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Morning routine [PV Yamanaka Sayuri]

Tadake Kyoshiro
Tadake Kyoshiro
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Tadake Kyoshiro
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Morning routine
ft Yamanaka Sayuri







Le jeune homme avait vécu l'enfer et on aurait pu croire que cela pourrait lui apprendre l'art de la prudence ou de la tempérance, mais sa sœur savait que même le royaume des morts ne saurait l'assagir ou lui mettre un peu de plomb dans la tête. Il avait appris à être plus honnête envers lui-même, à ne plus garder de secret pour qui que ce soit et cette seule perspective lui avait tout de même enlevé un sacré poids des épaules. Pouvait-il faire autrement, de toute façon ? Non, absolument pas car garder les choses pour lui ne ferait qu'alimenter cette rage qui grondait en lui et il ne voulait pas, il ne voulait plus devenir le jouet de ses propres émotions à force de les ignorer trop longtemps. Cette ouverture avait été le premier point important de sa résurrection, grâce à un profond dialogue avec sa sœur et le deuxième point, tout aussi intense, fut le moment où il choisit de dévoiler à la belle Yamanaka les sentiments qui animaient son cœur. Cette révélation ne fut pas de tout repos d'un côté comme de l'autre mais, au final, ils décidèrent tous deux de s'abandonner à cet amour qui les faisait vibrer plus intensément que jamais, de s'abandonner l'un à l'autre car c'était bien tout ce dont ils avaient réellement besoin.
Le jeune homme avait déjà partagé sa vie avec quelqu'un par le passé, ce qui lui semblait être une éternité plus tôt mais ce qu'il avait ressenti à l’époque n'avait plus rien à voir avec ce qu'il vivait aujourd'hui. Alors qu'il était dans ce lit, sentant sa belle dormir tout contre lui, le jeune homme repensait à cette autre femme en se demandant comment il avait pu rester avec elle aussi longtemps. Ils n'avaient rien en commun à par leur jeunesse, il avait apprécié sa présence mais de là à qualifier cela d'amour il y aurait un pas que Kyoshiro ne franchirait jamais. Cette première expérience fut forte en leçons pour lui mais à présent, avec quelques années de plus et un peu plus de vécu, il savait désormais ce qu'il voulait et surtout avec qui il le voulait. Il ne s'agissait pas seulement d'aider la elle à retrouver son humanité, à la faire sourire à la vie de nouveau mais cela était aussi lié au fait qu'il ne s 'était jamais senti aussi calme et serein qu'en sa présence. Difficile d'expliquer pourquoi, il...le ressentait, tout simplement.

Au bout de trois jour de cette douce idylle, trois jour pendant lesquels ils ne se séparèrent pratiquement pas l'un de l'autre, heureux de pouvoir enfin d'abandonner l'un à l'autre sans question, le jeune homme décida de se lever alors que le soleil n'était pas encore levé. Embrassant la belle sur son épaule nue alors qu'il glissait jusqu'au bord du lit, le shinobi avait bien l'impression de tester les limites de son corps après avoir ralenti le rythme depuis sa résurrection. On lui avait retiré quelques uns de ses bandages, ceux qui recouvraient ses jambes et ses bras, les plus profondes blessures résidant sur son torse et son abdomen, aussi désirait-il voir jusqu'où il pouvait aller.

« Encore. »

Depuis combien de temps échangeait-il des coups avec ses clones, dans un coin éloigné de la court afin de ne pas réveiller sa belle ? Une heure, peut-être ? Mais il ne lui avait fallut que quelques minutes pour réaliser sa faiblesse alors qu'il échangeait coups, esquives et blocages avec deux de ses copies conformes. Il était capable de se lever, de marquer, de bondir dans une certaine mesure mais pour le reste...chaque coup de pied lui faisait serrer les dents, chaque esquive mettait à mal ses côtes affaiblies. Frustré, énervé envers lui-même ? Absolument mais il n'en montrait rien, à part un évident froncement de sourcils à chaque fois que son corps lui rappelait sa propre faiblesse.

Ainsi, se relevant en sentant sa respiration s'accélérer, le jeune homme laissa ses copies venir à lui, laissant ses pieds nus patauger dans l'eau qui n'était que ce qui restait des précédentes copies, esquivant de justesse quelques coups qu furent lancés à son encontre, avant de repousser sa copie sur la droite d'un pied dans l'estomac. Joignant ses mains en une série de signes, l'homme diffusa du chakra dans l'eau à ses pieds et, déjà, celle-ci prit vie pour venir prendre une forme arrondie autour de la seconde copie.

« Suiton : Su..»

Alors que la boule n'était pas encore entièrement close, la copie fut plus rapide qu'anticipée, ou bien était-ce lui qui était plus lent, mais le pied du clone traversa ce fut et, prenant l'original au dépourvu, vint cueillir le shinobi au niveau du ventre avant de le projeter en arrière. Le shinobi sentit l'air s'échapper de ses poumons et, instinctivement, passa l'une de ses mains sur l'endroit qui fut touché, là où se trouvait l'une de ses anciennes blessures. Serrant les dents tout en crachant sur le sol, fermant les pieds pour juguler la douleur, il se redressa et sentit une bouffée de chaleur l'envahir, suffisamment intense pour qu'il se débarrasse de son t-shirt et le jette un peu plus loin.

Là, debout, il était fort et fier face à ses copies immobiles. Les muscles tendus, quelques bandages rendus humides par la douleur, les poings serrés pour faire face à cette douleur qu'il parvenait à maîtriser de mieux en lui, il était...un guerrier. Ainsi, après quelques secondes nécessaires pour reprendre son souffle, le visage teinté d'un sérieux qu'on ne lui connaissait plus depuis un moment, il leva la tête vers ses copies avant de donner le signal du prochain échange.

« Encore. »

Si sa belle se réveillait, s'il la sentait près de lui alors il stopperait cet échange sur le champ mais, pour l'heure, il avait besoin de connaître les limites de son propre corps. Il avait besoin de savoir à quel point il était devenu...faible.




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Yamanaka Sayuri



Morning routine

Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Un matin comme tu les rêves 









***

Depuis que vous aviez réussi à parler, tu ne le laissais seul que quelques minutes à la fois, jamais bien longtemps. Tu te disais que lorsqu’il en aurait assez, il te le dirait. Après tout, il était un homme foncièrement honnête. Donc, depuis cette soirée-là, tu te permettais de dormir à ses côtés. Chose que tu appréciais particulièrement. Jamais ton sommeil n’avait pas été plus calme que dans ses bras et tu profitais de chacun de ces instants.

Lorsqu’il t’embrassa sur l’épaule avant de se lever, tu devais dormir depuis à peine une heure. Tu marmonnas, à demi en dormie :

« Mmm. Ky… mir … »

Tu n’étais pas certaine toi-même de se que tu cherchais à communiquer. Il ne te fallu pas plus d’une seconde avant de te rendormir. Une heure de sommeil de plus tard, tu entendis un peu de bruit dans ton jardin. Chose inhabituelle, mais avec trois invités, ce n’était plus aussi tranquille qu’a ton habitude, alors le son ne t’alarma pas immédiatement. Tu te retournas pour le saluer et lui souhaiter le bon matin, petit rituel du matin que tu avais adoré dès la première fois.

Mais tu étais seule. Entièrement seule. Tu te redressas d’un coup cherchant chaque recoin de la chambre du regard. Rien. Il n’était pas là.

« Kyo … ? »

Les sons dans le jardin continuaient. Tu enfilas rapidement un yukata avant de sortir dans le jardin à la recherche de ton amant. Ce que tu vis t’arrachas un petit sourire. Tu savais, depuis ton passage à Konoha qu’il s’entraînait beaucoup, en fait, même un peu trop. Tu t’appuyas contre le cadre de la porte alors qu’il cessa de se battre avec ses clones. Tu restas silencieuse quelques secondes, réfléchissant aux mots que tu allais employer.

C’était totalement irresponsable d’aller s’entraîner dans son état. Il n’allait qu’empirer ses blessures et cela t’inquiétais. Tu pris donc un immense rouleau de stockage qui était appuyé contre ton bureau avant de le lancer dans les airs et lui faire cracher plus d’armes que nécessaire, faisant bien attention à ne pas blesser Kyoshiro (après tout tu ne voulais que détruire ses clônes).

