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The Voice of Yin, Yamanaka Kirei

Yamanaka Kirei
Yamanaka Kirei
Indépendant
Messages : 38
Date d'inscription : 20/05/2018

Fiche du Ninja
Grade & Rang: A - Chef du clan Yamanaka
Ryos: 533
Expérience:
The Voice of Yin, Yamanaka Kirei Left_bar_bleue151/2000The Voice of Yin, Yamanaka Kirei Empty_bar_bleue  (151/2000)
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Bonsoir (ou bonjour) !

Avant de poster ma présentation per se, je tenais juste à préciser que mon avatar actuel n'est pas encore terminé, et qu'il va connaître quelques modifications. D'où la description mentionnant des cheveux "blonds" (comme les Yamanaka), alors qu'il ne les a pas encore comme ça sur l'image.

Merci à vous, en espérant que la lecture vous sera agréable.




Matricule ninja
NOM : Yamanaka
PRÉNOM : Kirei
GROUPE : Indépendant
GRADE : Chef du Clan Yamanaka
RANG : A (si j'en suis à la hauteur =3)
SEXE :
ÂGE : 25 ans
SITUATION : Kirei entretient une relation secrète avec une Senju de Konoha
FAMILLE : Orphelin et fils unique, la famille la plus proche de Kirei consiste en ses oncles, tantes et cousins

Personnalité
QUALITÉS
Perspicace
Calme
Distingué
Subtil
Erudit
Méthodique
Diplomate
Responsable
Persévérant
DÉFAUTS
Distant
Condescendant
Timide
Obstiné
Sensible
Calculateur
Abstrus
Hypocrite
Rancunier
AIME
Les arts
Le thé
Les livres
Le Shogi
Les fleurs
Senju Haruka
N'AIME PAS
L'inculture
L'outrecuidance
La laideur
L'imprévu
L’extrémisme
Son oncle
AUTRES
Curieux
Nocturne
Méditatif
PHYSIQUE
TAILLE :
1m69
POIDS :
53kg
PEAU :
Lunaire, teint de porcelaine
CHEVEUX :
Blonds
Courts
YEUX :
Turquoises
En amande
VISAGE :
Légèrement androgyne, sillonné de traits doux et réguliers. Nez fin, lèvres graciles.
CORPS :
Svelte, menu, élancé. Image de prestance, impression de fragilité (relative).
AUTRE :
Se pare de vêtements raffinés, souvent confectionnés dans les meilleures étoffes par des couturiers de renom. Arbore parfois des fleurs.
Histoire
Racontez nous votre histoire en listant les événements importants de votre personnage. Ce que nous voulons voir est votre imagination, votre originalité ainsi que votre cohérence.
Attention, vielliez lister les événements marquants de votre personnage dans le bon ordre chronologique, ne listez pas ses événements dans le désordre !

Baptême de sang (-10 à -5) : Né au crépuscule de la Grande Guerre Shinobi, Kirei ne fut guère pour autant épargné par ses ultimes soupirs. Si la chance l’avait gratifié de voir le jour au sein de l’un des clans les plus mystérieux et reculés du Sekai, laissant présumer une relative tranquillité, sa petite enfance fut néanmoins marquée par la disparition de ses parents, au cours d’une mission d’infiltration ayant mal tourné. Très rapidement, des soupçons se portèrent sur l’ambitieux Yamanaka Hidekazu, l’oncle paternel de Kirei, accusé par certains conseillers d’avoir vendu l’identité de son frère et de sa belle-sœur, afin de s’adjuger la gouvernance du clan jusqu’alors assurée par le père de Kirei. Se soumettant à l’interrogatoire de ses pairs, il fut finalement disculpé au bénéfice du doute laissé par d’étranges zones d’ombre dans sa psyché…

Orphelin et dépassé par des évènements qu’il était encore bien trop jeune pour appréhender, le petit maître Yamanaka pouvait toutefois réaliser l’abrupt tarissement d’une source d’amour à présent révolue, laissant en lui une empreinte indélébile qui subsisterait pour le restant de ses jours. La bienveillance de ses proches ne parvenait à pallier la soudaine solitude à laquelle il demeurait confronté, au cœur d’un environnement dont il ne percevait que des relents de fiel. Les pleurs, puis l'isolement, se succédèrent ainsi jusqu'à la ratification du traité de paix entre les clans, précipitant Kirei au cœur d'une lutte intestine pour le pouvoir.

