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The sea guides souls [Genkishi]

Omura Naminé
Omura Naminé
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Omura Naminé


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The sea guides souls

Après l'intégration de Naminé dans une équipe, après son combat contre l'équipe d'Haruka-sensei et donc après sa rencontre avec Minato-kun, Naminé ressentie le besoin d'être seule et de quitter quelques temps l'agitation du village pour se recentrer.
Beaucoup de chose lui était arrivée récemment, elle avait rencontré des gens extraordinaires et qui l'avait beaucoup aidé! Elle commençait à comprendre pourquoi les notions de clan et de village étaient importantes aux yeux des autres, elle voyait en quoi cela valait la peine de se battre.
Chaque personne nouvellement rencontrées étaient différentes et avaient permis à Naminé d'en apprendre plus sur le monde qui l'entourait. Elle se rappelait des yeux de Minato, son expression face au destin des ninjas qu'il pensait tout tracé, de Zenjuro et son rhum, de son sensei et de son clan. Chacun avait une raison particulière de se battre, bien qu'elle ne savait pas tout sur ces individus, Naminé commençait à comprendre pourquoi elle voulait les protéger.

Le soleil se levait à peine ce jour-là, un jour libre, aucun entraînement et aucune obligation particulière ne l'attendait. Elle se leva malgré tout assez tôt pour quitter le domaine tranquillement sans croiser personne.
Elle aspirait à être tranquille, elle se dépêcha de déjeuner et de se préparer, elle enfila sa robe blanche et ses sandales qu'elle avait du abandonner durant les entraînements et combats diverses car ce n'est pas une tenue recommandée en cas d'action. Elle prit son calepin qu'elle n'avait pas touché depuis quelques temps déjà et sortit du domaine Omura pour se rendre à la plage.
Elle allait profiter du soleil levant pour dessiner et écouter le bruit des vagues en sentant l'air iodé. En cette période peu de monde se rendait sur la plage car il y faisait frais le matin, c'est pour cette raison que Naminé enfila quand même son kimono a l'effigie du clan Omura avant de partir.

Une fois sur la plage, la jeune fille s'assit sur un rocher poli par la mer, suffisamment plat et légèrement incliné pour avoir une position parfaite. Elle ramena ses genoux vers elle et posa sur ceux-ci son calepin. Alors qu'elle pensait dessiner ce jour-là les choses qui lui venaient en tête elle se contenta de dessiner un lever de soleil. Un simple dessin en noir et blanc qu'elle mettrait sans doute à la poubelle plus tard.
Alors que son crayon dansait sur la feuille encore vierge, ses pensées s'égarèrent : et si elle ne parvenait pas à réussir l'examen, si elle décevait son clan ? Elle se savait faible et elle savait également que dans son équipe elle était un poids mais elle espérait sincèrement progresser, la bonne volonté était-elle cependant suffisante ? Qu'est-ce qu'il lui manquait pour être un bon ninja ? Alors que cette dernière question la fit s'arrêter net, elle leva les yeux de sa feuille et observa l'horizon.
Ses cheveux suivaient les mouvements du vents et se rabattaient devant ses yeux, l'embrun avait déjà fait son œuvre ainsi quelques uns de ses cheveux formaient des boucles, elle était parfaitement décoiffée, elle sentait son visage tiraillait par le sel mais elle ne voulut pas bouger.

Perdue dans ses pensées, elle mit un certain temps à voir une masse noirâtre sur le bord de l'eau entourait par des débris de bois. Elle se releva précipitamment et observa autour d'elle. Il ne semblait y avoir personne et donc personne ne pouvait aider la personne visiblement échouée sur la plage.
Naminé hésita un moment, et si c'était un ennemi ?
Cette pensée la quitta aussitôt car ses convictions l'obligeaient à agir peu importe le camp de la personne à soigner. Après tout avons-nous réellement besoin d'une raison pour aider quelqu'un ? Elle se précipita alors vers l'inconnu. Arrivée à sa hauteur, elle se rendit compte que c'était un homme, visiblement d'un certain âge et blessé ! Sa carrure était impressionnante et Naminé rencontra toute la peine du monde pour le passer sur la dos et ainsi vérifier son état de santé, elle se débattit durant un moment avec la carcasse de l'homme en question. Heureusement qu'elle ne due pas le traîner plus loin, qu'il était suffisamment loin des vagues et de l'eau pour ne pas être emporté de nouveau car dans ce cas Naminé n'aurait jamais pu le faire, il était bien trop imposant et lourd pour sa silhouette maigrichonne et frêle.
Une fois allongée sur le dos, la jeune fille pratiqua les gestes de premier secours qu'on lui avait enseigné à l'académie mais aussi au sein de son clan.
Elle utilisa sa technique d'Iroujutsu pour établir un diagnostic : elle concentra son chakra entre ses mains pour faire apparaître une boule blanche, elle concentra son analyse au niveau du torse de l'homme, elle pensa immédiatement à une noyade et il fallait donc enlever l'eau des poumons. Il avait quelques blessures sur le corps mais rien de mortel, ni d'hémorragique.
Naminé se concentra pour la phase suivante, le compression thoracique et bouche à bouche, l'homme étant inconscient, elle devait l'aider a évacuer l'eau dans ses poumons avant qu'il ne meurt. Elle positionna ses petites mains jointes contre la cage thoracique de l'inconnu et bloqua ses coudes. Elle appuya de toute ses forces 30 fois et enchaîna avec 2 insufflation. Le travail de réanimation était pointu et surtout épuisant, Naminé savait qu'elle devrait recommencer jusqu'à ce qu'il reprenne conscience.

" - Allez Monsieur, ne mourrez pas ! "

Toutes les pensées de Naminé étaient dorénavant rassemblées en un point, la guérison du grand Monsieur. Elle ne le connaissait pas et ne savait même pas comment il s'était retrouvé sur cette plage mais elle savait qu'elle devait agir vite.
Étrangement le bruit des vagues s'étaient évanouis dans ses oreilles, elle n'était plus aussi tourmenté qu'en arrivant. Elle allait le réanimer et ensuite s'occuper des blessures superficiels puis elle comptait bien l’interrogeait car sa curiosité avait été piqué.

Halloween
Qui est-ce?
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Kisho Genkishi
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Kisho Genkishi


❝Naminé x Genkishi

    ♡ The sea guides souls


« Huss le débile, tu viens avec moi, une voix lourde m’interpelle. Le vieux veut que t’apprennes à pêcher, donc on part tout de suite. »

Dire que je viens à peine de rentrer au fortin après une dure journée de labeur… Ce n’est pas facile tous les jours d’être le dernier arrivé au clan Kisho, je vous le dis. Dire que je suis pourtant le numéro trois hiérarchiquement… Bah, je vais avouer avoir été chanceux pour le coup. Si Benkei n’avait jamais voulu de moi pour l’épauler et la seconder quoi qu’elle fasse, je ne serais probablement que de la chair à canon, un tank qu’on envoie pour fracasser les lignes ennemies. Certainement pas un Caporal… sans vraiment beaucoup de responsabilités, quand on y repense. D’un côté, je ne vais pas m’en plaindre. J’ai une sainte horreur des responsabilités vis-à-vis des autres depuis que j’ai… merdé. C’est le mot. Ouais… Un sacré moment que j’ai passé. Une sombre époque. Une sale histoire.
Exténué, je me hâte pourtant de rejoindre Zaraki. Il est beaucoup plus petit que moi (en même temps, qui ne l’est pas…) et maigrelet, mais j’ai entendu dire qu’il a toujours été considéré comme une boule de nerfs. En gros, on n’a pas intérêt à l’emmerder parce qu’il se démerde plutôt bien… En un sens, ça se voit. Je veux dire, il a toujours son katana avec lui et il n’hésite pas à s’en servir contre nous, même si ce n’est que pour nous intimider. Et puis, il est cent pourcents clanique le gaillard, pas comme moi. Typiquement, et par définition, je suis le bâtard Kisho. Je n’ai ni le sang, ni le luxe de l’alliance avec quiconque descendant de Tetsuo. Aussi je me plie simplement aux ordres.

« Réfléchir, c’est déjà désobéir… Je marmonne pour moi-même alors que j’arrive à sa hauteur. »

Gabarit oblige, je le regarde de haut. Littéralement. Lui, il fait ce fameux bruit entre ses dents et me toise le plus férocement possible. Penaud et un peu bêta, je hausse les épaules alors qu’il me donne tout le matériel nécessaire pour partir ; et à en juger la gueule des sacs, je devine facilement qu’on ne va pas juste aller au lac du clan. Oulah non. A vue de nez, je dirais qu’on s’apprête à partir quelques semaines. Sérieusement ? Tout ça juste pour que j’apprenne à pêcher ? J’ai du mal à comprendre où le vieil alcoolique veut en venir, mais soit. J’accepte. Ai-je vraiment le choix de toute façon ?
Non, bien sûr que non. Sans pour autant me lamenter ou me plaindre, j’agis en bonne mule de service et prends tout sur mon épaule pendant que le bretteur a pour seule charge son ego et son orgueil. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que le voyage va être long. Très long. Trop. Putain. De. Long. Certes, je suis certainement le membre du clan le moins loquace mais… J’ai comme l’impression qu’il ne m’aime pas des masses. Comme si j’avais fait quelque chose de mal en me faisant recruter par le chef. Ou alors… Est-ce qu’il serait jaloux de ma « proximité » avec Benkei et Kaede ? Je roule des yeux et secoue la tête à cette pensée : impossible. Cela ne ferait aucun sens. Après tout, je ne suis que leur garde du corps, leur chien de garde, leur armoire à glace. Rien de plus.

