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De l'autre côté [Akihiko]

Onryou Maho
Onryou Maho
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❝Akihiko x >Hana

   ♡ De l'autre côté

À l'extrême Est du monde se trouvait des terres que ni les grandes nations, ni les ambitieuses alliances claniques de ce monde n'avaient su soumettre. Derrière l'ombre projetée par le paisible Uzushio se dressaient des terres libres qui, comme toute zone de non droit, abritaient la lie que même les shinobis ne souhaitaient observer. Personne ne traversait l'Archipel sans fréquenter la peur, sauf peut-être une femme habituée aux ténèbres, un agent tant habitué à la proximité de la pègre, que nager en eaux troubles était devenue une seconde nature.
Aujourd'hui l'attention se portait sur les élégamment nommés "Doigts de l'Océan", plus particulièrement sur l'île reliée à aux terres du Feu. Une végétation débordante la décorait, donnant à l'endroit des airs de paradis tropical. Dommage que sous le couvert de cette faune croupissent la lie de ce monde. M'enfin il fallait plus que cela pour repousser la Kunoïchi d'Uzushio. Avançant d'un pas léger, elle traversait depuis prêt d'une heure les sous-bois de l'île, ayant pour l'occasion troquée ses couleurs éclatantes pour une simple alliance du noir et du rouge. L'insouciance de cette ballade rendait la jeune irréelle, délicieux fantôme hantant une forêt brumeuse. Pourtant la Barano était bien là, sans la moindre escorte, aucun signe extérieur ne trahissant son rôle de Jounin. Elle arpentait ses lieux pour son propre compte, délaissant pour cet interlude les responsabilités de son rang.

"Un homme vient de lui même se frotter contre les épines des fleurs. S'il connait vraiment les secrêts du Lycoris, il devrait savoir le destin funeste réservé à ceux venant moissonner le champs."

Tout aussi calme que le bel éphèbe, la matriarche parlait en énigme, se rapprochant lentement de son interlocuteur. Son ample kimono cachant ses mouvements, elle irradiait une aura inquiétante, comme si la moindre ondulation de ce tissu coloré portait des promesses de mort. Sans doute le visiteur comprenait-il désormais que, bien qu'elles ne furent point shinobis, ces galantes costumées savaient se défendre.
Alors que la cheffe continuait son introduction, Hana analysait plus intensément ce ninja. Son rythme cardiaque avait accéléré au moment même où elle distingua ses traits, son corps réagissant avant même que ses souvenirs s'activent. Connaissait-elle cet homme?

"Alors inconnu, quelle est cette quête qui mérite que tu risques ta vie? Parle donc, pendant que tu en as encore l'occasion."

Aussi cinglante que le fouet du maître, sa voix se voulait impérieuse, sans toutefois perdre en douceur. Elle le caressait de ses pattes de tigre, tendrement, tout en sortant ses griffes. Les menaces de projectiles disparurent et, bien que quelques mains restaient proches du fourreau, les félines rentrèrent leurs crocs. Cependant, l'une d'entre elle ne pu calmer son émoi. Alors que ses yeux s'ouvrirent de surprise, les doigts de la jounin se joignirent en un mudra.

"Grande mère... cet homme... Que fait le Suna no Daiya si loin de ses terres?"

Tranchant l'espace en flèche divine, la Barano apparut soudainement entre la maître des lieux et l'envoyé de Suna. Une aiguille ninja luisait dans sa main gauche, tandis que l'autre membre se posa subtilement sur le torse du  bellâtre. En temps normal, elle ne se serait jamais permise telle intervention, seulement il ne s'agissait point d'un quelconque maraudeur. Le diamant du désert était une véritable légende. Sa simple mention suffit à remettre tout ce monde sur les sentiers de la guerre : des lames furent dégainées, des senbons déployés, tandis que la matriarche fit un pas en arrière.

"Je ne compte pas réitérer ma demande Kabaya Akihiko! Qu'est-ce qui vous emmène jusqu'ici?"

Elle avait beau donné à sa voix des notes souveraines, un brasier ne perturbait pas moins ses entrailles. L'excitation et, il fallait l'avouer, la crainte se bataillaient au sein de la Kunoïchi, bien qu'elle maintenait sans même un masque glacé. Le fait que personne n'intervienne montrait clairement l'influence qu'elle détenait en ses lieux. Même la matrone lui laissait l'initiative, troublée de la tournure de cette étrange péripétie.

