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Quelques années avant le pire. [RPBG]

Kisho Benkei
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A une lointaine époque, voyager jusque Suna m'aurait semblé être une tâche simple ; des vêtements amples, un chameau, une grosse gourde d'eau et j'étais partie pour l'autre bout du monde. Aujourd'hui je réalise à quel point l'épreuve est ardue, à défaut d'être insurmontable ; capuche rabattue, le visage enrobé autour d'un épais keffieh digne de certains shinobis du désert qui figurent dans les légendes de l'art, le voyage aura été éprouvant jusqu'à cette oasis qui marque une halte bienvenue dans ce déplacement si longuet jusque la cité des sables. Voir même la cité des cauchemars au vu des rumeurs qui enrobent la ville et ses habitants ; nombre de ragots sillonnent les nations au sujet du pays du vent et il ne me tarde pas de confirmer leur véracité. La caravane avec qui je voyage a déclaré bon qu'un long arrêt à l'oasis serait plus que profitable, et en voyant l'allure de mon chameau je ne peux qu'approuver les dires des arpenteurs des sables avec qui je partage cette étape du destin.
Par Amaterasu et toutes les autres divinités qui constellent le ciel ; je croquerai dedans s'il y avait encore quelque chose à mordre, sans qu'il ait la peau sur les os je ne peux décemment pas en faire mon futur repas sans risquer de ne devoir finir le chemin à pied. Chose que je ne veux pas ; mes chaussures ne sont pas adaptées aux longs périples dans le désert, et fournir des efforts épuisants lorsqu'on doit accomplir une mission physique n'est pas pertinent.

-Laissez votre monture ici avec les autres, je me charge d'elles, aller vous reposer à l'auberge. Si on peut appeler ça une auberge.

Une grande tente à côté des palmiers, un marchand qui est en train d'escalader l'unique dattier du point d'eau pour nous fournir un dessert frugal, voir même le repas du jour pour ceux qui manquent de vivres au point de se rationner. Je remercie le palefrenier d'un signe de tête avant de rejoindre les autres voyageurs en me glissant à l'intérieur de l'étape ; un peu miteux pour un caravansérail mais toujours haut dessus du futon sur un toit. Les quelques fournitures et provisions à vendre sont exhibées fièrement sur une table et j'en déduis assez vite que le prix doit être exorbitant. Enfin, exorbitant.
Evidemment quand le standard des prix est la gratuité quant à l'alcool, parce que mes deux principales sources de spiritueux sont le remontant fourni dans le paquetage de base des missions sous très haute tension et la gorgée de saké de contrebande gracieusement offerte par un collègue, sous un pont lors d'une planque, ça remet très vite en question la notion de prix et de coût. J'ai bien quelques piécettes pour m'offrir un peu plus que mes rations, mais... Ce ne serait pas responsable de dépenser les derniers deniers qui me restent alors qu'ils pourraient être investis dans un lit douillet accompagné d'un repas chaud à Suna. En guise d'ultime réconfort je sors ma pipe et profite de la longue pause devant moi pour consommer un peu d'opium. Je m’assois à une table un peu à l'écart et sort mon Guqin avec l'aimable autorisation du patron ; les opportunités de mêler travail et plaisir sont rares, j'ai bien pour intention de saisir celle-ci.
Un peu de musique en plus du bruit du fond est toujours agréable à entendre, sans compter qu'il faut travailler pour garder les acquis.
Les gens se méfient moins d'une musicienne que d'une simple geisha. Avec mes frusques on me prend déjà largement pour une voyageuse, mais l'imposant sac à dos et la sacoche remplie à ras bord de shuriken mettent facilement sur la piste les curieux.
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Quelques années avant le pire
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*Merde mais quelle idée j’ai eu de venir traîner ici moi ?*

Il souffla exagérément. Après avoir parcouru le Nord-ouest du Sekai de fond en comble, la soif d’aventure – et surtout de pouvoir – du jeune homme l’avait poussé à venir tenter sa chance à Kaze no Kuni. Bien que tout le pays n'était pas comme cela, il se trouvait actuellement dans une étendue désertique où le sable brûlant commençait à lui faire mal aux pieds. Au début, il accueillait cette douleur avec un sourire à peine forcé, après tout, il était toujours productif de trouver de nouveaux moyens de repousser ses limites, mais il commençait à s'impatienter. Ce qui devait s’apparenter à une traversée banale pour un habitant du désert était beaucoup plus douloureux et épuisant pour un garçon qui avait passé les dix dernières années dans une grotte au bord du Lac Gelé. En effet, même s’il avait grandi à l’origine dans la Vallée de la foudre où la température pouvait parfois se montrer aussi excessive, son corps avait perdu depuis longtemps sa capacité d’adaptation à une telle chaleur. Alors, même si c’était l’occasion de se dépasser et tout le tralala, le soleil oppressant et les larmes de sueur dégoulinant le long de son dos commençaient sérieusement à l’énerver.

"Dites vous autres, elle est encore loin votre fameuse oasis ? Parce que j’ai plutôt l’impression qu’on est perdu, hein."

Les trois hommes à qui il venait de parler ne firent même pas l’effort de lui répondre, ce qui ne manqua pas de faire rouspéter une nouvelle fois le Chinoike. Quelle journée naze ! Tout aurait été beaucoup plus simple pour lui s’il n’avait pas accepté d’escorter ces péquenauds qui voulaient se la couler douce dans cette oasis. Il s’était laissé berner par la réputation de l’endroit, à savoir celui d’un lieu regorgeant de magie, et maintenant il s’en mordait les doigts. C’était en partie pour profiter lui aussi des vertus que pourraient proposer ce petit havre de paix en plein désert qu’il avait daigné les accompagner, mais c’était principalement pour la modeste rétribution monétaire qu’ils lui avaient promis avec. Et maintenant qu’il se rendait enfin compte qu’il s’était fait avoir, ces goujats ne prenaient même plus la peine de lui adresser la parole. Le groupe d’hommes continua ainsi d’avancer sans s’arrêter pendant une bonne heure, avant que le ninja bleuté ne brise le silence une seconde fois. "En tout cas, rappelez-moi de plus jamais faire confiance à des types louches du pays du vent, c’est bon qu’à s’attirer des ennuis". D'ordinaire, le manipulateur sanguin n’était pas du tout quelqu’un de bavard, mais il n’en pouvait plus d’être pris pour un imbécile. Il les avait alors provoqués intentionnellement pour enfin les faire réagir. Mais encore une fois, les seules marques d’attention qu’il en retira furent des regards moqueurs et quelques soupirs d’exaspération. À cet instant, il faisait des efforts surhumains pour s’empêcher de leur trancher la tête et de laisser leur cadavre aux charognes. En fait, s’il les épargnait, c’était uniquement parce qu’il serait complétement perdu dans cette immensité de sable sans eux.

Heureusement, sa colère s’apaisa rapidement lorsqu’il put apercevoir de grands arbres à l’horizon, signe qu’ils s’approchaient enfin de leur destination. D’immenses palmiers se dressaient devant les rochers qui servaient de protection naturelle à la zone, et le sable ne tarda pas à être remplacé par une herbe verdoyante, pour le plus grand bonheur des pieds du mercenaire. Après avoir convaincu les gardes de les laisser rentrer, les quatre voyageurs prirent un instant pour s’extasier devant la beauté de ce bout de nature au milieu du sable, oubliant pendant quelques secondes la douleur qu’ils ressentaient dans les jambes. Puis, le shinobi au dôjutsu écarlate se dépêcha de récupérer son argent et de se séparer du groupe, n’ayant nullement envie de faire le voyage retour en leur compagnie. Cela ne sembla pas déranger les individus qui visiblement n’en avaient que faire de lui étant donné qu’il n’y avait pas eu un seul danger sur leur route à l’aller. Il se rendit ensuite dans l’auberge pour s’y reposer un peu et trouver de nouveaux partenaires de voyage, même s’il ne comptait pas quitter cet endroit somptueux avant d'en avoir exploré le moindre recoin. Une fois sous la grande tente, il y découvrit une ambiance très chaleureuse, où les gens criaient, riaient et mangeaient ensemble. Même si l’établissement n’avait pas l’air très prospère, cela ne faisait aucun doute que si le paradis était quelque part sur cette terre, il était ici. Le jeune homme utilisa alors une portion de sa paie pour se payer un verre de sake et alla s’installer non loin d’une musicienne un peu à l’écart. La mélodie était relaxante, chaque note lui faisait un peu plus oublier les tracas de la journée. Il se laissa même aller à retirer son katana de sa ceinture pour l’appuyer contre sa chaise, preuve qu’il était réellement détendu.



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Kayaba Akihiko
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Suna no Jonin
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L’été était clairement la pire saison possible pour Suna. A l’ombre comme au soleil, de jour comme de nuit, les températures étaient cuisantes et incroyablement caniculaires. Rester dehors dans de telles conditions relevait tout bonnement du suicide. Ou de la folie, au choix. Circuler hors du village était d’autant plus dangereux car, malgré ces chaleurs, une tempête de sable était bien vite arrivée. Aussi la direction générale du village avait fortement déconseillé à ses Shinobis de s’aventurer hors des murs d’enceinte sans réelle raison valable – comme une mission, par exemple.
Ainsi, la plupart des Sunajins étaient cloîtrés chez eux, cherchant à se rafraîchir par tous les moyens. Sauf les grands pontes du village qui étaient bien obligés de se farcir la paperasse administrative en l’absence de leur supérieur, le Haut-Conseiller. En effet, ce dernier s’était retrouvé en convalescence forcée après être tombé dans les pommes lors d’un entraînement un eu trop forcé derrière les hautes dunes arides du pays du vent.

Cloîtré entre quatre murs, Akihiko devenait fou. Lui qui était habitué à être on ne peut plus libre et qui avait ainsi l’habitude de vaquer à ses occupations comme bon lui semblait ne supportait pas du tout d’être alité de la sorte. Aussi après quelques semaines on lui permit enfin de sortir de là. La première étape eut été un simple entraînement contre Hakaze, la jolie ébène du clan Kusaribe qui avait littéralement ramassé le Haut-Conseiller derrière les dunes, alors qu’elle était en quête de ramasser des plantes médicinales, sur ordre de sa matriarche. Heureusement pour le blond que ce clan était affilié à Sunagakure. Autrement, il aurait très bien pu mourir… Surtout si cela avait été une personne aux sombres dessins qui aurait été tombée sur lui.
Ledit entraînement s’était soldé par la victoire du grand ponte de Suna. Même si ce dernier avait perdu en réflexe et souplesse, sa maîtrise du Ninjutsu restait bel et bien présente. Même s’il avait perdu son combat de Kendô, il avait quand même écrasé son « adversaire » avec ses techniques élémentaires, après quoi ils décidèrent de rentrer au hameau des soigneurs pour s’y sustenter. C’est d’ailleurs à ce moment-là que le sort du grand homme fut décidé ; il alait pouvoir regagner le village et ses hautes fonctions à une seule condition : être accompagné en permanence de Hakaze.
Comme c’était pratique. Elle qui avait flashé sur lui allait devenir sa coéquipière et nourrice pendant de longues années. Elle se mit à rougir et, pour le masquer, décida de vociférer après le malade qui n’avait pas retenu une pique à son encontre. Un fou rire général éclata dans la salle à manger alors qu’Akihiko tentait de calmer la furie qu’elle était devenue.
Repus, les deux rentrèrent au village. En hiver, cela n’aurait pas été le cas ; une fois la nuit tombée, il n’était pas conseillé de se balader en-dehors des enceintes… Les scorpions les plus dangereux sortaient de leurs planques pour piquer les quelques intrépides passant par là. Mais comme la saison se prêtait plus aux longues journées qu’aux courtes, ils purent rejoindre Suna sans trop d’encombres.

Ils passèrent la nuit paisiblement. Akihiko dans son lit et Hakaze sur un canapé, pas trop loin de lui. Au fond, elle aurait bien aimé partagé cette proximité avec lui, pouvoir dormir avec lui mais il n’avait rien proposé de tel. Elle ne dormit pas beaucoup de la nuit, pensant à comment elle pourrait arriver à le faire regarder vers elle, à juste poser les yeux sur elle… Elle voulait tellement qu’il s’intéresse à lui mais vu le nombre de femmes qui le convoitaient déjà, elle savait que c’était peine perdue. Elle avait donc devoir prendre son mal en patience pour espérer arriver à ses fins…
Le lendemain matin, Akihiko se réveilla en premier car, bien entendu, l’ébène s’était quand même endormie au bout d’un moment. Même s’il pouvait paraître froid, rustre et peu avenant, il n’en restait pas moins quelqu’un qui prenait soin de ses invités – surtout quand ces derniers étaient là pour veiller sur lui et qu’ils l’avaient sauvé quelques temps auparavant. Aussi avait-il préparé un petit déjeuner complet pour la doctoresse qui émergea plus tard. Café, thé, jus d’orange, gâteaux, fruits… Le tout était préparé avec une minutie sans faille. Les yeux de cette dernière s’écarquillèrent lorsqu’elle aperçut tous les mets présents sur cette table et balbutia ses remerciements. Elle était trop gênée d’avoir été invitée de la sorte par son crush ET Haut-Conseiller. Comme pour la rassurer, le susnommé apposa sa main sur son épaule et lui dit de manger plutôt que de parler. Ainsi, tous les deux se mirent à table dans un silence religieux.

