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Plans dérobés [PV Hikaru]

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Plans Dérobés




∞ feat Kayaba Akihiko



Très peu de temps après qu’il ait cessé sa course, Kagami entendit du bruit. Non loin, une personne venait d’arriver. Bien que privé de la vue, il posa la main droite sur le manche de son katana, prêt à se défendre si cela était nécessaire. Heureusement pour notre homme, il s’agissait là du sunajin. Lorsque le chef de la police reconnut sa voix, il se détendit. Il y avait peu de chances pour qu’il lui veuille du mal après tout. Assez rapidement, Kayaba prit le Uchiha par les épaules pour l’éloigner du mur. Que cherchait-il à faire ? Il sentit alors le shinobi essayer de lui retirer son haut. Au début perdu, Kagami comprit finalement que le Haut-conseiller cherchait à évaluer la gravité de sa blessure. Visiblement, ils étaient empoisonnés tous les deux, pourtant, dans le cas du sunajin, il ne semblait pas avoir perdu la vue.


Plongé dans l’obscurité, le chef de la police n’avait d’autre choix que de s’en remettre à celui qu’il considérait pourtant comme un ennemi et un rival. Cette situation était vraiment très humiliante pour lui, il n’aimait pas cela du tout. Après avoir visiblement déchiré des morceaux d’étoffe, le shinobi les immergea avant de les égoutter. Une fois ces préparatifs effectués, il commença à s’occuper de la plaie béante du Uchiha. La douleur lui arracha quelques râles qu’il dissimula du mieux qu’il pouvait. Nul doute que ces premiers soins étaient rudimentaires et il y avait fort à parier qu’il fasse une infection dans les jours à venir, mais pour l’heure le plus important était de stopper l’hémorragie. Une fois Kagami «soigné», le sunajin décida de s’assoir à ses côtés en lui proposant une cigarette.


« D’ordinaire je ne fume que la pipe, mais je vais faire une exception, expliqua-t-il. Merci. »


Tandis qu’il portait la cigarette à sa bouche, il laissa le Haut-conseiller l’allumer pour lui. Après avoir inspiré une grande bouffée, il recracha la fumée en disant qu’il préférait décidément fumer un tabac plus raffiné. Il avait après tout l’habitude de consommer celui produit par le clan Sarutobi. Enfin bon, il n’allait pas non plus se montrer ingrat ou faire la fine bouche en pareille situation. Tandis que les deux hommes fumaient pour s'éclaircir l’esprit, Kayaba fit le point et même si ses mots déplaisaient au Uchiha, il avait raison. Actuellement, le konohajin était presque sans défense et sa survie dépensait du bon vouloir de cet homme.


« Ma mission était de vous empêcher vous et votre village de mettre la main sur ces informations, dit kagami à voix basse. Comme vous pouvez vous en douter, je ne suis pas seul moi non plus. Toute une équipe se trouve sous mes ordres, expliqua-t-il. Mais... »


Le chef de la police était tiraillé. D’un côté, son sens aigu du devoir lui ordonnait de continuer la mission et de s’emparer de ces parchemins. De l’autre, son sens de l’honneur lui intimait de se montrer reconnaissant envers cette homme. Bloqué dans le silence pendant quelques dizaines de secondes, Kagami réfléchissait en fumant la cigarette du sunajin à un rythme soutenu.


« Kayaba-dono, vous m’avez sauvé la vie, affirma le konohajin. Sans votre aide, je n’aurai pas pu me concentrer pleinement sur cet enfant de putain qui m’a attaqué dans le dos. Sans compter la présence de cette monstruosité. Bref... dit-il en laissant tomber un blanc de quelques secondes. J’ai une dette envers vous et c’est une chose que je ne supporte pas. »


Bravant la douleur que cela lui procura, Kagami se releva. Malgré les bandages de son allié de fortune, le moindre déplacement lui causait de terribles souffrances. C‘était pitoyable, lui, le chef du clan Uchiha se trouvait dans un état tellement pitoyable. Toujours aveugle, il serra son poing si fort qu’il aurait presque pu se casser quelques doigts.


« En tant que chef de l’escouade konohajin, je vous informe officiellement que mon village renonce à poursuivre cette mission, laissa-t-il tomber. Ainsi, en vous laissant récupérer ces informations, je m’acquitte de ma dette. Qu’importent les conséquences, j’en prendrai la responsabilité. Quand ce poison cessera de faire effet, j’irai retrouver mes hommes et nous partirons sur le champs, continua le chef de la police. »


Durant de longues minutes, les hommes restèrent là, immobiles et muets. Ils n’attendaient plus qu’une chose, pouvoir partir chacun de leur côté. Quand finalement le poison se dissipa, le Uchiha retrouva la vue. Avoir cligné nerveusement des yeux, il pouvait voir de nouveau. Alors qu’il remettait les bandages de son oeil gauche en place, il se retourna vers le sunajin et chose incroyablement rare, il lui sourit.


« Merci Kayaba... » dit-il la gorge serrée.


Sans perdre une seconde, et surtout sans chercher attendre la moindre réponse, notre homme s’éclipsa. Bondissant de toits en toits, il ne mit pas longtemps à retourner jusqu’à l'endroit où résidait son collègue Akimichi. Il était temps pour konoha de quitter les lieux. Le plus dur restait en revanche à faire, car expliquer la raison de cet échec à Chô ne serait pas une partie de plaisir...



Récapitulatif de combat :
 



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Les flammes déchainaient par Kagami ravagèrent un groupe de mafieux et de gardes et causa un début d'incendie. Hélas, celui-ci ne s'étendrait guère, Akihiko ayant rependu une quantité d'eau impressionnante alentour.
Mais la vapeur, les cris d'agonie, la peur des flammes et l'odeur nauséabonde de la chair grillée causa une nouvelle panique. Habitant, mafieux et gardes cherchèrent d'abord à fuir ou à éteindre les flammes qui se répandaient.
Usant de leur vitesse inhumaine (et d'un bouclier humain sous la forme d'une demoiselle sunajin), les deux compères&rivaux shinobis purent échapper sans mal à la Chose et à la vindicte populaire.

Hikaru resta en arrière, engloutissant le monstre et les yakuza sous ses techniques les plus puissantes.
Semant mort et chaos, la kunoichi du sable offrait à son supérieur une magnifique porte de sortie.
Ses attaques timorées au début n’étaient qu'une réaction de dégout, accompagnée d'un test des capacités de la Bête contrefaite.
Ou bien, anticipant quelque adversaire plus coriace, la jeune femme désirait peut être conservé son chakra.

Mais voyant l'intendant affaiblis par le poison, elle donna tout afin qu'il conserve une certaine avance.
De plus, elle voulait venger les pauvres genin du désert qui avaient servit de... matière première à la création de l'hideuse chimère.

Les deux ninja d'élite s'accordèrent une courte pause une fois à l'abris dans le dédale des ruelles du quartier-marchand.
Nul ne les poursuivait.
Profitant du calme, ils purent reprendre leurs souffles et bander sommairement leurs plaies.
Petit à petit et dans la douleur, les poisons commencèrent à s'atténuer. Dès que cela fut possible et à la surprise du Haut-Conseiller, Kagami annonça qu’il renonçait à la mission.

Akihiko usa alors de ses dons pour essayer de repérer Tomio.
Il n'avait pas enregistré la signature exacte de son chakra, aussi il ne put que déduire sa position et supposer.
Vu que toutes les puissances de la ville semblaient converger vers le site de leur attentat, il était logique de supposer que le traître essaierait au contraire de s'en éloigner.

De fait, il eut une mauvaise nouvelle.
Sa cible supposée avait fait jonction avec une nouvelle source puissante de chakra. Des ennuie en plus ? Et puis, l'une des deux sources de chakra disparut, comme souffler.
Mais ce n'est pas cela qui le fit jurer.

Quelqu'un se dirigeait droit vers eux. A grande vitesse. Il s'agissait de la source de chakra qui s'était jusqu'alors tenue en retrait derrière les groupes de scélérats de la ville.

Alors qu'il pestait, Hikaru jaillit, atterrissant à coté de lui.
"C'est fait. La chose est morte... Du moins, je l'espère." annonça la kunoichi. Visiblement, elle avait tout de même bataillé un peu et son chakra était bien entamé.
"Un konohajin est intervenu. Après une brève hésitation, il m'a aidé à occire le monstre au plus vite. J'imagine qu'il va maintenant essayer de se couvrir de gloire auprès de la populace. J'ai préféré vous rejoindre discrètement..."

Mais elle n'alla pas plus loin : son coéquipier n'avait pas vraiment son attention fixée sur elle et son discours, mais sur une autre ruelle sombre.
Car ce n'était pas Hikaru, dont il connaissait la signature que le Haut-Conseiller avait sentit arriver.
Le son sec des geta surélevés raisonnant sur la pavé. Approchant désormais lentement.
Une femme splendide de grande taille, vêtue comme d'un kimono de courtisane sortie lentement des ténèbres. Akihiko sentit immédiatement l'activation prompt de dons sensoriels, qui les ciblaient lui et Hikaru.
Elle portait une ombrelle délicatement ouvragée, masquant en partie ses traits fardés pour ne laisser voir qu’un mince sourire. Le genre de sourire qui promets mont et merveilles et vous entraine vers une mort lente et douloureuse.

"Aaaah, mon cher Akihiko..." souffla Matsumo Okiko, s'adressant au Haut-Conseiller d'une voix à la fois mielleuse et venimeuse. "Qu'est-il arrivé à ton ondoyante chevelure que tant de femmes aiment caresser ?"
"C'est elle ! Okiko !" coupa Hikaru. Baissant la voix pour n'être entendu que de lui, elle souffla à son chef. "Elle est dangereuse et à les mêmes dons sensoriels que toi. Elle m'a repéré dès que j'ai mit les pieds dans son domaine. Et il était trop gardé pour une attaque directe."
La kunoichi se mit en garde immédiatement, attendant l'ordre.

"Rappelle ta pucelle, ma Source du Désert..." ricana la cheffe de la pègre de la ville. "Votre petite... escapade... M'a coûté beaucoup et je ne suis pas d'humeur. Je pourrais réclamer sa tête pour me dédommager..."
Elle gloussa. Et sortit une longue pipe qu'elle bourra de tabac hors de prix, sans faire le moindre geste menaçant.
"Ainsi Suna est déjà là. Félicitez votre service de contre-espionnage, vous avez été un peu trop prompt à mon goût. Et je n'avais pas anticipé que vous vous allierez à Konoha. Ni que vous vous livreriez à pareil assaut... Si barbare."

Elle se tourna vers Akihiko, l'œil mutin, se pavanant presque en son fief.
"Suna veut récupérer ses petites affaires, j'imagine ? Hummm... Malgré votre conduite détestable, il y a peut être moyen de s'arranger... Après tout, je ne voulais ces documents que pour les vendre au plus offrant... En souvenir du bon vieux temps, je pourrais peut être, j’ai bien dit peut être vous introduire dans le cercle des acheteurs. Après tout, une place vient de se libérer. Ou vous les revendre, vu que je doute que le vigoureux Tomio-kun vous les cède aisément…"

La reine de la mafia songeait qu'il fallait d'abord qu'elle les récupère. Avec l'assaut de ses imbéciles, Tomio les avaient sans doute déjà récupérer. Après tant de temps passé à le mettre à l'aise pour remporter le marché, voilà que ces idiots l'effrayait ! Mais il restait un homme traqué et aussi puissant qu'il soit, elle pouvait le débusquer dans sa ville, avant qu'il ne s'en échappe et le convaincre de poursuivre la vente.

Elle aurait aimé ajouter Akihiko à sa collection de mignons et le vendre lui aussi au plus offrant, lui et les secrets de Suna qu'il connaissait.
Hélas, elle l'avait sous-estimé et son assassin avait échoué. Dommage. Il allait falloir user de méthode plus subtile...
Elle jeta un œil nerveux à l'équipage de shinobi devant elle. Impériale, elle ne semblait nullement se soucier de leur supériorité numérique ou de leur effroyable réputation. S’ils osaient l'attaquer... Plus de négociations, évidemment. Et ils découvriraient qui était réellement la maitresse de ces rues.

"Alors, Akihiko-kun ? Suna sera-t-il être le plus offrant ? Vous partez le loin, sachez-le. Ma réputation est en jeu et votre petite sauterie m'a coûté des hommes et des femmes aux talents utiles et un établissement de luxe." déclara-t-elle d'une voix à la fois hautaine et joueuse. "Ha ! Un versement en sharingan aurait été envisageable. ... Dommage que l’Uchiha soit repartis avec sa petite queue entre les jambes. J’aurais aimé l’émasculer moi-même. J’avais déjà en tête un acheteur…"
Se dernier avait d’ailleurs rejoint ce froussard de traître sunajin. Il fallait espérer qu’il le convainque de poursuivre le plan. Si elle ne pouvait pas organiser les enchères, sa réputation serait à jamais ruinée. Surtout après le désastre de cette nuit !

   
Récapitulatif combat:
 
         

   
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Kayaba Akihiko

the truth



Kayaba Akihiko & Okiko

Toujours focalisé sur le chakra prétendu de Tomio, Akihiko écoutait en parallèle les mots de l’Uchiha. La gorge serrée et la voix faible, voilà qu’il faisait dans le sentimental. Cela aurait pu surprendre le blond si celui-ci n’était pas habitué à user des masques et des filtres à longueur de journée. Voilà ce qu’était son quotidien : mentir, jouer, se jouer de la compagnie de la plèbe, suivre un script. Tout ceci n’était que guère  naturel à l’origine, mais à force d’expérience et de pratique, il avait réussi à parfaire son art de manière à ce que cela soit inhérent et intrinsèque à sa personne.
Finalement, le Konohajin se releva – non sans peine – et emboîta sa course finale afin de rejoindre son équipe. Le Haut Conseiller tourna la tê te vers celui-ci et, d’un dernier signe de tête accompagné d’un ultime sourire gratifiant, le salua et le remercia par la même occasion. Sans pour autant rompre sa concentration, il ne dit mot, bien trop affairé à pister les différents chakras qui semblaient se rapprocher de lui. Un des deux était bien plus proche et rapide… mais il était rassuré. Il s’agissait tout simple de Hikaru qui, il espérait, devait être venue à bout de la monstruosité créée par Amaterasu ne sait qui. Cette dernière le briefa rapidement sur la situation, bien qu’il ne l’écoutât que distraitement. Un chakra qu’il avait déjà rencontré par le passé n’était qu’à quelques mètres du duo.

Se voulant impassible et neutre, Akihiko ne broncha pas. Il fit signe à sa partenaire de se taire et cessa de se concentrer, laissant sa sensorialité passive faire le travail à sa place. Okiko venait de les rejoindre. Il l’avait compris bien avant qu’on ne lui souffle cette information à l’oreille. Bien évidemment, sa sbire n’était pas au courant de l’histoire ; elle ne pouvait clairement pas savoir qu’ils se connaissaient d’ores et déjà. Aussi prit elle de nouvelle la parole pour informer son chef des talents de la maîtresse de la pègre. Sentant une certaine tension chez la Kunoichi, le Shinobi lui fit signe de ne rien tenter pour l’instant. Son interlocutrice était certes perverse et insipide,  mais elle demeurait néanmoins une personne sensée et dotée d’intellect ainsi que d’esprit. Négocier avec elle était probablement la meilleure option à l’heure qu’il était. De plus, cela lui permettrait de se reposer un minimum ainsi que de récupérer un peu de son chakra.
Il écouta la gracieuse vipère cracher son venin avant de lui répondre. Joueuse et taquine, il savait qu’elle le provoquerait pour ouvrir les festivités. Il n’était pas en reste non plus, d’ailleurs. Tout doucement, il s’approcha de la ravisseuse de parchemins et lui offrit son plus beau sourire. Etait-il en train de la charmer ? Peut-être. Il doutait cependant de la manœuvre : la dernière fois qu’un jeu de séduction et de charme s’était instauré entre les deux, c’est son amante qui était parvenue à mener la danse et obtenir ainsi ce qu’elle souhaitait.
Gardant le rythme, il s’arrêta doucement à environ deux mètres de la dame. Il planta son regard dans celui de sa vieille « amie » comme pour y sonder son âme. Sans surprise, rien ne lui sauta aux yeux. D’un geste de la tête, il fit virevolter ses cheveux, une épaisse mèche en moins.

« Ceci, vois-tu, est la faute de tes sbires. Peut-être que si Tomio n’avait pas engagé quelque ninja vaudou pour créer cette atrocité à base de trois Genins alors je n’aurais pas eu à déferler les éléments sur ton établissement de luxe… et n’aurais-je pas perdu une seule mèche de ma crinière. Mais, finalement… C’est à toi cela joue le plus défaut, n’est-ce pas ? La questionna-t-il d’une voix taquine. »

Alors que sa pipe vint se glisser entre ses lèvres pulpeuses, l’intendant de Suna se décida à la suivre et sortit une nouvelle cigarette de son paquet. Comme si un Nara avait lié l’ombre du blond à celle de son amante, il l’imitait à la perfection. Mouvement pour mouvement, au timing parfait. Il ne voulait en rien paraître grossier ni même se montrer hostile envers elle. S’il venait à la menacer, il pourrait alors dire adieu aux négociations et il n’était pas vraiment motivé à se battre contre elle. Après tout, il savait plus ou moins de quoi elle était capable…

« Okiko, Okiko, Okiko… Souffla-t-il afin de laisser la fumée s’évacuer. Tu oses encore me sous-estimer après tout ce temps ? Je dois bien avouer que mes attentes étaient placées bien plus haut… Tu devrais pourtant savoir que notre maillage est on ne peut plus dense. Pas une seule contrée peut se vanter de ne pas avoir été infiltrée par mes différents réseaux. Pas un seul. Il s’arrêta quelques instants et analysa les dires de la représentante de la pègre. Elle voulait faire participer Suna aux offres, ce qui était alléchant… Il n’oubliait cependant pas que Tomio avait sans doute été récupéré les parchemins, ce qui impliquait qu’elle ne savait plus où ils se trouvaient. De plus, un autre acheteur était également sur le coup… Un Samouraï, si on lui avait dit juste. Concernant le traître… J’ai bien peur qu’il ne vaille guère plus qu’un chien galeux à l’heure actuelle. N’as-tu donc pas senti son chakra s’éteindre suite à une rencontre impromptue ? Il est inutile de me mentir, Okiko-chan, dit-il d’une voix rogue. Néanmoins, je sais me montrer bon prince. Après avoir détruit un de tes plus importants centre de profit, je pense pouvoir aisément payer pour les parchemins ET remplacer un de tes gigolos personnels… Après tout, tu sais déjà de quoi je suis capable. Disons alors que ce serait… Il fit une courte pause afin de tirer une nouvelle latte. En hommage au bon vieux temps ? Lui proposa-t-il d’une voix suave, sourire aguicheur aux lèvres. »

Bien entendu, il y avait fort à parier qu'elle refuserait pareil paiement et, s’il devait être honnête envers lui-même, lui non plus n’en avait spécialement envie. Cela dit, il était parfois nécessaire de se sacrifier… Et certains sacrifices n’impliquent pas forcément de donner son corps à l’ennemi. Du moins, pas de manière aussi fataliste et dramatique…

(c) AMIANTE



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Merci Ikki!

Il y a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.

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L’intendant de Suna décida visiblement de calmer le jeu de cette folle soirée. Okiko ne semblait pas prête à engager le combat, du moins pas tout de suite, pas sans une discussion avec un « vieil ami ».
"Ceci, vois-tu, est la faute de tes sbires. Peut-être que si Tomio n’avait pas engagé quelque ninja vaudou pour créer cette atrocité à base de trois Genins alors je n’aurais pas eu à déferler les éléments sur ton établissement de luxe… et n’aurais-je pas perdu une seule mèche de ma crinière. Mais, finalement… C’est à toi cela joue le plus défaut, n’est-ce pas ?" affirma le sunajin blond d'un ton badin, avant de l'imiter en s'offrant une cigarette.

La chef de la pègre locale eut une petite moue de dédain, agitant sciemment sa fastueuse (et un brin trop ornée) pipe de luxe.
Elle sourit presque aux propos taquins de l'intendant, qui en révélait un peu trop. Sans doute le stress post-combat ou alors il n'en avait cure, allez savoir... Simulait-il ou était-il en manque de renseignements ? Il confondait maître et créature, si Okiki devinait bien…

Elle haussa les épaules en reprenant la conversation.
"Ce que vos traîtres s'amusent à faire avec vos jeunes gens ne me regarde en rien. Vous vous accoquinez avec qui vous voulez dans votre bac à sable, après tout." lança la vénéneuse shinobi. "J'ai évidemment offert un toit à un homme viril dans le besoin, rien de plus..."

Mensonge évident, bien sûr. La chef de la pègre avait procuré non seulement un abri, mais également conseils, hommes, matériels et commencée à organiser des enchères souterraines. Elle avait juste sous-estimée la violence de Konoha et la rapidité de Suna à réagir à la traîtrise.

Si cet imbécile de Tomio ne s'était pas laissé aller, sa vigilance amoindri par le luxe (et peut être les charmes des accortes serveuses de l'établissement de plaisir).
Elle lui avait pourtant dit de rester prudent et de maintenir son camouflage !
Mais bon, vu son état, cette faute était... compréhensible. Et éminemment ennuyeuse.

"Vous auriez tout de même pu régler vos différends en dehors de mon établissement. Voire en dehors de la ville. Le Daimyo va vouloir la tête des responsables : de nombreux nobles et riches marchands fréquentaient ma Lanterne Pourpre... Il va falloir... me dédommager."

L'intendant de Suna laissa s'échapper la fumée de sa cigarette avant de poursuivre. Au loin, cris et voix diminuaient alors que l'on maîtrisait l'incendie. Sous peu, les rues allaient grouiller de samouraï et gardes municipaux à la recherche des coupables.
"Okiko, Okiko, Okiko… Tu oses encore me sous-estimer après tout ce temps ? Je dois bien avouer que mes attentes étaient placées bien plus haut… Tu devrais pourtant savoir que notre maillage est on ne peut plus dense. Pas une seule contrée peut se vanter de ne pas avoir été infiltrée par mes différents réseaux. Pas un seul."

La maitresse des bas-fonds eut un rictus amusée et cynique.
"Akihiko, Akihiko, Akihiko..." répliqua-t-elle, singeant à son tour le sunajin. "Toujours aussi polarisé et imbu de ta personne... Ah, ces merveilleux réseaux... Konoha en a un aussi, d'ailleurs et sans doute Uzu et deux ou trois autres pays... De qui sont-ils composés déjà, le plus souvent ? De mécréants ? De personnes trempant dans des histoires louches, contrebandiers et autres marchands libéraux et jouant aux limites de la légalité ? Des anges au cœur pur et à l'intégrité sans faille, n'est-il pas ? Qui survivent par la vente de renseignements, l'espionnage... Une loyauté achetée peut être... surenchéris. Mais bien sûr, ils vous restent toujours votre solution de contrôle préférée : la peur et la violence. Quelque-chose dont je n'ai bien sûr pas la moindre habitude.... Oooh, j'ai si peur, shinobi-sama !"

Mais le sunajin n'avait pas fini et poursuivit malgré les railleries de la vénéneuse maîtresse de la pègre.
"Concernant le traître… J’ai bien peur qu’il ne vaille guère plus qu’un chien galeux à l’heure actuelle. N’as-tu donc pas senti son chakra s’éteindre suite à une rencontre impromptue ? Il est inutile de me mentir, Okiko-chan."
Les sens mystiques de la kunoichi n’avaient rien à envier à ceux du sunajin et elle avait en effet perçu tout cela.
Mais elle avait un coup d'avance sur l'intendant à ce propos.
C'était un de ses hommes qui avait retrouvé le complice de Tomio et l'avait envoyé intercepter l'ex-ninja du sable.
Elle pensait qu'il pourrait raisonner le traître, de manière naturelle ou... autrement. Tomio avait sans doute reçu l'ordre d'employer sa furtivité et de masquer son chakra
Ou alors... Non, l'étranger n'avait pas d'intérêt à l'occire sans d'abord avoir récupérer les documents.
Elle dédia donc un sourire mystérieux et patient au blondinet, ne confirmant ni n'infirmant l'information.

