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Les papiers de Narutonic

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Sahara Denya
Suna no Jonin
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Nobushi Kisho &


Sahara Denya

Tout est chouette à Suna






An 15,


été


Le coq chanta, chanta, chanta et deux yeux s'ouvrirent avec une légère peine. Denya se rendit compte qu'elle avait dormi dans l'échoppe de ses parents cette nuit. Elle poussa une exclamation de satisfaction, écarta la couverture de son corps, puis cracha trois senbons par la fenêtre grâce à la technique Fukumi Hari et l'oiseau, effrayé, s'en alla. Elle fit un bond hors du lit et de sa bouche sortit un bâillement qui eût décroché la mâchoire de plus d'une personne. Enchainement avec un court exercice d'échauffement durant lequel son dos émit un craquement. Elle fut surprise, puis se redressa, tout sourire, regardant la chambre dans laquelle elle avait sommeillé et se dirigea vers la porte, dont elle caressa le bois en la franchissant. Elle regarda le sol, les murs, le plafond de la salle principale dont les stores étaient encore baissés, une pièce éclairée par de légers espaces entre les lamelles. Denya était prête à démarrer la journée.
Elle prit une profonde respiration. Elle se hâta ensuite vers les fenêtres, saisit une manivelle et remonta les stores. On voyait le jour se montrer dans le commerce, il éclaira les tables, le comptoir, les parois et Denya-même, qui ouvrit la porte et, enjouée, cria :

Bonjour village !

Plusieurs voix s'élevèrent en chuchotant :

« Chut !
- C'est un village caché ici !
- Il faut être discrète.
- C'est donc ça, les ninjas ?
- Mais vous avez raison, bonjour village.
- Ouais, mais en silence. »
Elle se tut. Quelle bourde elle avait faite !
S'ensuivirent quelques exercices matinaux qui la gonflèrent à bloc. Elle se lava, se sécha, se vêtit et sortit du lait et des oeufs qu'elle mélangea dans un saladier avec une pincée de sucre. Elle ajouta à cela de la farine et de la levure tamisée, après quoi elle s'affaira à obtenir une pâte souple en mélangeant le tout au fouet. Dans un tiroir, elle trouva une louche avec laquelle elle put déposer le mélange dans une poêle chaude. Elle fit chauffer cela non sans ajouter une noisette de beurre et sortit quelques fruits rouges. Elle amena sur une table une corbeille de fruits et fit griller des tranches de lard avec lesquelles elle enveloppa des boulettes de riz légèrement saucées. Monsieur et madame Sahara entrèrent dans leur échoppe et sentirent une bonne odeur provenant de la cuisine. Quelques minutes plus tard, la famille put déguster des pancakes au petit-déjeuner. Son père avait acheté le journal et elle avait hâte de le lire. Toutefois, une double-page était réservée à de la publicité pour la boisson rafraichissante Narutonic Water : un soda vendu en canettes et qui avait un succès fou dans l'industrie des boissons. Un article était d'ailleurs dédié à l'entreprise Narutonic, qui venait d'ouvrir sa nouvelle filiale à Suna, une aubaine financière pour le village caché qui était devenu l'adresse d'un gros fabricant, ce qui avait été étonnamment bien considéré par l'opinion publique.
Il était temps de se préparer. Denya se leva de table et partit se laver les dents. Puis elle s'apprêta, prit son peigne et se coiffa. Quel beau temps dehors ! Une météo idéale pour saluer ses concitoyens !


Tout est chouette à Suna
Tout est vraiment beau, l'endroit est énergique
Tout est chouette à Suna
Ce village a du chic !

L'officier de police patrouilla, assista à la sortie des gens de leur foyer pour se rendre au boulot. Certains couraient par les toits, d'autres par les ruelles, mais personne n'empêchait qui que ce fût d'avancer. Une belle matinée durant laquelle la politesse était sur toutes les lèvres, au grand bonheur de tout un chacun. Denya entra dans un kiosque et, après avoir courtement hésité, elle acheta une canette de ce produit que tant de monde vantait : Narutonic Water. Son prix était cependant exorbitant, mais cela ne fut apparemment pas un souci.
Tout est chouette à Suna !

Denya se rendit au poste de police. Sur son bureau, au-dessus des affaires en cours, était posé une chemise de plastique transparent. Il s'agissait du dossier de Tekkemori Sajin, chef d'un groupe de bandits, responsable de plusieurs vols aggravés ayant entrainé des blessures. Les feuilles étaient à l'étroit, mais celle qui avait été mise en avant était récente, du jour-même. On avait trouvé sa planque. La nouvelle venait d'arriver, le messager était d'ailleurs encore là. Il fut remercié et on constitua une équipe. Les policiers burent chacun leur canette du délicieux soda Narutonic Water et partirent à la cueillette. Une cueillette qui les mena non loin du village caché, à une grande grotte qui abritait en fait un entrepôt dont la porte était le seul chemin d'accès, empêchant toute intervention discrète. Aussi, l'opération ne se déroula pas pacifiquement et les ninjas durent se lancer dans l'affrontement. On sortit les kunais, on fit usage de techniques. Les malfrats étaient moins nombreux que les représentants des forces de l'ordre, mais certains d'entre eux maitrisaient le ninjutsu et les autres étaient armés et prêts à se battre. L'échange ne démarra pas doucement et Les filous, malgré leur combativité, tentaient de s'éclipser durant la bataille. Les bons durent faire preuve d'agilité et d'intelligence afin de contenir les méchants à l'intérieur de la structure, car ceux-ci disposaient de fumigènes. Le travail d'appréhension ne fut pas aisé et on usa plus de la ruse que des attaques offensives.

« Eh, les gars, regardez comment je me bats ! »

Tout est chouette à Suna
La police est là et bat les criminels
Tout est chouette à Suna
On s'amuse de plus belle

La dernière crapule fit mise au sol et menottée. La police put acheminer la bande à la prison et fêta la réussite de l'opération avec une autre canette.


Quelle journée ! Et il n'est que neuf heures ! Ça s'annonce vraiment bien !
Tout est chouette à Suna
Grâce à Narutonic !

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Récapitulatif:
 


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Kisho Benkei
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La lame d'eau qui se matérialise au bout de ma main vient caresser la bouteille de verre devant moi, posée sur une table, avec la même assiduité que d'habitude je pose le cutter aqueux sur le verre avant de commencer à sectionner le verre. Ni trop fort sinon le verre va se fissurer et ne pas se découper de façon uniforme, mais pas trop faiblement non plus, l'objectif est de couper une vitre, pas de la rayer. L'exercice en lui même n'est guère compliqué, mais étant donné sa rareté l'oublier est fréquent, surtout lorsqu'on doit utiliser des lames aqueuses de mantes religieuses. Je lui trouve une étrange proximité avec le fait de devoir ouvrir une boite de conserve avec un couteau, voir plus gros, les ouvres boîtes ne sont pas forcément des outils de première nécessité en mission.
Le verre se sépare dans une découpe uniforme, je souris en constatant que je n'aie guère trop perdu. Même si cela sous entend que j'aurais dépensé une certaine somme en alcool, plus triste encore il aura finit au fond de l'évier de ma chambre d'hôtel sans que je n'ai eu loisir d'y goutter. J'observe l'usine à quelques pâtés de maisons de là ; elle est bien gardée, la construction est de qualité, s'y introduire n'est pas impossible mais une tâche ardue.
Le crépuscule commence à pointer, et en consultant ma montre, je ne peux que constater à quel point le temps va jouer en ma défaveur ; il va faire froid, la lune est pleine, le vent ne va pas m'aider à naviguer au chaud sur les toits et par dessus tout, il risque peut-être de givrer. Heureusement Suna n'est pas connue pour ses pluies averses. Dans tout les cas, se déplacer avec prudence est de mise, et sans se presser.
Je sors par la fenêtre et commence à trottiner sur les toits en multipliant les exercices de funambules et d'acrobate ; sauter de toit en toit est un exercice dangereux. Heureusement Suna, contrairement à Konoha, a le bon goût d'avoir des sommets de maison plats, propices à la culture. Après quelques figures de voltige qui auraient pu me vouloir une jambe cassée si je loupais le rebord des bâtisses à atteindre, j'arrive finalement à côté de l'usine. Les lieux sont immenses, et heureusement la section administrative est à portée de saut, avec l'aide d'un grappin pour avoir un mouvement pendulaire jusqu'à une fenêtre. Fenêtre qui s'avère fermée, je vais devoir avec recours à quelques manipulations si je veux espérer obtenir un résultat et pouvoir entrer.

-Stop! On ne passe pas. Qui donc aurait pu bien m'apercevoir? Je jette un coup d’œil en bas.
-Mais je travaille ici, je suis du service de nuit.
-Vous avez vos papiers sur vous?
Je vois.

Un garde, même pas ninja qui surveille une entrée dérobée pour les employés. Ils font attention sur la  sécurité ici, je commence à croire que celui qui m'a engagé à de bonnes raisons de vouloir la recette du soda le plus célèbre du coin. Déjà que tout les flics que j'ai croisé en me baladant en journée en buvaient.

-Vous savez qu'avec les affaires récentes la police est beaucoup plus active dans le coin, évitez de ne pas avoir vos papiers sur vous. Maintenant rentrez, ça ira pour cette fois.

La police? Ici? Je pince les lèvres, si un collègue détecte ma présence je n'aurais pas grand chose à dire, ni à faire à l'exception de tenter une évasion virevoltante et démente de remue-ménage. Je ne vais pas empêcher les autres de faire leur travail, mais je ne compte pas non plus me laisser empêcher de faire le mien. Toutefois, je reste ici à tendre l'oreille, j'aimerai bien entendre plus, et si possible pouvoir observer le placement des gardes ; je n'aie pas vraiment eu l'occasion de le faire la nuit dernière.
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Sahara Denya
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Sahara Denya

Fenêtre sur cour





La nuit était calme, Suna presque prise d'une profonde torpeur. Apparence trompeuse,
car le village était sans cesse en éveil. Quelques patrouilles assuraient la sécurité dans les rues et j'en faisais partie, non sans un certain regret de ne pouvoir profiter d'un horaire régulier, mais la sureté de mon village primait. L'affrontement du matin n'avait pas été l'épreuve notable du siècle, mais il ne s'était pas fait sans mal, donc on nous avait invité, mes collègues et moi, à nous reposer et à être de service sous la lune. Une belle lune après un matinée chargée. Le fond de l'air était frais, un souffle parcourut les rues. Kokonada était devant sa maison, adossé au mur, une coupe de sake à la main droite, l'autre main vide. Ce vieux punk dont la crête orange commençait à être ébouriffée but une lampée et pointa son regard vers le ciel. Cet homme n'était pas un ivrogne, il avait simplement de réguliers soucis d'insomnie en début de nuitée. Mon collègue et moi continuions notre ronde. Nous n'étions pas des senseurs, mais il s'agissait d'être en mesure d'intervenir à tout instant, aussi une force vive, quand bien même elle ne fût pas experte en détection, restait utile.

