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Une fleur dans la fange [PV Kayaba Akihiko]

Tadake Yurikô
Tadake Yurikô
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Une fleur dans la fange
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" L'égoïsme est la liane après laquelle les hommes se sont hissés hors des marais croupissants pour sortir de la jungle.”




Il y avait des cieux sous lequel on ne désirait pas se trouver, mais comment le fuir lorsque l'on savait pertinemment qu'il n'existait aucune échappatoire? Cela faisait déjà sept année maintenant, elle n'avait rien oublié des discours de son ami, elle n'avait pas oublié les légitimes reproches qu'il lui avait adressé autrefois. Adachi Tetsuo. Penser à son seul nom équivalait à enfoncer une écharde dans son cœur. La sombre kunoichi s'était laissée hanter par le spectre de son camarade à chaque anniversaire de sa mort. Avec le temps, ce fantôme était devenu son objecteur de conscience, il lui rappelait ses efforts, ses démarches pour avancer mais aussi toutes les promesses qu'elle s'était faite à elle-même afin de devenir la meilleure de son domaine : sauver des vies et les protéger. Mais se trouvait-elle sur la bonne voie? Yurikô avait l'étrange sensation de se trouver dans une impasse et ce sentiment lui déplaisait. Konoha lui était devenu brutalement un village étouffant auquel elle devait s'échapper. Secrète, elle ne parla nullement de ces états d'âmes à son frère afin de ne pas être un fardeau. C'était aussi sa manière de ne plus dépendre de lui et de tenir ses résolutions. Cependant, elle était comme la lune qui ne pouvait briller ou être vu sans le soleil. Mais il fallait qu'elle trouve sa propre lumière.

Le jour ne s'était pas encore totalement levé quand elle se réveilla et procéda à ses rituels féminins. Devant sa glace, elle se trouva étonnamment fatiguée car elle avait encore passé la nuit sur l'étude de ses parchemins. Elle se malaxa quelques instants les joues, avant de se donner une tape pour se donner un coup de fouet. Il ne fallait pas qu'elle se relâche mais il lui fallait aussi se changer l'esprit. Si elle demeurait enfermée entre les murs de sa maison, elle se flétrirait comme une fleur qui ne gouttait jamais à la rosée. Elle s'appliqua donc à soigner sa longue chevelure d'ébène, souligner son regard légère d'un noir aussi profond que celui de ses pupilles. Mais elle n'eut pas la coquetterie de se mettre du rouge aux lèvres. Pas cette fois. Elle demeurerait élégante mais sobre car elle partait pour Tanzaku et il n'était pas forcément d'un bon ton de se faire remarquer de trop. Les raisons qui l'emmenaient là bas? La curiosité, les dires, les échanges, et tout ce qui aurait pu avoir un attrait de près ou de loin avec ces connaissances en iroujutsu. Elle prit avec elle son nécessaire et une étole qu'elle porta autour du cou qui à tout moment pouvait lui dissimuler une partie de son visage.

Elle s'engagea sur la route quand le soleil illumina le village et que ce dernier était encore silencieux, jetant un regard sur ce dernier comme si elle ne le reverrait jamais. Étrangement, elle s'évertuait à entretenir cette coutume car qui mieux qu'un médecin connaissait la fragilité d'une vie, qui mieux qu'un ninja en connaissait la valeur? Yurikô prit donc la route, mais par un chemin détourné qui n'était pas dans ses habitudes. Elle n'était pas une kunoichi qui prenait des risques inutiles seulement, une intuition curieuse la poussait à prendre une direction différente. La jeune femme coupa au travers des arbres afin de gagner un peu de temps et se déplacer plus vite que si elle fut au sol, le regard toujours vers l'avant. Seulement voilà, son itinéraire, plus long que la route principale, la conduisit dans une zone marécageuse à l'allure sinistre. Yuriko n'aurait jamais dû s'y attarder, elle n'aurait même pas dû se trouver en ce lieu... mais elle stoppa nette sa course. Un bruit, un gémissement. Un blessé? Elle s'étonna à l'idée que quelqu'un ait pu se trouver ici mais la réputation de la ville commerçante n'était plus à faire. Il y avait des malfrats partout, peut-être qu'un innocent s'était fait prendre en traitre en chemin. Ou autre chose?

Yurikô ne se posa pas plus de question car son instinct de médecin la poussait à aider autrui. Du haut de l'arbre sur lequel elle se trouva perché, elle chercha alors de ses yeux ténébreux une silhouette ou quoique se soit qui pouvait geindre et bouger. Elle crut distinguer un instant des cheveux blonds et sans autre interrogation, la kunoichi s'y dirigea. Il y avait bien quelqu'un : un homme qui devait avoir entre la vingt et trentaine, blessé. Du sang avait ruisselé sur son visage et il n'avait pas l'air dans une grande forme. Etait-il seulement pleinement conscient? Elle s'agenouilla à ses côtés et rapprocha sa joue de sa bouche afin de vérifier si il respirait toujours. Là, elle ôta l'étole de sa nuque et l'enroula en boule pour la placer délicatement derrière la tête de l'inconnu.

" Vous avez besoin d'aide. Je peux vous offrir les premiers secours. "

Yuriko porta alors son attention sur son malade, les yeux rivés dans sa direction afin d'analyser la moindre de ses réactions. Ami ou ennemi? Était-ce finalement la question à se poser? Il n'y avait qu'une vie de plus à sauver.
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Kayaba Akihiko
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awaken



Yurikô & Akihiko


Des missions dangereuses et périlleuses, il y en a plein. Tout autant que je suis capable de gérer seul et sans réel besoin d’escorte. En ma qualité de Haut Conseiller, je me dois de réussir, d’y parvenir, sans avoir à déplorer le manque de moyens, soient-ils humains ou matériels. Mais pour celle-ci, on m’a collé une bande d’incapables dans les pattes. Une bande d’empotés qui ne sont pas fichus de travailler et réfléchir par eux-mêmes. Je sais que je suis le stratège personnel de Senshi – et donc de Suna – et que les principaux plans sont issus de mon esprit ô combien délabré. Mais travailler sur des plans de longue durée ? Il s’agit de ma spécialité. Devoir composer avec à peine quelques minutes et cinq Chûnin tous plus faibles et inutiles les uns que les autres… Cette mission était vouée à l’échec. Je le savais dès que nos pas foulèrent le désert de Suna. Il n’y avait qu’à écouter les différentes discussions dans nos rangs pour savoir que tous étaient voués à se disperser sans réfléchir aux circonstances de tels actes.
Se concentrer et savoir réfléchir par rapport à nos propres compétences mais aussi celles des autres était la clé. Le b.a-ba. Mais Senshi avait insisté pour que je les emmène avec moi, afin que je puisse me reposer et ne pas compter uniquement sur mes ressources… Mais à quel prix ? Cela fait quelques heures que nous sommes au large de Tanzaku (deux heures de marche de la ville, tout au plus) et voilà déjà que ces benêts ont manqué de se faire repérer et de ruiner toute l’opération.  Quelle opération ? Bah, infiltrer un des cartels les plus dangereux et menaçants pour Suna la Belle. Nous devons nous infiltrer dans leurs rangs et les éviscérer de l’intérieur, faire imploser cette organisation qui traîne sur tous les continents. Aussi, il nous faut réfléchir à la moindre parole, au moindre geste. Ces personnes sont aussi bien organisées que l’est la marche commando du Vent, aussi le moindre faux pas et nous sommes morts.

Je sens la pression s’accumuler sur mes épaules. Je sens que mes hommes vacillent depuis les premiers contacts. Ils ne supportent pas un tel état de stress et la moindre de leur macro expression est comme une épée de Damoclès se rapprochant de ma chevelure blonde. Pourquoi ne suis-je pas venu seul ? Pourquoi ne les ai-je pas laissés se perdre dans les bois ? Foutues obligations qui m’incombent. Senshi, tu ne perds rien pour attendre pour rapport et te montrer tes dernières erreurs de recrutement. Tu vas enfin comprendre pourquoi je refuse par tous les Saints partir en mission en étant accompagné par ces incapables de la milice. Chûnin et ça se croit déjà tout permis, pourvus de privilèges qu’ils n’effleureront jamais. Je soupire alors que je suis dans une tente miteuse, à l’abri des regards. Je semble endormi, sur ce pauvre drap souillé par la boue et quelques autres fluides (probablement des conquêtes de ces hommes dont je rêve de voir la tête tranchée nette, gisant au-dessus de ma cheminée). Les yeux fermés, personne ne vient me déranger. Je sais que mes hommes sont supposés être loin, en « repérage » pour le groupuscule. Alors j’en profite pour mettre au point plusieurs plans, notamment dans le cas où notre mission viendrait à foirer. J’ai souvent eu bon flair pour les plans, soient-ils bons ou mauvais, aussi le fatalisme me colle à la peau et je ne peux m’empêcher de tenter d’y palier.

Soudain, on me sort de ma torpeur. Le chef lui-même est en visite et, de ce que je sais, il est lui aussi doté des mêmes dons que moi ; la sensorialité est sa spécialité. Il me faut alors revoir le moindre mouvement de pions dans la centaine de plans qui taraude mon esprit. Que faire… Il y en a un qui va foirer. J’en mets ma main à couper. Même plus. Je me lève d’un coup et prétexte vouloir prendre l’air et fumer pour qu’on me laisse seul un instant. Je m’adosse à un arbre, sors une cigarette, l’allume et ferme les yeux. La fumée me réchauffe le gosier et le coeur (le torse…) alors que j’active ma sensorialité, sans pour autant user de techniques. De cette manière, le groupuscule ne saura se douter de  notre véritable identité : des ninjas tentant de les évincer. Après tout, nous nous faisons passer pour de simples civils doués au maniement de la lame au clair. Personne ici n’est au courant de notre aptitude au chakra. Le but est simple : leur faire penser que, quand bien même mon chakra est hautement concentré et un véritable phare pour les senseurs, je ne suis qu’un mercenaire amoureux du Kenjutsu, prêt à trancher les têtes de la moindre de leur menace. C’est ainsi que je compte acheter leur chef.
Mais c’était sans compter sur mes hommes. Un venait d’activer son chakra et donc d’utiliser une technique. L’abruti… Je soupire et décolle mon dos de ce tronc massif. Je regarde autour de moi, il n’y a personne. A vitesse de croisière, je marche en direction de celui qui allait probablement signer l’échec de cette mission. Que fait-il ? Pourquoi activer son chakra ? Pourquoi se battre ? J’espère simplement qu’il n’essaye pas de s’en prendre à un de ces malfrats… J’ai tout sauf envie de de voir le sauver des griffes de la pègre de Tanzaku. Et Amaterasu sait qu’elle pullule ici bas. Après quelques minutes, j’arrive à l’orée d’un bois. Son chakra n’est pas loin, mais je ne le vois pas. Je sens que mes autres hommes se rapprochent. Dire que je leur avais dit de ne pas me suivre, malgré mon mouchard. Je peste et pénètre cette touffe forestière. Mon esprit part dans tous les sens, je sens que la pression s’empare même de mes pensées. Je n’ai pas peur pour moi. Je n’ai pas peur pour eux. J’ai juste peur d’échouer et quiconque me connaît sait que je déteste ça. Après encore quelques minutes de marches, à escalader les arbres et branches, j’arrive au beau milieu d’un fourré, baigné par la seule lumière de l’astre nocturne. Là, je vois un des sous-chefs de l’organisation, ligoté et agonisant. Il n’a plus aucune dent, sa langue et a été arrachée et fondue sur sa joue, ses ongles sont eux aussi arrachés. Je souris et hoche la tête vers mon subalterne. L’interrogateur en chef de Suna.

