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Une pacifique au pays de Son Ondoyance | Takeda Kyou (en attente de test rp)

Takeda Kyou
Takeda Kyou
Suna no Genin
Messages : 6
Date d'inscription : 03/02/2020
Age : 18
Localisation : Cracovie

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG D
Ryos: 0
Expérience:
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Matricule ninja
NOM : Takeda
PRÉNOM : Kyou
GROUPE : Suna
GRADE : Genin
RANG : D
SEXE :
ÂGE : 21 ans
SITUATION : Mon père recherche encore un bon partie pour moi
FAMILLE : Ma famille n’est plus ce qu’elle était, de mon père, Gozaburo (64 ans) et ma mère, Yuzuru (66) et de leur 18 enfants, il ne reste plus que moi, la cadette et mon grand frère, Raho (24 ans), fils le plus jeune. Mes 16 autres frères sont morts… Mon père possède trois frères cadets particulièrement désireux de prendre l’ascendant sur le patriarche et de s’emparer de ses pouvoirs.

Personnalité
QUALITÉS
Chaleureuse
Aimante
Clémentes
Compréhensive
Douce
Persévérante
Pétillante
Positive
Modeste
 
Propre/ Coquette
Mignonne
Sérieuse
Sincère
Rassurante
Pacifique
DÉFAUTS
Empotée
Introvertie
Passive
Xénophobe
Égoïste
Feignante
Susceptible
Sensible
Peureuse
Indécise
Inconstante
Emotive
Dragueuse
Manipulatrice
Soumise
AIME
l’Equitation
La Domination par les siens
La chasse
La viande
Les enfants
les siens
N'AIME PAS
la violence
se battre
les non-sunajin
les armes
les autres
la guerre
AUTRES
Elle
Aime
Son cheval
PHYSIQUE
TAILLE :
1m57
POIDS :
43kg
PEAU :
entre jaune pâle et ivoire
CHEVEUX :
d’un ébène fort
allant jusqu’à ses reins
YEUX :
noisette
bridés et passionnée
VISAGE :
Des traits fins et plutôt joyeux, un visage bien proportionné, des fins sourcils, des lèvres pulpeuses, des joues rebondis, de gracile oreilles,  une peau  douce partout sur sa face
CORPS :
De taille moyenne, plutôt fine avec des formes là ou chaque femme en as. Des bras plutôt fort mais toujours gracile, ses cuisses aussi grâce à sa pratique de l’équitation. Sinon, un corps assez bien proportionné et plutôt jolie
AUTRE :
Toujours habillée en tenue traditionnelle de sa famille, bien que ce soit une tenue assimilable à celle d’une brigande
Histoire
Racontez nous votre histoire en listant les événements importants de votre personnage. Ce que nous voulons voir est votre imagination, votre originalité ainsi que votre cohérence.
Attention, veuillez lister les événements marquants de votre personnage dans le bon ordre chronologique, ne listez pas ses événements dans le désordre !

►A la base de ma famille, il y a mon père, Gozaburo, ancien brigand, même ancien chef d'une tribu de brigand. Si je devais définir mon géniteur, enfin qui il était, je dirais probablement qu'il était cruel, manipulateur, violent, misogyne, les mots homme et bon ne pouvaient définir cet homme, ce pavé de sang arrosant constamment de désert de sa haine et sa volonté à soumettre autour de lui tout le monde à sa volonté. Il était le leader d'une tribu nomade vivant particulièrement du pillage et de l'élevage du bétail, enfin surtout du pillage. Ses terres se situaient alors dans les steppes au Nord de l'actuel village de Suna, là où se trouvent toujours ses revendications territoriales, Aux yeux des autres chefs de tribus nomades c'était un homme particulièrement fourbe et détesté de tous, au vu de son caractère et de ses méthodes, ce n'était pas étonnant. Il était si détesté et haïs qu'il se fit durant on règne sans partage de nombreux ennemis qui continuent encore aujourd'hui à leur en vouloir. Agé d'à peine une vingtaine d'années, jeune chef, il déroba par amour la fille du leader d'une autre tribu et se maria à elle, cette fille qu'il avait enlevée, c'était ma mère, Yuzuru. Ainsi, à la mort de sa belle-famille, décédée de manière étrange, même très étrange, le charismatique Gozaburo hérita des forces militaires et des biens de cette dernière, cela tombait à point nommé, car Gozaburo rêvait d'être le chef incontestable du désert. Se faisant, il acquit la puissance militaire et économique nécessaire pour ses ambitions de domination du désert qui le dévorait depuis son enfance. Il eut au long de sa vie, 18 enfants, d'une même femme, 17 garçons et une fille. Je suis la seule fille de Takeda Gozaburo et je suis née en -6 dans un contexte de rivalité très forte entre mon père et les autres tribus nomade.