Mon collègue et moi ne faisions pas que rester au sol, nous grimpions aussi sur les toits. Rien ne devait nous échapper : pas un grain de sable, pas une tuile ou alors une brèche pouvait s'ouvrir. Ceci dit, l'idéal était bien difficile à atteindre et l'inattention plus présente que l'on eût espéré. Nous n'étions que des êtres humains après tout. Omaru, mon collègue roux, faisait ce soir une fixation sur les tonneaux, comme si la probabilité qu'ils cachassent quelque chose ou quelqu'un de suspect était plus élevée. Il ouvrait certains d'entre eux, posait l'oreille sur d'autres et lorsqu'il ne les inspectait pas, il jetait un regard suspicieux. C'est ainsi que notre attention fut d'avantage portée sur le sol que sur les toits. Aussi, nous manquâmes d'observer le haut des bâtiments avec la concentration accrue dont nous rêvions.

Tout semblait calme, la nuit était paisible. Notre ronde s'était bien déroulée et nous nous apprêtions à recommencer, mais la tension baissa. Nous fûmes plus tranquilles et ralentîmes notre rythme de marche un instant. Omaru bondit alors sur un toit et je le suivis. Discrètement, nous progressâmes sur les logements de nos concitoyens. Je faillis marcher sur un auvent, le briser, devoir le repayer. Cet instant paisible contrastait avec nos ambitions. Suna, village souhaitant s'étendre, paraissait bien pacifique pour un village aux rêves de conquête, ce qui ne fut pas sans m'amuser. J'esquissai un sourire tandis que nous bondissions en silence de toit en toit. Nous passâmes par la prison, puis par l'hôpital puis arrivâmes vers le centre ville. Un détail attira notre attention. L'hôtel. Son profil paraissait sans que nous ne sussions dire pourquoi. Je décidai alors de m'approcher et mon collègue me suivi. Un toit, deux toits. Oui, c'était bizarre. Trois toits. Bizarre au niveau d'une fenêtre. En arrivant, nous constatâmes que la vitre d'une chambre n'était plus à sa place, posée sur un meuble. Un assassinat. D'un bond, nous étions dans la chambre. Omaru, observa les recoins de la pièce.


« Pas de trace de lutte. La personne qui a découpé la fenêtre a fait les choses avec discrétion. Il faut savoir qui occupait cette chambre. »


J'ouvris la porte et descendis réveiller l'hôtelier, un vieil homme qui allait s'empresser de venir constater la disparition. Le voyant grimper les escaliers, je l'interrompis.


Désolée, mais comme nous ignorons ce qui s'est passé, la pièce est possiblement une scène de crime. Je vous demande de ne pas monter, s'il vous plait.


Il s'arrêta dans son élan, confus, puis se tourna vers moi.

« Que puis-je faire pour vous aider ? »


Qui a loué la chambre 22 ?




Il sortit son registre d'un tiroir fermé à clef et en tourna les pages. Il eut tôt fait de le consulter et me dit :

« Une femme appelée Amaterasu. »


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Kisho Benkei
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Il fait froid, et au fur et à mesure que je reste à écouter l'échange futile entre l'employé et le garde en contrebas, je me rends compte de beaucoup de choses ; premièrement que j'écoute deux paysans converser sur de l'inutile, à l'instar des Geisha qui séjournent à la cour de l'empereur. Deuxièmement ; j'ai laissé des affaires en plan dans ma chambre d'hôtel, en l’occurrence un schéma de l'usine vu depuis le perchoir que j'occupe actuellement avec mis en évidence les points d'entrés possible, les sorties plus ou moins fracassantes. Mais surtout plus important j'ai laissé trop d'indices sur mes méthodes de travail en oubliant de détruire les notes que j'avais couché sur papier à propos d'une éventuelle technique de perçage de coffre ; seul un adepte de l'eau pourrait vouloir tenter de percer un coffre à l'aide d'une trombe aqueuse sous très haute pression, et surtout, je dois être l'une des dix personnes dans le monde à pouvoir faire de l'hydrofracturation par la simple force de mon chakra. Les explosifs militaires ne courent pas les rues, et avec mes capacités détonantes le lien sera très vite fait avec la façon dont je percerai un coffre fort si je dois le faire.
Je pince les lèvres : baste, je ne compte pas revenir sous le même nom ici.
Je regarde en bas avant de constater le saut de l'ange qui s'offre devant moi ; atteindre le mur de l'autre côté est facile, ne pas se tuer en s'arrimant à sa surface est une autre épreuve. Très simple évidemment, mais attention à la surdose de chakra.

-Qu'importe ce qui existe en haut, venez moi en aide. Comme un chat, je mets à l'épreuve mes neufs vies, et constate que ma fin n'est pas pour aujourd'hui.

Mes mains et mes pieds n'auront pas apprécié de se heurter de plein fouet à un mur de briques, mais c'était toujours mieux qu'une chute de plusieurs dizaines de mètres. Je me stabilise à côté de la fenêtre avant de m'arrimer au niveau des pieds et des genoux contre le mur, mes mains étant consacré à une lame en forme de griffe de mante religieuse, et une découpe millimétrée du verre. La vibration de l'eau est censée être sur la même fréquence que celle de la vitre que je cisaille à ma manière, mais entre réussir dans des conditions favorables et obtenir un travail d'orfèvre à la lueur de la lune et dans le froid, le fossé est bien présent. Toutefois j'arrive à obtenir un cercle presque parfait dont le diamètre est un peu plus grand que mon tour de taille, parfait pour s'infiltrer.

-Non non non. Pas maintenant! Une rafale de vent a failli souffler dans le vide le cercle de verre, c'est uniquement à la force de mes mains, et la tête en bas que je parviens à rattraper l'objet.

Je me faufile à l'intérieur en déposant le verre sur un bureau à côté que je souris en pensant à l'ironie tragique de certains entraînement. C'est beau d'exercer son chakra, mais parfois la force physique brute fait toute la différence.
Je suis à l'intérieur de l'usine. Reste à savoir si le pire a été fait ou s'il reste à venir.
Mes yeux s'adaptent assez vite à l'obscurité ambiante, étant située dans le secteur administratif je ne devrais pas avoir trop de mal à fouiller les dossiers. Par chance la plupart des portes ne ferment pas à clef, et c'est avec une certaine appréhension que je parcours les couloirs ; je n'aie pas pu me fournir les plans de l'usine, on exige de moi des résultats intéressants et surtout rapides. La première chose que je fais est donc de me rendre au bureau de la logistique pour consulter les cargaisons de matières premières ; essentiellement de l'eau, du sucre, du concentré de fruit et des arômes. Sans compter le lot classique de produits chimiques ajoutés pour limiter la contamination par des microbes et éviter de voir les marchandises périmer trop vite. Je fourre dans mon sac à dos le registre avant de continuer de vadrouiller dans cette partie de l'usine. La plupart des documents que j'embarque représentent seuls un intérêt très limité, mais en recoupant les informations il est possible de déduire avec une certaine précision les ingrédients et leurs proportions. Puis au bout d'un moment, ne pouvant guère tout apprendre dans un secteur seul, je passe aux chaînes de production et commence à prendre en note les manomètres de pression, et les jauges des différentes cuves.
Maintenant, grande question ; combien de temps encore avant que quelqu'un ne vienne visiter les lieux?
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Sahara Denya
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Sahara Denya

Sur la piste d'Amaterasu





Amaterasu... Amaterasu... J'avais beau fouiller ma mémoire, je ne connaissais aucune sunajin de ce nom. Je cherchais parmi mes connaissances du pays du vent, pas moyen de trouver quiconque portait ce sobriquet. Je regardai l'hôtelier dont la mine était inquiète. Je le comprenais, je venais d'annoncer la possibilité d'un assassinat dans son établissement. Il ne pouvait pas être responsable de l'absence d'une haute sécurité car ses moyens étaient limités et sa clientèle habituelle n'étaient pas des gens qui tentaient d'échapper à des vils projets les visant, mais quelle personne témoignant n'était-ce que d'un peu de compassion n'eût pas été touchée par la nouvelle ? Qui n'eût pas, à sa place, cette question en tête : « Aurais-je pu empêcher cela ? »


Merci de votre aide. Veuillez rester à disposition de la police en cas de nouvelles questions.


Je le laissais pour remonter dans la chambre, mais me dis qu'il était tiraillé entre la culpabilité et la peur. La peur d'avoir eu un possible assassin à quelques mètres de lui, la peur de vivre dans un ville dangereuse, un coupe-gorge en somme. La peur aussi de voir les gens fuir son établissement et de perdre un nombre considérable de nuitées. Un tel événement pouvait être une très mauvaise publicité pour lui.

Le temps de penser à cela, j'avais gravi les escaliers et marchant dans le couloir sur ce plancher qui grinçait un peu, je repensais à la scène. Quelque chose clochait. Quelque que chose, mais quoi ? N'avais-je pas déjà réussi à faire des déductions plus compliquées que celles-ci ? Une pièce vide, une vitre découpée et posée à l'intérieur. Aucune trace de lutte. Pas même au niveau du lit, aucun signe de quiconque se débattant. Mais pourquoi ? Pourquoi ne pas se débattre ? Une personne en danger se devait de rester alerte. Peut-être avait-elle dormi sous le lit ou dans une armoire ? Non, il n'y avait aucune trace de lutte et il me semblait difficile d'extirper une personne de ce genre d'endroit sans user de la force. Non, vraiment, ce n'était pas possible d'avoir tout fait avec un tel professionnalisme sans que la victime ne réagît. L'enlever, avoir découpé une vitre et la poser en inté...

J'accélérai le pas. J'étais sotte ! Quiconque eût découpé une vitre de l'extérieur l'eût déposée à côté de lui, à l'extérieur aussi. Pourtant, le verre était posé dans la chambre. Dans la chambre ! Quel insensé allait pénétrer la chambre d'une de ses victimes avec une vitre ? Personne ! J'ouvris la porte avec fracas. Omaru eut l'air surpris alors qu'il fouillait les tiroirs des meubles. Plusieurs feuilles étaient posées sur le bois et il tenait dans sa main droite ce qui semblait être un plan.


« J'ai trouvé quelque chose d'intéressant, viens voir. »

Je m'approchai de lui avec la ferme intention de lui parler mais il continua.


« Un plan de l'industrie de Narutonic avec des marques, pour les points d'entrée on dirait. Et aussi des notes impliquant des techniques. Ça parle de suiton, mais ce ne sont pas des techniques répandues. Prends la petite fiche, tu verras mieux. »

Il me tendit la note que je parcourus attentivement du regard. Une trombe d'eau, mais pour faire quoi ? J'étais confuse. Toutefois, si la personne qui avait découpé la vitre et celle qui voulait utiliser cette technique étaient la même personne, alors à n'en pas douter, il s'agissait d'une experte en suiton.