« Qu’est-ce que nous avons là… Je questionne de manière rhétorique alors que je m’accroupis face au torturé. Mon regard se plante dans le sien et je souris à pleines dents. Quoi de plus dommage que de ne pouvoir appeler à l’aide en de telles circonstances ? Je le nargue. Discrètement, mes mains se glissent dans mon dos et j’en extirpe ma fidèle lame. Nous ne tirerons plus rien de votre hideuse trogne... »

Je soupire, me relève et lui tranche nette la gorge, sa tête roulant jusqu’aux pieds de mon subalterne. D’un hochement de tête, je lui fais comprendre de retourner là où il doit être tandis que je nettoie le reste. Puis j’entends mes hommes hurler de terreur. J’active ma sensorialité et déploie toute ma puissance. Malheureusement, je ne perçois rien si ce n’est leur peur… Je retourne sur mes pas et interpelle l’interrogateur. Comme je devine que la suite va être terrible, je lui demande de retourner directement à Suna sans tenter de m’aider. Je saurai me défaire de ces ignominies. Il me salue avec respect et s’exécute. Je reprends ma course en direction de mes hommes. Du sang peut se faire sentir, venant des arbres. Un d’entre eux est déjà mort, mais je suis incapable de les voir. Mes sens ne sont pas perturbés, mon chakra fonctionne naturellement. Il n’y a donc pas de Genjutsu. Je soupire et grimpe à un arbre : le plus haut face à moi. Là, je me rends compte que le senseur qui devait arriver plus tôt nous a bien rapidement retrouvés. Je me frappe le front. C’est à cause de mon chakra. Je suis une véritable lanterne dans la pénombre. Mais s’il a pu nous retrouver aussi rapidement et à une telle distance, je le soupçonne d’être au moins aussi puissant que moi.
Je vais plus vite que de raison, mon cancer me le fait savoir. Mais je n’en ai cure. Quand bien même ces larbins sont des incapables, je ne supporterai pas qu’une telle farce ne parvienne à les tuer. Nous avons besoin de toutes les mains possibles au village ! En un instant éclair, je dégaine ma lame et apparais derrière le mastodonte, prêt à lui décocher un ultime coup. Mais il semble plus rapide que moi, si bien que son poing atteint ma douce mâchoire avant même que mon épée  n’effleure ses tissus. Je vole loin en arrière et atterris près de ce qui semble être un marais. Je souris : il se dirige vers ce même endroit. J’allais pouvoir déployer l’étendue de mes capacités et ne faire qu’une bouchée de cette raclure. D’ailleurs, je ne sens plus que lui dans une zone proche. Mes hommes sont donc repartis. Je pousse un soupire de soulagement alors qu’il apparaît face à moi en un éclair. Il est rapide, mais je saurai le dépasser. N’ayant pas besoin de faire de mudras, j’invoque une énorme vague pour le sonner… Mais il se la prend sans véritablement subir de dégâts et me dégaine un coup encore plus violent que le précédent, directement dans le plexus. Je crache du sang, j’ai la tourne qui tourne. Je vacille. Foutues cellules cancéreuses… Ma veste a d’ailleurs été déchirée sous l’impact, laissant mes bandages à la vue de tous alors qu’ils se nimbent de sang. Je te nte d’utiliser mes Suiton les plus puissants, mais il les pare tous. Avec du Doton. Il me semble alors  n’avoir plus aucune chance… mais je donne tout ce que j’ai. Encore et encore. Il est hors de question qu’un Sunajin se fasse malmener de la sorte. Je mêle alors sensorialité, techniques aqueuses et coups de Kenjutsu. Je parvins à lui couper l’oreille. Il hurle et sa colère, couplée à sa douleur, semble décupler ses capacités. Il me charge d’un puissant coup d’épaule et s’empare de mon katana. Je le repousse avec des vagues et jets d’eau (capables de couper la roche), mais il semble toujours aussi vaillant. Une oreille au moins, c’est tout. Et en plus il a mon sabre. Je sens que mon chakra s’amenuise, je respire fortement. Ce coup dans dans le thorax m’handicape plus que je ne veux l’admettre. Une nouvelle gerbe de sang s’échappe et tâche un peu plus mes dents. Mes bandages sont trempés d’hémoglobines, mes abdomen tailladés par ma propre lame. Puis, alors que je tousse une fois de plus, le type semble se téléporter et m’assène ce que j’imagine être le coup de grâce. Lame plantée dans le flanc, je n’en ai plus pour longtemps.

Couchée dans la fange, je parviens à m’élever très difficilement pour m’adosser à un arbre. Quelle misérable fin, de quoi contraster avec la vie que j’ai menée. J’agonise, râle et gémis. Cela me fait mal et je commence déjà à avoir des hallucinations. Aika, attends-moi, j’arrive… Je commence à partir, je le sens. Les yeux fermés, je n’ai plus la force de regarder autour de moi. Ma sensorialité aussi s’est désactivée d’elle-même, comme si mon corps voulait me faire lutter plus longtemps. Puis je sentis comme une présence. Un souffle chaud, non loin de moi. Est-ce seulement vrai ? Puis je sentis sa joue près de mes lèvres ruisselantes de sang. Finalement, ma tête est bougée, mais ce n’est pas ma volonté. Les écorces rêches laissent leur place à un un ligne bien plus doux et confortable. Je parviens à entrouvrir un œil droit et tente de stabiliser ma vue (floue) sur les éclairs de jais de ce qui semble être ma sauveuse. Elle me propose alors les premiers soins, ceux de secours. Je suis en bien piètre position et céder à mon ego ne saurait m’aider à survivre. Je tente de me redresser un peu plus et d’ouvrir l’œil gauche, mais je n’y arrive pas. La douleur est trop forte et mes forces me quittent.

« O… Oui... » Parviens-je à grommeler, ou plutôt geindre, ma main droite tentant de prendre appui sur une de ses mèches, comme pour garder un point d’ancrage dans cette réalité.

(c) AMIANTE



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Tadake Yurikô
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Une fleur dans la fange
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" L'égoïsme est la liane après laquelle les hommes se sont hissés hors des marais croupissants pour sortir de la jungle.”




Yurikô n'avait jamais douté sur la voie qu'elle souhaitait prendre. C'était la médecine ou rien. Lorsqu'à l'académie il fut évoqué la discipline que chacun avait le désir de développer, l'iroujutsu était une évidence... et on ne l'en dissuada pas, bien qu'on la prévint sur les qualités nécessaires à posséder : la rigueur, de l'habilité et du sang-froid. Si on cherchait à l'inquiéter, c'était peine perdue et l'avenir eut raison. Que cela soit dans son équipe ou dans n'importe quelle autre mission, la jeune femme avait réussi à devenir un soutien clef grâce à ses capacités. Elle n'hésitait pas à apporter son aide au delà de ses prérogatives de shinobi, offrant ses talents bénévolement ou sur son temps libre auprès des hôpitaux. Il y avait bien longtemps maintenant qu'elle avait dépassé le stade où elle ne souhaitait que centrer ses études sur le cas de son frère - bien qu'elle y travaillait toujours.

Sa formation lui avait permis d'apprendre à intervenir dans des situations désespérées, à faire confiance à ceux qui l'entouraient pour uniquement se consacrer à ses patients infortunés. Elle avait appris à s'enfermer dans une bulle et se détacher de son environnement pour tout donner à ceux qu'elle cherchait à sauver. Mais elle avait également dû apprendre à ne pas s'acharner, à pas perdre son temps en vain quand la mort était là, à conserver une certaine distance pour ne pas s'effondrer. C'était les leçons les plus difficiles, cerner les limites de son champs d'action, et les plus cruelles d'abandonner quelqu'un pour donner sa chance à une autre vie. Peut-être était-ce pour tous ces cas perdus qu'elle s'obstinait à les accompagner tous jusqu'au bout.

Le cas qui se présenta à elle dans ses marécages aurait sans doute pu être l'une de ses âmes que l'on abandonne sur le champ de bataille. Mais la providence était du côté du malheureux... si on omettait l'état pitoyable dans lequel il se trouvait. Alors que Yurikô s'était penchée pour vérifier ces signes vitaux, ce dernier, comme tout individu à l'article de la mort, s'évertua à s'attacher à quelque chose, se saisissant d'une mèche de cheveux de la jeune femme. Délicatement, elle lui prit la main et la serra pour lui signifier qu'elle ne déserterait pas.

" Tenez bon. Votre vie ne s'achèvera pas ici. "

La voix de la konohajin se voulait réconfortante et sûre d'elle, intimant à son malade de se battre encore. Elle desserra son emprise et reposa la main de ce dernier, tout en ayant la délicate attention de glisser entre ces doigts un bout de sa tunique. Qu'importait les talents d'un médecin, si le patient refusait de vivre ou de s'accrocher, c'était peine perdue. Silencieusement, Yurikô s'attela à la lourde tâche qui était sienne et commença à examiner le jeune homme afin d'établir un pronostic de chacune de ses lésions. Il y en avait beaucoup : plaies ouvertes par arme blanche, côtes cassées, difficulté respiratoire due sans doute à un décollement de la plèvre, plusieurs contusions aux visages, etc... Quelque soit l'individu qui s'était confronté à lui, il n'y était pas allé de main morte... Mais les marques de défenses prouvaient aussi que son patient s'était démené. La priorité entre toute était d'agir au plus presser et de stopper toutes les hémorragies présentes. La kunoichi enchaîna d'une technique de soin d'iroujutsu classique au shosen pour laquelle elle sacrifia une bonne dose de chakra. Elle imposa donc ces mains au dessus du malade et se chargea de toutes les blessures de son torse.

" Je prendrais le temps qu'il faudra... alors accrochez-vous... "

Concentrée, Yurikô donna donc son temps et son énergie dans son entreprise, et elle n'était pas aisée pour des premiers secours. En effet, elle n'avait rien pour immobilier son patient, ni de quoi réellement l'anesthésier. Chaque soubresaut de ce dernier face à la douleur lui demandait une certaine dextérité pour ne pas avoir de gestes malheureux. Mais tout le long du processus, elle ne cessa de lui parler, de l'encourager, et de rester parmi le monde des vivants.

" Je sais que c'est douloureux, mais ce n'est qu'un moment à passer... "

Les minutes s'écoulaient et s'étiraient....

" Vous avez réussi à survivre jusqu'ici, ne laissez pas tomber. "

Cela devenait des heures.... longues... mais la lumière n'était pas trop loin.

" Nous y sommes presque. Vous serez bientôt sorti d'affaire. "

L'application des soins pouvait être aussi épuisant pour le médecin que le patient, au point de conduire ce dernier à légitimement tomber dans le sommeil. Mais si il s'agissait d'un repos bien mérité pour le combattant, la tâche n'était pas finie pour la doctoresse. Elle profita de l'inconscience de celui-ci pour nettoyer toutes les plaies extérieures. Un peu d'eau, un bout de tissu propre, et elle s'attela à lui donner à nouveau son visage et qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle reconnut l'illustre personnage qui se tenait devant elle : Kayaba Akihiko, le haut-conseiller de Suna. Yurikô ne savait de lui que ce que disait les rumeurs et les journaux. Elle savait également qu'il était déjà venu à Konoha, mais à l'époque, elle ne s'y était pas intéressée. Se moquant à ces instant de sa célébrité, elle continua à éponger son front avant de dégager ses cheveux blonds qui lui collaient à la peau.

Lorsque ses traits redevinrent celui d'un vivant, elle poussa un grand soupir. Tout n'était pas fini, mais le plus pénible se trouvait derrière eux. Là, au milieu de ses marécages poisseux, Yurikô eut un petit sourire sur le visage, de ceux qui étaient assez satisfaits.

" Vous vous êtes bien battu. "

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Kayaba Akihiko
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Yurikô & Akihiko


Si d’ordinaire je suis assez chanceux malgré les décisions, somme toute peu cohérentes, que je peux faire, pour le coup il faut bien avouer que ça a failli me coûter la peau. Littéralement. Gisant à même le sol, telle une fleur dans la fange à laquelle on aurait découpé les racines, je sens mon corps lourd et froid, malgré le sang chaud qui ne cesse de perler et ruisseler tout le long de mes membres. Bien sûr, c’était sans compter sur la providence qui semble être de mon côté. Encore une fois. En effet, cette jeune femme est passée dans le coin par le plus grand des hasards, tombant donc sur mon corps meurtri et ensanglanté… et probablement même broyé. Je ne saurai pas même le dire… Tout s’était passé si vite et je n’avais eu l’occasion de ne jamais toucher le scélérat qui était mon contre parfait. Ce que je peux haïr ma confiance en ma personne en pareils moments ! Mais le mal est fait. Peut-être même que cela me servira de leçon, qui sait. Même si, bon, autant être honnête. J’en doute fortement. Je n’ai que trop rarement appris de mes erreurs dans ma courte vie.
Ainsi, même si les portes de la mort se sont offertes à moi l’espace de quelques minutes, je n’ai pour autant jamais cessé de lutter. Tel un miséreux qui se raccroche à la moindre parcelle, ma main s’est attachée à la mèche ébène de cet ange envoyé par Amaterasu pour me sauver. Un signe espéré, un véritable miracle qui s’est offert à moi. Le mérite-je seulement ? Les yeux fermés et les membres transis et engourdis, je ressens tout de même la chaleur qui m’est gracieusement apportée et qui s’empare de tout mon être. Peu à peu, je finis par me sentir si bien que ma conscience semble s’envoler vers un monde meilleur, une sorte de phase transitoire. A cet effet, je tombe véritablement dans les pommes. Ce qui, ne nous mentons pas, doit véritablement aider la Kunoichi médecin à faire son boulot (qui ne doit clairement pas être de tout repos).

