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Le binôme de Masara

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PNJ
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Re: Le binôme de Masara Mar 9 Avr - 23:50
Dangereux Duo

Alors que Nozomi, qui avait surprise une conversation fort intéressante à l'auberge des Six Cyprès, faisait son rapport à une Denya endimanchée et prête à affronter tout le gratin de Masara, un étrange animal surgit.
Le chat noir parlant (chose déjà fort troublante, même pour des ninjas ayant l'habitude du bizarre, comme les illusions, le ninjutsu, des bras en bois ou... juste Nozomi) les menaça ouvertement tout en subissant une métamorphose louche et inquiétante.

La marionnette vivante de Suna fut la première à réagir, avec son flegme de pantin.
Guère troublé par l'étrange scène ou les menaces du chats aux milles yeux démoniaques, elle somma sa consœur policière d'arrêter le félin suspect.
Afin de compliquer la fuite du matou, elle lui expédia une volée de shuriken.

Dès qu'il vit bouger la marionnette humaine, le chat ferma ses nombreux yeux jaunes et se carapata. Noir comme la nuit, petit et agile, c'était une cible difficile à atteindre pour la chuunin de bois.
Cependant, elle était une arme de Suna et une spécialiste du shurikenjutsu.
Non content de gêner la course de félin félon, une des étoiles de fer arriva à lui entaillé la cuisse, lui arrachant un miaulement pitoyable. Il pouvait donc être blessé, ce n'était pas un esprit malin ou une illusion.
"Maiiiis vouuuuus êtes des malaaades !" siffla le matou, choqué que son bluff n'est pas marché sur les shinobi de Suna. "Je suis l'émissairrrrre d'un Dieu ! Votrrre âme serrrra dévorrrée !"
Mais sa fuite éperdue cadrait mal avec ses propos grondant de sinistres menaces.

Encouragée par la petite marionnette, Denya jusqu'alors perturbé par les menaces sibyllines du ténébreux minet s'élança à retardement à sa poursuivre.
Aucune femme normale n'aurait pu courir à pareille vitesse en kimono de luxe.
En un instant, elle dépassa sa coéquipière et fondit comme un tempête de sable du désert sur le malheureux matou.
D'un plaquage bien sentit (et fort peu féminin), la policière de Suna arrêta son suspect (et tâcha un peu son kimono tout neuf. Mais par bonheur, il était de qualité et avait survécu à l'accélération foudroyante de la kunoichi des sables). Par chance, à la tombée de la nuit les ruelles de la ville s’était vidée et personne ne vit son magnifique plongeon.
"Lacheeez-moi ! Lâchez-moi, impies !" beuglait l'animal, griffant et mordant comme un furieux les bras de bois de Denya (sans lui faire grand mal). "La malédiction est sur vous ! Vous allez payer ! Maitrrressse ! Maîtressse !"

Le félin avait une force étonnante pour sa petite taille, trahissant (en plus de son langage) qu'elles n'avaient pas à faire à un chat ordinaire. Il était évident qu'il savait utiliser le chakra : la vitesse et l'agilité dont il avait fait preuve pour échapper à la majorité des shuriken de Nozomi le prouvaient.
Cependant, il ne faisait pas le poids contre la poigne de la policière. Le minet se débâtit tant qu'il pu, mais il se rendit vite compte qu'il était incapable d'échapper à Denya.
Feluant et crachant, il continua donc à menacer les deux kunoichi, affichant un air fourbe (chose étonnante pour une si petite bête).
"Derrrrrniers averrrtissement..." grogna l'animal en plongeant ses yeux dorées (heureusement plus qu'une seule paire. "Ou j'invoque les mânes de mon maîtrrre ! Cette ville brrrrûlerrrra dans les flammes de ma vengeance !"

Cependant, sans les milles yeux maléfique qui avait recouvert son pelage, la menace semblait moins crédible : les deux kunoichi du désert n'avaient pas eut de grande difficulté à l’attraper...
Il ressemblait plus à un minet effrayé qui tentait de fuir vers les Six Cyprès qu'à l'émissaire tout puissant d'une sombre divinité. Et les sunajin n'étaient pas réputés pour leur lâcheté (ou pour se soucier des villes mises à feu et à sang à cause d'eux).
Du coup, Denya ne le lâcha pas, interrogeant plutôt du regard Nozomi. Que faire du minet mal embouché ?

Puis soudain, il semblait éructé quelque nouvelle malédiction dans une langue impie et blasphématoire oubliée des hommes depuis des éons. Ou alors, il avait maugréé et miaulé un drôle de truc en agitant ses meugnonnes petites pattes.
Dans les mains de Denya, son captif sembla alors enfler, prenant l'apparence d'un fauve de la taille d'un tigre doté de griffes terrifiantes, noires comme l'ébène.
Une seconde queue lui poussa et son pelage se hérissa de flammes bleutées éthérées venues d'un autre monde.
"PROSTERRRRNEZ-VOUS OU MOURRRRREZ, BLASPHEMATRRRRICES !!" tonna l'apparition d'une terrible voix grondante.

Pourtant... Il restait dans les bras de Denya.
Les bras de bois de la policière de Suna ne s'embrasaient nullement aux contacts des flammes azurée. Le feu mystique ne semblait d'ailleurs dégagé aucune chaleur. Et le captif métamorphosé ne semblait pas peser plus lourd que sous sa forme de minet noirâtre.
Est-ce que cette créature ne serait pas en train de les pipoter un peu ?


Récapitulatif :
 
         

 
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Sahara Denya
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Suna no Jonin
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Nozomi &


Sahara Denya
Le matou et la matonne


       Nozomi avait tiré sur celui qui annonçait être le héraut d'une entité capable, selon es rumeurs, d'anéantir les deux Sunajins que nous étions en peu de temps. Nibi no bakaneko. Des dires faisaient d'Ichibi un fléau du désert et pourtant, si j'avais attentivement écouté les légendes et si son nom n'était pas mensonger, il était le moins terrible de ces monstres démoniaques dont maman ne m'avait presque pas parlé. Elle avait évoqué ce monstre un soir, alors que ma soeur ou on frère avait posé une question concernant les dangers que cachaient les dunes. La nuit qui avait suivi avait été longue car j'avais peiné à fermer l'oeil, tremblant, cherchant du regard des mouvements de sable, effrayée par chaque souffle de vent. Rien autour de moi n'avait indiqué l'approche d'une créature, mais tout ce qui bougeait était alors suspect. Nibi, le chat à deux queues, un monstre plus puissant encore, voilà celui que précédait ce minet que j'avais plaqué au sol.

