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Asa Ageha: le papillon du matin

Asa Ageha
Asa Ageha
Suna no Chunin
Messages : 111
Date d'inscription : 11/02/2018

Fiche du Ninja
Grade & Rang: Chuunin - Rang C
Ryos: 679
Expérience:
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Matricule ninja
NOM : Asa
PRÉNOM : Ageha
GROUPE : Suna
GRADE : Chuunin (ou Genin si c’est plus logique)
RANG : D ou C
SEXE :
ÂGE : 17
SITUATION : Célibataire
FAMILLE : Un grand-père, une tante et ses trois filles (cousines), au sein de l’empire. Mère ninja décédée, père porté disparu.

Personnalité
QUALITÉS
Intelligente
Douce
Patiente
Amicale
Enthousiasme
Imaginative
Loyale
Adaptable
Réactive
DÉFAUTS
Maladroite
Naïve
Rêveuse
Pas facile à motiver
Menteuse
Tricheuse
Têtue
Mauvaise perdante
Tatillonne
AIME
Le poison
Le soleil et la pluie
Les fleurs et les animaux
Le rire
Le travail bien fait
La sieste
N'AIME PAS
La cruauté
L’odeur du tabac froid
Le combat
La politique
Les plats pas assez épicés
Le manque de tenue
AUTRES
Parfaite ménagère
Chantonne souvent
Pieds nus
PHYSIQUE
TAILLE :
1m57
POIDS :
45kg
PEAU :
Rose pâle
CHEVEUX :
Blond
Très long
YEUX :
Gris
Amande
VISAGE :
Un visage ouvert, des yeux gris dénué de malice – au premier abord – un sourire solaire, Ageha est telle son prénom : un joli papillon totalement inoffensif.  Cette apparence de poupée tient de ses yeux aux paupières félines, ourlées de cils soyeux, ombrageant un regard de pierre, gris aux nuances vert d'eau selon la luminosité, un teint de pêche qu’aucune cicatrice ne ternit, une petite bouche pulpeuse.... Elle a l'air extrêmement fragile, comme si un coup de vent allait l'emporter ou la jeter au sol pour la briser. Elle semble si... éphémère... Il émane d'elle une lumière douce, comme les premiers rayons timides du soleil de printemps, promesse de chaleur et de croissance. Elle est le bourgeon, elle est l'espoir, elle est telle le vent, passagère.
Elle n'est pas belle. Non, elle pourrait presque être ordinaire, s'il n'émanait pas d'elle cette tranquillité douce et cette chaleur bienveillante. A bien la regarder, elle est mignonne, peut-être jolie, mais certainement pas belle. Mais cela ne veut pas dire ordinaire. Personne ne peut regarder Ageha sans avoir l'impression d'avoir en face de soi quelqu’un de sage qui en sait plus qu’elle ne laisse paraître.
Ou une dinde romantique rêvant de petits oiseaux et de fraises.
CORPS :
Fine et menue et petite, Ageha a une musculature nerveuse et un pas aérien. Quasi-immédiatement, on voit en elle toute la grâce et la légèreté d'une danseuse. Oui, elle est souple, comme un roseau, et légère comme un papillon sur le point de s'envoler. C’est cette agilité – et sa connaissance des poisons – qui fait d’elle un assassin redoutable, une espionne de l’ombre, et malheureusement, une guerrière détestable, puisqu’elle n’a finalement ni force ni endurance.
AUTRE :
S'il y a quelque chose qui frappe chez Ageha, c'est bien sa chevelure. D'un blond pale qui rappelle le premier rayon de soleil du matin, mais qui éclate au moindre reflet de lumière, cette dernière semble presque vivante par ses mouvements. La jeune femme n'a jamais coupé ses cheveux (exception faite des pointes pour l'entretien), et c'est donc une véritable crinière qui ondule en mèches souples jusqu'au delà de la taille, lui touchant les cuisses. Ageha aime jouer avec ses cheveux, alternant tresses et chignons compliqués, mais coiffe souvent ses longs cheveux en queue de cheval haute et souple, de telle sorte que les mèches fines et lisses descendent jusqu'à la chute de ses reins.
Pour obtenir une sensibilité extrême aux pieds tout en renforçant son endurance à la douleur, elle s’est faite tatouer la plante des pieds, en des signes de renforcement des chakras. L’encre rouge-orangé n’est pas vraiment visible maintenant, surtout sous la couche de crasse de ses petons, vu qu’elle se balade pieds nus constamment.
Sa petite taille peut surprendre, mais Ageha n’éprouve aucun complexe et laisse bien volontiers les gens la sous-estimer ou la prendre pour une enfant.