Tu laissas le rouleau percuter le sol sans t’en préoccuper davantage, alors que tu allas directement le rejoindre. Au simple son de ton pas, on pouvait comprendre que tu étais furieuse (et que tu n’avais que dormi deux heures pour retrouver l’homme que tu aimais en train de se faire démolir par ses propres clônes).

« Tu peux me dire à quoi tu penses ? Tu vas te faire encore plus de mal ! »

Étais-tu réellement furieuse ? non. Dans ta voix ce n’était pas de la colère comme dans tes pas, mais plutôt de l’inquiétude. Tu t’inquiétais plus que de raison, mais il n’était pas question de le laisser se faire du mal ainsi. Pas maintenant que vous veniez de vous retrouver et tu allais le lui faire savoir. Peut-être l’avait-il oublié à force de sentir inactive à passer tes journées avec lui, mais tu étais toi aussi une kunoichi. S’il insistait pour faire ce genre de bêtises, il aurait au moins pu attendre que tu te réveilles, ou il aurait même pu te réveiller ! ça ne t’aurait pas dérangé. Mais s’il insistait, au moins, si c’était toi qui étais là, tu pourrais éviter une catastrophe.

Tu inspiras un bon coup, pour te calmer. Et lorsqu’enfin tu eus l’impression de pouvoir aligner deux mots sans paraître trop inquiète ou même furieuse, tu posas une main sur sa joue avant de venir poser un baiser sur ses lèvres.

« Bon matin. As-tu au pris le temps d’avaler quelque chose avant d’inonder la pelouse ? »

Tu n’avais pas passé beaucoup de temps avec lui, mais tu n’avais pas l’impression qu’il était du genre à prendre le temps de prendre soin de son corps avant d’aller directement à l’entraînement. Tu laissas ta main glisser jusqu’à son épaule, avant de l’enlacer doucement. Tu alors que tu t’éloignais de lui, tu ajoutas :

« Aller viens. »

Ta voix était sans équivoque et s’il désirait te contredire, il risquait de s’attirer tes foudres. Ta main vint prendre la sienne alors que tu l’incitais doucement à te suivre jusqu’au petit balcon donnant accès à la chambre.




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Recap:
 


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Tadake Kyoshiro

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ft Yamanaka Sayuri







Guerrier, homme, fils, frère et désormais armant, tels étaient les qualificatifs pour définir le jeune Tadake qui essayait de faire coexister harmonieusement les différentes facettes de sa vie, avec plus ou moins de succès. S'il avait laissé l'aspect guerrier de côté en raison de ses blessures il ne pouvait ignorer cette part de lui et, même si cela lui fut difficile, ce fut la raison pour laquelle il délaissa le doux et réconfort contact de sa belle pour aller s'épuiser dehors alors que le soleil commençait à peine à pointer le bout de son nez. Il avait l'habitude de s'entraîner de jour comme de nuit, pour des raisons évidentes, mais s'il savait une chose c'était que sa sœur l'attacherait de force à son lit si elle avait le malheur de le croiser durant cette session matinale. Et alors aurait raison de le faire, bien sûr mais, tout têtu qu'il était, il avait besoin de savoir où il en était et, plus simplement, à quel niveau en étaient ses réserves d'énergie avant de...retourner à Konoha. Oui, il était conscient que ce jour arriverait forcément mais il ferait tout pour retarder l'échéance le plus longtemps possible, afin de profiter autant que possible de cet amour trouvé et dévoilé.

Comment ferait-il ensuite? Plus tard ? Une question qui faisait déjà son chemin dans son esprit car il ne pourrait se contenter bien longtemps d'allers et retours entre ici et Konoha, pas s'il souhaitait une certaine stabilité mais ce matin-là il choisir d'éluder la question : il n'avait pas besoin d'y penser en ce moment. Surtout pas. Alors qu'il allait reprendre son assaut, le souffle court, il fut arrêté dans son élan par une entrée de sa belle plutôt...remarquée et aussitôt il s'immobilisa. Se tournant vers elle, se grattant l'arrière de la tête en signe de gêne, il accueillit les paroles de la demoiselle pour ce qu'elles étaient : un signe évident d'inquiétude de son état de santé. Il avait traversé l'enfer quelques jours plus tôt et était déjà sur pied, comme s'il cherchait à se faire mal de nouveau : l'inquiétude de Sayuri était légitime et justifia l'immobilité du garçon de son cœur. Que pouvait-il dire ou faire pour rassurer la belle ? La vérité, seulement la vérité mais cela n'excuserait en rien son imprudence.

« Désolé, mon cœur. J'avais besoin de...d'en être sûr. De définir où sont mes limites, en ce moment.  »

Mon cœur, un surnom qui lui allait si bien car elle était sien autant qu'il était sienne, ils avaient décidé de s'abandonner l'un à l'autre et, sur un plan métaphorique, le garçon avait offert à la jeune Yamanaka son cœur sur un plateau d'argent. Kyoshiro laissa donc son aimée s'approcher de lui et accueillit son doux baiser avec une tendresse réconfortante,  ce seul contact de ses lèvres réchauffa son âme et vint décrire un sourire amoureux sur son visage fatigué. Il aurait aimé resté là, dans cette cœur, dans les bras de la belle pour toute la journée mais déjà une autre question lui vint en tête : son régime alimentaire. Il connaissait l'importance de traiter son corps comme un temple mais n'avairt jamais pris le temps de le faire proprement, trop pressé de retourner s'épuiser encore, et encore, et encore, mais pour elle il ferait bien une pause. Parce que c'était elle.

« Je...pas vraiment. Ça m'est sorti de la tête.  »

Il n'objecta donc pas et, tenant délicatement la main de son amante, se laissa guider jusqu'à cette terrasse sur le bord de laquelle il s'était ouvert à sa sœur, quelques jours plus tôt. Il ne connaissait pas cette demeure, pas aussi bien que Sayuri en tout cas mais déjà ce lieu était chargé d'un paquet d'émotions pour le jeune Tadake. Assurément il pourrait se plaire à revenir ici, à rester ici, mais pour l'heure seule la présence de sa belle l'importait réellement. Il s'autorisa donc un moment de repos, sentant l'adrénaline retomber alors qu'une main, d'un air absente, venait caresser son torse à l'endroit où le coup du clone avait porté. D'ici quelques minute sil ne ressentirait plus rien, mais ce seul coup en disait long sur ses capacités actuelles...pathétiques. Assis au côté de la belle, son autre main vint entouré les épaules menues de sa partenaire afin qu'ils se rapprochent l'un l'autre et, dans cette intimité, il poserait à son tour un doux baiser sur les lèvres de son aimée avant de lui demander, dans un souffle délicat :  

« Bien dormi, mon cœur ? Avant que je ne te réveille,  en tout cas. »




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Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Un matin comme tu les rêves 









***

La tête claire, tu avais la tête claire depuis quelques jours. Les pensées sombres, le désir de vengeance, la douleur sourde qui, généralement, te poussais à na jamais rester inactive … Rien de tout ça n’était venu troubler la paix qu’il t’apportait. La nuit … enfin aux petites heures du matin, lorsque tu allais finalement fermer l’œil, les cauchemars ne venaient plus te hanter. Tu étais sereine et c’était bien la première fois dans ta vie. Il en était l’origine, lui et son affection démesurée pour toi, mais tu n’allais pas t’en plaindre.

Pourtant, en te réveillant seule ce matin-là, tu avais eu peur. Peur de quoi ? Tu n’en avais aucune idée et pourtant cette peur t’avait poussée à le chercher. Heureusement, il n’était pas loin, juste derrière dans le jardin à faire le pitre. Se battre contre ses propres clones alors qu’il était déjà dans un sale état. Souhaitait-il se tuer ? Empirer son état, peut-être ? Tu fis une note mentale d’en glisser un mot à Yurikô, peut-être avait-il des trucs pour l’empêcher de faire des stupidités du genre. Car testé ainsi ses limites, tu trouvais ça stupide. Oui, tu comprenais qu’il voulait retourner à l’entraînement, toi-même tu étais de ceux qui brulaient les étapes. Mais il n’était pas toi et tu t’inquiétais de sa santé.

