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There will be Peace

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Hatake Soko
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There will be Peace Mer 18 Avr - 22:41


There will be Peace





Je saluai promptement les anciens avant de marcher à reculons vers la porte de sortie. Lorsque mes chevilles nues sentirent l’air chaud de nos collines, je me relevai en fermant la porte coulissante de la salle du conseil. D’un demi-tour rapide, faisant craquer le plancher sous moi, je m’éloignai de ces vieux de malheurs et de leur vision bornée du monde.
« Non on ne fera pas ça Soko… Tu es trop jeune Soko tu ne comprends pas… Le monde n’est pas gentil Soko, endurcis toi… Ta vision est puérile Soko… » Tss tss… Je serais mes mâchoires, abîmant alors mes dents qui grinçaient. C’était à cause de paroles comme les leurs que le monde ne changeait pas. À cause de tel pensées que nous étions obligés de rester agressif… Moi, Soko, membre du clan Hatake prêchait la paix dans le monde, l’harmonie entre les différents individus. Je prêchais le pardon et l’entente, mais je ne récoltais que l’indifférence et la moquerie…
Enfin non, je la récoltais surtout chez les miens. J’avais déjà quelques faits d’armes, si j’osais les appeler comme ça, à l’extérieur. J’avais en effet réussi à pacifier un camp de bandits sans blesser et les réinsérer dans un village voisin, sans qu’il ne soit (trop) mal vue par leurs nouveaux compatriotes. J’agissais aussi et surtout sur de nombreux petits larcins ne méritant pas de grosse peine. Il faut dire que j’avais une facilité à être écouté et me faire entendre. Un don du clan, paraîtrait. Il était alors logique que cela marchait moins bien chez mes frères et sœurs… J’étais présent aussi lors de négociation nécessitant un médiateur. Les membres du clan étaient souvent appelés pour cette fonction.
Bref, j’étais plus ou moins connue dans les environs du Domaine de clan, par mes actions surtout et aussi pour ma place de fils du chef actuel. Bien que cette dernière ne représentât rien ; les chefs n’étaient pas désignés de façon héréditaire.

Je tapais dans un caillou qui partit vagabonder le long du chemin. J’étais maintenant bien loin du domaine, m’approchant du petit bourg le plus proche. J’essayais de ma calmer et me dire que ce n’étais qu’un petit revers, pourtant, rien ne semblait vouloir changer d’avis ces vieux. Sans leur approbation, je ne pourrais jamais approcher le Daimyo sans être ridicule. Je ne pourrais jamais ramener un peu plus de calme et d’harmonie dans notre région… Tous mes efforts semblaient vains. Ça faisait maintenant 3 ans que je m’étais mis sur cette voie, que j’avais adopté ce nindo… J’avais eu de belle victoire, mais cette défaite récurrente commençait petit à petit à me faire perdre espoir… Enfin, c’était sûrement un petit moment de lassitude, cela m’arrivait quelques fois, j’en revenais toujours plus fort…

Alors que le chemin devenait plus marqué, j’observais une silhouette élancée à une centaine de mètre de mois, marchant dans ma direction. Vers le domaine de clan, puisque ce chemin menait que par là. Nous étions discrets, même dans la région, et nous proposions plutôt notre aide aux bourgs voisins plutôt que de les laisser venir chez nous. Inhabituel, mais pas forcément étrange. L’homme ne semblait pas perdu, mais il cherchait quelque chose, ou du moins il en donnait l’air.
Il était blond, grand et bien plus âgé que moi. D’un teint presque aussi blanc que le mien, mais en plus maladif. Ces cheveux eux était juste légèrement plus pigmenté que ma chevelure blanchâtre.
En tout cas, il imposait quelque chose de spécial.
Alors qu’il n’était plus qu’à une quinzaine de mètres de moi, je ralentis le pas, avant de le fixer dans les yeux. Nos regards se croisèrent d’infime secondes. Et tout paru évident. Celui qu’il cherchait, c’était moi. Je ne pouvais pas expliquer comment je le savais, ni comment il avait pu me connaître et reconnaître, mais tout était évident. 6eme sens, pouvoir de clan, prémonition, que sais-je. Mais c’était un fait. Il avait trouvé ce qu’il cherchait.

