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Un bandage... grouillant

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Aburame Hako
Konoha no Genin
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Un bandage... grouillant

Certaines choses étaient fondamentalement contre-nature dans l'Univers, trop dérangeante pour être imaginées.
Comme par l'exemple, un adulte du clan Aburame, pourtant à bout de bras (comme s'il s'agissait de déchets toxiques ou d'un spécimen étrange et dangereux) une grande boite à bento enveloppée dans un tissus rose vif ornée de motifs de lapin.

Soit disant que c'était le seul qui n'était pas au sale.
Aburame Hideaki se demandait si toutefois sa femme ne se fichait pas un peu de lui.
Le scientifique était actuellement au chomage technique le temps que les genin... hum... décontamine et nettoie son labo soit à une expérience malheureuse (et salissante. Et odorante. Les Kami bénissent les missions de rang D). Du coup, il avait été mandaté par sa femme pour apporter le déjeuner à son trublion de fille qui s'entrainait avec son amie Hyûga.

Essayant de conserver sa dignité avec un flegme digne de son clan, le père d'Hako traversa le village vers les terrains d'entrainement.
Localisé son rejeton fut aisé, même sans l'aide de ses kikaichuu : les cris et explosions dénotaient de la présence de son lutin vert.
Il suffisait de suivre les jurons (note mentale : lui parler, encore, du vocabulaire approprié pour un kunoichi).

Vaguement curieux, Hideaki s'arrêta dans l'ombre d'un arbre pour observer les deux kunoichi et suivre leur entrainement. Il nota que Hako l'avait remarqué, ressentant l'essaim de son géniteur à proximité (son père n'avait sciemment fait aucun effort de dissimulation des phéromones. Hako était devenu sensible à ce sujet depuis qu'elle était entrée dans l'adolescence, se récriant contre l'espionnage paternel).

Le médecin Aburame suivit un instant les exercices du jour des deux kunoichi.
Visiblement, il s'agissait d'un entrainement pour Yume, Hako servant essentiellement de cible mobile pour les flèches de la Hyûga.
Esquiver des traits décochés avec le précision du Byakugan était bien une idiotie que pourrait tenter Hako... Il aurait été plus simple et moins risquer de dresser une barrière d'insectes, puis d'envoyer soit un clone, soit une cohorte discrète de kikaichuu neutraliser le tireur.
Mois facile contre un Hyûga, certes, mais faisable : les tireurs, même avec un champ de vision augmenté, avaient tendance à focaliser leur attention sur leur cible...

Le temps passa et l'heure du déjeuner arriva finalement. Yume s'excusa de ne pouvoir rester, son clan l'ayant mandé pour quelque repas suivit d'un entrainement familial. Hideaki fit signe qu'il comprenait et se retrouva donc à partager la pitance de sa fille. Il ne fallait pas gâcher et il n'avait rien à faire d'autre, après tout.

Alors que Hako s'installait sur l'herbe, l'essaim de son père signala un odeur très familière : celle du sang.
"Tu es blessée." constata platement le patriarche Aburame. Ce n'était pas étonnant vu qu'elle venait de passer la matinée à servir de cible pour sa coéquipière.
"Oh, c'est rien, juste quelques égratignures..." maugréa le lutin vert de Konoha, peu fière d'avoir été écorchée de partout.
Cependant, si Hideaki l'avait senti, c'est qu'il y avait encore au moins une plaie suppurante. La résilience de sa fille avait des limites, limites que la petite excitée dépassait un peu trop souvent au goût de ses parents.
"Fait voir."

Grognant, gênée de se faire examiner par son médecin de père, Hako obéit tout de même tout en se récriant qu'elle n'avait rien de bien grave.
Jusqu'au moment où son père plongea ses doigts experts sous ses vêtements et arracha douloureusement une pointe de flèche de l'épaule de sa fille adorée qui hurla.
Aussitôt le trait enlevé, du sang souilla la tenue vert-pomme de la kunoichi.
"Entrainement à flèches réelles ?" questionna son géniteur, pas vraiment surpris toutefois. Hako et le sens du danger... Comment avait-elle convaincue la Hyûga qui avait, elle, la tête sur les épaules ?
"Yep." avoua la petite kunoichi, vaguement (très vaguement) contrite. "Impossible d'être sérieuse sans un certain sens du danger, j'trouve..."
Hideaki soupira longuement puis décida de laisser le laïus sur la sécurité à sa femme. Elle avait de meilleurs poumons.

Il examina la blessure, profonde mais pas mortelle ni même réellement dangereuse. Juste impressionnante.
Et comment par tous les Kami, sa fille n'avait pas remarqué qu'elle avait une fléche dans l'épaule ?
Elle l'avait sans doute cassé dans toutes ces gesticulations d'esquive et avait... oubliée la pointe fichée dans sa chair.
Possible. Ses kikaichuu avaient dû réagir à l'intrusion dans leur nid et par défense sécréter un analgésique dans la plaie...  Ou alors, saturée  d’adrénaline comme à son habitude, sa fille ne l’avait pas sentie…
Tiens, ça lui donnait une idée.