"Néanmoins, je sais me montrer bon prince. Après avoir détruit un de tes plus importants centre de profit, je pense pouvoir aisément payer pour les parchemins ET remplacer un de tes gigolos personnels… Après tout, tu sais déjà de quoi je suis capable. Disons alors que ce serait…  En hommage au bon vieux temps ?" proposa ensuite le ninja du Pays du Vent.
Okiko réfléchit. La proposition était tentante, juste pour un peu d'amusement.
En passant sous silence les "à coté" tendancieux, le blondinet était un haut-gradé de Suna. Il pouvait sans doute débloquer les fonds nécessaires aux enchères. Elle pourrait lui extorquer beaucoup et le plaisir l'imaginer devoir expliquer l'humiliation d'avoir dû acheter leurs précieux plan de conquête à son Kage était particulièrement tentant.

"Oh ? C'est grandement surestimé tes... talents, je dirais." ricana-t-elle, avant de pointer sa pipe sur Hikaru. "La demoiselle est bien sûr incluse dans cette offre si alléchante ? J'imagine que l'on pourrait lui apprendre deux trois choses ensembles... Et avec la fermeture de mon établissement de plaisir, j'ai quelques messieurs, et dames, à... soulager."
Elle eut un sourire de requin, la transformant de beauté glaciale en pur démon.

"Ce... paiement est un peu léger pour compenser mes pertes, mais... Si tu l'acceptes, je t'ouvrirais ma porte pour la nuit, te mettant à l’abri de l'ire du Seigneur de la ville. De plus, je ferais verrouiller la cité par mes hommes et recontacterais Tomio pour le calmer, afin d'assurer les enchères. Vous aurez alors les droits d'y participer.  Après tout, je me fiche de qui obtiendra ses documents. Moi-même, je ne les désire que pour faire monter le prix... Si Suna paye assez, vous pourrez les récupérer."

Elle souffla un nuage de fumée abondant vers Hikaru, la provoquant visiblement.
"Quant à Tomio... Une fois les enchères terminées, il ne sera bien évidemment plus le bienvenu ici et je ne verserais pas la moindre larme sur son corps désossés s’il tombait dans une embuscade en sortant de la ville par une porte que je lui aurais indiquée... C'est la vie. Alors Akihiko, que penses-tu de ma proposition ?"

Accueillir dans son antre les shinobis du sable était éminemment risqué, mais Okiko rêvait de les humilier après la débâcle de cette soirée.
De plus, mieux valait garder à proximité l'intendant, plutôt qu'il vadrouille en ville à la recherche de Tomio et cause encore plus de dégâts.
Okiko et le monde du crime organisé était influent ici, s'achetant la tolérance de la ville, mais il y avait des limites. Surtout avec la présence du Général Endô. Quand les rumeurs sur la présence d'un Uchiha incendiaire et d'un ninja blond ayant inondé et détruit presque tout un quartier allaient se rependre, il insisterait pour une battue.
Okiko savait qu'à trop faire tanguer le bateau, on pouvait boire la tasse.
Confiner les sunajin dans son manoir, sous bonne garde, permettrait de laisser les choses se tasser jusqu'aux enchères. De plus, montrer qu’elle « contrôlait » l’un des assaillants lui permettrait de ne pas paraître en position de faiblesse…
Tout ce qu'avait à faire Akihiko, c'était d'accepter de se rabaisser, accepter son hospitalité et les plaisirs qui allaient avec. Et accessoirement, jeter en pâture sa kunoichi aux appétits lubriques (et autres) de la pègre.

   
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Kayaba Akihiko & Okiko


Vraisemblablement, l’interlocutrice de l’intendant du Sable ne semblait pas particulière au fait des capacités de ce dernier. En effet, il était bien trop au courant des capacités de ses ninjas ; ce qui valait également pour ceux qui se décidaient à trahir cette illustre nation. Aussi Akihiko savait pertinemment que Tomio était tout sauf capable de créer une telle chimère à partir des corps de trois Genins. L’irascible fugitif avait toujours été incapable ne serait-ce que de comprendre la subtilité de l’anatomie humaine, alors coudre trois corps inertes ? C’était tout bonnement impensable. A cet effet, le blondin esquissa un sourire hautain lorsque la charmante Okiko se permit de le corriger avec dédain.
Si Tomio était un homme viril dans le besoin, alors Akihiko n’avait jamais aimé les simples plaisirs de la vie. Absurdité pour absurdité. Qu’à cela ne tienne, il n’allait pas la laisser louanger un Shinobi aussi pleutre que l’était Tomio.

« Un homme viril qui, au moindre couinement, décide de prendre la poudre d’escampette. Voilà qui est bien cocasse, répondit-il, cinglant. En tous les cas, tu ne sembles guère au courant des capacités de Tomio… Il est inutile de tergiverser à son sujet, de toute façon. Il est probablement tombé contre plus fort que lui – chose facile, n’est-ce pas ? – et les parchemin s tant convoités sont quelque part dans la nature. »

Le Sunajin  avait néanmoins su tirer profit de la présence de Konoha en ces lieux. De cette façon, il avait rapidement pu dé nicher Tomio et se débarrasser d’au moins deux ennemis relativement coriaces. A présent, il lui fallait se jouer de la douce vipère pour mettre, à son tour, la main dessus. Si elle voulait jouer, alors elle serait servie. Son interlocuteur était un joueur, et pas des moindres. Toujours taquin et, justement, joueur, il ne refuserait jamais un défi et ferait tout pour toujours asseoir sa suprématie sur ses prétendants et autres adversaires.
Ceci dit, il ne pouvait qu’être d’accord avec elle sur un point : le Daimyô allait forcément vouloir lui mettre le grappin dessus. C’était néanmoins avec cette variable prise en compte qu’il avait déferlé moult vagues en ces lieux. Le rencontrer aurait pu être avantageux… en d’autres circonstances. Akihiko savait cependant que le Daimyô n’était rien de plus qu’une marionnette pour une autre illustre personne qui agissait dans l’ombre… Une person ne qui jadis sauva le blondinet des griffes d’une terrible organisation. Et voilà qu’il souillait le fief de son protecteur. Hérésie, s’il en était ! Mais il n’éprouvait aucun remord, aucun regret. Au final, les fautifs étaient les potentiels acheteurs du marché sous-terrain, pas le Sunajin. Il ne faisait que récupérer son bien… Un bien qui impliquait forcément quelques dédommagements à son égard.

Finalement, il ne lui répondit pas. Cela ne servait à rien d’entamer un énième débat stérile qui n’aboutirait probablement à rien.
Peu après, ce fut à elle de l’imiter. Encore une fois, les deux illustres shinobis inversèrent leurs rôles. La voix emplie de cynisme, elle se fichait ouvertement d’Akihiko et de ses divers réseaux. Il ne pouvait qu’accepter le fait que toute nation qui se respectait possédait ses propres espions. En revanche, elle se trompait totalement lorsqu’il s’agissait d’énumérer les membres qui composaient ceux de Suna. Peut-être était-ce le cas de Konoha ou même d’Uzu, mais le Sable ne s’était jamais abaissé à  tisser une toile aussi dense avec quasiment que de la pègre. Bien au contraire…

« Bien sûr que toutes les autres nations ont leurs propres espions, Okiko. Je ne suis pas né de la dernière pluie et suis également bien au courant de tous ces manèges. En revanche, sache que les infiltrés de mon pays ne font guère partie de la plèbe et de la pègre. Tous sont sous mes ordres, tous sont compétents – bien plus que tu ne peux l’imaginer. Leur loyauté n’est pas achetée non plus. Tu te mets le doigt dans l’oeil, très chère. Tu sous-estimes bien trop Sunagakure et cela te portera préjudice tôt ou tard. La preuve : tu ne t’attendais certainement pas à ce que nous soyons capables d’une telle réactivité ! La provoqua-t-il. Cesse donc de te cacher derrière de telles palabres. Tu sais toi-même que le  contrôle ne s’obtient que d’une façon : le respect. Ainsi, le meilleur moyen de l’obtenir est de le forcer par la crainte… Sans trop se donner de mal, qui plus est. La plèbe est simple d’esprit, Okiko, c’est ainsi que tu pus façonner cette nation à ton image. En revanche, Suna a su s’équiper des meilleurs Shinobis, dit-il en pointant Hikaru du doigt, qui n’ont pas besoin de nous craindre pour nous respecter – ils sont eux-mêmes aux faits de notre talent et ils savent parfaitement ce qu’ils ont à gagner en nous faisant confiance, termina-t-il sa longue tirade. »

Akihiko avait donc proposé un moyen de marchander et l’intéressée plancha dessus et y réfléchit. Femme de luxure, il savait qu’il avait touché une corde sensible et qu’il s’agissait probablement du meilleur moyen de se rapprocher d’elle… et donc des parchemins qu’il convoitait tant. A cet effet, la sensorielle pointa sa pipe sur Hikaru et demanda si cette dernière était incluse dans l’offre. C’était un pari risqué, surtout lorsque l’on connaissait le passé de celle-ci… Il ne semblait néanmoins guère avoir le choix, vu l’insistance dont faisait preuve Okiko à son propos.
Akihiko s’octroya un temps de réflexion et continua de fumer. Finalement, il jeta son mégot par dessus les toits des battisses environnantes et hocha la tête de haut en bas. Un signe accompagnant une réponse concise, claire et précise. Le requin qu’elle jouait souffla ensuite sa fumée vers la Sunajin qui commença à sortir les crocs. D’un geste rapide mais ample du bras, le Kayaba la fit taire et la somma de se calmer. Il n’était sûrement pas venu le moment d’entamer un nouvel affrontement, surtout que la plèbe commençait à s’amasser et à se diriger vers eux afin de trouver les coupables.
Il se serait presque senti minable d’être ainsi acculé et de devoir accepter un tel marché pour récupérer des parchemins. Néanmoins, Senshi lui avait clairement dit que tous les moyens étaient permis pouvoir mettre à nouveau la main sur les défenses des différents avants-postes. Faire carte blanche lui était ainsi offerte.
Il tourna les talons sans agressivité aucune et prit Hikaru par les épaules.

« Je suis désolé mais nous n’avons pas le choix. Tu m’as toi-même dit que sa forteresse était bien trop gardée pour que nous puissions y pénétrer sans être attendu par toute sa garde personnelle. Je ferai en sorte que tout se passe bien pour toi, lui assura-t-il, de manière à ce qu’elle seule soit capable de l’entendre. »

Suite à ces paroles pleines de bienveillance, le Haut-Conseiller se tourna de nouveau vers Okiko et, accolant Hikaru contre son torse, s’avança vers la maîtresse des lieux.  A présent à ses côtés, il la prit également par les épaules, avec son bras libre, et glissa sa main entre les différentes ouvertures proposées par ses habits de luxe. C’était un geste qui était, bien évidemment, lourd de sens.

« J’accepte ton offre, Okiko. Fais en sorte que tes sbires préparent leurs meilleurs alcools et contacte tes différents acheteurs pour les prévenir de leur nouveau prétendant, s'exclama-t-il, un large sourire aux lèvres. »

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Okiko, amusée, laissa discourir le sunajin tout en tirant sur son pipe festonnée.
Elle se demandait lequel d'eux deux sous-estimait vraiment Tomio. Il est vrai que si elle avait bien lu les signes, celui-ci s'avérerait bien plus "manipulable" que le blond intendant. Mais l'ex-jônin traitre à Suna ne devrait pas être méjugé. Fourbe et prudent, oui, lâche pas forcement.
Quant à son complice... La cheffe de la pègre n'aimait pas y songeait, car il représentait une inconnue dans cette situation déjà compliquée et périlleuse.

Elle écouta poliment (enfin, pas réellement) le sunajin se rengorgeait sur la qualité de son réseau d'espions. Aaaah, la fierté masculine ! Si facile à titiller. Surtout avec un tel patriotisme fervent ! Okiko quant à elle n'avait pas la moindre estime pour les Village Caché, pour son pays, pour sa ville.
Elle pourrait tout reconstruire ailleurs, si l'envie l'en prenait. Elle appréciait juste son... confort actuel. Une richesse mise à mal et perturbée par les hommes du sable. Ils paieraient donc, que ce soit par l'or ou le sang.
Nul doute que Suna disposait d'une réelle et dangereuse toile d'informateurs de toute origine. Merci Akihiko-kun de confirmer qu'il y avait des gens haut-placés dans leur nasse. La courtisane impie se demandait si elle pourrait arracher un ou deux noms comme "exemple" à son cher blondinet... Hummm, probablement pas. Il y avait des limites aux confidences sur l'oreiller.
Quoi qu'avec quelques liqueurs et diverse substance... Mhhhmmm... À voir.

Elle tira une nouvelle bouffée en contemplant ses futurs jouets d'un air gourmand, attendant que l'intendant prenne une décision.
Il jeta sa cigarette et Okiko allait le taquiner sur les risques d'incendie non-Uchiha, mais le mouvement sec de la tête d'Akihiko l'arrêta.
Il acceptait le marché.
Intéressant. Il était donc vraiment prêt à tout pour réussir sa mission.
Le sourire de la cheffe de la pègre s'élargit, venimeux au possible, jouissant de son petit succès.
Il avait plié.

La vénéneuse shinobi masqua son quasi-ricanement de triomphe quand elle vit le sunajin prendre à part sa comparse, sans doute pour lui expliquer sa décision.
Dommage qu'il ne l'ai pas fait à haute-voix et que de dos elle ne puisse pas lire sur ses belles lèvres... Quel mensonge lui as-tu bien servis, Akihiko ? L'appel au devoir ? Un rappel aux "entrainements spéciaux" des kunoichi, souvent employées pour "infiltrer" certains cercles et "s'approcher" de certaines personnes ?
Ooooh, j'espère que tu as assurée à ton petit mouton sacrificiel un cliché du style "tout va bien se passer" ou "Ce n'est qu'un moment difficile à passer."
Mentalement, Okiko compulsait sa trop longue liste de "clients" dont elle avait déjà fait assouvir les demandes les plus perverses. Des choses qui auraient fait vomir même un shinobi aguerrit.
Dommage qu'elle ne puisse surement pas en contacter assez pour cette... soirée.
Dommage également qu'elle n'ai pas de moyen d'enregistrer les cris de cette gamine. Les rejouer à Akihiko un autre jour aurait été tellement plaisant.
Il faudrait qu'elle voit s'il n'existait pas une technique pour ça...

Ayant prit sa décision et fini son entretien, le sunajin blond evint vers la beauté fatale, l'enlaçant alors qu'il tenait déjà sa disciple tout contre. En protecteur. Vain protecteur.
Le geste était bien sûr audacieux et sans équivoque. Alors, monsieur le Haut Conseiller de Suna s'affirmait en Grand Protecteur de la petite et prenait les devant pour montrer qu'il n'avait pas peur des plaisirs interdit promis par la vilaiiiine mafieuse ?
"J’accepte ton offre, Okiko. Fais en sorte que tes sbires préparent leurs meilleurs alcools et contacte tes différents acheteurs pour les prévenir de leur nouveau prétendant." affirma-t-il, un sourire probablement faux aux lèvres.

Okiko se coula tout contre lui, faisait courir un ongle trop long, presque une griffe sur le torse du sunajin. Connaissant la maitresse de la pègre, il était peut être même empoisonnée.
"J'aime quand les hommes prennent des décisions rapides et efficace. Il en sera fait selon ton désir." susurra-t-elle à son oreille. "Je te promet une soirée... inoubliable."
Elle s'approcha, se frottant à lui sensuellement, semblant vouloir sceller leur pacte impie par un baiser... Mais au dernier moment, la cheffe de la pègre se détourna pour bécoter plutôt la kunoichi qui l'accompagnait.
"Tant de charmante demoiselles pour plaire à un si bel homme...J'espère que vous avez de l'endurance, petite..." roucoula-t-elle, se demandant déjà combien d'hommes elle pourrait rassembler pour "plaire" à la coéquipière d'Akihiko. "Suivez-moi. Quittons ses rues sordides et trop fréquenté pour un peu de confort."

Sans attendre, elle les guida dans le dédale de rue du quartier marchand, empruntant des voies peu fréquentés, parfois si étroites et si torturées que même un shinobi ne les auraient peut être pas descellés dans le noir.
Sous la houlette d’Okiko, ils leur fut aisé d'éviter les patrouilles affolées de garde de la cité et les habitants fuyant, errant dans les rues après le désastres.
Nul ne les vit. En apparence du moins. Les sens exacerbés de Akihiko l'informèrent bien vite qu'ils étaient loin d'être seuls.
Les ombres avaient des yeux, des poignards. Il pouvait même ressentir l'hostilité. Dans les ténèbres, brutes et assassin de la chef de la pègre les "escortaient".

Ils finirent par déboucher dans une rue jouxtant à la fois le quartier nobles et le quartier marchand.
On les fit bien vite entrer dans la luxueuse propriété, entourait d'un mur épais qui la séparer de la plèbe.
Deux splendides jardins entouraient le manoir : l'un verdoyant et entretenu par un vieillard qui se courba en révérence devant sa maitresse, l'autre de pierres sèches et de gravier, un jardin de pierre zen.
Il était visible que Okiko avait battus le rappel de ses troupes et une petite armée de butors aux gueules patibulaires, souvent tatoués et/ou couturé de cicatrices occupaient la place, mais ils n’étaient pas autorisé à pénétrer dans les pièces les plus intérieure du somptueux repaire de la pègre, se contentant de remplir à foison des chambres ouvertes sur les jardins.
Les regards étaient lourds de haine difficilement contenue quand ils croisèrent les sunajin entrainé par leur sinistre maitresse. Certains avaient même déjà la main sur le katana.
Accueillir l'un des shinobi ayant détruit la "Lanterne Pourpre" et occis tant de leur comparse n’avait rien de plaisant.

Okiko les installa dans une salle de banquet et très vite face aux ordres impérieux de leur patronne, un repas exquis fut servit.
On y noté toutefois quelques subtiles insultes : les plats servit à Akihiko étaient tous noyés sous la sauce ou limite carbonisé « à la Uchiha ». Le sake du maître du Suiton  était même coupé à l'eau.
"Veuillez nous excuser pour ce repas sommaire." mentit ouvertement Okiko en les rejoignant après une légère absence. "Nous n'attendions pas d'invité aussi... prestigieux. Sachez que j'ai donné mes ordres pour organiser les enchères. Vous n'avez donc plus à vous soucier de rien, à part vous détendre."
Pour fêter ça, elle servit du véritable et bon sake à ses "invités" pour la nuit, en véritable Geisha.
Provocatrice, elle ne put s'empêcher de frôler sciemment les corps des sunajin, appuyant son ample poitrine contre leur dos ou leur bras quand elle versait la boisson.

Après le repas, de nombreux autres alcools, cette fois non-coupé, furent apportés et servit aux shinobi. Deux jeunes filles un rien affolées vinrent offrir une musique d'ambiance. Du tabac fut également proposés aux shinobis, ainsi que de l’opium et d’autres substances exotiques.
Un sbire à l'air louche les interrompit toutefois à un moment, pour venir murmurer quelques informations à sa maitresse, qui dû quitter les genoux d'Akihiko sur lesquels elle s'était lovée comme une vipère.
Les nouvelles sussuraient par l'homme de main amenèrent un sourire visible sur le visage d’Okiko.
Le Haut-Conseiller put alors ressentir non-loin, surement dans une pièce attenante du grand bâtiment, un nouveau chakra digne d'un shinobi.

Okiko claqua des mains impérieusement et des servantes virent calfeutrer toutes les fenêtres.
"Il est temps de passer... au dessert." annonça la cheffe de la pègre, dévorant le sunajin des yeux. "Pour l'instant, nous nous passerons de ta jeune amie. Je n'ai pas envie qu'elle... t’épuise. Je te veux totalement en forme pour moi. Mais rassures-toi, j'ai trouvé de quoi l'occuper en attendant d'avoir besoin d'elle..."
La maîtresse de la pègre se leva, entraînant Akihiko et lui seul vers sa chambre isolée, au plus profonds du repaire. Ils ne croisèrent personnes de visible sur le chemin du saint des saints, mais Akihiko put ressentir des présences àl 'affut derrière des panneaux de riz. La vénéneuse kunoichi de la pègre n’était pas folle au point d’accueillir un ninja au centre de sa toile sans prendre quelques précautions. Leur ébats seraient sans doute suivit par des oreilles attentive. Le Haut-Conseiller détecta plusieurs chakra qui n’auraient pas dépareillé à l’académie de Suna.
Serait-il aussi fougueux que lors de leur première rencontre ?
Bah, s'il manquait de motivation, elle avait quelques substances capables d'y pallier...
Les deux musiciennes, têtes basses, entrainèrent quand à elles Hikaru vers son destin.

   
Feat.
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Kayaba Akihiko & Okiko


Dès lors qu’Akihiko eut manifesté quelconque signe d’approbation pour le marché d’Okiko, celle-ci vit son sourire s’élargir au-delà des limites humaines. Cette option déplaisait fortement au Haut-Conseiller mais il devait s’y résoudre : il n’avait nul autre choix. Il aurait pu tenter un assaut éclair et expéditif, quitte à se jeter dans la gueule d’un monstre ô combien gigantesque, duquel il n’avait pas la moindre information. Ainsi, il préféra jouer la carte de la sécurité, même si cela impliquait devoir trahir Aika et ainsi se mêler à quelques confidences sous l’oreiller… Avec l’ennemi. Ou plutôt devrait-on dire l’ennemie. Cette vénéneuse vipère se délectait probablement de la situation dans laquelle elle avait fait en sorte que le Sunajin plongeât.
Lui qui s‘était toujours promis de ne jamais succomber au charme d’une autre… Voilà qu’il allait devoir donner son dû à son interlocutrice. Mais il faisait ça pour Senshi. Pour la sainte patrie. Pour Suna. Son sens du devoir lui incombait d’agir de la sorte ! Il n’avait donc aucun remord à y aller éperdument…
Tout compte fait, il n’était pas le plus à plaindre. Certes, il allait batifoler avec Okiko, reine parmi les reines de la pègre. Mais Hikaru… La jeune femme se traînait déjà un passif relativement lourd qui la changea à jamais alors qu’elle était encore toute petite. Il allait donc devoir choisir les bons mots pour la rassurer et faire en sorte qu’elle se détende le plus possible avant que les chiens du manoir ne fussent qu’une bouchée de sa chair. Elle ne savait définitivement dans quoi son conseiller l’avait embarquée de force.

« Hikaru… Je m’excuse par avance.
- Ne me dis pas que tu as accepté l’offre de cette… gourgandine ?! Vociféra-t-elle en chuchotant afin que la dénommée ne l’entendît pas.
- Nous n’avons guère le choix. Nous devons parfois nous sacrifier pour notre patrie, Hikaru. Je suis aussi ravi que toi à l’idée. Et puis… Il faisait là un choix osé. Tu pourrais parfaire tes techniques « d’infiltration »… Nombreuses sont les Kunoichi amenée à user de tels stratagèmes pour se rapprocher d’un quelconque cercle et pouvoir toucher les personnes importantes… Tout cela a déjà dû t’être enseigné à l’académie, si je ne me fourvoie pas, finit par la convaincre. »

Résignée comme si l’épée de Damoclès s’abattait sur ses frêles épaules, la Sunajin accepta d’un faible hochement de tête ce que son supérieur venait de lui baratiner. Encore une fois, c’était la seule solution probante qu’il pouvait envisager. Comme charmée et subjuguée, elle se tenait aux côtés de son maître d’un soir pour finir également aux côtés d’Okiko. Cette dernière se lova alors contre le prince des Sables qui affichait un faux sourire satisfait. Bien sûr qu’il était tout sauf satisfait de la situation ! Se sentant faible et miséreux, il devait néanmoins garder la tête haute, et donc garder la face. Il avait une réputation à tenir, et cette réputation n’incluait pas seulement sa personne cette fois… La réputation de sa nation était également en jeu !
N’absorbant que d’une oreille unique le venin de la Kunoichi, il ne releva même pas lorsque cette dernière daigna lui griffer le torse avant d’embrasser son acolyte. Contre toute attente, Hikaru poussa le vice à son paroxysme en se prêtant un peu trop bien au jeu et répondit au baiser tout aussi langoureusement qu’elle le pouvait.