Je voyais d'un fort mauvais oeil le futur immédiat tant la menace qui pesait était importante. Un démon pouvait à tout instant s'inviter dans la ville et la ravager, nous faisant échouer dans notre enquête, rendant notre travail inutile. Il pouvait ôter la vie à des dizaines de gens et pire, deviner que nous étions de Suna, même si nos bandeaux n'étaient pas sur nos fronts par discrétion. Nibi. C'était un envoyé de Nibi ! Enfin, il le prétendait.



Mince, mince, mince, mince ! Nibi, Nibi, normalement c'est une légende, non ? Enfin, si c'est un monstre, pourquoi est-ce qu'il serait accompagné par un simple chat ?



Tentant de mon convaincre du bienfondé de ma reflexion, je tremblais et peinais à me sortir de la tête que nous étions en grand danger. L'animal était fort. L'animal maitrisait le chakra ! Il se débattait avec vigueur, agitant les pattes et me mordant. Tout de bois qu'étaient mes bras, ils étaient dotés de nerfs. Aïe ! Mais c'était qu'il avait de la force dans la mâchoire, ce chat ! Je retirai le bras mordu de son corps, ne le maintenant plus au sol que d'une main que je maintins fermement contre lui malgré ma trouille.


La malédiction est sur vous ! Vous allez payer ! Maitrrressse ! Maîtressse ! 




Alors que je m'interrogeais sur le bienfondé de mon action, il appela une maitresse. Pourquoi une maitresse ? Pourquoi appeler la femme aux cheveux remarquables alors qu'il pouvait faire appel à son seigneur ? Pourquoi se contenter d'une humaine, lui qui clamait qu'il était l'émissaire d'un démon ? Ce dernier n'était-il pas plus à même de le défendre ? Entendre le minou appeler notre cible à l'aide était bien étrange. Après tout, il ne semblait plus aussi menaçant, maintenant, au contraire, il s'agissait presque d'un félin ordinaire à l'exception de la parole.


Derrrrrniers averrrtissement... Ou j'invoque les mânes de mon maîtrrre ! Cette ville brrrrûlerrrra dans les flammes de ma vengeance !



Oh non ! Et s'il en était capable ? S'il… Il n'avait jusque là rien montré de bien dangereux et même s'il était plus fort qu'un simple animal, il me restait inférieur. Cette menace était peu crédible, hors de question de le lâcher. Au contraire, je maintins le félin ventre au sol mais pas totalement sereine et alors que je me calmais, il jacta des trucs étranges en un langage que jamais je n'avais entendu auparavant et ses poils devinrent bleus et s'embrasèrent tandis que ses miaulement devenaient des feulements et que sa voix gagnait en allure menaçante. Grandissant doucement, il gagna une queue et devint un tigre muni de griffes sombres et acérées. De petit félin, il s'était transformé en grand fauve dont le pelage de feu orné de noir était aussi menaçant que le grondement. Je faillis lâcher, mais alors que j'allais diminuer la pression sur l'animal, je dus constater que la situation n'avait en rien changé. S'il avait grandi et s'était changé en tigre bleu, je n'avais pas mal aux mains. Le feu n'entamait en rien le bois dont elles étaient faites. Surprenant pour une telle transformation. Il n'avait gagné aucune force et ne semblait pas plus puissant qu'auparavant. Maitresse ? Il nous dupait. Il nous dupait et essayait… Ou alors.


PROSTERRRRNEZ-VOUS OU MOURRRRREZ, BLASPHEMATRRRRICES !!




Me prosterner ? Mais ce feu n'était pas du feu ! Enfin, les flammes ne me dévoraient pas. Qu'avait-il invoqué ? Je regardai son pelage, mais rien n'avait changé sinon sa taille et sa voix. Il était, il était vrai, impressionnant, mais je regardai Nozomi, ne tremblant plus que légèrement, assez sure de moi cette fois.


Je crois que c'est de l'esbroufe. Ce chat essaye d'être épargné. Il a appelé sa maitresse et pas Nibi. S'il était vraiment capable d'appeler un démon, pour peu qu'ils existent vraiment, je pense qu'il l'aurait fait. Sauf s'il tient à la ville. Mais son pelage n'a rien de vraies flammes, il est inoffensif.  C'est juste un beau parleur qui cause beaucoup. Beaucoup trop.

J'avais réussi à me convaincre : il n'avait rien d'un émissaire de Nibi mais n'était qu'un chat effrayé par les ninjas de Suna, plaqué au sol sur le ventre et qui profitait de ma naïveté. Un tigre qui ne pouvait que nous faire repérer. Regardant ma collègue, j'eus honte. Moi, jonin, qui dirigeais l'enquête, j'avais joué l'imbécile. Ma tête s'inclina légèrement à l'adresse de la marionnette.


Désolée de mon comportement. Il faut nous rendre à l'auberge, mais nous devons nous débarrasser de ce chat, il pourrait sonner l'alerte à sa maitresse ou à l'auberge. Aide-moi à en finir avec lui, plante-lui un kunai dans la tête.



Tandis que j'invitais le pantin à terminer le minet, mon bras droit vint enlacer son cou pour l'étrangler. J'allais m'aider de mon bras gauche, en espérant que l'opération allait être rapide. Après cela, nous avions encore deux criminels à attraper.