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Kayaba Akihiko
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the crow, the owl

and the dove


Hana & Akihiko


Cela faisait déjà une semaine, jour pour jour, que le meurtre avait été commis dans le paisible village du Sable et que le corps gisant dans son propre sang avait été découvert. Étonnamment, la jeune femme  avait gardé son sourire simple et son regard fragile. Posée sur sa chaise, personne n’aurait pu la penser morte. Ce qui donna l’alarme fut tout simplement l’impressionnante quantité de sang qui couvrait la quasi totalité du sol de sa chambre. Qui avait eu la cruauté nécessaire pour s’adonner à un tel crime ? Même maintenant, en l’an quinze, la question se posait encore. Bien sûr, tous n’étaient pas au courant, mais les principaux concernés n’avaient pas oublié. Mais à l’époque où cela s’était déroulé… Personne n’avait pu ne serait-ce qu’oser imaginer qu’elle telle chose aurait pu se produire.
Désireux de retrouver le responsable et de lui faire payer au centuple ce qu’il avait fait subir aux proches de la victimes, un certain blond s’était mis en quête de le traquer et de ne revenir qu’une fois sa vengeance assouvie. Malheureusement, il ne savait pas du tout par où commencer ses enquêtes et ce malgré sa grande intelligence. Même ses talents de senseur n’avaient rien vu venir… Chercher directement au sein du village était dès lors inutile. De toute façon, le Kazekage allait se charger d’interroger tous les ninjas créchant entre ses murs, enfants comme membres du troisième âge. Personne n’y couperait. Il en avait fait d’ailleurs le serment à son fidèle Haut-Conseiller mais également second. Lui qui était la personne la plus importante après le dirigeant, aussi bien en tant qu’homme que Shinobi que pièce maîtresse en cas de stratégie militaire, ne serait pas déçu.

A la nuit tombée, le dénommé Akihiko s’empara de son katana, d’un sac de voyage léger à l’intérieur duquel se trouvaient sa bourse et le minimum vital et d’un cadre photo – qu’il prit soin d’emballer avant de le mettre au fond de son sac, d’ailleurs – pour se rendre chez son « ami » le Serika. A cette heure aussi tardive, il n’y avait pour ainsi dire pas âme qui vive dans le village. To us étaient bien au chaud dans leurs humbles demeures tandis que ce dernier arpentait ces rues glaciales. D’un hochement de tête expéditif, il salua les deux Chuunins qui montaient la garde de la tour du village qui le laissèrent passer. A cet effet, il emboîta les escaliers et, sans même crier gare, ouvrit avec force la porte de son supérieur.
Le regard grave et sans émotion, le blond avançait doucement vers celui qu’il était venu voir. Il ne démissionnait pas, non, mais il tenait malgré tout une lettre minutieusement emballée dans un papier de soie.  Avec délicatesse mais fermeté, il la déposa sur le bureau de son interlocuteur qui, d’un doigt, stoppa son entreprise. De son autre main, il lui pria de s’asseoir tout en jetant un œil à la pendule située à sa droite. A son sens, ils avaient le temps de discuter quelques temps.

« Alors ça y est, Akihiko… Il semblerait que tu sois enfin prêt à en finir… Me trompe-je ? 
- En effet, Kazekage-dono… Mais ce dernier le coupa.
- Non, il n’y a pas de « Kazekage-dono » qui tienne entre nous. Appelle-moi Senshi. Nul besoin d’instaurer une telle formalité entre nous, surtout après ce que nous avons déjà pu partager et ce qui nous attend dans un futur proche… Akihiko arqua un sourcil. Dans un futur proche ?
- Peut-être, Senshi… Mais dans l’immédiat, j’ai besoin de votre…
- De TA… Le reprit le maître du Sable, ce qui fit grommeler le conseiller.
- … de ta… De ton approbation pour quitter le village pour une durée indéfinie. Sa gorge se resserrai à mesure que les morts sortaient.
- J’ai donc vu juste. Dis-moi… L’Ombre du Sable marqua une courte pause et proposa à son ami qu’ils s’en grillent une. Es-tu sûr que vous n’étiez que simple frères et sœurs d’armes avec feu Aika ? Demanda-t-il alors que le blondin accepta volontiers cette cigarette.
- Encore une fois, non. Je te l’ai déjà dit à main tes reprises, Senshi… Rétorqua Akihiko sans montrer ne serait-ce qu’une faille. Je veux simplement venger, comme tu l’as si bien mentionné,  une sœur d’arme. Crois-moi, j’aurais agi de la sorte avec n’importe quel Shinobi de notre village… lui assura-t-il ensuite.
- Soit. Je ne vais pas plus remettre ta parole en doute. Lâcha Senshi qui sortit un registre du tiroir situé sous son bureau. Donc, absence à durée indéterminée, disais-tu… Reformula-t-il.
- Parfaitement, acquiesça le veuf.
- Dans ce cas… Je peux très bien te rayer de nos registres afin de balayer toute information à ton propos et éviter tout problème par la suite pour t’y réintégrer à ton retour. Ou alors… Il sortit un parchemin accompagné d’un tampon et d’une plume. Ou alors… Nous pouvons considérer que je t’envoie sur une mission de rang S, sans que cela n’ait aucun impact quelle qu’en soit l’issue. Il lui tendit alors le registre et le parchemin. Quel est ton choix ?
- Akihiko ne dit pas un mot, se donnant le temps de la réflexion. Il fit brûler la lettre qu’il avait apportée avec lui et, malgré encore quelques hésitations, désigna le vieux parchemin de son index droit. La mission me semble être l’idéal. Mais dans le cas où nous nous ferions attaquer de nouveau, peut-être serait-il préférable de remplacer les informations me concernant par d’autres fausses. Il ne le laissa pas répliquer. Je connais ma notoriété à travers le monde, Senshi, mais rares sont les personnes extérieures au pays du Vent à connaître mes diverses facultés. Après tout, ne m’as-tu pas choisi comme Haut-Conseiller car je savais manipuler la foule à ma guise ? Siffla-t-il.
- Ainsi personne ne réalisera la supercherie, surenchérit le Kazekage alors qu’il écrasait son mégot dans le cendrier, se levant ensuite tandis que ses pas le guidèrent vers le balcon surplombant une bonne partie du village endormi. D’un geste de la main, il invita son camarade à le rejoindre.
- Senshi, je… » Mais il fut coupé par ce geste insistant.

