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La nasse de Fer

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Re: La nasse de Fer Mar 21 Mai - 18:08
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bad apple



Nobushi & Akihiko


Akihiko s’était bien tenu à carreau pendant une petite semaine. Autant dire qu’il avait eu le temps d’observer toutes les portes de sortie qui pouvaient s’offrir à lui. Aussi, force était de constater qu’il n’y en avait que trop peu… Une, en fait. Et pour ce faire, il n’allait clairement pas devoir lésiner sur les moyens. Mais heureusement pour lui, la cage dans laquelle il s’était retrouver prisonnier était bien faible. Il remerciait également Akeru de lui avoir scellé les bras avec un Fûinjutsu explosif : c’était ça qui lui servirait d’échappatoire, quitte à y laisser ses doigts. Bah, rien d’irréversible – ce n’était pas comme s’il en avait besoin pour utiliser le Suiton de toute façon. En grand maître de cet art, il était inconcevable, pour lui, de ne pas savoir le manier sans utiliser ses mains. Outre une certaine rapidité d’action non négligeable, il pouvait également déferler les océans même avec des appendices bousillés. La voilà l’utilité première !
Bref, il avait utilisé la détonation pour forcer les barreaux. Un simple coup de pied lui permit par la suite de s’enfuir de là et d’adopter, enfin, une position normale, s’étendant de toute sa hauteur. C’est ainsi qu’un puissant jet d’eau vint frapper le fameux Mumei qui se retrouva balancé au loin. Mais allait-il s’arrêter en aussi bon chemin ?
Bien sûr que non.

Ni une, ni deux, voilà qu’un énorme serpent aqueux aux torrent annelés happa le vieux Reita. Bien attaqué par l’âge – et probablement aussi surpris que son camarade susmentionné – il ne sut résister à la technique dévastatrice de Suiton. Profitant d’avoir fait mouche, le Haut Conseiller de Suna s’était mis en quête de quelque équidé à monter afin de gagner son temps. S’il avait entendu quelque chose craquer et se faire broyer dans l’effroyable gueule du démon reptilien, jamais il n’aurait pensé que l’armure seule du samouraï aurait été capable d’encaisser et absorber l’entièreté du choc. Erreur de calcul. Autant dire que l’affrontement commençait bien…
Tous ses sens en alerte, il avait entendu le guerrier se relever et patauger… laissant tout juste le temps nécessaire au politicien pour se retourner, n’oubliant pas de faire l’effet d’une égérie avec sa magnifique toison d’or. Grâce à ses réflexes hauts en couleur et sa maîtrise aqueuse, il ne lui fut guère compliqué de répliquer.

« Suiton ! Suijin Heki ! S’exclama-t-il, utilisant l’eau générée par ses précédentes techniques. Mais le vénérable ne semblait pas décidé à s’arrêter suite à ça. Si la barrière d’eau avait bloqué son avancée, il ne tard pas à tenter une feinte sur Akihiko en envoyant d’abord sa main pour tenter un traître coup d’estoc avec son fourreau. Mais encore une fois, le blondinet refusait que ce être impie, aussi expérimenté fut-il, put apposer sa sale patte crasseuse sur sa peau ô combien douce. Aussi, pour l’envoyer valser au loin et éviter tout contact, il avait fait se manifester une nouvelle technique. Suiton ! Bakusui Shôha ! Hurla-t-il avec une vigueur sans faille, générant ainsi lui-même l’adrénaline dont il avait besoin pour rester vaillant jusqu’au bout. Ainsi, la vague géante (bon, le tsunami) fusa sur Reita afin de l’empêcher de toucher Son Excellence, ignorant le coup d’estoc qu’il avait planifié. Mais l’Ondoyante Source de Suna ne s’arrêta pas là. En effet, il avait décidé de surfer sur cette technique afin de gagner en vitesse et pouvoir se barrer du fortin. »

Ou au moins, pouvoir s’échapper de l’écurie – qui était tout de même restreinte, ne l’oublions pas. Restait à savoir s’il prenait la bonne direction ou non. S’il s’en souvenait, il s’était tout de même dirigé vers les canassons de l’armée du Fer, aussi il y avait peu de chances pour que le vétéran n’eut été suffisamment naïf pour combattre dos à la sortie. Bah, de toute façon, le Suiton ne serait jamais passé à travers.
Durant ce temps, Mumei – qui avait été projeté un peu plus loin par la gentille déferlante aqueuse – se relevait tout doucement, un peu penaud. Probablement sonné, se mit à penser l’image des Dunes. Dans le dos du conseiller – qui ne pouvait donc rien voir – il sortit un paquet qu’il envoya dans les airs avant de le trancher à l’aide de son nodachi. Plein de makibishi – une pléthore, carrément – parsemaient le sol, empêchant toute retraite à pieds. Heureusement qu’il était sur sa vague et qu’il se dirigeait en sens inverse. Retentit ensuite un bruit sourd mais vigoureux : le cor samouraï crachait tout son soul. C’est là qu’Akihiko comprit que s’échapper allait vraiment être compliqué. Si compliqué qu’il s’en remettait à présent au Destin et autres divinités surnaturelles.

« Raijin, Dieu du Tonnerre, je t’en conjure, apporte-moi Mion, marmonna l’humide blondin qui continuait de surfer. Ils m’emmerdent, comme si déjà deux samouraïs ne suffisaient pas, voilà que le restant de la colère de Dieu va se ramener, soupira-t-il finalement. »

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Re: La nasse de Fer Dim 26 Mai - 21:19
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La Nasse de Fer

Libérer de son armure, le vieux Chasseur Funeste nommé Reita s'avéra d'une surprenante rapidité pour une antiquité.
Mais le Cataracte d'Or de Suna n'était pas en reste question vivacité.
Le Maître du Suiton convoqua promptement une protection sous la forme d'un torrent sous pression qui stoppa la charge vivace du samouraï.
Bien évidemment, la cascade soudainement invoquée n'émut guerre le soldat de l'Empire qui en avait vu bien d'autre lors de sa longue vie passée à combattre des ninjas.
Il chargea derechef, alors que son acolyte se redressait et piégeait la zone.

Par miracle, le Haut-Conseiller fut une encore une fois plus vif que l'ancêtre de Tetsu. Concentrant ses dons dans le maniement de l'onde, Akihiko conjura un terrible tsunami qui emporta le vieillard et balaya les malheureux picots semer par l'autre monstre en armure noire. Il en profita pour décocher une solide droite vengeresse à son adversaire emporté par les flots.
Un instant, le blondinet dénudé cru pouvoir renverser aussi le colosse des Chasseur Funeste, mais une terrible aura s'éleva de l'armure festonnée d'Oni de Mumei.
"Tomerarenai !" tonna le puissant Chasseur Funeste en libérant sa colère et son Ki qui fit luire sa terrible armure.
La déferlante ne fit même pas broncher le titan de l'Empire, qui commença à avancer vers Akihiko malgré les flots impétueux à une vitesse bien trop rapide au goût du Haut-Conseiller.

Promptement, le blondi marqué bondit sur sa vague pour la chevaucher de façon experte et se carapater au plus vite, d'autant plus que le tumulte des flots avait semé la panique chez les bêtes.
Pire encore, l'écurie n'avait pas résisté et commençait à s'affaissait : le tsunami avait carrément soufflé un des murs !
Voilà une porte de sortie parfaite pour le sunajin à poil sur sa vague, poursuivit par un géant en armure noire.

Tout en quémandant les faveurs divines, le Haut-Conseiller était en train de se demandait si sa vague allait avoir assez de force pour dégotter aussi la porte du fortin de l'Empire quand Mumei brandit son épée dans un mouvement souple.
"Aban Gakuha : Umi no Namiwokiru !" s'exclama le colossal samouraï en abattant son épée d'un mouvement d'une vivacité effarante en direction du Haut-Conseiller.
Une onde de chakra balaya la vague tempétueuse, la déchiquetant totalement et la transformant en une fine bruine. Il avait été briefé par Dame Akeru et Kagamiko Mari, des Yeux Vigilants. Il connaissait les talents de son adversaire ninja et s'il avait été surpris une fois, pas question de recommencer !

Le surfeur blond du désert fut douloureusement projeté au sol, au grand plaisir de son adversaire.
Quelques Makibishi perdu dans les débris et la boue trouvèrent le gras des fesses du Lion d'Azur des Oasis.
Sur l'épaule du Haut-Conseiller se trouvait disgracieusement pendu une nuisette rose semi-transparente, écharpe tout à fait indigne de sa fonction. Sans doute les effets oubliés de quelques filles à soldat venu se faire trousser dans le foin... Qui sait, elle serait peut-être à sa taille...
Non, mais à quoi pensait-il ? Akihiko avait des problèmes plus urgents à régler.

Le premier d'entre-eux était l'immense machine à tuer, le chevalier noir qui arrivait à grand pas vers lui, nodashi au poing.
"Reita, sors de là et viens m'aider à achever cet imbécile !" laissa tomber le Chasseur Funeste, visiblement agacé, en avançant d'un pas lourd et décidé vers Akihiko.
Son vieux condisciple se débattait au milieu des débris de l'écurie. Les chevaux tournaient comme des fous dans la cour du fortin.
"J'imagine que le temps de négociation et de la raison est passé." laissa tomber presque tristement le colosse de l'Empire, abattant sa lourde lame vers Akihiko. "Meurs donc, ninja !"
 

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Re: La nasse de Fer Mar 4 Juin - 21:22
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drowning



Nobushi & Akihiko


Pour une fois, il fallait croire que les astres étaient alignés en faveur de l’Ondulante Source Dorée de Suna. En effet, si le Haut Conseiller n’avait pas exactement réussi à s’emparer d’un des fidèles canassons de l’Empire (malgré son manque évident de maîtrise… et de doigts) parce que les armurés s’étaient remontrés remarquablement vifs (surtout le vieux Reita, il aurait dû se montrer plus méfiant à son égard), il semblait tout de même avoir l’avantage. Certes, le vénérable n’avait plus d’armure lourde et avait donc gagné en vitesse, mais Son Excellente Blondeur n’était clairement pas en reste, merci à la fougue de la jeunesse ! A cet effet, il avait aisément pu contrer le premier assaut du croulant et grimper sur son tsunami, lui collant une bonne mandale au passage.
De fait, pour l’instant, tout se passait comme sur des roulettes… ou, plutôt, comme sur des vaguelettes. Même plus que ce qu’il avait réellement espéré : non sans grande conviction, il avait invoqué cette masse d’eau dantesque pour se sortir de là, balayer le vieux et espérait pouvoir se débarrasser de l’autre au passage… Sauf qu’un des murs de l’écurie en avait également fait les frais, causant encore un peu plus de tumulte, apeurant derechef les bestiaux et semant les éboulis sur l’ancestral Chasseur Funeste.

Son acolyte, maintenant redressé et dont la tentative de dissuasion de fuite avait été en partie balayée, était également dans la ligne de mire des flots destructeur qui mangeaient de plus en plus de terrain. Un sourire carnassier – voire de monstre – barra, balafra le visage angélique d’Akihiko : il allait vraiment pouvoir faire d’une pierre deux coups ! Hélas, comme à chaque fois (rien n’allait jamais très longtemps en la faveur du Sunajin), ses plans furent réduits en poussière. Mumei se mit à dégager une aura menaçante et très clairement pesante ; si le Kayaba n’était pas de cette trempe, il aurait probablement été apeuré. Puis il se mit à s’avancer bien plus vite qu’il n’aurait pu le penser et encaissa le tsunami sans broncher. Mais de quel genre de technique est-ce qu’il pouvait bien s’agir ?! Méfiant, le nu resta campé sur sa position (de sirène) et attendit de voir la suite, se préparant à riposter.
Mais il n’en eut pas le temps. Utilisant sa pleine vitesse, son nouvel adversaire dégaina et trancha littéralement le tsunami précédemment invoqué, tentant de faire chuter Akihiko. Heureusement, ce dernier s’était préparé à riposter, aussi put-il faire une roulade de côté pour absorber le choc du sol complètement trempé. Hélas, cela n’avait pas suffi à empêcher les mines et caillasses de lui rentrer dans la chair de sa croupe, faisant saigner sa douce lune. Alors qu’il tentait tant bien que mal (sans doigts, ça restait compliqué de faire preuve de minutie) d’enlever les projectiles disséminés dans son gras, il remarqua qu’une nuisette rose et transparente s’était échouée sur son épaule.