► A peine âgé de 3 ans, éduquée exclusivement par ma mère, je ne connaissais pas mes frères, ni mon chef de père, à part Raho, mon frère aîné le plus proche au niveau de l'âge, qui était la seule personne à jouer avec moi, personne d'autre ne s'occupait de moi, ni mon père, ni mes autres frères. C'est donc un début d'enfance que j'ai passé souvent livrée à moi-même, seule, ne comprenant rien au climat de terreur et de guerre dans la tribu, j'étais trop jeune, une petite fille comme moi ne pouvait pas comprendre. C'est cette année de mes trois ans que mourus pour la première fois un des miens, tué et capturé par une tribu voisine. C'était là la première tragédie qui toucha les miens, la première fois et malheureusement pas la dernière fois que je perdis un frère.

► Après une guerre sanglante contre la tribu adverse qui avait tué son fils, mon père était parti en guerre, mené par une rage insatiable et presque animale, mais ce conflit n'avait pas été tendre, car certes, la tribu ennemi avait été exterminé et toutes ses richesses appartenait désormais au clan Takeda, cependant, dans ce conflit, mon père avait perdu quelque chose, il avait perdu deux autres fils au terme de ce conflit qui dura deux ans. Malgré cela, malgré cet acte qui déchira mon géniteur, celui-ci ne cessa pas sa politique expansionniste, par respect pour ses garçons morts au combat, il ne pouvait pas stopper ses prétentions. En outre, maintenant, sa puissance militaire était plus grande que jamais elle ne l'avait été. J'avais donc cinq ans quand le conflit cessa, avec comme finalité une quasi domination des steppes au Nord. Je ne comprenais rien aux problèmes de mon père, ni aux crises de pleure de ma mère, je ne compris que plus tard qu'elle pleurait la perte de ses enfants, mon leader ne me prêtait aucun intérêt, c'est à peine je savais qui il était. Je n'existais pas à ses yeux, tant que je ne pouvais pas enfanter ni prendre de mari, je n'aurais pas de place à ses yeux, je n'étais pas un fils, je n'étais qu'une fille et cela ne représentait rien pour lui. Cependant, ma mère et Raho, étaient plus proches et altruistes avec moi, ils étaient ceux qui m'empêchaient de vivre un enfer. Ils m'avaient appris appris les rudiments de l'équitation pour me permettre de chevaucher un petit poney, ce faisant, je commençai alors calmement l'équitation. Comme bonne nomade. Enfin, j'apprenais la base de l'éducation de femme nomade.

