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Dettes et dattes [rang C - Solo]

Shirogane Wataru
Shirogane Wataru
Suna no Jonin
Messages : 23
Date d'inscription : 09/08/2019
Localisation : Sunagakure no Sato

Fiche du Ninja
Grade & Rang: JOUNIN - RANG B
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Dettes et dattes:
 


Récolter des dattes chez un vendeur de dattes. Belle sonorité sur cette pensée. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas eu des missions de genre en tout cas. Quand Akihiko, l’intendant de Suna, lui avait confirmé qu’il pouvait prendre cette mission, il s’était réjoui. Il était de fort mauvaise humeur à cause de la chaleur de cette période et il allait pouvoir s’en donner à coeur joie.

Son commanditaire était un petit prêteur sur gage auquel la cible de la mission devait de l’argent. La cible? Il y avait quelques informations là-dessus. Peu nombreuses mais efficaces. Un paysan cultivateur de fruits secs, parieur et proche de ses sous. Un mauvais payeur en somme qu’il fallait ramener à la raison. Ce gars-là habitait un petit village proche du désert autour de Suna. Cela allait lui prendre une demi-heure pour y aller à allure moyenne.

Son paquetage était fin prêt. Le Tengu et ses équipement habituels. Il s’agissait seulement de faire un peu peur à un civil mais bon… Personne n’est jamais assez prudent par les temps qui courent. Cela lui rappela sa rencontre avec la shinobi d’Uzu qu’il avait vu il y a quelques semaines. Une rencontre marquante… Mais bref. Il avait une mission à accomplir et pas assez de temps pour ressasser ses souvenirs de vacances.
La route était assez bien entretenue et il y fût en quelques dizaines de minutes seulement. Comme à son habitude, il portait le Tengu autour de lui et s’attira quelques regards circonspects. La journée touchait à sa fin et il ne savait pas combien de temps allait lui prendre sa mission. Il demanda donc son chemin à quelques personnes qui lui indiquèrent l’auberge la plus proche. Suna étant à côté, il aurait pu y retourner dans la nuit pour se reposer mais mieux valait se fondre dans la faune locale. L’auberge était un petit bâtiment de deux étages assez atypique. Quand il y pénétra, il vit quelques piliers de bar accoudés au comptoir et un serveur affairé à nettoyer ses verres. Quelques personnes mangeaient ça et là. L’activité semblait tourner au ralenti pourtant les nombreux verres remplis sur un peu toutes les tables et affaires traînant lui intimait le contraire. Étrange…
La seconde chose qui le marqua provenait surtout du fond de l’auberge. Une grande ouverture avait été faite dans le mur du fond et deux portes battantes laissaient la lumière s’engouffrer.
Une clameur montait du fond de la pièce et Wataru se dirigea pour voir ce qui se passait à l’extérieur. Ce qu’il y vît le stupéfia. Un lot d’une vingtaine voire même une bonne trentaine de civils étaient massés autour d’un homme qui criait au dessus de la cohue.

Je prends la côte à cinq contre un pour Zéphyr contre Griffelongue. Allez allez messieurs, dames! Qui veut parier contre Griffelongue?

Un bookmaker tenait l’animation mais ce qui le choqua encore plus fut quand il aperçut deux autruches tenues en laisse par plusieurs lads, elles-même montées par deux enfants d’une dizaine d’années. Les bruits continuèrent pendant quelques instants tandis que les parieurs se séparèrent, laissant entrevoir une piste d’une cinquantaine de mètres devant eux. Au milieu de cette situation, son armure de Tengu paraissait tout à fait “normale” et il pût se renseigner un peu plus.
Sa chance le fit sourire car on l’informa rapidement qu’un des enfants sur une des autruches était le fils de Natsume Koubai, la cible de la mission. Très bien. Il mémorisa le visage de l’enfant et le regarda faire un signe à un homme ventripotent qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Sans doute son père. Mieux valait rester un peu au loin pour le moment.
La course allait commencer et Wataru prît place dans la foule qui se massait sur le bord de la piste. Ces gens-là étaient des commerçants itinérants sans aucun doute au vu de leurs accoutrements. Et ils pariaient des sommes qui semblaient assez importantes au regard des ryos qui faisaient des va-et-vient entre le bookmaker et des parieurs avides. D’un coup d’oeil, il engloba la scène et cela le fit sourire. Jamais il n’aurait pensé qu’un si petit village puisse avoir autant d’animations. C’était signe de la bonne santé de Suna. Après quelques petites minutes, le bookmaker annonça d’une grande voix le début de la course. Trois. Deux. Un.

