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Le binôme de Masara

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Sahara Denya
Suna no Jonin
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Nozomi &


Sahara Denya

La visite d'un pantin et demi

Une marionnette ainsi qu'une femme aux bras de marionnette avaient parcouru le chemin, avaient tenu la distance, quittant le Pays du Vent pour une apparente villégiature en pleine nature. Les plaines fertiles et ses paysages luxuriants s'étaient offerts à la vue des deux Sunajins. Que de neuf, que neuf par rapport au morne paysage désertique. Certes, quiconque s'y attardait pouvait constater que chaque dune était différente, que ce fût en taille, en épaisseur, en position par rapport au soleil, mais si les reflets n'étaient pas uniformes, il fallait bien admettre que la flore du Plateau d'Akakura rendait le décor plus varié qu'une étendue de sable.

Masara, cité marchande discrète des plaines, de cette région dirigée par le daimyo Yokoyama Etsuya, faisait l'objet d'une rumeur. Il se racontait que l'on s'en prenait à des marchands. Fort heureusement, Nozomi et moi étions là. Je lui avais fait part de mon souhait d'accomplir des missions à l'extérieur du Pays du Vent afin que les visages pointant vers Suna se déridassent. Absurde pour une policière aux yeux de certains conseillers, sans doute, car j'allais servir les intérêts d'autrui, mais notre village caché ne méritait-il pas une réputation meilleure ? Hors de question que nous passions continuellement pour des monstres. Nozomi avait accepté de m'accompagner et nous avions suivi les rumeurs du plateau.


J'étais entrée dans l'hôtel de ville suivie par la marionnette, qui avait su se faire si discrète que personne ne l'avait remarquée. Un vrai ninja que cet allié que j'avais avec moi.
C'était dans le bureau que le noble responsable de Masara avait expliqué la situation : un binôme composé d'un homme et d'une femme volait de nuit le bien d'honnêtes ou malhonnêtes marchands. Doués, ils semblaient capables de s'introduire partout, qu'il y eût ou non la présence d'une forte surveillance. Ils laissaient sur les lieux de leurs méfaits un chat stylisé et n'avaient pu être appréhendés. Pour que les commerçants ne désertassent pas la cité, il fallait mettre fin aux agissements de ces malandrins.

Notre commanditaire rédigea alors un parchemin officiel, nous confiant le cas.
Je le déroulai, afin de m'assurer de la récompense que nous allions obtenir.:
 

Tout commençait bien et c'était un grand soulagement, nous n'avions pas été trop mal accueillis. J'avais craint que porter le bandeau de Suna ne provoquât une méfiance des plu alertes. J'ignorais le fond de la pensée de chacun ici et ce vieux samouraï, Kazume, ne semblait pas porter le monde shinobi sur son coeur, mais l'autre fonctionnaire de l'hôtel de ville n'avait pas réellement rechigné à nous introduire auprès du responsable. Voilà donc que la mission pouvait commencer. Cependant, nous ne pouvions commencer ainsi. Monsieur Kanto ne nous avait pas indiqué les endroits cambriolés, ni les dispositifs que cette crème de la lie avait su contourner.

« Arrêtez ces fauteurs de trouble avant qu'ils ne ruinent la réputation de notre ville ! Je suis prêt à vous verser une forte récompense, bien sûr... Car insaisissables comme ils sont, cela ne m'étonnerait pas que nos voleurs soient, comme vous, des shinobis... Ah, les rapports font aussi état d'un troisième larron de petite taille : un enfant ou un animal dressé, sans doute...»



Un troisième intervenant, nous étions donc à deux contre trois mais avec peu d'indices, ce qui contrariait mon habitude de policière qui tendant à rassembler des éléments et à composer avec eux. Partir ainsi travailler, à l'aveugle, alors que les deux Sunajins présents, nous, n'étaient pas des senseurs et ne disposaient pas de sens très développés me semblait une mauvaise stratégie, nous ne savions par où commencer. Je souhaitais parler au chef du service de police afin d'obtenir des renseignements plus précis, si du moins il y avait un service de police. Nous eussions aussi vu les dossiers de près afin de tenter de comprendre leurs méthodes et de voir ce chat stylisé dont il était fait mention.


Monsieur Kanto, vous avez surement fait ouvrir une enquête. Nous aimerions voir l'inspecteur en charge du dossier, s'il vous plait.






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Re: Le binôme de Masara Dim 15 Avr - 19:06
Dangereux Duo

En bonne policière, l'envoyée du village des Sables s'assurait d'avoir toutes les cartes en mains. Seulement elle réfléchissait en tant que membre du pays du vent. Masara était une petite ville sans prétention, et bien qu'elle accueillait son lot de bourgeois, elle ne souffrait pas suffisamment de la criminalité pour investir dans une police permanente. Il y avait bien un "chef de la police", mais il ne pouvait se payer le luxe de se consacrer entièrement à un seul dossier.

"Hum comme vous voudrez, je le fais appeler tout de suite. Ceci dit je me suis personnellement assuré que toutes les informations vous soient transmises avant votre arrivée... Mais si vous insistez."
Hélant un jeune secrétaire qui rappliqua au galop, le noble glissa rapidement quelques mots dans l'oreille agile, envoya les jambes graciles quérir le dit-officier.

"Maintenant si vous voulez bien m'excuser, il sera là incessamment sous peu. Il y a une auberge juste en face si vous souhaitez vous restaurer. Je m'occuperai personnellement de vos frais de séjours."

Délaissant de ce pas la demoiselle, le sire retourna à son travail, ayant suffisamment perdu de temps avec cette affaire. C'était bien la peine qu'il prenne la peine de leur fournir le plus d'informations possibles, si en arrivant madame s'offrait le luxe de les lui redemander. Si ils avaient la moindre piste sur les mystérieux voleurs, pourquoi dépenseraient-ils autant d'argent pour engager des shinobis?

Une heure plus tard, la porte de l'Hotel de ville s'ouvrit de nouveau, faisant place à un sexagénaire rondouillard, un énorme sourire illuminant sa trop longue barbe. Voici donc le gardien de l'ordre tant attendu. On avait peine à croie qu'il puisse faire respecter la loi avec cette généreuse bedaine, son air guilleret, et les sandales de bois qui lui servaient de chaussures. Pourtant Ikeda Matsuo pouvait parfaitement corriger chenapans et brigands de bas étage. On disait qu'il fut un samuraï dans sa jeunesse, et après tout, il portait bel et bien un sabre sur ses hanches.

"Alors voila nos superbes mercenaires?! Charmante demoiselle, j'espère que vous avez fait un bon voyage!"

Trop proche, il se tenait bien trop proche de la Sunajin pour éviter la dramatique étiquette de pervers. Elle put d'ailleurs remarquer que le regard du rondelet n'analysait pas que ses yeux, mais tant qu'il ne touchait pas ça allait non? Sans perdre son étonnante jovialité, l'Ikeda se gratta le crane, réfléchissant quelques instants au pourquoi de sa venue.

"Je suis désolé petite, mais nous n'avons réellement aucune piste concernant ses foutus voleurs. Je peux néanmoins vous dire qu'ils sont doués les gredins! Aussi discrets qu'une ombre, ils semblent capable d'escalader n'importe quelle surface. Il esquive les patrouilles avec facilité, et même quand il s'agit d’assommer quelques gardes, rien ne leur barre la route. Moi je vous dit... ça pue le shinobi! Sans vouloir vous manquez de respect bien-sur!

Prenant une petite pause, le commissaire saisit une flasque qui traînait dans ses poches, versant une partie de son contenu dans son gosier. Non ça n'était surement pas de l'eau, mais il pouvait bien se permettre ça à son age non?!

"Ah oui... on pense qu'il y a un truc, enfant ou animal, leur servant d'allié. Rien n'est sûr, mais ils empruntent parfois des chemins que même un adulte de petite taille ne pourraient franchir. Bon alors, une idée pour capturer ces morpions?!"