« Je te laisse deviner ce qu'on voit par la fenêtre, Denya. »


Par la fenêtre ? Qu'y avait-il à voir ? La vue n'était pas fameuse sinon... l'entreprise Narutonic. Narutonic. Des plans de l'usine, une fenêtre donnant sur elle, une vitre retirée et une chambre vide.
Narutonic.


« Tu ne trouves pas que c'est une drôle de coïncidence ? J'ai même l'impression légère qu... »


Il n'y a pas de victime.




Il me fixa. Je l'avais interrompu. Il regarda de nouveau le plan. Omaru fronça les sourcils et jeta un regard sur la fenêtre, sur l'entreprise Narutonic.

Regarde la disposition de cette vitre : elle a été découpée de l'intérieur. Quand on découpe une vitre, on la pose à côté de soi, on ne la prend pas avec soi là où on entre. Jamais quelqu'un ne s'encombrerait d'une vitre en pénétrant dans une chambre pour la poser à l'intérieur. Il l'aurait laissée dehors.


Il se figea un court instant et écarquilla grandement les yeux. Je vis presque une lumière émaner de la fenêtre pour illuminer son visage. Je bondis alors et pinça des doigts le schéma. Il tourna la tête vers moi.


Allons voir ce qui se passe.



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Kisho Benkei
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Manomètre, thermomètre, chronomètre, tout semble ici régler à la virgule près à l'instar d'une partition de musique. Chaque pas le résultat d'un calcul soigneux, chaque distance entre deux machines le fruit d'une réflexion rigoureuse, chaque embranchement dans les bêtes d'acier autour de moi l'aboutissement d'un raisonnement. Tout cela, finit donc par me mener à une question simple ; la recette est-elle en soit une fin, ou le début de tout les efforts qu'il faut pour atteindre la réussite. J'observe les bouteilles vides, les caisses en attente de départ pour l'étranger, tant de trésors qui n'attendent qu'à être consommés, et en même temps le symbole d'un dur labeur qui va être récompensé. Malgré la nature de ma tâche ici, je m'interroge sur les bénéfices que fait l'industrie de par la seule création et vente de la boisson.
Je pose ma lampe torche avant d'attraper une bouteille prête à la consommation, si je n'aie jamais été une grande fanatique de ce produit, je trouve toujours intéressant de voir comment pourraient rendre certains objets dans ma collection de souvenirs. Evidemment, ça ne vaudrait pas des symboles de réussite comme le diadème que j'ai un jour dû subtilisé à une épouse de samouraï en toute discrétion ou mon bandeau de réserviste militaire. Toutefois, cela pourrait être un trophée, un souvenir du jour où j'ai réussi à dévaliser une industrie pour le compte d'une autre. L'espionnage industriel est très souvent un crime, encore faudrait-il toutefois que l'on s'en aperçoive, dans mon cas j'espère bien ne pas me faire repérer.
Finalement, je décide d'embarquer dans mon sac une bouteille. Je trinquerai à ma réussite plus tard. Je retourne prendre en note tout les détails qui pourraient avoir une quelconque incidence, de la concentration molaire en sucre des boissons à la couleur des extraits de fruits utilisés. Rien de bien intéressant, mais le travail n'est pas toujours source de divertissement palpitant, aussi triste cela puisse-t-il paraître à certains.

-La police arrive, ils veulent voir des choses. On ne m'a pas dit quoi. La police ici? Je fonce vers le centre de la pièce, éteint ma lampe torche et me poste derrière une machine en guettant la porte. Ils vont arriver bientôt.

J'angoisse, j'ai rempli une partie du contrat mais encore faudrait-il que je puisse m'en sortir sans bavures.
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Sahara Denya
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Sur le toit de Narutonic





Omaru n'avait lâché mot mais lâché le plan qui avait pivoté, mes doigts pincés étant l'axe de rotation de la grande feuille aux multiples plis. Je ne comprenais pas et restai quelques secondes dans cet état, puis plissai légèrement le front. Mais le temps pressait, mon collègue le savait. Qu'allais-je faire ? Partir alors qu'il se tenait immobile ou le secouer ? Devant l'apparente urgence de la situation, j'avais compté sur les bruits que j'allais faire en montant sur le rebord de la fenêtre. Toutefois, j'étais venue à me demander si séparer son binôme à un instant pareil allait être toléré. Était-ce de l'indiscipline que de quitter ainsi son coéquiper ? L'abandonnais-je d'ailleurs vraiment ? Il ne s'était simplement pas manifesté et semblait considérer la situation. Il avait fallu que je fisse un choix. J'étais sortie. Le tout s'était rapidement déroulé, mais j'avais eu l'impression de vivre deux heures de réflexion.

J'avais été en train de suivre la piste d'Amaterasu, du moins celle qui était suspectée en direction de l'usine. Mais pourquoi l'usine ? Qu'est-ce que le village caché risquait à cause d'une fabrique de boissons énergisantes certes délicieuses mais de purs produits de commerce et non pas des apports alimentaires pour les militaires. Que pouvaient craindre nos shinobis de ce géant de briques ? Aucune idée. Ceci pensé, je partais avec un désavantage sur cette Amaterasu, celui du temps et... un second désavantage était de savoir par où passer. Quel chemin avait-elle emprunté ? J'avais alors entendu sauter sur les toits, j'avais été suivie par un Omaru au regard déterminé. Nous étions arrivés au pied de l'édifice et presque immédiatement, un garde nous avait fait un geste de salutation.


« Bonsoir officers. »


Il était venu à notre rencontre et nous lui avions rendu la pareille. Il n'avait pas semblé inquiété quoiqu'intrigué par mon air absorbé. J'avais été absorbée par l'usine, étant tout juste arrivée à ses pieds et n'avais su où commencer- Peut-être allait-il pouvoir m'aider.


Bonsoir. Avez-vous vu quelque chose d'étrange ?




Comme interpellé, il avait secoué la tête, silencieux.

« J'aurais dû ? »


Dommage. Prévisible, mais dommage. Je n'avais pas été très avancée et trouver une piste. J'avais répondu, d'un ton désolé :



Peut-être.



Eût-il dû repérer une ninja dans la nuit, n'étant peut-être lui-même pas formé pour faire face à une menace de cette puissance ? Je n'avais su le juger et avais regardé mon coéquiper. Je lui avais fait signe que j'allais escalader la fabrique, il avait approuvé. Nous nous étions séparés et je m'étais éloignée dans les hauteurs, entamant la recherche du chemin que cette experte en suiton avait emprunté. Continuant la poursuite d'Amaterasu. Omaru était allé chercher des renforts afin d'empêcher la kunoichi de fuir si j'étais incapable de stopper son avancée.
Munie du plan, j'étais partie à la recherche des points mis en évidence. J'avais choisi la simplicité, à savoir observer les points les plus proches de ma position, pensant qu'un ninja n'allait pas contourner un bâtiment sans nécessité. Il ne m'avait pas fallu perdre du temps, cette femme capuchonnée était peut-être en train de terminer ce qu'elle faisait. Mon entrée était peut-être même ce qu'elle attendait pour se faufiler en douce dehors. Non, impossible, elle ne pouvait pas savoir que j'étais là. Et de toute manière, s'extraire de cet endroit n'allait pas être aisé : il lui avait fallu exécuté un joli saut pour atteindre cette fenêtre, mais il m'avait semblé que la méthode était la même.

J'étais solide. Toutefois, le gouffre me séparant de la fenêtre ne m'avait pas invitée à la chute. J'avais hésité, regardé en bas, puis devant, puis en bas, mais je m'étais reprise et avais effectué un bond suffisant. Si suffisant que j'avais cru, après avoir été aplatie contre le mur, qu'il avait eu envie de me repousser et j'avais bien cru tomber à la renverse, mais j'avais évité la chute.
*

Narutonic. Je marchais maintenant dans l'entreprise tout en me demandant bien ce qui pouvait intéresser un espion. La pièce était un bureau obscurci par la noirceur du ciel et je vis le verre de la fenêtre. La vitre était à l'intérieur, c'était contraire à ce que je disais plus tôt à Omaru et cela me laissa pantoise quelques secondes. L'ambiance était sombre et silencieuse et je repérai les meubles de la pièce, puis de la lumière. La porte était ouverte. Je l'empruntai et déboulai alors dans un couloir.







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Kisho Benkei
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Atteindre son objectif est une chose, s'extraire jusqu'à un lieu en sûreté est une autre. Malgré le danger, j'ai besoin d'en savoir plus avant de m'enfuir ; il faut que je sache s'ils soupçonnent simplement la présence d'un intrus dans l'usine ou si au contraire c'est un ninja qui est recherché. Si la police est alertée, à quel niveau? Si des ninjas de la partie combien? De simples militaires de patrouilles qui ont été sommé de faire un détour dans le secteur ou alors tout ceux d'astreintes ont été convoqués en urgence pour commencer une perquisition générale? Je m'avance du secteur administratif en rasant les murs, puis devant la grande porte menant à cette zone du complexe, alors que je suis encore dans la zone de mise en bouteille, j'hésite ; cette partie des lieux est assez linéaires et surtout sans grandes occasions de fausser compagnie à son poursuivant. Si je croise quelqu'un là-bas, je vais être dans l'embarras à coup sûr. Aussi, je choisis de reculer avant de détailler un peu du regard la salle dans laquelle je viens de me balader ; beaucoup de machines et de tapis roulant, en grimpant à quelques vérins hydrauliques et équipement automatisés je peux atteindre une passerelle qui doit être utilisée par les superviseurs pour vérifier que tout se passe bien. Sans utiliser de chakra j'entends : faire usage d'une technique signifierait sans doutes définitivement la fin du chapitre éminemment secret de ma mission.
Et j'aimerais très franchement que le récit de cette histoire soit en une seule partie ; la discrétion est une de mes marques de travail, ce n'est pas pour commencer à tout faire capoter maintenant. Sous prétexte que la police militaire a débarqué, je ne vais pas me dégonfler. Les choses peuvent encore êtres faites proprement.

Attention aux chutes.