►Je continuai tranquillement à m'entraîner à l'éducation jusqu'à ce que j'acquière un niveau suffisant, ce fus un travail long de cinq ans. Au cours de ces cinq autres années qui suivirent, 7 des fils de mon père, 7 de mes frères périrent. Cette fois, ce ne fus pas de la main de barbare nomade comme nous, mais ils moururent attaquer par les Kaigan, ces hommes de sables monstrueux qui attaquaient les caravanes, n'épargnant personne, ceux-ci nous volèrent nos prises après nos pillages successifs et exécutèrent de manière méthodique tous mes frères suite à plusieurs escarmouches perdu d'avance, pour dérober à mon père ses terres si chèrement acquise. Ce fut la base pour mon père de sa haine farouche pour les Kaigan, une haine incommensurable qui pu grossir encore et encore chaque jour, après chaque méfait de ces démons. Perdre un tel nombre de ses fils déchira le cœur de cet homme qui devenait de plus en plus vieux, il était toujours puissant, ce n'était pas le problème, mais il souffrait, il en souffrait beaucoup, il en souffrit tellement qu'il se décida un jour à venir me parler, j'étais enfin devenue utile à ses yeux. C'est alors que âgée de 10 ans, mon père vint me parler pour la première fois. Je ne saurais définir la joie immense qui m'a traversé le cœur, cet homme que je regardais depuis ma naissance, que j'admirais autant que je craignais était venu me parler à moi. Celui-ci m'emmena à la chasse, je pris cela comme un grand cadeau. Il avait probablement compris que maintenant qu'il n'avait plus que sept fils et une fille et que j'allais être probablement importante pour l'avenir de la famille. Je n'étais à ses yeux qu'une pièce pour son échiquier, mais être une pièce pour la gloire de mon père ne me gênait pas, j'étais même fortement heureuse.

► Ma mère, Raho et pour la première fois, plusieurs de mes autres frères, prirent alors en partis mon éducation aux alentours de mes 12 ans, soit en l'an 6. Il est très probable que mon géniteur les poussa à m'instruire, je devais faire partie de son projet. Mes frères s'étaient alors surtout concentrer pour m'apprendre la chasse et améliorer mon équitation. C'était certes un enseignement plutôt simple et basique, mais prendre le temps pour mon père de demander à ses autres fils de s'occuper de moi, malgré sa haute estime des femmes, montrait qu'il comprenait que le vent tournait et pas forcément de manière positive pour lui et en plus, j'étais si fière de suivre cette cause. Enfin, c'est ce qui pourrait marquer le début de ma formation en tant que femme nomade presque indépendante.

► Mais, rapidement mon père et sa tribu, bien qu'ayant quelque heurt avec les autres tribus restèrent plutôt pacifique et ne s'impliquèrent pas réellement dans les conflits. Mais, naquis alors une période d'affrontement avec Suna, la puissance qui venait alors faire de l'ombre à mon géniteur qui ne voulait pas laisser de ses possessions, cette puissance qui devenait de plus en plus puissante dans la région l'inquiétait profondément. Naquis alors une période de petit heurt sporadique entre les deux puissances. Ces combats réguliers durèrent 8 ans et pendant ceux-ci moururent encore deux de mes frères, un poids encore pour mon géniteur qui continuait de souffrir de perdre les siens. Celui-ci se rapprocha alors de plus en plus de moi, probablement pour me donner tout l'amour, si s'en était qu'il avait pu éprouver pour mes frères. Si bien que j'aie presque l'impression qu'il m'estimait. Durant ces huit années, j'avais continué de m'entraîner de manière calme à l'équitation et à la chasse, jusqu'à obtenir le niveau d'un homme moyen entre autre, j'étais presque sur le point de rattraper mon retard.

