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Les chiens aboient, la caravane passe | solo

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Monzaemon Shaga
Suna no Jonin
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    « Compris. »

    Une simple réponse qui cachait pourtant d'innombrables réflexions, aussi profondes que sensées, j'avais anticipé l'accord de Maître Kazekage dans son bureau et mon esprit inventif et prévoyant commençait d'ores et déjà à se préparer pour la mission qui venait de m'être gentiment accordée. De rang B ... J'avais l'habitude de ces tâches maintenant, depuis la naissance de Sunahama il y a de cela dix ans au moins, je m'étais cantonné à elles pour ne pas prendre trop de risque ; j'étais père, après tout. Mais depuis la création même du village notre leader s'était attaché à nous inculquer l'importance de la discipline et de la réussite. Par rapport à notre homologue de la Feuille, le Sable ne comptait que peu de clans mais n'en restait pas moins redoutable. Nous, les marionnettistes, en étions la preuve. Nulle part ailleurs un style aussi mortel que le nôtre n'avait été recensé, aucun autre artiste shinobi ne se démarquait de la masse autant que nous autres ! L'attribution de cette mission à un adepte tel que moi était le signe d'une confiance aveugle en nos compétences. Bien sûr, je me savais en danger à chaque fois que je quittais les remparts de notre communauté, mais en tant que ninja belliqueux je pouvais ressentir dans mes doigts une excitation discrète mais virulente. Cela faisait quelques semaines que je n'avais pas combattu, et même si je m'entraînais régulièrement, c'était toujours un plaisir que de se défouler sur de vraies cibles.

    En sortant du bureau majestueux, symbole de l'inflexibilité de nos hommes, je retournais à la maison préparer mon équipement et informer ma famille de mon départ. Car oui, même si la quête était primordiale sur le plan professionnel, je persistais à ne pas délaisser le plan sentimental; sous notre toit ma femme et ma fille se feraient un sang d'encre si jamais je partais sans donner de nouvelles pendant plusieurs jours, pire, si je ne revenais pas. Je restais songeur durant toute la marche, les pensées partagées entre le bien-être de la requête et mes perpétuelles inquiétudes concernant ce que je devenais. Autrefois, mes phalanges ne démangeraient pas autant à l'idée d'un affrontement, mais aujourd'hui je faisais preuve d'une étonnante impatience. J'ai poussé la porte aussitôt que je fus arrivé face à elle, sans prendre la peine de retirer mes chaussures, je devais repartir de toutes façons. Comme morte, la maison était paisible et je n'entendais ni la voix de Kusemai, ni les airs sifflotés par Sunahama. Néanmoins mon itinéraire était déjà tout tracé : je me suis alors dirigé vers ma chambre sans jeter un oeil aux autres pièces de la maison, voir si je ne les retrouvais pas. Là, comme d'habitude, un léger pincement affolait mon coeur quand j'entrevoyais une grande silhouette assise sur notre lit. Une forme macabre et inquiétante, à laquelle j'adressais un léger sourire dissimulé par mon masque en forme de bec d'oiseau. C'était Shinigami, que je posais toujours en position assise sur le matelas, prêt à être embarqué aussitôt que j'en aurais besoin. Il est vrai que je prenais un risque en ne l'amenant pas avec moi même lors des déplacements dans le village, mais son poids et sa grandeur ne manquaient pas de m'encombrer, tandis que son "visage" faisait fuir ou pleurer les enfants que je croisais dans nos rues ensablées.

    « On a du travail, Shinigami. J'ouvrais un tiroir pour y sortir une petite boîte où je rangeais mes doses de poison. Je les comptais avec concentration avant de me diriger vers une sacoche à outils dans laquelle j'entreposais les senbons et les kunais qui me servaient seulement dans le cas où l'on arrivait à passer outre mon fier pantin. Ce qui n'était pas une mince affaire, je manipulais la marionnette avec autant d'adresse que sur le champ de bataille, l'ennemi n'avait pas d'autre choix que de garder son attention sur elle, me permettant facilement de jouer les tours sournois dont j'avais le secret en fin stratège que je suis. Tu vas me prendre ça, on fait comme d'habitude. Je stockais les doses de poison dans les réserves de la poupée de combat. Je lui parlais assez souvent comme ça, au risque d'être pris pour fou, je me plaisais à le considérer comme un humain, non, comme un ami. Hérité de Papa, Shinigami ne combattait pas seulement à ma place, il combattait à mes côtés et me protégeait autant que je le défendais moi-même. Je n'avais jamais toléré qu'on l'abîme lors d'un affrontement et à maintes reprises j'ai tout de même dû prendre le temps de réparer ses mécanismes endommagés lorsqu'on en faisait trop. Je caressais la fourrure de son vêtement d'une main délicate. Tu n'aurais pas vu les filles, par hasard ? Je devrais peut-être leur laisser un mot ... Au même moment, je tournais la tête interpellé par le bruit de la porte d'entrée qui s'ouvrait en même temps que des rires retentissaient. Soulagé, je fermais les yeux et appréciais leur mélodie avant que l'on ne me trouve enfin.
    - Papa !! Sunahama revenait avec de petits sachets tandis que sa mère apparaissait avec d'autres plus grands.
    - Nous revenons du marché. Tu comptais partir quelque part ? Kusemai avait un oeil aussi attentif que le mien. Elle avait noté le tiroir entrouvert et savait que cela ne voulait dire qu'une chose : Papa a du travail.
    - Oui, Oncle Ibushi m'a recommandé pour une mission auprès du Maître Kazekage. Je pars aujourd'hui, je pense être revenu avant la fin de la semaine. Je me rapprochais de mon épouse en baissant mon masque pour déposer sur son front un baiser protecteur et d'adieux. Soit sage Suna, et garde un oeil sur ta furie de mère, qu'elle n'aille pas empoisonner la vie de nos voisins. Je posais la main sur la tête de ma fille en lui adressant une expression amusée, je devais toujours me montrer souriant face à elle, je ne souhaitais pas passer pour ce genre de père austère qui n'a d'yeux que pour sa carrière en dépit de sa famille.
    - Fais attention à toi ... » Les paroles de Kusemai me faisaient chaud au coeur. Encore à ce jour, et ce même si elle était consciente de mon expérience avancée, elle continuait à s'en faire sincèrement pour moi. Raison de plus pour tenir ma promesse, et être rentré avant dimanche.

    Je remettais mon masque en place puis manifestais un fil de chakra vers le tiroir mal fermé pour arranger ça à distance. Puis, de l'autre main j'accrochais cinq fils bleus à mon fidèle pantin pour le ramener jusqu'à moi et le placer sur mon dos. Avec sa grande hache, il me ralentissait un peu mais nous n'étions pas si loin des portes du Sable, je n'aurais pas à marcher trop longtemps avant de rejoindre le convoi.

    Dans l'allée menant directement à ma destination, je faisais le vide dans mon esprit parce qu'un mental imperturbable était un pilier essentiel pour un ninja. Lors des missions, la panique pouvait prendre place et embrouiller notre jugement, une chose qui n'était pas tolérable pour nous, Sunajins. Je n'avais aucune idée de comment les shinobis d'ailleurs considéraient leurs missions, mais pour nous elles étaient au moins aussi importantes que nos propres vies. Je rejoignais enfin le marchand, il attendait là visiblement stressé. Lorsque je lui fis face, il semblait presque décontenancé en jetant ce regard hagard vers le squelette dans mon dos.

    « Chikku Ekizo ? Je m'appelle Shaga. Maître Kazekage m'envoie pour escorter votre caravane. Je jetais un oeil à son chariot, la cargaison à l'arrière était protégée du vent et du sable par une toile blanche, mais il y avait de la place pour accueillir une personne. J'ajoutais l'information à mes connaissances pour préparer un éventuel plan, parmi tous ceux auxquels j'avais déjà pensé.
    - Vous.. vous êtes seul ? Il n'avait pas l'air convaincu.
    - Non, mon pantin, Shinigami m'accompagne. A nous deux nous saurons protéger vos vivres. J'aurais néanmoins quelques questions à vous poser pour prendre connaissance des antécédents. D'après les rapports, vous avez été pris pour cible trois fois de suite par des pillards malgré vos précautions, tout porte à croire qu'ils savent comment vous trouver. Pourriez-vous me décrire leur mode opératoire ces trois fois précédentes ? »

    Faire preuve de professionnalisme était une façon de rassurer le client. En lui montrant que je savais ce que je faisais, il n'aurait pas d'autre choix que de me faire confiance. Le plan A était des plus simples : il était presque évident que les bandits reviendraient, alors nous les laisserons arriver jusqu'à nous. Là, ils auront une petite surprise en découvrant que le petit marchand était accompagné, cette fois.
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Les chiens aboient, la caravane passe

Chikku Ekizo attendait, anxieux, non loin de sa dernière caravane. Elle était sa dernière chance d'éviter la ruine et engager des ninjas représentait un investissement non-négligeable en ces temps troublés.
De plus, il était toujours nerveux quand il venait à Sunakagure. Le Village Caché regorgeait de shinobi d'une brutale efficacité et qui ne s'embarrassait pas de manières ou de scrupules. Un mot de travers, une bousculade maladroite et il risquait de finir un kunaï sous la gorge...
Mais la place était un endroit vital pour un commerçant aussi avisé que lui : un havre sûr, protégé des pillards et des brigands par ceux-là même qu'il craignait.
Et de bons clients aussi.

Un homme s'avança dans l'allée où le commerçant plus s'y jette s'était abrité du soleil ardent du désert.
Un homme... Ou l'émissaire de sa mort, un démon venue le prendre ! Masqué, sombre, un tas d'ossement sur le dos.
Ekiro resta bouche-bée devant l'apparition des enfers, certain que sa dernière heure était venue.

"Chikku Ekizo ? Je m'appelle Shaga. Maître Kazekage m'envoie pour escorter votre caravane." annonça l'inquiétant personnage, avant de jeter un coup d'œil froid et professionnel à l'attelage du marchand.
Voilà donc qu'il avait embauché la mort en personne ! Que les kami en soit remercié !
"Vous... vous êtes seul ?" balbutia-t-il, vaguement intrigué et à nouveau inquiet maintenant qu'il savait qu'il n'allait pas mourir tout de suite.
Habituellement, les shinobis opéraient en groupe et avec ce qu'il avait payé à Suna, il voulait en avoir pour son argent !
Bien évidemment, il ne pouvait pas formuler plus avant ses doutes... Ce... Shaga pourrait en prendre ombrage et exiger sa tête.

"Non, mon pantin, Shinigami m'accompagne. A nous deux nous saurons protéger vos vivres. J'aurais néanmoins quelques questions à vous poser pour prendre connaissance des antécédents. D'après les rapports, vous avez été pris pour cible trois fois de suite par des pillards malgré vos précautions, tout porte à croire qu'ils savent comment vous trouver. Pourriez-vous me décrire leur mode opératoire ces trois fois précédentes ?" déclara alors le sunajin, comme s'il avait lu dans ses doutes muets.
Bon, si le Kazekage avait décidé de confier et homme la mission, c'est qu'il devait être compétent. Et la Guilde des Marionnettistes avait une sacrée réputation. Inquiétante aussi. Visiblement cette dernière partie était parfaitement justifiée au vu du squelette que trimbalait le ninja. Shinigami, hein ?
Ekizo frissonna : pourvu que cela ne soit pas de mauvaise augure.

Il siffla et trois hommes en tenue du désert les rejoignirent.
"Mes aides : Buichi, Daijirô et Isamu." expliqua la marchand. "Conducteurs de caravanes, manœuvres et gardes. Ils travaillent pour moi et ma famille depuis des décennies. Des hommes loyaux et au-dessus de tout soupçon. Ils conduiront les bêtes et en cas de coup dur, il pourront tirer l'épée en essayant de pas trop vous gêner..."
Les trois hommes, sales, burinés et bourrus, avait en effet des sabres à lame courbe passés à la ceinture. Visiblement intimidé par le ninja, ils ne pipaient mots et se contentèrent de le saluer d'un hochement de tête avant de s'atteler au préparatif de départs.

La caravane était petite, à peine deux chariots et un camélidé conduit par Isamu servant d'éclaireur et de transporteur d'appoint, mais elle était bien chargée.
Des jarres et des caisses montait la douce senteur des épices. A l'odeur, on sentait déjà la qualité. Ce chargement, s'il était comme les précédent, vaudrait de l'or sur des marchés lointain. Beaucoup de nobles s'arrachait les épices rares du Pays du Vent.
"Je vous expliquerai tout en route, Shaga-sama." affirma le commerçant en faisant une place pour le ninja. "La première partie du trajet n'est que routine et, vu la proximité de Suna et ses patrouilles, sans danger."

L'équipage brinquebalent s'ébranla donc vers le désert et son immensité et le commerçant commença son histoire.
"Notre première destination est une oasis, que nous atteindrons en début de soirée. Un havre de paix pour le voyageur fourbu. C'est un comptoir commercial d'importance mineur, mais relativement bien défendu et là que ce trouve mes entrepôts principaux. Je n'ai jamais eut de problème sur cette partie du trajet. C'est ensuite que ça se gatte."
Après avoir jeté aux alentours des regards nerveux, il déplia une carte parcheminée. Il s'agissait visiblement d'une relique, un trésor familial, de nombreuse fois annoté.
"De l'oasis, ma famille connait des routes et chemins sûr pour gagner les Plaines Fertiles en quelques jours. Des itinéraires variés et sûr, où se mettre à l’abri des tempêtes et où éviter les pièges à sable, les scorpions géants et les pillards."
Il soupira, avant de donner un coup de poing de rage contre son chariot.
"Ou du moins, je le croyais. Trois caravanes ! Aucune n'est arrivée à destination ! Nous n'avons retrouvé que la seconde, quand j'ai décidé d'envoyer le plus vaillant de mes pisteurs du désert sur sa piste. Vide. Les chariots déjà ensablés... Hélas, une tempête avait eut lieu la vieille, aussi impossible de dire s'il y avait eu lutte. Et pas de corps, ni de traces."

Il soupira derechef avant de poursuivre.
"Malgré ce que je croyais être un coup du sort, j'ai financé une nouvelle caravane. Disparue, elle aussi. Cette fois , je n'ai pas osé envoyé un pisteur : mon obstination m'avait déjà coûté trop d'hommes. J'ai donc décidé de faire appel à des shinobis. C'est un vrai mystère : mes conducteurs sont loyaux et expérimentés et mes gardes assez doués pour mettre en fuite quelques brigands du désert ! Ils ont donc dû tomber dans une embuscade... Mais comment ? Mes caravaniers choisissent les routes à suivre en fonction du temps, et même parfois au hasard à partir de ma carte familiale et de leur expérience ! Et bien sûr, ce sont des choses que l'on garde secrète : ces itinéraires ont fait la fortune de ma famille... Un incident peut toujours arriver dans les sables. Mais pas trois."

Ayant informé son escorte ninja de ce qu'il savait, le regard amer du marchand se perdit dans le lointain et se mura dans le silence. Les autres membres de la caravane était nerveux, essayant de le masquer, mais leur yeux hantait chaque colline, chaque dune, sur un chemin pourtant sûr.
Leur patron leur ordonna de rester sur leur garde et de répondre aux questions du marionnetistes et d'obéir à ses ordres avec diligence.

Il n'y eut aucun incident à déplorer pour la suite et la caravane atteignit l'oasis en fin de soirée.
Le soleil couchant éclaboussait de rouge des murs en brique sablonneuse.
Shaga pû entrevoir de nombreux archers sur des tours. La petite ville commerçante était visiblement prospère et relativement sûre.
De la musique douce et des odeurs appétissantes filtrait d'un établissement de repos où s'entassait déjà moult voyageurs dans un joyeux charivari. D'autres caravanes faisaient visiblement halte au point d'eau et un village de tente accueillait des commerces improvisés, des amateurs de thé et de fumerie qui discutaient paisiblement.
Un jeune homme perdait visiblement beaucoup aux dés et offrait des tournées pendant qu'un chien errait entre les différents chariots et caisses entassées par les caravaniers.

Au passage de Chikku Ekizo et de ses employés, les conversations baissaient un peu et les autres marchands prenaient un air chagriné. L'homme était respecté et bon payeur. Mais il avait peut être la malchance, le mauvais œil.
Il le saluait quand même poliment et l'accueillait à bras ouvert.
"Nous repartirons avant le lever du soleil, maître-ninja." l'informa le marchands d'épice. "Moi et mes hommes allons échanger quelques caisses dans mes entrepôts et voir si il n'y a pas un peu de commerce à faire. Donnez mon nom si vous avez besoin de quoi que ce soit. Ma famille à quasiment fondé cette ville..."


   
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Monzaemon Shaga
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    « Mes aides : Buichi, Daijirô et Isamu. Conducteurs de caravanes, manœuvres et gardes. Ils travaillent pour moi et ma famille depuis des décennies. Des hommes loyaux et au-dessus de tout soupçon. Ils conduiront les bêtes et en cas de coup dur, ils pourront tirer l'épée en essayant de pas trop vous gêner... »

    Aussitôt que je vis les trois grands gaillards sortir de leur cachette, je tenais compte de leur aspect franchement bourru, le pinacle du viril avec la bedaine et les gros bras pour en témoigner. *Personne n'est au-dessus de tout soupçon...* pensai-je en entendant ses mots. Monsieur Ekizo me semblait très confiant envers ses employés, mais en tant que shinobi l'on m'a appris à être sur mes gardes en toutes circonstances. Je leur adressais un regard aussi morne que celui qui décorait mon visage depuis la mort de mon meilleur ami. Derrière le masque, un rictus d'irritation traduisait le peu de confiance que j'accordais au trio de gorilles. Ils ne semblaient pas me regarder d'un oeil amical eux non plus, plutôt fuyard, comme s'ils préféraient être partout sauf à côté de moi et de mon pantin-squelette. Je les voyais repartir vaquer à leurs occupations aussitôt que les présentations furent faites, et nous avons enfin pu démarrer le périple.

