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Honneur, patrie et vertu. [PV Orochi Otomo]

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Orochi Otomo
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"-Je vais ramasser nos affaires, retenez le. Où... Tuez-les. Ca ne m'importe plus vraiment."

"-Faites attention."

Je regarde avec insistance mon interlocutrice en essayant de lui communiquer du regard que le sac est toujours miné avec le bout de papier. Mes bras ballotent contre mon torse et je baisse les yeux temporairement avec de quitter cette pose de benêt pour regarder droit dans les yeux le chef de file de tout ces péquins énervés.

"-Je ne vais pas frapper le premiers, mais je tiens à dire que si jamais il vous prenait l'envie de le faire, il sera trop tard pour se rendre compte que vous vous battez avec un bretteur de métier."

J'essaie d'avertir mes ennemis de ce qui leur arrivera probablement s'ils cotinuent de mésuser de leurs cervelles. Un samouraï a de l'honneur, même dans les pires moments, et le fait que j'ai bu comme un trou n'enlèvera pas le fait que je me sentirais sale à finir au sabre le travail que leurs mères n'ont pu achever. Je replie les mains dans mes manches de kimono et continue de fixer mes ennemis droit dans le blanc des yeux.

On m'a appris à ne jamais flancher, car de toute façon, et ceci a été prouvé, on finit toujours par rencontrer le destin, alors il faut y faire face de manière digne. A l'armée, le combat est inéluctable, car c'est le destin du soldat, alors pourquoi déserter quand l'on peut se battre et au final mourir beau au lieu de mourir en retard? Le destin m'a enlevé ma famille, ce qu'il m'aurait forcément fait un jour. C'est quelque chose que j'ai du mal à accepter, même encore aujourd'hui, et garder la raison et l'honneur dans ce genre de situation m'est encore compliqué, très compliqué. En revanche, j'ai vu trop de combats pour que la folie et le déshonneur me submergent. J'ai perdu une fois la chair de ma chair, mais j'ai mille fois tranché celle des autres. Alors relativisons un peu et essayons de signifier à ces paysans crasseux à qui ils font face.
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Kisho Nobushi
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-Je sais. Le ton est beaucoup plus sec que ce que j'aurais voulu.

En entamant ma terrible ascension du mont escalier, l'appréhension de croiser un hostile est très vite remplacée par la crainte du parchemin explosif sur le sac, j'ai été formée à la manipulation d'explosifs, alors désarmé une note détonante est dans mes cordes. Normalement il n'y a aucune raison que les choses se passent mal : j'attrape mes affaires et me les charge sur le dos, m'arrachant au passage un grognement de fatigue, avant de m'agenouiller devant le sac du samouraï. Le parchemin explosif est scellé de façon basique ; pas vraiment grossière mais pas du travail d'orfèvre non plus. J'appose ma main dessus, le chakra contenu à l'intérieur est incomplet, et surtout hautement instable, la seule façon d'en désarmer sans risquer une explosion reste de noyer le poisson en y ajoutant suffisamment d'énergie pour qu'il n'ait plus l'occasion d'exploser. L'opération est délicate mais rapide, et je retire le parchemin explosif en constatant qu'il n'émet plus rien, c'est redevenu un bout de papier tout ce qu'il y a de plus pathétique. J'attrape son sac avant de le porter dans les bras, par les kamis qu'il est lourd, qu'a-t-il pu cacher dedans pour qu'il pèse autant? Un cadavre? Une armure? En me jurant de lui demander plus tard le contenu de son paquetage, le silence assourdissant que j'entends en me dirigeant vers la salle commune m'alarme un temps avant que je ne découvre que le statut-quo a été maintenue par je ne sais quelle sorcellerie. Comment ont-ils pu ?
Je tends le sac à mon camarade d'infortune.

-Tenez, maintenant filons.

Je n'aie plus de force, je n'aie plus les moyens de me défendre et à peine les ressources pour me prendre en charge ; je ne tiendrai pas un combat contre qui que ce soit, surtout vu mes blessures qui vont se rouvrir si je force trop. Je prends une longue inspiration qui trahit un état assez pitoyable pour une ninja de mon rang, ce qui est assez gênant en soi.
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Orochi Otomo
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"-Tenez, maintenant filons."

Mon interlocutrice respire un grand coup alors que j'attrape le sac et se dirige vers la porte. Passer le cadre sans se retourner serait bien trop impoli, et puis pourquoi ne pas profiter de ma position de force pour faire passer un message avant de m'en aller? C'est vrai, les meilleures leçons sont celles qu'on apprend soit sur le feu, soit trop tard. Je réfléchis à ce que je pourrais bien dire à ces gens que je ne reverrai sûrement jamais, ce qui pourrait leur montrer que leur réaction était inappropriée devant leurs interlocuteurs, et au passage leur montrer que la plèbe devrait rester dans se champs et ne pas importuner ceux qui ont les moyens et le mérite de grimper l'échelle sociétale.