Histoire

Pour comprendre l’histoire d’Ageha, il est nécessaire de remonter un peu en arrière, au niveau de son grand-père, le Seigneur Takeshi Kitano-san, petit daimyô au service de Ashikaga Iesada. Né en -48, Kitano n’a connu qu’un monde de guerre et de violence, auquel il a participé en tant que samouraï. Les exactions de la guerre l’ont profondément choqué, au point qu’il a toujours œuvré pour la paix, quitte à être considéré comme un presque traître par les autres samouraïs. Cependant, en -25, quand les samouraïs signèrent une paix durable, force fut de constater qu’il avait eu raison. Ne jamais avoir dévié de sa route malgré les pressions lui valut une reconnaissance par son maître, un puissant au sein de l’Empire Tetsu no Kuni en germination.

On aurait pu croire que Takeshi en avait fini à ce moment de sa vie : il avait après tout assuré paix et prospérité à sa famille, et à son maître. Mais en dévoué samouraï et judicieux conseiller, Takeshi ne se satisfit pas de cet état. Non, pour planifier la paix, faut-il encore prévoir la guerre, et le samouraï voyait d’un très mauvais œil ces ninjas qui s’affrontaient encore. Toutefois, il concédait qu’il s’agissait là d’une force certaine à ne pas négliger. Il conseilla donc à son maître de s’adjoindre les services d’un clan ninja, par la persuasion ou la contrainte, afin d’avoir sous la main des spécialistes capables de contrer toutes les menaces possibles.
Au bout du compte,  Ashikaga Iesada choisit la voie de la diplomatie et arrangea pour que Takeshi épouse en secondes noces – sa première femme étant morte depuis quelques années – une ninja d’une famille sans clan. Takeshi n’avait eu que deux filles de son premier mariage, et n’avait donc pas d’héritier direct. Il espérait donc pouvoir nommer l’un de ses trois fils à sa place. Cependant, leur sang « ninja » fut très mal considéré, et sa femme mourut dans des circonstances troubles (enfin, c’est la raison officielle. Elle décéda en protégeant ses enfants d’un autre ninja commandité pour les assassiner). De ce massacre, Takeshi ne put sauver qu’une de ses filles, et le plus jeune de ses fils.

Afin de sauvegarder la lignée, Takeshi confia son fils à sa famille ninja le temps de son enfance. Il espérait, en plus d’assurer sa sécurité, que l’enfant pourrait apprendre les bases du ninjustu, qui compléterait l’éducation de samouraï qui viendrait par la suite. Mais le temps n’effaça pas la rancœur de ses rivaux qui n’acceptaient pas qu’un ninja – même métisse – pût un jour être leur égal. Ils isolèrent Takeshi, l’obligèrent à marier sa fille à l’un d’entre eux, de telle sorte que Takeshi ne put jamais rappeler son fils de son clan ninja et qu’il dut se satisfaire de son gendre comme héritier présomptif. Pire encore, sa fille ne donna naissance qu’à des filles ! Aussi son fils restait officiellement le véritable héritier.