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Nozomi
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Re: Le binôme de Masara Lun 16 Avr - 14:21
En mission, Nozomi avait l’habitude d’agir seule, comme observatrice ou comme objet de destruction, suivant la volonté du Kazegake. Quand elle devait faire équipe avec quelqu’un, elle pouvait en profiter pour discuter, faire connaissance, voir même faire confiance et résoudre des situations bien plus difficiles que ce qu’une petite marionnette ne pouvait régler seule. Mais cette fois-là, il faudrait enquêter, ce qui impliquait des rencontres, des discussions… avec des étrangers. Des gens dont elles allaient devoir tirer des informations, mais qui seraient beaucoup moins coopératives en étant apeurées. Ainsi, Nozomi allait finir par jouer le pantin de Denya. Au sens littéral, donc : en la suivant sans rien dire, comme si la jeune femme était la seule à réfléchir. Bien que cette situation était particulièrement humiliante pour la petite, et la renvoyait vers un passé qu’elle n’aimait pas ressasser, elle admettait volontiers les avantages que cela procurait : personne ne la craignait plus qu’un katana ou toute autre arme de ninja, et, si elles étaient observées par un ennemi, il se prendrait à sous-estimer la Sunajin en plus de se tromper sur son style de combat. Et ça, c’était définitivement de bons points forts.

Pour cette mission, Nozomi accompagnait Denya, une juunin largement plus expérimentée qu’elle ne l’était dans le domaine des missions. Elles avaient pu discuter pendant le voyage qui les avait amenées en ville de Masara, mais cela s’était concentré à des suppositions sur l’identité de leurs cibles. À présent qu’elles étaient arrivées, elles allaient moins pouvoir parler si elles voulaient garder cette illusion. Il faudrait trouver des moments pour s’isoler et discuter de l’enquête tranquillement… ou révéler à toute la ville que la marionnette était en fait un être vivant.

Pour l’heure, elles avaient beaucoup d’informations, même si le chef de l’ordre local semblait n’avoir aucune idée de quoi faire. L’ordre de mission laissait entendre que leurs cibles connaissaient bien la ville et risquaient de se vanter de leurs exploits. À qui ? Voilà qui était une bonne question, mais ce qui était sûr, c’était qu’il y avait toujours des quartiers où les êtres vivant entre la légalité et son opposé se retrouvaient… et ils disposaient souvent de quelques tavernes servant alors de repères de racailles. Pour Nozomi, commencer par un tel lieu était la piste à suivre. Après que le commanditaire n’ait laissé les deux enquêtrices à patienter (en leur indiquant une auberge qu’elles ne visitèrent pas, par manque de faim pour l’une, et de besoin de se nourrir pour l’autre), elles patientèrent jusqu’à ce qu’un nouvel homme ne fasse son apparition. Malgré son embonpoint et aspect légèrement ivre, comme certains hommes âgés pouvaient afficher sans l’être forcément, il émanait de lui une prestance certaine, qu’il combina à une bien plus grande assurance, sans faire part d’une once d’hostilité ou d’exaspération (comme Nozomi avait remarqué chez Kanto Shen).

Nozomi remarqua surtout qu’il ne l’avait pas prise pour un objet le moins du monde. Avait-il été berné par la bête cape qu’elle portait pour dissimuler les angles de son corps ? Elle décida que non : il était probablement trop compétent pour se faire avoir ainsi. Et s’il avait vu en elle une marionnette, il avait donc aussi conclu qu’elle était vivante. Comment ? Peut-être avait-il eu connaissance de l’assurance de Suna que deux ninjas seraient envoyés pour l’enquête. Quoi qu’il en fût, il concentra son attention sur Denya, ce qui arrangeait bien Nozomi… au risque de perturber légèrement sa collègue.

Alors qu’il finissait à peine de répéter ce qu’elles savaient déjà, Nozomi prit la parole afin de ne pas lui faire perdre son élan :

« Concernant cette troisième personne, pourriez-vous nous montrer quel genre de passage elle a emprunté ? »

C’était une piste intéressante, également. Mais il ne fallait pas perdre de vue le départ le plus simple :

« Et aussi, si vous pouviez nous indiquer dans quel genre d’établissement ces criminels auraient le plus de chance de passer du temps lorsqu’ils se trouvent en ville (car nous avons des raisons de penser qu’ils ne s’en éloignent pas pour trop longtemps), ce serait d’une grande aide. Peut-être une taverne mal famée, ou une salle de jeu tolérée… »

En plus d’apprendre ce qu’il aurait à répondre à ces requêtes, les Sunajin allaient découvrir ce qu’il pensait des âmes incarnées dans des objets inanimés, ou du moins des marionnettistes capables de faire parler leurs armes. Après tout, il avait dû remarquer que même Denya avait des bras mécaniques : peut-être penserait-il que Nozomi avait juste poussé ce genre d’implant à l’extrême.


Merci à Ikki pour l'avatar!
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Re: Le binôme de Masara Mer 23 Mai - 12:12
Dangereux Duo

Malgré son age avancé, le ventru samuraï ne put s'empêcher de tiquer sur ce curieux tour de magie. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait une marionnette du village caché du Sable, mais aucune d'entre elle ne lui avait encore fait le coup du tas de bois pipelette. Oui, il resta bouche bée tandis que la bûche humaine entamait la conversation, s'exprimant avec une aisance troublante, compte tenu de sa... situation. Soit la jeune femme était un ventriloque légendaire, soit le monde shinobi dévoilait encore une fois une de ces inventions loufoques. Evidemment, il penchait immédiatement pour la seconde solution.
Le pantin remarqua sans doute son hésitation puisqu'il continua son tour de magie, ramenant par la même occasion le commissaire à des problèmes plus terrestres. On pouvait clairement lire la gène provoquée par ce tas de bois vivant, d'autant plus que plutôt que de regarder l'auteur de la question, le vieux singe se concentra sur la demoiselle. Ils pouvaient faire les marioles avec leurs arts shinobis tant qu'ils voulaient, il ne comptait pas donner le change... Et puis, madame était décidément plus agréable à regarder!

"Hum... D'accord... Monsieur? M'enfin bref... Pour le possible troisième larron on parle de points d'entrées particulièrement étroits. Fenêtres d'aération d'une salle de bain, trou étroit d'une toiture. Ces types semblent capables de profiter de la moindre ouverture, aussi infime soit-elle."

Son ton tout d'abord hésitant avait fini par reprendre de l'assurance, comme si se concentrer sur l'affaire en cours lui permettait d'ignorer cette diablerie menuisière. Invitant le "duo" à le suivre, Matsuo s'avança vers le centre de l'hotel de ville, se dirigeant vers une carte stylisée, sirotant encore une fois le contenu de sa flasque avant de pointer l'oeuvre d'art du doigt.

"Alors c'est un peu brouillon mais ça devrait faire l'affaire! Nous nous trouvons ici, à l’hôtel de ville! Son gros doigt se posa au centre du village. Il y a bien un endroit dédié au jeux dans le coin, mais  c'est plus un salon pour bourges désœuvrés qu'un repère de criminel. Ceci dit qui sait, ces cols blancs on peut être quelque chose à dire après quelques verres! Si vous souhaitez explorer l'endroit, je vous conseille de vous changer, histoire de ne pas faire tâche. Même si je suis sûr qu'ils seront ravis d’accueillir un si joli minois."

Après cette indication, l'Itsuda ne pu s'empêcher d'éclater de rire, imaginant l'entrée de choc que ferait ce duo s'ils allaient ainsi approcher la haute gente de Masara. M'enfin qui sait, l'effet phénomènes de foire pouvait peut être fonctionner! Traçant un cercle recouvrant une petite place au Sud, le commissaire reprit un air un peu plus sérieux.

"Voici ce qu'on pourrait appeler la zone d'ombre du village. Nous n'avons que très peu de criminalité ici, donc ne vous attendez pas à infiltrer une quelconque mafia ou à l'infiltration d'un gang. Il s'agit juste d'une place festive, la concentration d’alcôve et de tavernes, favorisant les rixes nocturnes, et parfois quelques transactions illégales. Trois endroits ont des passifs d'activités illicites : La taverne du Rat Tôt, l'alcôve du Rat Bougri, et l’auberge du Rat Patrié. Ah oui... la première organise parfois des jeux d'argent. Evidemment en tant que membre respectable de cette communauté, je n'ai jamais mis les pieds dans aucun de repères à poivrots!"

Encore une fois il riait aux éclats, n'ayant même pas la force de feindre une quelconque innocence. Il suffisait de voir la vitesse à laquelle il vidait sa flasque pour comprendre qu'il était plutôt du genre taverne bruyante que dîner dansant. Ayant fini sa présentation, le guilleret commissaire se dirigea vers la sortie, se retournant une dernière fois afin d'observer l'étrange duo. Il ne souriait plus, les dévisageant un moment avant de prendre la parole.

"J'ignore ce que cache le coup de la marionnette qui parle, mais je serais à votre place j'éviterais ce genre de tours si je voulais délier des langues. M'enfin la moitié de la ville sait surement que vous êtes des shinobis si vous êtes venus jusqu'ici avec cette chose sur votre dos. Ceci dit c'est votre boulot alors... faites comme vous le sentez! Si vous me cherchez je serai chez moi, trois bâtiments à gauche de l’hôtel de ville."

