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Entraînement haute intensité. [Solo]

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Liste des techniques à apprendre:
 

-Ce n'est pas aujourd'hui que vous atteindrez mon niveau. Un pas à la fois. Grêle d'acier m'estime sans doutes, à tort, trop impatiente de pouvoir un jour lui tenir tête en combat singulier.

Pour ma part, si je pouvais déjà maîtriser mon affinité de naissance, les choses seraient autrement plus simples pour moi lors de missions de terrain. Le jônin d'élite me toise sans rien dire alors que nous sommes à la lisière d'une plaine, un peu en hauteur par rapport à celle-ci. Le fossé en contrebas est vide à cette période de l'année. Il croise les bras en admirant le paysage devant nous, alors que l'après-midi commence, pour une fois nous avons abandonné les uniformes tirés à quatre épingles et soigneusement ajustés en faveur d'un port moins réglementaire mais beaucoup plus pratique. Manches déboutonnées, col ouvert, ce qu'il faut pour ne pas mourir de chaud en été pour un entraînement à l'affinité naturelle la plus mesquine qui soit.

-Le raiton est probablement l'art le plus dur à maîtriser avec le suiton. Contrairement aux trois autres, qui ont tendance à être un concentré de techniques au ras des pâquerettes, qui consistent essentiellement au rang D à inventer une technique, puis à la rendre de plus en plus stupide et violente à mesure que le ninja prend du galon, le raiton n'est pas tout à fait dans cette optique. Disons que oui, on peut se contenter d'électrocuter très fort un adversaire pour le tuer, c'est la base même du Katon d'incinérer les gens, du Fuuton de les envoyer voler très loin et du Doton de... Malgré son masque de bois, je peux sentir toute sa lassitude. Faire des châteaux de sable et balancer de la terre au visage des gens? Je détecte une certaine animosité envers ces trois éléments, serais-je dans le faux? Je ne crois pas. Contrairement au Fuuton et au Katon, on peut donner une forme physique au Raiton, et en partie ignorer les propriétés naturelles de la foudre. Comme par exemple d'électrocuter de façon quasi-systématique le point le plus haut dans le ciel. Il lève une main avant de convoquer une orbe de chakra tourbillonnante. Un rasengan? Le but du carreau d'énergie n'est pas de tuer à la base, c'est une technique incomplète que j'avais créé lorsque j'étais encore de rang B, assimile plutôt ça à une fondation pour quelque chose de plus sophistiqué. J'aimerais éviter de voir fleurir partout dans votre sillage des idiots qui considèrent que projeter une flèche électrique est une technique à part entière. Compris?
-A vos ordres professeur.
Grêle d'acier hoche la tête.
-Vous connaissez le rasengan j'imagine? En effet. Technique idiote qui sert à truander les gens en leur faisant croire que faire tourner du chakra très vite est quelque chose de compliqué. En une journée de travail et avec un bon professeur l'affaire est pliée. Créé en un, rotation faible. Je lève le bras, m'attrapant le poignet pour m'apporter plus de stabilité alors qu'une orbe tourbillonnante de chakra se forme dans ma main. C'est l'une des bases du carreau d'énergie. Vraiment?

Le jônin me fait signe de m'arrêter, le chakra dans sa main se métamorphose en une structure m'évoquant assez clairement un shuriken. L'ensemble attrape la couleur bleu si caractéristique de la plupart des techniques raiton avant d'être projeter dans les airs, je sursaute alors que Grêle d'acier reste de marbre.

