:: Zone Rp - Le Sekai :: Autres Régions :: Sud-Ouest :: Plaines Fertiles Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Plans dérobés [PV Hikaru]

Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
Uchiha Kagami
Konoha no Jonin
Messages : 92
Date d'inscription : 10/05/2017

Fiche du Ninja
Grade & Rang: A
Ryos: 168
Expérience:
164/2000  (164/2000)
Voir le profil de l'utilisateur
... ... ...
Plans Dérobés




∞ feat Kayaba Akihiko



Très peu de temps après qu’il ait cessé sa course, Kagami entendit du bruit. Non loin, une personne venait d’arriver. Bien que privé de la vue, il posa la main droite sur le manche de son katana, prêt à se défendre si cela était nécessaire. Heureusement pour notre homme, il s’agissait là du sunajin. Lorsque le chef de la police reconnut sa voix, il se détendit. Il y avait peu de chances pour qu’il lui veuille du mal après tout. Assez rapidement, Kayaba prit le Uchiha par les épaules pour l’éloigner du mur. Que cherchait-il à faire ? Il sentit alors le shinobi essayer de lui retirer son haut. Au début perdu, Kagami comprit finalement que le Haut-conseiller cherchait à évaluer la gravité de sa blessure. Visiblement, ils étaient empoisonnés tous les deux, pourtant, dans le cas du sunajin, il ne semblait pas avoir perdu la vue.


Plongé dans l’obscurité, le chef de la police n’avait d’autre choix que de s’en remettre à celui qu’il considérait pourtant comme un ennemi et un rival. Cette situation était vraiment très humiliante pour lui, il n’aimait pas cela du tout. Après avoir visiblement déchiré des morceaux d’étoffe, le shinobi les immergea avant de les égoutter. Une fois ces préparatifs effectués, il commença à s’occuper de la plaie béante du Uchiha. La douleur lui arracha quelques râles qu’il dissimula du mieux qu’il pouvait. Nul doute que ces premiers soins étaient rudimentaires et il y avait fort à parier qu’il fasse une infection dans les jours à venir, mais pour l’heure le plus important était de stopper l’hémorragie. Une fois Kagami «soigné», le sunajin décida de s’assoir à ses côtés en lui proposant une cigarette.


« D’ordinaire je ne fume que la pipe, mais je vais faire une exception, expliqua-t-il. Merci. »


Tandis qu’il portait la cigarette à sa bouche, il laissa le Haut-conseiller l’allumer pour lui. Après avoir inspiré une grande bouffée, il recracha la fumée en disant qu’il préférait décidément fumer un tabac plus raffiné. Il avait après tout l’habitude de consommer celui produit par le clan Sarutobi. Enfin bon, il n’allait pas non plus se montrer ingrat ou faire la fine bouche en pareille situation. Tandis que les deux hommes fumaient pour s'éclaircir l’esprit, Kayaba fit le point et même si ses mots déplaisaient au Uchiha, il avait raison. Actuellement, le konohajin était presque sans défense et sa survie dépensait du bon vouloir de cet homme.


« Ma mission était de vous empêcher vous et votre village de mettre la main sur ces informations, dit kagami à voix basse. Comme vous pouvez vous en douter, je ne suis pas seul moi non plus. Toute une équipe se trouve sous mes ordres, expliqua-t-il. Mais... »


Le chef de la police était tiraillé. D’un côté, son sens aigu du devoir lui ordonnait de continuer la mission et de s’emparer de ces parchemins. De l’autre, son sens de l’honneur lui intimait de se montrer reconnaissant envers cette homme. Bloqué dans le silence pendant quelques dizaines de secondes, Kagami réfléchissait en fumant la cigarette du sunajin à un rythme soutenu.


« Kayaba-dono, vous m’avez sauvé la vie, affirma le konohajin. Sans votre aide, je n’aurai pas pu me concentrer pleinement sur cet enfant de putain qui m’a attaqué dans le dos. Sans compter la présence de cette monstruosité. Bref... dit-il en laissant tomber un blanc de quelques secondes. J’ai une dette envers vous et c’est une chose que je ne supporte pas. »


Bravant la douleur que cela lui procura, Kagami se releva. Malgré les bandages de son allié de fortune, le moindre déplacement lui causait de terribles souffrances. C‘était pitoyable, lui, le chef du clan Uchiha se trouvait dans un état tellement pitoyable. Toujours aveugle, il serra son poing si fort qu’il aurait presque pu se casser quelques doigts.


« En tant que chef de l’escouade konohajin, je vous informe officiellement que mon village renonce à poursuivre cette mission, laissa-t-il tomber. Ainsi, en vous laissant récupérer ces informations, je m’acquitte de ma dette. Qu’importent les conséquences, j’en prendrai la responsabilité. Quand ce poison cessera de faire effet, j’irai retrouver mes hommes et nous partirons sur le champs, continua le chef de la police. »


Durant de longues minutes, les hommes restèrent là, immobiles et muets. Ils n’attendaient plus qu’une chose, pouvoir partir chacun de leur côté. Quand finalement le poison se dissipa, le Uchiha retrouva la vue. Avoir cligné nerveusement des yeux, il pouvait voir de nouveau. Alors qu’il remettait les bandages de son oeil gauche en place, il se retourna vers le sunajin et chose incroyablement rare, il lui sourit.


« Merci Kayaba... » dit-il la gorge serrée.


Sans perdre une seconde, et surtout sans chercher attendre la moindre réponse, notre homme s’éclipsa. Bondissant de toits en toits, il ne mit pas longtemps à retourner jusqu’à l'endroit où résidait son collègue Akimichi. Il était temps pour konoha de quitter les lieux. Le plus dur restait en revanche à faire, car expliquer la raison de cet échec à Chô ne serait pas une partie de plaisir...



Récapitulatif de combat :
 



©️ .JENAA



輝命 うちは
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 189
Date d'inscription : 16/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Plans dérobés

Les flammes déchainaient par Kagami ravagèrent un groupe de mafieux et de gardes et causa un début d'incendie. Hélas, celui-ci ne s'étendrait guère, Akihiko ayant rependu une quantité d'eau impressionnante alentour.
Mais la vapeur, les cris d'agonie, la peur des flammes et l'odeur nauséabonde de la chair grillée causa une nouvelle panique. Habitant, mafieux et gardes cherchèrent d'abord à fuir ou à éteindre les flammes qui se répandaient.
Usant de leur vitesse inhumaine (et d'un bouclier humain sous la forme d'une demoiselle sunajin), les deux compères&rivaux shinobis purent échapper sans mal à la Chose et à la vindicte populaire.

Hikaru resta en arrière, engloutissant le monstre et les yakuza sous ses techniques les plus puissantes.
Semant mort et chaos, la kunoichi du sable offrait à son supérieur une magnifique porte de sortie.
Ses attaques timorées au début n’étaient qu'une réaction de dégout, accompagnée d'un test des capacités de la Bête contrefaite.
Ou bien, anticipant quelque adversaire plus coriace, la jeune femme désirait peut être conservé son chakra.

Mais voyant l'intendant affaiblis par le poison, elle donna tout afin qu'il conserve une certaine avance.
De plus, elle voulait venger les pauvres genin du désert qui avaient servit de... matière première à la création de l'hideuse chimère.

Les deux ninja d'élite s'accordèrent une courte pause une fois à l'abris dans le dédale des ruelles du quartier-marchand.
Nul ne les poursuivait.
Profitant du calme, ils purent reprendre leurs souffles et bander sommairement leurs plaies.
Petit à petit et dans la douleur, les poisons commencèrent à s'atténuer. Dès que cela fut possible et à la surprise du Haut-Conseiller, Kagami annonça qu’il renonçait à la mission.

Akihiko usa alors de ses dons pour essayer de repérer Tomio.
Il n'avait pas enregistré la signature exacte de son chakra, aussi il ne put que déduire sa position et supposer.
Vu que toutes les puissances de la ville semblaient converger vers le site de leur attentat, il était logique de supposer que le traître essaierait au contraire de s'en éloigner.

De fait, il eut une mauvaise nouvelle.
Sa cible supposée avait fait jonction avec une nouvelle source puissante de chakra. Des ennuie en plus ? Et puis, l'une des deux sources de chakra disparut, comme souffler.
Mais ce n'est pas cela qui le fit jurer.

Quelqu'un se dirigeait droit vers eux. A grande vitesse. Il s'agissait de la source de chakra qui s'était jusqu'alors tenue en retrait derrière les groupes de scélérats de la ville.

Alors qu'il pestait, Hikaru jaillit, atterrissant à coté de lui.
"C'est fait. La chose est morte... Du moins, je l'espère." annonça la kunoichi. Visiblement, elle avait tout de même bataillé un peu et son chakra était bien entamé.
"Un konohajin est intervenu. Après une brève hésitation, il m'a aidé à occire le monstre au plus vite. J'imagine qu'il va maintenant essayer de se couvrir de gloire auprès de la populace. J'ai préféré vous rejoindre discrètement..."

Mais elle n'alla pas plus loin : son coéquipier n'avait pas vraiment son attention fixée sur elle et son discours, mais sur une autre ruelle sombre.
Car ce n'était pas Hikaru, dont il connaissait la signature que le Haut-Conseiller avait sentit arriver.
Le son sec des geta surélevés raisonnant sur la pavé. Approchant désormais lentement.
Une femme splendide de grande taille, vêtue comme d'un kimono de courtisane sortie lentement des ténèbres. Akihiko sentit immédiatement l'activation prompt de dons sensoriels, qui les ciblaient lui et Hikaru.
Elle portait une ombrelle délicatement ouvragée, masquant en partie ses traits fardés pour ne laisser voir qu’un mince sourire. Le genre de sourire qui promets mont et merveilles et vous entraine vers une mort lente et douloureuse.

