour sa pitance apportez-la moi. Je m’en chargerai. »

Tu fixas quelques secondes la fille de quelques années ton aînée, tu te sentais étrangement chanceuse, car, tu aurais pu être à sa place. N’importe qui aurait pu l’être, mais c’était elle qui était traitée en chien. Pas toi. C’était un soulagement un coupable qui t’envahissait.
Puis, un mal-être. Un mal-être profond qui te mangeait les tripes et le cœur. C'était clair maintenant pourquoi tu étais ici. Tu devais te dresser toi-même avant de dresser cette fille.




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Akuma Kameyo
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Le transfert fut très long, surtout pour les gardes ! Je n’arrête pas de me débattre. Enfin… moi contrôlé par l’Autre. Je me débats, je mords, je griffe. Je fais tout pour filer. Mais je me retrouve à genoux dans la cours enchaîné à un poteau. Le ciel. Même l’Autre s’arrête pour contempler le ciel. Je renverse la tête en arrière et regarde ce bleu étincelant. Un gloussement remonte dans ma gorge et je continue à tirer sur mes chaînes, à tenter de fuir puis je m’arrête. Non. Je ne fuirais pas seule. Il y a Ikki et Sera. Je ne peux pas partir sans eux c’est hors de question. Je finis par arrêter de m’agiter et je m’installe comme je peux pour profiter de l’endroit et du moment.

Me rappeler ce qu’est la liberté… Ne fait que renforcer mon envie de m’enfuir et mon envie de lutter. Je m’appuie contre le poteau et ferme les yeux inspirant les odeurs et les bruits du monde. Je me tortille un peu pour trouver la meilleure position possible avant de profiter du moment. Il va pleuvoir. Ce n’est pas grave : j’aime la pluie. J’aime tous les aléas naturels, parce qu’ils manquent à ma vie. C’est ainsi. Je ferme les yeux quand la pluie commence à tomber. Je savoure la caresse de l’eau sur mon visage, le vent frais… J’ai oublié à quel point c’était agréable. Ah… j’ai l’impression de revivre. Cela me motive à continuer mes tentatives. Même l’Autre Savoure ce moment, je souris largement. Peut-être que je vais le regretter, oui je vais le regretter. Mais cela nourris mon envie. Je n’abandonnerais pas, je retrouverais ma liberté. Avec Ikki et Sera.

La pluie s’arrête peu avant la nuit et je peux enfin profiter des étoiles. Ah… Je ferme les yeux en souriant. Cela aussi m’avait manqué. Je m’installe à nouveau confortablement pour m’endormir sous les étoiles. Je ne m’arrêterais pas de me battre pour pouvoir faire ça comme je le souhaite. Je profite même de l’aube en souriant. Cela me redonne espoir et regonfle mon envie de lutter. Je sais que jamais je n’arrêterais de lutter pour ça.
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Yamanaka Sayuri
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La nuit porte conseil




Le transport de ta prisonnière fut long et pénible, mais tu ne la quittas pas des yeux une seule seconde. Tu l’observas toute la journée. Étudiant ses réactions, la façon dont elle exprimait ses émotions, la position de son corps, de ses épaules, son dos, sa posture quoi ainsi que la façon dont elle se mouvait.
Tu ne la connaissais pas. Tu ne savais pas exactement ce que tu faisais. Alors il faudrait avoir recours à quelque chose d’autre. La journée fut longue. Tu attendis la nuit pour t’approcher d’elle. Tu mis à la limite de ses chaînes son maigre repas et un peu. Juste assez loin pour qu’elle ne puisse pas les saisir.
Si cela avait été toi qui était là, tu aurais perdu la tête, tu avais l’habitude de manger à ta faim et d’avoir un certain confort. Bien que cette fille connaissait l’inconfort d’une cellule et la faim, tu espérais la mettre à vif avec toutes tes expériences.
Après tout, il est tout de même difficile de briser quelqu’un d’un seul coup. C’est une entreprise qui prend du temps, des jours, des semaines voire des années, enfin, c’est ce que ton mentor t’avait dit.
Tu l’observas quelques minutes, appela quelques gardes pour la surveiller. Tu n’allais pas passer la nuit à l’observer. Tu allais dormir et revenir toute fraîche et reposée. Lorsque tu te réveillas le matin, tu choisis ton savon le plus odorant pour te laver. Une odeur de fleur forte, féminine : de la rose.
Tu te rendis alors voir te prisonnière. Ta peau était propre, entièrement propre, rafraîchie. Un peu comme si la misère de ta prisonnière ne t’atteignait pas.

