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Prairie de fleurs.

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Orochi Otomo
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Prairie de fleurs. Lun 4 Juin - 23:26
"Voilà, vous êtes arrivés."

Une poignée de main et d'or, un regard de gratitude et d'empressement. Tout ne devient que silence dans le bruit indiscernables des mots inintelligibles des gens inconnus. La charrette s'en va au loin avec un claquement qui rythmait mes pensées et mes pas au cours des deux dernières semaines. Mon sac de voyage ne croit pas à la vie qui m'entoure, il préfèrerait en dessiner une nature morte, car la nature de la foule ne contribue qu'à me tuer.

Mes pas se dirigent lentement à travers les portes ouvertes de la ville fermée et soulèvent des petits nuages de poussières, indiquant la sécheresse des derniers jours et me rappelant celle de ma gorge. Je baisse le regard sur mes mains, ces outils de morts et ces catharsis à regrets, qui tremblent non pas sous le poids du passé, mais sur l'appréhension de l'avenir que j'envisage sans accès rapide à une bonne bouteille. L'être humain doit avoir des repères dans sa vie pour pouvoir continuer à avancer, quand il les perds, il panique et cela se traduit par des comportements... surprenants. Les tremblements de mes mains ne sont bien qu'une manière parmi tant d'autre de rappeler à ces repères. Sauf que moi, je les connais que trop bien, ces réactions à l'isolement.

Un sentiment de honte me traverse le corps alors que je cherche la taverne la plus proche et passe ses portes ouvertes à coup de poing empressé, la sueur gouttant sur mon front et mon front commençant à vouloir regarder le barman et les passant dehors à la fois. L'intérieur en bois n'est pas moi et les tabourets ne sont pas en bordel, mes deux critères sont remplis pour que me laisse le droit de m'asseoir précipitamment dans un siège et de lever un doigt inquisiteur pour demander un verre, peut importe de quoi du moment que le liquide est rapide.

Voir le gens parler me fait prendre conscience du silence qui règne sur ma bouche au contraire de mes pensées troubles. Le verre arrive et glisse sur la table, ce qui fait bouger la surface, danser le ménisque et s'envoler une petite goutte de précieuse liqueur sur la table. On ne me fait pas glisser, je ne déborde jamais, mais qu'est-ce que j'en ai envie parfois. Je lève mon verre et avale une grande gorgée sans même prendre la peine de trinquer avec les fantômes que je m'apprête à rejoindre.

À ta santé, Hikari, toi qui a osé me faire croire que le bonheur était accessible pour les péquenauds comme moi, pour les meurtriers en quête d'un cœur à crever en espérant qu'on le leur rende bien.

Je lève mon verre à Hinata, petit bout de femme qui naquit jeune, grandi vite et mourut tôt, si elle est morte, bien entendu. Le temps est assassin, et le voir passer pour moi me fait sincèrement espérer qu'il est venu la prendre il y a de ça bien longtemps.

Déjà le fond du verre. Je le sais non pas car je commence à voir mon visage meurtri dans le fond de la glace, mais parce que je commence à chanter.


"-Des fois me prend l'envie d'en terminer
À chaque pas une jambe cassée
Chaque marche aucun palier
Je ne peux pas seulement voir la lumière
Je ne trouve pas le tunnel"


Un tunnel, ça serait bien trop clément que de m'en offrir un, un tant soit peu qu'il soit possible de le faire loger dans un joli papier cadeau avec marque dessus "Ta vie merdique n'aura pas de choix". Je suis plus proche de la clairière, avec des défauts et des rêves morcelés à chaque arbre la parsemant. Je pense ne pas comprendre l'importance que de faire un choix dans tout ce bordel, peut-être parce que je n'arrive pas à la comprendre.

Le principe d'un homme brisé est qu'il cherchera toujours à retrouver un bout de tissus à attacher autours de ses miettes pour essayer de faire tenir le pain entier, peut-être même qu'il essaiera de faire croire que sa mie n'est pas écrasée ou qu'il n'est pas rassis, allez savoir.


"-Je ne trouve pas ma voie.
Ne sais pas si je verrai les jours suivants
Ou le meilleur des précédent.
Je ne lève pas la tête
Peut-être devrais-je disparaître."


J'avale encore une grande gorgée, la dernière du verre. Celle du fond du fond, faite de tout l'amas de liquide qui ruisselle le long des parois. Cette gorgée est la pire, c'est celle qui n'a pas de goût et arrive toujours en retard. Souvent avec elle arrivent en retard les remords, pour venir faire passer l'amertume des remords au profit d'une incommensurable envie de dégueuler sur la table.

