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Crève-destin contre Tranche-éclair [Versus Orochi]

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Takeshi Busujima
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J'enlève ma veste de combat, elle n'est plus bonne à rien de toute façon. Les plaques d'acier protectrices qui étaient à l'intérieur sont défoncées, fragmentées et ébréchées de toute part, inutile de m'encombrer d'un poids mort tel que celui-ci. La pluie qui me transit de froid ne semble pas vouloir se calmer alors que je me pose dans une maison en ruine, avec d'autres ; samouraïs, ninjas, même combat aujourd'hui. On se bat pour survivre qu'importe d'où l'on vient ; les académiciens du sabre se prennent des coups de pied dans les couilles, les baroudeurs formés sur le tas se font embrochés par des feintes plus élaborées que leur cervelle, les jeunes crèvent de fatigue alors que les vieux n'ont pas eu le temps de s'éreinter qu'ils se sont déjà faits abattre. J'en ai marre de tout ça, je finis ma gourde avant de la ranger à ma ceinture, plus stressé que réellement amoché par les événements ; jouer le toubib est fort divertissant quelques temps, mais on finit par devenir fou à la simple idée de voir un autre blessé. C'est très probablement parce que je plutôt tenté d'en fabriquer, à l'extérieur des murailles il y a une foule de volontaires qui ne demandent qu'à se faire tuer. Mais pour ça, il faudrait encore que le haut conseiller daigne bien m'envoyer au front, plutôt que de me laisser en plan à l'infirmerie, en train de suturer tout les pauvres cons qui se font massacrés sans comprendre comment passer les premières défenses adverses.
Puis j'entends une femme chanter, au fond de la pièce, assise au sommet d'une armoire avec un instrument à corde que je n'arrive pas à identifier tellement le sang que j'ai vu m'a abruti. Elle chante bien, et entre deux gémissements je distingue des paroles évoquant des thèmes universelles à tout les hommes ; un amour lointain, perdu et que l'on reverra peut-être un jour. Pour ma part je sais qu'en trente secondes, cadran solaire en main je peux retrouver ma chère et tendre ; un bon coup de kunaï au niveau de la gorge et ce sera plié. Mais... Cela rendrait alors son sacrifice inutile, quelle charmante ironie que de savoir que celle qui nous attend impatiemment de l'autre côté du voile est aussi celle qui nous impose de rester sur terre le plus longtemps possible. Puis un type se lève, et marche vers elle en sortant un bijoux, obnubilé par son chant de sirène, je secoue la tête croyant rêver alors que non, il y a vraiment un crétin qui demande en mariage une pauvre chanteuse esseulée. Foudroyé par mon sens de la justice social qui m'impose de faire quelque chose, sachant pertinemment ce qu'il y a après la mort, je bondis sur mes deux pieds (je précise car à l'infirmerie certains n'ont plus cette chance) et pointe un doigt rageur vers celui-ci.

-Toi! La! Il se retourne, c'est un gosse qui ne doit même pas encore avoir fêter son vingtième hiver. N'essaie même pas de profiter de la situation pour faire le gland! Tu joueras au lapin quand tu seras revenu couvert du sang de tes ennemis, espèce de larve défroquée!

Et contre toute attente, il baisse les yeux et s'assoit dans un coin déprimé. Non! Ce n'est pas ce que je voulais! Je voulais une baston, je voulais passer mes nerfs sur quelqu'un, je voulais me battre! Et il se dégonfle comme un poisson lune qu'on aurait planté avec une aiguille, c'est inadmissible! J'exige un vrai combat, contre un vrai homme, MAINTENANT!

-Quoi? Vous avez tous peur d'un ninja de Suna? Sans plaisanter? Je n'ai même pas dix ans de taijutsu derrière moi, ça doit faire quelques années que je me suis mis sérieusement au ninjustsu. Bon en réalité au ninpo, je sais tout juste dédoubler des shurikens, pour l'agressivité on repassera quand certains crachent des flammes par la bouche, voire même détruisent des bordels et noient des putes, haut-conseiller je pense à vous. Même pas une vitesse de Yoroi ou des réflexes de Uchiha. Le clan des salopards à conjonctivites a un dojustsu lui. Personne? Je renifle. Eh bien eh bien, déjà qu'à mains nues ça doit être facile de vous botter le cul, avec un kunaï je n'ose même pas imaginer. Les ashigarus de l'Empire... Un samouraï se lève.

Épaulière avec des chrysanthème, no-dachi sur l'épaule, armure lourde avec de la maille et de la plate, masque facial, un petit arc électrique qui émane de son énorme katana de guerre. J'ai trop parlé, et maintenant je dois faire face à un samouraï de l'Empire, pas un pauvre idiot sans nom qui vient pour se faire découper, non, un vrai. Je le vois dans ses yeux, il est comme moi, c'est un type qui n'a rien à perdre, le genre qui lui aussi à été cette fameuse école de la vie, celle qui enseigne le fameux nindo des héros ; J'ai la foi! Si je survis je suis un héro, sinon tant pis je meurs, je deviens un martyr.
Mais ça à la limite, ce n'est pas grave, j'ai déjà affronté des samouraïs qui étaient plus moches que ça, j'ai affronté des claniques plus impressionnants, non, ce qui me fait dire que j'ai mal choisi mon moment c'est sa taille : il fait une tête de plus que moi. Il me plaquer au sol et m'étrangler si je le laisse approcher.
Je regarde la fille derrière lui ; la grande blonde, aux yeux bleus océans de rêves et les traits fins et délicats. Ces iris bleus qui trahissent une profondeur d'esprit qui n'a d'égal que sa grandeur d'âme, alors qu'elle sourit en voyant deux hommes se battre pour une question d'honneur, vestige des affaires d'enfances pour les amoureuses, vestige d'une époque ou la valeur d'une femme se mesurait au nombre d'hommes prêts à se battre pour elle. Une belle kunoichi qui a vu la noirceur de notre monde mais qui a préféré rester souriante plutôt que de se laisser consumer par l'aigreur général, une héroïne.
Je fais un grand bon en arrière, atterrissant au milieu de la cour alors que le samouraï m'y rejoint. Je tire mon kunaï d'une main, une poignée d'aiguilles de guerre dans l'autre, nous sommes à une vingtaine de pas l'un de l'autre. Nous nous jaugeons un instant avant de nous élancer l'un contre l'autre en courant en silence, en présence de nos témoins et de la pluie. Les lames d'acier dansent dans les airs un instant, il tente une taillade extrêmement large. Le genre de coup a couper un homme en deux, je me baisse, esquivant à un cheveux près la lame surdimensionnée avant de déplier mes jambes comme un arc qui débande. J'envois mon genou à la rencontre de son plastron, il oscille brièvement sous le choc alors que je bloque son sabre en attrapant son avant bras.
Comme à l'entraînement.
Ayant lâché mes senbons pour punir tout assaut dans mon angle mort je lève mon kunaï avant de l'abattre sur lui, il intercepte la frappe en lâchant d'une main son sabre et me bloque dans mon élan en me bloquant lui aussi à l'avant bras. Je tente un fauchage aux pieds mais je me heurte encore une fois au poids imposant de son armure et grimace alors que sa tête à un léger mouvement de recul. Le coup de boule qu'il m'envoie m'apprend le respect comme jamais.
Nous reculons de nouveau, j'imagine que cette bagarre ne vas pas en rester à un simple échange stérile et froid, mon chakra afflue dans mes poings à cette pensée, et à la façon dont il se met en garde, je sais déjà que la journée va tourner rouge.