Récapitulatif:
 

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Nozomi
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Re: Le binôme de Masara Lun 27 Mai - 23:02
Pouvait-on avoir peur d’un chat ? Nozomi n’aurait jamais cru cela possible, jusqu’à ce qu’elle ne se rende compte que Denya craignait la bête qu’elle avait réussi à capturer. Bien sûr, les serpents, les araignées et autres scorpions étaient sources de craintes justifiées quoique souvent exagérées, mais les chats ? Enfin, ce chat n’était pas comme les autres : il parlait, et ses mots n’étaient pas franchement bienveillants : malédictions et menaces se déversaient sur les sunajins comme d’autres auraient simplement pu les insulter. À travers ses propos, l’animal touchait une corde sensible chez Denya, et cela pouvait certes la déstabiliser, mais Nozomi savait qu’elle ne lâcherait pas pour autant.

Ses tentatives d’intimidation faisaient appel à l’image de Nibi, ce qui était la clé pour s’imposer auprès de ceux qui connaissaient la légende du démon chat. Nozomi avait eu vent de l’existence de cet être… mais c’était tout. Un monstre destructeur et capricieux que certains vénéraient, là où la plupart le craignaient. Une sorte de divinité en vadrouille. Sauf que Nozomi ne l’avait jamais vu, ce qui n’était pas plus mal, mais ce qui la faisait toujours douter. Non pas de l’existence de Nibi : les légendes avaient toujours un fond de vérité, mais elles étaient beaucoup modifiées au fil du temps, et qui savait depuis combien de temps on parlait de Nibi no Bakeneko ? Un monstre, c’en était certainement un. Mais un être de toute-puissance ? Probablement pas. Et il n’était pas là, autour d’eux, il ne pouvait donc pas agir pour sauver son héraut. Pour Nozomi, ce chat ne bluffait peut-être pas totalement, mais appeler à l’aide n’invoquerait pas soudainement un félin titanesque. En tout cas, elle espérait ne pas se tromper, mais elle était assez sûre pour ne pas se laisser intimider.

En tout cas, il continuait à se défendre de la seule manière qu’il lui restait après qu’il ait été maintenu par les bras de bois de Denya : en parlant et en hurlant. Non, cela changea : le chat devint tigre, devenant imposant par sa seule taille, mais en s’arrêtant pas là : son corps était entouré de flammes mystérieuses qui se frottaient contre le corps de Denya et lui dévorant les bras. Sa voix était devenue grave, comme s’il avait été investi d’un pouvoir nouveau transformant son réceptacle. Il n’en fallait pas plus pour impressionner la marionnette. Nibi pouvait ne pas venir en personne, mais peut-être partager sa puissance avec ses serviteurs ? Nozomi n’avait aucune idée de comment tout cela fonctionnait, mais c’était plausible, dans sa connaissance des choses.

Plus étonnant encore, la réaction de Denya était à l’opposé de ce à quoi on aurait pu s’attendre : elle raffermit sa prise et gagna confiance en elle, alors qu’elle transpirait le doute seulement quelques secondes plus tôt. Son soulagement était clair, et se partagea tellement vite que Nozomi comprit avant que sa collègue n’exprime ses déductions : le feu n’en était pas vraiment, et le chat n’était pas plus fort qu’avant.

Denya s’était décidée : il fallait se rendre à l’auberge, mais nous ne pouvions pas amener le tigre avec nous. Alors que ce chat avait entendu qu’elles avaient l’intention de l’interroger, il avait préféré les menacer et appeler à l’aide plutôt que négocier sa survie : il était peut-être inutile, finalement. Malgré tout, le fait que Denya demande froidement à Nozomi de l’achever alors qu’elle enserrait son cou perturba un peu la marionnette, pour qui cela ressemblait à une exécution trop rapide. C’était un ennemi, certes, mais il était à leur merci. Mais elles n’avaient pas le temps, non plus, d’en discuter, et Denya avait leurs objectifs en tête, elle aurait peut-être aussi préféré épargner le félin. Nozomi se promit de le lui demander, quand elles auraient le loisir de discuter.

Elle se saisit donc d’un kunai et approcha du tigre, dans l’intention de lui planter l’arme dans le cou, à quelques centimètres des doigts de sa collègue, après quoi elle décalerait le couteau sur un quart de tour du cou, l’ouvrant et finissant sa vie. C’était une manière rapide de tuer une cible immobilisée, et, Nozomi l’espérait, celle-ci était assez peu douloureuse.


Actions de Nozomi:
 


Merci à Ikki pour l'avatar!
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Re: Le binôme de Masara Sam 8 Juin - 16:57
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Le pseudo-sombre rejeton de Nibi se débattait du mieux qu'il pouvait entre les bras de bois de la policière de Suna.
Mais malgré les tours et mensonges du félin filou, la guerrière des sables finie par réaliser que le minet tenter de lui faire à l’esbroufe et au baratin, accompagné de somptueux effets pyrotechniques...
Décidément, même si l'animal n'était pas l'émissaire d'un dieu/démon/Bijuu, il n'en restait pas moins une étrange créature, à la fois doté de paroles mais aussi de conscience. Et de fourberie.

Denya ne lâcha donc pas son (plus si) petit captif et au contraire raffermit sa prise sur l'indice vivant qu'était la bestiole.
Malgré les impressionnantes flammes azur jaillissant du pelage bleu et noir de la créature, malgré les coups de griffes qui auraient normalement dû la décapiter (mais semblait étrangement faiblarde), la sunajin aux bras de pantin ne faillit pas à son devoir.

La jônin du désert informa son étrange partenaire de ses suspicions, l'enjoignant à venir l'aider à terrasser la bête.
Pendant que Denya enserrait encore plus fort le cou du faux-tigre de flammes, la marionnette humaine de Suna se glissa dans son dos, un kunaï à la main...

De son coté, le matou matois n'était pas idiot : il savait sa ruse éventé et se doutait qu'il ne pourrait plus guère échapper longtemps aux deux kunoichi du désert.
Il tenta tout de même un dernier tour pendable, concentrant son chakra avant que la policière de Suna ne broie le larynx de sa forme de demi-dieu ou que la fillette de bois ne lui plante une lame dans le crâne
"QUI OSE S'EN PRENDRE A MA DESCENDANCE !"tonna soudain une voix venu des cieux, terrifiante, énorme et se répercutant dans la ruelle comme un coup de tonnerre d'un orage furieux. "ENCOURREZ LA FUREUR DE NIBI NO BAKENEKO !"

