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Traque aux drogues

Nozomi
Nozomi
Suna no Chunin
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Traque aux drogues Jeu 7 Déc - 22:54
Démantèlement ? Démembrement !



La prospérité de Suna n’a pas attiré que des marchands ou des ninja voulant se tailler une part au soleil. Nous avons récemment découvert qu’une organisation criminelle a commencé à étendre son influence dans le village. Pour l’instant, il ne s’agit que de trafic de drogue peu développé, mais il est impératif d’exciser cette tumeur. Notre honneur est en jeu.
Trouver le repaire des trafiquants et exterminez-les de la manière la plus violente possible. On ne plaisante pas avec les lois de Suna.
Avant de tous les occire, essayer d’obtenir le nom du ou des ninja qui ont dû leur faire entrer, mais ne vous lancez pas à leurs poursuite.

Commanditaire : Conseil de Suna
Récompense :100 ryô

Nozomi avait l’habitude d’utiliser des poisons, dont elle ressentait légèrement les effets, mais qui infligeaient des douleurs horribles à ses victimes, quand ils ne la handicapaient pas simplement. Elle avait bien sûr compris pourquoi ils étaient utiles, et comment ils pouvaient être maitrisés pour multiplier l’efficacité de n’importe quelle arme… mais elle ne comprenait pas qu’on puisse s’en inoculer volontairement, et pour le plaisir, qui plus est. Des drogues. Le kazekage lui avait expliqué ce qu’il y avait à faire, et c’était vraiment tout simple. Trouver les criminels, et les tuer… tout en récupérant quelques informations. La marionnette avait assisté à des séances de questionnement, et n’était pas certaine de savoir mener une telle opération, mais elle savait aussi qu’elle saurait improviser s’il le fallait.

De par son aspect, Nozomi ne pouvait réellement se faire passer pour un acheteur potentiel pour approcher ses proies. Non, elle allait devoir les traquer, jouer l’infiltration et la filature. Elle avait commencé la veille, en se baladant parmi les quartiers les plus pauvres de Suna. Certaines silhouettes lui avaient semblé suspectes, aussi les avait-elle suivies, sans réellement s’approcher. La distance l’avait empêché de progresser beaucoup, puisqu’elle perdait les supposés dealers de vue. Passant d’une courte filature à l’autre, elle avait réduit son rayon de recherche à un ensemble de maisons pauvres.

Cette fois, elle se promenait autour de ces habitations, sa nature de bois dissimulée par une cape. Elle devait donner l’impression d’être un enfant perdu à un observateur, ce qui était parfait : personne ne voulait s’encombrer d’un gamin : mieux valait faire semblant de ne pas l’avoir vu.

« Hé salut, t’es qui ? »

Nozomi se figea. Aucun doute, on s’adressait à elle. La voix était celle d’un petit garçon, d’environ sept ou huit ans. La ninja se maudit d’avoir pu penser que son aspect la priverait de curiosité : les enfants étaient toujours attirés par les autres enfants… et il était sûr qu’elle n’avait pas besoin de ça pour l’instant.

« Hé, toi ! »

Il lui tapota sur l’épaule. C’était trop tard pour s’enfuir, et il était encore trop tôt pour quitter les lieux, elle avait une mission à accomplir. Nozomi décida donc de se retourner et de tenter, de son mieux, de passer pour une petite fille.

« Salut ! Je m’appelle Nozomi ! Et toi ? »

Elle s’était retournée à moitié, assez pour que le garçon sache qu’elle l’avait vu, mais assez peu pour qu’un bout de sa cape cache encore ses traits. Si seulement elle savait utiliser le genjutsu de ses collègues, elle n’aurait pas eu de problème.

Du coin de l’œil, elle vit qu’il tressaillit légèrement en entendant sa voix. Cette voix n’était pas humaine. Elle avait pris une intonation enfantine, comme quand elle parle avec ses (rares) amis, mais il restait toujours quelque chose qui faisait d’elle un objet parlant et non une personne de bois. Sa voix était véritablement ce qui condamnait sa place dans la société.