Récapitulatif:
 
         

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Sahara Denya
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Où ? Mar 29 Mai - 11:08

Nozomi &


Sahara Denya

Où ?

Cet homme était à proximité de moi, mais trop près à mon gout. Je n'étais pas prude, mais il avait pénétré mon espace vital trop vite, de manière trop désinvolte. Désinvolte ? Il avait carrément été insultant, ouais ! Ses mains n'avaient pas suivi la trajectoire de ses yeux et heureusement, auquel cas j'eusse réagi violemment en le remettant à sa place. Je reculai d'un pas pour l'écouter. Il parla de mon joli minois, une remarque déplacée qui me mit bien mal à l'aise. Mais au moins, je savais que mon visage était beau pour cet homme et que mes chances d'intégrer un salon de jeunes riches n'étaient pas nulles.

Nozomi avait posé des questions pertinentes mais apparemment, voir une marionnette loquace n'était pas une tradition à Masara. Ça ne l'était pas à Suna non plus et je me rendis compte soudain que je n'avais pas considéré cet aspect de ma partenaire. À trop être fière de mes bras de bois et à avoir de la considération pour ma compatriote du fait de sa simple nature, j'avais complètement négligé l'aspect pratique de voyager avec elle. J'avais certes négligé cet aspect pratique mais comme nous étions dans les plaines fertiles, j'avais imaginé une mission plus champêtre au moment d'entrer dans la cité. Une véritable enquête ne m'avait pas semblé être une option car j'imaginais les forces en présence capables de s'occuper de cambrioleurs mais tel n'était pas le cas. Je notais dans un coin de ma tête cette information. Il était intéressant de savoir qu'une ville du Plateau d'Arakura disposait de peu de moyens et que le daimyo acceptait la présence sur son sol de ninjas issus des villages cachés afin d'accomplir des missions internes. Un renseignement fort intéressant qui allait surement plaire à notre kazekage. Toucher aux plaines fertiles était à long terme le projet de Serika Senshi et nul doute qu'il allait être content d'apprendre que des shinobis et kunoichis, même s'ils pouvaient inspirer la méfiance, avaient leur raison d'être là.

L'enquête allait donc sérieusement débuter. Les passages évoqués étaient en effet étroits, je m'imaginais pas réussir une telle infiltration. Le troisième larron devait donc être petit ou élastique. Ou ils se servaient d'un ingénieux système mécanique ou utilisant des propriétés physiques qui ne nous venaient pas à l'esprit. Enfin, qui ne me venaient pas à l'esprit, Nozomi avait peut-être une idée quant à un stratagème dont un cambrioleur pouvait se servir. Après tout, la pertinence de ses interrogations démontrait un esprit vif pour un chuunin de même pas sept ans. Mais quel système pouvait permettre une infiltration sans troisième larron ? Faire passer une clé par un système d'aération ne permettait pas de maitriser ladite clé. Peut-être une technique ninja encore inconnue. De toute manière, le meilleur moyen de se faire une idée était de vérifier sur place. Cependant, aucune de nous n'était assez fine pour suivre l'itinéraire parcouru par la troisième personne. Dommage. Cependant, il ne s'agissait pas d'une raison valable pour ne pas aller voir les lieux des vols de nos propres yeux.



Monsieur, attendez. Avant que vous ne partiez, j'ai quelques dernières choses à vous demander. J'aimerais savoir la localisation précise des précédents vols afin d'examiner les scènes. S'il s'agit de ninjas, peut-être que voir ces endroits me donnera une idée de leur mode opératoire. Sans vouloir vous offenser. Après tout, j'ai cru comprendre que vous essayiez de mettre la main sur le duo depuis  un certain temps.


J'avais égoïstement éclipsé ma partenaire afin de ne pas éveiller les soupçons. Cela risquait de ne pas lui plaire, mais je ne pouvais parler en notre nom à toutes les deux à ce type désagréable. Je connaissais les bons vivants, mais n'appréciais guère sa manière de m'observer. Son aide pouvait être fort précieuse mais je me fusse volontiers passée de son attitude. Je n'avais rien dit afin de ne pas faire de vague mais j'espérais ne plus avoir à lui parler par la suite.

Un examen des scènes allait m'être particulièrement utile. Il allait aussi être utile à ma compatriote qui, si je ne m'abusait, maitrisait le shurikenjutsu. Mais je ne m'abusais pas. Je n'étais pas le haut-conseiller, mais j'avais des renseignements sur les ninjas de Suna. Travailler comme officier de police avait tendu à faire de moi quelqu'un qui recherchait des renseignements sur les ninjas qui fréquentaient le même village caché que moi. Une experte dans les techniques de projection devait avoir une meilleure vue que moi et d'autres réflexes, d'autres idées, une manière différente d'aborder le lieu d'un cambriolage.

Un examen des lieux allait aussi nous permettre de mieux connaitre un village de la région. Si nous voulions envahir un jour une région fertile, avoir investi les lieux et connaitre certains recoins allaient être utiles. Cependant, Masara ne semblait pas être l'endroit le plus complexe du monde et je ne m'attendais pas à des complexes fortifiés. Si tel était le cas, il y avait en revanche un commerce qui transitait par là et donc, potentiellement, une quantité considérable de nourriture. Cependant, nous ne pouvions demander où étaient les entrepôts directement, il allait falloir être plus fin que cela. Aussi, nous rendre sur place allait être peut-être plus enrichissant.



Y a-t-il des shinobis dans la région ? Si oui, il y a peut-être un style ninja qui domine dans les environs. Il est possible que ce duo utilise un style propre au Plateau.



Bien sûr, plus les renseignements étaient nombreux, plus nous risquions d'être correctement aiguillés. Je tenais à éviter de mauvaises surprises et surtout, j'allais aussi en savoir plus sur les ninjas de la région. Pourquoi se contenter d'utiliser des données dans un cadre limité alors qu'elles pouvaient être capitales sur le long terme ? Si j'obtenais ce que je souhaitais savoir, nul doute que le conseil de Suna allait être satisfait et voir notre mission non pas comme une trahison mais comme de l'espionnage. De l'espionnage discret car notre présence ici était absolument légitime, nous allions arrêter un duo pour le compte de Masara. Enfin, un trio. D'ailleurs, une autre chose m'intriguait dans cette affaire. L'existence du troisième larron avait-elle été confirmée ?


Aussi, vous avez dit penser qu'il y avait une troisième personne dans l'affaire. A-t-elle été aperçue ou est-ce une supposition logique ? Je me pose la question car si ce duo est un duo de ninjas, je dois m'attendre à tout.
Ensuite, nous savons que des statuettes de chat ont été laissées sur place. J'aimerais examiner ces ouvrages. Après quoi j'en aurai fini avec mes questions, je pense.


Je ne jetai pas de regard à mon alliée, non pas par condescendance mais par discrétion. J'espérais qu'elle ait être compréhensive et ne pas m'en vouloir. Je n'allais pas lui en vouloir si elle posait elle-même une nouvelle question, mais apparemment, concernant la marionnette, il allait falloir faire profil bas. Elle avait réussi à se faire discrète pour entrer dans la ville, mais pour y rester, ça n'allait pas être la même farine. À vrai dire, c'était surement ce qui allait être le plus problématique, car comme présentée, cette enquête n'était pas impossible. Dure, mais pas impossible.





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Re: Le binôme de Masara Mar 5 Juin - 12:17
Dangereux Duo

Alors qu'il pensait en avoir fini pour la journée, la demoiselle retarda quelque peu son départ. C'était bien la peine d'engager des shinobis, si ces derniers ne pouvaient pas se débrouiller seuls! M'enfin, il s'agissait de son boulot, aussi après un léger soupir agacé, notre rondelet samouraï ramena sa vielle carcasse près de la carte.

"Le Cerisier, voici le nom du salon de jeux de la haute gente de Masara. Comme je l'ai déjà dit à votre... ami... il s'agit non seulement d'une salle de jeux, mais également d'une des victime de ces cambriolages. Vous vous doutez bien que les caisses d'un pareil établissement sont bien gardées, et je me demande bien comment ils ont pu accéder à la salle des coffres. Une seule entrée, seulement deux individus possédant la clefs, et aucun signe d'infractions.... ces types ont du talent."

Promenant son doigt le long de la carte, le vieillard s'arrêta à plusieurs points gravitant la zone Nord du village. Si ce ne fut pas déjà le cas, les enquêteurs réalisèrent surement qu'il s'agissait là de la partie "bourgeoise" de la ville.

