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Time is of the essence [ PV Tadake Yuriko & Yamanaka Sayuri ]

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Time is of the essence
ft Tadake Yuriko & Yamanaka Sayuri







Le jeune aveugle était habitué à faire quotidiennement de l'exercice, dans un environnement encadré et en connaissant parfaitement ses limites mais, comme tout guerrier de l'ombre, il lui arrivait de rencontrer des moments qui pouvaient le forcer à repousser ses limites bien au-delà de la logique ou du raisonnable. Une mission d'une importance capitale par exemple ou, comme c'était le cas ici présent, un objectif personnel à remplir et qui surpassait tous les autres. Le jeune homme avait oublié sa propre santé, sa propre douleur, la blessure vive à son torse à peine recousue et courrait à perdre haline à travers les rues de Baransu dans le seul objectif de trouver celle qui pourrait lui sauver la mise. Il n'y avait qu'une seule personne au monde qui ferait l'affaire, qu'une seule personne au monde capable d'aider son aimée en cet instant et cette personne portait le même nom que lui, partageait son sang, ses rêves et ses souffrances. Sa sœur, sa bien-aimée sœur se trouvait ici également et cette seule perspective donna un objectif au jeune aveugle, un but à atteindre, une destination vers laquelle se rendre.
Combien de temps courut-il ? Il ne le sut pas mais, au bout du compte, il parvint enfin à sentir la présence de sa sœur à quelques mètres de lui et, avec le manque de subtilité qui le caractérisait, Kyoshiro se frayait un chemin à travers la foule à coup d'épaule. Prenant une profonde inspiration en étant à peu près certain qu'il venait de rouvrir sa blessure au torse, le jeune homme se fit une fois encore remarqué en beuglant comme un putois.

« YU !    »

Quelques mètres, encore quelques mètres, quelques tous petits mètres et le jeune homme fut enfin à portée de regard de sa sœur. Stoppant brutalement sa course, sentant le souffle lui manquer, le shinobi tenta de balbutier quelques explications rapides, parfaitement conscient qu'il manquait cruellement de temps.

« Yu ! Je...c'est...»

Qu'espérait-il, après avoir courut de la sorte, comme un idiot ? Penché en avant  les mains sur ses genoux, l'homme releva une main devant sa sœur pour lui faire signe de patienter quelques secondes, le temps pour lui de retrouver un calme relatif et surtout un semblant de respiration stable. Elle était là, juste là, si près qu'il aurait pu l'enlacer si la situation n'avait pas été aussi critique.  Au bout d'une vingtaine de secondes, le guerrier parvint enfin à retrouver suffisamment de souffle pour faire une phrase à peu près intelligible.

« Pas le temps pour les mondanités, désolé. J'ai besoin de toi, s'il te plaît.    »

Cette dernière phrase était lourde de sens dans la bouche du jeune homme. En effet, et sa sœur le savait très bien, jamais de toute sa vie il n'avait demandé d'aide à qui que ce soit, même lorsque le plus profond des désespoir venait à le frapper. Et pourtant ici c'était différent, il ne s'agissait pas juste de lui et le Tadake accepta de laisser son ego de côté pour demander de l'aide à la femme avec qui il était entré dans ce monde. Seule elle pourrait l'aider, seul son aide comptait vraiment.

« C'est Sayuri. Enfin...ce sera plus simple si j'te montre. »

D'ordinaire il aurait pris le temps d'expliquer les choses, de saluer sa sœur et de s'inquiéter de son état mais elle verrait bien dans son regard et dans sa posture que quelque chose n'allait pas, que quelque chose le poussait à être drastiquement plus expéditif qu'il ne l'avait jamais été avec elle. Si elle acceptait de le suivre, alors il lui prendrait la main et l'amènerait au bâtiment où se trouvait son aimée, espérait que sa jumelle pourrait l'aider...et sauver leur futur enfant.

Ah oui...il ne le lui avait pas encore dit, tiens.



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Tadake Yurikô
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Time is of the essence
feat. Tadake Kyoshiro & Yamanaka Sayuri

" Pendant que tu soignes les blessures, la douleur est un remède à la douleur."



Yuriko ne saurait dire si elle était une femme de pressentiment, mais parfois, elle n'était pas en mesure d'expliquer les curieux sentiments qui la traversaient. Une angoisse, une pression qui n'avait pas de raison ou de nature. Était-ce le lien indescriptible qui la liait à son jumeau? Après tout, si l'on pouvait croire en la force de dieux et autres chimères, pourquoi ne pas croire qu'il puisse exister un fil invisible qui liait deux enfants nés sous la même étoile? Au travers de la foule du grand bazar, la kunoichi suivait son chemin habitée par son étrange appréhension jusqu'au ce qu'elle entendit que son nom fut subitement scandée.

Une voix? Oui. Et pas n'importe laquelle, celle de son frère. Se retournant dans un mouvement félin, elle chercha du regard la silhouette si particulière de son autre moitié. Elle ne s'efforça pas à son tour à crier son nom car il était un senseur et doué d'un instinct qui lui permettrait de toujours la retrouver. La kunoichi s'était arrêtée, se faisant bousculer au passage sans qu'elle n'en tint rigueur aux passants. Ses yeux s'évertuaient à distinguer la chevelure blanche de son frère qu'elle finit par apercevoir, elle notait qu'il y avait quelque chose de curieux dans son attitude. Il semblait... paniqué.

" Mais! Qu'est-ce.... Tu es blessé? "

Naturellement, les yeux de la jeune femme se portèrent sur la tunique de son frère. Il semblait que des perles de sang pointaient sur le tissu, ce qui fit naître un froncement de sourcils inquiets sur le visage pourtant si placide de la kunoichi. Elle porta sa main sur lui, la posant sur son épaule comme pour lui indiquer qu'elle était avec lui et disposée à l'aider. Il savait pertinemment qu'il pourrait tout lui demander. Elle était incapable de lui dire non.

" Besoin de moi? Bien sûr mon frère. Dis-moi. "

Le regard que porta la konohajin sur son jumeau parut plus soucieux encore que précédemment, surtout lorsqu'il évoqua le nom de son amie, Sayuri. Oh! Yuriko savait pertinemment qu'il y avait quelque chose entre elle et son frère. Les gestes et les attentions appuyées qu'ils s'étaient échangés lorsque les Tadake étaient venus dans le domaine des Yamanaka ne trompaient personne. En tout cas, pas la jeune femme qui leur était attachée. Et puis... pour certaine chose, son frère était un piètre menteur, bien qu'il n'avait jamais cherché à dissimuler que la kunoichi à la belle chevelure rosée était à son goût. Toutefois, il ne lui en avait jamais ouvertement parlé.

