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Entrevue avec Dieu. [PV Akihiko]

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Takeshi Busujima
Suna no Jonin
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Lorsque j’étais jeune, je détestais voir ma sœur pleurer. Lassé de ma propre impuissance à pouvoir juste la tenir dans mes bras pendant qu’elle larmoyait sur mon épaule, j’ai appris à la faire rire, à lui faire oublier ce que nos parents faisaient pour nous nourrir. Puis, lorsque nous avons eu l’âge de comprendre ce qui fait le sel d’une vie d’adulte, j’ai appris à me battre, les ruses inculquées par la rue aident beaucoup dans les bagarres. Un rôle de grand frère protecteur pleinement assumé, j'ai été jusqu’à pété le nez d’un de ses prétendants après qu’il lui ait mis une main au cul en public. La famille, c’est une nation à échelle réduite, c’est un groupe uni contre le reste du monde lorsque la situation l’y oblige, c’est le centre de l’univers quand les temps sont durs, c’est la preuve que nous avons des valeurs, que les liens du sang doivent triompher de l’adversité et des épreuves du destin. Ce qui s’en montrent indignes ne méritent aucune pitié, encore aujourd’hui je sais que je peux compter sur ma frangine si un jour j’ai un problème, et inversement. Lorsque l'on est au fond de son lit en train de se morfondre sur la fin prématurée d’un être cher, le simple fait de savoir que quelqu’un venait toquer à ma porte pour prendre de mes nouvelles me rassurait sur ma valeur. Que je valais le coup de ce sacrifice, j’espère…
Si maintenant, ma sœur enseigne le kenjutsu à l’académie militaire, d’autres gens méritent qu’on investisse en eux, les actes commis par pur altruisme sont les meilleures preuves qu’on tient à quelqu’un. Je ne regrette rien, même si je suis ici maintenant.

En attente d’un passage de savon, assis devant le bureau du haut-conseiller, alors que sa secrétaire se lime les ongles en gardant un œil expert sur moi. Inutile de demander pour comprendre que la vasque d’eau posée sur le comptoir n’est pas simplement pour faire jolie ; à coup sûr il y a une solution saline dedans, pour pouvoir électrocuter au plus vite le premier intrus dans le coin. Mais ça, je le sais parce que les fleurs sont les mêmes depuis toutes ces années, pas un pétale qui ne se fane, pas un changement de place des roses, juste l’immobilisme d’un piège ne demandant qu’à se refermer. Une vague odeur de clope m’agresse les naseaux alors que j’attends mon tour, ce que j’ai fait n’était pas pro, mais compréhensible. Je ne regrette rien. J’ai les moyens de me défendre, je refuse de me montrer faussement magnanime sous prétexte que l’ombre de la police plane sur moi. Au moins, je sais que j’aurais fait quelque chose de juste, et puis…
Suis-je vraiment censé craindre la mort puisque je l’ai côtoyé d’aucune autre manière qu’un homme puisse imaginer ?
Je ne dirai pas que je me suis énervé, quand j’ai sifflé mon apprentie pour lui dire de prendre sa pause (une façon polie d’aller lui dire de prendre un bain), et qu’elle s’est mise à danser d’un pied sur l’autre, embarrassée par une suggestion quotidienne. Toujours appliquée jusque-là d’ailleurs, Kasugano a toujours veillé à paraître sous son meilleur jour en permanence, aussi lorsqu’une coquette barbouillée de sang considère d’ajourner un bain bien mérité, il n’y a pas besoin de cervelle pour comprendre qu’il y a anguille sous roche. Surtout lorsqu’elle prend un temps fou à sortir de la salle d’eau, avec un énorme hématome au niveau de l’œil. Evidemment, si ma disciple a laissé quelques affaires chez moi, dont une grande partie de son matériel d’infirmière, elle n’a pas pris soin d’abandonné son maquillage. Et le fard si précieux a son ex-copain. Sans fard, Kasugano reste belle, mais ce qui enlaidit une femme, ce sont des traces de violence, comme les hommes en fait. Si certaines trouvent érogène d’avoir un balafré au lit, Saeko avait toujours ce réflexe de se lover contre moi en essayant de traiter mes ecchymoses, trop fatiguer pour baiser et trop abruti par les combats pour philosopher avec elle.
C’est ça, c’est très probablement ce dégoût pour moi-même que j’avais à ce moment, de voir celle qui compte le plus à mes yeux grimacer en passant un bandage froid sur mes bleus. Tout m’est revenu à la gueule d’un coup, et en regardant là-maintenant mes poings endoloris par la bastonnade à laquelle ils ont participé, j’ai une pointe d’aigreur qui me remonte le long de la gorge. Une vague envie de finir le travail commencé par exemple.
Je vais lui faire racler le plancher! Me répétais-je frénétiquement en quittant mon appartement pour le chercher à la porte Nord. Celle-là même où il montait la garde.
Je n’ai même pas cherché à lui parler, je suis venu avec un clone d’ombre, l’iguane psychopathe qui me seconde dans les combats en fait. Le clone lui a saisi les bras, je l’ai frappé au visage de toutes mes forces, j’ai arrêté lorsqu’il a arrêté de gémir avant de mouiller la chemise sur son gilet tactique. Malgré l’épaisseur du tissu, ça ne m’a pas empêché de lui fracasser quelques côtes. D’habitude, quand je perdais un combat j’étais heureux que la douleur cesse de parvenir au cerveau bien avant l’inconscience, aujourd’hui c’était l’inverse, je gagnais et je voulais faire mal. Par pure conscience professionnelle, lorsque Oni l’a lâché et qu’il est effondré au sol, j’ai pris compte de ses blessures, histoire de voir si je devais le soigner avant l’arrivée des secours ou alors si je pouvais me permettre de l’abandonner au beau milieu de la rue.

Trois côtes cassées.
Le nez écrasé.
Une dent qui a sauté.
Une morsure à la gorge (Iguane voulait apporter sa contribution).


Il y a des tas de situations qui permettent de violenter une femme, la plus simple étant de s’engager et d’espérer tomber sur une femme en tant qu’adversaire. Lever la main sur sa dulcinée n’est jamais tolérable, sauf en cas de légitime défense évidemment. J’espère juste que le haut-conseiller prendra ça en compte, quand il m’enverra une avalanche de merde au visage. J’ai toujours eu en horreur l’hypocrisie ambiante sur la réputation, comme quoi les gens pouvaient être ce qu’ils voulaient. J’ai fracassé en deux le partenaire de Kasugano parce que… Je suppose que depuis que mon retour à la vie je multiplie les comportements autodestructeurs et que je profite de ma deuxième vie pour faire ce qui me semble juste. Dans les faits, je suis quasiment certains qu’aucune femme ne mérite que je me batte pour elle, mais le nombre d’idiots prêts à défendre une colombe est ce qui fait sa réputation et son honneur, si je ne m’étais pas interposé j’imagine que personne n’aurait levé le petit doigt. Au moins maintenant son prochain amour saura ce qui va lui arriver s’il décide de jouer au plus con. Ils savent que mon assistante n'est pas une poupée de chiffon qu'on peut secouer n'importe comment.

-Tokubetsu-jonin Busujima, le haut-conseiller vous attend.
-J’y vais.

Je m’extrais de mon siège, faisant craquer mon dos au passage avant de rabattre ma capuche et mon écharpe autour de mon visage. La manœuvre peut sembler idiote, mais elle a ses raisons ; le protocole, toujours le protocole. Je toque à la porte, puis j’entre une fois qu’on m’en a donné l’autorisation, je me glisse dans la pièce en regardant le haut-conseiller droit dans les yeux. Oui oui, je ne le quitte pas du regard en fermant la porte, puis en m’approchant de lui avant de le saluer pour ensuite enlever ma capuche et rabattre mon écharpe. Puis ensuite, continuant toujours de suivre religieusement le protocole, je m’annonce.

-Tokubetsu-jonin Busujima, première compagnie de marche des sables, deuxième section d’infiltration, à vos ordres votre excellence.
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Kayaba Akihiko
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red fraction



Takeshi & Akihiko


Kayaba Akihiko, grand ponte de Suna et mirifique tête pensante du Vent, ta réputation n’avait de cesse de te précéder. Non pas que cela te dérangeait, bien loin de là même, tu avais néanmoins un goût prononcé pour ce qui était de la démonstration. Heureux étaient les simples d’esprits à penser pouvoir spéculer sur ton illustre personne en toute impunité. En revanche, cela te faisait rire. Oh oui, tu te délectais d’une telle bassesse, d’un tel manque évident d’intellect. Au fond, tu connaissais la vérité, mais tu t’aimais à contempler tes propres légendes, ces mythes qui ne faisaient qu’ajouter à ton inéluctable charisme.
En t’engageant, quoique obligé, au sein des  Sables, jamais tu n’avais prévu pouvoir un jour arriver tout en haut des échelons. Toute la plèbe te mangeait dans la main. Les autres conseillers avaient peur de ton ombre, celle-là même qui veillait sur la nation toute entière, plaçant sous ton joug la moindre action qui pouvait être entreprise.

A y regarder de plus près, les légendes te concernant pouvaient être scindées en deux catégories. En premier lieu, celles créées par le bas peuple auprès duquel tu avais une forte estime – fût-elle forcée ou légitimement acquise. A cet effet, l’on aurait tendance à t’appeler Simurgh. Oiseau légendaire et mythique, tu sais ce qui est bon pour ton prochain. Ainsi, tu protégerais ceux qui le mériteraient et leur inculquerais ce qu’il était bon de savoir.
Au vu de ces premières, les autres carnèles avaient plutôt tendance à te diaboliser. Pour reprendre la même base que précédemment, tes ennemis (et Amaterasu savait à quel point étaient nombreuses les petites gens à vouloir ta tête sur un plateau d’argent) te voyaient plus comme le Rokh. Un message de mort, une augure funeste et pestilentielle… Tu ne laissais que sang, mort et putréfaction dans ton humble sillon, laissant déferler moult tempêtes, tsunamis et autres catastrophes naturelles.
Tu étais on ne peut plus craint, Akihiko. Et tu le savais ; là était le comble. Profitant de l’ignorance de tout un chacun, tu savais jouer avec ce qui t’était si gracieusement offert et n’hésitais pas t’en servir pour te galvaniser, de même sorte que tu te complaisais à agrémenter les contes déjà miséricordieux qui te concernaient.

Finalement, tu étais de ceux qui ne se préoccupaient guère de ce qui pouvait t’être inférieur. Toujours soucieux de dorer et garantir l’image de Suna, tu écrasais quiconque pouvait aller à l’encontre de vos plans ou projets. C’était dans cette même optique que tu avais finalement atteint le grade de Haut-Conseiller, faisant de toi la plus haute figure d’autorité au sein du village, après Senshi. Pour dire, même son bras droit ne pourrait espérer ne serait-ce que t’arriver à la cheville ou avoir qu’un quart de ton influence, fût-elle politique, mondiale ou auprès de votre dirigeant suprême.
Néanmoins, en ta qualité de Haut-Conseiller, tu étais tenu de t’entretenir avec avec qui de droit lorsque la situation l’exigeait. Les raisons étaient moult et variées : du simple entretien de promotion à celui de recadrage, en passant par les semonces militaires et les constitutions d’équipes. Voire même un peu de tout, et c’était spécifiquement le cas ce jour-là.