-Tokubetsu-jonin Busujima, première compagnie de marche des sables, deuxième section d’infiltration, prêt à votre signal. Je me mets en garde.
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Orochi Otomo
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Le choc de l’acier de mon coude face au bois de la porte d’entrée de l’infirmerie me fait vibrer contrairement à ma fureur présente qui elle, aurait plutôt tendance à me criser au point qu’ouvrir la mâchoire pour demander l’aile d’amputation me fait mal jusqu’à la base de la nuque.
J’ai horreur des petits abrutis de première année de ninpo qui pensent que fuir un combat c’est fuir les responsabilités qui vont avec, ça me donne envie de leur montrer avec quelques coups bien placés que les actes leurs reviennent toujours dans la gueule telle un coup d’estoc face auquel on recule. L’acier de ma lame goutte encore à ma ceinture sur le carrelage blanc noirci par la crasse, le sang et la merde des résidus de bataille qui me regardent en chien de faïence. Au moins, si c’est futurs mendiants décident de sauter le pas en allant faire l’aumône dans la rue, ils seront déjà formés à supporter l’odeur des poubelles. Et s’ils me veulent quelque chose suite au regard dédaigneux que je leur lance, ils n’ont qu’à suivre la trace rouge à travers la clinique.
Je toise l’intégralité des couillons de la salle, ceux qui attendent qu’on leur recouse le bras suite à un shuriken un peu trop précis, ceux qu’on déleste des bouts de verres plantés dans leurs fronts car défier un samouraï dans un duel d’honneur au tesson de bouteille est une mauvaise idée, ceux qu’on  fait hurler de rage en leur cicatrisant les plaies avec un tisonnier faute de moyens, et ceux qui me regardent en travers parce qu’ils pensent que je fais partie de l’Empire et que je viens faucher le reste des âmes en perdition de l’hospice.
Ces derniers sont les plus intelligents, car il pensent juste, et c’est bien les seuls. Une simple missive m’encourageait à aller déjouer les plans d’espionnage de la vermine Uzuesque, chose qui me met de bonne humeur et me fait monter l’adrénaline suffisamment pour aller pisser ocre durant une semaine de par mes reins qui travaillent trop avec le délicat stress qu’on peut ressentir lorsqu’on plante son arme dans la jugulaire d’un trou du cul.
Cette semaine, je pisserai seulement couleur cumin, étant donné que la lame est rentrée n’est pas ressortie.
J’enfonce la porte à coup d’épaule et débarque dans la salle où mon patient tant convoité se faire resserrer la gorge avec du fil de soie et une bonne dose d’opium. Ses cris me résonnent dans la boîte crânienne avec l’épaisseur de minerai brut qui me recouvre, de plus en plus à chaque pas en moins qui me sépare de lui.
Je pousse le médecin d’un coup sec et attrape le trublion par le col jusqu’à ce que son dos dévoile une énorme trace de sueur sur le matelas duquel je le décolle. Son œil tourne dans le vide par tant d’émotions et je sens que son estomac va faire de même. Je le jette sur le carrelage et attend que ses genoux viennent lui taper sur le front lors de sa chute délicatement ponctuée par des bruits d’œsophage alertant l’entourage.

« -Vous n’avez pas le droit de faire ça ! »
« -Vous avez le droit de  recoudre un criminel de guerre, assassin et de plus dérogateur au code d’honneur de l’art de Bellone ? »
J’en ai strictement rien à carrer, je plie mes genoux et attrape les cheveux de ma cible pour lui enfoncer sa tête dans ses fluides gastriques jusqu’à ce que ces meuglements se taisent, et ses convulsions aussi.
Une bouffée d’air frais me prend au niveau du poitrail et je sors ce dernier une des plus longues expirations de ma vie. Je quitte alors la salle. Personne ne pensera à me chercher, j’ai des clones par millier en dehors de ces murailles, et puis l’agitation de la zone me sert de bon camouflage.
Je passe dans la grande salle d’entrée, celle où les brancards s’arrêtent et les cœurs n’arrivent pas à redémarrer. Je me fonds dans la masse alors que je rêve d’une excellente pomme rouge. Aussi excellente que les vocalises d’une kunoichi directement stationnée derrière moi, m’enveloppant de facto de sa douce voix chanterelle et calmant mes ardeurs. Je ferme les yeux.
L’espace d’un instant je me laisse transporter dans la clairière clame bordée de rizières de mon domaine lointain, où le soleil est clair, le ciel bleu, où les chants des soldats volent dans l’air comme les rapaces et où la beauté des pagodes me ramènent au doux minois de celle qui me regarde méditer entre ces dernières. Qu’il fait bon d’être ici, le travail accompli et les gens autours de moi pour me rappeler que la violence qui régit ce monde n’est qu’un aspect d’une terre qui a tant de choses plus douces à nous promettre. Des choses aussi douce qu’un baiser sur les lèvres d’une dame, aussi douces qu’une lampée d’alcool de riz artisanal, aussi douces qu’une chorale de samouraïs en campagne ou aussi douce qu’un poing dans la gueule de ce connard qui vient perturber mes réflexions.