-C'était une hélice à quatre pales. C'est pour cela que l'orbe s'est envolée avant de se dissoudre d'elle même dans l'air, le but initial du rasengan dans cette technique est de fournir un moyen de propulsion au carreau d'énergie.
-Mais, à supposer qu'il y ait un toujours un fil de chakra entre soi et la flèche, ne serait-il pas plus simple de juste se servir du lien de chakra pour pousser toujours plus loin la technique?
Il secoue la tête.
-En partant de ce principe, il faudrait une quantité idiote de chakra pour faire une flèche sans fin qui s'étendrait jusqu'à la cible, ce qui sous entendrait électrocuter de façon mortelle un câble de chakra d'une centaine de mètres. L'expert du raiton hausse les épaules. Les individus qui disposent d'autant de chakra sont soit des démons à queux, soit... Des forces de la nature qui n'ont pas vraiment besoin d'une affinité pour réussir leurs combats.
-D'où l'intérêt des ailes sur les côtés du carreau? Servir à le diriger?
Mon hypothèse est confirmée juste. En fait, ce qui n'a pas pu être achevée par la force brute l'a été par une très longue réflexion sur la physique appliquée et le vol des oiseaux.
-Tout a fait. La structure de la flèche est simple soit : une pointe acérée, des ailerons pour stabiliser le vol et une hélice à l'arrière.
Mon collègue soupire. Je ne vais pas cacher que cette technique est une puissante gymnastique intellectuelle, et que je cherchais absolument à obtenir quelque chose de puissant et qui frappe de loin pour une dépense minimale en chakra.
-Si vous dites les choses de cette façon, c'est que les désavantages sont nombreux.
D'un signe de main il m'invite à les deviner. Je dirais qu'elle est infâme à utiliser au corps à corps, puisque l'on a simplement l'équivalant d'un shuriken fuma à l'arrière et donc de gros risques de se trancher les doigts. Le bruit doit être assourdissant puisque l'électricité est concentrée en masse sur une dizaine de centimètres, je rajouterai aussi que le lien de chakra est une faiblesse structurelle énorme.
-Elle a trouvé toutes les tares de la technique, sauf la plus importante.


L'air bourdonne alors que la flèche se manifeste physiquement haut dessus de son épaule, sa structure électrique tremble déjà alors qu'elle est à l'arrêt. Le projectile s'élance avec une vitesse folle en direction du loup courant après un lapin dans le champ avant de le transpercer de part en part, laissant la bête morte alors que le projectile défaille. Il lui faut quelques instants pour retrouver une trajectoire stable en s'élevant dans les airs avant de pouvoir refaire un passage rase motte dans le champ.

-Le plus gros problème de cette technique, est qu'elle ne permet pas vraiment de récupérer le coup après une attaque ; si tu touches, les ailerons éclatent et le temps qu'ils se reforment en vol un long moment est déjà passé. Si tu rates, le rayon de manœuvre est trop grand pour permettre un deuxième passage. En fait, qu'importe le résultat de l'assaut il faut que le projectile s'élève dans les cieux pour avoir de nouveau une bonne posture d'attaque. Il hausse les épaules. J'ai sans doutes aussi réveiller toute la forêt. Venez, allons chercher notre dîner, nous reprendrons plus tard, une fois que vous aurez assimilez la théorie et jeter un œil aux croquis.
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-Allez-y, faites un carreau d'énergie.

Je lève une main, me tient le poignet pour obtenir un renfort de chakra et commence à faire affluer toute mon énergie dans un globe électrique qui se disperse aussitôt que je le vois secouer la tête. Il tape du pied en constatant ma méthode, et se racle la gorge avant de prendre la parole, visiblement en train de chercher ses mots. C'est à la lueur du feu de camp que nous nous entraînons, alors que le soleil est couché depuis quelques minutes maintenant.

-C'est pour ça que je voulais que nous nous exercions dans le noir. Cette position, ce placement de main, c'est symptomatique du chidori et du rasengan, qui sont des techniques qui n'ont aucune technicité. Si vous me pardonnez le terme.

Je suppose que cela fait sens, le chidori n'est après tout qu'une boule de chakra augmenté à du raiton, quitte à ce que la moitié de l'énergie se perde autour de l'utilisateur à cause de tout les arcs électriques qui se forment depuis le globe d'énergie. Le rasengan est presque en lui même un exercice de force tant il faut de chakra pour le concentrer en un boulet tournoyant sur lui même, au point de pouvoir déchiqueter des arbres. Grêle d'acier crée une grande sphère d'énergie entre ses mains.

-L'objectif est de façonner quelque chose de stable qui ne va pas se désagréger en cours de route. D'où l'intérêt de densifier au maximum le chakra ; il faut que ça puisse percer des armures et les soldats dessous, puis maintenir une structure correcte. Dans la façon dont il créé son carreau, je discerne très peu de mudras, comme si chaque partie de la technique devait être fabriquée à la main. Peu de mudra ne veut pas forcément dire rapidité d'action ; je suppose que vous avez déjà bander un arc. Evidemment, n'importe quel ninja est censé savoir bander un arc.

