:: Zone Rp - Le Sekai :: Pays du Tourbillon - Uzu no Kuni :: Uzushiogakure :: Terrain d'entraînement Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Fenêtre sur cours ( de Ninpō). [Entraînement feat Junko]

Masamune Sanada
Masamune Sanada
Uzushio no Genin
Messages : 90
Date d'inscription : 11/01/2019

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG D
Ryos: 319
Expérience:
Fenêtre sur cours ( de Ninpō).  [Entraînement feat Junko] Left_bar_bleue422/250Fenêtre sur cours ( de Ninpō).  [Entraînement feat Junko] Empty_bar_bleue  (422/250)
Voir le profil de l'utilisateur
Depuis que Sanada prenait des cours particuliers avec Rokuro et était suivi et entraîné par Mifuyu, il n'allait plus vraiment à l'académie.
L'institut d'enseignement des arts shinobi d'Uzushio avait établi un système qui marchait plûtot bien. Les aspirants ninjas étaient orientés au fur et à mesure de leur formation vers certains Jônins. Ceux qui tissaient des liens avec leurs supérieurs continuaient naturellement avec ceux-ci tandis que les plus esseulés avaient des professeurs désignés. C'est comme cela que Sanada avait rencontré Rokuro, le premier tête-à-tête avec Mifuyu étant, lui, la cause de la fortune seule.

Les cours obligatoires pour les genins étaient ceux de théorie et les “activités de pratiques encadrés”.
Ce matin-là, justement, Sanada avait été convoqué à l'académie pour assister à une leçon, suivi d'un exercice pratique l'après-midi.
Il n'aimait pas trop les salles de classe. Il y faisait chaud, il y avait du monde, et surtout, surtout, il lui était interdit de fumer.

Étant arrivé il y a quelques mois au village caché du tourbillon, Sanada avait, dans un premier temps, étudié avec des enfants. Il y avait appris les rudiments des arts ninja ainsi que les bases du combat.
Il était aujourd'hui dans une classe du niveau supérieur, et c'est avec satisfaction qu'il remarqua que l'assemblée était majoritairement composée d'adolescents d'à peu près son âge.
Prit d'un espoir fugace, il balaya la salle du regard pour vérifier si Otohime Uzumaki était, à tout hasard, là.
Elle aurait bien pu assister elle aussi à ce cours, même s'il ne l'avait vu que très rarement au sein de l'académie.
Après quelques secondes, il se résigna enfin et s'assit à côté d'un Fûma baraqué qu'il avait déjà vu quelques fois.
Sanada était de nature bavarde, malheureusement pour lui, avant même qu'il ait pu faire connaissance, un vieil homme entra dans la salle, installant un silence presque instantané.
Le jeune genin avait déjà vu ce professeur, il enseignait le ninpo et le ninjutsu élémentaire. Ses monologues sur les jutsus, les mudras, et la parfaite exécution en symbiose avec le terrain étaient sans doute pleins de sagesse et intéressant dans le fond. Mais le vieillard pêchait par la forme, et d'un ton lancinant, le regard planté dans ses parchemins, il récitait sa complainte d'une extraordinaire monotonie.
Même les plus valeureux tombaient sous les mots assommants du professeur qui profitait ainsi d'une quiétude parfaite pour réciter son cours.
Que la salle dorme ne le dérangeait pas, ne quittant à aucun moment son regard de ses notes.
Plus encore, en plusieurs années de carrière, il ne s'était rendu compte de rien.

Sanada se promit de rester concentré cette fois-ci. Il avait maintenant un objectif concret, celui de réveiller l'affinité de son chakra et Rokuro comme Mifuyu lui avait dit que cela passerait par une plus grande maîtrise du flux divin. C'est donc avec toute la motivation du Sekai qu'il attendit, la plume prête à gratter le papier, les premiers mots de l'orateur.

- Les premières traces de la technique que l'on va appréhender aujourd'hui remontent à plus de soixante-dix ans. Ce chiffre, est, bien sûr, à prendre avec des pincettes. C'est le plus vieil écrit que nous ayons trouvé qui date d'à peu près cette période, cependant, la technique devait être utilisé un peu avant cela. Selon certaines sources de chercheurs en sociologie autour des îles, c'est avant tout pour la chasse que l'on a développés ces mudras. L'effet voulu étant une paralysie temporaire, suffisante pour achever l'animal proprement et sans effort. Elle a donc été développée dès le début pour déstabiliser un esprit plus faible, plus “primitif” que celui du lanceur. C'est dans la région des “Doigts de l'océan” que nous avons retrouvé le parchemin, dans un temple désaffecté…..