    Je montais aux côtés du commanditaire et l'écoutais m'expliquer toute son histoire. Je ressentais une petite mesure de fierté, frisant presque l'arrogant patriotisme lorsque le marchand évoquait la première partie du voyage grandement facilité par le village des Sables. Il ne verrait pas le léger sourire supérieur qui a forcé son passage à travers mes efforts pour le retenir, je ne suis pas quelqu'un de condescendant en temps normal mais lorsqu'on chante les louanges, même les plus petites de mon village, je ne peux qu'être fier d'y contribuer. En effet, mes efforts constants pour garder Suna et donc ma famille en sûreté se ressentaient lors de mes missions où l'échec n'est pas toléré. Pas seulement par le Kazekage, qui m'avait expressément dit de ne pas revenir s'il arrivait malheur à la caravane de Chikku, mais aussi par moi-même. Je ne pouvais pas imaginer une seule seconde abandonner ce pourquoi je me suis déplacé loin des miens. A quoi bon être parti risquer ma vie si c'est pour ne pas rentrer victorieux ? Sunahama perdrait toute foi dans les histoires épiques qu'elle sait de son père, sa mère pourrait peut-être même ressentir une fois de plus ma faiblesse éternelle, comme elle a toujours su le faire depuis le premier jour. Non ! Tous ces tourments forment une raison évidente et valable pour ne pas échouer. Bref, l'oasis qui nous attendait au bout de cette promenade de santé me reflétait l'image du havre de paix qu'il avait utilisé plus tôt pour la décrire. Un point d'eau colonisé par l'Homme, drapés dans des habits qui révélaient leur habitude aux rudes conditions du désert sauvage. Au même titre que dans les rues de Suna - tout du moins la journée - le calme était cassé par les bavardages et les exclamations aux jeux, tandis que l'air était parfumé par d'apparemment délicats mets en tout genre. Je pouvais apprécier la musique qui sifflait dans mon oreille comme un doux nectar, en grand amateur d'art, j'étais toujours aussi captivé par des tonalités aussi apaisantes. Elles avaient sur moi comme un petit effet curatif, sur le plan psychologique. Plus aucune crainte ni aucun soupçon n'habitait mon corps l'espace d'une minute, je me sentais épuré, vidé de ma négativité habituelle, comme si l'oasis elle-même était un lieu aux propriétés magiques.

    Comme l'avait prévu le sympathique petit d'homme, nous avions atteint le premier point de notre route en début de soirée, nous pouvions savourer les derniers rayons rougeoyants éclater sur les dunes que l'on pouvait voir au loin à l'horizon. Le Pays du Vent était d'une beauté resplendissante mais particulière. Unique en son genre, ce n'est pas l'étendue verdoyante et pleine de vie du pays du Feu, sans pour autant être le vaste marécage peu amical que je m'imaginais être le Pays de l'Eau. Mais mes préjugés semblaient exister dans le but de me conforter dans mon adoration presque excessive pour ma patrie. Je n'aurais pas pu rêver mieux comme habitat qu'un endroit où nous avons du temps à perte de vue. Avec une esthétique aussi artistique que les danses de Shinigami, et des habitants aussi fascinants que nous autres shinobis de Suna. D'ailleurs, pour compléter la partie "douce" de cette mission, monsieur Ekizo me permettait de visiter l'endroit pendant qu'il s'en allait échanger quelques caisses dans ses entrepôts mentionnés plus tôt pendant la trotte. Il me prêtait même son nom, pour user de sa notoriété comme d'un laisser-passer universel. Je lui adressais une légère courbette en guise de remerciement et le regardais s'éloigner avec ses malabars. Là, comme si le temps ralentissait autour de moi, j'avais en face de moi deux choix très distincts. Un choix plutôt difficile, puisqu'il pourrait être décisif pour la suite des opérations.

    Je n'étais pas là pour m'amuser, alors bien sûr j'allais me laisser perdre dans les différents groupes d'individus mais ce ne sera que pour glaner des informations à propos des environs. Si des pillards rôdent dans le désert, qui d'autre que les marchands pourrait être les premiers au courant ? Mais je continuais à avoir un mauvais pressentiment, comme si je devrais plutôt garder un oeil sur la caravane dans le cas où quelqu'un s'en approcherait pour, disons le "marquer" pour l'indiquer à ses amis embusqués. Mes propres connaissances en Fuinjutsu crédibilisait l'hypothèse que les responsables soient des ninjas eux-mêmes. *Je pourrais peut-être trouver quelque chose sur un éventuel regroupement de bandits récent ... ou même un marchand de pièces pour pantin ... * La chasse à l'information l'emportait ! C'était une initiative favorable de toutes façons, puisque j'en avais le temps. Après avoir jeté un coup d'oeil d'ensemble sur le genre d'individus qui traînait là, je posais fixement le regard sur le joueur malchanceux. Puis, l'oreille attirée par les gloussements, sur le groupe de buveurs de thé semblant s'adonner aux commérages. Une aubaine, la diversité de la population ici m'accordait de la marge. J'espère que la récolte sera bonne. En premier lieu, je me suis dirigé vers le coin thé. Les individus le composant paraissaient avoir la langue plus pendue que les autres personnages présents, ce serait un sacrilège de passer à côté d'une telle proie facile. Je me suis installé avec eux, demandant si un ami de Chikku Ekizo pouvait se permettre de prendre un verre.. ou plutôt une tasse en leur compagnie. Pour parler avec cette caste d'individus, un parler délicat était nécessaire et par chance, mon langage courtois m'aidait à ça. Je ne manquais pas de tact dans mes propos, maniant habilement les conversations jusqu'à arriver à poser les bonnes questions sans que cela ne soit trop voyant. Je ne connaissais personne ici, et rien ne m'assurer que l'ennemi ne se trouvait pas à côté, je devais rester prudent même dans mes paroles. Je cherchais surtout à savoir comment se passaient les pèlerinages au-delà de cette oasis, s'il était prudent de voyager de nuit, profitant du soleil couchant pour prétexter un départ imminent. Je posais également des questions sur la faune, qui dans le grand domaine de Kaze no Kuni pouvait se montrer extrêmement féroce ou sournoise. Pour meubler la conversation je demandais également si quelqu'un connaissait un quelconque herboriste ici, un apothicaire et bricoleur, tous dans l'optique de m'ouvrir à un nouveau commerce profitable pour mes propres intérêts. Une fois la discussion terminée, je repartais l'air satisfait, comme si je venais de me faire de nouveaux amis, même si je les aurais totalement oubliés dès demain, lorsque nous serons en route vers le danger. Mais je suis un artiste, dramaturge par dessus le marché ! Je ne peux que me plaire à jouer des rôles, inventer des histoires si tout cela m'aide dans mon travail. J'ai acquis une certaine expérience dans le domaine à force de créativité, je changeais de disque avec aisance selon la personne en face pour toujours avoir l'avantage.

    Les joueurs étaient les seconds. Cette fois, il me fallait faire semblant de vouloir regarder ou participer à leur jeu. Un nouveau masque pour une même tirade. Les questions principales étaient les mêmes tandis que les questions triviales gravitaient toujours autour des différents marchés présents ici, histoire de savoir où je pourrais trouver mon bonheur. Ils semblaient un peu plus alcoolisés, eux. Et ce genre d'ivresse ne rendait pas la causette facile, alors j'allais devoir adopter une attitude un peu plus sèche avec eux, pour ne pas qu'ils me prennent pour un clown lambda se baladant avec un bec d'oiseau sur la figure. Mais mon regard et ma présence suffisaient généralement à faire passer le message, l'on ne m'avait plus regardé de travers depuis mes vingt-ans, au moins. A peu près quand j'ai commencé à muer, de l'asticot au monstrueux frelon. Je décidais de les questionner rapidement, en espérant que le marchand que je devais escorter revienne au plus vite sain et sauf.
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Les chiens aboient, la caravane passe

L'employeur du maître marionnettiste prit donc congé pour vaguer à ses occupations, ses musculeux et taciturnes employés l'encadrant, plus détendus que durant le voyage. Etait-ce le fait de quitter pour un temps l'inquiétant ninja ou juste le plaisir de pouvoir se délasser au frais un instant ?

Un dernier coup d'œil sur la caravane révéla au Sunajin juste des employés de Chikku Ekizo qui déchargeait quelque caisse ou pensait les bêtes, sous le regard vigilant des gardes de l'oasis. Vu l'importance du commerce pour ce havre commercial, la sécurité était stricte afin d'empêcher toute tentation malvenue.
Un gros chien à l'épaisse fourrure grise se faufilait pour renifler les cargaisons, alors que des enfants turbulents jouaient à cache-cache entre les caisses, se faisant houspiller par les manœuvres et les femmes du village.

En rejoignant les buveurs de thé, Shaga fut accueillit plutôt froidement. Son apparence inquiétante de part son masque et son pantin macabre n'inspirait guère la sympathie. Les conversations cessèrent et les regards se firent fuyants.
Le peuple, même commerçant, n'aimait guère les ninja, dont les guerres jusqu'alors incessantes avaient prélevé un lourd tribu chez les civils. Suna et ses shinobis étaient plus craints que respectés.
Mais au fil du temps, la politesse du marionnettiste et le nom de son employeur brisèrent la retenue des convives. Un repas composé de légume grillés et de viandes chargées d'épices fut même offert au ninja (dans l'espoir aussi qu'il mange vite et les laisse).
Le fait que le sunajin s'intéresse au commerce délia les langues : en effet, les buveurs de thé ici présent étaient tous marchands et caravaniers. Comprenant vite que Shaga était de haut rang, pour escorter seul Chikku Ekizo, leurs regards pétillèrent de convoitise à l'idée d'avoir un soutien potentiel à Suna pour leur commerce.

Le shinobi du sable n'apprit pas grand chose qui pourrait lui être utile pour ses pantins et les références des herboristes que les commerçants citèrent n’avaient rien d'exceptionnel. Ils lui confirmèrent par contre que son employeur était véritablement un maître en épices rares et avait des réseaux étendus. La cargaison qu'il avait avec lui dépassait de très loin la valeur de toutes les autres marchandises transitant par l'oasis. Lui pourrait sans nul doute importer des raretés pour le ninja... S'il revenait en vie de sa dernière expédition.
Il s'agissait de petits marchands, dont la famille et les réseaux étaient bien moindre que ceux de Chikku Ekizo. Ils échangeaient seulement entre les oasis du désert aux alentours et ne se livrait pas au commerce international.
La plupart était attristé par les mésaventures d'Ekizo, qui portait à bout de bras le commerce local. Il était sincèrement respecté, mais des rumeurs de malédiction et de mauvais œil commençaient à courir. Peut être que le marchand d'épice avait été trop cupide, avait vu trop grand et que les kamis le punissaient...

Un des convives établés attira immédiatement l'attention de Shaga. Un profil de fouine, les yeux fuyant, des lèvres de gourmand sensuel et un trop grand nombre de bagues et colifichets (de mauvais goût) : Sakutaro Yoshirô. Il jouait visiblement (mal, aux yeux d'un artiste ninja tel que le marionnettiste) l'éploré, le compatissant envers les "terribles  et tragiques malheurs" qui frappaient la famille Chikku et flattait outrageusement le ninja... Mais il était le premier à reprendre son venin et à exagérer les rumeurs d'infortune et de malédiction. Sa convoitise et sa jalousie se lisait dans son regard avide.
En quelques questions discrètes, Shaga pu apprendre qu'après la confirmation de la disparition de la seconde caravane du marchand d'épice, il avait fortement renforcé sa présence dans l'oasis, avec des malabars plus prompt à s'aviner et à manier la dague qu'à conduire des étalages.
Visiblement, il attendait l'échec de son rival, prêt à le remplacer et à s'emparer du commerce local s'il venait à disparaitre...
Les autres marchands étaient circonspects : il n'aimait guère Yoshirô et ses méthodes de lâches, mais ils ne voulaient pas se mettre à dos le peut-être futur maître des lieux.

Le temps de questionner les buveurs de thé et de (forcement) manger à leur coté, le soleil avait totalement disparut et le ciel n'était qu'un velours noir piqueté de diamant.
La musique devint plus forte, mais moins recherchée. Quelques filles aux charmes un peu passés se déhanchaient pour attirer l'œil peu exigeant des buveurs.
Les enfants avaient disparus, envoyés au lit et des feux avait été allumés, tant pour griller quelques viandes que pour illuminer la soirée. Le bruit des conversations montaient alors que le niveau des spiritueux descendait, notamment chez les joueurs que rejoignit finalement le ninja.
Il fut accueillit sans trop de mal : l'alcool avait déjà bien émoussé la réserve des parieurs. Mais ils se montrèrent fort nerveux devant l'attitude sèche et dominatrice du Sunajin.
Avec ses talents Shaga n'aurait eut aucun mal à plumer ces derniers s'il l'avait voulu.
Les joueurs, nerveux, ne parlaient qu'un minimum depuis que le shinobi masqué c'était joint à eux. Shaga pu néanmoins confirmer auprès d'eux tout ce qu'on lui avait raconté : les malheurs de Chikku Ekizo, l'avidité de ce profiteur de  Sakutaro Yoshirô, les disparitions mystérieuses et quasiment sans trace des caravanes.

La soirée avançant et les godets se vidant, ils finirent par se lâcher un peu plus malgré la sécheresse du marionnettiste. On spéculait sur ce qui (ou quoi) pouvait s'acharner sur les caravanes du marchand d'épice : pillards du désert ? Mais comment pouvait-il tomber à chaque fois sur la bonne route empruntée par ses expéditions ? Des scorpions géants, qui étaient légions dans les alentours ? Même chose : une fois, cela pouvait arriver, mais trois fois de suite... Il y avait surement du surnaturelle là-dessous ! Un pisteur particulièrement éméché assura avoir vu dans le désert un fauve noir gigantesque. Un autre évoqua nerveusement ce maudit Ichibi et ses cultistes fanatiques, qui pouvait avoir un moyen mystique de suivre les routes prise par les caravanes. On évoqua aussi les sauvages Kaigan, qui pouvaient s'embusquer dans le sable et s'y fondre à loisir pour mieux vous massacrer...
Au final, beaucoup de rumeurs et de suppositions, mais rien de bien concret.

Cependant, un des joueurs attira l'œil expert du maître marionnettiste : Ikaya Tarô. Il était trop... théâtral. Il s'agissait d'un jeune homme entre quinze et vingt ans, des cheveux noirs en bataille, bien musclé. Il parlait fort, buvait beaucoup et perdait encore plus sans avoir l'air de s'en soucier.
Pour Shuga, il agissait de manière trop forcée, comme un adolescent qui voulait s'intégrer, avoir l'air cool à tout prix.
Quelques questions discrètes apprirent au ninja qu'il n'était en effet pas natif de l'oasis. Apparemment il avait été laissé là il y quelques mois pour "nouer des relations" pendant que son père et sa caravane venu du lointain se rendait à une autre oasis pour ouvrir un comptoir commercial ou quelque-chose du genre.
Braillard, il n'avait jamais posé de problème, même s'il lui arrive de passer des journées entières enfermé dans sa chambre à l'auberge pour se remettre de ses libations.

Après encore quelques parties de dès, Chikku Ekizo revint s'incliner respectueusement devant le maître ninja.
"Tout est en ordre. La cargaison est prête et nous pourrons partir dès l'aube." lui souffla à l'oreille le marchand. "Il s'agit de mon derniers va-tout. J'ai entassé dans les chariots mes épices les plus fines et les plus raffinés. Si nous arrivons à Ishibashi avec la cargaison intact, mon commerce sera sauvé."
Il désigna d'un geste les chariots enténébrés, où l'on devinait trois silhouettes massives. L'une d'elle chassa d'un coup de pied le chien qui rodait et venait d’uriner sur ses bottes, ce qui généra des rires gras.
"Mes aides vont passer la nuit dans la caravanes et monter la garde. Non pas que je n'ai pas confiance, mais il vaut mieux être prudent. Je sens le souffle concupiscent de ce porc de Sakurato sur mon cou. Il a toujours rêvé de s'approprier mon commerce... Même si je le crois trop lâche pour tenter quoi que ce soit directement, prenons nos précautions..."

S'assurant que personne ne regardait, le caravanier déplia sa carte, montrant un itinéraire au ninja.
"J'ai choisit cette route. Rapidement après notre départ, nous passerons par un chaos rocheux, un véritable labyrinthe qui nous dérobera à la vue des curieux et sèmera d'éventuel poursuivant à coup sûr. Ensuite, nous traverserons une portion du désert et un lac de sel. Si jamais quelqu'un nous suit, il lui sera impossible de se dérober à notre regard dans cette zone plate. Enfin, nous atteindront un col raide qui nous permettra de quitter le désert par un défilé secret, que seul ma famille connait."

Après avoir informé le ninja et s'être tenue à sa disposition pour répondre à d'éventuelles questions, Chikku Ekizo  annonça qu'il se retirait pour prendre quelque repos.
Il affirma à Shaga ne pas avoir donné d'heure précise, et bien sûr de n'avoir parlé à personne de son itinéraire.
Pour plus de sureté, il confia même sa légendaire carte familiale au shinobi.
"Prenez-là. Elle est plus en sécurité avec vous. Et je vous en conjure, faite en sorte que le convoi atteigne sa destination, même si cela doit me coûter la vie à moi et à mes hommes."


 
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Monzaemon Shaga
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    Désillusion. Toute ma vie passée à croiser maintes caravanes marchandes à travers les déserts de Kaze, toute ma vie totalement persuadé que tous étaient de braves hommes qui gagnaient leur vie bien plus humainement que nous autres shinobis meurtriers, toute ma vie de préjugés fragilisée par le comportement presque fuyard des quelques bonshommes attablés au coin thé. Quoi qu'ils disaient, quoi qu'ils faisaient, ils semblaient éviter de se mêler à une sorte de pestiféré de ma caste. Et ce n'était même pas de la supériorité que je décelais dans leurs yeux - pas à tous en tout cas - mais bien une crainte injustifiée. Je reconnaissais pourtant mon aspect peu commode, avec le masque et le pantin macabre à dos, mais je n'aurais jamais imaginé dégager autant de mauvaises ondes. Peut-être devrais-je me défaire de mon bardât la prochaine fois que je voudrais aborder de "simples hommes". La théâtralité de nos vies semblaient leur échapper, ou tout du moins celle des shinobis. Bien plus que des assassins, nous étions leurs gardiens et nous sacrifierons nos vies pour les leurs. Mais voilà, j'étais face à une réalité bien différente ici, dans ce bel endroit aux apparences festives. Je n'étais pas un ange gardien mais plutôt un porte-mort. Aussi mon habileté de la langue permit de maquiller le danger potentiel que je présentais, juste assez pour qu'ils acceptent de m'inviter à partager leurs vivres. Une partie de moi appréciait ces privilèges presque abusifs que m'apportait mon statut de shinobi. J'écoutais leurs histoires un peu alambiquées parfois, en avalant à loisir un sushi par-ci, une gorgée de thé par là.

    Rien de bien intéressant du côté des marchands d'herbes et de pièces, la référence restait mon client lui-même, avec des épices rares pouvant rapporter une belle fortune à quiconque les vendrait. Mais sur le coup, je ne me voyais pas d'usage à faire avec ces denrées, à part les offrir à ma femme capable de se défouler aussi bien sur un champ de bataille qu'en cuisine. Mais avant de penser à en récupérer, il me fallait encore l'escorter à bon port. Toutes les recherches que j'eus faites me ramenaient à ce type aux yeux pareils à ceux d'un serpent. Un homme malveillant et qui cachait mal son jeu. Il était, paraît-il, celui qui aurait le plus à y gagner dans l'affaire, un concurrent direct de monsieur Ekizo il ne pouvait que contempler avec envie l'éventuelle chute de son business. *Un Vautour...* J'adorais ces charognards du désert pour cette même attitude sournoise mais diablement technique, quel autre meilleur moyen de subsister qu'en laissant les autres faire le sale boulot ? J'étais en un sens un charognard humain, dans la mesure où je préférais me battre et empoisonner à distance avec mes pantins avant d'achever le travail de mes propres mains, venant dépouiller mon gibier de tout ce qu'il aurait à m'offrir que ce soit en informations ou en matériel. Mais lui ... Il n'était pas si différent ? Il jette des coups d'oeil furtifs sur sa proie qui boîte déjà, n'attendant qu'un coup de croc pour agoniser, s'il devait y avoir un suspect prioritaire, ça ne pouvait être que ce Sakutaro Yoshiro ! Même son apparence était débordante de vice. Comment pouvait-on se pavaner avec autant d'impudence dans le désert aride ! Il m'offusquait rien qu'à ses grands airs, semblant prendre de haut les résidents du coin et moi-même par la même occasion. Mais je n'en disais rien. Je me contentais de percer sa comédie, déplorant lâchement le malheur de Chikku. Assez.