Aussi le rejoignit-il sans ajouter un mot, curieux de savoir ce qu’il voulait encore lui dire, voire même lui montrer. Une fois positionné sur le balcon, le Kage lui conseilla de prendre appui sur la balustrade pour pouvoir contempler le village. A ce moment-là, ses yeux s’écarquillèrent. Il n’avait jamais remarqué que ce balcon donnait directement sur le « cimetière du sud » de Suna, endroit où tous les héros du village – même les moins connus – reposaient. Ainsi, s’il restait aussi tard dans cette pièce… était-ce pour veiller les morts ? En tout cas, c’est ce que se disait Akihiko. Son expression qui s’était adoucie après les quelques mots échangés avec son hôte se renfrogna  spontanément. Entre plusieurs tombes se trouvait un trou fraîchement creusé. Il savait que c’était la place qui avait été destinée à Aika. Plus encore, son air en devint presque menaçant, ce qui alarma tout de même Senshi.

« Es-tu sûr de ne pas vouloir te confier, Akihiko ? Sans voir ton visage je peux sentir ton hostilité ainsi que ton envie de meurtre… Il apposa sa main sur l’épaule du susnommé et tenta de le calmer. Ce dernier fit volte-face, surprenant même le grand Serika qui n’avait pas vu une telle soif de sang depuis de nombreuses années.
- Seishi… Laisse-moi accomplir ma mission. Sa voix était on ne peut plus sèche. Il prit son katana et emprunta la porte qu’il avait manqué d’éclater un peu plus tôt. Merci pour cette dernière cigarette.
- Nous nous reverrons, Akihiko… Termina Seishi quoiqu’un minimum concerné par tout ce qui était en train de se passer. Il savait que son intendant ne ferait rien d’irréfléchi, néanmoins il n’avait pas envie que le village se passe de sa présence pour trop longtemps… »

[…]


Une année passa durant laquelle le blond suivit la moindre trace, le moindre indice qui s’offrait à lui. Ce n’était plus du tout le même homme. Les idées noires et ses desseins tout aussi sombres, il n’avait plus que la vengeance en tête. Ses intentions étaient palpables et il se faisait remarquer dès lors qu’il pénétrait dans n’importe quel terre neutre. Ainsi il côtoya la pègre pendant tout aussi longtemps, apprenant jusqu’à penser comme eux afin de saisir les motivations du meurtrier d’Aika. Outre ce changement de psyché, Akihiko parvint également à saisir au vol des pistes qui, il l’espérait, le guideraient vers celui qu’il traquait depuis maintenant de nombreux mois.
Aussi dût-il traverser de nouveau la contrée du Vent afin de se diriger vers ce que tout le monde s’aimait à appeler les terres lointaines. Passer non loin de chez lui lui permettait alors d’y être plus rapidement. Il n’avait pas le choix de toute façon, puisqu’il fallait s’y rendre en bateau. Même en sachant que Suna n’était qu’à quelques heures de marche, son instinct tueur fit fi de cela et le poussa dans ses retranchements. Direction le port…
Afin de taire toute information à son sujet, le Haut-Conseiller paye gracieusement les gardes côtes et le propriétaire de la compagnie maritime. Malheureusement, il n’avait pas les compétences nécessaires pour naviguer un tel vaisseau, aussi il fut contraint de monter avec d’autres passagers. Chanceux dans son malheur, la tripotée d’accompagnants n’étaient que des civils et, encapuchonné comme il l’était, aucun d’entre eux ne fut à même de le reconnaître. S’il pouvait au moins s’épargner d’autres lettres intempestives de Seishi, cela serait déjà ça…

[…]