"-À chaque fois qu'on essaie d'avancer
Il y a une force pour retenir
Nous enfoncer
Nous enfermer.
Et je prie chaque jour pour un tournant salvateur
Pour un lendemain plein d'espoir
Pour qu'hier ne me fasse plus peur.
Je ne peux pas seulement voir la lumière
Je ne peux fermer les paupières."


Toujours Tetsu, ou ma famille, ou les deux en même temps. Il m'est impossible d'espérer voir quoi que ce soit de nouveau et de bénéfique dans ma vie à partir du moment où le fer et l'amour m'ont crevé les yeux. Les gens me rappellent ceux qui ne sont plus là, et me donnent envie de faire des choses qui me rappellent l'époque simple où les questions étaient interdites et la défaite impensable. Ces mêmes choses qui me rappellent qu'après la guerre ou les actes viennent la solitude du travail fini et de la perfection qui saute à la gorge en rappelant que le vide est le prix de celui qui remplit ses contrats.

"-Je ne trouve pas ma voie.
Ne sais pas si je verrai les jours suivants
Ou le meilleur des précédent.
Je ne lève pas la tête
Peut-être devrais-je disparaître."


J'avale encore une autre gorgée, d'un autre verre servi systématiquement alors que des pas s'avancent vers moi.

"-Du balais."
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Hyûga Ashira
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Hé bah... en voilà un accueil. L'autre n'a même pas daigner lever le regard vers moi qui ne m'avance même pas vers lui en plus, je ne fais que passer proche de sa table et lui...

"-Du balais."

Vraiment lui, il ne sait pas où il est ni a qui il s'adresse... Bon c'est une taverne normal... une taverne pour les gens qui ne sont pas comme moi, riche héritière d'un des clans les plus puissant du village de la feuille ! Ah bah... en fait c'est lui le samouraï dont la rumeur parle je suppose. Je compte bien faire ma curieuse... Rien sur moi n'indique que je fais partie des ninja du village, en revanche tout montre que je suis de la haute noblesse. Je porte une robe bleu ciel brodés de fils d'or, dans mon dos les armoiries du glorieux clan Hyûga, de fils blancs et noirs.

Sans aucune hésitation je m'approche de lui. De loin plus petite que lui, il doit faire presque ma taille en étant assis, je n'hésite pas, je n'ai pas de complexe de faiblesse face a des gens d'apparence nettement plus fort que moi et puis... Il doit bien y avoir deux ou trois gars de la bunke non loin de moi. Cela m'énervera toujours de ne pas pouvoir aller et venir sans que des ordres de père ne fasse mettre une bade de gardes du corps partout où je me trouve.

Cela m'arrive d'avoir une attitude très provocante envers les gens que je ne connais pas, rien que pour défier mon père qui ce bat bête et ongle pour me faire tenir a carreau. Je suis une ninja de Konoha, tudieu, il va falloir qu'il le comprenne. Bon, alors que l'autre boit et boit et boit, j'ai l'impression qu'il ne fait que ça depuis tout à l'heure... Enfin dans tout les cas avec les deux mots qu'il a prononcé il me manque grandement de respect et moi tout ce que je fais, avec un grand calme sans être impressionnée le moins du monde par sa carrure et son énorme arme dans le dos. Je pose mes mains à plat sur la table et les yeux grand ouvert, mon visage à quelques centimètre de lui.

"-Tu sais à qui tu cause ? Tu crois que tu as des ordres a me donner ici ? Je vais où je veux et je parle a qui je veux. Tu pige ?
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Orochi Otomo
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« -Tu sais à qui tu cause ? Tu crois que tu as des ordres a me donner ici ? Je vais où je veux et je parle a qui je veux. Tu pige ? »

Je regarde mon interlocutrice de haut en bas en m’attardant bien sur chaque signe distinctif de richesse ou d’aristocratie. Les petits détaillent me tuent, et m’indiquent une certaine noblesse innée, qui contraste énormément avec le comportement digne d’une charretière de l’enclave. Je plonge alors mon regard dans ses yeux à mon avis issus d’une longue lignée de croisements consanguins (peut-être qu’avoir sa tante comme mère enlève toute notion de tact?).

Elle dit n’avoir pas peur, montre qu’elle ne tremble pas et se force à tenir mes pupilles dans les siennes, mais comme on le sait tous c’est du baratin. J’ai trop vu de gens se mettre une façade devant le creux de leur esprit que la surprise à laissé place à une certaine considération dénuée d’intérêt dans ma tête.