Le petit surnom qu’il te donna te prit de cours et tu le fixais quelques instant surprise avant de poursuivre. Tu appréciais, il ne fallait pas penser le contraire, mais tu ne t’attendais pas à un surnom, pas si rapidement du moins. C’est avec un petit sourire aux lèvres que tu l’entraînas vers la terrasse de bois où tout deux prirent place.

Comme tu t’y attendais, il n’avait pas pris le temps de manger avant de se lancer dans son entraînement. Tu soupiras, mais c’était de l’amusement que du désespoir. Toi aussi faisais ce genre de chose lorsque tu te remettais de tes blessures. Tu n’aimais pas l’inactivité, en fait tu en avais horreur.

Lorsqu’il passa son bras autour de tes épaules, tu tournas la tête pour mieux l’observer. Il avait l’air de souffrir et tu n’aimais pas ça, mais il ne te laissa pas réellement le temps de désapprouver plus longtemps puisqu’il venait t’embrasser une nouvelle fois. Contre ses lèvres, tu te surpris à sourire de nouveau. Naturellement, sans le calculer à l’avance.

« Oui … mieux qu’en bien des années, quoi qu’un peu court. J’ai encore du mal à prendre un rythme diurne … »

Pourquoi avais-tu jugé pertinent d’ajouter cette précision ? Tu n’en avais aucune idée. Mais il était si étrange d’avoir quelqu’un qui prenait soin de ton bien être ainsi, toi qui vivais seule depuis quinze ans. Toi qui n’avais plus l’habitude de contacts chaleureux de ce genre. Ta main droite se posa sur son torse alors que tu te levas pour prendre place devant lui. Il semblait souffrir et tu n’allais pas simplement le laisser comme ça.

« Laisse-moi y donner un coup d’œil. Je ne suis pas médecin comme Yuriko, mais je connais les premiers soins … »

Tes mains s’attaquèrent aux bandages, les défaisant lentement, avec précaution, juste au cas où la blessure lui fut plus douloureuse sans la pression du bandage. D’avoir quelqu’un qui prenait soin de toi t’était étrange, mais ce qui l’était encore plus, c’est que tu voulais lui rendre la pareille. De veiller sur lui, de t’assurer qu’il mangeait et n’ouvrait pas ses blessures de nouveaux t’apportait une chaleur que tu n’avais jamais connue avant. Serait-ce horrible de ta part de souhaiter que l’instant ne prenne jamais fin ?

« Si tes blessures ne sont pas trop mal … Seulement si … Je t’aiderai pour ton entraînement. Au moins, de cette façon je serai certaine que ne pousse pas trop tes limites … Mais si tu t’entraînes, tu manges avant. Ton corps ne suivra jamais le rythme sinon. Y a-t-il quelque chose que tu veux manger en particulier ? »

Tu parlais beaucoup plus qu’à ton habitude alors que tu t’appliquais à défaire lentement ses bandages, mais tu n’aimais pas voir ses blessures. À chaque fois, tu ressentais un pincement sur ton cœur. Alors tu tentais de te distraire un peu en lui parlant de tout et de rien. Tu lui proposais de l’aider pour plusieurs raisons d’abord l’idée d’évaluer ce qu’il savait faire (en prenant bien sûr compte du fait qu’il était déjà blessé) t’excitais. Tu voulais bien voir de quel bois il se chauffait, mais de savoir comment il se débrouillait te permettrait d’avoir l’esprit en paix lorsqu’il serait en mission loin de toi. Ensuite, si conception de l’entrainement n’était que de se battre avec un clone, il était certain qu’il terminerait de nouveau au lit. Et que tu n’allais plus jamais lui laisser l’occasion d’en sortir avant un rétablissement complet. Et, finalement, de simplement l'empêcher de s'entraîner ne l'aiderait pas et ne ferait probablement que l'irriter, chose que tu préférais éviter.

Lorsque tu finis enfin de défaire les bandages, tu fermas les yeux et inspiras encore une fois. Tu voulais être entièrement calme avant de vérifier.





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Il avait les idées claires, plus qu'il n'aurait cru cela possible, plus qu'il ne le devrait compte tenu de sa situation mais pourtant il arrivait à penser clairement pour la première fois depuis de nombreux jours. Était-ce grâce à son dialogue passionné et sans filtre avec sa sœur, le fait qu'il se soit autorisé à proclamer son amour pour Sayuri ou bien les jours passés en la douce compagnie de cette dernière ? Un petit peu de tout cela, sans doute, et assurément il serait éternellement reconnaissant aux deux femmes de sa vie pour l'avoir aidé à sortir la tête de l'eau. Qu'elles en aient conscience ou non, d'ailleurs. Ce matin-là le jeune home aurait pu rester dans les bras de sa belle jusqu'au petit matin, passant un moment de douceur et d'intimité avec la belle aussi longtemps qu'il le pouvait, malheureusement il ne put ignorer l'appel du devoir. C'était bien le problème de vivre sans filtre et sans secret à présent, toutes les voix dans sa tête résonnaient avec la même intensité et il pouvait difficilement en ignorer une pour se concentrer sur l'autre, pourtant même au milieu de cette tempête il se sentait bien parce que...elle était là.
Il l'avait inquiétée, il pouvait aisément le sentir dans sa voie et c'était justement cette prise de conscience qui le fit stopper son mouvement...cela et la destruction de ses clones, bien entendu. Devait-il s'excuser pour être fidèle à lui même, têtu et borné ? Bien sûr que non car cela faisait partie de son charme mais, par contre, ce qu'il pouvait faire c'était de suivre la belle sans faire d'histoire. Ainsi, lorsque la belle lui répondit qu'elle n'était pas habituée à vivre le jour, Kyoshiro s'autorisa un petit sourire amusé tout en rajoutant à son tour :

« Bienvenue au club. »

Il n'était pas difficile de comprendre qu'un aveugle n'était pas esclave des heures, de la course du soleil et de la lune mais, pour autant cela avait été aussi un choix de sa part de s'entraîner lorsque les ténèbres régnaient. C'était le moment où personne ne viendrait le déranger, pour commencer, mais c'était surtout le meilleur moyen de combattre son sommeil et sa solitude en laissant l'adrénaline et la fatigue s'emparer de lui. Il ne voulait jamais rentrer chez lui, jamais rester seul face à cette solitude mais pourtant, de temps en temps, il y était tout de même contraint. Avec sa première et précédente réelle compagne, celle avec qui il avait partagé plus d'une nuit, il avait appris à prendre un rythme diurne comme aujourd'hui mais cela ne lui avait jamais semblé juste, avant aujourd'hui en tout cas.
Il s'assit donc face à sa belle, profitant au mieux de sa présence et, lorsque celle-ci souhaita vérifier ses bandages, le jeune homme ouvrit la bouche pour protester mais se ravisa avant même de pouvoir trouver les bons mots. Au lieu de cela il profita de la situation pour laisser un petit sourire moqueur éclairer son visage tout en usant de cet humour dont il avait le secret.

« Je ne...d'accord. J'espère que tu me trouveras toujours aussi séduisant, après ça.»

Il n'avait jamais été pudique pour un sous mais n'était peut-être pas encore prêt à laisser quelqu'un regarder les ravages subis par son corps. Il devinait très bien à quoi cela pouvait ressembler mais pour aujourd'hui il allait devoir se faire violence, il allait devoir laisser la belle remplir le rôle qu'elle avait choisi. Ainsi, se levant devant elle pour plus de facilité, le jeune aveugle écouta son aimée lui demander quel serait son repas de ce matin. Que choisir ? Il n'était pas très difficile, avalant à peu près tout et n'importe quoi en faisant tout de même attention à ne pas friser l'obésité.
« Un fruit ou deux feront bien l'affaire, si cela ne te dérange pas. »

Durant les secondes qui suivirent le jeune homme laissa la belle retirer chacun de ses bandages et, avec l'un d'entre eux, s'envolait un petit morceau de sourire. Finalement lorsque son torse fut mis à nu, révélant les innombrables cicatrices qui zébraient son corps, tout en ayant étonnement épargné son dos, seul une mine sombre et maîtrisée du shinobi fut visible. S'il fit un pas en arrière pour s'écarter de la belle ce fut ne pas pour lui laisser un peu plus d'espace mais pour faire le bilan par lui-même, pour sentir l'état de son corps du bout de ses doigts. Les yeux fermés, les mains crispés, le jeune homme passa sa main droite sur la balafre qui zébrait son avant-bras gauche alors que sa bouche, elle, mimait le chiffre « 1 » sans pour autant que le moindre mot sorte de sa bouche. Une entaille sur son torse fut rejointe par le mime du second chiffre et, lorsqu'il passa son index droit sur la longue et profonde cicatrice qui avait traversé son torse de haut en bas, en diagonale, le chiffre trois fut mimé de nouveau. Durant les secondes qui suivirent, la mine sombre, l'homme compta chacune des blessures et cela permit sans doute à la belle de comprendre une chose : chaque coup, chaque blessure, chaque balafre était imprégné dans sa tête pour ne plus jamais en sortir. Même au fond du gouffre il s'était souvenu, même au bord de la rupture il avait continué de compter encore et encore et encore pour ne jamais oublier, pour s'accrocher au seul élément concret l'empêchant de sombre dans la folie.