Un temple...Sanada marchait vers l'édifice, mais celui-ci semblait se dérober à mesure que le genin avançait. Il croisa Shun, le directeur de l'orphelinat qui lui proposait une lanterne enduite de miel. “C'est bon", disait-il, "Goûte” en tendant l'objet luisant d'une robe dorée qui se balançait en éparpillant le liquide sucré, ce qui ne tarda pas à attirer des fourmis.

Elles étaient énormes, et elles arrivaient à toute allure vers les deux jeunes hommes.

Senzo sauta alors de la branche d'un arbre et s'empara de lanterne. “Mange” disait-il à son tour “Il faut que tu manges”.

Sanada voulait reculer, mais ne pouvait pas, il voulait leur dire que les lanternes n'étaient pas comestibles, mais quelque chose l'en empêchait. Il prit donc l'objet lumineux à contre-coeur et croqua à pleine dent.
Le goût était neutre et pas terrible, pas sucré pour un sous et plus sec qu'un gâteau de sable. “Il faut manger” répétaient le basané et l'artiste en chœur, applaudissant au même rythme que le claquement de la mâchoire du genin.

- Allez, il faut manger gars.

C'était le Fuma voisin qui secouait le bras de Sanada, celui-ci voulut répondre, mais il avait la bouche pleine, il se rendit alors compte avec horreur qu'il avait un bout de parchemin dans la bouche, le recrachant dans sa main, il remercia le jeune homme qui s'éloigna d'un air un peu dégoûté sans prolonger la conversation.

Encore groggy et somnolent, il partit directement en direction du terrain d'entraînement où allait se dérouler la seconde partie de la journée. Beaucoup de genins avaient fait la même chose, préférant manger leurs bentōs à l'ombre des arbres, mais tout de même proche du lieu de rendez-vous pour ne pas manquer le début de l'exercice.
Même si l'académie d'Uzushiogakure était réputée pour son enseignement théorique, le frisson de la pratique parcourait toujours les élèves avant un entraînement collectif. C'était le moment où ils se jaugeaient et découvraient les progrès de leurs congénères.

Le repas du jeune genin fut frugale, il savait par expérience qu'il ne fallait pas se remplir la panse avant de dépenser beaucoup de chakra. Il écouta ensuite les pronostics des élèves sur l'identité du professeur en silence, préférant emplir son palais de fumée plutôt que de mots.

Il était en train de savourer la nouvelle herbe qu'il avait fait pousser sur son toit quand il l'aperçut, entre les arbres, au bout de l'allée.

La démarche tranquille et assurée, la nuque droite et le port haut, ce kimono impeccable, cette allure de reine et ce visage…

Myōshin Junko” Pensa-t-il en se redressant.

Lui, qui n'avait rien suivi ce matin, allait devoir prouver sa valeur à une des seules personnes qu'il ne voulait surtout pas décevoir.

Jurant contre la providence des Cinq intérieurement, il se leva pour se mettre en rangs avec les autres aspirants ninjas.
Revenir en haut Aller en bas
Myōshin Junko
Myōshin Junko
Uzushio no Jonin
Messages : 35
Date d'inscription : 18/05/2019

Fiche du Ninja
Grade & Rang: JOUNIN - RANG A
Ryos: 0
Expérience:
Fenêtre sur cours ( de Ninpō).  [Entraînement feat Junko] Left_bar_bleue133/2000Fenêtre sur cours ( de Ninpō).  [Entraînement feat Junko] Empty_bar_bleue  (133/2000)
Voir le profil de l'utilisateur

« Myōshin Junko, Jûnin d’Uzushio. » dit-elle calmement, embrassant du regard le rassemblement de curieux. « On commence dans 5 minutes. Vous pouvez prévenir vos camarades en retard : il est inutile de se présenter après le début du cours. Ceux qui ne savent pas ce qu’ils font là sont priés de partir. Je ne me répéterai pas. »

Junko traversait une période compliquée et ce cours tombait très mal, à vrai dire. Elle ne dormait plus beaucoup, l’esprit bien trop préoccupé. Plusieurs événements avaient chamboulé son quotidien dernièrement et elle avait l’impression qu’il se tramait quelque chose sans qu’elle n’arrive précisément à mettre le doigt dessus. Si bien que, parfois, deux personnes passaient à côté d’elle en riant dans la rue et cela suffisait à la rendre paranoïaque, à lui mettre les nerfs à vif. Elle interprétait les faits et gestes de simples inconnus comme une menace. Qui plus est, elle songeait sérieusement que quelqu’un dans les hautes sphères souhaitait, pour une raison obscure, la punir. Pour preuve, il y avait tout d’abord cette équipe « d’élite » à laquelle on l’avait assignée, et maintenant ce cours.