Je me retourne donc avant de passer la porte tenue ouverte par Nobushi, et m'incline profondément devant tout cet auditoire abasourdi

"-Bonne soirée."

Je me retourne ensuite sans ciller et me remet à avancer dans la neige à côté de ma nouvelle camarade. Un samouraï se doit d'être propre, digne et d'avoir des principes, car il fait partie de la caste supérieure, et encore plus s'il est vieux, car il a vécu beaucoup de choses, et que l'homme qu'il forme est forgé dans un acier plus dur, dans des flammes plus fortes que n'importe quel autre humain. On peut dire que je viens de tout résumer en une seule phrase.

J'entend crier derrière moi. Il faudrait vraiment que j'arrête de boire, cela me fait manquer à mes devoirs... Mais bon, manquer à ses devoirs envers quelqu'un ayant oublié les siens, est-ce vraiment criminel? Je me plie un peu en avant pour mieux affronter le vent et le poids du sac.

"-Encore une bonne soirée de passée."
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Kisho Nobushi
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Je lui tiens la porte, nous nous éclipsons en vitesse. Malgré la fatigue je me force à marcher, la frontière n'est pas loin, je connais de nombreuses planques de guetteurs ou je pourrais me forcer à passer une nuit au calme. En tâtant mon bras meurtri je constate avec soulagement que les blessures ne semblent pas s'être rouvertes, toutefois il reste un problème à soulever maintenant que je mets de la distance avec ceux qui m'en voulaient, et que celui qui me poursuivait semble être de mon côté : comment puis-je lui faire confiance?
Certes, c'est un samouraï de Tetsu tout comme mon époux, et il m'a aidé, mais... Puis-je faire confiance à un individu d'aussi peu de manières ; dans notre société la manière de faire importe autant que l'acte en lui même. Je risque de m'attirer maints problèmes avec lui à mes côtés ; il n'y a qu'à voir son attitude à l'auberge qui, si elle trahit une certaine expertise dans les arts shinobis montre aussi un énorme manque de finesse. Cuisiné à la place du cuisinier et tomber de sa chaise sont des actes qui ne passent pas inaperçus et puis, comment lui faire confiance si l'alcool dirige aussi facilement ses actes, comment lui faire confiance si son esprit vacille aussi facilement qu'une simple conversation avec moi l'a dissuadé de me tuer? Pourquoi lui faire confiance s'il a fait preuve d'aussi peu de détermination à me tuer? Le jour ou j'aurais besoin de lui, qui me dit qu'un adversaire à la langue bien pendue ne saurait lui retourner l'esprit contre moi, et surtout, j'ai déjà des alliés de poids qui peuvent m'aider.
L'assassiner ne me rapporterait rien, sinon de rougir encore un peu plus la réputation de Hurlecendre le saboteur qui ne travaillait qu'avec des parchemins explosifs, du moins ce que les rumeurs disent. Après le presque raté qu'il y a eu, la proximité d'une ninja blessé dans le secteur et l'apparition d'un samouraï qui s'est rangé à ses côtés, je dois mettre de la distance avec tout ça. Ces événements vont très vites êtres reliés les uns aux autres, évitons de trop attirer l'attention, et surtout de s'alourdir inutilement.
Je me retourne vers mon camarade.

-Nous ne pouvons pas continuer le chemin ensemble ; si vous avez été envoyé à mes trousses, d'autres viendront pour moi, et vous, vous avez attiré énormément l'attention des villageois du coin. Autrement dit, nous ne pouvons guère rester ensemble sans attirer une énorme concentration d'ennemis. Je vais passer par les rivières en contrebas pour me frayer un chemin hors de la région. M'incruster dans la cale d'un navire pour arriver à Konoha, Suna, ou un quelconque endroit ou personne ne risque de m'attaquer. Vous devriez emprunter des chemins dérobés pour retourner à Tetsu ou vous enfoncez plus loin dans le continent, c'est le mieux à faire pour éviter une fin douloureuse et peu souhaitée. Je jette un bref coup d’œil en contrebas du chemin ; la falaise est extrêmement ecarpée pour atteindre la rivière plus bas, mais rien d'impossible avec le fouet aqueux que je convoque. Nous nous reverrons un autre jour, mais aujourd'hui n'est plus vraiment un temps de dialogue. Au plaisir d'un jour vous recroisez.

Je fais un pas en arrière et me laisse glisser alors que la pointe d'eau serpente sur la roche avant de s'enrouler autour d'une branche suffisamment résistante pour supporter mon poids. Je dévale toute la paroi de calcaire comme ça avant de me retrouver sur le bord du rivage, une dizaine de mètres plus bas. Je marche un long moment le long de la berge avant de trouver un refuge et de m'y poser ; j'en profite pour gober les dernières provisions que je pouvais avoir au fond de mon paquetage avant de m’emmitoufler dans ma veste : il fait froid, et le trajet jusqu'à la terre d'asile va être long, mais au moins, je suis en sécurité ici.
Pour l'instant.
Même si j'ai la certitude d'un jour recroiser ce samouraï.
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