Je prends de l'élan, court en direction des tapis roulants avant de bondir dessus, la foulée suivante je m'agrippe péniblement au rebord d'une énorme remplisseuse de bouteilles. Je prends appui sur une valve du bout de ma botte pour me propulser au sommet. Ensuite? Le plus dur, la passerelle n'est pas à portée de saut, il faut que je m'élance puis prenne appui contre le mur pour reprendre un peu d'énergie pour espérer que l'inertie soit suffisante pour m'envoyer jusqu'au rebord. J'ai confiance en mes mains pour attraper la rambarde, ou quoique ce soit qui fasse partie de la passerelle. Mes jambes se déplient comme des ressorts, la pointe de ma botte heurte le mur alors que je sens mon corps flotter l'instant de trop, mes bras se tendent et je choppe de justesse le rebord. Tout cela dans un certain bruit, si l'action était relativement silencieuse pour un civil, pour un shinobi nul doute que quelqu'un risque de se demander l'origine de tout ce vacarme.
Tirer sur les bras pour se soulever, contracter les abdos et les cuisses pour ramener les jambes au niveau de ma tête et avoir un troisième point de contact avec la surface sur laquelle je veux me hisser est par contre, extrêmement pénible pour le moins. Evidemment quand la routine pour l'escalade se résume à injecter du chakra dans ses mains ou faire des bonds de quinze mètres de haut en ajoutant de l'énergie dans ses jambes, les muscles bruts ont tendance à s'atrophier. Raison pour laquelle l'entraînement physique a une importance toute particulière hors taijutsu ; pour les situations délicates dans lesquelles on ne peut faire appel à son chakra.
Aussi, c'est les bras engourdis que je me retourne vers l'entrée du bloc administratif pour vérifier que personne ne m'a suivi. Et j'espère sincèrement avoir de la chance, car le résultat va déterminer de façon durable la nature de ma mission, et la suite des événements.

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Sahara Denya
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Nobushi Kisho &


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La visite d'Amaterasu





J'étais dans l'usine, suivant une kunoichi dont je ne savais rien de la tâche sinon qu'elle nécessitait une technique particulière. Cependant, la cible ne concernait pas la sécurité de notre cher village caché, si sa stratégie militaire, ni aucun autre secret pouvant intéresser un ennemi. Tous les shinobi n'avaient pas à être déployés pour cette affaire et si j'avais compris cela, Omaru avait aussi saisi la situation. J'étais trop à penser qu'un ennemi pouvait vouloir s'en prendre à nous, j'en oubliais que les choses pouvaient avoir une plus petite envergure. Quoique Narutonic était une entreprise pesant beaucoup dans le paysage financier du Pays du Vent. Cependant, Omaru n'avait sans doute pas alerté nos unités militaires, mais uniquement la police. Et encore, il ne fallait pas que tous nos effectifs fussent sur cette affaire, l'ordre du village importait tout autant. Il devait au minimum avoir mobilisé trois ninjas ainsi que trois membres de la milice, donc trois personnes ne maitrisant aucune technique de shinobi. Je ne m'attendais pas à bien plus sinon qu'il prévînt les patrouilles de rester sur leurs gardes quant à une femme à capuche.

*Je ne suis pas dans un état optimal. Le combat de ce matin, je ne suis pas totalement remise et c'est tout à l'avantage de cette Amaterasu, si elle est encore à l'intérieur. Je n'en sais rien, il est peut-être trop tard.*


Ça ne fermait pas à clé. Pour que les portes d'une usine fussent ouvertes, Amaterasu avait du passer par là. Aussi, je suivis la piste offerte et atterris dans un bureau. Un bureau des plus banals et j'étais intimement convaincue que la kunoichi n'était déjà plus ici. Il me tardait de l'appréhender, mais je constatai un tiroir de bureau légèrement ouvert. Je l'ouvris complètement afin de savoir ce qu'il contenait, mais comme il ne s'agissait que de dossiers, je n'avais pas grand chose à me mettre sous la dent. pas grand chose, en effet, le tiroir n'était pas bien rempli. Certaines armoires, quant à elles, avaient une porte de verre et je vis un léger désordre qui ne me frappa pas outre mesure au premier abord, mais tout de même. Des dossiers dérangés, comme ça, c'était en fait une vision bien plus réaliste et moins idéalisée du monde en entreprise. Enfin, si ma cible était venue ici, rester à observer n'allait amener rien de bon. Aussi, je sortis de la pièce.

J'étais déjà plus à mon aise, car la raison de le venue d'Amaterasu semblait plus convenue que le pire. Le secteur dans lequel j'étais était encore à visiter et je pris la direction d'un autre bureau quand soudain, j'entendis un fracas. Un fracas léger qui provenait de derrière la porte qui séparait le secteur administratif des chaines de production. Quelque chose s'était déroulé là-bas. Si je n'avais pas été au beau milieu du couloir à ce moment, nul doute que je n'eusse rien entendu. Au lieu de courir comme une dératée et sauter brusquement dans la salle, je me tins derrière la porte. Je me penchai et regardai par le trou de la serrure, une serrure à l'ancienne. Dans mon état, je ne pouvais me permettre de sauter à l'aveuglette dans une pièce occupée par une kunoichi dont je ne connaissais que l'usage du suiton. Et encore, "connaitre" n'était pas le mot juste. Je ne pouvais agir à l'aveuglette ainsi.  


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J'attends. Et une étrange sensation de déjà vue m'envahit.
Être ninja, c'est du combat, de l'infiltration, des moments de camaraderie, mais aussi beaucoup, beaucoup voire énormément d'attente. Aussi je m'estime un brin heureuse de ne pas bouger dans un endroit au sec et à l'abri du vent, c'est déjà beaucoup mieux que nombre des planques de mission que j'ai pu avoir au cours de ma carrière. Femme de l'ombre certes, mais humaine avant tout. Le long instant de flottement qui suit mon arrivée sur la plateforme finit par devenir gênant à mon sens tactique. Je me rapproche d'une fenêtre avant de m'aménager une issue de secours d'un coup de coude dedans ; si c'était l'un des énormes carreaux de verre qui dévoilait tout de l'intérieur des maisons, comme celui de ma chambre d'hôtel, j'aurais pu simplement sauter au travers. Ça aurait fait mal, j'aurais perdu un peu de vélocité à jouer les passe-fenêtres et surtout, j'aurais récolté quelques coupures. Avec les lucarnes je ne peux pas juste prendre de l'élan et sauter au travers sans risquer de me heurter à un rebord, ou à un angle.
D'un geste je racle du coude les bords, histoire de ne pas trop me taillader les mains pour le moment fatidique ou je devrais m'enfuir dans la précipitation.
La porte s'ouvre... Une femme de mon âge, mais surtout de Suna. J'ai un sourire, plus à cause de la montée d'adrénaline qui me rend presque euphorique que par réelle sympathie pour la policière. Le regard que nous nous échangeons veut tout dire.

-Salutation, et bonne soirée. Je me jette dehors par la lucarne, sans grand style ni manières. Je me retrouve à l'extérieur, ou du moins sur un toit légèrement en angle qui m'aurait jeté dans la cour de l'usine si je m'étais laissé glisser. Dans quoi me suis-je fourré?

Je m'oriente dans la direction de la zone administrative avant de courir sur les toits, envoyant valdinguer quelques tuiles au passage. Il faut que je retrouve mon lieu de saut. Si je saute d'ici je risque de me briser les jambes, et il est hors de question que je blesse un policier de Suna ; je suis ici pour de l'espionnage industriel, moins je ferais de vagues et plus mon patron sera satisfait. Comme si l'envie de tuer quelqu'un allait me prendre juste à cause d'une infiltration ratée : faire un carton c'est bon pour les nukenin, pas pour les indépendants. Plus je grimpe, plus j'ai la sensation de me faire rattraper, et lorsque j'arrive au toit de la section paperasse, le constat est sans appel ; il va falloir que je trouve une gouttière, ou que je me laisse glisser le long de la paroi de l'usine si je veux pouvoir redescendre.
A moins que ne rester sur les toits soit une meilleure option ; en bas j'ai beaucoup plus de chance de me faire encercler par la garde urbaine.
Soit. Je me retourne, où en est-elle, et surtout où sont ses collègues si elle en a?
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Sahara Denya
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Police ! Ven 30 Mar - 1:42

Nobushi Kisho &


Sahara Denya

Police !





Amaterasu ! J'avais enfin pu t'apercevoir. Je me doutais bien que tu étais une voleuse, aussi je ne croyais pas à ce nom. Amaterasu. Toutefois, je ne pouvais que te désigner par ce pseudonyme dont tu t'étais servie afin de t'introduire au sein de mon précieux village caché avec une facilité déconcertante. J'avais pu te voir. Voir un criminel était d'une grande nécessité dans mon travail. La police avait besoin de signalement, voire idéalement de représentations précises des personnes afin de les identifier plus vite. Tout ninja lié aux renseignements se devait de pouvoir rapporter ce qu'il voyait. Toute information portant un nom ou une image était bienvenue. J'allais donc retenir ton visage, car tu avais jeté un regard à la porte, un regard suffisamment long pour me permettre de me souvenir de toi. Amaterasu, tu étais désormais gravée dans ma mémoire !

Comme je le pensais, nous étions peu nombreux à nous être invités à la sauterie chez Narutonic. Mon collègue, Omaru, n'avait pas pu lever des foules : trois ninjas et trois policiers ne maitrisant pas les arts shinobi. Certes, nous étions plus nombreux qu'une seule personne, mais n'étaient venus que des chuunins et alors qu'ils avaient entamé la montée au sommet, je les reconnus. Ils étaient avec nous lors de l'opération du matin. Omaru aussi avait été des nôtres lors de la perquisition. Aucun de nous n'était au meilleur de sa forme. Ah, j'en voulais aux responsables. Nos effectifs étaient faibles en comparaison à ceux de l'armée. Le kazekage souhaitant une force militaire imposante et les choses avaient été faites de manière à voir notre puissance shinobi largement mieux dotée que notre police.

Officiellement, tout ninja était le bras armé de Serika Senshi, mais il y avait dans les faits une distinction inavouée qui mettait le service dont je faisais partie en retrait. Voilà la raison pour laquelle nous étions mal organisés au point que l'intervention ne pût se faire qu'avec des gens déjà fatigués par un événement précédent. Un constat navrant mais vrai.

S'il s'agissait d'un combat, j'eusse été moins soucieuse de la suite, mais comme tu comptais prendre la fuite, la finesse était de mise. Je fronçai les sourcils devant l'urgence de la situation non pas parce que j'étais face à un puissant adversaire mais parce que nous étions trop peu nombreux pour efficacement t'encercler. Puis je constatai que tu te trouvais au-dessus de l'administration. Comptais-tu fuir par où tu étais venue ? Tu allais fuir et comme nous ne pouvions couvrir un rayon de 360°, je me tournai vers les chuunins, mais ils étaient encore éloignés. Je n'avais pu faire de rapport de la situation à Omaru. J'étais aussi trop haut pour crier à nos unités au sol d'aller chercher des renforts de manière à encercler la zone.

