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Diplomatie de guerre [PV Aki]

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Kisho Benkei
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Le pouvoir de l'amour n'est rien face à l'amour du pouvoir.

Je le constate encore aujourd'hui, alors que le compte de Suna n'est pas juste mais excellent ; un mort, un prisonnier qui va être récupéré au plus tôt et une entrevue diplomatique. Comme quoi un mort peut apporter nombre d’événements imprévus, mais toujours agréables.
L'ambition de Suna ; large comme le ciel, noire comme la nuit, celle du clan Kisho? Grande comme l'océan, aussi brillantes que l'or. Mais les deux peuvent bien co-exister non? L'océan et le ciel cohabitent paisiblement dans le sekai, les ninjas et encore plus ironiquement, les Kage, un mot très ancien qui signifie ombre, se nourrissent de l'or pour continuer d'exister. Alors je suis certaine que les deux peuvent se concilier.
Ce n'est pas pour rien que j'ai ordonné qu'on traite bien notre pensionnaire des sables ; s'il n'est pas de notre clan, ce n'est pas un ennemi et des raisons propres à la sécurité intérieure de Suna l'ont poussé à assassiner un traître à sa nation sur nos terres. En pleine ville. Evidemment même si le clan n'a jamais été très puissant dans la région, principalement parce que la plupart des effectifs sont disséminés dans le monde, les quelques squatteurs habituelles de la forteresse du clan se sont rués sur lui pour l'intercepter alors qu'il essayait de repartir à Suna dans les plus brefs délais. J'ignore ce qui a évité le bain de sang, peut-être la volonté de cet éclaireur-assassin de ne pas faire plus de vagues que de raison, Amaterasu pouvant témoigner de toute la boue qu'il avait soulevé et qui était à décanter, ou alors mes hommes qui voulaient garder la situation à un niveau pacifique. Qu'importe, ce Busujima a été bien traité et foutu en cellule le temps qu'une autorité de Suna ne vienne le chercher. L'éliminer n'aurait pas arrangé nos relations diplomatiques (qui sont inexistantes pour l'instant) avec le village caché du sable, le laisser partir aurait été un signe de faiblesse.
Alors autant le traiter comme un colis à récupérer.
C'est chiant, c'est une tâche fastidieuse, mais c'est une tâche qui doit être faite.

-Le haut conseiller met du temps à venir, j'imagine que nous allons devoir nous coucher tard ce soir. Grince la sentinelle à la porte.

Kisho Uryuu. L'une des cousines de Nobushi qui elle aussi a hérité du fameux bakuton. Elle rajuste sa chevelure violette avant de s'accouder au garde fou de la passerelle au dessus de la porte. A une époque, cette babiole architecturale servait à balancer du sable chaud, des kunaïs et des grenades sur ceux qui tentaient de défoncer le mur, maintenant il existe surtout pour qu'on vide un pot de chambre à la gueule d'un indésirable.

-Il arrivera à l'heure qu'il faut. Ni trop tard, ni trop tôt. Le crépuscule pointe.

Perdu dans les montagnes, notre forteresse de clan n'est reliée à la civilisation que par un sentier battu, nous nous approvisionnons en vivres et en fournitures lambdas dans le village burakumin plus bas en aval et quand il le faut, nous envoyons quelqu'un récupérer du matériel plus important à la ville la plus proche. C'est un îlot isolé du monde à sa façon, mais j'aime bien cette petite forteresse, parce que c'est un endroit qui nous appartient. Qui nous appartient vraiment.
Si demain un konohajin se fait débouter de chez lui car le Kage a décidé d'aménager une aile supplémentaire à l'hôpital du village, auprès de qui peut-il faire recours?
Ici, nous avons le pouvoir de dire "va chier" à n'importe qui. Et c'est ça qui est grisant ; je peux envoyer paître le haut conseiller de Suna, la première palourde d'Uzushio (quel nom évocateur) ou même l'héritière du clan Hyuga qu'ils n'auront rien à dire. Car c'est un endroit isolé, difficile d'accès et par dessus tout parce que nous sommes un clan de ninjas. Nous coûterions trop cher à déloger pour ce que nous sommes.
D'autant plus que nous sommes la première ligne de front face à l'Empire s'il décide de s'étendre. Vous pouvez détester autant que vous voulez le gardien de la porte, si c'est lui qui empêche la vermine de s'installer en ville, c'est lui que vous allez sucer le jour où ça va mal à l'extérieur des murs. Le jour où nous aurons les reins assez solides pour négocier avec le Chrysanthème ou au contraire le contenir à nous seul, oh... Je ne sais même pas par où commencer.