Quelques instants plus tard (des heures ? Des minutes ? Je ne saurai le dire), je finis par me réveiller. Mon corps souffre, mais je me sens sorti d’affaire. Je semble être en mesure de bouger puisque j’arrive à me redresser (non sans peine) contre le tronc d’arbre qui me sert de siège. Bon, ce n’est pas aussi confortable que celui qui accueille mon séant quotidienne à Suna, mais ça fait l’affaire quand même. De toute façon, je n’ai pas le choix. Seigneur que j’ai mal. Et je ne peux pas le cacher. Mais au moins, j’estime moins ressembler à un cadavre que quand ma bienfaitrice m’a sauvé.
Et c’est là que je réalise certaines choses. Si je suis habituellement reconnu peu importe où je vais, cela m’arrange. Mais pour le coup… Au regard des tensions qui n’ont de cesse d’être alimentées par les escarmouches de nos villages respectifs, je me demande ce qu’il adviendra véritablement de moi. Dans le fond, il n’est pas improbable qu’elle m’ait soigné dans le seul but de mieux me conduire aux autorités de Konoha. Après tout, je suis le second du Sable et ma présence pourrait sembler quelque peu… malvenue. Que pourrait bien faire le Haut Conseiller de Suna aussi loin de ses terres mais aussi proche de celles de la Feuille ? Aussi, je me dois de rester méfiant dans tous les cas. Je suis bien loin d’avoir recouvré la globalité de mes forces (et de mon chakra), mais je devrai tout de même être en mesure de fuir si le besoin s’en fait ressentir.
Mais pour l’heure, l’ébène me félicite simplement. D’un côté, je ne sais même pas si elle est Konohajin… Peut-être que je m’inquiète pour rien, du coup. En tous les cas, je tente de lui sourire comme je le fais si bien d’habitude (non sans douleur), et cherche mon paquet de cigarettes dans mes poches intérieures.

« Bien battu ? J’ironise un peu. Si tel était le cas, vous n’auriez pas eu à vous battre pour ma vie… Je soupire. Mais je ne vous remercierai jamais assez pour votre acte. Je mets la main sur le paquet, imbibé et trempé par mes propres hémoglobines et sors deux clopes ; une que je mets dans ma bouche et une que je lui tends, puis j’allume la mienne. Kayaba Akihiko, Haut Conseiller de Suna, enchanté, je me présente, quand bien même je me doute qu’elle a déjà dû voir mon faciès au moins une fois dans les journaux, ou même ailleurs... »

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La jeune femme ne pouvait n'être que satisfaite. Un médecin l'était toujours quand il réussissait à sauver une vie... et ici, ce n'était pas n'importe quelle personnalité qui lui était à présent redevable : le haut conseiller de Suna. Toutefois, la kunoichi n'était pas le genre de femme que l'on impressionnait avec un titre car son métier était bien l'un des rares qui lui rappelaient qu'un statut social était une chose factice, surtout lorsque la mort se présentait en face de vous. En tout cas, grâce à ses efforts, ce dernier avait retrouvé assez d'énergie pour tenter de douloureusement se redresser et aussi pour se saisir d'une cigarette. Alors qu'il alluma la sienne et lui en proposa une en retour, le petit nez de Yuriko se fronça alors que ses yeux prirent une expression un peu sévère. D'un geste, elle repoussa la cigarette proposée dans le paquet et se saisit de celle qui se trouvait dans la bouche du sunajin. Là, elle la jeta d'un geste sec dans le marécage voisin.

" Si vous voulez me remercier, commencez déjà par vous soucier un peu plus de votre santé. "

Haut Conseiller, et alors? A l'instant où elle avait pris l'initiative de le soigner, il était devenu son patient, même si cela était pour de courte durée. Il n'était pas question pour elle de le regarder s'empoisonner après avoir mis autant d'énergie à le ramener parmi les vivants.

" Soyez raisonnable, Kayaba-sama. "

La jeune femme reprit alors son chiffon de fortune et continua à lui éponger le front. Tout en exécutant son geste, elle laissa un petit silence s'installer. Elle souhaitait seulement terminer sa tâche et quand cela le fut, elle porta son regard sur le visage emprunté de fatigue du shinobi.

" Je me nomme Tadake Yuriko. Je suis médecin mais vous auriez pu vous en douter. "

La jeune femme préféra omettre le fait qu'elle était de Konoha, volontairement bien entendu. D'une part parce que cette information ne serait d'aucune utilité à cet instant là, d'autre part parce qu'elle savait qu'il y avait un léger passif diplomatique entre leurs deux villages. Et puis, il n'était pas question de faire de la politique.

" Je vous avouerais que je suis surprise de voir une personnalité comme la vôtre par ici, mais bien plus dans cet état. Haut Conseiller semble être un métier bien plus risqué que ce que je croyais. "

Alors que Yuriko tenta d'entretenir la discussion - un effort considérable pour une personnalité aussi fermée que la sienne - elle vaquait toujours à sa tâche de guérisseuse. Elle se défit de son étole et choisit de l'utiliser pour mettre le bras de son blessé en écharpe, avec beaucoup de délicatesse afin d'éviter de causer plus de douleur que nécessaire.

" N'hésitez pas à me dire si je vous fais mal.... "

La kunoichi eut toujours été une femme sérieuse, on lui reprocha même de l'être un peu trop. Il était difficile pour elle de briser les habitudes, et bien plus lorsqu'elle se savait en compagnie d'un homme éminent... malgré sa réputation. Cependant, elle chercha à se montrer la plus agréable possible et à tenter de lui offrir un petit sourire. Strict mais douce... la plupart du temps.

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Yurikô & Akihiko


Si je ne suis pas forcément prêt à te rejoindre dans l’Autre Monde, Aika, le karma ne souhaite pas non plus m’y envoyer dans l’immédiat. Preuve en est. Alors que je pensais que j’allais mourir là, seul comme un misérable et trempant dans la boue, cet ange tombé du ciel est venu me sauver. Concours de circonstances ou simple jeu du Destin ? Bah, on s’en fout. L’important est que je sois de nouveau remis sur pieds. A peu près.
En effet, alors que j’allume ma cigarette et que je peine à me relever, je tente de tirer dessus à plein poumons. Quelle erreur ; je suis probablement plus faible que je le pensais après ce terrible affrontement. Je me mets à tousser bruyamment, mes mains devant la bouche, les yeux fermés. Puis je les rouvre et papillonne quelques instants, ma tête se mettant à tourner. A cet instant, je remarque du sang tout frais sur mes gants. Super… Un pneumothorax ? Ma respiration serait bien plus archaïque et difficile si tel était le cas. Probablement des restes de ce que j’ai pu prendre en pleine face, rien de très étonnant. Aussi, la Kunoichi repousse mon offre avant de s’emparer de la mienne et commence à me sermonner. J’esquisse un sourire et hausse les épaules.

« N’en avez-vous pas suffisamment fait pour vous soucier encore de mon état ? Je tente de me relever mais n’y arrive pas, alors je m’adosse de nouveau sur le majestueux tronc derrière moi. Bah, je n’aurais pas pu la fumer de toute façon, je soupire alors que j’essuie mes gants imbibés contre des feuilles qui traînent non loin de moi, de nous. »

Être raisonnable… Voilà un mantra que j’ai abandonné il y a bien longtemps… Dès que j’ai compris qu’il ne servait à rien de se brider ou de s’empêcher ces quelques fantaisies qui parfois nous font de l’oeil. La vie est trop courte pour ne pas lui donner la peine d’être vécue. Si un jour je pensais parler comme les jeunes prépubères incapables de se battre… De plus, de par mon rang et mon statut, je peux bien faire ce que je veux. En mon territoire du moins. Qu’en est-il de mon attribution dès lors que j’ai passé la frontière de Konoha et que je me trouve dans un village limitrophe ?
Je soupire. Si un jour on m’avait dit que je serai sauvé d’une quelconque manière par une soigneuse membre de la nation que je méprise le plus au monde. Machinalement, je me mets à rire nerveusement. Voilà que je dois une dette de vie au pays de la Feuille ! Quelle ironie du sort… Cher Destin, sache que j’aurais cent fois préféré retrouver Aika plutôt que tu te paies ainsi ma figure !

« Tadake Yurikô, vous dites… je marque une courte pause et détourne le regard, plantant mon regard dans les cieux encore grisonnants. J’imagine que vous êtes de Konoha, n’est-ce pas ? Ne vous sentez pas obligée de répondre, je connais cette volonté qui vous habite... La volonté du feu. Je plante mon océan dans ses ténèbres et souris de nouveau, quoique plus franchement cette fois. »

Bien sûr que la supposée Konohajin est curieuse de me voir ici, gisant dans la fange, aux portes de la mort. Ce n’est pas tous les jours qu’on essuie pareille défaite ; encore moins en terre conquise et ennemie. Je me maudirai presque d’avoir dû emmener ces incapables avec moi. L’erreur est humaine, diraient certains, mais je ne puis me permettre pareille bourde ! Je les connais, ces freluquets qui pensent avoir tout compris du monde qui les entoure… Le moindre coup de pression et de stress et voilà qu’ils détalent la queue entre les jambes… Quand ils ne se sentent pas supérieurs à leur propre condition et échouent tout lamentablement ! J’en connais un qui va finir au trou lorsque je foulerai de nouveau la Sainte Patrie, je peux vous le garantir.
Finalement, Yurikô (appelons-la par son prénom) prend un bout de linge blanc pour mettre mon bras en écharpe. Non pas que j’en ressens expressément le besoin, mais je me sens délesté d’un poids, le tissu sous-posant mon membre engourdi et meurtri.

« Vous vous débrouillez bien pour… Ne dis pas ça, Akihiko. Ne t’attire pas ses foudres alors qu’elle peut te sécher à tout moment. Je tousse. Pour une femme qui ne s’attendait certainement pas à devoir sauver quelqu’un de la mort aujourd’hui. Je ris légèrement et aperçois une branche d’apparence suffisamment longue et solide pour me faire office de tuteur. Grâce à elle, je parviens enfin à me lever et tente de marcher sur quelques pas. Comme je le pensais, je claudique plus qu’autre chose. Je hausse tout doucement les épaules et me tourne de nouveau face à mon salut. Que diriez-vous que je vous offre un verre ? Je vous dois bien ça, après tout, j’amorce avec un sourire charmeur. »

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" N’en avez-vous pas suffisamment fait pour vous soucier encore de mon état ? "

Le regard que la jeune femme lui porta était un peu froid. Elle prenait son métier très au sérieux et bien qu'il tenta de se relever, Yuriko eut le réflexe de le rattraper pour que cela se fasse en douceur.

" Sachez  Kayaba-sama, que je n'aime pas faire les choses à moitié. Je n'en ferais jamais assez pour mes patients, pas tant qu'ils ne seront pas convenablement rétabli. "

La kunoichi était particulièrement pointilleuse au point d'en faire sans doute trop, un reproche que pouvait lui faire ses pairs car elle s'investissait beaucoup. Si elle était capable de prendre émotionnellement du recul, cela ne signifiait pas pour autant qu'elle se détournerait des individus dont elle s'occupait sous prétexte que le minimum avait été accompli. Et si le Haut-Conseiller pensait qu'elle le lâcherait dans la nature sans être certaine qu'ils puissent rentrer entier, c'était bien mal la connaître. Elle aurait même pu le ramener par la force de ses bras à Suna et de force qui plus est.