Le fils [HRP : nom laissé blanc au cas où quelqu’un voudrait le jouer ou utiliser cette ouverture RP] grandit donc au sein de sa famille ninja, dans un clan sans affiliation particulière. Il apprit le métier des armes, du chakra et la voie du ninja. Plus tard, il apprit qui était son père, et la destinée qui était la sienne. Autant dire que cela le ravit, mais sa mère sut lui faire comprendre que c’était une chance inespérée pour les ninjas que de pouvoir survivre au sein de l’Empire.
Néanmoins, les choses ne se déroulent jamais comme prévues, et les samouraïs traquèrent les ninjas qui refusaient d’abandonner leur mode de vie pour devenir paysans. Peut-être se servaient-il de ce prétexte pour traquer le fils de Takeshi. Qui le saura jamais ?
Le fils ne put donc que survivre par la clandestinité, la rage au ventre, bien décidé à venger sa famille, son sang, son clan. Sa mère succomba lors d’une énième attaque et le fils prit la décision de quitter l’Empire, le temps de devenir plus fort. Cherchant un endroit où il pourrait être tranquille tout en renforçant ses compétences et en gagnant des alliés, son choix se porta sur Suna. Aucun assassin samouraï ne franchirait le désert et les autres ninjas n’avaient pas plus de chance. De plus quelque chose lui disait que le Kage ne serait pas contre avoir une possibilité d’aller « taquiner » l’Empire. La décision était d’autant plus urgente que sa femme était enceinte. Un garçon, petit-fils de Takeshi, serait la cible de toutes les intrigues. La famille partit donc. Cependant, elle se heurta à une tempête de sable, dans laquelle le fils disparut. La mère, enceinte jusqu’aux yeux, arriva à atteindre Suna juste à temps. Elle accoucha d’une petite fille, Ageha (papillon), héritière directe de Takeshi. Mais pour éviter de lui faire subir les horreurs de ces lutes, elle décida de changer son nom de Kitano, à Asa. Asa, le matin. L’espoir, le renouveau, le possible. A elle de faire de ses choix.

Ageha Asa est donc née orpheline de père et de mère. Confiée à une famille d’adoption, des ninjas sans clan mais fidèles à Suna, la gamine grandit dans un environnement rude, mais pas dénué d’amour et de liberté. Somme toute, Ageha eut une enfance heureuse, jusqu’à ce que vint le moment de commencer ses classes. Si la petite était intéressée par les cours théoriques, elle avait en horreur la pratique. Courir, sauter, s’entraîner ? Pire encore, elle détestait les armes et refusait toute forme de violence. Si elle participait aux classes, ce n’était que pour apprendre à se défendre. De toutes les façons, son petit gabarit faisait d’elle une candidate peut probable à un poste de guerrier.

L’enfant trouva cependant sa voie auprès des maîtres empoisonneurs. Elle tomba juste amoureuse des plantes et des animaux, et se trouva fascinée par les laboratoires de distillations. Les vasques, les fioles, les couleurs et les odeurs, tout cela la ravissait au plus au point. Elle pouvait passer des heures à faire sécher des feuilles, ou à couper des racines, à s’occuper des araignées et des serpents, alors que la seule idée d’aller jeter des shurikens la désespérait. La seule motivation qu’on trouva fut de lui interdire l’accès au laboratoire tant qu’elle n’avait pas fait le minimum vital.
Petit à petit, Ageha grandit – enfin, veillit, car les centimètres ne furent jamais au rendez-vous. A force de persuasion, et la sagesse venant un peu, elle avait accepté d’être entraînée comme espionne et assassin. Femme de l’ombre, elle pouvait enfin manipuler ses chers poisons, et son gabarit pour une fois était un avantage certain.

A 17 ans, Ageha sait parfaitement qu’elle est adoptée mais ignore toujours tout de sa vraie famille, et de l’héritage qu’elle pourrait réclamer au sein de l’Empire. Il faut dire que sa vie est très mouvementée. Son refus de s’entraîner freine véritablement sa « carrière » au sein des ninjas. Têtue comme une mule, elle refuse d’apprendre les arts combatifs, et se spécialise sur les techniques de défense, de soin et bien entendu, la fabrication de poisons. En tant que shinobi, elle maîtrise l’art de l’infiltration... et au grand désespoir de ses maîtres, peut-être trop bien. Entraînée pour être une espionne, Ageha sait mentir et tricher comme ce n’est pas permis. Elle est capable de jouer les innocentes pour échapper aux corvées, et si son adversaire ne se laisse pas prendre par ses larmes de crocodile, elle est capable de disparaître au coin des couloirs. Elle désespère les plus patients des professeurs, alors même qu’elle n’est pas méchante pour un sous.
En fait, beaucoup se demandent si elle a sa place parmi les ninjas. D’un naturel doux et aimable, Ageha excelle dans les arts ménagers (cuisine, couture, tenue des comptes) et la danse, des activités annexes qu’elle a développé comme couverture pour ses missions d’espionnage. De plus, elle est d’un naturel maladroit, capable de trébucher sur absolument rien – à moins de compter la poussière comme étant quelque chose. Ce n’est que lorsqu’elle se concentre – donc, quand elle le veut bien – qu’elle est capable de bouger avec cette fluidité mortelle et de faire mouche à tous les coups. Oscillant donc d’un extrême à l’autre le spectre des compétences, Ageha est un véritable casse-tête pour les ninjas. La seule chose qui est cetain et qu’on ne peut lui reprocher est son attachement à Suna. En effet, la jeune femme aime le village de tout son cœur et est prête à faire le nécessaire pour protéger les siens. Les exercices de défense montrent à quel point elle peut être redoutable. Aussi n’est-elle pas du tout intéressée par retrouver sa vraie famille. Chez elle, c’est Suna. Sa famille, ses professeurs, ses amis. Si elle sait qu’elle quittera le désert pour ses missions, son cœur est irrémédiablement lié au Village du Sable.