" Sayuri dis-tu? Mais que lui arrive-t-il? "

Cela devait sans doute être grave, ce qui rendait les évènements encore plus étranges et suspicieux. Sans rajouter quoique se soit, la jeune femme prit la main de son frère afin que ce dernier la guida vers leurs camarades. S'il avait hâté autant le pas, les choses devaient mal se présenter...

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Time is of the essence
ft Tadake Yuriko & Yamanaka Sayuri







D'aussi  loin qu'il s'en souvenait le jeune homme ne s'était jamais inquiété pour personne autant qu'il s'inquiétait pour sa sœur, la faisant passant avant son propre bien et celui de tous les autres en raison de leur connexion évidente mais, depuis quelques mois, la donne avant changé. Il ne s'agissait plus juste de lui et elle, plus juste des jumeaux Tadake contre le reste du monde : une nouvelle femme avait renversé son monde tout entier et elle portait le nom de Yamanaka. Ces deux-là s'aimaient, cela crevait littéralement les yeux mais, dans des moments de doute et de désespoir, lorsque la nuit se faisait la plus sombre, Kyoshiro savait instinctivement qu'il pourrait toujours compter sur la présence de sa sœur pour éclairer son chemin. C'était comme cela que leur duo marchait, ils avaient beau avoir des caractères très différent s au bout du compte ils remueraient toujours ciel et terre pour l'autre, car  au bout du compte la famille était tout ce qu'ils avaient. Tout ce dont ils avaient réellement besoin.

Le souffle court, tentant désespérément de retrouver sa respiration, le jeune homme fit de son mieux pour contrôler la joie de recevoir sa sœur et ce que cela impliquait, tout simplement parce que le temps jouait contre lui et son aimée. Il lui fallut trente bonnes secondes pour être en mesure de se redresser, prenant quelques secondes de plus pour répondre à la question de sa sœur sur une éventuelle blessure.

« Oui, enfin non, enfin on s'en fout !   »

Il n'était plus blessé, plus vraiment, plus maintenant que sa plaie avait été recousue, mais était-ce vraiment important ? Son propre était ne comptait pas, il n'avait jamais compté et Kyoshiro ne tarda donc pas à empoigner la main de sa sœur et courir à travers la foule. En d'autres circonstances il aurait été poli, aurait demandé qu'on lui fasse de la place mais, en le voyant tracer sa route à coups d'épaules, sa jumelle comprendrait sans doute que la situation n'avait rien d'habituelle. Cela pouvait se lire sur son visage que cela n'allait pas, dans ces moments-là l'aveugle était le plus mauvais des acteurs mais, bientôt, le concerné fut contraint de répondre à la question de sa sœur. Ce ne fut qu'arrivé devant le lieu où se trouvait son aimé qu'il accepta d'en dire un petit peu plus.

« Je te fais le topo rapide. Flèches empoisonnées et perte de sang. Le médecin dit qu'elle va s'en tirer, mais...  »

Mais quoi ? Que pouvait-il ou voulait-il dire ? Le reste de sa phrase sembla se bloquer au fond de sa gorge et, à grande peine, le jeune homme ne parvint pas à faire passer la seconde partie au-delà du seuil de ses dents. Il le savait, alors pourquoi en être incapable ? En avait-il honte ? Non, cela n'avait rien à voir avec cela, ou peut-être que si. Instinctivement, sans s'en rendre compte, sa main compressa intensivement celle de sa sœur, traduisant la lutte émotionnelle qui faisait rage dans un coin de sa tête.

« Mais... »

Il avait mal, si mal et pourtant cela n'était rien face à ce silence, rien face au jugement qu’émettrait sa sœur envers lui si jamais elle savait. Mais à quoi bon le lui cacher ? D'ici quelques secondes elle s'en rendrait compte d'elle-même, alors mieux valait que cela vienne de la voix de son frère. Le Tadake s'avança en direction de la porte, quittant le contact de sa sœur, posant sa main gauche sur la poignée et sa main droite autour de l'encadrement de la porte. En un instant la main droite se referma avec force sur l'encadrement jusqu'à ce que ses jointures ne blanchissent, tandis que son propriétaire luttait tant bien que mal pour garder son calme.
Combien de temps resta t-il ainsi, immobile devant la porte ? Une bonne minutes, au moins, avant qu'il ne se fasse violence et prenne une profonde inspiration. La main sur la poignée de porte, l'aveugle se tourna vers sa sœur, posant sur elle des prunelles blanches teintées d'une inquiétude abyssale, avant de lui avouer ce qu'il avait lui-même récemment appris.

« Elle est enceinte, p'tite sœur.  »

Sa posture droite, sa mâchoire fermée et ses prunelles ne mentaient pas sur l'inquiétude qui l'animait : sa sœur ne mettrait sans doute pas longtemps à assembler les pièces du puzzle. Malgré toute la détermination dont il était capable, le jeune homme ne put soutenir bien longtemps le regard de sa jumelle et pivota de nouveau, se forçant à se draper d'un doux sourire pour ne pas transmettre son trouble à son aimée. Il allait être père, il devrait l'être en tout cas et, pour la première fois de sa vie, il s'inquiétait pour quelque chose...quelqu'un qui n'était pas encore vraiment là. Partager son attention entre trois personnes était un effort de tous les instants et pourtant...il n'avait pas le droit de se laisser aller aux multiples questions qu'il allait, pas le droit de discuter de tout ceci avec sa sœur, pas le droit de s'interroger sur le futur : juste sourire et faire tout pour que Sayuri aille bien.

« Hey ma belle, regarde qui voilà !  »

Un pas après l'autre, l'homme s'avança vers le lit où la demoiselle était allongée, faisant signe de tête au personnel médical de leur laisser de la place, La mâchoire fermée, le maintien droit, le jeune homme se mura dans un silence en attendant que sa sœur accepte la nouvelle et ne commence à faire ce qu'elle savait faire le mieux.
Il avait fait ce qu'il pouvait, c'était à sa jumelle de jouer à présent.


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Time is of the essence

Tadake Kyoshiro, Tadake Yuriko et Yamanaka Sayuri

Révélations au coeur du chaos de la guerre







Lorsque Kyoshiro était parti, tu n’étais pas exactement certaine de comment la soirée allait se terminer. Ton regard clair, froid, ne lâchait pas le pauvre médecin. Si tu n’étais pas si blessée, si tu n’étais pas en ai mauvais état, tu lui aurais fais gouter au poison caché dans les plis de ton kimono, du moins ceux qui te restaient. Tu avais lui aurais fait redécouvrir l’acuponcture, dans sa version la plus macabre, arracher ses yeux de ses orbites … enfin, tu aurais fait bien plus, mais ton corps blessé t’en empêchait, en plus de de ton esprit hagard qui retournait sans cesse à cet enfant grandissant en toi.