Non pas que n'importe quel ninja soit censé être archer, mais bander un arc nécessite de la force et une certaine adresse, sous la pression du champ de batailles les contraintes sont démultipliées. L'intérêt de savoir bander un arc sous situation de stress est de discipliner les shinobis. Qu'ils puissent entreprendre des actions malgré les conditions extrêmes de l'environnement autour d'eux ; crocheter une serrure alors que la garde arrive, bander en urgence un camarade blessé avant que l'adversaire ne recharge les accus, même combat. Ici, je suppose qu'il fait référence à l'exercice plus qu'à l'action en elle-même.

-Imaginez devoir faire ça en plein combat. Ça vous donnera une idée de la difficulté de la tâche. A vrai dire, je suis certains qu'ici et maintenant vous seriez capable d'en fabriquer un. Le carreau entre ses mains s'illumine, je suis obligée de détourner le regard.

Puis je me rends compte de la quantité d'énergie qu'il y a dedans en constatant que je vois comme en plein jour tout autour de moi, sur une bonne centaine de mètres. Pire qu'une étoile filante, je comprends désormais l'intérêt de nous exercer dans le noir, à la lumière du soleil il était difficile de distinguer à quel point la flèche était dense. Maintenant, tout s'explique.

-Combien pouvez-vous en générer? Grêle d'acier hausse les épaules.
-Assez pour tuer un adversaire. Le projectile part dans les cieux avant de se désagréger. Je suppose qu'il n'y qu'un seul moyen de voir si vous êtes déjà en mesure d'obtenir un carreau. Une lame d'énergie se forme au bout de son bras Attaquez moi avec du raiton, et gardez le stable.

Je forme un globe de foudre, pas vraiment quelque chose de très raffiné mais l'exercice est de tester ma capacité à maintenir sous forme contrôlée du raiton. Les premiers échanges sont plus ou moins fructueux, nos armes s'entrechoquent sans qu'il n'y ait trop de pertes de matière, du moins jusqu'à ce je me prenne un coup de poing en pleine figure. La douleur lancinante dans mon œil droit dresse un constat limpide ; j'aurai un cocard demain.

-L'effet tunnel Nobushi. A trop se concentrer sur sa technique on oublie de regarder l'adversaire ; le principe même du carreau d'énergie est de pouvoir faire plusieurs tâches en même temps. En l’occurrence trois ; diriger le carreau, garder un œil sur l'adversaire et utiliser des techniques. On reprend, il faut que ça devienne aussi naturel que de respirer si vous voulez vous servir de cette technique au combat.
-Ne ferais-je pas mieux d'investir mon temps dans autre chose?
-Si probablement, certaines techniques s'entretiennent régulièrement, pour ne pas oublier les bons gestes, mais elles ouvrent aussi de nombreuses possibilités. Souvenez-vous de cela, tout le temps que vous passez à entraîner votre capacité à gérer plusieurs objectifs n'est pas perdu, il servira de nouveau, plus tard. Dès maintenant, vous pouvez sans doutes vous en servir pour frimer sur le terrain d'entraînement, mais je doute de votre capacité à l'utiliser sur le terrain.
Il se remet en garde. On reprend.

Je m'élance à l'assaut.
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Une dizaine de bleus plus tard, quelques coups de poings encaissés et une poignée de décharges électriques plus tard, j'y arrive. Ou du moins, malgré les blessures et la douleur j'arrive à rester suffisamment concentrer pour continuer de me battre, et de maintenir une orbe électrique parfaitement stable. Grêle d'acier ne dit rien, trop occupé à tenir sa gourde d'eau froide entre les jambes, j'ai peut-être frappé un peu trop fort lorsqu'une ouverture au niveau de son jeu de jambe s'est créée. Qu'importe, désormais il a une preuve que j'ai retrouvé mon sens habituel de la stratégie, alors qu'il récupère progressivement de ma sournoiserie sans desserrer les dents.

-Nous reprendrons demain. Demain, tout ce qui aura été vu sera mis en application en même temps. J'hoche la tête.