► Mais, seulement six mois après cette période de paix, alors que j'avais 20 ans désormais, les Kaigan lancèrent une nouvelle offensive et quatre autres de mes frères moururent, y compris l'aîné, l'héritier de mon père. Il est clair que l'homme désormais âgé était détruit, ma mère aussi, anéantis par cette nouvelle, désormais, il n'avait plus que deux enfants, moi et Raho désormais héritier légitime de la famille. Ainsi, il mit alors en partis fin à son régime de guerre et se calma, laissant l'occupation des terres à ses frères cadets, amenant avec lui, le reste de sa famille à Suna. Et finalement, se termina cette période lorsque mon père, pour garantir l'autonomie de ses terres et ne pas trop perdre décida de s'allier à Suna, comprenant que sinon, cela allait marquer la mort du clan. Prenant sa haine pour le village, pour protéger ce qui lui restait, ses deux enfants restants, il fit le choix de se soumettre à Suna devenant un vassal. Son intégration au village caché du vent fit polémique, y compris chez les anciens chefs de tribus ayant rejoint Suna, se souvenant du comportement absolutiste et belliqueux de mon géniteur. Même parmi les nobles, le choix ne fit pas l'unanimité, mais cependant, pour sa puissance guerrière, on l'accepta, bien qu'il ait certains que jamais il ne recevrait la pleine confiance du village et cela lui plaisait très bien, car il ne faisait pas cela de gaieté de cœur, mais il était obligé, c'est tout. Il n'était aux yeux du village qu'un chien de guerre pour tuer les Kaigan, c'est tout, personne ne l'estimait réellement, ni avait confiance, son passé, son aura, sa manière d'être le poursuivait, ainsi, encore une fois, il n'aura jamais le droit au respect. Il devint alors membre à l'académie Ninja pour enseigner le combat. Puis, il me força à rejoindre l'académie pour que si jamais il devait arriver malheur à mon frère restant, Raho, pour que je puisse devenir l'héritière des terres, que j'ai la force de résister à mes oncles voulant les terres de mon père. Je terminai ma formation de ninja sommaire en six mois et devint officiellement Genin pour faire plaisir aux miens, mais en vérité, me rapprocher de cette réalité m'effrayait beaucoup et même clairement me terrifiait, mais j'étais obligée. Je rejoignais cette réalité de cauchemars qui m'oppressaient depuis que j'avais été en âge de comprendre, c'était un enfer clairement pour moi, je ne voulais pas le faire, mais je devais faire un effort, comme mon père avait fait un effort, même si ça me déplaisait. Ainsi, c'est à 21 ans que ma carrière de ninja, que je ne souhaitais pas commença.

Test RP

Une fois votre fiche complétée, le staff vous confiera un test RP sur la base des éléments donnés. Ce test RP déterminera votre grade.
Faites nous rêver !
Pour un rang D : 500-2000 mots minimum
Pour un rang C : 1000-2000 mots
Pour les rang B/A : 1500-2000 mots


Je restai immobile, les yeux fermés, prostré au sol, serrant les doigts et les lèvres pour ne pas parler ou faire quelque chose qui pourrait déplaire à mon géniteur. Je mourrai d'envie de parler à mon père, mais celui-ci n'aimait pas qu'on prenne d'initiatives et de décision en sa présence… Tout mon corps était tendu et j'étais frissonnante de peur. Dans la quasi-obscurité de la tente, seule une lampe brillait aux pieds de mon père, je ne distinguais que ses larges bottes en cuir brodé avec des éperons. Dehors, la nuit était en train de tomber et le crépuscule de ses longues mains d'un orange chatoyant illuminait le ciel, mais faisant décroitre la lumière.

« Naoki, Kentaro, Tomoya et Yusuke sont morts ! Les Kaigan nous ont encore attaqué ce matin, il n'y a aucun survivant.»