Un couloir biscornu s’offrit à eux alors que la chef de la pègre leur avait évité bien des désagréments avec la police locale. Il était normal que tous les civils soient à la recherche des responsables, Akihiko ne leur en voulait pas. En revanche, il ne se serait pas forcément rendu aussi facilement qu’ils pouvaient le souhaiter. Il en aurait probablement massacrer à la pelle avant qu’on n’eusse put mettre la main sur sa toison d’or. Ses sens restant malgré tout en alerte – il aurait été bien vu si amené à sauver la maîtresse de cette ville – lui permirent de rapidement se rendre compte qu’ils étaient loin d’être seuls. Les yeux des ténèbres miroitaient sous leur sillon et l’intendant aurait pris un coup de poignard furtif que cela ne l’aurait guère étonné. Mais il ne sentait pas que cela… Non. Sa sensorialité n’y était pour rien dans ce cas précis. L’hostilité, la haine et la soif de sang avaient toujours été les sentiments les plus intenses que chaque espèce pouvait laisser transparaître. Aussi un léger frisson, presque imperceptible, le parcourut de tout son être. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas été sujet à tant d’émotions aussi néfastes…

Un mur épais se manifesta devant eux. Si épais que même ses puissantes déferlantes n’auraient pu en venir à bout comme il avait pu le faire auparavant avec la Lanterne Pourpre. Derrière cette enceinte de brique se dressait un somptueux manoir entour de deux illustres et merveilleux jardins ; l’un coloré, l’autre aux allures zens.
Comme pour contraster, la plupart des chiens de gardes de la grande dame se tenaient aux abois, main au sabre, prêts à dégainer si la moindre faille venait à leur être livrée. C’était sans compter sur la bienveillance perfide de leur maîtresse. Une chose était sûre, si l’idée farfelue lui venait de s’attaquer à ce manoir, il allait vraiment devoir calculer son coup. Il n’aurait certainement pas droit à l’erreur,  ce qui lui laissait une très faible marge de manœuvre. Aussi se ravisa-t-il et chasse toute idée hostile de son esprit. Il se détendit promptement, comme si tout ce qui s’était passé quelques minutes auparavant avait été effacé de sa mémoire. Son cœur se calma comme une mère aurait calmé ses enfants. Il souriait. Grandement. D’un blanc éclatant. Après tout, il n’était guère en mauvaise position, lui, si l’on exceptait ses mœurs et différentes valeurs qui nourrissaient ses démons depuis bien des années à présent.

Suivant leur reine, les deux invités de fortune ne dirent mot en admirant la bâtisse qui allait les abriter pour la nuit. Cette pièce d’architecture semblait avoir été conçue à l’effigie de leur sombre propriétaire.
Ils se mirent alors à table. Sans broncher, les servantes de dame Okiko leur servirent quelques mets d’origine goutus et nobles. D’origine. Effectivement, la rancœur éprouvée par les cuisiniers – toutefois justifiée – fut visible sur tout ce qui leur fut serve. Plats carbonisés ou noyés de sauce, saké coupé à l’eau… Tout cela n’était qu’une piètre analogie du tableau qu’il avait dressé de leur village. Akihiko eut alors une mine avisé mais ne se fit pas prier pour se sustenter à sa guise. Cela restait largement convenable malgré tout, et il devait se montrer reconnaissant qu’on ne l’eût pas empoisonné à la seconde où il était entré en ces lieux.  
Après quelques minutes d’absence l’hôtesse arriva et s’excusa faussement pour ce repas « sommaire ». Toujours à se pavaner. Elle n’avait décidément pas changé. Elle ajouta que tout était prêts pour les enchères du lendemain. Un sourire expressif et rayonnant se ficha sur le faciès du Sunajin. Il allait enfin pouvoir en terminer avec cette fichue mission, quitte à payer le prix fort.
D’un côté, il pensait que cela aurait pu être rapidement expédié s’il n’avait eu qu’à se défaire de cette chimère ô combien horrible et grotesque et de l’assassin de la nuit, sans pour autant se soucier d’Okiko. Mais dès qu’il apprit pour la présence de cette dernière il comprit que cela serait tout sauf aisé de les récupérer. C’est aussi pour cela qu’il ne l’avait pas attaquée à vue et qu’il avait pris le parti de discuter un peu avec, pour voir ce qu’elle pouvait lui offrir. Quand bien même ce village vilipenderait Suna, il n’en avait cure. Il pouvait même se permettre de se détendre, de se relaxer et qu’on prît soin de lui toute une soirée et une nuit dans les repaires de l’ennemi. Que demander de plus ? Pendant une nuit de déboire – et il ne doutait pas du bon soin de sa maîtresse nocturne qui saurait lui procurer de quoi oublier ses valeurs le temps d’une nuit – il allait enfin pouvoir oublier tout le carcan administratif qui flottait dans son bureau et se jetait dans les méandres de son esprit.

Le cours de la soirée battait son plein. Nombre d’alcools leur fut servis sans contenir la moindre trace d’eau. Des alcools purs et forts, seyant à perfection le blondin. Du tabac luxueux lui fut également proposé, chose qu’il accepta avec plaisir. En revanche, il refusa opium et autres substances pour le moins illicites. Il n’avait guère besoin de ça pour que son esprit ne lui jouât quelques tours. Une douce mais festive musique chatouilla également leurs tympans avec tendresse. Si le Haut-Conseiller ne se trouvait pas en présence de l’ennemie, il y avait fort à parier qu’il aurait endiablé la piste de danse… Il se laissa finalement aller à quelques caresses sensuelles envers la douce Okiko lovée sur ses genoux, jusqu’à ce qu’un homme aux allures plus patibulaires que ses congénères ne l’interrompît lui, ainsi que toutes les autres personnes présentes. La maîtresse quitta alors sa place confortable et rejoignit son sbire. A cet instant, les sens d’Akihiko perçurent un chakra digne d’un Shinobi de l’autre côté des portes. L’esprit quelque peu embrumé par l’alcool, il ne savait pas déterminer s’il appartenait à Tomio ou à celui ou celle qui l’avait intercepté quelques heures auparavant. Bah, cela importait peu puisque, de toute façon, il allait récupérer son précieux dû dès que l’aube bercerait la plèbe de ses éclats chatouilleux.
Okiko claqua ses mains telle une impératrice. Des servantes vinrent fermer fermer fenêtres et rideaux, baignant la pièce dans une pénombre naturelle. Ainsi était venue l’heure du dessert. Un regard suave se dessina sur les yeux du Sunajin qui fixa  celle qui lui était promise d’un regard lascif. A présent avisé qu’ils se passeraient de l’autre Kunoichi, il allait lui montrer qu’il ne fallait pas trop le chatouiller et lui se promettait de donner à la chef de a pègre ce qu’elle méritait.

Tous deux se levèrent donc et marchèrent lentement vers la chambre de celle qu’il allait dévorer, au fin fond du manoir. L’esprit retourné à cause de toutes ces vapeurs à base d’éthanol, il ne faisait plus vraiment de distinction entre le bien et le mal. Il était totalement prêt à devenir de nouveau intime avec son ancienne amante. Il put néanmoins calculer les quelques regards qui se posèrent sur lui, ainsi que les présences invisibles qu’ils considéraient comme jalouses à son égard, voire même un tantinet protectrice envers leur vénérée vipère. Il était tout à fait compréhensible qu’elle eût pris quelques précautions avant d’inviter un illustre invité dans sa demeure… Surtout si celui-ci était haut gardé dans un village ninja. Il y avait d’importants risques inhérents à ses fonctions. Aussi se devait-elle de prendre toutes les mesures nécessaires.
En guise de bonne foi, il laissa son katana face à la porte, à l’extérieur de la somptueuse chambre de la douce mais vénéneuse Kunoichi. Ainsi il ne présenterait plus aucune menace à son jouet d’un soir. La suivant toujours, il pénétra en ce lieu sain. Comme pour prendre les devants, il se frotta à elle et vint cette fois sceller leur pacte impie du bout des lèvres. D’abord doucement, puis avec plus d’ardeur et de fougue, pour enfin terminer langoureusement. Suite à quoi il la prit par les épaules et plongea son regard océan dans le sien.

« Peut-être voudrais-tu un… massage, afin d’ouvrir les festivités ? J’ose imaginer que tu as eu toi-même une grosse journée… Un peu de détente te ferait le plus grand bien et je pense être capable de raviver le moindre de tes sens, Okiko, lui susurra-t-il au creux de l’oreille, en la guidant vers son propre lit. »

Il n’y avait là aucune mauvaise intention de sa part. Juste prendre du bon temps et le partager avec celle qui était prête à si bien le servir. Il était d’ailleurs loin d’être une bête, un peu d’affection et de confort leur ferait probablement du bien à tous les deux. Et puis, n’est-il pas de meilleure façon de commencer que par un massage ô combien érotique ?

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Okiko sourit en remarquant que le sunajin déposait son arme. Geste de bonne foi, mais tellement faux aussi.
Un shinobi n'avait jamais qu'une seule arme sur lui. Et son corps, son âme et son chakra en était une...

Elle ferma la porte et déposa sa longue pipe festonnée sur un meuble à coté de sa couche, alors que le Haut-Conseiller commencer à la titiller, avant de sceller leur marché par un baiser fougueux.
"Aaaah, mon délicieux Akihiko ! Si impatient, mais si habile avec sa langue..." ricana-t-elle.
La veuve noire le lui rendit, avide.  Elle mordilla ses lèvres, fit jouer sa langue, diablement tentatrice tout en caressant la longue chevelure du Haut-Conseiller. Ou du moins, ce qu’il en restait.
Ses yeux pétillaient de triomphe : pour Okiko, rien ne valait le fait de faire plier un ennemi face à sa volonté. De l'humilier.
Surtout si c'était quelqu'un d'aussi fier et puissant qu’Akihiko.
Et en plus, cela promettait d'être particulièrement agréable.

Est-ce que ça valait la perte de son plus rentable établissement de débauche, de son meilleur assassin et d'une partie non-négligeable de ses troupes.
Hmmmm... Discutable...
Mais elle n'en avait pas fini avec les sunajin.

Le blondinet l'entraina vers son propre lui lit, comme au bon vieux temps. Tentative futile d'essayer de garder le contrôle, même dans leurs ébats.
Il lui proposa un massage en guise d'apéritif.
"Aaaah, tu sais parler aux femmes !" susurra-t-elle en prenant une pause lascive. "La journée a été rude pour nous deux, un peu de délassement ne sera pas de refus..."
D'un geste impérieux, elle désigna un petit bureau qui croulait sous les parchemins, mais aussi divers fioles, onguents, poudres et plantes aux propriétés plus ou moins toxique.

"Le coffret à ta gauche. Il y a quelques huiles essentielles dans le double-fond qui délasseront mon corps sous tes caresses expertes. Ne prends et ne touche à rien d'autres si tu tiens à ta manucure... Et pendant que tu y es, sert nous aussi un petit rafraîchissement. J'ai un alcool de prune délicieux, dans l’alcôve à ta droite. Bouteille du fond, bien sûr. Ce que contient le reste risque de diminuer un peu trop ton... ardeur."
Elle sourit à nouveau, venimeuse. Rappel constant de ses pouvoirs d'empoisonneuses. Dans cette pièce, le moindre objet pouvait s'avérer être un piège mortel et elle tenait à ce qui le sache.

Akihiko se demandait-il déjà quelles "épices" particulières avaient pu être glissaient dans les plats et dans le vin ? Son cœur battait-il plus vite à cause de la beauté fatale ou bien de quelques insidieux poisons ? Bien sûr, elle ne lui dirait rien.
Okiko se ravissait de le maintenir dans l'incertitude en rappelant constamment sa méthode d'exécution favorite.

Pendant que le Haut-Conseiller cherchait les huiles de massage et un peu d'alcool, la cheffe de la pègre allumant un bruleur d'encens à coté de son lit, puis lentement et sensuellement, commença à se dévêtir. L’odeur capiteuse faisait tourner la tête, brouillait les sens.
Elle offrait son corps aux yeux du visiteur prit dans sa toile. Entre shinobi, de pareils occasions étaient rares et souvent des pièces mortels.
Toutes les kunoichi connaissaient ce genre de choses et en usaient pour attirer leur proie à l'aide de leur concupiscence... La jeunette qui suivait le sunajin allait d'ailleurs découvrir jusqu'où pouvaient aller les abîmes de la dépravation humaine !

Alors que son chef, son responsable, son mentor (amant peut être), allait passer une merveilleuse soirée. Oh, qu'il serait délicieux de lire son expression quand elle rejoindrait Akihiko demain... Si elle pouvait encore marcher, bien sûr.
Imaginant les supplices de la sunajin, elle sourit comme un tigre, tout en terminant de son effeuillage.

"Le spectacle te plait ? Assez pour réveiller un mort enfouis sous le sable, n’est-ce pas ?" ronronna-t-elle en faisant longuement admirer son corps nu.
Les années avaient été clémentes avec la cheffe de la pègre, depuis leur dernière rencontre.
Okiko avait une peau d'albâtre (ou, la connaissant mieux, de cadavre). Fine, élancée, sa musculature était discrète. Sa poitrine, bien que modeste, était toujours ferme et provocante. Ses hanches étaient bien plus généreuses et sensuelles, invitant à la caresse. Elle croisait délicatement ses longues jambes pour laisser dans l’ombre le creux de sa féminité et aguicher le regard du mâle.

Quelques cicatrices affadies pouvaient se remarquer et étonner chez une dame, mais trahissait à peine la kunoichi. Adepte de l'empoisonnement et du combat à distance, Okiko étaient prudente et n'aimaient guère s'impliquer en combat direct.
Le plus étonnant était le grand tatouage couvrant complètement son dos. Complexe et extrêmement colorée, c'était une véritable œuvre d'art représentant un scolopendre pourpre dans un décor trompeusement idyllique de motifs floraux.

"Aaaah, tu peux te mettre à l'aise. Il n'y a que nous ici." mentit-elle, sachant pertinemment que le Haut-Conseiller devait se douter qu'il y avait quelques mastodontes lourdement armée juste derrière les portes en papier de riz.
"Tu ne peux pas t'imaginer comme cela me fait plaisir de te voir. Malgré nos... différends. Les occasions sont rares d'avoir à ma disposition des hommes aussi... endurant qu'un shinobi de Suna."
Elle s'étendit sur sa couche, entièrement nue et offerte (en apparence) sans la moindre pudeur, attendant massages et caresses de celui qu'elle contraignait à la servir.
"Tomio n'est que du menu fretin. Mortellement douée et sans scrupules, certes, mais je préfère le haut du panier... Et on ne cesse de vanter tes talents, Ô ma source du désert."

   
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Akihiko était pleinement entré dans le jeu de dame Okiko, malgré tout au courant du traquenard que cela pouvait constituer. Au moins aussi fourbe et manipulatrice que lui, il n’avait pour l’instant aucune réelle échappatoire et ne saurait prédire dans quel état il ressortirait de toute cette mascarade. Coucher avec l’ennemi pouvait être utile pour récupérer des informations. C’était indéniable. Sauf quand cet ennemi était pareille Kunoichi. Indiscernable, insidieuse et imprévisible, la vipère n’était guère commode. Même l’intendant de Suna n’était pas forcément enclin à devoir se battre contre elle. Il savait ses chances on ne peut plus moindres ; engager de tels efforts dans une si peu lucrative entreprise était inenvisageable à ses yeux. Aussi préférait-il les confidences et marchés sur l’oreiller, quitte à devoir s’aligner un peu plus que prévu sur la concurrence, si dépenses il devait y avoir.
Et il y en aurait. Le sujet avait été abordé dès le début, pour ainsi dire. Mais pour l’instant, le blondin devait se concentrer sur un sujet de plus haute importance : le « bien être » d’Okiko, à savoir son hôtesse, sa source de savoirs et amante. C’est pourquoi il l’avait menée jusqu’à son propre lit (en souvenir du bon vieux temps, douce époque) et lui avait même proposé un massage. En vue de ses fonctions au sein de son organisation, le stress et les tensions étaient forcément au rendez-vous. Aussi s’il pouvait marquer des points en allant dans ce sens, il ne s’en priverait pas. Surtout qu’elle accepta sans rechigner la proposition du bellâtre de Suna.

A cet effet, elle s’installa, dévêtue, sur son lit, jambes croisées afin de garder son jardin secret… secret. D’un geste impérial, elle lui désigna un bureau qui ne tarderait pas à céder tant les parchemins étaient légion. Sur la gauche, se trouvait un coffret aux décoctions tout aussi enivrantes que mortelles. Le Haut Conseiller n’avait donc pas le droit à l’erreur. L’espace d’un instant, l’idée de s’en servir contre elle lui traversa l’esprit mais disparut tout aussi rapidement. Utiliser ses propres armes contre elle ? Cela relevait du simple et pur suicide. Elle était probablement capable de repérer instantanément si la fiole choisie correspondait à la situation et il y avait fort à parier pour qu’elle soit déjà insensible aux effets de n’importe lequel de ses poisons. L’idée – si on pouvait appeler cela comme ça – fut bien rapidement abandonnée.
Un peu dans le même mouvement, la belle lui demanda également de leur servir quelques rafraîchissements. Un alcool de prune ? Voilà qui semblait fort intéressant. D’un geste ample et gracile, le fervent gourmet et amateur d’œnologie s’empara de ladite bouteille et chercha deux verres appropriés, adéquats. Une fois qu’il eut ce qu’il convoitait en mains, le doux liquide vint remplir de sa décoction les conteneurs de vie (de son eau, en l’occurrence). A présent, Akihiko pouvait servir sa douce Reine Okiko et s’agenouilla à ses côtés avant de lui tendre ce qui lui était dû.

« Tes désirs sont des ordres, Hime. »

De concert, les verres s’entrechoquèrent en un éclat cristallin. Comme lié à cette maîtresse impie, le Rokh but à sa santé – à leur santé. Mais, intérieurement, à la potentielle future réussite de cette mission ô combien étrange… Dire que, de base, il avait été dépêché pour arrêter le traître Tomio et quiconque ayant pu déjà participer aux achats de ces précieuses défenses d’avants postes… Voilà qu’à présent il allait sensuellement s’amuser avec la chef de pègre. Drôle de vie ! Il n’en restait pas moins tiraillé ; si réussir cette mission signifiait trahir la mémoire d’Aika… Il y perdait beaucoup plus que Suna pouvait se glorifier d’avoir gagné… Patriote comme personne ne pourrait l’être à sa place, il savait faire preuve de sacrifice, d’abnégation et son don de dévotion pour cette Sainte Patrie l’incitaient – l’obligeaient – à toujours choisir ce qui serait préférable pour son village.
Finalement, il accorda ses violons afin de suivre la voie de l’impétueuse Kunoichi. Il s’adonna à une séance d’effeuillage, aussi lascif qu’il put l’être, pour ne laisser apparaître plus que ses muscles et quelques bandages sur son abdomen. Comme à son habitude, il ne les enlèverait pas – il en était hors de question. Il se surprit d’ailleurs à admirer avec un peu trop de passion le corps dévêtu de la belle de la soirée. Son cœur, lui aussi, était bien plus actif et palpitant que d’habitude. Son bas-ventre semblait lui aussi stimulé, presque brûlant. Etait-ce là les résultats de cet enivrant encens ou de sentiments enfouis ? La peur d’échouer et de trahir l’être tant aimé ? Ou encore du sempiternel art de cette veuve noire ? Malheureusement, il ne le saurait peut-être jamais.

Alors qu’ils étaient tous deux dans leur plus simple appareil, et qu’ils étaient supposément seuls, aucune personne de nature relativement pudique n’aurait pu agir avec tant de tranquillité. Il ne fallait pas être un génie pour savoir, ou au moins se douter, que quelques colosses se trouvaient derrières ces panneaux de riz qui faisaient office de portes, aussi fines fussent-elles. Bah, s’il pouvait attiser un peu plus de jalousie et de convoitise chez les chiens de sa reine, il ne se ferait pas non plus prier. Ce n’était là qu’un simple remerciement pour avoir tenté de s’opposer à lui lorsqu’il pénétra le mirifique jardin qui entourait cette humble demeure.
Quoi qu’il en fût, il était temps de passer aux choses sérieuses. L’objet de ses désirs, quoique temporaires, était ainsi allongé sur le dos. Comme pour se montrer subjugué, le Sunajin vint chercher les lèvres de cette dernière avant d’enduire ses mains d’huiles essentielles. Ces dernières vinrent ensuite s’apposer sur les épaules de la concernée pour y défaire quelques nœuds.

« Libre à toi de te retourner quand bon te semblera… Je sens une pression sans pareille sur tes douces épaules… »


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Okiko rit des basses flagorneries du Haut-Conseiller de Suna.
Voir un homme aussi puissant et (normalement) respecté se plier à ses désirs, voire à ses ordres, était du plus haut plaisant.
La cheffe de la pègre commença à se détendre sous les caresses expertes du sunajin et de l'alcool doux mais puissant.
Elle laissa l'homme l'enduire d'huiles essentielles, choyant ses muscles noués par le stress. Ses responsabilités habituelle ne lui laissait guère le temps pour le badinage.
Oh, elle avait bien quelques amants ou quelques escrogriffes à humilier ou dominer, mais rien ne valait un ninja, en tant qu'arme ou objet de désir.

Il ne fallut pas longtemps pour que l'ex-kunoichi cède à l'appel de la chair et se retourne lentement pour offrir à la contemplation son corps finement musclés. D'un petit sourire mutin, elle fit signe au sunajin de poursuivre son œuvre avec ses fines mains d'étrangleurs et ses lèvres.
Quand elle se fut lassée de ce petit jeu et que Akihiko l'eut assez massée et embrassée, elle prit les choses en mains, puis en bouche, avant de chevaucher son amant d'un soir.
Encore et encore.
Oui, rien ne valait décidement un shinobi un poil endurant.

Après des heures de plaisir nocturne, Okiko fini par être assouvie et épuisée, tout comme le Haut-Conseiller.
Quelques verres d'alcool puissant et de longue bouffée d'une fumée âcre et odorante tirée de sa pipe conclure la soirée.
Un code tapoté avec ses ongles (quasiment des griffes, qui avaient laissé des sillons carmins dans le dos musclés du sunajin) fit ouvrir la porte de la chambre enténébrée et puant le stupre et la fornication (et la fumée de cigarette, bonne âme Okiko avait partagé un peu de tabac avec sa conquête).
D'un geste, elle congédia le ninja du Sable sans même lui laisser le temps de se rhabiller, hautaine en son royaume. C'était en partie pour l'épate et ses hommes, qui voyaient le shinobi traité comme un objet sexuel par leur impérieuse maitresse.

Sur ordre de la maitresse de lieu, le ninja fut instruit qu'une chambre avait été préparé à son intention pour finir une nuit déjà bien vieille. Et qu'il serait très malséant de refuser ou d'en sortir seul.
Escorter par quatre colosses au physique peu amène, le Haut-Conseiller fut conduit à une mansarde non loin des cuisines.
Insulte de plus de la part d'Okiko. Il s'agissait sans nul doute de la paillasse de quelque commit de cuisine de bas rang. Sans fenêtre, Bruyante, étouffante et peu confortable, en plus d'être un nouveau camouflet de la cheffe de la pègre pour marquer sa dominance, elle avait pour but d'empêcher le shinobi de récupérer trop facilement ses forces.
Mais c'était toujours mieux que rien et un ninja tel qu'Akihiko avait connu bien pire lors des guerres ou des missions au service de Suna.

Dans son réduit, les sens mystiques du sunajin lui apprirent que même en cette heure avancée de la nuit, le manoir d'Okiko grouillait littéralement de monde. Elle avait du convoquer le ban et l'arrière-ban de la pègre locale. Il pouvait même déceler des chakras dignes de shinobi. L'un d'eux était celui de Hikari, dont il n'avait plus de nouvelle (ses questions à ce sujet restant sans réponse) ? De Tomio, que la cheffe de la pègre devait convaincre de poursuivre comme si rien n'était la vente de ses documents volés ? D'autres shinobi, comme ceux de Konoha ou venant d'ailleurs pour acquérir les plans de conquêtes de Suna ?