L'Invocation féline pressentait que son tour de ventriloque divin ne le tirerait pas de cette situation. Il avait échoué : impossible de ramener la signature de chakra des ninjas à sa maîtresse... Elle serait furieuse ! Et il serait sans doute la risé des siens... Mais pas question de mourir ici pour la gloire ou les ordres d'un humain !
Sa diversion lui permit de gagner les quelques secondes nécessaire pour se concentrer et... rentrer chez lui.
Il disparut dans un nuage de fumée et un claquement sec, comme si l'air remplissait soudain l'endroit où il se trouvait.

Bien sûr, nul Bijuu ne se matérialisa et nulle voix démoniaque ne vint plus menacer les deux kunoichi de Suna.
Denya était perplexe : même en temps que jônin aux réflexes affûtés et policière à l’œil de lynx, elle n'avait aucune idée d'où avait disparu le matou.
Ce n'était pas un kawamiri ou un shunshin qui avait permis à la bête de fuir. Il n'avait soudain juste... Plus était là.

En tout cas, cette étrange rencontre semblait indiqué qu'elles étaient sur la bonne piste.
Quelqu'un leur avait envoyé le minet démoniaque. Quelqu'un qui commençait à sentir le souffle chaud de la justice de Suna sur sa nuque.
Apparemment, le noir greffier n'avait été qu'un espion, une tentative d'intimidation des enquêtrice ou une distraction.
Vu la conversation qu'avait surpris Nozomi en escaladant les Six Cyprès, tout semblait indiquer que les voleurs y avait leur quartier général... Pour le moment du moins.
Au bout de combien de temps décideraient-ils de plier bagages en ne voyant pas revenir leur petit espion (car l'étrange créature devaient bien leur appartenir d'une manière ou d'une autre).

Les deux kunoichi décidèrent donc de ne pas traîner et de ce rendre à la luxueuse auberge.
La nuit était tombée (ce qui permettait à Nozomi de circuler sans faire tourner les têtes des rares passants), mais le temps était encore agréable et chaud.
De l'établissement cossu s'échappait rires, musique de bon goût et tintement de verres qu'on trinquait.
Un cerbère patibulaire montait la garde, l'air mal à l'aise dans son kimono sobre mais d'excellente qualité que tendait ses muscles. Deux-trois clients bavardaient encore en terrasse, fumant ce qui aux narines de Denya n'était pas que du tabac. Visiblement de jeune nobles fort imbus de leur personne. Deux hommes faisant assaut de poésie et rodomontades (essentiellement sur leur fortune ou plutôt celle de leurs parents) pour briller aux yeux d'une demoiselle elle aussi de haute-naissance.

La policière du désert était encore en kimono de luxe. Sa course éperdue l'avait un peu échevelée et avait distendu son obi et empoussiérée un peu son habit de fête, mais rien qui ne puisse être discrètement arrangé avec l'aide de Nozomi avant d'arriver au palace.
Par contre, si la marionnette humaine pouvait profiter de l'obscurité pour ne pas attirer l'attention dans les rues ou autour de l'établissement brillamment éclairé, pénétrait de front dans l'auberge allait être difficile.
Douteux que l'imposant videur laisse entrer un pantin. Avec un kimono bourgeois peut-être, aller savoir...
Mais comme elle l'avait déjà prouvée, la chuunin de bois pouvait tout aussi bien escalader la façade. Il fallait juste espérer que leur cible (ou une patrouille de la maréchaussée sur le qui-vive en raison des vols) ne la remarque pas.

La marionnette d'apparence humaine connaissait d'ailleurs (probablement) là où se trouvait la chambre de leurs suspects.
Y-seraient-ils, attendant anxieusement le retour de leur créature féline ? Où bien seraient-il en train de festoyer, insouciant, dans la salle commune ?
Pouvait s'approcher sans mal de l'établissement, Denya jeta discrètement un œil à l'intérieur par un fenêtre du rez-de-chaussé.
Il y avait là un peu plus d'une demi-douzaine de personne, établées et en train de dîner ou au bar, alors que de belles servantes servaient sake, plats raffinés ou jouait de la musique.
Nulle trace d'une demoiselle aux cheveux azur. Le seul qui avait une couleur de cheveux approchante était un splendide jeune homme aux cheveux court, accoudé nonchalamment au bar et en visiblement train de dragouiller. D'un tour de passe-passe de magicien des rues, il fit jaillir une rose rouge qu'il offrit à une dame entre-deux âge richement vêtue et surchargée de bijoux clinquant et coûteux.

Un coupe de noble, visiblement de jeunes mariés, savourait un délicieux repas en échangeant des regards énamourée et portant parfois la nourriture succulente à la bouche l'un de l'autre. A voir leur rosissement, la nuit de noce n'était pas loin.
Trois hommes d'âge murs, ressemblant à des marchands un peu hors de leur milieux et à l'embonpoint prononcé, festoyaient bruyamment (une servante vint dresser un paravent pour couper un peu leurs rires du reste de l'assistance), semblant fêter quelque-chose. Les tournées s’enchaînaient visiblement.
Enfin, seul dans un coin, un jeune homme aux long cheveux noir qui lui masquait un œil prenait un thé. Il ne semblait guère prêter attention aux autres convives, passant son temps à écrire dans un carnet.
 

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Sahara Denya
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Nozomi &


Sahara Denya
Les flammes s'évanouissent


       Insistante, la bestiole n'avait de cesse de maintenir la menace si bien que celle-ci semblait réelle. Et si elle l'était ? Pas de brulures nues aux flammes ? Et si la fourrure de Nibi était simplement volatile ou légère ? J'eus un doute mais il ne pouvait en rien s'agir de la puissance d'un démon à queue car dans pareil cas, pourquoi ne pas nous avoir tuées immédiatement ? Non, définitivement, ce chat étrange n'était en rien le Bakaneko dont il prétendait être l'émissaire. Cependant, s'il était réellement émissaire, j'étais bien mal partie. Trop mal partie. En manquant de respect à l'envoyé d'un démon à queue, j'étais morte et aucun argument ne pouvait me sauver de cette certitude. J'en avais trop fait et une créature de la puissance d'un démon n'avait aucune raison de m'épargner là où je pouvais servir d'exemple.