Mes collèges étaient trop éloignés de nous et toi, toi, TOI, tu allais nous filer entre les doigts ? Hors de question ! Je me devais de gagner du temps, tu ne devais pas quitter les toits ! Nos unités au sol étaient peut-être allées prévenir les autres patrouilles. Peu importe, un jounin et trois chuunins étaient en chemin dans les hauteurs de l'usine, mais bien trop éloignés pour pouvoir m'aider. Aussi, je me décidai à agir. J'avais un peu récupéré durant l'après-midi et n'étais pas totalement à sec en matière de chakra, cependant j'étais à n'en pas douter désavantagée en comparaison à toi, intruse que j'avais eu plus de mal à suivre que sur une surface plane. Tu devais être particulièrement entrainée pour ces exercices, d'où un léger avantage en habilité. Toutefois, je ne devais pas te sous-estimer et penser que tu étais capable uniquement de fuir, car ta maitrise du suiton devait être remarquable. J'utilisai ma vitesse supersonique afin de te rattraper, mais comme tu avais déjà de l'avance sur moi, ma rapidité de me permit pas d'être à ta hauteur exactement, j'étais à trois mètres de toi. À trois mètres et sur le rebord du toit, afin d'être prête à te bondir dessus.

Puis je me souvins de la procédure. Une procédure qui allait me ralentir, mais je n'avais pas le droit de t'attaquer sans sommation, sommation que j'avais totalement oubliée. Tu allais donc bénéficier de la manière de faire de la police de Suna, une manière de faire qu'il allait falloir revoir absolument. J'allais en parler au haut-conseiller ou au kazekage, il fallait que cela changeât.

Je me mis en position de combat, mais au lieu d'attaquer, comme n'importe qui eût attendu de ma part, je dis :



Police, vous êtes en état d'arrestation !




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Kisho Benkei
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-Police, vous êtes en état d'arrestation ! La policière est à une distance respectable de moi. Suffisamment proche pour converger sur moi en un rien de temps, mais pas assez près pour m'empêcher de me défendre si la situation le nécessite.

Comme si j'avais envie de me laisser attraper ; je pèse assez vite mes options, qui se résument à renoncer pour mieux finir dans les geôles de Suna, ou au contraire à courir. Si je suis pas assez rapide je finis au fond d'une cellule, si je suis fais preuve de suffisamment de vélocité c'est très loin d'ici que j'aboutis. A vraie dire, le choix ne se pose pas, là maintenant ; j'ai bien une idée de qui pourrait me faire sortir d'ici mais... Se reposer sur ses relations pour s'extraire de situations tendancieuses n'est pas vraiment quelque chose qu'une kunoichi respectable ferait. Et puis, je n'aie pas encore dit mon dernier mot ; j'ai encore assez de cartes dans ma manche pour continuer ma fuite effrénée, du moins, c'est ce que j'espère.
Je souris à la policière qui me fait face ; je n'aie pas pour intention de me laisser faire.

-Pas aujourd'hui. Mes yeux se ferment alors qu'un flash lumineux illumine tout Suna le temps d'une seconde.

Je tourne les talons et m'élance vers l'angle du toit ; c'est toujours dans les coins qu'il y a des gouttière, autant profiter de la diversion pour descendre par une voie respectable non? Je me laisse glisser sur les tuiles avant d'attraper la tuyauterie externe, je me laisse glisser jusqu'à avoir à quelques mètres de moi un toit adjacent.
En bas ; beaucoup de policiers, et un dédale de rues que je n'aie jamais étudié.
En haut ; la police.
Devant moi : un mur.
Derrière moi : les toits de Suna, et donc ma porte de sortie.
Je soupire avant de serrer les jambes autour de la gouttière et contracter mes abdos : certains ninjas agitent les mains avant de faire des acrobaties, moi je fais du sport, beaucoup de sport. Suffisamment pour avoir des courbatures à peu près toute la semaine quand je ne me prépare pas à une mission ; la vie de ninja est un entraînement constant, rester au sommet de sa condition physique en permanence. Je plaque un poing contre le mur.
La déflagration me projette sur plusieurs mètres avant que je n'atterrisse sur le toit d'en face, en roulant-boulant avec autant de grâce qu'une vache ivre morte. Je me remets difficilement sur mes pieds, mon corps n'étant plus qu'une boule de douleur et de nerfs alors que je jette un oeil à la fliquette ; va-t-elle sauter? Ou alors emprunte-elle un chemin alternatif?
Ma main me fait souffrir le martyr ; la frappe soufflante que j'ai déclenché m'a offert un joli vol plané, mais aussi de sévères contusions, l'inconvénient de se servir des propriétés d'une explosion soufflante pour se déplacer. Ce qui me fait penser que je devrais rajouter des explosions brisantes à mon répertoire, pour le jour ou il faudra que je concasse des fortifications massives, comme les murs d'une cité par exemple.

Rapport de situation ::
 
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Sahara Denya
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Éblouie Dim 8 Avr - 22:31

Nobushi Kisho &


Sahara Denya

Éblouie






Pas aujourd'hui.




Quelle surprise, non ? Une cambrioleuse venait de refuser d'être appréhendée pacifiquement. Incroyable ! Inconcevable ! Une voleuse refusant de croupir dans les geôles de Suna, quel profond manque de goût !
N'avait-elle jamais lu notre magnifique campagne de publicité pour la prison du village caché du sable ?
Ne savait-elle pas que les portes des cellules étaient ouvrables de l'intérieur afin que les prisonniers pussent à leur guise se balader dans les couloirs de l'établissement sans que leurs libertés de mouvements ne fussent trop restreintes ?
N'avait-elle pas reçu l'information que les cellules étaient spacieuses et individuelles, qu'elles avaient été aménagées pour accueillir les bagnards confortablement, avec les matelas moelleux et adaptés à la corpulence de chaque occupant, que le repas était en fait un buffet auquel on pouvait se servir à volonté ?
Ignorait-elle qu'il y avait une piscine intégrée ouverte à chaque heure du jour et de la nuit, qu'il y avait plusieurs sales de musculation souterraines et des activités organisées chaque jour ?
N'avait-elle eu connaissance de nos possibilités de visite hors des murs, avec escorte, à n'importe quelle destination ?
Moi non plus ! À moins que la nouvelle ne vînt d'être donnée, auquel cas j'eusse apprécié qu'on me mît au courant.

Mais qu'avait le directeur de la police en tête ? Surement se croyait-il en période de paix pour proposer une procédure si molle. Il avait du oublier que nous étions en période de guerre et que même si aucun conflit n'engageait ouvertement l'entièreté de notre armée, il fallait vraiment être le dernier des demeurés pour proposer une telle approche. Heureusement qu'aucun dossier concernant la logistique du village caché du sable ne se trouvait chez Narutonic, j'eusse été bien stupide à me justifier de la mise en faillite de nos défenses à cause d'une femme à capuche qui dormait dans un de nos établissements.



Elle avait payé sa chambre, chef, je ne pouvais pas savoir.




Puis soudain, la lumière ! Étais-je morte ? Non, mes pieds touchaient encore le sol. Et j'étais aveuglée, bon sang, cette cambrioleuse avait traitreusement fait comme n'importe qui à sa place, exception faite de la technique !


L'explosion du poing de Nobushi
Crée un vacarme qui assourdit
Oh-oh
La lumière du poing de Nobushi
Laisse échapper une Kisho dans la détresse

Être aveuglée et assourdie de la sorte n'étaient pas dans mon habitude et mon réflexe fut de protéger mon visage, mais vite je me rendis compte de mon erreur. Une erreur ne datant pas d'hier mais plutôt de ma tendance à m'orienter vers le combat, la démonstration de force, plus que la furtivité, la tromperie ou les pièges. Mes mains plongèrent dans mes vêtements, fouillèrent brièvement et ressortirent des senbons. Je n'y voyais pas grand chose, mais certaines de ces aiguilles étaient dotées de clochettes et si par chance Amaterasu n'avait pas encore bougé, j'allais pouvoir localiser ses déplacements. À moins qu'elle ne prît le temps de les retirer, mais je devais tenter quelque chose. Je lançai donc les aiguilles dans sa direction, encore éblouie par cette technique. Cependant, utiliser un coup aussi visible en pleine nuit n'allait pas passer inaperçu. Amaterasu avait peut-être elle-même provoqué sa perte. Une maigre consolation que cette idée car j'étais incapable de voir autour de moi. Je tournai la tête, mais je ne distinguais pas concrètement les éléments. Impuissante, voilà ce que j'étais. Pas attaquée, pas en action, mais dans l'attente d'une accalmie, à espérer qu'elle arrivât au plus vite, d'autant que le tintement des senbons n'était pas aisé à distinguer tant le bruit résonnait dans mon crâne. J'étais isolée.

Puis une explosion. Cette voleuse nous échappait malgré des techniques audibles et visibles par tous. Cependant, ce retentissement n'allait sans doute pas être du goût de tous. Akihiko n'allait pas apprécier et le kazekage non plus. Je doutais aussi du sourire de Shirogane Ibushi. Même cette technique assourdissante ne pouvait couvrir l'éclat d'une telle explosion. Mais ce fut court, bien trop court pour me permettre d'avoir le temps de m'orienter. Je pensais avoir repéré Amaterasu, mais déjà ma tête résonnait. J'avais une vague idée de la direction à prendre, mais quand bien même je connaissais mon village, je ne le connaissais pas au point d'estimer les distances sans point de repère visuel ou auditif. J'avais eu, un bref instant, un signal, mais je l'avais perdu. Toutefois, je n'avais pas tout oublié. Prudemment, avec la plus grande délicatesse, je levai mon pied, l'avançai, puis vérifiai que j'avais quelque chose sous le pied. Du toit. Je réitérai l'opération, puis pliai les genoux. Je commençai à y voir. Je clignai des yeux. Elle ne pouvait pas être en bas. Ne me dites pas qu'elle était en bas, réussissant à échapper à tous dans un village qui n'était pas le sien ! Non, elle devant être sur les toits. Mon crâne allait mieux, je me sentais plus apte déjà à m'orienter. Tout était toujours moins trouble. J'y voyais maintenant.



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Kisho Benkei
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La police, elle n'a pas sauté, elle ne me suit pas pour le moment. Je me retourne et commence à m'élancer en direction de la muraille avant de m'effondrer au sol, une douleur lancinante dans la cuisse ; un senbon. Un maudit senbon à clochette fichée dans ma jambe droite. J'attrape à pleine main l'aiguille de combat avant de l'arracher d'un coup sec, lâchant un râle d'agonie qui trahit ma position, malgré le sifflement dans mes oreilles je le sais, tout Suna aurait pu l'entendre. Anesthésiée par la peur de me faire arrêter, et dopée par la simple idée que ce soit mon dernier contrat, chose qui m'horrifie, mes jambes se détendent comme des ressorts et se remettent en branle. La douleur qui est entrain de me dévorer lentement mais sûrement n'est rien en comparaison de ce que je risque de subir, et je vais avoir besoin de toute ma force pour m'échapper. Et aussi d'une alternative pratique.
Je joins fébrilement les mains avant d'entamer les signes de mains nécessaires à mon plan développé sur le coup : trois clones aqueux apparaissent devant moi, la plus proche ramasse le senbon a clochette et s'enfuit avec vers l'Est en compagnie d'une autre clone. Me laissant seule avec la dernière du trio fraîchement appelée, elle m'empoigne sans ménagement et m'aide à courir, j'ai encore assez de force dans l'autre jambe pour franchir les vides meurtriers entre les habitations qui ont la fâcheuse manie de former des réseaux de ruelles. Je manque de tomber plus d'une fois avant de me rendre compte d'une erreur tactique ; je suis à côté de l'auberge dans laquelle je séjournais.
Théoriquement, puisque je me suis déplacée vers le Nord, la porte Nord n'est plus très loin, au pire je pourrais toujours sauter de la muraille en me servant du fouet aqueux comme d'une corde de rappel. Plus qu'à espérer que le clone de l'Est ait réussi à attirer une partie des poursuivants.