« Je sais que je cause à quelqu'un qui se permet de porter une robe car elle ne portera jamais d'armure. »

Je me ressers un verre directement sous son menton et commence à boire en la refixant bien dans les yeux.

J’ai simplement demandé à ne pas être dérangé, et voilà que l’on vient me frotter au visage une aristocratie dont j’ai connaissance autant que je m’en préoccupe. Je connais un petit ce genre de personnes ayant la nécessité impétueuse d’aller se faire valoir n’importe où, n’importe quand. Si l’armée m’a bien appris un truc, c’est que celui qui sait se tait, et que si quelqu’un ouvre sa bouche c’est qu’il n’a pas matière à le faire.

« -Si l’être doit dire qu’il est le chef, c’est qu’il ne l’est pas... » je bougonne dans ma barbe le temps de trouver le courage et l’alcool nécessaire à aller parler à cette étrangère adepte de poudre aux yeux. Quitte à boire, autant ne pas être seul à le faire. Moi qui me plaignait du silence dans ma vie.

« -Si vous ressentez le besoin de venir ennuyer un vétéran de l'enfer avec votre position sociale et votre noblesse, il serait peut-être intelligent de vous poser des questions sur votre légitimité à celle-ci, non? »

Je lui ramène une chaise sous elle en déplaçant avec le bout de ma botte sur le pied de celle-ci et pose un verre devant elle, tout en m’en resservant un et m’adossant confortablement contre la banquette en vue de la discussion à suivre qui je pense va être animée.

Les gens comme elle, bien que beaux et riches, ont souvent un gros problème, celui d’être privé de la vraie réalité des choses. Il ont de la valeur financière, mais leur esprit ne vaut pas deux sous au même titre que leur expérience se résume aux récits de bataille qu’on leur attribue alors que des hommes meurent en leur nom. À force de vouloir être, on finit par paraître.

« -Vous savez, je ne doute pas de votre possibilité de parler à n’importe qui, je doute simplement de votre capacité à le faire sans vous mettre dans l’embarras. Premièrement par votre tutoiement intempestif dérogeant à votre éducation qui doit normalement saillir à votre rang, mais de plus que vous attendez que tout le monde vous connaisse, alors que ce n’est pas le cas, ce qui montre que vous n’avez rien fait pour mériter et obtenir le respect et la révérence que vous pensez vous être due.

Je vais alors vous donner un conseil en tant que marche-misère, la vraie, celle qui tue un homme en  le laissant en vie. Taisez-vous et écoutez ce que les gens ont fait de plus que votre personne, vous aurez ainsi une attitude n’enjoignant pas une réputation de manant et vous apprendrez que les actes sont mille fois plus puissants qu’une position dans le cœur des gens. Une fois que vous aurez agi suffisamment pour atteindre le cœur de toute une foule, vous aurez la noblesse, la vraie, celle que vous pensez avoir mais dont il n’est rien. »


Parler me fait oublier l’alcool, je me ressers une quatrième verre en même temps qu’un à mon interlocutrice.
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Hyûga Ashira
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Il est vrai que peu me connaisse en tenu civil alors un étranger... Quoi que les armoiries du clan Hyûga sont connu par beaucoup. Il n'a guerre d'autres indice pour savoir qui je suis et je compte bien continuer à jouer le jeux de la noblaillonne qui s’attribue le mérite d’autrui pour ça propre gloire puisque c'est ce qu'il semble penser. Il est vrai, tout de même, que l'influence de la soke repose beaucoup sur le actes de la bunke mais elle a aussi une certaine contribution à sa propre gloire. Je crois que peut peuvent réellement ce vanter de m'avoir moucher de cette façon. Clairement... Non seulement il m'apporte une chaise, mais en plus il me rempli un verre... et moi tout ce que je trouve a dire a ses gestes...

Je préfère un bol de saké, mais merci quand même...

Il a raison sur le premier point, mon éducation de branche aînée de la soke prime quand je ne suis pas en uniforme de Konoha. Ainsi j'aurais due le vouvoyer au lieu de le tutoyer... Mais en devenant ninja mon éducation noble est passé au second rang dans mon esprit. Cette éducation qui m'a fait échoué à ma première tentative de devenir chuunin. Ceci me remet en mémoire que je ne suis pas ce que mon père voudrait que je sois, la perfection Hyûga incarnée.