Ces mots sortis de la bouche de mon géniteur me firent l'effet d'un coup de massue dans le ventre tandis que je sentais mon corps se vider de tout, je me sentais vide, comme si rien n'avait lieu en moi. Je me mis à trembler alors que j'osais relever la tête vers mon père. Bien que celui-ci ne soit plus tout jeune, il avait néanmoins toujours gardé une prestance, une force de caractère incroyable, l'homme qui se trouvait devant moi n'était pas mon père, les yeux rouges et injectés de sang, les joues creuses, la peau blême, les yeux cernés, les épaules voutés, les cheveux blancs… Sa tenue était légère et ne ressemblant pas à ce qu'il mettait, sa tenue était tâchée de sang, du sang de ses fils, de ses précieux fils. Je n'avais aucun mal à le voir serrer les corps sans vie de ses enfants dans ses bras en sanglotant. Cette image suffisait à sentir mon nez me démanger, ma poitrine à se mettre à vibrer en spasme à ce que mon souffle se saccadait. Des torrents de larmes se mirent à couler sur mes joues, j'étais détruite. Quatre de mes cinq frères restant venait de mourir, sur les dix-huit enfants, nous n'étions plus que deux… Le fait que mes frères, pourtant des guerriers aguerris, âgé de respectivement trente-huit, trente-cinq, vingt-sept et vingt-cinq ans soient morts me fis un choc, un choc si fort que je me mis en quête de réconfort pour vaincre mon deuil, de ses frères que j'avais appris à aimer, à ces frères qui m'avaient tant appris.

Je m'hissai pitoyablement dans l'ombre vers mon père, pour l'enlacer dans mes bras, autant pour lui que pour moi, mais à peine avais-je mis mes mains autour de sa nuque que celui-ci me gifla, me faisant tomber à terre misérablement, j'hoquetai sous les sanglots, puis lança à mon père un regard implorant, celui-ci me rendis un regard méprisant et cruel, froid et manipulateur, il est déjà passé à quelque chose pensais-je, mais moi je ne pouvais pas passer à quelque chose d'autre…

« Femme, pour qui te prends tu ? Sois un peu digne, au moins pour la mémoire de tes frères ! »

Je ne pouvais que regarder mon géniteur, à peine éclairer par la lumière me toiser méprisante… Entre deux hoquets de douleur et de sanglot, réussissant à me remettre debout, déchirée à l'intérieur, je répondis avec le nez :

« Je ne suis pas aussi forte que vous père, je n'ai pas votre force ! »

L'homme se mit à rire d'un rire grave et cruel, un rire malsain et manipulateur, signe que celui-ci pensait à quelque chose. Ce rire me fis hérisser tous les poils de mon corps et à cet instant précis, je voulais me retourner, sortir de la yourte et fuir, fuir loin tant la terreur que mon père m'inspirait à cet instant était immense, grande. Je voulais me réfugier dans les bras de ma mère pour que celle-ci me protège, mais j'étais trop faible pour cela, je restai sur place, faible, minable, les épaules courbés et de morve sortant de mon nez…

« Oh, ne t'inquiète pas pour ça, petite, tu vas devenir quelqu'un de fort, je te le promets. »

Je relevai les yeux, implorante de compréhension et fronçant les sourcils. Mon père se baissa à ma hauteur, puis attrapa mon menton, le releva pour me fixer dans les yeux, il arborait un sourire fou sur ses lèvres, superposé à un rictus de douleur qui semblait infinis, il approcha ses lèvres de mon oreille, puis souffla avec malice :

« Tu vas aller au village caché du sable, nos allié et tu vas devenir une kunoichi ! Je n'ai plus que toi et Raho, tu te dois d'être forte et d'être une héritière pour ton frère ! »

Je me mis à vibrer et à secouer la tête d'incompréhension et de peur. Je ne pouvais pas croire cela, je n'étais pas une guerrière, je n'étais pas une kunoichi, je n'étais rien, juste une femme. J'attendais que mon père me prévienne que ce n'était qu'une blague, mais en raison du contexte de deuil de mes frères et de ses yeux irradiait d'un brasier sanglant, j'en déduisis entre deux sanglot que ce n'était pas une blague. Je me penchai, attrapant la jambe gauche de mon géniteur, puis commença à baiser ces bottes en suppliant d'une voix implorante :

« Je vous en supplie, tout sauf ça … Je… je ne suis pas une guerrière, je ne suis qu'une femme, non entraîné… Je… je ne veux pas me battre, ni allez sur le champs de bataille, je vous en supplie, épargner moi ce s… »

Je n'eus pas le temps de terminer ma supplication que je pris un énorme coup de botte dans la joue, me faisant voler sur le tapis brodé, je sentais dans ma bouche le gout du sang. Je me mis à toucher ma joue et mes lèvres pour me rendre compte les dernières étaient ouvertes que la première était enflée, très enflée, j'étais partis pour avoir un hématome sur la joue.