Aika… Aika… Aika… Il n’avait que ces mots en tête. Il avait promis de la venger et ne lâcherait pas tant que cela ne serait pas terminé. Le parasite masqué continuait son périple à travers cette île jusqu’à ce qu’il arrive à destination : un humble hameau qui, a priori, devait abriter toute une mafia. Ces personnes de la pègre étaient censées pouvoir l’aider dans sa quête. Déterminé mais pas buté pour autant, la machine à tuer avait quand même ses sens en alertes, dont sa sensorialité. Même s’il  traversait un bois assez conséquent, personne ne pourrait le prendre à revers. Finalement, il arriva dans cette fameuse bourgade et il remarqua rapidement qu’un chakra suffisamment puissant pour le faire tiquer s’approchait rapidement de lui. Évidemment… La pègre avait forcément recours à des indépendants pour assurer leur protection, ça coulait de source. Mais il passa outre et se concentra sur le plan mental qui lui avait été donné.
Après encore quelques pas rapides, il arriva devant la taverne qu’il cherchait depuis de nombreux jours. Ses espoirs, légitimes ou non, le faisaient chavirer. Il allait enfin toucher au but, ou au moins s’en rapprocher encore un peu… Un rictus sadique se forma sur ses lèvres lorsque cette chimère fit irruption dans son esprit. Il allait pouvoir mettre la main sur ce scélérat ! Reprenant quand même ses esprits, il adopta de nouveau un faciès neutre, sans émotion  et réajusta sa capuche. La Belladone… C’était là qu’il devait entrer. La pègre était fourbe, peut-être devait-il se préparer au pire ? Non… Il n’en avait que faire. Il égorgerait quiconque se mettrait sur son chemin et tenterait de l’empêcher de buter ce salopard !
Tête baissée pour masquer un peu plus son visage, le Sunajin entra sans prévenir dans cet établissement. C’était sans compter sur tous les regards braqués contre lui.

« Merde, pesta-t-il. Je n’en étais pas sûr, mais il s’avère que j’ai bel et bien été repéré... Chuchota-t-il. »

Il le savait depuis le début mais ne pensait pas que cela irait à jusque là. En effet, en plus des regards braqués sur lui, plusieurs femmes semblaient également prêtes à le canarder de différents projectiles. D’autres avaient également sorti leurs katanas, prête à lui sauter aux jugulaires. Ne voulant en aucun être hostile, l’homme cerné leva doucement les mains derrière sa tête. Il ne se rendait pas, il montrait juste qu’il n’avait aucune mauvaise intention à leur égard… Encore fallait-il qu’elles le comprennent de cette manière.

« Je ne vous veux aucun mal, ajouta-t-il. Je suis à a recherche d’éléments pouvant guider ma quête et la pègre positionnée sur le continent me conseilla fortement de venir vous trouver, mesdames. Prenez donc en considération mes paroles, dit Akihiko d’une voix neutre et le regard impassible en détachant son sabre afin qu’il tombe à terre. »

Il était calme, vraiment calme. A vrai dire, il ne ressentait plus rien depuis déjà quelques temps, mais la mort d’Aika acheva tout simplement cette personne, l’empêchant de réellement éprouver. Un mécanisme d’auto-défense comme un autre. En effet, intérioriser était son seul salut… Et ce alors qu’il n’était qu’un petit enfant, enfermé dans une cave… Aussi il avait l’espoir que ses geôlières ne prendraient pas cet aspect de lui comme une menace…

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Onryou Maho
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❝Akihiko x >Hana

   ♡ De l'autre côté

Malgré son absence de capacité sensorielle, la belle pouvait deviner, par l'agitation de son entourage, la menace que représentait le nouvel arrivant. Les femmes ici présentes savaient parfaitement se défendre, aussi pouvait-on se préoccuper de l'homme provoquant tant de chaos. Car oui, véritable coup de pied dans la fourmilière, l'approche de ce type avait bouleversé les Higanbana. Le village continuait en apparence sa paisible routine mais, alors que de talentueuses ombres observaient les moindres mouvements de l’inconnu, les fourmis s'activaient.
Qu'il choisisse la Belladone comme première escale ne saurait être une simple coïncidence. Certes, pour un herboriste confirmé, ce nom ne saurait être anodin, mais il n'avait pas l'allure d'un simple amoureux des plantes. Discrètement cachée dans la foule de ses sœurs, la Barano observait le jeune homme, ne pouvant retenir un rire étouffé devant l'accueil épicé qui lui fut réservé. Pourtant elle fut bien la seule à sourire. Malgré ses gestes de paix, les femmes ne baissèrent pas leur garde. Qui ne se méfierait pas d'un homme aussi calme face à l'adversité? Alertés mais point effrayés, les meurtrières maintinrent leur position, ouvrant légèrement le cercle funeste pour laisser passer leur élégante matrone.

"Un homme vient de lui même se frotter contre les épines des fleurs. S'il connait vraiment les secrêts du Lycoris, il devrait savoir le destin funeste réservé à ceux venant moissonner le champs."

Tout aussi calme que le bel éphèbe, la matriarche parlait en énigme, se rapprochant lentement de son interlocuteur. Son ample kimono cachant ses mouvements, elle irradiait une aura inquiétante, comme si la moindre ondulation de ce tissu coloré portait des promesses de mort. Sans doute le visiteur comprenait-il désormais que, bien qu'elles ne furent point shinobis, ces galantes costumées savaient se défendre.
Alors que la cheffe continuait son introduction, Hana analysait plus intensément ce ninja. Son rythme cardiaque avait accéléré au moment même où elle distingua ses traits, son corps réagissant avant même que ses souvenirs s'activent. Connaissait-elle cet homme?