Busujima Takeshi ne t’était sûrement pas inconnu. Outre son passif et CV fortement garnis, il faisait partie de ceux que tu pouvais considérer comme était l’élite.  Non pas en terme de respect. Non pas en terme de compétences (encore que…). Non pas au niveau du village. Mais psychologiquement et mentalement. Tu savais tout de son dossier, fût-il médical ou militaire. Aussi, pour cette première part, tu savais que les médecins de l’hôpital militaire de Suna ne cessaient de trouver la moindre excuse, le moindre prétexte pour le rendre inapte au combat et effectuer ce qui lui était incombé.
Il y avait déjà quelques temps, il avait été ramené à Suna en piteux état… Mort. Il avait été transpercé au niveau de la gorge, un coup qui lui fut fatal. C’était néanmoins sans compter sur sa chère et tendre qui, désespérée et à l’abnégation totale, lui fit littéralement don de vie. Don de SA vie. Elle insuffla un nouveau souffle en lui… Depuis ce jour, plus rien ne pourrait être pareil de son côté. Tu en avais pleinement conscience, mais tu décidas, dès lors, d’éviter au possible ce sujet. Tu étais toi-même parfaitement placé pour savoir ce que représentait la perte d’un être cher…  

C’était en partie pour toutes ces raisons que tu l’avais toujours appuyé. Presque. Le caméléon restait tout de même connu au sein même de la police de Suna, aussi tu ne pouvais pas toujours le sortir du pétrin… A croire qu’il aimait provoquer. Fort heureusement, il était sacrément doué dans son domaine, aussi ne s’était-il jamais fait prendre sur le fait accompli… Ou alors les forces de l’ordre n’avaient pas suffisamment de preuves tangibles pour le condamner. Bah, en tout cas, ça te faisait rire, mine de rien.
Tu avais donc entrepris de lui envoyer une convocation expresse (ndlr. : rendez-vous fixé dans la demi-journée qui suivit) afin de t’entretenir de quelques sujets avec ce dernier. Un entretien, ni plus ni moins. Ceci étant dit, on repassera sur le caractère officiel et légal de ce qui serait amené à se passer a posteriori… Tu étais donc là, sur ton trône, admirant avec une supériorité certaine la totalité de cette (grande et longue) salle de réunion. A ce moment-là, tu n’exprimais aucune émotion. Ni joie, ni colère, ni haine, ni rien. Une neutralité ô combien déstabilisante. Tu savais que ton futur interlocuteur était un soldat exemplaire et que ce n’était sûrement pas un tel faciès qui allait le déstabiliser. Mais comme tu n’aimais pas paraître si rigide, tu agrémentas ton visage de ce sourire habituel, une mimique qui en disait énormément à qui savait le comprendre, l’analyser (c’est-à-dire personne, à part une personne), mais qui simultanément ne signifiait et ne sous-entendait rien si ce n’était une quelconque jovialité passagère.

Ton visage angélique ainsi dessiné, tu brisas tout ce qui pouvait laisser présage un  semble d’harmonie en y plaçant une cigarette, que tu faisais jongler entre tes commissures. Maintenant que tout était prêt, il ne te restais qu’à convoquer le principal intéressé de toute cette mise en scène. Élevant la voix, tu scandas le nom d’une de tes secrétaires qui s’empressa d’aller le chercher. Pieds sur la table, nonchalant comme jamais, tu patientais. Le mort-vivant ne tarda pas à arriver et ne te quitta pas l’ombre d’une seconde des yeux, se présentant comme le voulait le protocole une fois face à toi, capuche rabattue sur ses épaules.

« Takeshin-san, tu penchas légèrement la tête en avant pour le saluer à ton tour. Avant toute chose, sache que tout ce qui sera prononcé ici ne quittera à aucun moment ces murs. Je t’en fais le serment. Tu aspiras sur ta clope et t’amusas à créer des formes à la complexité variée avec la fumée qui s’en échappait. En effet, j’aimerais t’assigner à une toute nouvelle équipe afin de mettre à profit la moindre parcelle de tes talents. Agir dans l’ombre, ne pas te faire repérer… Tu l’as parfaitement démontré avec l’affaire des placards. Tu souris et un semblant de rire se pouvait être perçu. C’est pourquoi j’aimerais t’intégrer à une section… différente, officieuse, de laquelle je suis moi-même le leader délégué par Senshi. Tu le fixas droit dans les yeux. Je puis tout à fait comprendre que des questions complémentaires puissent être émises, aussi je suis tout disposé à t’écouter. »

(c) AMIANTE

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Takeshi Busujima
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Le haut conseiller tire sur sa clope, avec un sourire. Les gens qui sourient ont toujours fait bonne impression, mais je ne me permets pas de faire une mimique de crétin bienheureux, le protocole me l'interdit. En fait, il sourit très probablement parce qu'il pense avoir une emprise sur moi ; après tout c'est lui qui a le pouvoir, et c'est vrai. S'il en a envie, il peut traîner mon nom dans la boue, me forcer à me suicider pour sauver l'honneur de ma famille et faire de moi un exemple. Cet homme est tout puissant en ces lieux, et je risque de devenir sa chose, état de fait qui se confirme au fur et à mesure qu'il parle de ses projets pour moi. La très brève idée de déserter m'effleure l'esprit avant de réaliser encore une fois combien Saeko désapprouverait cela. Combien son sacrifice ne servirait à rien si je me défilais pour une simple histoire d'orgueil personnel, et Amaterasu sait à quel point j'ai les chevilles qui peuvent gonfler. Mais dans le fond.
Je m'en fous.
J'ai déjà été tué, ce n'est plus une expérience qui m'effraie, comme si j'avais tout à perdre. A vrai dire que je vive ou que je meurs, j'aurais des plaisirs à expérimenter.
Mais ça, il faut avoir été ressuscité pour le comprendre, que dans le fond nous ne sommes que poussière et retournerons à la poussière. Mais, pour citer celle qui a tout donné pour moi, et qui illustre parfaitement sa propre citation fétiche ; on ne vit qu'une seule fois, mais une fois suffit si l'on sait quoi faire. J'ai très probablement l'occasion de m'illustrer dans ce que je sais faire avec cette perche, autant s'y agripper.

-Votre excellence, je suis honoré de votre proposition que j'accepte. Il est bien gentil mais je ne peux pas me mettre au repos moi avec son manque de protocole. A l'exception des questions de routines : pseudonyme, grade et rôle de mes coéquipiers, j'aimerais savoir l'étendue de mon champ opérationnel, de mes accréditations et des mes droits. Notamment les permissions sur les protocoles Azimut rouge, et Azimut deux deux cinq. Le premier fait référence au droit de tuer pour préserver l'intégrité de Suna, et à enfreindre toutes les libertés et droits les plus élémentaires des êtres humains pour garantir la sûreté du pays des sables. Le second de battre en retraite, l'azimut 225 pointant vers le Sud-Ouest, l'azimut de sécurité pour tout ceux qui doivent se replier vers l'océan de sable qui nous sert de nation. En bref, le droit de fuir pour contre-attaquer. Si je suis obligé de quitter l'opération Cobra à lunettes pour une autre, je tiens à savoir si mon degré d'indépendance et de prise de décision sur le terrain ont changé. En somme, si je ne participe plus à la campagne anti-dissidence dans le désert qu'entreprend Suna depuis déjà un très long moment, j'aimerais bien prendre connaissance des derniers changement. Nouveau moulin, nouveau patron, nouveau règlement après tout. Il faut aussi que je sache une dernière chose ; si cette échange reste entre quatre murs et que vous me soupçonnez pour l'affaire des placards. Mais que la police ne m'a pas arrêté, je suppose que je vous suis supposément redevable, et donc que si je devais connaître un sort déplaisant... Toujours nier, ce n'est pas parce que nous ne sommes pas dupe que nous devons jouer carte sur table.

A vrai dire, ce serait la pire chose à faire ; on ne dévoile jamais son jeu à son adversaire, surtout lorsqu'il n'y a aucune preuve, l'intuition peut faire basculer des batailles, mais parfois elle est retenue par la timidité d'esprit. Je ne vais pas lui donner un os à ronger, pas de mon plein grès, même si mes questions en disent largement assez sur ma perspicacité d'esprit. On ne retire pas un éclaireur de son milieu de prédilection pour lui faire remplir de la paperasse, plutôt pour l'envoyer déboiser le chemin avant le passage de l'armée.

-Si je devais connaître une fin brutale, je suppose qu'au mieux je serai considéré comme disparu au combat, au pire déserteur, je me trompe?
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Kayaba Akihiko
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under/shaft



Takeshi & Akihiko


Bien que chef par substitution des armées de ta chère patrie, tu n’en restais pas pour autant un fervent appliquant ou même défenseur de tous les codes et protocoles. Au contraire ; tu te plaisais même à les briser sans les avoir jamais réellement respectés. C’est peut-être ça qui faisait ton charme et qui avait conforté Senshi dans son choix de faire de toi son subalterne favori ; Haut-Conseiller mais aussi officieux second. Dans tous les cas, tu aurais fait tout ton possible pour arriver à tes fins… Et autant dire que tu y étais parvenu avec brio. Preuve était que tu avais au moins autant d’influence que ce dernier au sein de vos têtes blondes, mais aussi par delà les dunes de sable qui entouraient Suna.
Takeshi, cet homme que tu avais convoqué pour plusieurs raisons, et notamment pour l’embaucher dans une de ces escouades dont seuls toi et ton chef étiez à même de connaître,ton exact opposé à ce sujet. Hors  de question pour lui de se mettre au repos tant que l’ordre ne lui aurait pas été intimé. Joueur, taquin mais surtout curieux, tu ne lui demandas pas directement de reprendre une position normale. A vrai dire, tu voulais connaître son endurance et savoir s’il allait prendre l’initiative de se reposer de lui-même. Après tout, cela ne serait certainement pas le dernier à faire preuve d’insubordination.

Tu avais donc commencé cet entretien en lui présentant le réel objet de sa présence en ces lieux cloîtrés. Probablement par soucis de transparence, mais aussi pour le faire adhérer le plus possible à ces opérations pour le moins spéciales. Tu étais au fait de son histoire, de son passé et avais même agi en sa faveur à plusieurs reprises. Notamment lorsque certains aspects de sa personnalité (de ses personnalités ?) ressortaient, bon gré mal gré. Tu avais également fait en sorte que personne ne put être mis au courant de son implication dans l’affaire des placards. Ceci dit, tu n’en avais toi-même aucune preuve, mais ton esprit ô combien aiguisé t’avait permis de te douter et de confronter tous les éléments avec ses capacités intrinsèques ; parfait comédien et homme de l’ombre, seul le Busujima aurait été capable de placarder tout Suna de ces affiches au nez et à la barbe des milices qui patrouillaient sans cesse.
Sans réelle surprise, le concerné accepta sans broncher. Peut-être même plus rapidement que tu ne l’aurais espéré. Bah, tu n’allais certainement pas t’en plaindre. Tu manquais cruellement de bons éléments et, malgré cette politique élitiste, tu ne pouvais pas non plus tuer tes propres sbires sous le simple prétexte qu’ils n’étaient que faiblesse et honte pour ton égérie. Cette idée te fit soupirer. Bien sûr, tu aurais pu le garder pour toi, mais contempler la moindre expression de ton futur partenaire n’avait pas de prix. De toute façon, tu avais besoin de l’analyser sous toutes ses coutures avant de vous envoyer tous les deux sur une mission graveleuse et délicate.

« J’apprécie ta coopération, Takeshi. Tu t’allumas une cigarette. Repos. »

A présent libéré de sa posture droite, assidue et militaire, tu lui induis de poser les questions qui lui semblait bonnes d’être posées. En dehors de ce qui relevait du simple administratif, il demanda, grosso modo, quel était son champ d’action, notamment à propos de certains protocoles considérés comme secrets. En effet, peu étaient au courant de ces derniers. Cela était réservé à l’élite, comme dirait l’autre. Et tu aimais bien les dimensions que prenait cette discussion. Oh que oui. Tu allais t’en délecter, pour sûr. Un sourire mi-carnassier, mi-satisfait naquit sur ton visage. Sans trop te presser, tu pris tes aises, dans ton fauteuil, et posas les pieds sur le bureau qui te faisait face. S’il devait bien y avoir un chef dans cette salle, cela ne pouvait être que toi. Bien sûr, ce n’était pas un manque de respect vis-à-vis du Jûnin. Bien loin de là. Tu faisais ce qu’était Akihiko : te permettre certaines choses que d’autres n’auraient probablement jamais faites. Tu tiras alors une taffe et, recrachant quelques ronds et autres formes grisâtres, lanças ton propre paquet à Takeshi. S’il en voulait une, il n’aurait qu’à se servir. Tu abaissas quelque peu tes yeux et ton regard poin ta vers ton briquet. Il avait tout en mains maintenant.