« Je suis Kenzo. Tu habites pas ici, dis ? »

Il ne semblait pas plus troublé que ça. Soulagée, Nozomi chercha un moyen de se débarrasser de lui. Elle réfléchissait vite, et répondit lentement, comme pour gagner du temps dans un interrogatoire sans importance.

« Je… non, je viens de là-bas. » fit-elle en indiquant l’autre bout de la rue d’un geste de la tête.

Le petit sourit d’un coup.

« Tu veux que je te montre le coin ? Et j’appelle les potes, tu verras, ils sont cool !
-Non ! »

Elle n’avait pas crié, mais son ton avait changé, révélant le côté mature de sa voix. Le garçon s’était figé, et Nozomi savait qu’elle allait devoir s’expliquer pour ne pas paraître bizarre et causer des soucis.

« Je veux dire… pas besoin d’aller chercher tes amis, je dois rentrer chez moi bientôt.
-Oh, d’accord. Mais tu veux voir le coin une autre fois ? »

La marionnette se dit soudain qu’un guide local lui révélerait bien des informations, et qu’elle aurait ainsi un avantage sur ses ennemis.

« Je crois que j’ai juste assez de temps pour que tu me fasses le tour maintenant. »

Le visage du petit garçon s’illumina d’un radieux sourire : elle l’avait visiblement comblé sans le chercher. Il tendit la main pour la prendre par le poignet sous sa cape et la mener vers le premier lieu d’intérêt, mais il s’arrêta dans son mouvement, évidemment. La fillette sut qu’il était trop tard… trop tard. C’était grillé. Elle avait été découverte. Lentement, mais bien avant elle, le garçon se remit à bouger et lui fit face carrément, une lueur résolue dans le regard. Elle avait la tête baissée, mais sa cape ne la protégeait plus de sa scrutation.

« Tu es… quoi ? »

Cette question résumait bien sa vie, se dit Nozomi. Une mauvaise réponse pouvait la faire repérer à l’échelle du quartier et mettre à l’eau toute sa mission. Parfois, la solution la plus bête était la seule… et elle décida donc de la tenter. Elle s’assura de prendre sa voix enfantine et dit, assez bas :

« Ton… amie ? »

Elle releva lentement sa tête et le regard pour le voir, arrêté, là, devant elle. Son expression changeait, comme s’il jugeait la réponse et son inutilité parfaite. Non seulement elle avait répondu par une question, mais en plus elle esquivait totalement ce qu’il désirait vraiment savoir. Un adulte aurait remarqué le subterfuge et lui aurait reposé la question, avec plus de fermeté. Kenzo, lui, sourit timidement, et dit simplement :

« Ok, on y va ? »

Avoir une marionnette pour amie n’était visiblement pas le plus étrange dans sa vie. Outre sa mission, Nozomi pensa que ce garçon était une sacrément bonne personne pour l’accepter aussi rapidement. Peut-être n’avait-il pas totalement assimilé ce qu’elle était, mais cela ne l’empêchait pas de se montrer sympathique… ce qui n’était pas le cas de l’immense majorité des Sunajin que Nozomi avait le malheur de côtoyer dans la vie de tous les jours.


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Re: Traque aux drogues Mer 28 Mar - 14:52
Kenzo avait rapidement fait le tour du quartier avec Nozomi, mais il avait également attiré de l’attention. Un autre enfant avait voulu les suivre, mais le garçon l’avait repoussé comme s’il voulait profiter d’un moment en duo avec la marionnette. Des adultes les avaient jugés de leur regard, et certains avaient peut-être eu des questions quant à l’identité de l’enfant sous cape qui suivait le petit du quartier. Peu importait comment, l’important était que la chuunin se retrouva capturée.

Deux adultes lui sautèrent dessus par derrière. Après coup, elle se dit qu’ils n’avaient pas été très discrets, mais elle avait fini par être distraite, la compagnie de Kenzo ayant émoussé ses sens. Se faire un ami en mission n’était peut-être pas une bonne idée… elle aurait dû revenir une autre fois. Ils la maintinrent fermement, et s’ils laissèrent échapper des exclamations de surprise en serrant son corps de bois dans leurs bras, ils n’en relâchèrent pas l’étreinte pour autant.