Remplis, les deux Sunajin sortirent de la maison et allèrent se ballader tant que les températures le permettaient encore. Hakaze, préventive, prit de quoi manger sur un étal du marché, le tout offert gracieusement par le marchand  épicurien et optimiste. Ce dernier avait d’ailleurs été affublé du surnom de « Candide » par Akihiko, tant il respirait l’optimisme. Vieillard d’une soixantaine de printemps, il ne voulait plus avoir à subir la guerre. Aussi il faisait tout son possible pour gagner sa vie et tenter de faire en sorte que tout le monde aime son prochain.
C’est donc le sac rempli que ce que tout le monde avait tendance à appeler « couple » partit vagabonder en-dehors des murs. Un Shinobi normal n’en aurait pas été capable puisqu’il fallait l’autorisation du Kazekage. Mais Akihiko n’était PAS normal. Son titre de Haut-Conseiller – et son appellation plus officieuse de main de l’Ombre – faisaient de lui un homme pour le moins privilégié, en tous points. Encore une fois, le Kayaba n’eut pas grand-chose à dire aux gardes pour qu’ils les laissent passer sans même poser une question, à part peut-être demander un peu trop directement si l’ébène était encore libre… ce qui valut un aller-retour dans le visage du garde un peu trop curieux.

Après quelques heures de balade, le duo tâcha de trouver une petite oasis dans l’optique de pouvoir se reposer un peu, de discuter de tout et de rien mais surtout de se nourrir un peu. Les promenades dans le désert étaient bien plus ardues que sur n’importe quel autre terrain  et ouvraient bien l’appétit !
De nouveau requinqués, ils entreprirent une nouvelle marche qui, cette fois, les mena droit sur une oasis surplombée d’impressionnant palmiers. Ce qui étonna le blond c’est qu’il n’était jamais venu ici auparavant. Hakaze, quant à elle, semblait bien au courant de la typologie de cet endroit. Tout nouvel enseignement était bon à prendre, de toute façon. Un peu plus oin, en revanche, se trouvait une taverne à l’intérieur d’une énorme tente. Un tel endroit au milieu de nulle part ? En voilà une idée folle. Mais cela intriguait le blond qui, d’un pas déterminé et décidé, fusa en direction de cette drôle d’auberge. Hakaze tenta de l’arrêter en l’apostrophant mais rien n’y fit. La vérité est que c’était un véritable endroit de débauche et que bon nombre de brigands et autres ninjas indépendants faisaient souvent une halte ici. Cela avait beau être un endroit illicite, les hautes instances du Daimyô du Vent n’avaient jamais pu véritablement mettre la main dessus puisqu’elle changeait toujours de localisation. C’était facile à déplacer lorsque l’on connaissait les bonnes personnes.

Heureusement, la belle avait réussi à courir assez vite pour le rattraper et au moins lui dresser sa capuche sur la tête – vêtement typique des habitants du Sable pour se protéger des tempêtes et des grosses chaleurs. Ainsi, Akihiko ne put être directement remarqué par la flanquée de malfrats qui y rôdaient. Néanmoins, un doux son de musique, comme si un barde était présent, retentissait dans la salle et lui donnait une ambiance presque sereine, voire chaleureuse. Furtivement, il sonda la pièce et fut en quelque sorte rassuré : il n’y avait pas beaucoup de ninjas ici-bas. Il en avait d’ailleurs profité pour chercher deux places assises, mais ce n’était pas vraiment dans ses options. Il soupira longuement et s’avance doucement, visage masque, toujours à la recherche de deux chaises.

« Au comptoir, le fragile. Y a pu d’place nulle part ailleurs t’façon ! Hurla le tavernier alors que les apostrophés se dirigeaient vers lui, aux places désignées. Qu’est-ce que j’te sers toi ? Demanda-t-il directement au Haut-Conseiller sans l’avoir encore reconnu. Ses yeux se posèrent ensuite sur la beauté aux cheveux noirs. Et vous ma p’tite dame ? P’tête même que vous voulez goûter ma « spécialité maison » ? Rit-il alors grassement, alors que la concernée ne savait même pas quoi répondre. Le blond prit alors place avec plus ou moins de discrétion et, alors qu’il regardait la pauvre carte présente sur le mur face à lui, fit en sorte que ses lèvres  ainsi que quelques unes de ces longues mèchent sortent de sa capuche, pour annoncer sa présence.
- Deux verres de saké, ordonna-t-il sèchement en regardant le comptoir mais en  affichant un sourire carnassier ».

Le tavernier se figea, tétanisé. Il n’en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles. LUI était vraiment venu jusqu’ici ? Était-ce une descente ? Ou une simple visite ? Savait-il au moins ce qu’était cet endroit ? La réponse était non, bien sûr, mais comment cet hôte de brigands pouvait le savoir ? Il ne le pouvait pas. Lentement,  apeuré, il se retourna et servit les verres commandés.

« Tenez pour vous. C’est la maison qui offre, Kayaba-sama, vous en faites pas. Pareil pour vot’ copine, c’est offert aussi. Vous l’méritez bien ! S’insurgea-t-il comme pour tenter de s’excuser ».

Akihiko ricana doucement lorsque la salle devint soudainement silencieuse. Des murmures parvinrent à ses oreilles alors que la musique continuait encore son cours. Les murmures devinrent des chuchotements, puis des messes basses. Le blondin soupira longuement, bruyamment et se retourna, sourcil arqué. La Kunoichi savait pertinemment ce que cela allait donner, aussi elle tenta de le dissuader de faire ceci en mettant sa main sur son épaule et en tentant d’en placer une mais c’était déjà trop tard. Il se leva brusquement, enleva sa capuche afin de laisser son visage à découvert et se détacha les cheveux. Son regard froid vint se planter dans chacune des paires d’yeux qu’il pouvait croiser, ce qui les mit quasiment tous mal à l’aise.

« OH WOW, KAYABA AKIHIKO EN CES LIEUX ??? COMMENT EST-CE POSSIBLE ??? Ironisa-t-il dans un premier temps. Il fit un pas de côté et tourna la tête pour répondre à son ancienne position. En même temps, quand on s’implante à quelques kilomètres de Sunagakure, il ne faut pas s’attendre à ce qu’aucun membre du village ne vous rendre une petite visite… N’est-ce pas ? Cette question était adressée au tavernier. J’espère d’ailleurs que vous êtes en règles, car si le Daimyô venait à être au courant de cette activité qui semble, somme toute, illicite… Ca en ferait des ravages, je peux vous le garantir… Il soupira et sortit une cigarette de son étui, qu’il alluma dans la seconde qui suivit. Maintenant, si vous me le permettez, j’aimerais que mon amie et moi puissions comm… Reprit-il avant d’être coupé, entendant le son métallique des lames qui sortaient de leurs fourreaux. Il roula des yeux alors qu'une dizaine de simples voleurs se leva pour venir se ruer sur lui. Et c’est reparti, j’imagine... »

« T’es sûr que ça va aller, Aki.. ? Ils ont l’air nombreux, mine de rien... » Sinquiéta Hakaze. Pour seul réponse, Akihiko lui adresse un sourire empli de confiance et de bienveillance, suivi d’un hochement de tête. Elle répondit de la même façon et se prépara au combat. Elle lui faisait pleinement confiance, donc s’il disait que ça pouvait le faire, alors ça le ferait !
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-C'est vraiment lui? Se demande l'un des clients.

Client ou bandit qui a eu l'intelligence de ne pas prendre part à la rixe? La question mérite d'être posée vu l'empressement avec laquelle plusieurs des voleurs de grands chemins ont décidé de s'investir dans une bataille qui pourrait très vite tourner en leur défaveur ; les shinobis ne sont pas des individus à prendre à la légère, et même si un sabreur talentueux peut écourter une rencontre avec un agent des villages cachés en l'espace d'un battement de cil, je doute que les mesquins qui sont ici aient la compétence d'un samuraï. A la limite, peut-être qu'un ronin se cache dans le lot, mais il serait fort surprenant de croiser une espèce si rare ici, surtout vu la qualité des armes de sorties ; fléau agricole, kunaïs dont les apparences indiquent une utilisation initialement paysanne, sabre émoussés et fragilisés par le temps... Aie-je raison de prendre de haut ceux qui semblent en avoir après la bourse des deux mystérieux étrangers qui sont venus, ou alors suis-je en train de pêché d'orgueil?
Après, sans toutefois faire preuve d'ignorance volontaire, il me semble étrange de voir le haut conseiller de Suna ici incognito. Ce n'est pas digne de son rang que de venir se mélanger à la populace voyons, surtout en compagnie de la charbonnière à ses côtés. Qu'en temps qu'individu pensant il puisse éprouver des sentiments envers une marcheuse des sables est... Compréhensible? En tant que conseiller du village caché du vent, la chose en devient presque délictueuse. Bientôt on le verra dans une tannerie.

-Je crois que c'est lui. Murmure un autre en constatant la posture que la paire adopte.

Je ferme les yeux, j'ai besoin de me concentrer. Je remets dans son étui mon instrument de musique avant de forcer un peu sur mes sens, l'oasis commence à être loin et récupérer de quoi me faire un fouet aqueux consomme plus d'énergie qu'ordinaire.
Mes paupières se lèvent alors que mon instrument de travail arrive.

-Pardonnez mes manières, mais... Je jette un œil à la flaque d'eau qui se dirige vers moi en silence, lavant le sol au passage, bientôt. Il me semble que les gens civilisés ne se battent pas dans les auberges, allons régler tout cela à l'extérieur. A moins que l'un d'entre vous ne ressente l'imminent besoin de se cacher derrière une table. Je m'adresse aux bandits, mais les deux représentants du vent ont le droit de se sentir concerné.

En vérité, je ne dispose pas du bon panel technique pour faire face à des assaillants multiples dans un milieu remplis de civils ; le bakuton excelle dans la gestion des masses humaines, mais nécessite un espace dégagé pour être utilisée à plein potentiel, je n'aie pas envie de diminuer la puissance de mes enseignements héréditaires car c'est un exercice délicat et les combats n'ont aucune tolérance pour l'échec. Dehors je peux m'y donner à coeur joie, et avec un fouet aqueux j'aurai une assez bonne combinaison pour ne pas avoir à craindre ni le contact ni les longues distances. Ici par contre c'est une autre affaire, que de se défendre contre tant d'adversaires sans avoir recours à ma spécialité. Je ne suis pas une combattante hors pair, voir même une combattante ; j'ai un spectre de techniques qui me prédestine aux travaux légers, pas aux boucheries sanguinaires. Hélas, il semblerait qu'un bain de sang soit inévitable aujourd'hui.
Je croise les mains, le fouet aqueux se matérialise autour de mon bras droit, j'honore le haut conseiller d'un bref signe de tête ; ce n'est pas moi qui lancerait le premier coup, à eux de voir ce qu'ils ont envie de faire.
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À en croire la tension pesante qui se propageait soudainement dans tout l’établissement, le caractère chaleureux de cette auberge n’était en fait qu’une façade. En effet, la situation dégénéra à l’instant où deux individus firent leur entrée. D’abord discrets, l’homme et la femme qui l’accompagnait s’étaient finalement fait remarquer alors qu’ils commandaient de quoi se sustenter au comptoir, pour une raison inconnue au ninja errant. Il ne connaissait pas leur identité, et il ne voulait pas la connaître, mais il était certain que leur présence ici avait fait son petit effet dans l’assemblée. Les rires s’étaient mués en murmures, les paroles en questionnements et les chants en menaces. Pour déclencher de tels comportements, le duo devait sans doute représenter une figure d’autorité dans le Pays du Vent, mais il ignorait à quel degré d’importance. Peut-être même étaient-ils des shinobis de Sunagakure venus ici pour une mission. Dans ce cas, les feulements des quelques bandits locaux ne pourraient mener qu’à un carnage, ce dont se passerait bien le Chinoike. Hélas, une dizaine de brigands modestement armées s’avança dans la direction des intrus, signe annonciateur d’une bagarre imminente.

Shun aurait préféré rester à l’écart de tout cela, après tout il n’avait aucun intérêt à s’en mêler et son voyage avait déjà été assez éprouvant pour en rajouter. Ses jambes étaient toujours engourdies et sa gorge ne semblait pas vouloir se dessécher. Malheureusement, la perturbation dans la salle était telle que la musicienne qu’il écoutait calmement depuis qu’il était arrivé avait été contrainte à ranger son instrument. De plus, elle s’était carrément levée pour prendre part dans ce qui allait devenir plus qu’une simple embrouille de bar. Croyant que la jeune femme était une habituée de la région, il pensait la voir se ranger du côté des hors-la-loi, protégeant ainsi son business, mais elle fit tout le contraire. Provoquant à son tour ceux à qui elle faisait face, elle les invita à la suivre en dehors de l’auberge pour éviter de causer trop de dégâts collatéraux. Plus intrigué que vraiment intéressé, l’homme aux cheveux bleus décida qu’il les suivrait également. Bien sûr, la troupe malintentionnée ne se laissa pas convaincre si facilement, et quelques moqueries et insultes fusèrent même dans la direction de l’instrumentiste. Ce fut finalement le tavernier qui parvint à les convaincre, faisant preuve d’un charisme que l’on n’aurait pas pu lui soupçonner.