"Il y a bien plusieurs particuliers qui ont été cambriolés dans le coin, Monsieur Kanto est d'ailleurs l'un d'entre eux. Encore une fois, aucune trace d'infractions. Certes la sécurité à franchir est moins impressionnante que celle du Cerisier, mais quand même, cela reste une série d'exploit. Si vous souhaitez faire un tour de ses propriétés je peux vous accompagner, ça vous évitera les quiproquos."

Encore une fois le doigt dodu du vieillard se déplaça sur la carte, désignant cette fois une zone au Sud-Est de la ville. Il eut un rire amer, tandis que son regard se fit plus acéré.

"Le siège d'une guilde marchande majeure de la région. Là on ne parle plus d'un simple contrefort, mais d’entrepôts gardés nuit et jours par une milice privée. Sincèrement j'ignore comment ils ont pu s'y prendre, mais je n'ai pas eu la chance d'enquêter en ces lieux. Ce cambriolage est hors de ma juridiction, et je pense que la milice en question ne cherche pas à ébruiter leurs erreurs. Si vous réussissez à les convaincre, qui sait ce que pourriez en tirer."

Ayant fini sa présentation, et comprenant qu'il n'était pas prêt de rentrer chez lui, notre Ikeda se attrapa un tabouret solitaire, et s'affala dessus. Son regard posé sur l'enquêtrice, il la regardait avec attention, évitant cette fois de trop lorgner sur son torse. Son sourire béat n'en restait pas moins perturbant, mais on pouvait bien pardonner quelques indiscrétions à un vieillard non?

"Pour le reste, non je n'ai aucune preuve qu'il s'agisse de shinobis. Je n'ai aucune preuve de quoique ce soit d'ailleurs, sinon l'absence de ryos et d'objets de valeurs, et ces foutues statuettes de chat... Pour ce qui est des alentours, je pensais qu'un village caché serait plus au fait de la population ninja que nous. M'enfin, j'ai peut-être surestimé les capacités de Sunagakure. Il y a bien les Sarutobis non loin d'ici, mais je doute qu'ils aient quelque chose à voir avec ce vol."

Il avait déjà fait tout son possible pour résoudre ce mystère, et il avait échoué. Aussi Matsuo ne comptait pas le moins du monde aiguiller ces étrangers. La petite avait peut-être raison, et s'il ne s'agissait pas de ninja? Il était persuadé du contraire, mais c'était peut-être cette intuition mal placée qui l'avait induit en erreur.
Cela ne l'enchantait guère, mais si cet étrange duo souhaitait revisité chaque scène de cambriolage, il n'avait d'autre choix que de les y conduire!
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Des statuettes ! Dim 15 Juil - 12:50

Nozomi &


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Des statuettes !

Il allait dans la provocation ou je ne m'y connaissais pas. Non content d'avoir un sale regard, il faisait étalage de l'opinion bien piètre qu'il avait à notre égard. Officiellement à mon égard, car je ne lui avais pas révélé que la marionnette était réellement une personne. Heureusement que le pantin vivant avait choisi d'entrer de manière discrète, ne se faisant pas repérer. Du moins, j'espérais que tout le monde n'avait, jusque là, aperçu que moi, car il eût été bien malin de se faire remarquer si tôt dans notre enquête. Nous allions aussi devoir crapahuter par les toits si nous voulions discuter en chemin. Enfin, pour sortir d'ici, il manquait encore un élément : les statuettes. Il fallait absolument les observer et les analyser avant de quitter l'endroit et de se rendre en ville. Tout, elles constituaient un indice capital, même si je voyais mal en quoi elles allaient pouvoir nous aider. Cependant, si elles étaient là, il se pouvait bien qu'elles fussent révélatrices de la personnalité des voleurs.


Je ne répondrai pas à la provocation. Monsieur Ikeda, vous avez mentionné des statuettes de chat : j'aimerais les voir pour les examiner et, qui sait, en garder un exemplaire ou peut-être deux. Selon ce que je trouve, il pourrait être intéressant d'avoir les statuettes sous la main.


Il restait maintenant à déterminer où aller. Les trois pistes avancées par Matsuo étaient intéressantes et je clignai des yeux, des rêves pleins la tête en pensant à m'intégrer pour un temps dà la bourgeoisie. Pour une fille comme moi qui avait vécu sa plus tendre enfance à arpenter les dunes d'un désert sévère, manquant plusieurs fois de mourir et qui, maintenant, était encore vue de haut par le conseil de Suna et les Shirogane, entrer dans un monde chic allait me dépayser et j'aimais ça, le dépaysement. Ça allait changer de l'âpre cadre des enquêtes du Pays du vent. Nozomi et moi n'allions pas demander à l'enquêteur local de nous accompagner, il eût tôt fait de nous rendre l'entrée du lieu impossible. J'avais même des doutes quant aux chances qu'avait mon compatriote d'être accepté. Elles étaient faibles.

La présence de Matsuo indiquait notre priorité : visiter les propriétés de monsieur Kanto. Je ne m'attendais pas à trouver de nombreux indices si le dispositif de sécurité en place n'était pas optimal, mais nous ne pouvions nous permettre de négliger une piste. Tout cambrioleur pouvait commettre une erreur à n'importe quel endroit. Et puis, le motif de chat allait peut-être se retrouver dans cet endroit. J'espérais que le shinobi fût de la région et qu'un indice, dans un lieu public ou chez un particulier, pût le trahir. Un espoir infime que j'entretenais mais qui ne m'empêchait pas de garder en tête le principal. Monsieur Ikeda revint alors que j'étais en plein songe, posant les statuettes sur une table.



Juste avant de partir, de quand date le dernier vol ? Et quelle est la fréquence des cambriolages ?








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Re: Le binôme de Masara Mer 25 Juil - 23:14
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Le samouraï ventripotent soupira face à la nième requête de la sunajin.
Certes lui et ses troupes étaient incapables (pour l'instant !) d'appréhender les voleurs, mais de là à faire appel à ces sales shinobis... S'ils n'étaient pas venus de loin, visiblement étrangers et... bizarres, il les aurait bouclé, les suspectant d'être complice. Ou de faire obstruction à l'enquête.
Ou présentement, destruction de preuve.
Mais bon, il avait des ordres et si ces monstres de foire à la réputation douteuse pouvaient faire sortir le loup du bois...

Prenant sur lui, il beugla un ordre à un sous-fifre, qui revient avec un petit coffret.
"Ces mécréants nous provoquent ! Sur chaque lieu de leurs larcins, ils laissent un truc de ce genre. Bien en évidence ! Je ne vous raconte pas l'immense plaisir qu'à un noble ou un riche propriétaire de découvrir sa cache aux trésors vide avec ça à la place ! Vous pouvez en prendre une ou deux, mais il faudra nous les rendre. C'est des bibelots inutile, mais ça reste des preuves."

Le coffret révéla alors un assemblage hétéroclite de statuettes.
L'un n'était qu'une gaminerie en plâtre ou en pate à sel, qu'un enfant aurait pu réaliser. Deux autres, chacun légèrement différente, étaient des statues de porcelaine d'un chat porte bonheur tenant un ryô stylisé. Moult boutique en avait pour attirer la chance.
Une autre était en bronze, lisse, sans trace distinctives. Peut être une sculpture d'un apprenti forgeron. Une était plutôt un jouet d'enfant, un chat de bois à roulette avec un sourire rieur. Une autre était taillée dans une pierre noire et représentait un félin sobrement sculpté mais majestueux. Peut être une antiquité.

Toutes étaient différentes, sans lien évident entre elles (à part les deux porte-bonheurs). Pas d'inscription, pas de marque de fabrique particulière.
A part celle qui pouvait être une antiquité (ou une contrefaçon), ce n'étaient que des bibelots sans grande valeurs, facilement trouvable dans une ville.
En les prenant en main ou en leur envoyant du chakra... Aucune réaction.
Aucune ne semblait creuse ou renfermer quoi que ce soit de spécial.

"Alors, envie de démarrer une collection ?" lança Matsuo d'un ton sarcastique en reprenant une lampée de courage liquide. "Cela vous dit quelque chose ? Vous connaissez un fétichiste en bricoles félines ?"
Il renifla de mépris, hésitant à expédier un coup de sabre dans les "signatures" des malfrats qui se moquaient ouvertement de lui.
Mais il avait du travail et c'était malgré tout un professionnel et il se contint.
"Pour les vols, le dernier remonte à deux semaines. Y'en a maintenant quasiment un par mois. Car oui, leur fréquence augmente légèrement..."