Tumulte politique (-5 à 6) : Cette vacance du leadership impropre à toute bonne gestion du clan, comme l’avait lui-même présenté Hidekazu, contraignit malgré lui le jeune Yamanaka à s’émanciper de l’état de réclusion dans lequel il avait trouvé refuge. Préférant ses sessions avec ses précepteurs lui inculquant les fondamentaux de la lecture, de l’écriture et du calcul, il était dorénavant l’objet de toutes les attentions de plusieurs conseillers, souhaitant l’ériger en héritier de la fonction jadis détenue par son père. En effet, contesté par quelques rivaux se souciant parfois davantage de leur propre position que d’une justice faite à son frère décédé, Hidekazu peinait à réunir le soutien escompté afin d’accomplir son dessein. La jalousie, le mépris ou l’incrédulité de ses opposants faisant obstacle à sa désignation comme nouveau dirigeant, il fut subséquemment convenu que les décisions du clan continueraient à être collégialement votées par l’ensemble de ses dignitaires, jusqu’à ce que Kirei soit en âge de gouverner.

Cette position se révélait d’autant plus opportune, qu’elle permettait au clan d’aimablement refuser les propositions de ralliement formulées par les nouveaux villages cachés, prétextant ne point pouvoir y répondre sous l’empire de cette régence. Bien qu’initialement désintéressé par ces intrigues, le futur leader gagnait peu à peu en maturité, comprenant rapidement l’implication de son oncle dans ce qui fut le traumatisme de son enfance. Progressivement, sa peine s’était mue en rancœur, tandis qu’il réalisait que sa meilleure vengeance résidait en la satisfaction des attentes que les aînés avaient placées en lui. Il prendrait la tête du clan, et restaurerait une forme de justice, privant par là-même Hidekazu de ses ambitions délétères. Fort de cette motivation et de son goût intrinsèque pour l’apprentissage, il manifestait un intérêt croissant pour son éducation le préparant à sa tâche future, visant à parfaire tant son esprit que sa maîtrise des arts Ninjas. Mais si au fil des ans, Kirei était de plus en plus consulté par le Conseil, certains n'entendaient pas abdiquer leur rôle si facilement.

Diplomatie bien ordonnée (6 à 10) : Lorsque les qualités de Kirei s’avérèrent suffisamment mûres afin d’être intronisé, un contingent non-négligeable de responsables fédérés par son oncle, et redoutant de perdre les prérogatives qu’ils venaient d’exercer durant des années, se montra hostile à cette prise de fonction. Loin de la marionnette étrangère aux enjeux politiques qu’ils espéraient pouvoir manipuler à l’avenir, le jeune Yamanaka manifestait aujourd’hui une implication et des velléités de réforme menaçant leur statut. Accédant au pouvoir en dépit de ces réticences, il surprit dès lors par un geste inattendu, décidant de maintenir dans son cercle de conseillers et à des postes notables autant de ses détracteurs que de ses partisans. Jouant sur leur opportunisme, cette manœuvre habile rassura bon nombre de mécontents qui se rallièrent à lui, tout en isolant Hidekazu, lâché par ses fidèles. Si quelques proches furent déçus de faire les frais de cette main tendue, ils respectaient cependant sa démarche d’ouverture.

Plus que jamais rompu aux rouages des manigances et fort d’une expérience empirique considérable, ayant observé les siens à l’œuvre pendant plus d’une décennie, sa volonté d’apaisement et d’écrire une nouvelle page du clan n’en demeurait pas moins réelle. Se refusant à tout exercice autocratique de ses attributions, sa modération semblait graduellement faire l’unanimité. Sérieux et avisé, il était ainsi parvenu à désamorcer les dernières inquiétudes de ses pairs, préservant avec succès la prospérité et l’indépendance des Yamanaka. Il ne fallut effectivement guère attendre longtemps, avant que la nomination d’un nouveau chef ne parvienne à la connaissance des différents villages cachés. Se voyant enfin proposer l’interlocuteur légitime qu’ils attendaient depuis longtemps, ils espéraient maintenant convaincre ce dernier de les rallier, multipliant les visites de courtoisie à des fins diplomatiques…