Chacun se pose dans son sac de couchage, je comate toute la nuit avant de me faire réveiller en sursaut le lendemain. La cause? Un bourdonnement infâme que je ne connais que trop bien, je m'extrais de ma couverture en vitesse avant de jeter un regard au ciel ; une forme bleue parcours les airs à toute allure en décrivant des cercles. Mon collègue apprécie tout particulièrement de s'exercer à l'aube, si je me réfère au soleil qui est encore bas à l'horizon. Je m'étire tel un chat avant d'aller à sa rencontre, à la lisière de la forêt comme lors de la première fois.
Grêle d'acier y est posé, en train de faire naviguer son carreau d'énergie comme s'il s'agissait d'un oiseau, je suppose que la sensation de voler est agréable à ses yeux. Je le vois plein d'admiration pour les oiseaux dans les champs, et s'il a développé une telle technique, j'imagine sans doutes qu'il y a peut-être aussi une raison autre que d'obtenir une arme létale à bat coût. L'un de ses nombreux pas dans une de ses quêtes personnelles sans doutes, essaierait-il de voler?

-Les oiseaux, abattez-les. Il est l'heure de voir si vous avez ce qu'il faut.

Je pose un genou à terre, entame les mudras avant de façonner en vitesse un carreau d'énergie, le degré de précision que nécessite cette technique me fait vraiment douter de son efficacité au combat rapproché à vrai dire. Puis le coup est partie, le fil de chakra qui s'est formé dans la paume de main s'étend à une vitesse folle alors que la flèche bourdonner en traversant la plaine, fauchant un oiseau au passage. Le projectile part à la dérive quelques instants avant de reprendre une course normale, décrivant un grand arc de cercle avant de revenir transpercer un autre volatile. Après une pointe de vitesse effrénée, le carreau se désagrège de lui même, me laissant seul face à mon demi-échec. Deux assauts, c'est peu.

-Je suppose que l'on peut appeler ça une réussite partielle. Le jônin hausse les épaules.
-Ce n'est pas une technique qui se maintient facilement, de toute façon si vous avez le temps de faire deux passages avec, vous affrontez un imbécile. Il s'étire à son tour. Je suppose que le reste n'est plus de mon ressort, mais de votre travail acharné pour maîtriser une technique qui est le fruit de ma radinerie. Allons dans la plaine, j'ai un autre tour dans mon sac à vous montrer.

Déjà la fin? J'imaginais qu'il aurait eu autre chose à m'expliquer.
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Grêle d'acier se met en garde, poing fermés, posture défensive, main nues. Pressentant le duel au corps à corps, je rabats mes sacoches de shuriken à l'arrière de ma ceinture et fait craquer mes phalanges avant de l'imiter.
Je n'aie jamais eu vraiment de cours prolongés sur le combat au contact sans armes ; cela sous entendrait que j'ai perdu toutes mes armes, que je ne suis plus en mesure de neutraliser un adversaire par le ninjustsu, que je sois sur un plateau arctique sans aucun objet autour de moi qui puisse servir d'armes... Mais surtout, que je croise un autre humain qui veuille me tuer à cet instant, qui n'ait lui non plus ni matériel offensif ni chakra. J'appréhende un brin ce qui risque de me tomber dessus alors que nous diminuons lentement mais sûrement la distance entre nous.
Grêle d'acier s'élance, un coup de pied haut qui brise a pour but de briser ma garde, je m'affaisse en tournoyant, détendant ma jambe qui vient percuter l'arrière de son genoux. Il choit avec moi, je profite de mon inertie pour me redresser avant lui, inutile de frapper un ninja à terre. Trop de risques qu'il génère une technique mortelle au contact.
Le jônin prend son temps pour se relever, massant son genou douloureux avant de se remettre en position, je l'invite à attaquer de nouveau, ayant hâte de voir quelle est sa fameuse botte dont il veut me dévoiler le secret.
Même coup de pied haut, même...
Je me retrouve au sol, les jambes fébriles, et une sévère douleur dans les côtes. L'expert du raiton m'aide à me relever.

-Vous m'avez immobilisé les jambes. Je grogne en me soulevant du sol, les pattes engourdies. Un courant électrique? Il hoche la tête. Vous auriez pu me tuer. Il secoue la tête.
-Non, une décharge électrique au niveau des jambes n'est pas en mesure de tuer quelqu'un. Et comment-a-t-il fait pour m'électrocuter sans que je ne vois un seul éclair? Refaisons la scène au ralenti, je vais vous montrer.