Elle ne se voyait pas comme une très bonne professeure – certainement était-ce dû à son échec en tant que mère – et elle se réfugiait derrière le fait que tout cela lui semblait une perte de temps. Mais, au fond, elle souffrait surtout de côtoyer la jeunesse alors que son propre fils devait avoir sensiblement le même âge qu’eux, à présent. Elle avait passé ce détail de sa vie sous silence, tant bien que mal, mais elle ne doutait pas que cela avait été ébruité, au fil des années. Alors, quelqu’un là-haut devait s’imaginer que pour la blesser, pour la faire rentrer dans les rangs, il suffisait de lui assigner un cours, épisodiquement. Elle avait du mal à l’admettre, mais c’était généralement vrai. Elle déployait tant d’énergie à ne pas céder, quand elle enseignait à l’Académie, qu’elle n’en avait plus à déverser par ailleurs.

Au cours des cinq minutes qu’elle laissait à tout ce petit monde pour se préparer, elle fit un rapide inventaire de ses troupes. Par chance, le groupe d’aujourd’hui était un peu plus âgé que ceux qu’on lui assignait généralement. Cela serait plus supportable, certainement. On lui avait dit que l’un ou l’autre élève était « intéressant », au point qu’il faudrait certainement « qu’elle leur accorde une attention toute particulière ». A ses yeux – des yeux de senseur – il n’y avait pas un seul individu qui se démarquait et elle savait bien ce que signifiait ce genre de remarque, en réalité. Il s’agissait, l’air de rien, de favoritisme. Ces étudiants dont elle devait s’occuper « tout particulièrement » appartenaient à telle ou telle famille dont, honnêtement, elle n’avait absolument rien à faire. Ici, dans son cours, tout le monde était logé à la même enseigne…
Elle remarquait toutefois quelqu’un, dans le lot. Le gamin de la libraire était là ; Masamune Sanada. Son regard s’adoucit tandis qu’elle croisa son regard, subrepticement. Elle fit un discret signe de tête, comme un salut, car elle ne souhaitait pas non plus que l’un d’eux soit mis en défaut au prétexte qu’ils se connaissaient.

C’était une situation cocasse, à vrai dire. Au cours de leur précédente rencontre, ils s’étaient considérés comme des égaux. Aujourd’hui, un fossé les séparerait. C’était cette étrange société dans laquelle ils évoluaient qui leur imposait. Junko, comme à son habitude, obéissait fidèlement – même si son cœur grondait, au fond.

Elle s’éclaircit la voix. Il était temps de commencer le cours pratique. Il fallait l’avouer, la présence du jeune Masamune la troublait légèrement, comme si elle avait quelque chose à prouver – alors qu’à l’évidence c’était elle le juge. Elle n’oubliait pas la proximité qu’ils avaient eue ; il était difficile de rester impassible quand, dans l’assemblée, quelqu’un savait. « Bien. Commençons. » Elle posa un regard sévère sur le groupe. « J’ignore ce que le vieux vous a raconté ce matin, mais partez du principe que c’était un beau ramassis d’idioties. Pour faire simple, Kanashibari est l’illustration de la vie : dans la vie, si vous ne tuez pas, vous êtes morts. En pratique donc, il faut montrer à son adversaire qu’on est un prédateur. »

Elle attrapa un élève, aléatoirement dans le groupe, et le plaça devant elle. « Votre adversaire est à proximité, vous pouvez clairement établir un contact visuel avec lui. Alors, vous canalisez vos pulsions les plus primitives. La rage, la haine, l’envie de meurtre. Et d’un coup, vous projetez votre chakra vers lui et avec, vos pulsions. » Elle regarda l’élève et ajouta : « Je ne t’ai rien fait, inutile de faire semblant d’être paralysé. File dans le groupe. » Elle continua, se tournant vers l’assemblée cette fois : « Faîtes des groupes de deux, celui qui est tout seul sera avec moi. Et, croyez-moi, vous n’avez pas envie d’être avec moi. Donc choisissez bien votre adversaire ; vous apprendrez que dans la vie, la notion d’allié n’est qu’une illusion. Et de toute évidence ce sera plus simple pour vous, au départ, si vous choisissez quelqu’un que vous n’appréciez pas. »