De maintenue, Nozomi passa à ligotée en moins de temps qu’elle ne le pensait possible, et un homme costaud la porta à l’intérieur d’une maison, puis à la cave. Le petit garçon avait crié, s’était insurgé de leur méchanceté, du vol de son amie et de l’injustice de ce qui était en train d’arriver, il n’avait eu pour seule réponse qu’un regard méchant qui l’avait poussé à s’enfuir en pleurant.

Finalement, la marionnette se rendit compte qu’elle se trouvait dans une cave, entourée de matériel étrange et face à une personne qui la regardait d’un air étrange. Elle n’avait pas bougé depuis son enlèvement, comme pour économiser ses forces… mais surtout pour passer pour morte. Elle n’avait pas de pouls, et ceux qui ignoraient tout d’elle pouvaient très bien penser qu’elle n’était qu’un objet. Après tout, ceux qui la connaissaient avaient pour habitude de le penser aussi.

Cette scène lui rappela son passé, face à un homme avide de pouvoir et entourée de matériel d’expérimentations. Celui-ci était plus maigre et ne semblait pas aussi puissant que ne l’était son maître dans ses souvenirs. Il s’approcha d’elle et lui toucha les bras, observa les marques de combat sur son corps, cherchant d’éventuels compartiments secrets, des armes cachées ou des réceptacles à chakra. Que faisait-il ? Ses gestes étaient incertains, et il semblait tâtonner sans savoir ce qu’il voulait vraiment. Il releva la tête et cria d’un coup :

« Chuya ! Viens vite ! »

Avait-elle bougé, sans s’en rendre compte ? L’inquiétude de Nozomi se renforça d’un coup, alors qu’elle imaginait avoir effectué un geste involontaire… elle qui se vantait intérieurement de pouvoir rester immobile sans problème.

Une femme, que la marionnette reconnut pour avoir participé à son enlèvement, entra dans la pièce d’un air contrarié. L’homme ne se retourna même pas et lui adressa la parole :

« On a été repérés, c’est sûr. Ramener la marionnette ici n’était pas très malin. S’ils peuvent la traquer, ils la trouveront et nous tomberont dessus très vite.
-On allait quand même pas la…
-Silence ! Je sais, et c’est trop tard pour revenir en arrière. Soit on la détruit, soit on la donne à quelqu’un qui saurait comment s’en débarrasser mieux.
-Pas sûr que la détruire pourrait nous débarrasser du chakra, aussi.
-C’est vrai. Du coup c’est la deuxième solution. En plus, elle a l’air plutôt solide. »

À ce moment-là, Nozomi se rendit compte que si elle pouvait se défaire de ses liens, elle pourrait sans souci vaincre ces deux malfaiteurs et explorer la maison. Cependant, il y avait tant de raisons qui pouvaient lui compliquer la vie, en plus des chances que la corde était trop solide pour elle (ce dont elle doutait : elle sentait même qu’elle n’était pas très serrée, par endroits). Cependant, la raison qui la convainquit de ne pas agir était qu’elle sentait qu’elle pourrait recevoir des informations importantes en écoutant simplement ces deux personnes. Elles ne se doutaient pas le moins du monde qu’elle pouvait enregistrer ou, pire, écouter tout ce qu’ils disaient.

Elle bénit son créateur de ne pas lui avoir créé de moyen de sourire, car elle n’était pas certaine qu’elle aurait pu contrôler son visage à ce moment-là. Elle continua simplement à écouter leur conversation, que la femme reprit assez rapidement :

« Comment on va faire alors ?
-C’est un truc de chakra… on ne saura pas la détruire. »

Pour la première fois, l’homme se détourna de Nozomi, qui ne put donc voir son expression quand il dit, dans un soupir :

« Il va falloir faire appel à Harue. »

L’expression de la femme se teinta de dégoût (ou était-ce de la peur ?) et il reprit :