Les autruches s’élancèrent avec sur leurs dos les deux enfants casqués et porteurs d’une petite cravache. La piste sur laquelle ils couraient devait faire tout au plus deux cents mètres et rapidement l’autruche du fils Koubai prît une grande avance de quelques mètres. Jusqu’au bout de la piste, même Wataru crut qu’il allait gagner. Pourtant, son autruche s’effondra provoquant une cohue et des cris dans les rangs des spectateurs, laissant gagner le second coureur. Le temps que les choses se tassent et que les coureurs reviennent, le marionnettiste vit l’homme ventripotent se diriger tout droit vers l’enfant qui venait de perdre et une gifle fut rapidement donnée. Quel idiot… Wataru ne put s’empêcher de ressentir un léger pincement mais se ressaisit. La mission avant tout. Il se rapprocha tout de même pour écouter ce que le père disait.
Mon fils tu es un incapable ! Comment as-tu fait pour tomber? Tu aurais pu me faire empocher un gros paquet d’argent!

Mais père… Il y avait un trou sur la chaussée je vous assure!

Files à la maison. Je ne veux pas t’entendre espèce de vaurien! Je dois aller payer par ta faute.

Pas la fibre paternelle celui-là s’entendit presque murmurer Wataru. Il fila l’homme jusqu’au bookmaker et le vit sortir une bourse bien replète et la donner au bookie.

Alors Natsume, pas ton jour aujourd’hui? Pas grave, reviens quand tu veux!

Un grognement et quelques pas traînants puis l’homme se dirigea vers le bar où il commanda des chopes d’alcool avant de s’attabler avec deux hommes de la même carrure et des mines patibulaires. Bon. Wataru les regarda un instant et suivît dans la taverne. Jusqu’à ce qu’ils le remarquent et se remettent à boire.
Parfait. Le moment était bien choisi pour entrer en scène. Il parcourut la distance qui le séparait de la table et attendit que les regards des trois hommes se reposent sur lui.
M. Koubai, veuillez bien me suivre s’il vous plaît. J’ai à vous entretenir de quelque chose.
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Shirogane Wataru
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La situation venait de se refroidir en un instant. Une fougère desséchée aurait pu rouler au milieu de la rue avec deux pistoleros à chaque bord que l’effet aurait été le même. Les deux gros bonhommes attablés avec le père Koubai le regardèrent d’un air méchant et ricanèrent. Sans doute n’avaient-ils pas connaissance de la guilde des marionnettistes et ne voyaient-ils en lui qu’un trublion un peu fou ayant décidé de se vêtir partiellement de bois. Le Tengu arracha même un sourire à la cible de sa mission. Il n’était pas reçu en toute sympathie c’était désormais certain. Sous ces sourires un peu niais apparaissait un agacement bien profond.

Et vous êtes? Si vous le voulez bien je préfère discuter ici entouré de ma famille. M. Je-me-cache-derrière-un-masque je vous présente Furu et Toru, mes deux cousins.

Les deux balourds lui envoyèrent un sourire mauvais et se raidirent doucement, essayant par la même occasion de passer pour de gros durs. Wataru sourît sous la marionnette et répondit dans le plus grand des calmes. Après tout, ces types-là n’étaient que des civils un peu trop biberonnés à la bière et mal éduqués. Quel risque y avait-il à leur parler? Clairement aucun. Entre un ninja et un civil, la différence était nette. Sa réponse le fut donc tout autant.

Qui suis-je importe peu. Vous devez plusieurs milliers de ryos à certaines personnes. Je vais vous laisser jusqu’à demain matin pour m’amener cet argent ici-même. Faute de quoi je serai obligé de prendre des mesures.