J'espère que tout ça n'est que de l'esbroufe, Nozomi. Mais si jamais Nibi se pointe vraiment, s'il te plait, dis à Akihiko que j'ai essayé mais que je suis tombée face à vraiment trop fort.



Difficile d'être certaine que rien de ce que le minet disait d'était la vérité. Difficile pour moi car j'étais prête à croire dans les bijuus et à certaines légendes du monde. Mais c'était trop tard. Je n'avais qu'à espérer que tout ne fût que mensonge. Il fallait que ce fût un mensonge, sinon j'étais morte ! Mais le chat ne semblait vraiment pas disposé à me laisser croire que c'était le cas. Serrer. Je devais serrer.

QUI OSE S'EN PRENDRE À MA DESCENDANCE ?


Là où j'étais, je sursautai. Un sursaut que dut ressentir le matou dans mon étreinte. Un cri venait de survenir de partout et nulle part à la fois. Non ! Elle venait du ciel et s'était abattue sur nous pour crier une colère à notre encontre, nous, les deux Sunajins au sein de Masara. Cette voix s'était immiscée dans mes oreilles pour poursuivre par un frisson dans mon dos qui eut presque pour effet de me paralyser. Il était là ! Nibi ! Ce chat n'avait pas menti et d'en haut était survenue sa rage car son émissaire n'était pas juste un chat à son service mais aussi son propre enfant. J'avais osé m'en prendre à sa descendance et la simple question me fit légèrement relâcher mon étreinte à l'entente de la furie qui venait de s'abattre.


ENCOURREZ LA FUREUR DE NIBI NO BAKENEKO !





Tandis que je souhaitais lâcher le chat pour m'enfuir, ne désirant affronter un ennemi plus puissant que ce dieu que vénéraient ces ensablés de Kaigan, je tremblais sur place et tentai timidement de me retourner pour voir le monstre volant. Prenant le soin de ne pas céder, je me tournai lentement, mais rien. Du ciel était venue une voix mais rien au-dessus de nos têtes. Que l'obscurité. Et pouf. La fumée.

Il avait disparu. Je le serrais trop bien pour qu'il disparût avec un Kawarimi ou un Shunshin, c'était certain, je ne l'avais pas senti glisser. Je n'avais même rien senti. Il avait simplement disparu, comme ça. C'était à n'y rien comprendre. J'étais à terre, regardant à gauche, puis à droite, mais pas l'ombre d'un signe de sa présence. Je regardai Nozomi qui ne m'indiqua aucune direction. Elle n'avait pas vu filer l'animal. Pourtant, il existait. Ou alors n'existait-il pas et avions-nous rêvé ? Non, il existait : un matou accompagnant une femme, tel était le signalement. Le matou, lui, avait disparu comme par enchantement. C'était louche. Après quelques secondes à scruter les alentours, je me plaçai bien en face de la marionnette afin de voir ce qui pouvait éventuellement survenir dans son dos et surveiller son angle mort, tout comme elle pouvait veiller sur le mien.



Il a l'air d'avoir disparu mais il faut retrouver sa"maitresse" qu'il a appelée à l'aide. Il faut espérer qu'elle n'ait pas pris la fuite, sinon nous aurons échoué. Les voleurs pourront être n'importe où, même si je pencherais pour cet homme dont tu m'as dit qu'il invitait les cambrioleurs à s'en prendre à lui. Il faut nous rendre à l'auberge immédiatement.


Puis je fis un dernier sursaut. Ce coup de frayeur venu du haut avait failli m'avoir et j'avais fatigué mes jambes pour rien en fonçant comme une dératée pour attraper ce matou. Cependant, les voleurs ne disposaient plus de cet allié et les interpeller allait de fait devenir plus aisé. Un ennemi en moins pour une moindre blessure causée par cette griffure, c'était un désavantage de moins pour une dépense d'énergie pas si importante hormis mon accélération plus tôt.

Ainsi, nous nous dépêchâmes, profitons de l'obscurité pour ne pas avoir à dépenser du chakra en escaladant les murs. Sauter sur les toits était un truc de ninjas, mais le temps nous manquait. Il jouait carrément contre nous. Aussi, approcher de l'auberge me mit presque du baume au coeur, mais nous ne pouvions nous permettre le risque de tenter une entrée classique : nous ne savions si les voleurs étaient dans leur chambre ou ailleurs. Cependant, convenait-il de nous séparer ? Alors que nous époussetions mon kimono, je regardai cet homme impressionnant et ridicule dans un habit qui convenait certes au lieu mais pas à sa carrure. Il était bien vêtu mais n'avait pas l'air tout à son aise.
Il y avait une terrasse. Idéale pour voir arriver le matou disparu, qui pouvait se pointer sur un toit, visible aux yeux de tous. Mais pas de duo mixte. Un duo d'hommes, en revanche, causait, faisaient de la poésie, de vrais panégyriques à leur propre gloire et à leur famille, cherchant visiblement à impressionner une femme de la haute société. À moins que le duo ne fût expert en l'art du déguisement, ce qui était loin d'être impossible, les coupables n'étaient pas là. Sauf s'ils avaient un quatrième complice extérieur, qui ne se mouillait pas. Mais Nozomi ne m'avait rien rapporté de tel dans la discussion qu'il avait entendue. Enfin, difficile de se concentrer avec cette fragrance issue de produits illicites consommés presque sous mon nez. Jamais des voleurs n'allaient prendre le risque de se faire prendre par la maréchaussée pour quelque chose d'aussi bête.