Elle avait probablement appartenu à quelque accorte escorte de ces messieurs les preux et « pieux » (plus tant que ça, maintenant) samouraïs habitants le fortin. Il se mit à l’analyser d’un peu plus près, avec un peu de chance elle serait à sa taille… Bon, cela ne lui apporterait qu’une maigre protection face aux vents hurlants entre deux pans rocailleux, mais c’était toujours ça de pris. Au pire, il se disait que cela ferait un magnifique cadeau à Aika… ou à Hakaze. Non, pas cette dernière ; elle le prendrait pour une déclaration de flamme et lui comme elle n’avait pas besoin de ça. Lui parce qu’il n’avait pas envie qu’elle continuât de croire qu’une quelconque relation sérieuse serait envisageable. Et elle, tout simplement parce qu’il serait très malvenu de lui donner de faux espoirs (quand bien même elle avait toujours cette propension à s’en créer elle-même). En revanche, il fallait avouer que l’effet de surprise, s’il parvenait à rentrer à Baransu un jour, serait sans appel. Mieux encore ! Déjà que sa chevelure faisaient moult jalouses, il y avait fort à parier pour qu’une tenue aussi affriolante créât un peu plus de convoitise. Le ridicule ne tuait pas, et ça, Akihiko pouvait le certifier. Aussi se déconnecta-t-il temporairement du combat qui l’occupait pour enfiler son nouveau vêtement, aussi humide fût-il.
Mais tout cela lui avait fait perdre quelques précieuses secondes, si bien que l’affreux (enfin, il le devinait affreux sous son masque) samouraï s’était déjà pointé à son corps à corps, l’intimant de mourir alors que son bras fort se tenait tendu vers le ciel, son katana faisant office d’une épée de Damoclès prête à s’abattre sur la blondeur incarnée. Il devait faire vite pour ne pas abîmer son nouveau cadeau du ciel, aussi usa-t-il de son intelligence (et donc de ses réflexes ô combien vifs et aiguisés) pour faire apparaître un requin qui cibla le bras qui commençait à s’abattre un poil trop rapidement et violemment au goût du Haut Conseiller. Ainsi, deux scénarios s’offraient à lui : soit le katana tranchait le requin et ne l’atteignait pas, soit le requin avait le temps de lui bouffer le bras (à travers l’armure, avec un peu de chance), l’empêchant donc de le toucher. Dans tous les cas, cela lui offrait un moment de répit.

« Bonté divine, blasphéma le bel éphèbe. Quand vous avez une idée en tête vous ne l’avez pas ailleurs ! Akeru aurait dû vous dresser un minimum ! Pesta-t-il, constatant que son invocation de Raijin n'avait invoqué ni la Candeur, ni la Psychose, et en se remettant sur pieds et en faisant attention à ne pas marcher sur quelque autre piège disséminé sous ses pieds. Là, il put remarquer que le débris accourait de nouveau vers lui. Il roula des yeux et le pointa du doigt : Vous êtes buté pour votre âge ! Le combat face à un ninja vous galvanise-t-il tant que ça ? Allez donc rejoindre vos ancêtres, Reita, si vous êtes incapable de comprendre la leçon ! Suiton ! Ja no Kuchi ! Psalmodia de nouveau le Shinobi du Désert, invoquant une nouvelle fois sa création fétiche qui était prêt à bouffer tout cru le vieillard. »

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Re: La nasse de Fer Dim 4 Aoû - 0:12
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Le soldat de l'Empire avançait vers Akihiko, inébranlable. Ni les flots terrifiants déchaînés par l'Impétueux Fleuve des Ergs, ni ses sarcasmes n'avaient l'air d'atteindre le samouraï ou de dévier sa course mortifère.
Il irradiait à la fois un calme terrifiant sous son masque de fer et son armure noire et un fanatisme à peine contenu.
Pire encore, d'une technique ignoble il avait coupé la retraite du Haut Conseiller de Suna et montrer qu'il était bien à même de briser l'art du Maître du Suiton.
Le sunajin dénudée (minus la nuisette humide) se rappela que ce monstre avait osé regretter de ne pas avoir pu se mesurer aux légendaires Uchiha Madara et Hashirama Senju... Vantardise de soudard ou bien...

Voyant s'abattre sur lui un titanesque nodashi manié de main de maître par un Chasseur Funeste, un guerrier d'élite de Tetsu spécialisé dans la traque et l'élimination de ninja, Akihiko fit appel à l'un de ses plus fidèles tour qui lui avait déjà tant de fois sauvé la mise.
N'ayant nul besoin de mudra, le Maître des Flots du Désert invoqua un terrible squale aqueux que le colosse samouraï ne put contrer.
Il ne chercha d'ailleurs même pas à l'éviter. La technique ne le surpris nullement et n'entama pas le moins de monde son courage et sa détermination à trucider le Haut Conseiller.
Il se jeta même carrément dedans, confiant en la résistance de son arme sombre et en sa volonté inébranlable.
"Tetsu Banzaï !" s'écria le terrifiant Mumei, abattant sa lame sur le sunajin dévêtu.
Le requin invoqua le mordit cruellement et le sang jaillit malgré la carapace de métal du samouraï. Mais cela ne sauva pas Akihiko de l'ire du colosse.

La nodashi s'abattit sans faillir, tranchant cruellement dans la chair du Haut-Conseiller dont le sang alla rejoindre le flaque d'eau de son tsunami brisé. La nuisette détrempée s'orna de pourpre.
Akihiko sentit douloureusement la lame immense raclé contre ses os.
Il profita d'un instant de relâchement du Chasseur Funeste, souffrant lui aussi cruellement de la morsure du squale liquide, pour prendre un peu de large.

Mais la situation s'envenimait à chaque seconde. Le titan de l'Empire refusait de plier sous les coups de boutoir des techniques de Suiton les plus avancé. Il semblait inarrêtable et sans armure, la moindre attaque allait ouvrir de terribles plaies dans le corps déjà meurtris du Haut-Conseiller de Suna.
Pire : se tirant des décombres, le plus âgé de la troupe des Chasseurs Funestes se préparait à rejoindre le combat.
Quand aux autres samouraïs et autres pécores de la petite citadelle frontalière, s'ils n'avaient pas rejoint pour l'instant le champs de bataille, trop occupés à fêter une victoire pas encore acquise ou trop timoré pour se mêler de cet affrontement titanesques, certains d'entre eux finiraient bien par trouver le courage d'aller chercher des arcs et des flèches...

Il fallait faire vite.
Profitant de la désorientation passagère du monstrueux Mumei en train de se débattre contre le requin aqueux, Akihiko convoqua une autre de ses techniques les plus dévastatrice, bien décider à se débarrasser du vieux Reita.
Le vieillard avait déjà perdu la sécurité de son armure de Chasseur Funeste, ce serait donc cette fois du gâteau de l'occire.
Le Blond Pourvoyeur d'Oasis déchaîna derechef un terrible serpent aqueux, bien décide à en finir une fois pour toute avec l’ancêtre à la vivacité étonnante...

Mais à changer de cible, c'était prendre un risque.
Voyant se détourner l'attention du Haut-Conseiller, Mumei bondit, voyant là l'opportunité d'éventrer définitivement son ex-prisonnier.
"Ta résistance est vaine, ninja !" tonna-t-il alors que le sunajin s'apprêtait à déployer sa techniques mortelle. "Je suis ton juge et ton bourreau ! Et je te condamne à mort !"
Le nodashi fendit l'air de nouveau, avec une vitesse et une puissance inimaginable.
Mais cela n'interrompit pas l'assaut torrentiel d'Akihiko. Le serpent se matérialisa malgré tout et fondit sur sa proie.

L'honneur.
Une bénédiction pour un samouraï, mais aussi une malédiction.
Voyant qu'il n'avait pas réussit à interrompre le Maître du Suiton dans ses basses œuvres, Mumei réalisa que le vénérable Reita était en danger mortel.
Il avait déjà vu la terrible technique du Haut Conseiller de Suna en action : elle avait littéralement broyé la prestigieux armure de samouraï de son condisciple. Une merveille des artisans de Tetsu, bénie par les prêtres et conférée en présence du Shogun en personne.

Pour un samouraï aussi traditionaliste que Mumei, l'Honneur et le Devoir comptaient plus que tout.
Et cela ne lui laissait qu'une ligne de conduite possible.
Toisant de façon méprisante le sunajin blessé et dénudée qui était à sa merci, il concentra son Ki dans ses jambes.
"Gisei-tekina kainyū !" s'exclama-t-il en bondissant en arrière, quittant le corps à corps en un instant flou.

Le colosse se matérialisa devant son vieil allié, son collègue qui avait la préséance de l'âge et qui avait gagné tant de glorieuse bataille pour le Shogun et Tetsu.
Pile devant la gueule terrifiante du terrible serpent de mer convoqué par le Haut-Conseiller.
Mumei cria de douleur et de frustration alors que le torrents maléfique le broyait à la place de son camarade.
Malgré son armure d'acier couleur ébène, le Chasseur Funeste hurla de souffrance. Le sang jaillit et si l'armure du sacrifié tint bon, Akihiko eut le plaisir d'entendre des os craquer.

Le serpent fini par exploser, inondant la cour intérieure du petit bastion et libérant le Chasseur Funeste.
Mumei tomba à genoux, désorienté et perclus de douleur mais vivant.
"Reita... Tues ce bâtard !" siffla le samouraï à la sombre armure.
Le vieillard ne se le fit pas dire deux fois, bien conscience du glorieux sacrifice de son camarade. Ce maudit serpent aurait pu avoir sa vie sans cette acte héroïque.
"Impudent gamin... Tu vas regretter ça. La leçon, c'est moi qui vais te l'administrer !" tonna le vieillard en se ruant vers le Haut-Conseiller à une vitesse impossible pour son âge.

Bien qu'affichant ouvertement une supériorité arrogante, Reita regrettait de ne pas avoir dix ou vingts ans de moins. Il était rouillé et trop vieux pour ce genre de bataille. Amer, il savait que sa place dans cette escouade de Chasseur Funeste était surtout dû à sa gloire passée et non des faits d'armes plus récent.
Le vieux renard savait bien que le Haut-Conseiller de Suna n'était pas un adversaire à sous-estimer. Sans lui, Mumei aurait sans doute donner toute la démesure de sa puissance... Mais à devoir protéger la gloire mourante d'un antique samouraï, il avait laissé passer la chance de conclure ce combat.
Reita s'en voulait, honteux de sa propre impuissance, de sa légende ternie chargea comme si sa vie en dépendait. Et bien décidé à en faire payer le prix à Akihiko.

"Burêdosutômu !" s'exclama l’ancêtre, accélérant encore pour porter un multitudes de coups de lame foudroyant au Haut-Conseiller.
Puisant dans son Ki, Reita entra dans une transe guerrière démultipliant sa vitesse. Il était temps de se montrer digne du martyr du jeune Mumei.
"Que la colère de l'Empire s'abatte sur toi, ninja impie ! Pour le Shogun !" s'écria le vieux samouraï. Roué, ses déclamation n'avait que pour but de faire croire à Akihiko qu'il allait porter une attaque violente. Mais il n'en fut rien. "Senkai Bôko !"
Le Chasseur Funeste à la gloire enfuit porta un terrible coup ascendant, avant de passer dans le dos de sa cible avec une vitesse terrifiante.
"Meurs ! Chikyū o Kiru !" lança le vieillard en abattant son katana avec une puissance étonnante. Cet enchaînement allait épuiser ses forces vives et son Ki, mais peut importe : il fallait faire comprendre à ce freluquet la puissance des samouraïs de Tetsu !
 

