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Tadake Kyoshiro [ Test Rp terminé]

Tadake Kyoshiro
Tadake Kyoshiro
Konoha no Jonin
Messages : 202
Date d'inscription : 26/08/2018
Age : 32

Fiche du Ninja
Grade & Rang: Jônin - rang B
Ryos: 110
Expérience:
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Matricule ninja
NOM : Tadake
PRÉNOM : Kyoshiro
GROUPE : Konoha
GRADE : Jounin
RANG : A
SEXE :
ÂGE : 25 ans
SITUATION : Célibataire
FAMILLE : Yuriko Tadake, sœur jumelle (fausse jumelle), Jounin de Konoha.
Shinchiro Tadake, père - vivant
Rina Tadake, mère - vivante

Personnalité
QUALITÉS
Brave
Généreux
Déterminé
Bon-vivant
Finaud
Enjoué
Protecteur
Altruiste
Charismatique
DÉFAUTS
Renfermé
Colérique
Moqueur
Cynique
Désabusé
Soucieux
Brut
Obstiné
Auto-exigeant
AIME
Sa soeur
Ses parents
La liberté
Les plaisirs de la vie
Sa propre vie
Rire, se moquer »
N'AIME PAS
Son handicap
Les remarques sur son handicap
L'impuissance
Le manque d'humour
L'abus d'autorité
La violence gratuite
AUTRES
Relation très forte, presque fusionnelle avec sa sœur jumelle Yuriko.
Se fait des amis avec une facilité déconcertante
A une hygiène de vie irréprochable...presque
PHYSIQUE
TAILLE :
1m92
POIDS :
85kg
PEAU :
Claire
CHEVEUX :
Cendrés
Taille
YEUX :
Blancs - Cécité
Forme/Autre
VISAGE :
Visage de forme relativement ovale,avec une fossette au creux de la joue gauche.
CORPS :
Élancé et doté d'assez longues jambes et puissantes, son corps est tout en longueur mais possède une musculature sèche cachée sous ses vêtements.
AUTRE :
Un bandeau rouge lui barre le visage au niveau de ses yeux. Quand il ne porte pas l'uniforme, il est vêtu de vêtements de vêtements tantôt clairs ou sobres. Les couleurs n'ayant que peu d'intérêt pour lui.
Histoire
Racontez nous votre histoire en listant les événements importants de votre personnage. Ce que nous voulons voir est votre imagination, votre originalité ainsi que votre cohérence
Attention, vielliez lister les événements marquants de votre personnage dans le bon ordre chronologique, ne listez pas ses événements dans le désordre !

An -10 : En lisière de la forêt ancestrale d'Inari, l'amour de Shinchiro et Rina Tadake, deux modestes fermiers, donne naissance à deux jumeaux. Kyoshiro en premier, suivi de près par la radieuse Yuriko. En ces temps troublés avoir deux bouches de plus à nourrir n'était peut-être pas sage, une constante menace pesait au-dessus de leur tête et, si ce risque n'était pas suffisant, un autre drame survint lorsque les parents apprirent que l'aîné des jumeaux était atteint de cécité. Si des parents plus pragmatiques auraient été tentés d'abandonner leur enfant dans les bois, pour éviter qu'il ne souffre toute sa vie, le couple Tadake rassemble ses forces et son amour pour traverser cette épreuve. Tous ensemble.

An -4 : Le jeune Kyoshiro ne met pas bien longtemps pour comprendre la précarité de sa situation et les difficultés qu'il aura à traverser plus tard. Malgré la tristesse et le désespoir qui l'envahissent, tout jeune qu'il était, il est épaulé par sa sœur qui, malgré une vie pas forcément toujours clémente, semble prêtre à mettre sa vie entre parenthèses pour donner le sourire à son frère.

An -5 à 0 : Conscient de son handicap et désireux de se sortir de cette situation, le garçon passe les 5 années suivantes à tenter de s'affranchir du soutien de sa famille, à ne plus être un poids et mettre la main à la pâte. Il passe donc tout son temps à apprendre à  sentir le vent sur sa peau, à habituer son ouïe au bruit de ses pas sur le sol et, enfin, à utiliser ses quatre sens valides pour se repérer dans son environnement. Ce n'était pas une mince affaire, évidemment, mais à force d'acharnement et de persistance dans l'effort, le concerné parvient enfin à se repérer et se déplacer tout seul à l'aube de sa dixième année. Assurément cet événement provoque la fierté de ses parents et, si l'handicapé sait que sa jumelle continuera de lui donner son soutien, c'est désormais à son tour de l'aider autant que  possible.