Comme deviné, le voyage se fait sans une bribe de parole. Genre vraiment rien. Des fois je suis tenté de vouloir l’ouvrir, puis je sens son hostilité. Alors je me ravise ; il est inutile de rendre ce « camping bucolique » plus désagréable et tendu qu’il ne l’est déjà. Il m’arrive néanmoins de soupirer, parfois, de temps en temps… Aussitôt ce son atteint les oreilles de mon « acolyte » qu’il me fusille du regard. C’est vraiment malsain. Même pour moi. Et pourtant, les kamis m’en soient témoins, j’en ai vu des choses !
Bref, ce voyage dure quelques jours quand même. Chaque soir, c’est la même misère : il utilise les rations et le rab qu’il a dû obtenir du dirigeant pendant que moi je dois chasser. Bah, ça m’arrange : plus loin de lui je suis, mieux je me porte. En plus, cela me permet de me défouler un peu en éclatant les mâchoires des gibiers qui passent par là. Je me suis aussi fait quelques amis lapins… Mais je n’ai pas pu les garder, je me doutais qu’il aurait voulu les dévorer. Et ça, je refuse. Qu’on bouffe un loup, un cerf, un sanglier… Je veux bien. Mais pas les lapins. Ils sont trop faibles et mignons pour ça. Si inoffensifs, si craintifs… C’est un peu comme devoir tuer des gosses : je ne le ferai que si vraiment c’est nécessaire et qu’on me menace de me déchirer la panse si je n’exécute pas l’ordre. Je suis peut-être un peu trop paternaliste, dans le fond…

Enfin nous sommes arrivés ! Et ça se ressent facilement : l’air est beaucoup plus humide et irrite ma peau. Je ne suis définitivement pas habitué au climat salé de la mer. D’ailleurs, est-ce que j’y ai seulement passé quelques semaines, pour me relaxer et prendre des vacances ? J’en doute fortement. Je crois me souvenir y être allé pour une mission à l’époque où j’étais encore dans l’ANVIL, cette armée privée du démon, mais autrement… Non. En tout cas, j’en garde quelques bons souvenirs malgré tout : nous avions simplement dû établir quelques avants-postes et bouter les résistants de là. Le but final était d’y bâtir un fortin militaire, mais est-ce que cela avait abouti, ça… j’en n’ai aucune foutue idée, même maintenant.
Mais maintenant que nous sommes arrivés, je ressens aisément que Zaraki est plus détendu, comme dans son élément. Et si la pêche était vraiment son truc, finalement ? C’est vrai qu’on ne dirait pas comme ça, mais je me souviens de quelques repas partagés avec lui où il n’hésitait pas à montrer son amour franc pour les poissons et les fruits de mer. Cela pourrait donc faire sens, à présent. Comme pour vérifier mes pensées, je me mets à sa hauteur et laisse tomber tout notre merdier à mes pieds avant de risquer un regard en coin vers lui ; ses yeux pétillent d’illumination alors que ses mains tremblotent comme un enfant tout excité face à un cadeau. Je m’autorise alors à un sourire franc, mêlé de mélancolie et de douceur : le sabreur semble avoir gardé une certaine part de son âme d’enfant, après tout.

« On va déjà t’apprendre les bases… Surtout qu’avec la taille de tes paluches et vu comment t’as l’air dégourdi, je doute que t’y arrives du premier coup. »

Évidemment qu’il me rabaisse : il est dans son élément et est le maître incontesté de la pêche. Aussi je m’assois à ses côtés et commence à le regarder avec attention, tentant de mémoriser la moindre de ses explications, toutes d’ailleurs ponctuées avec des gestes d’une dextérité déconcertante. Rapidement, il me tend un matériel « sur mesure » (comprendre quelque chose de trois fois plus gros que la normal) afin d’être sûr que je ne pète pas tout directement. Après de longues heures d’entraînement, je parviens enfin à camper ma ligne et à mettre l’appât à mon hameçon. Non content de gigoter, le truc est gluant et a tendance à s’échapper d’entre mes doigts ! Aussi je commence à gueuler tout ce que je sais, à m’énerver… jusqu’à ce que je sente sa main sur mon large dos. Là, il a l’air de m’envoyer des bonnes ondes, comme pour m’emplir d’une douce énergie. j’arque un sourcil et me concentre sur ma respiration pour me calmer : il me fait comprendre que si je reste aussi négatif, notre repas de ce soir va s’échapper. Et ça, ça me motive carrément. Je crève la dalle putain !
Finalement, après quelques entraînements au moulinet, il me fait signe de le suivre. Je m’exécute et il cherche un peu de monnaie dans ses poches qu’il tend à ce qui semble être un passeur. Je me contente de le regarder, quelque peu incrédule : il ne compte quand même pas nous faire aller en mer avec le vent qui souffle, hein ?
Ah bah si. Totalement. Cet homme est fou… J’affiche alors un sourire carnassier : il me plaît le gaillard ! J’aime vivre dangereusement et, qu’on se le dise : une vie sans aventure est ennuyant ! Nous prenons chacun notre embarcation (et même la plus importante des tailles est un poil trop étroite pour ma carrure) et voguons l’un )à côté de l’autre, au gré des vagues qui semblent être plus coriaces à mesure que le temps passe. Néanmoins, je n’y prête pas attention et commence à pêcher. Malheureusement, rien ne vient chez moi. De son côté, Zaraki a un sceau blindé de chez blindé. Je suis un peu jaloux, mais je comprends ; c’est un expert, je ne suis qu’un bleu.

Les heures passent et le temps se fait de plus en plus merdique. Le vent souffle de plus en plus fort et je sens ma barque qui tangue assez violemment. J’essuie secousse après secousse quand je remarque que mon compagnon n’est plus loin. Je regarde alors tout autour de moi : il est sacrément loin ce con ! Il semble gueuler, mais je n’entends rien ; le vent bloque sa voix et les remous sont incroyablement bruyants. Puissants. Si puissants qu’une vague ne tarde à s’écraser en plein sur ma face. Je manque de boire la tasse, heureusement que j’ai eu le réflexe in extremis de bloquer toute possibilité de respirer. Et là, c’est le début des emmerdes. Tout semble s’amplifier, ma chaloupe manque de se renverser à plusieurs reprises… Jusqu’à ce que ça soit la bonne. Là, je sais que c’est le début de la fin. Je bloque ma respiration aussi longtemps que possible et tente de me dégager, mais je suis bien trop large. D’un puissant coup de coude, je parviens à briser ma prison de bois alors que les torrents impétueux et courroucés n’ont de cesse de s’abattre sur moi.

Malheureusement pour moi, je sens que j’arrive bientôt au bout de mes propres limites ; j’ai besoin de respirer, sinon je vais crever. Ma vue se trouble également, le manque d’oxygène est beaucoup trop violent. Puis, comme une providence, je remarque une planche de bois suffisamment large pour accueillir mes bras musclés. Je l’attrape et tente de nous maintenir à la surface, profitant de ce court instant de « répit » pour reprendre ma respiration. Mais cela ne sera pas suffisant. Ça ne l’est jamais. Je sens mes forces me quitter petit à petit alors que je grimpe sur le bois flottant. Est-ce ce moment ? Celui que j’ai toujours attendu, en un sens ? Fumikô… Il semblerait que le destin souhaite nous réunir plus tôt que prévu. Toi qui m’avais pourtant toujours fait promettre de me battre pour toi, de vivre pour ta vie… Voilà que je te rejoins en un dernier soupir, couché comme une merde et perdu au beau milieu de l’océan…
J’ai le souffle coupé. Je sens mes poumons qui se remplissent d’eau salée au détriment de l’air qui nous est tant précieux. Ma vue semble aussi exilée. Mon corps est ankylosé, froid, comme paralysé. Je m’ouvre donc bel et bien au terme… et pour seule image de fin, l’histoire de ma vie. Une odeur sucrée me chatouille également les narines, comme pour me rappeler ton parfum, Fumikô, alors que tu t’occupais de Serena… Puis, dans un dernier élan, je te vois toi, justement, Serena. Petite tête blonde que j’ai toujours aimée de tout mon coeur… Pourtant, ton portrait reste flou, comme si mes yeux étaient plein de mes larmes. Ou peut-être est-ce simplement la mer qui me refuse même cette dernière volonté ? Enfin, je sens comme si on m’insufflait de nouveau la vie. Mais cela ne peut qu’être un rêve. Je te vois encore, Serena, à essayer de me sauver, à vouloir me faire repartir de bon. Perchée sur moi, tu essayes de toutes tes forces. Mais mon coeur ne semble pas repartir. De l’eau jaillit de mes lèvres, de ma bouche. Un goût ferreux accompagne cet ignoble saleur. Ma poitrine me fait mal et mon corps refuse de m’obéir. Serait-ce donc ça, le paradis ? Ou les Enfers, vu ce que j’ai pu commettre… Je tente de t’appeler, mais aucun son ne semble vouloir sortir de ma bouche.

« … Se… re… na... »

❝ we meet in dreams. ❞
made by MISS AMAZING.


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Merci Daisuke **

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Omura Naminé
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Omura Naminé


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The sea guides souls

Le grand monsieur finit par reprendre connaissance, Naminé eut le temps de s'écarter un peu au moment où il cracha l'eau qui engorgeait ses poumons. Le retour à la réalité lui sembla difficile et alors qu'il semblait chercher ses mots, il lança faiblement un nom : Serena. Qui était-ce ? Naminé n'en avait aucune idée, il existait sans doute une Serena en ce monde mais il ne s'agissait pas d'elle.
La jeune fille plaça ses mains sur le torse du monsieur pour ne pas qu'il s'agite davantage, bouger n'était pas conseillé après ce qu'il avait vécu, bien que ce dernier semble coriace Naminé préférait qu'il reste tranquille. Pour ce faire elle lança d'une voix rassurante:

- Ne bougez pas trop Monsieur, vous êtes encore faible et blessé. Laissez-moi vous aider.

Naminé concentra son chakra dans ses mains, lumière bleuté en jaillie signe qu'elle avait réussi à concentrer suffisamment de chakra dans ses mains.

- Shosen !

Elle passa délicatement ses mains sur les multiples coupures du corps du grand monsieur, elle resta concentrée sur sa tâche pour ne pas perdre le chakra qu'elle avait concentré. Ainsi elle continua durant quelques minutes, les entailles n'étant pas profondes, elles se refermèrent rapidement.
Lorsqu'elle eut finit, elle soupira d'un air soulagé et se tourna de nouveau vers le visage du grand monsieur. Il semblait vraiment affaibli par la bataille qu'il avait mené dans l'eau et pour cause, c'était déjà un miracle qu'il soit encore en vie. Il était rare de repêcher des corps ainsi échoué sur la plage, d'habitude on y croise plutôt des méduses. La plage était vide de toute vie en cette matinée, Naminé pensa alors que le Monsieur avait eu de la chance qu'elle se décide à venir dessiner ici aujourd'hui sinon il serait probablement mort, comme quoi le destin faisait parfois bien les choses.