« Accordées, lui répondis-tu simplement. »

Tu n’avais pas grand-chose à ajouter de toute façon. Tout avait été dit à l’énonciation de ces protocoles. Le premier consistait au droit de tuer pour préserver l’image et l’intégrité de la nation… En un sens, tu étais surpris qu’un homme comme celui-ci posât cette question. Nationaliste comme il l’était, tu étais sûr qu’il avait déjà agi de la sorte pour protéger la Sainte Patrie. La deuxième, en revanche, était un peu plus controversée. Suna étant peuplée de bons gros bourrins, peu semblaient enclins à la fuite, ou au repli stratégique. Et pourtant ! Se replier pour contre attaquer était une stratégie militaire classique mais ô combien sous-estimée. Les dégâts qu’elle pouvait engendrer étaient bien souvent inestimables.
Sa dernière question était pertinente, encore une fois. En effet, quand bien même fût-il un espion de haut rang, ses actions restaient néanmoins limitées. En intégrant cet ordre, il devenait indépendant en quelque sorte ; il avait carte blanche tant qu’il faisait cela pour le bien de votre chère et tendre nation.

« Je ne peux qu’admirer ta dévotion et ton abnégation pour Suna. Rares sont les Shinobis à faire preuve de pareil don de soi pour préserver l’image, la prospérité et l’intégrité de notre village, déploras-tu dans un premier temps alors que tu étais parti pour le féliciter. Aussi je sais pertinemment que tu ferais tout ton possible pour défendre ta nation. Ai-je raison ? Demandas-tu sans réellement attendre de réponse, la connaissant déjà. Aussi tu auras carte blanche lors de tes opérations, tant que c’est pour notre bien. Tu lui fis un clin d’oeil. Là est justement la différence entre les opérations spéciales et l’élite d’espionnage. Les tâches, devoirs et libertés sont aux antipodes les unes des autres, selon ce que tu choisis, expliqua-tu sans en ajouter plus. Tu savais qu’il comprendrait ce que tu voulais dire. »

Finalement, Takeshi remit l’histoire des placards sur le panier. Niant, bien sûr, toute implication et n’utilisant que le conditionnel. Tu ris alors doucement, de manière quasiment inaudible, ne laissant paraître qu’un rictus, une déformation d’une seconde sur ton visage. Le comédien le remarquerait sûrement. Redevable ? Boh, pas tant que ça. Au final, c’est toi qui lui serais bientôt redevable d’avoir accepté de faire partie de cette escouade de kamikazes… Après tout, rie n n’était moins sûr que l’issue de vos missions qui promettaient d’être bien plus dangereuses (et aux impacts bien plus démesurés) que ce que le commun des mortels pouvait bien connaître en vos murs. Mais, tout ça… Il l’apprendrait en temps et en heure.

« Si tu devais connaître une fin brutale, alors tu serais considéré comme mort ou disparu au combat. Si tu venais à te faire kidnapper par quelque opposant qui soit, alors tu devras t’irradier toi-même de Suna, en abandonnant ton droit à la protection Sunajin et à toute forme de jugement équitable qui soit. Ainsi, tu seras considéré comme un déserteur, comme tu l’as si bien dit. Tu marquas une courte pause, jouant de nouveau avec tes ronds de fumée et savourant le goût de ton tabac de luxe. Concernant les questions de routines… Tu choisiras ton propre nom de code qui sera soumis à validation par… moi-même. Évidemment. Ton grade… Tout dépendra de la personne à qui te tu présenteras. S’il s’agit d’un émissaire neutre, tu seras Jônin de Suna. Pour toute autre personne, tu seras un simple rôdeur de l’Enclave. Est-ce que, jusque là, les conditions te conviennent ? Demandas-tu. Une fois qu’il eut répondu, voilà que tu repris : et enfin, concernant tes coéquipiers… Ou devrais-je dire, TON coéquipier… Il se dresse devant toi. »  

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Takeshi Busujima
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Il apprécie ma coopération? Mais qu'est-ce que j'ai pu faire pour qu'il m'apprécie? Je suis littéralement resté au garde à vous pendant qu'il parlait et tirait sur sa clope, j'ignorais le paquet parce que je n'avais pas le droit de bouger. Je prends une attitude un peu moins réglementaire lorsqu'il m'annonce de me mettre au repos, enfin, jambes légèrement écartées et moins dans le dos, la main droite enserrée au niveau du poignet par la gauche, poing fermé. Je mime la neutralité la plus parfaite à sa remarque en me forçant à garder le regard sérieux et les lèvres verrouillées. Même si en réalité je brûle d'envie de lui demander d'où vient donc ce commentaire sur ma coopération ; depuis quand est-ce que les soldats de Suna sont censés êtres félicités pour respecter le protocole? Quand j'étais à l'académie on nous faisait faire des pompes parce que l'un des élèves demandait à fumer (ensuite il ne fumait plus, où on s'assurait qu'il ne le fasse plus par nos propres moyens).
J'ignore le paquet de cigarettes à la simple idée de revivre un instant de comme ça, mais en pire puisque je suis devenu un jônin de rang A, et ensuite? Il continue de me passer de la pommade avant de me dire que j'aurais la permission d'user de toutes les libertés possible pour atteindre mes objectifs, ça me plaît ça. Le clin d’œil par contre... Il ne me dit rien qui vaille.
Ensuite, le plus évident ; si on me capture je ne suis personne, pour les bonnes personnes je suis de Suna, j'ai un pseudonyme à choisir et mon coéquipier est devant moi. Je ne retiens pas un haussement de sourcil en constatant que mon partenaire n'est autre que le haut-conseiller de Suna en personne, ce n'est pas le genre de chose à laquelle on s'attend. Je savais qu'il possédait une certaine tendance à s'investir personnellement dans certains problèmes qui gangrenaient le pays du vent, mais là, je n'aurais pas pensé qu'il soit couillu à ce point.
Je le salue de nouveau en me remettant au garde à vous.

-Edelweiss à vos ordres votre excellence. J'accepte cette affectation avec tout ce que cela sous-entend, prêt à faire l'impossible pour mon village. Prêt à partir en mission quand vous l'êtes.

Après, histoire de meubler un peu et que la conversation ne dérive pas au simple question réponse, je prends le risque d'ajouter quelque chose qui n'est pas tout à fait la question qui pourrait se poser à cet instant T.

-La côte d'Omui sera notre premier objectif j'imagine. Ou alors... Je repense à cette mission de reconnaissance menée dans les plaines fertiles. Vous avez lu mon rapport sur la reconnaissance avancée que j'ai mené pour vous au plateau d'Arakura, j'imagine que l'inspection d'un autre labo va venir assez vite non?
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Kayaba Akihiko
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Takeshi & Akihiko


Loyal. Fidèle à sa nation. Dévoué. Vindicatif. Droit dans ses bottes. Takeshi avait tout pour lui. Probablement un des meilleurs Sunajin. Oh oui… A tes yeux, les nouvelles recrues devraient prendre exemple sur lui. Du moins, sur son comportement vis-à-vis de ses supérieurs. D’autres, fussent-ils plus âgés ou non, devraient en prendre de la graine ; peu pouvaient se vanter d’avoir une abnégation aussi prononcée que la sienne. Peut-être même étais-tu le seul. Tu déplorais d’ailleurs le ramollissement de cette nouvelle génération… Pour une nation qui se voulait perfectionniste – non, élitiste – Suna la belle semblait avoir du souci à se faire. Qui soulèverait les étendards lorsque toi ou Senshi mourrez ? Ou même celui qui se trouvait en face de toi ? Tu avais certaines craintes quant au traitement qui serait laissé à l’héritage que vous comptiez bien laisser…
Mais là n’était pas le sujet. Tu savais que tu pouvais compter sur le mort-vivant (n’oublions pas que sa gonzesse avait été suffisamment amoureuse pour insuffler un nouveau souffle à cet homme) et il avait été capable de te le montrer. Et à plusieurs reprises. Que cela fut lors de missions dont lui seul était au courant comme de ce dont il avait été capable de faire au nez et à la barbe de la milice locale… Il n’y avait aucun doute possible : Takeshi était probablement plus disposé à faire partie des forces de l’ombre de la Sainte Patrie dont tu étais toi-même le dirigeant. Qui de mieux placé de toute façon ? Toi qui n’étais supposé qu’être Haut-Conseiller, voilà plusieurs années déjà que tu remplaçais Senshi, à la place même de celui-là même qui se disait être son bras droit. Bien sûr, cela était dû à tes moult tours de force et autres hauts faits… dûment mérités. Tu t’accordais souvent à dire qu’on n’obtenait rien sans sacrifice : en voici la preuve.

Concernant celui qui était devenu ton officieux coéquipier, il avait su te rendre de nombreux services. Et plus particulièrement lors de sa dernière « mission » en date. En effet, tu l’avais chargé d’enquêter sur un certain laboratoire des pleines fertiles, là où tu avais rencontré pour la dernière fois un être véritablement immonde, inhumain. Lui ? Il s’agissait de ton géniteur. Tu étais d’ailleurs surpris d’avoir pu entendre de nouveau parler de lui après le massacre de Don Geki… Aussi tu n’étais clairement pas préparé à le voir débarquer dans ta chambre alors que tu venais de sceller un acte impie… probablement sous ses yeux.
Au vu de ce qu’il t’avait toujours montré de sa vraie personnalité et de ce que tu avais pu voir de tes propres yeux de ses expériences, tu avais demandé à ce tout nouvel homme de mains d’enquêter pour toi. En même temps, tu comptais bien le tester sur la qualité de ses recherches. Comme quoi, tu avais bien fait d’agir de la sorte. Et oui, tu étais un fin calculateur, Akihiko, et tu ne t’en étais jamais caché… Tant que tes intérêts – et ceux de Suna par extension – étaient servis, alors tu mettais tout en œuvre. N’était-ce pas beau ? Faire d’une pierre deux coups. Bien sûr que tu aimais ça et tu n’hésitais certainement pas à le rappeler à tout un chacun et, ce, au quotidien.

Le Busujima parvint à capter de nouveau ton attention. Ou plutôt ton intérêt. En effet, la quête que représentait la côte d’Omui n’était pas sans enjeu pour la nation du Sable, aussi parvenir à la conquérir était un atout considérable… et surtout ce à quoi vous vous atteliez, toi et tous tes alliés géopolitiques. A commencer par Senshi. En revanche, votre cité n’était pas connue pour sa prospérité et n’importe qui d’assez curieux savait pertinemment que l’économie pouvait bien souvent vous faire défaut. De ce fait, tu mettais à disposition de tes collaborateurs les moyens pour faire fleurir votre compte en banque mais… cela n’était pas encore suffisant. Loin de là… Il vous en fallait plus. Bien plus. Encore plus. Toujours plus. Comme un rythme de vie, ne jamais se contenter de ses acquis t’avait bien vite été enseigné : il s’agissait là de la politique Sunajin.
Le reste de la pensée de l’espion te fit sourire. Bien sûr que tu avais lu son rapport et il avait vu juste, un autre laboratoire (appartenant à ton géniteur ou non, tu n’en savais encore rien pour l’instant) avait été porté à ta connaissance et tu n’allais pas tarder à le mettre sur le coup. Mais chaque chose en son temps. Tu devais, dans un premier temps, prendre le soin (et le temps…) de te pencher sur le moindre détail décrit dans sa liasse de parchemins afin d’exploiter la moindre petite faiblesse des baraquements de celui qui t’avait procréé. De fait, Takeshi pouvait peut-être prendre quelques jours de repos.

« La côte d’Omui est un de nos objectifs principaux, en effet. Néanmoins, se lancer dans une telle manœuvre va nous demander beaucoup de temps, d’effectifs mais cela représente aussi un énorme coût. Nous ne pouvons nous y lancer ainsi à l’aveugle… C’est pourquoi nous sommes en train de renflouer les caisses, petit à petit. Tu souris. Concernant ton rapport : je l’ai lu. Dans les moindre détails. Mais je vais avoir besoin d’encore un peu plus de temps afin de t’y renvoyer. Je veux être sûr de n’avoir raté aucun élément de ta liasse et également trouver la moindre faille, la moindre faiblesse dans les baraquements… Et peut-être même trouver où cet homme se planque. Ou au moins un semblant de piste. Cela sera toujours mieux que rien. »

D’aussi loin que tu pouvais te le remémorer (et Susanô savait à quel point ta mémoire était excellente), ton père avait toujours été un lâche. Un pleutre. Il ne s’était jamais sali les mains et avait toujours su comment se dédouaner, quitte à accabler quelqu’un d’autre. Un tel manquement à ces principes avait légèrement tendance à te mettre hors de toi, à te « foutre en boule ». Mais comme à ton habitude, tu ravalais tout ça et laissais ces émotions néfastes pourrir au fond de toi. Mais tu devrais faire attention à ce que ces nécroses ne viennent à se propager… Et si c’était déjà le cas ?

