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Mission - La cité forteresse de Namida.

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Serika N. Akio
Suna no Jonin
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La cité forteresse
Akio | Yû
La cité-forteresse de Namida est construite sur les contreforts rocheux entourant une oasis de Kami-michibetsu, qu’elle protège. Il s’agit d’une ville prospère, un phare dans le désert qui repousse brigands et pillards. Jusqu’à présent. Nous avons reçu un faucon du Seigneur Testunori Buichi, maître de la ville. Il n’y avait aucun message, juste un parchemin ensanglanté et hâtivement froissé. Cela ressemble à un appel à l’aide désespéré. Qu’est-ce qui a pu pousser un seigneur indépendant et aussi orgueilleux que Buichi à envoyer ce message à Suna ? Qu’est-ce qui pourrait menacer la cité-forteresse ? Allez enquêter, contacter le Seigneur Tetsunori et offrait-lui notre assistance en cas de besoin.


La levée de l'astre lunaire offre un spectacle de millions d'étoiles scintillantes et une atmosphère apaisante. La nuit est le moment parfait pour se plonger dans ses songes les plus déments et en faire ressortir les monstres les plus horribles. Akio était loin d'avoir le temps de s'y attarder. En effet, c'est dans la précipitation qu'il avait été convié à se rendre au bureau du Kage. Ses armements étaient toujours prêts à la moindre occasion. Pas seulement les siens mais ceux de sa compagne qu'il préparait également. Il lui accordait toute sa confiance mais il la savait tête en l'air et elle serait capable de mentir sur le contenu de son armement, de peur de se faire juger par l'homme. Un oubli n'est à l'abri de personne et cela n'arrive pas lorsque tout est préparé à l'avance. Quoi qu'il en soit, c'est son matériel sous le bras et vêtu de son manteau noir qu'il accoure à la gigantesque tour de sable qui surplombe Sunagakure. Le bureau du kage se situe à son sommet et aussitôt qu'il franchit les portes, il en ressort en toute hâte. ≪ Je t'expliquerais en route … ≫ Avait-il dit à Yû qui venait seulement d'arriver devant le bâtiment. Une mission venait de leur être confiée et cela nécessitait la plus grande diligence. Le village était endormi et seules quelques halos s'échappaient des habitations. Il fut aisé de se déplacer jusqu'aux portes du village et rejoindre le désert où soufflait un vent monumental. Leur manteau les couvraient suffisamment de la fraicheur. Toutefois, il était bien difficile d'avancer. Leur destination était bien plus au nord, là où la roche était maitresse des lieux.

Le champs dépeuplé et aride était bien différent de nuit. Premièrement, les créatures qui se montraient n'étaient pas les mêmes qu'en journée, bien plus agressives et vicieuses. Deuxièmement, les tempêtes de sables étaient doublement plus fréquentes. Autant dire qu'il s'agissait d'un véritable coupe-gorge. Les yeux partout et même là où ils n'étaient pas censés se poser, le titan suivait de prêt sa comparse. Sa vue bien plus pointue que le mâle, sa place en première ligne était justifiée. Il lui était même assez facile de déceler un lézard se camouflant sous une épaisse couche de sable. Ainsi, les attaques surprises pouvaient être évitées. Un duo bien organisé qui savait palier les faiblesses de l'un avec les forces de l'autre. Dans l'obscurité, deux silhouettes fendaient au travers le sable. Au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient des limites des chaînes montagneuses, le vent laissait place à une fine pluie embêtante. Les vêtements s'imprégnaient de toute cette flotte et devenaient de plus en plus lourd. Le jeune homme détestait cette météo désagréable, le désert ;malgré sa chaleur; restait la meilleure option possible. Le crachin ne tarda pas à se transformer en averse et celle-ci fut aussitôt bombardée d'éclair. Ils fusaient dans toutes les directions et lorsqu'un chutait à proximité, l'éclat était assourdissant. Il était rapidement devenu nécessaire de se mettre à l'abri.