-Il arrive. Ah!

Je jette un oeil à mes fringues : une tenue de combat classique, sans armes si ce n'est ma fronde autour de l'épaule. Sans compter la ceinture de grenades.

-Ouvre la herse. Je me charge de la porte principale. Uryuu saute sur le contrepoids de la muraille métallique.

Je descends et enlève la grosse planche qui bloque la porte principale, un énorme ouvrage en chêne qui me laisse toujours sceptique sur comment les propriétaires originaux des lieux réussirent à l'acheminer jusqu'ici. Je lui ouvre avec ma lanterne, et suis obligée de baisser le regard puisqu'il fait quelques centimètres de moins que moi.
De mon air le plus neutre, chose assez facile vu que je sors d'une sieste de quatre heures, je le salue d'un signe de tête.

-Mes respects. IL. Première dune de Suna. EST. Onde bleue des sables. A. Haut conseiller du village caché du pays du vent. CROQUER. Je suis Kisho Benkei, intendante du clan et par le passé Suna a déjà eu recours à mes services. Tout comme vous avez pu avoir recours à ceux de Hurlecendres. Autant jouer cartes sur table. Souhaitez-vous une tasse de thé avant de voir notre prisonnier?

Derrière moi, la cour intérieure de la forteresse, un grand espace d'entraînement où je me suis longuement entraîné avec d'autres. Sans compter le saule pleureur en son centre. Les lieux sont spartiates mais pas non plus dénués de confort.
Je m'écarte de la porte.

-Entrez donc. Le chemin a dû être long depuis Suna.
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Kayaba Akihiko
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satellite



Benkei & Akihiko


Takeshi est un de  ces ninjas d’exception, toujours droit dans ses bottes et prêt à exécuter la moindre tâche qui peut sembler bonne pour le village, toujours sans rechigner. Mais c’est ça qui pouvait bien souvent m’attirer quelques soucis d’ordre politique par la suite… Il y a quelques jours, j’avais reçu une lettre d’une proche de Nobushi ; Kisho Benkei. l’intendante de ce clan. Rien qu’à la vue de ce nom, j’avais compris qu’une mauvaise nouvelle m’attendait. Et je ne m’étais pas trompé. Et je ne me trompe toujours pas. Cela fait déjà deux heures que je l’ai sous mon nez et je réfléchis encore à l’offre qui m’est ainsi faite. Aller le rechercher sans faire de vagues, discutant avec mon pendant de ce clan. Le Busujima n’est pourtant pas de ceux à faire beaucoup de bruit… Il a simplement dû remuer de la boue au mauvais endroit eau mauvais moment… Bah, je ne peux pas le blâmer pour avoir arrêter un traître une fois qu’il l’avait trouvé. En revanche, je redoute un peu mon entrevue dans ce clan. D’un côté, je me dis que je peux en tirer quelques précieuses informations, voire même me renseigner sur ce qu’elle (Benkei) pourrait avoir à me proposer. J’imagine que la libération du Jônin ne va pas être gratuite dans tous les cas. Je range la lettre et soupire. Il est temps d’y aller.

Je me lève de mon bureau et range les quelques piles de dossiers qui traînent ci et là sur mon bureau. Je jette un dernier coup d’oeil à la fenêtre, des fois qu’une autre mauvaise nouvelle me soit annoncée, puis je ferme à clé. Je monte rapidement et explique la situation à Senshi. Il comprend et me laisse vaquer à mes occupations de politique. Des fois, je me demande pourquoi j’ai décidé de tant m’investir dans cette position, dans ce rôle. Au final, je n’en tire que des soucis. Des situations alambiquées, capillotractées. Mais au moins, je me sens utile. Je participe avec ferveur au développement de Suna et suis également libre de mes choix et actions – tant que ceux-là sont toujours tournés vers la sacro-sainte patrie. De toute façon, mon Kage me fait pertinemment confiance et jamais – ô grand JAMAIS – je ne le trahirai. Après tout ce qu’il avait pu faire pour moi, comme une telle pensée pourrait ne serait-ce qu’effleurer mon esprit ?
Mais avant de partir, je passe chez moi. Il est impératif que je sois sûr d’avoir tout mon arsenal – sait-on jamais. Les combats contre de la petite frappe pouvaient bien vite arriver… Surtout lorsque l’on porte le nom de Kayaba Akihiko. Combien de fois avais-je dû me défaire de ces sombres faquins qui, aveuglés par l’appât du gain, avaient tenté de ne serait-ce que me couper une magnifique mèche blonde, sans pour autant y arriver ? Nombreux. Beaucoup trop nombreux. Autant de personnes suffisamment folles pour espérer et dont le sang tâche encore mes mains aujourd’hui. Tant d’âmes que j’aurais voulu ne jamais avoir à croiser ni à envoyer bien loin d’un monde utopique…