" J’imagine que vous êtes de Konoha, n’est-ce pas ? Ne vous sentez pas obligée de répondre, je connais cette volonté qui vous habite... La volonté du feu. "

Akihiko était aussi avenant que le laissait supposer les rumeurs. Ses yeux bleus acier, le charisme qu'il dégageait et son sourire qui n'avait finalement rien de bien protocolaire.

" Si vous vous moquez, permettez-moi de vous signaler que ce n'est pas une très bonne idée étant donné l'état dans lequel vous vous trouvez. "

Yuriko lui rendit son sourire. Par contre, il était difficile de dire si ce dernier était un peu jaune d'agacement ou bien simplement ironique. Quand on la voyait comme cela, on pouvait facilement imaginer une femme droite, frigide et distante, mais quelque chose dans son regard laissait apparaître un je-ne-sais-quoi de chaleureux. De plus, si 'elle avait été une mauvaise personne, elle ne se serait jamais donné autant de mal pour sauver la vie du conseiller de Suna. Finissant les derniers soins - la mise en écharpe du bras de Akihiko - voilà que ce dernier faillit causer un nouvel incident diplomatique en faisait preuve de condescendance... qu'il rattrapa du mieux qu'il put.

" Vous vous débrouillez bien pour… Pour une femme qui ne s’attendait certainement pas à devoir sauver quelqu’un de la mort aujourd’hui. "

La kunoichi se redressa soudainement et le regarda de sa hauteur avant qu'il ne se saisisse de son appui en bois.

" D'une konohajin, vous alliez dire? Mais rassurez-vous, je trouve que vous vous rattrapez bien pour un sunajin. Et puis, ce n'est pas grand chose Kayaba-sama. Je suis médecin, j'ai eu l'occasion de voir bien des visages à la mort et elle n'était pas destinée à voler le vôtre. "

A ces paroles, elle l'aida à se relever mais ne le quitta pas des yeux alors qu'il clopinait. Elle ne pouvait décemment pas le laisser partir ainsi. Une fois qu'elle aurait récupéré un peu plus de chakra, la jeune femme pourrait à nouveau s'atteler à des soins complémentaires, au moins pour lui donner meilleures mines.

" Que diriez-vous que je vous offre un verre ? Je vous dois bien ça, après tout. "

Ce dernier lui sourit agréablement, Yuriko tenta de lui rendre de manière polie. Elle n'oubliait pas qui elle avait en face et il ne lui était pas permis de le faire. D'une part parce qu'elle était une shinobi de Konoha, d'autre part à cause de la position de son "patient".

" Ce sera avec plaisir Kayaba-sama, mais vous ne devez pas vous en sentir obligé. Je souhaitais de toute façon vous accompagner jusqu'à la ville la plus proche, et je tâcherais de soigner vos autres maux une fois là bas. Je ne serais satisfaite que lorsque je sais que j'aurais fait tout ce qui est en mon pouvoir. J'espère seulement que ceux qui vous ont fait cela ne soit pas là bas. "

Si tel était le cas, cet Akihiko avait vraiment une malédiction au dessus de sa tête. Qu'importait les jolis sourires qu'il serait capable d'offrir au monde, cela ne le sauverait pas à chaque fois. La jeune femme porta ses pupilles noires sur la silhouette branlante de ce dernier avec un sentiment curieux. De la peine? De l'admiration? Elle ne savait que penser, en allant au delà des animosités naturelles de leurs deux villages. Peut-être pourrait-elle se faire une opinion plus précise autour de ce fameux verre.

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Mon abnégation et ma dévotion pour Suna ne sont plus à prouver. Bien au contraire : je doute qu’il y ait quelqu’un, en ce bas-monde, capable de ne vivre que pour la Sainte Patrie. Bien sûr, Senshi m’est égal à ce niveau ; mais n’oublions pas qu’il reste le père de cette nation. Il est celui qui l’a érigée, qu’il l’a façonée à l’image de ses idéaux. Cela serait tout de même un comble s’il ne souhait pas la voir un jour prospérer comme il l’entend ! Néanmoins, la Kunoichi qui se trouve face à moi n’a de cesse de m’étonner. Son sens du devoir et de rétablir quiconque croise son chemin en piteux état est quelque chose qui me ferait presque frissonner… Si elle n’était pas de Konoha. Sauf qu’elle l’est. De fait, elle part avec des inconvénients… colossaux. Certes, personne n’est parfait. Moi le premier, d’ailleurs. Mais quand bien même fait-elle partie de l’ennemie numéro 1 des Dunes, voilà qu’elle soigne sa deuxième plus haute figure. Et je doute énormément que cela soit uniquement par intérêt… Qu’a-t-elle à y gagner ? Ils préfèrent tous nous voir mors que rétablis de toute façon !
Cette relation m’embête quand même, cela dit. Si je suis habitué de faire les beaux parleurs et autres charmeurs, je n’ai aucune envie de lui devoir une dette de vie. Certainement pas à elle. j’en dois déjà une à tout le clan Kusaribe – mais ça ne me gêne pas : elles nous sont affiliées. Yurikô, quant à elle… Elle est aux antipodes de La Belle. Malheureusement. Parviendra-t-elle à me faire changer d’avis ?
J’en doute fortement. En tous les cas, je l’admire… en quelque sorte. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Elle m’a donc soigné alors que je m’étais résigné à rejoindre Aika… La providence a, encore une fois, été de mon côté. Mais qu’est-ce que cela me coûtera ?
Tout. Toute ma fierté. Toute ma dignité. Toute mon envie d’écraser cette nation qui m’horripile en tous points.

« Vous faites preuve d’une abnégation et d’un de votre personne qui ne sont pas sans me rappeler ce dont je suis capable pour Suna, Yurikô-san, je dis, sincèrement, sans lâcher le sourire qui mange mon visage. »

Si je suis d’habitude moqueur envers les siens, il s’agit bien d’une chose que je ne peux me permettre de faire. Mon état est encore relativement instable : je tiens à peine debout et je dois m’aider d’un tuteur de fortune fait grâce à une branche suffisamment solide qui passait par là. Quel Haut Conseiller je fais, tiens… En tout cas, je me suis quand même permis de lui faire comprendre que je ressentais bien là sa Volonté du Feu. Quelles étaient les chances pour qu’elle le prenne mal ? Faibles, selon moi. j’étais à peu près sincère et n’avais aucunement l’envie de m’attirer ses foudres. Je soupire alors et ris tout doucement suite à sa réaction. Enfin, je hausse les épaules et la regarde droit dans les yeux. Fondera-t-elle comme toutes les autres ?

« Loin de moi l’idée de me moquer de vous. Bien loin… je ne fais que constater combien cette volonté – propre à Konoha – vous habite. Courte pause. Et je dois bien admettre que c’est stupéfiant, presque galvanisant si je puis dire ! »

Non sans surprise, elle me rend mon sourire. Mais… Il y a quelque chose qui me chiffonne, qui me dérange presque. Je n’arrive pas à lire en elle comme dans un livre ouvert. Par Amaterasu, quelle frustration ! Néanmoins, je ne laisse rien transparaître. c’est que j’ai une image et une réputation à conserver, mine de rien. n’est pas second de Suna qui veut ! Je ne cesse, en revanche, pas de me demander si ce sourire est crispé d’agacement ou si, au contraire il était simplement ironique. Bah, ça finira bien par lui passer – elle me semble assez mature pour outrepasser ses mauvaises interprétations. Pour une fois, je suis droit dans mes pompes et n’ai rien à me reprocher ! Excepté mon état lamentable et mes choix antérieurs.
Mais évidemment, je surenchéris. j’ai même d’ailleurs failli me trahir en adoptant un ton condescendant sans le vouloir, à deux doigts de claquer un incident diplomatique. Comme si j’avais besoin de ça ! Heureusement, je parviens à me rattraper bon gré mal gré et ça passe presque inaperçu.
« Presque » étant le mot important. Elle semble avoir lu dans mon jeu, mais laisse planer le doute. Je me retiens de soupirer de soulagement et tente de hausser légèrement les épaules. C’est elle qui le dit, pas moi. Bah, au final ça reste de bonne guerre puisqu’elle me rend la pareille. Je retiens un ricanement dans ma gorge, sans m’arrêter de la fixer – sans pour autant que ça en devienne malaisant. C’est que j’ai des manières, dites donc !

« Jamais n’aurais-je pu douter de vos compétences de médecin, très chère. Léger clin d’oeil. Mais je vous en dois tout de même une ; si je n’ai pas été happé par ces affres sempiternelles, c’est bien parce que vous étiez de passage. Je commence à claudiquer comme un vieux. Bordel, même Kana se déplace mieux que moi. Bah, d’un côté, c’est vous qui le dites. Je hausse mon épaule valide. Hélas, si la providence se révèle être souvent de mon côté, je doute que le karma ne finisse pas par m’en vouloir un jour ou l’autre, j’ironise à ma façon. »

Je reviens finalement vers elle et lui propose de lui offrir un verre. Bah, nos deux nations ont beau avoir une certaine animosité latente, je ne peux pas me permettre de l’étiqueter sous couvert de son affiliation à Konoha. Il est de mon devoir, en tant que figure politique influente, de savoir faire la part des choses et de juger individuellement les personnes qui sont face à moi – même s’il est vrai que je pars forcément avec un vilain a priori. Du moins, c’est ce qui se serait passé si elle ne m’avait pas sauvé alors que je m’ouvrais au terme. Non sans surprise, elle ne l’accepte pas directement. Bah, je m’y attendais quand même. Déjà à cause du passif inhérent à nos sanctuaires, mais aussi parce que je suis à peine capable de marcher. Mais de ce qu’elle m’a montré jusque là, je doute qu’elle me laisse pour autant rentrer seul à Suna alors que je peux à peine marcher avec mes trois pattes.

« Soyez sans crainte, Yurikô-san. Ceux – enfin, celui – qui m’a accablé d’un pareil mal s’est déjà crapahuté dans un autre de ses repères. Soit au Nord, soit au Nord Ouest. Aussi nous ne devrions avoir aucun mal à nous dégoter une table tranquille. Je m’adosse à un arbre qui passe par là afin de pouvoir utiliser mon bras libre sans manquer de me viander. Là, je remets ma capuche pleine de boue. Permettez-moi cet accessoire, mais je tiens à éviter d’être reconnu ci et là… Nombre d’habitants du Sekai veulent ma tête sur un pieu, alors si je pouvais éviter d’avoir à me battre ainsi… Je commence à rire. Mais vous me voyez ravi de passer la soirée en si bonne compagnie. Nouveau clin d’oeil. Avec un peu de chance, vous devriez être disposée à rentrer chez vous en cours de soirée, je doute d’avoir besoin de soins intensifs pendant plusieurs jours, je tente de dédramatiser. En fait, je souffre comme un chien mais il est hors de question que je lui avoue. Mais quel goujat… Je réalise que je n’ai pas répondu au début de sa phrase. Je ne me sens nullement forcé de vous offrir ce fameux verre. Au contraire, cela serait un honneur que d’échanger avec celle qui m’a été salvatrice ! Je clame aussi bien que je peux alors que je me mets en route vers Tanzaku. En combien de temps on va pouvoir y être avec mon rythme de grand-mère estropiée ? De plus, je pense avoir amplement mérité cette occasion de déguster vos alcools locaux, je la regarde avec sourire narquois. »

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Tadake Yurikô
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" Vous faites preuve d’une abnégation et d’un de votre personne qui ne sont pas sans me rappeler ce dont je suis capable pour Suna, Yurikô-san. "

A ces mots, la jeune prit un air faussement étonné par la remarque, de ceux qui était difficile de noter la véracité ou non car sa mine paraissait toujours affreusement sérieuse. Mais le ton ironique qu'elle employa trahit volontairement ses propos.