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Re: La nasse de Fer Sam 17 Aoû - 16:33
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hard outside



Nobushi & Akihiko


L’impérial était vraisemblablement le pire adversaire pour Akihiko. Maître épéiste, port d’armure lourde et techniques anti Suiton semblaient être la parfaite panoplie pour empêcher l’Egérie des Flots de se sublimer dans son art. Mais si encore il n’y avait que ça… Mais non ! Cet homme était un affreux Oni parmi les vivants. Véritable forteresse sur pattes, il s’avançait et découpait obstacles que le Haut Conseiller tentait de disséminer pour faciliter sa fuite… ou pour réduire ses opposants. Son aura était meurtrière et sinistre. Rien ne semblait pouvoir le faire vaciller, pas même la fétiche technique du Tsunami. Inébranlable et indéfectible, il persistait à avancer… Son Nodachi alors armé, il fendit l’air comme si de rien n’était. Mais le blond n’était pas enr este pour autant, aussi avait-il tenté un acte stupide : stopper cette effrayante machinerie à l’aide d’un de ses fidèles tours ; l’invocation d’un squale aqueux.
Mais rien n’y fit. Penaud et détrempé (à l’instar de sa toute nouvelle nuisette rose semi-transparente qui ne faisait que lui coucher les futurs fruits de ses entrailles), il remarqua que son acte était évidemment vain. Lui qui pensait que cela aurait au moins la chance de lui faire gagner quelques précieuses secondes… Il n’en était rien. La lourde arme, maniée avec une expertise sans pareille, s’abattit sur sa frêle épaule. Mais si le samouraï semblait capable de découper des tsunamis, force était de constater que son arme s’arrêta sur l’os. Certes, la douleur était ineffable et Akihiko dut se mordre la langue pour ne pas hurler de douleur, mais au moins il n’avait pas complètement perdu son membre.

Le requin, quant à lui, avait touché, quand bien même il espérait que le Tetsujin arrêterait son mouvement. A la place, voilà que du sang coulait depuis le poignet de l’armure sinistre, l’obligeant à lâcher sa concentration quelques instants. La voilà, son ouverture ! Reita était dénudé et sans armure aucune depuis qu’il avait tâté du serpent aqueux. A nouveau, l’Ondoyante Source Blonde s’empressa d’invoquer sa technique fétiche pour cibler l’Ancêtre, espérant pouvoir venir à bout de lui. Pour de bon. D’autant plus qu’il venait de se retirer des décombres fraîchement éboulées. Tsh.
Malheureusement, après pareille blessure, il lui fallut plus de concentration qu’à l’accoutumée pour invoquer son fidèle compagnon. Et pour cause, le vaillant Mumei bondit derechef sur le corps presque dénudé du Sunajin pour y enfoncer de nouveau son arme. Cette fois, Sa Blondeur ne put réprimer la douleur qu’il ressentait, hurlant à la mort alors qu’encore plus de sang se déversait dans les flaques d’eau et ornait son nouveau vêtement d’une couleur pourpre sinistre. Bah, ça faisait un style, commençait-il à délirer.
Mais contre toute attente, voilà que son adversaire frontal se replia et disparut en un éclair pour… encaisser le serpent à la place de son mentor ? Akihiko papillonna des yeux, crédule et dubitatif. Ainsi, leur honneur n’était pas qu’une mascarade ou de quoi se pâmer auprès des plus jeunes ? Il haussa les épaules : soit. Au final, ça l’arrangeait. S’il n’était pas parvenu à se défaire du vieillard, il avait réussi à empêcher le plus menaçant d’agir plus longtemps. Et ça, ça n’avait pas de prix.

« Ce bâtard… Répéta Akihiko, comme pour se remettre à provoquer. Mon géniteur est loin d’être un modèle, mais je suis un parfait humain ! Répliqua-t-il, fronçant les sourcils. »

Au vieillard de se ruer sur le blond… à une vitesse pour un homme qui avait déjà plus d’un pied dans la tombe. C’était donc ça, de s’entraîner au port d’armure lourde ? Le Sunajin commençait alors à considérer l’idée, puis il repensa à sa nuisette : il était bien plus sexy qu’eux ainsi, quand bien même n’était-il plus à son avantage par rapport à avant. Lame au clair, il semblait vraiment prêt à en découdre avec Son Excellence. Mais lui n’était pas spécialement d’accord avec ça. Il regarda autour de lui et remarqua un amas de pierre, en hauteur qui ne s’était pas encore effondré après ses tentatives de fuite.
Reita était rapide, certes. Mais Akihiko n’était pas en reste non plus, et surtout, il n’avait pas besoin de mudras, ni de tant de concentration pour faire ce qu’il allait faire. Sans même bouger le petit doigt, un fouet d’eau se matérialisa autour de son bras droit qu’il élança en direction de son perchoir (ou plutôt, la providence) de fortune. Bien agrippé, il utilisa toute la force qui était en son pouvoir pour rétracter le fouet et « voler » jusqu’au sommet de toit encore entier. Comme quoi, il ne faisait pas toujours dans la démesure. Une fois là-haut, il regarda très brièvement les alentours à la recherche d’une échappatoire relativement viable… pour enfin s’y précipiter, espérant pouvoir rapidement semer le Vénérable…

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Re: La nasse de Fer Mer 21 Aoû - 23:18
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Dans le petit bastion frontalier, le combat battait son plein.
Les deux Chasseurs Funestes de l'Empire rendaient coups sur coups au Haut-Conseiller de Suna. Le titanesque Mumei s'avérait particulièrement coriace et violent.
Son terrifiant nodashi s'abattit une fois de plus en un arc de cercle mortel. Le sang d'Akihiko jaillit de nouveau douloureusement alors que la lame fendait sa chair et raclait méchamment contre ses os. Si la Source de l'Aube Dorée n'avait pas été un ninja aussi puissant, il aurait été purement et simplement tranché en deux par le colosse.
Pire encore : le samouraï maîtriser des arcanes de kenjutsu terrifiant et capablent de briser les techniques du Maître du Suiton.
Nul doute n'était permis : la vieille pie des Yeux Vigilants et ses sens mystiques avaient dû déceler sa puissance (où alors elle le connaissait de réputation). Mumeï avait justement dû être sélectionner exprès pour contrer les dons de manipulateurs de l'onde du sunajin.

Le fidèle squale aqueux, un des tours favoris du Haut-Conseiller ne fit que ralentir l'homme, ou plutôt la machine de guerre de Tetsu.
Mais cela permit à Akihiko de déployer à nouveau une de ses techniques fétiches : d'un simple geste il expédia un terrifiant serpent torrentiel vers le vieux Reita qui émergeait des décombres.

Pour une fois, les Kami étaient avec le sunajin : ce changement soudain de cible provoqua un sacrifice héroïque du Chasseurs Funestes à la sombre armure.
Avec une vivacité stupéfiante, Mumeï rompit le combat et s'interposa, encaissant la toute puissance torrentielle d'Akihiko pour sauver la vieille baderne à l'armure brisée.
L'honneur des samouraï allait causer leur perte... Akihiko n'hésita qu'un bref instant : il lui fallait s'enfuir au plus vite avant que la garnison ne s'en mêle. Deux samouraï, c'était déjà bien trop dans son état.

Mais alors qu'il cherchait une sortie, Reita fondit sur lui à une vitesse impossible, ivre de vengeance.
Akihiko se maudit intérieurement : n'aurait pas dû prendre le temps de répondre aux insultes des Chasseurs Funestes ! Sa fierté et sa gouaille pouvait s'avérer aussi gênante que l'honneur mal placé et le sens du sacrifice des samouraï de l'Empire.
Le vieillard déchaîna contre l'Oasis Scintillante de Suna une véritable tornade de lames, dans une succession de techniques mortelles.
De nombreux coup de lame écorchèrent un peu plus le Haut-Conseiller meurtris.
Mais dans cette terrifiante passe-d'arme, Akihiko put constater une chose : Reita n'avait plus la fougue de la jeunesse.

Blessé et épuisé, le vieillard donnait tout pour occire le sunajin, dans un balais superbe d'arts martiaux. Mais... Il lui manquait la puissance de son jeune camarade.
Bien que grièvement blessé, Akihiko avait réussit à éviter tout les assauts potentiellement mortels ou trop handicapant.
Son expérience de shinobi lui permit de déceler la faille dans la séquence d'assaut du vieil homme.
Promptement, le Faiseur de Larmes des Dunes convoqua un fouet aqueux pour l'accrocher à un merlon et se hisser au sommet des remparts de la petite forteresse.
De là, il pouvait déjà contempler sa liberté...

Akihiko s'était envolé juste à temps pour éviter qu'une nouvelle fois le nodashi de Mumeï, qui arrivait pour se joindre au combat, ne lui arrache sa chair tendre à nouveau.
Le colosse grogna de dépit et de rage en voyant sa cible lui échapper.
En armure lourde, il était bien incapable de poursuivre facilement le Haut-Conseiller dénudée.
"Reita !" beugla le Chasseur Funeste en se ruant devant lui aussi vite que sa carapace de fer et ses terribles blessures le lui permettait. "Suis-le !"

Le vieillard, bien qu'affaiblie, s'élança aussitôt sur les traces du Haut-Conseiller sans discuter. Lui aussi il avait une revanche à prendre.
Il concentra son Ki et d'un bond souple, bondit sur d'enceinte pour l'escalader.
Néanmoins, l'âge et les blessures le ralentissait : Akihiko eut tout le temps de le voir arriver et de franchir le parapet, retrouvant sa liberté avant que le vieillard ne le charge sabre au clair.

Akihiko était donc dehors, nue, affreusement blessé et suintant du sang par milles plaies.
Ses mains n'était plus que d'horrible amas de chair déformés et brûlés. Et pour seul parure, le Haut-Conseiller de Suna n'avait qu'une nuisette rose semi-transparente, humide et poisseuse de sang...
Mais il soufflait un vent de liberté et la nuit était belle.
Un petit chemin montait jusqu'au bastion, avant de rejoindre la route principale. D'un coté elle allait vers un petit village tout proche, avant de serpenter langoureusement autour d'un lac avant de mener à une grande cité dont l'Ondoyante Source de Suna devinait les lumières.

De l'autre, par là où il était arrivé, elle mènerait à un réseau de routes plus ou moins importantes reliant différent village. Le Haut-Conseiller savait qu'au moins une chemin secondaire pourrait le conduire de nouveau dans les montagnes.
Akihiko arriverait-il à retrouver exactement par là où ils étaient passés ? Retrouverait-il la Trouée des Diamants Noirs ?
Ou bien devait-il chercher une autre manière de quitter ce pays maudit.

Les insultes de Reita du haut des remparts le ramena à la réalité, injures bientôt suivit d'un "Tu ne fuiras pas, petite gouape ! Issen !" déclenchant une onde de chakra tranchante visant les jambes du sunajin dénudé. Visiblement, même incapable de rattraper le sunajin, le vieux samouraï n'avait pas abandonné. Mais il restait loin et si Akihiko avait vu juste, il n'aurait guère de mal à le distancer...

Et puis soudain une explosion.
"Chikû O Kiru !" laissa tomber le puissant Mumei, qui venait de se frayer un passage en détruisant carrément un pan de mur du bastion frontalier. Déjà branlant après le combat des samouraïs et du shinobi des dunes, un pan entier de la petite forteresse s'effondra.
Sachant très bien qu'il n'avait pas vitesse nécessaire pour courser le nudiste en nuisette, le colossal Chasseur Funeste avait choisit un chemin bien plus direct et complètement inattendu.

Le samouraï bardé de fer sombre bondit immédiatement sabre au clair, jaillissant par surprise de la poussière soulevée par sa technique dévastatrice.
"Il me semble que notre très estimé Shogun... vous a invité..." persifla le titan, visiblement souffrant encore de ses blessures en abattant une fois de plus sa lame sur le Haut-Conseiller. "Il serait... malséant de s'esquiver ainsi... Omotegiri !"


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Re: La nasse de Fer Ven 6 Sep - 11:59
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Il y avait certaines sensations qu’aucun homme ne saurait oublier, fût-ce un son, un sentiment, un ressenti physique, une odeur… Pour le coup, force était de constater que Kayaba Akihiko englobait un peu tous ces cas de figure. En effet, s’il avait une certaine propension à s’attirer des ennuis impromptus ou non-nécessaires (n’ondoyance pas qui veut !), et donc à se retrouver dans des situations pour le moins… délicates, le Haut Conseiller n’avait néanmoins pas l’habitude se retrouver avec un Nodashi planté dans l’épaule. Encore moins quand l’attaque était répétée. Aussi l’odeur du sang, de son PROPRE sang, n’avait de cesse de l’enivrer, empêchant toute autre senteur de l’atteindre. Hélas, il entendait aussi, comme un bruit de fond inopiné, la lame qui raclait sur ses os durs, de même que le ressenti physique que cela pouvait « procurer » (car, oui, Son Ondoyance n’était clairement pas férue de la souffrance, qu’on se le dise).
Mais il n’avait pas le temps de se lamenter ou de s’apitoyer sur sa douleur. Le Haut Conseiller avait voulu jouer, il avait perdu. Il acceptait (bon gré mal gré) la sentence qui s’abattait sur lui, à la manière d’une épée de Damoclès. Aussi, même si les règles avaient été acceptées… Avait-il seulement donné son accord pour qu’on lui ôtât la vie sans qu’il ne se débattît ? Pas le moins du monde. C’était dans cette optique que Son Excellence avait commencé à se battre, après s’être échappé de sa cage peu amène, déferlant moult torrents courroucés.