Au final, le voyage se passe  sans trop de soucis. Si l’on excepte les tempêtes de sable et les serpents venimeux du Pays du Vent qui ont tenté de me mordre. Mais bon, la chaîne avait été rétablie à l’aide de mon fidèle katana. Hors de question que je ne gaspille ne serait-ce qu’une goûte de mon précieux chakra contre pareille vermine. Aussi, pour gagner du temps, je ne me repose pas. Je ne m’arrête jamais de marcher ou de courir. Je ne dors pas. Je n’ai pas une seconde à perdre – non pas que la situation est critique, mais plutôt que j’ai encore énormément de boulot qui m’attend à Suna. Sans compter les différents entraînements avec mes élèves et autres potentiels latents que je peux avoir à chapeauter. Les gosses de Senshi ont également besoin de moi… Tonton Akihiko, qu’ils m’appellent. Repenser à eux me fait sourire, c’est inattendu. Mais ce n’est pas pour autant ça qui me fait dire que je suis prêt à devenir père. Encore moins à tourner la page. Aika… Tu étais celle que je voulais comme mère de ma descendance. Jamais personne ne pourra prétendre à pareille position. Hakaze ? Non plus. Elle est gentille, douce, attentionnée, protectrice… Mais ce n’est pas toi. Et elle ne le sera jamais. Peut-être penses-tu que je devrais vivre véritablement ma vie mais… j’en suis simplement incapable. J’imagine que, de là où tu te tiens, tu dois bien rire de toutes les situations désastreuses, grotesques et ridicules dans lesquelles je peux parfois m’embarquer. D’ailleurs, ça me fait rire quand j’essaye d’imaginer comment tu réagirais face à mes décisions. Oh, bien sûr, je ne m’attends pas à ce que tu le prennes bien. Mais je te vois t’énerver pour une égratignure, je te vois être verte dès qu’une autre femme s’approche d’un peu trop près… Je te vois même leur écarte la mâchoire à coup de poings, malgré ton menu gabarit… Tant de situations qui me manquent à en crever. Littéralement. J’ai toujours pensé à te rejoindre, un jour, là où te trouves… Je sais que tu m’attends. Encore aujourd’hui, j’y pense. Mais je me dis que si je disparais, alors Suna disparaîtra aussi. Senshi ne pourra jamais redresser la situation (et élever la nouvelle génération) à lui seul.

« Attends-moi encore un peu... »