« Je sais. Moi non plus je n’aime pas ça, et il coûte cher, mais… il est efficace. Et il nous a bien aidés par le passé, on peut lui faire confiance.
-Bon, je suppose que c’est vrai. Je vais prévenir les autres ?
-Pas besoin. »

Il se leva et reprit :

« Viens, on monte les voir. »

Ils sortirent de la pièce, laissant Nozomi à ses pensées. Ainsi, il y avait des « autres »… et surtout quelqu’un de dénommé Harue (sûrement un nom de code) qui trempait de leur côté. Un ninja, qui jouait peut-être un double jeu. C’était le moment d’agir. S’il était prévenu des événements actuels, il se méfierait plus rapidement et ne serait peut-être plus à Suna lorsque le Kazekage serait prévenu.

Forçant sur ses liens, la petite marionnette aux cheveux gris parvint à s’en défaire : elle était plus forte qu’un enfant de sa taille, et c’était peut-être l’erreur qui allait coûter la vie à ces criminels.

Pour être certaine de ne pas se tromper de combat (ce qui aurait été trop bête), elle fouilla autour d’elle et trouva de petites quantités de drogues dissimulées dans plusieurs boites contenant également des sacs d’épices, de thé ou de farine.

Elle ouvrit la porte, monta les marches et se retrouva au rez-de-chaussée. Elle fut prise d’un doute rapide : qu’est-ce qui lui assurait que ses ennemis étaient restés dans cette maison ? « Monter » pouvait très bien signifier « sortir », vu qu’ils avaient parlé en bas, sous une maison. Elle entendit cependant des voix venant de l’étage, et décida d’agir. Alors qu’elle avançait lentement, elle commença à enduire ses griffes de poison, d’une dose qu’ils refuseraient d’inoculer… mais ils n’auraient pas le choix.

Les escaliers montant faisaient du bruit, et ses pas résonnaient de chocs de bois contre bois, mais elle ne pensait pas être entendue : les voix qui lui parvenaient étaient trop fortes.

« Il va encore nous prendre une partie des stocks !
-Et alors, t’as une meilleure solution ?
-On prend la marionnette et on l’enterre dans le désert. Loin d’ici. Je le fais moi-même si vous voulez. Ils la retrouveront jamais.
-Hors de question. C’est des ninjas, pas des paysans ! Ils te traqueront pendant que tu la porteras, et excuse-moi, mais je ne te fais pas confiance pour garder un secret sous la torture.
-La marionnette… »

La dernière voix était celle de la femme, que Nozomi avait vue à travers la porte entrebâillée. Tout le monde se tut un instant, avant que celui qui semblait être le chef reprenne :

« Quoi la marionnette ?
-Je… non rien. Je pensais juste l’avoir vue par la porte. »

La petite fille de bois s’était écartée rapidement de la porte. Elle entendit quelqu’un se lever et s’avancer vers l’ouverture.

« Bon, voyons… »

L’homme musclé qui l’avait capturée ouvrit la porte et se tint devant elle. Il réagit rapidement, mais elle plus encore : elle frappa sa cuisse droite d’un coup de griffes enduites de poison : c’était l’adversaire le plus costaud, elle espérait que la substance le mettrait hors d’état de nuire. Il cria, plus pour prévenir ses amis que par douleur :

« Ah ! Elle est là ! Vite ! »

Il s’accroupit à moitié pour mieux se jeter en avant, mais son élan fut interrompu par le poison qui engourdit ses gestes : Nozomi parvint à l’esquiver en sautant sur le côté, et elle l’entendit chuter dans les escaliers derrière elle. Il allait probablement rester en bas, l’énergie qui lui restait n’étant pas suffisante pour retourner se battre.

Les autres avaient dégainé des kunai et un des hommes semblait se pencher vers un filet. C’était là son plus gros point faible, elle décida donc de se concentrer sur lui. Brandissant son gauche, elle en tira deux shuriken qu’elle lança vers ses bras, et fit mouche une fois. L’autre coup toucha le filet, ce qui ne fit aucun réel dégât. Pour la première fois, ils l’entendirent parler :

« Au nom du Kazekage, vous êtes tous condamnés pour trafic illégal de drogues. »

Elle avait parlé fort, et un des hommes changea son expression : il avait peur. Les autres ne la prenaient pas tout à fait au sérieux, aussi décida-t-elle de relancer une attaque : pour des bandits, ils réagissaient plutôt lentement.