Les tentations du cœur (10 à aujourd’hui) : Ce fut le village de Konoha, par l’entremise des clans Senju et Hyûga, qui se montra le plus actif. Partageant une relation privilégiée de même que des valeurs communes avec ces nobles maisons, les Yamanaka recevaient régulièrement leurs délégations, jouissant du plaisir d’être courtisés par ce nouveau village les invitant à le rejoindre. Kirei redoutait cependant l’avènement d’un futur conflit, conjecturant que la concentration de clans dans de nouvelles factions de plus grande envergure, ne pouvait qu’engendrer une nouvelle course à l’hégémonie qui se solderait par la guerre. Ses conseillers abondaient dans ce sens, préférant attendre l’issue de cette nouvelle configuration géopolitique, avant de se décider. Si la théorie s’avérait on ne peut plus claire, ce fut sans compter en pratique sur l’immixtion des sentiments de Kirei au cœur de sa raison, qui commençait à faire vaciller sa résolution. Une délicieuse complication répondant au doux nom de Senju Haruka. A peine plus âgée que lui, et assurant un certain nombre de responsabilités au sein de son propre clan, elle était devenue à ses yeux une figure d’intérêt au fil de ses multiples visites diplomatiques. Séduit tant par son apparence que son caractère au cours de leurs entrevues, il trouva d’abord en elle une amie, puis une confidente exogène à son microcosme habituel. Le charme qu’elle exerçait sur lui demeurait exacerbé par son inexpérience des femmes, et l’absence dans sa vie d’une figure féminine marquante depuis sa plus tendre enfance. Ironiquement, il n’avait lui-même jamais excellé dans l’art de la séduction maîtrisé par les siens, se sentant d’autant plus impuissant qu’il ne pouvait que constater l’inexorable bascule en train de s’opérer en son être. S’il parvenait à sauver les apparences envers ses conseillers, bien aidé par sa réserve et discrétion naturelles, la demoiselle avait pour sa part pris conscience de l’attirance de Kirei à son égard.

Y voyant une opportunité à saisir, les Senju proposèrent comme à leur habitude une alliance matrimoniale, entre le leader des Yamanaka et la princesse Haruka. Contraint de décliner l’offre dans l’intérêt de sauvegarder l’indépendance de son clan, ce rejet ne découragea point la jeune femme, bien résolue à faire plier son éphèbe : s’il tombait amoureux d’elle, il serait ainsi plus influençable et changerait peut-être sa décision. Prétextant ne guère vouloir froisser Konoha, et ne pouvant lutter contre l’ardent désir de la revoir, Kirei continua de rencontrer Haruka, qui multipliait les audiences au nom des Senju. Cette fréquence attirait de plus en plus la suspicion des Yamanaka, bien habitués à ces méthodes, à commencer par Kirei lui-même. Malgré ses doutes, l’inéluctable rapprochement qui s’opérait brisa ses dernières résistances, consumées par le feu lancinant d’une passion qu’il ne pouvait davantage contenir. Mais lorsqu’Haruka lui avoua son amour, l’extase de cette libération salvatrice fut alors tiraillée par la résurgence d’une question trop longtemps refoulée : pouvait-il vraiment la croire ? Réunissant le courage nécessaire afin de confronter sa maîtresse, il lui demanda la permission de sonder son esprit. Répondant par l’affirmative, Kirei réalisa toute la vérité : les sentiments d’Haruka étaient sincères, ou du moins l’étaient-ils devenus avec le temps. Profondément perturbé par la dualité de cette révélation redoutée, il se résolut à prendre provisoirement ses distances, au plus grand bonheur des dignitaires Yamanaka de plus en plus méfiants. Si ce recul se révéla profitable dans sa conduite du clan, son cœur gangréné par le manque souffrait toutefois de plus en plus l’absence de l’être aimé… Débutait dès lors une relation dont Kirei allait devoir dissimuler la véritable nature, sous peine d’être contesté par son clan à l’unité encore fragile.
Test RP