Finalement, tu te levas et fermas la porte à clé. Aucun signe agressif, intrusif ou encore abusif, tu souhaitais juste la tranquillité. Et, de toute façon, ce qui pouvait se dire ici ne regardait que vous. De même pour ce qui pouvait se passer. Non pas que tu cachais quoi que ce soit à ton supérieur direct, tu aimais aussi préserver l’intimité (dans une certaine mesure) de ceux avec qui tu t’entretenais. Takeshi n’y dérogerait pas. Aussi tu pris le soin d’ouvrir les rideaux ainsi que la fenêtre. La salle de réunion avait ce luxe d’être présente tout en haut de la tour du Kazekage, aussi le balcon qui venait parfaire son pourtour était un passage obligé de toute entretien rondement mené. D’un pas calme mais marqué, tu t’enquis de sortir deux coupoles d’un de tes tiroirs pour ensuite aller chercher, dans un placard à double-fond, une bouteille que tu appréciais particulièrement.
Homme de bonnes manières, tu servis son récipient en premier. Le tien suivit rapidement. Sans le lâcher du regard et sans défaire ton sourire, tes doigts se resserrèrent contre ton verre que tu tendis face à toi, dans l’attente de pouvoir trinquer et d’entendre ce doux et cristallin bruit, son typique d’une réussite.

« Je souhaite porter un toast à Suna, mais aussi à toi et, par extension, à notre collaboration qui, je l’espère, sera on ne peut plus fleurissante ! »  

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Un toast à Suna, et à notre collaboration? Première fois que je vois un gradé me proposer un verre pour célébrer mon affectation, j'ai un sourire et trinque avec lui, un bon vin ça ne se refuse pas. Surtout dans le désert où il a la fâcheuse tendance à tourner au vinaigre. Le petit goût sucré que j'ai en bouche valait la convocation, et savoir que la côte d'Omui est dans les petits papiers des huiles me rassure, même si techniquement j'en suis une depuis toujours. Enfin, entre être de rang A et faire valoir son droit à la parole de par son expérience, il y a un fossé entre les deux, un fossé que je déteste franchir. C'est toujours le bordel quand on prend ses responsabilités, les gens deviennent fous à votre égard et vous demandent tout et n'importe quoi, certains y croient vraiment, d'autres y vont au culot en espérant que ça passe. Je le sais, je fais partie de la deuxième catégorie, quant au rapport que je lui ai délivré et qu'il a parcouru religieusement, j'imagine que bientôt, le type dont il parlerait baignerait au fond d'un étang en compagnie des poissons. Ou dans la fange avec les porcs, selon le lieu où on va le retrouver.

-Je suis heureux de voir que vous avez les intérêts de Suna à cœur. Je reprends une gorgée de ma boisson. Quand je vois certains... Silence.

Je parle des gosses, on ne leur enseigne plus rien ; plus de hiérarchie, plus d'ordre serré pour leur apprendre la prestance d'unité. On demanderait à l'un d'eux quelle est la devise du village des sables qu'il ne saurait pas répondre, sans compter les traditions familiales qui se perdent, ou au contraire les enfants bien nés qui croient pouvoir se reposer sur leurs acquis familiaux. Combien d'enfant ai-je vu croire que parce qu'ils sont Shiroganes ou Serika, ils peuvent tout faire, là où j'ai tout acquis à la force de mes mains et mon esprit? Combien de ninjas oublient la hiérarchie, que parce qu'ils sont plus forts que leurs chefs ils n'en sont pas moins, moins malins ou tout simplement moins dévoués à la cause? Ce qui leur empêche une ascension au sein d'une caste qui ne connait ni la trahison, ni la lâcheté? Mais ça, il faut avoir testé un peu l'armée et la discipline pour le comprendre. L'esprit de corps, la fraternité qu'il peut y avoir dans une équipe, ce sont des choses qui s'apprennent, qui se développent au travers d'épreuves périlleuses.

-Certains gosses qui en oublient les fondamentaux, qui ne comprennent pas l'intérêt de la discipline ou de certains exercices qui ne sont pas dans leurs intérêts directs, j'ai envie de jeter l'éponge parfois. Vous avez tout mon respect pour essayer de maintenir les armées de Suna à un état convenable, si nous avons un corps d'armée c'est bien grâce à vous.
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Kayaba Akihiko
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Takeshi & Akihiko


Un simple échange, un croisement de regards, un sourire, le bruit des cristallin de deux verres s’entrechoquant suffit aux deux hommes de l’Ombre de sceller leur pacte impie. A la vie comme à la mort, ces deux là ne pourraient plus au Destin qui leur incombait. Autant dire que la mort était probablement la partie la plus importe de cet adage. En effet, ces deux-là étaient d’ores et déjà rayés des registres de Suna. Lors d’une de ces missions officieuses et à l’éthique plus ou moins acceptable, s’ils venaient à se faire capturer alors ils ne pourraient revenir à Suna. Du moins, s’ils en réchappaient… Et s’ils venaient à se faire attraper que le joug de la Sainte Patrie eût été mis à découvert, alors ils seraient considérés comme des déserteurs. Des missions aussi complexes que sordides mais aux résultats qui en valaient clairement la chandelle. De ce fait, qui de plus disposés que les deux plus dévoués à cette noble (bien que totalement illégale et immorale aux yeux du reste du monde) cause ?

S’ensuivirent les paroles de Takeshi puis un silence. Une absence totale de bruit qui était loin d’être dénuée de sens. Très loin… Tu pris alors un air grave, entre deux lampées de cet alcool exquis que tu avais toujours su apprécier à sa juste valeur. Oh que oui. D’innombrables souvenirs te montèrent à la tête rien qu’à l’odeur de ces douces effluves. Des morceaux de passé aux dimensions différentes, aux arômes versatiles, variés. Le tout n’était pas sans te rappeler certaines émotions ressenties aux instants qui défilaient dans ton esprit. Néanmoins, tu te gardas de naviguer sur ce Styx déchaîné et te concentras sur ce qu’il se passait dans le présent. Tiens, Aika aurait été ravie de lire en ton esprit à cet instant. Vivre le présent… Elle qui devait te regarder depuis Là-Haut, elle devait se douter que tu ne faisais que vivre à travers tes démons, quand bien même tu avais cette immense faculté de faire paraître le contraire.
Le silence posé par ton interlocuteur devint lourd (de sens également), même pour toi. Certains étaient bien loin de tes espérances ou de quiconque portant les intérêts de Suna haut dans son cœur. Takeshi en était la preuve humaine, vivante (mort-vivante ?). Toute nation, au même titre que ses pères et pairs les plus âgés, se devait d’avoir foi en la prochaine génération, cette même génération qui était prête à briser le plafond de verre, à reprendre le flambeau… Si Denya, Takeshi, Senshi et toi étaient déterminés à faire perdurer l’élitisme et l’expansion totalitaire de votre pouvoir, la jeunesse actuelle semblait bien loin de tels idéaux. Tous étaient plus pacifistes les uns que les autres et peu semblaient avoir pris conscience de l’enjeu que représentait l’enrôlement ès armées de Suna. Peu… Si ce n’était aucun, à vrai dire.

Bien sûr, tu avais déjà fait tes remarques à ton supérieur direct et n’avais lésiné sur les détails. Certains (notamment une) était en plein plan de recadrage, entre tes mains, tandis que les autres… Tu avais d’ailleurs surpris une scène assez drôle entre le Kazekage et son plus jeune petit fils, Senri. Il lui avait carrément jeter son der nier parchemin de mission droit dans la tête, entre les deux yeux, lassé, blasé, exténué, désespéré de l’incompétence et de la faiblesse pure de celui qui était censé reprendre les rênes du village une fois la tête pensante actuelle plantée sur un pique. Rien que d’y penser te faisait peur. Non pas pour toi, mais pour l’avenir de ta nation. Pour sa gloire, sa stabilité, sa prospérité future… Tu avais peur que tout cela s’effondre une fois ce dernier arrivé au pouvoir et qu’une ère pacifiste ne vînt voiler l’empire que toi et tes compatriotes vous seriez évertués à bâtir à la force de vos bras et à la sueur de votre front.
Mais ce qui allait se passer entre ces deux intervalles (l’instant présent et l’avènement du prochain Kazekage), tu le redoutais également. Quid de ce qu’avait instauré le Serika ? Quid des règlements ? Quid de la discipline militaire ? Comme l’avait soulevé ton nouvel allié, les plus jeunes n’en avaient que faire… Pour peu qu’il savaient véritablement ce que tout cela pouvait bien dire. Maintenir une armée convenable n’était, hélas, pas simple et la difficulté serait bien moins présente si la bonne volonté de son chef était suffisante à elle seule. Mais c’était loin d’être le cas. Oh, bien sûr, tu pouvais dénommer quelques bons éléments, mais la majorité n’en était pas composée. Loin s’en faut.
En revanche, tu pouvais parfaitement concevoir qu e certains aspects de l’entraînement prodigué aux jeunes recrues n’étaient pas forcément adaptés ; instiller l’apprentissage du chakra et des techniques de grande envergure à un espion n’était pas optimal et tu l’avais bien remarqué avec Ageha. C’était pour cela que tu l’avais prise sous ton aile, à défaut de la confier à un maître en matière d’assassinat. Après tout, ton nom était souvent suivi de « Terreur des Océans » et autres noms aquatiques par delà les frontières… Mais tu avais au moins l’avantage d’être un senseur au chakra aiguisé… Et, en ta qualité de Shinobi expérimenté, tu n’aurais aucun mal à sentir ton élève et donc l’aider à progresser en la matière.

« Ces marmots ne se rendent pas compte des sacrifices que l’on se doit de faire pour leur assurer un monde juste et à leur hauteur… Parfois, j’en viens à me demander ce qu’il adviendrait de Suna si Senshi et moi venions à ne plus avoir la folie des grandeurs, ne plus sentir cette étincelle, cette passion rien qu’à l’idée de voir une Suna prospère à travers le monde. Sans toi, nous ou quelqu’un ayant une haute estime de notre nation et une vague idée de l’ampleur de nos projets pour maintenir tout ceci à flot, j’ai peur de ce qu’il pourrait bien arriver. Tu te levas finalement, attrapas tes clopes et te dirigeas vers le balcon, sur lequel tu apposas tes coudes et admiras l’horizon… Et plus particulièrement les quelques tombes du cimetière. Tu soupiras. Dire que des Hommes sont déjà tombés au front pour empêcher des raclures de bafouer l'honneur de notre village. Mais s’en rendent-ils seulement compte ? Bien sûr que non ! Tu t’allumas une cigarette sans lâcher une tombe bien précise du regard. Tous sont bercés des illusions d’un monde aux nations cohabitant les unes avec les autres, tandis qu’ils sont bien emmitouflés derrières nos murs, à siroter un chocolat chaud alors que pôpa et môman font leur quatre volontés. Mais ce n’est pas ça, Suna. Ce n’est pas ça, vivre. Après tout, une vie sans aventure est ennuyant, non ? »  

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Takeshi Busujima
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-La vie commode ne nous convient pas. C'est pour cela que nous sommes des ninjas de Suna. Une vie sans aventure, c'est une vie sans sel ni poivre, c'est une vie de merde parce que l'on reste dans sa zone de confort tout le long de son existence. Au lieu de pleurer les marmots devraient se mettre au travail, pour le bien de la nation tout comme leur développement personnel. Je suis amère quand je vois les gosses de l'académie faire du rien et se prétendre ninja.