Nous nous remettons en position, j'observe mes pieds, puis je comprends ; je détecte une certaine concentration d'électricité au niveau des siens, à partir de là, il est relativement simple de déstabiliser un adversaire. Ou plutôt, de l'ancrer au sol et de lui faire perdre ses moyens. Nous reprenons très vite l'escarmouche après les explications de Grêle d'acier qui viennent conforter mes doutes, je privilégie des assauts relativement aérien. Beaucoup de coups de pieds à longue distance qui l'empêchent d'exploiter pleinement sa sournoiserie à ras des pâquerettes.
Puis une idée me vient à l'esprit.
A supposer que le carreau d'énergie ait besoin d'un fil de chakra pour pouvoir contrôler sa trajectoire, est-ce que avec un lien du même type je pourrai être en mesure d'imiter sa technique? L'affrontement, malgré notre niveau est relativement brouillon pour la simple et bonne raison que le taijutsu n'est pas de notre domaine d'expertise. Au détour d'un crochet un peu trop large, j'en profite pour lui saisir le bras un bref instant, laissant alors un fil de chakra se poser sur lui, descendant alors jusqu'à ses jambes.

-L'arroseur arrosé. me permis-je. Il s'élance pour lancer un coup de pied que je serre le poing, un puissant éclair parcourant le fil avant de lui immobiliser les jambes. L'élève apprend vite du maître.

Je m'apprête à lui porter un coup de pied quand je me rends compte que je ne peux plus bouger les pieds du sol.

-Oui oui, l'arroseur arrosé comme vous dites. L'élève apprend vite, ça ne l'empêche pas de retomber dans les mêmes pièges. Vous auriez dû réviser un peu plus les bases. Puis un silence s'installe, un long silence gênant.

Nous tenons tout les deux l'autre immobiliser, et le problème est que... Je ne sais pas quoi utiliser comme technique pour me libérer tandis que lui n'a jamais pu se passer de mudras. Evidemment nous ne sommes pas à distance de coup de poing.
Au bout d'une heure sans doutes, je lâche mon emprise sur lui, il fait de même et nous asseyons au sol, à bout de souffle et à bout de nerfs.

-Soyons clair, cela reste entre nous.
-Je n'ai jamais entendu parler de statu-quo pour aujourd'hui.
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Les duels continuent, chacun essayant de sortir une technique raiton in-extremis, entre deux assauts au contact. Inutile de s'étendre sur le manque de technicité flagrant ; clef de bras, briser la prise d'immobilisation d'un coup de pied, enchaîner sur une riposte. Lever sa garde, vider les poumons au moment d'avaler des impacts dans les côtes par pack de trois, baisser les coudes et projeter le pied en face.
Puis nous prenons une pause.

-Vous n'allez pas me lâcher maintenant, si? Je secoue la tête.

Je joins mes mains comme montré tout à l'heure, l'immobilisant d'un puissant arc électrique qui le fait tomber à genoux, ses jambes ne répondent plus. Je sens la filin de chakra devenir de plus en plus dense alors que mon énergie afflue dedans, Grêle d'acier commence les mudras d'une technique aqueuse que je ne lui laisse pas finir. Je le frappe d'un coup de poing explosif, l'envoyant voler avant de récupérer prestement ses accus. J'observe ma main ; la base du fil de chakra, au milieu de ma paume a laissé une très légère brûlure rouge, si la technique permet d'immobiliser un adversaire, elle n'a clairement pas été conçue dans le respect des règles de sécurité. Je réprime un haut-le-coeur, constatant que la dépense de chakra et la transformation en énergie électrique du chakra se fait directement en pleine poitrine. Je me force à prendre une inspiration, ma main légèrement engourdie par le courant électrique qui est passé dedans ; la technique nécessite un certain investissement physique et je me vois mal l'utiliser pendant plusieurs heures. Bien plus par crainte de subir un violent retour de bâton au niveau physique que celle d'un quelconque épuisement par manque de chakra. M'évanouir ne me fait pas peur, me carboniser un bras en immobilisant un adversaire pour un temps trop long si. Le manque d'énergie se soigne, pas les blessures graves, surtout celles qui compromettent une carrière de ninja de par les infirmités qu'elles laissent. Qui pourrait donc se battre d'un seul bras et toujours triompher de l'adversaire et des circonstances? Si c'est une technique qui a son utilité, j'éviterai d'en faire un usage incontrôlé.
A méditer sur sa viabilité à long terme donc.

-Reprenons.