Finalement, j’arrive devant l’embouchure d’un sentier peu accueillant. Celui-là même que je dois emprunter pour rejoindre la terre natale de Nobushi. Que devient-elle en ce moment, d’ailleurs ? Très bonne question. Cela fait un moment que je n’ai pas reçu une de ses lettres. Bah, peut-être qu’elle est retournée au domaine nuptial, histoire de profiter un peu de sa fille. En tout cas, grâce à elle, je sais à peu près où se trouve le domaine du clan  Kisho. Dans l’Enclave. Mais hors de tout. Excentré au possible, comme s’ils ne voulaient sûrement pas être pris au dépourvu. D’un côté, c’était bien la logique de toute organisation, soit-elle officielle ou non, pour préserver un minimum d’anticipation et pouvoir planter les mines de sa défense. Ce n’est pas pour rien que toutes les nations ninjas sont des villages cachés.
Anyway, je sais que j’arrive bientôt. Au loin, je peux ressentir moult chakras dignes de Shinobi. Le doute n’est ainsi plus permis. Au fur et à mesure que j’approche, l’air se fait aussi plus frais. La proximité avec les montagnes… Cela ne pouvait que me faire du bien, après avoir été enfermé aussi longtemps dans l’aridité Sunajin. Puis, une bonne demi-heure après, je vois une forteresse. Enfin m’y voilà ! Je continue d’avancer, encapuchonner, aucune mèche disparate ne faisant la rebelle hors de ce chapeau de tissu. S’agissait de ne pas tomber malade. En haut de la tour de guet, je peux voir une jeune femme à l’œil bandé, les cheveux violets jouant avec la brise fraîche qui émane sans discontinuer. Uryuu, à en croire les lettres de mon employée. La herse s’abaisse, la porte principale s’ouvre à mesure que mes pas foulent leurs terres. La lune commence également à pointer le bout de son nez. J’aurai peut-être pu arriver un peu plus tôt… M’enfin, le Haut Conseiller de Suna n’arrivait jamais en retard, nie en d’avance d’ailleurs. Il arrivait juste quand il le fallait. Je m’allume une cigarette alors que je vois une brune s’approcher de moi. Une fois à mon niveau, elle me fait les salutations adéquates. Je m’incline en signe de respect.

« Enchanté, Kisho-san, intendante du clan éponyme. Je tire une taffe et me relève, rejetant la fumée haut vers le ciel qui s’assombrit de plus en plus. Hurlecendres... En effet. Surnom qui avait été trouvé par ma personne, si je ne m’abuse. Je souris et lui offre un clin d’oeil. Puis je la fixe dans les yeux (relevant un peu le menton, par Amaterasu, elle est grande) et opine. Qui suis-je pour refuser une offre aussi alléchante ? Demande-je, la suivant après avoir passé la grande muraille boisée. Long, pas tant que ça. En revanche, veuillez excuser mon retard, j’aurais sans doute pu faire mieux. Je hausse les épaules. Je tiens néanmoins à vous remercier. Rares sont les geôliers politiques à être si… magnanimes. »

(c) AMIANTE

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Kisho Benkei
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-Je... La herse se ferme brutalement.

Je referme la porte derrière nous et une fois ce petit détail réglé, j'hoche la tête à l'intention du haut conseiller de Suna.

-Vous êtes là, seul et avec votre arme dans son fourreau. C'est bien plus que ce que l'on pourrait espérer, votre courtoisie compense très largement votre retard.

Quant au fait que nous détenions un prisonnier politique de Suna... J'imagine qu'une réponse adaptée serait d'ignorer sa remarque, compte tenu du fait que rançonner l'occupant de notre geôle n'aurait pas été une mesure pertinente. Un faux pas ne permet pas de corriger un autre faux pas, en particulier quand celui-ci a été commis par un ninja d'un village caché. Réagir par la colère dans un moment de patience nous aurait attiré mille regrets, la forteresse des sables n'est pas une puissance à prendre à la légère, sans compter que sa puissance militaire sera indispensable le jour ou l'Empire s'éveillera en quête de sang de shinobis.
Le laisser faire aurait été aussi une erreur ; il faut bien marquer le coup, d'une façon ou d'une autre. Si tous pensent que l'on peut régler ses affaires impunément à la vue de tous dans l'Enclave, c'est courir vers un accident tragique. Voire pire, la faiblesse diplomatique, Konoha et les autres puissances du continent doivent savoir qu'on ne laisse rien passer à notre manière.
Au final, faire se déplacer une éminence semblait la meilleure solution : on emmerde Suna, mais pas non plus au point de créer de la rancœur.

-Nous connaissons notre place. Il aurait été fort peu avisé de secouer notre hôte ou de le transformer en otage. Suivez-moi, nous serons plus à l'aise pour parler dans mes quartiers.

J'invite le haut conseiller à me suivre, me déchausse en arrivant à l'intérieur des quartiers ; beaucoup de tatamis, la plupart des habitations à l'extérieur sont dans le style traditionnel. Mais je ne vis pas dans les plus belles zones de la forteresse, ce sont des piaules pour les routiers, ceux qui viennent une fois l'an ramener le pourcentage qu'ils doivent au clan pour repartir. Moi? Je suis dans les hauteurs invisibles de la frontière, creusées à la main par des mineurs il y a fort longtemps, je claque des doigts pour faire apparaître une flamme au bout d'eux et nous guide dans le dédale.
Loin d'êtres exigus, les couloirs sont conçus pour faire passer en sens opposés deux samouraïs en armes et permettre à des fournitures d'êtres déplacées sans trop d'encombres. Au bout d'un moment nous aboutissons dans mes quartiers. Ou plutôt, le jardin secret de la citadelle. Un tunnel y mène et débouche sur l'une des petites sources de surface qui se rejoignent en aval pour former un fleuve. Les habitations des gradés sont tout autour, moi j'ai hérité de la fauconnerie.