Ainsi, Nozomi lança une nouvelle volée de shuriken, plus large, et commença à contrôler leurs mouvements grâce à de fins fils de chakras. C’était intéressant de pouvoir manipuler des objets comme d’autres maniaient des marionnettes…

Les trois personnes encore présentes commencèrent à s’avancer pour l’attaquer, remarquant qu’elle les avait manqués de ses tirs… mais ce ne fut que trop tard qu’elles se rendirent compte que les fils de chakra étaient également solides : le premier homme s’effondra en trébuchant sur un de ces fils, ce qui fit s’arrêter les autres. Erreur de leur part : les shuriken volants tournoyèrent autour d’eux également, et ils furent rapidement attachés.

Quelle bande pitoyable de combattants. Le plus fort d’entre eux était probablement encore écroulé à l’étage inférieur, et ces trois-là ne pouvaient presque plus bouger. Ils n’étaient pas solidement attachés, non, mais ils craignaient que les lames volantes ne leur infligent des blessures douloureuses. Nozomi ne se considérait pas comme un ninja fort, loin de là, mais elle devait admettre que le peu d’entraînement qu’elle avait reçu, combiné à ses aptitudes de pantin de bois, lui donnaient l’avantage face à ces… nuls.

« Vos actions ont déplu au Kazekage, et ils vous a condamné à mort.
-Non, attendez ! Nous pouvons tout vous expliquer !
-Il n’y a rien à expliquer. »

Les cris qui suivirent cette tentative désespérée de répit touchèrent la petite marionnette, mais elle n’en montra rien : elle aimait son Kazekage, et il lui avait ordonné d’éliminer ces criminels. De quelques gestes de ses mains, Nozomi fit tourner les shurikens de plus en plus près des corps, jusqu’à ce qu’ils ne touchent la peau, écorchent le cuir chevelu et découpent les vêtements. Les premières gerbes de sang ne se firent pas attendre, et les voisins devaient se demander ce qui pouvait bien causer plusieurs adultes à hurler de douleur à ce point. Au fond d’elle-même, Nozomi se dit qu’ils exagéraient un peu, car les douleurs qu’elle avait ressenties, étant plus jeune, avaient largement dépassé ce petit spectacle. Non, ils devaient crier de peur, surtout. Elle décida donc d’abréger leurs souffrances : les lames refermèrent leurs trajectoires et fondirent sur leurs proies, s’enfonçant dans leurs côtes et dans leurs gorges.

Les cris se turent, mais les murs étaient couverts de giclures de sang. Nozomi relâcha ses fils de chakra et sauta par la fenêtre : il fallait encore s’occuper du gros homme. Elle le trouva là où elle l’attendait, à l’entrée de la maison, et lui assena un méchant coup de ses griffes dans la gorge, lui ouvrant la peau juste assez pour lui causer une mort par suffocation. Il était assommé, aussi ne lâcha-t-il aucun son, quittant la vie, heureusement pour lui, sans plus de douleur.

À son avis, elle avait fait un bel exemple de ce groupe de criminels. Nozomi ne saisit pas la drogue, se disant qu’elle serait incapable de porter toutes ces boites, mais elle ne manquerait pas d’indiquer où se cachaient les stocks dans son rapport.

Retrouvant sa cape, enroulée sur ce qui semblait être une pile de déchets, l’âme en peine s’en couvrit et sortit à nouveau de cette maison devenue charnier. En sortant, elle espérait ne pas rencontrer Kenzo, se sachant incapable d’adopter avec lui le même comportement enjoué qui était celui des enfants. Elle décida donc de filer rapidement, sautant sur les basses bâtisses pour retrouver au plus vite les quartiers administratifs de son maître afin de lui rapporter le succès de sa mission, en plus du nom du ninja traitre : Harue… même s’il s’agissait probablement d’un nom de code ou d’une identité volée.


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