Vous avez raison. Si je vous est offensé alors je m'en excuse. Je suis Hyûga Ashira, héritière du clan le plus puissant de Konoha.

J'espère bien qu'il y a dans le coin un Uchiha pour entendre cela. S'il n'est peut-être pas le plus puissant, mon clan est au moins sur le podium, en terme de puissance, du village de la feuille. Je me dois donc de le vanter a qui veut l'entendre. Et puis, je ne suis pas non plus le "monstre" que l'on décrit... Bien que j'ai souvent démontré que les gens ont raison de le penser... Je démarre au quart de tour, j'agis beaucoup par impulsivité, je fonce tête baissé mais ceux qui m'ont connu avant, quand j'étais enfant, quand j'étais genin peuvent ce souvenirs que c'était bien pir avant.

Il est vrai que ma tenue actuelle est trompeuse, mais je ne porte de robe que parce que je suis en repos, en tant normale, je suis une ninja de Konoha de rang jônin et ce n'est pas l'argent qui fait gagner des échelons mais les actes. Je ne serais pas a ce rang militaire si je n'avais pas fait mes preuves au combat.

Et finalement je bois une gorgée du verre qu'il m'a servi, assise sur cette chaise indigne de mon rang... Après tout mon clan est très traditionaliste. De ce fait j'ai j'ai appris a manger, boire a tout heure en autour d'une table basse en position du sésa.

Mais ej vous écoute donc vue que vous m'enjoignez a le faire. Qu'avez-vous donc a dire ?
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Orochi Otomo
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"-Je préfère un bol de saké, mais merci quand même…"

"-C'est du saké. Je vous demanderai en revanche de pardonner l'établissement quant-à ses réceptacles, probablement ne sont-ils pas assez de haute lignée pour vous."

Je commence à avoir les boyaux qui se serrent devant un manque cruel de réflexion qui me met mal à l'aise. J'avale ma salive de manière dérangeante pour lui signifier que son manque cruel d'intelligence m'incommode, mais je doute fortement que malgré ce manque elle soit capable de cerner le sens de ce message caché.

"-Vous avez raison. Si je vous est offensé alors je m'en excuse. Je suis Hyûga Ashira, héritière du clan le plus puissant de Konoha."

"-Les vrais nobles ne sont pas censés s'excuser en s'inclinant? Je veux bien croire que des années loin de l'armée de Tetsu ou d'une quelconque forme de famille aristocrate ait pu m'éloigner de l'évolution des coutumes, il m'étonnerait quand même qu'une simple courbette soit devenue dispensable."

Je plonge dans mon verre et regarde le ménisque virevolter contre les parois alors que je fais tourner le liquide à travers la glace.

"-Il est vrai que ma tenue actuelle est trompeuse, mais je ne porte de robe que parce que je suis en repos, en tant normale, je suis une ninja de Konoha de rang jônin et ce n'est pas l'argent qui fait gagner des échelons mais les actes. Je ne serais pas a ce rang militaire si je n'avais pas fait mes preuves au combat."

Je baisse les yeux sur mon verre et esquisse un rictus que je peine à dissimuler. Voilà qu'elle porte le sujet sur ses habits alors que je lui parle de la noblesse, la vraie. Je cerne tout de suite que je parle avec une extrémiste, une vraie, une personne non seulement suffisamment enfermée dans ses idées pour perdre le contact avec la réalité des choses, mais suffisamment longtemps pour renier et déformer cette dernière quand on vient lui apporter.

Je sais que cette discussion ne finira sur rien, je connais déjà la fin avant même d'être entré dans le vif du sujet. Je me ressers un autre verre et me rend compte que j'ai bien fait de prendre un petit, car la bouteille est déjà vidée à la moitié.

"-Je veux bien croire votre fierté quant-à votre accoutrement, mais je vous invectiverait donc d'utiliser votre cerveau, car c'est bien ce dernier et non votre statut social qui fera de vous une belle personne, une qui vaut le détour. Car après tout, qu'est-ce qu'une existence menée sans laisser de traces?"

Je bois cul sec mon verre. Le liquide me brûle quelque peu l'œsophage et stimule ma recherche de mots pour lui répondre.

"-Mais je vous écoute donc vue que vous m'enjoignez a le faire. Qu'avez-vous donc a dire ?"

Je laisse échapper une bulle dans le liquide par une contraction pulmonaire. Due à la surprise. Comment peut-on être aussi fermée à la réalité des gens qui vous parlent et vouloir s'y adonner lorsqu'on scelle une image de misère dans l'esprit de son interlocuteur. Je pose mon verre un peu précipitamment et me tape sur le plexus, à l'endroit où la lame en estoc est sûre d'ôter la vie.