« -Quoi? Vous avez tous peur d'un ninja de Suna? Sans plaisanter? Je n'ai même pas dix ans de taijutsu derrière moi, ça doit faire quelques années que je me suis mis sérieusement au ninjustsu. Même pas une vitesse de Yoroi ou des réflexes de Uchiha. Personne? Eh bien eh bien, déjà qu'à mains nues ça doit être facile de vous botter le cul, avec un kunaï je n'ose même pas imaginer. Les ashigarus de l'Empire... »

Je m’approche de ce dernier avec insistance, balançant une infirmière contre le sol dans ma course en entraînant des sifflements incommodants des bidasses que cette dernière soignait.

« Mais putain, de quel groupe de sac à merdes tu fait partie pour te comporter comme ça espèce de rat ? L’honneur et la dignité, ça fait partie de ton vocabulaire ou ton orgueil prend déjà toute la place? »

Le coup part tout de suite, un coup extrêmement large pour lui faire passer le fait que son égo est aussi simple à frapper que la graisse d’un sumo. Il esquive de peu et perd une mèche de cheveux dans l’action. Son genoux me revient dans le plastron, ce qui me fait basculer un peu en arrière en même temps que de me faire entendre des craquements dans le membre antérieur en question. Il bloque mon sabre d’une main certes hardie et rapide, mais incapable de m’empêcher de lui communiquer ma haine des déchets de son genre via mes pupilles assombries par mon masque. Je copie sa parade digne d’un bleu de 2 semaines et immobilise son kunaï. Vient alors la technique la plus puissante qu’un adversaire ne peut utiliser contre moi, celle qui a le don de me mettre à terre moralement au point qu’aucun de mes membres de souhaite répondre à mon cerveau diminué, celle qui me tue à l’intérieur en me rendant au point le plus sombre et noir que je n’ai jamais croisé.

La connerie pure.

Ce glandu essaie de me faucher avec son pied. Son pied, ce sac d’os sans chair ni force, dans une sandale aussi rudimentaire que son amas ganglionnaire cérébral. Les tendons mous viennent s’exploser et prendre la forme arrondie de ma genouillère, rendant le peu d’os qu’il y siège en un puzzle de farine dans la viande battue.

J’y répond par un coup de boule dans la tête. Peu être qu’un trou y fera rentrer un peu de bon sens.

Je lâche mon ennemi et recule afin de me concentrer et d’esquisser des mudras vite fait malgré mon sabre, pendant que mon ennemi est sonné. De la fumée émane de ma cuirasse alors que la pluie qui tombe sur cette dernière s’évapore par la chaleur qui fait rougir de plus en plus l’acier. Une explosion se produit et des millions d’arcs électriques sortent des fentes de ma protection pour se jeter contre les gouttes d’eau, les changeant en vapeur au vol. Une fois le cycle lancé, je lâche mes mains et la foudre se focalise contre mon adversaire. Les éclairs sautent de ma personne pour se jeter contre la sienne, lui apportant douleur, contractions musculaires et respect. J’esquisse un autre mudra. Mon sabre s’électrifie. S’il pensait que les coups de lame faisaient mal, il va être déçu quand il va se rendre compte qu’un samouraï n’a besoin que de ça pour faire aussi mal qu’un trou du cul de Shinobi en une dizaine de techniques.

Une journée normale quoi.


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Takeshi Busujima
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Je me recule, un peu engourdi par la technique, mais sinon tout va bien, je me sens d'attaque, si on excepte que je me suis pris un coup de jus. Heureusement rien de trop grave, je ravale mon honneur et met de la distance entre lui et moi, je trottine en arrière avant de former des mudras avec mes mains, il veut faire le nerveux et mettre de la distance entre lui et moi? D'accord, on va jouer à ça. J'attrape un senbon avant de le lui lancer dessus. Evidemment, ce ne serait pas drôle si c'était juste une aiguille de combat, alors j'entame les mudras du multiclonage, avec juste une modification sur le signe de fin. Pour le transformer en hérisson. L'aiguille de combat se démultiplie par mille, formant un véritable mur sifflant de clous prêt à l'embrocher, l'avantage d'un senbon par rapport à un shuriken ou un kunai, s'ils n'infligent ni des blessures plus importantes ni n'infligent de saignements graves, ils traversent les armures légères facilement et ils restent facilement plantés dans un corps. Qui oserait bouger avec un senbon planté à proximité du coeur?
Une fois ceci fait je recule encore, cherchant à mettre de la distance entre lui et moi, le plus sera le mieux, et souffle un nuage de poison. De sorte à ce qu'il ne puisse pas approcher facilement de ma personne.

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Orochi Otomo
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Le coup porté à l'individu qui me fait face semble porter ses fruits alors qu'il recule. C'est bien un mouvement de tapette, que de reculer. De mon temps à chaque pas en arrière on avait un coup de fouet au retour du camps. Une personne par section était secrètement assignée au comptage de cette calomnie qu'était la retraite, lançant les noms de ceux qui allaient passer une mauvaise nuit une fois la victoire arraché pour l'Empire.
Je ne sais pas si le chrysanthème pourra profiter de la victoire que je m'apprête à arracher, mais je sais en revanche que je ne pourrai pas mettre mon adversaire en déroute si je fuis. Je me lance alors en avant, tête baissée.
Ma main droite vient quitter mon pommeau de nodachi, extrême mouvement que seul un guerrier n'ayant rien à perdre et tout à gagner peut faire.
Un mépris des règles de l'art trahissant l'expérience accumulée ou la déchéance la plus totale.
Une fantaisie militaire. Rien de plus.

Grossière erreur de ma part. Une pluie d'aiguille viennent se planter dans ma carcasse alors que je baissais la tête pour me jeter en avant sur ma cible. Les trois pas que je viens d'effectuer ne sont pas assez nombreux pour m'ôter la possibilité de m'arrêter le temps d'apercevoir le tissu de mon armure se teinter de rouge.
Les aiguilles ne font pas très mal, mais elle font saigner, car si la plupart n'arrivent à passer la défense réglementaire des samouraïs, certaines ont la chance de venir taper dans une articulation où la chair dorénavant picote et vomit un trait de vermeille.
Ça aurait été gérable si la multiplication des aiguilles ne m'avait pas subir ce traitement partout sur moi.
La bobine brûle les morceaux de d'acier qui noircissent progressivement, mais mes blessures n'en sont pas pour le moins cicatrisées, j'oserais presque me tenir l'avant bras.