    La nuit tombée, je rejoignais les joueurs à une table voisine, le ventre plein m'assurant de ne pas faiblir pendant la rude journée qui m'attendait. Ils n'avaient pas lésiné sur la boisson et braillaient sans vergogne à chaque fois que la chance leur souriait. Mais le ton avait baissé aussitôt que je fis mon apparition, encore une fois comme si ma simple présence perturbait l'équilibre de leur petit groupe. Et pourtant, par rapport aux commères que je venais de quitter, le gabarit était bien plus viril ici. Bourrus, barbus et empestant le mâle - alcoolisé - à plein nez même à travers le masque, ils faisaient malgré tout petite mine devant moi. Alors j'inspirais vraiment autant de mal ? Bien. L'interrogatoire se passait un peu mieux avec ceux-ci. De nombreuses pistes s'ouvraient au sujet des possibles responsables des disparitions de caravanes, passant des scorpions géants du pays aux bêtes surnaturelles à queues, sans oublier les supposés sauvages du clan Kaigan. Il me fallait plus que des hypothèses infondées pour baser une enquête, je gardais alors les données dans un coin de ma tête tandis que je passais à la suite. Ikaya Tarô, un jeune homme pas plus âgé que la vingtaine qui semblait se forcer à s'intégrer au groupe d'hommes plus vieux. Il n'était pas du coin, et est plutôt un émissaire de son père chargé de préparer le terrain pour implanter un nouveau marché. Conquérir un autre territoire. C'était une pratique que je ne connaissais pas mal moi-même, rêvant comme mes confrères du Sable voir notre nation s'étendre sur toutes les terres ensablées. Mais en arrivant ici, ce Tarô pouvait très bien vouloir éviscérer les autres natifs.

    C'est avec les noms de Sakutaro et d'Ikaya en tête que je retournais auprès de monsieur Ekizo, revenu de son tour à l'entrepôt, me faisant part de ses instructions pour le trajet tumultueux que nous nous apprêtions à faire.

    « Tout est en ordre. La cargaison est prête et nous pourrons partir dès l'aube. Il s'agit de mon dernier va-tout. J'ai entassé dans les chariots mes épices les plus fines et les plus raffinées. Si nous arrivons à Ishibashi avec la cargaison intacte, mon commerce sera sauvé. Mes aides vont passer la nuit dans la caravane et monter la garde. Non pas que je n'ai pas confiance, mais il vaut mieux être prudent. Je sens le souffle concupiscent de ce porc de Sakutarô sur mon cou. Il a toujours rêvé de s'approprier mon commerce... Même si je le crois trop lâche pour tenter quoi que ce soit directement, prenons nos précautions..
    - Très bien. J'ai fait le tour pour essayer de déterminer ce qui cause vos pertes, et ce Sakutarô semble  très compatissant envers vous.. Trop même. J'ai eu vent d'un certain Ikaya Tarô également, arrivé il y a peu pour, disons ... faire un repérage des environs. Si cela ne vous dérange pas j'aimerais que vous soyez attentifs à eux deux. Visant à informer le client des résultats de mes recherches, je restais pourtant bref ne voulant pas trop affoler le vieil homme. Il sortait ensuite une sorte de parchemin ancestral, mais différent de ceux qui renfermaient nos techniques secrètes; celui-là était encore plus usé. C'était la fameuse carte familiale des routes du désert.
    - J'ai choisi cette route. Il suivait le tracé du doigt. Rapidement après notre départ, nous passerons par un chaos rocheux, un véritable labyrinthe qui nous dérobera à la vue des curieux et sèmera d'éventuels poursuivants à coup sûr. Ensuite, nous traverserons une portion du désert et un lac de sel. Si jamais quelqu'un nous suit, il lui sera impossible de se dérober à notre regard dans cette zone plate. Enfin, nous atteindrons un col raide qui nous permettra de quitter le désert par un défilé secret, que seule ma famille connait. Prenez-là. Elle est plus en sécurité avec vous. Et je vous en conjure, faites en sorte que le convoi atteigne sa destination, même si cela doit me coûter la vie à moi et à mes hommes.
    - Entendu. Je percevais la sincérité et le désespoir dans la voix du marchand lorsqu'il me confiait le précieux bien familial. Je ferais tout ce qui est nécessaire pour protéger votre marchandise, le village de Suna s'en porte garant. » Après avoir fait une telle promesse, je n'avais plus le droit à l'erreur. Je le constatais mais ne craignais rien, je fermais plutôt les yeux pour exprimer ma sympathie avant que le marchand ne s'en aille prendre du repos.

    J'ai passé la première partie de la nuit à vérifier et re-vérifier les mécanismes et articulations de Shinigami comme pour me convaincre de leur état de marche qui avait été impeccable depuis que j'eus pris les bonnes habitudes d'entretenir mon pantin quotidiennement. Mais c'était un soulagement pour moi d'entendre ses cliquetis la nuit, même si le commun des mortel serait terrifié par sa présence, moi j'en étais rassuré. Laissant les hommes de Chikku monter la garde comme il le prévoyait, je me reposais moi aussi mais que d'un oeil. Un bruit suspect, même un grain de sable déplacé par les pas secrets du gros chien que j'avais vu fréquemment ce soir n'échapperait pas à ma vigilance. Je reposais immobile jusqu'au lever du Soleil.

    Ses premiers rayons me donnaient toujours une sensation bizarre, sur ma peau comme un second souffle de vie, ils venaient réchauffer le cadavre froid que j'étais dans la nuit passée. Je me levais sûrement avant les autres, procédais à quelques étirements puis échauffements pour que le corps soit lui aussi bien réveillé, puis je me laissais tenter par tour près de l'eau de l'oasis. Bleue azure, l'étendue d'eau merveilleusement boisée représentait un véritable paysage paradisiaque au coeur du désert. Je me suis lavé le visage sans n'entendre aucune complainte avant de retourner auprès de mes compagnons de route. Le chaos rocheux était notre première destination. Je faisais la route aux côtés de Chikku et gardais l'oeil grand ouvert. Les dunes étaient couvertes d'un voile de sable porté par le vent fort, et je voyais différents volatiles dessiner des ronds dans le ciel à la recherche de leur pitance. Même si la beauté des environs ne manquait pas de m'emporter avec elle, je restais concentré sur mon objectif : sécuriser la caravane marchande. *[...] même si cela doit me coûter la vie à moi et à mes hommes.* Les paroles de monsieur Ekizo résonnaient dans ma tête, étant une information plutôt importante à mes yeux. En effet, nous autres Sunajins ne reculons devant rien pour assurer la réussite d'une mission, et si les vies de tout ce beau monde n'est pas compté dans les conditions de victoire, je suis content de savoir qu'ils ne pourront pas être un fardeau. Même si nous nous faisions attaquer par un scorpion géant et que l'un des gardes se faisait abattre, je n'aurais pas à culpabiliser lorsque j'attacherais mes fils de chakra à son cadavre. Et s'ils me gênaient, et se retrouvaient malencontreusement au bout de ma lame non plus. Je suis prêt à faire face à toutes les menaces, humaines, animales ou surnaturelles : que celui qui rôde autour des marchandises de cet honnête homme pointe le bout de son nez !

    « Ah, le canyon .. » chuchotai-je derrière le masque comme si je me parlais à moi-même, en voyant se dessiner au loin l'embouchure du labyrinthe de roches qui allait être notre première étape périlleuse.
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Les chiens aboient, la caravane passe

Le reste de la nuit passa sans incident notable à l'oasis.
Les sens en éveil de Shaga lui permirent de surprendre un de garde de Chikku Ekizo se faire rejoindre nuitamment par un vendeur à la sauvette assez pouilleux. A peine quelques paroles échangées, un tintement de menu monnaie et un petit sachet discrètement glissé de main à main. Un adieu, puis peu de temps après, grattement d'allumette. L'odeur douçâtre qui se rependit alors informa le maître marionnettiste que la sentinelle trompait sa nervosité ou son ennui avec quelques herbes stupéfiantes.

Plus tard, grognements et quelques cris. Un ivrogne malade et titubant se faisait chasser par les vigiles. Le gros chien jappant et sautillant autour de lui pour laper son vomi et pisser partout. Les hommes de  Chikku Ekizo expédièrent tout ce beau monde au lit à grand coup de pieds. Retour au calme.

Le soleil pointant à peine à l'horizon que Chikku Ekizo, aussi matinal que le marionnettiste, sonna le branle bas de combat. En un instant, la caravane s'ébranla, sans un adieu mais avec moult regard en arrière. L'astre montant éclairait de carmin les dunes, comme du sang hâtivement renversé. Il semblait les pousser au loin de l'oasis, tant l'équipage nerveux était pressé.
Au coté du sunajin, Chikku Ekizo essayait de desceller la moindre menace, humant le vent, détaillant les dunes et les pierres desséchée de son vieux regard expert.
Nul ne semblait les suivre dans l'immensité désertique.

La première partie du voyage se déroula dans incident et des contreforts rocheux s'élevèrent des sables. Le marchand d'épice n'avait pas mentit : ce massif était un véritable gruyère percé de canyon, d'éboulis et de chemin secrets.
Il avait en plus parfaitement calculé : l'équipage pénétra dans le labyrinthe pierreux au bon moment pour se protéger des rayons solaire les plus ardents.
La caravane ralentit, cheminant à travers les pierres, traversant d'étroit goulot dissimulé dans les ombres de falaises à pics, suivant des chemins que seul un expert aurait noté au détour d'un buisson d'amarante, passant sous (ou pire, sur) des arches de rocs en équilibre instable.
Chikku Ekizo évitait les chemins trop évidents, montrant à l'occasion au ninja un trou à la fraicheur bienvenue, mais qui abritait en fait une colonie de scorpions presque aussi gros qu'un homme.
"Nous n'allons pas tarder à sortir. Une petite demi-heure au plus." annonça le marchand d'épice. "Normalement, j'aurais fait une pause à l'ombre, pour déjeuner et laisser passer le gros de la chaleur de la journée à l'ombre des pierres. Nous ne le ferons pas."

A peine eut-il prononcé ces paroles, qu'un hurlement lugubre retentit. Difficile à dire d'où il venait, vu l'entrelacs pierreux et ses écho. Derrière eux, aurait dit le shinobi du sable.
Un autre rugissement animal. Plus fort. Plus profond. Différent. Peut être devant eux. En tout cas, quoi que ce fut, c'était au moins deux.
"Shaga-sama !" s'écria immédiatement Ekizo, dégainant un petit poignard étrangement luisant. "Il n'y a ni loup, ni chacal, ni chien errant sur ces terres desséchées !"
Réagissant à l'inquiétude de leur patron, ses gardes du corps firent halte et dégainèrent leurs armes.
Les hurlements de bêtes fauves s'étaient changés en aboiement et jappement complexes. Comme un langage.

Des silhouettes se dressèrent soudain au sommet des falaises surplombant la caravane et firent pleuvoir une pluie de projectiles sur les marchands et le ninja.
A par affoler un peu les civils et les forcer à se mettre à couvert, ils ne firent pas de dégâts. D'un coup d'oeil, Shaga vit que leurs assaillants ne constituaient pas une menace sérieuse pour lui. Des hommes maigres, des raclures du désert, dangereux uniquement en nombre. De plus, ils semblaient déjà épuisés.
Cela ne pouvait signifiait que deux choses : déjà, que l'embuscade avait été décidée au dernier moment et ils avaient dû monter au sommet des parois en grande hâte. Ils ne se battraient donc pas tout de suite au corps à corps et préféreraient d’abord larder leurs proies à distance avec de vieux kunai, surement récupéré sur des cadavres.
Ensuite, pareille opposition, même par traitrise, ne pouvait pas venir à bout d'un convoi marchand bien défendu. Il y avait donc autre chose.

A peine le maître marionnettiste y songeait-il que cette hypothèse ce confirma : cette première attaque n'avait été qu'une diversion. La véritable force de frappe jaillit, sautant en bas du canyon.
Devant : Un homme imposant et musculeux en habits barbares, rejoint par un énorme chien-ninja au pelage sombre. Il respirait la violence et semblait s’en réjouir.
Derrière : Ikaya Tarô, l'air bien plus sinistre que son personnage de joyeux joueur débauché. Il était accompagné du chien à l'épaisse fourrure grise que Shaga avait déjà noté rodant autour des chariots.

Il ne fallut pas longtemps au shinobi pour additionner deux et deux : si "Ikaya Tarô" n'en portait pas les marques, l'homme en face de la caravane portait des cicatrices qui masquaient mal d'ancien tatouages en forme de crocs rouges.
Des Inuzuka.
Le plus jeune devait marqué les caravanes à attaquer, ne sélectionnant que les plus rentable à piller, c'est à dire celles du marchands d'épices. Ensuite, lui et son père pouvaient les suivre à l'odeur, en restant sournoisement caché à bonne distance jusqu'au moment propice pour monter une embuscade. Nul doute qu'ils avaient recruté quelques pillards moisie dans le déserts, dont ils se débarrasseraient sans doute après.

"Bien travaillé, fils." laissa tomber d'une voix grave l'inconnu. Il posa un regard méprisant sur le marionnettiste, ne pouvant s'empêcher de ricaner à la vue de Shinigami. "Un seul shinobi. Suna est bien pingre et négligent... Est-ce des ossements que je sens là ? Il ne fallait pas, Kuraimaru et Bejumaru vont être trop gâtés !"
Sans plus de provocation, il se mit en position de combat en beuglant ses ordres.
"Fils ! Et vous autres les mauviettes, butez les marchands ! Je me charge du ninja ! Shiyaku ! Kuraimaru, Dainamikku Mâkingu !"
En un instant, ses très devinrent encore plus bestiaux et il se mit à quatre pattes, avançant vers le sunajin, mais sans se précipiter ni attaquer immédiatement, tel un prédateur jaugeant sa proie, cherchant la faiblesse.
Son ninken bondit alors, s'aidant des falaises pour sauter au dessus de Shaga et de son pantin... Pour leur uriner dessus !

De son coté, "Ikaya Tarô" obéit à son père et s'avança vers la caravane dans le but d'occire Chikku Ekizo et ses gardes.
"Shiyaku !" lança le jeune homme, adoptant lui aussi une posture bestiale.
Son chien-ninja sauta sur le dos de son maître à quatre patte, aboya étrangement et dans un éclair de chakra, se transforma en une copie de celui-ci.

Pendant ce temps, les sbires des deux Inuzuka restaient sagement en hauteur, criblant la caravane de projectiles pour empêcher les défenseurs de s'échapper ou de prêter main-forte au ninja de Suna.

Récapitulatif combat:
 
         


 
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    Le disque de lumière avait étendu ses rayons progressivement sur les petites collines de sable et nous avions déjà fait une bonne partie de la route en s'attendant au pire. Je pouvais ressentir l'inquiétude du marchand d'épices et l'anxiété de ses hommes, l'un desquels j'avais pris en pleine transaction avec une sorte de passeur mystérieux visiblement pour se procurer de quoi apaiser ses tracas la nuit passée. Pourtant le silence ponctuellement brisé par les sifflements du vent étaient la musique omniprésente dans le désert, nous accompagnant jusqu'au canyon rocheux sans difficultés. Même à l'intérieur du labyrinthe de caillasse nous ne nous doutions pas qu'en réalité, des fouines nous filaient le train plus loin, au-delà de notre champ de vision. Je trouvais ingénieux l'idée qu'eut Chikku en choisissant sa route; les différents détours et voies trompeuses du dédale permettraient en effet de semer n'importe quel poursuivant ... à moins que ceux-ci n'aient le moyen de pister une cible sans la voir ! Et c'est lorsque nous n'étions plus qu'à trente minutes de la sortie que le mal frappait, enfin. Même si j'aurais pu me passer d'une embuscade à un moment pareil, je dois avouer qu'il me tardait de connaître le fin mot de l'histoire : qui était le mystérieux responsable des disparitions de caravanes ?

    « Shaga-sama ! Il n'y a ni loup, ni chacal, ni chien errant sur ces terres desséchées ! »

    Alors que le marchand s'agitait quand nous pûmes entendre résonner les échos de rugissements et autres bruits d'animaux féroces, sortant un coutelas en compagnie de ses gorilles équipés de lames courbes, je jetais un oeil las en haut tout en lançant un silencieux "Je sais" à l'attention de mon client, ayant moi-même suffisamment écumé les dunes pour savoir que tout ça n'était pas normal; au sommet des falaises des têtes se dressaient, menaçantes et bien visiblement prêtes à nous tomber dessus à tout moment. Je me préparais d'ores et déjà, malaxant mon chakra pour incanter un jutsu dans les plus brefs délais. Il avait tord le marchand, en affirmant qu'il n'y avait pas de chacal ici... Ces brigands pouilleux, pauvrement vêtus et visiblement éreintés par les conditions extrêmes de nos chères contrées étaient ceux que nous désignions avec humour par le terme de "chacal" ! Sans foi, ni loi, ces pirates des sables vivent comme des parasites et des parias, à l'écart de nos sociétés nouvelles profitant de la faiblesse des malheureux marchands pour subsister à leur façon. Parfois même, il arrivait de croiser une bande de ces sales marauds en train de mettre le feu à un campement de pèlerins sans raison apparente : autant dire que je ne les portais pas en haute estime. Au contraire, en voyant les visages émaciés mais toujours vifs de maléfice, je repensais à ces lâches nous ayant attaqués, ma famille et moi lorsque j'étais plus jeune et que je vivais encore dans le cocon pacifique des Monzaemon. Ceux qui nous surplombaient aujourd'hui n'étaient pas bien différents : faibles et chétifs, ils semblaient cacher leurs lacunes derrière leur supériorité numérique et jetaient des regards hautains envers nous, en particulier vers Ekizo et ses aides paraissant bien plus perturbés par l'arrivée importune des malfrats. Si ce n'était que ça, j'aurais bien pu monter décimer leur bande pour reprendre la route et arriver à destination dans les temps, mais c'était sans compter sur l'apparition d'un visage familier. Pendant que les simples bandits larguaient de vieux kunais vers nous, sans pour autant ne blesser personne - me permettant de dénoter leur cruel manque de précision, qui me faisait sourire sous le masque, fier de voir encore une fois que mes pairs avaient dépassé le niveau d'hommes communs depuis longtemps - deux hommes suivis par deux molosses dévalaient le précipice pour nous barrer la route. Ma surprise fut à peine titillée quand je reconnaissais Ikaya Tarô comme étant le plus jeune des quatre ennemis. Alors j'avais vu juste et son "étude de marché" cachait beaucoup plus que du business, il voulait réellement gratter son succès sur le dos des anciens ! A priori l'homme qui l'accompagnait était son père, et son accoutrement sauvage laissait paraître la musculature développée qu'ils avaient tous les deux en commun. Ses joues étaient peintes d'un marquage rouge elles mêmes planquées sous des cicatrices témoignant des expériences combatives du bougre d'homme. Moi, je ne bougeais pas d'un pouce à part pour me lever et descendre du chariot de tête. Là-bas le plus vieux donnait les ordres à haute voix, il voulait m'affronter avec son chien pendant que son fils et les dizaines de charognes qu'ils avaient enrôlées s'occupaient de Chikku et de ses gardes. Pas question.

