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Aux abords de l'araignée [Sayuri]

Onryou Maho
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Beaucoup de fantasmes circulaient sur la vie des ninjas, leurs pouvoirs mystérieux et les mission les portant aux quatre coins du monde ne manquant pas de faire rêver. On retrouvait d'ailleurs souvent ces attentes chez les plus jeunes d'entre eux, avides qu'ils étaient de gloire et d'aventure. Hélas, vivre dans les bras de l'ombre ternissait rapidement les ornements du voyage, et pour notre quarantenaire, battre la campagne lui procurait autant d'excitation que balayer sa chambre. Ceci dit il devait encore le faire, et le voila encore une fois sur la route, son pas tranquille (pour un ninja...) indiquant qu'il retournait tout simplement d'une mission.
Régions voisines du pays des Tourbillons, les Grandes forêts accueillaient souvent les foulées du Jonin. La Côte verdoyante était son hôte du jour, fameuse non seulement pour ses merveilleuses sources chaudes naturelles mais, dans le cas de l'Uzujin, pour héberger les sournois Yamanaka. Evidemment il n'y avait jusqu'à maintenant aucune preuve concrète à ce sujet, mais disons que trop de rumeurs convergeaient pour n'être qu'une simple coïncidence. Peu importe, les autochtones n'avaient jamais tenté quoique ce soit contre les ninjas du tourbillon, et cela ne saurait commencer aujourd'hui.

Dérivant quelques peu de l'itinéraire de retour, le Miyamoto s'enfonça dans les fins sentiers de la forêt, se repérant sans mal dans ce labyrinthe végétale. Au bout d'une trentaine de minutes, une cabane en bambous s'extirpa de la flore. Modeste mais élégante, la maisonnée s'inscrivait à merveilles dans le paysage, les alentours étant aménagé de telles façon à garder la beauté de la forêt sans pour autant perdre en confort. Même s'il restait invisible, on pouvait entendre le ruissellement d'un cours d'eau, chose de bonne augure dans cette région.
Époussetant rapidement son manteau ténébreux, Nori s'avança vers le petite porte d'entrée, faisant vibrer la clochette de cuivre d'un tintement délicieux. La porte s'ouvrit sans tarder, une petite septuagénaire humblement vêtue se retrouvant en face de l'imposant chef de la garde. Bien qu'habillé de noir pour les bienfaits de sa mission, ce dernier ne manquait pas d'élégance, l'arc d'excellente facture pendu à son dos témoignait à lui seul du faste de son clan. Pourtant, alors que les apparences criaient le contraire, le puissant ninja s'inclina en premier, son ton calme et respectueux évoquant la déférence d'un enfant envers sa mère.

"Monsieur Miyamoto! Cela fait si longtemps qu'on ne vous a pas vu! Comment allez-vous?!"

Le sourire aux lèvres, Nori se laissa enlacer par la vielle femme, lui concédant une proximité qu'il n'autoriserait à nul autre. Alors que la propriétaire des lieux l’inondait de question, l'Uzujin se contentait de quelques mots, lui rappelant qu'il était désormais Chef de la Garde, et qu'il n'avait plus vraiment de temps pour ses loisirs. Il eut bien droit à une demi-heure de papotage, temps au cours duquel il se mis à l'aise, posant ses affaires de voyage dans le vestiaire, tandis qu'il ôtait peu à peu ses vêtements. Le manteau, le chapeau, la chemise, tout y passait, si bien qu'il se retrouva étrangement nu comme vert, une simple serviette couvrant sa nudité, debout en face de la radoteuse.

"Promis je tenterai de passer plus souvent... Puis-je accéder aux bains maintenant Ona-san?

- ET BEN J'Y COMPTE BIEN! Vous êtes ici comme chez vous monsieur Miyamoto, prenez vos aises! Par contre... aujourd'hui vous n'êtes pas seul..."