Je choisis une approche discrète du bâtiment afin de guigner par les fenêtres. Aucune chevelure vive mais un doute affreux m'assaillit. On ne m'avait pas signalé la présence d'une telle femme ici-même et voilà que devant moi, un couple de jeunes nobles savourait une nourriture délicieuse sans doute. Mais il s'agissait d'un duo et si je ne les fixais pas, je me mis vraiment à suspecter ces gens. Louer une chambre à l'auberge, enfiler une perruque sur le terrain et la retirer avant de retourner au quartier général de manière à brouiller les pistes, c'était un plan qui se tenait. Après tout, j'avais moi aussi choisi de me déguiser en femme de plus haut rang que le mien. Cependant, pourquoi des nobles dans le rôle de voleurs ? Pour l'adrénaline ? Pour pimenter la vie de couple ? Pour s'envoler vers un nouveau futur ? Pour rembourser une dette ? Les raisons pouvaient être nombreuses. Mais ça rigolait aussi, car un trio bedonnant ripaillait au point de devoir être dissimulé par un paravant à l'initiative d'une serveuse qui devait être habituée à cela, car je ne m'imaginais pas une nouvelle oser ainsi isoler des clients. Puis il y avait cet homme qui écrivait dans un carnet. Mais mon attention avait été retenue par le couple. Je revins vers Nozomi.



J'ai pu voir quelque chose d'intéressant. Hormis un trio d'hommes bien ventrus et une  jeune homme aux longs cheveux noirs, j'ai pu voir un beau jeune homme aux cheveux azur. Mais surtout un couple de jeunes nobles que je suspecte être le duo que nous recherchons. Même s'ils n'avaient pas le profil de gens sur le qui-vive, nous pouvons nous attendre à ce qu'une femme utilise une perruque. Cependant, je tiens à voir ce qui se déroule à l'étage où tu as entendu la conversation. Cependant, il ne peut que je revienne vite s'il n'y a signe d'aucune activité suspecte ou précipitée car le couple me semble plus que suspect. Par contre, tu n'entreras jamais. Je te suggère de grimper sur un toit et d'observer les allées et venues et surtout de surveiller le couple dont je t'ai parlé…



Je m'interrompis et choisis de changer de plan.


Et puis non, je vais directement me rendre à la salle commune et suivre mon intuition, je vais tabler sur la perruque. De toute manière, de loin, tu sauras repérer toute personne qui sortira des Six Cyprès. Je vais aller dans la salle commune et demander à un membre du personnel s'il n'a pas vu une femme aux cheveux azur, de manière à ce que les jeunes nobles puissent m'entendre. Je compte les faire réagir. Le mieux serait qu'ils partent directement ou qu'ils grimpent à l'étage, auquel cas je les suivrai et nous tiendrons surement notre meilleure cible, voire peut-être nos coupables. Je compte sur toi pour te tenir prête à intervenir et observer, des toits, tout mouvement suspects. Ta tâche est encore ingrate mais c'est le meilleur moyen de couvrir nos arrières.



Secouant une dernière fois mon kimono, je demandai à Nozomi à quel étage se trouvait la fenêtre à laquelle il avait surpris la conversation et donnai une description la plus précise du couple. Cependant, je n'avais pas observé durant assez longtemps pour noter les détails qui pouvaient permettre d'immédiatement identifier le duo mais la couleur de leurs cheveux, leur taille apparente, leur accoutrement, tout cela devait largement suffire. Puis je pris la direction de l'entrée.

L'ambiance de la salle commune était sympathique. Je me croyais réellement dans les polars où le héros, un détective en paletot, était également le narrateur qui débutait son histoire accoudé au comptoir d'un bar alors qu'un pianiste jouait une mélodie de jazz. Un héros qui, verre à la main, ne regardait pas les autres clients mais la collection de vers, de liqueurs et alcopops dont disposait l'établissement. En revanche, le lieu était un peu plus prestigieux dans mon cas et la musique plus complète. Si un pianiste talentueux que je ne connaissais pas était à son instrument, un contrebassiste l'accompagnait, pinçant les cordes tandis qu'un batteur donnait le rythme. Sa batterie était minimale, prenant moins de place qu'une batterie conventionnelle : une grosse caisse sur laquelle était fixé un tom, une caisse claire à gauche et un charley à droite. Il jouait doucement et son intervention discrète faisait pas tenir la baraque mais je savais bien que tel n'était pas le cas. Le trio jouait une bien belle mélodie, idéale pour aborder une serveuse après l'avoir observée durant deux secondes sans l'aborder. Il ne fallait pas que je fusse trop frontale pour que le duo ne prît pas le choix de s'enfuir à toutes jambes. Au contraire, si je ne semblais pas vive d'esprit, les choses allaient se dérouler dans le calme.



Euh… je vous demande pardon, mais auriez-vous par hasard aperçu une femme aux cheveux azur ?





Ce « Euh » était un soupçon d'hésitation dont j'avais besoin pour ne pas passer pour la meilleure inspectrice.


Je cherche une femme de cette apparence, voyez-vous.







Récapitulatif:
 

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Re: Le binôme de Masara Sam 6 Juil - 18:31
Ce n’était pas passé loin… vraiment. Peut-être était-ce l’approche de Nozomi, mais le chat avait semblé paniquer, jusqu’à ce qu’une voix grondante se fit entendre. Les pseudo-certitudes de la marionnette s’envolèrent à cet instant. Évidemment, ça pouvait n’être qu’une illusion, mais elle n’avait pas remarqué que l’animal avait tenté quoi que ce soit, et l’idée d’un soutien externe discret ne lui vint pas. Cependant, Nozomi garda la face. Si un monstre divin devait l’apercevoir à ce moment, elle préférait qu’il la voie debout et face à son ennemi, plutôt qu’en train de prendre ses jambes à son cou. Pas que la fuite ne lui aurait permis de s’échapper d’une colère divine, non plus… Les paroles finirent en menace, mais rien ne se produisit. La fureur de Nibi no Bakemono était peut-être une malédiction tuant lentement mais sûrement… Nozomi rencontrerait-elle ses frères dangereux lors d’un moment de faiblesse, en rentrant de mission ? Denya trébucherait-elle pour s’empaler sur un pieu mal placé ? Deviendraient-elles du petit bois dans les jours à venir ?