-Vous excuserez le désordre. Des étagères, une table basse, un grand futon et un petit escalier en colimaçon qui mène à un poste de communications. Installons-nous à l'étage. J'enjambe les quelques parchemins posés à même le sol, la plupart sont vierges, d'autres contiennent des esquisses de romans. Notre hôte doit dormir à l'heure qu'il est. Je fais signe au grand blond de s'asseoir sur le coussin prévu à cet effet, je tire deux tasses de thé du samovar et m'installe en face de lui.

Le thé du samovar est froid, mais celui que j'apporte est chaud et encore fumant : l'avantage d'être d'affinité primaire Katon, le thé est toujours chaud. La boisson est plutôt exotique d'ailleurs ; du thé infusé à froid pendant plusieurs jours. C'est plus simples pour moi de le chauffer à la main quand j'ai besoin de boire que de garder le poêle à charbon toujours actif. Des murs de pierre blanchis au feu, une grande vitre qui donne sur le monde, on voit quelques points lumineux à l'horizon, des villes de l'Enclave.
Je sirote mon thé. Entre le haut conseiller de Suna, quelques pigeons qui roupillent dans leurs cages et les antiques runes d'un sémaphore de combat actionné par du chakra.

-Personne n'a touché à votre homme, je l'ai foutu au trou pour marquer le coup. Certains pensent que parce que ma cousine a obtenu un contrat à longue durée auprès de vous, j'ai un faible pour Suna. Ce qui n'est pas fondamentalement faux. Mais plus par mimétisme ; l'organisation des troupes y est stricte et réfléchie, comme pour eux, j'estime que la guerre est un art.

Pas une science, une science se préoccupe de savoir ce qui est vrai et savoir ce qui est faux. La guerre se préoccupe de ce qui est pertinent à faire, elle en appelle aux sciences parfois, mais ça n'en n'est pas une. Un peintre peut avoir besoins des mathématiques pour juger d'un point de fuite, ça ne fait pas pour autant de la peinture une science.

-Maintenant ils se taisent. Nobushi est à l'Empire pour sa vie de famille, elle vous passe le bonjour. A force de côtoyer certaines personnes, on sait forcément à qui elles envoient leurs politesses. Votre homme a parfaitement exécuté la mission qui lui a été confiée, par vos soins ou ceux du Kazekage sans doute, j'ai fait preuve de clémence parce que c'était l'unique choix que j'avais, ne nous le cachons pas. Vous le rendre en kit dans une boîte aurait été un mouvement désastreux pour l'image du clan, ne rien faire aurait envoyé un message fort aux villages cachés, et pas un message qui nous arrange. Parler des faiblesses du clan ne me dérange pas, il faut savoir assumer les choix de ses ancêtres. Maintenant que ce petit détail a été clarifié, j'ose espérer que les burakumins sur le chemin ne vous ont pas importuné. Ils savent où est leur place normalement.
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Kayaba Akihiko
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tunak tunak tun



Benkei & Akihiko


En un cliquetis violent, la herse est refermée. Benkei s’empresse de cloîtrer de nouveau l’imposante porte de chêne et nous continuons notre chemin, puis elle hoche la tête en ma direction. Je lève un tant soit peu le regarde, diminuant ainsi le semblant de distance qui se creuse entre nous de par sa taille assez… imposante. Surtout pour une femme. Enfin, Benkei me parle. Du moins, elle me répond que je suis venu seul et avec mon épée dans mon fourreau, de quoi compenser mon retard. Bah, si elle le prend comme ça, je ne vais pas tenter de plus me confondre en fausses excuses.