    Sans lâcher le regard froid qui soutenait le regard embrasé du guerrier barbare, je contemplais leurs danses, analysant chacun de leurs mouvements. Ils semblaient partager une certaine symbiose avec leurs bêtes, si bien que le chien du garçon avait pris l'apparence de son maître comme pour une technique de clonage trafiquée tandis que le père Ikaya adoptait une position plutôt singulière. A quatre pattes, le duo laissait transpirer toute leur bestialité, devenant de plus en plus féroces façon homme de la jungle. *Cette posture, leurs corps bâtis.. ils vont probablement m'engager au corps-à-corps... Rah !* Si mon hypothèse était juste et que la paire de combattants se spécialisait réellement dans le combat rapproché, ils allaient pouvoir tirer profit de l'un des plus grands défauts d'un marionnettiste ! Mais je n'étais pas un simple manieur de pantins, non. Reconnu surtout pour mes façons créatives, parfois improvisées de répondre aux attaques adverses, je m'appuyais sur un intellect sournois pour en déduire les meilleures stratégies à envisager. Et là, elle semblait toute tracée !

    « Doton ! Doro Bunshin ! » Je baissais temporairement mon masque afin de cracher une moyenne flaque de boue qui ne tarda pas à s'animer, prenant d'abord des formes abstraites avant que les quatre silhouettes ne se précisent de plus en plus jusqu'à me ressembler.

    En tenant compte du fait que mon objectif principal était de protéger la caravane, je me résolvais à engager le combat contre les deux shinobis au lieu de ne me charger que du père. Effectivement monsieur Ekizo et ses hommes ne pourraient tenir tête même au gamin, surtout avec l'appui des bandits là haut qui, sans être une réelle menace, continuaient à contribuer à faire pencher la balance de leur côté. Le chien du plus âgé des deux hommes exécutait les ordres de son maître, se servant des parois rocheuses pour s'élancer en hauteur et nous arroser d'urine. L'un des clones bondissait aussitôt, s'interposant entre le tir grossier de pisse de chien, il retombait avec l'air écoeuré mais sans plus de dégâts. *Le clone ne s'est pas dispersé, cette technique n'inflige pas de dégâts... Un marquage olfactif...?* Les espèces canines se servaient souvent de leurs fluides pour marquer leurs territoires, les fortes odeurs étaient ensuite repérées par les meutes rivales et les informaient qu'ils n'étaient pas chez eux. Mais là, c'était moi qu'ils visaient ! Sans doute pour pouvoir me pister efficacement, aussi efficacement qu'ils avaient suivi le convoi tout ce temps sans se faire repérer ! Cela aurait été handicapant, mais je n'avais pas l'intention de fuir de toutes façons. Je saisissais les cinq kunais que je transportais dans ma sacoche à outils, et les lançais en l'air pendant qu'une aura bleutée reconnaissable entourait le bout de mes dix doigts. De la main droite jaillissaient des fils qui s'accrochèrent aux armes que je venais de jeter tandis que les doigts de la main gauche se reliaient à cinq des projectiles ennemis plantés dans le sol sableux. Habilement comme si je pianotais dans le vent, je faisais tournoyer tout autour de nous les dix dagues : de cette façon les tirs maladroits des brigands seraient plus facilement contrés tandis que les guerriers barbares devront y réfléchir à deux fois avant de se rapprocher. Mes fils étaient étendus au maximum de leur capacité, faisant tournoyer les kunais au bout à une portée moyenne, juste assez pour que je les surprenne davantage avec mes talents pour la tromperie. Les clones de boues quant à eux étaient là au cas où les maîtres-chiens parvenaient justement à s'approcher, s'ils essayaient de les défaire au corps-à-corps ils se feront malencontreusement immobiliser sur place, sans doutes pour une poignée de secondes mais c'est un délai plus que suffisant pour être mortel.

    Shinigami reposait encore sur mon dos, il m'était d'usage de ne pas le sortir dès le départ, préférant jauger les forces et faiblesses de mes ennemis avant de dévoiler ses mécanismes et ses secrets : la surprise est l'un des meilleurs atouts du marionnettiste, et face à des combattants aux allures aussi impulsives que ces deux malabars j'envisageais déjà de les mener à la défaite par la ruse.

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Les chiens aboient, la caravane passe

Le colosse Inuzuka pesta en voyant surgir du sol quatre double de sa proie avant que son partenaire n'est pus la marquer.
En bon ninja, le sunajin avait profité de l'interposition d'un de ses doubles entre lui et la pisse de chien pour se fondre dans la masse.
Fourbe et rusée... Même avec l'avantage du nombre, il fallait se méfier. Un combat entre shinobi n'était jamais gagné d'avance.
Le clone n'avait pas disparut à l'impact de la miction canine... Il était donc solide. Le barbare, bien plus roué que ne laissait paraître sa silhouette de brute, avait une petite idée de leur type. Visiblement, le sunajin n'avait pas beaucoup de chance...

D'un sifflement, il rappela Kuraimaru à ses cotés. Inutile d'essayer de le marquer à nouveau, sa cible était sur ces gardes et continuerais à utiliser ses clones pour se protéger. Il devait donc s'en débarrasser.
"Dôton : Tobi Tsubute !" s'écria le colosse en frappant le sol de ses mains infusées de chakra, qui explosa en une pluie de pierres ciblant Shaga et ses clones.
Tant pis si le chariot et les caisses était un peu abimés au passage. Ses sbires seraient utiles pour les déterrer et rassembler la précieuse cargaison.

La technique souleva également un épais nuage de poussière dans lequel se dissimula l'Inuzuka.
Son chien bondit dès que l'avalanche rocheuses prit fin, dans le but de s'en prendre à Shaga : il était probable que la pluie de pierre détruise ou endommage ses doubles et, de fait, celui qui resterait au milieu des débris ne pourrait qu'être l'original.

Protégés par les kunaï manipulés avec maestria, les marchands purent se mettre en formation défensive solide.
L'un d'eux, Isamu probablement, rengaina son sabre et en profita pour tirer un arc de chasse et un carquois du chariot. Au moins, il pourrait riposter contre les bandits qui les narguaient du haut de la falaise.
Ses deux comparses engagèrent chacun un des assaillant : le jeune Inuzuka et son chien métamorphosé. Impossible pour eux de savoir qui était qui.

Du coin de l'oeil, Shaga confirma que Chikku Ekizo s'était bel et bien entouré du meilleur de ses hommes : leur Kenjutsu valait presque celui de certain genin de Suna.
Mais hélas, ils ne tiendraient pas longtemps contre le duo d'hommes-bêtes. Griffures et coupures s'ouvraient déjà dans leur corps sous les assauts frénétique de l'Inuzuka et de son compagnon, leurs arrachant des cris de douleurs et des jurons. Le sang nourrit de rouge le sable du canyon.

Cependant, le maître marionnettiste pu remarquer que la résistance acharnée des gardes mettait en colère le jeune Inuzuka. Violent et assoiffée de sang sous sa forme bestiale, il se précipitait, était impatient. Cette faiblesse pourrait peut être s'avérait exploitable.

"Gatenga !!" hurla-t-il en synchronisation avec son double canin, avant de se transformer en des boules de griffes et de crocs chargés de chakra qui se jetèrent sur les gardes du corps.
Les deux assaillants enragés ignorèrent les kunaï virevoltants, qui les griffèrent à peine sans les ralentir.
Le sang jaillit, en envoyant un à terre, sonné et blessé mais encore en vie.
L'autre résista mieux et resta debout, couvert de sang et de morsures, ce qui énerva encore plus le jeune Inuzuka.

"Katon : Homura !" beugla le jeune en crachant une boule de feu qui enflamma son adversaire et le catapulta au loin dans un cri affreux.
L'odeur horrible de la chair brûlée se rependît dans le canyon. Le garde du corps nommé Buichi avait accomplit son ultime devoir en protégeant son maître. Il ne rejoindrait jamais sa famille.

Mais il n'était pas le seul à partir vers l'au-delà : dans un cri, un des pillards du désert s'abattit du haut des remparts rocheux dans un bruit écœurant d’os brisé, une flèche entre les deux yeux. Isamu venait de venger son collègue d'un tir chanceux. Il n'en restait plus que cinq en hauteur et en bons lâches, ils se mirent à couvert, pour bombarder encore plus mollement le convoi sans vraiment viser.
Malgré ses blessures, Daijîro se redressa en grognant, prêt à servir de rempart entre lui et son employeur.

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    Le maître de Kuraimaru était plus aguerri, plus expérimenté que son fils et ils venaient clairement de le signifier; alors que le père restait à distance préférant canarder l'opposition avec une technique Doton éjectant plusieurs agrégats rocheux du sol, soulevant par la même occasion un nuage de poussière utile pour se dérober à la vue et préparer un coup fourré, le fils et son chien, eux, confirmait l'hypothèse que je m'étais faite rien qu'en regardant leurs apparences féroces. La paire ne se gênait pas à sauter dans la mêlée même avec la dizaine de kunais que j'utilisais pour nous protéger du corps-à-corps, se blessant légèrement dans la foulée ! *Ces chiens..!* Exactement comme les bêtes auxquelles ils s'apparentent, ils semblent ne suivre que leur instinct combatif et la frénésie avec laquelle il frappait laissait croire que leurs vies étaient le cadet de leurs soucis ! Ils ne veulent que nous déchiqueter, quitte à abîmer la précieuse cargaison avec la volée de roches qui menaçait de nous ensevelir mes clones, les gars et moi. Heureusement d'ailleurs que je n'affrontais pas les quatre maîtres-chiens à la fois et que les gardes de monsieur Ekizo faisaient preuve d'une réelle détermination. Une détermination digne de shinobis, j'aurais même pu leur proposer de rejoindre le Sable après le combat pour aider à peaufiner leur jeu d'épée qui, bien qu'encore lacunaire, avait le mérite de tenir temporairement tête à ces têtes brûlées. Dans le même temps, un autre des gros-bras du marchand d'épices profitait de la couverture que j'offrais avec la barrière de kunais pour décocher une flèche d'une précision mortelle, faisant trembler de peur l'ensemble des sbires au-dessus et faisant s'écraser en contrebas celui qu'elle avait atteint. Entre les deux yeux, comme on abat les hyènes et les chacals du désert, quand ils s'approchent et s'excitent un peu trop près des nomades farouches ! Si l'heure n'était pas à la concentration, je me serais retourné pour complimenter silencieusement son geste, mais il ne fallait pas se reposer sur ses lauriers ici, il devait à tout prix continuer comme ça et soutenir notre défense. Mais malheureusement l'écart de niveau se faisait cruellement sentir - et l'odeur de viande grillée aussi - quand l'un des deux hommes ayant engagé le combat contre Tarô et son compagnon canin fut envoyé dans l'au-delà sous les flammes d'une boule de feu compacte qu'avait soufflé le malandrin. Je m'estimais heureux que la vie des hommes de la caravane n'entrait pas en considération pour la mission, mais je me sentais tout de même mal pour Chikku qui m'avait rapporté au début de l'expédition que ces trois gaillards travaillaient pour lui depuis des années maintenant. C'était la fin du contrat pour celui-là.

    Mais nous n'avions pas le droit de perdre, encore moins sans résister. Il me fallait couper les liens de chakra afin de pouvoir réagir in-extremis, frappant des deux mains le sol du champ de bataille.

    « Doton ! Chidokaku ! »

    La zone d'effet de cette technique dépendait grandement de l'usage qu'on voulait en faire, ainsi, il ne tenait qu'à moi de choisir quoi faire. Le carré de terre qui se traçait m'encadrait moi et trois de mes quatre clones, la caravane derrière moi ainsi que le garde à l'arc. Je n'éprouvais pas de remords en voyant que le dernier encore en vie mais sonné n'était pas compris dans le champ d'action, mais s'il continuait à faire le mort peut-être les hommes-bêtes allaient l'ignorer. Après tout, ils avaient démontré une certaine agressivité les poussant à faire ce qu'il fallait pour atteindre leur objectif à savoir les marchandises de Chikku, alors en nous voyant nous élever sur la colonne angulaire de roche, ils nous poursuivraient sûrement. J'avais pris soin de laisser en bas le clone qui s'était pris le marquage plus tôt, histoire de jauger la force du Doton qui nous ciblait : si le clone se reformait, c'est qu'elle n'était pas si dangereuse que ça. Je faisais s'élever la parcelle un peu plus haut que le bord de falaise où se tenaient les cinq derniers sbires avant de descendre en laissant les trois derniers Shaga de boue en formation autour de la caravane perchée, profitant du fait qu'on ne nous voyait plus pour préparer une sournoiserie moi aussi.

    « Restez-là, et protégez la caravane ! » m'écriai-je à l'égard de Chikku, de son dernier homme de main et de mes trois clones.

    Je reliais à nouveau des fils de chakra mais cette fois, je ne rigolais plus puisque c'est bien mon pantin que je manipulais de la main droite. Les sbires semblaient pris de peur en voyant le squelette s'animer, empoignant la grande hache dont il était équipé : rapidement grâce à la caractéristique de vitesse plutôt bien développée du pantin, je les prendrais au dépourvu, frappant avec le plat de la hache le plus de sbires possibles afin de les pousser en contrebas. Ils ne survivraient pas à une chute pareille, et en ne frappant pas avec le tranchant de la hache, je ne leur laissais pas beaucoup de marge d'esquive ni même de blocage.

    « Acte I. Un roi sans divertissements. » je chuchotai cette didascalie pour mon plaisir personnel, en tant que dramaturge je me plaisais à faire de mes combats des pièces de théâtre. Le premier acte de celle-ci était nommé de la sorte parce que mon Shinigami est un roi, celui de la Mort, et que les faiblards qu'il venait de balayer n'avaient même pas de quoi le divertir. Il revenait vers moi en flottant au ras du sol, dans un cliquetis mécanique à vous glacer le sang. Je gardais l'oeil ouvert, attendant que les deux barbares montent enfin proposer à mon Roi des Morts un spectacle digne de lui; je n'aime pas me servir de lui pour le menu fretin, j'espérais secrètement que mes adversaires viennent justifier que je sorte ma pièce maîtresse si tôt dans l'affrontement et que je ne les avais pas surestimés !

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Les chiens aboient, la caravane passe

Promptement, Shaga fit s'élever le sol pour se mettre hors de portée de la pluie de pierre avec la caravane.
Les rochers s'écrasèrent contre la plate-forme dans un rugissement de tonnerre.
Le clone laissé en bas retourna à la boue, broyer sous les impacts. Cependant, il n'était pas complètement détruit.
Camouflé dans le nuage de poussière soulevé par sa technique, le colossal Inuzuka Ikaku sourit en s'enfonçant dans le sol. Il aimait le combat et cela faisait des années qu'on ne lui avait pas résistés.
Et curieusement, le gringalet qui se dressait contre lui partageait visiblement la même affinité. Cela devait être le destin...
Quand la poussière fut retombée, il ne restait nulle trace du mastodonte barbare.

Privé de sa proie, son chien-ninja s'arrêta en bas de la colonne rocheuse nouvellement formée par son adversaire. Il escalada le nouvel aplomb rocheux, s'aidant du chaos de rocs de la technique de son maître pour bondir jusqu’au sommet. Là, il  s'arrêta, perturber par la défense mise en place par le marionnettiste.
Trop de cibles. Laquelle devait-il attaquer ? Il lui fallait des ordres de son maître !

Le plus jeune des Inuzuka hurla sa frustration de se voir dérober ses proies sans défenses. Sans plus attendre, lui et son chien se ruèrent sur les parois qu'ils escaladèrent en bondissant, la bave aux lèvres.
Cela sauva la vie du vaillant garde du corps de Chikku Ekizo. Epuisé et blessé, peinant à se relever après l'assaut du duo d'homme-bêtes, il aurait tout de même voulut tenter un vain baroud d'honneur.
Peut être que s'il se reposer cinq minutes, il pourrait reprendre le combat et venger ses amis.

Le jeune Inuzuka bouillant de haine arriva au sommet de la falaise pour voir les sbires de son père se faire massacrer par un inquiétant squelette armé d'une hache monstrueuse.
La marionnette macabre décima les brigands dans un concerto de hurlements, de pluie de sang et de membre tranchés. Pas un n'en réchappa.
Cela n'était pas très grave : le désert ne manquait pas d'autres rats à recruter, mais cela énerva encore plus le jeune homme.

Cependant, il n'avait pas la moindre envie de se frotter à cette parodie de squelette homicide.
Il sourit comme un requin. Les marionnettistes avaient toujours la même faiblesse : il suffisait de trancher la tête du maître pour interrompre définitivement la représentation.
L'ennuie, c'est qu'ils étaient trois, désormais. Le sang rependu et l'urine de Bejumaru qui imprégnait le chariot depuis sa soirée à l'oasis empêchaient son odorat de repérer le véritable. Si seulement son père avait réussit à le marquer !

Bon, pas le temps de finasser. Ce n'était pas quelques clones ridicules qui allaient arrêter un fier guerrier comme lui ! Il lui suffisait d'attaquer jusqu'à trouver le bon ! D'un bond, il attaqua avec son chien, ciblant chacun un des Shaga et esquivant au passage une flèche tirée par Isamu.
"Gatenga !!"

Pendant ce temps, Inuzuka Ikaku n'était pas restée inactif. Se guidant à l'ouïe, il avait creusé un tunnel vers l'endroit d'où montait le plus de cris.
Jaillissant soudainement d'un sol déjà détrempée par le sang, le colosse se retrouva face à Shinigami.
"Dégage, le jouet." ricana-t-il en décochant brutalement un coup d'une puissance terrible à la marionnette.
Du coin de l'oeil, il avisa son fils. Quel idiot ! Il aurait dû s'attaquer aux marchands ! Réduire le nombre des véritables ennemis... Il fallait qu'il fasse tout lui même...

Le géant Inuzuka siffla une plainte modulée, transmettant ses ordres à son partenaire : slalomant entre les clones, son chien se jeta sur l'archer défendant la caravane.
Mais ce n'était qu'une feinte, pour attirer des défenseurs de la caravane et du sunajin.
"Dôton : Gansetsukon !"
Promptement, le colosse fit jaillir autour de lui une demi-douzaine de lances de pierre du sol. Il en saisit immédiatement une et expédia le javelot rocheux directement vers le malheureux archer. Si cette lance le touchait, il serait proprement (ou plutôt salement) empalé.