Instinctivement il vint joindre ses dents mains tout contre son torse, les serrant jusqu'à en faire blanchir les jointures avant de conclure, sur un ton calme et dénué de toute joie :

« Le compte y est. »



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***

Tu avais toujours eu une opinion sur les cicatrices. Sur les blessures que les ninjas risquaient, jour après jour, combat après combat. Elles étaient de preuves. Les manifestations physiques de la force d’un cœur.

Tu n’en avais pas. Ton corps en était exempt. Tu n’avais pas le droit de te mettre en danger, de risquer de marquer ta peau dans les combats, car ces marques pourraient être ce qui te perdrait.

« Chaque cicatrice raconte une histoire, prouve qu’on est plus fort que la douleur. Je ne crois pas te que je te trouverai moins séduisant … »

Même si ses mots étaient une blague, une tentative maladroite d’humour, tu ne l’avais pas vu comme tel. Peut-être était-il temps que tu te découvres un sens de l’humour. À sa réponse tu hochas de la tête avant de poser les yeux sur ses blessures, sur un part de ses ténèbres.

Un pas derrière, il s’éloignait de toi. Il souffrait, mais pas de la même douleur que celle qui t’avait poussé à retirer les bandages. Il les comptait, une à une l’air de plus en plus anéantit et sa dernière réplique te broya le cœur. Non pas les mots, mais sa voix, son expression, ses mains serrées. S’il avait su chasser les ténèbres de ton cœur jusque-là, tu allais faire de même, ou, au moins essayer. Doucement, tu tendis la main en sa direction. Tu pris doucement sa main gauche et l’éloigna de son corps. Sur la première cicatrice, tu posas un léger baiser. Tu fis de même pour la deuxième, pour la troisième, la quatrième. Tu lèvres allèrent doucement se poser sur chacune d’entre elles.

Peu importe le temps que cela te prit. Tu continuas jusqu’à faire chacune d’elle et lorsqu’enfin tu terminas, tu l’attiras vers toi pour poser un dernier baiser sur ses lèvres. Lentement, comme pour ne pas le brusquer. Déjà que tu trouvais t’en avoir permis bien plus que ce tu aurais dû, mais tu voulais le lui faire savoir. Tu l’aimais. De la tête aux pieds, chacune de ses cicatrices, chacun parcelle de lumière et d’ombre qu’il avait. Tout. Tu voulais qu’il sache que tu étais là, qu’importe la douleur.

« Kyo … Je suis là, avec toi. Je te l’ai dit, je t’aime. Je t’aime plus que ce n’est raisonnable de le faire. »

Tes mains vinrent chercher les siennes et tes doigts s’entremêlèrent avec les siens. Tu appuyas ton front contre son torse, là où n’y avait pas de blessure. Ton souffle tremblait légèrement, tes yeux te piquaient, mais tu ne voulais le lui laisser savoir. Tu voulais être forte, l’aider à porter son poids, mais tu ne pouvais t’empêcher de trouver injuste qu’on lui ai fait subir ce genre de chose, à lui, plutôt qu’à toi. Tu les méritais bien plus que lui après tout. Tu étais monstre, malgré l’amour qu’il te portait.

Tu restas ainsi appuyée quelques instants, le temps de calmer ton cœur serré et de faire disparaître l’eau dans tes yeux. Une fois ton souffle calmé, tu relevas la tête pour regarder son visage.

« Je t’aime tellement que ça devrait être inter … »

Tu te ravisas de terminer, car tu savais c’était déjà interdit. Il faudrait trouver une façon ou une autre de vous permettre d’être ensemble. Non, tu y penserais une autre fois, quand la situation s’y porterait davantage. Pour l’instant, tu voulais simplement le serrer contre toi et lui dire à quel point il était important pour toi.

« Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée. Peut importe le mal qui t’encombre, j’aimerais pouvoir le chasser de ton esprit de la même façon que tu chasses mes doutes. J’aimerais te rassurer, te faire oublier tout le mal que tu as connu, de la même façon que tu sais si bien le faire pour moi. Je n’ai pas ton éloquence, ou ton humour – parfois douteux, soyons honnêtes – mais il n’y a rien que je ne ferais pas pour toi … »

Tu lui avais donné plein pouvoir sur toi. S’il t’avait donné son cœur, toi tu lui avais tout donner, de toi il ne te restait rien. Tu étais entièrement entre ses mains. Il pouvait faire de toi ce qu’il voulait et tu comptais bien lui faire savoir. Tes mains quittèrent les siennes pour aller se poser contre sa tête, pour le forcer à la baisser en ta direction et à se pencher un tout petit peu pour que tu parviennes à poser un autre baiser sur son front.






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Tadake Kyoshiro
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La route d'un shinobi était pavée de souffrances,  une route qu'il fallait traverser au prix de la sueur et du sang, tels furent les mots du mentor de Kyoshiro après sa toute première mission et ces paroles furent gravées à jamais dans la mémoire de l'aveugle. Même s'il n'avait pas encore eu l'occasion de le faire le shinobi savait qu'il dévoilerait ces mêmes parole aux deux Uchihas qui composaient son équipe lorsque l'heure serait venue car, bien que sombre, ce discours était d'une honnêteté étonnante et ne souffrait d'aucune ambiguïté. Avant sa servitude forcée le jeune homme avait déjà reçu sa part de blessures car il était un homme d'action, le genre d'homme qui ne se sentait vivant que lorsque les flammes de la bataille venaient lécher son corps mais jamais encore il n'en avait reçu autant et en si peu de temps. Tout aveugle qu'il était le concept de la beauté était assez flou pour lui mais, oui, en dévoilant le résultat de quelques jours de captivité à sa belle il crut que cela pourrait la faire fuir, détourner le regard ou bien le considérer comme un monstre ne méritant plus le désir et l'affection qu'elle lui portait.
Mais non, il devait avoir confiance en elle autant qu'elle confiance en lui, c'était bien la base de toute relation saine et, bien qu'il sentait de nouveau les ténèbres poindre le bout de leur nez, il ne fit que reculer en laissant la belle observer de ses yeux ce corps meurtri mais reconstruit. Jamais il ne pourrait effacer ces marques mais, de toute façon, le voulait-il seulement ? Non, car non content de lui donner un côté plus sauvage et dur, ces blessures avaient le mérite de servir de rappel de jusqu'où ses vices l'avaient fait chuter. C'était un rappel teinté de honte et de culpabilité mais aussi de force car, bien que l'orgueil ne soit pas un trait connu chez lui, il savait que peu de shinobis auraient résisté à pareille souffrance sans tomber définitivement dans la folie : il pouvait en être fier.