-La porte, il faudra que tu fasses diversion.
-Je connais mon travail, atteint juste la sortie, avec ta monture tu devrais pouvoir t'enfuir loin de Suna.


Tant qu'un policier n'est blessé oui. Si je fais du mal à un agent de Suna, je ne donne pas cher de ma peau, même à l'extérieur des murs.

Rapport de situation :
 
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Sahara Denya
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Humiliée Dim 22 Avr - 10:26

Nobushi Kisho &


Sahara Denya

Humiliée





Cette lumière ! Elle s'estompait. Et ce sifflement au creux de mes oreilles venait à disparaitre. Où étais-je ? Où étais-je précisément ? J'avais perdu deux sens l'espace d'un instant et me sentais impuissante face à un environnement en mouvement et totalement inutile alors que ça explosait et se battait peut-être. Mais tout se réglait. Tout, oui, car devant moi, tout redevenait clair. Ô joie de pouvoir à nouveau profiter de mes oreilles, quand bien même un sifflement léger persistait. Je clignai rapidement des yeux pour me débarrasser des étincelles décorant mon champ de vision. Ce coup qu'Amaterasu avait délivré était une sacrée épine dans le pied. Quelques tapes sur la joue, il fallait me débarrasser des restes des dérangements et je voyais ma cible sur le toit d'en face.

Ces étincelles ne me gênaient pas en comparaison à la honte d'avoir vu la police incapable d'appréhender une voleuse seule. J'allais devoir répondre de cet échec devant le haut-conseiller de Suna, au risque de perdre un précieux soutien, mais aussi devant Shirogane Ibushi, cet homme qui n'appréciait guère mes bras et considérait le résultat de mon opération chirurgicale comme de la défiance vis-à-vis de la hiérarchie du village caché. C'était sans compter Serika Senshi, dont l'ombre planait derrière chaque maison, chaque concitoyen, chaque action accomplie au nom de Suna. De la faiblesse. Il n'appréciait point cela et le répit que j'avais obtenu auprès de l'intendant allait se révéler inutile. Et quelle réputation pour le Pays du Vent. J'étais couverte de ridicule au point où j'en étais et bien plus que gênée. Amaterasu. Amaterasu, cette sale voleuse allait publiquement nous humilier. Il fallait arrêter cette chienne, qu'elle croupît dans nos geôles ! L'arrêter n'impliquait plus mon simple honneur, mais aussi celui de Suna.



Shunshin !




Un mudra et me voici non loin d'elle, sur le même toit. Mais voilà qui était inattendu : quatre Amaterasu. Trois clones étaient avec elle et je ne l'avais pas remarquée, enragée que j'avais été. Laquelle était la vraie, laquelle ? Deux d'entre elles s'enfuirent vers l'est, mais les clochette trahirent l'identité de l'originale. Alors que deux binômes se séparaient et qu'un clone aidait l'autre, blessé, à progresser vers le nord, je m'empressai d'aller à l'est. Deux, donc un clone, mais vous ne pouviez m'échapper. Vous courriez, mais moi aussi et je n'étais pas prête de vous lâcher. J'étais proche, mais quelques mètres nous séparaient. Amaterasu ! Je tournoyai sur moi-même afin de gagner en vitesse et, maladroitement à cause du tournoiement, créer une bourrasque.


Suna Toppû !




Mais soudain, un doute m'assaillit. J'avais poursuivi une femme aux clochettes, mais une autre était blessée. Un clone blessé ne fût-il pas resté sur place ? Bernée. Je m'étais royalement fait berner et cette peste allait quitter la ville par le nord. Mais elle était blessée. Quand bien même soutenue par un clone, j'étais plus rapide qu'elle. La rattraper restait possible. Aussi, je m'élançai à la poursuite de la cambrioleuse de Narutonic, ignorant totalement si j'avais touché les clones. J'avais aveuglément lancé une attaque sans être certaine de la distance critique, il allait falloir que je me calmasse.

Se calmer. Se calmer, se maitriser, rattraper Amaterasu et la taillader ! De toit en toit, je revins sur mes sauts. Elle n'avait pu s'éloigner autant. Quoique j'avais poursuivi les clones, tout de même. Mais il fallait que je la rattrapasse. La porte, j'espérais qu'elle n'allait pouvoir la franchir. Je sautai, sautai, sautai. Le nord ! Je devais atteindre le nord, ne pas dévier de mon objectif ! Amaterasu !


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Kisho Benkei
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Je cours, la douleur est toujours aussi intense mais l'adrénaline qui pulse dans mes veines commence à faire effet ; mon cœur tambourine dans ma poitrine, mes jambes flageolent, j'ai l'impression de courir en plein désert à midi et pourtant je cours. A savoir si c'est la douleur qui s'est estompée ou la crainte de finir dans une geôle de Suna qui me fait courir comme si j'avais le diable à mes trousses, la question est posée.
Une minute. J'ai réellement le diable à mes trousses! J'ai la police de Suna sur mes talons, rien de pire, rien de plus inquiétant que de savoir que le corps de maintien de l'ordre de la dictature militariste du coin est après moi. Si ce n'est peut-être savoir que l'Empire pourrait bien un jour essayer de m'assassiner pour rien. Le simple fait de m'imaginer au fond d'un cachot du pays du vent suffit à me faire galoper, mon clone me lâche alors que ma jambe blessée retrouve un peu d'énergie, c'est la première fois depuis de longues années de carrière que ce sont mes jambes qui menacent de me lâcher avant le souffle.
Puis l'inévitable survient, quelque chose qui me fait sourire avec un air de dément alors que je sens une partie de mon chakra se dissiper au loin, j'ai perdu un clone, l'autre doit combattre pour m'acheter encore un peu de temps. Je saute une ruelle avant de me retourner ; elle est sur mes traces.
Mon clone fait volte face et se retourne, formant au passage les mudras nécessaires à la création d'un fouet aqueux, l'arme se matérialise entre ses mains avant qu'elle ne l'envoie à la rencontre de la Suna-jin, tentant de l'immobiliser. Mon autre clone qui a survécu à l'accroche initial va se jeter sur elle. Ils savent parfaitement ce que j'attends d'eux ; une immobilisation sur la durée, pas un combat acharné, juste assez pour l'empêcher de bouger, mais pas suffisamment pour la blesser. Je suis une voleuse, pas une pillarde. Les premiers affrontements qui me parviennent aux oreilles ne me plaisent guère ; un clone armé et un autre à main nu ne sont pas de taille face à une policière de Suna, la police est militarisée ici. A Konoha ou Uzushio je n'aurais pas eu autant de doutes, mais Suna est un cas à part.

-La porte Nord. Les murailles ont l'air calme, je suis presque au bout de ma course effrénée. Je me retourne, prête à la repousser une fois de plus ; je suis presque au but, je peux le faire, ce n'est pas une gendarme qui va me stopper maintenant.

Rapport de situation :
 
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Sahara Denya
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Course vers le nord





J'avais sans doute raison, à peine avais-je tourné les talons qu'un clone me prit en chasse. Bernée que j'étais à cause de mon aveuglement, j'avais été gagnée par l'émotion que je n'avais su maitriser et avais pris du retard. Un retard qui risquait de couter cher à Suna. J'ignorais à quel point l'apport financier de Narutonic était important, mais la simple idée d'être responsable d'un fiasco pareil donna une boule au ventre. Alors que je bondissais de toit en toit, poursuivie par une fausse Amaterasu, mes mains se posèrent sur mon estomac, comme essayant de l'apaiser, mais il continuait à se faire sentir. Pour la première fois, Suna faisait face non pas à un autre village, non pas aux Kaigan, mais à une indépendante qui se montrait capable de reléguer le Pays du Vent au rang de moulin et il m'incombait de nous débarrasser de ce véritable virus. Amaterasu, ta présence et ta réussite étaient une véritable hérésie qui faisait passer notre village militaire pour une armée molle. En réalité, cette armée n'était pas si organisée que ça. Nous avions certes des officiers en charge de certaines parties de notre territoire, mais la police était trop mal considérée pour être correctement composée. Ceci exposé en plein visage, je me sentis bien mal à l'aise dans ma progression.

Mais je dus bien vite me concentrer, car si un clone se trouvait derrière moi, un autre exemplaire, armé quant à lui d'un fouet aqueux, me barrait la route. Cette enflure souhaitant me ralentir en me prenant en tenaille. Un clone au corps-à-corps, l'autre muni d'une arme peu conventionnelle. Deux copies d'elle pour me garder au même endroit. J'étais certes plus forte que ces répliques, mais à deux, elles étaient plus qu'en mesure de me gêner. Cette fois, je sentis ma gorge et là, déglutis. Une idée. Une idée. Je savais. Ma main alla chercher sur moi un parchemin explosif tandis que le fouet aqueux m'approchait. Le clone  derrière moi me bondit dessus tandis que le plan mis en oeuvre pour m'arrêter fit son effet. Mais au moment de l'impact avec ma poursuivante, j'esquissai le geste nécessaire.



Katsu !




Une explosion dont l'épicentre se trouvait sur mon corps se fit entendre. De la fumée épaisse jaillit, envahissant les poumons, perturbant la respiration. Je m'extirpai de là et sans savoir si j'avais fait mouche, continuai mon avancée. Cette détonation avait au moins surpris mes deux opposantes et peut-être même les avait-elles détruites. Ce fut là que j'aperçus Amaterasu. Une avance plus importante que je ne le pensais nous séparait. La peur, sans doute, lui permettait d'oublier ce besoin d'un support pour courir, tout comme j'étais en mouvement sans avoir subi d'effet secondaire du au parchemin. Mais elle était loin. Il me fallait absolument la rattraper en un instant, car la porte nord était proche. Je joignis à nouveau mes mains.


Shunshin !




Je parcourus instantanément la distance qui nous séparait afin d'apparaitre non pas directement derrière elle mais aussi sur le côté, penchée en avant. Elle s'était retournée, sans doute prête à la confrontation, mais je n'allais pas lui laisser le temps de réagir. De toute ma vitesse, je lui fonçai dessus. Doigts crispés, je serrai le poing droit. À toute allure, fonçant vers elle par le flanc, je fis décrire à mon bras une trajectoire ascendante ! Mon poing allait frapper cette saleté tandis que mon poing gauche, lui, allait asséner, simultanément, un coup de poing ordinaire.