« Je viens réparer… l’esbroufe d’un de mes hommes, jamais l’idée de préparer une escorte lorsque ma… Ça va me faire mal de l’avouer, mais c’est de contexte. … nation a tort. Je souris. Quant au katana… Comme si j’allais gaspiller ne serait-ce qu’une once de chakra pour me défaire de la racaille qui ne cesse de fabuler après ma mort ? »

Contrairement à ce que j’ai pu penser, le clan reste tout de même assez bien construit, politiquement comme militairement. Ses membres connaissent leur juste et véritable place, contrairement à la plèbe d’Uzu qui, sous prétexte d’être un Jûnin pas même majeure, donner un coup de poing (du moins, en avoir le fantasme) envers un haut dignitaire d’une contrée étrangère est acceptable. Ou encore, remettre sa parole en doute, quand bien même il a plus de poids et d’importance qu’elle ne saurait jamais en avoir aux yeux de ses géniteurs. Je soupire en repensant à cette inutile interlude alors que nos pas nous mènent vers les appartements de mon hôtesse. Ou vers ses quartiers, comme elle s’aime à les appeler. Sur la route, nous parlons notamment de la condition de Takeshi, celui-là même que je viens rechercher à cause de la boue récemment remuée dans le Nord-Ouest. Bien sûr que le clan Kisho n’avait aucun intérêt à en faire un otage ; l’économie de Suna ne les aurait en rien avancés. Un poids politique dans ce cas ? Quand bien même moult Burakumin sont disposés de manière à dissuader le moindre ninja un poil trop sensible d’avancer (l’odeur y étant probablement pour beaucoup), jamais le clan n’aurait supporté un raid des Sables.

« J’entends bien, j’entends bien, répondis-je simplement, suivant Benkei. Cela dit, je ne pense pas que vos servantes auraient supporté de le voir ainsi brusqué… Je soupire. Personne n’en a envie. » Je souris avant de laisser échapper un léger mais cristallin rire.

Le Busujima n’était pas spécialement connu pour sa retenue. C’est d’ailleurs pour cela qu’il travaille conjointement et étroitement avec moi, maintenant. Un homme de l’Ombre, dans une unité plus officieuse et à la limite du légal qu’autre chose. Le but des missions liées à cette faction était simple : détruire la moindre trace d’opposition, soit-elle politique ou militaire, ou encore économique. Rien ne doit laisser passer Suna pour affaiblie, pas même un traître qui aurait songé bon de dérober des plans ou autres parchemins pour ensuite les revendre. La mort est leur seul salut et, en de telles circonstances, ils sont bien plus enclins à prier pour que celle-ci soit plutôt rapide. En général, nous prenons un malin plaisir à briser ces animaux, les faire choir de leur qualité d’être humain à part entière, les faisant agonir et gémir jusqu’à stimuler et augmenter le niveau d’hygrométrie des plus désaxées.
Nous arrivons dans ses quartiers. Elle se déchausse, alors j’en fais de même. Il s’agit là de ne pas froisser Benkei et sa volonté de repartir sur de bonnes bases. Puis elle claque des doigts et flamme vacillante se manifeste au bout de son doigt : elle va pouvoir nous guider dans ce – je l’imagine long – dédale. Puis j’aperçois de la lumière au bout du tunnel. Littéralement. Le couloir semble alors déboucher sur une zone pleine de verdure, très… zen. Atypique. Merveilleuse ? En tous les cas, cela s’apparente au jardin secret de la citadelle. J’en ai entendu parler sur ma route, captant quelques bribes de discussions entre les sbires de la Kisho. Ainsi, le voici…
Nous faisons cap sur la fauconnerie, passant devant les, sans doute, plus belles chambres. Quelque chose d’étonnant pour l’intendante du clan. Moi qui pensais qu’elle aurait hérité de ce qu’il y avait de plus beau, luxueux et riche… Bah, peut-être était-ce son choix. A présent arrivés dans une pièce plus longue et royale que je ne le pensais sur la route, la géante s’excuse pour les parchemins dispersés ci et là avant de m’inviter à m’asseoir. J’incline légèrement mon buste, gage de remerciement, puis je pose mon séant sur le coussin à prévu cet effet. Du thé réchauffé sur l’instant (je soupçonne son affinité primaire d’être le Katon et j’en prends bonne note) nous est ensuite servi. L’odeur embaume mes narines : il me semble bon. Je souffle doucement sur les blanches veloutes qui en réchappent et tente de faire refroidir la boisson avant de porter la tasse à mes lèvres. Elle l’est.