An 1 : Les parents Tadake ont vent de la création d'un nouveau village dénommé Konoha, ils y voient une promesse d'avenir pour les deux enfants. Ainsi ils rassemblent leurs maigres économies et en donnent une bonne partie aux jumeaux afin qu'ils puissent s'y installer dans le but d'avoir un avenir radieux. La séparation est surtout difficile mais, grâce au solide soutien de sa jumelle, il parvient à sauter le pas et à la suivre jusqu'à ce nouveau village.

An 1 à 2 : Dire que l'adaptation à ce tout nouvel environnement était facile aurait été un fieffé mensonge, ce ne fut pas aisé pour le frère comme la sœur, tous deux habitués à une vie rurale plus tranquille et silencieuse. Plutôt que de rester dans son coin comme il serait tenté de le faire, par facilité, Kyoshiro fait le choix d'aller vers les autres pour montrer qu'il n'était pas qu'un aveugle, qu'il n'était pas un poids et qu'il pouvait aider si on lui en donnait l'opportunité.
Il rôde donc dans les rues de Konoha  la recherche d'une âme désireuse d'être aidée. Si ses débuts furent modestes, limitant son champ d'action au domaine des petites mamies ayant besoin d'aide pour transporter leurs courses, son champ des possibles s'élargit lorsqu'il apprend l'ouverture d'une académie afin de former les shinobis de demain. Bien entendu il n'a pas besoin d'impulsion de la part de sa sœur, conscient qu'il s'agit d'une opportunité unique d'aider et de prouver sa valeur.
Il intègre donc, avec Yuriko, l'une de toutes premières promotions de cette académie.

An 2 à 6 : En raison de son âge avancé par rapport aux autres étudiants le jeune garçon assimile avec plus de facilités les connaissances transmises durant ces quelques années. Il passe rapidement de simple aspirant à genin et est intégré dans une équipe de shinobis en compagnie de sa sœur, elle aussi désormais shinobi à part entière. Leur équipe est également composée d'un troisième genin, Tetsuo, dont l'assurance et le talent au sabre impressionnent le jeune aveugle.Ce fut à partir de cette période-là que le mental de Kyoshiro commence à se former, prenant conscience du chemin à parcourir et de la grande quantité d'efforts qu'il lui faut fournir pour rester au même niveau que les autres. Il admire secrètement son nouveau camarade dont il espère un jour être l'égal, désireux d'être aussi confiant et exempt de doutes que peut l'être le très jeune bretteur.
C'est à partir de son douzième anniversaire qu'il s'impose un rythme de vie draconien associé à une hygiène de vie irréprochable, tout cela dans le but de compenser son évidente différence et ne pas redevenir un boulet. Il s'entraîne donc du matin jusqu'à soir jusqu'à l'épuisement à chaque fois qu'il en a l'occasion, entre deux missions, pour affiner ses talents et rester au niveau de ses compagnons, sans pour autant réaliser que de tels efforts peuvent bien le mener au-dessus du genin moyen. Bien au-dessus.
C'est également à cette période là qu'il développe sa maîtrise du suiton mais, par-dessus tout, qu'il découvre et développe ses capacités de senseur. Ce tout nouveau domaine qui lui tend les bras lui permet de palier à son handicap et, d'une certaine façon, d'affiner sa perception de son environnement. Il voit désormais les choses autrement et c'est sans doute cette découverte qui lui fait gagner en confiance, en aisance, amorçant la transformation pour devenir le guerrier et le traqueur qu'il est aujourd'hui.

An 3 : Lors de ses toutes premières missions au service de Konoha, le jeune homme réalise l'ampleur de son ignorance face à la rigueur du monde extérieur. Il comprend qu'il est trop gentil pour le métier qu'il a choisi et, fort de ce constat, décide de demander conseil à son chef d'équipe.
En effet, en plusieurs occasions, le cœur tendre du Tadake poussa ce dernier à s'inquiéter davantage pour ses camarades ou les quelques civils présents, que pour l'accomplissement de sa mission. Faire passer la mission avant tout étant le mot d'ordre de tout shinobi, le chef d'équipe prend de son temps pour expliquer au petit homme à quel point ce comportement est inacceptable et, surtout, destructeur.
Malgré ses efforts il ne peut et ne pourra jamais sauver tout le monde. L'acceptation de cette vérité est pénible pour le jeune homme mais, influencé par le pragmatisme de Yuriko, il entame un long cheminement qui mènerait finalement à l'acceptation de ce lourd constat. Il peut faire son maximum pour sauver tout le monde mais, au final, seuls la mission  et le village primaient sur tout le reste.