Maintenant qu'il était de nouveau sur pied, Naminé passa son bras derrière la tête du monsieur et tenta de le redresser légèrement, d'une part pour qu'il puisse reprendre correctement sa respiration, et d'autre part parce qu'elle souhaitait le voir de plus près. La jeune fille était une curieuse et l'histoire de cet homme sembla l'intriguer tout à coup.
Alors qu'elle peina à le relever, elle finit par trouver une position adéquate en posant la tête du monsieur sur ses genoux. Ainsi il pouvait la voir et elle aussi sans que cela ne manque de briser un os à la jeune fille.
Les pensées du grand monsieur semblaient cependant encore troublées, alors qu'il continuait d'appeler une certaine Serena, Naminé aperçut une larme couler sur les joues de l'homme échoué. Elle ne savait pas ce que cela signifiait, elle ne savait pas non plus ce qui le rendait si triste mais en voyant cela le cœur de la jeune fille se serra. Naminé était une personne très empathique et le fait de voir quelqu'un pleurer ne la laissait pas indifférente. Ce dont la jeune fille était persuadée c'est qu'il devait la prendre pour quelqu'un d'autre, peut-être la Serena en question d'ailleurs. Elle jugea alors nécessaire de se présenter.

- Je ne sais pas qui est Serena, monsieur. Je m'appelle Omura Naminé, je suis une genin du village d'Uzu ! Mais ne vous inquiétez pas vous êtes sauf et en sécurité.

Elle prit un ton rassurant et doux comme elle savait si bien le faire. Naminé aimait apprivoiser des personnes brisées, elle repensa alors à Minato puis elle tourna son regard vers l'homme. Elle lui fit son plus beau sourire, elle espérait qu'il reprendrait vite ses esprits. Avec douceur, elle effleura la larme qui avait perlé sur la joue du vieux monsieur et l'effaça, elle n'aimait pas voir les gens tristes. Du haut de ses 13 petites années, elle estimait déjà avoir assez vu de tragédie, elle en avait assez du chagrin. Elle préférait largement voir des sourires sur les lèvres de ses interlocuteurs, bien que les sourires pouvaient cacher de grandes peines.
La douleur et la tristesse étaient souvent de mèches, elle se demanda alors si l'homme pleurait parce qu'il avait eu mal, ou peut-être parce qu'il était vivant ? Il renaquit par l'eau, c'est le principe même du baptême. Bien que cette notion de « baptême » prenne plus le sens de noyade dans son cas, il semblerait que le grand monsieur avait immergé de l'eau et qu'il en avait ramené quelque chose avec lui. Une chose qui le rendait triste mais qu'il se devait d'affronter.

La mer avait cette faculté à éveiller en nous des souvenirs lointains, souvent elle rouvrait des plaies que l'on pensait fermées. Elle nous forçait à l'introspection, le son des vagues berces notre imagination et éveille en nous de vieux démons. Serena était-il un démon de l'homme échoué ? Faisait-elle partie d'un passé décadent ou d'un présent trop pesant ? Naminé n'en savait rien, elle n'aurait peut-être pas la réponse. Ce qu'elle savait c'est qu'elle venait de sauver quelqu'un, que ce quelqu'un avait échoué ici avec ses problèmes et visiblement ses propres plaies.
Le destin est étrange n'est-ce pas ? Alors qu'elle venait ici pour oublier un peu le monde ninja, l'examen, l'équipe, le village, le clan...elle se retrouvait a contempler un homme, qu'elle avait sauvé et maintenant qui semblait en proie à des choses contre lesquelles elle ne pouvait rien. La tranquillité avait été de courte durée, mais c'est l'avenir auquel elle se destinait, elle voulait aider les autres, quoi qu'il en coûte.

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Kisho Genkishi
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❝Naminé x Genkishi

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Mon esprit est embrumé, comme si une force étrangère me forçait à rester bloqué sur quelques détails de ma vie. Pourtant, je sens le souffle qui s’instille en moi, qui gonfle mes parois. La pression sur ma cage thoracique est moindre, et pourtant je la sens encore. Comme un être chétif qui tente de briser les barreaux de sa prison, comme un ingénu qui se frotte au plafond de verre. L’oiseau veut prendre son envol, mais pourtant ses ailes ne sont pas encore assez formées, assez solides. Puis la vie semble s’insuffler à nouveau, comme un second souffle, une renaissance. Une nouvelle ère s’empare des affres de son existence… Pourtant, il se sent mal.
Mal ? Mal de continuer de voir ces images troublées et oscillant entre deux univers, entre deux réalités. Finalement, suis-je réellement mort ? Si c’était le cas, je ne souffrirais pas autant. Mais d’un autre côté… Je vois et sens quelque chose qui ne me serait accessible qu’une fois ouvert au terme. Serena… Pourquoi là, maintenant ? Vous ai-je enfin rejoint ? Dis-le moi. Réponds-moi. Libère-moi ! Pourquoi souffre-je autant ? Mon coeur me fait mal. Tout mon corps semble engourdi, je n’arrive plus du tout à me mouvoir. Mon for intérieur crie au secours tandis que je sens une certaine amertume, si ce n’est pas toute ma haine, me prendre aux tripes pour enfin s’écouler en un puissant jet à la commissure de mes lèvres. C’est étrange, quand même. La colère ne devrait pas avoir de goût, n’est-ce pas ? Et pourtant… Et pourtant ! Tout ce sel, tout ce fer… Cela n’est pas sans me rappeler quelque chose de regrettable, et pourtant bien réel ; le sang. Je n’ai pas l’impression qu’il est abondant, mais… il est bien là. Véritable ancre de ma vie. Est-ce que je me sens néanmoins vivant ?
Je ne saurai le dire.

Je tousse encore alors que tu mets tes petites mimines sur moi, Serena. Pourquoi ? M’empêcherais-tu de tomber, de vaciller ? Je n’ai plus la force de tenir, tu le sais. Tu le vois. Tu le sens, même. Je ne suis plus qu’un poids mort, tout juste capable de me raccrocher à mes maigres souvenirs dans un éternel soupir. Je vois tes lèvres bouger, ma chérie. Que dis-tu ? Je ne comprends pas… Tu devrais parler plus fort ; c’est que ton vieux père commence à devenir sourd avec tout ce qu’il a pu vivre. Ah… Je perçois le son de ta voix. Des vibrations, puis des bribes de phrase. Des morceaux aussi éparses qu’a pu l’être ta propre existence par ma faute. Tu me dis de ne pas bouger, c’est ça ? Oui, tu as raison ; je suis faible. Blessé dans mon orgueil d’homme, dans ma fierté de soldat. Il y a de ces blessures qui jamais ne pourront se refermer ; mon coeur en est la preuve ultime. Jamais je ne pourrai me pardonner de n’avoir su veiller sur toi, sur ton frère, sur ta mère. Sur notre famille. Sur mes amours.
Jamais.
Mes yeux commencent à me piquer. Encore une fois. Mes joues me chatouillent, comme si quelque chose roulait inlassablement dessus, avec pour point de départ mes yeux. Des larmes ? Boh, plus rien ne peut me choquer maintenant. Ne suis-je pas censé ne pas être en ta compagnie ? Je ne devrais pas avoir le droit de t’accabler encore avec ma stupidité et mes lacunes latentes. Tu ne devrais pas avoir à t’occuper de moi. Ceci a toujours été supposé être mon rôle. Hélas, j’ai lamentablement failli à l’ultime mission de ma vie.
Sauras-tu seulement me pardonner un jour, Serena ? Même si tu n’en es pas capable, fais-moi au moins cette promesse, je t’en conjure : ne laisse jamais ce sourire juvénile quitte ta bouille d’ange. Ne laisse jamais personne t’enlever une fois de plus tes rêves et ambitions. Ne laisse plus jamais quiconque t’ôter quoi que ce soit, quitte à ce que tu doives m’oublier.
Je t’aime et t’aimerai toujours.

Je vois une lumière légèrement bleutée… Est-ce celle dont tout le monde parle dans les légendes entourant le Shinigami ? Est-ce bien ce à quoi je dois m’accrocher pour définitivement te rejoindre, Serena ? Douloureusement, je tente de bouger les yeux, d’abaisser mon regard afin de mieux voir cette lumière qui gravite autour de tes mains. C’est donc mon ultime appel… C’est quand même marrant. Moi qui n’ai connu que la guère et le sang, voilà que je me sens bien. Apaisé. Et ce, malgré mes membres ankylosé et mon corps meurtri. Je commence même à sentir des liaisons cutanées qui disparaissent au fur et à mesure que la lumière me parcourt et m’enveloppe.
Je me sens détendu, autant que je n’ai jamais pu l’être auparavant. Le linceul bleuté qui me couvre s’estompe petit à petit alors que le mal continue de perler sur mes joues râpeuses. Néanmoins, tu continues de t’occuper de moi, comme si tu ne voulais pas me lâcher, me quitter. Pourquoi ? Je ne comprends pas ; je suis pourtant sur le point de te rejoindre. Nous le savons. Mais grâce à ton aide et ta force d’enfant, mon buste se redresse largement. Je crois que mon coeur va faire exploser sa cage osseuse pour laisser encore un peu plus de place à l’air. L’air… Ou mes peines. Mes chagrins. Mes regrets. Mes remords. Et même si tout cela pèse sur mes épaules, tu trouves encore le moyen de me redresser. D’essayer, en tout cas. Et quelle force de caractère ! Malgré ton vieux père qui s’écroule sur toi, tu parviens à mettre ma tête sur mes genoux avant d’essuyer une de mes larmes, comme si cela allait effacer mon désespoir.
Mes lèvres s’ouvrent encore une fois, formulant les mêmes syllabes que depuis que je te vois : ton doux prénom empli d’amour et de sérénité. Pourtant, tu ne sembles pas me répondre. Ou alors je ne suis plus capable de t’entendre. J’ai comme l’impression que nous nous éloignons à mesure que le « temps passe » (comme si c’était seulement possible en de telles circonstances). Et pourtant, ta bouche continue de se mouvoir. De nouveaux sons me parviennent à mes oreilles alors que les vagues constituent la nouvelle berceuse de ma vie. Doucement mais sûrement, je m’accoutume et m’habitue à cette nouvelle sensation de bien être. Même si je ne suis probablement plus qu’une forme onirique, je tente de sortir de cette prison ankylosée et engourdie. Puis ta douceur se mêle au tumulte gentillet de la mer. Aussi bizarre que cela puisse paraître, je souris. Je suis heureux de t’avoir de nouveau rencontrée. Hélas, mes pleurs ne s’estompent guère alors que tu me parles d’Uzu. Serait-ce donc ça, le paradis ? De mon vivant, je t’aurais corrigée. Mais là… Je ne peux plus me permettre de douter.