Mais lorsque la douleur revint le jeune homme chercha à se protéger, se renfermant sur lui-même pour ne pas souffrir davantage car il avait déjà eu plus que son compte. Il se rappelait de chaque moment, chaque blessure comme s'il était encore dans cette grotte et, alors qu'il serait fermement ses poings l'un contre l'autre,  il s'immobilisa en sentant cette douceur familière. Elle tentait de s'immiscer dans son esprit, de briser cette barrière de froideur pour le voir tel qu'il était réellement, sous son jour le plus vulnérable et, bien qu'il retroussa ses lèvres pour ne pas craquer, il laissa cette chaleur s'infiltre dans sa poitrine en desserrant ses poings. Elle s'inquiétait pour lui, plus qu'elle ne le devrait, plus qu'il ne le méritait et chaque baiser sur ces blessures fit frémir le jeune homme qui ressentait à présent du...désir ? Maintenant ? Ne pouvait-il pas contrôler ces instants, dans pareille situation ? Mâchoire fermée, réprimant cette pulsion qui n'avait pas sa place ici, l'aveugle laissa les doux mots de la belle parvenir à ses oreilles et les accepta pour ce qu'ils étaient vraiment : le symbole de leur amour flamboyant.

« Je vais bien, mon cœur, je t'assure. C'est...c'est idiot mais j'ai gardé le compte, pendant tout ce temps. Comme un mantra pour maintenir ma concentration, j'ai compté les coups, les blessures et...je voulais m'assurer que je n'en avais raté aucun. »

Certains utilisaient des mantras pour garder leur concentration et Kyoshiro l'avait fait pendant un temps mais, lorsque ces techniques ne suffirent plus, lorsqu'il perdit la notion du temps, il s'accrocha à ce compte comme sa seule emprise sur la réalité. C'était ridicule, pathétique, mais cela lui permit de repousser la folie pendant plusieurs heures supplémentaires.
Souriant, se retenant de pleurer face à la marque d'affection de la belle qui s'était totalement ouverte face à lui, le shinobi entoura délicatement son aimée de ses bras puissants et nus, se collant tout contre elle tout en lui murmurant des mots chargés d'amour...d'abandon.

« Je t'aime plus que tout. Tu es mon soleil, tu le sais ça, hein ? »

Que pouvait-il dire de plus ? Il l'aimait plus qu'il ne l'avait cru possible, plus qu'il ne s'en croyait capable et si cette perspective lui donnait parfois le vertige, lui faisait s'interroge sur le fait de mériter ou non pareil attachement, il l’acceptait désormais sans plus de question. Elle l'aimait, il l'aimait : qu'y avait-il de plus à savoir ?

« Ta seule présence réchauffe mon âme plus que tu ne l'imagines, te savoir là suffit à mon bonheur. Ton seul contact me...me fait perdre la tête, c'en est déroutant, enivrant même.»

Il l'aimait, il la désirait ardemment à chaque seconde passée prés d'elle et, l'avouant à demi-mot, il devait bien faire un effort conscient pour ne pas laisser ce désir s'embraser de nouveau, comme lors de leur première nuit ensemble. Elle était tout ce qu'il avait jamais voulu, tout ce qu'il avait jamais aimé et elle ne sen rendait sans doute pas compte. Pas autant que cela en tout cas.

Alors que la belle déposait un doux baiser sur son front, le jeune homme s'autorisa un petit sourire tout en écartant les bras, permettant à son aimée de regarder l'ensemble des cicatrices pour attester de leur état. Aussi, le plus légèrement du monde, il conclut finalement par :

« Les blessures n'ont pas l'air de s'être rouvertes. Bon, je ne sais plus vraiment laquelle m'a tué, mais peu importe. Tu en penses quoi ?  »

Se rendait-il compte de ce qu'il venait de dire ? Réalisait-il qu'il venait d'avouer être mort dans cette grotte ? Non. Certes son cœur s'était arrêté pendant quelques secondes, assez pour appeler cela la mort en tout cas mais...de là à le dire ? Il n'y avait qu'un pas qu'il venait de franchir simplement, sans vraiment y penser, sans vraiment y accorder plus d'importance que cela car il était bien vivant et c'était tout ce qui comptait.

La mort n'avait pas su l'emporter. Personne ne saurait le séparer de Sayu, à présent.

Il était sienne, elle était sien. Ici et à jamais.



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Un matin comme tu les rêves 









***

À ses mots, tu fermas les yeux. Bien sûr qu’il allait bien. Il allait bien de la même façon que tu allais bien au cours dernier mois. Son corps et son cœur peut-être étaient avec toi, mais son esprit n’était pas encore revenu de ce voyage où il avait frôlé la mort de trop près.

« Ce n’est pas stupide … Ne dis pas ça … Si c’est ce qui te permettait de rester dans la réalité plutôt que … »

Tu t’arrêtas net. Trop, c’était de détail pour l’instant. Tu laissas de phrase en suspensions, lui laissant imaginer ce qu’il voulait, bien que, dans ton esprit, tu faisais référence à une événement bien précis. Non, ce n’était pas le temps. Tu voulais simplement profiter d’être dans ses bras. Chasser les nuages pour que le soleil brille de nouveau.

« Alors pourquoi pas ? »

Tu terminas la phrase que tu avais commencé quelques instants plutôt, au lieu de ne laisser aucune conclusion. Tu appuyas ta tête quelques secondes centre ses bras qui t’enlaçaient. Tu aimais cette sensation, se serait mentir. Être dans ses bras éveillait mille et une sensation en toi que tu n’arrivais pas encore à départager, mais tu savais que tu y étais bien et c’était bien tout ce que tu voulais. Et ce qu’il te disait en te serrant contre lui … Jamais tu n’avais imaginé entendre ses mots là.

« Un soleil, moi ? »

Incrédule, tu étais incrédule, mais amusée. Un soleil, toi ? Il était bien amusant avec ses belles paroles et ses compliments. Tristement, tu avais de la difficulté à t’imaginer aussi … bien que ce qu’il prétendait que tu étais. Mais tu n’allais pas insister ou rejeter davantage le compliment. Tu allais simplement apprécier cette sensation de bonheur qui t’envahissait, d’être ainsi chérie par lui.

« C’est bien amusant, car c’est toi que je compare à un soleil depuis que je t’ai rencontré. »

Puis, il poursuivit. Enchaînant avec une proclamation d’amour plutôt passionnée qui t’arrachas un petit rire. Tu laissas donc tes mains glisser sur son torse évitant habilement ses blessures. Bien qu’il ne pût voir ton visage, tu y avais affiché un petit sourire aguicheur, alors que tu rapprochais à nouveau de lui.

« Si tu n’étais dans cet état, peut-être que je profiterais du fait que nous sommes seuls … »

Tu déposas un baiser sur front, délicatement. Tu te sentais d’humeur joueuse. Tu voulais t’amuser un peu, peut-être qu’après tout l’entraînement pourrait attendre à un autre moment. Après tout, tu te souvenais très clairement l’avoir entendu dire qu’il ne regrettait pas d’avoir sauté l’entraînement le soir de votre rencontre. Peut-être pouvais-tu lui en rappeler la raison ?

Tu l’observas s’éloigner et écarter le bras, te donnant une vue sur ses blessures en voie de guérison. C’était rassurant, dans un sens, de voir qu’il se remettait sur pied, mais la vue de ces blessures t’était encore difficile. Tu n’avais pas pu être là, le protéger ou même le venger – il s’en était chargé lui-même – et ces simples faits, ces vérités indiscutables pesaient encore sur ton esprit.

Mais ce n’était pas le pire. Ses cicatrices et blessures, bien que leur vue te fût difficile. Il fallait qu’il juge pertinent d’ajouter qu’il était mort. Que l’une de ces blessures lui avait enlever la vie et tu restas pantoise devant la déclaration.

Mort ?

Il se considérait mort ? Était-ce que les instants passés ensemble étaient à ses yeux ? La mort ?

Avait-on réellement réussi à noyer ton soleil ?

Tu inspiras un bon coup, tentant de calmer les battements maintenant erratiques de ton cœur. Toi qui avais l’impression de voler quelques secondes plus tôt, tu fus ramenée à la dure réalité. Tes mains tremblaient un peu. Il était mort ? Clairement, il voulait dire qu’il était figurativement mort puisqu’il était là devant toi et qu’il respirait. Pourtant, tu ne pouvais pas accepter qu’il se considérât mort. Tu déglutis avec peine avant de faire un petit pas vers l’arrière.

« Ce … ce n’est pas si mal … Je … Je vais aller chercher d’autres bandages … Et hum … Les fruits, oui. Voilà les fruits. »

Sans lui donner le temps de réagir, tu filas dans la maison, prenant soin de refermer la porte derrière toi. Mais quelle idiote, quelle menteuse. Tu voulais l’aider, réellement, mais te voilà à fuir à la première difficulté. Tu avais besoin de quelques instants pour bien digérer ce qu’il venait dire. Il l’avait dit si facilement, sans même sembler y réfléchir.