Je finis mon verre. On se ressert lorsque chacun a terminé son verre, je picole un peu plus que ce que je devrais en présence du haut conseiller mais mon métabolisme ne me le fait pas encore ressentir, je me calme un peu sur la bouteille.

-De toute façon, là où vous échouez par la diplomatie, je suis envoyé pour régler le problème par la force, quand vous ne vous déplacez pas en personne pour foutre le boxon chez l'ennemi et lui apprendre la politesse quitte à ce qu'il boive la tasse. Je regarde le fond de mon verre. Les jeunes boivent, ils songent à s'amuser et dépensent le peu d'argent qu'ils réussissent à gagner pour se transformer en outre à vin le temps d'un soir, quitte à boire de l'eau le reste du mois. Ils ne tiennent pas l'alcool et ruinent l'héritage de leurs parents. Il faut professionnaliser l'armée d'urgence et avoir de vrais infrastructures, histoire de les mettre au pas. Je regarde la bouteille, sur le bureau. Le soleil va bientôt se coucher. Mais nous on est des grands, on tient bien l'alcool, on peut s'en mettre un petit non?

Je connais bien un commerçant au coin de la rue qui vient de la gnôle ultra forte, le genre de truc qui est capable de décaper les intestins d'un civil. Mais on est des ninjas, nous avons une bonne constitution, ce n'est pas ça qui va nous rendre aveugle, si?
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Kayaba Akihiko
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Takeshi & Akihiko


Tu hochas la tête de gauche à droite. D’abord lentement, puis avec de plus en plus d’énergie. Non ! Bien sûr qu’une vie commode ne pouvait pas te convenir. Ni te contenir, d’ailleurs. Comme tu l’as si bien dit, une vie sans aventure est ennuyeuse. Sans sel ni poivre, comme le disait si bien Takeshi. A quoi bon vivre si c’était pour rester dans sa zone de confort et ne jamais rien tenté ? Si tout le monde s’était contenté d’une vie aussi morne, vous ne seriez certainement pas assis l’un en face de l’autre pour en discuter. Ou d’un côté et d’autre de cette vaste salle de réunion. Sur ton balcon, tu ne quittais pas cette tombe des yeux. Elle qui te manquait tant… Comment pouvais-tu faire pour la revoir n’aurait-ce été qu’une seconde ? Tu soupiras à cette fâcheuse idée et te retournas aussitôt. Tu n’avais pas envie de laisser le moindre indice d’une quelconque relation avec n’importe quelle femme du village, pas même ,à celui qui saurait parfaitement te comprendre. Machinalement, tu retournas face au bureau, bien que tu restas toujours debout.

« Bah, ils ne savent pas ce que c’est le travail. Tu tiras sur ta clope. Ils font les petites missions où le seul challenge est de retrouver Médor IV, le chien de la vieille harpie qui vit à l’autre bout du village, rien de plus. Mais aller rechercher des parchemins, protéger les hautes instances au péril de sa vie, s’infiltrer dans des organisations pendant de longues années… Ils n’en ont même pas idée. Jamais ces conditions ne pourront effleurer leurs simples esprits. Tu torchas ton verre. C’est à s’en demander pourquoi ils sont devenus Shinobis. »

Tu t’assis finalement. La bouteille te faisait de l’oeil, aussi maintenant que tu avais fini ton verre et que tu en avais déjà plusieurs dans le sang, autant aller jusqu’au fond des choses, et de la déprave. De toute façon, Takeshi te suivait et tu avais bel et bien le droit à quelques moments de détente et de relâchement. Tu remplis de nouveau ton verre et n’oublias certainement pas ton nouvel acolyte. C’est là que tu remarquas que la bouteille était déjà terminée. Tu souris légèrement pressentis une soirée folle en rebondissements. Une soirée qui était de celles jusqu’alors inoubliables.
Le Busujima avait raison : là où ta diplomatie légendaire était insuffisante, il faisait le ménage. Et si vraiment cela été nécessaire, alors tu passais un bon coup de karcher, sans lésiner sur les moyens. Les dommages collatéraux n’étaient pas forcément nécessaires, mais cela aidait ta réputation à rester à flots. Littéralement.

« Ah Takeshi, si tu voyais les visages ulcérés de ceux qui me voient arriver en déferlant tout mon courroux… Tu te mis à rire légèrement. M’enfin, les gosses ne sauront jamais ce que c’est de devoir régler certaines choses… de gré ou de force. Heureusement, il y a encore quelques rares exceptions mais… Tu soupiras. La relève est bien loin d’être assurée. Ils ne tiennent pas l’alcool, ni un simple entraînement. Dès qu’il faut en venir à la sueur et aux mains, c’est la panique et on frôle la mutinerie. Je te le dis, Takeshi, si ça ne tenait qu’à moi, cela ferait bien longtemps qu’une purge aurait été menée en nos rangs, tu sifflas en terminant ton verre et ta cigarette. Aucun doute que Takeshi comprendrait où tu voulais en venir. Tu pris la bouteille dans tes mains et l’agitas, comme pour montrer son absence de contenu. J’identifie la jeunesse actuelle comme cette bouteille : une carapace de verre intacte, sans fissure ni brèche, mais avec une âme vide de convictions… Tu te relevas. Mais bon, puisque la bouteille est vide… Tu te vêtis de ta longue veste noire. Et si on allait s’en chercher d’autres ? On tient bien, n’est-ce pas ? »

Tu venais de reprendre ses propres mots et ce n’était clairement pas pour rien. Tu savais qu’il ne saurait résister à l’appel de la débauche et il fallait avouer que toi non plus. Contrairement à l’image que tu pouvais laisser paraître, tu n’étais certainement pas le dernier pour terminer rond comme une queue de pelle et cela faisait biiiieeeen longtemps que cela ne t’était pas arrivé. Cela te manquait énormément, d’autant plus que la dernière fois, Aika était de la partie et c’était peut-être là ta meilleure partie de jambes en l’air. Tu avais fait des choses improbables et elle avait su te rendre la pareille.
Tu pris alors tes clés et invitas ton invité à prendre la porte avant toi, de sorte à ce que tu puisses fermer derrière lui. Un der nier coup d’oeil aux différents bureaux en quinconce et vous étiez enfin dehors. Nonchalamment, vous déambuliez dans les rues sans que quiconque n’eût été capable de déceler la moindre once d’alcool en vous. Un métabolisme fort et une très bonne constitution, ça c’était sûr. Après quelques pas, vous arrivâtes face à une petite échoppe qui ne payait pas de mine. Néanmoins, en bons yeux de Suna, tu connaissais pertinemment le vieillard qui veillait sur sa boutique nuit et jour, de fait tu savais ce qu’il vendait. Peu pouvaient se vanter de ne pas finir malade après quelques verres de sa gnôle. Tu en faisais partie.

« Bien le bonsoir, Jii-san ! L’interpellas-tu. Nous avons l’gosier sacrément sec à c’t’heure de la nuit, peut-être que vous pourriez nous aider à le détremper dans vot’ meilleure concoction ? Lui demandas-tu avec le ton et l’élocution que tu avais toujours pris face à lui. Eh non, ce n’était pas l’alcool qui te faisait parler comme ça, mais ta capacité à t’adapter à ton interlocuteur. Or, tu savais qu’il était bon vivant et détestait toutes ces formalités et le langage de la haute. Pour autant, il te vouait un respect immuable. »

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Takeshi Busujima
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-A gerber cette jeunesse wallah. Allons picoler.

C'est à peu près ce que j'ai retenu de tout ce qu'il a pu dire, les enfants c'est de la merde et on ne supporte que les siens. Pareil pour moi, et accessoirement, j'ai envie de picoler. La dernière fois que j'ai eu la picole joyeuse, c'était il y a moins de trois semaines, à l'occasion du pot de départ d'un de nos éclaireurs, mais ça va faire longtemps que je n'ai pas picolé en pensant à Saeko. Ce soir ne fera pas exception à la règle. On descend en ville après avoir fermé derrière nous, l'air froid et sec de Suna m'est étrangement familier, mais pourtant c'est toujours une libération quand je descends me balader la nuit, probablement parce que je suis le sommet de la chaîne alimentaire avec le haut conseiller. Nous sommes l'élite, aucun risque qu'une racaille ne tente de nous dérober nos sous. Surtout qu'ils sont à l'attention du vieux Jii-san.
Nous faisons irruption dans l'échoppe du vieil homme, toujours debout et on s'installe au comptoir. Je salue le vénérable avec tout le respect dû aux anciens, et en entendant les demandes du haut conseiller, je comprends que le ton de la soirée est fixé. A moins qu'il ne l'était lorsque j'ai dit qu'on était des grands? Le pépé chasse mes pensées en posant sur la table une grosse bouteille noire avec un liquide tout aussi noir, et ce n'est pas un simple effet d'optique, la lumière ne passe pas au travers, il y a un mélange hétérogène dedans. Il fait sauter le bouchon en liège et en passant le nez au dessus, j'ai un mouvement de recul en constatant que c'est de l'alcool appauvri en eau plus qu'un quelconque spiritueux fait à base de plantes.

-J'vous invite les jeunes. C'est ma dernière recette, Kushana a dit que j'allais rendre aveugle quelqu'un avec ce mignonnerie mais j'ai confiance en la jeunesse de Suna et aux shinobis du désert pour me prouver que j'ai tort. Il sort et remplit trois verres.

Pas des verres à shot, des verres pour l'eau. J'ai un sourire un peu fou et prend mon verre en main, nous trinquons avant que chacun ne se fige au dessus de son verre, l'air un peu méfiant. Aki' et Jii' me regardent avec suspicion, et je prends une petite gorgée.
C'est brutal, pour être plus précis j'ai l'impression que quelqu'un est en train de me racler la gorge avec un fer porté au rouge. J'avale ce qui me reste en bouche et mon estomac se transforme en volcan en irruption, à moins que ce ne soit l'alcool qui soit en train de me brûler les boyaux. Qu'importe, je ne sais pas si je suis censé être incommodé par son mélange, ou alors au contraire dire la vérité. J'ai rang A en constitution bordel de merde, je suis censé pouvoir encaisser une décapitation lunaire ou un requin aqueux sans trop de bobos, et j'ai la sensation que ce tord boyaux serait capable de me coucher.

-Il a un petit gout d'agave et d'aloe verra. Ma voix a monté de quelques octaves, et s'est enrouée aussi.
-Y en a. Répond simplement le vieux Jii en comprenant la merde dans laquelle il nous a embarqué en nous servant à tous un grand verre de son déchire boyaux.
-Ce truc c'est efficace en tout cas. Je vide mon verre d'une traite. J'en profite aussi pour débrancher quelques terminaisons nerveuses dans mon œsophage plutôt que d'encaisser totalement l'incendie quelques centimètres en dessous de ma gorge. Allez-y, y a rien à craindre.

Le pépé avale cul-sec son verre et a une petite larme qui coule le long de sa joue. Je suis obligé de papillonner des yeux pour ne pas pleurer. Il attend que le verre de son excellence soit fini pour nous resservir.
Dans les mêmes verres.
Et un seul tiers de la bouteille est descendu putain.
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Kayaba Akihiko
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barrels of whiskey



Takeshi & Akihiko


Aussi intelligent, calculateur, stratège et anticipateur fûs-tu, il y avait des situations que tu étais incapable de prédire. Cette soirée en faisait partie. Sans conteste. Qui aurait pu prédire que tu finirais la tête à l’envers avec celui que tu venais d’engager dans les forces secrètes de la Sainte Patrie ? Personne, effectivement. Bah, c’était un de ces moments que tu savais apprécier, durant lesquels tu pouvais, probablement, retirer quelques filtres. Pas tous, bien entendu : tu en étais incapable. En fait, tu y était tellement accoutumé que tu ne savais même plus quels traits étaient des masques, et quels étaient tes véritables attributs psychologiques. S’il était d’une situation ô combien triste, en voilà une.
Alors que la lune était au plus haut dans le ciel embrumé de la plaine désertique, Takeshi et toi vous étiez retrouvés à gambader dans les rues de la Belle à la recherche d’un quelconque endroit pour sustenter votre soif qui ne serait que de plus en plus grandissante. Heureusement pour vous, cette recherche ne dura que quelques minutes ; ton esprit affûté et ta mémoire exponentielle connaissaient quasiment toute la peuplade des Vents, aussi rejoindre ce bon vieux Jii ne prit que peu de temps.