-Oui ? fis-je d’une voix calme et apaisante, typique des hatake, tout en plongeant encore un peu plus mes yeux gris clair dans les siens, et en restant bien droit, décontracté.
Tandis qu’il dégageait une aura de puissance, imposante et de respect, j’émanais de mon côté une aura d’apaisement, de confiance. Bien que jeune, j’étais bien plus charismatique que beaucoup d’individus. En un mot, une posture, je venais de lui prouver. A lui maintenant de clarifier la situation.
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Kayaba Akihiko
Suna no Jonin
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heart of courage

Soko & Akihiko


La paix n’était qu’un concept inventé par l’être humain pour qualifier une période ô combien calme et dénuée d’intérêt. Certains faisaient tout pour la conserver tandis que d’autres la détestaient à un tel point que cela ne pouvait qu’être viscéral. Dans tous les cas, cette « paix » ne pouvait qu’être relative et n’avait jamais eu un temps prédéfini. Le moindre coup de vent plus ou moins violent pouvait empêcher la colombe et son rameau de perdurer dans le temps. Aussi s’y attacher relevait du masochisme, et penser à ce qu’elle s’installe dans son nouveau nid n’était qu’utopique. Certains pourraient même dire qu’ils ‘agissait là d’une dystopie ; à trop d’y attacher et vivre en harmonie avec cette dernière, le jour où celle-ci finirait par s’éteindre alors tous leurs espoirs et envies s’évanouiraient avec elle.
Parmi les sceptiques, quelques Hommes (au goût fortement prononcé pour la guerre) faisaient tout ce qui était en leurs capacités pour l’abattre sur le champ. Au moindre pull énoncé, tous les tireurs sur le branle bas de combat tireraient et feraient mouche. Akihiko était de ces hommes. La paix était inutile et ne faisait que ramollir l’humanité. Aucune facilité ne saurait renforcer les mœurs. A trop être habitué à un tel climat, on en oubliait l’importance des armes qui, elles au moins, forgeaient l’économie ô combien vitale pour tout un chacun. Sans guerre, il n’y avait donc pas de renversements, pas d’innovations, pas ressources convoitées. Il fallait donc mobiliser la terre entière, une bonne fois pour toutes, pour qu’enfin tout un chacun put y trouver son compte.

A ce sujet, il avait du mal à tolérer quiconque pouvant se déclarer comme pacifiste. Qu’il s’agissait là des personnes usant de la violence et de la Mort pour attirer de nouveau cette colombe ou des vrais pacifistes qui tentaient de manipuler et convaincre leurs interlocuteurs d’abandonner la violence et d’enterrer la hache de guerre. Sans cette arme, aucune civilisation ne pourrait espérer évoluer – en bien comme en mal. Stagner, ne pas bouger… Quel genre de vie était-ce là ?! Une vie sans aventure était ennuyante, répétait-il. Et, dans ces péripéties se trouvaient indéniablement les confrontations, les affrontements, fussent-ils physiques, mentaux, psychologiques, tout seul ou encore en groupe… A quoi bon faire de son village une élite si ce n’était pas pour s’en servir ? Pourquoi s’entêter à vouloir épandre son contrôle, ses bases et son emprise si ce n’était pas pour en tirer un avantage par la suite ?
Il n’y que deux chemins que l’on pouvait choisir. On pouvait s’asseoir calmement et être désélectionné de ce monde ; ou l’on pouvait s’adapter et changer – LE changer. Beaucoup de ces simples d’esprit et autre bien pensants étaient dans la première catégorie. Les Sunajins, de par l’irrémédiable ligne de conduite de Senshi et sa politique de fer, étaient dans la deuxième. L’inhérence du territoire OBLIGEAIT tout un chacun de s’adapter et de changer pour pouvoir dompter les éléments. Aussi étaient-ils tous prédisposés à vouloir suivre le Serika et ses projets d’expansion.
C’était par ailleurs à cause des inférences faites par les personnes extérieures au pays du Vent que la réputation de la Sainte Patrie avait pris pareil coup. Tous ne comprenaient pas les réels tenants et aboutissants de ce village, et encore moins sa physiologie. Pour eux, Suna n’était peuplée que d’être de peu de foi et de morale, à l’éthique méprisable. Ses habitants ne leur semblaient qu’être des bêtes assoiffées de sang, incapable de diplomatie ou de politesse, tout juste bons à détruire tout ce qui se trouvait sur leur passage. Que nenni ! Bah, de toute façon… S’ils ne voulaient pas s’appliquer ou faire des efforts, grand mal leur fasse. Ils n’étaient pas suffisamment dotés d’esprit et d’intelligence pour comprendre, et c’est bien là que le bât blesse.