On vint chercher le sunajin presque aux aurores (la cuisine à deux pas de lui ayant bruyamment commencée depuis longtemps) pour le conduire à une salle de réunion où l'attendait Okiko, splendiment vêtue, impériale et qui semblait quant à elle avait passé une bonne nuit de repos. Elle prenait des trucs, c'était sûr.
"Ah, mon bel étalon du désert, enfin réveillé..." minauda l'ex-kunoichi vénéneuse. On lui avait servit un petit déjeuner copieux et appétissant. Akihiko n'eut droit qu'à un banal bouillon peu nourrissant. "J'ai, évidemment, tout arrangé et calmé notre... ami commun. Les enchères auront lieu dans trois heures, dans un entrepot discret à coté des abattoirs de la citée. Mes gens veilleront à ce que nous ne soyons pas déranger, même si à cause de vos... frasques, le Seigneur de la ville est furieux et que la milice voir des samouraï patrouille..."

Elle grogna en déchiquetant un poisson cru.
"Ce maudit Endô Reinta en a profité. Il s'est posé en sauveur et a proposé au Seigneur de Yuzuru de déployer ses propres troupes de samouraï qui campaient comme par hasard non loin de la ville en renfort pour ramener l'ordre public. Il espère sans doute ainsi faire pression sur les négociations et montrer sa détermination. J'espère juste qu'il a bien l'honneur si cher aux samouraïs : je n'ai nul envie d'une seconde bataille rangée dans ma ville."

Elle put un peu de thé avant de poursuivre.
"Mais j'imagine qu'éviter de vous faire remarquer par la milice locale, les samouraï de Yuzuru et ceux venus en renfort de l'étranger ne vous poserait aucun problème... Par ailleurs, Konoha a contacté certain de mes hommes, essayant de recoller les pots cassés et reprendre les négociation. Hélas, ils n'ont pas voulus me confier leur Uchiha en dédommagement. En souvenir du bon vieux temps et de cette belle nuit que tu m'as offert, je leur ai donné une fin de non-recevoir. Ils semblent avoir disparut depuis, mais je ne suis pas... certaine qu'ils aient tous quitté la ville. Votre petit ami, c'est sûr en tout cas."

Une porte coulissante s'ouvrit doucement au moment où Okiko terminait sa collation matinale, révélant l'arrivée d'une petite troupe de sbires encadrant Hikari.
Elle ne portait plus sa tenue de kunoichi, mais un kimono informe de servante. Ses lèvres étaient fendues, ses joues s'ornaient de méchant bleus et de griffures. Elle avait un œil au beurre noir. Des traces rouges de strangulation barraient son cou. Il était évident qu'elle avait été battue comme plâtre, voire même torturée.
La kunoichi lança un regard dur, noir et plein de ressentiment au Haut-Conseiller. Rigide, elle avait du mal à marcher, mais refusait de s'évanouir, par pur effort de volonté. Elle ne dit rien, lèvre serrée, plein de haine qu’elle ne pouvait contenir envers son supérieur.

Curieusement, alors qu'elle l’avait sans doute ordonné, Okiko sembla surprise par l'arrivée de la jeune fille. Puis elle sourit méchamment.
Elle se glissa derrière le sunajin comme un serpent, pour lui susurrer à l'oreille.
"La petite a visiblement bien travaillé..." souffla-t-elle en la détaillant scrupuleusement. "De très nombreux... consommateurs ont put être satisfait grâce à elle. Vraiment, elle est tombé à pic : il y a des choses que demandent certains de mes clients auxquelles seuls des shinobi peuvent... résister."
Et d'un geste, elle congédia les deux sunajin, qui furent escortés manu militari hors du manoir de la pègre.
Un mafieux leur tendit un parchemin, indiquant l'heure et l'adresse où aurait lieu la vente des documents.
D'ici là, le Haut-Conseiller pourrait sans doute trouver un moyen de récupérer assez de fond pour remporter l'enchère.
A moins qu'il ne trouve une autre solution...

   
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Si batifoler avec l’ennemi, et plus particulièrement la pègre, était bien souvent vu d’un (très…) mauvais œil, ce sacrifice (voire même don de soi, littéralement) pouvait se révéler obligatoire et incontournable pour enfin arriver à ses fins. Surtout lorsque l’ordre de mission intimait de récupérer des documents et informations sensibles qui devaient être vendues à l’ennemi… à des ennemis. A celui qui saurait être le plus convainquant pécuniairement. C’est pour cela que Akihiko avait été nommé pour cette mission, allié à Hikaru. Hélas, il ne pensait pas tomber sur cette vieille  amie… Aussi fidèle fut-il envers feu sa fiancée, le blondin n’eut guère le choix et dut « succomber » au charme de cette impie sorcière, espérant non pas lui soutirer des informations, mais attirer un soupçon de clémence et favoriser une aide mystique qui lui permettrait lui-même de racheter les parchemins. Si encore elle les avait vraiment sur elle…
L’onde bleue en doutait quand même. Si vraiment elle possédait tous ces secrets en sa possession, elle aurait pu le faire chanter comme bon lui semblait mais, surtout, elle n’aurait pas pris la peine de lui consacrer une nuit charnelle (dont la fin se montra quelque peu humiliante, il fallait l’admettre) et, surtout, elle ne s’amuserait plus à cacher le traître de Suna. Quand bien même le Kayaba n’en était pas sûr, le doute persistait : Tomio avait probablement passé la nuit dans le manoir de Dame Okiko. Mais il fallait encore pouvoir le vérifier et le prouver…

Mais prouver que quelque chose (ou quelqu’un…) se trouvait au sein de l’humble demeure de sa geôlière tout en étant à l’extérieur semblait pour le moins… compromis. Elle l’avait quand même bien nargué, cette vipère. Après avoir reçu son dû et tout ce qu’elle pensait mériter, elle l’avait congédié bon gré mal gré dans une chambre miteuse avec pour seule couche un misérable amas de paille, à l’isolation douteuse et dont la chaleur pouvait se révéler étouffante et les bruits insupportables. Mais ce n’était pas ce qui allait empêcher Akihiko de dormir. Le bellâtre avait déjà connu le sommeil dans des situations ô combien mortuaires et sordides lors des missions Sunajin et les différentes escarmouches auxquelles il avait déjà participé.
Le lendemain matin, l’intendant des Sables se releva quelque peu courbaturé. Après une longue soirée de folie et une fin de nuit à crécher dans une couchette à peine épaisse de paille, cela n’aidait pas. Bah, il était habitué. Bien évidemment, on vint de nouveau le rechercher. Quatre mastodontes « l’escortaient » jusqu’à l’immense salle de banquet dans laquelle il avait déjà pu « festoyer » la veille. Un simple bouillon (était-ce seulement mangeable ?) lui fut servi tandis que son hôtesse semblait déguster les mets les plus fins de la région. Mais il s’en contenterait. Il n’avait de toute façon pas le choix. Mimant un véritable plaisir à manger ce qui lui avait été servi, il écoutait d’une oreille attentive les mots qui s’échappaient de la langue vénéneuse de la perfidie incarnée, n’omettant aucune information qui pourrait lui être cruciale, tout en s’efforçant de ne pas forcément croire tout des bribes ainsi rapportées.
Il pouvait néanmoins se fier à deux faits importants : le Samouraï identifié par son espion comptait encore plus profiter de la situation (et surtout de la pagaille) suite à l’intervention du Dieu des Mers, dans le but de s’octroyer quelques avantages impérieux et seigneuriaux. Quant à Konoha… Kagami était peut-être parti mais, aussi prévisible que cela était, ses chiens de garde étaient toujours dans les parages… Probablement dans l’attente d’un faux d’un ou l’autre des partis. Une fin de non-recevoir signifiait beaucoup de choses… notamment une certaine frustration d’échouer la mission confiée par le Géant de Konoha.  
Finalement, un bruit de porte coulissement chatouilla ses tympans. Par simple mécanisme reptilien, le blond tourna son regard en cette direction et c’est avec un regard ahuri qu’il jaugea la Kunoichi qui l’accompagnait. Son regard à elle était noir, presque haineux. Chose tout à fait compréhensible au vu de ce qu’elle semblait avoir subi la nuit… S’il y avait quelqu’un à plaindre ici, c’était Hikaru et uniquement Hikaru.

Remerciés et tendrement accompagnés, les deux sablés se retrouvèrent en dehors du manoir. Il n’y avait alors plus que quelques solutions pour récupérer les parchemins. Participer aux échanges et négociations en se montrant le plus offrant (débloquer les fonds ne devrait pas être trop compliqué en vertu de sa place au sein du village) ou directement mettre la main dessus. Son instinct et son intelligence lui dictaient que Tomio étaient probablement la clé de tout cela mais il n’avait aucune fichue idée de ce qu’il pouvait bien faire en ce moment.
Voilà ce qu’il pouvait donc supposer : pour organiser les enchères, Okiko doit avoir contacté Tomio. Qui sait, il était peut être là pendant qu’ils s’amusaient sous l’oreiller. Il était fort probable que les parchemins étaient soit entre les mains de celui-ci, soit entre celles de la vénéneuses. Probablement lui, car il doit avoir moyennement confiance envers la matrone après l'assaut de l'auberge qui était censée être une planque sûre. Quelqu'un parmi le personnel de la sorcière en savait peut-être plus, voir avait vu Tomio ou même savait où il était allé. Sinon, il était probable qu'il rejoigne les enchères au dernier moment : avec sa Sensorialité, il pourrait peut-être le débusquer avant qu'il ne rejoigne le lieu de la vente. Il aurait sans doute les parchemins (et vraisemblablement une escorte fournie par Okiko), mais en étant violent et rapide, Akihiko pourrait sans réel doute l’intercepter. Mais pour commencer, il devait retirer l’épine qu’il avait dans le pied : la méfiance sans égal de Hikaru. Son supérieur se confondit en excuses, véritablement désolé du sort qui avait été réservé à la demoiselle, n’ayant jamais pensé que leur ennemie pouvait aller aussi loin…

Une fois chose faite, il se mit à scander les environs sans rien laisser transparaître. A la recherche de potentielles sources de chakra sur pattes, afin de savoir où ne pas mettre les pieds, il se dirigeait plus profondément dans les jardins de la vénéneuse Kunoichi. IL devait probablement y avoir un jardinier ou n’importe quel autre intendant suffisamment docile (ou apeuré, question de point de vue) pour pouvoir lui parler et lui répondre (et donc lui extorquer quelques précieux renseignements). Durant ce laps de temps, s’il venait à percevoir n’importe quelle source de chakra qui ne s’apparenterait pas à un Shinobi/Samouraï/Moine, il enverrait Hikaru enquêter sur cette mystérieuse source mystique. Autrement, elle resterait à ses côtés.
Après quelques minutes de marche à admirer les parterres de fleurs toutes plus colorées les unes que les autres, il finit par croiser deux ou trois personnes. Toutes furent passées au crible psychologique et il s’approcha de celui qui cacherait le plus son inquiétude, sous un masque d’insouciance. Celui qui sifflerait le plus serait alors le plus suspect.

« Bien le bonjour, mon brave. Il sortit son paquet de clopes, s’en alluma une et en proposa même une à son nouvel interlocuteur. Belle journée ensoleillée… De quoi ravir Dame Okiko et ses plantes ! Je dois tout de même admettre que vous faites un  vrai travail d’orfèvre ; une véritable œuvre d’art ! Un sourire bienveillant aux lèvres, il marqua une courte pause avant de reprendre entre deux taffes. Mais dites-moi… Je suis à la recherche d’un ami de longue date qui se trouve également être un ami commun de notre impériale reine… Il lui fit une description de Tomio le plus précisément possible. Peut-être auriez-vous quelques informations à me transmettre à son propos ? J’aimerai rattraper le temps perdu avec lui, j’espère que vous comprendrez ma démarche. »


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Les deux sunajin furent poliment (enfin...) mais fermement reconduit hors du manoir servant de fief à la pègre locale.
La matinée venait de commencer et la cité s'éveillait, bien qu'encore étonnamment peu active.
Non, en fait pas étonnamment : les incidents de la veille avait confiné la populace apeurée chez elle. Seuls les plus hardis (ou commerçant) des habitants osait sortir de chez eux après "l'attentat de la Lanterne Pourpre".
De nombreuses patrouilles de policier municipaux circulaient, parfois même accompagnées de samouraï en harnachement de guerre complet. La tension était palpable dans la ville.

La tension était aussi tangible entre les deux shinobis des Sables. Hikari n'avait pas desserré les dents depuis leur sortie de l'antre démoniaque d'Okiko.
Son supérieur immédiat, le jônin qui était responsable d'elle et de la mission tenta d'apaiser un peu la situation, s'excusant auprès de la jeune femme martyrisée.
Elle se raidit, acceptant péniblement mais avec dignité les explications du Haut-Conseiller.
"Bien." siffla-t-elle, visiblement toujours en colère et meurtrie, mais acceptant la main tendue de la réconciliation. "Oublions-ça. Avant de poursuivre, j'ai besoin de me... reposer. Et de me.. laver un peu. Certain d'entre-nous ont en effet combattu et vaincu une monstruosité créée à partir du corps mutilés de nos genin, avant de passer une... soirée désagréable. Donnez-moi une heure, Haut-Conseiller, afin d'être de nouveau présentable. Vous ne voudriez pas être arrêter par la milice parce que vous traînez une femme battue avec vous dans les rues, non ? Bien que je ne doute pas que votre bagou vous permette encore de vous en sortir... Et quand on aura récupérer ces foutus documents, je veux les poser moi-même sur le bureau du Kazekage ! Ils nous ont déjà coûté assez cher !"

Hikari ne laissa donc guère le choix au Sunajin et se rendit dans un discret établissement de bain où elle pourrait se requinquer un peu avant de poursuivre la mission.
Pendant ce temps, le Haut-Conseiller décida de visiter un peu la propriété de son amante d'une nuit...

Après avoir déambulé discrètement dans les jardin, il repéra un vieux jardinier un peu à l'écart. Son chakra décelable le classer comme simple civil. La cible parfaite pour un petit interrogatoire.
Le roué sunajin commença par quelque compliments d'usage, histoire de mettre la cible dans de bonne condition.
L'homme n'était pas très malin et rayonna de bonheurs quand on le complimenta sur son jardin : visiblement, on ne le faisait pas souvent, malgré un talent certain (son jardin de pierre sèche était réellement splendide).
Âgée, il gâtifiait un peu, ce qui rendait la conversation un peu incohérente, mais il se montrait prévenant et serviable : malgré la rude nuit qu'il avait passé, la prestance et l'aplomb du Haut-Conseiller de Suna le faisait passer pour un visiteur d'importance (et autorisé).

"Merci pour vos compliments et la cigarette, seigneur." gloussa le vieillard en allumant avec joie la clope. "Oui, oui, je me rappelle votre ami. Il était là y'a quelques jours, j'crois, je ne sais plus exactement. Avec le géant à capuche et l'aut' gars tout sec. Ce dernier m'a complimenté aussi sur le jardin ! Un homme cultivé, je crois, Dame Okiko l'a appelé docteur, il me semble. Il a fait d'la poésie...que j'me rapelle...
Ce sentier, personne
Ne s’y aventure, sinon                                                      
Le couchant d’automne.

"


Le vieux jardinier haussa les épaules et désigna le jardin zen.
"J'sais pas trop ce qu'il a voulu dire, mais c'est vrai que les visiteurs de ma Dame ne viennent pas souvent dans cette partie de la propriété... Mais j'essaye de la maintenir au mieux ! J'fainéantise pas m'sieurs ! Et j'ai pas aimé ses yeux, à ce gus. Plein d'morgue et de mépris, le genre j'en sais plus que  vous, vous v'yez ? Puis y sentait bizarre... Pas l'alcool, m'sieur, ça j'connais... Mais un truc du genre. Et puis, j'me d'mande s'il m'a pas porté malheurs..."

L'homme se pencha pour murmurer, confiant visiblement un secret.
"J'l'ai pas dit aux autres parce qu'j'tiens à ma place, mais... J'crois que le jardin est hanté. Vous voyez la grosse pierre, là, dans le jardin sec ? Impossible pour un homme de la déplacer, hein ? Pourtant... J'connais mon domaine et j'bois pas et j'suis pas encore gâteux, mais... J'vous jure, elle a bougé ! Le zen, cela nécessite de la précision, de la préparation ! Et j'suis sûr que ce gros cailloux à bouger, même si c'est impossible ! Et à c'est reproduit ! Ce matin, quand j'suis arrivé, j'ai bien vu qu'à nouveau il n'était pas à sa place !"

L'histoire attira aussitôt l'attention du Haut-Conseiller. Même s'il n'était pas homme de l'art, en observant attentivement, il put constater que l'énorme rocher ne semblait pas tout à fait à sa place.
Il aurait fallut une dizaine d'homme pour déplacer le roc... Ou un spécialiste du Dôton, un des point fort d'un certain Imaizumi Tomio.
Commençant à voir se dessiner un scénario, il convainquit le vieux jardinier d'aller se renseigner, pendant qu'il admirait le jardin de pierre.

Le vieillard revint après être allé interroger quelques servantes du manoir.
"Ouais, Maki, des cuisines, me l'a confirmé ! Votre copain est bien revenu hier soir, avec l'autre docteur, là, mais sans le grand type mystérieux. Ils ont bouffé avec les serviteurs, ordre de la Dame, j'sais pas pourquoi. Votre pote n'est pas resté, il est partis dans la nuit avec des messieurs, dont cette brute de Buichi... J'sais pas pour le docteur, Maki l'a pas vu partir., ni prendre de eptit déjeuner, d'ailleurs."

Ainsi, Tomio était apparemment bel et bien présent pendant que le sunajin blond prenait du bon temps avec la maîtresse des lieux.
Akihiko supposa que l'utilisateur de Dôton avait caché les documents sous l'énorme pierre lors de sa première visite chez Okiko, avant de les récupérer hier soir dans la nuit.
Le "docteur" devait être un complice, peut être le responsable de la création de l'atroce chimère qui protégeait Tomio.

Alors qu'il réfléchissait en faisant semblant d'écouter le vieux, un majordome les rejoignit, portant un petit mot sur un plateau d'argent.
"Pour monsieur, de la part de ma Dame... Choseï, veuillez retourner au travail."
Le jardinier se mit presque au garde à vous et retourna illico s'occuper des plantes.
Le serviteur s'inclina et retourna quant à lui vers le manoir.

Dans une enveloppe se trouvait une courte missive d'Okiko à l'attention du Haut-Conseiller. Visiblement, les talents sensoriel de la maîtresse des lieux s'étaient rendu compte de sa présence.
"Je te manque tant que ça ? Je t'avais pourtant dit de quitter ma propriété. Je n'aime pas les stalker... Bises, Okiko. P.S : attention, beau papillon du désert, à ne pas tomber dans la toile de l'araignée ou... à te brûler les ailes. Tournes la feuille."
Et à l'arrière de la feuille de papier était collé un parchemin explosif qui fumait déjà...

Après cet incident, le sunajin décida sagement de quitter les lieux au plus vite.
Il récupéra au passage sa coéquipière. Bain, nourriture et un bref repos lui avait redonné une figure présentable (ça et du maquillage, Hikari ne voulant pas gaspiller du chakra à maintenir un henge si cela n'était pas nécessaire).
Son regard était encore froid et dur, mais elle ne fit aucune remarque et se plia sans se plaindre aux ordre de Akihiko.

Les sunajin déambulèrent dans les alentours, le Haut-Conseiller usant de ses talents pour essayer de capter une source de chakra.
Il en décela une chez un samouraï qui se pavanaient au milieu d'une troupe de locaux. L’œil entraîné des sunajin remarqua qu'il n'avait pas exactement les mêmes décorations d'armure et sceau familiaux que les troupes locale.
Hikari fut donc dépêchée pour enquêter.

Elle revint au bout d'un certain temps faire son rapport au Haut-Conseiller.
"Il s'agit d'un lieutenant, Utau Kikunae, un des hommes de confiance du général Endô Reinta." l'informa-t-elle diligemment. "Le général loge au palais du seigneur de la ville. Il l'a convaincu qu'en raison des troubles récents, il ferait mieux de déployer ses propres hommes en renfort dans la ville... Apparemment, il a une petite armée avec lui qui l'attend dehors. Je pense qu'il veut ainsi faire pression sur les négociations. Genre : filez-moi les parchemins à prix coûtant, j'ai une armée avec moi... Armée qui petit à petit s'infiltre en ville avec la bénédiction des autorités locales... Cela pourrait être un problème pour la suite. Par contre, personne ne m'a repéré, même si ce Kikunae a une ouïe vraiment incroyable. Il n'y a donc pas de Senseur dans l'entourage du général."

Avec cette nouvelle donnée en tête, il fallait que les sunajin se dépêchent de mettre en place un plan.
Il leur restait moins de deux heures avant le début des enchères.
Le lieu choisit par Okiko était un entrepôt discret à coté des abattoirs de la citée. Un lieu bruyant, puant et salissant qu'évitaient au maximum les citoyens de la ville. Même la milice locale n'aimait guère farfouiller par là... Mais il faudrait prendre en compte les samouraïs un peu trop inquisiteur du général Endô Reinta, qui n'auraient pas pareilles réticence, surtout sachant que le vieux héros de guerre s'y rendrait en personne. Il ne prendrait pas le risque de froisser Okiko ou le seigneur local en assiégant le quartier, mais ce ne serait pas étonnant qu'il envoie dans les alentours quelques hommes de confiance bien armé pour "inciter" les enchérisseurs à lui céder la place... Voir pire, s'il ne remportait pas la donne.

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devil is a loser



Kayaba Akihiko & Okiko


Si les deux Sunajins avaient été radiés de l’antre d’Okiko, nul mot ne leur avait interdit de zoner ci et là, dans les jardins zens de la belle succube. De fait, c’est ce qu’avait prévu Akihiko. Glaner des informations pouvait sembler compliqué, mais en tirant les bonnes cordes et ficelles… cela serait plus facile. Et quoi de mieux qu’une âme en peine mais passionnée pour y parvenir ? Pendant qu’il cherchait la cible parfaite, Hikaru avait demandé à aller se changer et prendre un bon bain, histoire de se débarrasser de la souillure et de la crasse de ces manants aux vices exacerbés. Le Haut Conseiller avait donc une heure devant lui pour récupérer le maximum de renseignements qu’il pourrait. Après quoi, le temps commencerait à doucement devenir dangereux et il n’aurait plus le loisir d’enquêter sur les parchemins comme il l’aurait tant aimé. Dommage pour lui, cette partie de jambes en l’air n’avait rien donné, si ce n’était la protection d’Okiko. Personne en ces murs ne saurait se montrer hostile en vers lui… Pour l’instant.
Contrairement à ce qu’il aurait pu penser, aucun message ne semblait pas avoir été passé à l’ensemble de son personnel, preuve en était la manière dont il avait été reçu par ce brave homme. Peut-être que son charisme naturel, sa prestance et la cigarette offerte avaient aidé, cela dit. Quoiqu’il en soit, le Kayaba le cuisina comme il savait le faire et pu tirer quelques précieuses informations. Tomio était présent au château il y avait déjà quelques jours, aussi rien n’avait pu l’empêcher d’être de nouveau présent cette nuit. Vicieux, il aurait très bien pu écouter leur folle nuit d’ébats et s’en délecter pour mener une partie de plaisir solitaire. Bah, grand bien lui fît.