"La p’tite a raison ! s’exclama-t-il. Si vous voulez vous battre, faites ça en dehors de mon établissement. J’offre même une tournée à ceux qui l’emportent !" ajouta-t-il de manière à convaincre les brigands, alors qu’il savait très bien qu’ils n’en ressortiraient probablement pas vivants face à des shinobis aussi expérimentés.

Il n’eut pas besoin d’en dire plus pour les faire sortir dans des grognements enthousiastes. Shun resta silencieux et se contenta de suivre le mouvement pour le moment. La bonne nouvelle était que les deux groupes et les quelques spectateurs curieux s’étaient rapprochés du point d’eau, il lui serait donc plus aisé d’utiliser ses techniques de Suiton si jamais la situation dérapait. En théorie, il n’avait pas l’intention de se battre, mais il ne savait pas vraiment combien de temps encore il pourrait refréner son esprit combatif, lui qui n’avait de cesse de vouloir progresser. De plus, il se retrouvait presque malgré lui sans compagnon de route pour le retour, alors montrer quelques-unes de ses capacités seraient un bon moyen de convaincre un groupe de voyageurs ou de marchands de l’embaucher. Il pourrait même peut-être en tirer un petit salaire. Ainsi, retirant lentement son katana de son fourreau, il alla se placer dans le rang composé du visiblement célèbre Kayaba Akihiko, de sa partenaire et de la musicienne.

"Oy ! Vous m’avez pas l’air d’être en grand danger, mais au cas où j’préfère venir vous aider"

Une fois arrivé à leur hauteur, il s’efforça de leur faire un sourire chaleureux. Celui-ci n’était pas vraiment sincère mais bon, il fallait bien essayer de faire bonne impression parfois. Si l’homme à côté de lui était bien un shinobi aussi influent que la situation le laissait penser, cela lui permettrait peut-être de se construire une petite réputation à Kaze no Kuni, où il avait prévu de rester quelques semaines voir quelques mois si tout se passait bien. "Dites-moi, vous devez avoir une sacrée réputation pour provoquer ce genre de réactions", continua-t-il en maintenant son sourire feinté. Prêt à bondir sur ses ennemis, il n’attendait plus que le déclenchement des hostilités.



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Kayaba Akihiko
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Il fallait croire que jamais Akihiko ne pourrait connaître le plaisir d’essuyer le calme d’une journée. Jamais. Même lors de ses congés, le voilà obligé de se battre à cause d’une langue un peu trop pendue à son goût. A l’origine, il voulait juste que le tavernier soit remis à sa bonne et due place – et qu’il arrête de mettre Hakaze mal à l’aise – non pas qu’il prévienne toute la bande de clandestins qui il était réellement. D’autant plus que l’ébène avait pris le soin de masquer leurs visages afin d’éviter ce genre de problèmes… Il fallait voir le bon côté des choses : ils allaient pouvoir réellement s’entraîner à combattre en duo, même si l’aspect offensif n’était pas vraiment la spécialité de son acolyte.
Quoiqu’il en soit, il n’y avait nulle crainte à avoir. Dix brigands ? Ce n’était vraiment pas le bout du monde. En soit, le blond pouvait les gérer facilement, mais en sortant de convalescence il ne fallait pas qu’il force de trop. De constitution faible, retomber dans les pommes à cause de la chaleur et d’efforts un peu trop accrus n’était pas vraiment bienvenu.
La plèbe, apparemment mal armée jusqu’aux dents, commença à se lever. Petit à petit, un amas de bandits bas de gamme se rapprocha des deux Sunajins. La musique s’interrompit et une influence de chakra l’alerta ; ils n’étaient pas les seuls Shinobis, comme il avait pu le ressentir auparavant. Cela dit, cette musicienne semblait vouloir tirer avantage de l’oasis qui surplombait cette tente : le fouet qui commençait à se greffer à son bras lui mit la puce à l’oreille. Néanmoins, il approuva le souhait de cette demoiselle de vouloir poursuivre l’affrontement dehors. Même si cette taverne semblait louche et douteuse, il n’avait pas envie de tout saccager. De plus, éviter de trop puiser dans ses réserves en se battant à proximité d’un point d’eau l’arrangeait fortement.

Au début, les deux comparses ne pensais pas les bandits grandement convaincus par les dires de la barde. Le tavernier vint néanmoins appuyer ses paroles en proposant de payer sa tournée aux gagnants. Un sourire apparut sur les lèvres du blond qui allait encore pouvoir consommer à l’œil. Magnifique. Lentement, il fit craquer sa nuque et suivit ses jouets qui sortaient un à un. D’ailleurs, es trois autres ne tardèrent pas à faire de même, tous en rang derrière lui. Une seule personne était d’ailleurs restée, tapie au fond de la taverne. Grand bien lui fasse !
Les chiens de la casse s’étaient donc tous regroupés, formant une espèce de ligne plus très droite. Akihiko prit place face à eux, tandis que Hakaze s’était mise en recul afin d’apporter un soutien à sa manière. Puis vinrent les deux autres Shinobis qui ne se connaissaient pas le moins du monde. Du moins, c’est ce qu’il était facile de conclure. Il observa alors cette jeune femme lorsqu’un autre homme, probablement moins âgé que lui, se greffa à son tour au « rang ». Comme ce dernier le dit si bien, ils ne semblaient pas vraiment être en grand danger. M’enfin, à la limite, ça pourrait potentiellement aller plus vite comme ça. Dans tous les cas, le Haut-Conseiller ne pensait pas avoir besoin d’utiliser ne serait-ce qu’une once de chakra pour se battre contre cette pléthore d’ordures.

« Toute aide est bien sûr la bienvenue, le remercia-t-il en souriant faussement. Même si je ne pense pas qu’user du Ninjutsu soit véritablement nécessaire face à ça, soupira-t-il en pointant la pègre du bout de la tête. »

D’ailleurs, le dernier a les avoir rejoint ajouta qu’il devait avoir une sacrée réputation pour provoquer une telle misère au sein de ce lieu. Certes, Akihiko était connu, mais en règle générale cela ne dégénérait pas justement grâce à sa notoriété. La plupart des gens qu’il croisaient étaient au courant de ce dont il était capable et évitaient majoritairement de trop le froisser. Aussi, il soupira longuement et continua d’observer le groupuscule qui se trouvait face à eux. Tous portaient un visage austère, mais aucun n’osait faire le premier pas. Pourtant, à l’intérieur de l’établissement, tous semblaient motivés à vouloir envoyer le Kayaba au fond d’un trou pour qu’il s’étouffe au fond du sable. Avaient-ils tous perdus leur courage ? Tout cela n’était-ce que de belles paroles en l’air ? Très probablement.

« En règle générale, je tombe sur des êtres civilisés… Pas sur de vulgaires coprolithes qui sont seulement capable d’aboyer mais qui gardent leur queue entre les jambes lorsqu’il est venu le moment d’appliquer leurs menaces… Leur vie doit être bien triste, se désola-t-il en répondant à l’indépendant ».

Un gros lourdaud sortit finalement du lot et s’avança de quelques pas pour être un peu plus proche d’Akihiko. Le visage fermé, rustre, il plissait également les sourcils, signe de mécontentement. Il avait probablement entendu ce que le conseiller venait de dire à voix hautes – et c’était bien là le but escompté. Sourire aux lèvres, il ne le lâchait pas du regard et cherchait à l’intimider. Rapidement, sa cible détourna le regard et semblait plus regarder la jeune femme musicienne tandis que Hakaze baillait au corneille. Si elle s’attendait à voir de l’action lorsque tout le monde avait commencé à se rassembler pour vouloir lui sauter dessus, la voilà totalement déçue. Pour réanimer un peu plus l’atmosphère, elle s’inventa de faux pompons et joua à la pom-pom girl, encourageant principalement celui qu’elle désirait plus que tout au monde.
Puisque personne ne se décidait et qu’il avait horreur de faire le premier pas, le blondin sortit son paquet de cigarettes, s’en alluma une et en proposa aux deux qui avaient décidé de se mêler à eux. Soudain, le simili-chef ouvrit lentement la bouche et tenta d’aligner quelques mots.

« … C’est quoi qu’ça là un coprolithe ?! » Beugla-t-il avec son accent de pécore.

Hakaze éclata de rire et se permit de lui enseigner une ou deux petites choses.

« Une vieille insulte. En gros, cela signifie « Merde fossilisée », si tu veux tout savoir… Puis elle reprit sa danse. Allez Aki ! »

Le concerné détourna le regard vers elle, roula des yeux et se concentra de nouveau sur celui qu’il avait insulté quelques secondes auparavant. En plus d’être complètement ravagé par le temps, il était complètement attardé. Il n’était vraiment pas gâté par la nature… Bref, Akihiko jeta un coup d’œil autour de lui ; l’oasis n’était pas très loin – parfait. Il allait peut-être lui aussi user du Ninjutsu, histoire de montrer qu’on ne le menace pas impunément. Il aurait aussi pu faire le choix de les humilier en n’utilisant que ses jambes mais il n’était encore pas tout à fait remis de sa convalescence. Au même moment, le fameux lourdaud comprit enfin où Hakaze voulait en venir et devint encore plus rouge. Colère et incompréhension venaient déformer son visage. C’était comme s’il y avait une véritable bataille mentale chez cet homme. Le spectacle offert était ainsi totalement ridicule. L’homme se mit finalement à charger. Akihiko jeta son mégot et l’écrasa dans le sable et, sans bouger, il fit apparaître deux appendices aqueux autour de ses bras. La mente aqueuse était de retour et allait leur jouer un très mauvais tour…

« Comme quoi, vous en avez peut-être encore un peu pour venir vous frotter à moi ! Cria-t-il pour provoquer le reste de la troupe. Que les festivités commencent ! »

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Kisho Benkei
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Nous nous regardons, et personne ne se décide à attaquer, chose qui me contrarie un brin alors que je souhaitais en finir sans avoir à fournir trop d'efforts ; ouvrir un affrontement est une manoeuvre audacieuse et surtout risquée, avec les bons réflexes on peut facilement contrer la technique pour enchaîner sur un assaut dévastateur. Si en l’occurrence je ne crains guère une riposte foudroyante, il vaut mieux prendre ses précautions : mieux vaut être lent à se battre que désolé d'être mort. Toutefois, on exige de moi que je fasse le premier pas, chose peu orthodoxe et extrêmement navrante de la part d'assaillant qui ont l'avantage du nombre, mais certainement pas de la praticité dont nous semblons tous faire preuve ici.
Comme pour annoncer que je ne suis pas prête, j'attrape l'extrémité de mon fouet et commence à passer des étoiles de lancer dedans, si la technique elle même est peu violente, avec un peu d'imagination on peut très vite arriver à des résultats dévastateurs et obtenir un kurigasama à bas prix. Cinq shuriken au bout, on modifie l'extrémité pour qu'elle forme une boucle et voilà un fléau qui laisse des marques prononcées. Non pas que la version de base soit mauvaise, mais si on peut faire mieux sans gaspiller plus d'énergie que ne le nécessite accès de violence, pourquoi se priver? D'autant plus que celui pour qui j'ai pris partie semble plus être un adepte des joutes verbales que des joutes classiques, du moins, jusqu'à ce qu'il soit forcé de faire usage de ses griffes d'eaux. J'esquisserai volontiers une remarque sur sa préférence pour l'utilisation d'une arme de contact en opposition à ma prédilection pour la distance, néanmoins il serait malvenu d'avoir un débat sur ce sujet maintenant. Pour l'instant je me contenterai de ponctuer ce moment d'existence par une brève réflexion sur le fait que ce n'est qu'une continuité de la différence que la nature a créée entre les hommes et les femmes, je devrais être fière d'avoir un corps qui ne m'incite pas à la violence et la guerre, dans une mesure plus lointaine le fouet reflète aussi cette inaptitude inhérente aux femmes à propos des tâches de force.
Comme pour me donner la force d'avoir recours à des techniques aussi peu morales, je récite l'un des poèmes que j'ai du apprendre au cours de mes efforts. Aussi parce qu'il faut bien donner les derniers sacrements aux morts non? Même si c'est sous une forme aussi légère,

-Sentir
Que tout l'être s'effondre
Dans la faim, le froid et la peur.