≪ Ici, nous devrions être en sécurité. ≫ Avait-il dit avec regret de s'être arrêté. ≪ Attendons que ça passe … ≫ Ils s'étaient réfugiés dans une petite grotte d'une petite dizaine de mètres carrés, à peine de quoi bouger à deux. Le colosse aurait préféré ne pas s'arrêter et se rendre d'une traite à destination. Le temps était crucial pour ce genre de mission et un retard pouvait s'avérer être un échec. L'évidence leur sautait aux yeux mais il fallait tout de même mieux un échec que de se faire foudroyer sur place. Quoi qu'il en soit, profiter de ces petits moments d'inactivité pour fermer l'oeil était la meilleure solution. Quelques minutes seulement …

Et lorsque la foudre s'était un tant soit peu calmée, il était de nouveau temps d'aller de l'avant. Avec ce nouveau climat, de nouvelles créatures sortaient de l'ombre et avec elle, de nouveaux dangers. Au loin, sous ce ciel indigo, la forteresse de Namida était déjà visible. D'un point de vue extérieur, il était très difficile de s'imaginer qu'un problème puisse y avoir lieu, hormis un conflit interne bien entendu. La cité était impénétrable, une armée devait être conviée si un intendant souhaitait percer ses murs. Et aucune ne semblait faire rage dans les environs. Quoi qu'il en soit, sentir les présences ennemies, c'était à charge de la petite femme. Akio avait tout ses sens en alerte. Il n'avait encore jamais mis les pieds au sein de cette forteresse mais en avait entendu bien des histoires et ses prouesses durant la guerre shinobi. Il avait foi en ses capacités, celle de sa compagne et bien entendu, l'addition des deux. Comme il aime se le répéter, ce n'est pas une simple équipe factice mais un véritable duo.
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Asaka N. Yû
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La cité forteresse.
Vos corps se décollent, les saveurs et fragrances se divisent pour ne laisser que vos enveloppes à l'unité. Dans un coin du lit, tu le regardes s'éloigner. Ses muscles dorsaux ondulent et tu profites du creux qui s'étend d'une nuque rousse à un coccyx des plus masculin. Tu as pris l'habitude de le lorgner discrètement sans avoir à te dissimuler sous les draps, de honte. Ton attention s'immobilise sur ce derme, ce grain de peau, cette puissance qui est tienne, gravée au sein de l'alliance figée à ton doigt. Et quand tu avais l'impression de glisser en dehors du monde, le laissant plein derrière ta disparition, il te donnait ce sentiment d'exister pour quelqu'un. Pour lui. Il se tourne légèrement vers toi, et tu vois l'apparition de l'angle de son menton. Tu remontes le linge sur ton nez, dissimulant l'orée de ton visage pour ne laisser que la vision de deux iris félins. Il s'absente dans la pénombre de votre maison et tu éveilles tes paupières endormies. Tu te traînes en dehors du piège ardent de tissus et d'arômes, auréolant ta maigre musculature dans des étoffes préparées. Une robe sombre, une fourrure sur tes épaules, des hautes bottes en cuir qui se lacent le long de tes cuisses et une crinière domptée en tresse. Tu glisses ton arc contre ton dos et tu t'élances dans les venelles endormies, ton ombre se silhouettant sur les battisses sableuses. Au milieu de la cité léthargique, tu lambines. Tes cils ourlés semblent aussi lourds que des tentures cherchant à se refermer et te plonger dans l'opacité. Cependant, tu chasse le sommeil à coup de flèches aiguisées, te battant avec sa ténacité pour rejoindre ton époux.

Son ombre drape la tienne comme une étole ; et tu le lorgnes de tes grands iris. Il te surplombe par sa grandeur et son aura, presque étouffante qui te laisse essoufflée à chaque œillade, comme happée dans l'œil du cyclone. Ta crinière attachée se fait embarquer dans le souffle matinal et tu rabats la sombre capuche jusqu'à l'orée de tes paupières. Nul besoin d'une bonne visibilité ; ton regard suit les grands pas dans lesquels tu te perds. Tes autres sens sont éveillés pour couvrir vos arrières et silencieusement, tu te traînes à l'arrière de sa carcasse. Vos ombres se dissipent aux frontières sahariennes, dans le mutisme nocturne. Le ciel se confond dans ses couleurs et ses humeurs, relâchant tant ses faisceaux, tant une pluie déchirante. Tu relèves tes traits vers la grandeur céleste, inondant la pâleur de ton visage du tonnerre. La tempête lave ton âme, soulage ton cœur et apaise ces nerfs enfiévrés qui parcourent ton corps. Tu joints tes paumes – et ils s’unissent en un creux, où l'eau se recueille. Tu y observes ton reflet, relâchant soudainement la vague à tes pieds. Elle s'étale et domine le sable sec, subjuguant l'aridité habituelle d'une saturation absolue.