Le blondin apprit que Tomio n’était pas venu seul et qu’il y avait un type assez costaud et avec une capuche, ainsi que son exact opposé qui se faisait appeler docteur. En y réfléchissant quelques secondes, il n’était pas impossible que ce dernier eût créé cette affreuse chimère, et si tel était le cas, les personnages qui étaient capables de pareil désastre ne courraient pas les rues… L’étau se refermait dangereusement sur Uzu et son clan de détraqués, les Omura. Mais encore une fois, rien n’était moins sûr…
Ne lâchant pas son sourire, l’invité d’une nuit ne lâcha pas le vieillard du regard et apprécia la moindre mimique, le moindre geste et le moindre ton de voix de ce dernier. Sa mémoire allait l’aider à garder ceci en tête pour plus tard. Il avait peut-être un plan pour récupérer les parchemins… En revanche, ce qui le chagrinait était les probabilités d’y parvenir. Sans oublier l’espèce de poésie marmonnée par ledit médecin. Qu’est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? Autant le début était clair et limpide : interdiction d’approcher ce sentier. En revanche, « le couchant d’automne » restait encore un mystère pour le roué stratège.

« J’entends bien l’interdiction de s’aventurer dans ce sentier… J’ose même imaginer qu’il n’y a pas de raison saugrenue quant à l’absence de visite en cette partie du jardin, sourit-il, néanmoins je me demande si vous n’auriez pas vu ou entendu quelques bribes à ce sujet… Il marqua une courte pause et tira une taffe. Mon brave, vous devez travailler jour et nuit pour maintenir ce jardin, non ? De fait, les avez-vous vus depuis votre dernière visite ? Les avez-vous entendus discuter ? J’imagine que les gars de la haute ne doivent pas prêter attention à vous – et quelle erreur ! Votre talent est incommensurable ! » S’exclama le fourbe Sunajin.

L’attention de l’éphèbe se porta sur le tas de cailloux pointé par le vénérable. Il était vraiment gros et n’était certainement pas malléable à mains nues. Peut-être que pour un utilisateur du Doton… Tomio, Tomio, Tomio… Que cachait-il sous cette cachette de fortune ? Quelle erreur de l’avoir mis sous les yeux d’un homme à l’attention – presque – exemplaire ! Le moindre détail du jardin ne saurait lui échapper, pourquoi avoir commis pareille inattention ? Cet homme était certes un Nukenin, mais Akihiko avait toujours reconnu sa valeur et ses talents… De plus, il avait été formé à la manière du Serika et une telle bourde n’était pas imaginable. Avait-il été subjugué ? Obligé ? Etait-il sous l’emprise de quelque chose, d’un Genjutsu ? Tant de questions sans réponses…
En attendant, s’il avait encore bougé ce matin même, Tomio était vraisemblablement revenu commettre ses méfaits… Le blondin ordonna aux vieillard d’aller enquêter du mieux qu’il le pouvait. Flânant ci et là, le second du Kazekage observait le jardin et le sol, même non décoré, à la recherche du moindre indice et de la moindre disparité qui pourrait lui donner une piste. Son nouvel informateur ne tarda pas à revenir et lui donna les bribes toutes fraîches. Une cuisinière les avait donc vus, Tomio, le médecin et la brute épaisse, la veille. Alors qu’il s’amusait un peu. Mais apparemment, il était déjà reparti… Il lui fallait maintenant retrouver sa trace. Ou cuisiner la dé nommée Maki – quel comble de l’ironie.

Un autre serviteur ne tarda pas à pointer le bout de son nez, un plateau d’argent dans les mains. U ne lettre était déposée au milieu, une lettre qui était destinée au Sunajin. Un sourire malin s’afficha sur son visage et il n’attendit pas que le majordome ne lui dît qui était l’expéditeur pour s’en douter. Attentivement mais rapidement, il la lut et la retourna. Un parchemin explosif commençait déjà à crépiter pour ensuite prendre feu. Ni une, ni deux, il usa de toute sa force et balança le plateau dans les airs , le parchemin explosant à la cime de sa trajectoire en un beau feu d’artifices.

« Vous m’excuserez auprès de Mademoiselle pour son plateau et la remercierez pour son offrande, susurra le Conseiller en tournant les talons aux deux hommes. »

A présent totalement expédié de la demeure de tous les péchés, l’étalon attendait que son acolyte revînt enfin. Maquillée et changée, elle semblait déjà plus présentable qu’à son réveil. Le duo déambula dans les différentes rues et ruelles, tous sens en alertes. Là, il put ressentir un chakra digne de Shinobi. Son œil avisé l’avertit qu’il s’agissait de samouraïs, reprenant la milice et sécurité de la ville en mains. Il valait mieux pour eux de ne pas tomber sur ces brutes épaisses, ils n’avaient pas de chakra à dépenser inutilement dans un combat qui pourrait leur coûter la vente. Akihiko analysa toutes ces nouvelles informations et ne tarda pas à mettre un plan sur pieds. Du moins, il espérait que cela fonctionnerait.

« Il me faut retrouver Tomio, je m’en charge. Si dans une heure je n’ai rien, on se retrouve à la Jument Pavoisée, une heure avant l’échange. De ton côté, j’aimerais que tu captures une certaine Maki, dans les cuisines d’Okiko. N’hésite pas à te transformer pour avoir l’air d’une intendante ou quoi que ce soit… Cela devrait fonctionner. On se retrouve là-bas, à la taverne, ordonna le Haut-Conseiller avant de fuser Amaterasu ne savait où, à la recherche de Tomio. »

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Le Haut-Conseiller de Suna eut beau flatter et badiner avec le jardinier de Dame Okiko il n'en apprit pas plus.
Il n'y avait nulle interdit explicite (ou même implicite) concernant ce jardin. C'était juste que le vieux le considérer depuis peu comme hanté.
Quant au reste des visiteurs de la maîtresse des lieux... Il y avait bien certain nobles qui y jetaient en passant, mais la majorité voulaient surtout éviter de s'attarder et risquer d'être vue en compagnie de la dirigeante de la pègre locale.
Quand aux autres visiteurs... Assassins, truands, bandits, voleurs ou simple marchands devant (ou osant demander) un "service"... Il n'avait généralement pas trop la tête à la flânerie zen.

Bien vite, Akihiko et sa suivante furent poliment éconduits (à coup d'explosifs taquins) hors du domaine de l'empoisonneuse.
Le message était clair : elle ne voulait plus entendre parler d'eux jusqu'aux enchères (et encore, faudrait-il que le sunajin rassemble de quoi y participer : il allait sans nul doute falloir prévoir quelques documents et lettres de créances authentique engageant la fortune de Suna).

Une fois dehors, le Haut-Conseiller de Suna exposa son plan à sa malheureuse coéquipière qui faisait de son mieux pour retrouver apparence humaine.
"Il me faut retrouver Tomio, je m’en charge. Si dans une heure je n’ai rien, on se retrouve à la Jument Pavoisée, une heure avant l’échange. De ton côté, j’aimerais que tu captures une certaine Maki, dans les cuisines d’Okiko. N’hésite pas à te transformer pour avoir l’air d’une intendante ou quoi que ce soit… Cela devrait fonctionner. On se retrouve là-bas, à la taverne."

La kunoichi tiqua visiblement, serrant les dents.
"Bien. A vos ordre." siffla-t-elle, entre ses lèvres pincées. Le regard qu'elle jeta (sans doute malgré elle) à son supérieur en s'éclipsant n'était que pur dégoût.
Il la renvoyait là-bas, au risque de ce faire capturer par Okiko, qui jamais ne pardonnerait une nouvelle intrusion... Et sa vengeance risquait d'être encore pire que la dernière fois.
Mais néanmoins, la kunoichi des sables obéit sans se plaindre ouvertement.

Akihiko quant à lui retourna déambuler au hasard dans les rues, ses sens mystiques en action, dans la vague espoir de tomber par pur hasard sur le traître.
Mais las, au bout d'une heure, il fallut se rendre à l'évidence pour le Haut-Conseiller : l'ex-jônin de Suna avait sans nul doute gagner quelque autre planque dans la ville et ne s'était pas arrêter pour siroter un rafraichissement en terrasse.

Néanmoins, les pérégrinations du Haut-Conseiller ne furent pas totalement vaines : il put suivre le déploiement des forces locales, le renforcement des patrouilles.
Et des livrées de samouraïs étrangers, venu là pour "aider" à capturer les "terroristes".
Les murailles et les portes grouillaient de monde et de soldat harnachés pour la guerre. Visiblement on fouillait et interrogeait chaque chariot qui sortait de la citée.
Du coup, il semblait peu probable que Tomio est une planque hors de la ville : ses allées et venues susciteraient trop de question en cette période trouble...
Néanmoins, en s'approchant de la porte nord, tout à la limite de ses perceptions, Akihiko perçut deux sources de chakra en dehors de la citée, immobile un peu à l'écart de la route...

Un quartier échappait aussi pour l'instant à l'attention de la soldatesque (de la ville ou "renforcée" par les troupes  du général Endô Reinta) : celui des abattoirs.
Il y traînait des hommes aux mines louches et patibulaires ou au contraire bien trop habillés pour l'endroit. Sans nul doute des messieurs de l'organisation d'Okiko. Les civils qui y travaillaient semblait au comble de la nervosité, surtout que malfrat et samouraï se regardait en chien de faïence.
Si Okiko ou Reinta remportait les enchères, il risquait d'y avoir du grabuge... L'avantage des sunajin étaient que le vieux général n'avait pour l'instant jamais entendu parler d'eux.
Enfin, pas de manière explicite.

Akihiko essaya de se promener dans le quartier et ressentit en effet au moins quatre sources de chakra digne de shinobi (deux ensemble, deux isolées), mais il ne put avoir de qui il s'agissait exactement.
Espion ou shinobi aux ordres de Okiko perchait sur un toit ? Tomio se terrant dans quelque entrepôt ? Konoha, ayant laissé quelques sbires derrière eux après la débâcle de la nuit précédente ? Des gens qui n'avaient rien à voir ?
Impossible de le savoir, les sources d'énergie shinobi étant toute hors de vue ou dans des bâtiments où on lui fit clairement comprendre qu'il n'était pas le bienvenue.

Le Haut-Conseiller revint donc à l'auberge servant de point de rendez-vous.
Hikari l'y attendrait déjà, raide comme la justice. Le sunajin nota quelques bandages de plus et une raideur certaine.
"C'est fait." annonça-t-elle froidement. "Comme je m'y attendais, Dame Okiko a ressentit ma présence et m'a envoyer gentiment un petit comité d'accueil à peine entrée. Mais je ne crois pas qu'elle est mémorisée mon chakra, ni pensait que c'était moi qui revenait. Sinon j'aurais eut affaire à des gens plus compétents."
Elle renifla de dédain, tout en se massant l'épaule.
"Il m'a tout de même fallut sortir de là par la violence. Je vous conseille de ne plus approcher ce manoir, Haut-Conseiller."

La kunoichi meurtris soupira, lasse, passant sur le récit de son combat épique et de sa fuite éperdue avec la moitié de la pègre de la ville qui en voulait à son corps.
"Néanmoins, les kami étaient avec moi et j'ai bénéficié d'un coup de chance : la cuisinière est allée faire des courses. Je l'ai donc cordialement inviter au détour d'une ruelle. Elle vous attends, ligotée et bayonnée dans un chambre à votre nom de la Jument Pavoisé, que j'avais évidemment réservé à l'avance mais qu'il vous faudra payer. Une chambre discrète au mur épais pour jeunes mariés. Vous serez ainsi à votre aise pour l'interroger à votre façon."

Elle but lentement son thé, avant de plonger son regard glacial dans les yeux d'azur du Haut-Conseiller, son supérieur.
"J'imagine que vous avez localisé Tomio et/ou les documents ?"
Il ne restait plus qu'une heure avant les enchères.


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return of the hero



Kayaba Akihiko & Okiko


Quand bien même Akihiko était intelligent, il y avait de ces situations contre lesquelles il ne pouvait lutter. Trouver une solution à sa mission en faisait partie : comment pouvait-il mettre la main sur ces maudits parchemins avant que les enchères n’eussent commencé. Il n’avait pas beaucoup de possibilités : il lui fallait retrouver ce maudit traître et fils de lâche qu’était Tomio. Pas seulement pour les documents dérobés, cela dit… Le blondin prendrait tout son temps (et énormément de plaisir) pour l’interroger à propos de cette vile trahison et ce qui était advenu de leurs chers Genins. Comment avait-il osé utiliser ces pauvres enfants pour les forcer à combattre face à l’opposition des sables ? Et plus particulièrement… Qui avait-il pu engager pour commettre telle atrocité ? Les assembler tous en une seule et unique démoniaque chimère… Ce n’était définitivement pas humain d’agir de la sorte, et peu étaient les clans et autres personnes capables de faire preuve d’une éthique aussi inexistante.
M’enfin, de là pouvoir prouver et démontrer par A + B qu’il s’agissait de ces gens-là… Il y avait encore de la marge et le Haut Conseiller n’avait pas spécialement le temps de jouer aux détectives. Du moins, pas pour l’instant. En effet, pour l’heure, il devait se concentrer sur la recherche de Tomio. Ou au moins trouver des indices probants, tangibles. Ce qui semblait être – et de loin – le plus compliqué de toute cette manœuvre. En parallèle, Hikaru avait de nouveau été envoyée dans l’antre du Diable afin d’inviter avec courtoisie la cuisinière nommée Maki, selon le vénérable jardinier.
Bien sûr, l’ondoyante blondeur de Suna savait ô combien la nuit avait été traumatisante pour sa subalterne, mais ils n’avaient guère le choix. De toute façon, si être Ninja signifiait ne rien affronter qui nous fût désagréable, ces gens seraient bien plus nombreux. De fait, elle n’avait d’autre choix que s’exécuter et ne pas la ramener. Dans tous les cas, le temps leur était compté : ils n’avaient que deux heures pour tenter de trouver un moyen de s’emparer des parchemins, ou au moins les localiser. Autrement, il allait devoir faire raquer la sacro-sainte patrie et ça le chagrinait quelque peu.

Pour la première heure, le duo s’était donc scindé en deux. La Kunoichi devait se rendre au manoir d’Okiko tandis qu’Akihiko errait dans la cité à la recherche de quelques fortuits potins. Malheureusement, cela ne donna rien de bien probant. A son grand désarroi. Mais quand bien même cela ne fut aussi concluant qu’il ne l’eut escompté, ses pérégrinations purent lui rapporter quelques maigres informations qui auraient toute leur importance par la suite. De fait, le senseur put suivre, étudier et analyser le déploiement ainsi que le renforcement des patrouilles locales. Mais il n’y avait pas que cela. Nombreux étaient les samouraïs étrangers venus « prêter main forte » pour débusquer et arrêter les « terroristes » de la veille. Cette mention le fit d’ailleurs sourire ; il n’y avait pas été à fond et, malgré les quelques maisons à présent en débris, se faire qualifier de la sorte galvanisait son ego, en quelque sorte. Son pédigrée allait également prendre un certain boost, d’ailleurs. De quoi renforcer sa propre réputation et se faire un peu plus craindre et respecter. TOUJOURS PLUS.
En revanche, les quelques sorties et remparts de la ville étaient propices à une défense en cas de guerre : tout un chacun était plus armé que jamais, de la pointe des pieds jusqu’à la racine des cheveux. De ce fait, il n’y avait aucune chance que Tomio eût pu s’être carapaté hors de la ville… C’était toujours ça d’appris. Bref, Akihiko continuait son exploration, en pointant vers la porte Nord… Là, à la limite de ses sens mystiques, il put percevoir deux sources de chakra immobiles, en-dehors des remparts. De là à savoir qui elles étaient… Encore un mystère. Bah, un de plus ou un de moins, au point où il en était…
Néanmoins, si la majeure partie de la ville était sous l’emprise (ou surveillance, question de point de vue) de la milice du Fer, le quartier des abattoirs continuait d’y échapper. A raison, d’ailleurs. Personne de sensé n’oserait s’y aventurer sans réelle raison. Encore moins des civils. Cet endroit puait littéralement la mort et ses habitants n’en étaient pas moins hostiles : des gueules cassées au style patibulaire, il y avait plus accueillant. Et aux antipodes de ceux-là, se trouvaient des personnes habillées de manière un peu trop luxueuse : un style qui détonnait grandement avec les lieux lugubres. Probablement les types à la solde de l’impérieuse empoisonneuse. En attendant, de ce que savait le Sunajin, le samouraï en chef ne les connaissait pas, à part peut-être quelques rumeurs. Un avantage non négligeable pour les futures négociations à venir – il fallait bien se rendre à l’évidence, il n’aurait aucun moyen d’accéder aux parchemins avant.
Encapuchonné, le politique déambulait dans ce pseudo-dédale, tous sens en alertes. A cet effet, il put ressentir pas moins de quatre chakras dignes de Shinobi : deux étaient isolés, deux autres groupés. Etaient-ce là les hommes à la solde d’Okiko ? Des samouraïs hypocrites ? Des moines ? Des Konohajins qui avaient été postés là suite au grabuge de la veille ? Tomio qui se terrait dans une énième planque ? Il aurait tant aimé que cela fût le cas, mais aussi avoir un œil sur ces sombres visages… Néanmoins, il ne le saurait pas pour l’instant. A son grand dam.

Las de n’avoir rien retrouvé, le bel éphèbe rentra au lieu de rendez-vous : la Jument Pavoisée. Les mains vides (ou presque), il allait devoir ménager sa coéquipière qui avait probablement rencontré plus d’opposition que lui. Dès lors qu’il eût franchi le pas de la porte, il ôta sa capuche, laissant virevolter ses longues mèches blondes à l’air libre avant de se recoiffer en quelques mouvements de ses doigts. Une expression neutre sur le visage, il jaugea Hikaru du regard et remarqua très rapidement une certaine raideur, mais surtout des bandages supplémentaires : la vile catin l’avait très rapidement remarquée et lui avait envoyée quelques joyeux lurons pour lui faire débarrasser le plancher. Bah, ce n’était pas comme s’il ne s’en était pas douté du tout. D’un côté, il avait eu raison de parier sur cela car elle put quand même récupérer leur proie au détour d’une ruelle.

« Okiko ne changera jamais et sa paranoïa ne semble pas vouloir la lâcher… soupira le Haut Conseiller. Merci, la remercia-t-il ensuite. Sincèrement. Tu as accompli du bon travail et, encore une fois, désolé de t’avoir renvoyée dans la gueule du loup. Il se râcla la gorge. Je n’ai malheureusement pas réussi à mettre la main sur Tomio ; celui-ci doit encore jouir de la sécurité de cette coureuse de remparts. J’imagine qu’il en est de même pour les documents. Il marqua une courte pause et offrit une cigarette à son acolyte. Je vais donc devoir cuisiner notre nouvelle amie… Un sourire carnassier s’empara de ses lèvres. Néanmoins, je ne pense pas qu’une chambre nuptiale soit réellement nécessaire pour cela… Mais j’aviserai, en espérant qu’elle puisse m’en apprendre plus que le jardinier. Il souffla sa fumée. Si je ne suis pas redescendu dans quarante-cinq minutes, viens me chercher, s’il te plaît, demanda-t-il finalement. »

Il termina rapidement sa cigarette et retira totalement sa cape, ne laissant plus que ses habits d’apparats sur son corps musclé. Lentement mais avec détermination, l’étalon monta les escaliers qui s’offraient à lui. Avec délicatesse, sa douce et fine main s’empara de la poignée et ce fut avec tendresse qu’il poussa cette porte. Sourire charmeur et angélique au visage, Akihiko s’approcha de cette brebis égarée qui se trouvait être bâillonnée et attachée à une chaise. D’un pas qui se voulait rassurant et bienveillant, l’onde de Suna s’approchait de Maki et défit son bâillon et ses desserra un peu ses liens, afin que le sang circulât plus facilement.

« Maki, je présume ? Lui demanda-t-il tendrement, sans lâcher son sourire. Il se déplaça jusqu’à se retrouver derrière elle. Veuillez pardonner les actions de mon alliée. Elle est un peu… à fleur de peau, ces derniers temps, s’excusa-t-il pour le compte d’Hikaru. Votre ami le jardinier m’a, cependant, confié que vous auriez peut-être quelques informations concernant mon autre ami. Il passa ses mains sur la nuque raidie de la jeune cuisinière. Mais peut-être qu’un peu de relaxation vous aidera à vous sentir en confiance, murmura-t-il en commençant à la masser, prenant soin de bien détendre les zones nouées de sa proie. »

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La kunoichi de Suna ne put que faire une moue désapprobatrice en écoutant les propos sibyllins du Haut-Conseiller.
Ainsi, il n'avait pas mit la main sur Tomio ou sur les documents. Et c'était encore elle qui avait dû risquer sa vie (et son honneur) pour obéir à ses plans tordus.
"Une chambre nuptiale était l'idéal pour conduire discrètement sous henge - votre apparence d'ailleurs - une femme qui ne se sentait pas bien. Et on s'étonnera moins de quelques... cris. Je vous attends donc là, je vais essayer de divertir un peu l'aubergiste pendant que vous... officiez. Et j'ai faim."

Akihiko put gagner sans encombre la chambre louée avec l'argent de Suna.
Petite surprise en entrant l'odeur doucereuse du chloroforme. Visiblement Hikaru avait usé de soporifique pour "convaincre" la demoiselle de la rejoindre. D'ailleurs, demoiselle était un terme un peu fort : il s'agissait plus d'une femme rubiconde ayant (bien) dépassé la vingtaine et un peu forte, en bonne voie pour devenir une matrone régnant sur les cuisine d'Okiko.
Prévoyante, sa subordonnée avait également laissé un flacon de sels pour réveiller la captive et l'avait également bâillonnée, au cas où.

Autre petite touche de délicate attention : sur le bureau, non loin de la chaise où était saucissonnée la cuisinière, Hikari avait laissé un plateau de fer blanc reluisant où s'étalait moult outils chirurgicaux ou tranchants d'aspect fort menaçant.
Y-avait-il là un message caché ? Une demande muette de vengeance mesquine contre une sbire d'Okiko ? Ou jusque que la sunajin pensait que la torture serait un moyen d'obtenir rapidement des informations. En tout cas, au Haut-Conseiller de décider d'appliquer cette méthode ou non...

Mais le ninja du désert préféra d'abord tentait une approche plus diplomatique.
Il réveilla la prisonnière et lui ôta son bâillon et se mit même à la masser en susurrant ses questions d'une voix doucereuse.

D'abord, la femme ne fit que frissonner, ce que le Haut-Conseiller pris pour une peur bien normale, qu'il allait sans nul doute chassait de ses caresses expertes.
Puis, elle parla d'une voix basse et grondante, furibonde.
"Ôtez vos sales pattes de là, saligaud ! J'vous direz rien !" grinça-t-elle d'un ton emplit de haine. "Vous savez pour qui j’bosse, imbécile ! Relâchez-moi. Ou sinon, ma Dame m'ordonnera de cuisiner vos tripes arrachée à votre corps réduit en pulpe sanglante pour nourrir les chiens ! Votre famille recevra des paquets de viandes séchés de votre cul !"

Elle jeta vivement un œil alentours, examinant la pièce.

"On a l'air d'être encore en ville, j'le sens. Une auberge ou un clandé... Combien vous pariez que cet chambre est celle d'un établissement qui doit des services à ma maîtresse. Si vous m'avez pas enlevée ses cordes, je hurle. Et après, c'est vous qui crierait grâce quand les messieurs de ma dame vous passeront à la broche. Vivant."
Visiblement, Akihiko n'était pas tombé sur un sujet particulièrement coopératif ou sensible à ses charmes...

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TUNAK TUNAK TUN



Kayaba Akihiko & Okiko


« Une femme qui ne sent pas bien, hum… Tu m’en diras tant. Akihiko sourit. Encore une fois, merci. J’imagine que tu l’as déjà prévu de la sorte, mais n‘oublie pas de mettre ton repas sur mon ardoise, je réglerai tout une fois que j’en aurai fini avec elle. »

C’est ainsi qu’il avait pu rejoindre la chambre réservée à son nom pour y rejoindre la fameuse cuisinière, Maki à en croire le vieux jardinier. Néanmoins, une légère surprise l’attendait en haut : l’odeur du chloroforme qui y régnait. Hikaru avait donc su se donner les moyens. Voilà qui serait noté dans son dossier ; toujours savoir gratifier les actes héroïques (ou utiles). Mais si son prénom laissait penser à une femme aux atours au moins attrayants, la vérité en était tout autre. Mais comme son but premier n’était pas de la faire glisser dans son lit, le politique ne s’en était pas formalisé outre mesure. N’ayant cure de ceci, il avait tout de même procédé à un début de massage, voulant la mettre en confiance et l’inciter à parler d’elle-même. Malheureusement, il n’eut pour seul retour qu’un frisson de peur que ses caresses expertes ne savaient chasser. Il était dommage d’en arriver à la torture, mais puisqu’elle insistait…
Le Haut Conseiller se retira de sa zone d’intimité et soupira longuement. Prévenant et prévoyant, il farfouilla dans les poches de sa longue veste et en retira un masque, des lunettes de protection ainsi que des gants. Pour ne pas tâcher ses précieux vêtements, il les enleva, montrant ses bandages et muscles tracés au laideron. Une fois paré, le blondin s’approcha du chariot sur lequel se trouvait un plateau de fer blanc, sur lequel se trouvaient moult outils propices à un de ses arts préférés. Un sourire carnassier, si ce n’était machiavélique, s’afficha alors. Il fit tinter les ustensiles, ne quittant pas sa proie du coin des yeux.