« Bon ! J’ai d’autres plans pour toi aujourd’hui ! te n’inquiètes pas, on va rester dehors, je vois bien que tu aimes ça ! Tu manques de réaction, je trouve. Mais j’ai une idée pour ça aussi.»

Tu lui souris. Une sourire calme, en pleine possession de ses moyens.


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Akuma Kameyo
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Je savoure chaque inspiration de l’air libre m’en nourrissant plus que d’une nourriture physique. Par Nibi ! Cela fait du bien. Je ne remarque même pas la surveillance ou les gestes qu’on fait autour de moi. Je redécouvre comme une enfant la beauté du monde extérieur. Cela m’a tellement manqué… Je sais que ce n’est que pour une courte durée, mais je m’en moque , parce que cela ne fait que renforcer mes convictions que je vais me battre et réussis à retourner à cette liberté enivrante. L’Autre en moi tend comme moi le museau vers les caresses du soleil. Je souris lentement, découvrant mes dents et me balance tout doucement pour profiter, montrant pour une fois que je suis heureuse. Même sous la pluie, même avec la fraîcheur de la nuit, je reste à profiter, m’autorisant même à dormir à la belle étoile.

L’odeur agressive de la rose, tranchant dans les fragrances délicates du matin me tire un petit grondement de colère. Bien sûre qu’elle est encore là ! Bien sûre qu’elle veut me voir craquer. Dommage. Voir la liberté, voir le ciel, sentir, respirer, toucher, entendre, ne fait que renforcer ma détermination. Je hausse un sourcil en regardant la rose et étire lentement mes jambes avant de parler, citant un grand auteur, connu :

« Montre à l’oiseau sa liberté alors qu’il est enfermé dans une cage, tu ne fera que renforcer sa détermination à briser les barreaux pour étreindre l’azur. »

Je vais te faire perdre ton sourire. Tu peux me torturer : tu ne brisera pas ma détermination aussi facilement. Quand on enrage quelqu’un, il est presque impossible à le rendre docile. Réveiller l’Autre et titiller sa rage, sa colère, sa faim et sa haine a été la plus grosse erreur des samouraïs. J’ai soif de liberté, mais l’Autre en est en manque. Et nous nous nourrissons mutuellement. Comme Ikki, Sera et moi nous nous nourrissons les uns des autres. Une force. Je soutiens sans sourire le regard de la rose. Je n’ai pas faim. De toute manière je connais le goût de mes repas et… Honnêtement… Je préfère presque laper du sang.
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Yamanaka Sayuri
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Interrogatoire mental



Tu soupiras devant son entêtement. Cette fille avait une volonté … Tu te sentais mal de devoir la lui briser. Tu avais finalement une bonne idée. Ou enfin, quelque chose qui semblait en être une. Tu allais lui faire associer l’extérieur avec de mauvaise expérience. Tu allais employer une technique d’enseignement qui consistait à faire vivre au sujet certaines expériences (situations) dans un environnement précis jusqu’à ce que son esprit par lui-même associe, dans ce cas-ci, la douleur à l’extérieur.