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Monzaemon Shaga
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    Les charognes miteuses étaient défaites, même si cela ne changeait pas de beaucoup la donne, c'était toujours bon à prendre. Maintenant, nos seuls adversaires étaient la paire de maîtres-chiens, se montrant plus agressive que jamais à priori frustré par la résistance que j'opposais. Ils s'attendaient sûrement à ce que le Sable ignore les complaintes du marchand et que leur pillage se passerait aussi facilement que d'habitude, se faisant une petite fortune sur le dos de notre pauvre Chikku. Mais même si je faisais un obstacle de taille sur leur route, ils n'avaient pas non plus l'intention de battre en retraite. Presque comme s'ils me sous-estimaient, pensant être capable de s'occuper de moi au lieu de repartir d'où ils venaient... Je n'aime pas cette férocité insolente, leur attitude pugnace me tapait sur le système mais je savais conserver un sang-froid légendaire même sous pression parce que je savais que la patience jouerait un rôle crucial... Oui, j'ai remarqué tout au long de ce combat que les assauts se faisaient incessants de leurs parts, si bien qu'ils n'hésitaient pas à se jeter à corps perdu espérant arracher la victoire par l'acharnement. C'est bien pensé, face à une équipe de Genins peut-être, oui. Parce qu'ils affrontaient un shinobi chevronné et même s'ils avaient certainement l'habitude de combattre sur les terres arides, je n'avais jamais vu pareils guerriers dans nos contrées. Ces touristes se sont perdus ? Ils piétinent nos plates bandes sans scrupules et il est grand temps que nous reprenions le contrôle de nos frontières. Maître Kazekage a raison en affirmant que nous ne pouvons tolérer aucun pillage, c'est un manque de respect flagrant de la part des bandits qui se moquent impunément des autorités ninjas qui sévissent. Ils en rient, même. Montrant leur dentition canine avec arrogance.

    Alors que je gardais les forces du quatuor bestial divisées, voyant le fils et son clébard se ruer sauvagement sur mes trois clones de boue et la caravane et le père surgir de nulle part pour poursuivre notre face à face, je ne pouvais que le complimenter pour son discernement : il avait apparemment cerné l'essence de la technique du marionnettiste, tentant aussitôt d'écarter mon pantin de sa route, sûrement pour me prendre au dépourvu, à un moment où j'étais vulnérable. *Le corps-à-corps est l'une des principales faiblesses du marionnettiste ... Tu te doutes bien que c'est par conséquent le premier problème que nous essayons tous de mitiger à notre façon, crédule énergumène ...* Je détachais les fils de chakra de mon pantin morbide pendant qu'il traînait lourdement au sol sous l'impact du coup : je notais la force impressionnante derrière son attaque, cet homme était une vraie machine de guerre, pleine de ressources et à la force physique remarquable en plus de ça ! Il était sans nul doute la plus grande menace de la petite embuscade familiale; si je parvenais à me défaire de celui-là, coincer son rejeton sera d'autant plus simple, et nous pourrons nous dépêcher pour atteindre les Plaines Fertiles avant la tombée de la nuit ! Je le voyais ne pas perdre un instant pour enclencher une énième technique Doton, prouvant son habileté pour le Ninjutsu qui venait équilibrer son niveau décent en Taijutsu. Alors qu'une douzaine de pieux rocheux s'érigeaient du sol tout autour de lui, nous avons pu entendre une détonation là où les clones repoussaient les offensives de Tarô et Beijumaru.

    En effet, pendant que le père et moi étions en tête à tête, les gamins eux frappaient aussi prestement qu'ils en avaient l'habitude. *Ton ardeur te brûlera la queue, si tu ne la calmes pas...* Je surveillais le désastre causé par la défense tactique que j'avais mis en place autour du chariot et de ses occupants; pendant que l'un des hommes-bêtes était pris dans la boue qui se solidifiait dès qu'il attaquait pensant pouvoir se défaire de mes Doro Bunshin aussi facilement, l'autre avait droit à la petite surprise que j'avais discrètement laissée. Le parchemin explosif avait détonné avant qu'il puisse réagir, prenant avantage de sa précipitation pour l'avoir lorsqu'il était sûr d'avoir l'initiative. Je voyais l'individu être repoussé plus en sortant brusquement du nuage de fumée noire laissée par l'explosion causant des dégâts élevés surtout à bout portant. Je voyais le corps du fils se frotter au sol et s'engouffrer dans un souffle de fumée blanche cette fois-ci, révélant une fois dissipée qu'il s'agissait du chien de Tarô. Ces molosses étaient coriaces mais il fallait bien que je trouve leur limite, hein ? J'espérais avoir mis la bête hors d'état mais je ne pouvais toujours pas relâcher ma vigilance : ces barbares sont plus surprenants que je l'attendais et pourraient à tout moment retourner la vapeur de la façon la plus fourbe qui leur est donnée. Mais moi aussi. Je restais confiant, respirant fort sous mon masque à cause des efforts que j'avais déjà faits depuis que nous avions commencer l'affrontement. Pour intercepter le projectile lancé vers Isamu et lui assurer une fenêtre de tir quasi-parfaite, le troisième et dernier clone de boue près de la caravane se ruait pour s'interposer mais étant gêné par Kuraimaru, il ne réussissait qu'à modifier légèrement la trajectoire en se faisant traverser par le pieu juste assez pour que le garde ne soit pas touché mortellement. J'espérais tout de même qu'il ait le réflexe de ne pas mettre ses bras dans la ligne de tir, au moins si c'est une de ses jambes qui est percée il pourra toujours tendre son arc. Jusqu'à présent les hommes de Monsieur Ekizo avaient fait preuve de détermination pure et dure, j'étais presque assuré qu'il saurait supporter la douleur temporairement histoire de tirer une flèche décisive dans ce combat.

    « Embroche-le, Isamu !! » criai-je à l'archer en faisant allusion à Ikaya Tarô, immobilisé par la gangue de boue du clone qu'il avait détruit à mains nues, et laissé à découvert par son chien précédemment repoussé par le souffle du parchemin explosif. Si Isamu nous décochait une flèche avec autant de précision qu'il s'était montré capable, il pourrait très bien atteindre la tête du gosse. Mais il pouvait aussi très bien toucher le torse, de préférence un point vital ou du moins un point suffisamment gênant pour grandement gêner la mobilité de ces puces humaines, percer son flanc ou sa cuisse par exemple.

    Pendant ce temps, je profitais que l'attention du vieux sauvage était détourné par son lancer de projectile pour le rappeler que j'étais son adversaire. Regarder ailleurs, même pour une fraction de secondes pouvait s'avérer risqué lors d'un affrontement entre shinobis. L'opposant ne se privera pas d'exploiter un tel cadeau, et je ne dérogeais pas à la règle. Une série de signes et je frappais de nouveau le sol sous nos pieds des deux mains. « Doton, Chidokaku ! » Cette fois c'était un petit carré qui se traçait au sol. Juste autour du Inuzuka et des pieux restants autour de lui. La terre s'enfonçait, creusant un trou quadrilatère dans lequel se trouvait le chien du désert. Pas le temps de respirer, je composais une nouvelle série de signes cette fois légèrement plus longue pour invoquer une technique de plus haut rang. « Doton ! Yomi Numa ! » A l'intérieur de la fosse créée par le Noyau de Rotation Terrestre, un marécage de boue adhésive apparaissait soudainement, embourbant normalement l'homme-bête qui s'y trouvait. Si le coup avait réussi, il serait empêtré et devra se démener toujours avec férocité pour s'en sortir, et comme je l'ai vu manifester une force colossale, je le savais capable de se décoller du marécage. Cependant et dans tous les cas, il allait se fatiguer. Je profiterais des efforts supplémentaires qu'il aura dû faire pour se dégager pour continuer à mener l'offensive, moi aussi. Le duo père-fils semblait vouloir en finir vite, et c'est parce qu'ils n'ont pas suffisamment pris le temps d'observer avant de frapper qu'ils périront. Je vous le promet, Maître Kazekage, je ne décevrai pas votre confiance !

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Le cri de joie sauvage du jeune Inuzuka se changea en grognement de frustration quand son poing griffu déchira une simple motte de boue qui commença immédiatement à se solidifier sur lui. Fichus clones ! Bah, cela en faisait un de moins !
Du coin de l'oeil, il vit son compagnon de toujours exploser un autre double boueux... Avant de se faire engloutir par une violente explosion !
"Bejumaru !" beugla le jeune homme en voyant son chien se faire catapulter en arrière par la déflagration. Profondément brûlée et meurtris, la bête reprit son apparence canine sous le choc et resta à terre, sonnée pour quelques instants et le pelage couvert de sang.

Le colosse Inuzuka eut un sale rictus de satisfaction en voyant valdinguer au loin le pantin suite à son uppercut monstrueux.
En expédiant son javelot, il ne put que constater les résultats pitoyables de l'assaut précipité de son fils. Quel idiot, il aurait dû utiliser son Katon pour attaquer à distance et éliminer les clones... Mais cela lui servirait de leçon et allait attiser le feu de sa colère.
Il allait donner des ordres précis à son imbécile de rejeton quand le sol se déroba soudain sous lui.

L’épieu rocheux qu'il avait lancé fut dévié par le dernier clone qui explosa sous l'impact mais dont le sacrifice (temporaire) permit de sauver la vie d'Isamu.
L'archer, exalté par son succès précédent et la voix décidée de Shaga, décocha un tir splendide vers la tête du jeune Inuzuka qui s'extrayait péniblement de l'amas de boue formée par le clone qu'il avait démolit.
La flèche aurait dû être mortelle, mais soudain le jeune homme l'esquiva avec une vivacité de serpent.
Grognant de haine, il darda un regard où luisait le meurtre sur les marchands.
Il porta la sa main griffu à sa bouche où il y planta ses crocs, savourant le sang et la douleur.
"Ne me sous-estimez pas..." feula-t-il, avant de se tourner vers le marionnettiste. "Fini les astuces et effets de scène, Sunajin. Tu es à moi ! Pour Bejimaru !"

Il se rua sur le Sunajin tout en composant promptement quelques mudra. Bien que toujours bouillant et colérique, le jeune homme-bête était désormais plus concentré et tiré partis au mieux de sa forme de combat bestiale. Il voulait vaincre à tout prix et utilisa l'un de ses va-tout.
"Katon : Tenrô Kaken !" s'écria-t-il, formant dans sa main droite une épée de flammes rugissantes qu'il abattit sur son ennemi.

Pendant ce temps, son père chutait au fond du piège formé par le marionnettiste.
Ce dernier savait qu'il pouvait se déplacer sous la terre, aussi cette technique ne pouvait pas être qu'un simple mouvement désespéré pour le ralentir... Dès qu’il commença à tomber, il siffla pour appeler à l’aide. Immédiatement, Kuraimaru bondit vers le trou où venait de disparaître son maître, se transformant d’un aboiement.
S'emparant d'une de ses lances de roc qui chutaient avec lui, il l'expédia dans la paroi sous lui pou se faire un marchepied improvisé.
Evidemment, elle se brisa, sous son poids, mais lui fit gagner quelques précieuses secondes pour composer ses mudra avant qu'il ne s'abatte dans le marais immonde et collant qui apparut soudain au fond du puits.
"Doton : Doryûha !"
Répondant à son appel, la terre des parois forma une vague, qu'il utilisa pour se soulever. Même avec sa force surhumaine et sa technique, il peina à s'extraire de la boue gluante. Kuraimaru , à présent transformé en double du colosse, l’aida à se hisser hors du piège dès que la vague rocheuse l’eut soulevé assez hors de la boue.
Dommage, sa vague de terre ne pourrait plus lui servir, en partie bloquée dans le trou boueux.

Reprenant son souffle, le puissant combattant examina le champ de bataille pour voir comment avait évolué la situation et préparer sa contre-attaque.
Au bas de la falaise, un clone de Shaga avait reprit la forme de son créateur.


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    Hm. Le piège tendu au père de Tarô n'avait que peu servi, tout juste pour le ralentir et l'empêcher de suppléer son fils qui se lançait dans un assaut désespéré, proclamant vouloir venger son compagnon canin pour l'explosion sournoise qu'il venait de se prendre. Le pauvre clébard était étendu au sol, inconscient et en sale état, si bien que j'aurais éprouvé de la peine s'ils n'étaient pas de vils voleurs. En observant les réactions de leur équipe férocement efficace, je finissais par entrevoir une infime lumière à travers leurs barrages d'attaques; ce qui leur donnait autant d'aplomb, c'était la manière dont chacun couvrait les arrières des autres, je n'avais pas le temps de les coincer pour les éliminer un à un, j'allais devoir trouver une façon de les piéger tous les deux à la fois. Retirer Ikaya Tarô du jeu semblait être un bon début, s'il n'avait pas fait preuve de réflexes surhumains en esquivant de peu la belle flèche qu'Isamu avait réussi à tirer encore une fois grâce à l'intervention de mon clone de boue. La montagne de muscles, elle, n'avait pas l'air prête à baisser sa garde, mais le Marécage des Limbes est un jutsu efficace quand il s'agit d'épuiser son adversaire; dommage, par contre, que je lui avais laissé une ouverture où facilement s'échapper. Ma négligence me coûtera peut-être plus tard, pendant ce combat.

    Mais je sentais mes réserves faiblir à vue d'oeil, puisque j'enchaînais insolemment les techniques au lieu de m'appuyer sur ma "botte secrète" qui n'était autre que ma maîtrise bien plus poussée de Shinigami. Mon pantin en tant qu'arme de prédilection, héritage parental et, en quelques sortes, dernier ami, était mon partenaire plus qu'un outil. Le combat devenait à mes yeux plus symétrique. Les maîtres-chiens et leurs bêtes partagent une symbiose qui m'est difficile de percer à moi seul. J'ai peut-être voulu être trop arrogant, sur ce coup-ci. Cette fois cette vermine de Tarô me verra jouer cartes sur table.

    « Finis les astuces et effets de scène, Sunajin. Tu es à moi ! Pour Bejimaru ! Katon : Tenrô Kaken ! s'écriait le garnement en bondissant comme un fauve, le feu prenant à la patte.
    - Tu devrais peut-être me le crier un peu plus fort la prochaine fois ? rétorquai-je, feignant l'indifférence. »

    Et je la feignais bien, cette indifférence. Parce que dans ma voix, il n'aurait pas senti l'effort douloureux que ça a été d'effectuer cette roue acrobatique sur le côté pour esquiver la lance enflammée qui venait bien vite, tout en laissant tomber mon masque qui n'allait plus m'être utile. Je dois avouer que même moi, j'ai eu du mal à le voir venir, le garçon était si jeune et sa vitesse était déjà très proche de la mienne, si ce n'est égale ! Cet homme a un fils courageux, talentueux. En tant que parent c'est respectable, je me devais de lui offrir une danse. Pendant que je dérapais sur le sol poussiéreux de la falaise, j'ingérais furtivement un petit objet et je pouvais sentir les clones de boue se reformer; le premier était au fond du canyon, où devait encore dormir l'autre garde de monsieur Ekizo laissé pour son plus grand bien hors du combat, tandis que celui qui avait immobilisé Tarô plus tôt se remettait debout à son tour. Pendant que le premier s'était mis fissa à escalader la façade rocailleuse pour nous rejoindre, incapable d'utiliser de techniques pour se faciliter la tâche, le second ne tardait pas à entreprendre une nouvelle stratégie cruelle mais louable. Profitant que tout le monde avait la tête ailleurs il partait rouer de coup le chien déjà amoché ! *Désolé...* je m'excusai hypocritement , amusé par la tactique. Mais le lien qui les unissait était-il assez fort pour atteindre le coeur du guerrier ? C'était une question intéressante, elle en dirait long sur l'identité du jeune homme. Un maître digne s'indignerait ! Serait perturbé par le lynchage de son compagnon, assez pour être diverti... Tandis qu'une raclure finie n'en frissonnerait même pas. Je devais le provoquer !


    « C'est une bien grande gueule que tu as là, le chiot. Mais pendant que tu t'enflammes ici, ton cabot se fait refroidir, là-bas... En lui parlant je retirais progressivement mes vêtements, commençant par mes gants salis, puis ma veste que je laissais tomber à terre. Moi... Je suis seul contre vous, ce serait dommage que tu sois seul contre moi, non ...? Je me montrais intimidant, avec un regard qui avait finalement changé. La lassitude devenait de l'irritation, mon visage se crispait comme si j'étais face à mon propre enfant, le regard d'un père mécontent était l'un des pires que je savais mimer. J'enlevais enfin mon haut, pour me retrouver torse nu. Alors, montre-moi ce que tu as dans le ventre ! »

    Je frappais des poings comme si je l'incitais à se battre d'homme à homme. Lui et moi. Il était un petit plein de fougue mais fier. Trop impétueux pour se douter que je m'attendais plutôt à ce qu'il parte vers son chien en danger, si ça n'était pas le cas, je serais déçu. Mais pas autant que lui.

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Les chiens aboient, la caravane passe

D'une pirouette, Shaga esquiva l'épée de flamme du jeune Inuzuka. Le ninja de Suna était plus rapide et plus expérimenté et le manque de discrétion de l'homme-bête le prévint juste à temps de l'attaque incendiaire.
Le jeune pillard grogna de frustration et se remit en garde, prêt à continuer à harceler son ennemi de coups jusqu'à ce qu'un touche.
L'épée enflammée rugissait encore dans sa main, mais on pouvait lire l'effort dans le regard du jeune homme pour maîtriser pareille technique.

"C'est une bien grande gueule que tu as là, le chiot. Mais pendant que tu t'enflammes ici, ton cabot se fait refroidir, là-bas..." persifla alors le maître marionnettiste, dont le clone de boue reformé, obéissant aux ordres de son créateur, s'en prit au chien blessé.
Cela suffit à stopper pour quelques secondes l'élan du jeune Inuzuka et permit à Shaga de se préparer au combat.
"Bejumaru ! Sale monstre..."
"Alors, montre-moi ce que tu as dans le ventre !" tempêta le sunajin, provocateur.

Le gamin dédia un sourire vicieux au sunajin. Celui-ci voulait se battre, très bien !
Il voulait un combat d'homme à homme ? Parfait !
Mais se lâche ne devait pas en profiter pour s'en prendre à son partenaire!
Le jeune Inuzuka se jeta vers Shaga, son épée de flamme toujours au poing. Du moins, en apparence…
D'un geste vif, il dégaina de son autre main un kunai auquel était attaché un parchemin explosif qu'il expédia sur le clone menaçant son chien, l'enflammant au passage de son sabre de feu.
Ce dernier disparut, ayant accomplit son office.

Le kunai se ficha dans la non-chair molle du clone, avant de détonner brutalement, expédiant de la boue partout. Celle-ci commença lentement à se mouvoir : le clone allait se ré-assembler après un certain temps.
D'un aboiement, son chien blessé s'éloigna du conflit, essayant de rejoindre le père de son maître.