C'est aux premiers feux de l'aurore, que le calme apaisant du point du jour céda sa place au chaos. Une effervescence inhabituelle venait de s’emparer de la salle du Conseil, tandis que Kirei parachevait la lecture orale d'une funeste missive, signée du clan Uzumaki. L'un des siens, l'un de ses amis, Yamanaka Naoya, s'était ainsi fait capturer lors de sa mission d'infiltration, les ravisseurs cherchant indirectement à établir son identité et l'implication des Yamanaka au cours de cet incident. Se rasseyant posément en fleur de lotus, le jeune dirigeant déposa le parchemin sur la table basse en acajou qui lui faisait face. Son geste légèrement balbutiant trahissait une émotion et un état de nervosité, que son allure générale et le flegme qu'il s'efforçait d'arborer tant bien que mal tentaient quelque peu de dissimuler. Suspendu dans une certaine forme de catalepsie introspective, il en fut toutefois rapidement tiré par les multiples remous ayant ponctué son allocution.

Hidekazu : "Tout ceci est bien étrange, le clan Yamanaka n'a jamais pratiqué l'espionnage. Les Uzumaki font manifestement une erreur. Réfutons aimablement leurs insinuations, sans leur en tenir rigueur."

Les propos cyniques de l'oncle de Kirei trouvèrent un écho des plus favorables auprès de moult conseillers, pour qui un démenti officiel s'imposait comme la décision évidente. Pétrifié par cette annonce fatidique l'ayant plongé en état de choc, Idaten se précipita vers la source de ces turpitudes, s'emparant fébrilement de la lettre avant de la laisser s'échoir à ses pieds. N'osant se confronter à la détresse de cet homme qui se tenait face à lui, luttant d'ores-et-déjà contre sa propre affliction, le jeune leader regardait vers le sol, écoutant avec attention les différents témoignages qui se succédaient.

Hidekazu : "Allons Kirei-sama, soyez raisonnable. Le fait que Naoya se soit fait prendre est regrettable, mais il connaissait les risques. Nous ne pouvons nous permettre un tel conflit avec Uzushio, ni reconnaître quoi que ce soit. Les conséquences pour notre clan seraient juste dramatiques.

Idaten : Vous n'allez tout de même pas écouter cet homme ?! Celui-là même qui a assassiné vos parents ?!

Hidekazu : Cessez donc ces calomnies ! Combien de temps vais-je encore devoir subir l'affront de telles accusations ? Vous n'avez aucune preuve. Mais je vous pardonne. Kirei-sama, Idaten a manifestement perdu toute objectivité car son propre fils est impliqué, je vous suggère de l'ignorer."

Interpellé par le commentaire d'Idaten le renvoyant à son douloureux passé, Kirei ne pouvait cependant balayer les remarques de son oncle sur le seul fondement de son ressentiment personnel. Aussi détestable apparaissait-il à ses yeux, ses arguments n'en restaient pas moins valides, d'autant plus qu'ils semblaient résonner chez nombre de leurs pairs. Les prenant en considération, il ne pouvait non plus se résoudre à céder si promptement à un pragmatisme aussi désincarné. Pouvait-il réellement sacrifier l'un des siens d'un simple sceau qu'il se contenterait d'apposer sur la réponse du clan Yamanaka, se déchargeant ainsi de toute responsabilité au prix de la vie de son ami ? Comment pourrait-il se prévaloir d'être un bon chef en succombant à ce choix ? Probablement qu'un tel acte de lâcheté serait loué par beaucoup comme une décision juste et courageuse, réflexion qui lui tira un soupir désabusé. Souhaitait-il réellement instaurer des liens aussi précaires dans sa propre maison, où toute solidarité se verrait sacrifiée sur le sanglant autel de la realpolitik ? Un tel collectif habité par le plus froid des rationalismes pouvait-il réellement subsister sur le long terme, et dans tous les cas, en valait-il même la peine ? De plus en plus tiraillé par ces questions se bousculant dans son esprit, Kirei se devait malgré tout de rétablir l'ordre dans la salle du Conseil, devenue peu à peu le théâtre d'un vif échange d'invectives entre Hidekazu, Idaten, et leurs partisans respectifs. Frappant le gong disposé à cet effet, il reprit la parole d'un ton suave mais affirmé.

Kirei : "Messieurs, je vous prie."

Bien que laconique, son intervention avait suffi à ramener le calme au sein de la petite assemblée. Tranchant avec son tumulte intérieur, le semblant de sérénité qu'il renvoyait en appelait à l'apaisement.