"Aaaah, mon cher Akihiko..." souffla Matsumo Okiko, s'adressant au Haut-Conseiller d'une voix à la fois mielleuse et venimeuse. "Qu'est-il arrivé à ton ondoyante chevelure que tant de femmes aiment caresser ?"
"C'est elle ! Okiko !" coupa Hikaru. Baissant la voix pour n'être entendu que de lui, elle souffla à son chef. "Elle est dangereuse et à les mêmes dons sensoriels que toi. Elle m'a repéré dès que j'ai mit les pieds dans son domaine. Et il était trop gardé pour une attaque directe."
La kunoichi se mit en garde immédiatement, attendant l'ordre.

"Rappelle ta pucelle, ma Source du Désert..." ricana la cheffe de la pègre de la ville. "Votre petite... escapade... M'a coûté beaucoup et je ne suis pas d'humeur. Je pourrais réclamer sa tête pour me dédommager..."
Elle gloussa. Et sortit une longue pipe qu'elle bourra de tabac hors de prix, sans faire le moindre geste menaçant.
"Ainsi Suna est déjà là. Félicitez votre service de contre-espionnage, vous avez été un peu trop prompt à mon goût. Et je n'avais pas anticipé que vous vous allierez à Konoha. Ni que vous vous livreriez à pareil assaut... Si barbare."

Elle se tourna vers Akihiko, l'œil mutin, se pavanant presque en son fief.
"Suna veut récupérer ses petites affaires, j'imagine ? Hummm... Malgré votre conduite détestable, il y a peut être moyen de s'arranger... Après tout, je ne voulais ces documents que pour les vendre au plus offrant... En souvenir du bon vieux temps, je pourrais peut être, j’ai bien dit peut être vous introduire dans le cercle des acheteurs. Après tout, une place vient de se libérer. Ou vous les revendre, vu que je doute que le vigoureux Tomio-kun vous les cède aisément…"

La reine de la mafia songeait qu'il fallait d'abord qu'elle les récupère. Avec l'assaut de ses imbéciles, Tomio les avaient sans doute déjà récupérer. Après tant de temps passé à le mettre à l'aise pour remporter le marché, voilà que ces idiots l'effrayait ! Mais il restait un homme traqué et aussi puissant qu'il soit, elle pouvait le débusquer dans sa ville, avant qu'il ne s'en échappe et le convaincre de poursuivre la vente.

Elle aurait aimé ajouter Akihiko à sa collection de mignons et le vendre lui aussi au plus offrant, lui et les secrets de Suna qu'il connaissait.
Hélas, elle l'avait sous-estimé et son assassin avait échoué. Dommage. Il allait falloir user de méthode plus subtile...
Elle jeta un œil nerveux à l'équipage de shinobi devant elle. Impériale, elle ne semblait nullement se soucier de leur supériorité numérique ou de leur effroyable réputation. S’ils osaient l'attaquer... Plus de négociations, évidemment. Et ils découvriraient qui était réellement la maitresse de ces rues.

"Alors, Akihiko-kun ? Suna sera-t-il être le plus offrant ? Vous partez le loin, sachez-le. Ma réputation est en jeu et votre petite sauterie m'a coûté des hommes et des femmes aux talents utiles et un établissement de luxe." déclara-t-elle d'une voix à la fois hautaine et joueuse. "Ha ! Un versement en sharingan aurait été envisageable. ... Dommage que l’Uchiha soit repartis avec sa petite queue entre les jambes. J’aurais aimé l’émasculer moi-même. J’avais déjà en tête un acheteur…"
Se dernier avait d’ailleurs rejoint ce froussard de traître sunajin. Il fallait espérer qu’il le convainque de poursuivre le plan. Si elle ne pouvait pas organiser les enchères, sa réputation serait à jamais ruinée. Surtout après le désastre de cette nuit !

   
Récapitulatif combat:
 
         

   
Feat.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kayaba Akihiko
Suna no Jonin
Messages : 155
Date d'inscription : 21/05/2017

Fiche du Ninja
Grade & Rang: Haut Conseiller - Jônin - rang A
Ryos: 156
Expérience:
254/2000  (254/2000)
Voir le profil de l'utilisateur

the truth



Kayaba Akihiko & Okiko

Toujours focalisé sur le chakra prétendu de Tomio, Akihiko écoutait en parallèle les mots de l’Uchiha. La gorge serrée et la voix faible, voilà qu’il faisait dans le sentimental. Cela aurait pu surprendre le blond si celui-ci n’était pas habitué à user des masques et des filtres à longueur de journée. Voilà ce qu’était son quotidien : mentir, jouer, se jouer de la compagnie de la plèbe, suivre un script. Tout ceci n’était que guère  naturel à l’origine, mais à force d’expérience et de pratique, il avait réussi à parfaire son art de manière à ce que cela soit inhérent et intrinsèque à sa personne.
Finalement, le Konohajin se releva – non sans peine – et emboîta sa course finale afin de rejoindre son équipe. Le Haut Conseiller tourna la tê te vers celui-ci et, d’un dernier signe de tête accompagné d’un ultime sourire gratifiant, le salua et le remercia par la même occasion. Sans pour autant rompre sa concentration, il ne dit mot, bien trop affairé à pister les différents chakras qui semblaient se rapprocher de lui. Un des deux était bien plus proche et rapide… mais il était rassuré. Il s’agissait tout simple de Hikaru qui, il espérait, devait être venue à bout de la monstruosité créée par Amaterasu ne sait qui. Cette dernière le briefa rapidement sur la situation, bien qu’il ne l’écoutât que distraitement. Un chakra qu’il avait déjà rencontré par le passé n’était qu’à quelques mètres du duo.

Se voulant impassible et neutre, Akihiko ne broncha pas. Il fit signe à sa partenaire de se taire et cessa de se concentrer, laissant sa sensorialité passive faire le travail à sa place. Okiko venait de les rejoindre. Il l’avait compris bien avant qu’on ne lui souffle cette information à l’oreille. Bien évidemment, sa sbire n’était pas au courant de l’histoire ; elle ne pouvait clairement pas savoir qu’ils se connaissaient d’ores et déjà. Aussi prit elle de nouvelle la parole pour informer son chef des talents de la maîtresse de la pègre. Sentant une certaine tension chez la Kunoichi, le Shinobi lui fit signe de ne rien tenter pour l’instant. Son interlocutrice était certes perverse et insipide,  mais elle demeurait néanmoins une personne sensée et dotée d’intellect ainsi que d’esprit. Négocier avec elle était probablement la meilleure option à l’heure qu’il était. De plus, cela lui permettrait de se reposer un minimum ainsi que de récupérer un peu de son chakra.
Il écouta la gracieuse vipère cracher son venin avant de lui répondre. Joueuse et taquine, il savait qu’elle le provoquerait pour ouvrir les festivités. Il n’était pas en reste non plus, d’ailleurs. Tout doucement, il s’approcha de la ravisseuse de parchemins et lui offrit son plus beau sourire. Etait-il en train de la charmer ? Peut-être. Il doutait cependant de la manœuvre : la dernière fois qu’un jeu de séduction et de charme s’était instauré entre les deux, c’est son amante qui était parvenue à mener la danse et obtenir ainsi ce qu’elle souhaitait.
Gardant le rythme, il s’arrêta doucement à environ deux mètres de la dame. Il planta son regard dans celui de sa vieille « amie » comme pour y sonder son âme. Sans surprise, rien ne lui sauta aux yeux. D’un geste de la tête, il fit virevolter ses cheveux, une épaisse mèche en moins.

« Ceci, vois-tu, est la faute de tes sbires. Peut-être que si Tomio n’avait pas engagé quelque ninja vaudou pour créer cette atrocité à base de trois Genins alors je n’aurais pas eu à déferler les éléments sur ton établissement de luxe… et n’aurais-je pas perdu une seule mèche de ma crinière. Mais, finalement… C’est à toi cela joue le plus défaut, n’est-ce pas ? La questionna-t-il d’une voix taquine. »

Alors que sa pipe vint se glisser entre ses lèvres pulpeuses, l’intendant de Suna se décida à la suivre et sortit une nouvelle cigarette de son paquet. Comme si un Nara avait lié l’ombre du blond à celle de son amante, il l’imitait à la perfection. Mouvement pour mouvement, au timing parfait. Il ne voulait en rien paraître grossier ni même se montrer hostile envers elle. S’il venait à la menacer, il pourrait alors dire adieu aux négociations et il n’était pas vraiment motivé à se battre contre elle. Après tout, il savait plus ou moins de quoi elle était capable…

« Okiko, Okiko, Okiko… Souffla-t-il afin de laisser la fumée s’évacuer. Tu oses encore me sous-estimer après tout ce temps ? Je dois bien avouer que mes attentes étaient placées bien plus haut… Tu devrais pourtant savoir que notre maillage est on ne peut plus dense. Pas une seule contrée peut se vanter de ne pas avoir été infiltrée par mes différents réseaux. Pas un seul. Il s’arrêta quelques instants et analysa les dires de la représentante de la pègre. Elle voulait faire participer Suna aux offres, ce qui était alléchant… Il n’oubliait cependant pas que Tomio avait sans doute été récupéré les parchemins, ce qui impliquait qu’elle ne savait plus où ils se trouvaient. De plus, un autre acheteur était également sur le coup… Un Samouraï, si on lui avait dit juste. Concernant le traître… J’ai bien peur qu’il ne vaille guère plus qu’un chien galeux à l’heure actuelle. N’as-tu donc pas senti son chakra s’éteindre suite à une rencontre impromptue ? Il est inutile de me mentir, Okiko-chan, dit-il d’une voix rogue. Néanmoins, je sais me montrer bon prince. Après avoir détruit un de tes plus importants centre de profit, je pense pouvoir aisément payer pour les parchemins ET remplacer un de tes gigolos personnels… Après tout, tu sais déjà de quoi je suis capable. Disons alors que ce serait… Il fit une courte pause afin de tirer une nouvelle latte. En hommage au bon vieux temps ? Lui proposa-t-il d’une voix suave, sourire aguicheur aux lèvres. »

Bien entendu, il y avait fort à parier qu'elle refuserait pareil paiement et, s’il devait être honnête envers lui-même, lui non plus n’en avait spécialement envie. Cela dit, il était parfois nécessaire de se sacrifier… Et certains sacrifices n’impliquent pas forcément de donner son corps à l’ennemi. Du moins, pas de manière aussi fataliste et dramatique…

(c) AMIANTE




Merci Ikki!