Tapie dans le coin d'une grotte, tu attends nerveusement la fin de l'orage. Tes pieds tambourinent le sol, agités, comme un battoir retombant frénétiquement. Aux antipodes du colosse silencieux qui repose à l'entrée, où sa silhouette se découpe sur l'horizon gris. « De quoi faut-il avoir peur dehors ? » grognes-tu. Ses omoplates épousent la paroi rocailleuse et ses cils se ferment un instant. Tu ramènes tes genoux contre ta poitrine et les enfermes de tes maigres bras ; impossible pour toi de dormir. Les nuits sont prolixes et semblent éternelles, tant la braise qui crépite dans ton corps ne parvient jamais à s'éteindre.

Lors d'une accalmie, dans la quiétude du désert, vos corps se remettent en action. Tes pas soulèvent le limon à chacune de tes enjambées, et la panorama laisse apparaître une forteresse. Tu te focalises sur ses pierres et tes sens s'entremêlent pour se polariser sur les âmes qui arpentent le palais. Plus aucun son ne parvient à tes oreilles. L'atmosphère te semble austère, presque polaire et des remugles te parviennent comme une claque au visage. « Ils savent que nous sommes là ? J'aimerais éviter une flèche entre les deux yeux... » Tu concentres ton chakra dans la plante de tes pieds pour que tes foulées soient plus véloces ; et tu t'élances comme une panthère noire aux cœurs des dunes et des oasis environnants. Ta silhouette se projette contre le mur que tu escalades aisément, comme une gouttelette parcourant une vitre dans un sens inverse. Tu te rattrapes au dernier pavé en plantant un kunai entre les veinures, catapultant ton corps au sommet de la bâtisse. Ni garde, ni armée, les remparts sont déserts et aucun bruit n'émane de ce monstre de brique et d'argile. « Je ressens du chakra... Mais il se fait rare. On pourrait presque croire que ces parois referment une forteresse fantôme. »
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Le sable s'infiltre partout

Dans le lointain se dresse d'imposant contrefort rocheux, crocs jaillissant du sable.
En s'approchant, le voyageur distingue moult constructions renforçant la forteresse naturelle. Des remparts courent de rocs en rocs, d'épines rocheuses en blocs cyclopéens de pierre brute.
Fière et inexpugnable, se dresse la cité-forteresse de Namida, berçant dans ses bras de grès la douceur d'une osais et la civilisation. Elle était la dernière porte avant les montagnes arides.
Cité prospère et animée, farouchement indépendante et dirigée par la fière et puissante famille Tetsunori, elle avait refusé de se rallier au Pays du Vent et à Suna.

En s'approchant, le couple de shinobi du désert constata bien vite que quelque-chose n'allait pas.
Pour une oasis aussi bien protégé, une étape obligé pour de nombreux marchands, il régnait un silence de tombeau.
Nul caravansérail de tentes bariolées se nichant contre les impénétrables murailles, nul cris et brocard de camelots. Points d'étals ou de troupeaux, nulle file d'attente bruyante attendant l'inspection de la soldatesque Tetsunori devant les portes titanesque de la cité enclavée.

D'ailleurs, en s'avançant plus, nul traces de la-dîtes soldatesques : aucun vigile ne patrouillait sur les murailles. Les tours de guets contemplant l'immensité des sables restait vides, silencieuses.

Plus prêt encore. Des traces cette fois, sur le sol durçit et déjà chaud. Beaucoup de traces et de débris divers, trahissant les précipitations, une fuite tout azimut des négociants itinérants.
ça et là, des tâches plus sombre, trahissant une humidité poisseuse à l'odeur ferreuse. Du sang dans le sable.