Désormais uniquement munit de ses poings griffus, le jeune homme engagea Shaga au corps à corps, plongeant en avant.
"Tsûga !"
Il fallait que sa technique touche : ses réserves de chakra commençait à baisser. Et bon sang, comment ce marionnettiste avait-il réussit à esquiver son épée de flamme ? Les manieurs de pantins n'étaient-ils pas sensés être nuls au corps à corps ?
Il devait l'achever ou gagner assez de temps pour que son père vienne l'aider ! Même s'il le ratait encore, il continuerait à faire pleuvoir les coups au corps-à-corps pour empêcher le ninja d'agir.

La plus vieux des deux pillards réussissait juste à s'extraire du trou quand une fléche siffla à son oreille. Malheureusement, Isamu n'avait cette fois pas fait mouche.
Immédiatement, le colosse Inuzuka lança une boule sur le sol, qui explosa en un épais nuage de fumée.
Lui et son chien métamorphosé se dérobèrent ainsi à la vue de l'arche et du maître marionnettiste.
Cela allait lui permettre de récupérer un peu et de préparer la suite...

Alors que Bejimaru fuyait vers le nuage, trois silhouettes en sortir soudain à toute vitesse, copies du titan Inuzuka.
L'oeil expert du marionnettiste, qui ne quittait jamais vraiment des yeux la scène de sa représentation remarqua les indices : présence d'ombre, nuage de poussière soulevés par les pas. Oui, les trois versions de l'Inuzuka étaient réelles : il devait s'agir du combattant, de son chien transformé et d'un clone solide. Par contre, lequel était lequel ?

Le premier gagna en quelques instants la caravane des marchands. Trop apeuré ou surpris par la charge soudaine de l'impressionnant homme-fauve, Isamu ne put ajuster son tir à temps. Et pas le temps de reprendre son sabre. L'archer fit donc la seule chose qui lui restait à faire : servir de dernier rempart de son corps pour son employeur.
Il reçut un puissant coup dans les côtes, sans subtilité, mais qui l'expédia à terre dans un hurlement et un craquement d'os brisé. L'archer était désormais hors de combat et l'Inuzuka se dressait au-dessus de Chikku Ekizo, menaçant.

Suivant deux trajectoires différentes, visiblement pour ne pas être prit pour cible par un même Dôton ou autre jutsu à effet de zone, les deux autres copies se ruèrent en avant.
L'une allait directement vers le duel entre Shaga et son fils. Son but était clair : se joindre à la mêlée à la moindre ouverture.
L'autre fit jonction avec Bejimaru et s'interposa, cherchant des yeux une cible parmi les clones de boues qui venaient de se reformer, sans toutefois les engager directement au corps à corps.
Visiblement, il voulait les empêcher de se joindre au combat, afin de laisser Shaga en infériorité numérique.


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Monzaemon Shaga
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    Malgré la tournure plutôt épineuse de cet affrontement, j'étais ravi de voir que je n'avais pas à faire à de simples brutes. En effet, Tarô s'était insurgé lorsque mon clone prenait pour cible son chien déjà bien blessé. Il avait jeter son dévolu sur le double boueux, lui adressant un kunai accroché à un parchemin explosif qu'il enflammait grâce à l'épée de flamme que j'avais pu esquiver plus tôt. Il semblait en avoir assez de mes manigances mais pourtant se jetait à corps perdu dans l'une d'elle : dans un élan féroce d'une rare violence, le jeune tournoyait et tournoyait toutes griffes dehors jusqu'à devenir une tornade menaçante s'approchant de moi. Trop rapidement. Je n'allais pas pouvoir esquiver totalement ce coup, essayant tout de même d'éviter d'être atteint aux points vitaux. Il visait mon torse et aurait certainement pu le perforer si je l'avais laissé faire, sachant que je n'étais pas réputé pour ma constitution. En revanche, ma vitesse me permit une fois de plus de narguer l'adolescent. En un seul passage, d'innombrables griffures venaient saigner mon flanc droit prouvant que même en évitant de prendre son attaque de plein fouet, ses griffes assuraient de blesser l'adversaire. Je laissais s'échapper un gémissement de douleur même si j'aurais pu encaisser pire, un gémissement qui fut de courte durée car le garçon ne m'avait même pas laissé le temps de reprendre mon souffle, et se ruait à nouveau sur moi pour donner un coup dans le dos. Et c'est moi le sale monstre ! Nous échangions coups sur coups mais pendant que son visage enflammé exprimait sa rage, le mien, plus froid, semblait désormais être sournoisement satisfait.

    « Je t'ai eu. »

    En effet, pendant que son attention était dirigée vers son chien précédemment, j'avais répandu l'un de mes plus puissants poisons sur mon corps, sentant à coup sûr que Tarô était le plus à même de tomber dans le panneau. S'il avait été un peu plus observateur, il se serait peut-être douté de quelque chose en me voyant me déshabiller partiellement sans raison, je n'étais même pas blessé et mon accoutrement n'avait pas l'air de me gêner dans mes déplacements. Mais ce qui est fait est fait, je voulais l'entendre crier à la fois de douleur et de surprise, en ressentant sa peau brûler à petit feu sous les effets du poison. Ce dernier avait même la particularité de drainer lentement les réserves de chakra de l'adversaire; il s'était permis de nombreuses techniques durant le combat et devrait être à bout de force si seulement il ressentait son énergie diminuer passivement. Mais l'affrontement était loin d'être terminé, et une chose m'avait alerté suffisamment longtemps pour que le poing de Tarô ne se fiche dans ma joue et ne m'envoie mordre littéralement la poussière, ou plutôt le sable. Le père Ikaya avait profité de la situation pour se dissimuler dans un écran de fumée important, rejoint par la bête de son rejeton. Trois hommes identiques en surgissaient. *Une technique de clonage ? Me disais-je immédiatement. L'un d'entre eux est le vrai, tandis qu'un autre est le clébard. Le troisième doit être une diversion.* Pendant qu'une des copies fonçait à la caravane pour mettre Isamu hors-combat, une autre semblait vouloir empêcher mes clones de boue de rejoindre le combat pendant que la dernière venait prêter main forte au fils. En me relevant et pendant que Tarô se demandait sûrement pourquoi son poing était pris d'une telle douleur alors que j'étais celui qui avait reçu un coup, je formais un mudra bien spécifique pour créer dans un épais brouillard quatre nouvelles copies de moi. Cette fois-ci, il ne s'agissait pas de leurres que j'utiliserai bêtement pour me protéger mais bien de nouveaux alliés avec qui élaborer la stratégie gagnante.

    Un premier clone interceptait l'intervention du colosse tandis que le second me tint par le bras avant de me lancer à pleine puissance en direction de la caravane : pas question de le laisser s'en emparer ! Le lanceur suppléait ensuite l'offensive en s'occupant du garçon empoisonné en compagnie d'un autre clone, l'engageant dans une frénésie de coups aussi enragés que les siens pour qu'il perde son temps à les repousser pendant que l'Huile du Crapaud Jaune faisait son petit effet. Le dernier clone quant à lui accourait vers le dernier double du maître-chien se chargeant de bloquer l'accès aux clones de boue le temps que ceux-ci se reforment. Pendant mon vol plané, les fils de chakra se manifestèrent à nouveau pour se connecter à Shinigami, qui prenait du repos depuis un moment déjà.

    Le pantin s'était relevé aussi rapidement qu'il fusait à mes côtés avant que l'on n'atterrisse derrière le vieux. Chikku était apeuré, la main refermée sur son coutelas était tremblante et ses yeux ne pouvaient se détacher de son assaillant comme s'il perdait tout espoir d'être sauvé. C'est à ce moment que je faisais danser mon partenaire de toujours, la hache à la main, en utilisant l'un de ses mécanismes pour imbiber la lame de son arme d'un poison de blessure. Mais je ne me faisais pas d'illusions; j'avais déjà pu voir l'efficacité de leur odorat et il avait certainement pu sentir venir le premier coup, qu'en sera t-il des suivants ? Il serait au moins forcé de s'éloigner de la caravane, et j'essayais de manoeuvrer le pantin pour que ses multiples assauts poussent le colosse plus près du trou que j'avais précédemment creusé pour le ralentir : s'il ne faisait pas attention il pourrait bien y retourner et pour de bon. Il fallait faire vite, je commençais sincèrement à craindre le résultat de ce combat, sentant qu'il n'était pas en ma faveur. Leur nombre et leurs atouts respectifs m'avaient fait défaut jusque-là mais j'avais également pris soin de ne pas divulguer tous les miens, il ne devrait pas se douter que ma marionnette était empoisonnée, j'avais alors de meilleures chances de l'atteindre s'il n'est pas plus méfiant et que, comme son morveux, il acceptait de se blesser légèrement pour parvenir à ses fins.

    « A la niche, vilain ! » lançai-je au père pendant que Shinigami agitait sa hache de façon menaçante.

    Le champ de bataille était alors divisé en trois parties : il y avait d'un côté mes deux clones se battant au corps-à-corps avec Tarô et son père, qu'il soit l'original, le chien ou un double, de l'autre côté un autre de mes Kage Bunshin prêt à en découdre avec le colosse barrant la route aux Doro Bunshin, qui reviendraient pour l'acculer eux aussi, et enfin le face à face entre la vraie version de moi et le troisième pillard, en espérant que le quatrième clone arrive à temps pour me soutenir lui aussi. Si j'avais bien analysé leurs façons de faire, ils allaient encore une fois m'assaillir de toutes parts et c'est bien pour ça que je laissais à mes clones le soin de garder leurs forces séparées. Diviser pour mieux régner, comme on dit.

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Les chiens aboient, la caravane passe

Le rictus de joie sauvage du jeune Inuzuka, enfin capable de voir couler le sang de son adversaire se changeant immédiatement en une grimace de souffrance.
Ses mains griffues tremblèrent, percluses de douleurs abjectes, comme s'il les avait plongées dans l'acide.
"Je t'ai eu." commenta sournoisement le maître marionnettiste et empoisonneur.

La douleur était vive, mais porté par l'adrénaline du combat et sa soif de sang, le jeune shinobi ne voulait pas s'avouer vaincu.
Hélas pour lui, la brûlure empoisonnée l'avait forcée à interrompre un instant son assaut vain mais frénétique.
Le sunajin en profita promptement pour se dédoubler à nouveau d'un mudra.
Nous tairons pudiquement ici le tombereau d'injures que le gamin adressa aux clones de ses ennemis.

L'un des Kage Bunshin bondit immédiatement pour intercepter l'une de version de l'Inuzuka-père qui se portait au secours de son fils blessé.
L'œil expert et vif de Shaga remarqua immédiatement une chose alors que le duel s'engageait, lui gagnant une fois de plus quelques secondes : il n'avait pas fait usage de la force monstrueuse que précédemment et son clone d'ombre tenait bon. Il ne devait donc pas s'agir du véritable homme-bête, même s’il essayait de son mieux de protéger le jeune homme.

Un autre double propulsa le marionnettiste jusqu'à la caravane, où il atterrit avec grâce pour sauver Chikku Ekizo d'une mort certaine.
Cette entrée en scène spectaculaire attira bien évidemment l'œil de cette version du géant Inuzuka, offrant une magnifique opportunité pour Shinigami qui arrivait rapidement.
A la surprise du marionnettiste, il n'y eu aucune esquive, pas même une tentative d’évitement. La hache empoisonnée fendit l'air pour se ficher profondément dans le corps titanesque de son adversaire. Trop profondément et dans un répugnant bruit de sucions vaseux.
Cette version de l'Inuzuka vira au brun sombre boueux, révélant sa véritable nature : un type de clone que Shaga connaissait bien. Shinigimi était à présent enliser dans un clone de boue.

"Tu croyais que j'allais abandonner mon fils, marionnettiste ?" ricana le véritable colosse qui chargeait les clones de boue, expédiant un puissant coup de poing au passage au Kage Bunshin qui essayait de se joindre au combat.
"Dôton : Tobi Tsubute !" rugit-il ensuite, écrasant ses mains massives sur le sol. La technique visait les clones de boues qui finissaient de se reformer : pas question de laisser plus de copie du sunajin en état.

De son coté, le plus jeune des Inuzuka avait bien du mal, avec ses mains brulée par le poison. Il n'arrivait pas à ôter la substance huileuse qui le dévorait lentement, même en la frottant sur ses vêtements.
Et pour ne rien arranger, un nouveau clone de Shaga vint l'engager au corps à corps. Même la copie du marionnettiste était d'une vivacité effroyable !
Malgré la colère, malgré sa fierté, le jeune homme savait désormais qu'il ne pourrait pas gagner, pas avec Bejimaru blessé et Kuraimaru qui peinait lui aussi contre un clone.
Il lui fallait se débarrasser de l'huile empoisonnée, tout en éliminant un maximum de clone pour aider son père.
"Pardon père..." murmura-t-il, avant de se forcer malgré la douleur à effectuer de rapides mudra, amassant le chakra qui lui restait.
"Partenaires, rassemblez-les !" ordonna-t-il à son chien qui arrivait péniblement et à celui, transformé, de son paternel. "Ne vous occupez pas de moi père, tuez-le ! Katon : Homura !"

Les deux fauves et le jeune homme acculèrent un bref instant les clones d'ombres de Shaga, juste assez longtemps pour les mettre à portée de la technique flamboyante du jeune Inuzuka.
Ce dernier,  leva les bras devant lui au moment où il crachait la boule de feu.
Ses membres s'embrasèrent, lui causant des douleurs encore plus atroces mais incinérant l'huile empoisonnée. Les flammes s'abattirent ensuite sur les clones acculés par les bêtes.

Le jeune Inuzuka s'effondra. Ses blessures étaient graves, son chakra était au plus bas et ses mains désormais inutilisable pour le combat.
Il s'évanouit avant de savoir si son attaque avait été efficace, s'il avait été utile à son père.

"Kuraimaru ! Il est temps d'en finir." ordonna le plus ancien des Inuzuka, appelant son chien à lui alors qu'il se ruait vers la caravane, honorant la volonté de son fils.
Il aurait aimé empêcher le dernier Kage Bunshin de Shaga de rejoindre son créateur, mais il était trop rapide. A la place, il avala promptement une pilule de chakra pour restaurer ses réserves.
Dès que son chien fut à sa portée, il composa rapidement quelques mudra.
"Jinjū Kongō Henge : Sôtôro !"
Dans un nuage de fumée blanche, le duo de colosse se transforma soudain en un chien gigantesque au pelage sombre.
Visiblement, il en avait fini avec la subtilité.

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    Meurtri par le contact avec l'Huile du Crapaud Jaune, Tarô l'impulsif ne sembla pas comprendre les raisons de ses douleurs. Quelques secondes auparavant pourtant un léger sourire fier s'était inscrit dans son expression mais le mien, bien plus mesquin et emprunt d'une satisfaction presque diabolique dominait ici. Il n'eut pas d'autres choix que de suppléer une ultime fois son paternel, laissant dans le reste du combat dans les mains de ce dernier. Faisant preuve du même sens de la coopération qu'ils avaient exposé depuis le départ, ils se sont arrangés pour rassembler le plus de clones d'ombre possible afin que l'adolescent puisse les embraser avec ce Katon dont il semblait plutôt fier. Une gerbe enflammée compacte dont la densité et la chaleur suffisait à incendier plusieurs cibles à la fois si elles étaient rapprochées. Par la même occasion, il s'est infligé d'importants dégâts à lui-même pour se débarrasser de l'huile caustique, calcinant ses mains dans une dernière tentative de survie. S'il n'avait pas pris cette initiative, le poison aurait pu détériorer ses membres au point qu'il ne puisse même plus tenir une petite cuillère, si bien sûr il en avait encore l'occasion après l'affrontement. Cette propension à s'exposer au danger et aux dégâts avaient été une donnée que j'avais pu constater très tôt, lorsque le gamin s'était jeté à corps perdu dans le barrage de kunai que j'avais levé pour protéger la caravane des tirs ennemis, et je suis content d'avoir pu m'en servir à bon escient.

    La montagne de muscles quant à elle me donnait un peu plus de fil à retordre de par son expérience du combat nettement plus avancée et sa prudence tactique : il me força à l'erreur de jugement en faisant croire que c'était son véritable corps qui s'était approché de la caravane. Mon but premier étant de la protéger coûte que coûte, il avait probablement anticipé le fait que ma priorité serait de la défendre encore et ce jusqu'à ce que les assaillants soient battus ! Lorsque j'ai fusé vers cette copie et que la hache badigeonnée de poison de mon pantin s'enfonçait étrangement dans sa chair, je compris immédiatement que je m'étais fait avoir, moi aussi. Le fils était au sol, mais le père revenait encore plus féroce, plus menaçant que jamais. Mon dernier Kage Bunshin eut tout juste le temps de me rejoindre pour constater la scène avec appréhension. Un énorme nuage de fumée blanche laissait entendre des grognements bestiaux tandis que sa silhouette se précisait de plus en plus. Bientôt, ce fut un énorme chien à deux têtes qui avait pris la place du plus vieux des pillards ! *Une technique de transformation ... Non, ça ne peut pas être que du bluff, il veut en finir !* Un simple Henge ne m'aurait pas véhiculé autant d'anxiété, moi qui me trouvais doué pour faire taire mes émotions j'étais bien forcé d'admettre que cette forme sauvage ne m'inspirait rien de bon. Mes yeux contemplaient la bête avec un subtil mélange d'admiration et d'effroi. Mais il faudra m'arracher les membres un à un pour que je considère l'option d'abandonner comme une option viable ! Même avec cette nouvelle puissance, le maître-chien doit avoir ses faiblesses.