Il y a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 189
Date d'inscription : 16/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Plans dérobés

L’intendant de Suna décida visiblement de calmer le jeu de cette folle soirée. Okiko ne semblait pas prête à engager le combat, du moins pas tout de suite, pas sans une discussion avec un « vieil ami ».
"Ceci, vois-tu, est la faute de tes sbires. Peut-être que si Tomio n’avait pas engagé quelque ninja vaudou pour créer cette atrocité à base de trois Genins alors je n’aurais pas eu à déferler les éléments sur ton établissement de luxe… et n’aurais-je pas perdu une seule mèche de ma crinière. Mais, finalement… C’est à toi cela joue le plus défaut, n’est-ce pas ?" affirma le sunajin blond d'un ton badin, avant de l'imiter en s'offrant une cigarette.

La chef de la pègre locale eut une petite moue de dédain, agitant sciemment sa fastueuse (et un brin trop ornée) pipe de luxe.
Elle sourit presque aux propos taquins de l'intendant, qui en révélait un peu trop. Sans doute le stress post-combat ou alors il n'en avait cure, allez savoir... Simulait-il ou était-il en manque de renseignements ? Il confondait maître et créature, si Okiki devinait bien…

Elle haussa les épaules en reprenant la conversation.
"Ce que vos traîtres s'amusent à faire avec vos jeunes gens ne me regarde en rien. Vous vous accoquinez avec qui vous voulez dans votre bac à sable, après tout." lança la vénéneuse shinobi. "J'ai évidemment offert un toit à un homme viril dans le besoin, rien de plus..."

Mensonge évident, bien sûr. La chef de la pègre avait procuré non seulement un abri, mais également conseils, hommes, matériels et commencée à organiser des enchères souterraines. Elle avait juste sous-estimée la violence de Konoha et la rapidité de Suna à réagir à la traîtrise.

Si cet imbécile de Tomio ne s'était pas laissé aller, sa vigilance amoindri par le luxe (et peut être les charmes des accortes serveuses de l'établissement de plaisir).
Elle lui avait pourtant dit de rester prudent et de maintenir son camouflage !
Mais bon, vu son état, cette faute était... compréhensible. Et éminemment ennuyeuse.

"Vous auriez tout de même pu régler vos différends en dehors de mon établissement. Voire en dehors de la ville. Le Daimyo va vouloir la tête des responsables : de nombreux nobles et riches marchands fréquentaient ma Lanterne Pourpre... Il va falloir... me dédommager."

L'intendant de Suna laissa s'échapper la fumée de sa cigarette avant de poursuivre. Au loin, cris et voix diminuaient alors que l'on maîtrisait l'incendie. Sous peu, les rues allaient grouiller de samouraï et gardes municipaux à la recherche des coupables.
"Okiko, Okiko, Okiko… Tu oses encore me sous-estimer après tout ce temps ? Je dois bien avouer que mes attentes étaient placées bien plus haut… Tu devrais pourtant savoir que notre maillage est on ne peut plus dense. Pas une seule contrée peut se vanter de ne pas avoir été infiltrée par mes différents réseaux. Pas un seul."

La maitresse des bas-fonds eut un rictus amusée et cynique.
"Akihiko, Akihiko, Akihiko..." répliqua-t-elle, singeant à son tour le sunajin. "Toujours aussi polarisé et imbu de ta personne... Ah, ces merveilleux réseaux... Konoha en a un aussi, d'ailleurs et sans doute Uzu et deux ou trois autres pays... De qui sont-ils composés déjà, le plus souvent ? De mécréants ? De personnes trempant dans des histoires louches, contrebandiers et autres marchands libéraux et jouant aux limites de la légalité ? Des anges au cœur pur et à l'intégrité sans faille, n'est-il pas ? Qui survivent par la vente de renseignements, l'espionnage... Une loyauté achetée peut être... surenchéris. Mais bien sûr, ils vous restent toujours votre solution de contrôle préférée : la peur et la violence. Quelque-chose dont je n'ai bien sûr pas la moindre habitude.... Oooh, j'ai si peur, shinobi-sama !"

Mais le sunajin n'avait pas fini et poursuivit malgré les railleries de la vénéneuse maîtresse de la pègre.
"Concernant le traître… J’ai bien peur qu’il ne vaille guère plus qu’un chien galeux à l’heure actuelle. N’as-tu donc pas senti son chakra s’éteindre suite à une rencontre impromptue ? Il est inutile de me mentir, Okiko-chan."
Les sens mystiques de la kunoichi n’avaient rien à envier à ceux du sunajin et elle avait en effet perçu tout cela.
Mais elle avait un coup d'avance sur l'intendant à ce propos.
C'était un de ses hommes qui avait retrouvé le complice de Tomio et l'avait envoyé intercepter l'ex-ninja du sable.
Elle pensait qu'il pourrait raisonner le traître, de manière naturelle ou... autrement. Tomio avait sans doute reçu l'ordre d'employer sa furtivité et de masquer son chakra
Ou alors... Non, l'étranger n'avait pas d'intérêt à l'occire sans d'abord avoir récupérer les documents.
Elle dédia donc un sourire mystérieux et patient au blondinet, ne confirmant ni n'infirmant l'information.

"Néanmoins, je sais me montrer bon prince. Après avoir détruit un de tes plus importants centre de profit, je pense pouvoir aisément payer pour les parchemins ET remplacer un de tes gigolos personnels… Après tout, tu sais déjà de quoi je suis capable. Disons alors que ce serait…  En hommage au bon vieux temps ?" proposa ensuite le ninja du Pays du Vent.
Okiko réfléchit. La proposition était tentante, juste pour un peu d'amusement.
En passant sous silence les "à coté" tendancieux, le blondinet était un haut-gradé de Suna. Il pouvait sans doute débloquer les fonds nécessaires aux enchères. Elle pourrait lui extorquer beaucoup et le plaisir l'imaginer devoir expliquer l'humiliation d'avoir dû acheter leurs précieux plan de conquête à son Kage était particulièrement tentant.

"Oh ? C'est grandement surestimé tes... talents, je dirais." ricana-t-elle, avant de pointer sa pipe sur Hikaru. "La demoiselle est bien sûr incluse dans cette offre si alléchante ? J'imagine que l'on pourrait lui apprendre deux trois choses ensembles... Et avec la fermeture de mon établissement de plaisir, j'ai quelques messieurs, et dames, à... soulager."
Elle eut un sourire de requin, la transformant de beauté glaciale en pur démon.

"Ce... paiement est un peu léger pour compenser mes pertes, mais... Si tu l'acceptes, je t'ouvrirais ma porte pour la nuit, te mettant à l’abri de l'ire du Seigneur de la ville. De plus, je ferais verrouiller la cité par mes hommes et recontacterais Tomio pour le calmer, afin d'assurer les enchères. Vous aurez alors les droits d'y participer.  Après tout, je me fiche de qui obtiendra ses documents. Moi-même, je ne les désire que pour faire monter le prix... Si Suna paye assez, vous pourrez les récupérer."

Elle souffla un nuage de fumée abondant vers Hikaru, la provoquant visiblement.
"Quant à Tomio... Une fois les enchères terminées, il ne sera bien évidemment plus le bienvenu ici et je ne verserais pas la moindre larme sur son corps désossés s’il tombait dans une embuscade en sortant de la ville par une porte que je lui aurais indiquée... C'est la vie. Alors Akihiko, que penses-tu de ma proposition ?"

Accueillir dans son antre les shinobis du sable était éminemment risqué, mais Okiko rêvait de les humilier après la débâcle de cette soirée.
De plus, mieux valait garder à proximité l'intendant, plutôt qu'il vadrouille en ville à la recherche de Tomio et cause encore plus de dégâts.
Okiko et le monde du crime organisé était influent ici, s'achetant la tolérance de la ville, mais il y avait des limites. Surtout avec la présence du Général Endô. Quand les rumeurs sur la présence d'un Uchiha incendiaire et d'un ninja blond ayant inondé et détruit presque tout un quartier allaient se rependre, il insisterait pour une battue.
Okiko savait qu'à trop faire tanguer le bateau, on pouvait boire la tasse.
Confiner les sunajin dans son manoir, sous bonne garde, permettrait de laisser les choses se tasser jusqu'aux enchères. De plus, montrer qu’elle « contrôlait » l’un des assaillants lui permettrait de ne pas paraître en position de faiblesse…
Tout ce qu'avait à faire Akihiko, c'était d'accepter de se rabaisser, accepter son hospitalité et les plaisirs qui allaient avec. Et accessoirement, jeter en pâture sa kunoichi aux appétits lubriques (et autres) de la pègre.

   
Feat.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kayaba Akihiko
Suna no Jonin
Messages : 155
Date d'inscription : 21/05/2017

Fiche du Ninja
Grade & Rang: Haut Conseiller - Jônin - rang A
Ryos: 156
Expérience:
254/2000  (254/2000)
Voir le profil de l'utilisateur

the truth



Kayaba Akihiko & Okiko


Vraisemblablement, l’interlocutrice de l’intendant du Sable ne semblait pas particulière au fait des capacités de ce dernier. En effet, il était bien trop au courant des capacités de ses ninjas ; ce qui valait également pour ceux qui se décidaient à trahir cette illustre nation. Aussi Akihiko savait pertinemment que Tomio était tout sauf capable de créer une telle chimère à partir des corps de trois Genins. L’irascible fugitif avait toujours été incapable ne serait-ce que de comprendre la subtilité de l’anatomie humaine, alors coudre trois corps inertes ? C’était tout bonnement impensable. A cet effet, le blondin esquissa un sourire hautain lorsque la charmante Okiko se permit de le corriger avec dédain.
Si Tomio était un homme viril dans le besoin, alors Akihiko n’avait jamais aimé les simples plaisirs de la vie. Absurdité pour absurdité. Qu’à cela ne tienne, il n’allait pas la laisser louanger un Shinobi aussi pleutre que l’était Tomio.