Arrivés dans son échoppe, tu ne tardas pas à exposer votre « problème » et cela allait sans dire qu’il y répondit tu tac au tac : il était sacrément réputé dans le pays tout entier pour ses quelques… décoctions à en rendre aveugle le plus clairvoyant des Shinobis. C’est d’ailleurs avec les paroles de sa femme confirmant cette réputation qu’il vous accueillit et vous offrit même sa tournée. Un brave homme, s’il en était, et comme il s’en faisait de moins en moins. Ce n’était clairement pas la nouvelle génération qui allait te redonner foi en l’être humain. Clairement pas.
Il sortit dans sa bouteille. Noire, comme la plus terrible des âmes. Aussi noire que même la lumière de l’échoppe ne savait filtrer à travers. Et ce n’était pas du fait du verre. Non… Tu déglutis. Le liquide était si sombre et opaque que tu te demandais si vraiment un humain pouvait y survivre.
Plop.
Bouchon hors du goulot, les effluves de cette planteurs embaumèrent la pièce et trois verres furent servis. Et même leur taille te fit tiquer. Tu t’attendais à être servi dans un shot ou autre petit récipient… Pas dans un foutu bock. Même lui semblait dépérir au contact de l’alcool ainsi servi. Bref, tu l’approchas de tes narines et… Tes sinus furent débouchées comme jamais auparavant. Tu te demandais comment tes organes internes allaient y réchapper, vraiment.

Takeshi fut le premier à y goûter, après que vous ayez tous trois trinqué, et tu ne pus réprimer un léger sourire lorsque tu aperçus les micro expressions faciales qui parcouraient tout son visage. Il avait beau être bon comédien, il y avait certains automatismes qu’il était impossible de cacher. Ceux-là en faisaient partie. Le Busujima déclara ce qui se trouve dans cette liqueur. De l’agave et de l’aloe verra. Au moins, tu savais à quoi t’en tenir. Finalement, il le descendit d’une traite, affirmant qu’il n’y avait rien à craindre. Tu restais tout de même dubitatif… Ce truc semblait venir tout droit du Styx.

« S’il n’y a rien à craindre, dans ce cas... »

Ni une, ni deux, tu reniflas une dernière fois ton contenant le terminas comme s’il s’agissait d’un vulgaire shot. Dix fois plus gros, mais tout de même. Tu savais que c’était fort mais tu avais probablement surestimé tes propres capacités à ingurgiter tout et n’importe quoi. La fermentation de cette mixture avait de quoi faire rougir l’ensemble du Clan Kusaribe et de tout ce qu’elles pouvaient faire avec leurs plantes. Sans euphémisme. Tu clignas des yeux, mimant la surprise, mais surtout cachant le pouvoir destructeur de ce truc. Ton estomac te brûlait, c’était comme si tu venais d’avaler une coulée de lave à l’état pur. Ton œsophage était en pleine éruption et tu devais masquer tout ça. Par Amaterasu, c’était plus compliqué que de lire l’esprit et les expressions de tes interlocuteurs. Ta constitution était certes plus faible que Takeshi, mais tu restais quand même assez endurant. Mais alors là… Le vieux pouvait te coucher sans problème, et tu en avais presque honte.

« Yep… C’est d’la bonne. Y a pas à chier, tu soufflas, le tout accompagné d’une quinte de toux. Vous nous r’mettrez bien la p’tite sœur, Jii-san ? Demandas-tu, un grand sourire aux lèvres. »

Quitte à boire ça, autant vous mettre la tête à l’envers. Le vénérable ne tarda pas à s’exécuter et vos verres furent de nouveau remplis. Deux tiers de la bouteille. Restait à savoir si vous alliez vraiment réussi à y survivre ou pas. Et honnêtement, tu commençais à en douter.
En vérité, il s’agissait surtout de s’y accoutumer. Si le premier cul-sec sembla compliqué, le deuxième était déjà bien plus doux. Vos gorges étaient habituées à la brutalité du nectar… Si vous en aviez encore une, à vrai dire. Et évidemment, vous n’en restâtes pas là et vous finîtes la bouteille. La tête tournant un peu, te regardas longuement l’ancêtre dans les yeux.

« Merci… pour l’hospitalité, parvins-tu à le remercier. »

Tu pris la porte sans réellement te soucier de l’état de Takeshi : tu savais qu’il serait dans le même état que toi, sinon dans un meilleur. Une fois à l’extérieur, tu cherchas un banc sur lequel t’installer. Une fois fait, tu courus vers ce dernier et posas ton fessier titubant dessus et sortis ton paquet de clopes. Tu en balanças une à Takeshi et allumas la tienne, avant que le briquet ne lui arrivât droit dans les mains.

« Par Amaterasu, c’était violent, soufflas-tu. Puis, tu le regardas, des flammes de défi dans les yeux. Et si on se battait, ici, sur la place publique ? » Demandas-tu, sérieusement.

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Takeshi Busujima
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On picole.
Pour certains gamins (dont moi et Aki labourerions les sœurs si nous n'avions pas un deuil tragique à porter), ça consiste à boire un petit verre de bière et voilà, c'est trop dur, le chemin vertueux c'est un coup à se tuer, j'ai dans ma valise dure quatre tour de tables alors que les vrais n'arrivent même pas à en faire un et c'est à peu près quand on arrive plus à faire de calculs dans sa tête qu'on se dit qu'il faut arrêter.
Nous on picole. C'est à dire qu'on attaque une bouteille qui pourrait servir de désinfectant sans présentations ni introductions, on s'attaque sévère avec ça et on se finit avec ça. Mon taux d'alcoolémie à dû bien remonter grâce à cette petite bouteille et je me sens vaguement anesthésié, en me griffant le bras je me rends compte que je ne sens pas grand chose. Non ce n'est pas dû à la lèpre (je ne l'ai pas), mais bien à cause de la bibine, finalement on finit par sortir et je suis Aki la tête haute et souriant, dos droit et marchant droit. Dit comme ça j'ai l'air frais, mais en réalité je suis torché et je lutte pour marcher de façon rectiligne. Attention à pas perdre le chemin ni à se bouffer le cadre de la porte, on marche en silence dans la nuit, je n'ai pas froid et j'ai du mal à entendre mes pas dans le sable, puis le haut conseiller commence à taper un sprint vers le banc.

-Nan! Preum's! Je tape un shunshin, ou du moins c'est ce que j'essaie de me dire alors que si mon cerveau a ordonné un déplacement instantané, mon corps a activé la course ultra rapide.

J'arrive deuxième au banc, je me laisse presque tomber dessus alors qu'Aki est à peu près dans le même état que moi, il se grille une clope et m'en passe une avant de me lancer le briquet. Je suis honoré mais je fume pas, pour ne pas le vexer et parce qu'il faut bien que je teste de nouveaux poisons, je me cale la tige dans le bec et essaie de me l'allumer. Une fois.

-Aller. Deux fois. Putain! Trois fois. Bordel de merde je suis pas con quand même. Quatre fois. Bah si en fait.

Le haut conseiller change de sujet, comme pour me préserver de l'humiliation que je viens de subir, et me demande le plus sérieusement si je veux me battre. J'envois ma tige même pas allumée au loin voulant me donner un effet "cool" alors que je dois juste avoir l'air d'un débile léger et me lève avant d'être imité par son excellence.

-Et donc, on va se battre, ouais, faisons-cela. Je suis un peu gêné.

C'est un peu comme si ma disciple me disait viens Takeshi on baise, ce serait surprenant et totalement impromptu. Je ne saurais sans doutes pas réagir parce que sans tension sexuelle, comment monter les choses? Quand je suis froid, je suis froid, il faut me chauffer un peu avant d'entamer les choses sérieuses, mais bon, je suis sûr que le numéro deux de l'armée et de Suna est prêt au combat. Je me met en garde et lui envoie un coup de poing dans l'oreille, il encaisse de plein fouet et recule avant de tomber au sol en se tenant l'oreille, il serre les dents et se relève lentement et douloureusement. J'aurais peut-être dû y aller molo...
...
Je me relève, il vient de me mettre un coup de pied retourné dans le ventre, je me remets sur pied en grognant une injure dans ma barbe inexistante. C'était pour s'échauffer on va dire, un partout. Nous nous mettons en garde face à face.

-Ok, allons y. J'invoque Iguane en vitesse avant de me précipiter sur le haut conseiller pour l'attaquer au corps à corps.

Pendant ce temps mon clone prend une petite dose d'adrénaline.

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Kayaba Akihiko
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Takeshi & Akihiko


De l’alcool. Des sourires. Une attitude ne trahissant aucun signe de faiblesse. Puis un sprint. Une course effrénée. Une de tes clopes, planant au loin. Takeshi qui tenta de l’allumer. Sans succès. Quatre fois. Au final, il abandonna. L’alcool et ses ravages… Ou un briquet peu complaisant ? Bah, probablement un mix des deux. Néanmoins, la scène te fit sacrément rire. Les paroles du  Busujima aussi. Mais qui était-tu pour juger sur un simple échec au briquet ? Le Haut Conseiller, certes. Mais tout de même, tu n’allais pas enfoncer le couteau dans la plaie, aussi tu changeas de sujet et demandas à te battre avec lui.
Il accepta sans rechigner, bien qu’il sembla un peu gêné. Mais peut-être ne l’avais-tu pas remarqué… Ou que tu ne voulais pas le voir, tu ne voulais pas l’accepter. L’alcool avec cette propension à occulter certaines choses, dirons-nous… Il se releva, tu en fis de même, alors que la cigarette que tu lui avais offerte venait de dégager au loin.  
Tu tirais dessus, un air vindicatif et déterminé sur le village. Bien sûr que tu voulais te battre. Peut-être même asseoir ta suprématie sur Takeshi. Sur n’importe qui en fait. Tu aimais faire comprendre aux autres qui était véritablement le chef ici, de fait… La victoire n’était pas forcément une option. Il se mit en garde et banda son bras. C’était le signe. En revanche, il était bien plus rapide que ce que tu avais pu penser : au moins autant que toi. C’est avec surprise, donc, que son poing frappa ton oreille, te faisant reculer et tomber au sol tant l’impact fut violent.

Il y avait eu perte et fracas en apparence, mais en soit ce n’était rien. Vous étiez des Shinobis, ce n’étaient sûrement pas un échange aussi pitoyable qui allait réellement vous blesser. Vous étiez de ceux qui avaient une constitution hors norme et l’alcool aidait grandement à ne pas ressentir la douleur. Tu te relevas avec grâce et élégance, tel un ange, et assénas un coup de pied retourné dans l’abdomen de ton nouvel acolyte. Takeshi grogna, pesta dans sa « barbe » et se remit sur pieds. Il y avait égalité. Un  simple échauffement, en somme.
Les choses sérieuses débutèrent finalement. Ton adversaire d’un temps fit un mudra et invoqua son fameux clone psychopathe, Iguane. Tu n’étais pas forcément enclin à te battre contre lui, de fait tu le copias et usas du Kage Bunshin. Tu avais, pour le coup, l’avantage de la résistance : ces clones étaient un peu plus résistants que la moyenne. Mais tu n’en avais fait qu’un, histoire d’éviter que tout ton égocentrisme (et extravagance) ne rejaillît en eux, risquant alors de causer des pertes irrémédiables au village…

« Occupe-toi de ce malade, je m’occupe de l’autre, tu chuchotas à ta copie, qui s'avança vers Iguane. »

Tu connaissais tes propres capacités et caractéristiques, aussi tu te savais plus rapide que la normale, surtout pour un spécialiste du combat à distance. Ta force n’était pas horrible non plus, tu avais largement de quoi maîtriser le plus costaud des rebuts de la société. Mais pour le coup, tu ne savais pas dire si cela saurait être suffisant pour venir à bout de Takeshi. Aussi, tu te retrouvais toi-même handicapé. Tu ne voulais pas défigurer ta belle nation, de fait tu devais te  battre sans Suiton. Il ne te restait plus que du Kenjutsu, ce qui représentait… vingt pourcents de tes techniques.
Tu fléchis légèrement tes jambes et t’élanças à pleine vitesse sur le véritable espion de Suna. Ton bras s’enhardit et caressa doucement la garde de ton Katana, que tu ne tardas pas à avoir en main. Seul détail changeant de tes précédents affrontements : tu avais gardé le pommeau. Il s’agissait de ne pas le tuer non plus… Une fois à distance suffisante (ou plutôt, proximité), tu plantas tes yeux en lui.