La lueur verdâtre de l'Iroujutsu quitta ses mains qui par réflexe s'étaient tendues vers son rejeton blessé.
"Tu maîtrises déjà le Dokunuki no jutsu, notre technique de purification mais savais-tu qu'il existe d'autres techniques à but médical dans notre arsenal ?" demanda-t-il alors à la kunoichi vert-pomme.
"Euh... Pas vraiment ? Les kikaichuu peuvent soigner ?"
"Pas exactement, mais ils peuvent permettre à un shinobi de notre clan de gagner du temps. Laisses-moi te montrer..."

Tendant la main, le médecin Aburame envoya une partie de son essaim recouvrir la blessure de sa fille.
"Eh ! ça chatouille !"
"Probablement. Le groupe de kikaichuu que j'ai envoyé est spécialisé dans le nettoyage de plaies : ils éliminent les impuretés et sécrètent une salive antiseptique. De plus, ils remplissent la blessure, scellant la plaie de leurs mandibules, s'y nichant tout en sécrétant des substances coagulantes et antidouleurs."
"Un... Un pansement stérile d'insectes !"
"Correct. Il s'agit de la technique Yochu no chiyu du clan Aburame. C'est une technique facile d'emploi, mais qui peut te sauver la vie, stoppant une hémorragie interne ou externe et évitant qu'elle s'envenime."
Il n'ajouta pas qu'un expert en poison comme lui pouvait également extraire certaines substances grâce à elle, sans devoir recourir à des techniques plus complexes.
Hako n'y connaissait (heureusement !) rien en poison.

"Génial !" s'enthousiasma la petite genin, comme à chaque fois qu'elle découvrait une nouvelle technique. "Je vais vraiment être l'immortelle Hako-sama avec ça ! Apprends-moi !"
"Ne t'agites pas autant. Il ne s'agit que d'un bandage temporaire, d'une technique de premier secours. Tes plaies risquent de s'ouvrir à nouveau. Cette technique basique n'est qu'un moyen de gagner du temps pour aller trouver un véritable ninja-médecin... Mais elle peut sauver des vies."

L'idée de pouvoir se rendre utile à son équipe enchanta évidemment Hako.
Le lutin vert de Konoha s'imaginait déjà souvent la vie de sa belle Hyûga (et peut être celle de Kagami. Oh, que ce serait humiliant pour l'Uchiha ! Et l'idée de déverser sur lui des kikaichuu au moindre bobo sous prétexte de sécurité était déjà tellement jouissive !).
Ravie, Hako s'assit pour écouter religieusement le laïus de son père, alors qu'il lui expliquait comment produire dans son corps les kikaichuu spécialistes à employer, comment les dresser à chercher et refermer les blessures de leur hôte.
Chimie, révision des bases anatomiques et des premiers secours. Ennuyeux, mais nécessaire.
Et l'air de rien, quand elle était motivée, Hako était plutôt futée et comprenait vite.

"Fais attaquer et dévorer mes kikaichuu qui ferment ta plaie par les tiens." ordonna finalement son père après un (trop) long moment de théorie. "Oui, comme ça. Ce n'est pas grave si elle se rouvre..."
Le cannibalisme était en effet une méthode assez efficace pour transmettre des caractères d'une souche à l'autre.
"Eh, ça pique un peu, quand même !" se récria la kunoichi vert-pomme, sa blessure grouillante de points noirs se faisant la guerre.
"Où est passée l'immortelle Hako-sama ? Concentres-toi maintenant, laisses tes kikaichuu digérer et analyser les substances que les miens ont secrétés..."
"Ah, je vois, un peu comme la technique d'extraction de poison... Mais là, je dois leur enseigner à produire et non à détruire..."
"Oui. Très bien... Reposes-toi quelques instants, laisses l'essaim assimiler l'information et produire une génération de kikaichuu dédiés. Je vais rebander sommairement ta plaie. Elle sera ton examen final."

Pendant que la jeune fille concentrait son chakra afin d'attiser la reproduction et l'évolution de son essaim, son père reprit son cours magistral.
Hako apprit bien trop de chose à son goût sur les plaies sanglantes et purulentes, sur le pue et les infections, comment scellé les lèvres d'une plaies, comment ordonner à des insectes de boulotter des tissus nécrosés à même un individu vivant et conscient, sans doute en train de hurler.

Il était temps de passer à la pratique.
Hideaki hésita : il aurait mieux valut commencer par une plaie plus simple que celle de l'épaule de sa fille. Située dans son dos, elle était invisible pour elle et donc difficile d'accès. De plus, elle était profonde.
"Une simple coupure bien nette serait parfaite pour débuter..." marmonna-t-il, cherchant un scalpel dans sa sacoche. Il pouvait bien se taillader un peu pour le bien de sa fille...

Mais cette excitée d'Hako l'avait entendu et avant qu'il est pu sortir ses outils de travail, elle avait dégainée un kunai et s'était gaillardement entaillée le bras.
Son père poussa un soupir las. Aucune patience, aucune retenue.
"J'aurais pu faire ça de manière plus propre et professionnelle. Et sur moi-même." fit-il remarquer, consterné.
"Ah ! Zut ! Je n'y ai pas pensée... Bah, ça marchera aussi bien."
"Tu pisses le sang, ma puce."