Kirei : "J'ai pris acte des nombreuses voix s'opposant à toute intervention qui viennent de se faire entendre. Idaten, je présume que de telles opinions ne sauraient vous seoir. Que suggérez-vous pour votre part ?

Idaten : Kirei-sama, je vous remercie pour votre attention. Certes, Naoya se trouve être mon fils, mais il est avant tout l'un des nôtres, et j'ai la certitude que nous pouvons le sauver sans compromettre notre clan. Il nous suffit de solliciter l'aide de nos alliés, comme les Inuzuka, afin de provoquer une simple diversion. L'une de nos escouades pourra alors aisément s'introduire chez les Uzumaki, et exfiltrer Naoya."

Obtenant commodément le soutien des dignitaires acquis à sa cause, une salve d’applaudissements ne tarda point à se faire entendre, immédiatement suivie des huées de ses détracteurs, dont les motifs de certains relevaient vraisemblablement davantage du pur opportunisme politique, au détriment de la situation en elle-même.

Hidekazu : "Ce plan n'est pas sérieux et comporte bien trop de risques ! Même si nous parvenions à convaincre nos alliés, l'enjeu est trop considérable pour nous en remettre à des probabilités de réussite aussi incertaines !

Idaten : Une telle opération a toutes ses chances d'aboutir !"

La main posée sur le front, le regard pensif, Kirei observait autant que faire se peut la suite des débats, qui malheureusement, cédèrent leur place au brouhaha et aux attaques personnelles dans la plus grande des célérités.

"Est-ce donc là le prestigieux clan Yamanaka ? La vie de Naoya vaut-elle vraiment moins que le confort de ces vautours ?"

Saisissant la bouteille de saké juchée devant lui, puis en déversant le contenu dans la petite coupe lui étant réservée, sa démarche suscita l'étonnement des conseillers placés à proximité, lui qui n'avait que peu l'habitude de boire, a fortiori à des heures si matinales. Portant le breuvage à ses lèvres, comme cherchant à se purifier du spectacle dont il venait d'être gratifié, il se remémora les visages de Naoya, et de tous les Yamanaka qui aujourd'hui, n'avaient guère voix au chapitre, et pour qui il allait devoir se prononcer. Déglutissant d'une traite et se laissant envahir par la douce chaleur de la liqueur, Kirei se leva d'un mouvement gracieux, avant de se retirer.

Kirei : "Une telle situation mérite une plus ample réflexion, mais requiert toutefois une réponse rapide. Je vous ferai part de ma décision au soir."

Préférant s'isoler au plus vite et se dérober à cette atmosphère délétère, le jeune homme ne se faisait aucune illusion. Sans aucun doute, son absence ne serait qu'un prétexte supplémentaire dans l'escarcelle de ses collaborateurs afin de s'injurier de plus belle, tout consensus apparaissant hors de portée. L'air grave, déambulant dans les couloirs de l'imposante bâtisse traditionnelle d'un pas assuré, il regagnait avec empressement l'emplacement de ses quartiers personnels, fief de son jardin privé dont il n'attendait que de retrouver la douce sérénité. S'abandonnant à la fraîcheur de l'air venant agréablement caresser son visage, Kirei referma derrière lui la porte de bois coulissante, s'adossant à elle avec lourdeur, puis se laissa glisser jusqu'à se retrouver assis. Le magnifique spectacle floral qui s'offrait à lui ne le lasserait probablement jamais, bercé par la chaleureuse lumière d'un soleil aujourd'hui généreux, détonnant avec la cruauté des événements sur lesquels il était amené à statuer.

Sauver Naoya. Tel serait le point de départ de son raisonnement. Il faudrait pour cela requérir l'assistance du clan Inuzuka, qui exigerait sûrement une compensation à la hauteur du risque escompté. Mais ces considérations matérielles ne justifiaient que difficilement d'abandonner l'un des siens lorsque l'on bénéficiait de la prospérité actuelle du clan Yamanaka, de plus en plus courtisé par Konoha. Ne justifiaient que difficilement d'abandonner l'un des siens tout court aux yeux de Kirei, qui en sus de la vie de son ami, entrevoyait en ce sauvetage le triomphe d'une solidarité plus grande encore, capable de sublimer durablement les liens entre chacun des membres de son clan. Mais pour cela, il exposerait lui-même des alliés au danger. Une telle requête sèmerait peut-être même une division analogue chez eux, quand bien-même y accéderaient-ils. Était-ce acceptable ?