Un grand silence. Accompagné de rires gras et bien sales. Il avait sans doute du passer pour un fou à arriver comme ça pour demander de l’argent. Peut-être était-il envoyer par un créancier mais cela ne semblait nullement désarçonner les trois individus en face de lui.

Tu es marrant l’ami. Allez file! Que je ne te revoie plus ici

Le ton avait changé mais il était toujours accompagné d’un faux sourire. Histoire de faire semblant que le climat conservait son air pacifique. Wataru leur parla encore plus bas, répétant qu’il ne leur restait qu’un jour pour payer sinon, fort désolé, il agirait. Il était bien proche d’eux pour qu’ils puissent admirer le vernis du masque de Tengu et ses finitions rouge cramoisi. Cela semblait les irriter un tantinet car il vit des jointures blanchir et se serrer sur le bord de la table. Jouer avec leur humeur était bien plus facile que ce qu’il aurait cru mais il ne réussit pas à les faire sortir de leurs gonds dans l’instant.

Dommage… Il allait sans doute devoir se salir les mains.

Se dirigeant vers la sortie sans un bruit, il n’eut même pas à imaginer le signe de tête que fit sa cible aux deux lourdauds. Il eut simplement à écouter les raclements de chaise qui le suivaient jusqu’à ce qu’il se retrouve un peu à l’écart, faisant exprès de passer par une ruelle peu fréquentée. Il entendit les gros lourdaux se trainer derrière lui, faisant preuve d’une discrétion sans nul doute feinte par cette nuit de plus en plus sombre. Ils étaient deux et Wataru était seul. A eux deux, sans doute croyaient ils pouvoir le surprendre et le mettre hors d’état en quelques coups?

Il entendit un bruit métallique et stoppa net son déplacement, comme s’il venait de se rendre compte qu’on le filait depuis quelques centaines de mètres. Un grand bruit résonna dans le petit passage. Une grande barre de bois venait de frapper la marionnette dans un craquement sec. A part une grande vibration, il n’avait quasiment rien senti, protégé par l’armure du Tengu. Il fit cependant mine de s’écrouler et entendit un des assaillants se gausser sur le fait qu’il avait plié l’objet contondant dont il venait de se servir. Sans doute ces types-là faisaient ils peur aux pauvres hères de leur village perdu mais Wataru n’en avait cure.

La grande silhouette du pantin se retourna donc vers les deux personnages comme si de rien n’était. Ceux-ci semblaient un peu ahuris de la situation. Ils avaient déjà probablement abîmé plus d’une ou deux personnes de cette façon là, à voir l’angle que faisait la longue barre métallique par rapport à son état d’origine. Elle avait bien due être pliée de vingt ou trente degrés. Il observa plus en détail les sbires bien rondelets.
Ils devaient dépasser le quintal aisément et avaient chacun un long cou musclé pareil à celui d’un buffle. Ajoutons à cela quelques muscles bien développés, signe d’activités musculaires antérieures, et dix kilos de graisse par dessus. Beaux bébés.

La main de la marionnette s’écrasa dans le larynx du premier, laissant naître un sifflement aigu du fond de sa gorge. Le second eut à peine le temps d’écarquiller les yeux que l’autre main du Tengu l’empoignait à la gorge, l’étranglant. Le Shirogane n’aimait pas les démonstrations de force, il préférait régler cela en douceur, efficacement. Cette petite escarmouche ne devait pas interférer dans le recouvrement de la dette. Il fallait donc être persuasif. Il lâcha le cou du bonhomme qui se plia en deux, tentant de recouvrer son souffle.

Vous avez deux choix. Soit vous écoutez et appliquez à la lettre ce que je dis…

Petit silence théâtral.

Soit je vous estropie à vie ici. C’est clair?

Ses interlocuteurs se regardèrent et hochèrent la tête, un peu hésitants et pas encore très bien conscients de ce qui venait leur arriver. La peur semblait avoir fait son effet.

Bien. Donc vous allez déguerpir d’ici et ne pas fréquenter M. Koubai pendant les quinze prochains jours. Est-ce bien compris?