« Vous grouinez beaucoup… Bah, ça ne m’étonne pas. Vous êtes à votre juste place de toute façon. Une truie prête à se faire embrocher. »

Pince en mains, il se rapprocha alors d’elle et lui remit son bâillon pour quelques instants. Histoire de la faire taire. Sa voix était d’un insupportable… Puis il fit cliqueter son instrument, une allure sombre et grave sur le visage. Elle allait soit parler, soit mourir. Dans tous les cas, il n’en ressortirait que satisfait… Et Hikaru aussi. Probablement. Bref, il s’écarta de nouveau et prit une pomme dans le panier qui se trouvait à l’opposée de la pièce. Puis il la lui mit dans la bouche, de manière à l’empêcher de parler. Pour le début, évidemment. Il ne s’agissait là que de pure humiliation, ni plus ni moins. Il la lui fit donc gober et admira son chef d’oeuvre. Akihiko en avait presque envie d’appeler Hikaru afin qu’elle admirât cette œuvre d’art… Mais il ne pouvait se permettre de perdre trop de temps.

« Il ne manquerait plus que du vin pour vous asperger en bonne et due forme, et le tableau serait parfait. Il soupira. Hélas, je n’ai pas le temps pour ces futilités. Il lui retira alors la pomme tandis que sa main droite agitait sa pince. Allez-vous donc répondre à mes questions ou… Il s’empara de la main droite de la grognasse et commença à choper l’ongle de son pouce avec son nouveau jouet. … allez vous mourir à petit feu ? La balle est dans votre camp. »

Un sourire malsain sur le visage, le Sunajin ne cessait de sonder l’âme de sa cible, prêt à tirer sur l’ongle si celle-ci ne se montrait pas plus coopérative. Cela irait crescendo de toute façon. Il commencerait par les ongles de la main droite, puis ceux de la main gauche. S’il n’y a toujours pas d’information, alors il jouerait avec les oreilles de la mégère, quitte à les couper à la scie. Après, il s’amuserait à lui briser les os et articulations à l’aide de la masse. Et, pour finir, il lui décollerait les paupières et lui planterait quelques pieux ci et là, aléatoirement, afin de lui faire découvrir la sensation d’un piercing trois fois trop gros pour le corps humain. Tant de douleur, de plaisir et de sang perspective… Il en serait presque excité, sous ses vêtements.

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La cuisinière monta un courage admirable pour une demoiselle (enfin... qui se fanait) face à la situation et à l'aura meurtrière d'un ninja qui menaçait de la torturer.
Elle darda un regard noir qui avait fait fuir tant de commis de cuisine mais qui glissa sur le Haut-Conseiller de Suna.
Elle endura sans broncher humiliations et menaces. Il faut dire qu'elle travaillait pour la pègre et Okiko : elle devait déjà s'être frottée à pas mal de malappris mal embouchés qui se permettaient des privautés sur le personnel de maison...

Dès que le sunajin retira la pomme, il récolta une tentative de crachat (aisément esquivé de la part de l'ondoyant shinobi du désert) et des injures.
"Vous oserez jamais, p'tit branleurs ! Dame Okiko clouera ta bite sur la porte de cette auberge !" siffla la cuisinière, avant de se mettre à hurler comme une sirène. Ou plutôt comme un porc qu'on égorge, pour rester dans le ton de la mise en scène de Akihiko.
Heureusement, son acolyte avait tenu ses promesses et la chambre semblait plutôt isolée... Pour l'instant, personne ne défonça la porte de la suite nuptiale.

Chagriné par la rombière mal embouchée et peu coopérative, le sunajin passa donc à la vitesse supérieure grâce aux merveilleux outils qu'avait préparés Hikaru. Il ne se rappelait pas que la jeune femme disposait d'un attirail de torture aussi fournit. Peut être qu'elle en voulait vraiment à la cheffe de la pègre et ses ouailles...

Pour une civile, la cuisinière tint plutôt bon, l'injuriant et hurlant tout son saoul alors qu'il lui ôtait savamment les ongles des mains, un à un.
Quelques claques et regards malveillant lui évitèrent de s'évanouir.
La bonne de la pègre fini toutefois par craquer. Suant et hoquetant, le visage ravagée par les larmes et la douleur, elle avait endurait l'arrachage de ses ongles. Mais quand son blond tortionnaire approcha des lames de son visage rougeaud, elle craqua.

"N-no-non ! P-p-pas le v-visages !" s'exclama-t-elle au comble de la terreur et de la douleur, écrasé par la présence malfaisante du bourreau de Suna. "J-j-je v-vais p-parler ! Qu'est-ce que...que... vous v-v-voulez, bon sang !"
Elle était à point : le Haut-Conseiller pouvait maintenant poser ses questions et être certain qu'elle ne cacherait rien et ne mentirait pas.
Mais il devait cependant se dépêcher s'il voulait assister aux enchères : à force de jouer avec la cuisinière, il ne lui restait plus qu'une demi-heure pour se préparer et gagner le lieu de rendez-vous...

Le sunajin ressentit aussi l’approche d'une personne dans le couloir de l’établissement cossu, visiblement un civil à en croire le chakra, bientôt suivit par quelqu’un ayant l’énergie d’un shinobi. Son ouïe affinée de ninja entendit alors  un choc sourd et un râle. La présence civile s’immobilisa et s’affadit, surement mourante, alors que l’autre au chakra digne d’un ninja s’éloignait, regagnant sans doute la sale commune. Hikaru le protégeant de la curiosité du personnel de l’auberge ameuté par les cris de la cuisinière ?


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i am



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Ce que l’ego des gens pouvait être fatiguant. Aikihiko n’était pas forcément de ceux qui, de prime abord, s’extasiaient à torturer quelqu’un. Mais quand il le fallait, alors les victimes n’y coupaient pas. Cela dit, s’il pouvait avoir ce qu’il voulait sans en arriver au fer blanc arrachant ongles et perforant ligaments, alors il s’y cantonnerait. Mais la cuisinière (civile qui plus est !) ne semblait pas prompte à la coopération. Aussi le blondin allait devoir laisser place à une version plus sanguinaire et psychopathe de ce qu’il était réellement. Et dire qu’il avait voulu la mettre à l’aise et qu’il était même prêt à lui offrir ses talents de doux masseur pour la faire passer aux aveux. La fierté en perdra plus d’un.
En revanche, le Haut-Conseiller se devait quand même d’admettre que la matrone était pourvue d’un courage à faire pâlir plus d’un Shinobi sur cette terre. Si celui-ci n’avait pas été ce qu’il était, alors il y avait fort à parier pour que le regard noir qui lui avait lancé l’aurait fait fuir, ou au moins lui aurait remué les tripes. Mais malheureusement pour elle, le blond n’était pas taillé du même bois que les sbires qu’elle pouvait commander. Une fois la pomme enlevée de sa gueule, la truie tenta un crachat désespéré, qui fut esquivé avec une aisance effroyable. Bah, il était habitué aux véritables projectiles, ce n’était pas un pareil acte de désespoir qui allait le toucher. Néanmoins, tout cela le fit sourire : il avait quand même de quoi s’amuser, même s’il était conscient qu’il ne pouvait se permettre de perdre plus de temps. Aussi ignora-t-il simplement ses insultes et injures pour se concentrer sur sa nouvelle tâche : la torture.

Au début, les gestes furent plutôt lents et gracieux, il voulait surtout susciter la peur et la détresse chez cette âme perdue. Mais elle ne semblait guère au fait de ce qui l’attendait, aussi l’onde bleue de Suna passa à la vitesse supérieure en lui arrachant d’abord un ongle. Comme rien ne vint de sa bouche (si ce n’étaient bruits sauvages bestiaux, dus à la douleur), le bel éphèbe ne s’arrêta pas, allant jusqu’à lui retirer la vue de ses dix ongles bien loin d’être manucurés. Une fois le dixième arraché, le Sunajin s’écarta afin de prendre de nouveaux outils, espérant enfin entendre ce qu’il voulait. Mais rien n’y fit. Elle restait aussi bornée qu’elle semblait déjà l’être. Lame en mains, il l’approcha de son visage rougit (et tout simplement immonde) avant de frôler ses joues avec le nouvel outil.
L’horrible implora sa pitié. Pas le visage, alors qu’elle avait perdu tous ses ongles ? En voilà une surprise… Le Haut-Conseiller hausse les épaules et afficha une moue moqueuse guère dissimulée. Elle ne méritait que railleries et mépris. Pour montrer sa soi-disant bonne foi, il écarta également la lame des zones rougies (et pas encore meurtries) de la cuisinière d’Okiko. Qu’est-ce qu’il voulait ? Il l’avait déjà demandé à plusieurs reprises ! Il soupira et planta son regard malsain dans celui de sa victime.

« Je veux tout savoir du réfugié Sunajin qui a réussi à avoir par je ne sais quel stratagème la bénédiction et protection de votre bonne cheffe. Et aussi savoir qui était le fameux « Docteur » qui avait pu l’accompagner la nuit dernière. Oh et si vous ne me dites pas où il a pu aller, ce n’est pas à moi que vous aurez à faire. Mais à bien pire Siffla-t-il en faisant mention de Hikaru et sa rancune démoniaque envers le peuple de la vicieuse. »

Soudain, il sentit – ressentit, plutôt – quelqu’un qui montait à l’étage. Puis plus rien . Sa fidèle acolyte qui devait être à l’affut. Sourire satisfait, il écouta les réponses ainsi données par sa prisonnière. Une fois qu’il eut toutes les infos qu’il souhaitait, le roué Sunajin descendit de nouveau et régla la note de frais avant de se diriger de nouveau vers la Kunoichi qui s’était dévouée corps et âme pour cette mission. Plutôt corps que âme, cela dit. Sourire bienveillant aux lèvres, il la remercia d’un hochement de tête avant de la regarder, quelque peu distrait.

« Elle a finalement craché le morceau, mais je l’ai laissée entière. A peu près… Il se racla la gorge. Elle est toute à toi, à présent, l’invita-t-il à se venger. Je vais enfin aller vers le lieu d’échange et tenter de retrouver Tomio. Tu n’as qu’à t’amuser avec la truie et te reposer un peu. Je reviens le plus vite possible, indiqua le Haut-Conseiller, quittant finalement l’auberge. »

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La torture s'avéra finalement efficace : après avoir suffisamment meurtris et terrorisé la pauvre dame de cuisine, le Haut-Conseiller pu l'interroger sans soucis. Elle ne lui cacherait rien, il en était certain.
"Le... l-le sunajin ? C'est... c'est q-quoi ? Une sorte de n-ninja, non ? C-comme vous... sale monstre..." balbutia la cuisinière torturée. "Je f-fais que la b-bouffe moi ! Ah ! C'est l'gars baraqué qu'est v'nu deux fois avec l'espèce de docteur ?"

Le shinobi du désert acquiesça et s'empressa de questionner plus avant la matrone en devenir (si elle survivait).
Décrivant Tomio, le sunajin eut bien vite confirmation.
Ce dernier s'était en effet bien rendus chez Dame Okiko, à deux reprises.
La première, peu de temps après qu'il soit arrivé en ville, avec un "colosse encapuchonnée, l'docteur a d'mandé à ce qu'il lui soit servit plein d'viande cru". Sans nul doute la créature formée à partir des trois malheureux genin dont le traître avait la charge.

La cuisinière apprit ensuite que le soi-disant docteur lui avait donné tout un tas d'instruction précise sur ce que devait ou ne devait pas manger Tomio. Elle avoua avoir trouvé l'ex-jônin inquiétant, agité, pâle et nerveux, comme malade, même s'il s'était calmé au fil de la soirée, jusqu'à devenir fort civil avec Dame Okiko. Il avait profité que le docteur soit occupé à discuter avec cette dernière pour aller visiter les jardins.
Maki ajouta qu'elle avait entendu parler le docteur avec sa maîtresse. Il était visiblement fort cultivé et ils parlaient de plantes exotiques ou de drogues, une chose dans laquelle excellait le "groupe" de sa maîtresse, qui semblait ravie d'avoir un futur client potentiel.

Lors de sa deuxième visite, en pleine nuit Tomio avait été conduit dans les quartiers des serviteurs pour prendre une rapide collation. Là encore, le docteur l'accompagnait et avait insisté sur la composition de ses mets. Pas de gingembre, pas d’alcool, pas de thé noir, beaucoup de safran (alors que c'était si cher !) pour ce qu'elle s'en rappelait. Nul trace cette fois du colosse encapuchonnée.
Ensuite, le docteur s'en était allé, après avoir demandé une fille pour la nuit ou un truc comme ça à Dame Okiko (elle n’était pas sure d’avoir tout compris, cela ne se faisait pas d’écouter les conversations des invités). Maki ne l'avait pas vu quitter le domaine, mais elle l'avait vu discuter avec des hommes de mains de sa maîtresse et des nobles invités qui ricanaient.

Tomio avait ensuite était invité pour la nuit, mais il n'avait rien voulu entendre et quasiment fait un esclandre, bien qu'on leur est ordonné à tous le silence.
Il était reparti en pleine nuit, après que Dame Okiko se soit occupé d'un invité. Il s'en est allé vers le quartier des abattoirs accompagné de Yûto Buichi, une brute épaisse de l'entourage de la cheffe de la pègre.
Pour y avoir parfois livrer quelques casse-croûte, Maki savait qu'il y avait entre autre là-bas une planque dans une tannerie. L'odeur, immonde, était parfois utilisée pour semer quelques membres des forces de l'ordre ou chasseur de primes qui auraient des chiens.

L'esprit du Haut-Conseiller consulta brièvement sa carte mentale de la ville et de ce quartier qu'il avait établit lors de ses pérégrinations.
Oui, il y avait bien une tannerie, là où il avait ressentit deux présences ayant un chakra digne d'un shinobi. Et dire qu'il était passé si près de la nouvelle tanière de Tomio !
Il se consola en se disant que maintenant le traître devait puer comme un damné.

Abandonnant la cuisinière dont il ne tirerait rien de plus, le Haut-Conseilla sortit dans le couloir.
Dans celui-ci se trouvait le corps fortement charpenté de quelque commit ou majordome de l'établissement, le visage grisâtre écume aux lèvres. Pas de sang.
Était-ce une vengeance mesquine de la part d'Hikari de ne pas avoir dissimulé le cadavre obèse et boursouflée, histoire que ça soit à Akihiko de se le coltiner ? Ou alors juste l'insouciance de la jeunesse ? Ou bien la kunoichi n'en avait plus rien à foutre de la discrétion.
Le shinobi du désert allait-il prendre le temps de cacher le corps, alors que l'horloge tournait ?

Une fois son choix fait, il descendit et régla la note comme si de ne rien était.
Il expédia sa sbire s'amusait un peu avec la captive (qui n'y survivrait sans doute pas) et/ou se reposait un peu.
Hikari acquiesça sans mot dire, souhaitant bonne chance au Haut-Conseiller du bout des lèvres.

Ce dernier avait maintenant plusieurs choix possibles
Devait-il juste se rendre aux enchères et tenter d'acquérir les documents volés de manières diplomatiques, engageant les fonds secrets de Suna. Il pourrait obtenir rapidement des lettres de change dans cette citée marchande. Il avait tout juste le temps de prendre ses dispositions pour débloquer des fonds avant le début de la vente. Mais cela allait être coûteux pour le Village Caché du Désert...
Une fois cela fait, il pourrait traquer son déserteur et lui infliger la punition de Suna.

Devait-il tenter de foncer jusqu'à la foncer jusqu'à la tannerie pour intercepter Tomio ? Ce serait peu discret : pour y être avant l'heure des enchères et espérer intercepter le traître, il faudrait bondir de toits en toits, en plein jours. Et il risquait de tomber contre les hommes de mains d'Okiko, qui ferait tout pour protéger leur invité. Sans parler des samouraïs qui cernaient le quartier pour "maintenir l'ordre"...
Et une fois le traître exécuté, il fallait espérer qu'il ai les documents sur lui et non pas à nouveau à l’abri ou confier à quelque membre de la pègre...
Okiko serait furieuse s'il gâchait ainsi ses enchères et ne laisserait pas pareil camouflet à son honneur impunie.


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Tsuioku Mezameru

Tamashii



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Passer du simple au double, ou du tout au rien… Qu’est-ce que cela pouvait frustrer le Haut Conseiller des Dunes. S’il avait pris un malin plaisir à la torturer pendant qu’elle résistait, il n’éprouvait plus aucune once de fierté une fois qu’il avait découvert que son seul point faible (et levier d’interaction) était son horrible visage rougis et boursouflé… Bah, elle avait dû être montée par Okiko pour penser être de la caste des déesses au physique des plus divins. Ou alors était vraiment imbue de sa personne et là, il fallait qu’elle consultât très rapidement. Néanmoins, si cette rapidité (somme toute relative) pouvait déranger le tortionnaire, cela arrangeait tout de même ses affaires. Après tout, le temps lui était précieusement compté et il ne pouvait se permettre de faire trop de zèle pour simplement nourrir son ego surdimensionné.

Finalement, la truie cracha le morceau et répondit à la moindre de ses questions. Là, Akihiko apprit qu’il était un monstre. Bah, il le prenait bien venant de quelqu’un côtoyant quelqu’un qui était quand même bien pire que lui. Puis il balaya ces futilités d’un revers de la main, laissant l’autre continuer d’expliquer ce qu’elle savait. A cet effet, Sa Blondeur sut que Tomio avait bel et bien été convié chez la maîtresse de la pègre à deux reprises. La première fois, il était accompagné de l’horrible chimère crée à partir de ses précédents Genin. Du moins, c’est ce que laissait penser l’ex future matrone de cuisine. Ensuite, il a été dit que le supposé docteur avait moult instructions diététiques à propos de Tomio, à croire qu’il était très malade et que tout ne passerait pas forcément. L’esprit du Sunajin ne fit qu’un tour et commença à émettre bon nombre de suppositions, voire de supputations. Après tout, rien n’était sûr. Néanmoins, il n’en garda que quelques unes : le Nukenin était peut-être bien sous l’emprise d’un Genjutsu (spécialité de la Reine), ou même sous torture ; s’il venait à faire un pet de travers, alors on l’assassinerait sur le champ. Ou alors il pouvait être drogué, ce qui expliquerait pourquoi il ne pouvait manger comme les autres. Peut-être était-ce là un stratagème pour empêcher le poison d’être trop dilué ? Il n’en savait rien mais ne laisser pas cette hypothèse s’échapper des méandres de sa toile mentale.
Ce même soir, l’ex Sunajin avait également été « visité les jardins », à en croire Maki. N’était-ce pas dans ces fameux jardins qu’un tas de pierres avait été déplacé comme si de rien n’était ? Akihiko avait déjà pensé au Doton de Tomio à l’écoute du jardinier mais il ne pouvait pas non plus accorder trop de profit à un vieux qui devenait de plus en plus sénile. En revanche, le fait que la cuisinière mentionnât également des pérégrinations nocturnes de la part du traître ne faisaient que confirmer ce qui avait déjà été dit. Tomio, qui a bien pu te piéger de la sorte ? Se mit à songer le Haut Conseiller qui avait quand même autre chose à faire de ses journées qu’aller à la recherche d’un foutu lâche qui s’était mis Martel en tête de revendre des informations défensives. Et si en plus on ajoutait les bribes de conversation entendus entre el famoso Doctor et la reine des escortes, qui semblaient notamment discutailler plantes « exotiques », voire même drogues…
Néanmoins, cela n’était que trop peu tangible pour être sûr de ce qui avait bien pu se passer cette première soirée au sein du manoir de la plèbe dissidente.

Ensuite, la captive mentionna quelques détails supplémentaires à propos de la deuxième nuit durant laquelle s’était pointé le scélérat. Premièrement, il était venu en pleine nuit, pendant que « Okiko s’occupait d’un invité ». Et si l’invité en question n’était autre que le conseiller qui cherchait à donner réparations pour le centre de profits qu’il n’avait pas du tout ménagé ? Après tout, il avait ressenti une présence pénétrer dans cette demeure alors qu’il était occupé à masser la douce empoisonneuse. Et cette présence possédait un chakra digne de Shinobi. En revanche, la vipère savait très bien s’entourer, aussi était-il possible qu’il ne s’agît là que d’un autre homme de main. Un de plus. Bref, cette fois aussi le médecin l’accompagnait et avait insisté, une fois de plus, quant à son régime alimentaire. Pas de gingembre, pas d’alcool, pas de thé noir, beaucoup de safran (malgré la fortune de cette herbe)… C’est d’ailleurs cette dernière mention qui fit réagir Akihiko.
De par le passé, il avait déjà dû faire un article pour la médecine de Suna à propos des bienfaits du Safran. Et ce, bien sûr, en collaboration avec le clan Kusaribe. Voici ce que cela donnait…

« Le vrai safran de très bonne qualité, est sans pareil, dans la pharmacopée mondiale des plantes médicinales. C’est une plante adaptogène majeure, qui agit à la fois sur les problèmes de dépression, de manque d’énergie, de stress, de sommeil, d’équilibre nerveux et physique. C’est aussi un très bon aphrodisiaque et un revitalisant hors paire. En fait, la force du safran est d’être l’une des meilleures plantes adaptogènes, c’est à dire ré équilibrantes de tout le corps e de son esprit. Ainsi, le Safran apporte une grande énergie, mais surtout participer à rééquilibrer au plus profond les organismes les plus fragilisés, et son action adaptogène permet au corps de mieux fonctionner au quotidien.
C’est une plante relativement rare (d’où son prix hors norme)  et majeure à utiliser avec précaution. En effet, il faut d’énormes quantités de pistils de safran pour pouvoir en créer sous forme d’épices ; voilà pourquoi il est, à juste titre, reconnu et appelé comme étant « l’or rouge ». Néanmoins, ses bienfaits médicinaux sont nettement à la hauteur de sa réputation et plusieurs de ces aspections et actions sur le corps ont, semble-t-il, été oubliés. Il est sans nul doute l’une des plantes médicinales les plus puissantes trouvable ici bas.

Le safran augmente la vitalité et l’énergie disponible dans le corps. Grâce à ses incroyables vertus, il a soutenir l’organisme pour répondre aux manques d’énergique chroniques, aux grands stress ou encore aux pertes de vitalité. Il a été également prouvé comme pouvant améliorer l’humeur globale lors de posologie importante. Le Safran permet en particulier d’améliorer les symptômes de la fatigue passagère après un long voyage et/ou lors d’un décalage horaire, mais soutient aussi efficacement l’organisme pendant une maladie importante ou lors d’une période de convalescence.

Le Safran de très bonne qualité, a la particularité d’être un excellent antidépresseur. Les personnes qui prennent régulièrement du Safran le matin, confirment des bienfaits sur le bien-être et une sensation de légèreté, un sourire même quand l’on est déprimé sans raison. En fait, le Safran agit sur les glandes surrénales (glandes énergétiques) et participe ainsi à rétablir les équilibres énergétiques, nerveux, et physiques du corps humain, en agissant sur la production de neurotransmetteurs et hormones majeures, surtout la Sérotonine, la Mélatonine et la Dopamine, qui sont parmi les trois principales hormones du bonheur, du sommeil et de l’équilibre nerveux. Oui le Safran (de très bonne qualité uniquement), va redonner le sourire aux personnes en proie avec des douleurs émotionnelles, va améliorer le quotidien après la perte d’un être cher ou après une rupture amoureuse.

