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Sonder le Pays du vent

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Sahara Denya
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Busujima Takeshi


Sahara Denya

Ambition silencieuse





Le soleil. Oui, le soleil. Quoi d'autre ? Du sable ? Oui, pourquoi ne pas s'attarder sur le sable aussi ? Après tout n'étais-je pas dans le village caché de cet élément ? Sable et soleil, quelle belle plage que voilà ! Cependant, il ne s'agissait pas non plus d'une plage car l'eau manquait. Je n'étais pas déshydratée, loin de là, mais en ce qui concernait l'or bleu, je ne pouvais pas prétendre que mon village et moi baignions dans l'opulence. Des tunnels avaient été creusés en profondeur de quelques sources à certaines places de notre agglomération. Nos ingénieurs avaient consolidés les trous par de solides murs souterrains afin qu'ils ne s'effondrassent point et que le liquide nous parvînt propre. On avait construit des puits, mais tout cela ne suffisait pas à développer une réelle agriculture : notre localité était vouée à stagner. Nos ressources allaient rester limitées si la situation restait la même. Ou alors il nous fallait développer notre commerce. Ces deux objectifs ne faisait que confirmer ce que pensaient notre dirigeant, son proche allié Shirogane Ibushi, notre intendant ainsi que plusieurs membres du conseil de Suna : le pays du vent devait s'étendre. Cette réflexion, je l'avais eue une dizaine de fois au moins si ce n'était plus et la conclusion restait la même.

Cependant, si nous voulions nous lancer dans une conquête, plusieurs points restaient problématiques et le haut-conseiller Kayaba Akihiko était actuellement occupé avec Serika Senshi à préparer le festival qui allait se dérouler à Baransu. Une tension avait fait surface et la paix entre les nations shinobi étaient menacée. Allions-nous trahir Churitsu Sei et provoquer les autres villages cachés avant de risquer d'être nous-mêmes des victimes. La manifestation qui avait lieu chez lui réunissait le monde ninja chaque année et aucun incident majeur n'était jamais survenu, mais le propre d'une attaque en traitre n'était pas d'être prévue par la victime. Nous ne savions pas avec certitude qui pouvait nous attaquer. Du moins, nous étions nombreux au village à craindre que le Hikatokage no Saiten ne fût pas aussi calme qu'à l'accoutumée. Dans l'immédiat, se lancer dans une opération de conquête était une mauvaise idée avec deux de nos plus importantes têtes pensantes penchées sur les préparatifs d'un événement important. Toutefois, le conseil n'avait en rien abandonné, ne fût-ce que pour un instant, son désir d'invasion. Le haut-conseiller avait même formé une petite équipe, un duo, afin de sonder le pays. J'allais, en compagnie de Takeshi, devoir observer notre cher Pays du vent et nous allions devoir faire un rapport quant à la pertinence d'opérations en côte d'Omui, la région que nous lorgnions, et déterminer si une solution immédiate se présentait pour procéder à des missions. Toutefois, le désert était en proie à une longue tempête qui risquait de durer toute la matinée. J'avais invité mon collègue à me rejoindre au
Délice des dunes, l'échoppe de mes parents.

Ouverture du four. Invasion de la salle par une enivrante odeur qui pénétrait les narines et venait s'insérer dans le moindre espace proche. La chaleur de la cuisson touchait jusqu'à mon ventre, atteint par une haute température mêlée à une senteur charmante. Le désert émanait du four, mais pas un désert aride et pesant : un désert chaud et calme, un désert baigné d'une claire lumière prodiguée par de doux rayons solaires, dont les vents caressaient la peau afin de l'apaiser. Les épices vinrent me chatouiller le nez et raviver le souvenir du premier gâteau que maman m'avait préparé. C'était à l'occasion de mon premier anniversaire, elle s'était démenée pour trouver les ingrédients nécessaires à la confection d'une pâtisserie sucrée dont la croute dure avait craqué sous mes dents, libérant une fumée blanche qui s'était élevée dans le ciel et avait révélé un coeur aux figues incroyablement tendres et délicieuses. Un régal pour les papilles.