Sans s'affoler (un bon point, même si l'indifférence de sa fille envers ses propres blessures troublait le médecin Aburame), Hako se concentra et exécuta la technique répété en théorie
"Yōchū no chiyu ! Aïe ! Bordel, ça fais mal !"
Le premier essai était bien brouillon, les insectes ne sachant pas trop que faire et se contentant de répandre sur son bras blessée, attisant la douleur en courant dans la coupure et mordillant au hasard la chair meurtris.

"Langage. Attention, tu dois empêcher les kikaichuu de t'attaquer, que ce soit en mordant ta chair à vif, en buvant ton sang ou en absorbant ton propre chakra. Visualise mentalement la plaie et tes insectes la recouvrant, guides-les avec ton chakra et tes phéromones. Imagines-les la nettoyant mais sans l'aggraver, sans agressions. Ton esprit doit être calme et apaisé, malgré le stress de la blessure. De la précision."
En effet, à la base l'essaim Aburame était essentiellement une arme. Le détourner de sa mission originelle demandait du doigté.
Heureusement, Hako maitrisait déjà une version médicale des techniques du clan, aussi acquérir celle-ci ne lui demanda pas trop de temps.

"Yōchū no chiyu ! Ooooh ! Ça chatouille ! La douleur se calme ! Ça marche, ça marche !" s'enthousiasma-t-elle bien vite.
"Parfait, tu as réussie sur ta blessure au bras. Passons maintenant à celle de ton dos. Je vais retirer mon propre bandage. Cela va être plus difficile pour toi, parce que tu ne la vois pas..."
"Je pourrais faire un clone pour les examiner !"

Hideaki souleva un sourcil. Petite futée...L'idée  était intéressante, mais pas pour aujourd'hui. Cela nuirait au but de l'exercice.
"Non, pas pour l'instant. L'emploi de cette technique se fait souvent dans des conditions difficiles, où tu es blessée ou stressée par un membre de ton équipe à terre, avec une basse réserve de chakra ou peu de kikaichuu. Tu dois apprendre à la maitriser ainsi. Et avoir un clone-assistant ne te sera d'aucune utilité en cas d'hémorragie interne, comme ce que pourrait par exemple provoqué un coup de Juken..."

Ronchonnant qu'on brisait sa créativité, Hako se remit néanmoins au travail avec acharnement.
Comme toujours, elle se donnait à fond. Bien vite, son dos fut couvert d'insectes et le terrain d'entrainement fut troublé par ses cris de douleurs et de frustration.
Opérer à l'aveugle, même sur son propre corps qu'elle connaissait par cœur s'avérait plus délicat que prévu.
D'autant plus que ses tentatives maladroites avaient réveillées la douleur et l'hémorragie.
Mais elle allait y arriver, foi d'Aburame Hako !

Son père observait en silence les progrès de sa fille, donnant parfois laconiquement des instructions. Il n'intervenait toutefois jamais directement et ne donnait jamais explicitement des solutions. Hako devait se débrouiller seule.
Bien évidemment, il agirait si jamais sa fille manquait de se vider de son sang ou allait aggraver sa blessure.
Mais il savait qu'il n'en aurait pas besoin.
Hako était têtue, mais elle était aussi douée.

Et en effet, il ne fallut qu'une après-midi pour que la jeune fille pige le coup. Triomphante, elle scella finalement sa blessure.
Hideaki l'examina d'un œil expert, constatant avec plaisir que la plaie était propre et scellée. Les tissus n'étaient guère abimés malgré les nombreuses tentatives hâtives de "réparation" des kikaichuu lors de l'entrainement. Pas de début infection non plus.
Il félicita donc son rejeton qui poussa des cris de joie en bondissant partout (d'où tirait-elle son énergie ?).
Il dû la forcer à s'asseoir et à manger quelques-uns des onigiri restant de leur repas de midi, le temps qu'il ôte lui-même le pansement d'insecte et utilise une véritable technique d'Iroujutsu pour soigner sa petite diablesse.

Afin qu'elle ne se repose pas trop sur ces lauriers et pour profiter de la lumière du couchant pour une dernière révision, Hideaki s'infligea lui-même quelques plaies, bénigne mais pouvant offrir un challenge intéressant à sa fille.
Bien qu'un peu gênée, Hako réutilisa avec succès sa nouvelle technique, scellant et nettoyant les blessures de son père.
Parfait, elle avait réellement compris l'essence de la technique Aburame.
Et qui sait... Cela l'inciterait peut être à envisager une carrière médicale, elle la rentre-dedans volontaire.
Supporter autrui serait aussi bon pour son égo.
Hideaki sourit, imaginant ce que ça ferait de voir le lutin vert de Konoha soudain rêver de devenir ninja-médecin.
Tant qu'elle ne s'intéressait pas aux poisons...


Technique acquise:
 

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