Un nuage vient alors perturbé ma contemplation mal avenue de l'art de Bellone. Mon regard quitte ma main pour aller se planter dans la masse opaque violacée qui s'avance vers moi. Je recule lentement pour le laisser se mettre en place et réfléchir alors qu'il virevolte de manière immobile devant mon masque médusé.

L'ennemi veut jouer la carte de la distance, jouons ainsi. J'esquisse des mudras rapides mais pénibles de par mes blessures afin de faire jaillir un félin de foudre. De la foudre noire, aussi noire que la fourberie que j'attend de cette tête de gland fuyant pour mieux se payer ma tête. J'envoie la panthère à pleine vitesse à travers le nuage directement dans la direction de mon adversaire crachant ce dernier. L'animal quitte mon champ de vision, seuls des arcs électriques sombres comme la mort ne sont visibles à travers le gaz de la pénitence. Je commence à faire le tour de ce dernier en reprenant un peu de vitesse alors que j'entend la panthère bondir du nuage directement en face de ma cible.

J'arrive alors après le spectacle, chancelant mais toujours aussi électrique. Ma bobine recommence à lécher l'homme déjà pris par la panthère que j'annihile d'un claquement de doigt. Je dégaine mon sabre et tente un coup d'estoc ravivant mes plaies en même temps que l'animal s'évapore dans une vapeur chaude et enveloppante, celle de la pluie qui bout dans l'air.


"Surprise."

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Takeshi Busujima
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L'espace d'un instant, un moment d'accalmie sur le champ de bataille, j'en profite pour amener une main sur mon corps et me servir d'une technique de soin, la fameuse paume mystique. La technique qui sert de fourre tout à n'importe quel infirmier qui se respect, je m'en sers gentiment, à vrai dire je ne m'en sers même pas pour me soigner non. Je m'en sers pour soulager les contractures musculaires que l'autre fou furieux m'a infligé, putain je suis en train de me servir d'une technique pour me masser le dos en accéléré. Qu'est-ce que c'est que ce combat d'infirmes? Pourquoi est-ce que je transforme un samouraï de Tetsu en hérisson avant de me servir de mon chakra pour détendre mes muscles contractés par quelques décharges électriques?
Pourquoi ma vie?
Puis j'entends un rugissement dans le nuage, ma mine agacée cède très vite la place à une gueule décomposée quand je vois une panthère électrique me rentrer dedans. Je me fige comme un con en voyant ma vie défilée dans mes yeux avant qu'elle ne me percute à pleine puissance, le coup de jus qu'elle m'inflige au passage me réveille alors que j'essaie de respirer. Le félin de foudre pousse un miaulement qui annonce ma curée, je serre les dents pour ne pas crier comme une gamine qui se traîner dans une ruelle sombre et commence ma molestation. Le gros chat s'en donne à cœur joie pour me ruiner ma chemise de combat et me mordre à la ceinture pour me soulever comme un vieux sac à patates. Mon corps sert de serpillière à toute la boue au sol avant que son maître ne vienne interrompre le jutsu. Enfin, je dis ça comme si c'était une bonne chose, en attendant c'est moi et pas un de mes clones qui bouffe les arcs électriques humiliants.
Dans un dernier effort de victime électrisée, je pivote sur le dos pour lui faire face alors qu'il m'assène l'estocade.
Pas les bijoux de famille! Je permute au dernier moment, c'est un mec mort qui prend ma place, non je n'ai pas honte d'avoir effectué une substitution avec un cadavre. J'en profite pour me relever avant de tirer le scalpel.

-C'est l'heure de la saignée le chrysanthème de ferraille.

Je porte une taillade. Pas un coup grossier lancé dans le vent non, avec son armure je réussirai juste à briser l'acier ultra rigide, non je tente un coup léger, très superficiel au niveau de l'artère axillaire. Juste sous l'aisselle là où il n'y a pas d'armure!

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Orochi Otomo
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Je commence à plonger le regard et ma lame dans l'amas de chair putride qui remplace ma cible. Comment je distingue le changement? Le sang qui m'éclabousse, il est froid, il me souille sans m'évoquer le passé et l'adrénaline de la victoire. Je retire alors précipitamment ma lame et laisse tomber le corps inanimé sur le sol. J'entend les os claquer, les notes se superposent avec la voix de ma cible.

-C'est l'heure de la saignée le chrysanthème de ferraille.

Pourquoi parler alors que le silence est plus tranchant que les sons? Je sais déjà ce que ma cible essaie de faire, alors je me contente de lui apprendre l'humilité en lui montrant mon dos et laissant mes épaulières cacher ce qui reste de vulnérable à sa hauteur de phasme. Le coup s'abat avec une délicatesse certaine là où l'acier est le plus épais.

À la guerre, à force égale, la timidité fait mille fois plus de force que la hardiesse.

Je me retourner alors et donne un énorme coup de pied dans la face de l'homme sale qui se tient devant moi, je peux en voir sa joue danser et des gouttes d'eau s'envoler de cette dernière. En revanche, je n'arrive pas à voir si son regard essaie de me fixer à travers le masque d'acier, j'aurais bien aimé. Il aurait pu y voir tout ce qu'il n'est pas, tout ce qui va faire que je vais gagner.

Je renchaîne immédiatement avec un coup rotatif de nodachi directement au niveau de ses épaules. Pourquoi ses épaules? C'est l'endroit où les éclairs de la bobine commencent à brûler ses vêtements et faire voir sa peau qui rougit.

Je me laisse tourner sur le bout de mon pied lors de mon coup et accélère la rotation lorsque je lui tourne le dos dans le but de me retrouver immédiatement face à lui, de ne pas le laisser se remettre du coup de pieds et l'attraper par le col. Je le rapproche de moi et lui donne un énorme coup de boule qui fait résonner mes mâchoires par induction des ondes mécanique. J'en serais presque un peu sonné.