Je sortis le plat et le posai sur la cuisinière. L'un des clients les plus proches avait senti ma pâtisserie et se retourna, l'oeil envieux. Ce n'était pas sa commande, aussi lui fis-je un sourire désolé auquel il répondit par un regard larmoyant. Il m'avait surprise, mais je secouai la tête et il haussa les épaules avant de se retourner vers ses amis et reprendre sa discussion. À l'échoppe du
Délice des dunes, qui n'était plus une échoppe ambulante depuis plusieurs années, j'oeuvrais mes jours de congé, congé que je prenais justement pour aider mes parents à leur restaurant, car malgré le désir de papa d'appeler l'établissement un "yatai statique", il s'agissait d'un restaurant ou au minimum d'un bistrot. Un bistrot dans laquelle la nourriture était de la vraie gastronomie, car mes parents étaient de fins cuistots et j'avais appris d'eux. Je tenais d'ailleurs à garder la main. Il était temps de servir cette tarte et d'aller préparer la pâte, découper du pain ou des légumes, mais en tout cas pas commencer quelque chose qui allait demander un important temps de préparation. Takeshi n'allait surement pas tarder à arriver.

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Takeshi Busujima
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Du sable, partout.
C'est ce que je craignais, la tempête de sable n'a pas l'air décidé à se calmer alors que je marche dans les rues de Suna, obnubilé par ma conversation silencieuse avec Iguane, posé sur mon épaule sous la forme d'un cobra à lunette. Le vent granuleux m'oblige à garder mon keffieh enroulé autour de mon visage alors que je fais partie des rares à m'aventurer hors des bâtiments, obligé par le temps à sortir dans les avenues de la cité des cauchemars. Certains appellent Suna le village caché du vent, moi je lui préfère le nom aussi irréel que plausible de cité des cauchemars : les shinobis de Suna sont peu nombreux, mais ils sont entraînés, se battent avec hargne, résistent aux coups comme ils résistent au vent, les ninjas de mon village sont presque féraux. Quant au climat, il est aussi violent qu'il est désagréable, c'est en partie pour ça que je garde près de moi les souvenirs de mon enfance, quand nous n'étions pas encore ici, parce qu'ils s'agissaient de ces fois ou je voyais ma sœur et ma mère sortir sans un voile noué autour du visage. C'est sans doutes ce qui intimide les étrangers à Suna ; les faces bandées pour se prémunir du sable, les capuches rabattues et les couvres chefs portés au plus bas.
Si j'ai l'habitude des tempêtes de sable, principalement parce que lorsqu'on part en reconnaissance dans le désert avec pour seul outil de navigation une boussole et les étoiles lorsqu'on a de la chance, il faut bien savoir progresser en toutes circonstances. Maintenant que j'y pense, c'est sans doutes pour ça qu'on m'a assigné la mission périlleuse qui est de recueillir des informations sur notre pays. Le genre de mission plus emmerdante que réellement dangereuse, mais l'on est jamais à l'abri d'un imprévu du destin. Comme pour me faire une faveur, une autre était sur le coup, Sahara Denya, je me souviens d'elle parce, si Suna est un petit village en comparaison des autres, les gradés se croisent souvent entre eux.
Le fait que la police pose souvent des questions sur moi et mes frasques aide à se souvenir des têtes familières, surtout qu'elle m'a déjà poser les menottes, pour une vague affaire d'honneur je crois. Comme quoi je n'avais pas le droit de me battre avec un collègue à cause d'une conduite indécente envers mon assistante. Ou alors c'était Hengsha Ramano qui m'avait balancé au trou ce jour là... En fait, je vais arrêter d'y penser, le simple fait que j'ai de telles anecdotes en dit trop sur mon comportement. De toute façon je suis arrivé.
J'enlève mon keffieh, découvrant mon visage alors que j'époussette mon cache visage dehors avant d'entrer. Je fais un signe discret à Denya depuis l'entrée pour lui signaler que je suis là, elle finit ce qu'elle a à faire, puis me rejoint après avoir dit au revoir à ses parents. Iguane s'enfonce dans ma capuche puisque je ne l'utilise pas, préférant éviter le contact avec elle. Une fois à l'extérieur, je salue comme l'exige la fonction ma collègue, avec toutefois une certaine désinvolture qui trahit notre connaissance de l'autre.