« Se… re… na… Uzu, hein… Genki… à Uzu, je souffle alors que mes lourdes paupières tombent petit à petit pour enfin recouvrir mes yeux. Puis j'ai comme l'effet d'un électrochoc, comme si mon coeur s'était tout à coup décidé à repartir. Naminé... ? Je me questionne en tentant, douloureusement et difficilement, de me redresser, incrédule et désabusé. »

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Il semblait que l'homme en question avait l'air d'avoir du mal à se tirer de ses propres pensées. Naminé avait réussi à guérir les blessures du corps mais visiblement il en était différent pour les blessures psychiques. C'est un aspect de la santé que la jeune fille ne connaissait pas vraiment, depuis jeune, et comme tous les Omura, elle a appris à utiliser l'Iroujutsu et l'Hidden Omura pour soigner ses semblables. On ne lui parlait pourtant que de soin « physiques », aucun hidden, aucun ninjutsu ne pouvait affecter la santé mentale des personnes. Peut-être quelques Genjutsu mais cela ne permettait pas de soigner le « patient ». L'âme humaine est vaste et on en sait peu de chose, ainsi Naminé pouvait observer de ses yeux que le mental empêche le corps de se remettre.
Le grand Monsieur, bien que débarrassait de l'eau dans ses poumons et des égratignures, restait dans une sorte de demi-coma, il alternait entre phase consciente et inconsciente.
Ainsi il appelait une certaine Serena, mais il comprit qu'il était au village d'Uzu. Il marmonna son nom, Naminé avait du avancer son oreille près de la bouche du monsieur pour le comprendre. D'après ses dires, il se nommait Genki, un nom qui hélas ne dit absolument rien à la jeune fille. Il n'était pas vêtu de vêtement spéciaux ce qui n'indiquait pas son rang ou village, il ne semblait pas Uzujin étant donné que lui-même s'étonna d'être à Uzu.

Alors qu'elle commençait à faire des déductions et que de nouvelles questions jaillissaient dans sa tête, Genki tenta de se redresser, sans doute pour faire face à Naminé mais cette dernière ne pouvait pas le laisser faire. Enfin, elle tenta de l'en empêcher car au vu de la carrure du grand monsieur, elle n'aurait pas pu l'empêcher de faire grand chose en soi.
Elle ressera son étreinte au niveau du torse du monsieur alors qu'elle tentait de remettre la tête de celui-ci sur ses genoux, pour se faire elle accompagna son geste de quelques mots, toujours aussi gentils et doux pour ne pas effrayer cet homme visiblement très perturbé.

- Non Monsieur Genki, restez encore allongé je vous prie. Je vous le répète, tout va bien, vous êtes à Uzushio et je m'appelle Naminé. Vous vous êtes noyés mais vous ne risquez plus rien.

La première consigne dans ce genre de cas c'est d'essayer de rassurer le noyé en lui rappelant les faits. Au réveil, et surtout après une lutte acharnée aquatique, le cerveau est encore en alerte et de ce fait, les souvenirs récents mettent plus de temps à ressurgir. Genki n'allait pas tarder à se rappeler ce qui lui était arrivé, il allait comprendre que Naminé n'était pas Serena et que celle-ci l'avait sauvé. La jeune fille ne s'inquiétait pas réellement de la réaction du grand monsieur, après tout elle ne lui avait rien fais de mal et de plus elle l'avait aidé. En revanche elle se demandait qui pouvait être Serena et pourquoi penser à elle faisait pleurer un monsieur aussi grand que lui.
La taille n'est pas en corrélation avec le degrès d'affection dont un homme est capable certes mais au vu de la carrure de Genki, de l'état de ses muscles, ses mains et son âge, elle en déduit assez rapidement qu'il savait se battre ou qu'il se battait autrefois, le fait de se battre endurcie les hommes. C'était peut-être un jugement un peu hâtif envers quelqu'un qu'elle ne connaissait pas mais c'est ce qu'on lui avait appris dans son clan, il faut établir un diagnostique rapidement si l'on veut espérer sauver quelqu'un, et c'est exactement ce que la petite Naminé était en train de faire sur le grand monsieur.

Naminé attendit un moment avant de décidé qu'il était possible pour Genki de pouvoir se redresser et ainsi reprendre connaissance du monde qui l'entourait. Elle se releva également et alors elle essuya le sable qu'il y avait sur ses genoux et sa robe. Elle se plaça à une distance raisonnable du grand monsieur, elle n'était pas d'un naturel méfiant mais elle n'était pas stupide non plus. Un seul coup de cet homme suffirait certainement à la briser.  
Elle plaça une de ses mèches de cheveux en souriant en direction de son interlocuteur et en profita pour lâcher quelques mots agréables :

- Je suis contente que vous alliez bien, Monsieur Genki c'est ça ?

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❝Naminé x Genkishi

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Tout est flou. Mon conscient comme mon inconscient. C’est comme si de vieux rêvent essayaient de figer ma propre réalité alors que je demeure dans un plan réel de l’existence. Était-ce ce qu’on appelle une « expérience de mort imminente » ? Non, je souffre trop physiquement pour que ça soit le cas. Un demi-coma, dans ce cas ? Mais pourquoi… Je ne comprends pas. J’ai l’impression de ne pas me souvenir de ce qu’il s’est passé les dernières heures. Et cette vue… Aussi floue que mes souvenirs. Je ne parlerai même pas de mon ouïe qui me joue des tours. La seule chose sur laquelle je peux me fier est mon odorat. Un doux mélange de sel et de fruits emplit mes narines à mesure que l’air vient remplir mes poumons, alimentant tout mon être.
Si pendant un moment (combien de temps, d’ailleurs… je suis incapable de le dire) j’ai pu penser être à tes côtés, Serena, je me rends peu à peu compte de l’environnement qui m’entoure. Je suis bien loin d’être dorloté par ma fille chérie. Mais qui est-ce ? J’ai cru entendre Naminé mais… Rien n’est moins sûr. Uzu, hein ? Même moi je n’arrive pas concevoir être sur cette plage ; voilà pourquoi je pense à un rêve éveillé.

La douleur passe petit à petit. Les brûlures sur mon corps ne me font plus que de légers picotements et mon corps semble pouvoir se mouvoir peu à peu… Mais c’est sans compter cette présence qui semble assez réticente à l’idée. L’ombre que je perçois me semble frêle et menue, sans pour autant en être certain. Comme un petit bout de chou pareil pourrait contenir un géant de plus de deux mètres, hein ? Impossible. Mais après avoir vu combien elle a insisté pour que je ne bouge pas, j’ai fini par me résigner. Je lui obéis, en vieux soldat que je suis, et me tiens tranquille. Mes yeux papillonnent afin de s’acclimater au soleil et à la lumière dans laquelle nous baignons. Je recommence l’opération plusieurs afin d’avoir une meilleure perception de ce qui m’entoure. Puis je tente à nouveau de me redresser ; les doigts zinzolins restent sur mon torse endolori, me faisant comprendre qu’il n’est pas encore temps pour moi de faire quoi que ce soit.
Reptilien, je soupire en considérant ma condition. Quelle triste constat. Moi qui suis pourtant si solide et endurant, me voilà restreint par… une gamine ? J’arque difficilement un sourcil : c’est quoi ce bordel ? Le soleil se trouve derrière moi, aussi je peux enfin voir qui est ma bienfaitrice… Ouais, on va l’appeler comme ça. Une petite tête plombe me surplombe, la curiosité rognant son regard. Sérieusement, Uzu ? Par tous les kamis, comment j’ai fait mon compte cette fois ?! Je fronce les sourcils et elle peut facilement juger combien je lutte mentalement. Déjà bien loin d’être un génie, contrairement à Benkei, là je crois même avoir régressé. Un vrai débile, putain.

« Rester allongé… Je répète d’une voix encore enrouée. Ma gorge me fait mal et je sens encore ce maudit goût ferreux au fond de celle-ci. Le sel m’a également détruit les lèvres (chose que je ne comprends toujours pas) et je sens le sable qui me gratte partout dans mes vêtements. Monsieur Genki… A Uzushio… Je continue de répéter. Naminé ? Je demande à nouveau. Je hoche la tête un peu dans tous les sens, probablement au grand dam de celle dont les genoux supportent ma bêtise, persuadé que cela allait m’aider… Cela ne m’aide pas. Au contraire, ça doit même aggraver mon état, j’ai l’impression d’avoir la gueule prise dans un étau. Je finis néanmoins par me stabiliser avant de la pencher pour pouvoir cracher un hideux mélanger ensanglanté. En plein dans le sable. Je me suis noyé… je réalise enfin. Hein ?! Ma voix aurait pu réveiller les cadavres alentours, mais elle est encore bien trop faible. Qu’est-ce j’ai branlé putain, je continue de pester et de m’engueuler moi-même. J’risque plus rien… Enième soupire. T’ma sauveuse ? »

Donc, si je récapitule : je m’appelle Monsieur Genki. Je suis à Uzu. J’ai failli me noyer. Une gosse prénommée Naminé tient ma tête sur ses genoux et fait tout pour m’empêcher de bouger. J’en suis incapable, de toute façon. UNE BELLE JOURNÉE EN PERSPECTIVE, CA ! Enfin, j’observe le ciel, puis ses yeux. Puis le ciel. Puis ses yeux. A tour de rôle. Je dois probablement avoir l’air sacrément con en agissant comme ça… Ainsi soit-il. Est-ce que je peux faire autre chose, de toute façon ? Entre tout mon être qui me fait un mal de chien, mes bras qui sont littéralement en train de me dire merde et la fillette qui REFUSE que je bouge…
Nouveau soupire. Qu’est-ce que j’ai bien pu faire aux grands dieux, je vous le demande. Probablement une cible que je n’aurais pas dû toucher… Une connerie du karma, quoi. Enfin, passons. J’ai beau gueuler dans ma tête, essayer de me mélanger (littéralement ; à ceux qui jugent : crevez en Enfer) les méninges, rien n’y fait. Sans parler de mes éternels soupirs. Ah ça, pour ça, il y en a du monde ! Mais pour le reste…