Il fit signe aux ninjas de le suivre, les conduisant vers le quartier résidentiel huppée de la ville, jusqu'à un manoir imposant (mais pas le plus imposant de la ville).
Il s'agissait de la propriété de Kanto Shen, chef en titre de la citée de Masara. Evidemment, sa demeure était luxueuse, signe de son rang et de la prospérité de la ville.
Accompagné du samouraï, il fut facile aux sunajin de pénétrer dans l'enceinte, même si des regards curieux les suivaient. Et des murmures : accompagné du féroce et jovial chef des forces de l’ordre,  ils n’étaient pas passé inaperçus dans la maisonnée et les rues alentours… Même si le samouraï ne les avaient pas présentés comme des ninjas (il n’était pas fou), il était évident qu’ils étaient des étranges qui l’aidait dans son enquête.

La porte principale était gardée par deux samouraïs en armure lourde. Plus d'apparat que de guerre, mais l'œil exercé des shinobi remarquèrent qu’ils les portaient sans mal et que leurs armes étaient on ne peut plus réelle et bien entretenue.
Deux autres samouraïs vinrent les escorter à l'intérieur. Visiblement, la sécurité était prise au sérieux (et sans doute avait-elle était renforcé récemment après le vol).

La propriété était ceinte de murailles, assurant discrétion et une protection sommaire. Rien d'insurmontable pour un ninja ou des voleurs décidés, toutefois : on pouvait l'escalader en se faisant la courte échelle.
Toutefois, à part en pleine nuit noire, cela ne serait guère discret : aucun arbre ou cachette à proximité de ce rempart. Il ya avait aussi pas mal de lanterne de pierre, mais elle se concentrait sur les chemins.
Il n'y avait que deux portes pour pénétrer dans la propriété : la principale, qu'il avait franchit, gardé en permanence et l'entrée des serviteurs, à l'arrière.
Cette dernière était verrouillé dès la tombée de la nuit, mais elle n'était pas gardé à proprement parlé.
Les samouraï renseignèrent les ninja sur leurs habitudes : ils patrouillaient nuit et jour sur le domaine , toujours par deux et à des horaires variables.

Coté habitations, il y en avait trois blocs principaux : le manoir de Kanto, les baraquements des samouraïs à son service et ceux des serviteurs.
L'endroit cambriolé était une annexe légèrement en retrait du manoir. Un grand entrepôt où la famille entassait antiquités et objets de valeurs qui n'étaient pas exposés ou utilisés dans la demeure.
La bâtisse était en bois très solide, avec une toiture aux tuiles impeccables. Une seule porte et en guise de fenêtre, des meurtrières placé fort haut.
Un homme seul ne pouvait les atteindre, mais c'était possible en grimpant sur les épaules d'un autre (ou en étant un shinobi, bien sûr).
Mais ces ouvertures n'était ni haute, ni large : seul un nain ou un enfant (préadolescent au maximum) aurait pu si glisser et non sans mal.
L'unique porte étaient constamment verrouillé, cependant un examen de la barre fermant l'entrée révéla qu'il était assez aisé de l'ouvrir de l'intérieur, le mécanisme étant assez basique et visiblement conçut pour empêcher d'entrer, pas de sortir.

Bien évidemment, l'entrepôt était à présent vide. Il avait contenu des rouleaux d'estampes précieuses, des tableaux de maître, quelques sculptures d’artistes célèbres mais pas trop, des  antiquités de prix et des bijoux passés de mode qui dormaient dans un coffre cerclé de fer (qui avait lui aussi disparut). C'est à sa place que l'on avait trouvé la "signature" du forfait : une statuette de chat (une de celle porte-bonheur en porcelaine).
Il se posait donc une nouvelle question : comment les mécréants avaient réussit à faire sortir tout ce bazar sans ce faire voir ?
Les samouraïs, valets et autres serviteurs de la maisonnée jurèrent n'avoir rien vu, ni rien entendu.
La plupart servaient la famille depuis des éons et étaient catastrophé par le vol : les samouraïs parce que ça remettaient en cause la sécurité du domaine et de leur mettre et bafouait leur honneur, les serviteurs parce qu'ils avaient peurs d'être soupçonnés ou congédiés.

"On pense qu'ils ont réussit à se glisser par une de ces petites ouvertures et ouvert de l'intérieur, vu que la porte et la serrure était intacte." maugréa leur guide. "Mais comment, ça aucune idée... On a pensé à un môme ou un petit singe dressé... Ouais, j'ai des gars imaginatif parfois, mais aucune preuve. On a cherché, tabassé un peu quelques bandes de pouilleux locale, mais ils n'ont rien vu de ce genre arrivé en ville récemment. Et les gardes n'ont rien vus. Et comment ils auraient emportés le butin discrètement ? Y'avait genre un buste de marbre de feu le grand père de notre bon seigneur...ça pèse son poids ! Et il faut du temps pour vider cette baraque !"

Aux yeux des sunajin toutefois, il semblait possible de s’introduire dans le manoir discrètement : cela demanderait des talents de ninja ou de spécialistes en infiltration, mais ce n’était pas insurmontable. Restait le problème du butin…
A noter que les voleurs avaient était à la fois prudents et bien renseignés : il fallait savoir que l’annexe abritait une partie des trésors de la famille. Et ils n’avaient pas (volontairement ou non) dérobé la moindre chose dans le manoir principal, pourtant riches en belles pièces hors de prix.

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Nozomi
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Re: Le binôme de Masara Sam 28 Juil - 20:10
Cette enquête avançait... un peu. Cet homme semblait en avoir assez de répondre à leurs questions. Il se pensait certainement bien plus important que ces agents étrangers, mais le fait était qu'il devait les aider en partageant des informations. À présent, il les amenait sur l'un des sites de vol. Il allait pouvoir les laisser là, retourner à... ses affaires. Tant mieux pour tout le monde, sans doute.

Le manoir était impressionnant. Et il était accompagné de plusieurs habitations pour les serviteurs et protecteurs de la famille qui y vivait! Encadré par une muraille servant probablement juste à bloquer les lignes de vues indiscrètes. En marchant, Nozomi réfléchissait à leur affaire. Elle ne dit rien, réussissant peut-être même à se faire en partie oublier. Sa nature de ninja marionnette pourrait laisser place à juste une "présence". Tant que sa collègue parvenait à retenir l'attention de tout le monde, ce serait le mieux.

Le fait que ces voleurs aient décidé de s'attaquer au manoir de Kanto Shen pouvait avoir une signification politique, ou simplement montrer qu'ils n'avaient pas peur de s'attaquer à de grosses cibles. Mais comme ils ne sont pas entrés chez lui (aucun objet précieux n'y ayant disparu) et se sont contentés de cambrioler son stock d'objets précieux (quelle idée, quand même...), Nozomi ne pensait pas qu'ils cherchaient particulièrement à se donner une image de risque-tout: ils avaient soigneusement calculé leur coup, et il s'était déroulé sans accroc.

La salle du trésor elle-même était plutôt hermétiquement fermée, mais une petite ouverture à barreaux aurait pu laisser passer un enfant, ou une marionnette de la taille de Nozomi. Cela la rendit sceptique: tous ces samouraïs ne pouvaient-ils pas se rendre compte qu'un trou de cette taille était un danger immense par rapport au seul petit avantage d'aérer légèrement cet entrepôt? En fait, plus qu'un enfant, n'importe quel ninja doté des aptitudes requises aurait pu se faufiler par là. La petite marionnette ne prétendait pas être une connaisseuse en ninjutsu, mais elle pouvait facilement imaginer de nombreuses techniques permettant d'entrer: changement d'état en vent pour passer par la fenêtre, technique de transport instantané, transport à travers la matière pour simplement franchir les parois, façonnage du mur pour y créer une ouverture, invocation d'un être à l'intérieur... et une fois dedans, l'un des voleurs aurait simplement pu déverrouiller l'entrée principale pour les autres, vu que celle-ci semblait plutôt sécurisée de l'extérieur, mais facile à ouvrir de l'intérieur.

Venait ensuite le problème du transport des biens mal acquis. Selon la description qu'elles en recevaient, les Sunajin ne pouvaient que se dire une chose: s'échapper discrètement avec tout ça était impossible. Pour Nozomi, cela impliquait donc l'utilisation de fuinjutsu. Elle n'y connaissait rien, même si elle avait appris que son existence-même était probablement liée à cet art étrange. Ou alors, de simples parchemins de stockage? Mais leur utilisation devait peut-être prendre du temps, et être gênante pour des voleurs pressés. Tant de possibilités... Comprendre la réalisation du vol leur permettrait de plus facilement mettre la main sur leurs proies, mais dans le monde dans lequel elles vivaient, cela relevait de l'impossible, à moins d'être doté d'aptitudes de senseur (ce qui n'était pas leur cas), et encore, ce n'était pas assuré.