An 6 : À force de persévérance et d'acharnement, à force de privation et de sueur, le jeune homme parvient jusqu'à l'examen chuunin où, à la surprise générale, il remporte son épreuve avec brio. Il dévoile une très bonne maîtrise des techniques Suiton et de son art sensitif, surtout compte tenu de sa situation, tout en faisant preuve d'un sang-froid et une ruse bluffants pour quelqu'un de son âge.  Cependant, constamment désireux de compenser son handicap et en proie à une volonté de toujours en faire plus, tiraillé par une exigence ahurissante envers sa propre personne, le nouveau chuunin ne semble pas totalement satisfait de sa prestation. Une sensation qui ne cessera de le suivre tout le long de sa carrière.

C'est également à cette époque que le jeune homme ouvre les « yeux » sur le monde merveilleux des sentiments et de l'amour, lorsque la fille du boulanger juste au bout de sa rue commence à lui témoigner quelques attentions toutes particulières. Il ne s'agit que de quelques détails au tout début, un ton un peu plus enjoué dans la voix, quelques doigts se frôlant au moment de rendre la monnaie ou encore un croissant de plus que ce que l'aveugle avait demandé. Puis le tout jeune shinobi prend son courage à deux mains et invite la belle, invite une demoiselle pour la première fois de sa vie à un rendez-vous en bonne et due forme.
Si la jeune boulangère fut surprise par ce geste, le chuunin le fut encore plus quand la demoiselle accepta sa proposition. Ce fut le début d'une belle et douce aventure.

An 6 à 7 : Alors que sa jumelle se donne à corps perdu dans l'étude des jutsus médicaux, tâche aussi noble qu'ardue, Kyoshiro maintient son rythme de vie  draconien tout en prenant des nouvelles de ses géniteurs de temps en temps. Ce fut durant cette période, quelques mois après l'officialisation de leur relation, qu l'aveugle découvre un autre pan de ce que la vie lui avait caché en goûtant aux plaisirs de la chair. Une toute nouvelle expérience qui remet en perspective sa « vision » initialement de la vie, réalisant que celle-ci pouvait ne pas être seulement douce mais aussi très intense et passionnelle.

An 7 : Avec ce nouveau grade de chuunin les missions qui lui sont confiées sont de plus en plus risquées et, malheureusement, arrive un beau jour où la tragédie touche cette petite équipe. Lors d'une mission dont les détails sont passés sous silence, pour une question évidente de confidentialité, le troisième membre de l'équipe trouve la mort. Tetsuo Adachi, compagnon des deux jumeaux depuis leur accession au rang de genin, fier épéiste au talent évident, est terrassé dans des conditions qui ne seront connues que des membres de l'équipe et des hautes instances du village de Konoha. Il s'agit du premier coup qui parvient à percer le cœur de l'aveugle, à traverser la carapace de rire et de joie qu'il s'efforce de maintenir quotidiennement. C'est en cette occasion qu'il découvre d'ailleurs qu'en dépit de la persécution dont il il a pu être victime par le passé,  malgré son injuste situation, il est encore capable de verser des larmes.
C'est donc le cœur lourd et les épaules voûtées, la tête basse, que le jeune chuunin porte le corps froid de son compagnon jusqu'à son foyer. La dépouille est rendue à la famille Adachi et, malgré le fait qu'il se confonde en excuse, malgré les années qui s'écouleront par la suite, Kyoshiro ne se pardonnera jamais vraiment de n'avoir pu empêcher cette tragédie.

An 8 : Durant les semaines qui suivirent la mort de Tetsuo, Kyoshiro choisit de laisser de côté sa sœur et sa copine comme soutien éventuel pour traverser cette épreuve, préférant se plonger dans la bouteille pour noyer la douleur qui enserrait son cœur. Si il fallut plusieurs mois au chuunin pour faire son deuil et ne plus laisser la culpabilité l'immobiliser, son couple ne put résister à cette épreuve.
Triste de voir son amant laisser l'alcool le détruire, désespérée de le voir repousser toutes ces offres d'aide, quelques jours après leur second anniversaire la belle Azusa annonce leur rupture et retourne vivre chez ses parents. Plus saoul que jamais, il faudra attendre un jour complet avant que l'handicapé ne réalise vraiment que cette rupture n'était pas un tour joué par son esprit.