Mais le probablement vertueux Mumei n’était pas du genre à se laisser malmener ou submerger. Clairement pas. Au grand dam d’Akihiko, il semblait même avoir été affecté à cette escouade de soi-disant « escorte » pour, justement, contrer le Maître du Suiton. La vieille harpie des Yeux Vigilants… Elle avait probablement dû le sonder ; il lui était tout simplement impossible de dépêcher un barrage humain en aussi peu de temps ! Ou alors elle le connaissait de réputation… La quelle des deux options était la véritable ? L’intendant ne saurait le dire. En tous les cas, force était de constater qu’il se trouvait là face à un maître bretteur Samouraï aux arcanes pouvant contrer sa spécialité. Et ça, ça l’embêtait énormément.
Sérieusement… Juste découper sa technique signature, son fidèle (mais destructeur) tsunami ? C’était inconcevable. Il savait le Doton réputé (il l’avait testé et approuvé, cela dit) pour être le contre parfait de son élément aquatique, mais… Il ne s’agissait que d’une lame dans laquelle avait été insufflé du chakra (ou peu importe comment ils pouvaient l’appeler, ces sombres chiens hypocrites), ni plus ni moins ! C’en était trop pour sa grande personne imbue et sa fierté démesurée. Il allait leur faire payer !

Ou fuir. Alors qu’il venait de se faire insulter et qu’il avait, malheureusement, pris le temps de répondre, le vieux Reita venait de lui foncer dessus à vitesse vertigineuse. Si son agilité n’était plus à prouver, sa fougue, en revanche… semblait être partie à la retraite. Peut-être devrait-il, lui aussi, considérer la chose. Après tout, chasser du Shinobi ne semblait clairement plus dans ses cordes et son pauvre corps (voire même son cœur, c’est que ça devait se travailler, le cardio) ne parvenait plus à suivre la cadence. Néanmoins, sa Sagesse ne semblait pas décider à accorder le moindre répit au Lion des Sables Humides, l’enchaînant encore un peu plus du bout de sa lame, le tranchant, saignant et amochant encore un peu plus.
Mais, encore une fois, sa vigueur d’antan n’était, hélas pour lui, plus du tout au rendez-vous. Aussi Akihiko put se mouvoir de sorte à n’encaisser aucun coup pouvant se révéler être fatal, si ce n’était mortel. De plus, de par sa grande intelligence, le Stratège de Suna parvint à repérer une faille dans la danse de fer du vieux samouraï. A cet effet, il fit se manifester promptement un fouet aqueux qu’il envoya s’accrocher autour d’un merlon, en haut des remparts. Enfin, utilisant sa force et un saut digne de Shinobi, le voilà qui s’envolait dans les airs, évitant de justesse la terrible puissance du menaçant Mumei.

A présent juché sur les remparts restants, le Sunajin pouvait dès à présent sentir un vent de liberté… littéralement. La bise soufflait, glaçant les larmes de sang qui n’avaient de cesse de rouler sur son corps au millier de blessures et autres plaies. Mais il savait que, bientôt, il pourrait rejoindre sa femme, ses enfants, ses amours de toujours.
Non. Rejoindre Suna, en fait. La femme ? Elle était morte. Les enfants ? Il n’était pas au courant qu’il en avait une. A partir de là, il ne lui restait plus que la Sainte Patrie, ses bureaux, sa grande tour et son père spirituel, Senshi. Mais pour ce faire, il devait déjà continuer de s’échapper. Aussi tira-t-il parti de sa vitesse de Jônin pour largement dépasser Reita (quand allait-il le lâcher, ce vieux salaud) quand soudain… on le rappela à la réalité. En l’insultant. Encore et toujours. L’histoire de sa « putain » de vie, en fait (pour rester dans le thème). Akihiko soupira puissamment lorsqu’il entendit le nom de la technique qui le visait avant de rapidement ériger une protection aqueuse comme il savait si bien le faire. Murmurant quelques mots, il cracha ensuite face à l’autre vieillard sénile. La lame projetée de cette technique de Kenjutsu se heurta au mur d’eau craché par Sa Sainte Blondeur quand… une explosion retentit, rapidement suivie d’un pan de rempart qui s’effondrait. Le furieux Mumei avait décidé d’aller au plus court : pourquoi escalader quand on peut juste péter les murs, sans déconner. Aussi, toute cette… action (aussi inattendue fût-elle) surprit hautement le Haut Conseiller qui, naturellement, papillonna des yeux en voyant le lourdaud sauter face à lui, arme en mains. Et là, il recommença à fabuler sur une invitation du Shogun, bla bla bla. Malheureusement, le blondin n’était pas en mesure d’esquiver ou de repousser le terrible assaut, aussi la lame lui trancha ENCORE le corps. Pire qu’un running gag.

« Vous commencez à me courir sur le haricot avec vos âneries de Shogunat, messire Mumei, ironisa-t-il. Profitant alors que la lame était coincée en lui, il agita son fouet de sorte à bloquer le bras du samouraï bardé de fer puis lui assura son regard le plus grave et mauvais. Vous voulez jouer, hm ? Suikôdan ! Hurla-t-il en convoquant son fameux squale, espérant que cette technique serait suffisante pour repousser le Chasseur Funeste et qu’il pourrait, avec un peu de chance, récupérer le Nodashi présent en son épaule meurtrie. »

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Re: La nasse de Fer Mar 10 Sep - 23:10
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Alors que sa liberté était à deux pas, le Haut-Conseiller de Suna devait faire face à deux ultimes assauts des vils samouraïs qui en avait après sa nudité en nuisette.
Invoquant un torrent providentiel, la Magnificence Aqueuse des Sables forma promptement un bouclier providentiel qui absorba sans mal l'éclair de chakra tranchant du vieux Chasseur Funeste.

Mais à la grande surprise d'Akihiko, il n'était pas le seul spécialiste en destruction aveugle du Sekai.
Le puissant Mumei se fraya un chemin à travers murs et palissade, jaillissant par surprise dans un nuage de poussière pour abattre une fois de plus son mortel nodashi sur la peau dénudée du sunajin.
La nuisette trempée d'eau et de sang ne pouvait servir d'armure face à l'assaut brutal, qui trancha à nouveau dans le vif, éclaboussant le chemin de sang et de morceau de chair.

Blessé dans son corps martirisé et dans sa fierté, sa Nudité Humide choisit la contre-attaque.
D'un geste, il enroula son fouet aqueux autour des biceps saillant du samouraï en armure noire. Cela le mit temporairement à l'abris d'un nouveau coup de sabre géant.
Déjà, Akihiko concentrait sa puissance pour son prochain assaut dévastateur.

Le puissant Chasseur Funeste le sentit-il ? Vrillant son arme dans les chaurs du Haut-Conseiller pour causer moult douleur, il chargea au lieu de reculer pendant que les Intarissables Flots des Dunes insultait l'Empire.
"Vous parlez trop. Tokken !" répliqua le colosse en balançant un puissant coup d'épaule bardé du fer de son armure.
Cela n'empêcha pas le Haut-Conseiller de lui cracher dessus un nouveau squale titanesque.

Le choc repoussa le samouraï qui grogna de douleur. Son armure d'ébène gémit mais ne plia point, alors que le requin explosait en un véritable torrent.
Sous l'impact, la terrible lame de Mumeï s'était arraché du corps meurtris d'Akihiko, mais le guerriers de l'Empire était trop professionnel pour la lâcher.
En tout cas, à genoux, il peinait à se relever, pour l'instant groggy.

Ce n'était pas le cas de son condisciple.
La Cataracte d'Or de Suna avait choisit de poursuivre son duel conte Mumei au lieu de fuir après avoir encaissé l'assaut du colosse.
Cela avait juste laissé le temps à l'autre Chasseur Funeste de sauter du haut des remparts et de se ruer à l'assaut.
"On y est presque, Mumeï ! Ressaisis-toi ! On l'attaque selon des angles différents pour éviter ses vagues !" ordonna le vieux samouraï en passant à l'assaut. "Attôtekina Bôkô !"
Le vieillard grogna sous l'effort, sa vision se troublant. Il mettait ses dernières larmes de Ki dans cette attaque... Comme l'âge était cruel !

Mais si cette technique n'était pas, et de loin, la plus puissante qu'il connaissait, son but était essentiellement de mettre sur la défensive le fuyard à l'ondoyante crinière couleur de miel.
Car oui, ce jeune freluquet du Pays du Vent pouvait sans doute le vaincre ou le semer. Peut-être même se débarrasser de Mumeï qui peinait à se relever, la respiration sifflante en raison de côtes cassées... Mais l'Empire et ses samouraï n'abandonnaient jamais et œuvrait de concert !
Ils avaient déjà suffisamment ralentit la fuite du Haut-Conseiller pour que le bastion se mette en alerte.

Reita entendait les cri des samouraï de la garnison, qui essayaient visiblement de rattraper les chevaux effrayés par les tsunami et la bataille homérique entre le sunajin et les Chasseurs Funestes. D'autres commençaient à ouvrir les portes ou escalader les débris, cherchant à se joindre au combat.
Sur les remparts en partie défoncé du poste frontalier, les archers se mettait en place.
Le plus prompt, enragé de découvrir le carnage et honteux d'être aller festoyer pour fêter une victoire soi-disant acquise d'avance était Azuko Takeshi.
Avisant le duel entre le vieillard à l'armure détruite et le nudiste des sables, il n'hésita pas un instant et brandit un arc. Il avait toujours été plus doué dans cet art qu'à l'épée
"Fukusû no Ya !" s'exclama le samouraï d'une voix colérique qui faisait trembler sa moustache, décochant trois traits en moins d'un battement de coeur.
Tant pis si il touchait l'antique Chasseur Funeste. Il devait à tout prix empêcher son prisonnier de fuir !
Et dire qu'il l'avait trouvé mignon quand il les endormait en coopérant !
Et bien, on allait voir s'il courrait vite avec quelques flèches dans son magnifique postérieur !


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Re: La nasse de Fer Mer 11 Sep - 17:20
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Chiens d’impériaux. Ces paroles n’avaient de cesse de résonner en l’esprit (fort complexe) du Haut Conseiller seulement vêtu d’une nuisette rose transparente outrageusement sexy. Bah, de quoi bien aller avec la personne qu’il avait toujours été, en un sens. En tous les cas, s’il avait pensé (au tout début), à fuir en utilisant les équidés à « disposition », force était de constater qu’il ne pouvait compter que sur lui-même. Et encore, il allait vraiment devoir mettre sa fierté de côté, car la situation était plus que terrible pour Son Ondoyance de Suna. Déjà qu’il s’était retrouvé coincé entre deux samouraïs… Honnêtement, il pensait pouvoir les semer. Mais c’était sans compter sur son ego surdimensionné (et la surprise créée par le terrifiant Mumei). Sans déconner, dire que le blondin pensait être un des meilleurs en ce qui concernait la destruction aveugle de bâtiments (ou décors) du Sekai…
Le voilà pris dans son propre jeu. De fait, il avait réussi à bouger un peu et s’était retrouvé en déca d’une certaine hauteur, sur les remparts. S’il n’y avait eu que le vieillard pour le poursuivre, Akihiko aurait pu facilement se carapater à l’Uzujin après avoir contré le Issen (technique qu’il connaissait on ne peut mieux, d’ailleurs). Mais, encore une fois, le colosse s’était ramené contre toute attente. De plus, le blondin avait eu la bonne idée de faire appel à ses plus bas instincts, les plus sanguinaires… Mais un Nodachi faisait mal, quoi qu’il arrive. Et ça, c’était une des pires erreurs qu’il eût pu commettre. Aussi avait-il décidé de répliquer… à sa manière. En toute extravagance. Encore une fois. A cet effet, il avait utilisé le fouet qu’il avait invoqué un peu avant pour bloquer le bras de son adversaire prioritaire. Comme ça, il pensait pouvoir garder un certain contrôle, même avec une arme à deux mains plantée en plein dans l’épaule.