Je finis quand même par lever le bras. Histoire de juger moi-même combien j’ai pris cher pendant… « ça ». Force est de constater que je vaux guère mieux qu’un pot de fleur. Encore que… lui au moins, il sert à faire beau (question de point de vue, cela dit). Alors que moi, dans l’état actuel… Je ne suis qu’un poids. Un poids sur les genoux d’une certaine Naminé dont je ne connais foutrement rien. Sérieusement, c‘est frustrant. Je suis peut-être vieux par rapport à la moyenne d’âge mondiale, mais pas assez pour perdre autant la boule !
Tiens, parlons-en de l’Uzujin. Qu’est-ce qu’elle fout là, déjà ? Je sais, c’est moi l’intrus. Mais quand même. Bon, je lui en suis reconnaissant… j’imagine. Elle semble m’avoir sauvé. D’une noyade. Brrrr. Quelle mort affreuse. J’en frissonne rien que d’y penser (vous n’avez jamais goûté à la simulation de noyade, vous). Horrible. Vraiment. Et… En fait, elle me fait penser à une fleur. Sa candeur me traverse de part en part à chaque fois que je l’observe. Elle a l’air d’être l’innocence incarnée… Je jure que ça me choque, surtout quand je compare aux Kunoichi Kisho. . . Elles devraient en prendre de la graine, teh.

« Bien aller… c’vite dit. J’essaye de faire craquer mes bras, au final je me fais juste encore plus mal et je me mets à brailler et grogner. A peu près. Monsieur Genki ? J’arque de nouveau un sourcil. Nan… J’sais pas c’qui s’est passé, mais moi j’m’appelle Genkishi. Je hausse sensiblement les épaules. Bah, t’peux m’appeler comme t’veux t’façon… J’te dois au moins ça pour m’avoir sauvé, apparemment. Je tente de sourire, mais même ça me demande un effort surhumain. Je suis mal barré. Mais ouais, merci beaucoup p’tite Naminé, je lui suis officiellement reconnaissant. J’t’en dois une, et pas qu’un peu ! »

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L'homme reprenait enfin connaissance et il s'agitait comme un enfant voyant la lumière du jour pour la première fois, cela fit sourire la jeune fille. Elle était vraiment contente qu'il s'en soit sortie bien qu'elle ne sache pas grand chose de lui non plus. Il bougea lentement quelques uns de ses membres, il semblait encore sacrément dans les vapes mais ça résistance physique sembla lui permettre de s'en remettre quand même rapidement. Elle fut cependant choqué par la façon de s'exprimer du monsieur..."branlé", "putain"...elle n'avait pas l'habitude d'entendre des personnes s'exprimer de la sorte mais après tout elle n'avait pas à le juger!
En se redressant, le grand monsieur la remercia..."j't'en dois une", furent ces mots exact. Elle ne voyait pas trop ce que cela signifiait car elle l'avait aidé sans rien demander en échange, juste parce qu'elle trouvait cela normal.
Il se présenta également de manière plus officielle, son nom entier était donc Genkishi...Naminé préférait Genki...et vu qu'il lui laissa le choix elle allait continuer à l'appeler ainsi!
Il ne semblait pas coutumier aux règles de bienséances non plus, il devait venir d'un village plus barbare ou bien était-il tout simplement ainsi? Beaucoup de question brûlait les lèvres de la jeune fille mais elle s'abstint car une chose était plus urgente.

- Vous ne me devez rien Monsieur Genki. Je vous ai aidé avec plaisir! Non sans peine comme vous l'avez remarqué en revanche, mais je suis vraiment heureuse de vous avoir sauvé. Par contre, je ne veux pas vous alerter monsieur, mais il vous faut boire de l'eau pour vous réhydrater.

Après avoir prodigué ses précieux conseils médicaux la jeune fille sourit au grand monsieur. Elle se devait de l'accompagner jusqu'au bout, l'hydrater était une chose importante. Sauf que voilà, Naminé n'avait pas prévu de bouteille, qu'elle n'était pas adepte du Suiton et qu'en plus de ça il n'y avait rien ni personne aux alentours. Elle aurait bien pu rejoindre le domaine de son clan, prendre de l'eau et revenir mais cela impliquerait de laisser le grand monsieur sur la plage seul. Dans on état? Cela n'était pas judicieux et surtout elle ne savait rien de lui.
Naminé n'était pas particulièrement méfiante, c'est pour cela qu'elle l'avait soigné sans trop se poser de question, mais qu'en serait-il si quelqu'un d'autre voyait ce grand homme sur la plage? Genki avait une carrure impressionnante et aurait eu vite fait d'en effrayer quelques uns, peut-être même que certains le trouveraient menaçant! Après tout comment savoir?

Par précaution la jeune fille opta pour la solution la plus simple, elle allait l'emmener avec elle. Son état ne lui permettait pas encore de marcher correctement peut-être mais il recouvrerait cette capacité suffisamment rapidement !
Elle n'aurait plus qu'à le guider jusqu'au domaine, discrètement, parce que les Omura n'aiment pas trop les étrangers! Puis lui donner de l'eau et hop le tour est joué! Mais que faire ensuite? Naminé se demanda alors comment ramener le grand monsieur chez lui?
Trop de question! Chaque chose en son temps! Elle secoua vivement la tête et reprit la parole en espérant que cela remettrait de l'ordre dans ses idées.

- Je n'ai pas pris de bouteille d'eau et il n'y a personne que je connaisse dans les environs. Puis-je vous proposer de passer au domaine du clan Omura pour vous en proposer. Lorsque vous serez capable de marcher bien sûr. Ne vous en faites pas nous ne sommes pas très loin de ma maison.

Elle parla en toute innocence, tout ce qu'elle souhaitait c'était aider un homme dans le besoin, elle en avait perdu toute notion de danger et de menace qu'un homme aussi grand et visiblement force pouvait causer.
Voilà, ça c'était Naminé, tellement naïve qu'elle était capable de mettre en danger tout son clan! D'ailleurs si elle se faisait prendre à ramener un étranger au domaine, la sanction serait digne de la faute! Autrement dit, elle ne devait pas se faire surprendre par d'autres Omura!
Elle monta dans sa petite tête blonde tout un plan, un itinéraire pour éviter telle ou telle maison/personne...enfin bref, elle se fit tout un film pour quelque chose qu'elle n'aurait peut-être pas à faire car Genki pouvait encore refuser son offre.
Et oui, que ferait-elle s'il disait non?
Naminé calma alors son imagination débordante, elle recentra son regard sur l'homme bien trop grand pour elle et elle attendit de voir ce qu'il comptait faire.

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❝Naminé x Genkishi

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Si rien ne semble véritablement aller pour moi en ce moment, je dois tout de même avouer être « chanceux dans mon malheur », comme dirait l’autre. Bah, ce n’est clairement pas tout le monde qui sauverait son prochain comme a pu le faire Naminé. Et si c’était un autre Uzujin qui m’avait trouvé là ? Plusieurs options ; soit j’aurais été fait prisonnier de guerre (en attendant que je dévoile qui je suis vraiment… ce qui ne serait jamais arrivé), soit on m’aurait laissé crever… Ou alors on m’aurait achevé, si ça avait eu le coeur de le faire. Mais la petiote, là… Bordel. Certes chétive et ingénue, elle semble tellement pur, tellement… resplendissante. Elle me fait penser à Serena, en fait. Je comprends mieux pourquoi j’ai cru m’être retrouvé avec elle pendant un (long ?) moment. Mais rien de tout ça n’était réel.
Je suis donc face à l’incarnation de la Pureté. L’Innocence à l’état brut. L’Altruisme personnifié. Est-ce que j’ai peur ? Hm… Complètement. Mais je ne pense pas que cela soit une « mauvaise peur » à proprement parler. Cela m’effraie parce que je n’ai jamais eu la chance de connaître ça autrement qu’avec ma femme et mes propres enfants. Et encore, qui sait ce que l’avenir aurait pu me réserver ? J’ai connu bien des trahisons durant ma longue vie. Oh oui. Et ça, il n’y a rien de pire pour un homme loyal et dévoué, je le garantis.Mais bon, je ne vais pas commencer à douter d’elle… Elle vient de me sauver sans qu’on ne lui demande rien, de ce que je comprends. Aussi je peux bien lui laisser le bénéfice du doute.

Cela dit, elle persiste dans sa vision des choses. Bordel. Bientôt elle va me forcer à ne pas payer mes dettes… Amaterasu sait combien j’ai une sainte horreur d’être redevable sans pouvoir jamais faire ce que j’ai à faire ! Certes, j’ai toujours appris à tuer, briser ou encore écouter les ordres. Mais c’est justement pour ça que je suis probablement la plus loyale au monde ; jamais je ne pourrai désobéir à quelqu’un. Enfin… Plus jamais est plus exact. Cela m’est déjà arrivé, et à quel prix… Je pense d’ailleurs que c’est pour ça que l’ANVIL a cherché à se débarrasser de ma propre famille, pour me rappeler combien la désobéissance est punissable. Comme si le séjour au trou n’avait pas été suffisant… C’est d’ailleurs là-dedans, sans lumière et avec tout juste de quoi boire pour survivre, que j’ai commencé à partir en couilles dans mon esprit, à fomenter ma propre vengeance, à devenir aussi virulent et sanglant… Dire que l’autre fils de pute chauve vit toujours alors que ceux que j’aime…
Bref. L’Uzujin reste sur ses positions, et moi aussi. Si pour l’instant elle ne sait rien de moi, si ce n’est mon matricule, elle ne tardera pas à découvrir combien je peux être têtu. Elle l’a peut-être fait de bonne foi et de bonté de coeur, mais cela ne suffira pas à éternellement effacer l’ardoise que je lui dois. Parole de Genkishi !