Je prends une inspiration, puis lance mon fouet à pleine puissance sur la paire la plus à droite du groupe, en face de moi. Le hérisson d'acier au bout s'écrase aux pieds des deux qui ont eu le sang froid de ne pas bouger devant ce qui aurait pu être un échec humiliant à portée une attaque toute simple.
La boule d'énergie incandescente qui soulève un nuage de sable et souffle la paire est suffisamment éloquent pour que chacun comprenne ce qui peut advenir face à moi : l'un a simplement disparu, l'autre est gravement brûlé et a reçu assez d'éclats de fer en lui pour ne plus avoir besoin de toucher à des épinards pour le reste de sa vie, au moins.
J'ai quand même une impression mitigée sur cette technique ; si elle est extrêmement brutale, elle coûte de l'énergie et beaucoup de concentration, injecté du chakra dans les shurikens au dernier moment est un exercice pénible. En tout cas, avec l'effet de surprise les résultats sont là.

-Il n'est pas trop tard pour fuir. Pour ceux qui le peuvent encore.
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Après quelques provocations échangées entre les deux camps, ce furent les compagnons improvisés de Shun qui déclarèrent l'ouverture du bal. Il fut tout particulièrement étonné par la technique utilisée par celle qu'il avait pris pour une simple musicienne. Cette dernière venait littéralement de réduire en poussière deux de leurs opposants grâce à une technique combinée épatante. Il n'avait jamais rien vu de tel avant, c'était comme si elle était capable de créer des explosions sur commande. Autre chose assez surprenante, les trois individus semblaient maîtriser la même affinité de chakra, à savoir l'eau. C'était maintenant le tour du Chinoike de montrer de quoi il était capable, mais il était trop peu motivé pour employer les grands moyens. À vrai dire, s'il y avait des personnes qu'il souhaitait affronter ici, c'était plutôt ses alliés improvisés que les amateurs qu'il y avait en face. Ils avaient l'air bien plus puissants, peut-être même plus que lui, et c'était là que résidait le vrai challenge. Néanmoins, ce n'était ni l'endroit ni le moment de créer des embrouilles supplémentaires, alors il garderait ça pour plus tard.

Habitué à un style plutôt assassin, visant à fondre sur les ennemis un par un en jouant sur l'effet de surprise et la rapidité d'exécution, il était clairement optimisé pour les affrontements individuels. Ce n'était certes pas le mode de combat le plus courageux, mais il avait déjà maintes fois su faire ses preuves. Il décida pourtant de ranger son arme dans son fourreau, et d'agir pour cette fois de concert avec ses camarades en utilisant l'eau à proximité à son avantage. L'objectif était de mettre fin rapidement à tout ce bazar, c'est pourquoi il allait faire de son mieux pour terroriser les brigands. Malheureusement pour eux, il aurait besoin d'en prendre quelques-uns en exemple pour bien se faire comprendre. En visant directement le duo qui était resté un peu plus en retrait, il souhaitait faire comprendre à tous les autres que tant qu'ils se tiendraient devant lui, ils seront en danger, et ça peu importe leur position sur le terrain.

Toujours silencieux, maintenant son sourire artificiel, le ninja errant entama une série de mudras que les maîtres en suiton ne manqueraient pas de reconnaître. Soudain, jaillissant à très grande vitesse de l'étendue aquatique qui les entourait, un grand requin de chakra vint brutalement happer les deux bandits qui furent projetés plusieurs mètres en arrière, probablement morts sur le coup. En plus d'être très rapide, le squale issu de cette technique était réputé pour être cauchemardesque et particulièrement dévastateur. Il acheva sa danse macabre aussi vite qu'il ne l'avait commencée, s'écrasant sur le sol dans un 'splash' magistral. Il laissa pour seules preuves de son passage les deux hommes à terre ainsi que la flaque qu'il avait créée en plongeant. Si tout à l'heure ils avaient ignoré la musicienne qui les avait incités à fuir, peut-être qu'ils y repenseront à deux fois après ça. En bonus, s'il avait de la chance, certains voyageurs ayant assistés à la scène souhaiteront possiblement sa protection pour la traversée du désert. L'endroit avait beau être agréable, il avait l'air bien trop agité pour y passer une bonne nuit.



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Kayaba Akihiko
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Aussi étonnant que cela puisse paraître, les trois shinobis semblaient synchroniser leurs mouvements avec une certaine aisance. Etait-ce là leur affinité naturelle commune ? Qui pourrait le savoir. Dans tous les cas, il était relativement rassuré que ces deux inconnus ne s’en étaient pas pris à lui. Après tout, il venait de sortir de convalescence et un combat en deux contre un ne l’intéressait pas plus que ça ; il n’était pas sûr d’être capable de venir à bout des deux. Aussi il allait tâcher d’être un minimum diplomate une fois le menu fretin pulvérisé.
Littéralement. En effet, celle qui semblait être une simple barde venait tout « simplement » de désintégrer le duo situé le plus à droite à l’aide de son fouet aqueux. L’essence de chakra utilisée, bien que rare, n’était néanmoins pas inconnue au Haut-Conseiller : du Bakuton. Il resta ainsi campé sur sa position ; il ne voulait définitivement pas avoir à se battre contre les deux en même temps.
De son côté, équipé de ses griffes de mante-religieuse, il trancha ni plus ni moins la gorge du lourdaud ce qui résulta en un macabre jet de sang qui n’aurait qu’à sécher sur ce sable chaud. Une bonne chose de faite. Le blondin annula alors sa technique tandis qu’un requin aqueux vola dans le fond pour venir en happer deux autres. Aucun doute possible : l’affrontement serait bien vite terminé. Il n’en restait déjà plus que six…

Plusieurs choix s’offraient au conseiller qui n’était pas venu ici pour se battre mais pour profiter un peu de cette taverne. Pour reprendre ses activités, il pouvait en finir rapidement et retourner au comptoir et enfin goûter à sa consommation gracieusement offerte. D’un autre côté, cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas amusé avec les membres de la plèbe… Le choix était cornélien. Dans un rictus démoniaque, il empoigna son katana sans pour autant le sortir de son fourreau – il n’allait clairement pas leur offrir le privilège d’émousser sa lame. Certainement pas – et entama sa danse macabre, slalomant et se dandinant avec une certaine agilité entre les six autres sous hommes qui restaient face à lui.
Leur message avait pourtant été clair. S’ils ne voulaient pas subir le même sort que leurs camarades coprolithes, ils n’avaient qu’à fuir. Du moins, si l’occasion leur était donnée… Le Kayaba ne se voyait pas les laisser filer impunément. Pourquoi ne pas les briser encore un peu plus ? Cela pourrait également être une bonne idée. Mais alors qu’il continuait de danser, les six rats ne bougeaient plus, probablement trop apeurés par le sombre tableau qu’ils avaient été dans l’obligation de visionner.
Néanmoins, il avait le sentiment qu’il manquait quelque chose. Sa danse lui semblait imparfaite, voire impure. Il ne pouvait pas continuer de la sorte. Alors que la pointe de son fourreau allait toucher l’abdomen de l’homme le plus proche, il s’arrêta  brusquement et se pencha en arrière, comme s’il était possédé. Son regard aliéné se posa sur la seule musicienne du groupe et c’est à ce moment-là qu’il comprit ce qui lui semblait manquant…

« Eh la barde… Et si tu nous jouais un p’tit air de musique ? Genre quelque chose d’ancien… Il marqua une courte pause. Quelque chose qui pourrait accompagner mon… rituel ? » Demanda-t-il en insistant énormément.

Hakaze, de son côté, le laissait dans son délire et continuait de l’encourager à la manière de ces jeunes filles à l’académie lors des combats d’entraînements entre aspirants. Heureusement pour eux, les deux indépendants ne semblaient pas véritablement hostile envers les Sunajins. Une chance… Imaginez s’ils venaient à raconter ce qu’ils étaient en train de voir à tout le monde ? Le Haut-Conseiller n’aurait plus aucune crédibilité et la réputation de Suna pourrait en prendre un certain coup. Mais à cet instant présent, Akihiko n’en avait vraiment rien à faire et il avait littéralement couper les quelques liens qu’il avait encore avec le monde réel. Etait-ce devenu là une bête ? Ou même pire, un démon ?

« Comme l’a dit la p’tite madame derrière, vous pouvez toujours fuir. J’ai pas envie d’en finir maintenant… siffla-t-il de sa voix perfide en se relevant, curieux de voir leur réaction ».  

Qui sait, peut-être allaient-ils enfin lui offrir un peu plus d’action que de rester stoïque et pétrifiés ? Cela arrangerait les affaires de tout le monde, pensait-il…
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Kisho Benkei
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J'observe devant moi le spectacle qui se profile et ne peut que m'avouer un brin stupéfaite par la tournure morbide des événements ; tuer est un sport comme un autre et je ne saurai me montrer discourtoise en me retirant de la bataille pour une simple histoire de motivation, mais l'attitude dont fait preuve le sabreur à nos côtés est... Troublante, en plus de faire preuve d'une sorte de zèle que je ne saurai décrire en des mots qui rendent justice au mélange de folie furieuse agrémenté de sadisme qui habite l'escrimeur de guerre. Qu'importe le nom et les termes à plaquer sur sa façon d'ouvrir le combat je ne suis guère enchantée à l'idée d'accomplir sa requête : la charbonnière à ses côtés semble pouvoir remplir cet office à merveille et mes talents semblent toujours êtes de la partie puisque ceux en face ne semblent pas convaincus de notre efficacité à finir une besogne.
Pourtant, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par ma famille, et le devoir de loyauté à mes engagements je suis tâchée de défendre la vie de l'illustre inconnu, quitte à ce que ce soit au péril de la mienne. C'est ainsi que se définit le code d'honneur des gens de ma caste : il faut bien se résoudre à cela si l'on veut une régularité dans les contrats dangereux et donc, rentables. Extrêmement rentables si l'on se réfère à mon train de vie.
Je grince des dents en constatant l'immobilisme dont ils font preuve en face et reste sur place avant de faire tournoyer mon fouet haut au dessus de moi.

-Disparaissez.

La trombe d'eau qui me sert d'arme se met à siffler en s'abattant brutalement au sol, claquant de tout son être dans le son si caractéristique d'un fouet qui s'agite. L'impulsion suffit à en faire fuir un qui a conscience du destin qui l'attend, instinctivement je pose une main à ma sacoche avant de me raviser ; inutile de gaspiller un shuriken pour lui, si j'ai volontairement faits claqué mon outil de travail à ses pieds c'est pour qu'il débarrasse le paysage de sa présence. Inutile que je n'enrichisse personnellement l'horizon d'un autre corps ensanglanté. Loin de moi l'intention de faire preuve de clémence avec tout ceux qui sont encore présents, il faut bien quelqu'un pour répandre la nouvelle, et mes forces ne sont pas infinies. Tout ceux que je peux déplacer hors du tableau sans efforts sont des cibles en moins, cinq adversaires commence à devenir un bon nombre compte tenu de notre groupe improvisé.
Toutefois ça ne me laisse guère rêveuse : un avec un sabre qui a l'air de savoir s'en servir, un autre avec du matériel charogné je ne sais où mais qui porte les emblèmes de Suna et le reste dispose d'un équipement hétéroclite mais pas pour autant obsolète. Certes ce ne sont pas des ninjas mais nous sommes toujours en droits de recevoir une surprise fort peu agréable.
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Malgré ses efforts, les vils brigands n’avaient pas cédé à la tentation de s’enfuir, à l’exception d’un d’entre eux qui avait détalé à toute vitesse après que la musicienne ait agité son fouet à ses pieds. Si l’on comptait également celui que le blond de Suna venait d’éliminer, il n’en restait plus que cinq. Cela faisait donc cinq cibles pour le ninja errant, c’est-à-dire cinq chances de se faire bien voir par les marchands environnants et donc de se faire embaucher. C’était ça la vie de mercenaire, impossible de rester sans rien faire à attendre que tout nous tombe dans le bec, il fallait constamment faire ses preuves. De plus, si l’on en croyait l’agitation qu’ils avaient provoquée, les deux sunajins étaient peut-être des personnages importants, et les avoir dans son camp pourrait se révéler très pratique puisqu’il souhaitait passer les prochains mois dans le pays du vent. Il paraît que les shinobis du sable ne sont pas toujours bienveillants, alors mieux valait-il ne pas les offenser.

Tandis que Shun sortait lentement son arme de son fourreau, le blond à côté de lui avait foncé dans la masse, slalomant d’ennemis en ennemis en les frappant avec son arme non dégainée. Décidément, les deux hommes avaient un style de combat très similaire, que ce soit concernant l’usage du Suiton ou leur maîtrise du katana. En revanche, même si ses attaques semblaient particulièrement efficaces, il s’arrêta soudainement pour demander à la jeune femme qui combattait à leur côté de jouer un petit air de musique, requête qu’elle ignora magistralement, au grand désespoir du Chinoike qui avait beaucoup apprécié les mélodies qu’elle avait produite avant que tout cela ne commence. Oubliant bien vite sa déception passagère, le mercenaire effectua une accélération particulièrement surprenante pour rejoindre son allié improvisé, portant au passage un coup d’épée dans l’abdomen d’un des hommes qui avaient osé leur tenir tête, qui s’effondra immédiatement sur le sol en faisant se soulever un petit nuage de poussière.