« Tu crois réellement que tu as ton mot à dire ? Je te suis le chef de la tribu et ton père, je t'ordonne et tu obéis, c'est tout, compris gamine ? »

Je me relevai, me tenant la joue. Je… je refusais ce destin, ce sort, je ne voulais pas, je n'étais pas faites pour cela, je n'étais pas une guerrière, malgré tout ce que mon père pouvait bien dire, je n'étais pas une guerrière. Lâchant plusieurs gouttes de sang, m'inclinant je lui répondis :

« Mon père, je vous supplie de pardonner mes offenses, je vous ai offensé, je sais évidemment que vos décisions sont absolues et souveraine, je n'ai donc pas un mot à dire. Je comprends qu'ils sont nos alliés désormais, mais quand même, tu les déteste. Ils ont tué plusieurs de tes fils ? Ils te détestent eux aussi ! »

L'exarque se mit à rire, plus siffla avec colère faisant les cent pas en rond :

« Ils ont tué, les Kaigan, ont tué onze de mes fils, ils doivent payer, Suna n'est responsable que de la mort de deux de mes enfants, de mes précieux enfants… Ce peuple de barbare doit payer, seul je n'ai pas la force, mais Suna déteste ces hommes du désert autant que moi. Tout le reste m'est égale, je veux juste les tuer, sans épargner le moindre de leurs nourrissons. Personne ne va survivre, personne ! Peu m'importe qu'on me déteste, peu m'importe si je ne suis qu'un chien de guerre, je veux me venger et venger la mémoire de mes fils. »

J'écoutai avec terreur ce discours qui s'était terminé par le sanglot de mon père. Peu m'importait sa vengeance, enfin pas vraiment, je voulais qu'il venge mes frères, je voulais qu'il massacre les Kaigan, mais je ne voulais pas participer à ces combats. Je n'étais qu'une jeune femme qui savait un peu manier l'arc et chevaucher un cheval, je n'étais pas de taille pour la guerre, les massacres et tout cela. J'avais connus toute ma vie les morts de mes frères, de mes cousins, de tout le monde dans ma tribu, j'avais bien assez connu les échos de la haine et de la guerre pour savoir que je ne voulais pas aller sur un champ de bataille, ni me battre, je ne voulais pas, je ne voulais pas. Je ne pouvais me résoudre à accepter cette fatalité, non, non, je ne voulais pas.

« P… père, je suis désolée d'insister, mais je ne veux pas me battre…cela me terrifie, j'ai vu tellement des miens mourir, je ne peux accepter de mourir moi aussi, je ne suis qu'une femme, vous mettez trop d'espoir en moi… Vos petits-enfants feraient de bien meilleur combattant ou héritier que moi… Je… je ne suis bonne qu'à préparer à manger et faire la lessive père… Tr… trouver moi un mari et je vous offrirai des héritiers que vous entraînerez pour la guerre, mais je vous en supplie, épargnez-moi ! Je ne peux m'y résoudre.»