Elle attendit que chacun se trouve un coéquipier avant d’ajouter : « Une façon de contrer ce jutsu est de le lancer soi-même. Entraînez-vous donc à le lancer chacun à votre tour pour prendre le dessus sur votre adversaire. N’oubliez pas, vous êtes un prédateur. »

Revenir en haut Aller en bas
Masamune Sanada
Masamune Sanada
Uzushio no Genin
Messages : 90
Date d'inscription : 11/01/2019

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG D
Ryos: 319
Expérience:
Fenêtre sur cours ( de Ninpō).  [Entraînement feat Junko] Left_bar_bleue422/250Fenêtre sur cours ( de Ninpō).  [Entraînement feat Junko] Empty_bar_bleue  (422/250)
Voir le profil de l'utilisateur
- Myōshin Junko, Jûnin d’Uzushio. On commence dans 5 minutes. Vous pouvez prévenir vos camarades en retard : il est inutile de se présenter après le début du cours. Ceux qui ne savent pas ce qu’ils font là sont priés de partir. Je ne me répéterai pas.

Il reconnut bien là le ton de la mère dépossédée.
Froid mais, surtout, distant, comme si, son être était ailleurs, et que ce cours n'était qu'une corvée qu'il s'agissait de rapidement finir pour pouvoir retourner dans son refuge intérieur, creusé par la tristesse et le remords.
Sanada ne décela rien de tout cela, bien trop occupé à demander les notes des autres pour au moins y apprendre les mudras de la technique.
Il n'aurait jamais cru que celle qui avait libéré une partie de son âme était une manipulatrice de chakra, Jûnin, de surcroit.
Tout cela faisait pourtant sens dans l'esprit du jeune homme. La puissance de cette femme n'aurait pu n'être qu”intellectuelle, le jeune genin avait le pressentiment que c'était une redoutable shinobi, aussi affûtée dans ses coups qu'elle l'était dans ses arguments.

Leurs regards se croisèrent et Sanada ne put s'empêcher de sourire face à son léger signe de tête, cependant, après quelques secondes à la fixer, il se rappela qu'ils n'étaient plus dans la réserve, que l'Homme, plus que le ciel encore, hierarchisait les êtres, et, baissant la tête, il se détourna pour revenir dans le cheptel des apprentis ninja.

D'un faible son guttural, Junko convoqua le silence dans l'assemblée, avant de prendre la parole. Elle commença par détruire les espoirs des élèves du premier rang, qui tenait à peine debout, tellement les notes qu'ils avaient prises le matin pesaient sur leurs bras, en affirmant que le cours théorique était une perte de temps. Certains semblaient déçus, prêt à rebrousser chemin tant ce discours était inhabituelle au sein de l'académie. Les cours pratiques étaient en général une application stricte des préceptes appris le matin-même. Le village comptait sur les senseï et leurs entraînements individuels pour endurcir sa jeunesse et cela marchait très bien. Rokuro, la vieille Miyamoto en charge de Sanada, en était le parfait exemple. Elle qui se distinguait par sa sévérité et son goût prononcés pour les arts du combat.
Junko fit mine de ne pas entendre les remarques des élèves, ou peut-être ne les entendait-elle tout simplement pas.
Les genins, plutôt craintifs face à la nouvelle venue, n'osaient que chuchoter.

Le silence revint quand la professeure du jour attrapa d'un geste vif un élève pour se placer en face d'elle. S'adressant à l'assemblée et accompagna ses paroles de gestes afin d'être le plus clair possible.

- Votre adversaire est à proximité, vous pouvez clairement établir un contact visuel avec lui. Alors, vous canalisez vos pulsions les plus primitives. La rage, la haine, l’envie de meurtre. Et d’un coup, vous projetez votre chakra vers lui et avec, vos pulsions.

L’élégante femme plaça alors sa main en face de son visage, l’index et le majeur relevé entre les deux yeux comme si elle lançait la technique. Le jeune homme se figea instantanément cherchant d’un regard paniqué une issue qu’il ne trouvait pas.

- Je ne t’ai rien fait, inutile de faire semblant d’être paralysé. File dans le groupe.