Quoi qu’il en fut, la Source de Suna avait eu quelques échos qui lui avait relativement déplu. Selon ses sources, un clan – ou au moins un de ses représentants – pensait être à même de pouvoir prêcher la bonne parole et de tenter de mobiliser des personnes, qu’ils fussent Shinobi ou civils, et leur apprendre sa notion de pacifisme. Quelqu’un voulait donc tenter de soudoyer ses futures armes de poches ? Ses futures conquêtes mais aussi ses futurs soldats ? Il n’avait vraiment pas froid aux yeux. Vouloir pacifier le monde… Bah, tant qu’il y avait de la vie, il y avait de l’espoir, n’est-ce pas ? En tout cas, rencontrer la personne en question pourrait s’avérer enrichissant, intéressant et stimulant. Peut-être même serait-il en mesure de changer la vision des choses de cette âme bien pensante…
Il verrait cela en temps et en heure. Pour le coup, il se devait d’avoir un peu plus d’informations pratico-pratiques pour ensuite tenter de prendre contact avec la personne susmentionnée. Mais vu son maillage dense, le Sunajin n’avait que peu de raisons de s’inquiéter.
En effet, un volatile se posait quotidiennement sur son balcon et l’appelait de son chant charmeur. A sa patte était toujours accrochée une nouvelle lettre qui dévoilait ce que l’espion mis sur le coup avait pu glaner le temps de ses maraudes. Au bout d’une semaine, le blond avait suffisamment de détails pour se mettre en route.

Dame Fortune était de son côté. Apparemment, le clan était situé au niveau des plaines fertiles. En revanche, s’aventurer dans un tel coin, en vue de la conjoncture actuelle des choses et de ce qu’il avait pu faire (ou commettre, question de point de vue…), ce n’était pas sans risque que de s’y aventurer. Mais il était de nature aventureuse et intrépide et rien ce n’était pas de simples groupuscules de la pègre qui allaient lui faire peur. Préparé, aussi bien physiquement que mentalement, Akihiko se mit en route. Seul. Il n’avait pas besoin de sa garde pour simplement discuter et en apprendre un peu plus sur un clan qui ne voudrait probablement pas se battre.
Après quelques jours de marche, il arriva à l’orée d’un bois ô combien massif. Là, un chemin apparut à ses yeux, chemin qui n’était pas indiqué sur la carte. Selon ses espions, le clan créchait au fond de ce lieu. En revanche, il n’avait pas été en mesure d’apprendre les coordonnées exactes. Comme quoi, la couverture du marchand itinérant avait tout de même certaines limites… Celles de la méfiance des pigeons escroqués.
Alors que le crépuscule s’emparait peu à peu de la vie et des cieux, le Haut-Conseiller pénétrait à travers ce chemin aux abords parfaits. Il n’y avait pas une disparité, pas une alvéole. Était-ce à l’image des personnes vivants au bout du chemin ? Telle était la question. Soudain, un jeune homme fit son apparition. En vue des informations obtenues de son maillage, Akihiko s’attendait à voir une personne un peu plus âgée. La vingtaine, au moins. Là, il n’avait qu’un enfant. Mais l’aura dégagée était telle qu’il n’y avait aucun doute possible : il puait l’innocence et la bienveillance, à un tel point que cela aurait pu faire vomir le plus abjecte des Hommes.
Une quinzaine de mètres séparait les deux individus. Là, leurs regards se croisèrent et Akihiko comprit qu’il venait de trouver la personne qu’il recherchait. Maintenant qu’il pouvait réellement l’observer, il put vieillir un peu l’idée qu’il avait de lui. Ce n’était plus un gamin, mais quasiment un adulte. Quinze ans, peut-être dix-sept. Tout au plus. Mais cela ne changeait rien au fait qu’il pensait que ce dernier serait quand même plus vieux. Peut-être que cette rencontre ne serait plus aussi enrichissante, tout compte fait.
Laisse le temps au temps, n’est-ce pas ?
L’Onde de Suna fut interpellée ; un simple oui qui signifiait que l’indépendant savait pertinemment qu’il avait compris qu’il était recherché par le bellâtre. En arrivant à sa hauteur, ce dernier s’inclina légèrement. Politesse et salutations étaient de rigueur.