Il se retrouva désormais devant un homme plus âgé, qui devait avoir entre quarante-cinq et cinquante ans à en juger par la barbe grisonnante qu’il arborait, armé d’une grosse masse et de chaînes en métal. Contrairement à ses trois derniers compagnons, celui-ci semblait plus calme et plus déterminé. S’il devait y avoir un cerveau dans cette bande, c’était sans doute lui. Sans faire attention au sort que le blond réservait aux quelques individus toujours debout – probablement pas quelque chose de très agréable – Shun décida de se concentrer sur celui qui lui barrait actuellement la route. Alors que le bandit s’apprêtait à foncer sur lui, leurs regards se croisèrent et l’homme s’arrêta immédiatement. Le Chinoike venait de le plonger dans l’une des illusions dont il avait le secret, faisant honneur à la tradition voulant que les membres du clan écarlate s’initient au genjutsu. Dans son cas, il avait même dépassé depuis longtemps la simple initiation et en était devenu un véritable expert. En ce moment-même, son adversaire devait avoir la très désagréable sensation de se noyer et, si les calculs du shinobi aux cheveux bleus étaient corrects, n’allait pas tarder à tomber dans les vapes.

Tout se passa comme prévu, et après environ quarante-cinq secondes de suffocation interne, le quadragénaire s’écroula de tout son long sur le sable. Quant à savoir s’il était dans le coma ou simplement évanoui, le mercenaire préférait opter pour la première proposition. Il venait d’utiliser une technique assez impressionnante puisque sa cible était tombée inconsciente sans même qu’il ne l’ait touché, mais il était impossible de percevoir la vraie horreur qui la composait à moins d’en être soi-même victime. Cela ne faisait aucun doute que cette sensation reviendra hanter le pauvre homme pendant très longtemps. Après cela, Shun se reconcentra sur le reste de l’affrontement, même s’il se doutait que ces quarante-cinq secondes avaient probablement suffis pour que ceux qui l’accompagnaient terrassent les ennemis restants. Quoiqu'il en soit, si jamais ce n'était pas le cas, alors il n'en restait plus que trois.



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Kayaba Akihiko
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Les brigands qui faisaient face au trio de shinobis ne semblaient guère décidés à fuir l’affrontement. Etaient-ils bornés, inconscients ou simplement pétrifiés par la peur ? Probablement un mix des trois. Bien que focalisé sur sa folle course et les ennemis qu’il rencontrait et abattait sur le champ, il ne restait pas moins informé des actions de ses deux collaborateurs momentanés. Sensorialité active, il n’en loupait pas une goûte. Néanmoins, al frustration s’empara quelque peu de lui lorsque la barde l’ignora purement et simplement. Tant pis. Qu’à cela ne tienne, il jouerait de la musique et créerait un rythme avec les corps qui tombaient les uns après les autres.
Cette même musicienne venait d’ailleurs d’en faire fuir un. La tentation de le poursuivre était néanmoins grande en Akihiko qui finit par se résigner ; qui conterait leurs actions si personne n’en réchappait ? Peu d’autres chiens de la casse seraient ainsi incités à venir fouler et souiller les sols immaculés du pays du Vent.
L’autre utilisateur du Suiton en terrassa un autre. Ce qui tiqua l’intendant du Sable fut la quantité de chakra qu’il avait concentrée dans ses yeux pour y parvenir. Il y avait fort à parier pour que ce dernier soit lui-même un utilisateur de Genjutsu. Des illusions plus ou moins puissantes devaient composer son grimoire de techniques, aussi notre homme se disait qu’il serait préférable de ne pas avoir à le combattre. Un peu moins d’une minute après, voilà que son adversaire grisonnant tombait au sol, sans avoir pu esquisser un seul mouvement. Le blondin le gratifia d’un sourire en tournant la tête et se remit en marche vers les trois roublards restant.

Deux d’entre eux ne bougèrent pas, tandis que le troisième, bien plus costaud et forgé que ses comparses, rua sur le blond. Un tel revirement de situation n’avait pas été anticipé par la cible du lourdaud, aussi parvint-il à le prendre par la taille de coucher au sol. C’était néanmoins sans compter sur l’agilité du Sunajin qui, s’aidant de ses jambes, parvint à se défaire de la musculature de son opposant. Tel l’aspect du singe, il se redressa sur ses jambes et jaugeait l’armoire à glace d’un très mauvais œil. Chanceux était-il que son abdomen n’eût pas été touché.
En revanche, l’action s’était passée si rapidement qu’il ne s’était pas encore rendu compte que son katana lui avait échappé. C’est lorsqu’il voulut s’en emparer pour se défaire de cet ennemi arrogant qu’il réalisa son absence. Effectivement, sa lame se trouvait à une dizaine de mètres de lui. Voulant user de sa rapidité, il s’élança en sa direction mais c’était sans compter sur l’arsenal rouillé du brigand. Un fléau, ni plus ni moins, frôla sa crinière blonde et lui arracha quelques précieuses mèches avant de s’abattre au niveau de son pied droit.
Ni une, ni deux, le Haut-Conseiller fit volte-face et voilà qu’un jet d’eau à forte pression gicla de sa bouche et prit pour cible le thorax de son agresseur. Cette technique n’avait pas pour but d’éliminer la cible du blond. En revanche, cela le repoussa de quelques mètres ce qui lui permit de fondre à nouveau sur sa cible et de s’emparer, au passage, de l’arme médiévale qui reposait à même le sol. Sans maître d’armes, le fléau restait à la merci d’Akihiko.

Il n’avait jamais manié tel objet de mort, aussi il lui fallut un temps d’adaptation avant de jauger le champ des possibles qui pouvait s’offrir à lui. En revanche, l’élément d’armoirie était bien plus lourd qu’un simple sabre. Il était évident que son nouveau possesseur serait bien moins efficace en agissant de la sorte. Cela dit, peut-être aurait-il un peu plus de challenge à présent. Il voulait s’amuser et ce, depuis le début. Les autres n’avaient pas été à la hauteur et en avaient subi les conséquences.
En tous les cas, le Kayaba aurait pu tous les éliminer d’un coup, sa maîtrise de Suiton l’avait déjà prouvé à maintes reprises. Mais, encore une fois, il cherchait là un certain divertissement, pas une action expiatoire.
Fléau levé haut au-dessus de son corps, à bout de bras, il s’amusait à le faire tournoyer au-dessus de sa tête avant de tenter de viser sa cible. Mais… Il échoua lamentablement ; la chaîne qui retenait la masse de piques venait de rompre et la tête fusa bien à côté de l’homme visé.
A ce moment-là, cet homme afficha un sourire carnassier, comme s’il pensait que c’était sa chance. Il usa de la même technique et, au vu de sa corpulence et de sa vitesse, le blondin ne daigna pas esquiver. Il allait user de ses légères compétences de corps-à-corps. Il fit un pas de côté et coinça la nuque du lourdaud sous son bras avant de tomber à la renverse. Le voilà pris au piège !

Ce qu’il ne savait pas, c’est que les deux autres étaient également armés jusqu’aux dents et qu’ils se dirigeaient rapidement vers les deux catcheurs… S’il lâchait prise, alors il devrait engager le combat au corps à corps et, outre sa faible expertise dans ce domaine, il redoutait la venue des compagnons du maître d’armes. Il ne pouvait pas non plus user de ses techniques de Ninjutsu, puisque cela signifiait également lâcher son prisonnier. Bien qu’il détestât l’avouer, il était à présent entre les mains des deux shinobis inconnus. Peut-être n’aurait-il pas dû pousser le vice aussi loin et vouloir s’amuser à ce point… Voilà que cela lui portait préjudice !
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Kisho Benkei
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Je m'interpose entre le blond et la paire de brigands après un déplacement accéléré qui m'aura presque valu un dérapage dans le sable. Je laisse le soin au Suna-Jin d'achever sa cible, même si le contact n'est pas ma spécialité première, je suis toutefois en mesure de me défendre face à deux gorilles. Le fouet aqueux disparaît en un clin d'oeil et je fais face à la paire, il ne se garde pas de sourire en pensant avoir l'avantage, c'était sans compter le voile noire qui se forme à la périphérie de ma vision. Je prends une inspiration ; j'ai besoin d'avoir assez de sang dans les mains pour convoyer toute l'énergie dont j'aurais besoin, mais il ne faut pas non plus que j'en devienne aveugle pour autant. Plus j'aurais de chakra au niveau des bras, plus je serai en mesure de prendre acte à l'égard de mes adversaires. Je laisse le premier approcher avant de tendre une main devant moi, l'explosion qui en émane soulève quantité de sable alors que ma vision s'éclaircit de nouveau. Je fond sur le second en un clin d'oeil en frappant coude en avant, le souffle l'envoie voler au loin, je reprends mon souffle en constatant à quel point le voyage m'avait fatigué, et la violence de l'affrontement n'arrange en rien mon état. J'ai encore de l'énergie mais je ne serai pas contre un peu de repos, je reprends mon souffle avant de me retourner et de constater que le Suna-Jin a réglé son compte au dernier encore vivant.
Je laisse échapper un grognement de fatigue en portant mes mains à une paupière, puis je me rends compte que j'en perds mes manières. Je salue bien bas le soldat ciblé par les provocations.

-Votre éminence, c'est un honneur que de faire votre rencontre aujourd'hui,
et un déplaisir de le faire en des circonstances si misérable.
Je suis tout de même en présence du haut conseiller de Suna. Des manières, et du respect de son grade sont de vigueurs, même si je ne suis pas de sa faction. Je me tiens à votre disposition si vous souhaitez de l'assistance pour quelque raison que ce soit. Après tout, j'ai bien plus à gagner de me rapprocher que lui que de simplement m'éclipser comme si de rien n'était. A moins que vous ne préfériez reprendre simplement votre escale comme si de rien n'était.

Tout le monde n'a pas envie d'être traité comme un prince après tout.
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Kayaba Akihiko
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Alors que le Sunajin s’était retrouvé à la merci des deux brigands, voilà que son alliée de fortune fusa en leur direction. Ses dons sensoriels lui permirent de déceler une intense quantité de chakra se concentrer dans ses avants-bras avant d’exploser littéralement contre leur cible… dont il ne restait rien à part quelques grains de poussières qui se mêlèrent bien rapidement aux vastes étendues de sable. En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, le deuxième singe des dunes valsa au loin suite au coup de coude relativement violent de la Kunoichi.
En une acrobatie pleine de grâce, le Haut-Conseiller s’éleva et se remit sur pieds. Son regard balaya le sable et scruta quelque chose qui reflétait. En quelques secondes à peine, le Sunajin se trouvait aux pieds de cet objet miroitant… Son fidèle katana. Sans pour autant le dégainer, il chargea l’homme ciblé, fourreau au clair et, alors qu’il était salement affaibli, lui asséna un coup du lapin empli d’une violence extrême, laissant le  bougre d’idiot sur le carreau sans grande chance de d’en réchapper.

Se faisant craquer le dos, puis tous les muscles de son corps, il aperçut du coin de l’oeil la barde le saluer aussi bas qu’elle en fut capable. Sourire mesquin aux lèvres, il s’approcha d’elle et sortit son paquet de cigarettes. A Hakaze de le rejoindre alors et de lui sauter au cou, ignorant presque celle qui venait de grandement l’aider. Votre éminence,  dit-elle ? L’interpellé roula des yeux. Il détestait qu’on lui lèche les bottes de la sorte. Qu’on lu doive le respect qu’il méritait, il n’y avait pas de problème, mais cette réaction était un peu trop excessive à son goût. Il ne releva néanmoins pas ceci pour autant, peut-être était-ce simplement dû aux mœurs de la brave Kunoichi. Après quoi elle ajouta se tenir à son entière disposition s’il le souhaitait. Voilà qui ne tombait pas dans l’oreille d’un sourd.
Cette femme montait de plus en plus dans son estime. Elle pourrait bien servir ses prochains plans… Il allait très sérieusement réfléchir à la question, quitte à cacher certains détail à son saint Kage.

« Je suis ravi de te rencontrer également, jeune femme, la salua-t-il en retour. En revanche, cesse donc ces formalités barbantes. Tu me sembles être une Kunoichi aux valeurs et aux mœurs les plus nobles, mais ces frivolités ne sont en rien utiles. Il lui proposa une cigarette puis s’en alluma une. Appelle-moi Akihiko, je préférerai, lui indiqua le Sunajin. Pour aujourd’hui, je pense que tu m’as suffisamment servi comme cela. Je t’en dois une, d’ailleurs. Il s’arrêta quelques secondes. Et j’ai soif. Nous n’avons même pas pu terminer notre verre… Heureux fussent-ils que j’eus été de  bonne humeur ! Pesta le blond après ceux qu’ils venaient tous d’eux d’éradiquer ! »

A la Kunoichi de prendre la parole.

« Je suis bien d’accord avec toi, Akihiko-kun. Et si nous allions voir les femmes de mon clan ? Ca fait un bout de temps qu’elle ne t’ont pas vu et ne refuseraient jamais de dédommager une âme aussi charitable qu’elle ! S’exclama-t-elle, des étoiles dans les yeux en admirant l’indépendante. Tiens d’ailleurs, tu connais nos prénoms mais toi… Tu t’appelles comment ? Lui demanda-t-elle Hakaze, ingénue. »

A Akihiko de se placer entre les deux.