Le Safran augmente la concentration, l’équilibre nerveux et le bien être général. Plante équilibrante au niveau du cerveau, il améliore la circulation des neurones, la production de neurotransmetteurs et la qualité globale du sommeil. C’est ainsi une excellente plante pour retrouver la joie du cœur, et la vivacité d’esprit la journée, mais aussi pour améliorer progressivement la qualité du sommeil réparateur. Le Safran possède de puissantes propriétés antidépressives, anti-stress et anxiolytiques permettant de faire face aux situations difficiles. En médecine étrangère (par delà les frontières du Sable), on le recommande sous forme de cures, de plusieurs semaines à plusieurs mois, pour agir sur les dépressions profondes, les peurs chroniques et la paranoïa. En Médecine Ayurvédique, on recommande le Safran le matin ou le midi à jeun uniquement, pour optimiser les bienfaits médicinaux de la plante sur la santé, la vitalité et le bien-être général. Dans quelque contrée éloignée, le safran est régulièrement consommé dans l’alimentation avec d’autres épices, pour améliorer la digestion, le transit intestinal, mais aussi pour retrouver le moral et la confiance en soi, après une chute de vitalité, une infection ou un accident ayant endommagé les réflexes ou la motricité (ça aurait pu te servir à l’époque, Aikihiko… pareil pour ta rupture...).

Cette épice permet de lutter contre les addictions aux drogues, au cannabis, au tabac, à l’alcool et aux sucres raffinés. Ses effets anti-drogues et anti-stress se font ressentir généralement après une à deux semaines, même si certaines personnes affirment le ressentir tout de suite après en avoir pris le matin à jeun, sans rien avoir mangé avant. C’est donc une plante idéale pour lutter contre les drogues, mais aussi pour faire face aux maux de tête liés à des douleurs digestives, après un repas trop copieux, un abus d’alcool ou de drogues. Le safran va ainsi participer à nettoyer et purifier l’organisme en profondeur, et rétablir les équilibres internes.

Le safran est également réputé être un excellent aphrodisiaque pour les hommes, un bon stimulant de la libido pour les femmes. En fait, le Safran n’est pas directement aphrodisiaque, mais agit essentiellement sur plusieurs glandes dont les glandes surrénales (énergie), mais aussi la pituitaire, la pinéale, la thyroïde, et les glandes sexuelles (testicules/ovaires). Ainsi le Safran permet d’améliorer le fonctionnement des organes reproducteurs, il augmente la force et la puissance sexuelle, combat la frigidité et les impuissances, et va agir contre les problèmes hormonaux en lien avec la ménopause et l’andropause (non Hakaze, tu ne me nourriras pas à base de safran, je te préviens). »

Aussi, avec tous ces éléments, il y avait fort à parier que le pauvre Tomio avait été malmené ou endoctriné de quelque manière qui fût et que le docteur s’occupait de lui avec cette herbe médicinale, cette épice, afin qu’il fût toujours à fond et en très grande forme pour servir leur maîtresse. De plus, Akihiko se demandait maintenant si Okiko n’avait pas voulu en faire un autre de ses esclaves sexuels… Bah, il y avait plus déplaisant comme traitement, c’était certain.
Par la suite, Maki renseigna également le blondin en lui parlant d’une tannerie où régnait une odeur pestilentielle. Après brève consultation de sa carte mentale, il réalisa qu’il était bel et bien passé par là et qu’il avait ressenti un chakra digne de Shinobi. Etait-il VRAIMENT passé juste à côté de Tomio ?! Il s’en mordrait presque les doigts. Au final, ce n’était qu’un peu de répit accordé à Tomio avant que l’épée de Damoclès ne lui tombât sur le haut du crâne. De toute façon, il devait sentir comme l’esprit nauséabond des Enfers ; de quoi le repérer très facilement.

Finalement, le Haut Conseiller s’en alla et tomba nez à nez avec un cadavre à même le sol, juste devant la porte. Si Hikaru avait bien fait son boulot d’assassin, elle avait encore ses preuves à faire en tant que nettoyeur. Akihiko soupira et le porta rapidement auprès d’une autre chambre qu’il s’empressa de barricader momentanément. Au pire, quelqu’un tomberait dessus mais ils seraient déjà partis d’ici là.
Une fois en bas, il confia la suite à son acolyte, lui informant de son plan avant de partir. Une fois hors de l’auberge, il fit un simple mudra et quatre copies de sa personne se manifestèrent. Il ordonna à trois d’entre eux de le suivre à distance raisonnable (de manière à ce qu’ils ne soient pas dans son propre rayon de détection), tandis qu’il demanda au deuxième de rapidement se rendre vers la tanière du traître. Avec un peu de chance, ils tomberaient dessus avant qu’il ne décidât de se rendre au lieu de l’échange… ou même ailleurs. A ce propos, le véritable maître du Suiton s’était empressé d’aller chercher une lettre de change au nom de Suna et d’Okiko, au cas où sa copie ne parvenait pas à récupérer les documents (voire même Tomio) avant l’ouverture des enchères. Il avait par ailleurs mentionné l’utilisation du Suiben au clone qui s’occuperait du traître.

Finalement, il parvint à arriver légèrement en avance par rapport à l’heure voulue. Il n’avait plus qu’à attendre la suite des convives… en espérant que ses Bunshin ne tomberaient pas sur la milice locale ou sur les hommes du Chrysanthème… Il leur avait d’ailleurs bien demandé de se planquer comme il le fallait afin de ne pas faire tout capoter.

(c) AMIANTE



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Sa jeune collègue n'eut qu'un petit sourire qui pouvait signifier "Oui, faîtes donc ça." en écoutant le plan du Haut-Conseiller.
Vu que cela ne l'impliquait pas directement, elle se contenta d'acquiescer.
"J'ai repéré une boutique de dango. Je vous y attendrais là-bas." signifia-t-elle au haut-conseiller. "C'est dans une rue très passante, il y sera facile de générer une panique en cas de problème, pour gêner la soldatesque locale ou les sbires d'Okiko-sama ou d'aller savoir qui vous pourriez encore fâcher..."

Une fois le sarcasme évacué,  Akihiko créa quelques doubles de lui-même pour mettre en oeuvre son plan.
Trois d'entre-eux lui servait de garde du corps à distance. Bon, il faudrait espérer que personne ne remarque qu'il y avait trois blondinets dans le quartier...
Le dernier se hâta d'aller inspecter cette fameuse tannerie qui semblait être un repaire de la pège. Peut-être ce double y trouverait-il Tomio ?
En tout cas, vu l'urgence décrété par son créateur dans l'espoir d'intercepter le traître, le clone décida d'y aller par le chemin le plus court : la voie ninja. La copie escalada donc une maison et bondit de toits en toits...

Pendant ce temps, le véritable Haut-Conseiller se rendit promptement dans un comptoir marchand connus des services de Suna. Là, par quelques phrases codés et en montrant pattes blanches, il put se faire tirer des lettres de change infalsifiable engageant l'or de Suna.
S'il devait s'en servir, il y avait de grande chance qu'Akihiko se fasse souffler dans les bronches par Senshin. Mais le Kazekage (une fois calmé) paierait rubis sur l'ongle. Les secrets militaires de Suna n’avaient pas de prix et il avait donné carte-blanche à son Haut-Conseiller.

Une fortune virtuelle en poche, le sunajin se rendit donc tranquillement au lieu de rendez-vous.
Très vite, il constata que le quartier avait plus ou moins était bouclé pour l'occasion. Des samouraïs de la milice et d'autre aux armures et décoration visiblement étrangère encerclaient quelques pâtés de maisons, en patrouille un peu trop régulière et tournant toujours autour de la même zone qui ne trompait personne.
Les sens mystiques du Maître des Flots remarquèrent un homme au chakra digne d'un shinobi. Son armure lourde et ses insignes de samouraï le désignaient comme un gradé et il semblait coordonner à la fois les forces de la milice locale et les samouraïs étrangers.
Akihiko reconnu Utau Kikunae, le sbire du général Endô Reinta que lui avait décrit Hikaru.

En s'enfonçant dans les ruelles, la populace et les miliciens disparurent, remplacé par des messieurs peu amènes qui chassaient le manant. Au vue des tatouages et des mines patibulaires, il s'agissait des hommes d'Okiko...
L'un d'eux, qu'il avait vaguement entre-aperçu au manoir de l'empoisonneuse lui fit un signe de menton, l'envoyant dans une ruelle discrète à coté d'un abattoir (au moins, s'i y avait du sang et des cris, cela passerait probablement inaperçu) où deux malabars armés d'imposant nodashi s'écartèrent à son approche.
L'un d'eux frappa selon un code précis à la porte imposante d'un grand entrepôt à l'air tout à fait banal, qui s'entrouvrit pour laisser passer un vieil homme en kimono distingué, propre sur lui et qui détonnait donc en ces lieux sordides. Le sunajin ne ressentit pas de chakra particulier émané de lui, mais il était évident que les deux brutes manifestaient une certaine déférence en sa présence. Surement un lieutenant de la pègre. Et s'il était encore vivant à son âge, surtout dans l'organisation d'Okiko, il ne faudrait pas le sous-estimé, même s'il restait un "civil".
Il se dirigea aussitôt vers Akihiko.
"Vous êtes à l'heure, voilà qui est plaisant. Je me présente : Watanabe Fujio et je serais votre hôte." affirma-t-il d'une voix douce. "Merci d'enfiler ceci, messire. Nous disposons aussi de yukata plus confortables, si vous le désirer et de boisson et divers rafraîchissements à l'intérieur."
Il tendit un imposant loup argenté au sunajin, capable de dissimuler quasiment tout son visage.

"Les enchères sont évidemment anonyme... Pour éviter les pressions, les conflits personnels et autres désagrément. Veuillez me suivre et vous mettre à l'aise. N'oubliez pas de confiez vous armes à Giro, à coté de l'entrée. Toutes vos armes."
Et bien évidemment, impossible de faire entrer les clones dans l'entrepôt, ni-même dans les ruelles à proximité : prévenue, la pègre locale ne laisserait pas passer un autre Akihiko...
Il leur était peut être possible de grimper dans les bâtiments alentours et de sauter sur le toit de l'entrepôt... Mais si Okiko était sur place, ses propres sens mystiques la préviendraient.

A coté de l'entrée se tenait un autre mastodonte en kimono trop serré pour son imposante stature. Sans doute le dénommé Giro, qui arriva à la fois à s'incliner poliment tout en signifiant d'un regard "je suis là pour te broyer les os à la moindre incartade".
Là encore, le Haut-Conseiller ne détecta pas de chakra digne d’intérêt.
On le fit entrer, puis parcourir un véritable labyrinthe de caisse et breloque sans importance mais posé en tas immense dans l'entrepôt.

Au cœur de celui-ci se trouvait par contre étonnamment un espace vide, où avait été préparé des tatamis, des coussins et des tables. Il y avait même un splendide bouquet arrangé avec goût par un spécialiste de likebana, ainsi que quelques estampes et calligraphies de prix. Thé et sake attendait les convives. De nombreuses bougies illuminaient l'endroit (malgré les risques d'incendie) jusqu'ici enténébré. Un discret encensoir épurait l'atmosphère confinée.
C'était un véritable salon de réception de luxe au milieu de nulle-part.

"Bien évidemment, l'usage de ninjutsu, de poison ou toute autre forme de violence est prohibée." continua Fujio de sa voix onctueuse. "Ceci pourrait rendre caduque les enchères et vous placer dans une situation délicate et vous faire subir le courroux du ciel..."
Façon poli de dire : les quatre archers dissimulés sur les poutres en hauteur vous cribleront de flèches à son signal. Bien évidemment, le Maître du Suiton les avait immédiatement repérés. Un seul d'entre-eux avait un chakra intéressant. Sans doute un tireur d'élite.

Soudain, le Haut-Conseiller ressentit l'arrivée d'un chakra digne d'un shinobi.
Sortant des ténèbres, une splendide femme s'avança, vêtue d'un luxueux kimono carmin, souligné avec grâce d'argent et d'un obi doré.
Un masque noir et argent, où l'on deviné une toile d'araignée en filagramme dissimulait son visage.
Probablement Okiko, vu le petit sourire rieur qu'elle afficha en découvrant le Haut-Conseiller. Mais pouvait-il en être certain ? La roué catin pouvait bien lui avoir envoyé une doublure...
En tout cas, elle n'adressa même pas la parole à Akihiko, s'installant sur un coussin pour fumer avec délectation.

Du bruit et une nouvelle source de chakra captèrent l'attention d'Akihiko.
Un homme âgé, mais encore bien vert, dans une superbe armure festonnée (mais sans insigne) fut amené dans la salle de réception. Son visage avait beau être complètement dissimulé par son masque de tengu grimaçant, le sunajin devina sans peine qu'il était en présence du général Endô Reinta.
Ce dernier le salua de la tête, tout comme la (probable) maîtresse de la pègre, ce qui fit grincer son armure.
Il ne s'assit pas se tenant en position de repos militaire, pas plus qu'il ne prit de sake ou de thé.

Quelques instant après, un autre homme les rejoignit, lui aussi doté d'un chakra digne d'un shinobi. Il portait une tenue simple, mais de bonne facture. Passe-partout. La seule extravagance ne venait pas de lui, mais du masque d'albâtre qu'on lui avait fournit.
A le voir se déplacer en silence et avec souplesse, Akihiko reconnu un shinobi. Un autre enchérisseur ? Konoha ? Dans ce cas, qu'avait promis le Village Caché de la Feuille à Okiko pour qu'elle les accepte à nouveau à la table des négociations ?
Ou alors, il pouvait s'agir d'un sbire de la cheffe de la pègre, un complice destinée à faire montrer les prix lors de l'enchère...
Le nouvel arrivant saluant les autres, un peu nerveusement. Il accepta un thé pour patienter...


Un peu plus tôt, le double isolé du Haut-Conseiller se ruait vers sa cible et sa mission, bondissant telle une chèvre du désert sur les toits de la ville.
Hélas, en pleine journée, ce n'était guère discret...
Le clone esquiva aisément une flèche expédiée par un tireur embusqué lui aussi sur les toits dans le quartier des abattoirs. Un avertissement... Okiko devait avoir posté quelques sbires pour éviter les problèmes.
Mais le double du ninja du désert évita sans mal ce genre de mesure : il était bien trop rapide pour les mafieux à la petite-semaine de l'empoisonneuse... Mais son intrusion avait été repérée.
Il se rua donc au plus vite vers la tannerie.

L'activité y battait son plein et la puanteur était insupportable. Le clone n'avait qu'une envie : se dissiper pour ne pas la sentir ! Bah, au moins son original n'aurait pas ses horribles remugles sur ces vêtements...
En interrogeant l'air de rien (bon, à l'aide aussi de quelques mon) les tanneurs et la faune locale à propos de Yûto Buichi, Akihiko eut de la chance.
Sans doute agacé par son bagout et malgré sa mise évidente d'étranger, un mégissier tendit un doigt exaspéré vers un homme qui s'éloignait dans une ruelle. Plus tard, il parait cette indiscrétion de sa vie.

Tournant juste à l'angle de la rue, un sbire à la bonne gueule de brute d'Okiko conduisait un homme visiblement musculeux, dissimulée sous une cape de voyage poussiéreuse. Le double d'Akihiko frémit en remarquant les mains à la peau bronzé de l'homme, sa démarche féline de chasseur de désert.
Tomio.
Et il n’était qu’à quelques rues de l’abattoir et de l’entrepôt où se dérouleraient les enchères où il se rendait visiblement d’un bon pas.



Récapitulatif :
 

   
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Le Haut Conseiller était tellement habitué aux sarcasmes et répliques salées de Hikaru qu’il n’en avait cure et les outrepassait, voire même les occultait, à chaque fois qu’une lui était destinée. A cet effet, il haussa brièvement les épaules et sortit de l’auberge, notant simplement que la jeune femme serait probablement dans une boutique de dangôs une fois qu’il aurait terminé son œuvre… ou qu’il aurait bien mis le bordel un peu partout dans la ville. Bah, une fois de plus ou une fois de moins… Il espérait ne pas en arriver là, mais si vraiment ça devait se passer de la sorte, il aurait probablement réussi à quitter la ville avant que la soldatesque de Tetsu ne les retrouvât, lui et sa fidèle Kunoichi.
Mais pour l’heure, ce qui le tracassait (dans une moindre mesure quand même), c’était le fait de se trimballer avec trois clones qui le suivaient. Il était fort probable qu’ils se fissent remarquer, mais bon. La providence étant souvent de son côté, il se disait que tout devrait quand même bien se passer. Finalement, le quatrième clone s’était séparé du groupe pour se rendre vers la supposée planque de Tomio.

Pendant ce temps, le véritable Sunajin avait été récupéré une lettre de change (après moult paroles de politiciens codées et avoir montré et prouvé sa bonne foi) auprès d’une entreprise comptable du coin. Au moins, si son clone ne parvenait pas à récupérer ce qui lui était dû, alors il aurait de quoi les récupérer et en toute légitimité, sans même engager plus de perte au sein de cette ville neutre.
Après quelques mètres parcourus, il lui fut aisé de remarquer que l’ensemble du territoire intra muros avait été bouclé et sécurisé pour faciliter l’échange (et empêcher la moindre autorité un poil trop officielle de venir mettre son nez dans leurs affaires peu scrupuleuses). Ce qui n’arrangeait tout de même pas ses affaires. Akihiko avait toujours eu le don de s’attirer des ennuis sans le vouloir, ou de fâcher n’importe qui avec une simple prise de parole. Aussi, si cela venait à se passer de la sorte, il y avait fort à parier pour qu’un affrontement vît le jour. Et s’il devait se battre ainsi, tout le reste de la milice et les (trop) nombreux samouraïs viendraient forcément sur lui. Là, il pourrait utiliser son art et sa propension à créer des tsunamis ô combien dantesques mais… Cela serait trop dangereux, puisqu’il ne connaissait pas les affinités de ses potentiels futurs ennemis. Aussi, si un utilisateur du Raiton – ou pire, un professionnel du Doton – venait à se dresser contre lui, c’était la défaite assurée.

Ses sens mystiques mis en exergue, le Maître des Flots put constater que le soi-disant coordinateur de l’opération avait un chakra digne de Shinobi. Au moins, il avait pu noter que sa réserve ne dépassait pas celle du blondin. Bon à savoir… Plus soin se trouvait également le sbire du général Endô Reinta, qui ressemblait trait pour trait à la description qui lui avait été donnée par sa propre sbire.
Plus l’Onde Bleue de Suna s’aventurait au sein de ce quartier fortement gardé, plus la plèbe disparaissait. Aucun doute n’était permis, il était on ne peut plus proche du lieu de rendez-vous. Surtout qu’il y avait bon nombre de badauds aux gueules patibulaires et cheveux hirsutes, tous parsemés de tatouages typiques : le gentil petit peuple de Dame Okiko. L’un d’eux l’avait déjà rencontré la veille, alors qu’il festoyait aux côtés de la maîtresse empoisonneuse. Ce dernier lui désigna une ruelle sombre et fort peu accueillante d’un signe du menton, près d’un abattoir. Sans douter ou avoir aucune appréhension qui fût, le Sunajin s’y conduit. Là, deux armoires à glaces au Nôdashi imposant (probablement quelque chose à compenser) s’écartèrent à sa présence. L’un des deux émit le code nécessaire à l’ouverture de la porte (deux-trois coups sur la porte, rien de si compliqué dans l’absolu). S’en suivit un vieillard vêtu d’un kimono aux allures luxueuses et a l’air ultra posé. Un rapide appel à ses sens aiguisés lui permit de réaliser qu’il n’était pas doté de chakra aussi puissant qu’un Shinobi. En revanche, les deux gardes semblaient lui vouer une certaine loyauté… probablement un des lieutenants de la pègre, si ce n’était d’Okiko. Méfiance, donc…

Akihiko fut malgré tout très bien accueilli par cet hôte de fortune, qui lui expliqua rapidement les règles d’entrée, qui accompagnaient notamment l’anonymat dans laquelle se déroulaient ces enchères. Puis on lui tendit un masque de loup argenté. Il l’enfile et attacha ses cheveux avant de les glisser sous sa cape afin de ne pas trahir son identité une fois présent face à toute l’assemblée (qui promettait d’être relativement bien garnie). En guise de remerciements, le roué ninja s’inclina de toute sa grâce, sans piper mot. Pour une fois, d’ailleurs. Puis il fit quelques pas et, écoutant les directives du vénérable, déposa toutes ses armes auprès d’un autre gorille. A savoir tout son arsenal ninja (kunais, parchemin et shurikens) ainsi que son précieux katana. Bien, si cela venait à péter, il n’aurait d’autres choix que de balancer ses plus gros Suiton. Rien que cette idée lui procura quelques malins frissons de plaisir et un sourire carnassier naquit sous son masque animalier.
Les trois clones gardes du corps mais à distance restèrent à cette même distance : à la limite de la zone de détection de leur maître, mais sans non plus pénétrer dans les ruelles adjacentes. De toute façon, ils n’en avaient pas du tout la possibilité ni la capacité.

Peu après, on le conduisit à travers un dédale certain. Au bout de quelques minutes, il atterrit au milieu d’une sale de réception de luxe au beau milieu de nulle part. C’était littéralement incohérent au vu de l’atmosphère omniprésente qui régnait dans et sur cette ville. Aussi, son œil lui permit de repérer plusieurs bougies (qui menaçaient d’embraser l’ensemble des lieux) ainsi qu’un peu de cens et SURTOUT de la boisson qui en valait la peine. Le saké lui faisait de l’œil tout de même, mais il attendrait qu’une main généreuse ne lui en offrît. De sa voix onctueuse, Fujio annonça quelques règles supplémentaire qui jouaient contre sa Blondeur : pas d’arts ninjas ne sauraient être tolérés sous peine de rendre les enchères caduques… Bah, d’un côté, si son clone récupérait les parchemins, il pourrait bien rendre tout ceci nul et non avenu.
Puis sa sensorialité l’avertit de la présence d’une nouvelle personne. Un chakra digne de Shinobi dans le coeur svelte et splendide d’une Kunoichi. Il y avait fort à parier qu’il s’agît d’Okiko mais, malheureusement, le masque au filigrane d’araignée l’empêchait d’en être certain. Et pour un peu qu’elle lui eût envoyé une doublure ou toute autre supercherie pour ne pas avoir à trop se mouiller… Finalement, elle s’installa sur un des moelleux coussins prévus à cet effet et commença à fumer, se délectant de son propre poison. De fait, Akihiko sortit une de ces précieuses cigarettes, toujours sans piper mot, et savoura à son tour sa propre dépendance.