Mon père s’asseyait à côté de moi, puis me mis une petite claque sur ma joue droite, celle qui n'avait pas été touchée par son coup de pied. Puis, me serrant dans ses bras murmura avec sévérité, mais douceur. C'était la première fois que j'avais le droit à de tel honneur :

« Tu as beau être une femme, tu restes de mon sang ! Ta peur est ridicule, la peur ne fait que te rendre faible. Tu es ma fille, la faiblesse t'es interdite et le sera désormais à tout jamais. Je t'ordonne d'être forte Kyou ! Sache qu'une fois bien entraîner, personne ne te résistera… Pour mes petits-enfants, tes nièces et neveu, j'aimerais pouvoir leur montrer de leur vivant, la vengeance pour leur parent… Mais, ils vont être entraînées, j'ai envie de voir ce qu'ils vont faire de toi, ma fille ! Tu seras mon test ! Que tu le veuilles ou non de toute façon, tu feras bien de t‘y résoudre, si tu ne t'y résous pas, je te cognerai jusqu'à ce que tu acceptes… Si tu fuis, je te retrouverai et te tuerai… ne me déçois pas ! Maintenant va !»

Mon père libéra son étreinte et me laissa partir. Je me reculai, puis m'inclinai avant de sortir. Une fois dehors, il faisait nuit, le crépuscule n'était plus. Les étoiles brillaient et la lune aussi. Je restai quelques secondes à regarder le ciel, puis un frisson traversa tout mon être et je me penchai pour vomir, je vomissais de peur, je ressentais un poids dans ma poitrine, c'était le poids de la peur, de la crainte. Je ne voulais rien de tout cela… Même pour faire plaisir à mon père, je ne voulais pas, même pour le clan, je ne voulais pas. C'était égoïste, mais je ne voulais pas risquer ma vie, cette réalité guerrière, belliqueuse m'effrayait au plus haut point. Mais, j'étais obligée, je devais le faire, si je ne voulais pas mourir ou me faire ruer de coup, je devais m'y contraindre à contrecœur, contre ma volonté absolue, je devais le faire, même si je ne le voulais pas… Je privilégierais toujours ma propre vie et je n'hésiterai pas à fuir, au diable s'il y a des rumeurs, je comptais sauver ma vie coute que coute, peu m'importais les conséquences ! Tel était la voie que je voulais suivre.

Derrière l'écran
PSEUDO : Sphinx
ÂGE : 18 ans
CONNU PAR : | DC DE CHINOIKE HITAGI |
AUTRE CHOSE ? C’est l’histoire d’un têtard qui pensait qu’il était tôt, mais en fait il était tard !
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Takeda Kyou
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Salut, normalement c'est bon pour moi, je suis prêt à recevoir mon test rp!

Bonne soirée à vous
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Correcteur
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Bonjour et re-bienvenue sur Dawn of Ninja !

J'ai juste une petite interrogation : comment s'est passée l'intégration de ta famille à Suna ? Comment le père de Kyou y est-il perçu, étant un ancien chef de brigands ?

En attendant ta réponse, voici ton test RP:

Consigne :
 

Tu disposes de deux semaines, n'hésite pas à poster à la suite si tu as une question particulière.

Aussi, essaie de faire attention aux fautes d'orthographes et oublis de mots, il y en avait beaucoup dans ton histoire qui auraient pu être évités par une relecture.
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Takeda Kyou
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Suna no Genin
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Salut, normalement tout est bon et prêt pour la correction.

Bonne journée à vous!
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Correcteur
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Bien le bonjour ! Sans plus tarder, voici le verdict !



Une pacifique au pays de Son Ondoyance | Takeda Kyou (en attente de test rp) Pq2c


Respect test-rp et originalité

La réaction de Kyou fut telle que je l'attendais. On assiste à une véritable opposition entre un père autoritaire (le mot est faible) et une jeune fille pacifiste, sans prétention. J'ai particulièrement aimé te voir jouer de cette image traditionnelle du rôle de la femme qui, comme on pourrait l'imaginer à une ère médiévale et a fortiori dans le Pays du Vent, doit être des plus restrictives. Tu as bien répondu à la consigne, traitant à la fois le deuil de ton personnage et son opposition à la volonté de son père, bien qu'elle soit forcée de s'y plier à la fin.
Tu l'auras compris, de ce côté ci, tout est bon !