Deuxième erreur. En effet, le stratège de Suna aurait mieux fait d’analyser le style de combat des Tetsujin plus en profondeur. Bien sûr, le Kenjutsu (ou peu importait comment ils pouvaient l’appeler) était indéniablement l’art dans lequel ils excellaient le plus. Mais… le Haut Conseiller n’avait pas vraiment pensé au fait d’utiliser le Taijutsu en armure lourde. Surpris, il n’eut guère le temps de répliquer, d’esquiver ou de contrer le massif coup d’épaule qui le visait. Comment aurait-il pu, dans tous les cas ? Certes, il était rapide, relativement endurant et avait une certaine force. Mais il n’avait vraiment rien qui puisse repousser derechef le Chasseur Funeste (qui s’était quand même pris un énième requin aqueux sans ployer le genou). En plus de tout ça, il ne fallait pas oublier que le beau blond avait les mains réduites en charpilles (pute Akeru, pute !) et… très mal à l’épaule. Déjà peu vêtu (un simple habit d’escorte luxueuse), le sang giclait et coulait en abondance, forçant, de fait, ce ligne affriolant à lui coller à la peau, poisseux.
Donc, le cancéreux venait d’encaisser le fourvoyant coup d’épaule de l’homme en armure lourde, ce qui laissa tout juste le temps au Vénérable ferreux de le rejoindre tout en rassemblant ses quelques forces restantes. Encore robuste (à peu près) et vaillant, Son Excellence parvint à se remettre sur pieds à temps. Là, il contracta le moindre de ses muscles et encaissa la globalité de la technique du vieux. Si l’assaut était outrageux et les coups d’estocs ridiculement nombreux, force était de constater que la précision et la force, quant à elles, laissaient très concrètement à désirer. Aussi Akihiko pensait déjà à son plan de fuite.

Pour ce faire, il attendit quelques instants que le presque mort eût terminé sa mascarade et lui offrit son regard le plus méprisant et dédaigneux au possible. Puis, à croire que cela faisait longtemps, il fit se manifester un énorme tsunami. Encore une fois. Mais cette fois, il ne visait personne… si ce n’était sa seule fenêtre de fuite. Là, il remarqua que tout le bastion commençait à s’affoler et, du coin de l’oeil, il remarqua que bon nombre de gens n’allaient pas tarder à le rejoindre, voire même à l’encercler. Et ça, il ne le voulait pas. Mais alors clairement pas. Pas le moins du monde. Mais allait-il seulement laisser l’énorme vague (le mini océan, rendu là) s’écraser toute seule au loin ? Il n’en avait jamais été question. A peine ce dernier avait-il convoqué que le Maître des Flots s’était perché dessus, comme s’il le contrôlait lui-même.
C’est d’ailleurs à ce même moment qu’il entendit hurler une voix familière… Le moustachu gay, Takeshi ! Décidément, ce dernier ne semblait pas vouloir lui lâcher le derrière. Dans tous les sens du terme. Le Kayaba prit donc la fuite du mieux qu’il lui était donné de le faire lorsqu’il entendit l’amouraché scander une technique. D’aussi loin ? Cela ne pouvait qu’être une technique à distance. Et pour cela, autant dire que Son Ondoyance était plus que rodée !

« Takeshi-san, je veux bien vous faire ce plaisir, en guise d’adieux… Vous qui semblez très intéressé par les gros reptiles… JA NO KUCHI ! Vociféra le Lion des Sables Humides à son tour, son serpent annelé prenant en chasse le fameux moustachu, broyant au passage ses flèches.  »

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Re: La nasse de Fer Lun 7 Oct - 22:53
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Les deux samouraïs des Chasseurs Funestes résistèrent héroïquement au puissant tsunami convoqué par l'Ondulation Limpide des Dunes, usant de leurs sabre pour essayer de s'ancrer au sol.
Mais las, la vague titanesque était trop puissante  et s’abattit dans un monstrueux mascaret aqueux, les balayant au loin.
Avant que les flots ne l'engloutisse, Akihiko eut le temps de croiser un regard noir brillant de haine sous le masque démoniaque de Mumeï.
Si le puissant guerrier en armure d'ébène n'avait pas cédé au stupide code de l'honneur samouraï et ne s'était pas interposé pour sauver son vieux maître, le combat aurait pu prendre une autre tournure...

Une pluie de flèche cruelle jaillit soudain des ténèbres, pénétrant par surprise la chair tendre et protégée uniquement par une nuisette humide du sunajin.
Visiblement un archer avait pris position sur les remparts et en avait après sa couenne !
Plissant les yeux,Akihiko reconnu Azuko Takeshi, à la moustache cirée frémissant de haine devant la "trahison" de l'échappé (enfin, il le devinait surtout, difficile de voir exactement son visage à cette distance et dans la nuit).

Dans un esprit de vengeance mesquine (un peu comme celle de Takeshi qui s'estimait trompé dans la confiance qu'il avait placé en son ex-captif), l'Or Ondulant des Oasis fit derechef appel à l'une de ses techniques favorite les plus mortelle, expédiant un terrifiant reptile de flots déchaînés jusqu'au rempart.
Le torrent vivant du Haut-Conseiller enlaça celui qui rêvait d'en faire son amant, lui broyant les os dans un craquement horrible.

Les flots tumultueux du tsunami s'écrasèrent avec un temps de retard sur le bastion frontalier, semant panique et confusion. L'idéal pour s'éclipser, avant que d'autres tetsujin ne gagne la sécurité des murailles et ne le larde de flèche.

Affreusement blessé dans son corps et son orgueil, le Maître du Suiton de Suna prit congé, profitant des dernières vagues du déchaînement des flots s'écoulant vers les chemins désormais boueux menant à la petite citadelle frontalière.

Sa fuite assurée, il ne fallait tout de même pas rester trop longtemps à courir les chemin quasiment nu (difficile de compter la nuisette rose semi-transparente comme un vêtement digne de ce nom), mutilé, marqué et épuisé.
Certes, la Cascade Dorée du Désert avait fuit l'armée, mais il restait sur le territoire de l'Empire...
Comment avait évolué le conflit durant son ignominieuse captivité ?
Devait-il malgré son état essayé de s'enfoncer plus avant dans le territoire du Fer ? Gagner la capitale pour aller demander explication au Shogun ?
Ou à l'inverse, renoncer à acquérir plus d'informations sur l'Empire et sa guerre et rentrer à Suna ?

Dans les ténèbres secourables d'une nuit un peu trop fraîche, Akihiko fini par débouler (en partie porté par des flots boueux) sur la route principale.
A sa droite, la route menait vers un petit village, encore paisiblement endormis. La route le dépassait ensuite pour longer un lac et gagner ce qui semblait être une ville d'importance, brillante encore de lumières et chandelles dans la nuit. Sans doute la capitale des terres du clan dominant la région. Risqué, mais au moins ils y trouverait tout les petits plaisirs et avantage de la civilisation.

A sa gauche, de là où il était arrivé dans l'ignoble nasse de fer, la route se perdait dans les ténèbres.
Au loin, des lampions semblaient indiquer la présence de quelques hameaux perdus dans le noir.
Le Haut-Conseiller de Suna devinait aussi les formes massives des collines qui se changeraient bien trop vite en montagnes sauvages au climat plutôt frisquet pour un quasi-nudiste. Vu qu'il avait passé la majorité du trajet malade, pas sûr qu'Akihiko soit en mesure de se rappeler le chemin de l'expédition, surtout en pleine nuit.
Par où aller alors ?

Et d'ailleurs, un simple coup d’œil sur son corps déchiqueté par les lames et les traits vengeurs lui posa un nouveau dilemme : devait-il risquer de se trouver une planque pour penser ses plaies et se reposer ?
Ou devait-il serré les dents pour avancer au plus vite, au risque d'aggraver encore ses blessures ?

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Re: La nasse de Fer Dim 20 Oct - 17:21
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turn loose the

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Le combat avait été long, frustrant, épuisant, blessant. Dans tous les sens du terme. Le Haut-Conseiller à la virilité exposée avait certains pu pallier ce souci, mais toujours était-il que porter une vulgaire nuisette rose transparente n’était pas ce qu’il y avait de plus glorieux. Surtout pour son ego. Si certains pensaient qu’il n’avait peur de rien (et à raison) et qu’il pensait vraisemblablement que le ridicule ne tuait pas, Akihiko déplorait tout de même qu’aucune de ses missions ne se déroulât de manière convenable et en accordement avec ses plans. Bah, il ne fallait pas oublier que son plan, à la base, était de se « rendre » afin de permettre à Kaori de s’enfuir avec les parchemins (et elle avait intérêt à avoir réussi). De plus, cela était supposé lui laisser la chance de récupérer des informations de l’intérieur. Hélas, plus le temps passait et plus il se doutait que c’était un coup à finir enfermé à vie. Et honnêtement, le blondin, aussi impétueux et puissant fut-il, ne se voyait clairement pas se battre contre la globalité de l’armée du Fer. Certes, les attaques de zone constituaient l’essence même de sa menace et de sa notoriété… Mais de ce qu’il avait déjà pu voir (et expérimenter, hélas), il était parfaitement conscient qu’il ne ferait pas le poids.

Bref, Son Ondoyance de Suna avait finalement pu trouver une ouverture dans la composition adverse (après bien des coups échangés et subis, qu’on se le tienne pour dit). De fait, le voilà qu’il avait lancé son terrible tsunami – encore une fois – de sorte à s’engouffrer au sein de cette brèche, terrassant les quelques sbires de Tetsu sur son chemin et distançant grandement ses adversaires précédents. Néanmoins, un autre était venu se joindre à la partie… Le moustachu qui n’avait d’yeux que pour sa virilité et le postérieur de Suna : Takeshi. Ce dernier semblait néanmoins (du moins, Akihiko le devinait) beaucoup moins enclin à la discussion, si bien qu’il lança une triplette de flèches sur ce qu’il avait toujours convoité. Pour contre attaquer (par anticipation et en espérant que cela suffirait à ne pas se prendre les projectiles acérés), le Haut Conseiller avait derechef déployé son terrible serpent aqueux qui vint broyer le corps fragile de l’archer. En revanche, la créature, bien que non pourvue d’une conscience propre, ondulait tellement que les flèches parvinrent à ne pas se faire happer en ses torrents, s’ancrant douloureusement dans la chair du blondin. Tiquant et pestant (après avoir réprimé un énième râle), il les retira prestement et les jeta au sol, dans la boue, peu avant d’arriver hors du bastion, à dos de sa vague boueuse.
Décidément, ces bougres étaient plus qu’acharnés et déterminés à voir sa tête accrochée à un pieu de bois !! A présent posé sur la route principale, blessé et affaibli, il lui fallait trouver une parade. Un nouveau plan… un chemin pour pouvoir rejoindre Baransu. Mais vu l’état dans lequel il s’était retrouvé durant tout son voyage (presque une semaine, tout de même), il n’allait certainement pas pouvoir se rappeler des sentes empruntées. De plus, le sang ne cessait de couler, les hémoglobines coagulant doucement avec son ligne d’escorte maintenant devenu poisseux, lui collant à la peau. De fait, il se rendit compte que ne pas panser ses plaies allait rapidement devenir handicapant… risquant par la même d’aggraver son état déjà fort peu joyeux.