" Kayaba-sama... seriez-vous en train de me faire l'insigne honneur de me comparer à votre personne? Mais votre réputation et l'amour qui vous anime pour votre patrie me font passer pour bien pâle à vos côtés. Personne ne semble aimer son pays autant que vous. "

Et cela était sans doute vrai. La konohajin aimait son village et ce qu'il représentait, mais elle ne se pensait pas capable d'en faire autant que le Haut-Conseiller. Jusque là, ses valeurs étaient en accord avec celles du pays du feu, elle n'était donc pas troublée par les décisions politiciennes... qui d'ailleurs ne l'intéressait pas outre mesure. Elle se pensait médecin avant kunoichi, et profitait de tout ce qu'elle pouvait apprendre par cette fonction pour devenir plus performante et plus forte dans son domaine, et ceux, toujours dans le but de soutenir son frère. C'était le temps et les leçons de la vie qui l'avaient poussé à penser un peu à elle ainsi que ses propres désirs... qui n'étaient toujours pas certains. Un éternel questionnement.

Alors que les deux jeunes gens commencèrent à avancer lentement dans les marécages, le sunajin à la langue bien pendue tenta de rattraper ses remarques en précisant qu'elle n'avait rien d'insultantes, bien au contraire. C'était à ces mots qu'elle saisit toute la roublardise de la réputation de Akihiko. On disait tellement de chose sur lui, surtout les femmes d'ailleurs.... et pas qu'en de bons termes. Pour cette raison, Yuriko se montrait particulièrement prudente avec ce dernier même s'il n'était pas en position de force, il était reconnu pour être un homme intelligent, et ils étaient souvent les pires...

" Jamais n’aurais-je pu douter de vos compétences de médecin, très chère. Mais je vous en dois tout de même une, si je n’ai pas été happé par ces affres sempiternelles, c’est bien parce que vous étiez de passage. "

Il boitait affreusement, et n'écoutant qu'à moitié ce qu'il disait car elle s'inquiétait plus de son état - elle en oubliait totalement le sunajin - elle se saisit d'un de ses bras et l'intima de s'appuyer sur elle.

" Appuyez-vous sur moi Kayaba-sama... Vous avancerez plus sereinement et cela vous permettra de ne pas trop appuyer sur votre cheville. "

Alors qu'elle lui apporta naturellement son aide, ce dernier expliqua qu'il n'y avait plus rien à craindre des hommes qui avaient pu s'en prendre à sa personne, puis il prit appuis sur un arbre tout prêt de là. Il semblait étonnamment sûr de lui quant à la fuite de ses agresseurs mais peut-être que c'était cet excès de confiance qui l'avait conduit à finir dans ce triste état. Mais elle ne le jugerait pas... du moins, elle essaierait. Un homme de son statut ne devrait pas prendre des risques comme il le faisait, même si son sort ne devait pas la chagriner.

" Permettez-moi cet accessoire, mais je tiens à éviter d’être reconnu ci et là… Nombre d’habitants du Sekai veulent ma tête sur un pieu, alors si je pouvais éviter d’avoir à me battre ainsi… "

Face à ce constat, les pensées de Yuriko étaient facile à deviner. Quoique de plus étonnant! Les sunajins étaient des hommes de conquête et de bataille, dur et militaire, borné... il était évident qu'ils n'étaient pas un peuple à se faire des camarades si aisément.

" Si vous souhaitez vraiment pas que l'on vous reconnaisse, permettez? "

La jeune femme secoua la tête avec un soupir comme si elle trouvait le simple fait de rabattre une capuche comme bien maigre. A ces mots, elle rabattit le tissu en arrière et s'occupa de nouer les cheveux blonds du haut-conseiller d'une manière grossière afin de rendre cela moins "princier". Toujours dans l'idée de le rendre moins reconnaissable, elle arracha un bout de tissus de sa manche qu'elle enroula délicatement autour de son cou comme un foulard et remis la capuche sur la tête du Haut conseiller. Elle passa ensuite sa main sur les tissus boueux du sunajin, et lui dessina quelques traces pour salir un peu son visage, et l'assombrir un peu.

" C'est mieux... Si vous avez peur d'être reconnu, vous pourrez porter le foulard à votre bouche pour vous dissimuler un peu plus. "

Yuriko était le genre de femme qui faisait attention au moindre détail. On pourrait même dire qu'elle épousait les détails.

" Mais vous me voyez ravi de passer la soirée en si bonne compagnie. Avec un peu de chance, vous devriez être disposée à rentrer chez vous en cours de soirée, je doute d’avoir besoin de soins intensifs pendant plusieurs jours. "

" Vous êtes donc si désireux de vous débarrasser de moi? Vous n'avez pas de chance, je n'aime pas faire mon travail à moitié. "

Un petit sourire se dessina sur le visage de la jeune femme et comme par mimétisme, elle lui fit un clin d’œil. Cela était bien évidemment un peu moqueur, mais elle finit par se mettre à rire à son tour.

" Mais quel goujat… Je ne me sens nullement forcé de vous offrir ce fameux verre. Au contraire, cela serait un honneur que d’échanger avec celle qui m’a été salvatrice ! De plus, je pense avoir amplement mérité cette occasion de déguster vos alcools locaux! "

" Vous êtes définitivement un homme étrange Kayaba-sama. Mais sachez que ce n'est pas tant le verre qui me gêne, mais son contenu. Je... "

Yuriko se racla légèrement la gorge, un tout petit peu gênée car elle savait qu'il n'était pas convenable de refuser une invitation de cette façon.

"... je n'aime pas trop l'alcool. "

Ou l'alcool ne l'aimait pas. Elle savait pertinemment ce que cela pouvait l'amener à faire, en bien, en mal ou en gênant. Dans tous les cas, le haut-conseiller de Suna était sans doute la dernière personne avec qui elle serait disposée à se laisser aller : pour des raisons politiques et pour la réputation qu'elle connaissait de lui.... L'alcool, c'était définitivement non.

" Mais je veux bien vous accompagner en prenant quelque chose de plus sain. "

Bizarrement, elle avait un mauvais pressentiment... comme si un malheur n'arrivait jamais seul.

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Yurikô & Akihiko


Le Konohajin simple et basique est fourbe, sournois, roué. Jamais il n’aurait pris la peine de me venir en aide, quand bien même il n’aurait pas été au courant de mon affiliation. Si Suna est individualiste, nationaliste et protectionniste, Konoha est tout simplement égoïste, à ne penser qu’à son nombril. Un égocentrisme à en faire pâlir Senshi et toutes les autres têtes pensantes de la Sainte Patrie. Mais Yurikô… Yurikô. Elle est différente. Tellement différente… Il n’y a pas à dire, elle m’a l’air d’une enfant de chœur à côté de personnes comme Kagami. Si bien que, parfois, je n’ai pas l’impression d’avoir une femme du feu face à moi. Alors, certes, sa volonté est bien celle de son pays, mais pour le reste… Pas du tout. Encore une fois, son abnégation et sa dévotion détonnent mais d’une puissance… C’en est flamboyant.
En suis-je étonné ? Dans l’absolu, pas vraiment. A force de tenter d’anticiper, j’ai l’impression qu’il n’y a guère grand-chose qui soit capable de m’impressionner ou de me surprendre. Surtout lorsqu’il s’agit de notions psychologiques, physiologiques et, plus généralement, humaines et sociales. Ce qui me « titille », en fait, c’est le détachement de psyché par rapport au groupe que représente sa notion. Parmi tous les enfants de la Feuille, je n’ai pas rencontré quelqu’un capable de se comporter comme elle. Mais vais-je seulement m’en plaindre ? Bien sûr que non. Enfin, pas directement. Me faire sauver par une rouge me fait mal et annihile ma fierté quand même. Ne l’oublions pas.

Cela étant dit, je me retrouve rapidement perdu dans mes pensées. Premièrement, je songe à Suna la belle. Puis à Aika, bien évidemment. Si elle avait été là, alors que j’étais au point de m’ouvrir au terme, qu’aurait-elle fait ? Qu’aurait-elle dit ? Fait amusant, Yuriko me parle mais je ne l’écoute pas. Du moins, je le fais consciemment tandis que mon subconscient prend le contrôle de mon esprit, provoquant probablement un décalage. Pour en revenir à ma dulcinée, je pense qu’elle m’aurait engueulé, déjà. Pourquoi ? Pour ma prise de risques inconsidérée. Comme d’habitude ; c’est un peu ma marque de fabrique dirons-nous. Mais après avoir laissé un peu de temps passer, je suis persuadé qu’elle aurait trouvé de quoi rire – et me faire rire. Elle avait toujours été bonne et douée pour ça… dédramatiser. Si elle était d’un naturel fataliste (notion qu’elle m’a inculquée bon gré mal gré) et que, toujours pour elle, rien n’arrivait par hasard, elle faisait toujours en sorte de ne pas baisser les bras et de tirer du positif, quand bien même la situation du moment ne semblait en présenter aucune.
Puis je pense à Suna. Quel rapport avec celle pour qui je pouvais mourir ? Elle était celle qui s’amusait à inventer des chants et marches militaires, toujours dans le but de booster et motiver les troupes. Voyez par vous-mêmes :

« Petit papa voici la mi-carême,
Car te voici déguisé en soldat
Petit papa dis-moi si c'est pour rire,
Ou pour faire peur aux tout petits enfants ? (bis)

Non mon enfant je pars pour la patrie,
C'est un devoir où tous les papas s'en vont,
Embrasse-moi petite fille chérie,
Je rentrerai bien vite à la maison. (bis)

Dis-moi maman quelle est cette médaille,
Et cette lettre qu'apporte la colombe ?
Dis-moi maman, tu pleures et tu défailles
Ils ont tué petit père adoré ? (bis)

Oui mon enfant ils ont tué ton père,
Pleurons ensemble car nous les haïssons,
Quelle guerre atroce qui fait pleurer les mères,
Et tue les pères des petits anges blonds. (bis)

La neige tombe aux portes de la ville,
Là est assise une enfant de Suna.
Elle reste là malgré le froid, la bise,
Elle reste là malgré le froid qui bat. (bis)

Un homme passe, à la fillette donne.
Elle reconnaît l'uniforme véhément.
Elle refuse l'aumône qu'on lui donne,
À l'ennemi elle dit bien fièrement : (bis)

Gardez votre or, je garde ma puissance,
Soldat Feuillu passez votre chemin.
Moi je ne suis qu'une enfant d'allégeance,
À l'ennemi je ne tends pas la main. (bis)

Tout en priant sous cette Cathédrale,
Ma mère est morte sous ce porche écroulé.
Frappée à mort par l'une de vos étoiles,
Frappée à mort par l'un de vos fouets. (bis)

Mon père est mort sur vos champs de bataille,
Je n'ai pas vu l'ombre de son cercueil.
Frappé à mort par l'une de vos étoiles,
C'est la raison de ma robe de deuil. (bis)

Vous avez eu la Côte et Nanakita,
Vous avez eu des millions d'étrangers,
Vous avez eu Karawar et Arakura,
Mais mon p'tit cœur vous ne l'aurez jamais,
Mais mon p'tit cœur lui restera Parfait ! »


Finalement, je sors de mes pensées et je me rends compte que j’ai malgré tout réussi à maintenir la conversation avec cette chère âme charitable. Mon cerveau n’aura de cesse de m’étonner. Maintenu grâce à la Konohajin sur laquelle j’ai, semble-t-il, pris appui, nous avançons doucement vers une auberge roche de Tanzaku. Je réalise aussi que je n’ai pas seulement rabattu ma capuche : ma toison d’or est négligemment attachée et je sens une certaine humidité en éparses endroits de mon visage : de la boue vient me salir. Et puis, j’ai un foulard autour du cou que « je peux remonter autour de ma bouche » si tout cela n’est pas nécessaire. En guise de remerciements, je hoche la tête et m’incline aussi bien que je peux. Par Amaterasu, qu’est-ce que j’ai mal ! Bah, au moins elle m’empêche de claudiquer et de trop prendre appui sur ma cheville meurtrie, c’est toujours ça de pris.
Quelques temps après nous arrivons et je m’adosse au mur de notre destination. Je sais qu’elle m’a déjà sermonné mais je n’en peux plus ; je dois céder à mes vices et autres addictions. Aussi je ressors mon paquet de cigarettes sans lui en proposer – j’ai compris qu’elle n’était pas encline au tabac, chose que je respecte. Et cette fois, elle n’a pas intérêt à m’en priver. Certainement pas ! Je lui fais d’ailleurs comprendre avec un sourire grave, contrastant avec mon sourire angélique. Une fois que j’ai terminé de m’intoxiquer – ce qui ne dure pas longtemps, soit dit en passant – je lui emboite le pas et ouvre la porte avant de reprendre appui sur son épaule. Du regard, je balaie la salle et force est de constater que je suis assez loin d’être remis : la lumière étincelante de l’établissement me flingue les yeux et rend ma vue trouble. Je soupire doucement et pointe du doigt la première table qui vient.

