:: Zone Rp - Le Sekai :: Tempête de lames : le siège de Baransu :: Le Grand Bazar et l'extérieur Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Who the hell are them?

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Kayaba Akihiko
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Ce RP fait suite à l'Opération Pain

La mission:
 


empire of

angels



Nobushi & Kaori & Akihiko


« Veuillez me suivre. »

De sa voix enchanteresse, Tyrande capta l’attention de tous les Shinobis présents. Dans un mouvement angélique, à la limite du divin, la jeune femme lunaire les intima tous de les suivre de l’index. Sans ajouter un mot, tous la suivirent, Akihiko en tête et, à ses côtés, Nobushi et Kaori le suivaient à l’instar de la deuxième équipe formée pour cette mission.
Une fine trappe se manifesta devant l’ambassadrice et Akihiko qui l’inspecta rapidement. Le trou était vraiment étroit, littéralement un trou d’homme. Un Akimichi n’aurait pu se faufiler à l’intérieur à n’en pas douter. Le blond joignit alors ses mains et, sans presque se concentrer, se transforma en Samouraï de l’empire. Les images qu’il avait d’eux étaient encore bien présentes dans sa mémoire et le seraient pour toujours ; l’homme avait la mémoire absolue. Il se tourna vers le reste de la troupe et, derrière le masque fictif qu’il portait, leur sourit. Bien qu’intangible, cela saurait probablement s’entendre.

« Pour ceux qui n’auraient probablement pas eu le loisir d’en affronter quelques uns comme nous avions été obligés de le faire avec Akrillo, voilà l’image qui doit passer dans votre esprit dès lors que vous serez prêts à vous camoufler, les instruit-il. »

Une fois que tout le monde sembla prêt, il se glissa dans cette espèce de trappe et fut obligé de ramper. Ce n’était vraiment pas large… et répugnant. Et sale. Et humide. Au moins, la pluie qui tombait donnait l’avantage que cela être un peu moins nauséabond qu’à l’accoutumée. En tous les cas, il ne broncha pas et ne se renfrogna pas. Il était prêt à tout pour s’attirer les bonnes grâces de celle qui les avait guidés… Il était intimement persuadé que cela remonterait aux oreilles de Churitsu-dono, seigneur de cette sainte patrie, et qu’il serait potentiellement à même d’en trier quelque avantage qui soit.
Après quelques temps plus ou moins désagréables et supportables selon la personne, ils finirent par s’extirper de cet étroit conduit, non loin de la sortie.
Il fit craquer tous ses muscles et sonda les environs avec ses dons sensoriels, afin de s’assurer de ne pas être traqué et qu’aucun autre samouraï ne vint à leur rencontre au même moment. Bien sûr, il avait une justification – aussi probante fût-elle – à fournir à leurs détracteurs, mais il préférait ne pas avoir à l’invoquer pour l’instant. Pour l’instant, ils ne savaient rien des directives qui furent données à l’Empire, aussi il était mieux vu de ne pas avoir à tenter le Diable en jouant sur un terrain ô combien graveleux.
Non pas qu’il doutât de son éloquence et de ses capacités à jouer sur les mots et ainsi manipuler l’ennemi. Bien loin de là. Prudence est mère de sûreté, se répétait-il ce mantra intérieurement. Il ne s’agissait pas de compromettre l’opération dès le début, cela ne ferait qu’empirer la situation… Et ainsi dire adieu aux potentielles récompenses qui pouvait les attendre à la clé.

Assuré que ses deux coéquipiers le suivaient bel et bien, il s’approcha de l’issue voulue et s’engouffra hors des remparts, tous sens en alerte afin d’anticiper le pire. Ils descendirent encore quelques mètres afin de rejoindre un embranchement qui se scindait sur plusieurs directions. Plusieurs de ces chemins boueux semblaient faire direction sur le Nord, direction  visée, tandis que les autres continuaient vers leurs nations respectives. D’un hochement de tête consenti avec les autres, le Haut-Conseiller emprunta le premier qui contournait vers le Nord – de ce qu’il avait compris de sa carte mentale.
Modulant sa voix afin qu’elle paraisse plus rauque, toujours dans un soucis de transformation corporelle, le blond fit signe à ses acolytes de s’arrêter afin d’analyser les possibilités qui s’offraient à eux et de pouvoir sonder un peu plus les environs malgré la pluie qui tombait toujours sans discontinuer, brouillant sempiternellement les dons sensoriels de tout un chacun.

« Je propose que nous analysions les environs, chuchota-t-il afin que quelque oreille indiscrète ne l’entendît pas. Histoire de ne pas tomber sur un barrage routier ou de nous trahir tout de suite par un chemin qui serait totalement inadapté à leur stratégie fixée en amont, souffla-t-il, balayant encore une fois le paysage du regard, à a recherche de la moindre aspérité alors que sa sensorialité faisait de même. Nous sommes encore relativement proches de la citadelle mais rien ne peut les empêcher de nous tomber dessus, ajouta-t-il. Restons aux aguets quelques instants et assurons-nous qu’il n’y ait pas d’obstacle incongru par la suite. Le campement ne devrait plus être très loin, de toute façon, murmura-t-il à nouveau. »
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Kisho Benkei
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Des égouts, j'ai horreur des égouts. C'est sale, infesté de rats, de maladies et les odeurs ont de quoi faire évanouir le plus fort des hommes, durant tout le trajet j'ai eu une nausée qui me donnait envie de rendre mon déjeuner et encore maintenant j'ai l'impression que les flagrances subtiles auxquelles j'ai eu affaires vont imprégner mes vêtements. Malgré la technique de métamorphose je me sens frêle, et surtout à découvert ; le sabre rend bien, l'uniforme aussi, et le masque à gaz aussi. J'essaie d'étirer mes cordes vocales dans l'espoir de me faire passer pour un homme, sans succès toutefois ; le chakra ne me permet pas de faire ça sans m'y connaître en ninjustsu médical et le gout infect dans ma bouche témoigne d'un échec cuisant. Modifié la tonalité de ma voix ne sera pas possible pour ma part, malgré tout les efforts déployés il faut que je me rende à l'évidence. Au pire je pourrai toujours prétendre être une appelée de force ou une femme samouraï.
Toutefois avec la pluie qui nous lave de toute cette puanteur, je détecte un détail qui m'agace profondément. Je porte mes mains près du cou de notre cher haut conseiller de Suna avant de rabattre en arrière le col de sa tenue de combat.

-Le col, il faut que je le remette en place, sinon vous allez attirer l'attention du premier soldat qui s'attardera sur nous. Ils ne plaisantent pas sur les uniformes. Je jette un coup d'oeil à ma tenue avant de constater que j'ai songé inconsciemment à ce détail au moment de me métamorphoser. Gardez une certaine distance de sécurité entre vous, si on se fait passer pour une patrouille de combat nous sommes censés garder un katon d'écart entre nous, au moins. Il nous faut un alibi pour justifier que nous ne soyons plus que trois. Ce n'est même pas une équipe réglementaire ninja, et je doute que les samuraï qui privilégient les tactiques d'équipes et le contact laissent des trios se balader aléatoirement dans les environs. Si on nous demande, je suggère que ce soit moi ou son éminence qui parle, en fonction de qui sera interpellé. Je regarde les tenues de mes deux camarades. Inventez-vous un blason de maison, et une maison. Vous êtes des samouraïs pas des ninjas, on est censé vous reconnaître. On rentre au quartier général parce que notre assaut pour percer une autre brèche a échoué, en l'absence de chef d'équipe et d'effectifs suffisants nous rentrons pour demander d'être réaffecté à un peloton et un nouvel objectif de mission.

Je regarde autour de moi, des arbres, des chemins, et de la pluie à perte de vue.

-Une objection?
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Re: Who the hell are them? Mar 13 Mar - 23:56
Who the hell are them?

Heureusement pour les shinobis, la pluie battante avait chassé le gros des remugles des égouts et les... matières les plus salissantes.
Néanmoins, ramper longuement des ces boyaux putrides, et obscurs n'avaient rien d'une promenade de santé, même pour un ninja aguerrit. La seule qui s'en sortait vraiment était la petite Uchiha, de part sa taille. Ses compagnons, d'une taille impressionnante, souffrait terriblement à se faufiler dans les endroits orifices inondés.
Bien vite, les membres de l'expédition durent laisser tomber leur henge soigneusement préparé : même la petite Uchiha aurait été gênée par leur déguisement parfait mais fort encombrant. Il ne pesait rien, mais gênait mouvements et vision.

Les shinobis finirent tout de même par s'extraire péniblement des ce cloaque fétide, avec le sentiment d'avoir accomplit tout un périple. Qu'ils préféreraient sans doute ne pas conter.

En tout cas, ce chemin d'évasion leur avait permit de s'extraire de la cité assiégée sans mal : il y avait peu de volontaire pour garder les fosses à purin et aucun samouraï saint d'esprit n'oserait tenter un assaut par cette voie. Pas en armure. Pas s'il avait la moindre dignité. De plus,  avec l'eau souillés qui s'en déversait, ces égouts sommaires et puants étaient très glissants.
Revenir par ce chemin s'annonçait donc du plus haut pénible.

Ils débouchèrent sur les berges boueuses d'un petit rut, transformé en véritable torrent par la pluie, où se déversait une partie des eaux usées de la citée.
Là, ils purent soufflait un instant sous la pluie battante et le vent mugissant, avant de reprendre leur déguisement après avoir retiré les sangsues qui s'étaient collées à eux et ôté quelques matières innommables qui parsemait leurs cheveux et leurs habits.
Trempée et transit de froid, ils se mirent en route.

Chemin faisant, Nobushi Kisho la mercenaire qui semblait bien connaître les traditions samouraï leur donna quelques conseils.
Senseur et stratège roué, le Haut-Conseiller de Suna remarqua quelque-chose d'étrange alors qu'ils s'éloignaient de la citée et du champ de bataille : la pluie devenait bien moins drue, se changeant en simple bruine agaçante. Il n'y sentait guère de chakra.
En se retournant pour contempler la ville assiégée, cela devint évident : la tempête estivale s'était arrêtée sur Baransu, stationnant au dessus de la cité où elle déversait trombe d'eau et vent violent, malmenant les défenseurs.
Cela n'avait rien de naturel.

Toutefois, le temps était loin d'être au beau fixe. Brouillards et brumes accompagnaient cette bruine incessante, rendant l'estimation de forces ennemies difficiles.
Les ninjas purent cependant en avoir une meilleure idée.
Aplatit derrière un roc au sommet d'une collinette, ils purent admirer une portion de l'armée de Tetsu.

Après le sac du bazar, les samouraïs de l'Empire avaient tenté un coup de force contre la cité. Mais si Baransu avait été malmenée, elle n'était pas tombée sous l'assaut initial, grâce aux efforts héroïques des Churitsu et des ninjas alliés contre l'ennemi commun.
Aussi l'Empire avait reculé sur des positions soigneusement planifiée à l'avance, pour commencer son siège.

Aussi, de ce qu'ils pouvaient en voir, il y avait peu de vrais samouraïs dans les environs. Ils apercevaient surtout des divisions d'ashigaru, des unités d'infanteries légère formée de paysans et autres conscrits de basses castes..
Ces derniers, armée majoritairement de lance et d'arc, quelques officier ayant droit au sabre, formait des lignes s'abritant derrière des boucliers.
Les meilleurs tireurs lançaient de temps en temps une volée de flèches vers les remparts, pour harceler les défenseurs.
Mais la majorité d'entres-eux étaient occupé à la construction de campements.
Ceux-ci étaient disposé en quinconce, exploitant aux mieux les reliefs environnants, mais toujours à porter de flèches les uns des autres. En charger un ou utiliser une technique ayant une grande zone d'effet s'avérerait futile et causerait la riposte immédiate des autres escouades.
Drapeaux et fanions étaient nombreux et variés, signe que les troupes venaient de tout l'Empire et avait le soutien de moult clans.

En plus de ça, les ninjas virent passer de vrais samouraïs, archer à cheval. Ces patrouilles rapides et bénéficiant d'une longue portée transmettaient les ordres et seraient lancer à la poursuite de toute personne tentant de s'échapper de Baransu. Certains s’arrêtaient pour houspiller ou encourager les troupes,  porter des ordres ou récupérer des rapports.

De temps en temps on voyait aussi des cohortes disciplinées de samouraïs, par groupe minimum d’une dizaine de guerrier. La majorité d'entre elles semblaient se rendre vers l'arrière, où devaient se trouver des campements de bases pour l'élite et le commandement. D'autres allaient vers la cité, se placer de façon à relayer les assaillants et maintenir une présence en vue d'assaut opportun.
Pour l’instant, personne n’avait noté la présence de l’équipe de shinobis déguisés, mais vu la fréquence des patrouilles, cela ne durerait pas, surtout s’ils avançaient vers le Nord.

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Kayaba Akihiko
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battle for camelot



Nobushi & Kaori & Akihiko


A présent que le trio était loin de toute menace un poil trop évidente, le chef auto proclamé analysa les environs tandis que Nobushi remettait son col en place. Le soucis du détail qu’elle seule pouvait mettre à profit dans de pareilles conditions. Pourtant propre sur lui, le Sunajin ne s’était pas rendu compte de l’erreur qui aurait pu compromettre au moins la moitié de l’opération. A cet effet, il se promit à lui-même de veiller davantage à ses futures transformations, quoique surprise d’avoir raté pareil détail. L’infiltrée ajouta quelques détails supplémentaires : la distance de sécurité. Akihiko n’avait jamais réellement côtoyé les samouraïs, ou s’il l’avait fait, ce fut lors des événements annuels liés à Baransu. Autant dire que la distance de sécurité minimum des escouades n’était pas forcément respectée… D’un hochement de tête, il acquiesça cette première remarque.
Le deuxième point abordé concernait la priorité de parole des trois. Elle-même ou son éminence… Pourquoi continuait-elle de l’appeler comme ça, même après tout ce temps ? Amaterasu savait qu’il détestait qu’on lui léchât les pompes de la sorte. Il restait néanmoins tiraillé ; les mœurs et valeurs de son interlocutrice étaient bel et bien ancrées en elle comme en lui, aussi comprenait-il parfaitement son vocable soutenu, lui-même l’utilisant lorsque la situation s’y prêtait. Mais savoir qu’on lui accordait autant de confiance et de mérite le faisait sourire : il savait ainsi qu’il était reconnu à sa juste valeur. En revanche, cela pourrait bien le trahir et le compromettre, lui et Suna. Après tout, il n’était censé être que le président du Conseil de sa nation, pas le deuxième de cette dernière.
Il opina. Pour l’instant, aucun mot n’était à même de sortir de sa bouche, à l’instar des objections qu’il pouvait avoir : aucune.