« Un homme viril qui, au moindre couinement, décide de prendre la poudre d’escampette. Voilà qui est bien cocasse, répondit-il, cinglant. En tous les cas, tu ne sembles guère au courant des capacités de Tomio… Il est inutile de tergiverser à son sujet, de toute façon. Il est probablement tombé contre plus fort que lui – chose facile, n’est-ce pas ? – et les parchemin s tant convoités sont quelque part dans la nature. »

Le Sunajin  avait néanmoins su tirer profit de la présence de Konoha en ces lieux. De cette façon, il avait rapidement pu dé nicher Tomio et se débarrasser d’au moins deux ennemis relativement coriaces. A présent, il lui fallait se jouer de la douce vipère pour mettre, à son tour, la main dessus. Si elle voulait jouer, alors elle serait servie. Son interlocuteur était un joueur, et pas des moindres. Toujours taquin et, justement, joueur, il ne refuserait jamais un défi et ferait tout pour toujours asseoir sa suprématie sur ses prétendants et autres adversaires.
Ceci dit, il ne pouvait qu’être d’accord avec elle sur un point : le Daimyô allait forcément vouloir lui mettre le grappin dessus. C’était néanmoins avec cette variable prise en compte qu’il avait déferlé moult vagues en ces lieux. Le rencontrer aurait pu être avantageux… en d’autres circonstances. Akihiko savait cependant que le Daimyô n’était rien de plus qu’une marionnette pour une autre illustre personne qui agissait dans l’ombre… Une person ne qui jadis sauva le blondinet des griffes d’une terrible organisation. Et voilà qu’il souillait le fief de son protecteur. Hérésie, s’il en était ! Mais il n’éprouvait aucun remord, aucun regret. Au final, les fautifs étaient les potentiels acheteurs du marché sous-terrain, pas le Sunajin. Il ne faisait que récupérer son bien… Un bien qui impliquait forcément quelques dédommagements à son égard.

Finalement, il ne lui répondit pas. Cela ne servait à rien d’entamer un énième débat stérile qui n’aboutirait probablement à rien.
Peu après, ce fut à elle de l’imiter. Encore une fois, les deux illustres shinobis inversèrent leurs rôles. La voix emplie de cynisme, elle se fichait ouvertement d’Akihiko et de ses divers réseaux. Il ne pouvait qu’accepter le fait que toute nation qui se respectait possédait ses propres espions. En revanche, elle se trompait totalement lorsqu’il s’agissait d’énumérer les membres qui composaient ceux de Suna. Peut-être était-ce le cas de Konoha ou même d’Uzu, mais le Sable ne s’était jamais abaissé à  tisser une toile aussi dense avec quasiment que de la pègre. Bien au contraire…

« Bien sûr que toutes les autres nations ont leurs propres espions, Okiko. Je ne suis pas né de la dernière pluie et suis également bien au courant de tous ces manèges. En revanche, sache que les infiltrés de mon pays ne font guère partie de la plèbe et de la pègre. Tous sont sous mes ordres, tous sont compétents – bien plus que tu ne peux l’imaginer. Leur loyauté n’est pas achetée non plus. Tu te mets le doigt dans l’oeil, très chère. Tu sous-estimes bien trop Sunagakure et cela te portera préjudice tôt ou tard. La preuve : tu ne t’attendais certainement pas à ce que nous soyons capables d’une telle réactivité ! La provoqua-t-il. Cesse donc de te cacher derrière de telles palabres. Tu sais toi-même que le  contrôle ne s’obtient que d’une façon : le respect. Ainsi, le meilleur moyen de l’obtenir est de le forcer par la crainte… Sans trop se donner de mal, qui plus est. La plèbe est simple d’esprit, Okiko, c’est ainsi que tu pus façonner cette nation à ton image. En revanche, Suna a su s’équiper des meilleurs Shinobis, dit-il en pointant Hikaru du doigt, qui n’ont pas besoin de nous craindre pour nous respecter – ils sont eux-mêmes aux faits de notre talent et ils savent parfaitement ce qu’ils ont à gagner en nous faisant confiance, termina-t-il sa longue tirade. »

Akihiko avait donc proposé un moyen de marchander et l’intéressée plancha dessus et y réfléchit. Femme de luxure, il savait qu’il avait touché une corde sensible et qu’il s’agissait probablement du meilleur moyen de se rapprocher d’elle… et donc des parchemins qu’il convoitait tant. A cet effet, la sensorielle pointa sa pipe sur Hikaru et demanda si cette dernière était incluse dans l’offre. C’était un pari risqué, surtout lorsque l’on connaissait le passé de celle-ci… Il ne semblait néanmoins guère avoir le choix, vu l’insistance dont faisait preuve Okiko à son propos.
Akihiko s’octroya un temps de réflexion et continua de fumer. Finalement, il jeta son mégot par dessus les toits des battisses environnantes et hocha la tête de haut en bas. Un signe accompagnant une réponse concise, claire et précise. Le requin qu’elle jouait souffla ensuite sa fumée vers la Sunajin qui commença à sortir les crocs. D’un geste rapide mais ample du bras, le Kayaba la fit taire et la somma de se calmer. Il n’était sûrement pas venu le moment d’entamer un nouvel affrontement, surtout que la plèbe commençait à s’amasser et à se diriger vers eux afin de trouver les coupables.
Il se serait presque senti minable d’être ainsi acculé et de devoir accepter un tel marché pour récupérer des parchemins. Néanmoins, Senshi lui avait clairement dit que tous les moyens étaient permis pouvoir mettre à nouveau la main sur les défenses des différents avants-postes. Faire carte blanche lui était ainsi offerte.
Il tourna les talons sans agressivité aucune et prit Hikaru par les épaules.

« Je suis désolé mais nous n’avons pas le choix. Tu m’as toi-même dit que sa forteresse était bien trop gardée pour que nous puissions y pénétrer sans être attendu par toute sa garde personnelle. Je ferai en sorte que tout se passe bien pour toi, lui assura-t-il, de manière à ce qu’elle seule soit capable de l’entendre. »

Suite à ces paroles pleines de bienveillance, le Haut-Conseiller se tourna de nouveau vers Okiko et, accolant Hikaru contre son torse, s’avança vers la maîtresse des lieux.  A présent à ses côtés, il la prit également par les épaules, avec son bras libre, et glissa sa main entre les différentes ouvertures proposées par ses habits de luxe. C’était un geste qui était, bien évidemment, lourd de sens.

« J’accepte ton offre, Okiko. Fais en sorte que tes sbires préparent leurs meilleurs alcools et contacte tes différents acheteurs pour les prévenir de leur nouveau prétendant, s'exclama-t-il, un large sourire aux lèvres. »

(c) AMIANTE




Merci Ikki!

Il y a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 189
Date d'inscription : 16/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Plans dérobés

Okiko, amusée, laissa discourir le sunajin tout en tirant sur son pipe festonnée.
Elle se demandait lequel d'eux deux sous-estimait vraiment Tomio. Il est vrai que si elle avait bien lu les signes, celui-ci s'avérerait bien plus "manipulable" que le blond intendant. Mais l'ex-jônin traitre à Suna ne devrait pas être méjugé. Fourbe et prudent, oui, lâche pas forcement.
Quant à son complice... La cheffe de la pègre n'aimait pas y songeait, car il représentait une inconnue dans cette situation déjà compliquée et périlleuse.

Elle écouta poliment (enfin, pas réellement) le sunajin se rengorgeait sur la qualité de son réseau d'espions. Aaaah, la fierté masculine ! Si facile à titiller. Surtout avec un tel patriotisme fervent ! Okiko quant à elle n'avait pas la moindre estime pour les Village Caché, pour son pays, pour sa ville.
Elle pourrait tout reconstruire ailleurs, si l'envie l'en prenait. Elle appréciait juste son... confort actuel. Une richesse mise à mal et perturbée par les hommes du sable. Ils paieraient donc, que ce soit par l'or ou le sang.
Nul doute que Suna disposait d'une réelle et dangereuse toile d'informateurs de toute origine. Merci Akihiko-kun de confirmer qu'il y avait des gens haut-placés dans leur nasse. La courtisane impie se demandait si elle pourrait arracher un ou deux noms comme "exemple" à son cher blondinet... Hummm, probablement pas. Il y avait des limites aux confidences sur l'oreiller.
Quoi qu'avec quelques liqueurs et diverse substance... Mhhhmmm... À voir.

Elle tira une nouvelle bouffée en contemplant ses futurs jouets d'un air gourmand, attendant que l'intendant prenne une décision.
Il jeta sa cigarette et Okiko allait le taquiner sur les risques d'incendie non-Uchiha, mais le mouvement sec de la tête d'Akihiko l'arrêta.
Il acceptait le marché.
Intéressant. Il était donc vraiment prêt à tout pour réussir sa mission.
Le sourire de la cheffe de la pègre s'élargit, venimeux au possible, jouissant de son petit succès.
Il avait plié.

La vénéneuse shinobi masqua son quasi-ricanement de triomphe quand elle vit le sunajin prendre à part sa comparse, sans doute pour lui expliquer sa décision.
Dommage qu'il ne l'ai pas fait à haute-voix et que de dos elle ne puisse pas lire sur ses belles lèvres... Quel mensonge lui as-tu bien servis, Akihiko ? L'appel au devoir ? Un rappel aux "entrainements spéciaux" des kunoichi, souvent employées pour "infiltrer" certains cercles et "s'approcher" de certaines personnes ?
Ooooh, j'espère que tu as assurée à ton petit mouton sacrificiel un cliché du style "tout va bien se passer" ou "Ce n'est qu'un moment difficile à passer."
Mentalement, Okiko compulsait sa trop longue liste de "clients" dont elle avait déjà fait assouvir les demandes les plus perverses. Des choses qui auraient fait vomir même un shinobi aguerrit.
Dommage qu'elle ne puisse surement pas en contacter assez pour cette... soirée.
Dommage également qu'elle n'ai pas de moyen d'enregistrer les cris de cette gamine. Les rejouer à Akihiko un autre jour aurait été tellement plaisant.
Il faudrait qu'elle voit s'il n'existait pas une technique pour ça...