Grêle d'Acier recule d'un saut en arrière avant de joindre les mains devant lui, le mudra du chien en premier ne me trompe pas sur la nature de la technique, je me prépare au pire en laissant affluer une grande partie de mon chakra dans mes mains. Quatre clones se forment autour de lui, contrairement à leur créateur, ils arborent des masques sans couleurs, j'ai un faible sourire en voyant qu'il n'a pas l'air déterminé à se fondre dans la masse de ses doubles. Un instant de flottement me fait douter sur la suite des événements, il n'a pas détecté une menace tout de même.

-Duel au premier sang, aucune restriction.

J'invoque une paire de mantes religieuses aqueuses au bout de mes mains, les clones fondent sur moi désarmés. J'exploite le manque cruel de résistance des clones pour trancher la jambe du premier, qui a malheureusement hérité pour lui, de la fâcheuse tendance de son original à toujours ouvrir les affrontements d'un coup de pied. Il se désagrège aussitôt, m'aspergeant d'eau alors que les trois suivants s'immobilisent et se séparent, cherchant à m'entourer. Je trottine en arrière avant de converger sur le double, côté gauche, je le fauche d'un coup à la ceinture qui lui arrache l'équivalent d'une côte avant de me repositionner. La paire ne tarde pas à essayer de me déborder sur un flanc, je fonce sur celui qui restait immobile à me toiser pendant que l'autre s'ajustait sur un de mes côtés. Il esquive le premier coup, puis le deuxième, le troisième manque de toucher, ma respiration se coupe alors qu'on m'agrippe par le col. Je fais exploser l'un de mes coudes, me libérant instantanément de l'emprise de l'avant dernier.
L'ultime clone finit découpé en quatre partie, l'énorme blessure en X sur son torse devenant transparente à vue d’œil avant que ce ne soit tout son corps qui se répande en une flaque humide au sol.
Je regarde autour de moi, faisant quelques pas en arrières ; toujours garder conscience de son environnement, Grêle d'acier est devant moi, personne d'autre dans le périmètre.
Mon adversaire se décide à rendre les choses personnelles, une lame d'eau dans chaque main et une vitesse qui m'est bien supérieure. L'air se fend alors que les bras de mantes religieuses tentent de se frayer un chemin en moi, le jônin attaque rapidement, avec beaucoup de zèle mais aussi avec une amplitude beaucoup trop large et un manque de technique flagrant. J'esquive la plupart des assauts, je parviens sans trop de peine à en bloquer un et à lui endolorir suffisamment le bras d'un coup de coude pour lui faire rompre ses lames. Il se dégage de ma prise d'un coup de pied étonnement fort en comparaison de ce à quoi il m'avait habitué, il se retenait depuis tout ce temps?

-Je dois avouer que... Cette technique est assez gênante ; un angle d'attaque peu naturel, une faible amplitude, pas vraiment de chances de provoquer des dégâts vitaux. Je suppose qu'il fallait bien que je m'en serve pour dire que je connais encore mes classiques. Idem.
-J'espère que vous vous reteniez mon cher.
-Très largement.
-Élevons alors le niveau, si vous me montriez une de vos bottes dont vous avez le secret?


Il convoque un fouet aqueux, je l'imite avant d'esquiver d'un rouler-boulet une frappe de taille qui m'aurait laissé une belle entaille, je tente une estocade au fouet après avoir glissé un shuriken à son bout. Qui échoue.

-Un service pour un service. Son fouet aqueux serpente avant que je ne vienne casser l'assaut naissant. Je relance le mien dans sa direction, le shuriken au bout explosant. Toutefois, la ruse ne porte pas ses fruits, ce serait trop beau pour être vrai. C'est vous qui cuisinez ce soir.
-Pour une botte que je pense pouvoir esquiver?
Il s'interrompt dans sa course, entame des mudras que nous travaillons depuis quelques temps déjà, je l'imite. Nos carreaux d'énergie s'entrechoquent et se dévient mutuellement avant de s'élever dans l'air. Je veux bien cuisiner aujourd'hui et demain si je me fais avoir. Nous commençons à courir de façon erratique tels des poulets décapités pour esquiver le prochain passage.
-Très bien, je prends note. Chacun loupe de peu sa cible. Il laisse sa flèche électrique se désagréger alors que la mienne reprend de l'altitude.

Je saute sur l'occasion pour diminuer la distance. Je frappe droit devant moi, le souffle de l'explosion qui émane de mon poing roussit l'herbe et envoie voler une pierre se trouvant là. Puis je me retrouve avec la même désagréable sensation que la dernière fois, un poing brillant au centre de ma vision, je me fige en comprenant ce que cela veut dire.