« Enfin nous y voilà, je souffle en m’asseyant avant que le serveur ne vienne nous demander ce que nous prenons. Une pinte, je commande pour ma part, me demandant tout de même quel soft s’apprête à prendre mon interlocutrice. Ainsi, vous n’aimez pas trop l’alcool ? Je demande un peu innocemment. Vieille ennemie ou simplement contraire à votre éthique et déontologie ? Curiosité mal placée ? Probablement. Je hausse les épaules. Bah, j’imagine que cela pourrait vous faire trembler et donc vous empêcher de pratiquer. Je souris de manière bienveillante. Je comprends tout à fait. Le serveur arrive et nous sert, je torpille ma pinte, espérant secrètement faire ainsi passer la douleur. Néanmoins, sachez que j’apprécie vraiment ce que vous faites pour moi. Loin de moi l’idée de me débarrasser de vous, mais je ne veux pas non plus vous monopoliser trop longtemps. Je continue de lui sourire et fais comprendre d’un hochement de tête au tenancier que la petite sœur serait bienvenue. Je joue avec le fond de mon verre avant de plonger mes yeux dans les siens. J’imagine que nous sommes destinés à passer quelques temps ensemble, aussi je pense que briser la glace politique en faisant fi de nos factions respectives semble être l’option privilégiée, n’est-ce pas ? Je ferme les yeux et penche un peu ma tête sur le côté. Je vais mourir. »

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Alors que les deux shinobis traçaient leur chemin tout en conversant sur des banalités, ils finirent par arriver à Tanzaku sans encombres supplémentaires, sans mauvaises surprises qui auraient pu rendre la situation plus complexes qu'elle ne l'était déjà. Généreusement, la konohajin avait proposé de servir d'appui supplémentaire au conseiller blessé pour éviter d'aggraver ce qui n'avait pu être encore soigné, et elle put en être soulagée quand ils parvinrent à atteindre une auberge. Alors que Akihiko s'appuya sur le mur, Yuriko épousseta ses vêtements pour y chasser la boue séchée et être un peu plus présentable. Mais à peine eut-elle le temps de baisser le regard, que le sunajin avait déjà allumé une cigarette qu'il porta à sa bouche. Leur regard se croisa et le sourire que ce dernier lui adressa semblait bien indiquer qu'il comptait bien la fumer. En guise de réponse, il n'eut qu'un soupir désabusé de la part de la jeune femme. Il était adulte. Qu'il n'en fasse qu'à sa tête si tel était sa volonté. Mais par politesse, elle demeura silencieuse à ses côtés le temps que Akihiko ne finisse d'étouffer ses poumons avec une apparente satisfaction.

Ce ne fut qu'une fois à l'intérieur et après avoir trouvé une place assise que les deux shinobis reprirent la conversation, face à face. Rapidement, un serveur vint à prendre leurs commandes et le sunajin demeura toujours aussi déraisonnable alors que sa situation demandait un peu plus d'attention. Ne désirait-il pas récupérer? Intérieurement, Yuriko se demandait si au-delà de la folie du combat, si Kayaba n'était pas de ces hommes qui aspiraient à ce que la mort vienne les faucher, dissimulant leurs actes derrières des idées de gloires et de chauvinisme. Peut-être était-ce les deux à la fois.

" Un thé, je vous prie. "

Le serveur le regarda avec un air étrange. Il ne devait pas être habitué à ce qu'on lui passa telle commande et à son visage - dans un tel bouiboui - Yuriko comprit qu'elle n'aurait sans doute pas ce qu'elle souhaitait. Elle ne put s'empêcher de soupirer mais elle se tiendrait à ce qu'elle avait dit. Pas d'alcool.

" Un verre d'eau. Je suppose que vous en avez? "

Le regard sombre et le ton tranchant de sa voix montrait clairement qu'elle n'accepterait pas un autre refus. Il devait bien y avoir quelque chose sans alcool, non? Alors qu'il s'en allait, le sunajin tenta de la questionner à ce sujet. Pour lui répondre, elle n'hésita pas à le soutenir du regard, tout en affichant un petit sourire dont il était difficile, une nouvelle fois, de noter la sincérité. Blaguait-elle ou bien faisait-elle preuve de décontraction?

" Sachez, Kayaba-sama, que ma main ne tremble jamais. Mais les raisons qui me poussent à ne pas consommer de l'alcool sont bien plus simple que cela. Je souhaite uniquement assurer ma conduite. Je ne veux pas prendre le risque de me montrer inconvenante en votre compagnie. Vous êtes tout de même un haut conseiller. "

La jeune femme sourit une nouvelle fois à l'instant même où le serveur leur apporta ce qu'ils avaient demandé.

" Et avant que vous me disiez que je ne pourrais pas vous faire d'affront, je peux vous assurez du contraire. "

Par précaution, elle ne put se retenir de sentir son verre avant de boire une gorgée, juste par précaution. Elle n'était pas paranoïaque mais on s'était déjà amusé à lui faire ce genre de mauvaise blague, remplacer son eau par autre chose d'alcoolisé en sachant pertinemment que les choses pouvaient mal tournées.

Mais alors qu'elle regardait le verre dont l'eau avait très mauvais goût - pas étonnant vu le milieu - elle releva la tête en arquant un sourcil interrogateur.

" Me monopoliser? Mais je ne suis là que parce que je le veux bien. Vous ne me retenez en rien et rien ne me retiens ailleurs. Soyez donc rassuré. Je ne suis dans les environs que pour des raisons personnelles. "

Yuriko préférait ne pas en dévoiler plus, pas dans le but d'être secrète mais uniquement parce qu'il n'y avait véritablement rien à dire. Elle venait dans les environs pour connaître les derniers remèdes que l'on vendait sur les marchés, avoir une oreille attentive aux rumeurs, à l'écoute d'un nom ou d'une description qui pourrait lui servir... tout en tentant de profiter du peu de temps libre qui était le sien.

" Oh? Un sunajin prêt à oublier qu'il se trouve en compagnie d'une konohajin? La proposition est si rare que je ne pourrais refuser cette trêve. "

Un petit sourire apparut au coin des lèvres de la jeune femme alors que Akihiko plongea ses yeux dans les siens. C'était visiblement une étrange habitude du haut-conseiller, bien qu'un peu déconcertante, il fallait l'avouer.

" Je pense que nous pourrons faire de cette entrevue une légende à raconter, celle où deux ennemis auront fait le choix de préférer le verre à la lame. Cela semblera si incroyable que personne ne nous croirait. "

Elle leva son verre, le salua d'un mouvement de tête avant de prendre une gorgée d'eau.

" Mais puisque vous concédez à ce que l'on se parle comme deux personnes normales, je serais curieuse de savoir ce que vous aimez... à part votre pays, les cigarettes, et vider votre verre avec une telle rapidité. "

Le ton de sa voix ne faisait aucun reproche sur les deux derniers faits, cela aurait été trop facile et elle n'était pas la mieux placée pour le sermonner... même si cela démangeait un peu la doctoresse.

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Yurikô & Akihiko


Je mentirais si je n’avouais pas être actuellement dans une situation inconfortable. Non pas que cela me dérange totalement, mais je n’ai certainement pas pour habitude d’échanger plus ou moins librement avec une Konohajin. Au risque de me répéter, mon ego et ma fierté en ont également pris un coup ; jamais je n’avouerai avoir été sauvée par une médecin de la Feuille. Jamais. D’une part, pour sauver les apparences (je me refuse, à la base, d’être sauvé par qui que ce soit) mais aussi pour éviter d’autres problèmes subsidiaires, quoi que dans la suite logique des choses. Au regard du passif inhérent à nos deux nations, il est totalement inacceptable qu’un Shinobi de ma trempe se laisse aller entre les mains d’une Kunoichi comme celle qui avait – enfin – accepté de prendre un verre avec moi. Mais si je suis Sunajin, je reste avant tout un homme. Un homme de bonnes manières (quand il en a envie) et qui sait remercier, à raison, Yurikô. Que les dieux m’en soient témoins : peu importe la nationalité de mon sauveur ou de ma sauveuse, il y a fort à parier pour que nous finissions dans un bar. Encore une fois : c’est la moindre des choses.

Une certaine gêne subsistait tout de même alors que je fumais face à l’établissement qui ne tarderait à nous accueillir. Elle m’avait déjà empêché de céder à mes pulsions quelques instants auparavant, aussi son soupir désabusé ne me surprit pas outre mesure. En fait, je m’y attendais – mais je n’en avais cure. Je suis suffisamment âgé pour décider de la manière dont je traite mon corps, et cette dernière semble l’avoir compris. Que cela soit par ma capacité à descendre mon verre ou à remplir mes poumons de nicotine.
Finalement, la discussion reprend son cours alors que nous avons trouvé de quoi posé nos séants seyants après ce début de soirée ô combien compliqué. Si la Kunoichi m’avait prévenu qu’elle ne prendrait pas de boisson alcoolisée, le gérant avait du mal à le concevoir. Bah, rien d’étonnant vu l’allure très… lugubre, dirons-nous, de cette auberge. En tous les cas, j’espère très sincèrement que cela fera son office et que je n’aurai pas à m’inquiéter. Comme je le disais à ma providence, le type qui m’a laissé dans cet état doit être bien loin à l’heure qu’il est, perdu dans les montagnes du Nord Ouest, entre l’Enclave et Tetsu.
Bref, la Konohajin demande un thé, le serveur la regarde étrangement, presque déstabilisé. A croire que ce n’est pas quelque chose qu’on peut commander dans un bar. Je ne peux m’empêcher de rire fébrilement quand je vois son regard noir, ponctué d’un ton de voix tranchant. Tous les signes me font penser qu’il serait de très mauvais ton de l’énerver – et encore moins dans mon état. Je hausse sensiblement les épaules à cette idée et continue d’alterner entre les deux, le regard amusé. Finalement, le commis s’en va chercher notre commande et je la questionne un peu, curieux de savoir pourquoi elle ne boit pas d’alcool. Pour entamer sa réponse, j’ai le droit à un sourire dont je suis incapable de jauger la sincérité. Peut-être même blaguait-elle. Bah, je vais lui laisser le bénéfice du doute… jusqu’à preuve du contraire.

« Assurer une certaine conduite ? Je pouffe légèrement mais sans me moquer d’elle : Cela fait bien longtemps que je n’ai plus cette barrière lorsque je suis seul, avec quelques bonnes personnes ou en proie avec mes démons, ajoute-je. A son tour d’ajouter quelques explications, avant même de m’anticiper. Je tique : rares sont les personnes capables de telle prouesse. D’un côté, mon état joue aussi bien sur mes capacités physiques que psychiques, et pour un peu qu’elle n’ait pas un QI négatif comme ceux qui habitent les îles de par delà les océans (chose qu’elle m’a déjà prouvé à plusieurs reprises, d‘ailleurs)… Vous pouvez m’assurer le contraire aussi longtemps que vous le voulez, cela ne change rien au fait que rien ne saurait me choquer ou m’indigner, je lâche avec un sourire en coin. M’enfin, quoi que vous fassiez, sachez que je respecterai votre choix, je finis par lui assurer. »

Entre temps, le peintre nous a apporté nos consommations et je me suis bien vite empressé de torpiller ma pinte. Bordel, que c’est revigorant – et rafraîchissant ! J’en avais bien besoin et je ne m’en cache pas le moins du monde. Peut-être même que si j’augmente le taux d’éthanol dans mon sang, la douleur s’évaporera quelques temps… Si je me suis blindé de masques, je ne peux pas cacher à cent pourcents ce que je ressens actuellement. Et même si elle m’a attribué les premiers secours (est-ce qu’on peut seulement encore les considérer comme tels, rendus à ce point ?), ça me fait un mal de chien et il n’est pas rare de me voir grimacer sous la douleur. Je peux à peine bouger le bras en écharpe ni même mes jambes. Un vrai canard boiteux… Quelle belle image du Haut Conseiller de Suna je peux donner, tiens.
Même si la vaillance et l’abnégation de la Tadake n’ont d’égales que la mienne envers ma patrie, je me refuse de l’obliger à passer trop de temps en ma compagnie. Si nous venions à être vus ensemble, les conséquences diplomatique seraient tout bonnement catastrophiques. De fait, je devine aisément qu’elle ne veut pas avoir à les subir, tout comme moi. Néanmoins, elle m’affirme être là parce qu’elle le veut bien. Je souris et hausse une fois de plus les épaules ; eh bien soit, ce n’est guère la peine de plus tergiverser à ce sujet.