« Issen, incantas-tu alors que ton arme balayait l’air, créant une lame de chakra qui fusait dangereusement sur lui. »

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Takeshi Busujima
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Je charge, encaissant la vague d'énergie qui me cisaille les boyaux et me fout un sérieux coup au moral ; la douleur reste violente même si j'ai un gabarit qui me permet d'avaler plus que ça avant de tomber au sol. J'ignore la lame de chakra et fout un coup de scalpel de chakra avec la paume une fois arrivé au corps à corps, privilégiant une frappe au niveau des extrémités, les bras principalement tant ils sont simples à toucher. Rien à foutre qu'il ait un sabre, il y a toujours le fourreau autour je peux bien encaisser des coups de bâton non? Une fois le premier assaut essuyé, je reprends l'acquisition de ma cible et lui crache au visage, littéralement. Une dose de toxines irritantes au visage, ça fait toujours mal, surtout aux yeux. Perdu dans le corps à corps face à mon adversaire du moment, j'en oublie presque mon clone qui, s'il est plus vicieux que moi en matière de combat, compte bien éradiquer le clone qui lui fait face avant de me rejoindre dans l'affrontement.

-Oh toi, tu vas regretter d'avoir été invoqué. Lance-t-il comme unique marque de sympathie à l'égard de son ennemi.

Il se jette avec toute la sauvagerie dont il est capable sur sa cible, un kunaï dans chaque main avant de cracher au visage de son adversaire une fois à bonne distance. Il faudrait peut-être que je lui dise que sur un clone les effets risques d'être moindres, même si un kage bushin ressent la douleur, ça n'a pas grand intérêt il peut facilement être annulé par son propriétaire. Toutefois, on verra bien comment réagit un double d'Akihiko face à une dose de poivre de synthèse.

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Kayaba Akihiko
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Takeshi & Akihiko


Si le combat et la décision de provoquer un tel affrontement semblaient inopinés et impromptus, l’excitation et l’exaltation qui s’emparaient de toi n’étaient plus à démontrer. Quand bien même tu étais rapide et pouvais te montrer dévastateur au sabre, tu n’en sous-estimais pas pour autant ton adversaire. D’ailleurs, ce dernier décida d’ignorer la lame que tu venais de lui lancer, l’alcool anesthésiant probablement les dégâts sur le coup. Mais après il réaliserait que ses fringues avaient été arrachées à l’endroit où la lame frappa et que quelques goûtes de sang venaient de gicler.
Carnassier, tu te léchas les lèvres à cette simple vue d’hémoglobine tandis que ton adversaire te chargeait également. A présent au corps à corps, tu pus voir sa main luire, embaumée de son chakra. Ce petit enfoiré, il avait réussi à développer la technique des scalpes ! Tu étouffas un juron et tentas de contrer le coup avec ton fourreau, mais ce ne fut pas suffisant. Tu ne pus dévier ceci que de quelques centimètres… Qui furent néanmoins précieux. Quand bien même sa technique fit mouche, tu ne ressentis pas grand-chose mais surtout tu l’empêchas d’atteindre tes nerfs et tendons. c’était toujours ça de gagné.

Alors que tu venais de légèrement parer sa technique de fourbe médecin, tu t’étais abaissé, son crachat fusant alors dans le vide. Profitant de ta vitesse, tu t’étais abaissé mais aussi avais fait un pas de sorte à te retrouver dans son dos. Usant de toute ta force, tu lui assénas un violent coup de fourreau dans le dos dans le seul et unique but de l’envoyer vers son propre clone. Mais ce n’était pas tout : pour faire cela, tu n’avais eu besoin que d’une main. De l’autre, tu avais sorti une bouteille d’eau et l’avais vidée totalement sur ta tête. Sans crier gare, tu lui crachas un puissant jet d’eau, toujours dans le dos, dans l’optique de pouvoir l’envoyer sur sa copie et la faire disparaître dans les méandres du désert.

Bien sûr, tu avais l’habitude de combattre à équidistance de ton clone. Ce dernier, par contre, n’avait pas eu les mêmes réflexes que toi et s’était pris le poison craché par Iguane. Ta copie pesta et usa de la même technique que toi.

« Suiton ! Mizu Rappa ! » Aviez-vous crié à l’unisson.

C’était pour cela que tu avais délibérément pris le risque de t’asperger avec toute cette flotte : pour pouvoir utiliser te talents latents et ô combien personnels. De cette manière, cette technique ne te coûtait quasiment plus rien en chakra et ton clone pouvait copier tes mouvements à la perfection, quand bien même sa vision était salement affectée par cette foutue mixture. Ton jet visait donc Takeshi tandis que celui de ton clone avait pris pour cible sa personnalité psychotique et sociopathe, espérant que les deux allaient s’entrechoquer et que le plus dangereux disparaîtrait dans un nuage de fumée.

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Takeshi Busujima
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Il pare le scalpel de chakra qui manque de quelques centimètres, le haut conseiller esquive d'un pas sur le côté la suite de l'assaut me repousse violemment avec son sabre. Je suis repoussé vers Iguane alors qu'il se met à hurler une technique qui fait partie de son domaine de signature, le jet d'eau me heurte de plein fouet et me repousse dans le sable, je serre les dents en étant jeté au loin par la trombe aqueuse. Mon clone à toutefois largement le temps lui de s'éclipser hors de la zone d'impact et disparaît hors de mon champ de vision. Je ne remercie pas Iguane qui réapparaît à côté du clone, très concentré à l'attraper par la gorge et à lui aspirer son chakra, l’énucléer avec un pouce et sans doutes aussi le mordre. Iguane est toujours comme ça, à vouloir salir un max. Enfin, il est rapide ce con, j'imagine qu'il peut bien faire ça sans avoir besoin de permuter.

-Je vais boire ton âme, fils de pute. Je crois que ça résume assez bien le personnage, très concentré à tenter d'aspirer le chakra de sa cible et à la buter en faisant mal.

Je me relève assez vite, alors que le haut conseiller reprend son souffle après la douche surprise à laquelle j'ai eu le droit, je me sens poisseux à vrai dire. C'est sans doutes parce que j'ai du sable dans le froc, ma chemise de combat mouillée et que mes chaussures vont sécher un long moment après cette bagarre. Je pisse le sang aussi, mais ce n'est pas grave, j'ai déjà été égorgé et j'ai déjà été tué, ce n'est pas perdre un peu d'hémoglobine qui m'inquiète. De toute façon, le sang ça se recréé, alors je n'ai aucune raison de flipper pour aussi peu, enfin, je dis ça, en attendant c'est moi qui perd l'ascendant dans ce combat.
Ou pas. Je prends mon inspiration en faisant les signes de mains les plus redoutés pour un individu qui ne maîtrise pas le pouvoir du vent, m'enfile le contenu de ma capsule de chlore inerte et recrache un nuage bleu électrique.

-Gaz, gaz abruti! Suis-je obligé d'hurler à mon clone pour qu'il recule après avoir fait ses petites affaires.

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Kayaba Akihiko
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Takeshi & Akihiko


Jamais, Ô grand JAMAIS, tu ne te serais douté qu’un de tes rares combats éprouvants se déroulerait face à Takeshi, alors que vous étiez tous les deux ronds comme des queues de pelle. Mais d’un côté, tu trouvais  cette ironie assez cocasse. Et tu n’allais certainement pas cracher sur l’occasion de tester ta nouvelle recrue. Et autant dire que pour l’instant, il avait su se montrer des plus convaincants. Bien plus que la majorité de la nouvelle génération.
Bref, ton précédent avait fait mouche. Malheureusement, ce ne fut pas le cas de ton clone. C’est qu’il était rapide, Iguane. Un poil trop excité, d’ailleurs, comme si toute son adrénaline était concentrée pour ce seul et unique combat. Bref, il s’était rapproché de ton image miroir et l’avait pris à la gorge, lui suçant littéralement son chakra.

« Je ne suis pas ton frère que je sache, bâtard, riposta ta copie conforme alors que son regard était devenu bien plus enragé que tu n’avais jamais pu l’être auparavant. »

Pour le temps d’un combat, nus allons donner un nom à ton clone. Garrosh, ça sonne bien. Donc, Garrosh, bien que pris à la gorge (littéralement) par l’autre cinglé, n’allait pas se laisser faire. A peine sentit-il son chakra partir qu’il se concentra une demi-seconde. Il profita de la proximité avec Takeshi bis et un requin de Suiton lui sauta à la gorge. Lui qui était occupé à te ponctionner n’était pas censé pouvoir se protéger. Au mieux, il disparaîtrait, au pire il volerait au loin. Dans tous les cas, le fier guerrier n’aurait pas perdu de chakra à cause du suçon : le principal inconvénient de cette technique était sa lenteur. Parfait.

Alors que Takeshi s’était relevé, tu pus voir qu’il commençait à cracher quelque chose. Mais cela ne semblait pas être du poison ordinaire étant donné que ce n’était pas violet. C’était bleu électrique, comme s’il y avait autre chose… et cela ne te dit rien qui vaille. Tu fis quelques pas en arrière, rapidement, afin de creuser un maximum de distance entre toi et ton adversaire. Mais le nuage ne cessait de se rapprocher et de prendre de plus en plus d’ampleur… Tu n’avais pas d’autre choix, et pourtant tu t’étais juré de ne pas utiliser de technique aux ampleurs immorales dans l’enceinte du village. Tu pestas alors avant de commencer à invoquer une immense vague.

« Suiton. Bakusui Shôha, soufflas-tu alors qu’un… tsunami en bonne et due forme balaya littéralement la zone empoisonnée et prit pour cible ton interlocuteur. S’il se la prenait, alors il se verrait handicapé et sonné, ce qui pourrait presque sonner la fin de ce match… En attendant, tu étais tellement pris dedans que tu ne faisais même plus attention aux dégâts collatéraux que tu pourrais causé. Surprise, surprise, donc... »

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Takeshi Busujima
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-MMMMMMMMMMMMM. Merci Iguane, c'était très instructif.

Alors qu'il est occupé à se remplir l'estomac de chakra, immobilisant le clone de Aki en le ceinturant avec ses bras et ses jambes, dans une prise de lutte éminemment basique mais violente quand on a la force de le faire. Je remercie intérieurement Amaterasu de m'avoir incité à concevoir un clone aussi solide que lui, parce que le clone d'Akihiko même si on lui ponctionne son énergie vitale, est encore sec et nerveux. Il laboure les côtes de mon double d'énergie comme s'il n'y avait jamais de lendemain, ce qui est vrai, puisque les deux sont avalés par le requin aqueux qui explose dans une trombe beau. Oui, à Suna, on est tellement alpha que l'eau qu'on invoque explose, c'est comme ça, c'est comme les éclaireurs qui peuvent se rendre invisible ou bien les estropiées qui se font des greffes pour continuer de distribuer des baffes.
Quand on est un étranger et qu'on voit le dos d'un Sunajin, ce n'est pas parce qu'il fuit, c'est parce qu'il est mort!

Suiton. Bakusui Shôha Oups.

J'effectue un clignement instantané hors de la zone d'action du tsunami pour réapparaître juste à côté du haut conseiller et gentiment lui rappeler que je suis un adversaire de rang A. En lui faisant une petite prise de taijutsu humiliante pour l'envoyer dans le nuage de gaz, il est toujours là il faut le dire. Enfin, petite prise de taijutsu humiliante, je le pousse avec les deux mains quoi, façon racaille de Tanzaku. Allez hop, c'est l'heure du gaz asphyxiant.