Ayant prit sa décision et fini son entretien, le sunajin blond evint vers la beauté fatale, l'enlaçant alors qu'il tenait déjà sa disciple tout contre. En protecteur. Vain protecteur.
Le geste était bien sûr audacieux et sans équivoque. Alors, monsieur le Haut Conseiller de Suna s'affirmait en Grand Protecteur de la petite et prenait les devant pour montrer qu'il n'avait pas peur des plaisirs interdit promis par la vilaiiiine mafieuse ?
"J’accepte ton offre, Okiko. Fais en sorte que tes sbires préparent leurs meilleurs alcools et contacte tes différents acheteurs pour les prévenir de leur nouveau prétendant." affirma-t-il, un sourire probablement faux aux lèvres.

Okiko se coula tout contre lui, faisait courir un ongle trop long, presque une griffe sur le torse du sunajin. Connaissant la maitresse de la pègre, il était peut être même empoisonnée.
"J'aime quand les hommes prennent des décisions rapides et efficace. Il en sera fait selon ton désir." susurra-t-elle à son oreille. "Je te promet une soirée... inoubliable."
Elle s'approcha, se frottant à lui sensuellement, semblant vouloir sceller leur pacte impie par un baiser... Mais au dernier moment, la cheffe de la pègre se détourna pour bécoter plutôt la kunoichi qui l'accompagnait.
"Tant de charmante demoiselles pour plaire à un si bel homme...J'espère que vous avez de l'endurance, petite..." roucoula-t-elle, se demandant déjà combien d'hommes elle pourrait rassembler pour "plaire" à la coéquipière d'Akihiko. "Suivez-moi. Quittons ses rues sordides et trop fréquenté pour un peu de confort."

Sans attendre, elle les guida dans le dédale de rue du quartier marchand, empruntant des voies peu fréquentés, parfois si étroites et si torturées que même un shinobi ne les auraient peut être pas descellés dans le noir.
Sous la houlette d’Okiko, ils leur fut aisé d'éviter les patrouilles affolées de garde de la cité et les habitants fuyant, errant dans les rues après le désastres.
Nul ne les vit. En apparence du moins. Les sens exacerbés de Akihiko l'informèrent bien vite qu'ils étaient loin d'être seuls.
Les ombres avaient des yeux, des poignards. Il pouvait même ressentir l'hostilité. Dans les ténèbres, brutes et assassin de la chef de la pègre les "escortaient".

Ils finirent par déboucher dans une rue jouxtant à la fois le quartier nobles et le quartier marchand.
On les fit bien vite entrer dans la luxueuse propriété, entourait d'un mur épais qui la séparer de la plèbe.
Deux splendides jardins entouraient le manoir : l'un verdoyant et entretenu par un vieillard qui se courba en révérence devant sa maitresse, l'autre de pierres sèches et de gravier, un jardin de pierre zen.
Il était visible que Okiko avait battus le rappel de ses troupes et une petite armée de butors aux gueules patibulaires, souvent tatoués et/ou couturé de cicatrices occupaient la place, mais ils n’étaient pas autorisé à pénétrer dans les pièces les plus intérieure du somptueux repaire de la pègre, se contentant de remplir à foison des chambres ouvertes sur les jardins.
Les regards étaient lourds de haine difficilement contenue quand ils croisèrent les sunajin entrainé par leur sinistre maitresse. Certains avaient même déjà la main sur le katana.
Accueillir l'un des shinobi ayant détruit la "Lanterne Pourpre" et occis tant de leur comparse n’avait rien de plaisant.

Okiko les installa dans une salle de banquet et très vite face aux ordres impérieux de leur patronne, un repas exquis fut servit.
On y noté toutefois quelques subtiles insultes : les plats servit à Akihiko étaient tous noyés sous la sauce ou limite carbonisé « à la Uchiha ». Le sake du maître du Suiton  était même coupé à l'eau.
"Veuillez nous excuser pour ce repas sommaire." mentit ouvertement Okiko en les rejoignant après une légère absence. "Nous n'attendions pas d'invité aussi... prestigieux. Sachez que j'ai donné mes ordres pour organiser les enchères. Vous n'avez donc plus à vous soucier de rien, à part vous détendre."
Pour fêter ça, elle servit du véritable et bon sake à ses "invités" pour la nuit, en véritable Geisha.
Provocatrice, elle ne put s'empêcher de frôler sciemment les corps des sunajin, appuyant son ample poitrine contre leur dos ou leur bras quand elle versait la boisson.

Après le repas, de nombreux autres alcools, cette fois non-coupé, furent apportés et servit aux shinobi. Deux jeunes filles un rien affolées vinrent offrir une musique d'ambiance. Du tabac fut également proposés aux shinobis, ainsi que de l’opium et d’autres substances exotiques.
Un sbire à l'air louche les interrompit toutefois à un moment, pour venir murmurer quelques informations à sa maitresse, qui dû quitter les genoux d'Akihiko sur lesquels elle s'était lovée comme une vipère.
Les nouvelles sussuraient par l'homme de main amenèrent un sourire visible sur le visage d’Okiko.
Le Haut-Conseiller put alors ressentir non-loin, surement dans une pièce attenante du grand bâtiment, un nouveau chakra digne d'un shinobi.

Okiko claqua des mains impérieusement et des servantes virent calfeutrer toutes les fenêtres.
"Il est temps de passer... au dessert." annonça la cheffe de la pègre, dévorant le sunajin des yeux. "Pour l'instant, nous nous passerons de ta jeune amie. Je n'ai pas envie qu'elle... t’épuise. Je te veux totalement en forme pour moi. Mais rassures-toi, j'ai trouvé de quoi l'occuper en attendant d'avoir besoin d'elle..."
La maîtresse de la pègre se leva, entraînant Akihiko et lui seul vers sa chambre isolée, au plus profonds du repaire. Ils ne croisèrent personnes de visible sur le chemin du saint des saints, mais Akihiko put ressentir des présences àl 'affut derrière des panneaux de riz. La vénéneuse kunoichi de la pègre n’était pas folle au point d’accueillir un ninja au centre de sa toile sans prendre quelques précautions. Leur ébats seraient sans doute suivit par des oreilles attentive. Le Haut-Conseiller détecta plusieurs chakra qui n’auraient pas dépareillé à l’académie de Suna.
Serait-il aussi fougueux que lors de leur première rencontre ?
Bah, s'il manquait de motivation, elle avait quelques substances capables d'y pallier...
Les deux musiciennes, têtes basses, entrainèrent quand à elles Hikaru vers son destin.

   
Feat.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kayaba Akihiko
Suna no Jonin
Messages : 155
Date d'inscription : 21/05/2017

Fiche du Ninja
Grade & Rang: Haut Conseiller - Jônin - rang A
Ryos: 156
Expérience:
254/2000  (254/2000)
Voir le profil de l'utilisateur

next to you



Kayaba Akihiko & Okiko


Dès lors qu’Akihiko eut manifesté quelconque signe d’approbation pour le marché d’Okiko, celle-ci vit son sourire s’élargir au-delà des limites humaines. Cette option déplaisait fortement au Haut-Conseiller mais il devait s’y résoudre : il n’avait nul autre choix. Il aurait pu tenter un assaut éclair et expéditif, quitte à se jeter dans la gueule d’un monstre ô combien gigantesque, duquel il n’avait pas la moindre information. Ainsi, il préféra jouer la carte de la sécurité, même si cela impliquait devoir trahir Aika et ainsi se mêler à quelques confidences sous l’oreiller… Avec l’ennemi. Ou plutôt devrait-on dire l’ennemie. Cette vénéneuse vipère se délectait probablement de la situation dans laquelle elle avait fait en sorte que le Sunajin plongeât.
Lui qui s‘était toujours promis de ne jamais succomber au charme d’une autre… Voilà qu’il allait devoir donner son dû à son interlocutrice. Mais il faisait ça pour Senshi. Pour la sainte patrie. Pour Suna. Son sens du devoir lui incombait d’agir de la sorte ! Il n’avait donc aucun remord à y aller éperdument…
Tout compte fait, il n’était pas le plus à plaindre. Certes, il allait batifoler avec Okiko, reine parmi les reines de la pègre. Mais Hikaru… La jeune femme se traînait déjà un passif relativement lourd qui la changea à jamais alors qu’elle était encore toute petite. Il allait donc devoir choisir les bons mots pour la rassurer et faire en sorte qu’elle se détende le plus possible avant que les chiens du manoir ne fussent qu’une bouchée de sa chair. Elle ne savait définitivement dans quoi son conseiller l’avait embarquée de force.

« Hikaru… Je m’excuse par avance.
- Ne me dis pas que tu as accepté l’offre de cette… gourgandine ?! Vociféra-t-elle en chuchotant afin que la dénommée ne l’entendît pas.
- Nous n’avons guère le choix. Nous devons parfois nous sacrifier pour notre patrie, Hikaru. Je suis aussi ravi que toi à l’idée. Et puis… Il faisait là un choix osé. Tu pourrais parfaire tes techniques « d’infiltration »… Nombreuses sont les Kunoichi amenée à user de tels stratagèmes pour se rapprocher d’un quelconque cercle et pouvoir toucher les personnes importantes… Tout cela a déjà dû t’être enseigné à l’académie, si je ne me fourvoie pas, finit par la convaincre. »

Résignée comme si l’épée de Damoclès s’abattait sur ses frêles épaules, la Sunajin accepta d’un faible hochement de tête ce que son supérieur venait de lui baratiner. Encore une fois, c’était la seule solution probante qu’il pouvait envisager. Comme charmée et subjuguée, elle se tenait aux côtés de son maître d’un soir pour finir également aux côtés d’Okiko. Cette dernière se lova alors contre le prince des Sables qui affichait un faux sourire satisfait. Bien sûr qu’il était tout sauf satisfait de la situation ! Se sentant faible et miséreux, il devait néanmoins garder la tête haute, et donc garder la face. Il avait une réputation à tenir, et cette réputation n’incluait pas seulement sa personne cette fois… La réputation de sa nation était également en jeu !
N’absorbant que d’une oreille unique le venin de la Kunoichi, il ne releva même pas lorsque cette dernière daigna lui griffer le torse avant d’embrasser son acolyte. Contre toute attente, Hikaru poussa le vice à son paroxysme en se prêtant un peu trop bien au jeu et répondit au baiser tout aussi langoureusement qu’elle le pouvait.