« C’est ce qu’on verra bien. Je suis persuadé que je serai capable de te faire changer d’avis. »

Tu souris, encore une fois, ton sourire était forcé. Sans l’ombre de sincérité. Ton esprit revenait toujours à la souffrance que tu apportais à cette femme, mais tu te forçais à l’ignorer. C’était après tout la raison pour laquelle tu étais ici.
Tu inspiras, puis lanças tes shurikens de chaque côté d’elle. À priori, tu avais manqué ta cible, avec un kunai tu enclenchas ton piège et Kameyo se retrouva plaquée contre le poteau, saucissonnée. Lorsque tu fus certaine que tu pouvais t’approcher sans problème, tu le fis. Quelques pas suffirent à te rapprocher de ta victime.
Tu fis un mudras de ton clan et posas ta main droite sur son front. Tu allais inspecter son esprit à la recherche d’une faiblesse que tu pourrais exploiter. Ici, maintenant, qui serait immanquable. Tu étais persuadée qu’il devait y avoir des personnes auxquelles elle s’était attachée, en dix ans, il fallait bien, sinon elle aurait déjà perdu la tête. Sinon, il devait y avoir des choses qu’elle ne supportait pas. N’importe quoi.
Si tu arrivais à lui faire associé extérieur et douleur, peut-être ne cherchera-t-elle plus la liberté, car l’idée d’être libre lui ferait peur ? Tu étais optimiste. Tu voulais en finir, mais tu savais que le tout serait long et pénible pour les deux partis.






Spoiler:
 
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Akuma Kameyo
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PDV Kokkai/l’Autre.

Depuis très longtemps je suis la gardienne de Kameyo, c’est moi qui veille sur elle et qui la protège. Un peu comme une mère. D’accord, je ne suis pas vraiment l’idée d’une mère, parce que quelle mère laisserait sa fille combattre jusqu’à la mort dans des arènes. Bon, en même temps c’est pas forcément comme-ci on avait le choix. Si je ne prends pas le contrôle pour tous les tuer on serait mortes depuis longtemps. Et … curieusement, puisqu’on partage le même corps, ça m’arrangerait de rester en vie. Rien que pour retrouver ma liberté. Enfin… Ma liberté ! Notre liberté ! Soyons sérieux. Depuis le temps qu’on se connaît avec Kameyo, je ne peux pas la laisser en arrière. J’avoue que j’adore dominer le contrôle de son corps. Mais c’est pour m’assurer que tout va bien et qu’elle ne risque rien. Puis bon, faut aussi qu’elle se défoule. On fait ce qu’on peut pour éduquer nos enfants ! C’est comme ça ! Enfin… enfant… Je ne sais…

Je m’arrête. Kameyo est attachée à un poteau et par ses sens je sens que quelqu’un lui touche le front. Elle se débat et ses griffes sont sorties. Mais je vois l’intrusion ici. Une fille, cheveux roses, qui ose entrer dans la tête de mon petit bébé que j’aime. Je retiens un grondement sourd et glisse lentement mon corps massif derrière elle. Je ressemble à une énorme panthère, dominant de loin sa taille humaine, à la fourrure épaisse noire bleutée, aux crocs sombres, à la mâchoire plus que puissantes et aux griffes d’aciers. J’attends quelques instants avant de bondir et de la plaquer au « sol » sous ma patte puissante, mes griffes sortie commençant à menacer de s’enfoncer dans sa « chair ». Je grogne et un long filet de bave sort de la gueule pour lui tomber dessus. J’ouvre la gueule dévoilant mes longs crocs étincelants, tranchants, mortels, avant de parler avec une voix plus que grave.

« Qui crois-tu être pour pouvoir tenter te venir dans l’esprit de Kameyo ? Tu n’es pas la bienvenue ici. Tu devrais peut-être partir avant que je ne te dévore petit être. »

Je sors d’avantage mes griffes qui commencent à se planter véritablement dans son esprit alors que ma patte appuie de plus en plus sur elle. La tuer n’est pas un problème, je m’en ferais une joie sans honte. Je suis ici chez moi, Kameyo est ici chez elle. Pour l’instant elle lutte pour tuer le corps de cette fille, j’ai un ricanement

« Tu sais que tes pitoyables fils ne retiendront pas Kameyo longtemps ? Elle va se libérer et ton corps va finir en lambeaux de chairs pendant que je torturais ton esprit ici encore et encore… Tu devrais partir. Et vite. »
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