« L’idée me plait, en effet. Il est d’ailleurs vrai que cela fait quelques temps que je n’ai pas été voir ta sainte mère la matriarche… Elle doit avoir de sacrées choses à me raconter sur toi ! Taquina-t-il l’ébène. [color:4f46=# b27700]Te joindras-tu à nous ? Demanda-t-il finalement à l’inconnue, comme pour conclure. »
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Kisho Benkei
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Je tire une cigarette du paquet quand l'occasion se présente et me l'allume sans les mains, d'une langue de chakra qui vient consumer le bout de la tige après avoir chauffé de façon très spontané. L'avantage d'avoir une affinité génétique à la chaleur et aux dégagements d'énergies, car après tout qu'est-ce qu'une explosion si ce n'est une émission de chaleur particulièrement violente? J'apprends le nom du haut conseiller ; Akihiko, n'étant pas astrologue, je n'aie aucun commentaire à faire sur une quelconque signification de ce nom.
Puis vient la question de mon identité, après une invitation de la part de la seconde du haut conseiller, je souris en constatant que Suna a un sens de l'hospitalité que d'autres nations n'ont pas. Je m'incline très légèrement pour signifier ma gratitude avant de me plier au devoir de réponse.

-Je m'appel Nobushi, du clan Kisho. J'ignore exactement le rôle qu'à eu mon père durant les guerres ninjas, mais je sais que je prends le risque de m'identifier comme la fille d'un ennemi. Toutefois cela fait bien longtemps qu'il est tombé en désuétude, je me joindrais à vous avec grand plaisir. Après tout, ce n'est pas tout les jours que l'on a l'occasion de prendre le thé avec le haut conseiller de Suna.

Le temps de rabattre ma capuche et de replacer mon keffieh devant mon visage puis nous sommes partis ; je guide ma monture par la bride puisque mes acolytes sont à pieds, ce serait indécent de les laisser marcher tandis que je profiterai du repos d'un chameau bien docile. Je laisse la jeune femme qui nous accompagner faire une parte de la conversation, tant elle semble avoir de choses à dire sans chercher à m'incruster outre mesure dans des dialogues qui semble aussi stérile qu'ennuyeux. Non pas qu'ils soient sans intérêts d'une façon strictement objective, plutôt que les affaires de familles de certains ne m'intéressent guère. Je garde toutefois l'oreille tendue, au cas où le mot de travers surgisse, mais rien qui ne justifie d'éveiller mon attention, jusqu'à ce que l'occasion de prendre la parole ne vienne à moi toutefois. Le trajet jusqu'au hameau étant relativement long, en comparaison de l'escarmouche du moins, en glisser une semblait inévitable.

-Si je puis me permettre une question, vous reveniez d'un entraînement pour être aussi loin de la ville? J'aurai pu demander ce qu'ils faisaient ici, mais formulée de cette façon la question aurait été indiscrète, je ne suis pas en mesure de demander directement leur raison ici. Qu'importe ce qu'ils me doivent. Et avant que nous arrivions, au sujet de notre destination, y-t-il un sujet spécifique à mentionner ou au contraire à ne pas mentionner? Je ne suis guère au fait des us et coutumes de Suna.
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Kayaba Akihiko
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Kisho Nobushi… Akihiko n’avait jamais entendu parler de ce clan, chose qui s’expliqua lorsque la dénommée mentionna la désuétude de ce dernier. Sans ajouter plus de commentaire à cela, le blondin ouvrit la marche vers le clan Kusaribe. Chacune des deux femmes se tenaient à ses côtés pour ne pas le perdre de vue. Bien évidemment, l’ébène prit le soin de ne pas le lâcher d’une semelle et avait presque tendance à limite se coller à lui le temps d’une voyage. Une jalousie naissait à l’égard de celle qui avait défendu son bon prince, aussi elle ferait tout ce qui était en son pouvoir afin d’éviter tout rapprochement entre les deux.
C’est pourquoi elle n’arrêta pas de parler. Ou presque. Elle laissa de temps en temps son interlocuteur privilégié lui répondre, mais elle ne l’écoutait qu’à moitié, surtout concentrée à ne laisser aucune place pour la nouvelle arrivante.
Au final, si elle avait proposé que tous trois aillent se sustenter au sein de son clan, c’était pour être sûre de rester avec le blondin et amenuiser tout risque qu’il ne la suivît par la suite.
Elle n’avait pourtant aucune inquiétude à avoir. Le Kayaba ne s’acoquinerait jamais avec la première venue. Tiraillé en permanence par ce qu’il ressentait pour feu Aika, il était incapable de faire le bon choix à l’égard de Hakaze qui ne demandait que cela.
Voyant clair dans son jeu, il avait affiché à plusieurs reprises un sourire moqueur son visage en regardant le moulin à paroles et faisait volte-face quasiment directement vers l’indépendante, comme pour lui faire comprendre qu’il ne fallait pas faire attention à elle. Cette dernière prit alors la parole, masquant ainsi l’indiscrétion de la question qu’elle avait véritablement en tête. Akihiko était loin d’être dupe et savait jouer lui aussi avec les mots.

« Pas nécessairement, avoua-t-il. Tu ne comprendras peut-être pas, étant étrangère à nos contrées. L’air du Désert change selon l’endroit où nous nous trouvons même si, je te l’accorde, tous les endroits semblent tous identiques : du sable à foison, des étendues dorées parsemées de dunettes… Mais l’air peut être effectivement plus pur à un endroit qu’à un autre.
Elle ajouta également ne pas être au fait des différentes coutumes de Suna. Son interlocuteur eut un rictus déformé. Hum… Nous n’allons pas à Suna-même, pour tout te dire. Les mœurs y sont quelque peu différentes qu’en ma nation, mais je ne pense qu’il y ait quelque sujet inabordable avec ces bonnes mères, dit-il de bonne foi. »

Après quelques minutes d’escapade supplémentaires, le trio put apercevoir quelques bâtisses qui surplombaient les seins de la mère des sables. Les deux habitués ralentirent alors le pas à la recherche de quelque sentinelle qui fusse. La brève analyse de Nobushi était part entière de la procédure d’entrée dans ce hameau constitué en son entièreté de Kunoichi. Sans exception aucune. Aussi cela ne devrait prendre guère de temps vu le sexe auquel elle appartenait.
Quand on parle du loup, on en voit la queue. Une jeune femme d’à peine vingt ans se dirigea vers eux, calepin et plume dégainés.

« Votre venue fut pressentie, Kayaba-sama, s’inclina-t-elle. En revanche, celle-là… elle prit une mine dérangée… n’était pas spécialement attendue. Elle gribouilla quelques notes sur son bout de parchemin. Puis-je ? Demanda-t-elle, respectueuse mais inflexible.
- Penses-tu que cela soit réellement nécessaire, Mizuka ? Lâcha Hakaze, d’un ton sec malgré son sourire enchanteur.
- Je… Oui, Hime-sama.
Hime-sama ? Jamais Akihiko n’avait entendu quelqu’un l’appeler ainsi. Arquant un sourcil, il se passa de commentaires mais intervint malgré tout : Pensez-vous vraiment que notre illustre personne, Haut-Conseiller de Suna, me risquerai à ramener quelque personne nocive en vos terres, Mizuka ? Asséna-t-il promptement. La sentinelle se renfrogna et baissa la tête en guise de résignation. Bien. Nous nous permettons, dans ce cas, déclara-t-il en ouvrant de nouveau la marche. »

Non sans grommeler, la jeune garde les laissa continuer leur chemin sans plus d’insistance. Si quelqu’un avait quoi que ce soit à redire, cela serait leur sainte mère la Lune. Accompagnées de ses sœurs, elle saurait trouver les justes mots et manières pour inciter l’inconnue à dévoiler un peu plus de sa personne. Cette sage Myosotis avait toujours su sonder l’esprit des personnes qu’elle pouvait rencontrer avec douceur et tact. L’on ne s’était jamais plain qu’elle eût été intrusive, ce qui prouvait que sa bienveillance primait sur son intrinsèque curiosité.
La matriarche du vent vint à leur rencontre. Une longue traînée, sous-portée par ses fidèles servantes, ajoutait grâce et félicité à son humble tenue. Le sable semblait même vouloir lui laisser toute la place qu’elle souhaitât pour se mouvoir. En dépit de son âge avancé, celle-ci ne semblait guère plus âgée que le Kazekage actuel. Et pourtant, seule Amaterasu connaissait les années qu’elle masquait derrière des secrets trop bien gardés, rendant toutes ses filles envieuses et jalouses d’une telle gâterie de la nature.
Elle tendit les bras à porté d’épaules du Haut-Conseiller et l’embrassa longuement.

« Cela fait si longtemps que ton charme n’avait pas empli ces terres ! Qu’a-t-il bien pu t’arriver ? S’enquit-elle.
- Sainte mère... se prosterna alors le blond avant qu’un objet contondant vint chatouiller ses esgourdes.
- Ne t’ai-je pas déjà demandé de cesser ces formalités toutes plus désuètes les unes que les autres avec moi, jeune freluquet ? L’arraisonna Elune.
- (Il se frotta la tête) En effet, veux-tu bien me pardonner pour ces frivolités, l’implora-t-il à son tour.
- Parfait ! Récria la matriarche. Bien, tu me feras un résumé de tes dernières péripéties une fois que tu auras rafraîchi ton gosier, ajouta-t-elle, non sans joie. »

D’un geste de la main, elle ordonna à ses sœurs de faire demi-tour en une rotation angélique, de manière à ce que la traînée ne toucha point le sol. Sa levée haut dans le ciel, l’actuelle dirigeante du clan de soigneurs les intima de la suivre d’un simplement mouvement de l’indexe. Le blondin balaya du regard Hakaze puis Nobushi et suivit son hôtesse. Il ne risquait pas de la froisser. Ah ça non, certainement pas. Il n’y aurait eu pire hérésie que de refuser une invitation de sa part.
Tous entrèrent dans ce qui ressemblait à s’y méprendre à une vulgaire grotte souterraine. Le dénivelé de quelques mètres parcourus, une pièce aux couleurs chaleureuses et hospitalières dilata leurs pupilles. La voûte semblait avoir été créer par quelque entité céleste tant elle était parfaite. Akihiko s’aimait à y passer ses mains sans y déceler aucune aspérité. Cet endroit était définitivement à l’image de la maîtresse des lieux.
La Lieuse de Vie, autre surnom à ajouter à sa longue liste, prit place en bout de table. Ses servantes prirent le soin de la défaire de ce long sillon de soie rouge et disparurent en moins de temps qu’il ne fallut pour le dire. Les trois Shinobis attendirent le signal pour enfin prendre place autour de cette longue tablée qui, à n’en pas douter, pouvait réunir trois fois l’armée du pays du Vent.

« Prenez place, mes amours, ma vie, les invita-t-elle. Hakaze, reste ici. Tu es toi aussi invitée, cette fois ! Clama-t-elle d’une voix enchanteresse. Les joues de la concernée tintèrent au rouge ; elle n’était guère habituée à tel traitement de faveur. Akihiko… Elle ferma les yeux comme pour sonder ses désirs les plus profonds et se mit à rire. Comme d’habitude, j’imagine ? Le prince acquiesça. Son regard écarlate s’arrêta sur la fille Kisho. Quant à vous, très chère… Que prendrez-vous pour nous accompagner ? Demanda-t-elle d’une voix emplie d’amour alors que l’on apportait déjà leurs boissons aux deux autres. »
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Kisho Benkei
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Le sable serait donc plus pur à un endroit qu'à un autre, n'étant pas femme de science, ou du moins, pas autant que certaines qui consacrent leur vie à comprendre des phénomènes qui nous dépasse, j'hoche respectueusement la tête, consciente de mon ignorance sur le sujet. Puis le haut conseiller m'informe qu'il n'y a pas de sujet tabous avec les femmes du clan qu'ils vont voir, je note dans un coin de mon esprit de ne toutefois pas dépassé les bornes ; il y a une différence entre l'ouverture d'esprit et le candaulisme. Inutile de tester ou se trouve la limite pour mes hôtes ; j'ai déjà eu suffisamment de chance d'arriver ici, je ne vais pas gaspiller mes chances et mes bonnes relations avec le second du pouvoir à Suna uniquement par curiosité malsaine. Chaque réponse arrivera en temps et en heure, parce que pour demander des réponses il faut déjà avoir des questions à poser, et je venais à Suna pour le travail, pas pour faire lumière sur un mystère quelconque.
Lorsque nous entrons dans le hameau, mon regard erre vaguement de gauche à droite, et surtout de haut en bas, à la recherche d'un piège ou d'une sentinelle, sans grand succès puisque la capuche et le keffieh autour de mon visage diminuent grandement mon champ de vision. La réverbération du soleil sur le sable manquerait presque de me rendre aveugle si je ne plissais pas les yeux en permanence. Toutefois lorsqu'on vint nous intercepter, je fis comme on me dit de faire, et une fois la fouille passée, fut conviée silencieusement à suivre la paire.
Inutile de faire preuve de paranoïa, il est trop tard pour s'inquiéter de ce qui pourrait m'advenir en ces lieux ; trop de cérémoniel et surtout un invité beaucoup trop important pour qu'un traquenard m'attende maintenant. J'écrase à la base de mon esprit toute méfiance et suit le binôme, j'essaie de coller les éléments que j'ai vu entre eux durant notre descente : une femme avec une longue traînée et des porteuses, un lieu exclusivement remplie de kunoichi... C'est la première fois que je vois ce clan, et de telles traditions.