-Adjudante Sahara Denya, on nous attend à la tour du Kazekage, à la salle des cartes pour préparer un rapport à propos de la situation militaire du pays du vent. Je jette un très rapide coup d’œil autour de nous, aucun militaire pour venir rapporter les ragots. Je me détends. Comment ça va sinon? La tempête n'influe pas trop sur la clientèle? On a un bout de chemin à faire jusqu'à la tour, j'aimerais bien qu'on ne reste pas bloquer sur une conversation strictement militaire le temps que ça se fasse.

J'ai en horreur les dialogues figés.
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Sahara Denya
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Busujima Takeshi


Sahara Denya

Les madeleines aux

graines de caroube





Il était arrivé au Délice des dunes dans sa tenue et m'avait appelée. À son appel, je m'étais dépêchée de remplir un sac en tissu de cinq madeleines aux graines de caroube et l'avais approché. Busujima Takeshi.

Un soldat fidèle au village, un ninja précieux qui n'avait pas toujours été aussi discipliné qu'actuellement. Un homme qui avait échappé aux griffes de la mort car quelqu'un avait pris sa place. La personne à la quelle je pensais était sa compagne. Elle n'était plus. Lui, était. Elle avait donné sa vie pour un être cher et j'avais longtemps vu en cela une injustice révoltante. Takeshi, voleur de vie. Raclure. Le médecin qu'il était n'était en rien coupable, je le savais, mais pourquoi accepter un sacrifice alors que le bouc-émissaire était tout désigné ?

Le deuil avait été difficile. Accepter la mort de Saeko et l'innocence de Takeshi. Mon amie avait fait ce choix délibérément.



Adjudante Sahara Denya, on nous attend à la tour du Kazekage, à la salle des cartes pour préparer un rapport à propos de la situation militaire du pays du vent. Comment ça va sinon? La tempête n'influe pas trop sur la clientèle?


Le deuil n'était pas terminé, non. Je mis ma main gauche sur la hanche et considérai son air sympathique. Il avait bien changé Saeko eût surement été contente de le voir se comporter ainsi en public. Un regard à mes parents, mais ils étaient déjà affairés.


Ça va ; et toi ?




J'avais décidé de le laisser répondre par "oui" ou "non", mais avant de savoir s'il allait développer, je repris la parole en commençant à marcher en direction de la tour.


Désolée si tu voulais développer, mais je dois déjà répondre à ta question. La tempête a carrément influé sur la clientèle. Le restaurant est plein à cause du mauvais temps. Tu connais la tribu Nagahariiki ? Ils passaient pas si loin et le village était le meilleur endroit où s'abriter. Du coup, on les accueille comme il se doit et ce n'est pas le kazekage que ça va fâcher.


Le kazekage avait en effet comme désir de rallier les forces vives du Pays du vent sous une bannière, celle de notre belle nation et j'étais plutôt contente que les Nahahariiki fussent venus dans le restaurant de mes parents. J'avais lu la satisfaction sur certains visages et espérais, sans trop y croire, qu'ils allaient revenir. Ils avaient certes été un peu forcés de se réfugier entre nos murs, mais ils avaient choisi Le délice des dunes pour se restaurer et cette décision comptait pour mon père, qui s'était un instant vu comme porte-étendard du ralliement de la tribu au village. Rien que cela. Il avait fallu le rappeler à la modestie, ce qui ne lui avait pas fait de mal.

Je me tus alors. Je n'avais plus rien à dire. Takeshi n'était pas le ninja avec lequel j'avais le plus d'atomes crochus et s'il ne me répondait pas, je ne trouvais rien à ajouter à la conversation. Il n'y avait jamais eu d'obligation de trouver un sujet autour duquel discuter en présence de quelqu'un d'autre. Cette convention était compréhensible tant le silence pouvait s'avérer ennuyeux mais se forcer à parler n'était pas une décision qui me plaisait. J'étais d'un naturel bavard mais parfois, je n'avais rien à dire et là, je ne voulais pas me forcer. Takeshi allait le remarquer. Il allait aussi remarquer mon mutisme, mais s'il voulait parler, il était libre de le faire. Moi, j'avais du mal à lancer une conversation avec lui. Lui répondre et continuer une discussion n'était pas un souci, mais commencer, non. Je faisais un blocage, simplement. Cependant, afin de ne pas sembler trop froide, je sortis de mon sac une madeleine et la-lui tendis.