« Bla. Bla. Bla. Je souris sensiblement. T’pas supposée m’avoir sauvé, t’sais. J’suis pas d’chez toi et t’sais même pas d’où j’suis… Je commence à rire, mais ma gorge me fait mal, elle me brûle. Ça s’trouve, j’suis un putain d’monstre qui broie tout sur son passage ! J’essaie de le montrer, mais je suis obligé de me rendre à l’évidence : j’ai été bien trop affaibli par cette « noyade ». Boire d’l’eau, hein… je répète en regardant haut vers le ciel. Hors d’question j’boive d’la flotte salée, j’en ai encore plein la gueule ! Je réponds avec véhémence. »

Enfin, je tente de me redresser un chouilla. Je ne peux pas non plus rester sur ses genoux toute ma vie. Déjà, Benkei va commencer à s’inquiéter si je ne rentre pas… D’ailleurs. Ouais, parlons-en. Que j’ai échoué comme une baleine estropiée, ok, j’ai compris. Mais je faisais quoi avant ? Pourquoi je me suis retrouvé dans la flotte à me noyer ? Je ferme les yeux et fronce les sourcils, tentant de me souvenir. Mais rien ne vient. Aussi je soupire encore une fois et peste dans ma moustache invisible avant de hausser les épaules. Une amnésie légère, hein ? Je suis dans la merde.
Mais alors que je tente de me relever, je sens toujours ce même goût ferreux dans ma bouche. Et ça a l’air un peu plus abondant. Une hémorragie interne ? Pas impossible. Les dégâts de l’eau n’ont rien, en apparence. Genre, ouais tu te prends une vague en pleine gueule, ça pique et tu bois la tasse. Mais c’est toujours moindre par rapport à ce que ça te fait à l’intérieur. La pression peut être telle que les os n’y survivraient pas. Les muscles ont très bien pu être déchirés, aussi. Sans parler des côtes brisées ou des organes perforés.

« Chez toi… en plein Uzu, donc, je note. C’pas un peu dangereux ? Voir débarquer un bœuf comme ça, sans prévenir… Si encore j’étais d’chez toi, j’dis pas. Mais j’viens d’putain de loin bordel, j’expose les faits, la gueule neutre. M’enfin, faut d’jà voir si j’capable d’marcher par moi-même. Je la jauge de haut en bas. T’arriverais clairement pas à m’servir de tuteur ! Pas ta faute, juste moi qui aime un peu trop mes muscles, la bouffe et la picole. Je ris gras. »

Je parviens enfin à me mettre assis, non sans mal. Ça me demande des efforts jusqu’alors jamais rencontrés. Ouais, la mer ne m’a pas fait de cadeau. Pute. Je souffle et halète comme un porc, comme un bœuf (ça colle mieux) alors que j’ai juste changé de position. Là, je commence à vraiment remettre en cause ma capacité à marcher dans l’immédiat. S’il faut que je commence à faire de la rééducation, on n’est pas rendus, je vous le dis. Mais je dois essayer. Et pour ça, je dois me mettre debout.
… je soupire. Encore. Toujours. Rien que l’idée de devoir lever ma carcasse m’épuise ; je ne vais jamais y arriver seul et, de nouveau, je ne pense pas que Naminé puisse m’être utile pour ça. Je fais quasiment deux fois sa taille, bon Dieu. Je commence alors à lorgner ci et là, à la recherche de mon salut. Mais il n’y a rien.
Puis je me prends une vague dans le dos. Et c’est qu’elle m’a fait mal, cette connasse. Trop mal pour une vaguelette. Tout mon être craque pendant que je me retourne un minimum… une planche de bois ? Avec précaution, je la prends dans mes mains, essayant de voir si elle peut résister. Elle en a tout l’air, malgré la flotte qui l’a gonflée. Enfin, je prends appui sur cette dernière qui est maintenant plantée dans le sable, puis je tente de rester debout.

« J’ai les guibolles qui tremblent vachement, con, je déplore. Mais au moins l’bout d’bois a l’air d’pouvoir m’soulever… Ça craque. ‘fin… p’tête pas trop longtemps non plus. Je roule des yeux, les levant au ciel. J’ai toujours cette sensation désagréable d’être blessé à l’intérieur. Le sang a l’air toujours logé dans ma bouche sans que je ne comprenne pourquoi, j’étais pourtant sûr d’avoir craché tout à l’heure ! Aussi je recommence, sans classe aucune, bien qu’essayant de lui épargner ce triste spectacle. T’es médecin, nan ? Oui, elle m’a quand même soigné, je ne l’oublie pas. T’penses qu’t’saurais m’dire si j’ai un truc en vrac à l’intérieur ? C’pas normal qu’ça saigne comme ça. »

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Naminé observait Genki alors qu'il se débattait pour se lever, il crachait, il vociférait et parlait d'une façon bizarre...certes vulgaire mais en plus il mâchait la moitié des mots et la jeune fille tendait particulièrement l'oreille pour essayer de le comprendre.
Il sous-entendis qu'il pourrait être un monstre et qu'elle n'était pas obligée de le sauver avant de tenter de se lever. Naminé le laissa faire, elle n'avait pas le pouvoir de l'aider, d'une part parce qu'elle était trop petite mais en plus elle ne se voyait pas pousser une carcasse aussi énorme. Elle l'observa un moment se débattre avant de se poser la question qu'il avait soulevé. Aller dans le domaine de son clan était-ce bien réfléchis ?
Les clans n'aimaient pas recevoir de la visite, encore moins de personne extérieur au village. Genki avait dis qu'il venait de loin mais d'où exactement ? Le doute ne la submergea que quelques secondes. Lorsque le grand monsieur cracha du sang elle se rendit compte que la situation était peut-être plus grave que ce qu'elle n'avait pensé au départ. L'hydratation était primordiale dans le cas du monsieur ! Donc pas d'autres choix que de partir vers son domaine.

- Vous ne ressemblez pas à un monstre, Monsieur Genki. Mon clan n'appréciera pas votre visite c'est vrai, mais si on est discret personne ne s'en rendra compte, et je vous assure que c'est aussi dans mon intérêt que personne ne vous voit sinon je vais passer un sale quart d'heure !

Ces mots raisonnèrent dans les oreilles de la jeune fille, et oui, la punition spéciale Omura. Je vous assure, vous ne voulez pas savoir de quoi il en retourne, à vrai dire même Naminé ne voulait pas connaître cela.
Genki s'appuie sur une planche en bois flottante, il se redressa difficilement et lui demanda de l'ausculté de façon plus approfondie. Elle avait réalisé l'examen préliminaire avec minutie et normalement elle aurait du s'apercevoir du moindre dysfonctionnement au niveau des voies respiratoires du géant.
Mais elle savait que l'erreur était humaine. De ce fait, elle devait en avoir le cœur net et vérifier. Sauf que...sa gorge était bien trop haute pour la petite fille ! Elle n'allait cependant pas lui demander de se baisser maintenant qu'il tenait à peine debout ? Elle prit quelques secondes pour réfléchir. A quelques pas de là se trouvait des rochers d'où elle pourrait se percher pour l'ausculter, le problème était de savoir si le monsieur serait capable de marcher jusque là. Analysant une nouvelle fois les environs, la jeune fille ne vit pas d'autres alternatives. Elle observa le grand monsieur et lui sourit avant de lancer :

- Ne vous en faites pas Monsieur, je vais regarder ce que vous avez de plus près. Le mieux serait que je monte sur un rocher là-bas pour ne pas que vous ayez à vous baisser de nouveau !

En même temps qu'elle prononça ces mots elle pointa la dite zone avec son doigt. Elle se tourna en suivant vers Genki, elle lui tendit sa petite main, elle voulait l'aider, peut-être pouvait-elle au moins le guider. En faites, elle ne savait pas trop quoi faire pour l'aider à marcher, bien qu'elle sache soigner les blessures, elle ne pouvait pas permettre à un corps de retrouver son énergie. Du moins, elle n'était pas capable mais d'autres Omura auraient sans nul doute remis le grand monsieur sur les rails en un rien de temps. De ce fait elle se sentait coupable de sa propre incompétence à faire mieux les choses, ses parents seraient là ils lui auraient sans doute fais une remarque aussi, car oui, ils étaient exigeants et ils commençaient sérieusement à douter de l'avenir de leur fille dans le monde ninja.
Malgré les entraînements et la bonne volonté qu'elle mettait à progresser elle ne voyait pas le résultat de son dur labeur, parfois elle aurait bien envie de tout abandonner mais elle n'en avait pas le droit. D'une part parce qu'elle était arrivée trop loin pour s’arrêter maintenant et enfin, elle ne le souhaitait tout simplement pas ! Elle voulait vraiment devenir ninja !

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❝Naminé x Genkishi

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Si mon corps est solide et musclé, il semble que mes organes internes ont pris sacrément cher. Bien plus que je ne veux bien me l’admettre. Preuve en est : je suis obligé de boiter avec une planche aussi trempée qu’une pute dans une église et, en plus de ça, le moindre mouvement me fait un mal de chien. Sans parler de ce sang qui n’arrête pas de nager entre mes deux et mes joues. Aussi je suis obligé de passer ma vie à cracher, quand bien même j’essaie de le faire le moins souvent possible. Histoire d’épargner la jeune Naminé, quoi. Bah, même si elle est une Kunoichi et qu’un jour elle sera obligée de tuer de sang froid, je pense qu’il est quand même important de la préserver un minimum des horreurs de ce monde. Aussi pure et innocente… Je ne veux pas être celui qui la brusquera. Ah ça non. Elle est bien trop gentille et frêle pour ça.
Alors que je disais ressembler à un monstre, elle manifeste son désaccord directement, sans vraiment broncher. J’arque un sourcil : qu’on ne vienne pas me dire que ma carrure est normale comparée à la moyenne mondiale, bordel. Je SAIS que je suis bien un des hommes le plus grands sur terre, et, honnêtement, je suis en paix avec ça. Très clairement, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. C’est même d’ailleurs très pratique. Sauf que ça n’empêche pas certains apeurés de penser que je suis effectivement un monstre. Comment leur donner tort, de toute façon ? Je n’ai toujours vécu que pour tuer, écouter et exécuter lesdits ordres de tuer, justement. Alors, oui, je peux être un monstre et ça ne me choque pas le moins du monde.