Une main posée sur ton bas ventre, il te fallut te faire violence pour changer ton regard de direction, pour le tourner vers la porte. Que faisait-il ? Tu savais qu’il ne t’avait pas abandonnée, il n’était pas de ce genre et te l’avait bien fait comprendre, mais de ne pas savoir où il était parti dans ce temps de crise t’angoissait. Tu attendis dis en silence, luttent contre l’envie de troué le dos du docteur qui déjà s’afférait ailleurs. Chaque son, chaque mouvement que tu repris en direction de la porte te faisait tourner le regard vers celle-ci. Tu espérais le voir réapparaître.

Et lorsque se fut le cas, lorsqu’il refranchit la porte, il n’était pas seul. Une femme le suivait, plus belle que le ciel de nuit. Yuriko, sa jumelle, ton amie. Elle qui l’avait tiré des griffes de la mort, elle qui avait su devenir l’une des trois personnes vivantes qui comptaient réellement pour toi.

Tes yeux s’écarquillèrent légèrement à leur approche. Bien sûr, tu aurais dû y penser, mais tu ne pouvais pas deviner qu’elle aussi serait là, qu’elle serait également prise dans le siège des samouraïs, mais en même temps, il était normal que se soit le cas, ce festival avait réunis tous les kages, tous les villages et même les clans indépendants.

« Kyo … Assied-toi. Tu es blessé, tu n’aurais pas dû courir comme ça. »

Tu voulus ajouter : car ce n’Est qu’un enfant qui n’est pas né. Pourtant, tu ne pus te résoudre à dire ses mots. Cet enfant, tu ne pouvais le voir comme les autres. De plus, est-ce que Yuriko était au courant ? Oui, non peut-être ? Qu’avait-elle dit ? Qu’avait-elle à dire à ce sujet ? Tu réalisas à quel point que de la mettre au courant te mettait dans tous tes états, soudainement, angoissée du jugement qu’elle pouvait bien décider d’émettre.

« Yuriko … »

Est-ce que de dire son nom pouvait compter comme une salutation ? Tu ne le savais pas, rien à cet instant-là ne faisait de sens pour toi de toute façon. Ta main attrapa celle du jeune aveugle et tes doigts se glissèrent entre le siens. Tu espérais pouvoir lever de ses épaules une partie du poids qu’il devait maintenant traîner de par ta faute. Tu l’avais inquiété et tu le savais. Tu te doutais bien qu’aucun mot n’était adéquat à la situation et à ta stupidité, alors tu gardas le silence. Communiquer n’avait jamais été ton fort de toute façon.




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feat. Tadake Kyoshiro & Yamanaka Sayuri

" Pendant que tu soignes les blessures, la douleur est un remède à la douleur."



Sayuri.... Sayuri était une kunoichi qu'elle pouvait considérée comme étant la première shinobi avec qui elle avait appris à s'entendre, de femme à femme, une amie véritable et sincère. Si dans une autre vie, elles auraient pu être adversaire, la chance avait été de leurs côtés et le destin les avait rassemblé sous une étoile identique. Deux caractères, deux visions du monde différents et pourtant, elles s'admiraient l'une et l'autre. Deux sœurs spirituelles dans un monde bien cruel.  Alors lorsque Kyoshiro arrivait si tendu au sujet de cette dernière, cette inquiétude se transmit très naturellement à sa jumelle. Main dans la main, les deux Tadake traversèrent la foule d'un pas particulièrement pressé, sans manière, sans excuse. Eux qui étaient si à cheval sur la bienséance montraient par ce manquement de politesse qu'il y avait bel et bien quelques choses d'inhabituels.

Sans un mot, et toujours en tenant fermement la main de son frère, Yuriko ne posa pas plus de question.... jusqu'à ce qu'il parvint devant un bâtiment devant lequel Kyoshiro s'arrêta net. Là, le connaissant par cœur, elle sentit qu'il lui cachait quelque chose... d'important. Il lui avait la promesse qu'il ne lui cacherait rien et pourtant, on sentait toute la tension monter. Il était effrayé. Par quoi? Par elle si elle apprenait de quoi il s'agissait? Pour Sayuri vis à vis de sa santé? Un peu les deux?

Lorsqu'il lui fit un rapide résumé de la situation, la konohajin fronça les sourcils d'incompréhension quand il lui expliqua clairement qu'en réalité, son amie n'était pas en danger, qu'elle allait s'en tirer. Toutefois il y eut un "mais". Le genre de mot qui n'annonçait rien de bon. Les premières idées qui venaient à l'esprit de la médecin était naturellement la perte d'un membre, une impossibilité de bouger, un handicap quelconque que ces compétences pourraient peut-être aider à résoudre. Cependant, pourquoi cela inquiéterait son frère? Il était évident qu'elle aurait accepté pour son amie.

" Mais quoi? "

Le ton de Yuriko devait subitement plus incisif, preuve de son impatience. S'il fallait se presser, pas le temps de jouer les frères timides. Là, il lâcha la main de sa jumelle et s'apprêta à ouvrir la porte du bâtiment quand il eut encore un moment d'hésitation. Puis le couperet tomba. Il se retourna et lui annonça que Sayuri était en réalité... enceinte.

Yuriko était abasourdie. Elle s'était attendue à beaucoup de chose mais pas à une nouvelle pareille., et si son frère était aussi inquiet alors cela ne signifiait qu'une chose. Il était le père. Était-elle heureuse? Et bien.... pas du tout. En colère. Ce serait le sentiment subit qui s'emparait d'elle à cet instant. L'unique sentiment en réalité qui lui enserrait le cœur. Pourquoi? Il y avait tant de raison et c'était sans doute cela que craignait Kyoshiro. Il savait parfaitement les remontrance qu'elle pourrait lui faire et qu'elle lui ferait sans doute cependant.... Ce n'était pas là sa priorité. Elle aurait bien le temps de choisir ses mots et de s'exprimer à ce sujet.