« Kayaba Akihiko, enchanté, fit-il à son tour, d’une voix sobre et douce, s’alignant sur le niveau de langage – verbal comme corporel – de son interlocuteur. Auriez-vous cinq minutes, dans un premier temps, à m’accorder ? Demanda-t-il d’une voix qui se voulait emplie de bienveillance, le visage angélique et charmeur. »

(c) AMIANTE

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Hatake Soko
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There will be Peace









L’homme se présenta, de façon simple, élégant. Kayaba. J’avais dû entendre ce nom quelque part. il n’était pas de la région, non. Pourtant, de par son allure, sa démarche et sa confiance, il devait être quelqu’un d’important. Proche d’un Daimyo ? membre d’un village caché ? Aucune véritable idée, juste de fine supposition. D’un visage froid, dur, je lui lançais ;
-Peu importe ce que vous avez à vendre, je ne suis pas intéressé. Donc : non.

Puis je fis mine de faire un pas, avant de lui toucher l’épaule, tout sourire, les traits beaucoup plus détendus :
-Ahah, je vous faisais marcher ! Bien sûr, j’ai du temps à perdre. Ou à gagner ? Après tout, vous avez fais une trotte pour vous retrouver ici, je n’allais pas vous laisser en plan, hein !

L’invitant à s’assoir sur des rochers proches, installé comme par magie pour pouvoir converser.
-Vous le savez surement, mais je suis Hatake Soko. Je ne veux pas paraitre présomptueux, loin de la, je suis quelqu’un de lambda, mais j’ai pourtant la certitude que vous me cherchiez. Vous êtes là aussi pour me décourager, ou voulez vous changer le monde, vous aussi ?

Alors que je le laissais répondre, je sortis quelque fruit de ma sacoche.
-Cadeau, hé, faites pas cette tête, ils ne sont pas empoisonnés hein ! Regardez !
En joignant le geste à la parole, je mordis dedans de façon propre et précise.

-Désolé de vous couper, mais sérieux, votre nom me dit quelque chose… Laissez moi deviner, votre démarche, vos habits de luxe, votre chevelure bien entretenue… Vous êtes un chanteur connu du cabaret de Tanzaku ? Non non… Plus sérieux que ça… Un directeur d’établissement nocturne ? Rho, ne soyez pas si sérieux, la vie est faite pour être profiter. Elle est faite pour être respecter. Elle est faite pour s’amuser, vous ne pensez pas, MR le haut conseiller de Suna ?

Je jouais un peu avec lui, mais après tout, vue sa réputation, il allait se jouer de moi tout le reste de la conversation, alors autant en profiter un peu. Je le regardais toujours directement dans les yeux, sans intimidation, sans pression, sans gêne, juste par simplesse.


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