"Cela ne me regarde pas. Je suis un Yamanaka, le chef du clan Yamanaka. Je ne pourrai que faire primer notre intérêt sur le leur, et il appartient à eux seuls de juger de ce dernier."

Néanmoins, qu'en était-il des intérêts du clan Yamanaka ? Une telle mission impliquait de mettre en péril la vie des siens. Celle d'autres camarades susceptibles de trouver la mort afin de sauver l'un des leurs, dont l'engagement n'en ignorait guère les risques. Naoya lui-même le souhaitait-il ? Focalisé sur la dimension éthique du dilemme, Kirei esquissa un sourire délicat lorsqu'il songea à Haruka, dont la décision aurait d'ores-et-déjà été prise, sur la base de toutes les potentielles ramifications géopolitiques. L'échec de ce sauvetage détériorerait vraisemblablement les relations entre les Yamanaka et Uzumaki. Peut-être même avec Uzushio dans son ensemble.

"En contrepartie, si ça peut nous rapprocher de Konoha..."

Interrompant immédiatement son développement, Kirei laissa s'échapper un petit rire d'autodérision, inéluctablement rattrapé par la solennité des circonstances. En effet, un échec de la mission sonnerait le glas de la réputation et de la crédibilité de la maison Yamanaka. S'il n'avait lui-même qu'un égard modéré à l'endroit de ces notions, force était de reconnaître que dans le Sekai, elles s'accordaient bien souvent avec celles de "survie" et de "liberté", a fortiori pour quiconque n'avait encore rejoint l'un des villages cachés récemment constitués. C'était également prendre le risque d'exposer au grand jour les méthodes et arcanes du clan, et par extension, de compromettre sa pérennité.

"Kaï..."

En vain. Soupirant profondément, et ne pouvant échapper à cette non-illusion baptisée réalité, Kirei se devait de prendre une décision. Regagnant son bureau avec une lourdeur inhabituelle et négligeant de se restaurer, il s'y enferma dès lors les heures suivantes dans l'intention de parvenir à ce verdict tant redouté par lui-même. Se saisissant de sa plume, il ne pouvait s'empêcher de songer aux conséquences de chaque caractère qu'il inscrivait dans son manuscrit, gravant par l'encre l'avenir des siens à chacun de ses mouvements. Séchant les larmes ruisselant sur son visage avant qu'elles ne s'échouent sur le fatidique document, le jeune dirigeant y apposait décisivement sa signature, enroulant celui-ci avant de rejoindre le Conseil. Rompant avec le chaos du matin, un silence écrasant étouffait la salle, tandis que tous les regards se tournaient vers le juge qui prenait place. D'un maintien noble et d'un air inaltérable, ses lèvres s'éludèrent, psalmodiant la sentence d'une voix cristalline.

Kirei : "[...] Le clan Yamanaka réfute toute implication au cours de cet incident, et se montre pleinement solidaire du clan Uzumaki dans [...]"

S'effondrant à genoux, Idaten comprenait les implications irréversibles de ces allégations irréfragables, qui laissèrent place à des applaudissements plus clairsemés qu'ils ne pouvaient le laisser paraître, la plupart de leurs opposants potentiels restant sans voix ou affichant une moue résignée.

Kirei : "Hidekazu, vous saurez quoi faire de cela."

Hidekazu : Assurément, Kirei-sama."

Transmettant la missive à son oncle, et tentant d'ignorer sa propre révulsion pour cet énergumène, Kirei s'efforçait de préserver une expression de neutralité à la hauteur d'un chef se voulant impartial. Ironiquement, Hidekazu s'avérait en ces circonstances l'un des conseillers les plus dignes de confiance pour s'assurer qu'une telle décision parviendrait à destination. S'il perdrait probablement le soutien d'Idaten et de ses fidèles, le leader des Yamanaka regagnerait celui d'anciens opposants et de certains indécis. Un manège politique incessant qu'il avait appris à appréhender au gré des contingences, mais à l'égard duquel il maintiendrait toujours la distance que son rôle lui incombait de savoir prendre, avec comme unique horizon l'intérêt supérieur du clan.