Enfin, il y avait ces statuettes, ces étranges indices qu'abandonnaient les malfaiteurs. Il y avait sûrement là un moyen de les identifier. Quel rapport avec les chats? Ou la chance? Trop d'interrogations. Le visage de Nozomi ne pouvait pas vraiment retranscrire de telles émotions, aussi son interlocutrice ne pouvait-elle pas savoir ce qu'elle pensait quand elle demanda simplement:

"Que peuvent bien signifier ces statuettes? C'est peut-être la clé pour régler cette histoire."

En baissant la voix pour ne pas être entendue par les samouraïs gardant l'entrée, elle continua:

"Mais cet endroit est une vraie passoire pour peu qu'on sache utiliser les bonnes techniques. Les ennemis sont des ninjas très bien informés, et leur plan était parfait, pas étonnant qu'ils aient frappé en tellement de lieux."

Oui, ils étaient très forts...


Merci à Ikki pour l'avatar!
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Chez monsieur Kanto Sam 18 Aoû - 10:23

Nozomi &


Sahara Denya

Chez monsieur Kanto

À l'absence d'indices laissés par les statuettes, j'eusse préféré des renseignements en pagaille. Pas la moindre marque pouvant mener à un fabricant ni aucune signature particulière qui eût permis de déterminer le lieu de fabrication. Du moins pas à ma connaissance. Enfin, rien d'étonnant au vu du contenu disparate du coffre. Plâtre, porcelaine, bronze, bois, pierre noire, toutes étaient différentes dans leur construction et les motifs n'étaient pas toujours les mêmes. Les voleurs pouvaient avoir des dons dans l'artisanat mais l'on pouvait soupçonner un achat et des commandes de ces ouvrages dans diverses cités alentours, voire même dans d'autres régions. À priori, remonter cette piste n'était pas la solution la plus facile et nous n'avions aucun moyen de savoir qui pouvait être l'auteur de ces objets, l'enquête eût donc été totalement hasardeuse. Cependant, il pouvait y avoir quelque chose à tirer de ces pièces. Au nombre de six, ces chats indiquaient que six cambriolages avaient été déclarés. Si le Cerisier et le siège de la guilde marchande étaient les seules personnes morales à avoir fait connaitre le larcin commis chez elles, alors les particuliers lésés étaient quatre. Si le raffinement du félin était lié à la difficulté représentée par le cambriolage et que les filous s'avéraient s'attaquer à des structures toujours plus difficiles à pénétrer, alors il était possible de prédire les futures cibles potentielles. Cependant, je ne me sentais pas de poser immédiatement la question à l'enquêteur local qui n'avait pas l'air de nous porter dans son coeur. En effet, il valait mieux prioriser la visite de la propriété de monsieur Kanto.

Quel ne fut pas mon émerveillement en pénétrant au sein des quartiers d'une haute figure d'autorité de la ville aux yeux du daimyo. Le personnel surveillant la lourde semblait ne pas avoir été sélectionné à la légère et leur équipement ne les indisposait pas. Ils étaient donc compétents dans leur domaine, ce qui n'était pas pour me décevoir. Dans l'enceinte de cette demeure restaient les richesses du manoir, une découverte intrigante au vu de l'efficacité des malfaiteurs. Voilà le cadre dans lequel débutait l'investigation et m'emmenait aux anges. Jamais à Suna l'on ne m'avait confié une telle enquête qui m'amenait à m'introduire chez les victimes, examiner les lieux du crime et regrouper les indices. L'affaire n'était pas des plus violentes ni dangereuses, mais me retrouver dans la peau d'une réelle inspectrice faisant appel à son flair et à ses capacités de déduction me donnait le sentiment de plonger dans les polars de Hyagari Tsuru, des classiques, bien que ce jeune auteur d'Omui, Kuresenmon Raito, fût un écrivain dont j'appréciais tout autant les énigmes policières. Ainsi donc, héroïne de mon propre récit, je prenais connaissance de l'affaire plus en profondeur.

Qui avait pu commettre ce délit ? Par où les criminels étaient-ils passés ? Comment avaient-ils pu procéder et quand ? Si je ne pensais pas être en mesure de répondre à la dernière question avant d'avoir mis la main sur les bandits vivants, mon instinct me laissait penser qu'ils étaient suffisamment organisés pour avoir examiné l'endroit et savoir à quel moment frapper. Toutefois, si observation il y avait eu, pourquoi ne pas pénétrer à l'intérieur-même du manoir ? Le risque de ne pas pouvoir s'enfuir, surement. Cependant, à trop utiliser mon imagination, je risquais de passer à côté de quelque chose de concret. L'annexe ne faisait pas partie des trois blocs et son emplacement augmentait les chances de retraite. Sans avoir observé les autres scènes, je refusais de tirer une conclusion hâtive, mais je savais que ce qui s'était passé ici n'était pas un exploit pour un ninja bien équipé qui connaissait les techniques nécessaires. Busujima Takeshi, espion de Suna, était à même de passer inaperçu. La technique du caméléon permettait de se fondre dans le décor, au prix certes de gros efforts, mais ce n'était pas impossible. De même, ranger le contenu de l’entrepôt dans des parchemins de stockage était à la portée de quiconque bénéficiait de ces outils, un jeu d'enfant. Sans compter les techniques de fuinjutsu dont je n'avais pas la connaissance. Pour une personne ordinaire, le travail était titanesque, mais subtiliser le contenu de l'annexe était à la portée d'un ninja préparé. Les indices laissaient à penser que l'opération avait été minutieusement planifiée. Les bandits organisés avaient agi rapidement et avec une efficacité remarquable. Retrouver leur trace n'allait pas être aisé.



Que peuvent bien signifier ces statuettes? C'est peut-être la clé pour régler cette histoire.




Ma complice de marionnette s'était interrogée à voix haute quant au sens caché derrière les chats laissés sur place. J'ignorais s'il s'agissait la de la clé qui pouvait permettre de découvrir le fin mot de l'histoire, mais je m'interrogeais trop à ce sujet pour rester insensible et ne pas réagir.


Je me demandais s'il y avait en effet un lien entre le raffinement de la statuette et la difficulté du cambriolage, sans vouloir vexer personne. Bien sûr, mon hypothèse tombe si la statuette en bronze et celle de pierre noire n'ont pas été retrouvées au Cerisier et à la guilde marchande.


La réponse importait peu car elle n'allait donner aucune indication sur le déroulement du méfait, aussi me risquai-je à envisager une étrange question. Cependant, je ne m'imaginais pas interroger individuellement chaque samouraï. La sécurité n'étant pas prise à la légère, une personne devait coordonner tout ceci, le représentant de la ville n'ayant sans doute pas le temps nécessaire à la gestion de son habitation. Je me tournai alors vers Monsieur Kanto et demandai à rencontrer le responsable de la sécurité, qu'il fit alors mander. Sans être une passoire, comme Nozomi l'avait suggéré, cet endroit n'était pas le plus sûr face au monde shinobi. Après une minute à patienter, nous entendîmes un pas d'une régularité militaire approcher. Point un ninja, car je reconnaissais le port d'une armure. Un autre samouraï, surement. Arriva un capitaine dans sa tenue de combat, une main proche de la poignée de son arme, qui affichait une mine neutre mais en y regardant de plus près, je voyais à son regard qu'il pensait les ennuis arrivés. Guère étonnant, il avait échoué dans sa mission.


Capitaine, est-ce que vos samouraïs vous ont fait part de la présence insistante d'un chat, une semaine ou deux avant le cambriolage ? Un chat qui aurait arrêté de venir par ici exactement après les vols ? Un minou qui aurait semblé carrément épier cette propriété.


Nous écoutâmes la réponse de cet homme qui prit ensuite congé de nous. Nul besoin de regarder Matsuo pour deviner qu'il s'interrogeait sur le bienfondé de mon interrogation, je le voyais déjà bougonner et commencer à prétendre que notre présence n'était pour lui qu'une perte de temps. Aussi, afin d'éviter que Suna ne passât pour un village de fous, je me tournai vers les deux officiels de Masara en prenant un ton assuré et posé.