    *Il est bien plus gros, difficile de rater ma cible... De plus, je ne vois plus son clébard dans les parages et celui de son fils est très mal en point, autant dire que le Cerbère échange l'avantage numérique contre la force brute... Si j'en crois mon raisonnement, il ne va pas tarder à lancer une attaque qui, ma foi, ne va pas faire dans la demi-mesure ! Je détachais les fils reliés à ma marionnette bloquée puis composais une série de mudras et exhalais devant moi un large nuage de fumée violette, une couleur qui trahissait sa nocivité. C'est un chien, son énorme truffe devrait éviter de s'approcher du Dokugiri où il en inhalera les effluves...*

    Profitant de la couverture que la brume opaque et empoisonnée octroyait, je devais fomenter une nouvelle ruse pour gagner du temps et avoir une occasion de repousser brutalement la bestiole déjà éminemment brutale. Dans un rapport de force pure et dure, je perdrais sans aucuns doutes ! Je n'étais déjà pas réputé pour mes biceps, mais plutôt pour mon cerveau créatif, passé maître dans l'art de calculer les mouvements de chacun sur un champ de bataille. Des milliers d'idées se confrontaient dans ma tête mais je trouvais à chaque fois une faille, trop grande, trop exploitable pour qu'elle fonctionne face à un ennemi de cette envergure. Je pensais par exemple profiter de la présence de ce seul clone pour me dissimuler mais j'ai déjà été témoin de l'efficacité de leur odorat, sous cette forme il était à coup sûr sensiblement plus efficace ! Je sortais de mon inventaire une volée de senbons que je tendais à mon double avant de me mettre à chuchoter :

    « Utilise-les pour faire diversion, ce monstre est une cible facile compte tenu de sa taille. Je veux que tu t'approches le plus possible du corps de son fils, ou alors de son chien affaibli. J'ai remarqué que les liens qui les unissent pouvaient les induire en erreur. Je repensais à ce moment décisif où, attiré par le danger planant sur son propre compagnon, Tarô m'avait permis d'activer l'Armure de Poison qui lui fut quasiment fatale. Je repensais également aux paroles du père... "Tu croyais que j'allais abandonner mon fils [...] ?" S'il se donne à fond maintenant, c'était sûrement pour que le sacrifice du jeune ne soit pas en vain, et qu'il puisse rapidement aller le mettre à l'abri une fois qu'il se serait débarrassé de moi et saisi la marchandise. Sers-toi de son corps inconscient comme d'un bouclier humain, je parie que le vieux dogue verra rouge et ouvrira sa garde ! »

    Sans dire un mot, mon sosie s'emparait des aiguilles ninjas et sortait de notre cachette fumeuse avec la même rapidité qui m'avait sauvé la mise plus d'une fois lors de ce combat. Une feinte, un saut et il jetait les projectiles droit sur le loup à deux têtes, donnant à son lancer des trajectoires qui rendaient difficile l'action d'esquiver toutes les aiguilles. Profitant de ce tir de suppression, le clone exécuta les consignes de son créateur pour lier des fils de chakra à l'adversaire impuissant qui se trouvait désormais à portée. Pendant ce temps, je restais accroupi derrière le nuage de poison, espérant que la stratégie puisse fonctionner. En combat, s'adonner à des tactiques qui jouent sur la psychologie de son adversaire est une des pierres angulaires du style alambiqué du marionnettiste, toujours prêt à se servir de fourberies plus immorales les unes que les autres pour mener sa cible là où l'on veut qu'elle aille, ici, j'espérais que le loup bicéphale possède encore une part d'humanité derrière ses yeux emplis de rage.

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Les chiens aboient, la caravane passe

Chikku Ekizo poussa un cri digne du jouvencelle et tomba sur son céans, tremblant à la vue de la métamorphose de l'Inuzuka.
Alors que le gigantesque chien à deux têtes s'avançait menaçant vers la caravane, Shaga cracha un nuage de poison devant lui, se dissimulant ainsi que son clone au regard de l'imposant canidé.
Celui-ci pila immédiatement, son odorat flairant l'odeur méphitique d'un poison. Il commença à chercher un chemin pour contourner le piège quand une des versions du sunajin jaillit comme un éclair de la fumée pernicieuse.

Doué de la même agilité stupéfiante que son maître, le Kage Bunshin esquiva d'un saut le coup de patte griffus du monstre.
Avec une précision sans faille, il expédia une volée de senbons sur l'Inuzuka transformé.
Les aiguilles shinobis pénétrèrent sans mal la chair musculeuse de la fusion entre l'homme et la bête... Elles étaient, comme à l'habitude du maître marionnettiste, empoisonnée.
Cependant, elles ne semblèrent n'avoir aucun effet sur le monstre, à la grande surprise du clone, à part peut être à l'enrager d'avantage.

Profitant de sa vitesse, le clone se rua vers le corps du jeune Inuzuka, encore en vie mais à terre.
"MiSéRrrraBle !" gronda l'homme-bête dans un feulement à peine reconnaissable, avant de partir à la poursuite du clone.
Promptement, ce dernier attacha les fils de chakra au corps évanouit du jeune homme, le dressant tel un pantin macabre en guise de protection.
Le chien géant ne ralentit pas. A la surprise du clone, ce n'est pas lui qu'il attaqua mais le bouclier humain.
Saisissant son fils dans l'une de ses gueules, tel une mère arrachant son chiot au danger, le monstrueux Inuzuka brisa les liens de chakra par la force brute.
Malgré ses précautions, il sentit le goût métallique du sang de son fils sur sa langue et cela le mit en rage.

Toujours avec son rejeton captif de sa gueule énorme, il s'apprêta à écraser le double de Shaga.
Celui-ci avait beau être rapide, il n'avait guère la place de manœuvrer fasse à la bête imposante.
Ne voyant pas d'immense chien géant traverser le nuage empoisonné, Shaga su que sa diversion avait marché. Se décalant légèrement pour sortir du couvert créer par brouillard vénéneux se dissipant, le véritable marionnettiste pu apercevoir à temps la scène de combat.
En un éclair, il posa les mains au sol après quelques mudra.
Un nouveau trou engloutit l'Inuzuka géant avant qu'il ne réussisse à porter un coup fatal à la copie.

Alors qu'il chutait, le gigantesque canidé hurla une plainte étrangement modulée avec une de ses têtes.
De l'autre, il expédia son fils à l'air, l'expulsant hors du trou avant de s'abattre au fond dans un jappement de douleur.

Obéissant à l'ordre du chef de meute, le chien du jeune Inuzuka ignora ses blessures et se retransforma en humanoïde sauvage. Il rattrapa son maître meurtris, puis sauta au bas du promontoire, s'aidant des rochers et éboulis. Visiblement, il avait pour consigne de s'éloigner le plus possible du combat.
Au fond du trou, le chien titanesque à deux tête se concentra, rassemblant du chakra sous ses pattes pour escalader promptement la paroi nouvellement formée. Pas question de risquer de se faire piéger par un marécage boueux ou une technique de ce style !

Pendant ce temps, la boue s'écoulait du chaos rocheux déclenché par la technique précédente du plus vieux des Inuzuka. Les clones de boues de Shaga reprenaient forme humaine...


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Monzaemon Shaga
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    Pas un moment de répit quand j'entendis la complainte pitoyable du grand canidé qui s'enfonçait dans le sol pendant qu'il s'intéressait davantage à mon clone qui, assuré, lui jetait un regard confiant frôlant presque l'arrogance. Le jeu de scène était, pour un marionnettiste, l'une de ses petites techniques secrètes dont lui seul avait la pleine maîtrise. A chaque acteur son panel d'émotions et de rôles et pour un artiste chevronné "faire croire" était une banalité. De ce fait, la bête devait croire dur comme fer qu'elle allait déchiqueter mon Kage Bunshin avant de retourner toute son attention vers l'original, et que dans un même élan elle se serait débarrassée de moi pour pouvoir s'emparer de la précieuse cargaison autour de laquelle des hommes avaient laissé leurs vies. Filtrant parmi mes sens en ébullition durant toute la durée du combat, de petites indignations entaillaient la foi que j'avais dans le travail de Suna, et de manière plus générale, le travail des shinobis eux-mêmes. Est-ce vraiment nécessaire de sacrifier des vies et des forces pour une marchandise ? Ca valait vraiment la peine que je prenne le risque de ne plus revoir ma famille pour une compensation qui, bien que très utile, ne m'empêchera pas de devoir repartir de plus belle sur le champ de bataille pour que ma femme et ma fille puissent manger ? Le ninja est un ouvrier du Diable à mon sens et même si jusque-là je me plaisais très bien sous cette casquette, il devait arriver un jour où je me poserais des questions. Je jetais un oeil vers la caravane pour m'assurer qu'elle était encore intacte, apercevant tout juste les yeux fouineurs et craintifs de monsieur Ekizo qui scrutait les alentours sans doutes en tremblant, caché dans sa précieuse charrette. Et c'était ça. Un petit homme avide d'argent mais pas fichu de s'occuper de sa propre sécurité qui était à l'origine de tous mes efforts. Là, j'ai enfin recentré ce pourquoi un shinobi était fait. Protéger les faibles et punir les crimes commis sur nos terres, voilà ce que nous autres Sunajins nous vouions à faire pendant toute nos carrières, quelles qu'elles soient. Entre les médecins qui restaient au village pour s'occuper des blessés et les guerriers qui se plaçaient en première ligne, la distinction était fine et la conclusion la même : nous étions des héros-gardiens avant tout. Tous autant que nous sommes, nous nous acharnons pour que le Pays du Vent ne redevienne plus le désert impitoyable d'antan. Là où l'on avait peur de s'aventurer, de crainte de tomber nez à nez avec ce genre de pillards sans foi ni loi, ou pire selon les légendes, avec l'un de ces peuples étrangers que le vil Shukaku bénissait de ses tempêtes sableuses. C'était pour que nos dunes soient sûres et nos routes inoffensives que les ninjas du Sable filaient par monts et par vaux au secours des opprimés. Et cet homme avec son fils, sans oublier leurs chiens ... Ils ne sont rien d'autre que des lâches à s'en prendre aux inoffensifs commerçants malgré leur évidente force. Quel gâchis. Des hommes compétents comme eux auraient été d'une grande aide chez nous, notre nation a besoin de soldats pour ne pas être évincée par les deux autres grands noms du Sekai que sont Konoha et Uzu. La détermination me revenait, plus ardente qu'auparavant. Mes forces tarissaient mais j'en avais au moins encore assez pour mener cet affrontement à un terme.

    Mon clone suivait mon utilisation spontanée du Chidokaku presque instinctivement, jetant un oeil en arrière pour remarquer que les clones de boue se reconstituaient parmi les débris rocheux laissés par la technique du colosse. *Le poison n'a pas eu d'effet...?!* s'inquiétait le double. Ni une ni deux, il tendait les mains vers les gravats les plus gros qu'il pouvait se permettre et attachait à eux des fils de chakra, quitte à devoir en utiliser deux pour les plus grosses roches. Au bord du trou dans lequel le loup à deux têtes qui, conscient du danger que cela aurait été de rester sagement au fond, avait déjà commencé à escalader la paroi le Kage Bunshin tirait à bout de bras les roches avant de les laisser tomber droit sur le grand chien-loup. Peu de place pour une esquive et encore une fois, l'effet de surprise était de notre côté pour surprendre l'ennemi, le geste avisé de mon clone allait me permettre de reprendre mon souffle encore un peu avant que la bête bicéphale ne refasse surface. Mais me reposer juste maintenant aurait été si arrogant, si présomptueux et indigne de ma prudence. Je me redressais sur mes jambes avant d'aller aux côtés de mon pantin encore embourbé dans la gangue du clone de boue précédemment frappé; il fallait que je le libère à tout prix. Je tâtais l'entrave pour jauger sa solidité et ne fus même pas surpris de voir à quelle point la boue avait durci. J'étais un amateur de ces Doro Bunshin, ayant moi même usé de leur utilité tactique tout au long de cet affrontement, et je me trouvais bien embêté lorsqu'elle était utilisée contre moi ! Il allait me falloir plus de temps que prévu pour libérer Shinigami, quelle plaie ! J'osais tout de même espérer que le clone d'ombre puisse retenir encore un peu plus longtemps le sale clébard pour que tire mon meilleur ami de là.

    Deux clones de boue fraîchement reformés venaient se joindre à moi et gardait l'oeil attentif tourné vers la fosse où se trouvait le monstre. S'il en sortait tout simplement, il était de leur devoir de se dresser entre lui et moi pour continuer à gagner du temps et repousser l'échéance. Je ne voulais vraiment pas voir de quelle force était dotée cette forme gigantesque qu'avait pris l'homme et son chien, m'estimant toujours heureux de n'en avoir vu que la laideur pour le moment. Si seulement Isamu et les autres étaient encore d'attaque, ils auraient sûrement pu m'aider à libérer mon pantin avec leurs gros bras ! Mais le corps ensanglanté, encore en vie quoique bien amoché du garde à l'arc gisant près de la caravane me rappelait qu'ils n'étaient que des hommes. Non pas que j'étais d'une quelconque supériorité, mais en étant un ninja j'étais naturellement entraîné pour tenir le combat même sous pression et endolori. Eux, ils étaient tout juste payer pour garder un oeil sur des caisses d'épices. Pourtant ils avaient fait preuve de vaillance digne de guerriers ! Eux aussi, auraient pu mettre leurs forces au service de Suna et nous le leurs aurons bien rendu. J'aurais même été ravi d'enseigner mes secrets d'empoisonneurs aux trois, pour qu'ils puissent rendre leurs armes encore plus efficaces avec un poison sournoisement appliqué. Mais l'un d'eux était déjà calciné. Les deux autres étaient déjà dans les choux. Il fallait que je pense à les sortir de cette mauvaise passe avant de songer à leur proposer de rentrer avec moi. La prochaine fois, lorsque maître Ibushi me proposera une telle mission je devrais reconsidérer mes forces avant de m'y lancer seul, sans même prendre la peine de vérifier ce dans quoi ça m'embarquait. En attendant, il fallait donner une bonne leçon aux voleurs !

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Les chiens aboient, la caravane passe

Maudit soit ce marionnettiste ! Pourquoi fallait-il qu'il manie lui aussi le Dôton ?!
Le vieil Inuzuka sentait que la situation lui échappait peu à peu, mais il refusait d'abandonner face au sunajin à l'apparence si trompeusement frêle.
De plus, il lui fallait gagner du temps pour que Bejimaru évacue son fils blessé en sureté.
Il bondit, enragé, escaladant la paroi. Des rochers plurent sur lui, mais il les ignora, encaissant la douleur.
Le gigantesque canidé, son pelage sombre poissant de sang, se hissa finalement hors du trou malgré la pluie de rocs. Sa patte le démangeait, là où un senbon l'avait touché. Un poison ? Comme si cela allait l'arrêter !
Un coup de gueule manqua le Kage Bunshin qui le martelait à coups de cailloux reliés à des fil de chakra.

En tout cas, il était temps d'en finir. Il lui fallait frapper vite et fort, avant de tomber à court d'énergie. Même pour un homme aussi aguerrie que lui, ce combat était épuisant.
Et ce maudit shinobi avait déjà reformé une véritable armée de doubles... Heureusement, sa marionnette était encore embourbée dans la gangue de boue de son propre clone.
Quel était les réserves du sunajin ? Etait-il lui aussi fatigué ?

Plus le temps pour la finesse. Sous sa forme titanesque, il faisait une cible trop facile et son corps pourtant si robuste finirait par plier sous les coups, les poisons ou juste l'épuisement.
Un instant, le rusé Inuzuka envisagea une prompte retraite. L'échec serait cuisant, mais il pourrait se venger plus tard. Raser l'oasis d'où venaient ces marchands qui avaient osé embaucher un véritable ninja de Suna plutôt que quelques médiocres mercenaires !
Il avait peut être été trop gourmand.

Non ! Pas question d'abandonner ! Plus qu'une question d'honneur (même si cela y jouait un peu), il avait constaté la vitesse du Maître Marionnettiste. Il n'était pas impossible qu'il les rattrape, surtout son fils et son chien blessé.
Il devait tenir et triompher !
L'homme-bête décida de jouer son va-tout.
"Ooiga Gatenga !" s'écria-t-il avant de s'enrouler sur lui-même, devenant une gigantesque roue de crocs et de griffes avide de sang humain.

La mobilité de la technique lui permettait d'attaquer plusieurs ennemis simultanément et sa puissance suffirait à détruire n'importe quel clone de boue, qu’il pouvait repérer à leur odeur rocheuse, sans qu'il en fut ralentit. Il resterait de plus assez agile pour éviter d'autres précipices ouvert par le sunajin.
Il commença par charger le clone qui le harcelait avec les pierres, puis il s'occuperait de ceux qui défendait la caravane et de leur maître.


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Monzaemon Shaga
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    Mais dans quelle contrée produit-on des guerriers aussi déterminés et entêtés que celui-là ?! Cela faisait maintenant trop longtemps que nous nous affrontions, et malgré mes réserves décentes je commençais moi-même à être à court de forces. Je n'espérais bien entendu pas que les quelques caillasses que mon clone larguait sur la bête telles des obus en viennent à bout mais tout de même ! Voilà que le monstre puant la salive animale à des lieues à la ronde se jetait hors du trou quitte à se heurter aux roches ! J'avais pu constaté que ces hommes n'avaient que peu de considération pour leur propre santé, entre son fils s'étant frotté aux kunais au début du combat et ça, je finissais vraiment par croire que ces énergumènes étaient de parfaits sadomasochistes. Pourtant, il n'avait pas l'air d'en éprouver du plaisir, non. En sortant de la fosse il s'est tout de suite attaqué au Kage Bunshin qui le harcelait, manquant de peu de le gober dans sa grande gueule garnie de crocs acérés. Le clone réussit à éviter intelligemment l'assaut et reculait, oppressé par l'offensive que le chien lançait. Je l'ai vu. Dans un dernier regard qu'il m'adressait pendant que son adversaire s'apprêtait à le détruire une bonne fois pour toutes, j'ai pu entrevoir non pas du désespoir mais son contraire. Une lueur fébrile mais qui suffisait à éclaircir mon esprit, ce dernier s'assombrissant légèrement au fil des minutes qui s'écoulaient. Mes réserves de chakra s'étaient à nouveau amenuisée mystérieusement mais cela ne pouvait dire qu'une chose. Je tombais sur les fesses dans le sable chaud que je pouvais désormais ignoré après avoir passé l'ensemble de mon existence à y errer, haletant grossièrement épuisé par toute cette agitation. En voyant l'animal bicéphale s'élancer en une roue meurtrière pour déchiqueter mon clone d'ombre, je déglutissais en ayant une énième pensée pour ma famille m'attendant à la maison.

    *Kusemai, Sunahama...* Je rampais avec difficulté jusqu'à ce qu'un des clones de boue ne m'attrape pour m'épauler et m'aider à me déplacer dans la direction du premier fossé que j'avais creusé auparavant, nous éloignant de la caravane pour qu'elle ne soit pas éraflée au passage. Mais la roue avançait vite, réduisant un premier Doro Bunshin qui semblait penser judicieux de s'interposer ici en une simple flaque de boue, sans jamais daigner ralentir. J'admirais la mobilité mortelle de cette technique au moins autant que sa puissance brute, la roue tournait comme celle d'un chariot dans notre direction. Le clone qui me soutenait décida de me jeter pour que je m'approche davantage du fossé et en plein air, je brandissais le mudra salvateur. Le sceau activait un sceau habilement placé par mon Kage Bunshin lors de son esquive. Ne prenant pas effet immédiatement le temps que le corps imposant du clébard, il eut alors le temps de détruire un Shaga de boue semblant néanmoins ralentir cette fois. J'atterrissais sur le dos pour limiter les dégâts de chute, glissant sur le sol sablonneux risquant presque de tomber dans le trou au bord duquel je m'agrippais des deux bras, avec les quelques forces qui me restaient. J'espérais que le sceau paralyserait suffisamment rapidement l'animal, et qu'il n'aurait pas lui aussi une botte secrète pour s'en sortir, car j'abattais là ma dernière carte. Avec de la chance, il finirait sa course au fond du précipice, en douleur et entravé.... Si non, je ferais une cible facile pour sa gueule béante : plus assez de forces pour m'échapper à pied, encore moins pour utiliser à nouveau le Chidokaku ou le Kage Bunshin, si le combat devait encore durer cela signerait mon arrêt de mort. Shinigami était d'ailleurs encore embourbé, et il était mon seul moyen pour combattre un tantinet plus longtemps, les fils de chakra étaient devenues une technique presque naturelle pour moi et je pourrais m'en servir peut-être pendant quelques instants avant de m'évanouir. Mes bras tremblaient mais pas par peur. Ma respiration se faisait de plus en plus bruyante mais pas à cause de la pression. Même mes paupières s'alourdissaient, et je n'avais pas sommeil. En l'occurrence, le repos qui m'attendait pourrait très bien être éternel. Si je ne vois pas la peluche géante s'écraser dans ce trou dans les dix prochaines secondes, je suis fini. Mais le sceau l'immobilisera de toutes façons, monsieur Ekizo devra alors profiter de ce délai pour prendre ses marchandises et fuir aussi loin et vite que possible. Ma mission n'était pas de tuer les pillards après tout, mais de permettre à la cargaison d'arriver à bon port, avec ou sans moi. Encore faut-il que le marchand d'épices ait la présence d'esprit de me faciliter la tâche en partant sans plus attendre dès que le danger serait écarté, s'il se risquait à aller vérifier mon état ou celui de ses hommes, tous mes efforts se solderont par un cuisant échec - et une mort encore plus douloureuse que si je m'étais simplement éteint, à bout de forces. -

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Les chiens aboient, la caravane passe

Porter par la rage de vaincre, l'Inuzuka fini par déchiqueter le clone d'ombre de l'impudent. Puis il fonça, explosant au passage un maximum des doubles du sunajin.
Ce dernier, en bon lâche qu'il était fuit à l'aide de ses clones de boue. Allait-il se terrer comme un cloporte dans le trou qu'il avait préalablement creusait.
Immédiatement, le chien bicéphale enroulé sur lui même en une tornade de griffes et de crocs s'élança.