"Alors inconnu, quelle est cette quête qui mérite que tu risques ta vie? Parle donc, pendant que tu en as encore l'occasion."

Aussi cinglante que le fouet du maître, sa voix se voulait impérieuse, sans toutefois perdre en douceur. Elle le caressait de ses pattes de tigre, tendrement, tout en sortant ses griffes. Les menaces de projectiles disparurent et, bien que quelques mains restaient proches du fourreau, les félines rentrèrent leurs crocs. Cependant, l'une d'entre elle ne pu calmer son émoi. Alors que ses yeux s'ouvrirent de surprise, les doigts de la jounin se joignirent en un mudra.

"Grande mère... cet homme... Que fait le Suna no Daiya si loin de ses terres?"

Tranchant l'espace en flèche divine, la Barano apparut soudainement entre la maître des lieux et l'envoyé de Suna. Une aiguille ninja luisait dans sa main gauche, tandis que l'autre membre se posa subtilement sur le torse du  bellâtre. En temps normal, elle ne se serait jamais permise telle intervention, seulement il ne s'agissait point d'un quelconque maraudeur. Le diamant du désert était une véritable légende. Sa simple mention suffit à remettre tout ce monde sur les sentiers de la guerre : des lames furent dégainées, des senbons déployés, tandis que la matriarche fit un pas en arrière.

"Je ne compte pas réitérer ma demande Kabaya Akihiko! Qu'est-ce qui vous emmène jusqu'ici?"

Elle avait beau donné à sa voix des notes souveraines, un brasier ne perturbait pas moins ses entrailles. L'excitation et, il fallait l'avouer, la crainte se bataillaient au sein de la Kunoïchi, bien qu'elle maintenait toutefois un masque glacé. Le fait que personne n'intervienne montrait clairement l'influence qu'elle détenait en ses lieux. Même la matrone lui laissait l'initiative, troublée de la tournure de cette étrange péripétie.
Quand à ce qu'elle avait pressenti sous les vêtements de l'inconnu, mieux valait qu'elle le garde pour elle. Les lionnes étaient suffisamment tendues, l'annonce d'une nouvelle menace aurait aisément briser leur patience déjà éméchée. Non, elle ne disait rien mais, de par ses dons de senseurs, Akihiko pouvait sans doute pressentir l'énorme quantité de chakra qui s'amassait dans la main de la shinobi d'Uzushio. L'épée de Damoclès ne fut jamais aussi présente.

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Kayaba Akihiko
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the truth


Hana & Akihiko


Le Lycoris. Voilà l’organisation qu’était venu trouver Akihiko. Il avait néanmoins été prévenu : rentrer en leur fief était une chose, en sortir en était une autre. Mais cela ne lui faisait pas peur. Qu’avait-il à perdre de toute façon ? Rien, en effet. Effectivement, il ne trouvait plus rien d’attachant en ce monde pour y rester. Mais il ne pouvait pas non plus se permettre de partir trop tôt. Encore que, même s’il venait à périr au milieu de cette auberge, cela ne le dérangeait pas plus que cela. Au moins, il aurait tenté de retrouver le meurtrier d’Aika et s’il venait à passer de l’autre côté alors il pourrait enfin la retrouver. Le fatalisme de cet homme pouvait néanmoins être déconcertant par moment.
Malgré tous les signes de rédemption possibles et imaginables, les roses ne cachèrent pas leurs épines torturées. Cela dit, cela ne surprenait guère le Haut-Conseiller qui s’était préparé à cette éventualité. Connaissaient-elles ne serait-ce qu’une once de ses capacités ? Il fallait croire que non. Sans même bouger il serait capable de toutes les noyer. Surtout qu’ils étaient là dans un lieu clos et confiné… Il valait mieux pour elles qu’elles ne prennent pas trop la confiance au final.
La matriarche sortit du groupe, calme et paisible. Des énigmes, ou plutôt des métaphores, couvraient ses mots à mesure qu’elle s’approchait du blondin. Il ne répondit pas et se contenta d’observer la scène. La femme au kimono finit par l’atteindre et lui demanda quelle était donc sa quête. Son interlocuteur, prêt à ajouter quelques mots à son plaidoyer, se retrouva bien vite coupé. Alors que les armes venaient d’être rangées et que la matrone lui caressait le haut du torse, une concentration de chakra se fit sentir au fond de la salle.