► -48 : Naissance de Taskeshi Kitano

► -45 : Début des guerres mondiales des Clans.

►-25 : Alliance des clans Samouraïs.

► -18 : Naissance du père d’Ageha

►-10 : Fondation de l’Empire de Tetsu no Kuni.

► -5 : Paix entre les clans.

► 02: Naissance d’Ageha.Fondation de Suna.

► 07 : début de l’apprentissage ninja

► 10 : Ageha découvre l’art des poisons

► 12 : Ageha est orientée vers une carrière d’espionne/assassinat

► 15 : actuellement. Ageha a 17 ans


Test RP

Plutôt rêveuse et peu combative, Ageha est fidèle à Suna et orientée vers l'infiltration, le maniement du poison et au final... l'assassinat. En 1000-2000 mots, raconte-nous comment la jeune fille découvre la dure réalité du monde ninja et que les substances étudiées cliniquement donnent parfois de sales résultats sur le terrain...


Allongée sur la pierre chaude, Ageha s’étira longuement avant de refermer les yeux pour retourner à cette douce somnolence. Elle devait avoir du sang de lézard pour autant aimer le soleil, alors même que sa peau ne réagissait pas très bien aux ardents rayons. Mais comme beaucoup d’autres choses, la jeune femme pouvait se montrer étonnement contradictoire, si ce n’était complexe. Elle aimait le soleil omniprésent à Suna, adorait la pluie si rare autant qu’elle était fascinée par les orages aussi violents que fréquents dans le désert. Tout le monde semblait surprit de cet état des fait, mais Ageha ne pouvait que succomber à ce juste débordement de forces naturelles. Le vent et le sable, la roche et la lumière, des opposés qui se complétaient parfaitement.

La jeune femme pouvait être sensible et douce, et peu portée au maniement des armes, mais elle ne réfutait pas le concept de violence. Après tout, la certitude que chacun partageait, justice aveugle et implacable de la vie, était que tous mourraient un jour ou l’autre. L’enfant ne naissait que dans la douleur de sa mère, et l’humanité n’était pas arrivée au stade d’espèce dominante en faisant des gouzis aux autres prédateurs. Non, l’Homme avait griffé, mordu, tué et même trucidé. Personne n’était vierge de crime et le sang courrait tout autant dans les veines que sur la peau.
Ce n’était pas pour autant qu’il fallait édifier la violence comme la première et unique solution à chaque mal sur cette terre. Pas la peine de l’ériger en étendard pour l’évolution, en parangon de vertu. Ageha était persuadée que l’équilibre du monde dépendait de gens comme elle, qui refusaient la force de masse destructrice, aveugle, impitoyable, sans raison ou morale, qui laissait femmes et enfants sans vie, au nom de l’avidité de quelques uns.
Ce n’était pourtant pas compliqué à comprendre.
La vie, la mort, le bien, le mail, tout était lié. Elle ne faisait partie que dans grand tout. Un grand tout rempli surtout d’oiseaux, de fraises, d’épices, de baisers et de siestes au soleil.