Soudain, une souffrance terrible traversa son corps transformé.
Poison ! Impossible ! Son odorat canin n'avait rien descellé !
Des marques noires, géométriques s'étendait sur son pelage. Il ralentissait, ses muscles se tétanisant dans des positions impossibles. La douleur était atroce et seule la volonté de fer du shinobi lui permettait de rester debout.

Fuinjutsu ! Quelle plaie ! La marionnettiste était bien le maître des techniques fourbes ! Il n'avait pas anticipé celle-là et n'avait pas assez de chakra pour briser le sort.
Aussi, il se laissa porter, comptant sur sa vitesse acquise.
Il allait y arriver, juste un dernier effort. Mais le sceau maudit brulait sa puissance, paralysant son corps métamorphosé malgré sa puissance et sa résistance.
Ce n'était plus une technique de mouvement qui l'animait maintenant, mais l'inertie, l'envoyant culbuté vers le maître marionnettiste par la seule force de l'inertie. Il ne pouvait même pas infléchir sa trajectoire.

Bandant sa volonté, l’Inuzuka attendit le dernier instant et dans un effort surhumain, il tenta de happer Shaga dans sa gueule baveuse.
Il le rate, le sunajin d'une glissade s'était jeté dans le trou. Complètement paralysée, le chien à deux têtes passa par dessus bord dans un hurlement de fauve. Il vit que le fourbe s'était suspendu au bord du trou.

Mais l'homme était têtu. Alors qu'il basculait, il se concentra. Quitte ou double ! L'immense fauve bicéphale disparut dans un nuage blanc : il venait d'annuler sa propre technique de métamorphose !
Du nuage, bondissant juste à temps hors du trou, Kuraimaru attira sur le bord du précipice, battant des pattes pour le pas tomber et se hisser hors du trou.
Le corps encore couvert du sceau maudit, son maître chut au fond du trou. Il avait confiance en son corps forger comme une arme.
Un craquement sec retendit tout de même quand il heurta douloureusement le sol.
Son bras droit était brisé et sa jambe droite ne valait sans doute guère mieux.

Malgré la paralysie et la souffrance, il trouva la force de parler.
"Sunajin !" cria-t-il, à peine compréhensible entre ses dents serrées par la douleur. "Je me nomme Inuzuka Ban, guerrier déchu d’un clan… honorable. C'était un beau combat... Si on en restait là ? Je n'ai nul envie de mourir au fond d'un... trou boueux pour un peu... d'encens et d'épices. Je suis... presque à sec niveau chakra et tu n'as l'air bien plus frais que moi... Kuraimaru pourrait... te donner du fil à retordre, peut être pas au point de... te vaincre, mais assez pour rendre la traversée du désert... pénible. Restons-en là. …Sur mon honneur, nous nous retirerons et n'attaquerons plus de caravanes sur les terres du Pays du Vent !"
Même pour lui, un membre renégat du clan Inuzuka, la parole donnée était sacré. Si le maître marionnettiste acceptait, il tiendrait sa promesse.

Mais si le shinobi des sables décidait de lui prouver la réputation sanguinaire de Suna… Il lancerait son chien sur lui. A son grand regret, son fidèle compagnon n’y survivrait surement pas. Lui non plus, d’ailleurs : il n’avait aucune idée de combien de temps ce sceau maudit allait le retenir. Même en se forçant, dans son état il ne pourrait plus utiliser que du Taijutsu sommaire… Et le sunajin était trop rapide et expérimenté pour espérer le vaincre avec ça.
Mais cela donnerait toujours du temps au chien de son fils pour le mettre à l’abri. Et cela valait tous les sacrifices.

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Monzaemon Shaga
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    Je pouvais sentir les tremblements dans mes bras me urger de regagner le bord pour faire cesser leur effort, de la sueur perlait sur mon front et glissant sur mon visage, je pouvais la sentir froide sur ma peau chauffée. Au-dessus de nous, majestueux et témoin de toute notre barbarie précédente, l'astre du jour semblait presque déplorer l'animosité des Hommes... non, des shinobis. Je me hissais précipitamment quand j'ai entendu un bruit retentir non loin sur le même rebord où je me tenais : le chien-ninja avait refait surface, et par l'horrible bruit de craquement qu'on entendait en contrebas, j'en déduisis à tort qu'il avait décidé de poursuivre vainement le combat seul. Mais je fus grandement surpris quand, pendant que je soutenais son regard bestial, la voix saccadée et exténuée de l'homme-bête parvint jusqu'à mes oreilles.

    « Sunajin ! s'écria t-il. Je me nomme Inuzuka Ban, guerrier déchu d’un clan… honorable. C'était un beau combat... Si on en restait là ? Je n'ai nul envie de mourir au fond d'un... trou boueux pour un peu... d'encens et d'épices. Je suis... presque à sec niveau chakra et tu n'as pas l'air bien plus frais que moi... Kuraimaru pourrait... te donner du fil à retordre, peut être pas au point de... te vaincre, mais assez pour rendre la traversée du désert... pénible. Restons-en là. …Sur mon honneur, nous nous retirerons et n'attaquerons plus de caravanes sur les terres du Pays du Vent !
    - Inuzuka Ban ... répondis-je en un soupir, soulagé qu'il n'avait pas l'immédiate intention de poursuivre le combat. Toi, ton fils et vos chiens avez commis des crimes sur nos terres et de ce fait, méritez d'être punis tous autant que vous êtes... Mon souffle haletant ponctuait mes paroles, indiquant à mon adversaire qu'il avait raison : j'étais moi aussi à bout de forces. Cependant, je ne ferais pas long feu, même contre Kuraimaru seul. Quittez notre désert ! Ne revenez plus jamais au risque de vous retrouver face à un autre des miens, beaucoup moins clément que moi... Je me relevais en titubant légèrement, manquant presque de tomber dans le précipice. Mais tu sortiras d'ici par tes propres moyens.. et tu devrais faire vite, dans nos régions les vautours sont plutôt féroces et pressés, ils n'attendent pas toujours que la proie soit belle et bien morte pour festoyer ... »

    Un pas après l'autre, je m'éloignais du fossé jusqu'à arriver au niveau de la caravane où maître Ekizo tremblotait encore comme une feuille morte parmi ses précieux pots. Je jetais un regard vide sur son visage craintif, même si je connaissais la fragilité habituelle des marchands, ce petit d'homme commençait à me sortir par les narines tout autant que ces maîtres-chiens de pacotille. Il venait d'assister à un déferlement de hargne qui n'aidera certainement pas à apaiser les préjugés que le peuple a au sujet de nous autres les ninjas. Mes yeux se posaient ensuite sur mon pantin toujours pris dans la gangue de boue, puis un déclic que je connaissais très bien me ramenait des années auparavant, pendant mes jours dans la Troupe. J'avais tué un nombre incalculable d'hommes et de femmes sans que jamais leurs visages ne réapparaissent pour me hanter dans mes cauchemars, j'avais toujours exprimé du plaisir à tuer. Un plaisir qui me filait entre les doigts aujourd'hui, à moins que je ne resserre la main tout juste à temps pour le saisir, avant que l'occasion ne disparaisse comme le Soleil derrière les dunes...

    Juste avant de libérer Shinigami de son entrave boueuse, je regardais le corps ensanglanté d'Isamu, le garde à l'arc que ce cher Ban avait attaqué à la gorge. Mon regard d'ordinaire inanimé devenait noir, un noir profond et glacial, le même regard que la plèbe critique et craint quand ils voient une délégation de shinobis venue mettre la pagaille dans leurs petites vies. Meurtrier ! Assassin ! Ces quelques mots rebondissaient contre les parois de mon esprit et au même moment, une sorte de démangeaison s'emparait de ma main droite la faisant gentiment tressaillir. Je n'avais jamais renié mes envies, pourquoi le ferais-je maintenant, hein ? Shaga est un homme bon, mais Shaga est un homme avant toute chose ! Et pour régler ce conflit intérieur, je laissais mon chakra affluer dans mes doigts pour connecter des fils bleutés au pantin squelettique avant que le clone de boue ne se reforme.
    Je lui fis empoigner sa hache, avant de l'élancer en direction de Kuraimaru en procédant de sorte à ce que l'attention du chien ne soit pas attirée et en profitant de la vitesse de mon pantin. L'avantage d'être un artiste chevronné réside dans le jeu d'acteur devenu presque une seconde nature chez moi. Je leur avais pourtant fait croire qu'ils étaient libres de partir, il m'avait même juré sur son honneur qu'il ne reviendrait plus semer le trouble chez nous, mais c'est un criminel. Un pillard plein de valeurs, ça existe, ça ? J'admirais l'affection évidente qu'il a eu envers son fils quand il est revenu l'aider, et envers son chien quand il s'est laissé tomber dans le précipice et se briser les os... mais il n'en restait pas moins de mon devoir que d'occire les ennemis de ma nation. D'un mouvement succin de l'index, je contrôlais Shinigami pour qu'il abatte sa hache sur le canin semblant plus s'inquiéter pour son maître en mauvaise posture. Qu'ils meurent, lui et son foutu cabot. Après le chien, ce serait au tour du maître paralysé si tant est qu'on ne m'en empêchait pas. Je gardais d'ailleurs un oeil sur la flaque de boue, qu'elle ne me prenne pas au dépourvue en se reformant dans mon dos. Heureusement que manipuler ma marionnette n'était pas une tâche gourmande en chakra, les prolongations semblaient tout bonnement à mon avantage.

    « Ah oui... Je ne suis pas clément. » criai-je avec une exquise cruauté.

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Les chiens aboient, la caravane passe

Perclus de douleur et toujours bloqué par l'étrange maléfice du marionnettiste de Suna, le colossal Inuzuka ne pouvait que suivre des yeux la remonté difficile de celui-ci.
Intéressant. Le roué guerrier canin nota soigneusement les signes de fatigue chez son homologue des sables. Il ne s'était donc pas trompé : l'autre ninja était lui aussi épuisé.
Ou bien simulait-il ? Ce lâche s'abritant derrière un patin macabre, amateur de poisons et de sceaux maudit était assez fourbe pour ça.
Accepterait-il sa proposition ?

Il semblait bien que oui.
Ban grogna son accord : une fois que ces marques noires qui le maintenaient en place en lui faisant souffrir le martyr, il pourrait sans mal se hisser hors du trou, malgré ses graves blessures. Au pire, son partenaire de toujours l'aiderait, dût-il planter ses crocs dans sa chair.
L'Inuzuka modula un sifflement strident, ordonnant ainsi à son chien de ne pas attaquer le marionnettiste.
Ses yeux exploraient déjà la paroi à la recherche de prises pour une délicate remontée.

Et soudain, le glapissement de Kuraimaru.
Une profonde entaille macula de sang son pelage sombre, lui arrachant des lambeaux de chair.
Cet immonde traître ! Ne respectant pas la parole donnée, quasiment sacrée aux yeux de l'Inuzuka, il avait envoyé son pantin morbide s'en prendre à un animal qui avait cessé le combat !

"Félon !" beugla le colosse, ses muscles se gonflant inutilement de rage alors qu'il luttait vainement contre sa prison de fuinjutsu. "N'as-tu donc aucun honneur !? Soit maudit à jamais, sunajin ! Que ta descendance ce change en sable dans tes couilles, si tu en as réellement !"
Pourquoi avait-il essayé une sortie diplomatique pour une fois. Pour gagner du temps pour son fils... Mais il aurait dû se douter que le maître marionnettiste serait déloyal. C'était dans sa nature.
C'était dans la nature des shinobis.
Pourquoi avait-il tenté une approche aussi pacifique ? C'était la marque de faiblesse d'Uzushio et de Konoha !
Il se faisait sans doute vieux... Et son erreur mettait en péril son ami de toujours, son partenaire, son frère d'âme.
Il écumait de rage, impuissant.

Kuraimaru, bien que lourdement blessé, gémissant, aboyant de rage et de douleur, continuait malgré tout le combat contre le patin armé de sa terrifiante hache.
Son maître sifflait désespérément, lui ordonnant de fuir.
Pour la première fois depuis des décennies, il ne l'écouta pas. Bavant du sang, il poursuivait sa danse effrénée en compagnie de l'étrange créature de bois et de métal.
Il perdait, il en avait conscience. Maniée de main de maître, la marionnette échappait en grande partie à sa furie de crocs et de dents. Rapide et mortelle, elle arrivait à le toucher malgré sa vivacité de fauve et son instinct animal.
Peu à peu, d'autre blessures s'ouvrirent dans sa chair, maculant de pourpre le sol et son pelage, d'abord légères puis de plus en plus profondes au fur et à mesure que le canidé ralentissait sous la perte de sang.

Kuraimaru savait qu'il allait bientôt mourir. Mais cela ferait gagner du temps pour son maître et pour le fils du maître.
Il continua donc à s'attaquer au pantin malgré ses blessures, cherchant à l'endommager au maximum et à concentrer l'attention de Shaga sur le maniement de sa marionnette.

Et comme s'en doutait le sunajin, dès que le combat eut reprit, il pû constater que la gangue de boue qui avait retenu Shinigami se fluidifiait, changeait et reprenait peu à peu forme humaine. Bientôt, le clone de boue serait apte à reprendre le combat.
Au fond du précipice rocheux, Inuzuka Ban fulminait, de plus en plus haineux à chaque jappement de douleur de son compagnon. Il passait en revue ses techniques, son équipement, à la recherche du châtiment à infliger au perfide marionnettiste.
Etait-ce son imagination ou sa prison maudite semblait faiblir ? Les marques qui ornaient son corps meurtris n'avait-elle pas diminuée de taille ?
Etait-ce son ire qui brisait peu à peu ses détestables entraves ou bien la technique faiblissait-elle ?

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Monzaemon Shaga
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    « Félon ! N'as-tu donc aucun honneur !? Soit maudit à jamais, Sunajin ! Que ta descendance se change en sable dans tes couilles, si tu en as réellement ! »

    Je soufflais du nez. Je ne pouvais prendre au sérieux la remarque d'un bandit de sa trempe, qui aurait pourtant fait un shinobi d'exception s'il ne mettait pas son talent au profit de la cupidité qui le marque, aux dépends de pauvres marchands sans histoires et eux, honnêtes. Quoiqu'il en dise, je dormirais très bien ce soir, sachant ma fille et ma femme en sécurité. Me salir les mains n'a jamais été une tâche difficile aussitôt que l'on m'a appris à manier le pantin. Autrefois oui, j'ai eu peur et n'ai pas osé commettre le meurtre même avec un danger menaçant et ma vie et celle de ma tendre mère. Quant à ma descendance ... celle que j'ai déjà me suffisant amplement, je grimaçais, moqueur, communiquant silencieusement l'impact misérable de sa pique.

    Son chien, lui, semblait tout aussi entêté que son maître, engageant Shinigami au combat singulier. Shinigami et Kuraimaru étaient, en quelques sortes, deux outils nous appartenant à Ban et à moi, mais un facteur décisif faisait pencher la balance pour mon squelette armé; le chien combattait seul et donc avec une puissance divisée, tandis que je maniais toujours d'une main de maître ce compagnon d'armes avec qui j'ai tant partagé d'affrontements excitants. Frénétiques. Je devais tout de même avouer que la bête était agile, et sa carrure lui permettait de repousser quelques assauts mais je mentirais si je disais que je ne m'y attendais pas. J'ai vu ce fauve à l'oeuvre et il n'a rien d'un bâtard, ce sac-à-puces était entraîné. Alors j'avais déjà pensé le laisser porter quelques coups, le mettre en confiance pour que sa hargne ne faiblisse pas. Décalant subtilement le Roi des Morts pour esquiver une offensive du chien, il lâchait sa hache pour en étendre légèrement la portée, outrepassant la limite du corps à corps d'un chouïa, la maniant en l'air grâce à la chaîne d'or reliant le bras du pantin au manche de son arme de prédilection. D'un mouvement sec, il abattait la lame sur l'animal, comptant sur la spontanéité de l'action pour surprendre l'adversaire.

    *Le sceau ne tiendra pas plus longtemps ... * pensais-je, connaissant les détails de mon sceau maudit. Celui-ci m'avait été d'une très grande aide aujourd'hui, et bien que sa consommation en chakra avait eu un coût considérable sur mes réserves déjà affaiblies, je peux dire qu'elle a valu le coup. Je devrais peut-être songer à affiner mes connaissances en Fuinjutsu, puisque ça ne servait à priori pas qu'à ranger un pantin dans un parchemin, comme la plupart de mes compères ont l'habitude de faire.

    Ban se débattra, c'est sûr. Il ne laissera pas son chien se faire massacrer impunément, même après avoir fait une si mauvaise chute. Chute qu'il s'était pourtant donné la peine de faire pour que son compagnon puisse s'évader. Son sacrifice aura t-il été vain ? Si la hache pénètre sa chair avec une telle violence, sans doutes. Mais ces êtres avaient été d'une ressource incroyable depuis notre rencontre, ils n'ont pas arrêté de m'impressionner et même abattus, je me méfie d'eux. Son fils et son propre chien devraient être loin maintenant; s'ils reviennent un jour nous causer du trouble je me ferais une joie de les éliminer moi-même. Un peu plus loin, la boue reprenait vie. Heureusement, le duel avec le canin sera vite expédié, je ne voudrais pas me retrouver acculé par ces deux gêneurs lorsque l'homme-bête que je veux occire pointera le bout de son museau. Furtivement, je gardais un oeil sur le corps d'Isamu proche du double de boue, il me serait peut-être utile si les choses tournaient en ma défaveur.

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