-Par Amaterasu... Suis-je obligé de murmurer entre mes lèvres en voyant l'intérieur de la grotte.

Plus qu'un bunker ou une cité troglodyte, je dirais de l'art ; le travail initiale a soi été faits à l'explosif militaire pour creuser autant, soit il a fallu des semaines et des semaines de labeur pour extraire toute cette pierre à la main. Toutefois il est très clair que la finition a été faite à la main par des tailleurs de pierre expert, et l'absence de dépôt de suie sur les murs trahit un éclairage assez avancée, ou un entretien très régulier. Dans les deux cas je n'imagine pas la force de travail et la fortune qui a dû être dépensée pour engendrée une merveille architecturale de ce type. Je ne peux que respecter le peuple des sables pour ce miracle qui prouve une grande force d'esprit et de corps. Je souhaite pouvoir un jour admirer d'autres merveilles de cette ampleur.
Chacun est invité à s'installer, évidemment la jeune fille se pose à côté du haut conseiller, dans un réflexe de Geisha possessive. Ce que je comprends largement, puisque moi aussi en d'autres temps aie eu cette manie, je prends place de sorte à ne pas représenter une menace pour quiconque, sentimentalement parlant bien évidemment.
Ensuite? Les boissons.

Du saké s'il vous plaît. Testons l'alcool de Suna. J'aurais pu demander plus fort, mais de un il n'est pas dans mes intentions de passer pour une ivrogne, deuxièmement de l'eau risquerait de me faire passer pour une pauvrette, réputation qui pourrait me desservir vu la richesse des lieux et des personnes autour de moi. Je vous remercie humblement de l'hospitalité dont vous faites preuve à mon égard. Il est de bon ton de savoir apprécier le respect qui nous est témoigné, surtout lorsqu'on est une inconnue amenée ici par le haut conseiller de Suna. Ne serait-ce que pour ne pas discréditer celui qui s'est implicitement portée garant de moi ici.

Sourire n'est guère dure pour le moment, puisque j'ai toutes les raison de me montrer heureuse et reconnaissante.
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Le murmure de surprise lâché par l’indépendante ne surprit guerre les deux Sunajins. Akihiko était peut-être accoutumé à cette pièce, il n’ en restait pas moins émerveillé à chacune de ses visites en ce lieu divin. Même après tant d’années, il se demandait encore qui avait pu construire cette caverne à même le sable et autres roches pour arriver à un résultat si parfait. Si la perfection devait porter un nom, il n’y avait nul doute à ce que le créateur de tout ceci ne lui en fît cadeau. Personne en ces lieux ne semblait conscient de l’architecte qui fut en charge d’un tel ouvrage – que dis-je, d’un tel chef d’oeuvre. Ni même de la date, ou au moins de la période de création de cette voûte. De mémoire de Kusaribe, ces lieux avaient toujours été tels quels et avaient toujours été aussi somptueux, aussi majestueux. Il allait sans dire que plus personne en ce monde n’était capable de telle prouesse et de tel talent artistique.
Tous trois installés, la matriarche leur avait donc demandé ce qu’ils souhaitaient. Le Haut-Conseiller n’eut guère besoin de demander, étant habitué à toujours prendre la même chose. Aussi un whisky hors de prix lui fut servi sur son plateau d’argent, saupoudré de ses veloutes glacées. L’ébène, quant à elle, demanda un alcool à base de plusieurs plantes dont seul son clan avait le secret. Du Jäger, qu’elles appelaient ça. Le blond en raffolait depuis qu’il ses lèvres avaient goûté à un tel breuvage, aussi mystique fut-il, mais restait néanmoins féru de ses habitudes. Pour finir, l’indépendante commanda quelque chose de classique : ni trop fort, ni trop fade. Étrangère à ces contrées, elle ne se doutait pas des spécialités locales aussi ne se montra-t-elle guère aventureuse.
En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, la voilà servie à son tour. Suite à quoi elle remercia à qui de droit, d’un ton empli de bonnes manières, valeurs mais surtout de joie et de reconnaissance. L’Aspect de la Vie la gratifia d’un regard aimant et son sourire ô combien éclatant luit aux lueurs rouges qui comblaient la pièce.
Alexstrasza se leva gracieusement et tendit son verre haut et droit devant elle. Ses sœurs la suivirent, puis ses filles. Akihiko lui fit un clin d’œil et se joignit aux autres femmes. Dans un tintement unique, tous se souhaitèrent santé à l’unisson. Il se rassit en même temps que toutes les autres occupantes et but une rasade de sa boisson.

« Je te remercie, Sainte Mère, dit-il d’un ton plein de respect.
- Quel dommage que tu n’eusses pas été présent des décennies auparavant, le railla-t-elle. Peut-être aurais-je fait de toi mon unique prince consort…
- Mère Elune ! S’offusqua Hakaze, manquant de s’étouffer avec le contenu de son verre. Ne pensez-vous pas que… Elle fut alors interrompue par les rires de ses sœurs qui avaient compris la supercherie de la Lieuse de Vie.
- Voyons mon amour, ma vie, souffla la reine, tu devrais savoir ce qu’être prince consort implique et, de fait, que jamais Akihiko n’aurait ainsi pu captiver tous tes sentiments… Il aurait pu être ton père si tel avait été le cas… Je suis, certes, ouverte d’esprit, mais je ne pense pas que l’inceste soit franchement tolérable… Même parmi-nous, se désopila la mère de toutes vies. Elle se calma en se déplaçant vers la pivoine qui tentait de masquer sa honte sous la table. A cet effet, Alexstrasza la prit contre elle et lui chuchota quelque parole inaudible des autres, canalisant ainsi le moindre tracas de a concernée.
- Je… Merci, Sainte Mère Elune… Veux-tu bien pardonner mon engouement pour certaines choses ? Lui glissa-t-elle tout aussi discrètement. Pour simple réponse, l’écarlate hocha la tête tendrement et relâcha son étreinte pour rejoindre sa place en bout de table.

Son verre à présent vide, une subite envie de fumer sonna au fin fond du Sunajin qui avait assisté à la scène d’un œil amusé. Aussi se leva-t-il et, paquet sorti, en proposa une également à la seule autre fumeuse en ces lieux. Présumant que celle-ci allait accepter, il s’extirpa de sa chaise et se dirigea vers une es salles réservées à cet effet. Ce constructeur avait définitivement pensé à tout. Un grand homme, s’il en était.

« Si je puis te dire une chose, Nobushi… Il s’arrêta quelques instants. Tes talents peuvent attirer bien des convoitises. »

Une phrase lourde de sens. Tel était le but escompté. La jeune femme s’était montrée ô combien utile et perspicace lors de l’affrontement contre ces penauds lourdauds, aussi ne doutait-il pas de ses facultés pour déceler le message derrière de telles paroles. Femme de bonnes grâces, elle restait une indépendante… Ce qui voulait dire qu’elle ne s’offrirait qu’au plus offrant. Et pour savoir ce qu’il pourrait lui offrir, il allait devoir la sonder un minimum pour savoir ce qu’elle-même pourrait lui apporter… et ainsi jauger son utilité pour la suite. Suite qui promettait d’arriver bien plus tôt que prévu, et seule Amaterasu savait à quel point les soupçons du Sunajin étaient lourds envers un peuple en particulier. Bientôt, il aurait des réponses. Peut-être avec l’aide de sa nouvelle rencontre.

« Donc… Tu sais donc certaines choses à mon sujet. En revanche, je ne sais que peu de choses, lesquelles sont désuètes, lorgna-t-il sur Nobushi, en référence à ce qu’elle avait énoncé de son clan. En vu des circonstances, je pense qu’il serait normal que j’en sache un peu plus à ton sujet, fille du clan Kisho. Toujours dans une optique gagnant gagnant, n’est-ce pas ? Dit-il d’une voix chaleureuse, un sourire bienveillant fiché sur ses lèvres.
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« Si je puis te dire une chose, Nobushi… Tes talents peuvent attirer bien des convoitises. »

Comme toute personne ayant un talent héréditaire, et une affinité particulière de chakra, en particulier une affinité dont on sait tirer profit, pas seulement pour le combat mais pour d'autres tâches. Le bakuton aide autant à ouvrir des portes qu'à éradiquer de la surface de la terre des ennemis, bien consciente du compliment sous-jacents je m'incline bien gentillement. Je tire sur ma cigarette gracieusement offerte avant de réfléchir à la suite de ses parole, comme quoi j'en sais plus sur lui qu'il n'en saurait sur moi, et que par échange de bonnes manières nous devrions afficher une certaine transparence. Je lui rends son sourire, entre gens de haute éducation certains codes sont universels quelque soit la langue, la culture ou les services à rendre. Après tout, l'essence même de la société est basé sur l'échange, en tant que personne de devoir je me ferais une joie de faire ce pourquoi je m'entraîne.
La guerre est un sport après tout, un sport qui a des méthodes de sélections et de qualifications très particulières, et extrêmement rudes. Sans aller jusqu'à m'avouer enchanté de ce que je vais devoir faire, mon ego tire une certaine fierté d'être ainsi emmenée dans des aventures pleines d'action, de péril et de réflexion. Sans vraiment cacher l'élan de paranoïa qui m'étreint, je vérifie que personne ne se tient dans l'encadrement de la porte prêt à nous écouter d'un simple coup d'oeil. Je ne tiens pas à faire étalage de mes qualifications devant toute une assemblée.

-Je suis une jônin, j'ai reçu une formation militaire et ait servi d'instructrice auxiliaire pour des petits villages cachés qui n'avaient pas les moyens de maintenir une armée à plein temps. Ma tige se consume un peu plus, la fumée que j'exhale forme une brume qui se dissipe au plafond. -Mais le plus important est le talent héréditaire dont vous avez pu voir une démonstration tout à l'heure ; le bakuton. Si vous consultez les archives de votre village, il est probable que dans les registres des guerres ninjas vous tombiez sur le nom de mon clan en matière d'opérations de sabotages. J'ai assez d'expérience pour couvrir tout type de mission, même si l'espionnage militaire reste ma qualité première. J'ai été formé à l'espionnage et à la guérilla forestière plus qu'au combat rapproché et à l'assassinat, de par l'indiscrétion même de mes techniques, mais suit apte à toute forme de travail. Je tire sur ma cigarette, la consumant d'un bon tiers. Le tabac est capable de calmer les esprits comme une mère aimante saurait le faire. Je vous suggère de rapidement formuler une offre ; résidant au Nord de la seule force militaire majeure de ce monde qui n'emploie pas massivement des ninjas, je suis plutôt discrète et dure à tracer.

C'est une information que je ne dévoile pas à tout le monde, principalement parce que l'Empire lui même ne sait rien de mes activités, ou même de mon nom de clan : j'ai très vite pris celui de mon mari pour éviter des problèmes. Si quelqu'un venait un jour à faire la corrélation entre la voyageuse répondant au nom d'un clan désuet, et la mère de famille ayant adopté le nom de son mari avec joie, je ne donnerai pas chère de ma peau. Ni même de ma réputation.
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Kayaba Akihiko
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A priori, Akihiko avait placé la barre haute en pensant pouvoir s’approprier les qualités et pouvoirs de la jeune Kisho. A cet effet, il lui avait demandé de se présenter. A n’en pas douter, les révélations qui devaient suivre seraient excellentes. Un peu trop ; bien qu’ayant de hautes exigences vis-à-vis de ceux qu’il souhaitait embaucher à sa solde, il ne s’attendait pas à ce qu’elle répondît parfaitement à ce qu’il espérait. Jûnin de son rang, Nobushi reçut également une formation militaire et servit d’auxiliaire à ces pays cachés émergents qui ne pouvaient s’offrir le luxe de préserver une armée potable. Intéressant. En plus d’être une experte des explosions, du sabotage et de l’ouverture de portes à sa manière, elle restait une stratège confirmée et saurait parfaitement servir le blond.
Fait surprenant, elle disait exceller dans les missions d’espionnage – même si elle semblait vraisemblablement pouvoir répondre à tous types de demandes. Un élément polyvalent, ni plus ni moins, avec une affinité pour l’infiltration. Voilà qui plaisait d’autant plus au Sunajin dont le sourire grandissait à mesure que la femme se dévoilait.