Les genins se mirent à rire, se moquant du peureux en chœur, Sanada, lui, fumait son calumet en regardant la Jûnin, bien trop heureux de la revoir.

- Faîtes des groupes de deux, celui qui est tout seul sera avec moi. Et, croyez-moi, vous n’avez pas envie d’être avec moi. Donc choisissez bien votre adversaire ; vous apprendrez que dans la vie, la notion d’allié n’est qu’une illusion. Et de toute évidence ce sera plus simple pour vous, au départ, si vous choisissez quelqu’un que vous n’appréciez pas.

Sanada fit mine de chercher un partenaire, mais il n'était pas vraiment populaire à l'académie. Face aux Kekkai Genkai des clans, des différentes capacités uniques des uns et des autres, il n'avait de distinctif que son androgynie. Mifuyu et lui était à la recherche de sa vraie affinité et peut-être que son statut changerait alors, mais pour le moment, il n'était que “le mec qui ressemble à une fille caché dans sa capuche et derrière un nuage odorant de fumée”.
Pour une fois, il ne regrettait absolument pas d'être à l'écart et se contenta d'attendre, le calumet à la bouche que les alliances satisfassent tout le monde entre les ruptures amoureuses, les trahisons amicales et autres péripéties qui tourmentaient les âmes des écoliers.

Il s'approcha de lui-même de la professeure lorsque tous les groupes furent formé. Et attendit que Junko reprenne la parole pour donner son approbation au commencement de l'exercice.

- Une façon de contrer ce jutsu est de le lancer soi-même. Entraînez-vous donc à le lancer chacun à votre tour pour prendre le dessus sur votre adversaire. N’oubliez pas, vous êtes un prédateur.

Sanada s'inclina lentement tout en la regardant dans les yeux avant de mettre son masque rituel. Celui qui le protégeait du courroux de dieux au combat et était le symbole de son obéissance et de son dévouement en tant que soldat des Cinq.

- Je suis honoré d'apprendre cette technique en votre compagnie Junko-sama. Je dois dire, pour être véritablement franc avec vous, que jamais je n'aurais imaginé que ce soit dans ces circonstances.

Alors, sans le moindre signe avant-coureur, il exécuta la technique pour tenter de la piéger.
Il savait qu'il ne pouvait pas réussir aussi vite, et même s'il réussissait, elle allait contrer son attaque avec facilité, mais, étrangement, il voulait la voir forte, admirer sa puissance et ses prouesses martiales, comme si, cela le grandissait lui.

Après un moment, il dût se rendre à l'évidence, la technique n'avait absolument pas marché, et alors qu'elle allait riposter, il ancra ses deux pieds dans le sol, prêt à grimper une nouvelle marche vers la puissance, la porte des cieux, à ses côtés.
Revenir en haut Aller en bas
Myōshin Junko
Myōshin Junko
Uzushio no Jonin
Messages : 35
Date d'inscription : 18/05/2019

Fiche du Ninja
Grade & Rang: JOUNIN - RANG A
Ryos: 0
Expérience:
Fenêtre sur cours ( de Ninpō).  [Entraînement feat Junko] Left_bar_bleue133/2000Fenêtre sur cours ( de Ninpō).  [Entraînement feat Junko] Empty_bar_bleue  (133/2000)
Voir le profil de l'utilisateur

Ainsi donc, elle serait la partenaire de Sanada. Junko ne savait pas vraiment si elle devait attribuer ce fait au hasard, à la volonté du Masamune ou à celle de ses camarades de promotion. Elle se surprit à espérer que ce ne fussent pas les autres élèves qui l’avaient mis à l’écart ostensiblement. Et tandis que cette pensée l’effleurait, elle jeta un regard impérieux aux duos qui s’étaient formés un peu partout, comme pour les avertir. Si, parmi eux, certains s’amusaient à le maltraiter d’une façon ou d’une autre, à le rejeter ou à se moquer de lui, elle le saurait et elle leur ferait regretter. Mais alors qu’elle prenait conscience de la portée de ses propres pensées, elle se sentit soudainement blêmir. Elle était leur professeure ; il fallait, à tout prix, qu’elle évite que ses émotions se mêlent à son enseignement. Elle lançait donc l’exercice pratique, résolue à ne pas s’intéresser plus longtemps au pourquoi du comment Sanada s’était retrouvé avec elle. Après tout, peut-être qu’il préférait être seul que mal accompagné.