Et ben ça c'était une première. Depuis que sa douce Hana lui avait fait découvrir l'endroit, jamais il n'avait croisé le moindre client. Il devait avouer que désormais, depuis son célibat, il ne venait plus aussi régulièrement, mais tout de même. M'enfin maintenant qu'il était déjà dévêtu, il ne pouvait décemment pas rebrousser chemin.
Se dirigeant vers le vestiaire, Nori s'occupa d'abord de ses ablutions, la tradition voulant qu'on se nettoyait avant de pénétrer dans les eaux thermales. Ce fut donc les cheveux encore trempés qu'il s'avança vers le lieux de détente, sa serviette négligemment posée sur son épaule, la pudeur n'étant pas sa plus grande qualité. Déposant le bout de tissu sur un assemblage en bambou, il pénétra lentement l'eau, s'infiltrant en elle avec la douceur d'un amant. Elle lui avait pourtant dit qu'il n'était pas seul, pourtant nul âme ne vient troubler son repos. Ou alors, celle-ci se cachait fort bien.

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Yamanaka Sayuri
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Aux abords de
de l'araignée

Miyamoto Nori et Yamanaka Sayuri

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***

Tes yeux glissèrent sur le corps à tes pieds. Le sang coulait encore de la blessure qui lui avait été fatale, imbibant les draps, tâchant de rouge toujours un peu plus le tissu. L’homme, à demi nu, avait sur le visage, encore, une expression de surprise. Cet homme, tu l’avais pris au dépourvu, comme tous les autres. Ajustant ton kimono, tu glissas le senbon, l’arme du crime, dans tes cheveux, ne prenant pas même le temps de le nettoyer. D’un geste lent, tu retiras le masque créé par la technique du Shoshagan, retrouvant de cette façon, ton propre visage. Un dernier regard dans la glace, une question en tête : pourquoi ?

Pourquoi n’arrivais-tu plus à supporter leurs mains sur ton corps ? Pourquoi est-ce que ses hommes qu’on t’envoyais abattre te répugnais de plus en plus ? Était-ce la faute de ce konohajin ? Que t’avait-il donc fait pour réduire tous tes efforts à néant ? Et ses mots résonnaient encore dans ta tête. Te sentir vivante, te sentir humaine. Il t’avait arraché ce que tu avais de plus précieux, ton statut, celui d’arme, celui d’assassin, celui qui faisait de toi l’une des meilleures kunoichi de ton clan. Tu te retrouvais, maintenant, au-dessus de ta dernière victime à questionner tes émotions.

Non. Étouffer. Tout étouffer.

Tu pris la bouteille de saké qu’il avait commandé pour vous deux, passer la nuit avec toi. Tu n’étais déjà pas sobre, suite aux quelques verres que tu avais bus en sa compagnie avant de monter dans cette chambre. Une gorgée de saké, une autre et autre. Il fallait partir, maintenant. Mais la bouteille n’était pas vide. Un soupir. Tu comptais la terminer. Tu décidas donc de l’apporter avec toi.

Sur le chemin menant à établissement de bains que tu appréciais particulièrement, tu la bus jusqu’à la dernière goûte. Autant dire que tu n’étais pas du tout sobre lorsque tu te présentas.

En fait, tu ressemblais à dame qui avait eu une nuit très difficile. Ton maquillage de la soirée précédente maladroitement étalé sur ton visage, tes cheveux ressemblant à une nid corbeau rose. C’était d’ailleurs la raison pourquoi tu avais mis un certain temps avant d’entrer dans le bassin.

Tu avais pris le temps de retirer les marques de la soirée précédente, ton maquillage, d’abord, puis tu avais peigné, longuement, tes cheveux pour les remonter en chignon sur ta tête. Plusieurs minutes avaient également été perdues pour laver ton corps, la souillure, les sensations, tout. Tu voulais retirer. Si tu pouvais retirer ta peau, comme ton masque pour Shoshagan, tu l’aurais à cet instant-là. À la place, tu avais frotté ton corps jusqu’à ce qu’il soit rougi d’irritation, à force de grands gestes violents, secs, chargés de frustrations que tu n’arrivais pas à t’expliquer toi-même.