« Il faut croire que même mon esprit complexe peut être parsemé d’incohérences, n’est-ce pas ? Je ris un peu plus sincèrement que plus tôt alors qu’un sourire en coin apparaît sur son visage. Je lève ma chope (vide, quelle hérésie) face à mon interlocutrice avant de la faire tinter contre son verre, dans un éclat cristallin. A… la trêve qui nous unit ? Je ne suis pas certain du terme à employer, mais je pense que cela fera l’affaire. Le serveur passe près de nous et je pose mon récipient vide en lui intimant d’un hochement de tête que j’en prendrai une autre. Ah ça… Sacrée légende ! Comme vous le dites, personne ne nous croirait. Imaginez raconter cela à nos enfants – voire petits-enfants – alors que nous sommes sur le champ de bataille, chacun défendant sa patrie… Un beau message d’espoir, hm ? L’idée me débecte, en fait, mais ça, elle ne saurait le déceler. Plus précisément, ce n’est pas tant l’idée d’avoir un lien plus ou moins positif avec l’ébène qui me révulse, mais l’idée de voir Konoha et Suna s’allier. Jamais, ô grand JAMAIS, ces deux nations verraient un pacte les lier tant que je serai vivant !!! Enfin, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire suite à sa dernière énumération. Même si elle ne fait qu’établir les faits, je suis bien obligé d’admettre que j’ai un paquet de vices qui me poursuivent. J’en aime des choses, Yurikô-san. Comme vous vous en doutez, profiter de la vie en fait partie. Mais j’aime aussi apprendre de nouvelles choses, sans cesse. Tout ce qui peut stimuler mon esprit, en vérité. Cela peut être de la simple lecture à l’établissement de plans et autres stratégies de guerre, clin d’oeil – il y avait longtemps. J’aime aussi me prélasser dans les sources du village ou encore passer la soirée en charmante compagnie, même si l’alcool ne semble pas être son fort, la provoque-je pour conclure, un sourire narquois aux lèvres. Et vous, qu'elles sont les passions qui vous habitent ? A part sauver un Haut Conseiller dans la fange... je ris. »

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Alors que la jeune femme se tenait devant Akihiko, elle le regardait gentiment pouffer de rire. Elle ne saisit pas réellement ce qu'il y avait de drôle dans ses propos mais elle ne s'offusqua pas. Il ne se doutait pas du monstre qu'elle était capable de devenir lorsqu'elle avait un coup dans le nez. Elle était si imprévisible qu'elle-même préférait ne pas prendre de risque. Si dans un premier temps, une bonne compagnie pouvait la rendre plus chaleureuse, un seul mauvais pas ou mot de travers pouvait la faire glisser sur une pente plus... brutale. Cette auberge miteuse ne s'en remettrait sans doute pas. Le seul capable de lui faire entendre raison dans de tel moment était son frère, comme si elle était programmée à retrouver son sang-froid au son de sa voix.

En attendant, alors que ce dernier lui avoua qu'il était tout à fait conscient de ses propres vices et qu'il vivait bien avec ces derniers, un petit sourire apparût sur le visage de la kunoichi. Elle avait en effet constater que peu de chose semblait l'arrêter... sans compter la réputation de ce dernier, et elle ne parlait pas du shinobi.

" Ha! Je pense que je pourrais vous surprendre. Lorsque je signifiais de me tenir convenablement, ce n'est... que pour votre sécurité. En votre état, vous ne me résisteriez pas... si je peux me permettre. "

Ces propos ne cherchaient pas à dire qu'elle pouvait le défier facilement sur la scène d'un combat, mais que son état de santé ne lui permettrait pas de lui faire front. Une réalité quand elle le voyait de temps à autre tiquer à cause de la douleur - car cela ne lui avait pas échappé. Montrant néanmoins qu'elle était sur la même longueur d'onde - de la légèreté - elle le gratifia d'un nouveau sourire.

Pour "célébrer" cette rencontre providentielle pour l'un plus que pour l'autre, les deux shinobis firent tinter leurs verres. Si Akihiko enchaina sans trop de difficulté ses pintes, le verre d'eau de Yuriko était toujours à moitié plein. Quand le serveur passa à côté, il la regarda avec un air étrange - comme s'il lui signifiait qu'elle devait prendre autre chose, une "vraie" boisson. Toutefois, l'expression sombre de la kunoichi lui fit comprendre une bonne fois pour tout que ce n'était pas la peine.... mais son verre... son contenant avait vraiment un arrière goût... bizarre.

Pensant qu'il ne s'agissait que de la qualité de cette dernière, elle tenta de faire abstraction une nouvelle fois de ce détail pour se concentrer sur son échange avec le haut conseiller. La jeune femme avait posé une question qui se voulait banale et comme elle pouvait l'attendre de la part du politicien, il joua de ses mots mielleux pour lui glisser une petite boutade amicale. Son sourire s'étira.

" Vous m'en direz tant. "

Comme elle pouvait s'en douter, il lui retourna la question, ce qui l'obligea à réfléchir un petit peu. S'accoudant sur la table, tapotant un doigt sur sa bouche pour montrer qu'elle faisait preuve de réflexion, elle cherchait par quoi commencer. Et c'était presque à regret qu'elle se rendait compte qu'elle n'avait rien de bien original à évoquer.

" Et bien.. je vais vous paraître bien ennuyeuse. Mes goûts sont plutôt simples. J'aime mon travail et en conséquence, je passe beaucoup de temps à lire tout ce qui attrait à la médecine, du moins... quand je le peux. J'aime les longues balades en forêt, écouter le bruit de l'eau, les étoiles... je trouve cela apaisant. J'aime beaucoup la musique et je m'y exerce parfois, à la flûte... j'apprends le shamisen et le cithare également à mes heures perdues.

Mais alors qu'elle prononça ses mots, elle eut comme une désagréable sensation. Elle avait un peu chaud. Elle reprit son verre et but une nouvelle gorgée. Elle grimaça avant de le reposer.

" J'espère que votre boisson est meilleure que la mienne. A croire que l'on ne peut pas servir un simple verre d'eau. "

Elle repoussa de la main son verre dans lequel il resta un fond. Toutefois, elle chercha à faire bonne figure et se mit à sourire à nouveau.

" On m'a souvent reproché d'être une femme beaucoup trop sérieuse et que je ne profitais pas assez de la vie, comme vous dites. Mais je me demande bien si cela ne sert pas à cacher un peu la misère de notre cœur. Profitez de la vie? Je dois avouer que j'ai un peu de mal à comprendre comment on peut véritablement profiter si nous n'avons pas conscience de ce qui nous entoure. "

Yuriko leva les mains pour signifier qu'elle ne jugeait pas Akihiko.

" Ne vous méprenez pas, Kayaba-sama. Je ne fais aucun reproche. Mais personnellement, l'alcool et ce genre de péché me font perdre pied. Et au final, je ne profite de rien. Mais vous semblez définitivement plus coriace que la moyenne. "

Pour la première fois, la jeune femme se mit à rire, un petit rire cristallin qu'elle ne retint pas. Elle se montrait enfin un peu plus décontractée.
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one million voices



Yurikô & Akihiko


Je me tiens assis, là, face à Tadake Yurikô. Ma sauveuse, littéralement. Celle envers qui je suis redevable de ma propre vie. Et ça, ça fait mal. J’ai mal rien qu’en l’admettant. Non pas parce que c’est une femme ou parce que c’est « elle », mais… C’est une Konohajin. Une putain de feuillue. A quel moment le destins ‘est dit que cela serait si drôle pour moi de tomber aussi bas ? Avoir une dette envers l’une des trois choses que je hais le plus au monde… Quelle ironie du sort. Néanmoins, force est de constater qu’elle se tient bien à l’écart des clichés qui englobent la majeure partie des Konohajins. Elle me semble loin d’être imbue de sa personne, son abnégation envers son corps de métier est sans faille et elle n’a pas hésité à me sauver… probablement en tout état de cause, a fortiori.
Aussi nous continuons d’échanger à mesure que le temps passe. Si je ne lésine pas sur ma propre descente, mon interlocutrice et sauveuse semble un peu plus… réticente, presque méfiante. Mais je ne relève pas et n’en fais aucunement mention ; elle m’a elle-même avoué ne pas boire d’alcool, aussi sa méfiance vis-à-vis du barman (qui ne semblait pas très enclin à servir « juste » de l’eau) reste somme toute légitime et logique. Finalement, vient le pourquoi du comment l’ébène se refuse à boire. A l’en croire, elle est incapable de se contrôler lorsque les effluves enivrantes viennent frapper son système nerveux. Je réprime un rire, bien que restant souriant. Bien loin de me moquer d’elle, je trouve tout de même cela comique.

« A vrai dire, je ne pense savoir résister à qui que ce soit dans mon état. Je hausse les épaules et fais virevolter mon regard. Je pense n’avoir recouvert qu’un dixième de mes forces… Même un aspirant saurait me faire mordre la poussière, j’en suis sûr ! Je ris et fais preuve d’autodérision ; cela n’a jamais fait de mal à personne et, aussi fier je puis être, force est de constater que je ne suis pas en position pour me mettre en avant. »

Quelque chose me dérange tout de même. Que la médecin boive lentement, soit. Qu’elle grimace à chaque gorgée, pourquoi pas (on ne sait pas de quelle qualité peut être l’eau servie dans ce bivouac miséreux). Mais la réaction du serveur est sacrément louche quand même. Je sais bien que j’ai toujours été de nature méfiante (bah, que la première personne d’influence qui n’a jamais été menacée me jette la première pierre) et un peu… paranoïaque sur les bords, mais je ne suis pas certain que regarder avec insistance un verre d’eau servi juste avant soit quelque chose de bien séant, ni que cela soit très bien inscrit dans les règles sociales communes. Puis Yurikô lui jette un regard noir alors que j’arque un sourcil ; peut-être qu’il ne recommencera pas à vouloir la forcer à boire quelque chose de non soft.
Son sourire s’étend suite à ma petite boutade, puis nous continuons de discuter et d’échanger. Des banalités, des mondanités… Rien de bien important, en somme. Je fais même l’effort de ne pas analyser son non-verbal ni la façon qu’elle a de s’exprimer. Je suis trop fatigué pour ça et, de toute façon, la douleur est encore trop vive pour que je puisse me permettre pareilles libertés. Je tente néanmoins de cacher ô combien cette situation est inconfortable (tant pour mon corps que mon esprit), quand bien même cela ne m’étonnerait pas que la Kunoichi se soit rendue compte de quelque chose.

« Vous me semblez être une femme forte de caractère avec son petit côté – excusez-moi du terme – fragile, essayant de trouver de quoi s’échapper lorsque cela vous est donné… Je recule doucement ma chaise, mon corps craque de tout son long ; ça fait un mal de chien bordel. Une femme médecin et artiste… Je souris et m’en allume une. Voilà qui est étonnant ! J’opine du chef, gardant mon sourire enjôleur. »

Elle reprend bien vite une nouvelle gorgée de son verre alors que ma deuxième pinte est déjà terminée. De fait, je commence à réellement croire qu’il y a un souci avec son contenu… quelque chose cloche. Hélas, il m’est impossible d’en avoir la certitude. Elle met d’ailleurs le sujet sur la table, et je lui donne pour seule réponse un hochement positif de la tête, plus occupé à faire quelque forme mythologique avec ma propre fumée, pointant mes lèvres haut vers le plafond miteux de cet établissement de même acabit. A elle de reprendre donc le récit de sa vie, et donc de sa propre vision du profit de la vie : ne pas céder à ses vices, en somme. Bah, comme toute autre chose, ce n’est qu’une question de point de vue. Je profite de la vie en ces moments de débauche parce que, justement, je passe le reste de ma vie à travailler et à me noyer dans les archives… Quand je ne risque pas de laisser ma vie sur une mission à haut risque parce que l’équipe qu’on m’a mise en place est tout simplement constituée de bras cassés et autres bons à rien.