Hidekazu : "Vous venez de prendre la meil...

Idaten : Shintensh... Argh !"

Dans un élan de désespoir, Idaten venait d'essayer de s'emparer du corps d'Hidekazu, neutralisé par la vigilance de Kirei à l'aide d'un mudra caractéristique, celui de la Grande Confusion.

Kirei : "Idaten, je comprends votre réaction, mais de tels actes ne sauraient être tolérés. Pensez à votre femme ainsi qu'à votre fille, et aux conséquences que l'entreprise que vous suggériez auraient pu revêtir sur leur existence. De plus, Naoya sera probablement retenu prisonnier, et peut-être nous sera t-il possible de le sauver. Konoha convoite ardemment notre ralliement, et compte également des détenus d'Uzushio. Il serait alors facile d'inclure Naoya dans un échange de captifs, sans nécessairement trahir son appartenance au clan Yamanaka..."

PS : Hidekazu serait toujours conseiller, c'est un peu "Garde tes amis près de toi, et tes ennemis encore plus près". S'il n'a plus de "fidèles", son point de vue lors de ces événements reste partagé par beaucoup =3
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AUTRE CHOSE ? Je reprends le RP après une longue coupure. Content d'avoir retrouvé un forum Naruto qui a l'air aussi sympathique^^
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Hello,

Belle présentation, sans plus tarder voici ton test RP:

Test Rp:
 
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Yamanaka Kirei
Yamanaka Kirei
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Merci ! J'ai posté le Test RP, en espérant qu'il convienne.
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The Voice of Yin, Yamanaka Kirei Pq2c


Respect test-rp et originalité

Le test a été respecté d'une main de maître, offrant tous les éléments nécessaires afin de déterminer si Kirei avait le gabarit pour être Chef de ce clan tant convoité par les Villages Ninja. Tu as bien exposé que je voulais voir, le style de leadership, l'aplomb diplomatique et le raisonnement politique nécessiare. Les Yamanaka sont des bêtes politiques, et leur dirigeant doit pouvoir composer avec de telles considérations. Dans son jeune âge, on voit bien la contenance dont Kirei fait preuve et la difficulté du choix avec toute cette charge émotive, à laquelle tu as su brillamment ajouté des éléments originaux, notamment par la relation avec Naoya, l'opposition formée par son oncle au lourd passé et la presque trahison du Conseiller Idaten devant le choix effectué. Enfin, le jeune Chef considère bien les différentes variables et élabore bien sur les multiples conséquences internes et externes que ce choix impliquera.

Et la décision prise m'a déchirée, je n'étais pas sûr si tu allais oser prendre ce choix plus noir, plus réaliste et considéré. Tu as bien laissé planer le mystère jusqu'à la fin, jusqu'au moment de ces larmes qui s'écrasent presque sur la lettre. Il s'agit certainement de la meilleure solution pour le clan, et la plus en adéquation avec le caractère politique, mais également de la plus difficile à prendre. Encore une fois, tu as su faire preuve d'originalité en justifiant la décision prise, en inscrivant ton personnage dans les rouages du pouvoir, en quête  d'un certain gabarit politique au près de l'ancienne génération, qui ont connu les affres de la guerre et les véritables risques du monde Ninja. La décision la plus difficile à prendre, mais la plus logique selon moi pour le chef d'un véritable Clan Ninja, ce qui te fait gagner des points car beaucoup aurait choisi la décision plus héroïque, mais moins réfléchie. Enfin, beau plan de secours cette idée d'échange de prisonniers par le biais de Konoha, pour rester dans l'ombre, à magouiller et manipuler les relations entre clans.




Orthographe et grammaire

À ce niveau, je n'ai trop rien à redire si ce n'est bravo. Il y a peu, si ce n'est pas de fautes et la construction syntaxique des phrases est sans reproche. Le style est beau et fluide, avec un vocabulaire recherché par endroit sans la moindre lourdeur.



Avis général et verdict

Bref, j'ai adoré le Test RP, et la présentation aussi soit dit en passant, et tu mérites à mon avis amplement le titre de Chef du Clan Yamanaka, et également le Rang A. Encore une fois bravo, maintenant il ne te reste plus qu'à recencer ton avatar et créer ta fiche technique. Bienvenue parmi nous!



Correction par Uchiha Nikkou
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