« Cela devrait lui refroidir ses quelques ardeurs. Je plaisante. Un faible pour Suna ? Qui saurait résister à la Belle, de toute façon ? » Je souris.

Plus histoire de briser la glace qu’apporter un réel débat sur la table, je reste néanmoins curieux de sa potentielle réaction suite à mes propos. Il est vrai que rares sont ceux capables de résister à cette nation ultra militariste que seules les conquêtes intéressent. Un intérêt tout aussi marqué chez ses grands pontes et têtes de pointe. Que cela soit Senshi ou moi, nous vouons notre vie à la prospérité de la Sainte Patrie et ne lésinons pas sur les moyens employés. La demi-mesure ? Voilà qui est inconnu chez nous. Les alliances, quant à elles, ne sont pas si rares. Nous nous arrangeons juste pour qu’elles nous soient plus bénéfiques qu’aux autres.
J’apprends que Nobushi est de retour à l’Empire, probablement pour s’occuper de sa fille et garder a couverture. En revanche, je suis content d’apprendre, malgré tout ce qui a pu se faire, que mon homme a rondement mené sa mission. D’un côté, je n’en attendais pas moins de sa part. Décalé au possible, peut-être, mais il reste un homme en qui je peux placer toute ma confiance. Je sirote et prends une autre lampée de mon thé avant de plonger mon regard dans celui de l’intendante.

« Vous lui repasserez. Nobushi est une fidèle employée et j’espère la revoir sous peu. J’ose simplement espérer qu’il n’a pas fait trop de vagues lorsque vous l’avez capturé, je dis avec une certaine neutralité dans la voix. Cela aurait été désastreux pour vous comme pour nous. Je m’incline légèrement, la remerciant de nouveau pour cet acte magnanime. Je crains que les autres nations, notamment Konoha, auraient pu sauter sur l’occasion. Imaginez, la nation la plus militarisée et puissante du Sekai qui se voit être privée d’un de ses meilleurs éléments à cause d’une mission de routine… Les conclusions sont toutes plus cataclysmiques et calamiteuses les unes que les autres. Je souris. Ils savent où est leur place, que cela soit vis-à-vis du clan Kisho que vis-à-vis de moi-même. A ce que je vois, mon nom est annonciateur de destin funeste peu importe où je passe… Même dans ces terres les plus reculées, je raille. »

Ce n’était pas la première fois que mon nom avait un e connotation de plus mortuaires. En revanche, je ne pensais pas qu’un coin aussi reculé pouvait me targuer de la sorte. Bah, ce n’est non plus pour me déplaire. Je suis toujours ravi de voir que j’inspire et intime les mêmes sentiments et sensations peu importe quel sol est foulé par mes pas.
Néanmoins, en homme méfiant que je suis, je ne peux m’empêcher de me promener avec mes sens en alerte. Plus par réflexe et automatisme, cela dit. La nuit tombe et je ressens, tout à coup, une énorme baisse d’activité. Cinquante pour-cents, si ce n’est plus. Mais je n’en fais rien.

« Ceci étant dit… J’imagine que si vous m’avez fait venir ici, ce n’est pas seulement pour que je récupère mon dû. Mon visage angélique se fait plus sournois qu’avant. Quelles sont les modalités de réception ? Voulez-vous aborder quelque sujet qui soit ? Je demande finalement. »

(c) AMIANTE

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Kisho Benkei
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-Takeshi s'est bien défendu. Façon de parler. Mais il a sût quand s'arrêter pour ne pas que ça devienne gênant.

Il a surtout fait courir les hommes qui voulaient l'appréhender pendant un long moment, et a un petit peu résisté pour ne pas entacher sa réputation, à l'exception de ceci, pas grand chose à dire sur lui. Puis une fois ce sujet clos, nous attaquons le gros morceau avec un tact assez absent de la conversation. Ce qui est mieux ainsi puisqu'il n'y a guère de place pour les sous entendus dans les alliances et les traités ; je suis en position de demandeuse, je ne vais pas jouer avec mes doigts en baissant les yeux et en demandant à demi-mots de l'aide pour l'Enclave. Ca serait indigne de ma fonction, le haut conseiller à mieux à faire et moi aussi, nous sommes entre adultes et nous pouvons parler à cœur ouvert. Ou plutôt, à cerveau ouvert pour nous, la politique force un certain pragmatisme d'esprit à partir d'un certain grade et en tant qu'intendant de nos nations, nous connaissons les risques et enjeux.