Muette, elle suivit Kyoshiro de près qui naturellement chercha la compagnie de la Yamanaka. Comme à son habitude dans les situation complexe, l'aveugle prit un ton léger mais faisait pâle figure. Puis le regard de Sayuri croisa celui de Yuriko. La kunoichi fronçait les sourcils, en colère, ses yeux noirs balayant la silhouette de son amie dont elle devina les prémices d'un ventre arrondi. Toujours enfermée dans son silence, elle remonta brusquement ses manches et s'attacha les cheveux. Puis, d'un geste autoritaire, elle fit un signe aux autres médecins de partir comme si elle signifiait qu'elle s'occupait du reste, tout en faisant un signe de tête pour les remercier.

D'un pas inquisiteur, elle s'approcha du lit de Sayuri, ses yeux passèrent de Kyoshiro à elle, avant de reporter son attention sur la vie qu'elle devait protéger et sauver. Rapidement, les mains de la Tadake s'illuminèrent et passèrent au-dessus du ventre de la jeune femme pour analyser la situation. Elle soupira lourdement, toujours les sourcils froncés... puis s'assit sur le lit.

" Vous n'êtes que deux idiots. "

Le ton était dur. Froid. A la hauteur de la manière dont elle apprit la nouvelle. Le visage de Yuriko exprima un peu plus son mécontentement mais au-même moment, elle commença l'emploi de son iroujutsu salvateur.

" Mais je le sauverais. Un Tadake n'abandonne jamais sa famille. "

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Yamanaka Sayuri
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Tadake Kyoshiro, Tadake Yuriko et Yamanaka Sayuri

Révélations au coeur du chaos de la guerre







Ses mots tel du fer chauffé à blanc sur ta peau, oui, tu le savais tu avais été idiote, entièrement et totalement idiote. Tu t’étais laissée avalée tout crue par cette envie irrationnelle de donner naissance à cet enfant. Tu t’étais laissée entraînée par cette affection spontanée, ce désire sorti de nulle part et grandissant en toi, te dévorant maintenant de l’intérieur.

Et tu t’en voulais.

Tu t’en voulais de t’être si égoïstement emportée, et de de le vouloir encore. Tu t’en voulais d’être partie au combat sans y penser. Tu t’en voulais de t’être mise dans cette situation, tu t’en voulais de ne pas pouvoir renoncer. De ne plus pouvoir le faire. Et lorsque que le regarder charger de frustration, de colère et de jugement de ton amie se posa sur toi, cela n’aida en rien.

Tu crispas la mâchoire, inspiras un bon coup et gardas les quelques mots que tu avais en tête pour toi-même. À ce moment-là, bien que tu susses exactement la précarité de ta situation, tu ne pouvais t’empêcher de la trouver hypocrite, au moins un peu. Elle qui disait qu’il fallait se battre pour ce qu’on désirait, la voilà qui se montrait si rude et si peu ouverte à l’idée. Elle qui t’avait dit quelques semaines plus tôt qu’il ne fallait pas renier ses sentiments.

« Oui. Idiots, définitivement. Mais pour une fois, je ne suis pas une arme. Pour une fois, je t’ai écoutée. »

Tu n’avais pas beaucoup plus à dire ou à ajouter alors qu’elle commençait son inspection. Elle était, après tout ton amie et tu espérais qu’elle comprenne ce que tu cherchais à dire. Tu espérais qu’elle comprenne que tu avais choisi, en choisissant cette enfant de t’éloigner de la voie dans laquelle tu marchais depuis si longtemps. Tu espérais qu’elle décèle le ton calme, l’absence de colère, qu’elle entende cette admission pour ce qu’elle était, ce qu’elle cachait plus que ce que les mots laissaient filtrer.

Tu restas parfaitement immobile, attendant le verdict de ton amie médecin. Elle, elle saurait si c’était une cause perdue ou non. Ton regard clair ne quittait pas la femme alors que tes doigts serraient un peu plus fortement ceux de ton amant. Si tu perdais l’enfant maintenant, juste après l’avoir accepté, tu ne savais pas si tu pourrais t’en remettre. Pas après tout ce que avait accepté, tout ce que avait choisi de changer dans ton existence à la simple idée qu’il fusse dans ce monde.

Une part de toi savait que le mieux serait simplement de le laisser disparaître et prétendre qu’il n’ait jamais été question d’un enfant. En tant que kunoichi, qu’arme, c’est ce qu’il fallait faire, mais cette fois-ci, ce n’était pas l’arme nommée Yamanaka Sayuri qui était en contrôle, mais la femme, celle qui allait devenir mère, celle qui s’était attachée à un enfant qui n’était pas né, celle qui allait donner naissance à un enfant produit d’amour et non de devoir.

« Je sais pertinemment ce que ça implique. Si c’est ce qui te met dans cet état, malheureusement, je n’y peux rien. Mais cet enfant, je l’aime tout autant que j’aime ton frère. Si ça peut apaiser ta colère. »

Ça te surprendrait que tes mots parviennent à la calmer de quelque façon que se soit, mais tu n’y pouvais rien. Cette situation t’était tombée dessus et tu l’avais simplement embrassée. Oui, bien sûr, si elle était là maintenant, c’était parce que tu n’avais pas pris quelques précautions nécessaires, mais tout cela appartenait désormais au passé et tu ne pouvais changer le passé.





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S'il y avait une grande qualité qu'on pourrait reconnaître au jeune homme c'était son côté protecteur, le fait qu'il soit prêt à tout faire et dire pour protéger les personnes chères à son cœur et, malgré cette grande qualité, on  ne pouvait pas dire que cela avait vraiment bien réussi à l'aveugle. Il avait toujours voulu faire les choses bien mais qu'avait-il réellement réussi à accomplir ? Il avait caché des choses à sa sœur, il était littéralement mort dans cette fichue grotte et, à présent, plutôt que de pouvoir faire les choses bien, il annonçait sa future parenté à sa sœur dans le pire moment possible ? Il s'était toujours imaginé que ce moment serait spécial et ne ferait que rapprocher davantage les jumeaux,  mais en vérité cet instant n'avait strictement rien de spécial car..car...car le timing n'aurait pas pu être pire que celui-ci.
Kyoshiro tourna le dos à sa sœur en sachant très bien ce qu'elle en tête, en sachant très bien les remontrances dont il serait la cible, sans doute parce qu'il se les était déjà répétées maintes et maintes fois durant les dernières heures. Sa sœur avait raison d'être en colère et de se murer dans le froid silence qu'elle maîtrisait si bien, car son jumeau lui avait caché des choses et, même s'il venait juste de l'apprendre, Kyoshiro avait mis en danger la mère de son enfant en la laissant ainsi partir en mission. Bon début de parenté, hein ? Mais aujourd’hui il n'avait pas le cœur à entendre ces reproches, pas le cœur à entendre à quel point il avait encore merdé alors qu'il entamait une toute nouvelle page de sa vie. N'était-il fait que pour tout foirer ? Non, il ne pouvait et devait pas penser ainsi.