Soudain, le chat disparut. Sans crier gare, il n’était simplement plus présent. L’emprise de Denya ne se refermait plus que sur de l’air, et il était évident qu’il avait réussi à s’échapper. Avait-il été appelé par sa maîtresse ? Ou carrément par le dieu-chat ? Ou n’était-il qu’une illusion palpable qui était arrivée à son terme ? (Dans ce cas, la voix désincarnée aurait pu en faire partie aussi…). Nozomi était un peu confuse, mais l’idée de ne pas avoir à achever un animal sans défense la rassura légèrement, même si elle le dissimula. Si son visage avait retransmis des émotions, elle aurait feint une frustration, mais toutes ces considérations étaient hors de propos pour la marionnette. Denya fut la première à surmonter l’état de surprise dans lequel elles avaient été jetées et elle analysa la situation assez vite pour que la suite logique d’événements ne leur apparaisse : il fallait retourner aux Six Cyprès. Nozomi sentait qu’elles étaient si, si près du but, les voleurs ne pourraient leur échapper pour toujours. Si le chat avait été envoyé les espionner, il était peut-être en train de rapporter ce qu’il s’était passé, ce qui signifiait que leurs cibles allaient probablement agir très rapidement. C’était certain, les Sunajin n’avaient pas le temps de trainer.

Elles arrivèrent rapidement à l’établissement, et Nozomi avait gardé ses sens aux aguets durant le trajet, afin de repérer si quelqu’un les suivait, ce qui était tout à fait possible. Sa première idée, sur place, fut de retourner vers la fenêtre où elle s’était tenue en écoutant la conversation qui leur avait laissé tant de bribes d’informations intéressantes. Avant qu’elle ne commence son escalade, ce qui allait potentiellement révéler sa position à des observateurs gênants, Denya décida d’observer la salle principale, où plusieurs clients prenaient des repas ou se reposaient alors qu’un groupe s’attelait à animer musicalement l’ambiance. Nozomi resta en retrait durant cette observation des lieux, observant les alentours pour voir si l’apparition de sa collègue dans son kimono allait éveiller l’attention de quelqu’un.

Au retour de la kunoichi, elle n’attendit pas pour faire son rapport : elle avait mémorisé les clients présents, et un couple de jeunes mariés semblait avoir attiré son attention particulièrement. En effet, il s’agissait d’un homme et d’une femme, d’âges correspondant à ce qu’elles cherchaient, mais la femme n’avait pas les cheveux bleus. Un changement d’apparence n’était pas à exclure, mais Nozomi doutait qu’il s’agissait là de leurs deux voleurs. Si, comme elle le pensait, ils étaient au courant de l’espionnage félin dont elles avaient été victime (soit qu’ils en avaient déjà entendu un rapport rapide soit qu’ils attendaient encore le retour du chat), ils ne se présenteraient pas en public en train de s’amuser et profiter d’un repas. C’était un moment critique dans le combat d’information qui les opposait, et leur comportement ne collait pas vraiment. Denya avait également parlé d’un beau jeune homme aux cheveux bleus… n’était-il pas possible qu’il s’agisse de la femme déguisée ? Se faire passer pour un homme n’était pas si compliqué, surtout s’il portait une tenue de ville de luxe. Il pouvait même être l’homme qu’elles cherchaient… Tout était possible.

Terminant son bref rapport, Denya présenta son plan : elle comptait se rendre carrément sur place et provoquer l’attention des voleurs en posant des questions indiscrètes les concernant directement. C’était une bonne idée, surtout si elle pouvait surveiller l’intégralité des convives, comme Nozomi le lui conseilla :

« Bonne idée. Je ne suis pas aussi sûre que toi concernant le couple d’ « amoureux », mais j’observerais tout le monde, à ta place… le jeune homme dont tu m’as parlé est celui qui pique le plus mon attention. Si tu pouvais te situer de manière à te faire entendre de lui également, ce serait parfait. »

Et elle ? Elle devrait surveiller la situation de l’extérieur. Denya semblait s’en vouloir de laisser la marionnette à l’écart, mais Nozomi ne s’en formalisa pas : elles étaient en mission : ce qui l’intéressait ou lui plaisait n’avait aucune importance. Et puis… ne pas apparaître en public, dans un lieu huppé qui plus est, avait du bon, aussi. Nozomi, en effet, plaignit intérieurement Denya de devoir se mettre en scène comme elle s’apprêtait à le faire.

« Je te couvre, en restant à l’écart. Mais fais vite, car lorsque tu auras terminé, si je n’observe aucun comportement suspect, je vais grimper et retourner vers la fenêtre, tu sais, là où j’ai entendu nos cibles la dernière fois. »

Et après ? Si aucune de ces pistes ne menait à quelque chose, elles n’étaient pas dépourvues d’options pour autant. Nozomi comptait alors explorer la pièce dans laquelle elle n’avait pas osé s’aventurer à cause de la présence des voleurs, justement. Peut-être y aurait-il quelque indice qui leur révélerait quelque chose de nouveau ?

Mais le temps des préparations était révolu : Denya entrait déjà pour provoquer une réaction des voleurs… s’ils étaient dans la salle commune. De sa cachette, sa petite partenaire observait tous les convives, mais son regard se portait le plus souvent sur le couple et le jeune homme dont Denya avait parlé : il semblait s’amuser en discutant avec la gente féminine pendue à ses lèvres. Il y avait également un autre homme dont Denya n’avait pas parlé. De ce fait, il était également suspect aux yeux de Nozomi, même s’il semblait hors de contexte : tout le monde bavardait ou profitait de la musique, lui semblait travailler, rédigeant des notes dans un petit livre.

Denya passait à l’action ! Qu’allait-il se passer ?

Actions de Nozomi:
 


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Re: Le binôme de Masara Mar 16 Juil - 20:52
Dangereux Duo

Avoir vaincus (ou bien seulement mit en fuite) le félin se proclamant descendant ou disciple d'un Bijuu avait conforté les deux enquêtrices de Suna dans leurs soupçons.
Quelqu'un leur avait visiblement envoyé le matou matois. Les voleurs sentaient sans doute le souffle chaud de la justice du désert sur leurs nuques de lâches !
Donc : il ne devait pas être loin et vu la conversation hachée qu'avait surprise la semi-marionnette, il y avait de forte chance qu'ils se trouvent (ou des complices) aux Six Cyprés.