Ses options n’étaient pas nombreuses. A sa gauche se trouvait un chemin s’enfonçant dans les ténèbres, avec absolument aucune indication sur ce qu’il pourrait y trouver. Et si, en plus, elle était gardée par quelques sentinelles ? Il ne pourrait se battre éternellement, il lui fallait se reposer et effectivement soigner, même temporairement, ses blessures. Soufflant et gémissant du mal qui s’emparait de lui, il dut s’adosser brièvement contre un arbre, pensant à ses différentes issues. Par où pouvait-il bien aller si ce n’était dans les ténèbres ? Au loin, il voyait quelques lumières, probablement des lampions, lui faisant penser à quelques hameaux. Le Sunajin pourrait éventuellement miser sur la chance de trouver une auberge ou une taverne, mais rien n’était moins sûr. Par tous les Kamis, que la situation était frustrante ! Il en viendrait presque à regretter son imprévisibilité, ses plans alambiqués et son orgueil mal placé.
Son Excellence put également percevoir quelques collines, quelques monts, de l’autre côté. Il venait probablement de par là-bas. S’il ne se souvenait pas exactement du chemin emprunté, il se rappelait de la moindre sensation quis ‘était décuplée en lui en empruntant ces sentes rocailleuses et tortueuses en convoi. Rien de bien agréable… Mais de nuit ? Bah, en un sens, il n’y aurait probablement personne pour venir le chercher… Même si, bientôt, il aurait probablement le Diable (comprendre : les chiens de garde de Tetsu) aux trousses. Que faire…
Misant donc sur son imprévisibilité et les maigres chances qu’il avait de son côté, il fit un signe et décida de se transformer en une jolie jeune femme très agréable à regarder. Au pire, il croiserait quelque homme avide de chair, et alors ? Il s’en débarrasserait. L’important, pour l’heure, allait être de jouer de ses (faux) charmes pour espérer s’en sortir, et trouver un endroit où se changer. De plus, sa nouvelle apparence remplissait parfaitement la nuisette. Parfait. Direction les lampions ! Mais avant, il activa son mode senseur, au cas où...

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Re: La nasse de Fer Ven 25 Oct - 22:59
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Après avoir copieusement douché ses opposants et le fortin de l'Empire par une puissante lame de fond, le Haut-Conseiller de Suna pu enfin prendre la poudre d'escampette.
Son tsunami allait sans nulle doute retarder ses opposants. Mieux encore, il avait enfin balayé l'inépuisable Mumei et son vieux mentor, assurant une certain tranquillité au sunajin.
Sans les Yeux Vigilants à ses trousses, il allait pouvoir esquiver la majorité des samouraï de Tetsu. Normalement.

Cependant, l'Ecume Dorée des Dunes était fort mal en point. Son évasion lui avait coûté l'usage de ses mains et son combat contre les deux monstres en armure noire avait laissé son corps (nu et tatoué) douloureusement meurtris.
Des blessures gravissimes, qui nécessitait impérativement des soins.
Sans argent, avec comme seul vêtement une nuisette rose semi-transparente trempée d'eau sale et de sang, sans la moindre idée de sa position exacte dans l'Empire par rapport à Baransu, Akihiko savait que son évasion n'allait pas être simple.

Le rusé Saint Créateur d'Oasis de Suna réfléchit un instant avant de conclure qu'il ne pouvait pas courir la campagne comme ça.
Il lui fallait de l'aide, un moment de tranquillité pour panser ses blessures et mettre en oeuvre un plan d'action.
Les samouraï du bastion frontalier allaient finir par rattrapé les chevaux effarée par l'ampleur de ses déferlantes de Suiton et ses destructions pour se mettre en chasse. Sans parler des deux traqueurs-tueur des Yeux Vigilants...

Ne se sentant pas capable de creuser la distance malgré sa vitesse légendaire, l'Amiral Doré de la Mer de Sable préféra se diriger vers là où (pensait-il) la lumière.
Mais pas celle de la grande ville : il n'était pas fou ! Pareille cité devrait regorger de gardes suspicieux, de samouraï xénophobes et, qui sait, de gens à même de détecter son immense chakra...
Se perdre de nuit dans la cambrousse et les forêts bordant les montagnes ne lui semblait pas non plus des plus indiqué. Se serait sans doute facile d'y semer d'éventuels poursuivant mais... Dans son état, une excursion au grand air n'était pas des plus indiqué. Déjà il sentait le froid de l'automne naissant lui glacer le corps dans sa nuisette détrempée...

Le petit village en bordure de cet infâme bastion qu'il avait à demi-rasé (avec l'aide de Mumei, il est vrai) ?
Non, trop proche. C'est sans doute là qu'en plus les samouraïs benêts de l'armée du Fer enverraient leur première patrouille.
Akihiko décida donc de courir un peu les chemins, se dirigeant vers les étincelles lointaines, indiquant quelques hameaux et autres villages disséminés autour du lac.

Le chemin fut rude et Son Ondulante Excellence dû s'adosser à un arbre pour retrouver son souffle. Plusieurs fois, heureusement prévenu par ses sens mystiques, il dû se jetter hâtivement dans un fourrée, laissant passer quelques cavaliers.
Patrouille ou messager, le Haut-Conseiller de Suna ne resta pas pour demander.

Au bout d'un moment, le sunajin fini par déboucher sur un hameau, un petit village assez banal sur la grand route. Sans nul doute un simple lieu d'étape de marchand qui aurait été retardé et n'aurait pas eut le temps de gagner une cité plus grande avant le coucher du soleil.
L'avantage, c'est que ce lieu de passage disposait de deux auberges se regardant en chien de faïence de chaque coté de la route.
De prime abord, elle semblait absolument identique et était loin du luxe. De simple relais pour reposer les chevaux et les conducteurs épuisé. La clientèle devait essentiellement être paysanne, avec quelques marchands ayant dû s'arrêtait dans ce trou perdu pour une raison ou une autre.

Établissant un plan, le Maître des Ondées de Suna essaya de se transformer en belle jeune femme ayant croisé quelque fou psychopathe amateur de couteaux et de courbes sensuelles.
Ce fut incroyablement difficile, les doigts déchiquetés du ninja peinant à former les mudra pourtant simpliste de la technique élémentaire.
Serrant les dents et en prenant son temps, le shinobi du désert que la fièvre et la douleur mettait au martyr fini par y arriver. En combat par contre, cela aurait été une autre histoire...
C'est donc en demoiselle en détresse (et en nuisette ensanglantée collant à ses nouvelles formes) que le Haut-Conseiller de  Suna pénétra tardivement dans une auberge (prise au hasard).

Comme il s'y attendait, l'assistance était maigre, composée de rustaud peu finaud.
Ses sens mystiques lui indiquait nul chakra digne d'un shinobi ou d'un samouraï maîtrisant le Chi (ces hypocrites !).
Les cul-terreux restèrent bouche-bée devant son apparition, mais bien vite les paysans se ruèrent à son "secours".
Akihiko sourit intérieurement : il serait facile de berner ces rustres. Ils se montraient nullement suspicieux, bien loin d'imaginer que sous ce voluptueux déguisement se trouvait la Déferlante Sanglante du Désert, un ninja de haut-rang à la puissance terrifiante...

Déjà l'aubergiste, un classique tenancier bedonnant à l'épaisse moustache et au visage rubicond se rendait dans son arrière-boutique pour essayer de trouver pansements et alcool pour désinfecter les blessures de la demoiselle.
Il fallait espérer que le henge tienne sous ses soins maladroit.
Évidemment, vu l'endroit, Akihiko ne pouvait espérer de véritable médecin et encore moins un praticien d'Iroujutsu...
Le tenancier (un certain Aiji) héla un marchand aux trait burinés nommé Daisuke, lui demandant d'aller tirer de leur sommeil ses gardes dormant à l'écurie, afin de voir s'il n'avait pas de quoi soigner la blessée.

A la campagne, les gens étaient serviables : même si on le reluqua beaucoup et si quelques mains s'égarèrent, c'était essentiellement pour le.a soutenir.
Malgré tout, cette histoire de "garde" ne plut pas au Haut-Conseiller. Sans doute de banals raître escortant la petite caravane du marchand... Mais il risquait d'être un poil plus méfiant que les autres bouseux.
Surtout si il y avait un praticien du Kenjutsu, à même de reconnaître les blessures de sabre et de nodashi balafrant ses chairs transformées. Des armes typiques de samouraï.
De plus, le Maître des Averses sur l'Erg surpris une conversation inquiétante entre deux péquenauds.

Le hameau n'avait pas vraiment de milice, et l'un d'eux se proposait de courir prévenir les autorités... Et donc, les samouraïs, le bastion frontalier étant évidemment l'endroit rêver pour ça.
Bon, il était loin et les cul-terreux n'avaient sans doute pas de canassons à dédier à cette tâche... Mais c'était un risque.
En tout cas, il était venue le temps de tricher, de mentir et de broder une belle histoire pour satisfaire la légitime curiosité des gens sur son état et sa situation...

   



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Re: La nasse de Fer Dim 27 Oct - 14:21
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Nobushi & Akihiko


Un jour, le Haut Conseiller de Suna apprendrait à ne plus vouloir prendre de risques inconsidérés. Si s’introduire au sein de Tetsu pouvait avoir semblé être une bonne idée de prime abord, force était de constater qu’au final cela lui avait attiré plus de soucis qu’autre chose. Bah, en soit, il aurait pu ramener des informations capitales à Suna (au Diable Baransu), mais… il n’avait pas prévu que cela se passerait si mal. Surtout pour lui. Pour le coup, il était tout de même parvenu à s’échapper de sa cage et de ses geôliers… mais pour combien de temps ? Et surtout, à quel prix ? Ses vêtements. Son tabac. Son honneur. Sa dignité. Ses mains… et c’était sans parler des autres blessures qu’il avait subies en échangeant quelques violents coups avec les deux Chasseurs Funestes. Maudits traqueurs qu’ils étaient !
Cela dit, le blondin avait pu prouver, derechef, qu’il n’était pas un Shinobi à prendre à la légère. Certes, son allure de beau-gosse charmeur et enjôleur pouvait, parfois, lui porter préjudice, mais il avait su montrer à ses opposants qu’on ne se débarrasserait pas de lui aussi facilement. De fait, il avait détruit une bonne partie du fortin Tetsujin (avec l’aide incongrue du fameux Mumei, certes) et avait fait s’enfuir les chevaux de l’Empire. Voilà de quoi favoriser sa fuite. Ou au moins ralentir les impériaux qui allaient très certainement vouloir le récupérer.

Maintenant hors de ce pétrin (même si ce n’était probablement que temporaire), il allait devoir concocter un nouveau plan et, surtout, faire quelques choix coûteux. Il aurait très bien pu tenter de retrouver son chemin ; même s’il avait passé le plus clair de son temps les yeux fermés dans sa nasse, il n’était pas idiot, bien loin de là, et aurait pu repérer quelques signes de passage pour retourner de là où il venait. Malheureusement, il y avait fort à parier pour que quelques gardes des avants-postes aient été eux aussi prévenus. Déjà, sa capture en elle-même avait dû faire pas mal de bruits, alors pour peu que quelques messages eussent été envoyés après sa fuite… Mauvais plan, donc.
De toute façon, Son Ondoyance de Suna était plus qu’amochée. Ainsi, il savait pertinemment qu’il ne saurait trop s’avancer sans risquer d’aggraver ses blessures. Mal en point, le sang ne cessant de couler de par ses multiples plaies, il n’avait pas la tête à parier sa propre vie. Après avoir pris un court temps de réflexion, il jugea donc préférable de ne pas s’aventurer vers l’inconnu en pareilles conditions et se rendit compte que prendre le temps de panser ses blessures semblait être le meilleur compromis à faire. Mais comment ? Et surtout, où ? Clairement incapable de creuser la distance indéfiniment, le roué stratège préféra se diriger vers ce qu’il estimait être des lampions. Une douce lumière qui semblait littéralement l’appeler. Avec un peu de chance, il pourrait trouver une auberge, de quoi se reposer voire même se sustenter. Depuis quand n’avait-il pas pu manger à sa faim, d’ailleurs ? Et sans parler du froid automnal qui lui glaçait les os à travers sa nuisette détrempée et maculée de son propre sang…

Bref, le chemin fur rude et la course laborieuse. A cet effet, il dut s’adosser à un arbre pour se reposer quelques précieuses secondes et user de ses sens mystiques pour analyser son environnement. Il restait encore relativement proche du bastion, aussi ne serait-il guère étonné de ressentir quelques (viles) présences cherchant éventuellement à le détrousser. Aussi, et à plusieurs reprises, dut-il se planque hâtivement dans le fourré le plus proche afin d’esquiver la compagnie qui passait par là.
Reprenant sa route, le conseiller finit par approcher une sorte de hameau. Point d’étape et de relais pour les marchands, probablement. Il n’y avait rien qui sortit de l’ordinaire, ni même qui pût donner l’effet d’un luxe hors du commun. Mais la chance était de son côté, pour une fois : ce hameau semblait posséder deux auberges. Les deux établissements, situés de part et d’autre de la rue principale (pouvait-on seulement appeler ça une rue ?), se regardaient en chien de faïence. Un plan se dessina alors en son esprit : il joignit ses mains et concentra son chakra… tentant difficilement de faire les mudras nécessaires à cette technique rudimentaire. Chienne d’Akeru ! Ce ne fut pas de tout repos, la fièvre et la douleur l’empêchant de pleinement se concentrer. Ce ne fut donc qu’après quelques tentatives que Son Excellence parvint à se déguiser en une magnifique femme aux cheveux de feu et aux courbes sensuelles… remplissant ainsi parfaitement la nuisette qui s’était échouée sur son dos quelques instants auparavant.