An 7 à 12 : Il fallut donc attendre que le jeune Tadake soit de nouveau propulsé dans le cruel monde du célibat pour qu'il se remette enfin au travail. La place vacante dans son équipe est prise par un nouveau venu dénommé Akira. Akira Katagiri pour être précis. Avec des caractères aux antipodes l'un de l'autre, le nouveau et l'handicapé se lient rapidement d'amitié et chacun trouve en cette relation autant un soutien qu'un partenaire d’entraînement. Un grand bouleversement pour Kyoshiro qui, jusqu'à présent, ne s'était surtout entraîné qu'en solo. L'adaptation prend du temps mais, au final, les deux apprennent à se coordonner pour être efficaces en mission. L'équipe de chuunins reprend donc son activité pendant les années à venir, enchaînant une mission après l'autre avec un taux de réussite des plus satisfaisants.
C'est avec cette nouvelle composition d'équipe, avec cette activité retrouvée que le jeune homme parvient à s'affirmer un peu plus à chaque mission, prenant de plus en plus d'initiatives sous le regard bienveillant et scrutateur de son chef d'équipe. Ce dernier encourage même Kyoshiro dans sa démarche, afin qu'il développe de lui-même ses capacités latentes de leadership.

An 12 à 15 : C'est durant sa 22 année d'existence que, à sa plus grande surprise, le joyeux aveugle est nommé au rang convoité de jônin, en reconnaissance de ses incroyables efforts et du leadership dont il fait preuve sous la tutelle du leader de l'équipe. N'ayant pas encore tout à fait conscience de ses nouvelles responsabilités et de la portée de son nouveau rôle, l'homme va chercher du soutien et des conseils chez sa sœur avant de se tourner vers Akira.
Après de longues conversations et réflexions il réalise donc que ses efforts réguliers ne l'ont pas seulement ramené au niveau des autres, comme il l'avait souhaité depuis le début, mais l'ont bien propulsé au-dessus du shinobi moyen.
Le sourire qu'il affiche lorsque ce constat le frappe n'est plus forcé mais  purement honnête. Pour la première fois de sa vie tout sentiment d'infériorité s'envole pour laisser sa place à un soulagement et une certaine renaissance.
Il reprend rapidement du service sans perdre de temps et sait que, très bientôt, ce sera à son tour de mener une équipe de jeunes éléments vers un avenir plus radieux. Pour l'heure il se contente de s'habituer à son nouveau rôle, d'apprécier la reconnaissance pour une vie entière passée à essayer d'être à la hauteur et, à présent, il entend bien rendre cette gratitude aux hautes instances du village lui ayant donné sa chance.
On lui fait rapidement comprendre que sa maîtrise du ninjutsu et sa personnalité pourraient faire de lui un bon professeur à l'académie et, s'il note cette proposition avec le sourire, il sait au fond de lui que sa place est sur le terrain. Peut-être qu'un jour il déciderait de revenir sur sa décision, lorsque ses plus glorieux jours seraient derrière lui mais, pour l'heure, il ne désirait rien d'autre que d'être au front aussi souvent que possible. Face au danger.

Durant les trois années suivantes il enchaîne donc les missions et son nouveau rang l'oblige malheureusement à faire couler plus de sang qu'il ne l'avait pensé, sans pour autant que cette idée puisse le bloquer de quelque façon que ce soit. Il lui faut du temps pour réaliser à quel point un shinobi doit parfois se salir les mains pour le bien du village, pour le bien du plus grand nombre. À présent sous ce sourire joyeux se cache donc un guerrier en puissance, un loup déguisé en mouton et drapé d'un sourire jovial, un monstre déguisé en innocent. Un shinobi à part entière déguisé en homme brisé...en homme différent.