Tiens. C'est une nouvelle recette que j'ai préparée à base de graines de caroube.



J'avais envie d'avoir son avis, car je m'attendais à ce qu'il fût franc. J'appréciais le gout chocolaté de ma nouvelle pâtisserie je me demandais si mes concitoyens allaient aimer. La pâte était confectionnée à l'aide de farine de blé, peu habituelle dans le désert. La farine d'orge était plus répandue et je voulais savoir si ma nouveauté allait faire mouche sur le toubib.


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Takeshi Busujima
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Les nouvelles sont plutôt bonnes de son côté, j'hoche la tête en apprenant que le restaurant familial tourne à plein régime grâce à la tempête de sable. Une bonne chose alors que je remonte mon keffieh pour couvrir mon nez et ma bouche de toute la poussière qui menace, je rabats ma capuche sur ma tête et continue la conversation alors que la visibilité risque de bientôt baisser tant la tempête risque de s'inviter à Suna. Denya n'est pas du genre causante et c'est moi qui doit ouvrir le dialogue, ce qui me dérange un petit peu mais n'en laisse rien paraître ; après tout chacun son tempérament, et puis elle n'est pas dans l'agression ou au contraire le jugement comme le peuvent-êtres d'autres jûnin. Les moins gradés que moi évitent généralement de me provoquer, tant ils savent que je suis en mesure de les faire ramasser en toute légalité.
Puis comme pour éviter un blanc gênant, Denya sort une madeleine qu'elle me tend, politesse oblige je retire ma capuche et mon cache-nez pour y goutter. J'ai un sourire en constatant que c'est de la farine de blé et pas de la farine d'orge, moins fine. Je sais que l'orge fait partie des aliments de base de tout citoyen de Suna qui n'a pas les moyens de se payer du blé, principalement parce que l'orge est presque une mauvaise herbe tant elle est capable de pousser par des conditions infernales, là où d'autres plantes seraient déjà crevées depuis longtemps.

-Honnêtement j'aime bien. D'habitude j'ai horreur des caroubes parce que c'est à peu près l'unique fruit qu'on peut cueillir dans le désert quand on est en reconnaissance pour plusieurs jours, et que ça finit vite par déprimé tout le groupe d'avoir uniquement des caroubes à grignoter pendant la semaine. Explication qui ne fait pas passer les sections d'éclaireurs pour des victimes ; les caroubes ça finit par rendre malade. La farine de blé donne aussi beaucoup de goût, mes félicitations pour ta trouvaille Denya, c'est du travail d'artiste. Surtout le chocolat.

Le reste du trajet se déroule sans encombre, à parler de pâtisserie sans vraiment chercher à creuser le sujet et à obtenir une discussion réellement enrichissante, j'apprends deux ou trois choses avant que nous arrivions à la tour du Kazekage. Les deux gardes à l'entrée s'écartent, nous laissant entrer sans que nous n'ayons dire un mot, nous arrivons très vite à la salle des cartes ; une grande pièce en pierre taillée, remplie de livres, d'almanachs et de parchemins contenant des planisphères ainsi que quelques découpes en relief du continent. Plusieurs cartes du territoire du vent sont en accès libre à consulter sur place, mais les contenus les plus sensibles sont protégés par le libraire, un marionnettiste qu'il ne vaut pas mieux énervé selon la légende. Denya et moi nous séparons un instant, chacun connaissant sa place et les consignes implicites ; je vais chercher une carte et des encyclopédies sur le territoire, la policière de quoi écrire et mettre en couleur la carte vierge que je rapporte. Seul le tracé des différents territoires et de quelques villes sont indiqués.

-Reconnaissance de la côte d'Omui, traitement du problème Kaigan et ensuite consolidation de nos acquis territoriaux et militaires, c'est ça le programme du jour non?
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