"-Vous me dites être militaire, une vraie. Quelqu'un qui est censé écouter en permanence autour de lui et faire passer ce qu'on lui dit avant ce qu'il pense. Pensez-vous sincèrement que vous vous comportez comme tel?"

Je serre les dents, l'énervement commence à monter et à me contracter les tempes. J'avale ma salive, pose un coude sur la table, et avance ma tête un peu plus proche d'elle. Mon dos se relâche d'un seul coup et m'offre une bouffée d'air frais alors que j'ouvre la bouche.

"-Héritière du clan et militaire, mais vous n'avez aucune qualité d'un côté ou de l'autre. Je suis issu de l'Empire, le vrai, le grand. Celui dont Il Faut Prononcer Les Majuscules Quand On Le Périphrase. J'ai vu mon lot de combat et de noblesse, étant donné que j'ai servi le Shogun en personne de manière secrète, ayant accompli des mission dont j'allais faire les rapports directement à sa personne en tant qu'envoyé spécial."

"-La seule chose que je vois devant n'est pas une soldate accomplie, ou une noble en adéquation avec son rang, mais bien la plus éminente médiocrité de Konoha.
De la où je viens, les soldats n'ont pas conscience de la prouesse des actes qui pourront leur donner un titre en feraille, seulement de la plus absolue forme de modestie qu'est la mort.
Vous ne pouvez pas être soldate et déambuler en accoutrement digne d'une femme de joie, alors que plus loins des hommes s'entraînent nuit et jour, dorment entassés et mangent à même le sol afin d'être prêts quand il s'agira de mourir en votre nom. Se comporter comme vous le faites n'est pas être responsable et méritante envers ses gens.
Si vous pensez être une si bonne militaire, pourquoi n'êtes vous pas en train d'honorer ce qui fait la guerre elle même en vivant de la même manière que vos homme?
Je ne vois pas ici un général, seulement quelqu'un qui profite de sa position pour s'attitrer le mérite de la chair à canon et en récolter les fruits sans avoir vécu le quart de ce que les disparus ont fait pour vous engraisser du haut de votre tour d'ivoire."


Je prends un autre verre pour me rafraîchir la gorge.

"-Et encore, j'ai connu des sergent qui étaient nobles sans être soldats, mais rien que le fait que vous ignoriez les règles de bienséance et que vous étaliez avec fierté votre lignée montre que vous avez conscience de la moitié de la réalité uniquement. Vous avez bien intégré la milice privée, les gardes du corps et la sensation d'être au dessus de tout, mais vous n'avez cure du devoir de figure d'unification, du devoir de diplomatie, du devoir du discours ou le devoir de représenter la quintessence de l'être humain."

Je grogne et tousse un coup.

"-Un vrai soldat à conscience du danger et de la valeur de la vie, il se tait en conséquence et malgré ses échelons se comporte comme s'il devait sa vie à tout le monde dans le rangs.

Un vrai noble se comporte de manière exemplaire, et sa richesse en tant que personne vient du fait qu'il prends ses responsabilités plus à cœur que n'importe quoi, si bien qu'il a la sensation de marcher sur des œufs à chaque seconde, car sa stature d'homme respectable peut s'écrouler à chaque instant."


Je me ressers un verre et le ravale cul sec en levant le doigt en l'air pour signifier que je souhaite continuer. L'alcool commence à faire tourner la tête, mais ça va encore, j'ai l'habitude.

"-Je ne vois rien de tout ça en vous, vous n'êtes ni bon soldat, ni noble. Vous n'êtes qu'une pâle figure. Vous êtes un amas de graisse pensant être méritant de sa situation alors que vous avez oublié de quoi il en retournait.

Je me ferai bien l'honneur de vous raconter tous ces instants de ma vie m'ayant appris ce qu'est que la vraie valeur humaine, celle que vous pensez détenir mais dont il n'est rien. Mais je vous laisserait plutôt méditer sur tout ce que je viens de vous dire, en espérant que vous ayez l'intelligence de vous en servir pour redresser votre situation bien misérable."

Je me lève alors et la regarde bien en haut. Puis part recommander une bouteille de liqueur de litchi.
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Hyûga Ashira
Konoha no Jonin
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Les coutume de Tetsu sont bien loin des coutumes de Konoha. Soyez donc heureux que je me sois excusez car aucun membre du clan Hyûga n'est censé porter à quiconque. Quand à s'incliner devant un étranger... qui semble de bas parage... Je gage qu'aucun noble, même a Tetsu, ne le ferait.