Sa sœur avait besoin de calmer pour laisser opérer sa magie et sa compagne, quant à elle, avait besoin de soutien et de sérénité pour passer ce moment difficile. Aucune de ces deux femmes n'avait besoin de savoir ce qu'il se passait dans la tête du jeune homme, en ce moment, car cela ne leur apporterait rien de bon. Aussi, le jeune Tadake referma sa mâchoire et, lorsque sa sœur fit le premier commentaire à l'encontre du duo, la réponse de son frère fut vide de sens et de substance.

«  Je sais.   »

Idiot, le seul mot qu'elle savait utiliser lorsqu'il s'agissait de son frère, mais aujourd’hui ce dernier n'était pas d'humeur à l'entendre. Plus il pensait à tout ce qu'il s'était passé durant ces dernières semaines et plus sa tête tournait, plus il sentait ses jambes se dérober sous lui et, enfin, plus il sentait une chaleur étouffante croître en lui. Pourquoi ? Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Cela n'avait pas de sens, surtout que maintenant que le pire était passé et que sa sœur était là pour leur sauver la mise.
L'aveugle resta là, un instant, à serrer la main de son aimée tout en l'écoutant mentionner le changement qui était désormais le sien, sans trouver quoi rajouter pour autant. Au bout d'un moment, sentant la chaleur prête à le faire suffoquer, sentant ses pensées se brouiller au-delà du raisonnable, le jeune homme se pencha et déposer un baiser sur la main de la belle Yamanaka, avant de se lever avec difficulté.

« Je vais vous laisser un peu entre filles. Désolé, j'ai...   »

Un pas, deux pas et...ah non, ses jambes se dérobèrent au-bout du second pas et, manquant de tomber, l'homme dû se rattraper au lit juste à côté de lui, pour trouver l'appui nécessaire afin de se relever.  Pourquoi une telle faiblesse maintenant, lors du pire moment possible ? Il aurait voulu rester mais son esprit en pensait tout autrement, comme si le trop plein d'émotions accumulées était en train de le ranger de l'intérieur.

«  J'ai besoin de prendre l'air.    »

Au prix d'un nouvel effort, le shinobi parvint à s'écarter du lit et, posant une main sur l'épaule de sa sœur en guise de remerciements silencieux, d'une démarche lente et incertaine se dirigea vers l'entrée de la maison jusqu'à en passer la porte. Son aimée avait besoin de son soutien, assurément, pas mais dans l'état dans lequel il était actuellement. Tremblotant, le souffle court, l'homme vint s'asseoir sur un banc juste à côté, se laissant tomber pour être plus précis, avant de prendre sa tête entre ses deux mains.

«  T'es beaucoup trop con... »

Combien de fois encore pourrait-il vraiment merder, avant qu'il ne puisse plus faire machine arrière ? Il était censé être meilleur que cela, plus avisé, plus contrôlé, alors pourquoi n'arrivait-il pas à contrôler le tremblement de ses mains ? Son enfant était en danger, parce qu'il n'avait pas su dire non et à présent...qu'allait-il se passer ?


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Time is of the essence
feat. Tadake Kyoshiro & Yamanaka Sayuri

" Pendant que tu soignes les blessures, la douleur est un remède à la douleur."



Les silences parlaient plus que les mots. Les silences étaient plus douloureux que des lames chauffées. Yuriko était le genre de femme qui maniait parfaitement cette langue inaudible, en la ponctuant par des regards aussi noirs que la couleur de ses yeux. Elle n'avait aucun plaisir à se montrer sévères, surtout envers des gens qu'elle aimait plus que tout. Alors, lorsqu'elle se permit la familiarité de clairement traiter d'idiot deux des êtres qui lui étaient le plus cher, cela tombait comme un couperet.... avant qu'elle ne retomba dans son mutisme froid. Les mots de Sayuri s'envolèrent dans le silence et ne trouvèrent aucun échos; quant à Kyoshiro, la jumelle ne daigna pas à cet instant tourner son regard dans sa direction. Elle n'avait rien à lui dire, il savait déjà.

La jeune femme se concentra uniquement sur sa tâche car elle la savait difficile. D'après les mots de son frère, son amie avait été empoisonnée et si elle était hors de danger, cela ne signifiait pas que c'était le cas pour l'enfant, bien au contraire. Peut-être même qu'il lui avait indirectement sauvé la vie... en échange de la sienne. Toutefois, Yuriko était là pour aller à l'encontre de ce destin funeste, elle était là pour recoudre le fil de la vie de cet enfant à venir. Si les femmes se révélaient surprenamment solides en cas de maternité, le paradoxe voulait que cela ne soit pas le cas du nourrisson. La priorité du corps d'une femme était de fournir tout ce qu'il y avait à offrir à son bébé en gestation, le bien... comme le mal.... ce qui signifiait qu'il avait été le premier à souffrir de l'empoisonnement.

La première chose à laquelle la médecin s'employa était de "purifier" la zone, d'en retirer les dernières toxines même les plus infimes. La tâche était particulièrement délicate.

" Ne bouge surtout pas d'un cil. C'est très important. "

Si les mots étaient secs, le ton semblait très légèrement adouci pour rassurer un peu son amie. Mais c'était plutôt la médecin qui parlait et non la camarade. L'entreprise de détoxification demanda beaucoup de concentration à la konohajin et le moindre faux pas, le moindre geste de travers pourrait donner des résultats à l'opposé de ceux désirés. Ce ne fut qu'au bout de très longues minutes qu'elle finit par soupirer. Était-ce bon? Était-ce mauvais?

" Tu n'as plus aucun poison dans le corps. Le pire se trouve derrière. "

Cependant, Yuriko ne s'arrêta pas et continua de prodiguer ses soins, des soins qui se concentraient sur la régénération pure des cellules, réparant tout ce qui aurait pu être abîmé au prix d'une conséquente quantité de chakra . Elle allait sauver cet enfant mais elle ne pourrait pas s'assurer qu'il n'y eut aucune séquelle. En attendant, elle se décida enfin à se délier la langue.

" Je ne vous ai pas traiter d'idiots parce que je désapprouve l'idée que tu sois mère... "

Yuriko ne leva des yeux sévères qu'à cet instant vers son amie.

" ... mais parce que vous avez pris des risques alors que tu te savais dans cet état! "

Sourcils froncés, la konohajin n'abandonna pas le ton dur de sa voix.