Test RP


Durant ses rares moments de repos Kyoshiro allait boire un coup ou passait un peu de temps avec sa sœur si elle était disponible, Tetsuo l’emmenait même parfois manger un morceau en ville, mais aujourd’hui serait bien différent. Il avait appris qu’un festival s’était installé à l’extérieur de la ville, un rassemblement d’artistes en tout genre prêts à tout pour impressionner la galerie par de prodigieuses démonstrations. Si d’autres l’avaient invité à se rendre dans ce rassemblement pour observer les dompteurs de  fauves, le jeune Tadake avait une toute autre idée en tête.
Il se dirigea donc vers la sortie de la ville en ayant laissé ses habits de shinobi de côté, préférant une tenue plus légère et colorée qui reflétait son état d’esprit. Il n’eut aucun mal à trouver, ou entendre le festival en dépassant les portes du village, puis n’eut qu’à suivre le bruit pour arriver à destination. S’il ne pouvait pas vraiment voir, le garçon put sentir toute la vie et la chaleur qui émanait de ce rassemblement de tentes toutes plus grandes les unes que les autres, tous ces sons et ces nouvelles odeurs auxquels il devait s’habituer. Alors que sa curiosité le menait entre les allées du festival, laissant ses oreilles traîner, le Tadake fut stoppé par l’intervention d’un homme qui l’appela depuis l’autre bout de l’allée.

« Hey, jeune homme ! Vous êtes encore un peu tôt pour la représentation de ce soir, je peux vous aider ? »

Le shinobi pivota vers la voix car il savait que ces mots lui étaient adressés, il ne devait pas y avoir beaucoup de curieux qui s’amusaient à se balader ici car les spectacles avaient généralement lieu en soirée. Souriant face à cet homme dont il ne pouvait juger l’apparence, le garçon répondit sur un ton aussi enjoué que possible.

« Justement, oui. Vous n’auriez pas une place de libre ? Un peu de boulot chez vous me ferait le plus grand bien ! »

Et oui, le jeune homme n’était pas juste venu ici pour observer et ressentir la vie qui émanait de ce lieu, mais bien prendre part à ce rassemblement. Si Tetsuo ou sa sœur auraient pu y voir une lubie de plus, une volonté vaine d’être normal, l’adepte du ninjutsu y voyait quelque chose de beaucoup plus pratique. En effet pour lui il s’agissait d’un entraînement de plus pour combler ces lacunes.
Il aurait très bien pu se pencher sur un poste qui nécessitait force ou sang-froid, deux éléments qu’il avait en abondance, mais ce n’était pas ce qui l’intéressait. Il désirait se mettre en danger, se tester en travaillant ce dont il manquait cruellement : dextérité et précision. Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ? Cela promettait d’être marrant !

« Un domaine en particulier ?  »
« J’ai toujours voulu essayer de jongler. »

Kyoshiro sentit une gêne s’installer lorsque sa phrase ne reçut que le silence pour seule réponse, mais il ne s’en offusqua pas. La plupart des gens polis évitaient de brandir l’étiquette d’handicapé en s’adressant à lui, passant par des chemins détournés pour arriver à l’idée qu’ils souhaitaient transmettre sans le vexer. Cet homme était de ces personnes-là, poli et précautionneux. C’était agréable.

« Hum. J’admire votre enthousiasme, mais...il faut une certaine dextérité pour cela et vous êtes… »

Le jeune Tadake était conscient de sa condition et, lorsque cela lui seyait, n’hésitait pas à la mettre brutalement en avant pour aller droit au but. Aujourd’hui ne fit pas exception à cette habitude.

« Totalement bigleux ? C’est sûr, on peut difficilement le rater. Et c’est justement ça qui est génial ! »
« Je crois avoir du mal à vous suivre. Le but ici est d’attirer les foules, jeune homme.  Pas de vous ridiculiser en public. »
« Ça tombe bien, je ne compte pas rater. Pensez à la pub que vous allez pouvoir faire, en présentant le jeune prodige aveugle ! Je suis sûr que vous n’avez jamais eu un tel numéro à vendre.»

Le chuunin savait qu’il devait convaincre cet homme pour le faire adhérer à son point de vue et, puisque l’adhésion du public était le problème, il décida d’appuyer sur cette corde et cela fonctionna. L’homme qui devait être le manager de ce festival se frotta le menton en une posture pensive pendant quelques instants, pesant le pour et le contre avant de répondre.