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Kayaba Akihiko
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kill the puppets



Takeshi & Akihiko


Forcément, tout n’allait pas forcément se passer comme tu l’espérais. Ça ne se passait jamais comme tu le prévoyais, de toute façon. Surtout avec un type aussi roué et fourbe que Takeshi, et un Iguane aussi psychotique qu’il l’était à ce moment-là. Même sa réaction au suçotement de chakra aurait pu te surprendre si tu n’étais pas élancé corps et âme dans la bataille. Même Garrosh (aled) avait adopté un comportement que tu ne pensais jamais voir au sein d’une de tes propres copies. C’était dire ! Alors que ce dernier se faisait sucer son énergie vitale, le Busujima bis s’en délectant tel un incube, les coups de poings et pieds étaient envoyés en rafale, comme s’il s’agissait d’une question de vie ou de mort. Ce qui était relativement drôle quand on parlait de simples clones. Mais ceinturé comme il était, c’est dans un élan de sacrifice qu’il avait invoqué ce requin aqueux. Cette créature mi aquatique mi chakraïque s’en était donnée à coeur joie et avait bouffé le moindre tissu organique des deux images miroir.

Tu étais maintenant seul face à Takeshi. Tu avais décidé de bombarder la zone avec ton tsunami mais c’était sans compter sur les capacités de ton subordonné pour réfléchir vite. Et bien. En toutes circonstances. Alors que l’étendue d’eau s’abattait et déferlait droit devant toi et sur la zone empoisonnée, ce dernier avait disparu. A cet instant précis, tu fis quelques mudras alors qu’il posa ta main sur ton épaule… avant de t’envoyer valser telle la racaille de la banlieue de Konoha. Bah, au final, ce ne fût qu’une souche humide qui valsa dans la douche du Reich. Tu étais donc apparu derrière ton adversaire et tu souris, tel le carnassier sociopathe que tu pouvais être à tes heures perdues.

« Suiton. Ja no Kuchi, t’exclamas-tu alors qu’un énorme (et encore, le mot était faible) serpent aqueux apparut de nulle part et pourchassa Takeshi. Et cette fois, il ne pourrait pas lui échapper en utilisant juste un Shunshin. Était-ce là que le glas sonnerait pour cet homme ? »  

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Takeshi Busujima
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C'est une souche qui finit dans le nuage de gaz, et un énorme serpent aqueux qui apparaît depuis le sol. Je me retourne pour toiser le haut conseiller alors que la bête géante fond sur moi avec toute la violence du monde.
Première option : le déplacement rapide, une option temporaire puisque je n'ai pas la force de réitérer ensuite d'autres esquives aussi rapides, ce qui m'obligerait à me rendre sans avoir eu la moindre occasion de me défendre face à une attaque imparable. Un diagnostic totalement dégoûtant et irréaliste ; personne ne laisserait un membre de l'avant garde s'en sortir en vie, surtout un éclaireur comme moi. Pire encore, je ferais un excellent prisonnier puisque je saurais ce qui se passe et le prochain mouvement de l'armée. Définitivement, le shunshin, si elle est une réponse éphémère mais efficace à un problème sur la durée, peut m'aider un temps, mais il faudrait que je trouve mieux.
Je pourrais juste encaisser et continuer de me battre à côté, ce qui s'insérerait assez bien dans la thématique "Nous-ne-sommes-pas-des-tapettes-à-Suna" mais c'est une solution un peu trop risquée à mon goût, surtout que le haut conseiller n'est pas du genre à se laisser faire.
Le temps d'un battement de cil, je grimace, mais je ne vois pas ma vie défilée devant mes yeux. Parce que, si à chaque situation de merde je me figeais pour me souvenir des bons moments de ma vie, je serais mort depuis longtemps, quelque part c'est le vide mental dont un soldat fait preuve qui peut le préserver de la tétanie de la bataille. Alors, comme pour me moquer du monde en face de la mort, j'ai un sourire parce la mort n'est pas quelque chose de terrible en soi, la défaite face à un allié non plus, alors, il n'y a rien à craindre. Pas même la douleur, parce que les techniques de traqueur comme celle du haut-conseiller se reposent sur une faculté ; celle d'avoir conscience de sa cible. Pas de cible, pas de problème après tout, sans aucune honte, je fais mon Uzu-jin.
Je deviens invisible et me place derrière le haut conseiller en vitesse, s'il me détecte, le serpent reprendra sa course déchaînée, et entre lui et moi, il y aura son invocateur.

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Kayaba Akihiko
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Takeshi & Akihiko


Si ta technique du serpent aqueux pouvait être dévastatrice, elle restait une technique de traqueur, aussi cette invocation momentanée devait être consciente de sa cible ; en l’occurrence Takeshi. Mais c’était sans compter sur ses talents d’espion et d’homme furtif, d’ombre en alerte. En effet, celui-ci venait tout simplement de disparaître. Mais il avait oublié une chose : sa chemise était encore trempée, tout comme ses pieds, aussi laissait-il des traces discrètes mais que ton œil avisé put tout de même capter.
Aussi tu fis comme si tu n’avais rien remarqué, alors que la gueule démoniaque cherchait toujours sa cible. Là, tu sautas haut dans les airs en commandant cette atrocité de te charger dessus : l’infâme espion était derrière toi depuis le début. Une fois à l’apogée de ton saut, tu lui lanças également une flopée de projectiles : quelques kunais, dont un équipé d’un parchemin explosif. Bien entendu, tu ne visais pas uniquement la zone où il se trouvait, mais un peu autour. Surtout pour le parchemin qui, à l’impact, déverserait alors le sable sur Takeshi, donnant une information plus concrète de sa position actuelle.

« Par ici ! Avais-tu d’ailleurs hurlé à la bête alors que tu avais commencé à prendre ton envol. »

Au vu de ce qu’il se passait depuis le début, tu ne pensais pas que cela suffirait à en venir à bout. Mais, qui savait de quoi l’avenir était fait ? Certainement pas toi. Tu misais tout ça sur un pari dangereux, comme tu aimais tant le faire. Allait-ce te porter préjudice ? La suite dépendrait de ton adversaire…

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Takeshi Busujima
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Il saute, alors j'applique la doctrine de bataille d'un éclaireur.
En cas de doute, fuit.
C'est très lâche dit comme ça, mais quand on est seul face à une tribu, barboter dans le sable quelques heures histoire que la tension redescende d'un cran est encore la meilleure chose à faire. Je ne dis rien et me contente de détaler comme un lapin alors que le haut conseiller me lance des kunais, l'explosion m'envoie valser au loin et je me relève difficilement, comprenant que la situation commence vraiment à devenir chaude. J'abandonne mon camouflage optique et alors que le serpent aqueux prend de la hauteur pour me foncer dessus et m'écraser par l'impact, je le regarde dans les yeux et frappe mes mains. Le chakra autour de moi se matérialise sous la forme d'une rafale de vent qui m'emporte sur le côté, m'évitant un tête à tête pas très agréable avec l'énorme bête d'eau sous pression qui s'écrase dans le sable. Comprenant que je ne récupérerai pas l'initiative à ce tour-ci, c'est un coup de bluff que je tente, faisant usage de mes capacité à mentir et à prendre l'apparence des autres. Exploitant toute la poussière soulevée par ma technique futon et le parchemin explosif, je me métamorphose en Kayaba Akihiko et avec tout le naturel du monde, siffle le monstre des cryptides.

-Par là-bas! Hurle-je à la bête en pointant du doigt le vrai. Il a pris mon apparence pour te déstabiliser, fonce!

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Kayaba Akihiko
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Oh le fils de pute. C’est typiquement ce que tu aurais pu dire si tu avais décidé d’opter pour ton masque de malotru sanguinaire. Mais pour l’heure, tu n’avais que la deuxième partie de ce dernier, aussi tu ne cessais de porter ce sourire inquiétant et inquisiteur sur ton visage. Sachant que Takeshi était invisible, tu ne savais pas exactement comment s’était passé le dernier assaut, mais à en juger par son état, le parchemin avait au moins fait mouche : il y avait quelques traces de roussi sur sa chemise militaire. Mais cela n’était pas suffisant. Tu soupiras néanmoins en notant le fait qu’il avait fuit. Bah, tu ne pouvais pas lui en vouloir d’agir comme un Uzujin, au moins il connaissait leurs tactiques en agissant de la sorte.
Finalement, le serpent aqueux à tête chercheuse s’était de nouveau élevé dans les airs, ayant pour seul et unique but de happer cet enfoiré de fils de lâche (oupsi doupsi) mais c’était sans compter sur son incommensurable capacité à fuir… Effectivement, il claqua ses deux mains l’une contre l’autre, faisant apparaître une bourrasque de Fûton, ce qui lui permit de voler sur quelques mètres, esquivant ainsi la gueule du dragon.
Et là… Tu n’en crus pas tes yeux. Cette saleté venait littéralement de prendre ton apparence et avait tenté de se faire passer pour toi, tentant de commander ton propre Basilique. Les yeux ébahis, tu claquas des doigts alors que ce dernier remontait de nouveau dans les airs. Il avait littéralement pété un câble, le Busujima. Qu’à cela ne tînt… Comme tu pris ceci pour une attaque personnelle, tu concentras ton chakra dans tes pieds et, alors que tu te déplaças si rapidement qu’on aurait pu croire à une téléportation, avait enlevé le fourreau de ton katana, utilisant alors ta plus puissante technique de Kenjutsu dans le dos de ton adversaire, prêt à en finir de toutes ces conneries.

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Takeshi Busujima
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Le haut conseiller exécute un clignement instantané pour me foncer dessus au contact, sabre dégainé, pas besoin d'être une lumière pour comprendre qu'il va me faire du très très sale si je ne bouge pas le fion. J'exécute un clignement à mon tour, pour m'évader très loin de lui alors qu'il réapparaît derrière mon dos, sabre en main prêt à me découper. Son attaque loupe de très peu et parce que je n'ai pas envie que le combat vire à la boucherie, je change de métamorphose pour redevenir moi, mais le dos barré d'une énorme blessure à l'arme blanche, crachant moult quantités de sang et m'effondrant au sol comme une pauvre merde qui s'éteint dans l'indifférence du champ de bataille.
Une mort d'éclaireur quoi, avant de me relever en dissipant ma métamorphose.

-Vous êtes chaud quand vous le voulez, je n'ai pas envie de savoir ce que donnerait le revanche. Je renifle.

Ca va paraître con ce que je vais dire, mais j'ai le nez qui coule quand j'utilise trop le Dai Henge, une histoire de sinus et de particules qui viennent m'agresser les nasaux lorsque je suis déguisé trop longtemps. Je me mouche avant de jeter mon mouchoir dans une poubelle à proximité, comme un bon citoyen lèche cul.
Sérieusement, je sauve la mise de Suna trois fois par mois, ce n'est pas pour ensuite polluer en jetant mes déchets à côté des poubelles. Je fais craquer mon dos en constatant que si j'ai dû lui coûter une grande partie de ses réserves, c'est moi qui ait pris le plus de torgnoles dans l'histoire, et en m'essuyant le nez d'un revers de manche, je constate que c'est du sang qui en sort. Je corrige le problème d'un petit jutsu médical avant de lui serrer la main, fier d'avoir pu tenir tête face au taulier de la cité lorsque le Kazekage est en congés.
Je sors aussi ma flasque de saké, le combat m'a un peu dégrisé, donc je suis à nouveau en état de boire de façon responsable, une fois que j'ai vidé la moitié de son contenu, je tends l'autre moitié au haut-conseiller.

-Maintenant que j'y pense, même si c'est un bon combat et que je suis content d'y avoir survécu... La fliquette là, Denya, elle est toujours mal considérée par les Shiroganes, c'est une putain d'injustice et je supporte pas les injustices. Alors aujourd'hui, j'en ai ma claque, je propose qu'on aille combattre cette injustice criante, parce que c'est ignoble qu'une policière soit victime des lois absurdes du système qu'elle défend. Moi je dis, allons la voir histoire de discuter d'un plan d'action.

Mais pour ça, il faudrait qu'elle soit réveillée, et je ne sais pas vraiment comment la réveiller sans alerter tout le voisinage.

-Ah! J'ai une idée, si on allait jeter des petits cailloux à sa fenêtre? Comme ça elle pourrait nous ouvrir sans risques de réveiller le quartier.

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