Ageha soupira et se tourna sur le côté, tendant le cou pour voir ce qui se passait plus bas. Les bons élèves continuaient à courir sur le parcours. Elle s’était arrêtée à mi-chemin, profitant de la couverture offerte par un gros rocher pour juste disparaître. Voilà, c’était ça, son entraînement. L’art ninja distillé à son état le plus pur. Si elle était capable de fausser compagnie aux instructeurs sans qu’ils ne disent rien, alors elle avait fait du bon boulot et pouvait se reposer. Pour assassiner les gens, pas besoin de savoir courir pendant des heures. Il suffisait d’être discret, patient et agile. Et agile, elle l’était. Qui était capable de servir le thé avec ses doigts de pieds ? Non pas juste soulever la théière, non, mais bien préparer toute la cérémonie du thé maccha. Il ne fallait pas se fier aux apparences. Ageha avait l’air naïve. Elle était naïve. Elle était aussi capable de mettre fin à votre vie de trente façons différentes avec le contenu de votre propre chambre. Et ça, c’était sans avoir recours à ses péchés mignons : les poisons.

Ah, les poisons. Y-avait-il sur terre quelque chose de plus beau, de plus noble ? Prendre telle une offrande ce que Mère Nature donnait, même les fleurs les moins belles, même les animaux les plus repoussants, pour les transcender en quelque chose qui pouvaient soigner, ou tuer. L’art de la retenue, la dose à la goutte près. Voilà ce que devait être la civilisation. Une mort précise, individuelle, choisie et assenée avec la plus grande exactitude. Ou la vie, l’arrêt de la douleur, la délivrance. Le pouvoir des Dieux, à portée de mains.

Franchement, trop de personnes ne comprenaient pas qu’Ageha était intelligente. Elle savait faire la part des choses. Il y avait une violence nécessaire, tout comme la pluie et le vent, le soleil et l’orage. Les champignons poussent en vampirisant l’arbre, la mer rongeait la falaise – à ce qu’on lui en avait dit, vu qu’Ageha n’avait jamais vu d’étendue d’eau plus grande qu’une flaque. Elle était née orpheline de père, avait respiré ses premières bouffées d’air orpheline de mère, et elle n’en était pas morte. Pourquoi les gens allaient-ils s’imaginer qu’elle ignorait le concept ? Qu’elle le refusait, peut-être ? Non, elle acceptait, à sa juste mesure, toute chose dans ce monde, dans ce qui était l’ordre naturel.
En fait, il serait complètement idiot de se prendre la tête. A quoi s’angoisser allait-il servir ? Effacerait-ce la cruauté dans le monde ? Non. Ça la rendrait incapable d’agir, de canaliser, de guider gentiment, sans heurt, dans la bonne direction. Ça l’empêcherait de continuer à savourer les siestes et ses recherches. A défaut d’intelligence, taxez-la au moins d’un pragmatisme à toute épreuve. Mais puisque c’est une douce rêveuse, elle ne pouvait pas être réaliste. Donc, elle était efficace et sage.

Bien sûr, même les meilleurs plans pouvaient être mis en difficulté, trébucher ou même partir en lambeau. Ageha se souvenait parfaitement de cet homme qui avait fait une réaction allergique au poison qu’elle lui avait injecté, et qui, au lieu de mourir plus ou moins paisiblement dans son sommeil, s’était étouffé en gargouillant, avec moult convulsions, sans parler de la bave à profusion. Absolument dégoûtant et affreusement bruyant. Oui, là, elle avait dû courir, jusqu’à pouvoir changer de déguisement hors de vue. Après, il avait suffit d’avoir l’air paniqué – dans son cas, ce n’était pas juste avoir l’air, vu qu’elle l’était – de pleurnicher un peu et de se comporter comme une gamine pour être renvoyée aux cuisines et s’échapper.
Ou encore cette fois où, pour une raison inconnue – l’instinct peut-être – la geisha qu’elle devait tuer s’était retournée juste au moment où elle ajustait son coup. Elles avaient combattu et qu’est-ce que ça pouvait être agressive, une geisha. On ne dirait pas comme ça. C’était peut-être les geitas. Si elle devait porter des chaussures comme ça toute la journée, Ageha serait sûrement aussi hargneuse. Comment elle s’en était sortie, à ce jour, la jeune femme l’ignorait encore. Peut-être avait-elle réussi à planter sa cible avec un pique empoisonné ? Ou l’artiste s’empala avec sa propre dague ? Le sang coula beaucoup et Ageha en fut un peu traumatisée pendant un bon moment. Hé oui, on ne prenait pas de bain à Suna, et avoir l’impression d’être propre lui prit quelques mois. Toujours avait-elle l’impression d’avoir des plaques gluantes dans les cheveux, et chez Ageha, les cheveux, c’est sacré !