Pas mal de gens ici me connaisse de nom, de réputation. J'assume pleinement ce que je suis mais je ne laisserais personne, fussent un samouraï, insulter mon honneur de Hyûga, mon honneur de Konoha'jin, mon honneur de ninja, en toute impunité... Il dépasse déjà mes limites alors que ce n'est là que le début de la discussion... Pour une fois que ce n'est pas moi qui ait fait le premier pas vers la provocation.

Visiblement vous même avez besoin d'utiliser votre cerveau car vous êtes un étranger ici et si vous continuez sur cette vois vous risquez de devoir prolonger votre séjour a Konoha car vous êtes bien partie pour devoir affronter la justice du village de la feuille pour calomnie.

Si seulement il c'en était arrêter là... Si seulement il n'en avait pas rajouté... Si seulement il n'avait rien ajouté... Ma colère monte à mesure que j'écoute la suite... Non seulement il m'insulte, mais il insulte aussi le clan Hyûga... Il insulte Konoha, il insulte ceux qui m'ont jugée apte a accéder au rang de jônin. Je ne peux pas laisser passer cela... Je dois riposter, défendre mon honneur et celui de mon clan.

L'Empire de Tetxu n'a de grand que sa superficie, ici, a Konoha, il n'est rien et l'invoquer comme vous le faite ne peut jouer en votre faveur car il n'est d'aucune autorité au village de la Feuille.

Oh et visiblement je ne suis pas la seule a oublier mon cerveau... car vous même venez de commettre une erreur, ne serait-ce qu'en mentionnant des missions secrète pour le shôgun et après cela, n 'est-il pas vrai que lorsque qu'on est samouraï, on l'est jusqu'à la mort ?

Pas besoin d'avoir un cerveau brillant pour dès lors deviner que vous êtes un déserteur de l'armée de l'Empire, pas besoin d'avoir un cerveau très actif pour le deviner et puis quel genre de samouraï viendrait dans un village ninja ?


Je n'en ai pas fini avec lui et le temps qu'il se lève pour aller chercher une autre bouteille je ne bouge pas sans pour autant le quitter des yeux. S'il revient a la même table je ne bouge pas d'un pouce, en revanche s'il change de place, je suis son mouvement avec mon verre toujours a moitié plein pour me ré-incruster et poursuivre la conversation, qu'il le veuille ou non.

Maintenant c'est à vous de m'écouter.

Je suis qui je suis et je suis ce que je suis. Il y a une différence entre être Hyûga et être konoha'jin même si cela ne devrait pas être. Je suis ici en tant que Hyûga pour profiter d'un repos après une longue et difficile mission. Je suis en civil pour marquer que je ne suis pas là en tant que militaire et si vous croyez que même dans cette tenu je ne suis pas capable de vous foutre une raclée monumentale vous vous leurrer car cette robe n'est pas exactement ce que vous en voyez en ce moment même.

Un bon soldat n'entre pas dans une taverne civile pendant son service, à moins d'être en patrouille ou en mission. Un bon soldat sait faire la différence entre ses heures de services et ses heures de repos. Un bon soldat observe et s'abstient de tout commentaire sur les décisions de ses supérieurs. Un bon soldat exécute les ordres qui lui sont attribué sans discussion qu'il soit d'accord ou non avec eux.

J'ai été formée a la guerre dès que je fus en âge de manier un kunaï. J'ai été formée à utiliser le chakra et les techniques spéciale de mon clan dès que je fut en âge de le faire. Et croyez le où non, mais même dans cette tenue, en moins de deux minutes je serais sur les murs en uniforme prête a me battre corps et âme pour défendre Konoha, car... JE SUIS KONOHA'JIN AVANT D'ÊTRE HYÛGA ! Je combattrais tout les ennemis que le hokagé voudra me faire combattre, je tuerais, hommes, femmes et enfants si j'en reçois les ordres.

Alors maintenant, tu lève ton cul, tu me suis au terrain d'entraînement, tu va te battre contre moi, car tu a salis mon honneur, celui de mon clan et celui de mon village.
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Orochi Otomo
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"-Les coutume de Tetsu sont bien loin des coutumes de Konoha. Soyez donc heureux que je me sois excusez car aucun membre du clan Hyûga n'est censé porter à quiconque. Quand à s'incliner devant un étranger... qui semble de bas parage... Je gage qu'aucun noble, même a Tetsu, ne le ferait."