« Ta gentillesse t’perdra, fais gaffe quand même, je souris. Discret, t’dis… Je pouffe légèrement. T’crois vraiment qu’j’peux être discret ? Si encore j’pouvais bouger comme j’l’entends, j’dis pas. Mais là… Je soupire, la planche craque encore un peu plus. On peut pas vraiment dire que j’sois totalement capab’ d’me dépêcher d’me planquer dans un coin ou quoi ! Je ris légèrement, ma gorge me brûle et ma bouche est pleine de sang. Aussi tourne-je la tête pour cracher « discrètement » avant de la fixer à nouveau. Mais si t’risques d’passer un sale moment, j’vais tout faire pour pas t’attirer d’ennuis, vu ? Une idée me traverse la tête. Au pire j’les… Non, je ne dois pas dire ça. J’les assomme, nan ? Je montre mon biceps. J’sais qu’mon état garantit rien, mais j’pense avoir la force pour t’les sécher d’un coup ! Dis-je en imitant ensuite le coup du lapin, dans le vide. »

N’empêche, cette gosse… Je reste persuadé qu’elle a quand même un certain talent. Ce n’est pas forcément évident de le déceler quand on est aussi jeune… surtout à même pas quinze ans. Mais elle a quand même réussi à me remettre à peu près sur pieds et, si son auscultation préliminaire ne laissait pas penser que j’avais l’intérieur broyé, elle avait bien fait son boulot. Du coup, je ne peux pas lui en vouloir de ne pas avoir tout repéré… Et pour un peu que ça soit un poumon perforé ou autre, cela aurait été dur à dire juste en se concentrant sur ma gorge, on ne va pas se mentir. Mais comme pour être sûr, j’ai préféré demander un examen approfondi de mes voix respiratoires. Je tiens à ma voix, quand même. Genre… Comment j’intimide les plus fragiles si je ne peux pas mugir comme le loup que je suis ? Je roule des yeux. Comme le loup que je tendais à être. Autant dire que ma férocité a pris une sacrée claque quand même.

Ainsi appuyé sur mon tuteur de fortune, je fais ma requête auprès de la jeune Uzujin. Là, force est de constater que, dans l’état même des choses, elle en est capable. Je suis beaucoup trop grand pour elle et, maintenant que j’ai enfin réussi à me relever, nous semblons tous deux d’accord : je ne vais certainement pas me risquer à me pencher pour qu’elle y arriver. Aussi la jeune Omura pointe un des rochers, proche du récif, sur lequel elle devrait pouvoir grimper pour être à hauteur de ma trogne. Je souris et opine simplement du chef ; ça me va très bien. Bah, je me dis aussi qu’avec un peu de chance, je devrais pouvoir trouver de quoi remplacer ma pauvre blanche. Je le sens, elle tremble sous mon poids et ne fera clairement pas long feu. Néanmoins, je commence à marcher (claudiquer serait plus juste) vers l’espèce de digue à la con, sans vraiment me soucier de la blondinette. Bah, je dois déjà suffisamment me concentrer pour ne pas rompre sous mon propre poids, alors vous pensez bien que je ne vais pas non plus m’amuser à chercher à savoir si elle me suit ou si elle est à mes côtés.
Une fois au niveau des cailloux, je souffle et halète. Je n’aurais pas pensé que cela me demanderait tant d’efforts. Je me maudis d’avoir été aussi con « plus tôt » pour réussir à me noyer. Sérieusement, je n’arrive toujours pas à comprendre comment ça a pu arriver. Pour moi, c’est toujours inconcevable. BREF. Je continue de souffler comme un porc, reprenant ma respiration (voire même, la cherchant). Adossé face au rocher, je cherche la petiote du regard.

« Putain qu’c’est dur, con. Je continue de haleter, et je sens même un point de côté se former. Je me crispe sous la douleur amplifiée à cause de mon corps en lambeaux. J’suis pas certain que… je crache encore du sang. Qu’ça vienne forcément d’ma gorge. Ça s’trouve j’ai un organe perforé, genre un poumon ou l’estomac. J’veux pas t’faire peur non plus, p’tête même qu’t’en as vues d’autres… Je tente de sourire. Mais j’te préviens, quoi. J’essaye de lui tapoter le haut du crâne, comme je faisais avec mes enfants à l’époque. Va pas t’tuer à la tâche non plus, j’suis sûr qu’j’vais survivre. Je tente de bomber le torse. N’est pas Genki qui veut hein ! »

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Genki avait eu raison sur plusieurs points, notamment qu'il était très dangereux de s'introduire sur un domaine de clan, mais en plus dans l'état dans lequel il était. Le grand homme tenait à peine sur la médiocre planche qui lui servait de tuteur, cette planche allait sans doute finir par se briser également. La petite blonde était naïve certes, mais elle reconnaissait volontiers que l'homme avait raison. Puis de part la carrure du monsieur, il serait difficile de le cacher, déjà il faisait au moins trois têtes de plus que la jeune fille, une taille presque anormale. Elle ne connaissait aucune personne de son clan aussi grande, de ce fait elle ne pouvait même pas le déguiser !

L'homme ne voulait cependant pas lui causer d'ennui ce qui toucha la petite fille, elle ne le connaissait que très peu mais elle voyait bien que ce n'était pas un mauvais bougre. Il semblait juste un peu brute de pomme quoi...en tout cas son langage laisser clairement à désirer et il semblait rustre, il pensait assommer des gens pour passer incognito...quelle mauvaise idée ! Cela ne ferait qu'attirer l'attention du reste du clan. Puis Naminé ne pouvait littéralement pas le laisser frapper les membres de son clan, certes elle ne les aimait pas tant que ça, mais quand même !

- Monsieur Genki ! Nous ne pouvons pas frapper des gens comme ça, sans raison ! Ce n'est pas correcte et ceux sont tout de même des membres de mon clan ! Je ne peux pas vous permettre d'agir ainsi ! Je trouverais une solution, je ferais même diversion s'il faut mais nous passerons sans frapper personne ! Nous sommes bien d'accord, Monsieur Genki ?

Ces paroles raisonnèrent comme un sermon, mais il s'agissait plus d'une promesse. Naminé n'avait pas la force nécessaire d'empêcher Genki faire quoi que ce soit mais elle voulait quand même qu'il évite d'assommer des gens.
En plus, les conséquences seraient énormes sur la jeune fille si un jour cela se savait !

Le grand homme avança vers le rocher que la jeune fille avait pointé du doigt quelques minutes avant, Naminé resta derrière lui au cas où...elle n'aurait pas pu faire grand chose, si Genki lui tombait dessus certainement que ce serait elle qui serait blessée et pas l'inverse mais bon, elle se sentait un peu responsable de lui maintenant.
Le trajet du paraître long pour le monsieur, la jeune fille voyait bien qu'il avait du mal à avancer, que quelque chose le faisait souffrir et que donc elle n'avait effectivement pas tout vu lors de sa première inspection. Quelle plaie ! Elle aurait du faire plus attention ! Un jour son manque d'attention pourrait vraiment blesser quelqu'un! Naminé devait donc se ressaisir et se rattraper.

Elle grimpa sur un rocher, se mit à hauteur de Genki, sur la pointe des pieds sur ce même cailloux...vraiment pas pratique. Elle insuffla du chakra entre ses mains et les passèrent sur la gorge du grand monsieur.
Cette fois, la panique n'était pas là et elle réalisa alors que la gorge du monsieur était lésée, quelques blessures sans doute dues à l'eau salée et au dessèchement que cela à entraîné par la suite, en toussant Genki avait sans doute accentué la chose. Ouf....pas grand chose, pensa la jeune fille pour elle-même ! Elle n'avait donc pas faillis tuer Genki bien que ces lésions paraissent sans doute douloureuses et désagréables cela n'engageait pas sa vie !
Elle guérit les quelques lésions, cela ne lui était pas trop compliqué, heureusement. Si ça avait été plus grave, elle aurait sans doute du faire appel à quelqu'un d'autre.

- Voilà monsieur Genki, votre gorge est comme neuve, enfin presque !

Naminé sourit joyeusement, elle se sentit alors vaciller. Elle avait utilisé pas mal de chakra pour son petit niveau en peu de temps, chose dont elle n'avait pas l'habitude. De ce fait une grosse fatigue s'empara d'elle, elle cligna plusieurs fois des yeux en se sentant basculer sans pouvoir rien faire. Alors qu'elle était encore sur la pointe des pieds elle s'effondra lourdement en direction de l'imposante masse de Genki.

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Sur une échelle de un à dix, combien je suis dans la merde ? Quarante-deux, à peu près. Bah quand on y repense, ma situation est tendue quand même. Je me suis noyé, ce qui implique donc que pour l’instant, tout mon corps me fait un mal de con de chien, je suis à peine capable de bouger sans aide, ma gorge me donne l’impression d’être broyée, je n’ai aucune idée de ce qu’il y a au niveau de mes organes internes… De fait, je suis dans l’impossibilité TOTALE de me battre. Le comble pour un expert du corps à corps, hein ? Je suis même incapable de dire si je pourrais assommer un Genin, c’est dire ! Bon, déjà, en temps normal, mon mental m’en empêcherait. Mais avec les muscles dans cet état… Même pas en rêve. Pire qu’un vieux, quoi. Ou alors, je pourrais peut-être utiliser le truc qui me sert à marcher (craquant sous tout mon poids à mesure que je marche, notons-le). Mais j’en ai trop besoin. Malaise.
Alors, oui, la petite m’a proposé d’aller au sein de son clan. En soit, je pense que ce n’est pas si déconnant (mais vous savez, moi et les idées de génie… on repassera), mais il reste quand même le problème de la discrétion. Certes, j’ai proposé de sécher les types qui nous croiseraient. Encore une fois, mauvaise idée. Déjà, je n’en ai ni la force ni la constitution (ça serait quand même con que je m’écroule après l’avoir fait, hein). Ensuite… Elle était totalement contre. Bah, ça se comprenait. C’était sa famille. Je crois. Je pense. Je n’en sais rien, en fait. Dans tous les cas, elle doit les côtoyer tous les jours, alors si ça venait à se savoir… Elle serait dans la merde, et j’aimerais éviter que ça soit ma faute. Déjà qu’elle a la bonté d’âme de me soigner, alors on va éviter de lui laisser un cadeau empoisonné.