Comment une seule soirée, quelques mots et quelques verres avaient pu avoir un effet si puissant, si destructeur sur toi ? Tout effacer. Tout oublier. Voilà la meilleure chose à faire.

Tu entras lentement dans les bains, fermant les yeux, appuyant la tête vers contre les contours du bain. Ça tournait encore un peu autour de toi. Le saké dans ton sang faisait toujours effet et tu l’en remerciais silencieusement. Avoir ton esprit dans les vapes t’aidait, en général, à gérer tout ce qui t’arrivait.

C’est à ce moment, alors que tu commençais à peine à te détendre que la surface de l’eau fût troublée par d’infimes vagues et que quelqu’un, un homme clairement plus vieux que toi, entra dans le bassin, à l’autre bout du bain. Tu posas ton regard azur sur lui, sans pudeur ou honte quelle qu’elle soit. Il ne semblait pas t’avoir remarqué pour l’instant. Comptait-il rester ? Mais quel homme viendrait dans les bains si ce n’était pas pour rester.

Un test. Tu allais te servir de lui comme un test. Sans le savoir, il allait répondre à tes questions. Tu t’approchas de lui, ne faisant pas particulièrement attention à être silencieuse ou discrète. Pour une fois, ton but était d’engager la conversation, s’il ne te remarquait, les chose commenceraient mal.

« Dites-moi, c’est la première fois que je vous vois dans la région. Vous passez souvent ? »

Par la prononciation appliquée de chacun de tes mots, il n’était pas du tout difficile de comprendre que tu étais loin d’être sobre. Et ta voix se voulait bien plus intéressée que tu ne l’avais prévu. Tant pis, tu aurais l’air désespérée





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Onryou Maho
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Bassin duveteux de larmes chaudes, le bain vaporeux enivrait lentement l'esprit de son invité. La chaleur caressait sa peau tandis que l'apesanteur berçait son corps avec la douceur d'une amante. Nori ferma rapidement les yeux, abandonnant son corps pour s'engouffrer dans le passé. Il avait déjà profité de ces eaux, se relaxant ici même, sauf que cette fois de longues mains se promenaient le long de son buste. Il revoyait encore la charmante Barano, ses lèvres carmines, sa peau de nacre qui capturait la moindre lumière pour la transformer en sculpture de perles. Il sentait sur lui la chaleur de son regard, et pour une fois, la joie de la revoir surpassait la peine de l'avoir perdue.
Perdu dans sa rêverie, il n'entendit que l'écho des mots qu'on lui lança. Il ne voulait pas partir, il voulait encore profiter d'elle, qui s'en foutait que cela ne soit pas réel... Hélas une autre femme perturba sa rêverie. Fantôme à l'aura sanglante, Miyamoto Sango posa ses mains sur le visage de son protégé, l'extirpant de force des méandres de ses souvenirs.

"Hana?"

Alors qu'il ouvrit les yeux, pour quelques secondes, son ange se trouvait devant lui. Pour la première fois depuis des années, son visage perdit toute contenance, son cœur explosa, le guerrier redevenait un homme. Hélas il reprit rapidement ses airs indifférents, alors que la chevelure ténébreuse prit des accents rose, et que la réalité reprit ses droits.
Non ce n'était pas sa belle, mais l'étrangère attirait toutefois son regard. Baladant rapidement ses yeux d'aigle, le Miyamoto examina la nouvelle venue, se faisant suffisamment discret, pour ne pas l'offenser. Sa face inaccessible se relaxa petit à petit, peut être que cette rencontre ne serait pas déplaisante.

"Désolé, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre. Sa voix se voulait calme, son ton presque chaleureux.Cela fait assez longtemps que je ne suis venu dans cet onsen. Pour ce qui est de la région... je voyage beaucoup, et mon nid se trouve non loin d'ici."