Son regard balaya le tout à trois-cent-soixante degrés. Rien qui ne bougeait, pas même une feuille d’un buisson ou d’un arbre. Autre détail important : la pluie n’était plus aussi drue qu’avant… Elle était quasiment inexistante. Seule une légère bruine persistait aux côtés de quelques brumes dispersées ci-et-à qui pouvaient certes bloquer leur vue mais certainement pas ses capacités sensorielles. Quelques pas devant se dressait une hutte, une collinette comme l’appelleraient les paysans du coin. Certainement pas une dune. Un petit talus. Bref, cela leur permettait de surplomber ce qui se trouvait en contre bas. Méfiant, le blond se décida de ramper pour s’y percher et admirer – ou au moins analyser – ce qui se trouvait caché au-delà de ce dénivelé. Voici donc où se trouvait leurs différents campements, les premiers avants-postes connus de l’Alliance.
Bien qu’embrumée, la vision du Haut-Conseiller parvint à distinguer quelques éléments peu négligeables pour la suite de leur avancée. Il n’y avait guère de samouraïs de haut acabit, à en croire leur chakra. Ici, la plupart se tenaient et se dressaient tels des paysans armés de fourches, à la seule différence que leur arme reptilienne avait été remplacée par des arcs ou des lances. Seuls quelques rares « élus » avaient le droit au port de sabre.

De temps à autres, quelques troupes de cavaliers – probablement de vrais avant-gardistes – venaient à l’encontre de leurs sbires. Tantôt les encouragent, tantôt leur donnant des ordres… La prise d’information fut également constatée – du moins c’est ce qui semblait le plus plausible aux yeux du Sunajin – dès lors que certains semblaient écrire quelque chose sur une espèce de bout de papier ou de simulacre de parchemin.
Soudain, toute une troupe, composée d’une dizaine d’entre eux, apparut relativement distinctement dans son champ de vision. Tous étaient disciplinés et semblaient venir de par-delà les campements de première ligne. En revanche, le blondin étaient incapable de dire ce qui pouvaient bien se trouver par là-bas, bien qu’il eut sa petite idée sur la question.
A la manière d’un ver, il fit demi-tour et se redressa pour contempler le sinistre tableau de la citée assiégée. L’orage d’été était encore parfaitement au-dessus de cette dernière. Aucun doute là-dessus, cette pluie était une technique shinobi à n’en pas douter.

Il croisa les mains de sorte à former un mudra en se remémorant rapidement un insigne qu’il avait vu sur le blason d’un des sbires couramment alpagués par leurs gradés puis se tourna vers ses deux comparses.

« Tout compte fait, j’ai peut-être une objection, affirma-t-il, sourire masqué par son masque mais toutefois audible. Je suggère que nous revêtions tous trois le même insigne, ainsi nous aurions une justification quant à notre regroupement, même si j’ai bien l’impression que toutes les castes de l’Empire sont réunies ci-bas… Il se tourna vers Kaori. Il nous faut parvenir à nous fondre dans la masse, si possible rejoindre leurs campements de base pour en apprendre plus. Il marqua une courte pause et fixa intensément la plus jeune du groupe. Kaori, je vais avoir besoin que tu montes sur mon dos – tu es la plus jeune et petite de nous trois, tu es donc la moins fatigante à transporter – et que tu transformes de nouveau. Mais cette fois… Imagine tes jambes sectionnées et des garrots les terminant. Nous allons te faire passer pour une blessée pour pouvoir nous infiltrer dans les premières lignes. De toute façon, au vu de leurs patrouilles, il y a fort à parier qu’ils nous tomberont rapidement dessus. Puis à Nobushi. Quant à toi, milady, tu joueras notre chef d’escouade et te chargeras d’expliquer la situation à ceux qui nous trouveront. Je ne doute pas de tes capacités à te faire passer pour eux, la taquina-t-il pour finir, de manière à ce qu'elle seule en eût été capable de comprendre le véritable sens de sa phrase. Si vous n’avez rien à ajouter, nous pouvons y aller. Ouvre la marche, Nobushi, je resterai à un Katon derrière toi, sur la gauche. »

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Kisho Benkei
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Des cavaliers partout, qui chevauchent comme s'ils avaient milles démons à leurs trousses avec des missives, et leurs arcs. Des yumi en bambou dans la plus pure tradition samuraï, je m'efforce de faire profil bas en observant le paysage que nous surplombons ; des ashigaru, des paysans-soldats qui manient la lance et l'arc avec une efficacité individuelle que je remets facilement en doute, mais en formation serrée je ne songerais même pas à les approcher. Attaquer un hérisson sans y perdre des plumes est plus facile à dire qu'à faire, et entre ça et les troupes samouraïs qui se déplacent à pieds sur les sentiers balisés je n'ose guère imaginer nos chances de survies si une bataille venait à éclater. Comme pour appuyer la lassitude grandissante que j'éprouve rien qu'à l'idée de devoir songer à autant de détails, je baille. La journée va être très longue.
En fait, la seule chose dont je peux être certaine est que je vais rentrer en vie, comment je vais réussir ma tâche est une autre affaire, une affaire que je vais devoir résoudre avec l'aide du haut-conseiller et de la genin de Konoha. Comme si les choses n'étaient pas déjà si compliquées comme ça. J'imite son éminence lorsque celui-ci modifie légèrement sa transformation pour recopier le symbole qu'il s'est ajouté dans le dos, égratignant mon armure imaginaire en de nombreux endroits au passage. Un peu d'usure ne fait jamais de mal sur une cuirasse.

Alors que celui qui participe activement à la gestion de Suna parle, je regarde la cité victime de la guerre, les colonnes noires de fumée sont un rappel de ce qui arrivera à mon pays de naissance si le conflit s'étend comme la gangrène. Mes lèvres restent scellées un moment après que notre chef d'équipe du moment ait finit de parler, je me retourne vers la paire un peu blasée par le triste spectacle que j'ai eu sous les yeux ; dire qu'il y a vingt ans c'est mon père qui faisait ça et je prends le même chemin que lui. Je me souviens encore de ce qu'il me disait : j'ai soif d'aventure pour ceux qui ont faim de liberté. Aujourd'hui j'emprunte le même chemin, mot pour mot, sans même avoir à provoquer les choses, tout s'enchaîne naturellement comme les engrenages d'un moulin se mettent en branle par la simple force du vent.

-Aye. Je me redresse et commence à dévaler la petite colline sur laquelle nous nous trouvons. Nous arrivons rapidement sur un chemin et nous orientons vers le Nord. Sergent. C'est le haut-conseiller que j'interpelle. Caporal. Kaori. Tenez le coup, nous ne sommes plus très loin. Je ne suis pas le chef pour rien ici. Sergent-chef, le grade en jette mais est souvent le plafond de ce que pas mal de samouraïs atteignent. Je vérifie qu'autour de nous personne ne nous écoute. Les ashigaru ne sont pas de simples paysans, ils s'entraînent régulièrement et sont aptes à se battre en formation serrée. Ne sous estimez pas nos subordonnés et surtout, n'oubliez jamais que dans le tas se cachent des samouraï en devenir. Le statut d'Ashigaru est aussi synonyme d'ascenseur social. J'espère que vous avez compris.
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Uchiha Kaori
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× Who the hell are them ?×
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× PV. Noboshi Kisho,  Kayaba Akihiko, ×Mission rang B×  



F inalement, on sortit de la cité de Baransu et on se retrouva dans une zone assez désertique aux niveaux de nos ennemis. Bon le chemin que l'on avait pris n'était pas des plus agréables et il ne fallait pas avoir peur de ressortir de là complètement sale. Je regardai mes vêtements et me mit à penser que maman hurlerait si elle me voyait dans cet état-là. Elle était assez maniaque sur la propreté. Enfin à mon goût. Lorsque je regardai vers Baransu, je pus remarquer que l'orage s'était stoppé au dessus de la cité.  

 Même si je n'étais qu'une simple genin, je me doutais que cela n'était pas normal. En tout cas, de notre position nous pouvions avoir une vue de l'armée de Tetsu et cette dernière me semblait assez hétéroclite, mais malgré tout très bien organisé. Je ne connaissais rien des samouraïs, à part ce que j'en avait vu lors de l'attaque du marché de Baransu. Il y avait de nombreux cavaliers, un truc que l'on ne connaissait pas nous les ninja, ainsi que de nombreuse personne que Kisho nomma Ashigaru. Voilà un bien étrange mot.  

Le Haut conseiller sunajin prit la parole en premier suite aux explication que venait de nous donner la ninja indépendante. Pour lui, nous devions revêtir le même insigne pour faire croire à nos adversaire que nous étions de la même compagnie. En y réfléchissant, ce n'était pas une si mauvaise idée que ça. Puis il exposa la suite de son plan. Il me demande de me transformer de nouveau, mais cette fois en  samouraï blessé. Je n'avais jamais tenter ce genre de chose, mais j'étais sûre d'y arriver. A l'Académie, j'étais la meilleur de ma classe pour utiliser le Henge. Bon l'idée ne m'enchantai pas vraiment, mais s'il fallait faire cela pour accomplir notre mission, je devais alors le faire. Je lui répondis tout simplement :
«D'accord, je vais le faire.»

Puis je m'approchai du sunajin pour monter sur son dos. Cela était étrange pour moi, car j'allais devoir faire confiance à quelqu'un qui n'était pas de mon village et que je ne connaissais pas du tout. Ce conflit commençai à changer ma vision du monde en réalité. Quand on le voulait, on pouvait s'aider mutuellement en fait. Mais bon, j'allais devoir remettre mes réflexion à plus tard. J'exécutai le Henge que l'on m'avait demandé à la perfection et sans aucun effort. Puis Akihiko se plaça à un katon derrière kisho, qui devait se faire passer pour notre chef d'équipe. En tout cas, elle semblait en savoir long sur ces  samouraïs. Bon même si je ne comprenais pas pourquoi ils venaient de nous attaquer. Mais cela aussi, je le saurais surement plus tard. Tout en faisant mine de nous encourager, la jeune femme nous donna quelques explications. Si je comprenais bien même les ashigaru n'étaient pas à prendre à la légère. Il allait falloir que je m'en souvienne. De mon côté, je fis semblant de souffrir et d'être sur le point de perdre connaissance. J'essayai d'imaginer ce que l'on pouvait ressentir avec ce genre de blessure et franchement ce n'était pas facile. J'espérai juste être assez crédible dans mon rôle de blessé de guerre.

récapitulatif :
 
©️Wayke
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Re: Who the hell are them? Mer 21 Mar - 20:28
Who the hell are them?

Sous le crachin incessant, les ninjas se concertèrent un moment au calme (relatif) pour mettre leur plan au point après avoir observé les environs.
L'examen des cohortes ennemis et des cavaliers qui portaient les messages d'un campement d'ashigaru à un autre leur avait permis de noter moult insignes et blasons.
Ils en choisirent un, pour l'appliquer à leur déguisement, histoire de paraitre venir de la même unité ou du même clan samouraï.

En effet, les shinobis avaient décidé d'essayer d'infiltrer un des clans de troupiers pour acquérir quelques renseignements.
Familière des samouraïs, Kisho donna des noms de grades et des conseils pour faciliter leur infiltration. Les armures henge furent soigneusement copiées, blasonnées et usées pour montrer qu'elles avaient bien connus la guerre.
En effet, le Haut-Conseiller de Suna et sa gouaille les avait convaincus de jouer le rôle d'un groupe de blessés revenant du front.
Au fond de l'esprit de la shinobi indépendante, un frisson, suite à l'énoncée de ce plan. Mais convaincus par le charisme du sunajin et sa logique, elle n'éleva pas d'objection.

Une des pièces maitresses de cette infiltration reposait sur la jeune Kaori, qui devait jouer le rôle d'un amputé de guerre, suscitant compassion et urgence chez les soldats de l'Empire. Et parfait pour expliquer la petite taille de la toute jeune kunoichi.
La prodige du clan Uchiha exécuta son henge à la perfection, suivant à la lettre les instructions du Haut-Conseiller.
Elle avait à présent l'apparence d'un samouraï tombé dans une embuscade et qui aurait eut les jambes tranchés. Les moignons se terminaient par des chiffons rougis, comme hâtivement posés après une bataille. Son armure était elle aussi maculée, avec le bon blason et copieusement abimée par les affres de la guerre.
Le légendaire sharingan du clan Uchiha était à l'œuvre et avait fournit à Kaori bien trop d'exemple de blessure entre-aperçut sur le champs de bataille.
Elle faisait un blessée parfaitement crédible, avec un rictus de souffrance difficilement endurée par un noble samouraï et une pâleur trahissant ses hémorragies.
Cela en était même troublant pour celui qui devait la porter, qui par reflexe essayer de ne pas lui faire mal alors qu'il n'y avait que des blessures factices.

L'équipe se mit donc en route vers un des campements, sachant qu'ils seraient très vite repéré et peut être même "secouru".
Kisho, promue cheffe du groupe, menait la marche, lançant des grades en l'air afin de parfaire leur crédibilité si quelqu'un écoutait.
Akihiko transportait un demi-samouraï agonisant. Le roué sunajin feignait même de peinait sous la charge fictive, comme si il portait réellement une personne en armure lourde sur son dos alors que l'Uchiha déguisée n'était qu'un poids plume. Sa taille hors-norme cadrait en plus avec son rôle de baudet.

Bien vite les ashigaru les plus proches les repérèrent quand ils sortirent de leur cachette et de la brume. Ils furent mis en joue par moult arcs et une petite délégation de soldat armée de naginata s'avança vers eux.
Dès qu'ils aperçurent armures, blasons mais surtout le blessé, on courut quérir le commandant du camp et le médecin (enfin, celui qui s'y connaissait le mieux en plaies).
Ce dernier ne jeta qu'un coup d'œil à Kaori, sans même l'examiner en détail, avant de secouer la tête d'un air sombre.
Ce noble samouraï avait perdus ces deux jambes... Que pouvait-il y faire ? Extraire une flèche, recoudre vaguement une plaie pas trop grave, donner quelque onguents contre les coups et les coupures, ça il savait faire. Mais là... Même s'il recousait les plaies horribles sous les bandages improvisés, il resterait infirme à vie... Quel tragique destin !
En tout cas, les armures et les blessures avaient accomplit leur œuvre : devant l’urgence, on ne leur avait pas posé de question et on les introduisit promptement dans le camps.

