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Elémentaire mon cher ! [PV Denya]

Shirogane Mirai
Shirogane Mirai
Suna no Jonin
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Shirogane Mirai

Elémentaire mon cher !

ft. SAHARA Denya

Année 15 : Kaito, le père de Mirai a été emprisonné à Suna pour désertion. Alors que son sort repose entre les mains des Shirogane, il confie à son fils la lourde tâche de le faire innocenter. Pour cela, il faudra mettre à nu un odieux complot au sein du clan des Marionnettistes, datant d'avant la création du village caché du sable. Afin de mettre toutes les chances de son côté, Mirai fait appel à la meilleure enquêtrice du pays du vent : la légendaire Sahara Denya en personne !

Mirai mit une main en visière devant ses yeux lorsque la lumière du soleil l’aveugla en sortant du funérarium. Il dut patienter quelques secondes avant de se mettre en route vers la prison de Suna car sa vue n’était plus habituée à la clarté du jour. D’un pas leste, il traversa le village caché du sable en ignorant les traditionnels coups d’œil qu’on lui jetait ça et là. Toutefois, il tendit l’oreille à l’affut d’un potentiel « Shisen » ou « Moryo » qu’on murmurait parfois sur son passage. Mais aujourd’hui, rien de la sorte. Surprit, le marionnettiste se demanda si ses hauts faits pendant l’épisode de Baransu avaient eu un impact sur les villageois. On n’irait pas jusqu’à dire qu’il avait fait preuve d’héroïsme, mais contrairement à la plupart des Shirogane, il se trouvait bel et bien dans la vallée d’Enokizu lorsque Tetsu l’avait prise d’assaut. De fait, il avait vaillamment combattu et couvert son clan de gloire en ramenant de là-bas un déserteur qu’on avait ensuite emprisonné.

Du moins c’était probablement la version officielle qu’Ibushi avait raconté à qui veut l’entendre pour redorer le blason de son petit-fils et se faire mousser aussi par la même occasion. En réalité, Mirai avait tout simplement protégé son père (le déserteur en question) de l’attaque des samurais de Tetsu. Et puisqu’il avait jugé préférable de le ramener avec lui à Suna ensuite, le village l’avait fait prisonnier sans même lui laisser le temps de protester. Kaito -et sa jeune apprentie Saori- croupissaient depuis dans une cellule en attendant qu’on décide si oui ou non, il méritait qu’on l’exécute pour protéger les secrets des Shirogane. L’épée de Damoclès au-dessus de son père empêchait bien évidemment Mirai de dormir et c’est pourquoi il se rendait chaque jour qu’il le pouvait auprès de son géniteur.
Aujourd’hui cependant, le moral était visiblement au plus bas.

« Tu dois sortir Saori d’ici Mirai. »

Le regard d’or du marionnettiste se déporta sur la cellule d’à côté où il pouvait voir un vague forme humaine cachée sous des guenilles. Il devina qu’il s’agissait du corps de Saori, qui était probablement inconsciente suite aux mauvais traitements qu’on réserve aux prisonniers. Dans son souvenir, la gamine ne devait pas avoir plus de dix ans, ce qui laissait peu de doute sur son espérance de vie dans un tel endroit. Devait-il pourtant se soucier de son sort ? Kaito lui avait juré qu’il ne s’agissait non pas de sa fille, mais bel et bien d’une orpheline recueillie dans le seul but de lui épargner la vie de mendiante -ou pire. Ils n’avaient donc aucun lien de filiation contrairement à ce que Mirai avait pensé au premier abord. Mais ce qui l’avait mis d’abord en colère, aurait pu jouer en la faveur de la gamine. Si elle avait été sa sœur, peut-être se serait-il senti davantage responsable d’elle. Mais à l’heure actuelle, le sort de son père le préoccupait bien plus que le sien.

Une pique dans sa poitrine fit mentir cette dernière pensée.

« Je n’ai aucun pouvoir sur les décisions du clan… »

« Mais nous ne sommes pas des déserteurs ! J’ai quitté les Shirogane avant la création de Suna et Saori n’est qu’une civile ! »

« Pour le village c’est du pareil au même : toi ou Saori, vous êtes susceptibles de révéler les secrets du Kugutsu. Ce qui signerait la fin des Shirogane… et la fin de Suna. »


Un long silence de mort s’installa après cette annonce. Kaito percevait enfin l’ampleur de la situation et ne voyait pas vraiment d’issue de secours possible. Sa vie ne tenait plus qu’à un fil désormais et ce fil était entre les mains de ceux qu’il haïssait le plus au monde et réciproquement : les marionnettistes. Il avait déjà suffisamment vécu et s’était résigné à disparaître lorsque le moment serait venu, mais il ne pouvait se résoudre à emmener avec lui la petite Saori. Une idée germa alors dans son esprit…

« Alors tu dois m’innocenter. »

Mirai haussa un sourcil. Pour faire sortir son père d’ici, il avait évidemment envisagé toute la solution possible et chacune d’entre elle menaient à l’exil ou la mort. Innocenter Kaito était la seule option à l’issue positive, mais cela demandait d’effacer une importante donnée : son bannissement du clan. Or, aucun Maître Marionnettiste n’ignorait que Kaito s’était autrefois rendu coupable d’un crime qui lui avait valu ce fameux bannissement. On ne pouvait revenir sur ce jugement… à moins que ?