Tu laissas ton dos se poser contre le mur, alors que tu n’avais pas la force de prétendre chercher les bandages. Tué. Le mot résonnait dans ta tête. Tu avais beau chercher la force de simplement revenir à ses côtés, lui remettre ses bandages et lui dire qu’il pouvait être bien ici. Tu désirais pouvoir le faire, mais tu n’arrivais pas à rassembler suffisamment de force. Tu restas anormalement longtemps appuyée contre le mur la tête penchée à chercher une façon de trouver les mots, le courage et la force …

Tu n’étais pas celle vers qui on pouvait se tourner dans un instant de faiblesse. Tu ne savais même pas comment te garder tout même assemblée en un morceau. Tu avais passé toute ta vie à ramasser les fragments de ton cœur jusqu’à ce que tu abandonnasses. Maintenant, tu recommençais à peine à essayer.

Tu envoyas ta tête vers l’arrière pour l’appuyée elle aussi contre le mur. Pourquoi ? pourquoi toutes ses belles paroles ? Pourquoi lui dire que tu voulais le supporter si tu n’en avais pas la force ? Mais qu’est-ce que ça changeait, tu étais, après tout une menteuse, une femme de façade … Aurait-il pu en être autrement ?

Il te faudrait retourner le voir, mais remettre ta tête et ton cœur en ordre était plus difficile que tu ne l’aurais cru. Tu n’avais pas l’habitude d’être le point d’appuis de qui que se soit et ce genre de bombe, tu n’avais aucune idée de comment les gérer, si ce n’était que de te replier sur toi-même et espérer qu’elles passent.





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Au départ le jeune homme avait eu quelques appréhensions à l'idée de s'ouvrir aux autres sous un jour peu flatteur mais maintenant qu'il l'avait fait, maintenant qu'il avait ouvert les portes, il se sentait tout de même plus...libre. Est-ce que sentiment durerait ? Pourrait-il continuer à être brutalement honnête à moyen ou long terme ? Ne finirait-il pas par s'épuiser à force ? Bien sûr que ces questions étaient présentes dans sa tête mais, pour l'heure, il essayait de ne pas trop y penser pour s'intéresser entièrement à la belle juste devant lui. Elle semblait comprendre son besoin de compter toutes ces blessures pour ne pas perdre pied avec la réalité, pour ne pas sombrer dans la folie ce qui le rassura quelques peu : il n'était pas devenu totalement dingue. Pas totalement. Il sourit de plus belle lorsque la demoiselle, à l'image de Yurikô, le compara à un soleil. Pourquoi ce sourire ? Parce qu'il ne s'était jamais vu ainsi, juste un homme qui faisait de son mieux pour soutenir les personnes chères à son cœur.

Ni plus, ni moins.

Le sourire du garçon vint se teinter d'une pointe de lubricité lorsque la demoiselle évoqua une activité dont ils raffolaient tous les deux et qui avait marqué leur toute première rencontre. Si la dernière fois la belle s'était offusquée que le jeune homme ait abandonné une session d'entraînement pour s'adonner à cette danse, aujourd'hui c'était elle qui semblait désireuse de s'y abandonner de nouveau ce qui ne manqua pas d'amuser Kyoshiro. Se rendait compte à quel point elle avait changé entre aujourd'hui et le moment où ils s'étaient croisés, la toute première fois ? Probablement que oui, ce qui n'enleva rien au charme de cette proposition à laquelle le Tadake répondit, sur le même ton.

« Ne laisse pas cette apparente faiblesse t'arrêter. Mon désir pour toi ne connaît aucune limite, tu sais. »

Bien sûr qu'elle le savait, mais cela faisait toujours du bien de le redire une fois de temps en temps. Vint ensuite le moment de dévoiler les blessures du jeune homme et, alors qu'il attendait une réaction positive de la demoiselle, le visage du garçon se figea en écoutant le doute, l'émotion et l'hésitation dans la voix de sa belle. Il la sentit partir et essaya de la rattraper, en vain évidemment.

« Mon... »

Elle était partie et, devant cette incompréhension, le shinobi ressassa ses toutes dernières paroles pour comprendre ce qui avait pu la troubler ainsi. Il n'y avait qu'un point qu'il n'avait pas encore mentionné et s'il l'avait évoqué avec légèreté car il n'y accordait pas plus d'importance que cela, il comprit immédiatement que mentionner sa mort temporaire avait été une erreur de sa part. Oui son cœur s'était arrêté et redémarré par un violent coup de poing, ses bourreaux l'avaient mentionné à son réveil, mais il ne s'était pas imaginé que son aimée pourrait être aussi affectée par cette nouvelle. N'était-il pas en vie, debout sur ses deux jambes, devant elle ? Ne pouvait-elle pas sentir sa chaleur en se collant contre son torse glabre ? Décidément pour un homme doué avec les paroles il avait l'art et la manière de merder dans les moments les plus inattendus.

Lentement, d'une démarche lourde, il s'avança jusqu'à la porte désormais fermée et s'adossa au mur jouxtant celle-ci. Il ne lui fallut qu'un court moment d'activation de son monde senseur pour sentir la demoiselle de l'autre côté du mur, à quelques centimètres de lui, totalement immobile. Qu'avait-il fait ? Pouvait-il seulement réparer cela ? Doucement, il ne put que présenter des excuses à demi-mot.

« Je n'aurai pas dû le mentionner ainsi, c'était maladroit de ma part. Mais tu sais quoi ? Je suis en paix avec ça, à présent. Tout ce que je veux, désormais, c'est être avec toi.»

Une piètre façon de se rattraper, c'était le moins que l'on pouvait dire mais...que pouvait-il ajouter ? Il ne pouvait pas lui demander d'oublier, il ne souhaitait pas non plus rentrer plus que nécessaire dans les détails au vu de la réaction de la belle mais...il devait trouver un moyen de se rattraper. Était-ce seulement possible ? Il en doutait à présent et ainsi, seulement accompagné du silence, seul le bruit de sa tête sur la porte fut perceptible par sa belle. Il resta ainsi, silencieusement, pendant une bonne minute avant de s'ouvrir à elle de nouveau.

« Je n'ai...jamais désiré quelqu'un aussi intensément que toi, plus que la vie elle-même, j'espère que tu le sais. Malgré la douleur, malgré tout le reste, je te veux, toi.  »

Trop tard ? Peut-être bien, il faudrait à la Yamanaka le temps pour digérer cette information, du moins était-ce ce que le Tadake supposait et, fort de ce constat, il s'écarta douloureusement de la porte. Laissa la culpabilité passer à travers lui sans la retenir, sans la repousser, il tenta de tendre une énième fois la main au travers d'une phrase qu'une ne termina pas.

« Je vais bien vraiment. J'ai juste be... »

J'ai juste besoin de toi, ces mots ne purent franchir ses dents et, serrant les poings de frustration, il tourna les talons. La belle pourra sentir les pas du jeune homme s'éloigner sur la terrasse. D'une démarche lente le jeune homme descendrait de la terrasse pour retourner s'entraîner, pour retourner se changer les idées mais si elle ouvrait la porte, si elle s'ouvrait de nouveau à lui, il l'accueillerait par le baiser le plus doux et passionné jamais donné depuis une éternité.

Il ne pouvait que lui laisser du temps, le temps de croire à ses mots, le temps de croire qu'il allait réellement bien.

Que du temps.



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Un matin comme tu les rêves 









***

Ton esprit s’était figé sur lesquels mots qu’il avait dits. Le mot «tué» dit avec tant de légèreté. Oui tu le disais facilement, mais jamais en te désignant, jamais en désignant quelqu’un qui t’était cher – aussi peu nombreux étaient-ils – tu ne concevais pas l’idée qu’un d’eux ne meure, mais pourtant, il fallait qu’il te die être mort. Aucunement littéral, puisqu’il respirait encore. Un corps tu savais comment, enfin plus ou moins, le guérir ou combien de temps cela pouvait prendre, mais un cœur ?