Un plan fut rapidement décidé : Denya allait interroger quelques clients, en attirant l'attention sur elle.
Dissimulée dans l'ombre comme savait si bien le faire les ninja, Nozomi guetterait d'éventuelles réactions suspectes et observeraient les dîneurs à la dérobée.
Si le cinéma de la policière de Suna ne provoquait rien, la chuunin de bois grimperait de nouveau jusqu'aux étages, notamment vers la chambre où elle avait déjà put surprendre une étrange conversation...

Impériale dans son kimono de luxe (brossé des saleté de la rue et poussière soulevait par leur étrange rencontre avec un mystérieux félidé), Denya pénétra royalement dans l'auberge.
Alpaguant une serveuse, la sunajin s'enquit d'une femme à la chevelure d'azur sans la moindre discrétion.

Un peu surprise, la servante réfléchit avant de répondre, un peu mal à l'aise. Était-ce violer quelque secret de ces clients ? La plupart d'entre eux étaient de riche m'as-tu-vu mais il y en avait qui aimaient parfois la discrétion...
Se décidant enfin, convaincue par les atours cossu de la jeune femme, elle répondit avec franchise. Qui sait, il y aurait peut-être un bon pourboire à la clef,
"Hmmm... La couleur n'est certes pas la plus commune, mais c'est un peu maigre comme description, mademoiselle..." commença-t-elle, vaguement gênée de ne pas pouvoir satisfaire une cliente, mais aussi avec un poil de soupçon ou de curiosité dans la voix. "L'épouse du Seigneur Masao a une chevelure bleu foncée, mais elle est actuellement un villégiature avec son mari. Il y a aussi Dame Sumire, mais à son âge c'est peut être une teinture pour masquer ces cheveux gris. Et sa réservation a été annulée il y a une semaine..."

Elle baissa la voix, jetant des regards nerveux aux alentours avant de poursuivre.
"... Vous savez, rapport à la situation. Dame Sumire craint pour ses splendides bijoux... Oh, y'a aussi la petite Hiyori, la fille de la boutique de fleur en bas de la rue, qui a hérité de la chevelure de son père. Mais elle ne sera pas femme avant quelques années encore, même si elle fera sans doute tourner bien des têtes d'ici là."
Depuis sa cachette (de toute façon, l'attention d'éventuel passant serait d'avantage attirée par les fêtards de la terrasse), Nozomi scrutait l'assemblée, pour voir qui réagiraient à l'interrogatoire indiscret de Denya.

Le couple de jeunes nobles en goguette n'y prêta pas la moindre attention, perdu dans leur monde de jeune marié et d'amoureux transit. Un bon point pour la fidélité du tout jeune mari : la kunoichi du désert était tout de même superbe dans son kimono de fête.
Le barman resta lui aussi de marbre, feignant l'indifférence avec une expérience consommé, sans doute même blasée.
Tout à leurs ripailles, le trio de marchands n'avait sans doute même pas entendue les questions (et réponses reçues) de l'inquisitrice du désert.

Le jeune homme assit à l'écart reporta par contre vite son œil sur la scène, tendant discrètement (pas assez pour une kunoichi tel que Nozomi) l'oreille.
Son crayon s'agita frénétiquement, noircissant son carnet. Il marmonnait dans sa barbe, ce qui permis à la marionnette humaine de lire sur ses lèvres.
"...Bleu profond de la nuit,
La résine et le sel des pins,
Si loin de la mer..."

Soit c'était un message codé, soit Denya venait d'inspiré un poème à quelque écrivaillon...

Il ne fut pas le seul à réagir. Celui qui le fit avec le plus d'emphase était le dragueur accoudée au bar. Abandonnant sans vergogne sa proie précédente, il se glissa avec souplesse près de Denya dans un véritable pas de danse.
"Faut-il que cela soit impérativement une femme, belle demoiselle ?" s'enquit-il avec un sourire enjôleur (voir plus si affinité). D'un claquement de doigts, il fit sortir de nulle part une rose écarlate qu'il offrit à Denya.
Chose étonnante, ni la marionnette humaine, ni la jônin n'avait remarqué comment il s'y était pris.  Visiblement, c'était un passe-passe assez élaboré pour tromper même les yeux de ninja.
"Puis-je vous offrir un verre ? Et qui sait, vous aider dans votre noble quête ?"

Soupçonnant l'usage de Fuinjutsu dans la série de vols étranges, Nozomi décida de d'avantage s'intéressait à l’énigmatique solitaire. Laissons Denya gérer le godelureau aux cheveux d'azur.
Après tout, un poète, calligraphe ou écrivain ferait une bonne couverture pour un shinobi maniant l'étrange art des sceaux... Et même si ce genre de personne avait un train de vie aisé, ce n'était que pour les véritables artistes reconnus et ayant divers mécènes dans l'aristocratie.

A moins que le jeune homme fut noble lui-même (ce qui était possible, ses vêtements sombres semblaient de goût... Mais n'avait-on pas toujours la classe habillé de noir ?), seul un homme de lettre particulièrement prospère aurait pu se payer un établissement aussi luxueux.
De plus, avoir un carnet sous la main permettait à un espion de prendre des notes, à un voleur de tracer des plans et d'annoter tous les détails sur les rondes de gardes et les particularités des bâtiments à cambrioler.
Enfin, la chevelure aile de corbeau soigneusement peignée et huilée cachait un œil du soi-disant artiste. Un ninja ayant connu la guerre ou des missions dangereuses pourrait ainsi dissimuler quelque cicatrice...

La marionnette humaine scruta donc le jeune homme... Mais sans remarquer quoi que ce soit de particulier.
Après sa brève fulgurance devant la scénette jouée par Denya, il se renfrogna, prenant un air vaguement distant et méprisant en dévisageant le dragueur aux cheveux bleus et sa rose.
Nozomi n'était pas experte en expression et sentiment humain, mais on sentait que son âme d'artiste se révolter devant une scène aussi décadente : celle d'un séducteur de taverne, flamboyant mais évidemment rustre.
Et, à le voir noircir son carnet de notes assassines et rageuse, il y avait également un peu (voire beaucoup) de jalousie.

 
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