-Synthétiser un carreau d'énergie derrière moi, et esquiver l'assaut. Le jônin se racle la gorge. Maîtriser la technique ; oui, utiliser d'autres jutsus en parallèle ; oui, garder la tête froide et conscience de son environnement... Je ne crois pas.

Je croise les bras, réalisant que j'ai perdu. Je pince les lèvres alors que mon supérieur hiérarchique de mon village caché d'origine vient me donne un petit coup au bras.

-J'espère que vous savez cuisiner les faisans. Il éclate de rire en voyant ma mine déconfite. Vous vous perfectionnerez, un jour peut-être vous pourrez m'avoir.
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Trois jours plus tard.

A peu près ce qu'il faut au corps humain pour récupérer intégralement après s'être épuisé, ou du moins, pour un ninja de mon rang cela suffit. Grêle d'acier ne desserre pas les dents depuis un long moment, nous rentrons chacun à notre foyer et j'ai l'habitude de le voir silencieux. Les militaires ne sont pas connus pour être particulièrement loquace, l'expérience et les événements traumatisants n'aident pas à rendre les gens bavards. La plupart du temps du moins, mais je sais que l'expert du raiton avec qui j'ai passé quelques jours est du genre imprévisible. Il pourrait bien décider un jour de tout plaquer pour ouvrir une auberge je ne sais où, les ninjas même s'ils ne veulent plus être ninjas gardent souvent les talents qu'ils ont développé au travail. Savoir se défendre est une qualité universelle, commune à tout les âges, quelle que soit l'époque, aussi, si certains se demandent pourquoi certains villages sont réputés pour leur tranquillité et pas d'autres... Il est souvent question de shinobis ayant pris une retraite bien méritée.

-Après la rivière, notre chemin se séparera. Le pont est brisé, mais ça ne devrait pas être un problème vu notre niveau. Je m'empourpre, et heureusement qu'il ne constate rien.

Je n'aie pas marché sur l'eau depuis longtemps, je crains d'avoir oublié le suimen hoko no gyo ; concentrer le chakra a ses pieds n'est pas une partie de plaisir quand on est un débutant. Mais si j'ai réussi à maîtriser la masturbation intellectuelle de Grêle d'acier à propos des techniques raiton, je suppose que je suis bien en mesure de faire un exercice de genin. Je me surprends à déglutir sous l'effet du stress, et le silence pesant par ma faute est remarqué par le jônin qui se retourne, plein d'incompréhension.
Mon visage à moitié décomposé, mêlé à de la frustration et rehaussé d'un brin de gêne est suffisamment éloquent pour que je ne n'ai pas à formuler de phrase. Mon collègue éclate de rire, au point de finir en larmes et de devoir reprendre son souffle au bout d'une minute de moquerie, c'est agité d'un spasme qu'il me répond encore hilare.

Je... Il éclate de nouveau. La grande Nobushi... Il rit à s'en déchirer les cordes vocales. La grande Kisho, issue d'un clan de mercenaire, dans les cinq premières dans le rang d'héritage du titre de chef de famille. Kamikaze et saboteuse d'élite, capable d'exploser tout ce qui l'entoure, d'éteindre des incendies, repousser des hordes de clones, maîtrise des techniques qui nécessitent un sang plus froid que la glace. Mais par contre, toujours impossible pour elle de marcher à la surface de son bain. Grêle d'acier se fige, puis porte une main à sa ceinture de shuriken. Je crois que je suis sous l'emprise d'une illusion, vérifie de ton côté si tu peux encore m'entendre. Puis le plus sérieusement du monde, il exécute un kai. Mes joues virent tomates quand je saisis que ça aussi, je l'ai oublié depuis le temps. Mais... Ce n'était pas une illusion, ni une blague. La pression monte pour moi. Je vais faire revenir ça.

Les mudras qu'ils composent, il va sortir un éclair j'en suis sûr. De sa main jaillit un arc électrique qui vient me déchirer les entrailles, la douleur me fait tomber à genoux. Je me force à reprendre mon souffle et à unir les mains, la douleur c'est dans la tête. Tout est cérébral, il faut que je fasse un kai sinon je vais avoir l'air bête, je vais m'humilier et m'effondrer de douleur.

-Annulation. Je crache le mot, les deux mains jointes et avec une douleur lancinante dans la poitrine.