"-Tu peux percer la chair, mais tu ne peux percer un esprit en métal."

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Rien ne se passe comme prévu, le samouraï pivote sur lui-même, me faisant perdre ma précision et envoyant la lame ripper contre une épaulière blindée. Je déguste le coup de pied à pleine puissance et si j'esquive le coup qui aurait pu me couper en deux, c'est bien parce que j'ai ramassé assez pour tomber un genou à terre, sans me laisser le temps de faire quoi que ce soit, il m'attrape par le col avant de me soulever et de me foutre un bon coup de boule. La rigole de sang qui me dégouline du nez me fait très vite comprendre que je n'ai pas l'avantage ici, au corps à corps alors que je continue de me faire électrocuter comme un vieux morceau de viande pas fraîche.
Je fais alors ma grosse pute ; pourquoi essayer de se dégager de la poigne d'un samouraï quand on est à la distance parfaite pour frapper en traître. Par exemple... Se servir du petit scalpel de chakra de la paume mystique pour lui sectionner la carotide? Ou alors frapper le centre du chakra, près du coeur. Je ne cherche même pas à poser une main sur son poignet, après tout, à quoi cela servirait-il? Je serais à sa merci, je pourrais le supplier comme toute vermine qui essaie de se rendre, mais au fond la reddition c'est quoi? C'est ne pas avoir réussi à tuer l'ennemi et lui demander pitié, prier pour qu'il ne nous tue pas en retour même s'il y a encore trois secondes la priorité était de le vider de son sang comme un animal qu'on égorge.

"-Tu peux percer la chair, mais tu ne peux percer un esprit en métal." A la guerre, un esprit tolérant est comme une forteresse qui a toutes ses portes grandes ouvertes, je sais.

Je le frappe à la gorge de la main droite alors qu'il réitère à son tour l'erreur que j'avais commise, et de la main gauche je le frappe au niveau du plexus solaire. Paumes ouvertes.
Evidemment, du point de vue d'un simple mortel c'est pathétique, du point de vue d'un médecin ça va faire très mal ; il a une main de bloquée à mon col, l'autre tient son nodachi qui ne lui sert plus à grand chose à une distance aussi réduite. Avec le scalpel d'énergie des paumes mystiques je peux espérer deux résultats.
Lui avoir créé une incision au niveau de la trachée, rien de bien méchant si ce n'est qu'il va avoir beaucoup de mal à reprendre son souffle pour quelques instants. Ce qui risque de méchamment l'handicapé pour le corps à corps, voire de l'incapacité totalement tant avoir une armure doit peser sur son rapport à l'air.
Et l'avoir touché au centre de coordination du chakra, juste autour du plexus solaire, ce qui devrait normalement pour effet de... Je ne sais même pas, soit je lui ai touché le plexus lui même et dans ce cas je peux-être espérer lui avoir tranché une artère, voire même l'aorte si vraiment les dieux sont avec moi (si c'est le cas je le soignerai quand même à la fin de ces conneries, je suis là pour me battre, pas pour buter des gens. Il y a les konoha-jins pour ça.) Soit je lui ai peut-être remis à zéro la circulation de chakra dans son corps, et ça serait bien, parce que ça voudrait dire que j'arrêterai enfin de me prendre des décharges électriques.

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La suite se déroule très vite, mais pourtant ma tête à bien le temps de percevoir les deux coups tranchants passer à travers mon armure et m'atteindre à la gorge et au poitrail. J'ai encore des réflexes rapides malgré mon âge, et je lâche mon nodachi pour parer celui qui visait mon cou. Me déplacer à cette vitesse le membre rouvre quelques plaies auparavant fermées par le sang croûtant et séchant, virant au noir. J'agrippe le poigner de ma cible et baisse le yeux pour apercevoir sa main se planter sur ma poitrine.

Vient alors le moment où je regrette de ne pas être un Shinobi pure souche, car le manque d'habitude au chakra se fait sentir alors que j'ai l'impression que mon métabolisme s'arrête d'un seul coup. Je sens mon cœur pulser, mes poumons se remplir d'air, mais quelque chose manque alors que je comprend que mon ennemi vient de me couper les flux de magie de mon corps.

Je focalise mon esprit, ferme les yeux.

"Otomo, L'Empire tient à la noblesse de ton combat, mais pas autant qu'à la réussite de ce dernier."

Je ressens la lame d'énergie passer à travers chaque fibre de mes os, je commence à tétaniser. L'horreur de la lame me revient en pleine poire alors que je cherche à toute vitesse dans ma mémoire un moment de ma vie auquel me raccrocher et ne pas sombrer dans la peur de l'inconnu.

"Alors maintenant tu vas enlever cette lame de ton avant bras, te reconcentrer et continuer à te battre."

Je ferme les yeux et manque de hurler alors que je sens les fibres de mon esprit se décrocher de celles de mon corps. Je tiens le coup, revisualise l'époque où je portais encore du tissu, où les exercices commençaient à se faire avec des lames en acier. Les hommes singes; les shurikens; les naginatas. Tout.


"Un esprit d'acier"

La bobine repart d'un seul coup après avoir crachoté le laps de temps qu'il m'a fallu pour retrouver l'état d'esprit nécessaire à la poursuite du combat.

"Si tu veux me trouer le bide, contente toi de me faire perdre. J'ai trop d'honneur pour laisser quelqu'un d'autre le faire à ma place."

Ce que je ne lui dit pas, c'est que je ne pense pas être capable de me seppuku, pour la simple et bonne raison que je n'en ai pas eu le courage lorsque le monde s'est retourné au dessus de ma tête. Je ne vois pas pourquoi je l'aurais maintenant.

Je lève alors la main qui tenait le col de ma cible et lui attache autour du coup. Mon autre main la rejoint et je soulève alors le futur tas de chair froid au dessus de moi avant de serrer autours de sa nuque. Serrer avec toute mes forces. Il devient rouge. À moins que ça soit les arcs électriques… allez savoir.

Je le jette violemment au loin alors que ses veines du front commencent à gonfler au delà de la normale, son corps émet des craquements provenant de ses os, ou de son équipement, je ne sais pas. Je rattrape mon sabre par terre et me remet en garde, la bobine carburant toujours.