« Vu sous cet angle…bon, voyons déjà ce que vous valez avant de vous jeter face au public. Ce n’est pas que je n’ai pas confiance, mais je dois m’assurer que vous êtes doué avec autre chose que les mots. »

Une fois les présentations faites, le manager mena le jeune homme jusqu’à une tente secondaire où se trouvaient quelques artistes, ces derniers étaient bien trop concentrés sur leurs propres numéros pour s’intéresser à l’arrivée du nouveau. Ce nouveau en question laissa le manager lui présenter une boîte contenant plusieurs boules avant de reculer, observant le garçon s’exercer.
Ce dernier empoigna la première boule rigide et la lançant en l’air avant de la rattraper, s’habituant à son poids à et sa texture comme il le faisait toujours avec un nouvel objet. On pourrait croire qu’un tel exercice était simple puisqu’il ne s’agissait que de coordination entre la main et le regard mais, lorsqu’une de ces deux parties était manquante, l’exercice devenait tout de suite plus complexe. Les premiers lancers ne furent pas compliqués et, confiant de s’être habitué à ces boules, Kyoshiro commença à les envoyer d’une main à une autre. Si le tout premier lancer fut rattrapé par sa main gauche, du bout des doigts, le shinobi répéta cet exercice avec la même force afin de s’habituer à cette trajectoire pour mieux réceptionner l’objet. Une bonne chose de faite !

Et puis enfin, comme cela devait forcément arriver, la réalité reprit ses droits lorsque le chuunin décida de passer à la pratique. Sous le regard curieux du manager et de quelques autres, le guerrier de l’ombre empoigna deux boules avant de les jeter en l’air et, lorsqu’il parvint à les rattraper plusieurs fois, il se sentit pousser des ailes et en attrapant une autre puis encore une autre. Devinez-vous le résultat ? S’il sentit les positions approximatives des projectiles au-dessus de lui, parvenant à les rattraper deux fois de suite, ce fut lorsque le rythme s’accéléra que la difficulté croissante le terrassa. Il rattrapa in extremis une des boules et, paniqué, préféra accélérer le rythme en supposant qu’aller plus vite masquerait plus facilement ses erreurs. À tort, évidemment.

Les boules tombèrent une à une par terre et, si Kyoshiro fut assez frustré de ressentir les limites de son entraînement, de sa cécité, cette sensation fut accrue par les rires moqueurs des quelques artistes curieux. Désireux de leur rabattre le caquet, il se redressa donc et repartit à la charge une fois, deux fois, trois fois mais le résultat fut à chaque fois le même. Au bout de la quatrième tentative, Kyoshiro laissa ses bras pendre le long de son corps en se demandant si une cinquième tentative était vraiment nécessaire.
Il n’eut pas l’occasion de trouver une réponse, le manager décida d’intervenir avant :

« J’admire votre enthousiasme, jeune homme, mais tout le monde n’est pas fait pour ce métier. Surtout quelqu’un avec votre…   »

Ah la voilà, la pitié aisément audible dans le timbre de sa voix, celle qu’on utilisait pour rassurer les enfants et les incapables, celle qui le frustrait à chaque fois qu’elle parvenait à ses oreilles. Non, il ne désirait pas entendre le mot handicapé dans la bouche d’un autre et décida de couper la parole pour éviter cet affront.

« Stop ! Est-ce que vous pouvez me laisser une dernière chance, sur un autre poste ? »
« Cela ne sert à rien, mon garçon. Vous...»
« Une !  »

Peu de choses dans ce monde arrivaient à toucher personnellement le chuunin au point qu’il s’emporte, mais le rappel de son insurmontable handicap en était une. Si cette dernière puissante tirade parvint à imposer le silence dans la tente, la vue du shinobi avec dents et poings serrés parvint à ouvrir les yeux au manager du sérieux de la situation. Il soupira finalement avant de rendre sa réponse

« Juste une, alors. Quel poste ?   »
« Funambule. Pour l’équilibre j’ai ce qu’il faut et je n’ai pas peur du vide.  »

S’il ne pouvait pas rattraper des objets en mouvemen, alors il pouvait au moins se tenir en équilibré sur une corde. Cela devait bien être dans le champ des possibles ! Il le fallait sinon cette journée aurait été une humiliation jusqu’au bout !