Akihiko ne put s’empêcher de sortir un sourire carnassier. Il y avait donc au moins une Kunoichi en ces lieux. Voilà qui allait pimenter la rencontre. Un flash, un éclair fendit l’air et voilà qu’une autre charmante créature se trouvait à proximité du diamant. Dire que quelques secondes auparavant, elle avait osé scander son surnom… Cette femme ne devait pas être n’importe qui, surtout pour le connaître ainsi. Sa notoriété n’était, certes, pas à démontrer mais… Être connu sur ces archipels bien éloignés du continent ? Elle devait être elle-même membre d’une faction des terres au-delà des mers. Tout comme lui. 
Cette analyse fut encore plus prononcée lorsque, avant même qu’il n’eut le temps d’en placer une, la tigresse le somma de parler en l’apostrophant par son véritable nom. Voilà qui serait intéressant. Il rangea les crocs et laisse un sourire espiègle sur ses lèvres. Peut-être, qu’en plus des informations qu’il convoitait, allait-il pouvoir s’amuser un minimum ici…
Lui qui était joueur, il allait être servi. Le blond qui la fixait jusqu’alors droit dans les yeux baissa le regard. La main de son assaillante se trouvait sur son torse… Là où se trouvaient également ses bandages. En effet, Akihiko était depuis bien des années l’hôte d’un malheureux cancer qui se développait exponentiellement, jour après jour. Elle n ‘était probablement pas au courant de l’explication du surnom qu’elle avait employé quelques secondes auparavant. Ses yeux océans se focalisèrent de nouveau sur ceux de la belle ébène. Il abaissa alors ses deux mains, lentement pour ne susciter aucune hostilité supplémentaire, et les apposa sur celle qui se trouvait sur son torse. Au même moment, il lâcha un rire discret qui ne pouvait être entendu que par celle qui le palpait au moment-même ; une intense quantité de chakra se concentrait en cette main. Il lui fallait la calmer pour ne pas subir d’électrochoc. Cancéreux, peut-être, mais certainement pas cardiaque !

« Voyons, milady… Il leva alors la main qu’il tenait entre les siennes et l’approcha de sa joue. N’avez-vous donc pas entendu ce que j’ai dit quelques instants auparavant ? Ne vous en faites pas… Je comprends tout à fait que cette longue chevelure dorée ait pu tant vous captiver, la rassura-t-il – bien que ce ne fusse que de la provocation avec de jolies formes. Il marqua une courte pause et reprit finalement. D’ailleurs, excusez-moi mais je vous ai pris pour une ancienne connaissance, au premier abord. Son nom était Catherine… Et elle était mon petit tatou quand j’étais jeune. Elle était comme vous, la manière qu’elle avait de se rouler en une petite balle, recroquevillée, afin de se protéger. »

Il lui laissa le loisir de lui répondre à sa convenance, son regard toujours plongé dans le sien, souriant normalement à présent. A priori, elle était toujours déterminée à l’attaquer, même discrètement. Cette pointe de cynisme ne saurait probablement rien arranger mais c’était dans sa nature de jouer ainsi. Il  n’aimait pas qu’on le sous-estime et encore moins qu’on scande son nom et surnom sans raison valable. D’ailleurs, en parlant de ça, il avait dans l’idée que l’on fasse encore plus parler de lui et qu’on n’invoque pas le diamant comme cela pouvait plaire aux gens. Non sans être conscient des risques de prendre de telles libertés, il lâcha la main de la belle et se recula d’un léger pas. Encore une fois, il pensait qu’elle n’était pas au courant du pourquoi on l’appelait ainsi et cela s’était confirmé lorsqu’elle sentit les cristaux grouillant sous ses habits.

« Vous qui avez osé invoquer Suna no Daiya… Êtes-vous ne serait-ce qu’au courant des obscures raisons qui donnèrent naissance à cette terrible nomination ? La questionna-t-il de façon rhétorique. »

Il souffla longuement et, sans réellement prévenir les femmes présentes ici, commença à se dévêtir  sans prêter attention au reste. Il n’était pas spécialement pudique et s’il pouvait les impressionner un minimum alors il le ferait. Ainsi, son déguisement tomba en premier, laissant sa tenue de Haut-Conseiller apparente. Toujours méticuleux, il prit le soin d’enlever cette même tenue et de la poser délicatement sur une chaise à proximité. Les bandages, encore frais, ne tardèrent pas non plus à rejoindre leurs amis sur cette même chaise, laissant son corps musclé à vue de toutes, plus particulièrement les diamants noirs qui recouvraient les trois quarts de son abdomen et une bonne partie de son torse. Toujours souriant, il fixa de nouveau la féline afin de guetter ses réactions.

« Voici les origines du « Diamant de Suna », milady... »  
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❝Akihiko x >Hana

   ♡ De l'autre côté

Aussi calme que l'océan, si cet homme se tenait effectivement dans un repère de lionnes, il faisait un merveilleux tigre. Initiés ou non aux arts ninjas, peu d'individus pouvaient se vanter d'une telle tranquillité dans pareille situation. Pourtant l’intrus semblait évoluer en eaux connues. Il était perturbant, voir même triste, qu'un être humain fut si habitué à risquer sa vie qu'il ne possède même plus la plus basique de nos craintes : la peur de la mort. Seulement son rire, la douceur de ses mains, tout ceci puait l'assurance. Sa confiance alla même jusqu'à une rhétorique osée, alors même qu'il se trouvait entre les serres de la Barano.
Pourtant celle-ci ne s'offusqua pas, bien au contraire. L'éducation des Yamanaka avait au moins ça de bon qu'elle lui avait inculqué la subtilité. Elle se laissait aisément aller à l'intimidation mais, dans les circonstances actuelles, la violence n'était pas vraiment une solution. À cette distance la Jounin ne doutait point de ses capacités, néanmoins tenait-elle réellement à exposer ses sœurs à la colère de cette célébrité? Non, pour l'instant les mots seraient les seuls à profiter d'une joute.