Je me remets debout, honteuse de ce qui vient de se passer. Grêle d'acier hoche simplement la tête, content de voir que j'ai encore les bases, du moins en matière de genjutsu. Il se gratte le menton avant de reprendre la marche, j'accélère pour arriver à sa hauteur, le jônin de rang A fuit mon regard. A chaque fois que nos yeux se croisent il pouffe de rire. Au bout d'un moment, moi aussi me résigne à observer les arbres sur le bord de la route, au moins eux ne me jugent pas. Voir un collègue glousser de la sorte à cause de moi m'insupporte, et lui ne fait que ça jusqu'à ce que nous arrivions au pont, quelques kilomètres plus loin.
J'espère qu'il a oublié ce que j'ai pu admettre il y a quelques dizaines de minutes sinon...

-C'est l'heure du bain. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à mentir à mes amis?
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Grêle d'acier observe la rivière devant nous ; large d'une dizaine de mètres, assez profonde, le courant n'est pas très fort, mais pas non plus très calme. En somme, un bon exercice pour me rappeler les bases de la marche sur l'eau. Alors que le pont est détruit de part en part, je constate que je ne pourrai même pas prétendre jouer les équilibristes sur un fragment encore debout. Chose qui me fait grimacer ; peut-être que si je ne dépensais pas ma solde en chaise à porteur lorsque j'étais en déplacement de loisir, et que lors des missions j'avais la flemmardise de ne pas vouloir traverser à gué, je n'en serais pas là. A ma décharge, franchir un gué permet de passer inaperçu lorsqu'il faut s'infiltrer en profondeur dans les terres, les senseurs ne peuvent pas me détecter si je ne dépense pas de chakra. Le jônin à côté de moi commencer à former des mudras de foudre, je lève les yeux au ciel ; après la fausse décharge électrique, la vraie décharge?
Il me fait signe de tenter ma chance à l'eau.

-L'eau est électrifiée, mais vous avez des chaussures étanches, donc tout devrait bien se passer. Je vais même prendre votre sac, comme ça vous n'aurez pas peur que vos papiers puissent être endommagés par l'eau. Grêle d'acier et la pédagogie. Je m'approche du rebord, il y a bien cinq mètres de plongeon. Un ninja doit savoir soigneusement choisir ses mots, et son attitude. J'ai soigneusement choisi ma réaction, peut-être auriez-vous du faire de même. Je soupire avant de lui faire face.
-Il serait folie que de me jeter à l'eau. Il se fige un instant pour réfléchir, puis reprend de plus belle en hurlant à s'en décrocher les dents.
-NOUS SOMMES DES NINJAS! Je vole au dessus de l'eau d'un coup de pied.

L'eau est gelée, l'espace d'un instant je me sens envahie d'un profond bien être, juste un instant, avant que mon instinct de survie ne reprenne le dessus. J'émerge hors de l'eau en reprenant une bouffée d'air pur, toussant toute l'eau qui s'est invitée dans mes poumons avant de concentrer mon chakra dans mes mains. Je réussis à me hisser à la surface de l'eau telle un vieux canard rhumatisant avant d'être rejoint par Grêle d'acier qui m'emboîte le pas. Je me force à faire un pas, puis l'autre, les premiers sont les pires ; l'afflux est encore irrégulier et incertain. Une fois je m'enfonce un peu trop dans l'eau, une seconde fois je suis à deux doigts d'être rejeté, la troisième fois j'ai un appui stable. Je continue ma progression, au début laborieuse, puis au fur et à mesure que les choses avancent mes pas deviennent plus assurés. De l'autre côté de la rivière je croise le regard amusé de mon collègue qui me rend mon sac. En me voyant grimacer, il ne peut s'empêcher d'éclater de rire, encore, la vue d'une femme qui a choisit de prendre un bain de midi est-il si troublant à ses yeux? Qu'importe, nous reprenons le chemin alors que j'ai désormais la certitude d'avoir de nouveau les bases, pour combien de temps?
Je être franche avec moi même, je pensais que le ninpo, ça ne s'oubliait pas. Chose qui avait fait que je n'avais jamais pratiqué par la suite des exercices aussi basiques, et j'en ai payé le prix aujourd'hui. J'espère que la prochaine fois s'effectuera dans des conditions un peu plus saines.
Voire qu'il n'y ait pas de prochaine fois.
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