Au plus proche de la ville qui semblait morte, Asaka N. Yû put desceller quelques soupçons de chakra. Négligeable, pour la plupart : sans doute des civils. Peut être pourraient-il forcer une habitation et s’enquérir de l’état exact de la cité auprès des maigres habitants qui s’y terraient encore ?
Ils étaient bien peu nombreux dans les faubourgs que ses sens surnaturels pouvaient atteindre. Pourtant, c'était normalement la zone la plus peuplée de ce genre de cité.
Une saute de vent amena une écœurante odeur : sang et chair brûlée. Quelqu'un, vers le centre ville, incinérait des corps.
Yû pu noter, à la limite de ses perceptions, au moins deux émissions de chakra dignes de shinobis. Peut être trois. Impossible d'en dire plus pour l'instant.

De prêt, les murailles de la ville étaient imposantes, écrasantes. Il aurait fallut une armée entière pour assaillir la cité-forteresse, avec probablement de puissant ninja pour en abattre les murailles ou désorganiser la défense.
Les Sunajin ne repérèrent aucune trace de pareille armée.

Mais les deux shinobis savaient : toutes les défenses ont un point faible. Et le meilleures moins de conquérir une citadelle était la traîtrise. L'ennemi intérieur.
Murs et bastions auraient dû arborer fièrement les étendards de la famille Tetsunori, d'un vert vif symbolisant leur oasis, vantant leur vigilance et leur férocité. Ou leur arrogance.
Surplombant la ville se trouvait les Serres du Faucon, une construction imposante dotée de deux tours jumelles. Il s’agissait du fort militaire de la ville, doublé d’un tribunal et d’une prison abritant tous ceux qui osait s’opposer à la puissance des Tetsunori.
Mais point de bannière flottant au vent. Seul le silence et l'odeur douçâtre du sang et de la chair calcinée. Aucun reflet d’arme ou d’armures dans ces hauteurs. Le bastion avait-il était conquit ? Le faucon abattu ? La cité n’était-elle plus qu’une nécropole retournant peu à peu au désert ?
Des shinobi aguerrit pourrait sans doute nuitamment escalader les falaises et les murailles à présent déserté pour infiltrer pareil endroit. Il offrirait un point de vue panoramique sur la ville et de nombreuses administrations y étaient rassemblées. De plus, on racontait qu’en sous-sol, un réseau de cavernes abritait les trésors de la famille Tetsunori. Vue la richesse habituelle de la ville, on pouvait fantasmer.

En s'avançant, une lueur d'espoir apparût : non, tous les étendards n’avait pas disparu ou brulé. Au sommet d'un roc surplombant l'oasis, un véritable bastion fortifié, l'ultime défense de la cité : le manoir des Tetsunori. Le drapeau du Seigneur de la ville y ondoyait encore.
Nouvelle saute de vent. Cette fois, on pu discernait des cris et des bruits d'acier heurtant l'acier. Visiblement, on se battait encore près de l’oasis, voire dans le castel Tetsunori.

Mais que c'était-il passait exactement. Les sens mystiques de Yû lui apprirent que la populace se terrait. Portes et fenêtres étaient closes, verrouillés.
La peur empuantissait les rues autant que les odeurs des autodafés. L’odeur et quelque harangue incompréhensible se faisait plus présente vers la place centrale de la ville, qui abritait habituellement un bazar. C’est vers là que la jeune femme avait ressentit une puissance de chakra dépassant celle de simples civils.
La ville n’était donc pas complètement morte, mais seulement meurtrie. Mais que c’était-il passé ? Se rapprocher du bazar qui semblait encore animé leur permettrait peut être de répondre à cette question…

Et puis au détour d'une ruelle, s'affichant gaillardement, la réponse : un symbole tracé hâtivement, maladroitement, sur un mur blanchit à la chaux. Avec du sang des sacrifiés.
Ce symbole, ressemblant vaguement à celui du sombre clan Kaigan, n'était pas méconnu des ninjas.
C'était celui d'un culte fanatique. Des zélotes meurtriers vénérant Shukaku. Les pèlerins du Démons à Une Queue rodaient en ville.
     

   
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