Autour d'eux, l'attention du cercle n'avait point diminué, les traits d'esprits du bellâtre n'étant surement pas la meilleure méthode pour calmer cette foule. Il pouvait surement sentir la tension croissante tandis qu'il provoquait ouvertement la Kunoïchi, preuve supplémentaire de l'estime qu'on lui portait en ces lieux. La madone des Lycoris ne put toutefois s'empêcher de sourire, consciente que sur ce terrain, Hana ne saurait trébucher.
En effet, la belle accueillit ses mots piquants d'un sourire. Laissant docilement ses mains fermes guidées la sienne, elle toucha tendrement la joue de Sunajin, songeant intérieurement que ce genre de drôleries, eut-elle nourri des ambitions funestes, pouvait lui coûter la vie. Heureusement pour lui, elle n'était pas là en tant qu'assassine, sa voix fleurie corroborant sa douceur nouvelle.

"Je ne doute point que cette Catherine fut une femme remarquable seulement... Suna no Daya, je doute qu'aucune de ceux ayant croisé votre route puisse m'être comparée."

Quoi? Lui reprochera-t'on d'être taquine? Il était celui à lancer cette danse, qu'il assume! Comme pour marquer ses mots, la belle démontra sa vitesse remarquable en extirpant sa main, prenant soin de trancher finement, de ses ongles effilées, cette peau délicieusement offerte. L'éraflure était minime, pas même apte à faire couler le sang, néanmoins nul doute que ce beau parleur sentit les épines de cette rose.

Cet acte inaperçu, sauf peut-être pour la maîtresse des lieux, dont le regard d'aigle dévorait la scène. Le Kayaba n'en resta néanmoins là. Non content de ne répondre à aucune des question ayant accueilli son arrivée, il commença un ... effeuillage? S'il souhaitait surprendre : Bravo! Reculant d'un pas, Hana perdit pour un instant son sourire, désarçonnée par cette réaction tout bonnement improbable. De nombreux hommes avaient pénétré le havre des Lycoris, aucun d'entre eux n'expliqua sa présence en enlèvement ses vêtements.
Que cherchait-il à prouver exactement? Oui, les excroissances noirâtres couvrant son torse ne passèrent pas inaperçues mais, sincèrement, pourquoi se donner tant de peine? Il se trouvait actuellement dans un camps de meurtrières, pensait-il réellement qu'elles n'avaient jamais rien vu d'au moins aussi étrange que cet épiderme granuleux? Souhaitait-il attirer leur sympathie, ou son ego le poussait-il réellement à faire toute cette scène pour une histoire de surnom?

Qu'importe le pourquoi de cette mascarade, elle n'eut surement pas l'effet escompté. Certes tout le monde avait les yeux fixés sur lui et, si quelques murmures discutaient de cette étrange affliction, la Barano et la maîtresse des lieux maintinrent un calme olympien. La jounin alla même jusqu'à lâcher un soupir, énervée plus qu’autre chose par cet huluberlu. Son ton avait perdu toute douceur, se maquillant du sourire espiègle qu'elle afficha soudainement, tandis que, éclatant d'un rire bref et perçant, elle reprit la parole.

"Est-ce donc cela? Sunagakure est donc si désœuvrée que le célèbre Akihiko s'en va battre la campagne pour expliqué son surnom? Navrant... c'est tout simplement ..."

Elle n'eut heureusement pas le temps de finir sa phrase, la madone faisant brusquement un pas en avant, exigeant par ceci le silence. Bien qu'elle partagea l'agacement d'Hana, elle ne souhaitait toutefois pas offensée son hôte. Si elle survivrait sans doute à son courroux, pouvait-elle en dire autant de ses filles? À la fois douce et imposante, la "reine" se rapprocha du Diamant noir, reprenant les rennes de cette conversation.

"Pardonnez l'empressement de ma fille étranger. Seulement l'Higanbana perd patiente. On ne piétine pas impunément les fleurs sans une bonne raison. Hélas, malgré toutes les demandes, celle-ci tarde à venir."

Tendre et régale, presque irréelle, la voix de la matriarche contrastait drastiquement avec le regard hostile de la Barano. Ses iris ténébreux défiaient ouvertement le beau parleur, telle une nuit sans nuage menaçant l'océan. Par respect pour ses sœurs, la Kunoïchi cachait son irritation sous une glaciale indifférence mais, sous le gant de velours, on sentait bien que la lionne agitait ses griffes.