La dame le regarda mettre son masque. Mais comme elle s’apprêtait à lui répondre, il passa à l’attaque, promptement. Elle arqua un sourcil ; bien qu’elle ne ressente aucunement les effets de Kanashibari – signe qu’il avait échoué à le lancer correctement – elle devait admettre qu’elle s’était laissée surprendre. Certainement que s’il avait eu une plus grande maîtrise de la technique, elle n’aurait pu l’esquiver. Alors, soudainement, comme si la réalité la frappait de plein fouet, sa surprise laissa place à de la colère. Et, sans prévenir, celle-ci se mua en quelque chose de brutal et de terriblement animal. D’instinct, la Jûnin forma quelques mudras, relâchant autour d’elle une vague de chakra : elle exécutait un Kanashibari, chargé d’une violence incroyable. Dans le regard qu’elle porta au jeune, il n’y avait plus trace d’aucune compassion. Mais qu’il ne s’y méprenne pas, c’était à elle-même qu’elle en voulait : encore une fois, elle avait oublié ses obligations, croyant qu’elle pourrait tranquillement discuter avec lui, comme s’il était à la librairie du coin, et elle s’était montrée faible alors qu’elle n’aurait pas dû. Alors, dans sa précipitation à vouloir camoufler son incompétence, elle s’était emportée. « Voilà qui me servira de leçon… » murmura-t-elle amèrement.

Elle observa son visage masqué, silencieusement. Certainement qu’il était paralysé – et elle se rendrait compte plus tard qu’elle avait également atteint le groupe d’à côté, qui s’était placé un peu trop près d’eux, malheureusement. Et, tandis de sa colère s’évaporait comme elle était apparue, un sentiment étrange l’étreignit de nouveau. Un mélange de remords, de tristesse et d’incompréhension.

Il y avait quelque chose de troublant, à le voir ainsi dissimulé. Il n’était plus le Sanada qu’elle avait connu – celui qui l’avait étreinte, comme s’il comprenait et partageait sa peine. Ce nouveau Sanada, celui qui se dressait devant elle à présent, avait un quelque chose de différent qui la mettait mal à l’aise. Pourtant, elle pouvait encore voir le visage du jeune, sous son masque. Et alors que son regard s’accrochait à ce bout de chair, elle songeait que, certainement, il devait se dire qu’elle aussi elle n’était pas la même. Car, en réalité, ce qui l’embarrassait – mais elle ne l’admettrait pas immédiatement –, c’était de devoir jouer le rôle de l’instructeur impitoyable devant lui. Cela aurait été n’importe quel autre élève, n’importe quel inconnu... D’une part, elle ne se serait pas faite surprendre à vouloir discuter au lieu de pratiquer. D’autre part, elle n’éprouverait pas le même regret à avoir profité de son premier échec pour lui renvoyer la technique avec violence.

A vrai dire, plus elle contemplait le Genin, plus Junko trouvait la situation injuste. Il cachait sa véritable identité pour devenir un prédateur, le temps d’un combat. Mais pour elle, c’était l’inverse : elle se révélait véritablement dans le carnage, elle montrait la bête impulsive qu’elle était.
Elle détourna le regard, s’éloigna de quelques pas, faisant mine de regarder les autres groupes, de donner quelques conseils, abruptement – et libérant le duo prisonnier par sa faute, aussi. Elle se sentait un peu perdue, ne sachant pas trop pourquoi elle rechignait tant à lui montrer cet aspect-là de sa personnalité. Si elle avait été raisonnable, elle se serait dit qu’il n’était jamais qu’un inconnu avec lequel elle avait partagé une longue discussion, un jour. Et pourtant… Et pourtant, elle en avait peut-être plus dit à cet inconnu-là qu’à tous les inconnus qu’elle avait croisé ces dernières années.

Lorsqu’elle revint à la hauteur de Sanada, elle constata qu’elle savait encore moins qu’elle attitude adopter à présent. Alors, simplement, elle lança d’une voix éraillée : « A toi, venge-toi. » Et elle sourit, sans grande conviction.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dawn of Ninja :: Zone Rp - Le Sekai :: Pays du Tourbillon - Uzu no Kuni :: Uzushiogakure :: Terrain d'entraînement-
Sauter vers:

Cliquez sur une technique de la Bibliothèque pour obtenir son code !
Il ne vous restera plus qu'à le copier-coller ailleurs.