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Quelques beaux et épuisants spécimens

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Mission:


Le perroquet et le varan
Omura Hatsumomo
Ton regard bleu glisse sur l’ordre de mission, tu n’en crois pas tes yeux. Tu es, avant tout, un médecin. Un talent qui normalement devrait être employé à autre chose que promener des animaux. Pourtant, tu n’es pas déçue, pas fâchée, simplement surprise. Il était grand temps qu’on t’éloigne de la mer d’Uzushiogakure. Les pirates, tu n’en peux plus et cet ordre, bien que peu conventionnel, t’apparaît tel une lueur d’espoir, une pause bien méritée. Tu es Kunoichi, bien sûr, mais tu la barbarie des pirates te monte à la tête, te font voir les pires aspects de l’humanité, te change, te transforme. Alors de pouvoir passer à autre chose, même le temps d’une journée, tu l’accueilles avec joie.

Ordre en main, tu vas rejoindre le client. Lorsque tu arrives, on te fait patienter dans une pièce. Un magnifique perroquet dans un coin, plumage rutilant, posture gracieuse repose sur perchoir t’observant de ses petits yeux ronds et sombres. Aux pieds de ce dit perchoir, un varan immense … non, pas simplement immense, le genre de varan qui ne devrait pas être dans une maison. Pas mignon, pas beaucoup, mais certainement exotique, magnifique aux yeux de tous bons scientifiques, le varan de Komodo.

Laisse-moi te Omura.

Tu secoues la tête, chasser cette idée. De le mettre sur une table du laboratoire, se serait d’échouer la mission.

Mais tu le voulais tellement.

Il ne fallait pas y penser.


    - Bonjourrrr. Bonjourrrrrr.


Tu tournes la tête, dans toutes les directions, mais ne vois personne. Encore une fois, droite, gauche, gauche, droite. Il n’y a personne, que les animaux. Un truc ninja ?


    - Parrrti. Parrrrrti.


Tu regardes encore de chaque côté, mais une fois de plus, il n’y a rien de plus dans la pièce.


    - N … Non ? Je suis là pour la mission …


La porte s’ouvre derrière toi, la démarche lourde d’un homme. Tu te retournes pour lui faire face. Son visage est illuminé d’un sourire chaleureux et ses yeux, posés sur ses bêtes, brillent d’un éclat de fierté.


    - Ils sont magnifiques n’est-ce pas ? C’est Aka à que tu parlais ?
    - Aka ?
    - Mon perroquet. Je l’ai entendu du corridor.
    - Attendez … Il parle ?


Tes yeux s’illuminent. Ce sont là deux bêtes de plus intéressantes que l’on te confie. Tu souris et t’approche des bêtes.


    - Il a des cordes vocales ? Fascinant … Je n’avais encore jamais entendu un oiseau parler …
    - Tu ne connais pas les perroquets ?
    - Que de noms … Mais il n’empêche qu’ils sont … fascinants. Vraiment. Ce que j’aimerais voir de quoi ils sont faits à l’intérieur … Euh. Non, désolée, je veux dire pas les ouvrir en deux pour voir, mais … oui, combien de temps ils peuvent se balader ? Sont-ils de gros marcheurs ? Enfin, votre varan, l’oiseau ne marchera pas …


L’expression du client change une seconde. Il est inquiet, c’est apparent. Tes paroles étant bien trop étranges pour le propriétaire, qui, d’un coup, devient plutôt incertain de vouloir te les laisser.

Tu soupires et décides d’aller toucher le varan. Évidemment, il réagit. Et pas gentiment : sa longue langue s’étire et vient caresser ta main. L’homme se fige une milliseconde avant de se précipiter, commençant à disputer la bête et s’activant inquiet autour de toi. Mais tu passes déjà passer sur ta main une main brillante de chakra et tu ne sembles rien n’avoir de plus qu’une expression perplexe au visage.


    - Qu’y a-t-il ?
    - Sa salive est pleine de bactéries mortelles … il faut …
    - Ne vous inquiétez pas. Je suis Omura.


Maintenant, tu comprenais pourquoi c’était une Omura que le village avait sélectionnée pour cette mission. La simple salive de la bête était horriblement mortelle. Il faudra faire plus attention, car si tu avais eu de la chance cette fois-ci, peut-être qu’une deuxième ou même troisième fois ne serait pas le cas.


    - Certaine petite ?
    - Oh que oui, je ne m’inquiète pas.
    - Alors, mes deux chéris sont entre vos mains habiles. Je rentre dans 4 heures.