" Vous vous ressemblez bien tous les deux! Prétendre que vous aimez les uns et les autres, et puis vous mettre en danger. Deux imbéciles! "

La jeune femme se mura à nouveau dans le silence et détourna son regard sur le ventre légèrement arrondie de Sayuri. Certaines pièces du puzzle commençaient lentement à retrouver leur place. Elle se souvenait, après mûre réflexion, du jour où elle, son frère et Akira avaient quitté le domaine des Yamanaka. Elle se souvenait du visage blême de son amie, elle était apparue plutôt nauséeuse, les premiers signes... cela faisait donc quatre mois? Plus ou moins.

Il fallut attendre encore dans le silence jusqu'à ce que les orbes luminescentes autour des mains de Yuriko ne cessèrent de rayonner. Fatiguée, elle s'essuya le front du revers de la main avant de soupirer une nouvelle fois. Finalement, son visage se défroissa lentement mais elle était toujours en colère.

" Cet enfant est un Tadake. Il vivra. "

D'un geste plus chaleureux que son regard, Yuriko attrapa la main de Sayuri et la lui serra pour lui montrer que tout irait bien, mais qu'elle devrait se reposer. Elle se leva, nonchalamment, se saisissant d'une serviette pour s'éponger un peu le front face à ses efforts avant de se diriger vers la porte. Elle demeura quelques instants sur le seuil, cherchant du regard son frère qu'elle vit assit sur un banc. Brusquement, elle lui jeta la serviette à la figure comme pour le réveiller.

" Ton devoir t'attend... futur papa. "

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Time is of the essence
ft Tadake Yuriko & Yamanaka Sayuri







Les choses ne se déroulaient pas  du tout comme prévues, mais comment avait-il pu espéré que cela serait le cas ? La vie des shinobi n'avait rien d'un long fleuve tranquille, les trois personnes présentes en avaient parfaitement conscience et pourtant...pourtant, l'espace d'un instant, le jeune homme aurait voulu que tout se déroule sans soubresaut. Pourquoi ? Parce qu'il souhaitait pour son enfant la stabilité qu'il n'avait pas eu, parce qu'il ne pouvait souhaiter que le meilleur pour sa future progéniture et la femme qui faisait battre son cœur, mais il devait à présent se rendre à l'évidence. Rien de tout cela ne serait simple, rien de ce qui allait se passer à l'avenir ne saurait être facile pour ces deux amants dans des camps presque opposés, mais ils s'accrocheraient malgré tout car cela en valait la peine. N'était-ce pas le but de tout ceci ? De lutter contre les aléas de la vie pour, au  final, empoigner ce bonheur qu'ils n'auraient jamais pu espérer autrement ? Pour les deux Tadake la famille passait avant tout et, désormais, Sayuri faisait partie de la famille au même titre que la vie qu'elle portait en elle.
Kyoshiro resta donc assis sur ce banc, la tête baissée, les mains serrées l'une contre l'autre en essayer de chasser sa tensions et ces mauvaises pensées, car celles-ci n'avaient désormais plus de place dans sa vie. Il était temps de faire table rase, d'oublier ses erreurs passées et de recommencer à zéro, pour faire les choses bien, pour faire mieux qu'avant. Il était capable de continuer à lutter encore et encore, de surmonter les obstacles comme il l'avait toujours fait et, dans le cas présent, la seule différence était qu'au bout du chemin se trouverait l'essence même du bonheur. Il ne foutrait pas tout en l'air, pas cette fois.

Ces pensées furent chassées lorsqu'une serviette trempée de sueur lui fut jetée à la figure et, en raison de son état mental du moment, Kyoshiro ne chercha même pas à la rejeter vigoureusement. Au lieu de cela, il s'écarta pour laisser une place à sa sœur, afin qu'elle vienne s'asseoir à ses côtés comme il savait qu'elle le ferait. Si d'habitude le jeune aveugle était toujours doué avec les mots, aujourd'hui ce fut sa jumelle qui ouvrit le bal en mettant en lumière le nouveau titre qui serait bientôt le sien. Cette seule idée dessina un sourire discret sur le visage du Tadake, avant que sa réaction ne se fasse connaître.

«  Futur papa...j'n'arrive vraiment pas à m'y habituer. Je l'ai tout juste appris, en arrivant ici. »

Pourquoi cherchait-il à se justifier ? Comme si le fait de l'avoir juste appris excusait en quoi que ce soit le risque qu'ils avaient pris ? Non, il n'y avait pas d'excuses possibles et, connaissant sa sœur, l'aveugle savait bien que les remontrances ne tarderaient pas à venir. Étaient-elles méritées ? Assurément et pourtant, pour autant, Kyoshiro n'était clairement pas dans son assiette pour les entendre.
«  Je sais ce que tu vas dire, mais je ne veux vraiment pas l'entendre, soeurette. Je sais. »

Il savait qu'il avait merdé, il savait que cela ne ferait que lui compliquer une vie déjà sinueuse, il savait qu'il avait pris un risque stupide en laissant son aimée courir vers le danger sans la secourir. Prenant une profonde inspiration, s'armant de toutes ces certitudes, l'homme se tourna vers  sa jumelle l'espace d'un instant, avant de lui répéter :

« Je sais. »

Rien de ce qu'elle pourrait dire ne serait nouveau à ses yeux, rien qu'il ne se soit pas déjà répété en tout cas. Alors oui, pour une fois, il n'était pas en mesure de supporter une leçon de morale alors qu'il cherchait encore comment mettre de l'ordre dans son monde. Sa sœur pensait bien faire, pensait lui remettre les idées en place mais ici ? Actuellement ? Il n'arrivait même plus à penser droit. Détournant son regard de sa sœur, posant vers l'horizon un regard rempli de tristesse, de regret quant au déroulement des récents événements, l'homme privé de lumière s'adresse une nouvelle fois à sa sœur.

«  J'suis désolé que tu l'apprennes comme ça, j'aurai voulu t'annoncer la chose autrement. »

Il aurait aimé faire les choses autrement, faire les choses avec les formes mais son monde de vie le lui en avait empêché. Au lieu de cela il était là, assis sur ce banc, ses mains serrées vigoureusement autour de ses rotules, tentant vainement de juguler les milliers de questions qui labouraient désormais son esprit. Il y avait tellement de choses qu'il aurait voulu demander à sa sœur, s'excuser une nouvelle fois mais, au final,  une seule interrogation avait une véritable importance.

Un seul avis importait vraiment.

Tête baissée, ne pouvant soutenir le regard de sa sœur, l'homme prit une profonde inspiration avant de lui demander son avis sur la seule chose qui lui importait.