C’était peut-être à ces seules occasions qu’Ageha reprit plus sérieusement l’entraînement. Non pas par revanche, ou par égo abîmé. Aussi intelligente fût-elle, la blonde était trop détachée du côté matériel pour se soucier de quelque chose aussi trivial que sa réputation ou le prestige... Par contre, la survie de Suna. Le bien-être de Suna. Au nom de son pays, elle sacrifierait sa vie. Et même qu’elle s’entraînerait, si la guerre menaçait. Mais le Kage était suffisamment efficace dans ce domaine pour vraiment solliciter son aide sur ce domaine. Non, elle, elle était une femme de paix. Elle préparerait des remèdes pour guérir, et les poisons pour mettre fin aux quelques menaces réelles, quitte à devenir l’ennemi. Encore une fois, on était toujours l’ennemi de quelqu’un, même en ne rien faisait. Autant mériter cette haine, puisque l’homme naissait violent et prône à envier, détester et maudire. Aussi obéissait-elle, silencieusement, respectant les bienfaits de la terre. Goutte par goutte, bulbe par bulbe, un antidote à la fois, Ageha faisait ses petites affaires avec la mort et la vie. Personne ne la prendrait pour la faucheuse, mais c’était pourtant ce qu’elle était. Parfois. Dans l’ombre.

- « AGEHA ! »

Pas aujourd’hui en tous les cas. 
Derrière l'écran
PSEUDO : Trop pour être listés. Nya ou Moonie, en général
ÂGE : 30+
CONNU PAR : Une personne
AUTRE CHOSE ? Autre ?
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Dawn of Ninja
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Hello et bienvenue !

Sans plus attendre ton test RP :
Spoiler:
 
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Asa Ageha
Asa Ageha
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Fiche du Ninja
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Bonjour/bonsoir

Voilà le test RP. Je me doute que ça va surprendre, car je présente Ageha sous un angle que le modèle de présentation ne me permet pas d'exploiter. Cependant, je suis (je pense... j'espère) restée cohérente, et que j'ai pu démontrer le potentiel sérieux ET comique de ma fifille.

A vous de me dire ^^
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Asa Ageha: le papillon du matin Pq2c


Bienvenue sur DoN Ageha ! En espérant que tu te plaises parmi nous ! Je ne suis pas joueuse officielle, mais je viens en aide au Staff de temps en temps et ce sera donc moi qui sera chargée de la correction de ta fiche de présentation, si tu as des questions n'hésites pas à venir me voir en pv o/



Respect test-rp et originalité

Tout d'abord, je te félicite pour ce test rp ! La consigne est respectée, le nombre de mot y est, et il était très agréable à lire ! Tu nous fais bien ressentir à partir de ce test la personnalité d'Ageha décrite dans ta fiche, son amour pour les poisons et j'ai beaucoup aimé découvrir la réaction de ses échecs. Je n'ai donc rien à redire la-dessus, l'écriture est fluide, originale et riche, peu de répétition, beaucoup d'imagination et un très jolie vocabulaire qui montre un personnage bien attachant et même drôle ! Ce critère est donc validé !



Orthographe et grammaire

Ici je te donne mon admiration ! Il est rare que je retombe sur une fiche avec aucune faute ! Mais te connaissant déjà, j'en attendais pas moins ! ^^

Si je souhaite réellement chipoter pour la forme j'ai juste repéré une faute de frappe :
"La vie, la mort, le bien, le mail, tout était lié." (paragraphe 2)
Le mal et non le mail.



Avis général et verdict

Pour moi il n'y a aucun problème à te nommer Chunin rang C de Suna, tu respectes les conditions et ton test rp, tu as même pour moi le niveau pour un rang au-dessus. Présentation validée, tu peux maintenant faire ta fiche technique et recenser ton avatar, bon rp ! o/



Correction par Fubuki Shizuka
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