Le ninja aurait pu pratiquer une autre séance de violence gratuite mais il n’était pas friand de ce genre d’émoluments. Il se contenta d’avancer le Tengu proche de Larynx Endommagé et tendit sa main vers lui, doucement. Celui-ci recula, pris de terreur.
Bon. Le petit spectacle avait fait son effet et il ne serait pas embêté par les gêneurs. Il lui fallait maintenant réfléchir à une solution non-violente de collecte de la dette. La nuit porterait sans doute conseil alors il retourna à l’auberge, celle-ci étant désertée vu l’heure. Réglant sa chambre à l’avance, il entra dans celle-ci et s’allongea.

Il était environ huit heures du matin quand le jeune Nabume Koubai prit le chemin de l’école. Pour un jeune enfant de six ans, entrevoir un Tengu vêtu de rouge ne paraissait pas le moins du monde suspect. De toute façon, vu le nombre de roustes que son père lui mettait, il n’avait plus peur de grand chose à son âge. Mon Dieu… Si seulement sa maman était encore en vie.

Un Tengu? Vous êtes un vrai Tengu?

L’enfant fit sa plus plate révérence, comme s’il s’adressait à un Daimyo. Cela fit sourire Wataru. Ce gamin était sans doute soumis à une rude vie mais cela lui faisait plaisir de voir qu’il n’avait pas perdu le regard de l’enfant quand il découvre quelque chose d’incroyable. Tâchant d’être à la hauteur de son costume, le Shirogane répondit de sa voix la plus grave et la plus solennelle.

Oui. Je suis un Tengu de la chance. Veux-tu avoir de la chance mon enfant?

Les yeux du petit homme brillaient de milles feux et il hocha la tête en disant le mot Oui au moins quatre fois. Parfait. Son plan était un peu étrange mais il espérait que cela fasse son effet. Le message devait être clair. Il sortit de sa poche le collier et le papier puis se rapprocha et murmura les instructions d’une voix encore plus grave.

Quelques heures plus tard, Wataru était à table avec Natsume Koubai, blanc comme un linge. Celui-ci tenait dans sa main le papier et le collier en os de poulets que le ninja avait confectionné dans la nuit avec les restes de son repas du soir.

"Putain mais vous êtes malade? Un parchemin explosif sur Griffelongue? Tenez voilà l’argent ! Bordel si eulement je..."


Si seulement vous vous taisiez, vous éviteriez sans doute la mise en danger possible de vos possessions et animaux M. Koubai. Alors soyons clairs voulez-vous?

Silence et frustration.

J’ai l’intégralité de la somme dans ce sac n’est-ce pas? *hochement de tête* Bien, alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il ne vous reste plus qu’à vous acquitter de vos dettes à l’heure si vous ne voulez pas que je revienne terminer ce que j’ai commencé.

Empoignant le sac, il tira à lui l’homme en face de lui en lui tordant le poignet, plaquant son masque contre l’oreille de son interlocuteur.

Ah j’oubliais…

Natsume était accroché à ses lèvres comme si le moindre mot venant du shinobi pourrait le libérer de son supplice. Non seulement il venait de donner une grande quantité d’argent mais en plus il avait failli perdre sa plus conséquente source de revenus, son autruche adorée. Son coeur n’était pas encore tout à fait remis et il commençait à croire que le sort s’acharnait sur lui. Ce shinobi venait de le moucher en deux jours et une voix au fond de lui lui intimait de ne pas aller plus loin. Sans doute l’absence de ses cousins, subitement malades, l’inquiétait probablement un peu aussi. Ramassant des dattes, Wataru se dirigea vers la sortie de la taverne lentement et jeta un dernier regard en arrière.

Vos dattes sont très bonnes M. Koubai, j’ai hâte de voir la prochaine récolte.

Sous ces propos à peine voilés, une menace pointait le bout de son nez, signe qu’il n’hésiterait pas à revenir si la situation dégénérait à nouveau. Jetant rapidement un coup d’oeil au contenu du sac, il confirma le montant obtenu. Le compte était bon.
Il ne lui restait plus qu’à rentrer à Suna avec la douce et agréable sensation du travail accompli.

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