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Une détonation derrière moi, je continue ma course en sentant une partie de ma présence en arrière s'effacer, le clone derrière la policière a fini par se faire avoir par l'explosion. L'autre a été projeté au sol mais a toutefois pu survivre, je serre les dents en sentant mes chances de tenir le combat s'aménuiser à vu d'oeil, sans compter que la police doit être en train de se regrouper. En guise de réconfort, je me dis que la muraille Nord n'est plus très loin, et que la liberté me tend les bras ; d'ici quelques temps je serai déjà loin, et surtout j'aurais ma paie. La prochaine fois que je passerai à Suna pour le travail, je veillerai à ce qu'on m'augmente drastiquement mon salaire, j'ai en sainte horreur de partir en mission pour des clopinettes, surtout vu l'ampleur de la tâche.
Un déplacement rapide à la périphérie de ma vision me fait tourner les talons, pas mon dernier clone mais bien ma poursuivante qui s'acharne à me suivre. Elle fonce sur moi avec une détermination presque animale, j'esquive le premier assaut en roulant sur le côté avant qu'elle ne revienne à la charge. Coup de pied, coup de poing, la grêle de coups que j'esquive en reculant sans cesse en dit trop sur nos capacités respectives au contact, peu d'ouvertures dans la défense adverse, beaucoup de brèches dans la mienne que je compense en mettant à chaque fois un peu plus de distance. Puis une faille se dessine, un crochet un peu trop large, je pare l'assaut de l'avant bras avant de frapper au niveau de la gorge.
L'explosion illumine la nuit, un éclair de lumière qui lui a frôlé le visage alors qu'elle a dévié la frappe déflagrante au dernier moment en m'attrapant le poignet. Nous nous lâchons mutuellement pour reprendre les affaires là où elles en étaient, je laisse le chakra affluer dans mes poings et chaque assaut que je réussis à glisser se solde invariablement par un échec, à la limite une mèche de cheveux roussie. Son jeu de jambe est pour beaucoup dans sa supériorité au corps à corps, heureusement que je porte des bottes et non pas des sandales comme la plupart des Suna-jin : j'aurais eu les pieds pressés en pulpe depuis longtemps face à elle. La fliquette sait se défendre je dois bien lui avouer ça. Je fais exploser le toit en dessous de nous, envoyant jaillir des tuiles et nous plongeant dans un nuage de fumée presque opaque. Les frappes à la précision millimétrées laissent place à des crochets aussi larges que la muraille du village, des coups de pieds tournoyants aussi dangereux pour l'ennemis que pour les alliés dans ce brouillard ou l'on ne discerne rien si ce n'est les mouvements les plus grotesques. L'espace d'un instant nous sommes des danseuses de brume, virevoltant erratiquement en ayant foi en nos capacités, l'ouïe et le toucher ayant remplacé la vision pour nous guider dans ce combat. Je la fais tomber à un moment, avant d'avaler une manchette au creux de l'oreille.

-Si j'avais été plus agressive dès le début, peut-être que les choses ne se seraient pas passées comme ça. Je profite du bref instant d'accalmie que nous avons pour esquisser un trait d'esprit inutile, le chakra s'épuise peut-être vite, mais pas autant que le souffle dans des corps à corps aussi acharnés.

Elle me lance un senbon, j'attrape l'aiguille de combat au vol avant de la renvoyer, chargée en chakra détonnant. Le projectile explose à impact et je converge sur ma cible avant de briser sa garde d'un coup de pied haut avant de m'élancer à l'assaut d'une frappe paume ouverte au visage. Elle esquive en m'attrapant le bras, m'envoyant au sol avec l'énergie de ma propre attaque, je contracte mes abdominaux et tente un coup de pied de ma position délicate pour me libérer de son emprise. Tentative stupide puisque la policière se saisit aussi de mon pied avant de m'envoyer voler comme si j'étais un bureau à renverser. J'atterris piteusement au sol avant de me relever.
Phase deux du combat, voyons ce qu'elle nous réserve.

Attention, ça va déraper :
 
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Sahara Denya
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Amaterasu contre Denya





Quelle chance, Amaterasu n'excellait pas au cors-à-corps. Elle n'excellait pas au corps-à-corps, mais pourquoi alors venait-elle à ma rencontre ? Était-elle suicidaire ou s'agissait-il de sa dernière possibilité d'action ? Peu m'importait, elle avait fait une erreur qui allait lui couter sa liberté. Enfin, c'eût été le cas si, tout d'abord, elle n'avait as des idées à revendre. Si le combat pur à distance réduite ne semblait pas être son point faible, elle était d'une force indéniable et savait ruser afin de compenser son désavantage technique, ce qui faisait d'elle une redoutable combattante qui m'humiliait sur un terrain sur lequel je pensais être douée, mais il y avait dans sa méthode une intelligence non-négligeable. C'eût été le cas aussi si elle n'avait pas à nouveau l'idée de fuir. Cependant, c'était compréhensible, car en plus des ninjas, la milice pouvait l'attraper au sol et elle souhaitant sans doute retourner en hauteur. Je l'eus pas tort, car quelques mètres plus loin je la vis, chakra concentré au niveau des pieds, escaladant un mur afin de prendre de la hauteur. Mon alternative était la poursuite, rien de bien surprenant, mais alors que j'allais poser le pied gauche sur un toit, une lumière jaillit et m'aveuglai. Une chute suivit. J'atterris lourdement au sol et sentis une douleur dans les épaules, comme si l'impact avait ciblé cette partie de mon corps. C'était un mauvais atterrissage ! Ça faisait sacrément mal et risquait de me clouer au sol, mais je trouvai la force de me relever, une force que je ne compris pas, et bondis sur le toit. Là, deux clones armés de fouets m'attendaient tandis qu'Amaterasu fuyait.



Police, dernière sommation !





Sans surprise, elle ne ralentit pas la cadence et sous la musique du rythme et du stress commença une danse aquatique entre les fouets de deux habiles répliques maniant leur accessoire avec grâce et finesse, décrivant cercles et arcs de cercle, tourbillonnant, mouillant les murs. Le festival de gouttelettes forçait la policière à esquiver les attaques tandis qu'un troisième duplicata venait s'ajouter à la danse. Et Amaterasu devait rire. Je m'extirpai de la situation, mais un fouet vint attraper ma jambe. Je tombai à la renverse. La honte, quelle honte, cette voleuse allait atteindre le nord. Je contractai les quadriceps et autres muscles de mes jambes et dans un élan, me sortis de cette situation, fonçant à une vitesse extrême. Le clone devant moi explosa, je fus durement touchée et ralentie, mais j'accélérai encore.


Shunshin !





Puiser dans mon chakra était nécessaire, c'était la seule alternative pour éviter d'être la risée de Suna, pour éviter que Suna ne fût la risée du monde. Notre nation forte se devait de pouvoir arrêter une cambrioleuse seule et c'est les dents serrées qu'une officière de police alla au delà de la douleur et de la gêne provoquée par les deux dernières chutes. Puis Suna ne bougea plus. Tout était en fait ralenti, le temps semblait modifié. Mes jambes se mouvaient, seules, comme instinctivement, suivant mon désir d'aller vers l'avant. Des cris retentissaient dans le village, mais je ne saisissais rien. On criait trop lentement. Amaterasu. Amaterasu était plus proche. Encore plus proche. Toujours plus proche ! Mais elle se retourna d'un geste peu rapide, mais avec suffisamment de vitesse pour produire une explosion qui vint me toucher de plein fouet, me projetant de deux mètres en arrière, m'arrêtant dans mon élan. Tout redevint normal et la cambrioleuse reprit sa fuite. Toute douée qu'elle était ! Je réunis ma puissance dans mes jambes, encore une fois, puis la rattrapai, bras en avant. Mais alors que j'allais la saisir, elle exécuta un saut périlleux arrière qui me surprit. Lorsque je me retournai, je vis cette fois deux femmes. Elle se fatiguait mais avait encore des ressources. Toutes deux haletantes, nous nous regardâmes dans les yeux. J'ignorais ce qu'elle ressentait, mais cette combativité était très respectable. Les deux camps foncèrent l'un contre l'autre mais elle lança deux shurikens armés de parchemins explosifs sur mon flanc gauche. Instinctivement, je m'écartai sur la droite mais compris bien vite qu'il s'agissait d'une diversion car alors que je déplaçai, le champ libre était laissé à gauche. Une ouverture précieuse qui fut exploitée par l'originale et sa réplique. J'avais compris : le clone était celui des deux qui se trouvait le plus proche de moi.

J'exécutai un nouveau déplacement rapide afin de me trouver devant l'originale. Mais il ne s'agissait pas de l'originale, car elle explosa en une multitude de gouttes. Un nouveau festival des gouttelettes dont je dus je me protéger. Pieds en pointe, pivotement, fermeture d'yeux pour éviter d'être à nouveau aveuglée, mais cela ne m'empêcha pas de recevoir deux senbon dans la cuisse droite. Elle visait bien, l'animale et la surprise intensifia le douleur. je maintins ma cuisse, tandis qu'elle continuait. La porte. Et ces senbon qui ralentissaient mes mouvements. Sans plus y penser, je les retirai de ma chaire, ce qui m'arracha un court hurlement de douleur. Je m'appuyai sur mon autre jambe, celle qui était intacte, puis forçai sur elle. Cette fois, il s'agissait de ma dernière accélération possible. Je mis tout mon coeur dans cet effort. C'était quitte ou double. Elle sortit de sa poche un parchemin explosif. Je saisis son poignait. Je le tenais et lui envoya un coup de pied dans le ventre et sans plus attendre, un immense coup de poing dans le mollet pour la ralentir. La gardant captive, j'enchainai les frappes. Elle se défendait efficacement et parait mes coups, la bougresse. Ce fut alors que j'accélérai le rythme de mes enchainements, attaquant la tête, les jambes, les côtes, le cou, le torse, sans régularité. Ma maitrise du taijutsu fit une différence. Elle suivait, mais c'était pour elle de plus en plus ardu, la rapidité des frappes allant de manière croissante. Puis je touchai. Je touchai et ce fut l'ouverture dans sa défense. Puis la défonce. Un véritable barrage de coups de poings lancés sans pause, ciblant une partie du corps à un moment et visant de manière aléatoire après. J'atteignis le visage deux fois avant de me concentrer sur son torse et son buste, me servant alors de ma force herculéenne sans vergogne, enchainant les assauts puissants, la submergeant. Ce fut alors que je la contournai à grande vitesse et concentrai mon chakra dans ma paume.



Shôgekishô !