Quatre heures. Quatre heures à devoir résister à l’envie de les mettre sur la table du labo pour les ouvrir et les étudier. Quatre heures à ne pas se faire croquer par le varan. Quatre heures à discuter avec le perroquet …

L’homme quitte et tu prends la laisse pour l’immense reptile. Cette fois-ci c’est avec précautions que tu approche la main de la bête, renfrognée de voir que son attaque n’avait rien fait. Ensuite, tu installes le perchoir portable sur ton épaule et pose le perroquet dessus attachant une petite chaîne à son pied.

Fin prête, tu prends la direction de la sortie, ne croisant personne cette fois-ci. Les couloirs étaient pourtant tellement pleins de servants et de gens quand tu étais plus tôt … haussant les épaules, tu ne te poses pas plus de question. Il est grand temps de distraire ces bêtes-là et toi-même par la même occasion. Il est impératif que tu sortes de ton esprit l’image alléchante du reptile anesthésier sur la table et de tes scalpels dansant sur ses écailles ainsi que celle du perroquet gorge ouverte et instruments dans caressant ses cordes vocales.

Non ! Il ne faut pas.

Tu avances lentement, choisissant le chemin qui allait te guider vers la zone la moins fréquentée de la plage, histoire que la bête ne tue pas accidentellement un pauvre passant innocent. Tu choisis également de prendre les rues les moins fréquentées, malgré qu’elles rallongent considérablement le temps nécessaire pour se rendre à destination, mais, au final, rien ne presse, car il reste encore trois quarante-cinq minutes avant de devoir les rendre au propriétaire. Jusqu’à présent, tout va bien et tu en es plutôt fière.

Tu avais pensé trop rapidement. En moins d’une seconde, la laisse de la bestiole t’échappe. La bête fonce tête première de sa démarche disgracieuse et tu réalise que tu es bien trop occupée à la regarder marcher plutôt que l’arrêter. Son étrange anatomie ne te laisse pas indifférente et tu dois avouer que tu aimerais bien la voir chasser …

Ce n’est peut-être pas le temps de contempler cette idée, car la bête fera très certainement des victimes. Hurlement de paniques de tous les côtés, les gens n’apprécient pas vraiment l’immense lézard se glisser charger vers eux. Tu secoues la tête et composes les même muddras deux fois. Un pour chacun de tes bras. Immédiatement, tu étire un bras qui encercle la gorge de la bestiole et l’autre s’étire jusqu’à saisir la poignée de la laisse. Étant beaucoup plus forte que ta silhouette le laisse présumer, tu réussis avec peu de peine à ralentir la bête et à l’immobiliser. Elle siffle agressivement et tu lui grognes contre l’oreille avec frustration.

Malheureusement, elle avait réussi à détruire un petit étal en courant. La bête mesure après tout un bon trois mètres long. C’es en usant de toute ta force que tu la ramènes dans le bon chemin. Jusqu’à la plage, elle siffle avec hargne et l’oiseau répète sans cesse : Ahhhhhhh ! ahhhhh ! Fuyez ! Fuyeeeeez !


    - Si tu continues, je te jure que mon scalpel va te transpercer la gorge foutu oiseau de malheur.
    - Scalllllpelllll ! Scallllllllpelllllllll !


Tu prends ton petit scalpel et le lèves suffisament haut pour qu’Aka le voit.


    - Scalllll …
    - C’est pas une blague.


Il se tait et tu soupires enfin d’aise. Il reste deux heures et le vent marin te calmes un peu, mais les bêtes s’agitent et veulent reprendre la marche à laquelle tu avais mis une pause. Tu te remets en marche plus lentement qu’au départ. Il faut tuer le temps un peu.

Le varan tire sur sa laisse, il tente de t’entraîner, mais tu donnes un coup sec pour lui rappeler qui est le chef et que tu es largement plus forte que lui. L’oiseau agite les ailes frappant ton visage de son plumage. Jamais l’envie de disséquer des créatures n’avait été aussi prenant.


    - Toi le lézard, calme-toi un peu. Sinon, je vais couper ta langue et je vais te disséquer. Se ne sera pas une grosse perte.


Finalement, l’heure de ramener les bêtes arrive et tu t’empresses de les retourner. Bien sûr, pour éviter plus de problèmes, tu passes quand même par les rues moins fréquentées. Pas question que le géant varan dévore un enfant… comment l’expliquerais-tu ?

Malheureusement, l'oiseau t'avais écouté et une fois chez lui, sur son perchoir, il répète sans cesse :


    - Je vais te diiiiiisssssséqueeer ! Diiiiiiiisséquer !


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Acte II -  Infestation