« Intéressant, murmura-t-il sans montrer la stupeur de rencontrer un tel élément. L’espionnage miliaire. Voilà exactement ce dont je vais avoir besoin, dit-il quelque peu rêveur. En vérité, il était surtout en train de visualiser mentalement son réseau d’espionnage. Le pattern tel qu’il était semblait davantage à une toile de laquelle personne ne pouvait s’extirper. Il y avait néanmoins une faille, une zone qu’il se devait de couvrir le plus rapidement possible.
Établir un espion dans l’Empire lui avait toujours semblé quelque chose d’inimaginable, d’impossible. Mais cette fois, il avait entre les mains la pièce manquante du puzzle : Nobushi officiait pour l’Empire à n’en pas douter ! Perspicace, Akihiko sut lire entre les lignes de son interlocutrice qui révéla vivre non loin de Tetsu no Kuni, nation militaire à la force pure et n’usant quasiment pas de Shinobis. Tirant sur sa cigarette, il analysait encore et encore les possibilités mais surtout les explications liées à tout ce manège. Aucun Shinobi ni aucune Kunoichi ne pouvait se vanter d’avoir pu infiltrer les frontières du Fer ; aussi il se pouvait que cette dernière eut été mêlée à Amaterasu sait quelle entourloupe. Ou alors…
L’amour a ses raisons que la raison ignore, n’est-il pas ? Ironisa Akihiko, plus pour lui que pour elle. Peut-être avait-il percé le secret de celle qui se disait Nobushi. Il ne doutait pas de sa génétique ninja, en revanche il se pouvait que celle-ci soit aux griffes d’une passion irrévocable. Qu’y a-t-il de plus passionnant qu’une liaison, qu’un amour interdit, se dit-il à lui-même, gardant toutefois la voix haute. Non sans raison. Il espérait toucher la corde sensible de celle qu’il pensait être quelconque régulière de l’Empire. Voilà mon offre. Je souhaiterai pouvoir compter sur toi et ta relation particulière avec l’Empire afin d’obtenir toutes les informations cruciales qui lui sont liées. Je saurai dédommager ta prise de risque, il lui glissa une carte accompagnée de ce qui semblait être une grille tarifaire. [color:d346=B27700]Tu n’auras qu’à jeter un œil sur cette grille sur laquelle figure le type d’information vendue et à quel prix. Bien sûr, les prix peuvent monter à la hausse selon la qualité dudit renseignement. Qu’en dis-tu ? Lui demanda-t-il. Il y avait peu de raisons pour qu’elle ne refusât cette offre, à son humble avis. Suna avait toujours su gracieusement payer ses espions dits intermédiaires…

Alors qu’il écrasait sa cigarette dans le cendrier prévu à cet effet, il sentit la présence de Hakaze se rapprocher rapidement d’eux. Il intima d’un regard à la Kisho de rapidement remballer ce qui lui avait été donné. Il sortit alors la tête de la porte pour qu’enfin son corps ne fût plus présent dans cette enclave. Il sourit magnifiquement à l’ébène qui semblait furax qu’ils eussent pris autant de temps pour une simple cigarette.

« Enfin vous avez fini ! Pesta-t-elle. Sainte Mère ne voulait pas que je vienne vous chercher mais j’ai soif et ne voulais pas continuer sans vous ! Tu sais de quoi je suis capable quand l’alcool monte. Elle se lova contre le blondin. J’ai besoin que tu me protèges, tu le sais ! S’énerva-t-elle en le frappant sur l’épaule.
- Nous arrivons, nous arrivons, rit-il en guise de réponse, retournant alors sur leurs pas pour rejoindre la grande tablée.
- Mes enfants, tonna Alexstrasza d’une voix aimante, nous allons à présent pouvoir servir le repas ! Elle claqua des doigts et plongea son regard ponceau dans l’océan du conseiller. Un peu de notre breuvage secret dont tu raffoles, mon prince ? Lui demanda-t-elle. A lui d’acquiescer d’un hochement de tête, ne lâchant pas son sourire. Puis elle se tourna vers l’indépendante. Et vous, jeune femme… Que désirez-vous boire de nouveau ? »
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Kisho Benkei
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Mon interlocuteur s'avoue intéressé par mes compétences, et alors qu'il commence à partir dans un monologue, je me fige en écoutant ce qu'il a à dire, sans toutefois perdre le sourire que j'ai depuis le début, j'hésite sur l'attitude à tenir? Suis-je en train de subir un interrogatoire passif ou au contraire s'agit-il simplement d'un flux de pensée formuler à voix haute, je me contente de sourire alors qu'il évoque la possibilité que j'ai un mari à l'Empire. Il ne pouvait pas être plus proche de la vérité. Toutefois, je peux largement déduire qu'il tâtonne ; tout simplement parce que dans ce dialogue, il cherche à effectuer un coup de pression aveugle, en espérant que je parle. Le seul problème, c'est qu'en l'absence de preuves énoncer une évidence qu'on serait censé savoir, n'est pas un moyen de pression mais une tentative d'intimidation ou équivalant. Car si je pense que le haut conseiller n'essaie pas de m'intimider, il cherche timidement à me faire avouer des choses qu'il ne sait pas.
Puis vint la fiche de paie, j'y jette rapidement un œil et constate qu'il y a assez pour mener la belle vie en fonction des informations échangées. A vrai dire, j'aurais préféré un chèque en blanc, pour la simple et très bonne raison qu'il faut savoir formuler ses tarifs pour espérer obtenir quelque chose de réaliste en cas de négociation. Toutefois, il n'est pas l'heure de faire la gripsou, et quelqu'un vient troubler notre échange, de ce fait je glisse la grille dans ma manche, tout est dans mes tarifs. Toutefois il n'est pas à l'abri d'une majoration en fonction de l'évolution de la situation politique.

-Enfin vous avez fini ! Voilà notre rossignol.
-En...
-Sainte Mère ne voulait pas que je vienne vous chercher mais j’ai soif et ne voulais pas continuer sans vous !
-Mes excu...
-Tu sais de quoi je suis capable quand l’alcool monte. Elle se pose au plus près du numéro deux de Suna.
-Je...
-J’ai besoin que tu me protèges, tu le sais ! Encore une interruption et je lui suture les lèvres.

Je ne tente pas de parler outre mesure et me contente de suivre le mouvement, nous retournons dans la grande salle. Le saké ne m'est pas encore monter à l'esprit, je suppose donc que je peux toujours prendre un autre verre, puisqu'il semble que je suis sois obligé de reprendre une boisson. Je formulerai bien de l'eau, mais essayons la spécialité locale, il serait impoli que de ne pas prendre ce pour quoi le clan est réputé. Si on excepte les moulins à parole bien évidemment.

-Essayons la Jäger. Faisons honneur à la maîtresse de maison, de grotte?

Les conversations se passent, l'alcool qu'on me sert est beaucoup plus fort que le saké dont j'ai l'habitude, mais n'est pas mauvais. Aussi, aborder les sujets impératifs avec le haut conseiller semble bien plus ardu que prévu avec sa compagne qui ne cesse de lui délier la langue en l'harcelant de questions, remarques et commentaires. Je fais semblant de rien, et profite à un moment du repas qu'elle soit interpellée par une autre pour glisser discrètement au haut conseiller quelque mots.

-Je me vois ravis de toute cette hospitalité. Il comprendra.

J'ai encore assez d'esprit pour savoir qu'il faudra que je remercie en personne la vieille femme pour cet agréable moment que je lui dois, mais je dois aussi honorer les devoirs envers ceux qui ont des intérêts politique sur la table. Les conversations franches se feront plus tard, avec des propos bien plus sérieux et bien plus directs que ce qui peut être échangé ici.

-Je tâcherai de pouvoir rembourser cet instant magique au plus tôt.
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Kayaba Akihiko
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Suna no Jonin
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C’était à prévoir : dès lors qu’Hakaze eut alpagué son beau blond, il fut impossible à Nobushi de pouvoir n’en placer qu’une seule. Probablement frustrée, elle n’en montra aucun signe malgré ses plusieurs tentatives qui furent toutes coupées à peine les premiers mots eurent franchis le bord de ses lèvres. Un sourire amusé se dessina sur les lèvres alors qu’il se faisait de nouveau accaparer par l’ébène… et qui le traînait un peu trop vers la salle de banquet.
Une fois le trio installé, la Sainte Mère servit de nouveau ses invités. Trois Jäger, tant qu’à faire. Cela ne risquait pas de trop fatiguer la serveuse du moment. Néanmoins, le blond fut ravi d’apprendre que l’indépendant voulait aiguiser ses papilles en prenant un verre de la spécialité locale. Du moins, il était content pour Alexstrasza mais, dans le fond, ce n’était pas étonnant. Femme de bonne manière, il aurait dû se douter qu’à un moment quelconque cette dernière tâcherait de faire bonne impression et de goûter ce pourquoi le clan était réputé à travers le monde.

Le temps battait son cours et les conversations fusaient dans tous les sens. En soi, Akihiko n’y participait pas activement, bien trop occupé à se réjouir des informations qui lui seront bientôt livrées. En revanche, il ne put s’empêcher d’échapper un soupire de soulagement lorsque Hakaze se vit interpellée par une autre. Au même moment, Nobushi se penche quelque peu vers lui de manière à pouvoir lui glisser quelques mots. « Je me vois ravie de toute cette hospitalité. » Une phrase simple mais lourde de sens, dont l’amphibologique ne s’esbigna guère d’Akihiko. Pour seule réponse il opina. L’endroit et le contexte étaient bien trop peu propices aux échanges directs et longuets, sous peine de quoi cela aurait pu tout compromettre.
Une autre ambiguïté sortit de sa bouche, mais le concerné ne releva pas puisque l’Aspect avait le regard braqué vers lui. Le prédestinée à remplacer ce titre se lova de nouveau contre lui alors que son regard océan se heurta à une pendule murale. Il était tard et il savait que les patrouilles ne tarderaient pas à se rapprocher de leur tertre. Aussi navré qu’il put l’être, il se devait de mettre un terme à toutes ces festivités. S’excusant auprès de Hakaze en lui caressant les cheveux promptement, il se leva et s’inclina face à son hôtesse.

« Sainte Mère, je me vois malheureux d’annoncer qu’il est temps pour notre invitée de reprendre sa route. Il serait bien malvenu que des oreilles et des yeux indiscrets viennent à s’ébrouer de sa présence… Elle comprendrait. D’un ample geste de la main, elle lui accorda sa bénédiction pour la ramener au dehors. Suis-moi, Nobushi, dit-il doucement en tournant les talons à l’assemblée. Puis il ajouta à l’attention de la soigneuse : Ne t’en fais pas, Hakaze. J’en ai pour quelques minutes tout au plus. Je serai vite de retour. En attendant, ne t’abstiens pas pour moi – je saurai rattraper mon retard, pour la taquiner.
Une fois que les deux furent à l’extérieur, il sortit son paquet de cigarettes et lui en proposa une dernière, comme pour sceller leur pacte et leurs engagements mutuels. Nous nous reverrons bien assez vite, souffla-t-il à l’instar de sa fumée. Je l’espère… Et avec de sacrés trésors, hum ? » La salua-t-il finalement, sourire aux lèvres. Mais un sourire faux, celui qu’il ne savait que trop bien manier pour que quiconque pusse s’en rendre compte.
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Kisho Benkei
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L'alcool commence paisiblement à faire effet chez certains, pour ma part malgré tout ce que j'ai pu consommé je me sais encore assez éclaircie d'esprit pour parler affaires. Toutefois j'éviterais avec joie de boire plus que de raison tant une parole de trop arrive vite, sans compter que je viens de me trouver un contrat à durée indéterminée pour un long moment. Il serait malvenu de tout gâcher à cause du Jäger, la spécialité de la maison n'a pas à rougir devant le saké plus traditionnel, toutefois les conversations s'éternisent un peu trop. Et même si la soirée est fort agréable, lorsque vient le moment je suis congédiée par le grand blond tout droit tiré d'une estampe du plus grand artiste du continent. Il me fait signe discrètement comprendre que je suis invité à sa suite, et je me lève en saluant l'assemblée brièvement avant de talonner celui qui va avoir une influence très bénéfique sur ma trésorerie.
Nous arrivons à l'extérieur, je rabats ma capuche et avant de recouvrir mon visage de mon keffieh, accepte la dernière cigarette d'Akihiko. Le tabac me réchauffe la gorge, et va me laisser un sympathique arrière goût pendant quelques temps tandis qu'il annonce calmement que nous nous reverrons. Avec des trésors, qui plus est.

-Monseigneur, lorsque nous nous reverrons vous saurez tout de l'Empire, jusqu'à la couleur des draps du Shogun. Je m'incline avant de continuer. Je ne décevrais pas vos attentes. Ce fût un plaisir et le devoir m'appel, de ce faits je vous prie de me pardonner car le devoir m'appel.

Une dernière courbette et je fais signe à ma monture de se mettre en route, je l'enfourche au passage avant de m'éclipser au loin dans les dunes. Il fait froid, et emmitouflée dans mes frusques je ne ressens plus grand chose, si ce n'est une vague pointe gelée qui tente vainement de bleuir le bout de mes doigts.
Avant de disparaître hors de vue du campement, je me retourne, trahissant la soi disant dernière salutation effectuée tout à l'heure, censée marquer mon départ définitif avant de finalement esquisser un dernier signe de tête. Je n'aie guère eu l'occasion de remercier la chef de clan pour son hospitalité, autant le faire maintenant.
Adieu chère matriarche, à une prochaine fois messire.
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