"-Encore une fois, vous voulez que je vous y emmène, visiter l'empire? Pour y résider encore maintenant, je peux vous assurer que même les Daimyo me saluent lors des rapports, aussi bas parage que je puisse être.
Et pour ce qui est du fait que vous n'ayez pas à vous excuser, c'est exactement ce que je vous reproche. Vous ne viendrez pas vous plaindre quand on vous considèrera immaniérée.


Je débouchonne la liqueur et en sert un plein verre à mon interlocutrice. Même si cette conversation est en train de tourner au ridicule, le fait d'avoir le dessus niveau argumentaire l'empêche de me toucher profondément, j'en garderai un bon souvenir probablement.

"-L'Empire de Tetxu n'a de grand que sa superficie, ici, a Konoha, il n'est rien et l'invoquer comme vous le faite ne peut jouer en votre faveur car il n'est d'aucune autorité au village de la Feuille.

Oh et visiblement je ne suis pas la seule a oublier mon cerveau... car vous même venez de commettre une erreur, ne serait-ce qu'en mentionnant des missions secrète pour le shôgun et après cela, n 'est-il pas vrai que lorsque qu'on est samouraï, on l'est jusqu'à la mort ?

Pas besoin d'avoir un cerveau brillant pour dès lors deviner que vous êtes un déserteur de l'armée de l'Empire, pas besoin d'avoir un cerveau très actif pour le deviner et puis quel genre de samouraï viendrait dans un village ninja ?


Je m'arrête de servir mon verre.

Je lève les yeux et pose la bouteille en éventrant ses pupilles de mon regard alors que la haine me monte à la gorge. Je me redresse de la banquette et me tient bien droit tout en la meurtrissant du regard. Il y a des choses qu'il ne faut pas évoquer lorsqu'on discute avec moi, et c'est le genre de choses qu'elle vient de sortir. Comme si elle n'avait pas compris que je l'engueulais déjà, elle continue de mériter mes paroles de haine.

"-Je n'ai pas déserté. Je suis à la recherche de ma famille.

Vous savez? La famille que vous êtes censé respecter et non pas salir le nom avec votre fausse prestance de merde et votre prétention de sous-race. Je cherche aujourd'hui à retrouver les personnes qui me sont chère de par leur valeur et leur amour qu'elles me portent, deux choses que votre cervelle de singe n'est pas capable de comprendre.

Je peux vous jurer que lorsque que je les aurais retrouvé, je retournerai dans l'armée active de l'Empire histoire de récupérer ma place de maître de campagne dans l'infanterie à pied histoire d'être dans la première ligne le jour ou le Chrysanthème déferlera sur les villages cachés pour éradiques les déchets de l'évolution comme vous, réduire toute votre famille en esclavage dans les champs de riz et faire de votre fierté qu'un tas de cendre qu'on mettra dans votre bouche jusqu'à ce que vous vous étouffiez avec."


Je sirote alors le doux litchi que je connais comme mon fruit préféré pour adoucir mes mœurs. Le goût sucré connu alors de ma langue vient calmer mon rythme cardiaque et ma rancœur. J'ai de la chance de ne pas faire partie d'un village, car une allégeance à une clique aussi peu recommandable que celle-ci me rendrait malade.

Je commence à avoir des relents de misère dans le crâne. L'Empire me manque et j'ai cette singulière impression que le monde des Shinobis est relativement hétéroclite de par sa proportion a donner au bétail le même droit de parole que les gens sensés. La vie de villageois me décevrait vite de par le mande d'honneur dans leurs coutumes, et le vide intersidéral de respect dans leurs rapports sociaux et leur endoctrinement maladif de supériorité. Quoique, sur ce dernier point, l'Empire fait fort aussi. Mais derrière, à Tetsu, il y a des vraies valeurs pour le justifier. Lors des Grandes Forêts, c'était les lanciers qui embrochaient les Shinobis, pas l'inverse. Cette supériorité vient de la discipline manquante à ces peuples auparavant nomades. Leur société carbure aux instincts primaires, et le plus fort à la plus grande bouche, et donc est le premier à mourir au combat, si bien que le niveau moyen des Shinobis s'est révélé parfois misérable. À Tetsu, le plus fort monte en grade au pris de l'humilité, si bien que la présence d'un conscrit face à un lieutenant suffit à mettre ce dernier dans l'embarras de ses responsabilités et à galvaniser sa conscience dans la hiérarchie sociale de l'Empire. Il en résulte une sensation de responsabilité décuplée pour chaque échelon grimpé dans la foule, et donc une discipline et une considération d'enfer amenant chaque chef à se battre pour ses hommes, et non l'inverse.