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Takeshi Busujima
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J'ai une poussée d'adrénaline à l'instant même où il jette mon corps au sol, l'air revient dans mes poumons et la machine se remet à tourner à plein régime. Le chakra envahit mon corps avant de me faire décoller de sol en une fraction de seconde, d'un flash d'énergie pure je disparais pour me retrouver cinq mètres plus loin, l'électricité me trace toujours avant que je ne profite du deuxième déplacement instantanément pour m'éloigner d'une bonne trentaine de mètres, utilisant l'inertie de la technique pour taper un sprint qui me permet de bouffer vingt autres en un instant. Je me retourne pour discerner mon adversaire, ce qui est relativement facile avec tout les éclairs qu'il dégage ; s'il avance je continue de courir au loin, j'ai besoin de temps pour revenir à la charge, s'il m'attend eh bien... Je ne vais pas cracher sur le fait de recharger les accus avant de passer à la bagarre. Surtout que je ne sens pas du tout l'idée de lui coller aux basques, du moins pas avant que je ne me sois soigné un petit peu. Dans tout les cas, je recule gentiment en attendant de voir sa prise de décision.
Oui c'est très lâche, mais je suis un éclaireur pas un bourrin.

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Orochi Otomo
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À ma grande surprise, le corps de mon n'ennemi n'a pas le temps de s'écraser péniblement au sol, il disparaît instantanément avant de réapparaître quelques milli secondes plus loin, debout, saignant, et fuyant.

Il se retéléporte quelques mètres plus loin, et il ne m'en faut pas plus pour comprendre qu'il va fuir et essayer de manigancer je ne sais quoi avec ses tactiques de rats. Je me met alors à courir immédiatement dans sa direction, sabre à la main, lame en arrière et les sandales glissante sous le temps mouillé.

Mais courir ne m'est plus aussi facile qu'avant, mes poumons commencent à me brûler, mes bras manquent de me tomber du corps et mes yeux virent au rouge de par le sang qui pulse à l'intérieur.
Même sans l'avoir expériencé bien souvent, je pense pouvoir reconnaître la fatigue du Shinobi. Le manque de sang mystique qui lui permet de s'élever dans l'art de la guerre.
J'arrête ma bobine.

Mais qu'on ne m'y confonde pas, je gagnerai ce combat.

Je continue de courir derrière l'énergumène. J'esquisse quelques mudras et prépare une échappatoire au cas où les choses tourneraient mal.

Lorsque seulement quelques mètres nous sépareront, j'entamerai le tout pour le tout et utiliserai le poids de mon armure pour me jeter sur lui, lame en avant, lui portant un coup d'estoc.


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Takeshi Busujima
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Il me fonce dessus, je recule en composant des mudras avant de poser un genou à terre, j'applique une main sur ma poitrine avant de forcer sur les doses de chakra ; il faut que je récupère, et surtout que je récupère une bonne dose de sang, si je m'évanouis à cause de tout ce que j'ai perdu, ça ne pas le faire. La douleur dans mon nez disparaît, celle dans ma poitrine aussi et à vrai dire dans tout mon corps, non pas que je sois de nouveau en parfait état, mais j'ai agrafé tout ce qui menaçait de se détacher. Les hémorragies les plus importantes ont été colmatés, j'ai de nouveau tout le sang qu'il me faut dans mon organisme, l'adrénaline reste haute vu que j'ai encore la sensation de pouvoir courir un marathon même si j'ai probablement puisé des quantités colossales d'énergie dans mes réserves, pourtant je me sens toujours aussi explosif. Mon cœur bat à toute allure, sans doutes un reste de toutes les décharges électriques que j'ai encaissé, et même si les plaques rouges ont disparus, que la plupart des traumatismes et des brûlures dues aux arcs électriques ont disparu, je sais que je dois avoir quelques terminaisons nerveuses qui ont morflé, et les soins ne sont de loin pas les plus complets. Les muscles ont ce qu'il faut pour continuer d'agir mais j'ai mégoté sur les chances de gangrène, à la fin cette bastonnade je vais me prendre un instant de repos, et sucer jusqu'au fond un type au sol.
...
Je retire ce que j'ai dis, je vais vider de tout son être un... Non plus. Je vais boire l'âme de.... Trop explicite vu ce que j'ai dis avant. Je vais voler la vie d'un blessé pour me refaire. Voilà, je vais récupérer en extrayant tout le chakra d'un samouraï de Tetsu, mais pas celui en face, parce qu'il va être trop fatigué.

-Ton armure c'est du papier de riz! Ça manquait cruellement d'inspiration et de panache mais je trouvais le silence très gênant, l'habitude du fracas de l'acier sans doutes.

Il me charge et me porte l'estocade. Evidemment parce que je suis un ninja qui se respecte, je permute. Avec une chaise. Ce n'est pas glorieux mais quand on est dans la précipitation il faut bien trouver une solution d'appoint.
Puisque j'ai permuté, ce qui me permet d'attaquer en profitant de l'effet de surprise, je frappe au scalpel au niveau de l'artère radiale, au niveau du poignet.

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Orochi Otomo
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Une chaise, une putain de chaise. Ma lame s'enfonce dans le bois tendre et cassant transmettant des vibrations dans ma main. Même les yeux fermés, je peux sentir que ce con est capable d'esquiver une lame.
Les réflexes se font vite dans ma moelle épinière. Même si je suis face à un rongeur de la race des fuyards, je sais qu'un ennemi en ayant un minimum dans le ciboulot ne fuit jamais pour perdre, et revient toujours pour frapper.
J'ai juste le temps de relever la tête pour apercevoir le coup de ce qui semble être un mini-couteau me tomber dessus. Je montre alors l'épaule comme je peux pour que le coup viennent rayer celle-ci…

Et fermer la boucle.

On peut entendre alors une déflagration venir du sol et un flash lumineur vient éclaire et illuminer jusqu'au coins les plus sombres de mon masque noircir par l'âge. Une douce odeur de brûlé se fait sentir et un rictus s'attache au coin de mes lèvre. Quelque chose de malsain, quelque chose de haineux, quelque chose que l'esprit humain ne peut s'empêcher de faire lorsqu'il a la sensation de maîtriser le jeu en en truquant les règle.