De nouveaux bruits, une nouvelle source de chakra digne des êtres peuplant ses terres.  Ni plus ni moins que le général Endô Reinta. Enfin ce rat se montrait ! D’un commun accord, les trois énergumènes se saluèrent d’un hochement de tête.
Et enfin, Akihiko capta une énième source de chakra. C’en était presque fatigant et redondant. Cette fois, il n’avait aucune idée de qui cela pouvait bien être. Un émissaire de Konoha ? Dans ce cas, ils avaient dû raquer comme il se fallait la maîtresse de la ville pour que celle-ci les acceptât de nouveau au sein de sa forteresse… Ou peut-être même qu’il s’agissait d’une imposture pour simplement faire grimper le prix. C’est qu’elle était vicieuse, il ne fallait pas l’oublier. Le silence qui s’était installé demeurait tout de même pesant et le vrai Haut Conseiller ne tarda guère à céder à ses lubies. Il se racla doucement la gorge…

« Pardonnez mon impromptue prise de parole, Wanabe-dono, mais serait-il éventuellement possible de vérifier l’état de la marchandise avant de procéder aux enchères ? Demanda-t-il de son ton tout aussi onctueux, bien que tentant de modifier quelque peu sa véritable voix. »

[…]

De son côté, le clone isolé et agissant un peu plus tôt que les autres, avait opté pour la méthode la plus rapide dans l’espoir de retrouver le traître de Suna : passer par les toits, n’hésitant pas à effectuer des sauts de plus en plus dangereux risqués. Tomber ou se faire repérer ne lui importait peu, il voulait simplement veiller à ce que le volonté de son maître fût satisfaite.  
Un sifflement retentit et un pas chassé sur la gauche lui permit d’esquiver sans souci du tout. Un archer embusqué avait probablement dû être dépêché par Okiko pour éviter tout problème… Mais c’était sans compter sur les capacités du roué Sunajin. Aussi, même s’il avait pu esquiver les quelques méthodes de dissuasion fort peu efficaces, une chose était sûre : il avait été repéré. Il augmenta alors sa cadence et interrogea les différents civils, ci et là (n’hésitant pas à ponctuer ses paroles de quelque mon qui avaient toute la valeur du monde à leurs yeux). Fatigué par son charisme légendaire, un de ces sous-homme lui indiqua alors une ruelle de laquelle partaient deux hommes. Une brute d’Okiko et un type à encapuchonné, à la démarche féline du désert et aux mains bronzées. Il était là… à seulement quelques ruelles du lieu des enchères.  Se propulsant à pleine vitesse, le clone invoqua un énorme Tsunami (digne de ceux de l’original) qui visait les deux hommes. La vitesse de l’énorme vague et l’étroitesse de la voie piétonne rendaient manifestement cette technique compliquée à esquiver… Mais il ne s’arrêta pas là et avait comme but de manifestement dépouiller l’intégralité du duo. Au sens propre comme au figuré.

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Tomio, jônin et traitre à Suna n'avait désormais plus qu'une envie : conclure l'affaire et se barrer de cette fichus ville.
Non seulement il avait été repéré par ces fientes molles de Konoha mais le Haut-Conseiller de Suna en personne était sur ces traces. Et dans l'incroyable déferlement de violence de la nuit dernière, il avait perdu son effroyable "protecteur".
Et il puait, ayant dû passer la nuit dans une tannerie infecte. Tout ça parce son Ondoyante Majesté n'avait rien trouvé de mieux que d'abattre sa planque !

La gueuse qui était sensée organiser les enchère lui avait assuré que tous les problèmes étaient règles. L'autre psychopathe lui avait fournit de quoi se calmer et l'avait assuré que le plan se poursuivait comme prévus...
Il tâta l'étui à parchemin accroché à sa ceinture. Bientôt, il serait plus riche que riche. Bientôt il pourrait dire adieu à tout ça, vivre enfin dans le luxe et le plaisir qu'il méritait. Fini d'être le larbin du Kazekage ! Adieu le désert ! Et plus de gosses à s'occuper !

Il suivait dans une sombre ruelle, agacé, un des membres de la mafia locale, une brute vaguement habile au katana (risible, selon l'ex-sunajin) jusqu'au lieu secret des enchères.
Puis soudain, un terrible grondement derrière eux. Tomio, ninja aux réflexes surentrainé se retourna aussitôt pour voir une effroyable quantié d'eau se ruer vers eux.
Immédiatement, il bondit en arrière, composant des mudra à une vitesse ahurissante.
"Dôton : Doryû Heki !" s'exclama-t-il, planquant ses mains aux sols pour faire jaillir un rempart rocheux entre lui et la déferlante déchaînée.

Juste à temps ! Enfin, pour lui... Pour son "allié", resté de l'autre coté du rempart pierreux barrant désormais la ruelle, le choc fut plus rude. L'incroyable vague sortie d'on ne sait où s'écrasa contre le mur de roche invoqué par le traître, broyant le malheureux sbire d'Okiko contre le rempart.
Mais la puissance du tsunami du clone d'Akihiko ne pouvait être aussi aisément contenue. Si la barrière de rocs invoquée pare le traître et renforcé par son chakra s'avérait être une muraille inaltérable, il n'en allait pas de même pour les bâtiments crasseux, les ateliers de boucheries et de tanneries et les entrepôts du quartier des abattoirs.

Ne pouvant avancer, la vague reflua et mina les bâtiments alentours qui commencèrent à s'effondrer dans d’horribles et sinistres craquements.
La populace hurla devant le cataclysme qui dévastait, encore, la ville.
Fort heureusement, les hommes d'Okiko avait plus ou moins "déconseillé" aux habitants de ce rendre dans ce quartier aujourd’hui. Seuls les travailleurs ayant bravé, par obligation ou négligence, les "conseils" de la pègre furent engloutit par les flots déchaînés et l'effondrement des bâtiments instables alentours.

Le clone du Haut-Conseiller dû bondir en arrière pour éviter le propre retour de sa technique se brisant contre le mur de roche. Les vagues charriaient à présent moult débris et corps broyés. La panique était totale, on hurlait à l'aide, au ninja ou on agonisait sous les planches et morceaux de maison.
Pour ajouter au chaos, le tsunami avait brisé murs et barrières de certains abattoirs du quartier, libérant des animaux complètement affolés qui s'égayèrent dans les rues inondés et bourbeuses.

Tomio quand à lui n'était pas resté là : il se ruait à toute jambes vers le lieu de rendez-vous.
Cette salope d'Okiko !
Alors comme ça le problème avait été réglé ? Mon cul !
Le traître savait reconnaître la déferlante vengeresse de son ancien Haut-Conseiller !
Mais si jamais il gagnait la salle secrète des enchères, il pourrait compter sur l'aide, forcée, de la pègre et des acquéreurs de ses précieux parchemins...
Par chance, l'entrepôt où se déroulait la rencontre n'était pas loin... Il fallait espérer que ses défenses et le butor qui était sensé l'escorter et le protéger ralentissent assez la Source Dorée du Désert.
Tomio eut un petit sourire : il aurait bien aimé tester sa puissance face au Haut-Conseiller de Suna (surement un parvenue qui ne mouillait jamais la chemise, un sycophante qui faisait de la lèche au Kazekage alors que les vrais ninja abattait le sale boulot et n'en recevait ni mérite ni gloire) mais il était un shinobi dans l'âme : la mission avant tout.
Il avait besoin que les enchère se passe sans encombre.

Derrière le mur de rocs, un homme musculeux (bien que commençant à bedonner un peu), couvert de tatouage toussa et se releva péniblement, couvert de boue et meurtris.
A tâtons et titubant, il récupéra son katana au milieu des décombres puants de la rue.
Ses yeux chafouins mirent un instant à faire le point, avant de se fixer sur l'homme qui trônait au milieu de se désastre. Il l'avait déjà aperçu au manoir de sa maîtresse.
"Putain tu va morfler, connard !" beugla-t-il, chargeant le clone en soulevant moult éclaboussures boueuses et putrides. "Omotegiri !"
Désorienté et à moitié noyée, le mafieux ne réfléchissait plus. Il attaquait frontalement, au sabre, celui qui avait déchaînée le torrent ayant ravagé les alentours...


Dans la salle des enchères, qui arrivait à paraître cossus au sein d'un entrepôt poussiéreux (bien que très bonne taille), la vente n'avait pas encore commencée.
Les "invités" masqués se rafraîchissaient et discutaient avec le maître de cérémonie et attendant l'annonce officielle. Vin, thé et divers mets exquis étaient à disposition.
Si le général samouraï boudait les rafraîchissements, ce n'était pas le cas des autres. La supposée Okiko et l'homme masqué mystérieux devisait plaisamment. Connaissant la veuve noire, Akihiko put l'admirer faire usage de ses charmes (même avec un masque) sur l'inconnu qui avait visiblement du mal à se concentrer en présence du décolleté plongeant de la maîtresse de la pègre (à force de regarder, le Haut-Conseiller décida que c'était bien elle. Il reconnaissait ce grain de beauté affriolant entre ses deux seins).

Le sunajin se tourna vers le monsieur-loyal de ce cirque et s'enquit de la marchandise.
Ce dernier s'inclina respectueusement.
"Bien évidemment, honorable invité !" répondit le vieil homme dans une courbette et d'une politesse exquise. "Il est vrai que vous êtes arrivé tardivement en ville et, milles excuses, que nous ne vous avons pas pût vous fournir les échantillons..."
D'un geste de magicien (ou pour un ninja, juste un petit tour de passe-passe un peu habile), il sortit apparemment de nul part (en fait une poche discrète de sa redingote) un petit parchemin.

"Tenez, monsieur..." déclara-t-il suavement. "Vous trouverez ici quelques extraits des documents finaux. Vous avez là la description du fort de Gorûdenrokku, avec descriptifs complets des effectifs et leur grade, ainsi que plan de la bâtisse, comprenant notamment les passages secrets..."
Il déroula plus avant le parchemin, l'air visiblement satisfait.
"Là, des copies de lettres, avec leurs sceaux, entre les généraux Asato Eiichirô et Densetsu Mirai , concernant les patrouilles à la frontière de la Forêt Figée de Takatorikozan et les nominations des gradés les chapeautant, ainsi qu'une estimation des réserves en armes et en nourriture due la ville de Takuaze, proche de la frontière du Pays du Vent."

Il rempocha le parchemin, avant de sourire à Akihiko.
"Bien sûr, il ne s'agit là que d'exemples, mais vous noterez la qualité et la fraîcheur des résultats obtenus, qui sont compulsés dans un ouvrage précis et efficace. Un magnifique travail d'espionnage ninja ! Bien évidemment codé, mais comme vous l'avez vu, l'algorithme de décryptage est fournit. Quatre systèmes de codage de Suna sont listés et utilisé dans le document original, qui liste par ailleurs neufs codes militaires et trois codes civils de la Côte d'Omui et les moyens de les déchiffrer. Considérez que c'est un bonus avec les autres documents... Soyez rassuré, nous avons vérifiez un maximum de ces données, même si le vendeur n'a pas tout dévoilé : il réserve les trois codes de décryptage finaux à l'acquéreur..."
Wanabe consulta alors une montre d'argent d'une finition exquise.
"D'ailleurs, nous n'allons pas tarder à commencer. Le vendeurs est en route et se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions..."

Le général samouraï qui avait écouté d'une oreille distraite grogna avant de finalement s'asseoir. Il avait visiblement hâte d'en finir.
L'inconnu masqué avait lui aussi compulsé ardemment les "échantillons" tendu par le maître de cérémonie, avec des gestes avides.
A l'annoncé du début prochain des enchères et surtout de l'arrivée du vendeur, il se raidit, à la fois impatient et nerveux. Ce konohajin (?) masqué allait-il tentait quelques-choses ?
Dérober les documents (sans doute apportés en personne par Tomio) ici serait sans doute suicidaire, mais allez savoir de quoi étaient capables ces fous de Konoha...
Okiko (?) quant à elle n'avait pas manifestait le moindre intérêt pour la question d'Akihiko ou pour les "échantillons" présentés par son sbire. Elle et le général les avaient probablement déjà vus.


Mais soudain, les murmures des invités furent interrompit par un bruit terrible, un vrombissement grave suivit par des sons trahissant l'effondrement de divers bâtiments.
Immédiatement, le vieux général bondit sur ses pieds et chercha à dégainer un sabre qu'il n'avait pas. L'air furieux et suspicieux derrière son masque de tengu, il chercha des yeux la sortie et surtout l'endroit où les sbires de la pègre locale avait relégué son précieux katana.
L'homme masqué s'était lui aussi mit en garde à la vitesse de l'éclair et avait commencé à joindre ses mains. Akihiko reconnu bien vite les mudra du shunshin, que l'inconnu n'acheva pas, attendant la suite.
Okiko (si c'était bien elle) s'était aussi tendu. Même masquée, le Haut-Conseiller pu deviner ses traits se tendre et sa colère monter.

"Que se passe-t-il donc ?" grogna le général, courroucé. "Déjà hier on aurait dit que cette ville était attaquée par des ninjas... Vous êtes trop mou, ici ! Vous auriez dû me laisser assurer la sécurité. D'ailleurs, mes hommes épaulent déjà la milice locale. Si il y a d'autres troubles, soyez sûr que nous sommes disposé à les régler par le feu et le fer !"
Il tarda un regard à la fois très satisfait et inquisiteur sur Watanabe.
"Bien évidemment, notre protection aura un prix. Si vous n'êtes pas capable de garantir le bon déroulement de nos affaires, nous devrons le faire pour vous."

Le majordome s'inclina profondément.
"Je suis certain que ce n'est rien de bien grave et que les enchères se dérouleront sans heurts... Je vais de ce pas m'enquérir de l'arrivée des documents."
Il se hâta hors de la bâtisse, bientôt discrètement rejoint par l'archer dont Akihiko avait ressentis le chakra.
Visiblement, Okiko semblait elle aussi hésiter à aller voir. Mais le faire serait révéler son identité et qu'elle était à la fois vendeuse et partie prenante des enchères...
Elle tarda un long regard où luisait une pure malveillance à Akihiko et à l'homme masquée supposément de Konoha.
"J'espère sincèrement qu'il ne s'agit pas à nouveau de ces terroristes qui ont mit à feu et à sang la cité hier..." siffla-t-elle, venimeuse. Le "pour vous" était à peine sous-entendu.

Le Haut-Conseiller de Suna pouvait supposer au bruit qu'une bataille avait lieu. Une bataille très proche. Un de ces clones avait peut être retrouvé Tomio et engageait le combat... Mais si Okiko l'apprenait, par exemple si un de ses sbires revenaient lui faire un rapport parlant d'inondation et de vagues déferlantes, cela risquait de chauffer pour lui.
Jamais la maîtresse de la pègre ne lui pardonnerait, alors qu'elle lui avait bien fait comprendre de se tenir à carreaux s'il voulait avoir une chance de récupérer les documents en usant des richesses de Suna...
Nul doute qu'elle mettrait alors fin à cette mascarade, révélerait son identité et celle du sunajin. Et qu'elle essaierait de prendre sa vie, par vengeance et pour protéger son investissement.
Et en cas de combat, le Haut-Conseiller n'avait pas la moindre idée du camp dans lequel se rangerait l'homme masqué ou le général.

Mais d'un autre coté, ses clones allaient peut être pouvoir se débarrasser du traître alors qu'il retenait Okiko et les autres acheteurs potentiels. Maintenant, Akihiko avait la confirmation que c'était l'ex-jônin des sables qui avaient encore les documents et qu'il était en route.
Le Haut-Conseiller de Suna avait après tout carte blanche : si Tomio mourrait, avec une bonne partie de la ville au passage et que les documents volés étaient détruits, il aurait après tout accomplit sa mission.
La perte des informations lui vaudrait sans doute un sermon de Senshi, mais mieux valait qu'elles disparaissent plutôt qu'elles tombent entre les mains de Konoha ou d'une autre puissance étrangère...    

 
Récapitulatif combat:
 
         

   
Feat.
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Kayaba Akihiko
Kayaba Akihiko
Suna no Jonin
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Kayaba Akihiko

a shot in the dark



Kayaba Akihiko & PNJ


Si le Haut Conseiller était un fervent et roué utilisateur du Suiton et ne doutait clairement pas en ses capacités, il y avait toujours le risque pour que ses clones, eux, soient face à un mur. En Doton qui plus était. Evidemment, cela ne manqua pas. Le clone du blondin, qui avait finalement retrouvé Tomio (après avoir traversé et donc averti la pègre locale et défensive), en avait fait les frais. En effet, pour tenter d’arrêter sa course effrenée, il avait tenté l’attaque sournoise en utilisant un de ses merveilleux (et malheureusement bien trop notoires) tsunami. Si cela avait pu le toucher, alors la suite des événements aurait été bien plus aisé, pour lui comme pour tous les autres Sunajin dispersés ci et là.
Du coup, le traître – qui avait repéré que la vague ainsi générée ne pouvait qu’être du fait de son ancien commandant – avait pu s’en sortir en invoquant avec une vitesse ahurissante un mur de l’élément contraire du maître des eaux, ce qui eut pour effet de contenir en un point la masse d’eau vengeresse. Ce n’était malheureusement pas le cas pour le garde qui l’accompagnait, qui se retrouva écrasé de plein fouet entre la technique des sables et celle de terre. Les bâtisses également prirent cher. Vraiment. Toutes celles qui se retrouvèrent confrontées à cet effroyable assaut se virent s’écrouler dans un fracas et un vrombissement à se faire réveiller Susanô, expulsant des débris dans toutes les directions, écrasant et noyant les pauvres civils qui n’avaient rien demandé.

Aussi, le clone étant aussi intelligent que l’original, avait prévu un tel scénario et n’avait jamais eu cure de l’imapct que cela pouvait avoir sur son environnement proche. A cet effet, il n’eut guère de mal à anticiper le roc qui fusait en sa direction et put l’esquiver sans mal. Ce fut à ce moment que l’autre sortit des pommes dans lesquelles il avait été plongé, cherchant tant bien que mal son katana maintenant trempé. En un  quart de seconde, le voilà qui le dégainait et chargeait en direction de son adversaire somme toute illusoire. La cible eut alors un rictus malfaisant et croisa de nouveau les mains. Là, une énorme gueule de serpent surgit de nulle part, technique aussi largement amplifiée par l’eau (qui servait également à compenser le coût, soit dit en passant).

« Suiton : Ja  no Kuchi ! S’écrit écriée la copie. Happe-le et poursuis le traître dans la foulée ! Avait-il ajouté par la suite, de manière à ce que la créature démoniaque chopât sa première victime dans ses courants et torrents annelés pour ensuite faire de même avec l’ex Sunajin. »

Mais si tout ceci avait été réalisé discrètement (enfin…) dans l’unique but de surprendre le Nukenin, le reste de l’assaut (et les innombrables cris de douleurs et de terreur, ainsi que les immeubles s’écroulant) avait été aux totales antipodes de la manœuvre initiale. Aussi, si cela faisait vrombir le sol et commençait à avoir un effet de panique de masse, cela indiqua aux trois autres clones (dans les parages) où se trouvait leur cible. Au diable la protection d’Akihiko, ils se devaient de sauver les parchemins et ainsi lui faciliter la tâche ! Ni une, ni deux, tous se propulsèrent au maximum de leur vitesse vers le lieu d’où devait fuir le fameux Tomio. Les deux premiers finirent alors par le voir (ils n’étaient pas loin, en même temps) et tentèrent de l’assaillir de coups de poings et pieds virulents, profitant de l’effet de surprise. L’autre, qui était resté un minimum en retrait afin d’avoir une vue plus globale sur le lieu de combat, en profita pour faire quelques mudras. Là, un requin aqueux et ô combien féroce jaillit depuis le flanc de sa proie afin de le mordre et de le broyer… voire même de détruire les précieux parchemins. S’il y parvenait, alors au moins la mission serait réussie et Suna ne serait pas allégée de quelques sommes astronomiques.  Mais ça, c’était seulement il y parvenait…
Si les Bunshin étaient à trois contre un seul type, ils n’en restaient pas moins aux aguets : il ne fallait pas que quelqu’un vînt les importuner dans leur manœuvre et si un fouineur se ramenait, alors il aurait droit au même châtiment que quiconque se dressant contre l’Onde Bleue du Sable.

[…]

Pendant ce temps, dans la salle destinée aux enchères (et petites discussions mondaines autour de quelque coupe de saké et autres viennoiseries fort bien goûteuses), les ventes n’avaient pas encore commencé. Quoi de lus normal puisque Tomio n’avait pas encore mis les pieds ici ?
Là, il put s’amuser à analyser les réactions de tout un chacun avec l’attention qui leur était due. Tous semblaient se rassasier et profiter de l’alcool à leur envie, tandis que lui – à l’instar du général Endô Reinta – n’avait pris que du soft. Il valait mieux agir de la sorte afin de ne pas être embrumé si combat il y avait. Ce qui arriverait probablement, connaissant sa propre chance et propension à déclencher des courroux dont il se passerait bien. Là, il remarqua que la femme qu’il suspectait être Okiko parlait bien avec l’inconnu de l’équation. Konohajin ou simple sbire de sa troupe ? Il n’en savait rien. En tous les cas, ce dernier semblait fortement décontenancé par l’attirail de son interlocutrice ; un décolleté ô combien plongeant qui allait de pair avec les charmes qu’elle pouvait faire, même masquée. D’ailleurs, le doute n’était plus permis, il s’agissait bien de l’amante avec qui il avait passé la nuit pour « dédommagement ». Eh oui, l’affriolant grain de beauté présent entre ses seins ne saurait le tromper – il n’avait pu que trop le contempler ces derniers temps.
Finalement, il s’était tourné vers l’hôte des lieux et avait demandé à vérifier l’état de la marchandise. Aussitôt dit, aussitôt fait, le noble serviteur s’empressa d’aller chercher (ou de faire un simple tour de passe-passe uniquement bon à se faire respecter de la plèbe) un échantillon de ce qu’il s’apprêtait à racheter (contre une somme astronomique). Le commissaire-priseur s’enquit de détailler les quelques descriptions présentes et ajouta également quelles clés de codage avaient été utilisées. Sauf trois que seuls Tomio connaissait… et le roué Haut Conseiller. Après tout, c’était lui qui les avait mises au point avec Senshi. Ce n’était sûrement pas sorcier pour lui que de décoder le reste de ce qui lui était présenté. Aussi, heureusement avait-il son masque. La qualité et la fraîcheur des information étaient… scandaleuses. Depuis quand préparait-il donc sa désertion et la vente des parchemins ? Rien que ces « maigres » information effaraient Akihiko qui mit, dès l’instant, un point d’honneur à récupérer le traître et l’interroger quant à ses obscures raison de vouloir quitter le village. Il restait malgré tout un bon élément et ce qui se trouvait entre ses main s en constituait une autre preuve.

Sensorialité désactivée, le Kayaba laissa le formidable Watabe reprendre son échantillon. Puis il se servit une nouvelle boisson – du thé, cette fois. Et un qui devait coûter au moins un bras. C’est qu’ils n’avaient pas lésiné sur les moyens… D’un côté, cela ne l’étonnait pas, connaissant maintenant l’attrait de la vénéneuse pour tout ce qui était extravagant…
Néan moins, ni elle ni le général n’avaient lorgné dessus. Peut-être les avaient-ils observés auparavant ? En attendant, l’inconnu sembla se raidir à l’annonce d’imminente vente. Comptait-ils véritablement entreprendre quelque action saugrenue pour s’en emparer sans payer rubis sur l’ongle ? Voilà qui était bien impétueux, présomptueux et fou, même de la part d’un présumé Konohajin… M’enfin.

Soudain, vrombissement et bruits sourds & lourds retentirent au plus profond de l’être de quiconque était présent en cette salle où régnait le luxe. Les bâtiments qui s’effondraient suie aux attaques répétées des clones se faisaient donc ressentir aussi bas… Là, Akihiko comprit qu’il allait vite falloir qu’ils les récupèrent et que lui, de son côté, allait devoir s’empresser de couper court à toute tentative de négociation. Pour un peu qu’on leur rapportât qu’une quantité inimaginable d’eau menaçait de noyer l’ensemble de la ville… Il était foutu. Mais il ne montrait rien ; il ne fallait surtout pas qu’il ne se trahît avant même que tout cela n’eût commencé. Le samouraï ne put s’empêcher de la ramener quant à la protection de la ville et les capacités de son peuple. Sous son masque, Akihiko roula des yeux – c’est dingue tout ce qu’il pouvait se permettre ainsi vêtu ! Puis à la maîtresse de la pègre de se man ifester. Des menaces visées. Encore. Bah, il avait l’habitude maintenant.
Néanmoins, tout ce vacarme lui indiquait qu’une bataille avait manifestement lieu au-dessus d’eux. Il en venait à la conclusion que son clone avait finalement retrouvé Tomio… Ou alors il s’était lui aussi mis dans un bouzin sans queue ni tête et, le cas échéant, il essayait de s’en extirper. En attendant, il comprit au moins que c’était lui que tout le monde attendait et qu’il semblait être retardé… ce qui constituait une excellente nouvelle aux yeux du Haut Conseiller. Au pire, il pourrait toujours retenir les quelques autres convives, quand  bien même Watanabe risquait de trahir son identité.

(c) AMIANTE



Récapitulatif de combat:
 


Plans dérobés [PV Hikaru] - Page 2 195311ikkisigna
Merci Ikki!

Il y a plus de choses dans le ciel et sur terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans toute votre philosophie.

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