"Nobles samouraïs, que c'est-il passé ?" demanda le chef du campement aux infiltrés, sans quitter des yeux les terribles blessures de l'amputé.
Il pouvait très bien l'imaginer, ayant déjà connu la guerre, mais il se devait de poser la question.
Il échangea un regard avec le médecin, qui confirma son diagnostic en secouant la tête.
"Faîtes tout préparer." ordonna immédiatement le chef de camps.
Le médecin s'inclina profondément et courut vers les tentes, accompagnée de quelques ashigaru.

"Vous avez bien fait d'amener ici votre pauvre compagnon..." affirma le chef du campement. "Il ne faut pas laisser le corps d'un si noble guerrier aux mains de ces chiens de ninja et de leur sbires de Baransu."
Là, le frisson intérieur de Kisho se fit plus insistant. La shinobi indépendante, ne sachant pas trop ce que lui soufflait son instinct, lança un regard inquiet au Sunajin.
Ce dernier, prudent, déploya alors sa sensorialité, à la recherche d'une menace cachée.
Rien de spécial : le camp n'abritait qu'une cinquantaine d'âme et au vue de leur chakra, elle n'aurait pas hésitée à les qualifier de civils, malgré leurs armes. Malgré leur nombre, ils ne feraient pas le poids face à leur équipe s’il fallait recourir à la violence…

Le médecin revint très vite.
Il s'était changé, arborant désormais la tenue d'un prête hâtivement enfilée.
Des ashigaru apportait un tatami, un tabouret (celui qui le portait semblait d'ailleurs très gêné, sachant qu'il ne serait sans doute pas utilisé), une tasse de sake, un pinceau, de l'encre et des feuilles de papier de riz.
Ils avaient même dégotté un kimono blanc.
"Je ne sais pas s'il pourra l'enfiler..." murmura tristement le médecin faisant office de religieux.

En les voyant arriver, Kisho sut. Ils avaient fait une erreur. Une terrible erreur.
Les blessures simulées par Kaori étaient beaucoup trop graves.
Seuls les nobles les plus riches pouvaient faire appels à l'un des rares spécialistes en Iroujutsu. Et même encore, seul le clan Omura d'Uzushio pouvait remplacer avec certitude un membre tranché (en n'étant pas très regardant sur la provenance du "remplacement").
Seul le clan Shirogane de Suna pouvait concevoir des prothèses utilisables en combat et dans la vie de tous les jours.

Pour un banal samouraï, venant d'un Empire qui soit disant rejeté le ninjutsu, se faire amputer les jambes était une véritable condamnation. De fier et noble guerrier, s'il survivait, il devenait un infirme. Un inutile.
Plus la mort que pareil destin.

"Pourra-t-il le faire seul ? J'imagine que vous serez son assistant..." demanda alors le chef du camp à Kisho, alors que les ashigaru (une dizaine) se mettaient au garde à vous autour après avoir préparé l'endroit pour le seppeku.
"Vous m'honoreriez en utilisant mon tantô... Vous avez bien agit, samouraïs, votre ami connaîtra une mort digne."

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Kayaba Akihiko
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battle for camelot



Nobushi & Kaori & Akihiko


Nobushi jouait parfaitement son rôle de substitut, c’est pourquoi Akihiko lui faisait confiance depuis le début… et qu’il avait décidé de l’avoir dans son équipe. Ses choix n’étaient jamais anodins ; ce n’était sûrement pas en situation de crise que cela allait changer. Sergent. Voilà le grade qui lui avait été donné provisoirement. Il ne regrettait certainement pas ses choix qui dataient de plusieurs années déjà. Un sourire triomphal s’était fiché sur son visage masqué. L’infiltrée prit de nouveau la parole après s’être assurée qu’aucune oreille indiscrète ne traînât ci ou là. Les ashigarus, comme elle les appelait, n’étaient pas à prendre à la légère. Bien que ressemblant à de vulgaires paysans, ils restaient relativement aguerris et semblaient savoir se battre, surtout en formation serrée. Des années et des années d’entraînement, probablement, songeait le Haut-Conseiller. Mais elle avait raison, il ne fallait pas oublier que certains membres de cette caste étaient destinés à de venir de réels guerriers de l’Empire. Rester sur leurs arrières était primordial, donc.  
Kaori s’exécuta sans broncher. Prenant l’apparence d’un infirme aux jambes amputées, le blond la prit sur son dos alors qu’il changeait quelques détails sur sa tenue ; ne pas avoir quelques traces d’usure aurait pu faire tâche au milieu de tous les autres. Il ne s’agissait pas d’oublier qu’ils étaient supposés avoir été envoyé à Baransu pour s’y battre, pas pour prendre le thé. Aussi faisait-il mine de crouler sous le poids de la jeune métamorphosée, comptant sur son jeu de scène naturel pour faire croire à ses futurs interlocuteurs de quoi ils ressortaient, à l’instar de la Konohajin qui faisait mine de souffrir et d’être aux portes de l’agonie, à demi-consciente.

Comme il l'avait prévu, une patrouille les repéra à peine furent-ils sortis de leur cachette. Arcs bandés et lames érigées à leur égard, tous se rassurèrent dès lors que leurs insignes et uniformes furent montrés. C’était sans réelle surprise que le blessé fictif alarma le reste de la cavalerie qui courut chercher ce qui semblait être un médecin. Ou, selon les pensées du blond, celui qui s’y connaissait le mieux en blessures de guerre. Un simple regard jeté à Kaori lui suffit à établir un diagnostic général… Ce qui déplut fortement au Kayaba qui, pourtant, ne broncha pas et ne manifesta aucun signe de protestation. Il valait mieux être prudent avec ces gens-là… On ne savait jamais ce qu’il pouvait se passer.
Le simili-médecin secoua la tête d’un air sombre. Voilà ? C’est tout ? Rien de plus ? Toujours est-il qu’au moins une partie du plan avait fonctionné jusqu’à présent : les voilà introduits au sein même du campement, avec en prime leur commandant. Peut-être allaient-ils enfin pouvoir avancer dans cette infiltration qui, sans mentir, ennuyait le blond de Suna au possible.
Le chef continuait de regarder avec stupéfaction les blessures de l’infirme tout en leur demandant ce qui s’était passé. Aucun ne répondit : c’était aussi clair que la pluie qui tombait en rafale sur la citée enflammée. Ce dernier lança nun regard à son médecin qui lui confirma la situation d’un simple hochement de tête. A ce moment-là, le chef de camp ordonna à ce que tout fût préparé. Nobushi, inquiète, lança un regard peu rassuré à Akihiko qui sonda les environs. Une cinquantaine d’âmes, tout au plus, était ainsi regroupée. Nombreux étaient leurs ennemis, mais leurs chakras étaient néanmoins très faibles. Il n’y avait aucune crainte à avoir : s’ils devaient se battre, ils ne devraient pas avoir trop de soucis.

Le médecin finit par s’éclipser, accompagné de quelques Ashigarus. Quelques minutes plus tard, les revoilà tous, le médecin ayant changé ses habits pour ressembler à… un prêtre. Ni plus ni moins. Comme pour mimer le choc, Akihiko ne mouftait toujours pas. Il ne parlait pas et ne bougeait qu’en cas d’extrême nécessité. Il fallait bien sûr la carte du PTSD dans ce genre de cas. Même la force mentale la plus accrue ne pouvait rester insensible face à pareil cas ; aussi singer une telle psyché était un véritable jeu d’enfant pour l’intendant du Sable. Puis on apporta un tabouret, un verre de saké, un kimono blanc, une plume, de l’encre et des feuilles de riz. Se pourrait-il que… Le prêtre indiqua qu’il n’était même pas sûr que le blessé pourrait enfiler sa nouvelle tenue. Ils allaient le pousser à se seppuku. Akihiko venait de réaliser la chose. En voulant trop forcer le trait, voilà qu’ils courraient droit dans la gueule du loup ! Il comprenait également pourquoi les frissons parcouraient tant que ça Nobushi.
Pour ne pas trahir leur couverture, notre Atlas camouflé déposa son « lourd » fardeau sur le tabouret prévu à cet effet. Il espérait profondément que Kaori n’allait pas se mettre à paniquer – ce qui aurait toutefois été une réaction légitime face à la mort – et comptait distraire, voire même poser indirectement quelques questions au commandant qui tendait son tantô à son alliée.
Le blond, alors dans le dos de l’Uchiha comme pour la maintenir, fit le geste le plus respectueux pour un samouraï et fixa « son » commandant droit dans les yeux.

« Commandant… Il faisait semblant de haleter, comme bouleversé par les événements. Nous nous étions aventurés au sein même de cette lugubre cité de Baransu pour aider nos compagnons à l’assaillir. Tous trois avions trouvé une brèche avec nos frères de sang par laquelle nous nous sommes introduits… Mais c’était sans compter sur la réaction de ces chiens de ninjas ! S’écria-t-il. Ils nous ont pris en tenaille et ont décimé tous ceux qui étaient avec nous. Pour vous prévenir de leurs défenses et de leurs capacités, nous décidâmes de revenir sur nos pas, de fuir et revenir rapidement ici ! En revanche… Un dragon boueux est sorti de nulle part et happa tout simplement les jambes de notre frère ici présent, qui les vit s’envoler dans sa gueule maléfique ! Il prit quelques instants pour reprendre son souffle. Et depuis que nous lui avons fourni les premiers secours ainsi que ces garrots de fortune, il est inconscient ! Comment peut-il bien se faire Seppuku à présent ?! Dire que nous ne les avons pas vus de loin à cause de cette pluie torrentielle qui ne tombe QUE sur la cité… déplora-t-il finalement, maintenant toujours Kaori. »

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Kisho Benkei
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Des ennemis partout, sans même avoir besoin de les compter je comprends que la solution violente ne servira qu'à une chose : couvrir notre fuite, maintenir un combat ne sera pas une option, rester en mouvement constant et adopter une tactique de retraite organisée sera sans doutes le seul moyen de pouvoir tous s'en sortir vivant si les choses dérapent. Et elles vont déraper alors qu'en voyant les préparatifs en cours mon esprit travaille à plein régime à l'élaboration d'un mensonge ; il ne faut pas trop se justifier, mais si je parle trop peu je risque surtout de paraître suspecte. Ils doivent fleurer le piège puisqu'ils savent que les ninjas peuvent se métamorphoser, alors autant ne pas leur donner trop de grain à moudre, surtout que le henge est une technique très simple, voir trop simple. Mon supérieur hiérarchique commence à parler, justifiant notre comportement et la raison de notre présence ici avec un blessé grave, beaucoup trop amoché pour servir à la prochaine bataille et donc de facto, deshonoré s'il continuait de vivre, résigné à être un fardeau pour l'Empire.
Le vide abyssal dans mon regard disparaît lorsque la réalité me rappel à mon devoir ; le tantô qui m'est présenté devant moi symbolise beaucoup trop. Si je le prends je scelle le destin de notre alliée, mais si je le refuse, je nous dévoile, pourtant je n'aie pas le choix! Je n'aie pas le foutu choix de faire ça si je veux accomplir la mission, je déglutis, ma main s'élève très faiblement, Kaori je suis désolée ; on te retiendra sans doutes comme une victime de ce conflit.
Je m'agenouille devant le chef du camp, pour implorer son pardon et gagner quelques précieuses secondes ; l'idée est là, le plan existe mais connaître une musique ne suffit pas, il faut aussi savoir la coucher sur papier, lui donné vie, et je vais être obligé de faire ça sans vraiment connaître ma partition. Il faut tout improviser. Maintenant.

-Je vous supplie de pardonner mon impudence mon commandant, et celle de mon camarade mortellement blessé. Mais je vous implore de lui accorder un sursis. Mon front touche le sol, l'eau froide et l'odeur si familière de la boue me rassure presque, ça, c'est quelque chose que je connais. Il doit se faire seppuku pour sauver son honneur, hélas il n'a pas dits un mot depuis que nous avons pansé comme nous pouvions ses blessures. Je le crains incapable de pouvoir se donner la mort correctement, s'il devait... Se soulager de son existence sur cette terre dès maintenant, je crains qu'il ne démoralise les troupes et jette l’opprobre sur son clan. Qui veut voir l'élite de l'armée peiner à s'enfoncer une lame dans le ventre en pleurant et en marmonnant des insanités? Je ne serais même pas en mesure de décapiter Kaori d'un bon coup de lame. Pour le bien de son nom, je vous supplie de lui laisser quelques heures le temps qu'il reprenne ses esprits et rassemble son courage. Je l'assisterai et vous ferai honneur car c'est mon devoir de samouraï, mais il est aussi de mon devoir d'offrir à un frère d'arme un départ dans la dignité.

Je ne décolle pas la tête du sol, je ne me redresserai que lorsque le commandant jugera approprié le moment, il ne m'a dits pas de le faire ce n'est donc pas l'instant. Sans aucune vision sur le reste de la scène, je crains pour ma vie autant que pour celle de mes camarades.
A vrai dire, je m'en remets plus à Amaterasu et le haut-conseiller pour nous sortir de cette situation plus que sur ma rhétorique qui je le crains, risque de s'avérer un peu faible.
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Uchiha Kaori
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J'arrivai à exécuter un henge à la perfection. Maintenant, je n'avais plus qu'à patienter en espérant que cela ne durera pas. Il fallait que je reste parfaitement concentrer pour maintenir ma métamorphose et cela était très compliqué pour l'hyperactive que j'étais. Mais j'essayai de garder en tête que nous étions en mission et que cette dernière était déterminante pour la survit des ninja du Sekai. Nous fûmes bientôt aborder par des ashigaru. Ces derniers étaient moins bien habillés que les samouraïs et si je me souvenais bien de ce que nous avait expliqué Kisho san, c'était des paysans qui avaient été entraînés au maniement des armes.

Mon henge devait vraiment être bon car ils pensèrent réellement que j'étais gravement blessée. Peu après que l'on soit entré dans le camps, le commandant et un médecin arrivèrent. Ce dernier m'examina. Je restai un maximum concentré, essayant de ne pas être attirée par un élément de mon environnement. Cela suffirait à ce que le henge cède. Mais le mouvement de tête du médecin ne me rassurèrent pas. Je n'étais pas devin, mais j'avais l'impression que ça sentait mauvais là. Finalement, est-ce qu'Akihiko sama avait eu une bonne idée en me demandant de paraitre si blessée ? Là je commençai à en douter fortement. Le médecin s'en alla et revint habillé différemment. Les ashigaru installèrent divers objets. J'écoutai avec attention ce que les adultes présents disaient et ce que j'entendais ne me rassurait point.