Un couloir biscornu s’offrit à eux alors que la chef de la pègre leur avait évité bien des désagréments avec la police locale. Il était normal que tous les civils soient à la recherche des responsables, Akihiko ne leur en voulait pas. En revanche, il ne se serait pas forcément rendu aussi facilement qu’ils pouvaient le souhaiter. Il en aurait probablement massacrer à la pelle avant qu’on n’eusse put mettre la main sur sa toison d’or. Ses sens restant malgré tout en alerte – il aurait été bien vu si amené à sauver la maîtresse de cette ville – lui permirent de rapidement se rendre compte qu’ils étaient loin d’être seuls. Les yeux des ténèbres miroitaient sous leur sillon et l’intendant aurait pris un coup de poignard furtif que cela ne l’aurait guère étonné. Mais il ne sentait pas que cela… Non. Sa sensorialité n’y était pour rien dans ce cas précis. L’hostilité, la haine et la soif de sang avaient toujours été les sentiments les plus intenses que chaque espèce pouvait laisser transparaître. Aussi un léger frisson, presque imperceptible, le parcourut de tout son être. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas été sujet à tant d’émotions aussi néfastes…

Un mur épais se manifesta devant eux. Si épais que même ses puissantes déferlantes n’auraient pu en venir à bout comme il avait pu le faire auparavant avec la Lanterne Pourpre. Derrière cette enceinte de brique se dressait un somptueux manoir entour de deux illustres et merveilleux jardins ; l’un coloré, l’autre aux allures zens.
Comme pour contraster, la plupart des chiens de gardes de la grande dame se tenaient aux abois, main au sabre, prêts à dégainer si la moindre faille venait à leur être livrée. C’était sans compter sur la bienveillance perfide de leur maîtresse. Une chose était sûre, si l’idée farfelue lui venait de s’attaquer à ce manoir, il allait vraiment devoir calculer son coup. Il n’aurait certainement pas droit à l’erreur,  ce qui lui laissait une très faible marge de manœuvre. Aussi se ravisa-t-il et chasse toute idée hostile de son esprit. Il se détendit promptement, comme si tout ce qui s’était passé quelques minutes auparavant avait été effacé de sa mémoire. Son cœur se calma comme une mère aurait calmé ses enfants. Il souriait. Grandement. D’un blanc éclatant. Après tout, il n’était guère en mauvaise position, lui, si l’on exceptait ses mœurs et différentes valeurs qui nourrissaient ses démons depuis bien des années à présent.

Suivant leur reine, les deux invités de fortune ne dirent mot en admirant la bâtisse qui allait les abriter pour la nuit. Cette pièce d’architecture semblait avoir été conçue à l’effigie de leur sombre propriétaire.
Ils se mirent alors à table. Sans broncher, les servantes de dame Okiko leur servirent quelques mets d’origine goutus et nobles. D’origine. Effectivement, la rancœur éprouvée par les cuisiniers – toutefois justifiée – fut visible sur tout ce qui leur fut serve. Plats carbonisés ou noyés de sauce, saké coupé à l’eau… Tout cela n’était qu’une piètre analogie du tableau qu’il avait dressé de leur village. Akihiko eut alors une mine avisé mais ne se fit pas prier pour se sustenter à sa guise. Cela restait largement convenable malgré tout, et il devait se montrer reconnaissant qu’on ne l’eût pas empoisonné à la seconde où il était entré en ces lieux.  
Après quelques minutes d’absence l’hôtesse arriva et s’excusa faussement pour ce repas « sommaire ». Toujours à se pavaner. Elle n’avait décidément pas changé. Elle ajouta que tout était prêts pour les enchères du lendemain. Un sourire expressif et rayonnant se ficha sur le faciès du Sunajin. Il allait enfin pouvoir en terminer avec cette fichue mission, quitte à payer le prix fort.
D’un côté, il pensait que cela aurait pu être rapidement expédié s’il n’avait eu qu’à se défaire de cette chimère ô combien horrible et grotesque et de l’assassin de la nuit, sans pour autant se soucier d’Okiko. Mais dès qu’il apprit pour la présence de cette dernière il comprit que cela serait tout sauf aisé de les récupérer. C’est aussi pour cela qu’il ne l’avait pas attaquée à vue et qu’il avait pris le parti de discuter un peu avec, pour voir ce qu’elle pouvait lui offrir. Quand bien même ce village vilipenderait Suna, il n’en avait cure. Il pouvait même se permettre de se détendre, de se relaxer et qu’on prît soin de lui toute une soirée et une nuit dans les repaires de l’ennemi. Que demander de plus ? Pendant une nuit de déboire – et il ne doutait pas du bon soin de sa maîtresse nocturne qui saurait lui procurer de quoi oublier ses valeurs le temps d’une nuit – il allait enfin pouvoir oublier tout le carcan administratif qui flottait dans son bureau et se jetait dans les méandres de son esprit.

Le cours de la soirée battait son plein. Nombre d’alcools leur fut servis sans contenir la moindre trace d’eau. Des alcools purs et forts, seyant à perfection le blondin. Du tabac luxueux lui fut également proposé, chose qu’il accepta avec plaisir. En revanche, il refusa opium et autres substances pour le moins illicites. Il n’avait guère besoin de ça pour que son esprit ne lui jouât quelques tours. Une douce mais festive musique chatouilla également leurs tympans avec tendresse. Si le Haut-Conseiller ne se trouvait pas en présence de l’ennemie, il y avait fort à parier qu’il aurait endiablé la piste de danse… Il se laissa finalement aller à quelques caresses sensuelles envers la douce Okiko lovée sur ses genoux, jusqu’à ce qu’un homme aux allures plus patibulaires que ses congénères ne l’interrompît lui, ainsi que toutes les autres personnes présentes. La maîtresse quitta alors sa place confortable et rejoignit son sbire. A cet instant, les sens d’Akihiko perçurent un chakra digne d’un Shinobi de l’autre côté des portes. L’esprit quelque peu embrumé par l’alcool, il ne savait pas déterminer s’il appartenait à Tomio ou à celui ou celle qui l’avait intercepté quelques heures auparavant. Bah, cela importait peu puisque, de toute façon, il allait récupérer son précieux dû dès que l’aube bercerait la plèbe de ses éclats chatouilleux.
Okiko claqua ses mains telle une impératrice. Des servantes vinrent fermer fermer fenêtres et rideaux, baignant la pièce dans une pénombre naturelle. Ainsi était venue l’heure du dessert. Un regard suave se dessina sur les yeux du Sunajin qui fixa  celle qui lui était promise d’un regard lascif. A présent avisé qu’ils se passeraient de l’autre Kunoichi, il allait lui montrer qu’il ne fallait pas trop le chatouiller et lui se promettait de donner à la chef de a pègre ce qu’elle méritait.

Tous deux se levèrent donc et marchèrent lentement vers la chambre de celle qu’il allait dévorer, au fin fond du manoir. L’esprit retourné à cause de toutes ces vapeurs à base d’éthanol, il ne faisait plus vraiment de distinction entre le bien et le mal. Il était totalement prêt à devenir de nouveau intime avec son ancienne amante. Il put néanmoins calculer les quelques regards qui se posèrent sur lui, ainsi que les présences invisibles qu’ils considéraient comme jalouses à son égard, voire même un tantinet protectrice envers leur vénérée vipère. Il était tout à fait compréhensible qu’elle eût pris quelques précautions avant d’inviter un illustre invité dans sa demeure… Surtout si celui-ci était haut gardé dans un village ninja. Il y avait d’importants risques inhérents à ses fonctions. Aussi se devait-elle de prendre toutes les mesures nécessaires.
En guise de bonne foi, il laissa son katana face à la porte, à l’extérieur de la somptueuse chambre de la douce mais vénéneuse Kunoichi. Ainsi il ne présenterait plus aucune menace à son jouet d’un soir. La suivant toujours, il pénétra en ce lieu sain. Comme pour prendre les devants, il se frotta à elle et vint cette fois sceller leur pacte impie du bout des lèvres. D’abord doucement, puis avec plus d’ardeur et de fougue, pour enfin terminer langoureusement. Suite à quoi il la prit par les épaules et plongea son regard océan dans le sien.

« Peut-être voudrais-tu un… massage, afin d’ouvrir les festivités ? J’ose imaginer que tu as eu toi-même une grosse journée… Un peu de détente te ferait le plus grand bien et je pense être capable de raviver le moindre de tes sens, Okiko, lui susurra-t-il au creux de l’oreille, en la guidant vers son propre lit. »

Il n’y avait là aucune mauvaise intention de sa part. Juste prendre du bon temps et le partager avec celle qui était prête à si bien le servir. Il était d’ailleurs loin d’être une bête, un peu d’affection et de confort leur ferait probablement du bien à tous les deux. Et puis, n’est-il pas de meilleure façon de commencer que par un massage ô combien érotique ?

(c) AMIANTE




Merci Ikki!

Il y a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 189
Date d'inscription : 16/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Plans dérobés

Okiko sourit en remarquant que le sunajin déposait son arme. Geste de bonne foi, mais tellement faux aussi.
Un shinobi n'avait jamais qu'une seule arme sur lui. Et son corps, son âme et son chakra en était une...