-Officiellement, je vous ai fait venir pour marquer le coup. Je prends une gorgée de ma tasse de thé. Les esprits les plus simples du clan vont pouvoir se gausser du passage du haut conseiller de Suna dans la forteresse et du Sunajin capturé, sans comprendre les tenants et aboutissants. Ils vont se dire que je suis une femme forte, ils me foutront la paix jusqu'à la prochaine crise. Votre venue permet une certaine paix sociale pour moi et à l'égard du chef. J'hausse les épaules. Officieusement, j'ai besoin d'aide ici pour quelques besognes, vous connaissez Nobushi depuis un long moment, je me disais que vous comprendriez les impératifs du clan. Nobushi n'aime pas parler de ses employeurs, mais elle adore disserter sur la politique en général, j'imagine qu'elle et lui ont dû avoir quelques mots au sujet de l'Enclave et de Tetsu. J'ai besoin d'alliés pour asseoir l'influence du clan dans la région. Je finis ma tasse de thé. L'empire se réveille tout doucement et lorgne dangereusement sur l'Enclave, Konoha et Uzushio ont la tête dans le sable à ce sujet. Ils ne semblent d'ailleurs pas vouloir cesser cette politique de l'autruche. L'Enclave sera sans doutes la première région à être envahie et je veux retarder ça le plus possible. Je sors une pièce de la manche de mon kimono et la pose sur la table.

Une pièce en étain, fondue je ne sais où dans le sekai, mais juste en faisant chauffer le bout de mes doigts j'arrive à la tordre.

-Le Daimyo semble faire la sourde oreille à nos demandes. Militariser l'Enclave, renforcer les frontières, piéger les ponts, instaurer des lignes de communications aériennes fiables. Le seigneur Yamazaki veut juste s'enrichir et ne songe pas aux metsuke impériaux qui viendront assécher ses comptes si la région tombe sous pavillon du chrysanthème. Ce qui donnerait à l'Empire assez de bambous et d'if pour former des légions d'archers, assez de métal pour que tout ses ashigarus aient des armures lourdes. C'est une vision assez apocalyptique de la chose, mais une vision cohérente et plausible, c'est ça le pire. Aussi, s'il ne veut pas entendre raison... Il faut le ramener de force à la sagesse, si les forces de mon clan sont assez fortes et disciplinés pour pacifier la population, disons que j'aurais besoin du poids politique d'une puissance majeure pour persuader le Daimyo. Les bains de sangs ne sont jamais de bonnes solutions quand on cherche à récupérer le plus intact possible une région, surtout face à l'Empire.

Et c'est là qu'il rentre en jeu.
Suna est une puissance politique majeure, mais très éloignée, de ce fait il est tout à fait légitime qu'elle n'envoie pas d'hommes régler le conflit que je compte déclencher. Mais ce n'est pas ça que je cherche, ce n'est pas des soldats ni un casus belli, je cherche une protection face à Konoha, l'Empire et Uzushio. Eux, pourraient bien s'inquiéter d'un clan qui prend le pouvoir dans sa région natale, mais avec l'ombre de Suna derrière nous ce sera amplement suffisant pour dissuader toute tentative diplomatique de nous tailler.
Je ne demande pas à Suna de faire quelque chose, je lui demande de faire acte de présence.
Ensuite, considérant la situation du clan face au Daimyo, il est légitime que nous pacifions la population et nous fassions bien voir d'elle avant de nous octroyer le pouvoir. A voir la réaction du seigneur, mais il devra obtempérer sinon je me chargerai personnellement de lui et sa famille.

-Je sollicite l'assistance de Suna pour prendre le contrôle de l'Enclave, de sorte à assurer à mon clan et aux ninjas de l'Enclave un réel moyen de défense face à l'Empire. Nous nous chargerons nous même de nous défendre mais nous avons besoin d'un petit coup de main pour le début. En retour de quoi vous aurez un point d'ancrage ici, à proximité de Konoha et l'Empire, sans compter la dette que nous aurons envers vous. Je regarde la petite boule d'étain chaude entre mes mains. Voilà mes demandes, soumises à négociation bien évidemment.
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