Pénétrant dans ce lieu de repos, il constata qu’il n’y avait aucun chakra digne de Shinobi (ou de samouraï hypocrite, c’était selon). Rassuré, il se dirigea un peu plus en avant alors que tous les regards se braquèrent sur lui. Enfin, sur elle. La fausse escort-girl prit un air gêné et sentit le rouge lui monter aux joues. Quitte à mentir, autant jouer le jeu à fond. Le tenancier bien portant se rue dans l’arrière boutique afin d’aller chercher de quoi rafistoler la jolie dame : alcool et pansements seraient les bienvenus.
Il restait néanmoins un problème de taille : comment justifier les entailles très profondes qu’avaient essuyé ses épaules ? Son esprit vif (et légèrement déviant, qu’on se le dise) ne fit qu’un tour et une histoire germa alors dans son esprit. Mais pour le coup, il se contenterait de ne parler que si on venait à lui adresser la parole. Là, il jouait clairement le rôle de la jeune femme abusée et encore sous le choc, qui n’avait pas prévu pareil retournement de situation. En un sens, il ne s’agissait là que d’un demi-mensonge… Akihiko n’avait jamais prévu que cela se passerait si mal pour lui. Néanmoins, Aiji, le tenancier, demanda à un marchand (Daisuke) d’aller chercher les gardes. Intérieurement, il se crispa. Si ces derniers étaient amateurs de Kenjutsu, cela pourrait se retourner contre lui… Mais il n’en fit rien et adapta donc son histoire. Il lui fallait aussi se concentrer pleinement pour ne pas rompre son Henge si l’on parvenait à trouver de quoi le soigner… Bref, il ne fallait pas pour autant qu’il perdît pied et devait se concentrer sur l’instant présent. Il y avait bien trop de facteurs pour pouvoir anticiper quoi que ce soit ici…
Puis il entendit quelques brides de conversation qui disaient vouloir aller chercher les autorités pour prévenir de cet accident… Non ! Il en était hors de question ! La jeune femme s’affola alors et pris un véritable air de détresse, avant de tomber à genoux, comme assommée par la nouvelle. Le Jônin commença alors à simuler une crise de panique.

« Non !! Pas eux… Tout le monde mais pas eux ! C’est de là que je viens… j’avais été embauchée pour une soirée mondaine de l’Empire, et on m’a gracieusement payée pour que j’accomplisse les quelques… Elle fit mine de chercher ses mots, haletants, toujours à genoux. Faveurs de certains samouraïs amochés par l’âge… Moi qui pensais que certains étaient plus sages et classiques… Il a fallu que je tombe sur le plus grand des vicelards aux fantasmes inavoués les plus tordus !!! Si tout avait commencé avec seulement des jeux de couteaux et quelques fins saignements… Il a fini par être tellement excité qu’il a décidé d’utiliser son gigantesque sabre… Cette arme qui faisait pas loin de deux mètres… Plus jamais je ne veux avoir à le rencontrer… PLUS JAMAIS !!!!! »

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Re: La nasse de Fer Dim 3 Nov - 14:48
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Vu le physique avantageux (et parce que malgré tout, ces tetsujin sont des gens sympathiques et serviables) de la Splendeur Étincelante des Oasis, les clients de l'auberge furent aux petits soins pour la "belle demoiselle" en détresse.

Sous son habile déguisement de prostituée en nuisette, le Haut-Conseiller de Suna fut bichonné(e) par les rustaud de l'Empire, bien gênée pour elle (et par elle).
On nettoya et pansa plus ou moins adroitement ses plaies, même s'il était visible que ces hommes avaient plus l'habitude de traiter les bêtes.
Par chance, quelques-uns avait été chasseur ou "recruté" lors de quelques campagnes militaire de leur seigneur. Globalement donc, ils firent du plutôt bon travail.
Le sunajin déguisé dû tout de même subir les rudes paluches des ces rudes paysans frottant son corps à l'aide d'éponges rêches pour le nettoyer grossièrement, suivit d'un étalage de baume puant à la fois vigoureux et maladroit à cause de la gène manifeste de ses sauveurs. Maintenir son henge en ces conditions nécessita tout l'art et l'endurance du Chatoyant Stratège des Dunes.

Cependant, Akihiko savait qu'il devrait discrètement repasser derrière : sa morphologie actuelle n'était pas véritablement réelle. De petites différences allaient détendre ou décaler les bandages, réduisant leur efficacité.
Mais en tout cas, grâce à ces benêts campagnards, sa vie n'était plus en danger... Du moins, tant que sa transformation tiendrait le coup et que les samouraïs de l'Empire (ou pire, les Chasseurs Funestes) ne lui mettraient pas la main dessus.

On le borda dans une chambre sans goût qui puait la sueur et la soupe à l'oignon, après lui avoir donner un bol d'un gruau sans finesse mais qui tenait bien au corps (une véritable bénédiction pour le Haut-Conseiller qui avait l'estomac dans les talons suite à ses aventures).
Une nouvelle épreuve mis sa concentration de shinobi à rude épreuve : l’aubergiste prévenant lui refila de force un verre d'un "remontant qui vous fortifie l'âme et le corps".
Sans doute un alcool distillé à partir de quelques plantes locales. Le genre de truc qui fait fondre le verre et rend aveugle si on a le malheurs d'en boire plus d'un.
Mais au moins, ça calmerait peut être son début de pneumonie. Car traverser les hautes montagnes de la frontière de Tetsu nu pouvait mettre à mal la santé même du plus vaillant des ninjas...

Alors que ce soudain (et fort vague, ce lit d'auberge miteuse n'était pas la panacée) confort endormais la méfiance et le corps épuisée de l’Impétueuse Cascade d'Or, le sunajin capta quelques brides de conversation murmuré par ses sauveurs.
Assez logiquement, ces hommes simples voulaient se décharger de la responsabilité de la blessée aux autorités.
Le Haut-Conseiller se doutait que dans ce cas, ils iraient probablement quémander assistance aux samouraïs de l'Empire... Donc au bastion frontalier, sans doute l'endroit de la région servant de base à ceux-ci.

Simulant une crise d'angoisse qui attira toute l'attention sur lui, Akihiko se lança dans une tentative d'explication pour détourner les tetsujin de leur idée.
Il s'inventa un passé de fille de joie, contrainte d'assouvir les fantasmes libidineux d'un haut-placé de la soldatesque.

Ces gens du peuples connaissaient ce genre de pratique chez les nobles et les samouraï et détournaient pudiquement le regard.
La caste militaire de l'Empire était présenté comme pure, héroïque, sans faille... Mais également virile, conquérante, agressive.
Le bas-peuple faisait donc mine d'ignorer le moindre travers de leur supérieurs, rejetant même parfois la faute sur les dames de plaisirs, ces viles séductrices qui détournaient de nobles samouraï du droit chemin...
Akihiko prenait donc un gros risque avec son histoire larmoyante de prostituée forcée à accomplir des actes dégradant pour de pervers militaires.

Mais, cela sembla passé, du moins au début.
Faire semblant de ne pas voir ne voulait pas dire qu'on ne savait pas. La sinistre aventure était crédible et ces villageois rustiques savaient que parfois les caprices du destin poussaient une jeune femme à s'engager dans ce genre de voie. Ils ne jugeraient pas (et vu certain regard que surpris le blond de Suna, certains envisageait même de racler les fond de tiroir avant de demander les tarifs de la demoiselle) et étaient même presque prêt à la plaindre. Et puis, qui n'aimait pas un petit ragot sur les travers de ses maîtres ?

Encouragé par l'air crédule des clients de l'auberge et sans doute par le petit verre, Akihiko poursuivit son histoire.
Et les visages se fermèrent, soudain plus dubitatifs.
Si le comportement sadique et dépravé de samouraï pervers était à la rigueur crédible, l'histoire du nodashi avait du mal à passer, même chez ces rustauds.
Une lame était déjà sacrée pour un samouraï, d'autant plus dans l'Empire du Fer, mais en plus un nodashi était une arme de guerre. Pas le genre de chose qu'on amenait dans la chambre à coucher et avec qui on s'amusait...
Oui, une telle lame pouvait expliquer les blessures de la soi-disant prostituée... Mais pas lors d'un "jeu" qui aurait pu déraper.

Bien qu'ils ne mirent pas immédiatement en doute les propos du Torrent Scintillant de l'Erg, les rustaud de l'auberge se murèrent dans un silence morne, spéculatif.
Il laissèrent la demoiselle "se reposer" dans la chambrée, visiblement pour tenir conciliabule.
Akihiko pu entendre un verrou se refermer.
La pièce ne comportait qu'un lit, un broc d'eau et une table. Une fenêtre ronde haut-perché donné un peu de lumière. Ce serait chiant, mais le ninja du désert savait qu'au pire il pourrait user de ses talents pour la gagner et s'y faufiler pour gagner les toits.

Tendant l'oreille qu'il avait fine, le Haut-Conseiller de Suna put entendre les clients et l’aubergiste discuter.
Ils n'étaient guère discret.
"Ah, Daisuke, merci !" s'éleva derrière l'huis la voix de l'aubergiste, soudain rassurée. "Est-ce que ton homme peut surveiller la porte de la demoiselle ? Pour pas qu'on l'embête ou... au cas où."
"Yep ! Hakuba ?"
"Pas de soucis, boss. Mais c'était ma nuit de pause. Y'aura un supplément."
Ce nouvel arrivant était potentiellement une mauvaise nouvelle pour Akihiko dont les sens mystiques furent immédiatement mis en alerte. Contrairement aux autres balourds campagnard, il dégageait une aura digne d'un shinobi.
"Gredin avaricieux ! Très bien, mais en nature et c'est Aiji qui paye !"
"Moi, ça me va, tant qu'il vide pas la cave ! D'ailleurs, tu t'y connais en lame visiblement, Hakuba-san..."

L'aubergiste fit ensuite un résumé de l'histoire inventée par Akihiko à l'homme d'arme, sans nul doute un garde de caravane.
Ce dernier confirma que cette histoire de partie fine dégénérée se terminant à coup de nodashi semblait un peu louche...
"Ibiki, t'as pas le cousin qui sert dans les cuisines au bastion ?" apostropha alors l'aubergiste en s'adressant à l'un de ses fidèles habitué.
"C'est l'cousin de ma femme. Le p'tit Itsugu. On leur refile des légumes."
"Tu pourrais aller en ville pour l'trouver ? Histoire de voir si y'a du ragot ? Ou qu'il nous indique un seigneur de confiance pour discuter de l'histoire de la gosse ?"
"ça s'pourrait... Mais faut que Daisuke m'amène avec sa charrette, j'ai du boulot et j'peux pas passer la journée à courir les routes."
"Moi, ça me va. J'vous laisse Hakuba, normalement les routes sont plutôt sures maintenant."
"Ceci ne diminuera en rien ma paye j'espère ?" laissa tomber froidement le garde du corps en s'appuyant sur la porte de la chambre.
"Fichus rapiat ! Tu sais bien que non ! Bon sens, où est passé ton esprit chevaleresque ?"
"Si je porte la lame, je ne suis pas samouraï."
"La faute à ton père..."
"Oui. Et comme lui, c'est l'argent qui me guide. Et comme lui, je n'ai guère de... patience."
Le ton était glacial, la remarque ayant visiblement mis hors de lui le Hakuba."
S'en suivit des toussotement nerveux et des excuses marmonnés. Visiblement, le garde du corps du marchand mettait mal à l'aise l'assemblée.