Elle ferma la porte et déposa sa longue pipe festonnée sur un meuble à coté de sa couche, alors que le Haut-Conseiller commencer à la titiller, avant de sceller leur marché par un baiser fougueux.
"Aaaah, mon délicieux Akihiko ! Si impatient, mais si habile avec sa langue..." ricana-t-elle.
La veuve noire le lui rendit, avide.  Elle mordilla ses lèvres, fit jouer sa langue, diablement tentatrice tout en caressant la longue chevelure du Haut-Conseiller. Ou du moins, ce qu’il en restait.
Ses yeux pétillaient de triomphe : pour Okiko, rien ne valait le fait de faire plier un ennemi face à sa volonté. De l'humilier.
Surtout si c'était quelqu'un d'aussi fier et puissant qu’Akihiko.
Et en plus, cela promettait d'être particulièrement agréable.

Est-ce que ça valait la perte de son plus rentable établissement de débauche, de son meilleur assassin et d'une partie non-négligeable de ses troupes.
Hmmmm... Discutable...
Mais elle n'en avait pas fini avec les sunajin.

Le blondinet l'entraina vers son propre lui lit, comme au bon vieux temps. Tentative futile d'essayer de garder le contrôle, même dans leurs ébats.
Il lui proposa un massage en guise d'apéritif.
"Aaaah, tu sais parler aux femmes !" susurra-t-elle en prenant une pause lascive. "La journée a été rude pour nous deux, un peu de délassement ne sera pas de refus..."
D'un geste impérieux, elle désigna un petit bureau qui croulait sous les parchemins, mais aussi divers fioles, onguents, poudres et plantes aux propriétés plus ou moins toxique.

"Le coffret à ta gauche. Il y a quelques huiles essentielles dans le double-fond qui délasseront mon corps sous tes caresses expertes. Ne prends et ne touche à rien d'autres si tu tiens à ta manucure... Et pendant que tu y es, sert nous aussi un petit rafraîchissement. J'ai un alcool de prune délicieux, dans l’alcôve à ta droite. Bouteille du fond, bien sûr. Ce que contient le reste risque de diminuer un peu trop ton... ardeur."
Elle sourit à nouveau, venimeuse. Rappel constant de ses pouvoirs d'empoisonneuses. Dans cette pièce, le moindre objet pouvait s'avérer être un piège mortel et elle tenait à ce qui le sache.

Akihiko se demandait-il déjà quelles "épices" particulières avaient pu être glissaient dans les plats et dans le vin ? Son cœur battait-il plus vite à cause de la beauté fatale ou bien de quelques insidieux poisons ? Bien sûr, elle ne lui dirait rien.
Okiko se ravissait de le maintenir dans l'incertitude en rappelant constamment sa méthode d'exécution favorite.

Pendant que le Haut-Conseiller cherchait les huiles de massage et un peu d'alcool, la cheffe de la pègre allumant un bruleur d'encens à coté de son lit, puis lentement et sensuellement, commença à se dévêtir. L’odeur capiteuse faisait tourner la tête, brouillait les sens.
Elle offrait son corps aux yeux du visiteur prit dans sa toile. Entre shinobi, de pareils occasions étaient rares et souvent des pièces mortels.
Toutes les kunoichi connaissaient ce genre de choses et en usaient pour attirer leur proie à l'aide de leur concupiscence... La jeunette qui suivait le sunajin allait d'ailleurs découvrir jusqu'où pouvaient aller les abîmes de la dépravation humaine !

Alors que son chef, son responsable, son mentor (amant peut être), allait passer une merveilleuse soirée. Oh, qu'il serait délicieux de lire son expression quand elle rejoindrait Akihiko demain... Si elle pouvait encore marcher, bien sûr.
Imaginant les supplices de la sunajin, elle sourit comme un tigre, tout en terminant de son effeuillage.

"Le spectacle te plait ? Assez pour réveiller un mort enfouis sous le sable, n’est-ce pas ?" ronronna-t-elle en faisant longuement admirer son corps nu.
Les années avaient été clémentes avec la cheffe de la pègre, depuis leur dernière rencontre.
Okiko avait une peau d'albâtre (ou, la connaissant mieux, de cadavre). Fine, élancée, sa musculature était discrète. Sa poitrine, bien que modeste, était toujours ferme et provocante. Ses hanches étaient bien plus généreuses et sensuelles, invitant à la caresse. Elle croisait délicatement ses longues jambes pour laisser dans l’ombre le creux de sa féminité et aguicher le regard du mâle.

Quelques cicatrices affadies pouvaient se remarquer et étonner chez une dame, mais trahissait à peine la kunoichi. Adepte de l'empoisonnement et du combat à distance, Okiko étaient prudente et n'aimaient guère s'impliquer en combat direct.
Le plus étonnant était le grand tatouage couvrant complètement son dos. Complexe et extrêmement colorée, c'était une véritable œuvre d'art représentant un scolopendre pourpre dans un décor trompeusement idyllique de motifs floraux.

"Aaaah, tu peux te mettre à l'aise. Il n'y a que nous ici." mentit-elle, sachant pertinemment que le Haut-Conseiller devait se douter qu'il y avait quelques mastodontes lourdement armée juste derrière les portes en papier de riz.
"Tu ne peux pas t'imaginer comme cela me fait plaisir de te voir. Malgré nos... différends. Les occasions sont rares d'avoir à ma disposition des hommes aussi... endurant qu'un shinobi de Suna."
Elle s'étendit sur sa couche, entièrement nue et offerte (en apparence) sans la moindre pudeur, attendant massages et caresses de celui qu'elle contraignait à la servir.
"Tomio n'est que du menu fretin. Mortellement douée et sans scrupules, certes, mais je préfère le haut du panier... Et on ne cesse de vanter tes talents, Ô ma source du désert."

   
Feat.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Kayaba Akihiko
Suna no Jonin
Messages : 155
Date d'inscription : 21/05/2017

Fiche du Ninja
Grade & Rang: Haut Conseiller - Jônin - rang A
Ryos: 156
Expérience:
254/2000  (254/2000)
Voir le profil de l'utilisateur

next to you



Kayaba Akihiko & Okiko


Akihiko était pleinement entré dans le jeu de dame Okiko, malgré tout au courant du traquenard que cela pouvait constituer. Au moins aussi fourbe et manipulatrice que lui, il n’avait pour l’instant aucune réelle échappatoire et ne saurait prédire dans quel état il ressortirait de toute cette mascarade. Coucher avec l’ennemi pouvait être utile pour récupérer des informations. C’était indéniable. Sauf quand cet ennemi était pareille Kunoichi. Indiscernable, insidieuse et imprévisible, la vipère n’était guère commode. Même l’intendant de Suna n’était pas forcément enclin à devoir se battre contre elle. Il savait ses chances on ne peut plus moindres ; engager de tels efforts dans une si peu lucrative entreprise était inenvisageable à ses yeux. Aussi préférait-il les confidences et marchés sur l’oreiller, quitte à devoir s’aligner un peu plus que prévu sur la concurrence, si dépenses il devait y avoir.
Et il y en aurait. Le sujet avait été abordé dès le début, pour ainsi dire. Mais pour l’instant, le blondin devait se concentrer sur un sujet de plus haute importance : le « bien être » d’Okiko, à savoir son hôtesse, sa source de savoirs et amante. C’est pourquoi il l’avait menée jusqu’à son propre lit (en souvenir du bon vieux temps, douce époque) et lui avait même proposé un massage. En vue de ses fonctions au sein de son organisation, le stress et les tensions étaient forcément au rendez-vous. Aussi s’il pouvait marquer des points en allant dans ce sens, il ne s’en priverait pas. Surtout qu’elle accepta sans rechigner la proposition du bellâtre de Suna.

A cet effet, elle s’installa, dévêtue, sur son lit, jambes croisées afin de garder son jardin secret… secret. D’un geste impérial, elle lui désigna un bureau qui ne tarderait pas à céder tant les parchemins étaient légion. Sur la gauche, se trouvait un coffret aux décoctions tout aussi enivrantes que mortelles. Le Haut Conseiller n’avait donc pas le droit à l’erreur. L’espace d’un instant, l’idée de s’en servir contre elle lui traversa l’esprit mais disparut tout aussi rapidement. Utiliser ses propres armes contre elle ? Cela relevait du simple et pur suicide. Elle était probablement capable de repérer instantanément si la fiole choisie correspondait à la situation et il y avait fort à parier pour qu’elle soit déjà insensible aux effets de n’importe lequel de ses poisons. L’idée – si on pouvait appeler cela comme ça – fut bien rapidement abandonnée.
Un peu dans le même mouvement, la belle lui demanda également de leur servir quelques rafraîchissements. Un alcool de prune ? Voilà qui semblait fort intéressant. D’un geste ample et gracile, le fervent gourmet et amateur d’œnologie s’empara de ladite bouteille et chercha deux verres appropriés, adéquats. Une fois qu’il eut ce qu’il convoitait en mains, le doux liquide vint remplir de sa décoction les conteneurs de vie (de son eau, en l’occurrence). A présent, Akihiko pouvait servir sa douce Reine Okiko et s’agenouilla à ses côtés avant de lui tendre ce qui lui était dû.

« Tes désirs sont des ordres, Hime. »

De concert, les verres s’entrechoquèrent en un éclat cristallin. Comme lié à cette maîtresse impie, le Rokh but à sa santé – à leur santé. Mais, intérieurement, à la potentielle future réussite de cette mission ô combien étrange… Dire que, de base, il avait été dépêché pour arrêter le traître Tomio et quiconque ayant pu déjà participer aux achats de ces précieuses défenses d’avants postes… Voilà qu’à présent il allait sensuellement s’amuser avec la chef de pègre. Drôle de vie ! Il n’en restait pas moins tiraillé ; si réussir cette mission signifiait trahir la mémoire d’Aika… Il y perdait beaucoup plus que Suna pouvait se glorifier d’avoir gagné… Patriote comme personne ne pourrait l’être à sa place, il savait faire preuve de sacrifice, d’abnégation et son don de dévotion pour cette Sainte Patrie l’incitaient – l’obligeaient – à toujours choisir ce qui serait préférable pour son village.
Finalement, il accorda ses violons afin de suivre la voie de l’impétueuse Kunoichi. Il s’adonna à une séance d’effeuillage, aussi lascif qu’il put l’être, pour ne laisser apparaître plus que ses muscles et quelques bandages sur son abdomen. Comme à son habitude, il ne les enlèverait pas – il en était hors de question. Il se surprit d’ailleurs à admirer avec un peu trop de passion le corps dévêtu de la belle de la soirée. Son cœur, lui aussi, était bien plus actif et palpitant que d’habitude. Son bas-ventre semblait lui aussi stimulé, presque brûlant. Etait-ce là les résultats de cet enivrant encens ou de sentiments enfouis ? La peur d’échouer et de trahir l’être tant aimé ? Ou encore du sempiternel art de cette veuve noire ? Malheureusement, il ne le saurait peut-être jamais.