Ce fut lorsque l'homme de Tetsu parla de mort que je compris et la peur commença à prendre le dessus. J'étais trop jeune pour mourir. Je ne pouvais pas laisser papa, maman, Kuro et Tensai tous seuls. Je devais revenir à Konoha en vie. Ce fut le Haut conseiller de suna qui prit d'abord la parole. Il inventa une histoire et argumenta que j'étais inconsciente, mais le médecin avait surement dû remarquer que ce n'était pas le cas. En tout cas, de mon point de vue, cela n'allait pas me sortir de là. Puis Kisho san parla à son tour. Je ne comprenais pas trop ce qu'elle expliqua, mais elle essayait aussi de m'avoir un sursis. Je n'étais pas certaine que cela fonctionne. A trop penser à ce qui m'attendait, la panique s'empara de moi et ce qui devait arriver arriva. Je m'écriai : :
«Non, il n'est pas question que je meure !»

Sur ces paroles, je perdis ma concentration et le henge disparu. C'est ainsi que je me retrouvai devant des samouraï de Tetsu sous ma véritable apparence : celle d'une petite ninja de onze ans, arborant le symbole du clan Uchiha sur ses vêtements. Je réfléchis très vite et en arrivai à me dire qu'il fallait mieux que je m'en aille d'ici. Surtout si je voulais que les deux autres gardent leurs fausses identités. Je fis un mudra rapidement et exécutait un shunshin. Heureusement que j'avais pu avoir une vision du camp en arrivant. Je réapparue donc derrière une tente. Je n'avais pas de temps à perdre. J'utilisai de nouveau le henge, mais cette fois je me fis passer pour un jeune ashigaru. Ensuite, je commençai à me mêler aux autres paysans présents dans le camps en essayant de me faire remarquer le moins possible.

récapitulatif :
 
©️Wayke
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Re: Who the hell are them? Mar 27 Mar - 19:54
Who the hell are them?

Le Haut-Conseiller de Suna fit un résumé de leur supposé rencontre avec une troupe de ninja ayant décimés leur unité et mortellement blessé l'un d'eux.
C'était ce dernier point qui posait problème... Voilà que les ashigaru s'avéraient tellement serviables qu'ils étaient prêt à aider la petite Kaori déguisée à commettre un suicide rituel.
Il est vrai qu'un samouraï sans jambes n’avait guère d'avenir...

Akihiko tenta de noyer le poisson avec son bagou habituel, jouant le traumatisé de guerre ayant vu ses amis périr contre des forces surnaturelles qui les avaient laissés impuissant.
Le commandant du camp tiqua néanmoins après son discours.
Un digne samouraï aurait dû montrer plus de... retenu. Ne pas s'emporter ainsi contre le destin tragique qui le frappait, lui et ses camarades.
Et ne pas se récrier face à la Tempête Divine. Les Kami savaient combien de ses hommes pestaient face à ce temps déplorables qui rendaient déplacements et batailles fastidieuses. Mais c'était une idée de leur dirigeant suprême et ils n'avaient pas à les remettre en question !

Le visage du commandant du campement se ferma, essayant toutefois de ne pas affiché de dédain envers ce (surement) jeune samouraï paniqué.
Il avait apparemment perdu de nombreux camarades face à ces maudits shinobi… L'autre blessé était sans doute un ami de longue date, voir son amant (il se chuchotait que certaines familles de samouraïs acceptaient ce genre de... relation).
Et puis, il restait malgré tout un noble, un guerrier d'élite et son supérieur en tout sauf en grade.
Laissons donc humblement passer son esclandre...

Mais c'était tout de même étrange que pour quelqu'un d'aussi proche, il déclare que son ami était inconscient. C'était nier les efforts titanesques que faisait ce noble héros déchus pour garder conscience. Tous les ashigaru l'avait remarqué et avait compatit sur son sort, prenant chaque râle et gémissement du blessé comme l'affirmation de sa volonté de mourir dignement, parmi les siens.

Le chef de l'escouade de (faux) samouraï décimé intervint à son tour, à la grande surpris du commandant, s'inclinant profondément devant lui, un inférieur. Cela lui fit un instant oublié la déclaration suspecte du Haut-Conseiller.
Il demandait... Un sursis ?

Gêné par la supplique, le commandant hésita. Il est vrai que normalement, un samouraï devrait avoir le temps de boire un dernier verre, de rédiger un poème sur ces dernières impressions sur cette Terre... Mais avec de pareilles blessures, il n'était pas certain que le mutilé tienne le coup. Il ne ferait que souffrir plus longtemps.
Le camp avait quelques sels et onguents, pour les premiers soins. Mais il n'était pas certain que cela est le moindre effet.
"Relevez-vous." balbutia-t-il. "C'est une demande... inhabituelle. Je comprends votre désarrois, mais je crains que cela ne prolonge inutilement l'agonie de votre subordonné. Ne vaut-il pas mieux qu'il parte dignement ?"

Le chef de camp toussota, embarrassé. Comment tourner la chose pour ne pas commettre d'imper face à un noble gradé ?
"Hum.... C'est dans ce cas là qu'intervient justement le suppléant." continua-t-il, affichant un air le plus neutre possible. "Vous pouvez lui donner promptement une mort rapide et sans douleur."
Il hésita à nouveau, regardant plus le champ de bataille que Nobushi.
"Si par mégarde, vos... vos blessures suite à cette embuscade traîtresse sont trop grave pour vous en acquitter personnellement... Je me permets humblement de proposer mes services. J'ai la main ferme et si ma famille n'est point noble, elle est ancienne et comporte moult guerriers qui ont toujours servis Tetsu avec honneur..."

"Non, il n'est pas question que je meure !" pépia soudain le samouraï mourant. Sa voix était étonnamment aigüe, presque aussi choquant que son refus affirmé du digne seppuku.
Aussitôt, il se transforma sous les yeux ébahit des ashigaru de l'Empire en une petite fille.
La surprise fut telle qu'ils ne réagirent pas aussitôt, même en reconnaissant le symbole de l'ignoble Konoha et du clan honnit des Uchiha.

Le capitaine du camp fut le premier à réagir, empoignant son tantô.
"NINJA !" beugla-t-il, sonnant l'alarme et brisant la paralysie temporaire de ses troupes médusées tout en abattant sa lame sur la shinobi infiltrée... Qui avait déjà disparue d’un mudra !
Il contempla, bouche-bée, le petit tabouret rituel qu'il venait de fendre.

Se redressant, il hurla ses ordres.
"Fouillez le camps ! Nous sommes envahis ! Cette petite espionne ne doit pas être loin ! Archers, à vos postes ! Et faîtes prévenir les Yeux Vigilants !"
Immédiatement, de nombreux ashigaru commencèrent à inspecter les moindres recoins du campement à la recherche de l'Uchiha.
Sa tête serait sans nul doute signe de prestigieuse récompense.
D'autres fantassins armée d'arc virent renforcer les soldats déjà en poste pour surveiller le pourtour du camp et les voies menant à Baransu. Une corne bruyante fut soufflée en un rythme visiblement codé.
Etait une avant-garde annonciatrice d'un coup de force des assiégés ? Ou bien une espionne isolée, qui tentaient de fuir la cité en se mêlant aux troupes de l'Empire ?

La petite shinobi avait été suffisamment rapide pour s'enfuir, le mythique sharingan et sa mémoire de petit génie lui ayant fait enregistré la présence d'une tente salvatrice pour se dissimuler le temps de changer de déguisement.
Désormais sous les traites d'un jeune ashigaru, Kaori participait à la fouille du campement comme les autres. Ses pupilles légendaires lui permettaient pour l'instant de copier gestes, démarche et expressions des autres soldats.
Toutefois, cela n'aurait qu'un temps. Une fois l'agitation retombé, il y avait de forte chance pour que quelqu'un remarque le "petit nouveau".
Le camp ne comptait après tout qu'une cinquantaine d'âme, qui avait fait leurs classes et étaient venus de Tetsu ensemble.
Selon le manuel du parfait shinobi, il aurait fallut "remplacer" quelqu'un pour être tranquille...

Après avoir hurlé ces ordres, le capitaine du campement, visiblement furieux, se tourna vers les deux autres "samouraïs". Ses hommes de confiance, qui devaient servir de garde d'honneur et de témoins au "départ" de l'estropié ne les avaient pas quitté des yeux, les mains serrées sur leurs naginata.
La révélation les avait choqués et mis sur leur garde. Les deux "survivants" devenaient soudains du plus haut suspect.
Le commandement les avaient mit en garde justement contre ce genre d'infiltration à base de sorcellerie ninja.
Et malgré tout, ils s'étaient laissés piéger par une enfant ! Autant dire que leur dignité était bafouée, surtout après avoir voulu assisté un noble samouraï mourant.
"J'imagine que vous avez une explication pour cette... mascarade ?" siffla le commandant du camp, ses yeux foudroyant ceux de Nobushi. "Êtes-vous seulement des nobles serviteurs de l'Empire ? Quel est votre clan et qui dirigeait votre escouade ?"

Le médecin-prêtre qui s'était absenté, partant en courant vers la tente de commandement, revint essoufflé, porteur d'un parchemin scellé, qu'il tendit à son chef.
Celui-ci rompit le sceau et lu rapidement les instructions.
"Vous connaissez la procédure..."
Il déchira le parchemin en deux et le tendit aux deux pseudo-samouraïs.
On pouvait y lire :
FzstrijstywjgnjsfnrjXmtlzs,ojatzxxtrrjijwjutsiwjfhjyyjvzjxynts:vznxjwajeatzx?

Et visiblement, il attendait une réponse, sans doute celle contenu dans sa moitié de parchemin.

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Kayaba Akihiko
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hero of our time



Nobushi & Kaori & Akihiko


Ce qui devait arriver, arriva. Évidemment. Akihiko n’avait jamais eu trop de chance par le passé, aussi se devait-il de penser à toutes les possibilités lorsqu’il entreprenait quelque chose. Qu’elles soient les pires ou les meilleures. En l’occurrence, seuls deux choix s’étaient offerts à lui ; ou plutôt deux chemins. Soit Kaori camoufflée en samouraï grièvement blessée jouait l’inconsciente et se tétanisait en entendant la sanction qu’elle devait elle-même s’infliger, soit elle paniquait comme jamais, perdant ainsi concentration et subterfuge pour infiltrer le camp… Inutile de dire que l’issue qui s’était présentée à eux fut la deuxième.
Après tout le mal que lui et Nobushi s’étaient donné pour retarder son Seppuku pour trouver un moyen de la sauver… Même son acolyte s’était abaissée face contre terre pour les implorer de lui laisser un sursis. Néanmoins, le commandant sembla un peu plus fermé face aux propositions du Haut-Conseiller, chose qu’il ne releva d’ailleurs pas, jouant encore et toujours le rôle du samouraï désemparé. Après tout, il était logique pour lui de se comporter en excès et de considérer le mourant comme un frère d’armes de longues dates.
Malheureusement, leurs demandes multiples essuyèrent toutes un échec cuisant. Si l’infirme ne pouvait pas se Seppuku, alors quelqu’un jouerait le suppléant… Qui n’était autre que ledit commandant. Enfer et damnation.

C’est à ce même moment que la jeune Uchiha perdit sa concentration et son camouflage. Akihiko pesta lourdement intérieurement mais ses traits ne trahirent en aucun cas son réel état d’esprit, il semblait même encore plus affolé que déjà quelques secondes auparavant. Il était hors de question qu’elle meurt ? Bah bien sûr. Il n’allait clairement pas laisser s’en tirer comme ça une fois qu’ils seraient rentrés. Il allait la traîner dans la boue, la détruire psychologique. Elle n’aurait plus aucun honneur, sa famille et même son village la rejetteraient… Elle n’était vraiment pas prête à assumer les conséquences de son inexpérience mais surtout de son impulsivité.

Indéniablement, le chef de la tente se mit à beugler l’intruse. NINJA, oui. Du moins, une avait été découverte. Les deux autres devaient vraiment garder leur couverture pour ne pas avoir à se débarrasser de ces cinquante âmes. Ce n’était clairement pas le but de la mission, et Akihiko voulait la réussir – quand bien même il s’ennuyait à mourir. Alors qu’il donnait les ordres à ses sbires, le blond releva l’état de stress de ses sous-fifres, mains sur leurs armes… Ils n’avaient pas le droit à l’erreur : tous étaient prêts à se battre ; même s’ils n’avaient absolument aucune chance en l’état. Autre fait marquant : le supérieur demanda à ses subordonnés d’aller chercher les « Yeux Vivants »… Il avait un très mauvais pressentiment. Vraiment. Il ne savait trop quoi penser de ça, même s’il avait sa petite idée sur la chose. Aussi il garda ça dans un coin de sa tête et tentait d’amenuiser son chakra, sans grand succès. Il n’avait encore pas appris ce genre de technique et se maudissait d’avoir été trop orgueilleux et fier pour n’avoir jamais pensé auparavant qu’un jour masquer son chakra pourrait lui être utile…
Leur source d’informations se retourna alors vers eux et les somma de décliner leur identité. Akihiko, qui avait joué la carte de la surprise et du choc depuis le début, n’eut aucun mal à être complètement déboussolé suite à cette « désastreuse » trahison.

« Mon camarade… Où est-il… Se mit-il à sangloter avant de se tourner vers son commanditaire et de plonger son regard dans le sien. Il ravala ses larmes alors que le prêtre venait de quitter la salle. Puis Akihiko dégagea ce qui obstruait la vue de son insigne : deux ailes/glaces/pinces bleues se révélèrent. Nous sommes du clan Otomo, Commandant… Otomo Akihiko, telle est mon identité, affirma-t-il avec tout le respect qu’un samouraï devait à son supérieur. On leur tendit une moitié du parchemin une fois le prêtre – médecin ? Qui savait – revenu de son escapade Amaterasu ne savait où. Telle était la procédure. Akihiko avait déjà vu pareil codage… Du César +5, que l’on appelait ça. Quelque chose de basique : un chiffrement avec décalage de lettres. Cinq, en l’occurrence. La traduction ne fut guère compliquée à entrevoir… Fait surprenant : Nobushi semblait également être au fait de pareilles méthodes. Bah, au final, elle était bonne espionne, donc… A l’unisson et en choeur, les deux shinobis se mirent face contre terre et prononcèrent la réponse tant attendue. 天皇陛下万歳. Voilà qui devrait rassurer la brute qui n’arrêtait pas de vociférer depuis l’apparition de Kaori… Qui était d’ailleurs entourée d’Ashigerus. Bah, qu’à cela ne tienne. Il n’allait clairement pas essayer de la sauver, ce  n’était ni son rôle, ni le but de la mission… »

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Kisho Benkei
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La putain!