« Dis-moi, franchement. Est-ce que tu penses que je ferai un bon père ? »

Seul l'avis de sa sœur importait sur le sujet, car personne d'autre ne le connaissait mieux qu'elle. Il n'aimerait peut-être pas la réponse mais il devait l'entendre, car l'honnêteté avait toujours été la pierre angulaire de leur relation.

Une fois que la réponse lui serait donné alors...alors...il aurait une demande à faire.


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Yamanaka Sayuri
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Tadake Kyoshiro, Tadake Yuriko et Yamanaka Sayuri

Révélations au coeur du chaos de la guerre







« Kyo … »

Tu ne savais pas pourquoi tu l’avais appelé d’abord. Tu ne savais pas comment le retenir. Sa main s’arracha à la tienne et tu dus te résoudre à le laisser partir, même si tu aurais désiré garder sa main dans la tienne.

Tu ne pus qu’observer la scène ; il avait d’abord tenté de fuir l’instant, de s’éloigner tout ça, mais sa sœur ne lui en donna pas le droit. Elle le força à rester là, tout comme son corps qui se refusait de lui obéir, mais il s’entêta tout de même à sortir. Et toi ? Toi tu ne bougeas, retenant presque ton souffle lorsque les mains de Yuriko se mirent à l’œuvre, cherchant à te soigner.

Elle retira de ton corps les dernières goûtes de poison, celles prises dans tes poumons et dans ton sang. Alors qu’elle s’acharnait à réparer les dégâts déjà causé, tu réalisas que tu avais peut-être un peu trop juger rapidement, que tu avais pris ses mots de la pire façon possible (un de tes grands défauts, il fallait bien se l’avouer) et que tu t’étais mise à juger ses propos trop rapidement.

« Oui. Ne t’inquiète pas, je n’ai pas besoin qu’on me le dise. Je sais que j’ai merdé. Mais … mais l’enfant n’est pas encore et c’est la guerre. Mes talents étaient requis pour une mission critique qu’il fallait accomplir immédiatement. »

Te cherchais-tu des excuses ? Non. Ton ton était trop calme, trop factuel. Ton esprit avait déjà pesé le pour et le contre, le comment et le pourquoi. Sur le coup, avant de partir pour ce camp de samouraï, non, tu ne t’étais pas posé la question. L’habitude de servir, l’habitude de combattre bien ancrée dans ton esprit et dans ton corps. Les regrets étaient venus par la suite, comme la douleur. Pourtant, tu savais que les ninjas que tu avais secourus seraient morts si tu n’y étais pas allée. C’était un fait. Plus qu’un enfant serait mort si tu n’y étais pas allée.

Tu repensas à la petite genin de Konoha, elle n’aurait jamais pu faire cette mission seule, ou même avec l’aide de ce garçon d’Uzushio. Ils seraient morts tous les deux. Tu le savais pertinemment. Et pourtant, depuis ton retour de mission, une seule chose accaparait ton esprit et c’était la possibilité de perdre cet enfant qui grandissait en toi. Tu regrettais d’avoir fait ton devoir, pour une fois, tu avais quelque chose à perdre de plus que ta propre vie.

Tu comprenais l’excès de rage de ton amie, tu comprenais qu’elle vous traita d’imbéciles et tu n’avais rien à dire si ce n’était qu’elle avait raison. Tu gardas donc le silence. La main de ton amie vint se poser sur la tienne, contact rassurant que tu accueillis d’un petit sourire, enfin, si l’on pouvait qualifier cela de tel.

« Merci, Yuriko. »

Tu l’observas quitter la pièce, emprunter le même chemin que son frère, mais tu ne bougeas pas, sachant que même si tu essayais tu te ferais renvoyer au lit par la cadette des Tadake.




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" Pendant que tu soignes les blessures, la douleur est un remède à la douleur."



Les paroles de Sayuri faisaient échos à la cruelle réalité de la guerre, celles des priorités qui tenaient en joug les shinobis. Elle savait également que son amie avait un sens très aiguisé du devoir, au point que sa propre vie ne comptait pas. Pour la médecin qu'elle était, cela avait le don de l'irriter d'autant plus mais... elle était aussi une kunoichi. Elle-même était victime de cette contradiction. Toutefois, dans le cas présent, il y avait une différence notable : un enfant à naître. Quelque soit les parents, l'enfant, lui, était un innocent. Il méritait par conséquent d'être protégé aux mêmes titres que n'importe quel civil, d'autant plus qu'elle avait conscience de son état. Est-ce qu'elle lui en voudrait longtemps? Bien sûr que non. La Yamanaka était son amie, elle était la femme qu'avait choisi son frère et dans un avenir proche, elle mettrait au monde un membre de sa famille. Il lui fallait seulement le temps de digérer la nouvelle.

Elle accueillit donc le dernier signe de gratitude de Sayuri par un simple mouvement de tête, avant de quitter la pièce pour rejoindre son frère à l'extérieur. Il fallait laisser la future mère se reposer un peu... mais le futur père, lui, ce serait une autre histoire. Silencieuse, elle prit place à côté de Kyoshiro et se terra dans son mutisme. Elle le savait bien plus lourd que n'importe quelle parole, que n'importe quel discours. Ce ne fut pas pour rien que son jumeau lui manifesta son envie de ne pas entendre ses potentiels reproches. A la place, Yuriko resta simplement là, haussant les épaules telle une réponse invisible.

Combien de temps ils demeurèrent ainsi, côte à côte? Difficile à dire. S'il ne s'agissait que de quelques minutes, cela parut une éternité. Jambe croisée, les bras qui l'étaient également, la jeune femme regardait droit devant, se refusant, tout comme son frère, à s'affronter face à face. Elle se contenta d'observer la foule et les passants alors qu'elle cherchait à étouffer la gangrène de sa colère comme elle le pouvait. Quand il mentionna qu'il aurait aimé qu'elle apprenne les choses d'une autre façon, elle fronça légèrement les sourcils. C'était évident. Elle ouvrit la bouche pour répliquer mais elle se mordit la lèvre pour empêcher le moindre mot de s'échapper. Non. Elle ne devait rien dire. C'était à lui de parler.

Seulement, elle ne s'attendit pas à la question qui suivit et la mit... plus en colère encore. Son envie? Lui mettre son poing dans la figure. Yuriko se dressa brusquement, dépliant ses bras et se tourna rapidement vers lui, leva le bras et.... frappant dans son épaule.

" Imbécile!! "

Vous vous doutez bien qu'il eut beaucoup de retenu dans son coup. Dans le pire des cas, Kyoshiro aurait une vilaine ecchymose, amplement mérité aux yeux de sa sœur.