« Faire diversion… Je reste bloqué sur les mots de la blondinette et hoche simplement la tête alors qu’elle continue de me sermonner. Bah, je ne vais pas lui en vouloir. Ouais, t’as p’tête raison. Bon, j’suis pas sûr d’pouvoir passer inaperçu, même si t’fais diversion, mais j’bien compris qu’fallait pas assommer les types d’ton clan. Je souris sensiblement. Promis, j’les toucherai pas ! Je tends alors ma main comme pour signer un contrat. »

Une fois ce pacte scellé, je marche vers les rochers pointés par le doigt tout fin de l’Uzujin. La pauvre, c’est vrai que je lui en demande beaucoup. Par contre, force est de constater combien tout ça m’a épuisé, je le sens. On ne parlera même pas de mon estomac. Sans déconner, je crève la dalle ! Mais peut-elle seulement me donner de quoi me rassasier ? Ça me semble compliqué. Disons que je n’ai pas forcément un appétit normal… Puis, de toute façon, il faut surtout que je boive. Je ne sais pas de quand date ma dernière bouteille, mais sérieusement, j’ai l’impression que je vais crever si ça continue. Enfin, c’est surtout ma gorge qui me le fait savoir.
Bref, maintenant adossé (bon gré mal gré) contre le rocher, je fais face à la gamine qui était restée derrière moi, « juste au cas où » (ne nous mentons-pas, il y avait plus de chance pour qu’elle clamse si je venais à tomber à la renverse plutôt que je me fasse mal, hein). Là, elle grimpe à son tour et, dans toute sa mignonnerie, se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre ma gorge. Le chakra semble affluer dans sa main, à un tel point qu’elles se mettent à briller. Sans déconner, j’ai beau être habitué aux arts Shinobis, je resterai toujours admiratif devant ceux qui arrivent à le concentrer et à le maîtriser aussi bien que ces foutus ninjas. Bah ouais, blinder ses muscles pour augmenter sa force, c‘est juste faire exploser son chakra. Par contre, les toubibs… Je ne saurai trop l’expliquer, mais ça semble ultra minutieux et précis. C’est bien au-delà de mon champ de compétence, de toute façon. Puis, bon… Il faut des gens qui tapent (moi), d’autres qui soignent (elle), d’autres qui fassent diversions (les putes), certains qui fassent des pièges (d’autres putes), quelques uns qui encaissent (re moi), et tout le tutti quanti. Chacun a sa place dans la guerre, et je sais de quoi je parle !

Du coup, l’Omura (de ce que j’ai compris, c’en est une… pas beaucoup de place pour le doute quand même) soigne ma gorge. C’est con à dire, mais je sens rapidement la différence. En plus, il y a comme une vague d’apaisement qui s’empare de tout mon corps… Je comprends mieux pourquoi les civils prennent les ninjas de sa trempe pour des « sorciers impies ». Bah, des lésions et des plaies qui se referment en quelques secondes… c’est sûr que ça peut être considéré comme contre nature. Un mec qui crache un dragon de feu ou un tsunami aussi, remarque… M’enfin ! Le principal est que ma gorge va mieux, je le sens. Par contre, je ne sais absolument pas dire ce que j’avais. Peut-être le sel qui m’a bien arraché la gueule, ma toux n’aidant en rien ? Bref, aucune foutue idée. Néanmoins, je lui souris grandement et lui fais un clin d’oeil, comme pour la féliciter.

« Putain con, c’est incroyable… J’admets tout de même. Tout cas, merci bien p’tiote ! Je dis en lui ébouriffant les cheveux, avec un peu moins de misère qu’avant. J’le sens, j’peux d’jà mieux parler ! Mon sourire se fait plus grand. J’essaye de me redresser, et la planche me pète entre les mains. Manquait plus qu’ça… Je soupire lourdement. Mes lèvres sont toujours aussi sèches que le désert par contre, ça craint… Mais ce qui craint le plus, c’est la gosse qui me tombe dessus après avoir papillonné. Mais genre elle me tombe littéralement dessus. OH PUTAIN ! Je gueule de surprise, mais je réagis à temps pour la rattraper et éviter qu’elle se vrille la nuque. En fait, j’ai surtout hurlé par peur plutôt qu’autre chose. Ouais, apparemment Kisho Genkishi peut avoir du ressenti. Quelle surprise. Là, je la prends dans mes bras, un peu comme on prendrait un bébé (différence de taille oblige). Si j’récap… J’peux pas marcher comme j’veux, j’peux à peine bouger, elle doit m’guider à son clan… Pis j’me r’trouve à l’avoir dans les pattes, évanouie. Je regarde haut vers le ciel. Sans déconner, vous voulez pas m’aider un peu les pseudo divins là ? Bande de putes. Bon, je dois réfléchir à un plan. Vite. Très vite. Elle a probablement utilisé trop de chakra. Là-dessus, on est ok. Mais je fais quoi moi ? Et si quelqu’un débarquait ? J’vais pas la planquer dans l’sable p’tain… Je râle à voix haute. Derrière le rocher ? Mauvaise idée. WOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOH !!! Je grogne et vocifère. Comme galvanisé parce que je dois l’aider de toute urgence, je parviens à marcher (à me traîner, plutôt) jusqu’à derrière un rocher, plus loin du récif. A l’ombre, je tente tant bien que mal de lui faire un petit oreiller de sable (celui qui juge : ta gueule) puis je la fous là avant de retirer ma veste de treillis. Je l’essore convenablement, je la secoue pour la faire sécher (toujours la veste) et ENFIN je la couvre avec. T’as b’soin d’repos, gamine. Fais d’beaux rêves. Promis j’bouge pas d’là ! Je dis, comme persuadé qu’elle puisse m’entendre malgré tout. »

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The sea guides souls

Après avoir soigné les blessures de Genki, la jeune fille s'était évanouie...lamentablement. Durant un laps de temps, elle n'avait pas conscience de ce qui l'entourait et elle se laissa guider par son inconscient.
Personne ne se rappel de ce qu'il a vu ou entendu durant son coma, ainsi la jeune fille ne se rappelait pas de ce à quoi elle avait pensé ou rêvé. La seule chose qu'elle se souvenait réellement c'est l'étrange poids qu'elle ressentait dans tout son corps avant de tomber, le picotement au bout des doigts, sa vision qui se trouble et enfin le trou noir.
Trou noir qui n'était bercé de rien, un grand vide, un énorme court circuit. Tout ça à cause d'une mauvaise gestion de son chakra, en effet, si les soins n'étaient pas chakravore, elle avait juste utiliser bien trop de chakra en un laps de temps très court. Chose à laquelle elle n'était pas habituée ! Ce manque d'entraînement à donc causait une chute brutale qui lui fut fatale ! Heureusement pour elle que Genki put la rattraper ! En chutant elle aurait pu se faire mal, très mal...

Naminé ouvrit les yeux difficilement, elle voyait le ciel, la lumière l'irrita quelques instants et instinctivement elle plaça sa main devant la source de lumière. L'odeur de l'océan envahit ses narines, une odeur très salés et à la fois apaisante. Elle mit du temps à comprendre où elle était et comment elle avait finis là, en tournant la tête elle vit le visage de Genki, le vieux monsieur semblait avoir veillé sur elle.
Elle se redressa tout doucement, elle remarqua alors qu'il l'avait même couverte avec sa veste, quelle belle attention. Cela toucha Naminé dans le sens où il n'était obligé de rien mais il l'avait aidé à son tour. Elle sourit timidement et lança alors avec sa spontanéité d'enfant :

- Vous n'êtes vraiment pas un monstre Monsieur Genki, merci d'avoir pris soin de moi.

La jeune fille lui sourit encore, elle était ravie de se retournement alors qu'en même temps elle se sentait honteuse. Elle voulait lui venir en aide mais au final qui avait le plus besoin d'aide ?
Ses idées s'organisèrent petit à petit, elle se rappela alors son objectif premier...trouver de l'eau mais que pour cela elle devait infiltrer son propre domaine. Voilà, c'est là qu'ils en étaient il y a quelques temps ou du moins avant qu'elle ne s'évanouisse lamentablement !
Naminé se releva enfin, essuya le sable qu'elle avait sur elle et tendit vers Genki sa veste en lui faisant un signe pour lui signifier sa reconnaissance. La jeune fille savait qu'il ne fallait pas tarder pour exécuter le plan, passer une certaine heure, les docteurs des cliniques et autres soignants Omura pullulent dans les rues du Domaine et il serait difficile de s'infiltrer. Galvanisait par son petit temps de « repos » la jeune fille pressa le grand Monsieur.

- Il faut que nous nous hâtions monsieur Genki, par ma faute nous avons perdu un temps précieux et il faut absolument éviter les heures où le domaine est très fréquenté ! Je suis désolé de devoir vous presser comme ça, j'espère que vous avez pu récupérer un peu de votre énergie car nous devrons faire vite.

Naminé était vraiment bien plus en forme maintenant ! Pas au point de porter ou tenir le grand monsieur évidemment mais elle reprenait confiance et voulait vraiment terminer ce qu'elle avait commencé c'est-à-dire prendre soin de Genki.
La honte qu'elle ressentait auparavant n'avait pas sa place à un moment aussi crucial et donc elle tenta de cacher ses émotions, seulement, à cause de son jeune âge cela n'était pas franchement un succès. L'âge n'était peut-être pas la seule cause d'ailleurs, la jeune fille était tellement honnête qu'on lui disait souvent qu'on pouvait lire en elle comme dans un livre, en tout cas une chose est sûre c'est que Genki, s'il était observateur, pouvait voir la gêne sur le visage de la blondinette.
Elle tendit sa main, comme pour aider l'étranger à se relever...et comme si elle pouvait réellement l'aider. Mais cela était plus un geste amical que vraiment pour l'aider, elle était heureuse et de nouveau sur les rails mais elle n'était pas stupide, elle ne s'était pas suffisamment cogné la tête pour ça. Si Genki forçait, c'est elle qui serait projeté au sol...la tête dans le sable !

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