Du fond de mon cœur dévoré par les combats, du tréfonds de mes boyaux rongés par l'alcool et la peur, de mon âme engloutis par le sens du devoir. Une boule de haine se forme dans mon estomac, elle a tout gâché, et non seulement elle a compromis la mission mais en plus, elle s'agite et préfère fuir plutôt que d'assumer son destin. Alors que je m'inclinais face contre terre pour lui offrir un bref répit, risquant de compromettre notre couverture, elle s'enfuit comme une colombe défraîchi qui craindrait les assauts de son client. En me relevant, ignorant alors que son excellence joue toujours aussi bien la comédie, moi, ici, n'aie nullement besoin de simuler les émotions qui m'envahissent en voyant le nuage de fumée confirmer ce que je pensais ; les enfants font au choix les meilleurs conscrits, ou alors au contraire les pires. Les âmes les plus manipulables sont aussi les plus immatures, et elles échappent à ce sens du devoir inhérent à toute personne qui a souffert dans sa vie, plutôt que de ravaler ses peurs, de la boucler et de faire face au destin elle fuit.
Kaori a fuit, alors que je ne peux plus fuir, alors que le haut-conseiller à mentionner le clan sous lequel je réside.

-La démone...

Reculer n'est plus une option, certains ont l'occasion de fuir en faisant face au loup, je n'aie plus aucune possibilité si ce n'est d'avancer. Fuir ne ferait que me compromettre un peu plus, et surtout si je ne fais rien alors mon mari va être compromis, il devra répondre de certaines questions embarrassantes au pire, au mieux on le laissera tranquille. Il faut que je fasse le premier pas, et une fois que ce sera faits, que les autres arrivent sans que mes états d'esprits ne viennent interférer, de toute façon je suis déjà dos au mur. Autant vendre chèrement ma peau. Je fais volte face en direction de celui à qui nous devons des comptes, supposément.

-Otomo Makoto, sergent-chef Makoto Otomo. Le clan de mon mari. Comme pour provoquer le destin, je refais exactement la même action qu'il y a un instant, en parfaite synchronisation avec le haut conseiller. 天皇陛下万歳 Je m'en sortirais, et ce sera la commission militaire qui se chargera d'évaluer les erreurs de la Uchiha.
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Uchiha Kaori
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J'avais réussi à me sauver et à me cacher le temps de changer d'apparence. J'entendis de l'agitation dans le camp ainsi que le bruit d'une corne bruyante. Tout le camp était en alerte. M'aidant du sharingan, je me mêlait aux autres ashigaru pour  fouiller le camp, mais je gardai à l'esprit notre objectif premier : récupérer un maximum d'informations sur l'armée de Tetsu. Je ne savais pas comment les autres avait réagis  à ce que j'avais fais, mais je n'avais pas pu me laisser tuer comme ça.

Je savais que j'avais réagis impulsivement, mais c’était mon caractère. Une fois hors de danger, j'avais repris mes esprits et un peu plus réfléchis. J'avais peut-être mis les autres en danger en réagissant ainsi, mais il était trop tard pour avoir des regrets. Maintenant, je devais faire en sorte de survivre et surtout de ne pas être découverte.

Tout en faisant mine de chercher l'espionne ninja, je réfléchissais à ce que je devais faire. J'en conclu que je devais profiter de l'agitation qui régnait actuellement dans le camp pour le fouiller. Et pourquoi ne pas profiter que le commandant du camp soit occupé avec le Haut conseiller de Suna et la ninja indépendante pour aller fouiller la tente de ce dernier. J'étais certaine de trouver des informations précieuses là-bas.  

Je me dirigeai donc discrètement, mais rapidement vers la dite tente. Je l'avais repéré lorsque ce dernier était venue nous rejoindre. Une fois que je l'eus trouvée, j'entrai à l'intérieur et commençai à la fouiller. Je n'avais pas beaucoup de temps, je devais donc trouver un maximum d'informations en un minimum de temps. Je me concentrai donc sur l'endroit qui devait lui servir de bureau ou de table de commandement. Tout en fouillant et récupérant le maximum de papiers, je restai attentive à mon environnement et prête à réagir si quelqu'un entrait dans la tente.  

récapitulatif :
 
©️Wayke
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Nulle trace de l'envahisseur n'avait été trouvé dans le camp grouillant d'ashigaru fouillant la moindre tente, le moindre tonneau, râteliers d'armes ou rangées de bouclier.
Passer d'une triste cérémonie en l'honneur d'un noble guerrier tombé, d'un camarade portant haut et fort les couleurs de l'Empire et cette mascarade avait enragé les soldats.
On maudissait à honte voix les ninjas, ces traitres fourbes, ainsi que Baransu, qui accueillait et ce soumettait à cette engeance.
On se congratulait aussi (pour se rassurer) de la découverte de "l'espionne aux yeux rouges", on anticipait déjà la victoire "dès que l'armée serait rassemblée" pour montrer à ces chiens utilisant les arts maudits et contre-nature ce que valait le bon vieil acier de Tetsu.

Le chef du camp était maintenant beaucoup plus suspicieux, on point de déclencher le protocole anti-infiltration recommandé par l'Empire et d'interroger ceux qui semblaient jusqu'alors être de vaillant et noble samouraï frappé par le Destin.
Leur troupe avait visiblement déjà été infiltré par cette... gamine !
Mais était-elle la seule ? Il devait s'en assurer.
Entouré de ses plus fidèles guerriers, il demanda donc aux soi-disant blessés de s'identifier puis de répondre suivant le code prescrit.
Un noble samouraï de l'Empire n'aurait aucun mal à donner la bonne réplique.
Tels fut le cas des "rescapés".

La réponse étant correcte, les lances pointées sur les shinobis déguisés furent abaissées. Mais la figure du commandant ashigaru restait fermée.
Heureusement que les shinobi avaient cité un clan bel et bien existant et correspondant à leur tenue et correctement répondu, grâce au briefing de Nobushi.
"Merci de votre coopération, nobles seigneurs." siffla le chef du camps, visiblement beaucoup moins ouvert et sympathique. "J'imagine que vous avez une explication pour cette... mascarade ? Non seulement votre escouade a été vaincue, mais... infiltrée. Comment avez-vous pu laisser pareille chose ce produire !? Imaginez si vous l'aviez conduit à notre base locale ?"

Pendant que les shinobis peaufinait leurs mensonges, un soit disant jeune ashigaru se mêlait aux troupes fouillant le campement à la recherche de l'intruse, utilisant le légendaire sharingan pour copier attitude, expression et comportement des autres troupiers affolés.
Repérant sans mal la tente de commandement, il salua l'homme (le médecin qui l'avait examiné) qui en sortait, apportant les parchemins scellé à son chef, avant de s'engouffrer dans le pavillon.

Celui-ci s'avéra assez décevant, la jeune shinobi imaginative s'attendant à pénétrer dans une véritable salle de briefing comme dans le splendide palais Chûritsu.
Là, il ne s'agissait que d'une tente de campagne, comportant juste une carte locale des environs, même pas très précise.
La jeune Uchiha n'avait pas vraiment de formation militaire, ni le temps de l'examiner en détail. Elle se contenta donc de mémoriser à l'aide de son sharingan la position des pions et symboles. Une fois au calme, elle pourrait peut être la redessiner…
Promptement, elle saisit aussi une poignée de notes et d'ordres qu'elle empocha pour les examiner plus tard. Il y aurait peut être des choses intéressantes là-dedans.
Elle dissimula son larcin en répandant d'autres feuillets, comme si le médecin avait dû fouiller pour prendre son pli.
Une note attirant son attention, sommant "l'ashigaru Hikari Omoe de se rendre au camp n°13 pour rejoindre la "division médicale, par ordre des Yeux Viligants".

Un ashigaru revint vers le chef du camp et les ninjas déguisés.
"Aucun signe de l'intruse, commandant." annonça le soldat après s'être mit au garde à vous. "Les archers n'ont vu personne sortir du camps. Et aucune trace d'elle dedans... C'est comme si elle avait... disparu."
On sentait le trouble de l'idée, la crainte des pouvoirs mystique chez ce jeune paysan qu'on avait arraché de chez lui et formé à la guerre contre un ennemi quasi-surnaturel.
"Où alors, elle s'est à nouveau déguisée... Elle pourrait être n'importe lequel d'entre nous." murmura le commandant, faisant frissonner son subordonné.
Il hésita un moment et fit sonner le rassemblement. Cela signifiait abandonner un instant la surveillance des routes, mais les autres camps pouvaient bien s'en charger quelques minutes...

Une fois les troupes en place, les ashigaru se comptèrent, chacun se méfiant de son voisin. Car telle était la crainte du ninja.
Il n'y avait (heureusement), pas d'inconnus au bataillon, ni de nouvelle tête.
Le commandant ordonna donc à tous de rester vigilant et de regagner son poste.
Il fit ensuite signe à sa garde rapproché et aux faux samouraïs de le suivre.

"Qu'en pensez-vous ? Elle a fuit ? Disposerait-elle d'illusion ou de technique pouvant lui permettre d'échapper à la surveillance de mes hommes ?" demanda-t-il aux shinobis déguisés, qui avaient sans doute plus d'expérience dans la lutte contre les adeptes du ninjutsu.
Il les conduisit dans sa tente, laissant le reste de ses troupes reprendre leurs rondes.
Gagnant la table où était déployée une carte des environs, il saisit un parchemin et ce mit à rédiger une court missive qu'il scella à la cire.

Le Haut-Conseiller de Suna aux sens exacerbé remarqua immédiatement quelque chose : au fond de la tente, un pli semblait émettre du chakra.
Il s'agissait sans nul doute de Kaori, dissimulé par une technique certes banale, mais efficace face à un homme aux sens normaux et incapable de distinguer le chakra. Par contre, cela signifiait qu’elle était sous son apparence de kunoichi de Konoha.
D'ailleurs, même sans les capacités sensorielle, Nobushi remarqua aussi cette sournoise dissimulation : certains plis du tissus n'était pas exactement naturels... Mais cela suffit visiblement à tromper le commandant.
Le sunajin remarqua d'ailleurs que le bureau de ce dernier avait été apparemment fouillé et qu'on avait étalé les papiers de manière un peu trop couvrante, sans doute pour dissimuler quelque larcin.
Cela voulait dire que la petite Uchiha s'était sans doute emparé d'une ou plusieurs missives.

Du fait qu'il avait disposé son écritoire sur la table, difficile d'examiner en détails la carte.
Mais Akihiko était un fin stratège à l'excellente mémoire et Nobushi connaissait bien l'Empire. Mais quelques coups d'œil en douce leur permirent d'apprendre deux ou trois choses.
En  prenant leur position comme exemple il se rendirent compte qu'il y avait visiblement beaucoup de camps d'ashigaru. L'Empire avait visiblement engagé de nombreuses troupes.
A la couleur des pions, on pouvait supposer que certain de ces camps, les plus périphériques n'étaient pas encore terminés ou en place. Des flèches venant du Nord semblaient en effet indiquer que l'armée de Tetsu attendait des renforts.
Si l'organisation et la densité des campements étaient similaires au sud de la ville, la situation s'annonçait désespérée : à terme, Baransu tomberait sous la masse, une fois le chakra des ninjas, les meilleurs défenseurs de la ville, serait épuisé. L'armée déployée n'était pas juste quelques division d'un général en goguette en quête de gloire et mobilisées pour abattre une ville hérétique. Ce n'était pas une opération coup de poing "politique" contre les ninjas.
C'était une véritable invasion.

Louchant subrepticement par dessus l'épaule du commandant du camp, Nobushi reconnu un symbole sur la carte.
Non loin se trouvait un campement mais cette fois-ci de samouraï. Il s'agissait probablement d'une base locale d'importance, chargé de chapeauté le déploiement des ashigaru. Là, se trouverait sans doute quelques gradés d'importance et donc de meilleurs renseignement.
Il était toutefois curieux (ou malin) que un seul camp soit désigné sur la carte. L'Empire cloisonnerait-il ses informations ? Cela cadrerait bien avec le manque de détails volontaire de la carte. Après tout, la troupaille n'avait besoin que d'en savoir le minimum et devait obéir aux ordres.
Mauvaise nouvelle par contre : elle ne se souvenait pas avoir vu le moindre étendard Otomo dans cette direction et la carte n'en faisait pas non plus mention.
Le campement des samouraïs du clan de son mari devait être ailleurs. Surement pas trop loin non plus, car sinon le commandant n'aurait pas gobés leur mensonge, malgré leur réponse au code secret.

"J'hésite..." maugréa le chef du campement, agacé. "A votre avis, devons-nous attendre les Yeux Vigilant pour fouiller les environs ? Verrouiller le camp pour inspection ? Bon sans, le moral va en pâtir si les officiers de renseignement de notre glorieux Empire doivent passer tout le monde à la question. Vous savez comment ils sont et les racontars qui circulent dans la troupe..."
Il soupira, terminant de sceller sa lettre.
"J'ai fais un résumé pour le commandement ici. Je l'enverrais avec le prochain messager pour informer le commandement. D'ici là, puis-je compter sur votre coopération pour protéger mes hommes ? Je sais que vous êtes meurtris et vous sentez trahis... Mais, pour l'Empire, nous triompherons de cette tromperie shinobis et vengerons vos camarades !"

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Kayaba Akihiko
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the truth



Nobushi & Kaori & Akihiko


Depuis leur première rencontre, Akihiko savait que Nobushi serait d’une aide remarquable. Quand bien même ses espoirs étaient fondés, il n’avait jamais eu de telles espérances. A plusieurs reprises, voilà que la côtoyer lui avait au moins épargné des affrontements inutiles… Voire même la capture. Intérieurement, il soupira sa vie elle-même tant il fut soulagé d’apprendre que le commandant de ce campement leur faisait de nouveau confiance. Ou qu’au moins tous ses soupçons n’étaient plus aussi présents.
Restait toujours à savoir où se trouvait Kaori et comment lui faire comprendre leur position. Il ne doutait pas de ses capacités. En revanche, il n’avait pas vraiment confiance en son tempérament… Ce n’était assurément pas une Uchiha pour rien ! Dire que son tempérament de feu avait failli tous les compromettre… Et voilà que l’autre revenait à la charge avec cette histoire d’intrusion. Mais qu’il leur lâche la grappe ! N’était-il donc en rien humain pour persécuter deux hommes choqués d’une telle perte couplée à une telle trahison ?! Pour jouer la comédie, le faux samouraï se laissa choir sur la chaise, « sous le choc ».