Maintenant c'est à vous de m'écouter.

Je suis qui je suis et je suis ce que je suis. Il y a une différence entre être Hyûga et être konoha'jin même si cela ne devrait pas être. Je suis ici en tant que Hyûga pour profiter d'un repos après une longue et difficile mission. Je suis en civil pour marquer que je ne suis pas là en tant que militaire et si vous croyez que même dans cette tenu je ne suis pas capable de vous foutre une raclée monumentale vous vous leurrer car cette robe n'est pas exactement ce que vous en voyez en ce moment même."


"-Encore une fois, vous vous enlisez dans vos défauts. La différence entre Hyûga et Konoha'jin est l'exemple typique d'écart entre les nobles et le peuple que consiste à l'aliénation de la classe dirigeante par ces derniers. À force de continuer à creuser cette écart, vous finirez probablement un jour la tête sur une pique, et ça ne sera pas faute de vous avoir prévenu.
Quelle image donneriez vous a me donner une raclée en robe? Si ce n'est d'une femme écartant facilement les cuisse à la vue de tout le monde?"


"-Un bon soldat n'entre pas dans une taverne civile pendant son service, à moins d'être en patrouille ou en mission. Un bon soldat sait faire la différence entre ses heures de services et ses heures de repos. Un bon soldat observe et s'abstient de tout commentaire sur les décisions de ses supérieurs. Un bon soldat exécute les ordres qui lui sont attribué sans discussion qu'il soit d'accord ou non avec eux."

"-Un bon soldat n'entre pas dans une taverne en civil car il prend son repos avec ses hommes, assis à la même hauteur qu'eux car il est responsable de leur moral. Un bon soldat sait faire la différence entre ses heures de services et ses heures de repos car dans l'une il tient une arme avec ses camarades, dans l'autre il tient des cartes toujours avec ces derniers, et ne va pas vadrouiller n'importe où. Un bon soldat observe et s'abstient de tout commentaire sur les décisions de ses supérieurs, y compris de ses supérieurs spirituels et des vétérans de guerre qui ont des choses à lui apprendre pour faire de lui quelqu'un de mieux au détour d'un verre, et ne lui matraque pas sa noblesse dans la tronche. Un bon soldat exécute les ordres qui lui sont attribué sans discussion qu'il soit d'accord ou non avec eux, et c'est pour ça que quand on vous donne l'ordre de mener vos soldats à la victoire vous partez dans une taverne sans eux?"

"-J'ai été formée a la guerre dès que je fus en âge de manier un kunaï. J'ai été formée à utiliser le chakra et les techniques spéciale de mon clan dès que je fut en âge de le faire. Et croyez le où non, mais même dans cette tenue, en moins de deux minutes je serais sur les murs en uniforme prête a me battre corps et âme pour défendre Konoha, car... JE SUIS KONOHA'JIN AVANT D'ÊTRE HYÛGA ! Je combattrais tout les ennemis que le hokagé voudra me faire combattre, je tuerais, hommes, femmes et enfants si j'en reçois les ordres."

"-Vous êtes ici en tant que Hyûga ou Konoha'jin? Il serait temps de vous mettre d'accord avec vous même au lieu de déblatérer des inepties paradoxales.
Sinon, je suis ravi de voir que vous seriez capable de massacrer des innocents au nom de la gloire et pour la reconnaissance du Hokage, entre ça et l'abandon de vos hommes à leurs occupations, votre armée doit être très combattive."


"-Alors maintenant, tu lève ton cul, tu me suis au terrain d'entraînement, tu va te battre contre moi, car tu a salis mon honneur, celui de mon clan et celui de mon village."

"-Si c'est comme ça que vous remerciez les gens qui vous enseignent leurs leçons de vie pour faire de vous quelqu'un de meilleur et digne de son statut, et vous donner les moyen de vivre votre vie en tant que quelqu'un d'aimé et bon pour ne pas crever comme une raclure et finir décapitée post-mortem, je trouve ça bien curieux. Mais ne suis pas surpris, vous êtes une barbare, je le savais déjà. Je viens juste de découvrir que vous l'êtes jusque au bout."

Je prends la bouteille dans la main, part payer et la suit avec mon sac claquant des pièces de mon armure et de mon nodachi traînant derrière moi.
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