Orthographe et grammaire

C'est ici, en revanche, que le bât blesse. Je ne vais pas te le cacher, il y a beaucoup de fautes qui rendent la lecture de ton texte moins fluide. C'est dommage car tu écris très bien et ton vocabulaire est riche. On retrouve principalement des fautes d'accords ou de conjugaison, plus que de réelles fautes d'orthographes. Je t'en retranscris ici quelques unes, mais tout le texte en est truffé.

Je mourrai d'envie => mourais
Quatre de mes cinq frères restant venait de mourir => venaient
Âgé de respectivement... => Âgés
Je m'hissai => Je me hissai
Pour l'enlacer dans mes bras => Enlacer signifiant déjà entourer de ses bras, il conviendrait mieux de simplement dire "Pour l'enlacer" ou "Pour le serrer dans mes bras", mais pas de mélanger les deux !
Les épaules courbés => courbées
Je n'étais pas faites pour cela => faite
J'avais connus => connu
Mon père s'asseyait à côté de moi => s'assit
Tel était la voie => telle

Un point aussi sur lequel tu gagnerais à t'améliorer, c'est la longueur de certaines phrases. J'ai remarqué qu'à plusieurs reprises, tu employais des virgules là où tu pourrais séparer ton propos en deux phrases. Raccourcir certaines de tes phrases permet d'améliorer la fluidité de ton texte et de laisser le lecteur reprendre son souffle. Voici les exemples les plus marquants que j'ai trouvés :

- "Je m'hissai pitoyablement dans l'ombre vers mon père, pour l'enlacer dans mes bras, autant pour lui que pour moi, mais à peine avais-je mis mes mains autour de sa nuque que celui-ci me gifla, me faisant tomber à terre misérablement, j'hoquetai sous les sanglots, puis lança à mon père un regard implorant, celui-ci me rendis un regard méprisant et cruel, froid et manipulateur, il est déjà passé à quelque chose pensais-je, mais moi je ne pouvais pas passer à quelque chose d'autre…"

=> Pour rendre l'expression plus fluide, tu aurais (par exemple), put séparer les différentes parties de ta phrase de la sorte :
"Je me hissai pitoyablement dans l'ombre vers mon père pour l'enlacer, autant pour lui que pour moi. Toutefois, à peine avais-je mis mes mains autour de sa nuque que celui-ci me gifla, me faisant tomber à terre misérablement. J'hoquetai sous les sanglots, puis lançai à mon père un regard implorant. Celui-ci me rendit un regard méprisant et cruel, froid et manipulateur. Lui est déjà passé à autre chose, pensais-je ; tandis que cela m'était impossible."

Tu as également utilisé des phrases très longues à deux autres reprises :
"Je relevai les yeux, implorante de compréhension et fronçant les sourcils. Mon père se baissa à ma hauteur, puis attrapa mon menton, le releva pour me fixer dans les yeux, il arborait un sourire fou sur ses lèvres, superposé à un rictus de douleur qui semblait infinis, il approcha ses lèvres de mon oreille, puis souffla avec malice"
et
"Bien que celui-ci ne soit plus tout jeune, il avait néanmoins toujours gardé une prestance, une force de caractère incroyable, l'homme qui se trouvait devant moi n'était pas mon père, les yeux rouges et injectés de sang, les joues creuses, la peau blême, les yeux cernés, les épaules voutés, les cheveux blancs…"

=> je pense que tu peux grandement gagner en fluidité en faisant des phrases plus simples !
 



Avis général et verdict

Dans l'ensemble, tu as bien su jouer le personnage décrit dans ta présentation. La consigne est respectée et le récit est intéressant. Comme tu l'as demandé, je te valide donc Genin de rang D à Suna. Essaie toutefois de faire plus attention lors de tes prochaines relectures !
Bonne chance à toi dans le pays de Son Ondoyance, j'ai entendu dire que tout n'y était pas toujours rose...



Correction par Jolly Jumper, grand monarque équestre
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