« Je ne pense pas qu’on puisse un jour me reprocher de trop travailler. Je hausse une nouvelle fois les épaules et soupire légèrement. Je veux dire, il faut bien quelqu’un pour s’occuper du village lorsque le Suprême est trop occupé, n’est-ce pas ? Petit clin d’oeil. Mais… Je commence à peser mes mots. Disons que je préfère être seul lorsque je m’adonne à profiter de la vie. Je ne voudrai pas que mon propre peuple ait une mauvaise image de moi ! Je me joins à son rire. Néanmoins, je fais toujours en sorte de rester lucide ; c’est un coup à se retrouver dans des embuscades non souhaitées… Je réalise quelque chose et m’empare de son verre sans vraiment prévenir. En parlant d’embuscade, je chuchote tout en reniflant ce qu’il reste de boisson. Venez avec moi, ce n’est pas que de l’eau ! Je commence à m’alerter et à la prévenir en faisant en sorte qu’on ne nous écoute pas. Difficilement, je me lève et me mets à ses côtés, ma chevelure masquant mon visage alors que mes lèvres se trouvent près de son lobe gauche. Vous avez probablement été droguée, je propose de lever le camp prestement... »

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Tadake Yurikô
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Une fleur dans la fange
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" L'égoïsme est la liane après laquelle les hommes se sont hissés hors des marais croupissants pour sortir de la jungle.”




Plus les minutes passaient, plus Yuriko se sentait un peu étrange mais luttait pour ne rien paraître. Pourquoi avait-elle si chaud d'un coup? Repoussant ses cheveux en arrière, la kunoichi chercha à continuer à se montrer agréable avec le sunajin. Voilà que ce dernier la dépeignit d'une manière qui apporta un sourire à son visage.

" De la fragilité? Je suppose que nous en avons tous. Mais nous tâchons de la dissimuler d'une manière ou d'une autre à tous les regards. Mais j'aspire simplement à me montrer forte uniquement lorsque cela est nécessaire. "

La jeune femme ne craignait pas sa faiblesse, elle voulait la surmonter, comme chaque fois qu'un obstacle se dressait devant elle. Elle refusait de plier le genou et si cela devait arriver par malheur, elle se devait de trouver l'énergie nécessaire à se redresser. C'était pour elle le minimum à faire car le contraire serait à ces yeux digne d'une insulte vis à vis de son frère. Kyoshiro luttait contre lui-même tous les jours, elle devait en faire autant.

Alors qu'elle se mit à rire et que Akihiko se joignit au sien, elle écouta avec toute l'attention qu'elle était capable de donnée - et à cet instant, cela lui demandait beaucoup de concentration car sa vue paraissait de plus en plus troublé.

" Rester lucide, oui... c'est important... c'est.... c'est pour cette raison que je ne... je ne me permet pas de boire. "

Sur ces paroles, Yuriko porta sa main sur sa tempe. Sa tête lui tournait et elle ne vit pas le shinobi se saisir de son verre pour l'inspecter mais elle entendit ses chuchotements à son encontre. A ces mots, elle se maudissait subitement.

" Je... j'aurais dû m'en rendre compte.... J'aurais dû reconnaître les symptômes..."

Son rythme cardiaque s'accélérant, son coup de chaleur, cette sensation de bouche sèche. Bientôt, elle entrerait dans une phase de plénitude exacerbée, si détendue qu'elle serait incapable de lutter ou accepterait tout ce qu'on pourrait lui demander de faire semi-consciemment. Elle entrerait dans une phase d'ivresse plus douce que dans les cas où elle buvait malencontreusement de l'alcool. Elle le savait et elle ne pouvait lutter maintenant que cela se trouvait dans son organisme.

Lorsque le haut-conseiller vint à ses côtés, lui murmurant ses avertissement à l'oreille comme aurait pu le faire un homme cherchant à séduire une femme - et ce n'était bien évidemment pas le cas ici - Yuriko se permit de lui saisir subitement la main avant de tourner ses prunelles noires vers lui.

" Veuillez m'excuser Kayaba-sama... Veuillez m'excuser par avance si je venais à me comporter de manière déplacée... Pardonnez l'indignité qui sera la mienne... "

C'était également un avertissement qu'elle lui adressait car elle ne répondrait peut-être plus de rien après cela. Les dernières limites de sa conscience. Naturellement après ceci, elle accepta de suivre le sunajin et de quitter la taverne. Serait-il accueilli par quelqu'un au dehors? Peut-être. Peut-être pas. S'il s'agissait là d'une vengeance de la part de son serveur, elle était ridicule dans bien des sens, et vicieuses s'il cela avait dû parfaitement fonctionner. Dans tous les cas, elle pouvait très mal tourner.

Enroulant alors l'un de ses bras autour d'Akihiko, Yuriko titubait légèrement.... et cela commençait à la faire.... rire. Elle quittait terre et n'avait plus guère trop conscience de ce qui se passait autour d'elle. Pour n'importe quelle personne présente, elle devait ressembler à une bonne femme qui avait un peu trop bu. Rien de bien grave en somme mais celui qui l'avait drogué.... lui, il savait. Mais où se trouvait-il d'ailleurs? Plus dans la salle en tout cas.... alors que les deux shinobis quittaient les lieux.

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Kayaba Akihiko
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Yurikô & Akihiko


Plus le temps passe, plus je peux réaliser quelques changement au sein de mon interlocutrice. Sa manière de parler, déjà. Plus légère, presque frivole. Son regard semble s’estomper à mesure que les minutes s’envolent, comme s’il devenait vitreux. Et enfin… Son visage. Même si c’est vraiment léger, ce dernier semble rougir très sensiblement. Pas de quoi m’alarmer… en temps normal. Mais soit. Je continue néanmoins de me concentrer sur ce qu’elle dit, sa réponse à mon évocation de la fragilité intrinsèque à tout un chacun… mais surtout à elle, pour le coup.
Force est de constater que je ne peux qu’être en accord avec ce qu’elle argumente. Bah, bien sûr que nous avons tous une part de fragilité en nous. Cela fait partie de la myriade de traits qui nous caractérisent en tant qu’être humains. Si je suis le premier à pouvoir tuer à tour de bras sans remords ou larmes (toujours pour la gloire de Suna, ne l’oublions pas), je n’en reste pas moins fragile intérieurement. La magie des masques. On en revient toujours à ça. Honnêtement, je ne connais personne pouvant se targuer d’être naturel en tout temps. Les filtres sont là pour nous protéger, mais aussi protéger notre entourage, ceux qui nous sont proches, ceux qui nous aiment et que nous aimons. Aussi voilà pourquoi je me blinde sans arrêt de masques. Pour me protéger, afin d’être sûr que personne ne vienne appuyer sur quelque faiblesse qui soit. Si Yurikô ne veut se montrer forte qu’en certaines circonstances, je pense, personnellement, que je me DOIS de l’être tout le temps, peu importe le moment. Cacher mes peines, douleurs et envie… C’est ainsi que j’ai toujours vécu, de toute façon, et c’est ainsi que j’ai réussi à percer, évoluer, grimper les échelons. De fait, pourquoi aurais-je envie de changer ?
Aussi, pour simple réponse hoche-je la tête et hausse-je doucement les épaules.

Puis ses macro-expressions ont changé de nouveau. Signe typique d’une forte concentration. Mais je ne relève pas et continue d’agir normalement. Cela se fait également entendre dans sa voix. Ses phrases semblent presque déconstruites, son ton est haché, saccadé… C’est officiel, il y a quelque chose qui cloche. Un élan d’empathie me prend d’ailleurs aux tripes et je me mets à la prendre en pitié. La pauvre… Déjà qu’elle ne se permet pas de boire d’alcool en temps normal pour, justement, éviter tout problème et garder sa pleine lucidité, voilà que même un simple verre d’eau devient l’objet de méfiances…
Dont les miennes. C’est à ce moment-là que je me suis emparé de son verre alors qu’elle se frotte la tempe de la main. Les yeux fermés, elle ne remarque probablement pas mon geste. J’en profite pour inspecter son verre et réalise qu’il y a effectivement de la drogue dedans. Mais quel type de drogue ? Je regarde partout autour de moi ; personne ne semble la fixer intensément avec l’espoir de la voir s’effondrer. Je peux donc rayer la drogue du violeur de ma liste mentale. Soulagé, je m’enquière tout de même de lui faire savoir ce qui ne va pas.

Ainsi planté à ses côtés, mes lèvres proches de son oreilles lui murmurant mes avertissements, ma main se fait emparer par la brune, tout à coup. Est-ce là sa manière de se raccrocher à la seule personne en qui elle peut avoir confiance à pareil instant ? Ce qui est assez ironique, quand même. N’oublions pas que nos deux nations sont tout de même en froid, presque en guerre. Aussi voir une Konohajin se raccrocher à un Sunajin est quelque chose d’assez cocasse. Mais qui suis-je pour juger ? Après tout, elle a été ma bienfaitrice quelques temps auparavant, et j’étais bel et bien celui qui se rattachait à la vie par le biais de cette fille du Feu.
Nos regards se croisent alors, mes iris océan se plantant dans ses prunelles noires. Elle ressent donc déjà les effets de la drogue et semble consciente de ce que cela peut engendrer. Bien, je peux donc composer avec ces quelques informations et faire en sorte qu’il ne nous arrive rien, à elle comme à moi. Aussi lui adresse-je mon plus beau sourire, tentant, encore une fois, de faire fi de la douleur. Mon visage se veut rassurant, bienveillant, chaleureux. Bien loin de l’archétype Sunajin, j’en conviens.

« Ne vous excusez de rien, Yurikô-san. Elle enroule son bras autour de moi et nous sortons tranquillement. Mes sens en alerte, je me tiens prêt. On ne sait jamais quels sont les dangers qui nous guettent. Tout ceci ne saurait être considéré comme étant de votre fait et… elle se met à rire alors qu’elle titube. Je me retiens pour ne pas briser mon sourire et lever les yeux au ciel. Et je ferai en sorte qu’il n’y ait aucune situation incongrue. Je vous en fais la promesse, conclue-je, toujours souriant. »

Une fois dehors, mon poids pesant sur mon tuteur de fortune et Yurikô pendant à mon bras en écharpe, je tente de retrouver le chemin qui nous a mené ici avant qu’on ne se fasse piéger. De ce que je me souviens, il n’y avait rien d’autre qu’un peu de fange, mais il y avait aussi surtout d’imposants arbres qui nous permettrait à tous les deux de nous reposer et de ne pas avoir à trop forcer sur nos corps meurtris… ou endoloris, c’est selon.
Autant dire que marche de la sorte n’est clairement pas la situation la plus viable, surtout quand on regarde mon état. Claudiquant de base, je dois bien avouer ne pas être au meilleur de ma forme pour me promener avec un poids à la limite de l’ivresse. Pourtant, je tiens bon jusqu’à cette fameuse « clairière ». Alors que je revois l’arbre qui avait servi à mes soins, je tente d’accélérer le pas. Non pas qu’elle soit fondamentalement lourde, mais je faiblis plus rapidement que je ne veux bien me l’admettre. Pestant doucement, et haletant, je m’approche et… mon pied droit se prend dans une racine. Après quelques chutes lamentables, je secoue ma tête et réalise que nous sommes dans une situation pour le moins… gênante. Mon tuteur se trouve bien loin de moi, je suis couché dans la boue et… la Konohajin est étendue de tout son long, sur moi, nos visages bien face l’un à l’autre.

« Eh merde… Soupire-je. Veuillez pardonner ma maladresse, Yurikô-san, je n’avais pas vu cet… obstacle, déplore-je. Voudriez-vous bien m’aider à me relever, s’il vous plaît ? »

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