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Kayaba Akihiko
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Suna no Jonin
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the truth



Hana & Akihiko


Si l’intendant avait voulu soigner son entrée ainsi que l’effet de surprise, c’était pour au moins tempérer la situation. Il était tout à fait pertinent qu’un groupe composé uniquement de femmes soit hostile à la visite d’un homme seul, surtout si ce même groupuscule était partie intégrante de la pègre locale. Bien sûr qu’il avait entendu parler du Lycoris et de leurs sévices, en revanche… Il s’attendait à un peu plus de rébellion que cela. Rien de moins que déçu, il n’en laissa transparaître aucune trace. En tous les cas, il était venu trouver des réponses et il les trouverait ! Personne en ce monde n’était capable d’arrêter sa course effrénée. PERSONNE.
En guise de réponse, la Kunoichi face à lui rentra dans son jeu et le taquina à son tour. Lorsque celle-ci eut terminé ses palabres, sa main se dégagea laissant pour souvenir cutané une griffure à peine rougeâtre. La féline n’en avait pas terminé avec son hôte et il y avait fort à parier qu’elle lui réservait encore de nombreuses surprises.
A son tour de jouer. Akihiko s’était déshabillé, insupporté d’avoir subi un tel affront. Qui ce monde pouvait bien invoquer le plus délicat de ses surnoms sans en essuyer les conséquences ? Il aurait très bien pu balayer l’établissement sans bouger ne serait-ce que le petit doigt, mais cela ne saurait servir ses propres intérêts.
Comme pour lui répondre, la jeune femme afficha un sourire espiègle et, dans un rire, provoqua Akihiko ainsi que son allégeance à Suna. En revanche, cela ne dut guère avoir l’effet escompté puisque ce dernier, pas touché le moins du monde par un tel sarcasme, laissa son sourire luire dans la pénombre que lui offrait cet établissement.

Alors qu’il voulut répondre aux miaulements de son interlocutrice, la matriarche lui coupa l’herbe sous le pied et s’enquit d’excuser sa fille pour ensuite réitérer sa demande. Il n’avait certes pas répondu explicitement, mais il tout de même évoqué la raison de sa visite. Il avait effectivement dit être venu sous couvert de la pègre composant le continent afin de potentiellement récupérer une pièce du puzzle qu’il tentait de reconstituer depuis de nombreux mois.

Si la matriarche semblait convaincre ses filles de son indifférence, Akihiko lui était bien trop rôdé à la manœuvre pour se faire berner par quelque masque qui soit. Cela avait été son quotidien depuis son enfance, il était ainsi impossible de le piéger par une telle supercherie. Ceci étant dit, cette femme ne semblait guère être une Kunoichi. Le cas échéant, elle avait parfait les arts de l’assassinat et savait masquer son chakra à la merveille. Dans le doute, le bellâtre ne se sentait pas de la provoquer elle. Encore une fois, cela agirait contre ses intérêts. Dans un geste lent, calme et qui se voulait bienveillant, il se décala sur le côté et commença à se rhabiller tendrement. La plaisanterie avait assez duré.

« Loin de moi l’idée de vous offenser, milady, mais je suis pourtant persuadé de voir annoncé la raison de ma venue, lui répondit-il d’une voix douce avant de terminer de mettre les quelques habits restants. Si ma mémoire dit vrai, je vous ai assurément dit être venu ici suite à quelque conversation avec la pègre située de l’autre côté des océans. Tous m’ont dit que je saurai trouver les réponses à mes questions, une des pièces manquantes du puzzle constituant ma quête, en ces lieux, répéta-t-il en cherchant son paquet de cigarette. »

Avec une aisance et un naturel sans pareils, le Sunajin se déplaça à côté d’une fenêtre qu’il se permit d’ouvrir sans vergogne. Dans le même temps, il sortit un paquet cartonné de sa poche intérieure et alluma une cigarette. S’il s’était positionné ainsi, c’était pour ne pas enfumer l’établissement, aussi recrachait-il la fumée par cet orifice.
Alors qu’il semblait les narguer, il incita la madone à le rejoindre à ses côtés, prêt à lui en offrir une si elle le souhaitait. Un peu d’intimité ne leur ferait pas de mal, surtout vu les circonstances de sa présence. Ceci étant dit, il doutait néanmoins que l’on accède à sa requête… Qui ne tente rien n’a rien, comme dirait l’autre.

« Peut-être serai-je plus à même à expliciter mon propos si nous pouvions nous voir en comité restreint, très chère. Loin de moi l’idée d’évincer vos jeunes lionnes, évidemment. Bien sûr, je suis prêt à payer la juste somme pour obtenir ce que je souhaite. A vous de me donner vos tarifs, lâcha-t-il d’une voix pernicieuse et lourde de sens. Oh et… évitez de jouer avec de pareils masques. La manœuvre est loin d’être réputée pour ses bienfaits. Bien au contraire… la conseilla-t-il enfin pour conclure. »

(c) AMIANTE

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