« Oui, nous avons perdu toute une troupe… Oui, nous n’avons aucune nouvelle de notre frère d’arme… Oui, nous ne nous sommes jamais rendus compte de la supercherie, Commandant… Et nous vous promettons de faire tout ce qui sera en notre devoir pour retrouver cette chienne de shinobi ! Vociféra-t-il alors que les lances ne les tenaient plus en joue. Je suis conscient de l’erreur et de cet amateurisme, Commandant. En revanche… Nous avions une vue plus que réduite à cause de tous ces événements. Notamment cette drue pluie… Si sombre… Elle a dû profiter de la cohue, des flammes et de la fumée pour se faire passer pour notre frère !!! »

Finalement, un autre Ashigeru apparu promptement dans leur tente et déplora le manque de signes de la jeune Konohajin. Les archers n’avaient rien aperçu non plus, ce qui était plutôt rassurant. Kaori, dans ses mauvais choix, avait fini par en faire un moins mauvais. Comme leur geôlier le soulevait si bien, elle avait dû se déguiser de nouveau. Lentement, singeant les tremblements liés au choc et à la peur, Akihiko acquiesça d’un signe de la tête.
La rassemblement fut sonné et tout le monde répondit à l’appel. Il ne semblait manquer personne, selon les hauts placés. Bien. Il leur demanda ensuite ce qu’ils en pensaient, eux qui étaient roués aux affrontements contre les Shinobis. Akihiko n’ajouta rien de plus que le signe de tête effectué quelques minutes auparavant. Peu après, les deux shinobis et leur « dirigeant » - ainsi que sa garde rapprochée – se rendirent dans la tente de ce dernier. Au milieu de cette dernière se trouvait une table ronde sur laquelle était dépliée une carte. Au fond de cette tente émanait aussi une source de chakra bien supérieure à la moyenne concentrée dans tout le campement. Voilà donc notre fugitive. Souriant derrière son masque, il se rapprocha du Commandant et tenta de jeter un œil à ce qu’il écrivait, mais aussi à la carte, se rendant d’ailleurs compte que le bureau avait été fouillé… probablement par une fourbe jeune fille aux yeux rouges.
En revanche, la situation actuelle lui provoqua une boule au ventre. Si le Sud était parsemé de la même manière… Alors Baransu tomberait définitivement. Il n’y aurait pas que la porte principale à protéger… Il leur fallait des renforts. De ce qu’il voyait… Il y avait à peu près l’équivalent de la moitié de l’armée de Suna… A savoir, la meilleure armée des trois nations Shinobis. Il pointa alors du doigt – littéralement – une zone de la carte qui serait propice aux armes de siège, d’un point de vue défenseur de la cité. Il se devait d’agir en tant qu’attaquant et, à vrai dire, les plans de Tetsu manquaient cruellement d’engins de destructions massive.

« Si je peux me permettre… Il désigna plusieurs zones en forme de cercle du bout des doigts. Le meilleur moyen d’envahir Baransu serait de se dégoter des engins de siège et donc de destruction massive… Même ces chiens de ninja ne sauraient y riposter indéfiniment ! Couplons cela avec notre avantage numérique… Ils n’auront absolument aucune chance, Commandant. Si toutefois vous accordez encore du crédit à l’émérite serviteur que je suis… Énonça Akihiko pour ensuite faire la courbette. »

Puis le fameux commandant leur demanda de nouveau leurs avis. Devaient-ils commencer à interroger chaque âme vivant ici ? C’est vrai que saper le moral des hommes pouvait arranger les Shinobis. En revanche, s’ils appuyaient cette éventualité, il était fort à parier que les soupçons planeraient d’autant plus sur eux. Faire appel aux Yeux Vigilants, sinon ? Même s’il avait sa petite idée sur la question, le Sunajin voulait en être sûr.

« Veuillez excuser mon ignorance, Commandant, mais… Que sont les « Yeux Vigilants » exactement ? Un groupuscule servant la Gloire de Tetsu à même de différencier un chien de Ninja d’un fier et noble frère d’arme ? Bluffa-t-il cette fois. »


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Kisho Benkei
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Le clan Otomo n'est pas ici, pas au campement de samouraï affiché sur la carte, et alors que le haut conseiller commence à parler, je me rends compte de deux erreurs plus ou moins volontaires dans son discours ; les officiers supérieurs ont droit au préfixe mon devant leur grade. L'abréviation de monsieur, et cette question orientée sur les yeux vigilants, par Amaterasu si je ne le connaissais pas je le croirais idiot, heureusement que nous connaissons chacun le rôle implicite que nous nous sommes mutuellement attribués depuis le début de cette histoire. Il parle, et je constate que c'est très vite à moi d'entrer en scène pour maintenir l'illusion que nous avons forgé à renfort de méthodes comédiennes depuis le début de la mission. Dans un réflexe de sous officier un peu bourru et surtout fatigué, je pose les mains bien à plat sur la table pour prendre appui dessus ; qu'il est agréable de soulager un peu ses jambes.

-Des engins de sièges? Ils ne serviraient qu'à une guerre d'attrition, nous essayons de prendre la cité de vitesse. Sergent, si vous n'êtes pas dans votre domaine d'expertise je vous prierai de ne pas formuler de conseils sur un ton si assuré. Défoncer les murailles au trébuchet, et ensuite? Déblayer les gravats en lieu et place des murs au trébuchet? Je m'incline plus légèrement que son excellence l'a fait avant la suite. Veuillez pardonner l'ignorance de mon subordonné commandant. Avant de rajouter avec une pointe d'aigreur. L'inconvénient d'avoir des fainéants qui dorment lorsqu'on explique le plan de bataille en détails. Je me recentre sur le sujet de la conversation. Évitons de trop... Trop en faire, vos hommes ne sont pas au courant de la globalité des plans et les samouraï sont largement en mesure de neutraliser une espionne seule. Évitons d'en faire trop avec les renseignements militaires, reprenons les routines de combat et de défense des périmètres pour ne pas surcharger les autres camps. J'observe très brièvement les gardes du corps du commandant. Les shinobis sont des étrangers, ils ne comprennent pas nos traits d'humours, nos us et coutumes, il suffira d'une petite conversation entre chaque soldat pour comprendre qui n'est pas membre de notre Empire. Quand les yeux vigilants seront arrivés il est très probable que nous ayons déjà trouvé notre pied-de-porc, qu'ils en fassent ce qu'ils veulent pour ma part je ne touche pas aux porcelets. C'est quelque chose que j'ai noté à l'Empire ; les gens portent beaucoup moins de sandales, et en particulier de Geta que sur le reste du continent. Probablement parce qu'il y fait beaucoup plus froid, et pour se distinguer des shinobis qui aiment porter des sandales. Qu'importe puisque les Geta séparent le gros orteil de ses compatriotes, cela donne une impression de patte de cochon, ce qui a très probablement donné naissance à l'insulte anti-ninja que je viens de lancer.Nous acceptons volontiers d'aider à la défense mon commandant, donnez nous des lances et nous serons aux côtés de vos hommes. Taxer une lance pour plus tard, et pour mieux se fondre dans la masse de ashigaru qui combattent en formation serrée. La raison beaucoup plus humiliante à énoncer est que je ne sais pas me battre au sabre. Toutefois, une fois que les yeux vigilants seront arrivés, et donc que les lieux seront relativement sûrs, nous devrons partir ; nous ne sommes pas de ce secteur de combat et avons du fuir dans cette direction à cause des ninjas qui nous ont embusqué. Nous devrons rejoindre notre base de ralliement, ou nous intégrer à celle de ce secteur pour être réintégré à un groupe de combat. Sinon nous risquons d'être considérés comme disparus au combat, ou comme des couards si nous ne pointons pas à temps.
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Alors qu'il gribouillait son rapport, attabler devant la carte sommaire des alentours, le commandant du campement d'ashigaru fut interrompu par l'un des samouraïs (celui qui semblait le plus outrés et troublés par le "remplacement" de son coéquipier).
Il le comprenait, en un sens. Lui aussi avait perdu et allait perdre des amis de toujours dans cette guère.
Ah, ces hommes nouveaux de l'Empire, décidant de plan géniaux dans leur vêtements de soie...
Lui (et pas mal d'hommes de troupes) avaient été plus que dubitatif face aux idées mirifiques du haut-commandement.
Victoire rapide, facile. Tu parles ! Eux, ceux qui luttaient directement en première ligne savaient bien que ce n'était jamais le cas.
Certes l'orage promis avait été au rendez-vous et avait permis à l'armée d'avancer complètement masquée sur les terres d'Inari... Mais le premier bastion, Baransu, n'avait pas offert la victoire facile tant attendue.
Fichus ninja ! Fichus Chûritsu ! Et maintenant voilà qu'il fallait qu'ils s'occupent de deux jeunes nobliaux meurtris, qui avaient conduit par mégarde un espion dans son campement.

Chassant ses idées noires, le commandant reporta son attention sur le guerrier Otomo.
Il avait pris un coup sur la tête ou quoi ? Il comptait lui apprendre l'art de la guerre ? Certes, il avait reçu une meilleure éducation militaire que lui (normalement), mais... il avait pas écoutés les briefings ? Il avait dormis pendant le trajet ou quoi ?
Le commandant hésita un bref instant. C'était un noble après tout. Sans doute le rejeton débile d'une famille puissante, qui n'avait en fait de samouraï que le nom... Mais il restait noble et le chef des ashigaru tenait à sa tête. Comment le rembarrer poliment ?

Le commandant n'eut pas besoin de le faire. Visiblement la question avait aussi outré le chef survivant de leur escouade.
Il confirma ce que pensait l'ashigaru en chef : l'autre n'était qu'un jeune fainéant, marchant sans doute dans les traces de glorieux ancêtres, mais sans leurs talents... Même les plus prestigieuses familles, même les clans les plus honorables avaient parfois pareils... parasites. Et pour un capitaine, c’était la plaie pour s’en débarrasser ou les gérer sans risquer sa carrière…
Il dût se faire violence pour ne pas acquiescer ou prendre un air méprisable en regardant le godelureau.

"Votre chef d'escouade a tout à fait raison." finit-il par déclarer, avec un hochement de tête respectueux vers Nobushi.
"Nous comptions sur la surprise et la puissance brute de notre assaut pour renverser la cité, qui nous aurait servie de tête de pont."
Il toussota... Comment formuler ça sans fâcher personne...
"Même les meilleures stratégies ne sont pas infaillible. Alors que les prédictions du haut-commandement à propos de la tempête ce sont révélées à peu près exactes... Notre assaut initial, bien que victorieux, ne nous a malheureusement pas permis de prendre les remparts. Ces damnés shinobis et leurs chiens de Chûritsu ont... mieux coopérés qu'il n'était escompté."

Il posa son doigts sur l'endroit désignait par le Haut-Conseiller.
"Hélas, le temps et la discrétion ne nous ont pas permis d'emporter d'armes de sièges."
Essayez un peu de les transportez sous l'orage, dans les chemins boueux et les cols menant à l'Empire, gamin. Ce n’est pas toi qui fais ce genre de boulot, c'est nous...
"Mais bien sûr, nous allons en construire pour les phases 3 et 4 de la guerre..." termina le commandant.
L'ashigaru paraissait soudain songeur. Pour un samouraï, un sergent qui plus est, c'était tout de même bizarre de ne pas savoir ça... Il ne lui avait pas pourtant parut idiot. Choqué, oui, mais pas stupide. Il parlait même plutôt bien, comme tous les nobles et les gens instruits...

L'autre samouraï proposa d'aider à la défense. Pourquoi vouloir une lance, alors que katana et un wakizashi battaient ses flancs ?
Des combattants à courtes distances avec ces lames splendides et leur armure auraient merveilleusement renforcé ses propres ashigaru... Ils pouvaient engager directement les vils shinobis au corps à corps, alors que ces hommes resteraient légèrement en retrait, attendant l'importunité de frapper avec leurs naginata.
Bah, il devait faire partis de ses gens qui aimaient avoir toute une panoplie d'armes sur eux...

Il acquiesça néanmoins : si ça pouvait faire plaisir à un noble guerrier de l'Empire, on lui trouverait une lance. C'était peut être pour se rapprocher des hommes, pour montrer l'exemple.
Quant Nobushi mentionna les Yeux Vigilants, le capitaine du camps ne put que difficilement réprimer une grimace.
Il n'aimait pas être inspecté ou que l'on mette sa loyauté en doute. C'était déjà assez désagréable de se faire examiner par ces fanatiques. Au moins les Chasseurs Funestes vagabondait à l'extérieur, traquant les ninjas qui essayaient de fuir la cité assiégée...

"Je vous remercie de votre proposition, Otomo-dono. Nous vous trouverons une lance. Nous aviserons ensuite avec les Yeux Vigilants. Une fois qu'ils nous auront déclaré Purs sous la lumière de l'Empereur, ils pourront peut être vous escorter."
Ou alors, il allait lui demander d'envoyer quelques hommes reconduire les samouraïs. Génial, des bras en moins... Et à la moindre erreur, c'est sûr lui que retomberait la fautes, surtout avec cette histoire de petite kunoichi... Faîtes que les membres du Renseignement les embarque ! Ces Otomo lui avaient déjà assez fait d'ennuis !

Puis soudain, l'autre guerriers, l'inepte, intervint à nouveau posant une question surprenante de façon obséquieuse.
"Veuillez excuser mon ignorance, Commandant, mais… Que sont les « Yeux Vigilants » exactement ? Un groupuscule servant la Gloire de Tetsu à même de différencier un chien de Ninja d’un fier et noble frère d’arme ?"