« D’accord. Ma bonté me perdra, mais d’accord.  »

Le Tadake se refusa à sourire face à cette main tendue parce qu’il n’était pas encore sûr du résultat. Il ne souhaitait pas espérer de nouveau pour que la réalité lui fracasse violemment le visage par terre. Il fut donc amené dans une autre tente où plusieurs cordes étaient tendues à des hauteurs différentes et, comme de bien entendu, il fut dirigé vers la plus basse corde à peine tendue à quinze centimètres du sol.
Si sa première tentative fut un échec cuisant, il ignora les éventuels rires aux alentours et se focalisa uniquement sur la corde. Seulement cette fichue corde. Un pas, deux pas, trois pas, il n’était pas encore tombé et prit cette avancée comme une petite victoire. Motivé, il essaya de bondir en avant pour se réceptionner sur la corde mais, comme de bien entendu, il se ramassa la tête la première sur le sol. Qu’avait-il mal fait ? L’équilibre ou sa position sur cette glissante corde ?

« Mais….mais quel couillon je suis !  »

En un instant il venait de réaliser ce qu’l avait raté et s’en voulait d’être aussi…aveugle, oui. Il remonta immédiatement sur la corde et, à la différence de la dernière fois, concentra une fraction de son chakra dans la plante de ses pieds comme il le ferait pour marcher sur l’eau. Quoi ? Rien ne disait qu’il n’avait pas le droit de le faire.
Un pas, deux pas, trois pas. Sa démarche était plus stable qu’avant et il n’avait plus qu’à sa soucier de son équilibre en tendant les bras à gauche et droite. Il passa alors les heures suivantes dans cette pièce jusqu’à ce que le chapiteau principal ne se remplisse de vie, jusqu’à la représentation publique. Le manager vêtu de ses plus beaux atours pointa le ciel tout en annonçant son prochain numéro.

« J’attire à présent votre attention vers le ciel, mesdames et messieurs, pour notre prochain numéro ! Il nous vient tout droit de Konoha. Il est jeune, il est beau et va pour vous, ce soir, évoluer à plusieurs mètres au-dessus de vos têtes. Le tout, sans filet !  »

Toutes les têtes se levèrent pour voir, à quelques dizaines de mètres en hauteur, un homme tout de blanc, vêtu au bord d’une fine corde tendue. Derrière lui se tenait un autre funambule venu reprendre la main si jamais il flanchait.

« Je vous demande donc un tonnerre d’applaudissement pour notre jeune recrue. Kyoshiro, le prodige aveugle !  »

Prenant une profonde inspiration, tentant d’oublier les applaudissements en bas, l’aveugle se délaissa de son éternel bandeau et le remit à son soutien derrière-lui.

« Ne regarde pas en bas. »
« Très drôle. »

Condensant le chakra sous ses pieds, le jeune homme avança d’un pas prudent sur la corde qui ploya à chacun de ses mouvements. Il pouvait sentir la tension de la foule en bas et, conscient de cette pression, accéléra le rythme jusqu’à arriver au beau milieu de la corde. Que faire ? Jouer la sécurité ? Non, il commença par tendre sa jambe vers la gauche ou la droite, pour mettre son équilibre à l’épreuve et faire monter la difficulté. Satisfait de sa performance, il prit enfin une profonde inspiration et sauta en avant. Lorsque sa réception fut trop approximative, il sentit la foule retenir son souffle alors qu’il penchait dangereusement à gauche. Merde, merde ! Pas maintenant !
Il tendit sa jambe droite et ses bras dans la même direction afin de faire contrepoids, lui permettant de se repositionner et à la foule de respirer puis applaudit sa prestation. Vraiment ? C’était donc l’adrénaline et le risque que ces jours étaient venus voir ? Parfait.

Chakra sur ses mains et  pieds, Kyoshiro afficha un sourire amusé à l’idée de ce qu’il s’apprêtait à faire. D’un seul coup il força sur ses jambes et bondit en arrière, effectuant un salto arrière en prenant appui sur la corde, avec ses mains, avant que ses jambes ne touchent de nouveau la corde. La foule resta interdite un moment et, face au sourire victorieux du jeune homme et son torse bombé, tous laissèrent échapper une volée d’applaudissements. Il était fatigué, son cœur battait la chamade mais entendre la clameur de ces inconnus valait tous les efforts du monde. Là-haut, sur cette corde, il se sentait invincible au-delà de toute mesure.

« Mesdames et messieurs : Kyoshiro !!!  »

Pas mal, pas mal du tout pour un début.