« Tu as une idée derrière la tête n’est-ce pas ? »

Une lueur d’intelligence brilla dans les yeux dorés du condamné et Mirai se demanda si c’était à cela qu’il ressemblait lorsqu’il échafaudait un plan dans ses pensées. Sa bouche remua doucement pour laisser passer un sourire fin et discret, puis il s’assit en tailleur pour écouter attentivement ce que son père allait lui dire.




« DENYA !!! DE-NY-AAAAAAH !! »

Le poing de Mirai martela la porte à de nombreuses reprises, la faisant trembler mais sans trop l’escamoter. Les marionnettistes n’étaient pas réputés pour être des forces de la nature, mais ces coups répétés auraient probablement raison du battant si l’interpellé ne se montrait pas rapidement.
Sahara Denya était une Jounin dont il avait fait la connaissance bien des années auparavant. On la surnommait « La Kunoichi aux Bras de Pantin » et Mirai connaissait sur le bout des ongles tout ce qui touchait au Kugutsu. On vous laisse faire votre propre conclusion.

« QU’EST-CE QUE TU FOUS BORDEL !!! TU PIONCES ?! »

Plus maintenant en tout cas…


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Sahara Denya
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Ô Pays du vent Lun 14 Sep - 20:41
Sahara Denya

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Ô Pays du vent





« Un ninja doit être prêt à chaque heure du jour et de la nuit ! »

Telle était une phrase qui m'avait particulièrement marquée de la part de Rododin-chin, ce sergent-instructeur qui m'avait donné l'ordre de frapper à deux-cents reprises ma tête contre un mur en guise de punition pour avoir répondu à Akihiko, il y avait trois ans de cela. C'était à cette occasion que j'avais appris cette technique du Hedo Batto, qui m'avait permis de venir à bout de mon adversaire de pierre, une victoire dont je n'avais pas été mécontente tant l'exercice s'était avéré désagréable. Rien qu'en y pensant, j'avais ce sentiment d'écrasement au niveau du front.

Rododin était un peu fêlé et très à cheval sur la hiérarchie, sauf lorsqu'il s'agissait pour lui de reprendre quelqu'un sur sa conduite, comme la jounin que j'étais par rapport au chuunin qu'il était. Mais tout fêlé qu'il était, je devais reconnaitre qu'il était adepte d'une discipline de fer vers laquelle notre idéal militaire devait tendre. Et là se situait la principale différence entre lui et moi : cet idéal devait à mon sens rester militaire, car nous étions certes des soldats, mais aussi des êtres humains. Et moi, j'avais besoin de repos. Je revenais d'une longue marche dans le désert, seule, sans Shinsei, sans autre jounin, rien que le vent comme seul compagnon et les dunes comme seul décor. J'avais marché sous notre soleil de plomb, dans le sable, sur la pierre, dans les boue des oueds, dans l'eau des fleuves, en haut des montagnes, à l'ombre des oasis, un harmonica en poche. Une mélodie qui me trottait dans la tête était sortie de l'instrument durant cette escapade en solitaire. Des notes hasardeuses. Un rythme que j'avais oublié, déjà. Il appartenait désormais au vent.

Ce pays du vent, quelle chaleur folle ! Quel froid lors de ces nuits ! Quelles vastes étendues dans lesquelles j'avais pu me rouler sans que nul ne me vît ! Quel soleil de plomb dont j'eus pensé qu'allait avoir raison de moi. Quels mirages ! Quelle fraicheur que ces oasis ! Quelles belles montures que ces dromadaires ! Certains, sans doute ces maudits samouraïs, préféraient dans doute les chevaux, mais à choisir, les vaisseaux du désert m'étaient plus familiers et leur pelage me rappelait de vieux souvenirs, lorsque les marchands et mes parents commerçaient et que je caressais ces mammifères alors couchés au sol.

Ce Pays si pauvre en ressources, je le chérissais.

Puis le fracas. La lourde ! On frappait à répétition, on gueulait, on me dérangeait alors que je comptais entamer une bonne sieste revigorante. Et ce n'était pas pour mon pupille de petit moine, mais ce type gueulait bien mon nom. Je me redressai, espérant qu'il partît, mais non, il insistait bel et bien et ce dérangement semblait ne pas vouloir cesser. Debout d'un bond, je fonçai à l'huis et ouvris violemment :


J'ESSAIE DE DORMIR, DUGLAND ! TA GUEULE !


Et moi de sentir qu'il n'avait pas retenu ses coups au poing d'avoir frappé mon front dans la foulée. Cette main était celle de celui que d'aucuns surnommaient "Shisen", un marionnettiste décrit par les uns comme passionné, par les autres comme obsédé, mais qui était un digne représentant des marionnettistes. Mais il venait de me taper.


Heureusement que ce n'est que sur la tête ! Mais j'espère que tu as une bonne raison de taper sur ma tête comme ça !




J'avais vraiment envie de lui claquer la porte au nez et de filer dormir.





Code repris à MISS AMAZING et Aburame Hako.
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