Alors qu’ils étaient tous deux dans leur plus simple appareil, et qu’ils étaient supposément seuls, aucune personne de nature relativement pudique n’aurait pu agir avec tant de tranquillité. Il ne fallait pas être un génie pour savoir, ou au moins se douter, que quelques colosses se trouvaient derrières ces panneaux de riz qui faisaient office de portes, aussi fines fussent-elles. Bah, s’il pouvait attiser un peu plus de jalousie et de convoitise chez les chiens de sa reine, il ne se ferait pas non plus prier. Ce n’était là qu’un simple remerciement pour avoir tenté de s’opposer à lui lorsqu’il pénétra le mirifique jardin qui entourait cette humble demeure.
Quoi qu’il en fût, il était temps de passer aux choses sérieuses. L’objet de ses désirs, quoique temporaires, était ainsi allongé sur le dos. Comme pour se montrer subjugué, le Sunajin vint chercher les lèvres de cette dernière avant d’enduire ses mains d’huiles essentielles. Ces dernières vinrent ensuite s’apposer sur les épaules de la concernée pour y défaire quelques nœuds.

« Libre à toi de te retourner quand bon te semblera… Je sens une pression sans pareille sur tes douces épaules… »


(c) AMIANTE




Merci Ikki!

Il y a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 189
Date d'inscription : 16/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Plans dérobés

Okiko rit des basses flagorneries du Haut-Conseiller de Suna.
Voir un homme aussi puissant et (normalement) respecté se plier à ses désirs, voire à ses ordres, était du plus haut plaisant.
La cheffe de la pègre commença à se détendre sous les caresses expertes du sunajin et de l'alcool doux mais puissant.
Elle laissa l'homme l'enduire d'huiles essentielles, choyant ses muscles noués par le stress. Ses responsabilités habituelle ne lui laissait guère le temps pour le badinage.
Oh, elle avait bien quelques amants ou quelques escrogriffes à humilier ou dominer, mais rien ne valait un ninja, en tant qu'arme ou objet de désir.

Il ne fallut pas longtemps pour que l'ex-kunoichi cède à l'appel de la chair et se retourne lentement pour offrir à la contemplation son corps finement musclés. D'un petit sourire mutin, elle fit signe au sunajin de poursuivre son œuvre avec ses fines mains d'étrangleurs et ses lèvres.
Quand elle se fut lassée de ce petit jeu et que Akihiko l'eut assez massée et embrassée, elle prit les choses en mains, puis en bouche, avant de chevaucher son amant d'un soir.
Encore et encore.
Oui, rien ne valait décidement un shinobi un poil endurant.

Après des heures de plaisir nocturne, Okiko fini par être assouvie et épuisée, tout comme le Haut-Conseiller.
Quelques verres d'alcool puissant et de longue bouffée d'une fumée âcre et odorante tirée de sa pipe conclure la soirée.
Un code tapoté avec ses ongles (quasiment des griffes, qui avaient laissé des sillons carmins dans le dos musclés du sunajin) fit ouvrir la porte de la chambre enténébrée et puant le stupre et la fornication (et la fumée de cigarette, bonne âme Okiko avait partagé un peu de tabac avec sa conquête).
D'un geste, elle congédia le ninja du Sable sans même lui laisser le temps de se rhabiller, hautaine en son royaume. C'était en partie pour l'épate et ses hommes, qui voyaient le shinobi traité comme un objet sexuel par leur impérieuse maitresse.

Sur ordre de la maitresse de lieu, le ninja fut instruit qu'une chambre avait été préparé à son intention pour finir une nuit déjà bien vieille. Et qu'il serait très malséant de refuser ou d'en sortir seul.
Escorter par quatre colosses au physique peu amène, le Haut-Conseiller fut conduit à une mansarde non loin des cuisines.
Insulte de plus de la part d'Okiko. Il s'agissait sans nul doute de la paillasse de quelque commit de cuisine de bas rang. Sans fenêtre, Bruyante, étouffante et peu confortable, en plus d'être un nouveau camouflet de la cheffe de la pègre pour marquer sa dominance, elle avait pour but d'empêcher le shinobi de récupérer trop facilement ses forces.
Mais c'était toujours mieux que rien et un ninja tel qu'Akihiko avait connu bien pire lors des guerres ou des missions au service de Suna.

Dans son réduit, les sens mystiques du sunajin lui apprirent que même en cette heure avancée de la nuit, le manoir d'Okiko grouillait littéralement de monde. Elle avait du convoquer le ban et l'arrière-ban de la pègre locale. Il pouvait même déceler des chakras dignes de shinobi. L'un d'eux était celui de Hikari, dont il n'avait plus de nouvelle (ses questions à ce sujet restant sans réponse) ? De Tomio, que la cheffe de la pègre devait convaincre de poursuivre comme si rien n'était la vente de ses documents volés ? D'autres shinobi, comme ceux de Konoha ou venant d'ailleurs pour acquérir les plans de conquêtes de Suna ?

On vint chercher le sunajin presque aux aurores (la cuisine à deux pas de lui ayant bruyamment commencée depuis longtemps) pour le conduire à une salle de réunion où l'attendait Okiko, splendiment vêtue, impériale et qui semblait quant à elle avait passé une bonne nuit de repos. Elle prenait des trucs, c'était sûr.
"Ah, mon bel étalon du désert, enfin réveillé..." minauda l'ex-kunoichi vénéneuse. On lui avait servit un petit déjeuner copieux et appétissant. Akihiko n'eut droit qu'à un banal bouillon peu nourrissant. "J'ai, évidemment, tout arrangé et calmé notre... ami commun. Les enchères auront lieu dans trois heures, dans un entrepot discret à coté des abattoirs de la citée. Mes gens veilleront à ce que nous ne soyons pas déranger, même si à cause de vos... frasques, le Seigneur de la ville est furieux et que la milice voir des samouraï patrouille..."

Elle grogna en déchiquetant un poisson cru.
"Ce maudit Endô Reinta en a profité. Il s'est posé en sauveur et a proposé au Seigneur de Yuzuru de déployer ses propres troupes de samouraï qui campaient comme par hasard non loin de la ville en renfort pour ramener l'ordre public. Il espère sans doute ainsi faire pression sur les négociations et montrer sa détermination. J'espère juste qu'il a bien l'honneur si cher aux samouraïs : je n'ai nul envie d'une seconde bataille rangée dans ma ville."

Elle put un peu de thé avant de poursuivre.
"Mais j'imagine qu'éviter de vous faire remarquer par la milice locale, les samouraï de Yuzuru et ceux venus en renfort de l'étranger ne vous poserait aucun problème... Par ailleurs, Konoha a contacté certain de mes hommes, essayant de recoller les pots cassés et reprendre les négociation. Hélas, ils n'ont pas voulus me confier leur Uchiha en dédommagement. En souvenir du bon vieux temps et de cette belle nuit que tu m'as offert, je leur ai donné une fin de non-recevoir. Ils semblent avoir disparut depuis, mais je ne suis pas... certaine qu'ils aient tous quitté la ville. Votre petit ami, c'est sûr en tout cas."

Une porte coulissante s'ouvrit doucement au moment où Okiko terminait sa collation matinale, révélant l'arrivée d'une petite troupe de sbires encadrant Hikari.
Elle ne portait plus sa tenue de kunoichi, mais un kimono informe de servante. Ses lèvres étaient fendues, ses joues s'ornaient de méchant bleus et de griffures. Elle avait un œil au beurre noir. Des traces rouges de strangulation barraient son cou. Il était évident qu'elle avait été battue comme plâtre, voire même torturée.
La kunoichi lança un regard dur, noir et plein de ressentiment au Haut-Conseiller. Rigide, elle avait du mal à marcher, mais refusait de s'évanouir, par pur effort de volonté. Elle ne dit rien, lèvre serrée, plein de haine qu’elle ne pouvait contenir envers son supérieur.

Curieusement, alors qu'elle l’avait sans doute ordonné, Okiko sembla surprise par l'arrivée de la jeune fille. Puis elle sourit méchamment.
Elle se glissa derrière le sunajin comme un serpent, pour lui susurrer à l'oreille.
"La petite a visiblement bien travaillé..." souffla-t-elle en la détaillant scrupuleusement. "De très nombreux... consommateurs ont put être satisfait grâce à elle. Vraiment, elle est tombé à pic : il y a des choses que demandent certains de mes clients auxquelles seuls des shinobi peuvent... résister."
Et d'un geste, elle congédia les deux sunajin, qui furent escortés manu militari hors du manoir de la pègre.
Un mafieux leur tendit un parchemin, indiquant l'heure et l'adresse où aurait lieu la vente des documents.
D'ici là, le Haut-Conseiller pourrait sans doute trouver un moyen de récupérer assez de fond pour remporter l'enchère.
A moins qu'il ne trouve une autre solution...

   
Feat.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dawn of Ninja :: Zone Rp - Le Sekai :: Autres Régions :: Sud-Ouest :: Plaines Fertiles-
Sauter vers:

Cliquez sur une technique de la Bibliothèque pour obtenir son code !
Il ne vous restera plus qu'à le copier-coller ailleurs.