Derrière l'écran
PSEUDO : Mon pseudo le plus répandu est Lorn mais Kyoshiro fera très bien l'affaire.
ÂGE : 30 ans, très bientôt 31. Oui, je suis vieux.
CONNU PAR : Par ce cher Uchiha Nikkou. Un camarade de longue date.
AUTRE CHOSE ? Cela fait une éternité que je n'ai pas écrit sur du Naruto. Il va falloir que je me remette dans le bain.  Je vous demande donc de l'indulgence, juste un tout petit peu.  





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Bienvenue sur Dawn of Ninja !

Voici ton test RP:
 

Tu disposes de deux semaines pour remplir le test. Courage.
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Tadake Kyoshiro
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Bonjour et merci pour cette seconde chance. Je viens de poster mon test. Merci !
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Tadake Kyoshiro [ Test Rp terminé] Pq2c


Respect test-rp et originalité

La consigne était ouverte, peu exigeante, donc sans surprise, elle est respectée.

De fait, le test RP contient suffisamment d'action pour ne pas trainer en longueur avec une interminable introspection tout en abordant le point de la cécité, forçant Kyoshiro à faire connaitre au lecteur son ressenti quant à la confrontation entre son handicap et une épreuve qu'il n'est pas aisément donné à un aveugle de réussir.

Le changement de tenue n'est pas essentiel, mais c'est un point qui vient renforcer l'humeur du personnage, qui change à plusieurs reprises durant cette journée et c'est correctement retranscrit. Toutefois, je n'ai pas ressenti l'intensité de la colère et de la frustration alors que le stress durant la représentation m'était plus palpable.

Cette mise en situation a une raison d'agir originale et un argument lançant l'intrigue qui a le mérite d'avoir un style malicieux dans la manière.



Orthographe et grammaire

Je note que ton texte manque de virgules à de nombreuses reprises. C'est dommage, ça aérerait plus le récit sur le plan de la forme.

« […] ne reçut que le silence pour seule réponse […] »
S'il n'a reçu que le silence, il est inutile de préciser que la réponse est seule.

« […] s’habituant à son poids à et sa texture […] »
"À" et "et" sont inversés.

« […] à ouvrir les yeux au manager du sérieux de la situation […] »
La formulation de la phrase est étrange. "Sur le sérieux" ou "Quant au sérieux" auraient mieux convenu.

« S’il ne pouvait pas rattraper des objets en mouvemen […] »
"En mouvement"

« En un instant il venait de réaliser ce qu’l avait raté […] »
"[…]Ce qu'il avait raté"

« Je vous demande donc un tonnerre d’applaudissement pour notre jeune recrue. »
"D'applaudissements", car il y en a beaucoup.

« […] à son soutien derrière-lui. »
"Derrière lui", il n'y a pas besoin de lier les mots.

« […] et à la foule de respirer puis applaudit sa prestation. »
Formulée ainsi, la phrase signifie que Kyoshiro a applaudi sa propre performance, alors que l'acclamation vient de la foule.

« C’était donc l’adrénaline et le risque que ces jours étaient venus voir ? »
Je pense que tu voulais écrire "gens" et non "jours".



Avis général et verdict

La consigne est respectée, le français aussi, la présentation est bonne, mais je trouve qu'il manque quelque chose. Le rang A étant le rang le plus haut, il faut qu'il y ait un petit quelque chose en plus. Des présentations de rang A ont épaté, emporté, amusé, subjugué, comme l'a fait ton premier test RP, qui sans l'oubli de la seconde partie de la consigne aurait mérité le rang A. Or dans ce texte, je n'ai pas ressenti ce frisson particulier qui me fait accorder le rang A à un joueur. Ton test RP est bon tant sur la forme que sur le fond, mais je n'ai pas ressenti l'intensité dramatique due à la frustration, ce qui m'a sorti du texte. Ce critère-ci est purement subjectif, mais c'est celui-ci qui fait le rang A.

Mon verdict est donc : jounin de rang B à Konoha. Toutefois, comme tu souhaites avoir un ninja de rang A, tu as la possibilité de créer un nouveau personnage. Kyoshiro, lui, ne pourra cependant pas être de rang A, dommage car tu as une bonne maitrise du personnage au vu de ton histoire et des deux tests RP que tu as faits.

Fais-moi connaitre ton choix, s'il te plait.
Bonne suite.



Correction par Correcteur
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Tadake Kyoshiro
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Merci pour cette réponse.
Je garde donc ce personnage et débute jounin rang B.
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