Je joue alors la carte de la surprise, peut-être que ça fonctionnera comme les techniques interdites par l'armée. Je profite du fait que mon corps soit à moitié allongé contre la terre boueuse pour tendre le bras et préparer un coup là où précédemment des arcs électriques se firent voir. Rien ne m'assure que mon ennemi n'ai pas une technique pour contrer l'ancre statique. Étant donné sa capacité à me sortir des trucs qui dépassent les lois de la logique et de l'honneur, je pense que je vais saisir la petite fenêtre qui s'offre à moi pour enfoncer l'hypothétique clou.

Je ne prend pas la peine de vérifier si la lame est plantée dans quoi que ce soit, il faut que j'enchaîne. Au fond de moi, j'ai le doute, quelque chose qu'on ne ressent vraiment que lorsque l'âme est consciente des enjeux et des risques d'une situation. Les risques existent, mais les enjeux sont réduits au néant. Il m'apparaît alors qu'au yeux de beaucoup de gens, on doit se battre comme des gosses au milieux d'un bac à sable.

Pas pour tous, il reste un endroit dans le monde où chaque combat à son importance, ou chaque cup de lame signifie quelque chose qui peut faire vaciller une vie dans la lumière et les paillettes, ou bien dans l'ombre et les chaînes froides d'une geôle.

Tetsu. Je fais ça pour l'honneur.

Je gonfle alors mes poumons de courage et lance mon bras en avant en préparant du chakra au bout de mes doigts, combinant magie Shinobie et fierté martiale du chrysanthème pour tenter de voler l'énergie vitale de ma cible.

Un liquide bout dans ma mains et fuit lors du mouvement de cette dernière. Il va falloir abréger rapidement si non je peux dire adieux à mon nodachi, et me victoire.


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Takeshi Busujima
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L'une des frappes au scalpel foire, l'autre perce au niveau de l'artère radiale, si l'artère est touchée il va pisser le sang comme jamais. Sinon, tant pis ça lui fera toujours ça de blessure de guerre, il s'effondre à moitié au sol et tente de récupérer son assaut avec une frappe en balayage. Manque de pot, je suis plus fort, plus rapide puisqu'il a une armure et surtout j'ai une meilleure conscience de mon environnement que lui, je jette tout le torse vers le sol pour intercepter la frappe avec mon scalpel. L'acier fin recule violemment avant de s'écraser contre ma jambe, partie émoussée de mon côté alors que je lâche un soupir de soulagement en constatant que le sabre rebondit légèrement, empêchant de me sectionner la jambe sur le coup.
Je ne cache pas mon soupir de soulagement, par contre je grimace en constatant la main qu'il pose sur ma jambe en essayant vaguement de me pomper du chakra, qu'est-ce qu'il pense? Que je vais me laisser faire?
Toujours en exploitant mes réflexes un brin supérieurs aux siens, principalement parce qu'avoir plusieurs kilos de ferraille sur le dos nuit à la vitesse, et qu'avoir un masque facial nuit énormément à la conscience de son environnement, surtout quand on souffre déjà d'un syndrome de vision tunnel dû à un combat, je me sers de ce qui me reste de scalpel comme d'un pic à glace pour frapper cette main curieuse et l'envoyer au loin. Ou du moins, j'essaie, ce qui normalement devrait bien se passer puisque j'ai un peu plus de force et de vitesse. Si ça réussit, je prendrais un kunaï dans chaque main, il veut du contact? Il va en avoir.

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Orochi Otomo
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Je prend un simple instant de ma vie, quelques secondes tout au plus, mais qui semblent me durer une éternité au milieu de la rage guerrière que je ne connais que trop bien.
L'ennemi m'a entaché l'armure d'une sale rayure, un truc violent, qui aurait pu percer l'acier si la lame avait été plus conséquente. Heureusement, l'avant bras de Tetsu est suffisamment imposant pour réduire les mouvements de son porteur au prix d'une certaine assurance quant-à la survie de la chaire du porteur.
Mon coup de nodachi lui casse un de ces précieux scalpels, sûrement fragilisé à cause du choc dans ma cuirasse. C'est toujours ça d'acquis. Mon oeil raidit et concentré sur le combat divague légèrement pour voir le bout d'acier emplit de chakra fumer alors qu'il touche le sol en un scintillement distrayant. Je pense que lorsqu'on se bat, un rien suffit à extérioriser les pensées le plus profondes de fuites, celle d'évasion de l'instant présent.

Je ne m'arrête donc pas malgré le coup sur la main qui vient de m'interdir l'accès aux réserves de chakra de mon adversaire. J'ai l'habitude que cela ne fonctionne pas, je ne suis pas shinobi. Mais ne pas être capable ne signifie pas ne pas être compétent.

Je projette alors des années de loupés en vol de chakra en un puissant coup d'estoc direction les côtes de mon adversaire. L'équation est simple : je tend une main vide, il lève les bras, je lui offre mon arme.

J'enchaîne tout de suite avec une balayette, quelque chose de certe inattendu, jusqu'à moi même. En effet, il ne pourra pas reculer le torse et les jambes en même temps, sinon il se casse la gueule tout seul, ce qui reviendrait à me donner ce que je veux.

Je finis l'enchaîment, fruit d'années de travail, avec un coup haut de sabre comme ceux que l'on peut voir dans les affiches de propagande impériales. Celui qu'il ne pourra pas esquiver au sol et qui le forcera à bouger sur ses jambes.

Je m'efforce à avoir un regard de braise, je commence à fatiguer, et puis… Ça me ferait chier de tuer un inconscient aujourd'hui. La lame vient s'abattre vers le sol.


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Takeshi Busujima
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Pas encore putain.

C'est à peu près que je résume la situation, alors que je fais usage de ma souplesse de ninja pour esquiver l'estocade, mieux me prendre le croche-patte et me retrouver en train de mordre la poussière tandis qu'un coup de lame grand comme la tour du Kazekage me vient à la gueule. J'esquive en ancrant mes jambes dans le sol grâce à mon chakra et me ramenant au sol, le blocage prenant enfin juste avant qu'on ne me dégage un peu trop le sommet du corps. Non pas que je sois contre de me faire décapité, mais j'ai quand même encore la réputation du village à défendre. J'esquive un autre assaut en me remettant vite debout avant de me rendre compte de la merde noire dans lequel je suis, et, c'est sans aucune race ni honneur que je lève une main.