En tout cas, les villageois avait établis un plan : Daisuke et sa caravane allait se rendre avec Ibiki dans le petite village non-loin du bastion que le Haut-Conseiller avait inondé.
Là, ils trouveraient un certain Itsugu, qui pourrait confirmer ou non l'histoire inventé par Akihiko ou les conseiller sur un samouraï à approcher.
Le Créateur de Fleuve du Désert avait donc réussit à gagner un peu de temps, malgré son histoire un poil douteuse. Au moins les péquenauds n'allaient pas directement courir au bastion !
Mais malgré tout, ils en étaient devenu bien plus suspicieux à propos de l'étrangère. Et ils finiraient, volontairement ou non, par attirer l'attention de ses poursuivants...
Son abris n'était donc que temporaire...

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Re: La nasse de Fer Jeu 19 Déc - 14:38
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Nobushi & Akihiko


Être Shinobi n’était pas facile tous les jours. Ah ça non ! Encore moins lorsque l’on aimait particulièrement le goût du risque, ce risque qui, d’ordinaire, devrait vous couvrir d’or et être récompensé… C’était de cette manière qu’avait toujours vécu Son Ondoyance de Suna. Pesant le pour et le contre de chaque décision, calculant savamment le taux d’échec et de réussite, il n’hésitait pas à s’élancer corps et âme dans ces paris s’il y avait n’aurait-ce été qu’un simple pourcentage de réussite.
Là aussi, ce fut le cas. Il s’était « rendu » au clone de la Sainte Prêtresse de l’Orage dans l’unique but de pouvoir infiltrer Tetsu et revenir en grand héros avec quelques précieux renseignements. Or, plus le temps filait, plus il voyait ses chances d’obtenir quoi que ce soit se réduire. Ses espoirs devenus tout aussi maigres que la pitance qu’il recevait chaque jour dans sa cage, il n’avait eu d’autre choix que de se résigner : il avait fait otut ceci en vain et allait probablement jeter l’opprobre tant sur lui que sur la Sainte Patrie.
Aussi, plutôt que prendre la voie de la facilité (à savoir, se faire considérer comme une marchandise de haute valeur à échanger contre tous les fonds de Suna), il opta pour la fuite… et donc le combat. Un combat dantesque, titanesque même, eut lieu dans le bastion Tetsujin où il avait été enfermé. La bataille fut rude et humide, mais il parvint à trouver une fenêtre stratégique pour s’échapper à l’aide de son fameux Tsunami. Et tout ceci, non sans prix… Sa dignité était bafouée, à l’instar de son ego… plus encore, il avait également perdu ses mains et avait pour seuls vêtements une nuisette rose transparente, probablement d’une prostituée qui avait fait les frais de cet affrontement.

Des heures durant, il s’était enquis de trouver de quoi se reposer, voire même panser ses plaies. Ayant pris l’apparence d’une jeune femme aux délicieuses courbes, il espérait bien s’approprier les regards de tout un chacune t profiter de sa « condition » pour qu’on s’occupe de lui. D’elle. De fait, il lui avait fallu mettre sur pieds un mensonge et se construire un nouveau passé ainsi qu’une nouvelle identité. A cet effet, le Haut Conseiller de Suna s’était dit qu’il serait de bon ton de jouer la carte de la femme de peu de vertu qui avait été convoquée pour répondre aux fantasmes les plus ravagés (et ravageurs) des maîtres de l’Empire.
Tout ceci fonctionna à merveille… jusqu’à ce qu’il mentionnât l’existence des nodachis de ses anciens adversaires. Ces mêmes lames qui furent plantées à moult reprises en lui, lui arrachant sang et chairs tout en vibrant directement sur ses os. Rien qu’à y repenser, le voilà qui frissonnait. Hélas, à vouloir trop en faire, il avait finir par rendre son auditoire plus dubitatif qu’épris de la compensation qu’ils pouvaient manifester quelques instants auparavant.
Mais pour le coup, cela pouvait être compréhensif. En soit, l’Erg Doré n’avait que deux options : simplement dire qu’une partie « fine » à base de lames avait dérapé, au risque de voir un maître épéiste analyser ses blessures et se douter que ce n’était pas un sabre lambda, ou forcer le trait et tenter le tout pour le tout, simulant une crise de panique tout en parlant de cette lame qui était la plus grande représentation de l’honneur et de la virilité d’un Tetsujin.

Au moins, tout ceci lui avait fait gagner un temps précieux. Ses blessures ayant été pansées, de quoi manger et boire lui ayant été fournis, il pouvait maintenant récupérer un peu de ses forces. Mais pour combien de temps ? Son histoire rocambolesque ayant suscité plus de doute que de compassion, le Lion des Sables Humides avait été enfermé à double tour dans une chambre miteuse. Bah, c’était toujours mieux que de dormir à côté des équidés ou dans une cage transbahutée à travers les sentes rocailleuses de l’Empire…
Mais si, jusque là, il n’avait pas senti une seule once de chakra chez tous ces pécores, l’homme à qui l’on venait de confier (bon gré, mal gré) la garde de sa porte fit trémousser les sens du Mystique Sunajin. Un chakra digne de Shinobi… et il n’avait aucune idée de sa carrure ! Mais à en croire les bribes de conversation que Son Excellence pouvait capter, il devait être un de ces rustauds férus de corps à corps et techniques de sabre. Prudence, donc. Mais s’ils pensaient qu’il serait bien capable de vouloir sortir comme si de rien n’était, ils ne se doutaient en rien des capacités mentales du Stratège du Vent. En effet, une fois dans la pièce, il rompit directement le Henge, reprenant ainsi son apparence normale. Là, il en profita pour remettre ses pansements correctement, stoppant une bonne fois pour toute les différentes plaies et hémorragies, ce qui allait lui permettre de ne pas souffrir davantage. Plus encore, il se coucha doucement sur le lit et remarqua une fenêtre bien haute. Il fronça les sourcils et se mit à faire différents calculs savants. Bon, cela serait pénible et l’entreprise serait éprouvante, mais à force de persévérance et autres stratagèmes, nul doute que Sa Blondeur Exquise parviendrait à filer à l’anglaise. Si toutefois le temps le lui permettait.

Pour le coup, Akihiko comptait profiter de ce court répit pour récupérer, donc. Mais il ne pouvait pas non plus se permettre de sombrer dans un sommeil profond, cela risquerait de lui causer problème par après. Se relevant d’un coup d’un seul (et toujours en nuisette, d’ailleurs), il prit quelques objets et autres gros bibelots utiles qu’il cala juste au-dessous de la poignée de la porte. Ainsi, si le fameux pingre qu’était Hakuba tentait de l’ouvrir (ou n’importe qui d’autre, d’ailleurs…), alors il serait automatiquement prévenu. Plus encore, cela pourrait même lui faire gagner un peu de temps. Et au pire, il prétexterait que les regards lubriques captés un peu plus tôt ne la (en tant que fille de joie) rassuraient pas le moins du monde et qu’il (enfin, elle) aurait fait ça uniquement dans le but d’éviter tout risque de prestation non consentie. Encore moins après ce qu’elle avait vécu dans ce fameux « incident ».
Maintenant que tout était fait de sorte à faciliter son réveil, il retira la nuisette toute de sang tâchée (et d’eau et de boue, aussi) et s’emmitoufla dans les quelques précieux draps qui lui avaient été fournis avec la chambre, espérant ainsi pouvoir se reposer un minimum et regagner un peu de son chakra… Il ne se faisait pas non plus trop d’espoir ; le Haut Conseiller savait pertinemment qu’une seule nuit ne saurait suffire à lui redonner toute sa vigueur d’antan… Il avait besoin de soins, mais pas seulement d’alcool et de bandages, non… Il avait besoin d’un Shinobi maîtrisant l’Irou Jutsu, et, selon lui, les chances d’en débusquer un par ici semblaient minces, voire nulles.
Par contre, il nota combien son geôlier semblait… proche de ses sous. Pour ne pas dire avare. Il nota donc cette information dans un coin de sa tête. Qui sait, peut-être pourrait-il lui proposer quelques piécettes en échange de sa garde rapprochée, ou d’une escorte hors des terres du Fer ?

(c) AMIANTE





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Re: La nasse de Fer Mer 5 Fév - 21:33
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La Nasse de Fer

La douleur et la suspicion permirent au Haut-Conseiller de Suna d'être immédiatement aux aguets quand quelques bruits suspects se firent entendre.
Des bruits de pas, lourd, trop lourd. Des marches qui grinçait sous le poids des armures. Des frottement de quelques soldats en arme s'amenant sans grâce à discrétion dans les escaliers de l'auberge.

En un instant, le Scribe des Torrents du Désert fut debout, pleinement réveillé.
Même si la nuit avait été brève, elle s'était avéré réparatrice. Ses blessures pansés par des paysans généreux qui avaient plus l'habitude des bêtes que des hommes ne s'étaient pas aggravés. Les hémorragies avaient cessées.
Par contre, il avait de la compagnie. Et vu le bruit de botte, ce n'était pas pour écouter sa larmoyante histoire.

D'un coup d’œil, le sunajin avisa le soleil désormais levé, derrière un ciel gris ardoise.
Visiblement, quelqu'un avait fini par faire le rapprochement entre une donzelle blessée en nuisette ayant échappé à un sort pire que la mort et un sémillant shinobi s'étant tiré des griffes de fers de l'armée de l'Empire (en nuisette).
Il faut dire que, le matin venu et sans le stress post-traumatique, Akihiko devait bien reconnaître que son histoire de sauterie au nodashi n'était pas des plus crédible.

Cependant, la Déferlante Dorée des Oasis avait quand même de la chance : ne n'était apparemment le puissant Mumeï ou un autre vil Chasseur Funeste qui se frayait lourdement un chemin jusqu'à la chambre de la pauvrette éplorée.
Ce n'était sans doute qu'une simple patrouille, probablement commandé par un petit chef (il sentait un chakra digne d'un shinobi dans la troupaille) voulant se faire mousser et ignorant tout de ce qu'il affrontait.
Mais à entendre les grognement et fanfaronnades de soudard, les bougres étaient nombreux (et se gênait mutuellement).

La voix nerveuse de l'aubergiste s'éleva soudain, demandant maladroitement à travers la porte si la soi-disant demoiselle était décente.
Bien évidemment, Akihiko n'avait pas la moindre envie de répondre, déjà en train d'escalader une caisse pour se hisser vers une petite fenêtre après avoir récupérer la fameuse nuisette et la couverture rêche mais épaisse du lit.

Le Haut-Conseiller tatoué se contorsionnait de manière grotesque et indigne de son rang pour passer au travers du petit ventail, alors que désormais résonnait des coups sourds sur la porte.
Et bientôt, de véritable coup d'épaule et des sommations inutile de quelque matamore auquel le Lettré des Dunes Scintillantes ne prêta pas la moindre attention.

Se coulant sur le toit de l'auberge, Akihiko pu observer un peu plus son environnement.
Déjà, il se félicita d'avoir emporter la chaude couverture de l'auberge. S'il ne pleuvait pas, le ciel était grisâtre et les nuages abondaient, masquant trop souvent le soleil. Un vent froid descendaient des montagnes enneigés, glaçant le ninja dénudé.
Visiblement à l'intérieur, une petite troupe de samouraï s'échinaient à défoncer la porte sous les protestation de l'aubergiste.

Le sunajin remarqua que la troupe n'était hélas pas venue à cheval. Il devait donc s'agir de samouraï de moindre rang.
Par contre, le Haut-Conseilla nota qu'en fort peu de temps, deux messagers aux couleurs de l'Empire traversèrent à toute vitesse le minuscule village, sur des étalons de courses.
Très étrange : qui aurait besoin de dépêcher tant de courriers...
Était-ce en rapport avec la guerre de Baransu ? Ou bien les Yeux Vigilants faisaient-ils circuler en toute hâte sa description avec une jolie prime ?

Akihiko, se guidant avec ses sens mystiques avisa ensuite un homme isolé qui pansait un canasson (plus du genre bête de trait qu'étalon).
Le fameux Hakuba, le garde de caravane qui aimait tant l'or. Visiblement, il s'apprêtait à partir : les "professionnels" avaient pris le relais pour "surveiller" l'étrange femme qui se reposait...
Et malgré les cris d'énervement montant de l'intérieur de l'auberge, la sentinelle ne faisait pas le moindre geste pour les aider.
Le Maître des Flots Tempétueux de l'Erg pouvait presque devinait un petit sourire en coin sur les lèvres du franc-tireur.


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