Mais il avait dormis combien de temps ? Buvait-il en service ? Vivait-il sous un rocher ? Comment était-ce possible qu'il n'ai pas entendu parler de la brigade spéciale anti-infiltration des Renseignements ? Retenant un soupir d'agacement et de consternation, le commandant commença à répondre.
"Les Yeux Vigilants sont une division..."
Il s'interrompit un bref instant, ses yeux s'écarquillant légèrement. Il se racla la gorge avant de poursuivre d'un ton mielleux.
"... Une division de nos plus brillants éléments... Enfin, les plus… spécialisés. Pas de nobles samouraïs comme vous, monseigneur, mais... excusez ma franchise... un ramassis de pisteurs douteux, de rustres chasseurs et d'homme des bois sauvages. Leurs sens affûtés les rendent utiles pour traquer les shinobi et les fuyards qui tremblent devant notre puissance armée... Ils seront sans doute nous aider à partir à la poursuite de la sale gamine shinobi."
Il se courba profondément face au sunajin et à Nobushi.
"Mon devoir m'appelle et je dois distribuer quelques ordres à mes hommes. Je vous en pris, reposez-vous pour l'instant dans ma tente, c'est la plus confortable. Je vous ferez porter une collation pour vous aider à retrouver vos forces. Ensemble, nous vaincrons la vermine shinobi ! Pour l'Empire !"

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Uchiha Kaori
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J'avais trouvé de nombreux papiers dans la tente du commandant. Je mis ces derniers dans ma sacoche, sachant que je n'aurais pas le temps de les lire. Alors que j'étais en train de mettre en désordre les papiers sur le bureau, je vis une note concernant un camp 13. Cela m'intrigua, mais je n'avais pas le temps de la prendre. J'entendais déjà des personnes se diriger vers la tente. J'utilisai alors une technique que j'avais apprise à l'académie. La technique de dissimulation. Bon, cela stoppa le henge que j'avais exécuté précédemment, mais ce n'était pas très important à l'heure actuelle.

Quelques secondes plus tard, je pus voir Akihiko et Nobushi entrer dans la tente à la suite du commandant. Une discussion s'en suivi entre eux trois. Le sunajin proposa un plan s'attaque et posa ensuite des questions sur les Yeux Vigilants. J'essayai d'écouter avec attention leur conversation, enregistrant les informations qui me paraissaient importantes. Il y allait avoir encore au moins deux phases dans cette guerre. Puis vint l'information sur ces fameux Yeux Vigilants et là je me mis à penser qu'il ne fallait pas que l'on reste ici. S'ils avaient des personnes capables de repérer le chakra dans leurs troupes, même un Henge ne tiendrait pas. Cette information allait quand même nous être très utile pour plus tard. Et si des ninjas travaillaient pour Tetsu, cela expliquerait peut-être cet étrange orage qui se tenait au-dessus de la cité de Baransu.

Le ton du commandant c'était fait mielleux lorsqu'il avait répondu à la question du Haut Conseiller de Suna. Se doutait-il de quelque chose ? Personnellement, je n'étais pas vraiment une spécialiste de la psychologie, surtout quand cela concernait les adultes. Le commandant se courba devant mes compagnons de mission et leur proposa de se reposer dans sa tente pendant qu'il allait donner ses ordres aux ashigaru du camp. Il fallait que je réfléchisse vite et que je trouve un moyen de nous sortir de là avant que les Yeux Vigilants n'arrivent. Et puis, il y avait ce ton mielleux qu'il avait pris vers la fin de la conversation qui m'intriguait sans que je n'arrive à comprendre pourquoi.

Puis j'eus une idée. Il ne fallait pas qu'il puisse aller donner ses ordres avant que l'on ait quitté le camp. Je n'avais jamais tué quelqu'un et je ne comptais pas commencer maintenant. Je ne possédais pas encore les techniques de genjutsu de mon clan. Je ne voyais donc plus qu'une option. Je devais assommer le commandant. Mon sharingan était déjà activé et avec ma vitesse, il n'allait pas pouvoir se rendre compte de ce qui lui arrivait. J'attrapai un de mes kunais par la lame.

Je comptais le frapper avec le manche de cette arme au niveau de la nuque. J'allais essayer de doser ma force pour ne pas le tuer. Je surgis de ma cachette sous mon apparence normale très rapidement et frappa le commandant au niveau de la nuque avec le manche de mon kunai. J'avais fait en sorte de doser ma vitesse et ma force pour que le coup de le tue pas. Je le vis alors tomber assommé. Je sentais encore l'adrénaline affluer dans mon corps. Sans attendre, je pris la note concernant le camp numéro 13 que j'avais aperçu quelques minutes auparavant. Puis je regardai mes camarades de mission et pris la parole :
«J'ai récupéré des papiers et on a appris de précieuses informations. On peut même récupérer la carte du commandant. Elle pourrait peut-être nous servir. Donc je suggère qu'on s'en aille de suite de ce camp. Je ne pense pas qu'on en apprenne plus ici et je n'ai pas vraiment envie de me retrouver en face d'un de ces Yeux Vigilants. De plus, je sais pas combien de temps il va rester assommé. »


Sans attendre une réponse de leur part, j'exécutai de nouveau un Henge, prenant l'apparence d'un jeune ashigaru. J'espérai juste qu'ils allaient vite se rendre compte qu'il n'était pas forcément bon que l'on reste ici. Il fallait qu'on cherche à savoir d'où venait cet orage mystérieux et pour cela, on devait quitter ce camp.


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Kisho Benkei
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Le commandant s'effondre au sol d'un coup dans la nuque, Kaori se révèle et nous apporte des informations précieuses avant de se transformer en ashigaru. Les dernières paroles du commandant font sens dans mon esprit, j'aurais fait exactement la même chose à sa place ; pourquoi prendre une collation et nous reposer dans sa tente, gardée au passage, quand nous devrions participer à la défense du camp? Mon regard se porte sur son corps avant de réaliser le destin qui nous aurait attendu si nous n'avions pas réagi assez vite, après un bref coup d’œil vers la sortie, je m'agenouille près du commandant et confirme bien mes pensées ; ses paroles à notre égard auront été ses dernières. Le shuriken entre mes mains qui lui tranche la gorge d'une artère à une autre, ne laisse aucun doute sur son destin. Laissant l'arme du crime ici, le défunt se voit soustrait de son tanto avant de rejoindre ma ceinture, une nouvelle fois je me métamorphose, cette fois-ci en commandant du camp, dommage pour le bougre à nos pieds qui est en train de ce vider de son sang, mais il ne faut jamais laisser de témoins en vie. La base même de toute opération d'infiltration de bataille : quelqu'un qui a vu un espion peut fournir une description de lui, compromettant par la suite les missions ultérieures de par une sécurité renforcée. En coupant le problème à la base, on s'évite des complications pour les prochaines opérations couvertes, qu'importe ce que l'éthique peut en dire : à la guerre comme en amour tout les coups sont permis.

-Le camp Otomo, de l'autre côté. Je regarde Kaori. Toi, en appui : tu nous suis, tu prends l'initiative sur mon ordre, tu ne parles pas. Pack les autres papiers, bourre tout les renseignements possible dans tes fontes. On fera le tri plus tard. Mon regard se pose sur le haut conseiller. Votre ex... Qu'allais-je dire. Sergent, à mes côtés. On retourne au campement Otomo faire notre rapport au capitaine, mais d'abord fouillez la tente. Dans deux minutes nous partons.

Mon attention échoue sur le cadavre encore chaud que j'ai fabriqué, c'est avec beaucoup de dégoût que je le fouille, récupérant la lettre au passage qu'il réservait au messager pour la décacheter et prendre connaissance de son contenu. Peut-être y-a-t-il des renseignements à savoir dans cette lettre ; après tout, l'espionnage n'est que recoupement d'informations, et prendre connaissance des plans de l'ennemi est un travail long et fastidieux qui nécessite du temps, et beaucoup de données brute à exploiter. Chaque bribe exploitable sera exploité, révélant à chaque fois un peu plus sur les plans de l'Empire à propos du monde ninja. Il le faut si nous voulons gagner une guerre ouverte qui risque de nous mettre en difficulté, l'Empire est un très grand pays, avec beaucoup de terres fertiles, donc beaucoup de vivres, donc beaucoup de soldats mobilisables. En comparaison Suna est une cité état en zone grise, Konoha est entravé par une politique trop libérale et une population trop civiles pour être conscrits rapidement, et Uzushio est un archipel ayant tout misé sur le commerce, annulant d'emblée son potentiel dans une guerre ou les forces d'invasions priment sur les forces de projection.
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battle for camelot



Nobushi & Kaori & Akihiko


Quand bien même l’Ombre de Suna était dotée d’une intelligence sans commune mesure, ses capacités à adopter un tout autre script et donc retranscrire ce jeu de ^role et les émotions qui allaient avec étaient au moins aussi élaborées que cette dernière. C’est pourquoi jouer au lourdaud badaud complètement stressé, hors de lui mais surtout totalement ignorant ne fut guère compliqué. Un tel changement de personnalité pouvait relever de l’art pour certains. Pour lui, c’était tout simplement naturel. Quasiment inné, à la différence qu’il n’était pas né ainsi mais qu’il avait appris à appliquer des filtres sur tout et n’importe quoi dès sa plus tendre enfance. Et combien de fois cela avait pu lui être utile, voire même le sauver… Il était incapable de les compter.
Même si un tel coup de poker semblait aléatoire et hasardeux au possible, le blondin savait qu’il ne courrait aucun risque : Nobushi couvrirait parfaitement ses arrières, quitte à devoir le violenter lui-même si besoin s’en faisait. La mission avant tout ! En effet, cette jeune femme avait l’avantage de connaître l’Empire comme sa poche – ou plutôt comme celle de son mari, supputait-il depuis quelques années déjà.
Puis, au pire du pire, mais vraiment dans le plus atroce de tous les cas possibles et imaginables, Kaori pourrait bien ENFIN se rendre utile et les sauver de ce pétrin… Quitte à la sacrifier par la suite. Bah, personne n’irait pleurer la mort d’une Konohajin. Encore moins d’une Uchiha. Surtout pas Suna.

Justement, la Kisho le sauva de justesse en lui rabrouant les oreilles et en lui faisant quelque peu la morale. Le commandant sembla satisfait, aussi n’eut-il rien à rajouter. Suite à quoi le supérieur du camp mentionna de nouveau les Yeux Vigilants et ajouta un détail qui déplut fortement au Haut-Conseiller. Les « déclarer purs » ? Voilà qui sous-entendait fortement qu’il y aurait des senseurs dans le lot. Et si cela était vrai, il valait mieux pour eux qu’ils eussent quitté les parages avant que cette troupe de Shinobi – et quelle hypocrisie, par Amaterasu – ne mît la main sur eux. Surtout sur lui. Après tout, il avait le chakra le plus élevé du groupe – et probablement la meilleure maîtrise, soit dit en passant – et était donc le plus à même d’être repéré en premier.
Peu de temps après, il commença à lui expliquer un peu de quoi il en retournait, mais sur un ton mielleux. Un ton qui laissait Akihiko pantois, encore plus méfiant que d’habitude, et confirmait son désir de ne pas croiser ces nouvelles recrues. Autre fait qui, à son humble avis, trahissait un peu plus leur interlocuteur ; son invitation à ce qu’ils se reposent et qu’on leur fît quérir quelques victuailles, dans l’optique de se sustenter et de se reposer. Dans l’absolu, le Kayaba n’aurait pas dit non à ne serait-ce qu’un verre d’eau. En revanche… Proposer cela alors qu’ils devraient participer activement à la rechercher de « l’intruse » ? Il y avait clairement anguille sous roche.

A ce moment-là, le commandant tourna le dos à Kaori, prêt à quitter la tente. Cette dernière annula son camouflage et l’assomma d’un coup de Kunai dans la nuque, le tout d’une précision démoniaque grâce à son Sharingan presque totalement éveillé. Bien sûr, son ego fit qu’il ne le félicita pas. Il ne la remercia pas non plus. Comme s’il allait montre la moindre marque de sympathie envers un peuple aussi exécrable que le sien.
A Nobushi d’agir. Elle sortit un de ses shurikens pour venir… trancher la gorge de leur victime. Baignant à présent dans son sang, il y avait peu de chance à ce que le moindre signe de survie antérieur à cette attaque ne subsistât. Parfait. D’un hochement de tête, le Sunajin indiqua son approbation. Kaori, quant à elle, leur indiqua ce qu’elle avait pu récupérer avant leur entrée. De quoi obtenir de précieuses informations… Grâce à sa mémoire et son Sharingan, elle serait à même de dessiner tout ce qu’elle avait pu observer sur la carte avant même que leur proie ne décidât d’écrire sa lettre dessus. La femme samouraï prit de nouveau les devants et changea d’apparence pour revêtir celle du commandant. Akihiko ne changea rien et continuait d’exécuter les ordres qui lui incombaient.

« Direction le camp Otomo, donc. Puis il se baissa vers Kaori. Dès que nous serons sûrs de ne plus être espionnés ou sur écoute, tu nous dessineras tout ce que tu as pu retenir des plans et des cartes. Prends aussi l’ancienne apparence de Nobushi, murmura-t-il en se redressant pour ensuite fouiller la tente durant les deux prochaines minutes. Restait à savoir sur quoi allait tomber son regard, voire même ses sens aiguisés… Ou peut-être même son esprit peu commun. »

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Re: Who the hell are them? Sam 14 Avr - 13:59
Who the hell are them?

Le commandant du camp était soudain devenu fort affable, suite à la question bête de Akihiko déguisé. Jouer au simple d'esprit avait ses limites.
Il allait sortir doucement d'ici et laisser ses sous-disant samouraïs qui semblaient étonnamment pour des militaires envoyés au front ne pas savoir grand chose de l'opération en cours.
Cela présentait un risque, mais il ferait en silence encerclé la tente par tout ces hommes, avec boucliers, naginata et arcs jusqu'à l'arrivé des Yeux Vigilants qui confirmerait (ou non) ses suspicions. Mieux valait passé pour paranoïa et embrasser la terre à genoux que pour un incompétent qui aurait laissé entrer non pas une espionne (ce qui était déjà trop) mais plusieurs...

Alors qu'il se tournait pour prendre congé, la jeune Uchiha jaillit de sa cachette à une vitesse ahurissante. Guidée par le mythique sharingan, elle frappa violement le commandant à un point sensible sur la nuque avec une précision terrifiante.
Ce dernier n'eut qu'un faible hoquet de surprise avant de s'écrouler au sol, agité de spasme. Kaori avait essayé d'adapté au mieux une des techniques secrètes de son clan pour toucher un point vital. Toutefois, la petite fille se répugnait à tuer et avait utilisé la prise ferrée de son kunai pour assommer plutôt qu'assassiner.
Du coup, elle n'était pas certaine qu'il reste dans les pommes très longtemps, c'était déjà un miracle que son plan est marché. Si le commandant avait été un ninja ou même un samouraï plus entrainé qu'un simple ashigaru (fut-il gradé), il aurait pu esquiver ou encaisser le coups.
La jeune konohajin informa ensuite ses "coéquipiers" de ses découvertes et vols préalables, tout en empochant aussi la note sur le camp n°13 qui avait attiré son attention.
Elle se changea ensuite à nouveau en jeune ashigaru.