Question absurde, hein ? Je vous l'aurait accordé si on ne parlait pas de ninjas, mais pour un shinobi, ce casse est possible en connaissant les bonnes techniques et méthodes. Parmi les shinobi, certains ont un compagnon animal et d'autres le talent d'invoquer des bêtes dotées d'intelligence. J'ai pensé au chat à cause des statuettes. C'est maigre, je sais. Sinon, est-ce que Masara a une symbolique féline ? Ou alors proche du rat ? Monsieur Ideka, vous m'avez parlé des tavernes du Rat Tôt, du Rat Bougri et du Rat Patrié, par exemple.


Cependant, toutes ces effractions ne semblaient pas politiques, à moins que quelqu'un n'en eût après l'économie de la ville. Affaiblir les particuliers et les personnes morales pour détruire la cité n'était pas dénué de sens, mais jusque là, rien ne pouvait ouvertement nous orienter sur cette voie. Cette seule scène ne permettait pas d'affirmer cela.

Profitant d'un instant discret, je m'approchai de Nozomi.



Cette scène nous offre trop peu d'éléments. Peut-être devrions-nous aller voir la guilde marchande. Mais avant, j'aimerais grimper sur la muraille pour voir si par hasard je trouve un cheveu ou quelque chose. Une trace.


J'avais choisi de commencer mon examen près de l'entrepôt. Pourquoi les voleurs se fussent-ils fatigués à parcourir toute la propriété au lieu d'arriver directement à l'endroit qui les intéressait ? Je partais cependant du principe qu'ils savaient où se trouvait leur cible. Je me tournai vers le propriétaire et vers le policier.


Je vais grimper sur la muraille pour voir si je troue quelque chose. Un cheveu, un fil. Quelque chose.




Je fis face à l'édifice et appliquai du chakra au niveau de la plante de mes pieds avant de commencer une lente ascension, lente car j'examinai le mur, à la recherche de traces de pas qu'eussent pu laisser les forbans. Au sommet du mur, j'étais accroupie, marchant doucement, regardant attentivement chaque millimètre construit à la recherche de quelque chose. Un cheveu, un morceau de tissu, même un simple fil issu d'un vêtement pouvait servir et tous les habits n'étaient pas confectionnés par les meilleurs tisserands. J'avais personnellement fait fabriquer ma tenue chez un professionnel qui m'avait demandé plus que le prix d'une simple écharpe mais je ne regrettais nullement cet achat. Progressant à petits pas, je savais ne pas être la meilleure observatrice : ma vue n'était pas aussi perçante que celle de l'aigle, mais même un tel oeil n'allait pas passer à côté d'un élément visible, à moins que celui-ci ne fût de la même couleur que le décor sur lequel il était posé. J'espérais que mes yeux ordinaires allaient trouver quelque chose.





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Re: Le binôme de Masara Mar 21 Aoû - 23:04
Dangereux Duo

Les deux enquêteurs sunajin poursuivaient méticuleusement les investigations.
Le lieu du crime leur confirma que un (ou des) ninja(s) semblaient bel et bien impliqués. En effet, si la sécurité du domaine était plutôt bonne pour des civils, elle n'était pas insurmontable pour un shinobi doté des bonnes techniques et du bon matériel.
Toutefois, cela avait été fort discret et mené de main de maître. Cela signifiait que les voleurs étaient à la fois talentueux et avait un plan rodé. Et qu'ils savaient parfaitement où frapper.
La seule chose qui ne cadrait pas dans ce modus operandi discret et efficace était la présence de ces mystérieuses statuettes félines.

Elle dénotait d'une volonté de moquerie puérile, d'une vantardise éhontée. Etait-ce un défi aux forces de l'ordre ? Une obsession étrange ? Une obligation pour l'usage de quelque mystérieuse technique ? Impossible d'être sûr pour ce dernier cas : ni Denya ni Nozomi n'avait de connaissance en Fuinjutsu ou des capacités extra-sensorielle pour sentir la présence de chakra résiduel...
Ou, plus vil encore : ce témoignage d'arrogance n'avait peut être pas la moindre signification cachée et n'était qu'une fausse piste laissée là pour rendre perplexe les ninjas et les enquêteurs.

Les deux sunajin s'enquirent de l'ordre de dépôt des statuettes, souhaitant voir si la valeur de la figurine féline pouvait corréler celle du montant du butin.
Las, une fois les estimations faîtes, il ne semblait n'y avoir aucun rapport : certaines de ses bibelots sans valeurs avaient été retrouvées sur des scènes de crimes particulièrement lucratifs. Et la statuette la plus chère avait été abandonnée sur les lieux d'un larcin moyennement couteux...

L'officier de police de Suna décida d'interroger le capitaine des gardes du manoir, qu'on fit mander.
"Capitaine, est-ce que vos samouraïs vous ont fait part de la présence insistante d'un chat, une semaine ou deux avant le cambriolage ? Un chat qui aurait arrêté de venir par ici exactement après les vols ? Un minou qui aurait semblé carrément épier cette propriété." demanda la kunoichi aux bras de pantin.
L'homme afficha une mine un peu ahurit devant la question, avant de hausser les épaules pour répondre.
"Ecoutez, shinobi-san... Le quartier est plutôt tranquille... Enfin, était. Mais mes hommes font leur travail, et bien : on contrôle les gens et on traque d'éventuels intrus. Les animaux de compagnie, c'est pas vraiment notre domaine. Des chats, y'en a un peu partout, vous savez... Si vous insinuez que mes hommes préfèrent jouer avec des animaux de compagnie plutôt que surveiller les environs je..."

Il s'interrompit soudain, pensif. Les questions de Denya lui avaient rappelé quelque-chose.
"Tiens, c'est marrant que vous me demandiez ça... En fait, j'ai entendus deux filles de cuisine qui gloussait. Visiblement elles jouaient avec un chat errant qu'elles avaient nourrit et recueillit. Ça vous aide ? Je sais qu'elles se sont fait engueuler par la maitresse des domestiques, pour le gaspillage de nourriture."

Une fois ce témoignage recueillit, Denya explicita son fort maigre raisonnement aux personnes présentes, accueillit évidemment par une moue dubitative. Mais pas autant que ça : après tout, il avait bel et bien eut une histoire de chat !
Leur garde-chiourme était un policier, lui aussi et qui pataugeait depuis le début de ces affaires. La moindre indice le transforma aussitôt en roquet et il exigea que les servantes impliquée et leur maitresse soient aussitôt appelée pour corroborer l'histoire.

Pendant ce temps, la sunajin aux bras de bois (celle qui avait d'autres organes non-ligneux) s'entretenait avec sa collègue marionnette.
Elle escalada ensuite la muraille sous le regard ahurit de la soldatesque du domaine.
Son examen ne lui en apprit pas plus : l'enceinte était bien entretenue. Ses tuiles glissantes et sa hauteur, sans vis à vis, auraient bien gênées des cambrioleurs normaux, mais pas un ninja. Comme elle, avec le chakra, l'escalade devenait tout de suite plus aisée.
Il n'y avait ni cheveux, qui aurait depuis longtemps était balayé par le vent, ni bout de tissus. Si les voleurs étaient bien des shinobi, jamais ils ne laisseraient pareil indice, à moins d'être en train de s'enfuir en grande hâte et sous la pression. Visiblement, ça n'avait pas été le cas.
Evidemment, pas de trace de pas non plus.

Le temps que Denya fasse son petit tour sur les murs, on avait convoqués les filles de cuisine, deux gamines en fin d'adolescence qui ne semblait pas briller par leur intellect mais respirait la joie de vivre (même si présentement elles n'en menaient pas large d'être mises ainsi en présence de ninjas et interrogés) et la matrone qui régnait d'une main de fer sur les serviteurs, vieille fille au trait sévère de maitresse d'école.

Leur interrogatoire confirma l'histoire du capitaine des gardes.
Les deux péronnelles avaient bel et bien secrètement recueillit un matou au pelage beige pâle, avec une queue et des pattes rousses, ainsi que des oreilles noires. Visiblement un chat de chat de rue, sans doute croisé portes et fenêtres.
Elles l'avaient nourrit, caliné, dorloté pendant deux-trois jours. Et laisser se balader un peu partout dans le domaine.