Encore embrumé par ses souvenirs, le Jonin n'avait pas vraiment saisi les nuances d'alcool et de désir piètrement camouflées dans la voix, aussi se contenta-t'il de fixer sa compagne du jour. De valeureux guerriers s'étaient déjà retrouvés sans défense devant son regard, il lui tardait de voir comment réagissait-elle. Ses iris jaune, presque lumineux, n'étaient surement pas une chose qu'elle croisait tous les jours.
Extirpant ses bras de l'eau, Nori les posa sur le rebord du bassin, exposant ainsi un peu plus que son visage à la vue. Il faisait cela avant tout pour profiter de la fraîcheur de la brise, même s'il ne voyait aucun inconvénient à montrer sa musculature. Il n'avait pas par-contre pas songé aux cicatrices parcourant sa peau, mais qu'importe... il pouvait toujours inventer une justification.

"Je suppose donc que vous êtes de la région? J'avouerai que mes visites à la Côte Verdoyante sont souvent solitaires, mais il n'est jamais trop tard non? Je m'appelle Nori, à qui ai-je l'honneur?"

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Yamanaka Sayuri
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Miyamoto Nori et Yamanaka Sayuri

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***

Ce monde dans lequel vous viviez était chargé d’horrible et de cauchemar, chacun portait sa croix et le regard de cet homme te laissait supposer que le sienne portait le nom d’Hana. Mais tu ne dis rien, tu na réagis pas à cette appellation, car peut-être tenait-il réellement la clé de tes questions … ou peut-être que non, mais tu devenais de plus en plus désespérée de comprendre ce qui se passait. Tu avais besoin de savoir, sinon jamais tu ne pourrais redevenir la kunoichi que tu étais il y avait de ça que quelques semaines.

Tu le fixas donc, un air d’incompréhension sur le visage et ce même lorsqu’il te demanda pardon pour son erreur. Mais tu te contentas simplement de secouer la tête. Tu appuyas ton dos contre le bassin, ne le quittant pas des yeux. Tu l’inspectais, par curiosité, mais aussi, réalisas-tu, tu cherchais un signe un quelque chose de particulier. Quoi exactement, c’était encore à déterminer, mais peut-être était-ce une fraction de ce que tu avais ressenti à Konoha, ou peut-être pas, mais qu’importe ce que c’était, tu ne le trouvais et c’était quelque d’enrageant.

Était-il possible qu’un seul homme ait ce quelque chose ? Non, certainement pas … les chances étaient nulles. Ce devait l’alcool, alors là oui, mais ton état était encore pire que la dernière fois, pourquoi n’arrivais-tu pas à trouver ce quelque chose ?

Lorsqu’il s’installa, les bras sur le rebord du bain, exposant son torse à ta vue, tu y notas tout de même les quelques cicatrices bariolant sa peau. Un guerrier. Cet homme, comme toi, était un guerrier – samouraï ou ninja, tu ne saurais dire – il fallait donc faire preuve de prudence avec les informations qui sortirais d’entre tes lèvres. Tu fronças légèrement les sourcils, mais l’homme reprit et tu reportas de nouveau ton attention sur lui, pour te donner une chance de comprendre ses questions, ton cerveau n’étant pas aussi performant qu’à son habitude puisque tu l’avais noyé dans l’alcool.

« Oui, oui je suis de la région. On m’appelle Sayuri. Pardonnez-moi si ma question semble malaisante, mais … Cette Hana … qui est-elle pour vous ? La voyez-vous partout, où que vous alliez ? Est-ce que son simple souvenir vous obsède ? »

Affreusement pointu et tu savais que tout homme saint d’esprit s’enfuirait à toute vitesse, mais voilà, si quelqu’un ressentait ces même, peut-être pouvait-il t’aiguiller sur ce que toi-même expérimentait et il n’était pas question d’en parler à Ao, tu t’attendais à ce qu’il fasse quelques commentaires qui ne ferais qu’attiser ta frustration. Et il te fallait quelqu’un qui comprenne cette sensation et, malheureusement, aussi sympathique qu’était ton ami, il ne pouvait pas t’aider sur ce sujet.

Ces questions n’étaient clairement pas pour connaître sa relation avec cette femme – enfin, tu supposais que c’était une femme – mais plutôt la nature de ses sentiments, de tes sentiments. Tes mots, tes questions extrêmement précises en étaient la preuve.