Nobushi ne partageait pas la répugnance à occire ses semblables de la préadolescente.
Sans dire un mot, la shinobi dégaina un shuriken et trancha salement la gorge du commandant roulé en boule au sol.
La douleur le réveilla aussitôt, lui faisant émettre des borborygmes immondes alors que la kunoichi déguisé lui tranchait lentement la gorge. Du sang gicla, aspergeant en long jet carmin la meurtrière, mais également les alentour, dont la carte et les papiers restants.
Pour son exécution sommaire, elle avait fait le choix d'user d'un shuriken, une arme de jet peu adapté à la tâche, transformant le meurtre en véritable boucherie. Sans doute voulait-elle choquer celui qui découvrirait le corps et en laissant une arme si évidemment ninja près du corps, faire accuser la "mystérieuse espionne".

Elle fouilla ensuite le corps mutilé, encore chaud et lourd du regard vide mais accusateur du feu chef du camps.
Nobushi s'empara de son tantô et de la lettre qu'il rédigeait, la tachant de sang encore frais.
Il s'agissait d'un rapport pour le "capitaine Buichi", où il expliquait la situation et notamment la présence de l'espionne. Il minimisait le fait, supposant que celle-ci n'était qu'une ninja de bas-range essayant de fuir le siège en s'infiltrant dans l'armée "comme le lâche cancrelat shinobi qu'elle était." Il concluait en informant qu'à regret ses troupes n'avaient pas encore dénichées la "sale petite belette" et qu'il avait donc requit l'assistance des Yeux Vigilant, "afin que ses troupes restes pures aux yeux de l'Empereur" et demandait humblement des renforts "au cas où".
Une phrase attive avait été rajouté en conclusion, décrivant fort précisément les deux faux Otomo, dont le comportement était celui-ci "un brin étrange mais peut être marqué par le conflit. Un membre de leur clan pourrait peut être venir les conseiller."
Sa sale besogne effectuée, elle se métamorphosa en copie du commandant. La technique ne pourrait par contre rien faire contre l'odeur de sang frais qui s'échappait d'elle et de ses habits (les vrais) et ses cheveux tachés de sang. Il faudrait éviter de croiser un chien ou quelqu'un disposant d'un odorat sur-humain. Par chance, il bruinait encore.

Pendant ce temps, le Haut-Conseiller fouillait la pièce, essayant d'éviter de se salir après la sale besogne de la kunoichi.
Cette dernière suggéra de se rendre au camp Otomo. Par réflexe, le sunajin regarda à nouveau la carte. Elle ne lui en apprit pas plus. Le seul campement samouraïs d'importance qui y était représenté n'affichait aucun symbole qu'il reconnut, ni aucune des marques similaires à celle de leurs fausses armures.
Il fallait supposer que la kunoichi indépendante savait ce qu'elle faisait et connaissait l'emplacement de ce camp précis.
Il donna donc son accord et ordonna à Kaori de se métamorphoser à nouveau en copiant l’ancienne apparence de Nobushi et de bien tout mémoriser pour pouvoir redessiner les plans au besoin. Prévoyant, Akihiko s'octroya une bonne réserve de parchemin prélevé dans les réserves du feu commandant ashigaru.  
Quelques flèches tracées et ordres attirèrent son attention. Visiblement, certaines troupes étaient envoyées dans des forêts alentours, avec ordre de ramener du bois.
Visiblement, l'Empire n'ayant pu amener ses propres armes de sièges au travers de cols montagneux (surtout sous cette étrange orage) et ayant plus ou moins échoué dans sa tentative de faire tomber Baransu d'un coup, ils se préparaient à construire leur propre armes de siège.

Bien vite, le shinobi du sable dû se rendre à l'évidence : cette tente, ce camps, ne leur en apprendrait pas plus. Il ne s'agissait après tout que d'un poste avancé de troupaille. Rien qui ne contienne le moindre secret militaire.
Il leurs fallait donc quitter le camp. Mais comment le faire à 3 ? Sous l’apparence du commandant, Nobushi pouvait-elle les "raccompagner à la base" ? Ne fallait-il pas dans ce cas au moins une escorte ? Est-ce que cela paraîtrait suspect de quitter le campement avant l’arrivée (à une date inconnue) de ces Yeux Vigilants ?


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Alors que je venais juste de finir de parler, je vis la ninja indépendante prendre un shuriken et se égorger le commandant du camp avec. Je pus voir le regard de ce dernier au moment où la jeune femme s'exécutait et je savais que cette image allait rester dans ma mémoire. Était-ce cela guerre ? Je n'avais connu que des moments de paix et on ne nous avait pas préparé à cela à l'Académie. Je regardai fixement le corps du samouraï alors que Nobushi prenait son apparence et que le haut conseiller de Suna gardait la sienne. La ninja indépendante commença à me dire ce que je devais faire. En quoi me donnait-elle des ordres ? J'avais beau être une simple genin, je n'étais pas non plus débile. Puis ce fut Akihiko qui prit la parole après avoir récupéré quelques feuilles de papier vierges. Il voulait que je redessine la carte une fois qu'on serait tranquille. Cela était assez facile pour moi, ayant réussis à la mémoriser avec mon sharingan.

Puis il me demanda de prendre l'apparence de Nobushi. Bon d'accord, cela allait me permettre de sortir de la tente, mais après. Ca allait paraitre suspect que le commandant sorte du camp alors que les Yeux Vigilants ont été mandé et qu'une espionne ninja à infiltré le campement. Est-ce que les adultes présents avec moi avaient pensé à cela ? Je n'avais pas vraiment envie de me retrouver dans la même situation qu'il y a quelques minutes.

Apparemment, ils avaient prévu qu'on aille au camp Otomo. Mais pourquoi ce camp en particulier ? Bien décidé à comprendre ce que les deux adultes qui m'accompagnaient voulaient faire, je prit la parole :
«Je ne suis pas contre le fait de prendre l'apparence de Noboshi, mais ça ne va pas paraitre étrange que le commandant sorte du campement alors qu'il y a une espionne ninja et que les Yeux Vigilants arrivent ? Et puis, il le ferait sans escorte ? Et vous ne pensez pas que les autres vont trouver bizarre qu'il laisse repartie les deux samouraïs qui se sont fait avoir par une ninja sans être inspecté par les fameux Yeux Vigilants? Et pourquoi vous voulez aller au camp Otomo ? On ne devrait pas plutôt essayer de pister le chakra qui alimente l'étrange orage qui s'est abattu sur la cité de Baransu ? Il y a surement un lien entre ça et les utilisateurs de chakra que l'Empire de Tetsu a engagé. »


Je pris l'apparence de Nobushi, même si en taille j'étais plus petite qu'elle et j'attendis les réponses de mes deux comparses. Une fois ces dernières données, je les suivi à l'extérieur de la tente. Malgré tout, je restai sur mes gardes. C'était étrange, mais je le sentais mal leur nouveau plan pour sortir du campement. Mais à part faire part de mes questions, est-ce que j'avais vraiment mon mot à dire ? Je me posai vraiment la question.


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Je range la lettre dans une de mes poches, l'odeur du sang qui s'accroche à mes cheveux et imprègne mon uniforme me fait grimacer alors que je me métamorphose en commandant. Son tantô à la ceinture, je vérifie les derniers détails de mon déguisement avant de constater que l'imitation est plutôt réussie. Pour faire bonne mesure je traîne le cadavre un peu à l'écart par les poignets, loin de là où un simple coup de vent happant dans son sillage la pièce de tissue servant de porte signifierait la mise en lumière du destin funeste du commandant. Le haut conseiller charge ses poches de parchemins vierges, tandis que la gamine reste pantoise devant tout cela, avant de m'invectiver de questions avec une naïveté qui me donne envie de la faire exploser. Toutefois, la violence n'apportant rien à la cohésion d'une équipe, je pris une longue inspiration, laissant le chakra au niveau de mes cordes vocales se dissiper. Puis de la voix la plus calme possible malgré la tension ambiante, je réponds aux questions de la kunoichi qui n'a même pas encore l'âge de se trouver un mari.

-Ait la foi, nous allons au camp Otomo pour des raisons que moi et le sergent connaissons. Les explications se feront plus tard, ce n'est pas le moment de remettre en question les ordres : une décision qui peut sembler stupide à un ninja du rang ne l'est pas forcément pour son chef. Allons-y maintenant.

Nous sortons de la tente tous déguisés, moi en commandant, les deux autres en samouraïs, comme pour donner le change je m'assure bien que le haut conseiller marche à mes côtés ; je lui parle tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du camp avec toute l'assurance d'un officier supérieur qui s'adresse à un subordonné. Et puis, même si nous sommes censés être de castes différentes, j'ai toujours l'avantage d'avoir le pouvoir sur beaucoup d'hommes, en théorie. Ce qui justifie amplement que je m'entretienne avec lui, sans toutefois quitter l'air sérieux du commandant.

-Nobles samouraïs, j'irai faire porter un message au quartier général, en temps normaux je vous demanderai de défendre le camp avec nous, mais avec la sale petite belette dans les environs, je sais que les yeux vigilants ne seront pas... Aussi compréhensifs que moi. Je comprends votre souhait de retourner sur les lieux de l'escarmouche pour... S'assurer que les dépouilles de vos camarades n'auront pas été honteusement pillés. Brode, jusqu'à la sortie. Je vous souhaite bonne chance dans cette entreprise périlleuse, et que sa sainteté le Shogun vous garde.

Quelle idiotie, le Shogun sacré Empereur. Et puis quoi encore? Un roi qui dirigeait un duché?
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Kayaba Akihiko
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Nobushi & Kaori & Akihiko


Les Yeux Vigilants… Un nom ô combien étrange mais pourtant lourd de sens. De ce qu’il en déduisait depuis le début, Akihiko aurait également pu en être un, si ses supputations se révélaient être exactes. En attendant, il se devait de quitter rapidement les lieux avec ses deux accompagnants afin de ne pas être sondé et donc considéré comme « impur ». Si cela venait à être le cas, alors l’affrontement ne serait plus une option mais une réelle obligation. Non pas qu’il doutât de ses capacités à se défaire de pauvres indépendants probablement engagés contre leur pesant d’or ; il ne voulait sûrement pas se fatiguer et risquer d’augmenter les défenses de ces avants-postes. Peut-être que d’autres seraient amenés à enquêter plus en profondeur, voire même empoisonner ou faire imploser ces campements de l’intérieur. Autant éviter de leur compliquer un peu plus le travail.
Le Haut-Conseiller, en suivant les ordres de son « supérieur samouraï », avait donc pris deux minutes pour fouiller le reste de la tente avant qu’ils ne plièrent bagages. A cet effet, ses poches se virent bourrées de feuilles et autres parchemins vierges qui lui serviraient à retranscrire tout ce qu’il avait vu et ordonnerait très prochainement à Kaori de dessiner dessus ce qu’elle avait mémorisé grâce à son si précieux Sharingan. Quand bien même celle-ci faisait un peu trop d’insubordination à son goût. Ils n’étaient certes pas du même village, mais en tous les cas elle demeurait la plus jeune mais surtout la moins gradée du trio. Elle se devait de rester à sa place ; de toute façon, l’infiltré n’avait pas spécialement le temps de lui montrer où celle-ci se trouvait.

Heureusement pour lui, Nobushi prit le grand soin de la recadrer à sa place. De plus, cela allait parfaitement avec son rôle de Commandant. A ses côtés, il attendit que Kaori daignât enfin se plier aux exigences de ses supérieurs et avança de concert avec l’indépendante. Ils franchirent peu de temps après la porte en tissu.     Au même instant, la tente se vit remplie de bulles. Heureusement, finalement, que le réel Commandant était mort : son chakra n’était plus du tout présent et, ainsi, il ne pouvait faire exploser ces fameuses bulles. De toute façon, la Kisho s’était chargée de le « cacher » dans un recoin de cette tente afin qu’un coup de vent ne vînt pas dévoiler ce cadavre encore frais.
Ils marchèrent encore en groupe pendant quelques minutes de plus, jusqu’à arriver à une de ces frontières invisibles. A priori, personne ne semblait encore être au courant de l’intruse en dehors du campement concerné. Il n’y avait pas non plus le moindre signe, le moindre détail trahissant la venue des Yeux Vigilants. Parfait. Nobushi brodait toujours, jusqu’à ce qu’il fut le temps pour eux de se séparer. Derrière son masque de métal, Akihiko sourit de manière sournois et fit un pas en avant.

« Les nourrissons n’aiment pas jouer avec les bulles, Commandant... Murmura-t-il, de sorte à ce que seule la concernée fut à même de le comprendre. Une phrase simple, si quiconque d’extérieur au trio l’entendait, mais lourde de sens pour celle à qui elle était destinée. Il se retourna. Commandant, se courba-t-il. Ce fut un honneur que d’avoir été reçu par vous-même. En revanche, nous nous excusons encore pour cette mauvaise surprise, mais surtout erreur de débutant… Nous allons donc nous rendre sur les lieux de ce sombre spectacle et rendre hommage à nos fiers frères d’armes... Termina le faux samouraï. »

Une fois que la copie du Commandant eut tôt fait de lui demander de se redresser, il ouvrit la marche et se dirigea vers le campement Otomo. Là, il était sûr que sa fidèle employée trouverait un moyen de s’en sortir… Sans compter l’aide qu’il fournissait en temps réel. Une diversion avait été mise en place et se devait de fonctionner. L’effet escompté ne tarda d’ailleurs pas et c’est une multitude d’explosion qui vint caresser ses tympans, alors que l’indépendante s’était probablement jetée à terre pour éviter les explosions dues au contact des bulles avec les Ashigarus. Le nuage de fumée ainsi formé obstruait la vue de quiconque voulant garder un œil sur ce duo – qui allait peut-être enfin pouvoir changer d’apparence – et devait également permettre à la Vierge de Fer de se frayer un chemin jusqu’à eux (ou au moins jusqu’au campement, à défaut de les trouver) sans qu’ils (les méchants, hein) ne purent remettre la main dessus.

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