Tu l’écoutas te parler, au travers de la porte, te rassurant qu’il allât bien. Tu l’écoutas, ne répondant pas. Tu n’arrivais pas à croire que tu avais fuis encore une fois. Il avait besoin de ton support, il s’ouvrait à toi et, toi, tu t’enfuyais, comme une lâche, incapable de gérer une partie de tes émotions.

Il te fallu quelques secondes avant de réussir à calmer to souffle, à reprendre tes esprits et à écraser ta conscience qui déjà t’insultait, te traitant de lâche, de faible, mais surtout, d’idiote. Ne venais-tu pas de lui déclarer tout ton amour et de ton envie d’être là dans ses moments sombres ? Peut-être n’étais-tu tout simplement pas prête à aider qui que se soit ? Le serais-tu un jour ?

Il avait be … be quoi ? beaucoup ? besoin ? besoin faisait plus de sens, clairement. Mais besoin de quoi ? de temps ? d’amour ? De toi ? non pas toi. Pas parce qu’il n’y avait pas d’amour mais parce que tu ne lui apportais strictement à l’exception de la peur, de la douleur et du rejet, du moins, entre deux mots doux et une caresse. Tu l’avais entendu, tu l’avais écouté. Mais tu ne savais pas ce que tu pouvais faire ou dire pour qu’il cesse de penser entre mort et cette simple idée te tuais à petit feu.

Tu inspiras un bon coup avant de prendre les bandages que tu prétendais être venue chercher. Tu attaquas rapidement la cuisine pour prendre quelques fruits et du pain (parce que tu ne pouvais pas imaginer que des fruits suffiraient à le nourrir, surtout pas aussi grand et bien construit qu’il était). Tu l’avais entendu s’éloigner au même moment que tu avais décidé d’enfin bouger, de relever et de faire, enfin, quelque chose pour lui.

Tu sortis timidement sur la terrasse, à petits pas discrets. Tes yeux glissèrent sur lui, sur son dos nu, ses épaules larges, sur ses bras … Tu aimais ce que tu voyais. Il était là, chez toi, avec toi et tu peinais à y croire. Il était tout ce que tu désirais le plus au monde. Tu ne voulais pas lui faire du mal, mais tu n’avais aucune idée de comment le garder de ta bêtise.

« Je t’aime. »

Les mots étaient sortis avant même que tu puisses les retenir. Tes yeux ne le quittaient pas. Ton cœur battait si fort que tu avais l’impression de le sentir battre dans ta gorge. Tu posas les bandages et la nourriture sur les planches de la terrasse sachant pertinemment qu’ils n’étaient pas nécessaires pour l’instant. Quelques pas hésitants en sa direction, mais déjà, il te prenait de court, venant poser sur tes lèvres un nouveau baiser, plus doux, plus amoureux encore que les précédents, tu eu l’impression qu’il demandait pardon, mais il n’avait rien à faire pardonner. C’était toi, encore toi, qui était partie à la course, qui s’était enfuie devant sa détresse.

Tu passas donc tes bras derrière son cou et répondis à son baiser avec tout autant de ferveur. Comment lui faire savoir ? comment lui demander pardon de ta réaction ?

Lorsqu’enfin vos lèvres se séparèrent, tu lui dans un murmure :

« Je … J’ai … J’ai les bandages et le petit-déjeuner ? »

Tu n’avais définitivement pas choisi les bons mots pour te faire te faire pardonner, ou pour lui exprimer ce que tu désirais tant lui faire savoir. C’était frustrant. Entièrement et totalement frustrant. Du bout des doigts tu caressais sa nuque.

« Ce n’est pas ce que … Écoutes … Je ne veux pas … »

Tu inspiras un bon coup, remettant en ordre tes mots. Tu souris doucement avant de reprendre. Tu savais enfin comment tu allais lui dire.

« Je t’aime. Désolée, d’être partie. Je … Je veux être là pour toi … Je le veux … vraiment, mais … je crois … Ça me prendra du temps avant … avant de réagir de la bonne façon … Mais je ne veux pas abandonner … mais … Est-ce que tu te considères vraiment … mort ? »

Peu importe ce qu’il voulait dire par mort, toi tu faisais référence la morte que tu connaissais le plus, celle du cœur et de ses émotions, le genre de mort de laquelle il t’avait sauvée.





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Les personnes qui ne connaissaient pas le jeune homme était persuadés de voir en lui un plaisantin qui prenait la vie à la légère, qui ne prenait rien au sérieux et, de ce fait, qui était plus proche d'un clown que d'un shinobi à part entière. Ces personnes ne pourraient pas être plus éloignées que cela de la vérité car sous ce sourire enjôleur et ces blagues d'un goût douteux se cachait un homme qui connaissait les ténèbres mieux que personne et qui, au lieu de les laisser le corrompre, avait décidé de les combattre et d'espérer des jours meilleurs pour ceux qui l'entouraient. Ce rêve pouvait paraître illusoire ou naïf mais c'était la raison pour laquelle il était devenu shinobi, pour faire la différence, pour créer un avenir pour sa sœur, pour lui et pour ceux qui étaient ou deviendraient chers à son cœur. Il n'avait pas prévu que sa volonté puisse être mise à l'épreuve avec une telle violence, rien au monde n'aurait pu le préparer à cela mais maintenant qu'il avait survécu il était presque...heureux, d'avoir subi cela. Il n'y avait là aucune trace de sadisme mais bien une volonté de se renforcer car, maintenant qu'il avait été brisé en des milliards de morceaux, il faudrait une force presque divine pour le briser de nouveau. Il avait plus à perdre qu'avant, de cela au moins il en était conscient, mais il accueillerait avec joie le petit malin qui essayerait de lui prendre toutes ces choses.
La demoiselle était semblable à lui mais à une étape différente de sa vie, elle découvrait encore le concept d'écouter son cœur et ne savait pas toujours comment agir ou penser, elle se découvrait elle-même d'une certaine façon aussi sa réaction ne fut en rien surprenante. Kyoshiro était attristé mais pas pour les mêmes raisons, simplement parce qu'il avait fait de la peine à son aimée sans même s'en rendre compte. Il avait tourné la page, avait accepté sa mort temporaire et s'en sortait assurément grandi mais tous ses proches n'en étaient pas encore à ce point-là.

Il avait eu sa petite discussion avec sa sœur, ce point-là était réglé et il faudrait un peu plus de temps pour que Akira commence à se sentir mieux, mais elle ? Elle était plus proche de lui que Yurikô sous bien des aspects et c'était sans doute la raison pour laquelle cette nouvelle était plus déchirante que prévue. Il aurait pu ouvrir la porte, la confronter, la prendre dans ses bras mais il décida de lui laisser un peu de temps, un peu d'espace afin qu'elle trouve elle-même ses propres réponses. Après tout ce n'était pas comme si Kyoshiro allait s'en aller tout de suite pour ne jamais revenir, elle savait où le trouver en cas de besoin.
Il arpenta donc la terrasse de ses pieds nus, mémorisant le lieu de son entraînement, mais s'immobilisa immédiatement lorsque ses oreilles captèrent les deux mots qu'il  ne se lasserait jamais d'entendre. Il pivota sans attendre, oubliant tout ce qui lui passait par la tête pour prendre la demoiselle dans ses bras avant de déposer sur ces lèvres sucrées un doux baiser dont il avait le secret. Avait-elle trouvé ses réponses ou n'était-ce qu'un pas en avant, un rappel qu'elle tenait toujours autant à lui malgré cette nouvelle abrupte ? Qu'il s'agisse de l'un ou de l'autre il prendrait ce qu'il pourrait, sans crainte, sans arrière-pensée. Il sourit à la mention du petit-déjeuner et, silencieusement, écouta la belle commencer à faire part des pensées qui animaient son cœur.

Se rendait-elle compte que s'ouvrir à lui ainsi était le plus grand pas de son existence depuis leur toute première rencontre ? Qu'il était rare pour qu'une connexion se forme entre deux êtres ne s'étant croisés qu'en une seule occasion ? Difficile à dire mais le Tadake accueillait ces paroles avec une certaine inquiétude. Pourquoi être désolée d'avoir reculé ? La nouvelle avait été aussi brutale qu'inattendue, cette réaction était tout à fait normale.