Et ton regard clair comme un ciel de midi ne quitta pas le sien qui te repellait les oiseaux de proie. Ton expression était étrangement détachée, froide, comparée à celle que tu arborais quelques secondes plus tôt.





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De véritables vétérans de guerre s'étaient enfuis devant son regard, et voici qu'une demoiselle ayant surement la moitié de son âge le soutenait sans peine, s'invitant dans sa sphère privée comme s'il n'était qu'un simple adolescent. Le galant sexe possédait certes la capacité de désarmer les guerriers, mais nous avions là une exquise démonstration de ce talent singulier. Bien qu'il ne pouvait que deviner sa silhouette à travers l'eau, celle ci ne pouvait qu'être au niveau des parties dévoilées. Des traits d'une finesse angélique, une peau dénuée de la moindre imperfection, et pour finir une chevelure entre le rose et l'argent, coussin de velours pour ce visage magnifique, comment le Miyamoto n'apprécierait-il pas cette compagne de fortune?
Son absence de réaction lui fit penser qu'elle n'avait pas relevé son erreur, il n'eut hélas pas cette chance. Non seulement elle avait tout entendu, et diantre quelle répartie! Son calme olympien fut immédiatement perturbé par la question, ses yeux se froncèrent légèrement tandis que ses lèvres se crispèrent. La surprise l'envahit pour quelques secondes, puis elle se transforma en curiosité.

Petite fleur de lys hein... Avec de telles épines, elle tient plutôt de la rose.

L'intervention de Sango fut immédiatement suivi d'un sourire, Nori étant pour le coup d'accord avec son ancêtre. L'adversité lui avait apporté un curieux animal, et bien pourquoi ne jouerait-il pas? L'enlacement chaleureux de l'eau thermale, les senteurs apaisantes de la forêt, pareils alentours parvenaient à adoucir sa méfiance, ceci, et le joli minois de son auditoire.

"Pour tout dire je ne sais pas vraiment ce qu'elle représente pour moi à présent. Par-contre, il fut un temps ou elle était bien plus que tout ce que vous venez de dire. J'ignore ce que vous connaissez de l'amour, mais il a cette façon bien à lui d'envahir votre vie non?"

Bien qu'aimable, son ton se voulait un peu trop sérieux à son goût. Comme quoi après tout ce temps, il ne pouvait toujours pas parlé légèrement de la terrible Barano. M'enfin après pareille entrée en matière, il n'avait surement pas à se soucier d'effrayer la demoiselle. S'il avait tenté d'entrouvrir une porte, elle l'avait carrément enfoncée, sautant à pieds joints dans le domaine de l'intimité. Avant d'aller plus loin, Nori aimerait bien en savoir un peu plus sur ce "On m'appelle Sayuri", mais il s'abstint de toute inquisition. Si elle voulait masquer son identité, peu importe, lui même n'avait pas été totalement honnête quand à ses origines.
Étirant ses lèvres dans un sourire, le bellâtre se décida à poursuivre dans sa lancée. Il ne souhaitait pas particulièrement dévoiler son passé à une étrangère, aussi devait-il prendre les devants. Sa voix toujours aussi douce perdit ses traces de mélancolie, restant toutefois, par habitude, légèrement froide. Etre chaleureux ne fut jamais sa plus grande qualité.

"Mais pour être aussi avide d'explication, je suppose que quelqu'un tourmente vos pensées Sayuri? Ou alors êtes vous simplement curieuse des attachements du cœur?"

Il aurait voulu ajouté qu'il doutait fortement qu'un être si généreusement touché par la beauté ignorait le théâtre de l'amour, mais il se retint de justesse. Il connaissait lui même de merveilleuses kunoïchis bien trop ternies par la guerre pour se soucier du cœur. Il ne pouvait plus se permettre, à son âge, de prôner l'optimisme naïf d'une jouvencelle. Derrière cette carapace au combien agréable se cachait peut être un cœur gelé.
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