-STOOOOOOOP! J'en ai assez de me faire péter les dents au contact.

Je porte un regard vers la jeune fille avant d'en perdre mon japonais, toussant abondamment alors que j'essaie de reprendre mon souffle ; elle est en train de causer avec l'autre gamin de tout à l'heure? Ca veut dire, que pendant que JE me battais avec un AUTRE samouraï, il y a un marmot qui pense pouvoir me LA piquer? Que pendant que je me bastonnes pour une femme il y a un crétin effervescent qui croit pouvoir se l'approprier? Sentant le regard d'incompréhension du samouraï impérial peser sur moi, je me contente de pointer du doigt les deux tourtereaux en continuant de tousser, j'ai avalé ma salive de travers et je le paie au centuple maintenant.

-Le petit idiot, il est en train de nous piquer la fille. Le samouraï tourne les talons. Hep hep hep, je t'ai estropié et je compte pas laisser un homme avide de justice empêcher un profiteur alors qu'il pisse le sang. Laisse moi juste te remettre deux trois trucs en place avant quand même.

S'il accepte de rester je le soignerai un petit peu, sinon eh bien, j'imagine que ce sera la première fois que je vois un hérisson dérouillé un éphèbe.

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Orochi Otomo
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-STOOOOOOOP!

Je fais quelque chose d'incorrect. J'enlève mon masque et laisse tomber mon sabre, passant du simple guerrier au soldat mal habillé alors même que la bataille n'est pas finie.
Je m'expose au moindre coup, au moindre Kunaï et au moindre coup qui peut dorénavant m'ôter la vie. Ça serait une chute plutôt comique pour un soldat ayant vécu poison, foudre, lame et poing lors des trente dernières minutes.

Tetsu n'aurait pas toléré que je me laisse aller ainsi à la fainéantise et à la faiblesse. Mais je ne suis plus aussi Tetsu que je l'ai été. Je n'ai pas la force d'une légion, autant puis-je en avoir la volonté, l'expérience et les enseignements, je reste épuisable. D'autant plus que le temps me cours après plus vite que les femmes maintenant.

J'espérais secrètement que le match se termine, car mes plaies commencent à suinter dans mon gant, et la texture du sang à laissé place à celle du pus formé par les croûtes et la sueur. Mes épaules me font mal et ma tête tourne de par mes yeux élargissant leur champ de vision. Ma tête respire enfin et je peux sentir mon souffle passer dans l'air humide et pluvieux sans me revenir dans les naseaux à cause de l'acier du masque.


-Le petit idiot, il est en train de nous piquer la fille. Je tourne tourne les talons.
Hep hep hep, je t'ai estropié et je compte pas laisser un homme avide de justice empêcher un profiteur alors qu'il pisse le sang. Laisse moi juste te remettre deux trois trucs en place avant quand même.

Je me dévêtis alors de mes bras jusqu'aux épaules, dans des gestes trop lents pour être méticuleux, des gestes fatigués mais quelque peu fiers d'avoir gagné ce duel sans intérêt ni récompense. Je trucide alors le morveux du regard alors que j'écarte les bras à la perpendiculaire en m'adressant à Takeshi, car maintenant mon ennemi à un nom.

"-Artère radiale poignet gauche, épaule droite avec tes senbons et probablement des muscles froissés au dos de ma main droite."

Un rat, un rat en tout point. Petit, courbé sur ses pattes arrières et le regard levé dans l'océan de la demoiselle. Il lui sourit avec des dents croulantes sous le poids de l'alcool et du sucre. Bon dieu… j'espère que les miennes valent mieux que ça, sinon je pense que l'Empire pourra être certain de briller plus que ma personne.

"-Tu frappes bien. Dans le sens handicapant. L'Empire devrait te demander de venir former les bleus en casernes."

Je dis ça sans conviction particulière. Pour la simple cause que je suis trop occupé à planifier les coups avec lesquels je vais exploser le crâne du détritus convoitant notre convoitée.
Je ne peux, en tant que samouraï du grand Chrysanthème, me défiler devant un combat à la loyale et ne peux donc m'abandonner à l'inaction devant cette rixe de rue qu'est le vol de notre trophée. Je refuse de me laisser vaincre, alors je ne laisserai personne me voler ce pourquoi je me bat.

Ceci est déjà arrivé une fois, pas deux. Je peux le jurer.

Une fois cela fini je commence à réarmer mes membres dans des claquements de lanières conjugués au son de mes pas sur les tuiles mouillées. Je fais claquer le cuir de ma main alors que la nuque de mon adversaire fait naître la convoitise en ma personne.


"-Tu permet?"

J'attrape sa queue de cheval, ou plutôt de rongeur lorgnant sur un bout de fromage, et lève le regard pour rejoindre celui de mon otage dans les perles bleues de la damoiselle.

"-Vous permettez?"

Je pose ma main droite sur le genoux de la Dame, assise sur la table face à son cache-horizon agenouillé au sol. Je lui insuffle un soupçon de force vers l'extérieur de ses cuisse pour lui demande de les écarte, ce qu'elle fait avec beaucoup de gène, me forçant donc à exercer un peu plus de pression pour m'assurer qu'elle dégage bien un bord de table propice à l'enfoncement dentaire du rat-en-rut.

J'aurais presque mal à la paume tellement j'ai mis d'ardeur à lui faire déguster le bois. Je force encore un peu plus jusqu'à ce que ses canines se plantent bien et que je doive forcer pour le retirer de là. Quoi que, je le remet dedans et l'entend gémir. Le fait qu'il pourrait vomir de par l'écartement trop important de sa mâchoire me ferait rire. Je lève les yeux vers la Dame, apparemment gênée d'avoir un mite à bois entre les jambes comme le témoigne son regard inquiet et surpris couplé à son rictus malaisé.

Je m'adresse au derrière de crâne rougissant me faisant face.


"-Il est pas si mal mon raccourci, non?"

Je lâche ses cheveux et me tourne vers Takeshi.

"-Je te laisse finir, si jamais tu as besoin d'applaudissements pour lui faire vider sa vessie dans ses frusques, tu n'as qu'à claquer des doigts."

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