J'envoyai mon bras, de toute ma force, dans le dos afin de la projeter vers l'intérieur de Suna. Un coup violent qui m'épuisa. Un coup violent exténuant que ne pouvais plus reproduire. Mais un coup qui l'envoya entre deux toits. Je me rapprochai de l'impact. Elle était au sol. Mais malgré ma victoire, je sentis une amère faiblesse. Tant d'énergie, tant d'homme mobilisés pour une voleuse. Un honte évitée, mais un fiasco pour notre police. Cette victoire avait un amère gout de défaite.

il convenait cependant de procéder à l'arrestation de la dame. Les geôles de Suna allaient parfaitement convenir à cette kunoichi. Une vraie kunoichi car discrète et efficace dans sa méthode, mais une kunoichi pas affiliée à quelque village caché que ce fût et qui agissait en électron libre. Une grand pouvoir utilisé sans ambitions, cela m'attristait de voir ce potentiel épars, sans vision. Du moins, à priori. Narutonic était une entreprise riche, la cambrioler pouvait non seulement rapporter gros mais penser sur une économie locale. De plus, si l'employeur d'Amaterasu se trouvait ne pas être le conseil d'un village, il était à compter que cela pouvait s'inscrire dans un jeu des pouvoirs d'argent. Un magnat voulant faire tomber un autre magnat.

Je regardai sa face tournée vers le ciel. Elle n'était pas inconsciente mais n'avait esquissé aucun mouvement pour s'échapper. Inoffensive, elle n'allait pas résister à une fouille. Je tenais à voir ce qu'elle avait sur elle.


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Je me mets en garde, prête à faire face avant de réaliser mon honneur, résistant tant bien que mal à l'orage de coups qui me parvient, une frappe esquivée résulte en une ouverture violemment exploitée, alors qu'elle s'enfonce dans les brèches de ma défense, je m'enfonce dans le gouffre. Puis le point d'orgue d'une symphonie que j'ai subi bien plus qu'écoutée, le coup de grâce qui m'envoie au fond, dans le sable d'une ruelle.
La vérité est que je n'ai rien senti du grand final, la douleur est venue m'anesthésié bien plus tôt, définir ce qui a été le plus ravageur entre les assauts constants, répétés et quasi métronomiques de la policière et la cerise sur le gâteau qui m'a fait mordre la poussière, au sens propre. La gendarme et moi échangeons un regard, je ne décèle pas de haine étrangement, juste une sorte de lassitude envers moi, comme si je devrais faire autre chose que cela. Puis elle disparaît du toit, sans doutes en quête d'un moyen moins violent de descendre du lieu de nos activités. C'est en gémissant comme une prostituée qui se serait faite esquintée par un client que je me traîne hors du petit monticule de sable qui a amorti ma chute. Laissant un clone en lieu et place, qui je l'espère les trompera suffisamment de temps, je me traîne dans les rues en direction de la porte Nord. Avec une petite remarque sympathique à son attention.
J'ai encore un peu de temps avant que toute la zone ne soit en alerte, mais même s'il s'agit d'une questions de minutes, tout est encore jouable. Le dédale de ruelles me mène tout droit jusqu'aux énormes ouvrages de bois qui délimitent la fin de la civilisation pour le début du désert, anarchique et punitif. J'observe la porte depuis un angle, dissimulée par les ombres.
Des esprits médiocres essaieraient sans doutes de se dissimuler dans des sacs de riz, ou de leurrer les gardes en se déguisant en soldats, mais il y a une solution bien plus simple pour un ninja maîtrisant le suiton. Les protocoles de Suna sont bien rodés quand il s'agit de sécuriser une porte ; le sable au sol est humidifié sur plusieurs mètres autour et sous la porte. De sorte à empêcher des manipulateurs de fuuton d'envoyer des bourrasques sablonneuses contre ceux qui ne porteraient pas de protections aux yeux, et à empêcher certains clans toujours hostiles à l'hégémonie du village du vent de se servir du sable à leur avantage. Les techniques secrètes et héréditaires en rapport avec le sable ont cours dans les dunes sans fins dans les contrées de silice. Tout les moyens sont donc bon pour pénaliser les malins qui penseraient pouvoir utiliser à leur avantage tout le sable en ville.
Je commence à me fondre dans l'eau présente dans le sable humide, en profitant pour outrepasser les gardes en alertes ; ils ne se doutent de rien quand je passe sous leurs pieds tandis que mon corps continue toujours de pulser de douleur. En alerte, les yeux fixés sur l'intérieur du village, songeant que la menace arrivera à toute vitesse sur eux, je profite que leur attention soit ailleurs pour émerger dans les ombres, me laissant tout loisir de prendre de la distance.
Ensuite? L'épreuve la plus dure restera d'enfourcher le chameau qui m'aura servi à venir ici avant de profiter de l'agitation générale pour m'évaporer. Il faudra que je me trouve un endroit pour récupérer de mes ecchymoses avant de reprendre plus sérieusement ma route vers les territoires du Nord. La Suna-jin m'aurait tué si je n'avais pas eu la chance de tomber en contrebas.

Bravo de m'avoir neutralisé, mais n'est pas aujourd'hui le jour où l'on m'attrape. Navré du dérangement occasionner. Lui aura lancé mon clone.

Un jour je reviendrais, et cette fois-ci je lui parlerais, sans doutes qu'elle ne se rendra même pas compte que moi et la voleuse qu'elle a affronté cette nuit seront une seule et même personne, mais j'ai la certitude qu'un jour, nous nous reverrons. J'imagine sans mal que le haut-conseiller voudra me voir en apprenant l'incident qui est arrivé, et ce sera l'occasion de distinguer quel esprit se cache derrière autant de technique.
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La leçon de la police de Suna





La menace était écartée. Tandis que la police avait été mise en déroute, moi, Denya, considérée comme faible en raison de mes bras de bois par plusieurs membres du conseil et Senshi lui-même, avais in extremis arrêté la voleuse Amaterasu qui tentait de prendre la fuite et de disparaitre dans le désert. Il n'y avait pas à dire, il s'en était fallu de peu que la réputation de la maréchaussée fût ternie. Des collègues étaient en chemin et me faisaient un pouce en l'air, signe qu'ils prenaient le relai. Aussi me permis-je permis de souffler. La bataille avait été rude et je m'estimais chanceuse que la kunoichi d'en face n'eût pas fait usage de nouveaux artifices, auquel cas nous eussions véritablement perdu sa trace et du attendre la dissipation d'une fumée quelconque avant de constater sa disparition définitive.

L'honneur était sauf et nul n'avait entaché la superbe du village caché, flamboyant dans sa victoire contre le crime.


Et une fois de plus, le soleil brille sur Suna, grâce à Super-Denya !

Après avoir profité de vingts secondes de répit, je décidai de rejoindre mes collègues, au sol. Deux civils certes, mais la tâche, arrêter une kunoichi à terre, était dans leurs cordes. Tandis qu'ils levaient le corps peu énergique d'Amaterasu, je leur souris.


Nous allons l'emmener à la prison de Suna.




Mon énergie avait été bien mobilisée et heureusement, le combat était fini. J'avais hâte d'interroger la coupable et de savoir quelle entité désirait s'attaquer à Narutonic. Ou quel particulier, bien que je ne pensasse pas le moins du monde que quiconque avait l'intention de s'en prendre à une entreprise de cette taille sans voir le soutien d'une puissance financière, politique ou militaire considérable. Qui avait pu convaincre une cambrioleuse de se risquer à une si dangereuse opération dans le village caché le moins sûr pour un criminel étranger ? On avait du lui proposer une bien belle somme. Et tandis que nous sillonnions les rues en direction des geôles, je ne me doutais pas de ce qui se déroulait aux portes du village. En effet, je n'étais pas bien bavarde et en pleine réflexion lorsqu'Amaterasu, porté par mes deux collègues civils, daigna ouvrir la bouche.


Bravo de m'avoir neutralisée, mais n'est pas aujourd'hui le jour où l'on m'attrape. Navrée du dérangement occasionné.


Elle narguait police ? Dans son état ? J'avais du mal à y croire, comment pouvait-elle fanfaronner pareillement ? Connaissait-elle les pans du pénitencier par coeur ? Une possibilité cohérente qui permettait à Amaterasu d'avoir une échappatoire même si elle était capturée en écrouée. Une fouille de ses vêtements s'imposait afin de trouver un plan. Ou peut-être avait-elle tatoué la carte du bâtiment sur son corps, peut-être même sous forme de dessins, afin que nul n'eût l'idée d'associer cette fresque à l'établissement. La piste des complices n'était pas non plus à écarter. Elle était parvenue bien loin dans l'usine de fabrication et quelqu'un l'avait surement aidée. Mais alors que j'envisageais une troisième possibilité en pleine marche, un doute me saisit. Non !

Elle n'avait pas opposé de résistance aux policiers et même maintenant, elle me donnait de quoi me méfier. Une attitude stupide dans sa situation. Mais était-elle dans sa situation ? À la surprise des deux civils qui la tenaient, je lui donnai un violent coup de pied dans le ventre et s'évanouirent des gouttes d'eau. Depuis le début du trajet, nous n'avions qu'un clone entre nos  mains. Ni d'une, ni de deux, je sautai sur un toit et me déplaçai de tout mon possible jusqu'à l'endroit de sa chute. Personne. Bien sûr, elle avait du fuir. Les portes ! J'y courus ! La garde était en place et n'avait rien remarqué. Je sortis tout de même et tombai rapidement sur des traces.Un chameau. Une monture avait quitté Suna récemment. La piste était fraiche mais longue. Trop longue. Je n'allais pas être en mesure de rattraper la fugitive. J'avais échoué. La police aussi. La garde aussi.

Désormais, je craignais qu'on ne sût l'incident et que les gens ne prissent Suna pour un moulin. Suna, ma belle, ta réputation était entachée et j'avais tout fait pour empêcher ceci. Malheureusement, le kazekage mettait tant de forces dans les puissances militaires extérieures que la protection intérieure devenait de plus en plus risible. Nous venions de vivre une nouvelle démonstration, cette fois bien flagrante, que la police était négligée. À engager des civils et à mettre peu de moyens en place, le conseil t'avait laissée en pâture au moindre cambrioleur. Et pourtant, j'avais tout donné. Et ces collègues qui avaient fait signe qu'ils allaient appréhender Amatersu ! Comment diable avaient-ils pu, en quelques mètres, lui laisser le temps de les berner de la sorte ? Avaient-ils ralenti le pas ? Surement. Mais il s'agissait là d'un manque de discipline. Un manque de discipline que je me devais de corriger. Suna, tu méritais mieux. Ta police devait être bien plus efficace et par le manque de moyens à disposition, nous avions failli. Mais j'allais parler de cette affaire au haut-conseiller Kayaba Akihiko. Il allait falloir discuter. La police venait de recevoir une grosse claque. Il était tant pour les forces militaires intérieures de Suna de se réveiller !



J'ai l'air stupide à parler toute seule, mais un jour, la police de ce village sera réorganisée. Et Suna, ma chère, tu retrouveras ton éclat. Tu brilleras à nouveau de mille feux !



Code repris à MISS AMAZING et Aburame Hako.



FIN




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