" C'est évident! Idiot! "

Quand Yuriko était en colère, elle enchaînait les petites insultes du genre. Son défaut? Elle répétait souvent la même chose : tous les synonymes possibles de l'imbécilité.

" Tu feras un bon père, même si tu agis parfois comme un crétin. Pour moi, il n'y a pas le moindre doute. Je suis capable de mettre ma vie entre tes mains, les yeux fermés. Je sais que tu pourras venir me chercher au bout du monde si c'était nécessaire. Tu donnes toujours tout pour protéger ce qui te semble cher alors un enfant... Pourquoi serais-tu différent avec un enfant? "

Yuriko se mit à soupirer.

" Qu'importe les choses qui se dressent devant toi, tu t'es toujours relevé. La venue d'un enfant est juste une épreuve nouvelle, une aventure nouvelle. Et si tu veux de cet enfant, je ne peux que me réjouir pour toi. Je n'ai jamais voulu autre chose que le fait que tu sois heureux, mon frère. "

Oui.. le bonheur de son frère était une chose essentielle pour la jeune femme. Toute la question était de savoir à quel point il était près à prendre ses responsabilités car, à ses yeux, il ne fallait pas se voiler la face. Jusqu'à aujourd'hui, les Tadake avaient toujours tout fait ensemble et il n'avait été qu'ensemble. Maintenant, l'équation comptait de nouveaux paramètres, de nouveaux éléments qui auraient forcément des conséquences sur les liens des jumeaux.

" Tu devrais rejoindre Sayuri. Je pense qu'elle se sentirait mieux si tu te tenais à ses côtés. "

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Kyoshiro parent, n'était-ce pas la plus grosse plaisanterie de l'année ? En quoi est-ce qu'un aveugle comme lui pouvait être digne de porter un enfant et l'éduquer, pour affronter les turpitudes de ce monde ? Telle était la première question qui assaillait le concerné depuis qu'il avait appris la nouvelle, depuis que cette nouvelle lourde responsabilité était venue s'écraser sur ses épaules. Oh oui il savait qu'il n'était pas du genre à baisser les bras quoi qu'il puisse se passer, quelle que soit l'épreuve qui viendrait se présenter à lui et pourtant...tout ceci était bien différent de tout ce à quoi il avait pu se préparer. Pourquoi ? Parce qu'aucun entraînement au monde ne pourrait venir changer la donne, d'une part, mais aussi parce qu'il n'avait jamais envisagé la possibilité de donner la vie un jour. Il était un chasseur, un tueur, un protecteur, mais un parent ? Il l'avait souhaité pour sa sœur, assurément , mais jamais pour lui et c'était pour cette raison qu'il avait posé la question à sa jumelle, car personne au monde ne le connaissait mieux qu'elle.
Ils étaient entrés ensemble en ce monde, avaient partagé le même souffle et, même s'ils n'en parlaient guère, sa petite sœur avait vu l'aveugle dans ses bons comme dans ses plus sombres moments. Malgré cela, malgré ces épreuves, elle était restée à ses côtés car...eh bien...c'était bien là, la force du lien qui les unissait. Bien entendu en posant cette question le jeune homme s'était attendu à quelques réprimandes bien méritées et, lorsque celles-ci parvinrent à ses oreilles, le Tadake ne put que faire naître un sourire amusé au coin de ses lèvres.

« Ça faisait longtemps, tiens. »

Oui il était un idiot, définitivement, mais le vocaliser était la façon qu'avait sa sœur de lui montrer son affection et lui faire garder les pieds sur terre. Bien sûr Kyoshiro réprima un grognement face au coup sur son épaule, sentant encore le contre-coup de sa journée mouvementée, mais n'en tint pas rigueur à sa sœur pour autant. S'il y avait bien une personne au monde qui pouvait le frapper et l'insulter c'était elle, et jamais son doux frère n'avait levé la voix sur elle en retour : il n'était pas prêt  de commencer aujourd'hui.  
Pendant un temps le senseur resta assis, écoutant sa sœur lui rappeler la puissance de sa détermination qui lui permettrait, une fois encore, de faire face à sa nouvelle responsabilité. Il le savait, il le savait bien mais il avait besoin de l'entendre...de l'entendre de la part de sa jumelle car son avis et son soutien comptaient plus que tout au monde. Fermant la mâchoire pour éviter de craquer, ne pouvant se le permettre dans un tel moment, l'aveugle vint finalement se rapprocher de sa sœur, avant de poser une chaude main sur la sienne.

« Même chose pour toi, petite sœur. Et ne vas pas croire que cela puisse changer quoi que ce soit, tu resteras toujours ma  moitié. Pour toujours et à jamais.   »

Il avait désormais trois personnes à aimer dans sa vie, plus qu'il ne le méritait, mais même en étant parent le lien qui l'unissait à sa jumelle ne faiblirait jamais. Peut-être le savait-elle, ou non, mais il avait besoin de le lui rappeler une fois de temps en temps. Laissant quelques secondes de silence s'installer, l'homme tourna enfin ses prunelles immaculées vers sa sœur, avant de vocaliser la demande qu'il avait souhaité lui faire depuis qu'il avait appris la nouvelle.

« Et c'est justement pour cela que je veux que tu sois la marraine de mon enfant. »

Il n'avait pas besoin d'expliciter pour que cela sa demande, car sa jumelle en aurait fait de même si leurs situations avaient été inversées. Ce devoir moral était plus fort et réel que tous les autres pour des guerriers de l'ombre comme eux, car il impliquait que la demoiselle s'occupe de l'enfant de son frère si quelque chose devait arriver à ce dernier. Il n'avait pas besoin d'ajouter quoi que ce soit, elle comprendrait certainement la raison de sa demande et, une fois la bombe lâchée, Kyoshiro suivit le conseil de retrouver son aimée. Il sourit une toute dernière fois à sa sœur, avant de se lever et se diriger vers les portes non-loin d'ici.

« Je te laisse réfléchir à l'idée. Enfin plutôt l'accepter, puisque je ne te laisse pas vraiment le choix.  »

Elle n'allait pas refuser, cette demande coulait de source mais elle devait tout de même être vocalisée car...personne d'autre ne saurait faire l'affaire, personne d'autre que celle avait qui il était entré en ce monde. Quelques instants plus tard l'homme pénétra donc dans le bâtiment et vint s'asseoir au côté de son aimée,  lui tendant une douce main chaleureuse, avant de lui lancer sur un ton léger :

« Sacrée journée, hein ? »

Tout irait bien à présent. Ils étaient tous hors de danger, tout irait forcément bien.



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