La matrone l'avait ensuite chassé, dès qu'elle avait surpris ce manège.
"De toute manière, cela n'avait rien d'un chat de gouttière." explicita-t-elle d'un ton sec, se demandant si on jugeait son comportement et faisant bien comprendre qu'elle avait d'autres chats à fouetter. "Ce matou était bien trop dodus et avait le poil bien trop propre et soigné pour être une vermine de la rue qui se serait réfugié par hasard dans le manoir. Il devait avoir un maître, sans doute dans le quartier. J'avoue ne pas avoir cherché, mais je comptais le faire pour sermonner son propriétaire légitime sur le manque de surveillance de son animal... Mais avec le drame qui a frappé Monsieur…"
Les deux petites servantes confirmèrent ensuite ne plus avoir revus l'animal.
L'une d'elle déclara l'avoir revus quand elle faisait une course en ville, en compagnie d'une belle dame aux cheveux d'azur.
Les trois femmes se tenaient à disposition des ninjas au besoin, même si le regard courroucé de la matrone signifiait son impatience.

Matsuo se grattait la barbe, pensif.
"Un chat... ça chaparde un peu, mais de là à dérober des vases précieux ou des coffres de bijoux... Mais si c'est un des chat-ninja ou j'sais quoi que vous avez évoqué, c'est p't'être une autre histoire..." maugréa-t-il vaguement dans la direction de Denya. "Mais r'trouver un minet dans cette ville, ça va pas être simple... Surtout que ça peut être un coïncidence."
Il eut un sourire carnassier.
"Mais j'y crois pas. J'ai jamais aimé les coïncidences. Un chat et une femme aux cheveux bleus...Mmmmmhhh..."

Le commissaire ne put en dire plus : un de ses adjoints à bout de souffle vint l'interrompre. Visiblement, il était mandé ailleurs.
"Shinobi, le devoir m'appelle. Le crime ne dort jamais, même dans une ville comme celle là. Je ne peux pas passer ma journée à vous babysitter... Je vous fait confiance. Enfin, autant que possible. Suivez cette piste ou une autre, mais ramener moi les coupables ! Si vous avez besoin d'aide ou d'un toit, passez me voir et je verrais ce que je peux faire... Ah ! Eviter de foutre encore plus le bordel dans ma ville."

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Nozomi
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Re: Le binôme de Masara Ven 31 Aoû - 14:25
Heureusement que le commissaire s'était corrigé, car Nozomi avait intérieurement tiqué quand il avait parlé de coïncidence. Tout devait être envisagé, y compris le fait que deux événements n'aient aucun lien entre eux, mais c'était l'hypothèse finale, celle sur laquelle on retombait si toutes les autres étaient écartées. Non, un chat avait été "adopté" puis a mystérieusement disparu alors qu'un trésor disparait, c'était peut-être lié.

Les enquêtrices avaient ainsi la description de deux suspects: une femme aux cheveux bleus - ce qui n'était pas vraiment commun - et un chat beige pale aux pattes et à la queue rousses, et aux oreilles noires. L'aspect de ce dernier devait même laisser penser qu'il était bien entretenu, et qu'il était nourri à sa faim. Vraiment pas un chat errant, non... À présent qu'elles disposaient de descriptions pour ces deux êtres, il devenait possible de les rechercher. Interroger des habitants dans certains lieux stratégiques semblait être une bonne idée. Les tavernes pouvaient être un bon point de départ, par exemple.

Enfin, il restait le dernier complice, partenaire de la fameuse femme aux cheveux bleus. Il était le moins connu des trois, si bien qu'il pouvait être n'importe qui. Il allait être crucial d'obtenir des informations sur lui, ou trouver un autre comportement étrange chez quelqu'un ayant disparu le jour d'un cambriolage.

Pour l'instant, le chat beige et dodu était leur meilleure piste. Fouiller la ville pour le retrouver allait être impossible, et probablement inutile. Interroger les personnes habitant non loin des lieux des crimes, cependant... était déjà une meilleure piste.

"Que dirais-tu de nous rendre à un autre lieu frappé, et demander autour si quelqu'un n'a pas vu un chat comme ce beige aux pattes rousses avant les faits? On passerait d'une piste à un cas sûr."

Il y avait tant de choses à faire qu'elles allaient être débordées. En plus, Interroger des civils n'était pas vraiment le domaine de Nozomi, pour des raisons d'acceptation des choses étranges... Aussi, elle allait s'atteler à d'autres tâches, comme une investigation des environs. Elle précisa ses pensées à sa camarade:

"Enfin, moi je ne me vois pas trop leur poser des questions, mais je peux faire quelques tours de la ville, inspecter les environs et voir s'il n'y a pas des traces d'un campement un peu dissimulé, ou d'une cachette. Et, qui sait, si j'ai de la chance je trouverai autre chose, de mieux encore."

En effet, un tour de la ville pouvait être une bonne chose. À présent que la journée avançait, elle pourrait également jeter des regards à l'intérieur pour voir si elle n'apercevait pas des signes d'activité étrange. Son petit gabarit la rendait plus discrète que Denya, et elle pouvait passer la nuit à l'extérieur sans problème: le confort d'un lit n'était pas requis, surtout en mission.

"Éventuellement, on se sépare, et je te retrouve d'ici quelques heures, peut-être demain matin?"

Tout dépendait vraiment de ce que Denya avait prévu. Si elles devaient régler quelque chose ensemble, le mieux serait bien sûr de s'en occuper tout de suite.

Une autre pensée effleura l'esprit de la petite marionnette: peut-être que les objets volés avaient un but commun? Et si les voleurs s'en emparaient pas uniquement par appât du gain, mais pour les utiliser? Si ce chat était une invocation, peut-être que les criminels cherchaient à obtenir des objets de valeur pour les offrir à ses supérieurs? Un peu comme chasser une souris pour l'offrir au boss du chat, mais... la meilleure souris du monde. Et comme ces chats étaient sans doute étranges, une simple souris ne ferait pas l'affaire... peut-être étaient-ils férus de richesses, comme des humains?


Merci à Ikki pour l'avatar!
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Sahara Denya
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Deux voies Mar 18 Sep - 8:03

Nozomi &


Sahara Denya

Deux voies

Le départ du responsable de l'enquête n'avait pas été très agréable. Cet homme n'était en fait pas agréable lui-même, d'une allure nonchalante et méprisante à notre égard, mais un tempérament pas désintéressé par le sujet, en témoignait son coup de sang lorsqu'une possibilité de piste se dessinait. Le monde shinobi ne semblait pas être porté en estime dans son coeur. Après tout, je ne devais pas oublier qu'à a différence de Hitotsubashi, le daimyo local ne faisait pas affaire avec un kage. Tout au plus louait-il des terres au clan Sarutobi, mais il n'entretenait pas nécessairement une excellente relation avec eux.

Nous quittâmes notre employeur, heureuses de la piste que nous avions à explorer. Il restait encore tant à faire, mais le signalement donné était une information intéressante.



Que dirais-tu de nous rendre à un autre lieu frappé, et demander autour si quelqu'un n'a pas vu un chat comme ce beige aux pattes rousses avant les faits? On passerait d'une piste à un cas sûr.




Nous rendre dans d'autres lieux frappés ? La proposition était intéressante. En effet, aller discuter avec la ligue marchande m'intéressait au plus haut point. En cas de réussite de l'enquête, la démonstration de force de Suna pouvait éventuellement convaincre le responsable d'engager des ninjas du vent pour la protection de ses marchandises. J'étais certaine que l'idée allait plaire à Senshi et Akihiko.


C'est une idée. J'aimerais rendre visite à la ligue. Je pense qu'il faut profiter de leur position de faiblesse pour mettre en avant notre village et la protection que nous pourrions leur apporter.




Cependant, j'imaginai alors la réaction de notre cher kazekage si je lui avais présenté ce plan.


Quel sera ton argument ? 






Il était vrai que l'absence de victoire ne jouait pas à notre avantage. Je n'avais actuellement rien de bien concret à proposer. Cependant, me présenter maintenant allait sans doute rendre plus aisée une seconde approche, lorsqu'il allait y avoir réussite. Je choisis de dissimuler le bandeau du village caché du sable pour la suite, tant que le besoin de le montrer ne se présentait pas.


Je vais aller voir la ligue marchande. Et qui sait, je vais peut-être apprendre qui est le deuxième larron. Auquel cas contraire je pense visiter le Cerisier et les bars pour interroger des témoins. Les langues peuvent se délier plus facilement avec l'alcool et dans un établissement où on se sent à l'abri. En tout cas, si on obtient quelque chose sur le troisième larrons, c'est une bonne chose. Je propose de se séparer et de revenir dans deux heures. On aura eu le temps de discuter avec du monde, d'ici là. Donc toi, tu vas jouer la vraie kunoichi tandis que je fais les choses sans discrétion ?







Code repris à MISS AMAZING et Aburame Hako.
Avis à l'animateur:
 


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