« Hep hep hep, qu'est-ce que tu fais ? Tu n'as pas à te justifier ou être désolée de quoi que ce soit, crois-moi. Nous avons tout le temps du monde devant nous. Juste toi et moi. D'accord ? Alors ne te prends pas la tête pour ça, c'était maladroit de ma part de te l'apprendre ainsi.  »

Faisant une petite pause, le shinobi attrapa délicatement une main de la belle pour la poser à l'endroit où se trouvait son cœur. Ce seul contact permettrait de lui faire sentir que, si la peau de son amant était en feu, un seul contact de sa part suffisait à faire accélérer son rythme cardiaque.

« Tu le sens ? »

Il aurait voulu lui épargner cela mais il ne le pouvait plus, il devait clarifier la situation afin que la belle n’interprète pas mal ses propos. Il laissa donc à son aimée un peu de temps, afin qu'elle sente son cœur battre dans sa poitrine afin d'expliquer ce qu'il entendait par le fait d'être mort.

« Quand je te disais que j'étais mort, c'est sur le plan physique du terme. Ce cœur s'est arrêté pendant quelques secondes et, pendant cet instant, j'ai quitté le royaume des vivants pour rejoindre...autre chose. C'est pour cela que je te dis que cette vie que tu m'offres, cet amour que je ressens pour toi, est le symbole de cette résurrection. »

C'était justement parce qu'il était rempli d'amour qu'il pouvait aborder cette nouvelle vie avec sérénité, qu'il pouvait laisser la douleur derrière lui et, cela, il le devait entièrement à sa bien-aimée devant lui. Ainsi, délicatement, il baissa son visage pour poser un doux baiser dans le cou de Sayuri avant de lui murmurer, dans un souffle :

« Il n'y a que toi. Il n'y aura toujours que toi. »

Il resta ainsi pendant quelques secondes, entourant son aimée de ses puissants bras tout en maintenant une douce immobilité. Ils auraient pu rester comme cela une éternité et pourtant le jeune homme gardait une chose en tête, une chose qu'il voulait vérifier ou plutôt terminer. Au bout d'un instant il s'écarta de la belle et, attrapant une pomme, embrassa la main de sa dulcinée avant de lui demander :

«  Est-ce que tu me permets d'essayer juste quelque chose ? Ce ne sera pas long, promis.  »

Elle s’inquiéterait pour lui s'il faisait quelque chose de trop physique mais cela ne serait pas le cas ici. Aussi, s'écartant de quelques pas de plus pour rejoindre la flaque créée par ses clones quelques minutes plus tôt, il croqua avec appétit dans cette pomme juteuse avant de s'arrêter juste devant la flaque. Posant la pomme à terre, il plongeant les mains dans l'eau avant de les poser sur son visage, les passant dans sa crinière blanche afin de plaquer les cheveux en arrière sur son crâne. Se redressant, ressentant l'eau dans laquelle baignaient ses pieds à présent, il prit une profonde inspiration pour faire le vide dans sa tête. Y arriverait-il cette fois ? Joignant ses mains pour réaliser les mêmes mantras que tout à l'heure, il diffusa davantage de son chakra dans l'eau avant de finalement annoncer la couleur.

«  SUITON : SUIRÔ    »

Lentement, doucement, une masse d'eau se leva dans les airs et se mit à se mouvoir dans une danse presque...sensuelle. Au bout de quelques seconde la masse pivota et commença à prendre une forme arrondie qui fallut quelques secondes de plus pour véritablement compléter. Il sentait l'eau au bout de sa main, il n'avait qu'à utiliser son autre main pour en palper la forme et, si la vitesse d'exécution n'était toujours pas au rendez-vous, il avait au moins réussi à créer une prison d'eau à peu près hermétique. Avait-il donc eu besoin de la présence de sa belle pour le rassurer, pour raffermir sa volonté et lui faire regagner la concentration qui était sa marque de fabrique ? Il semblait bien que oui mais, ne souhaitant pas prolonger l'effort, le shinobi s'écarta pour laisser l'eau reprendre sa forme originelle.

Soufflant, laissant quelques secondes s'écouler, il ramassa sa pomme avant de se tourner vers la belle avec un sourire amusé et coquin éclairant son visage. Il n'avait pas fini son entraînement mais pour l'heure, pour elle, il pouvait au moins mettre cela de côté. Elle en valait largement la peine.

«  Ça fera l'affaire. Bon, tu disais quoi, tout à l'heure sur le fait de profiter que nous soyons seuls ?    »





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Un matin comme tu les rêves 









***

Tes doigts caressaient doucement sa nuque et tu baragouinais ce qui ressemblait de près ou de loin à des excuses maladroites. Tu étais confuse, entièrement perdue dans la vague d’émotion qui t’avalait. Sa réponse, encore une fois, te laissais bouche bée. Tu ne comprenais pas. Tu ne cessais de collectionner les erreurs et les stupidités et pourtant, il s’accrochait, il ne te laissait pas partir à la dérive. Il n’abandonnait la catastrophe émotionnelle que tu étais. À la place, à chaque, il te serrait dans ses bras et t’embrassait. Il te rappelait à quel point il t’aimait, mais tu ne pouvais jamais dire pourquoi. Pourquoi t’aimait-il à ce point ? Que pouvais-tu bien avoir pour qu’il souhaita rester dans tes bras, malgré que ton cœur et ton âme n’étaient qu’une pile de verre brisé que tu tentais d’assembler à nouveau ?

« Non … non ce n’était pas … »

Tu t’interrompus lorsqu’il posa ta main sur son cœur. Il battait si fort sous paume. Vivant, bien sûr qu’il était vivant, mais l’était-il réellement ? Tu n’arrivais pas à en être certaine. Une minute il souffrait, l’autre il souriait en t’embrassant, il te faisait penser à toi, quand tu hésitais à laisser tes émotions prendre le dessus.

« O-oui, bien sûr. »

Résurrection ? Tu pouvais comprendre maintenant. Tu étais à la fois soulagée et davantage inquiète pour lui. Son état physique était bien pire que tu ne l’avais imaginé. Mais dans ses mots tu ne pouvais que trouver rassurance. Et lorsque ses lèvres se posèrent sur ton cou tu frissonnas alors qu’un petit sourire vint s’installer sur ton visage. Tu laissais aller tes inquiétudes pour l’instant, t’abandonnant dans l’instant et à ses petites attentions. Il finit par s’éloigner, à ton plus grand regret, pour prendre une pomme et vint ensuite embrasser ta main.

Des matins comme celui-ci, tu pourrais bien t’y habituer. Trop même.

« Hum-Hum. »

Tu l’observas faire, alors qu’il envoya l’eau dans ses cheveux blancs, alors qu’il les envoya vers l’arrière. Tu restas là, sans bouger, à l’observer, silencieuse avec un sourire paresseux accroché au visage. Puis, il fait des mudras. Ton sourire se transforma en curiosité lorsque tu vis l’eau s’élever pour former une prison d’eau. Bien qu’il semblât avoir la technique, sa vitesse d’exécution restait à désirer. Chose sur laquelle tu ne perdis pas de temps pour rebondir à que déjà il proposait de s’adonner des activités plus lubriques.

« Fera l’affaire ? J’en doute. Se serait une insulte au Suiton. Faire une prison d’eau me semble moins actif que ce que tu proposes … Et, je ne vois vraiment pas comment tu peux considérer que ça fera l’affaire. Je … »

Tu savais que tu avais été dure. Mais t’inquièterais réellement de le laisser aller qu’il maîtrise entièrement la technique. Tu t’approchas, posant une main sur son épaule, la faisant ensuite glisser le long de son bras, jusqu’à sa main.

« Je m’inquièterais. Vraiment. »

Tu hésitas quelques secondes. Bien que la nature de ton chakra fût Suiton, tu ne connaissais absolument aucune technique Suiton, alors tu ne pouvais pas réellement l’aider sur ce plan. Alors oui, tu débattais avec toi-même. Arrêter l’entraînement, repanser ses blessures et t’assurer qu’elles n’empiraient pas, ou bien, l’aider à maîtriser cette technique et ainsi avoir l’esprit plus tranquille lorsqu’il reprendrait du service ?

« Je ne connais pas vraiment – du tout – le Suiton, mais si tu veux pratiquer ta technique sur moi, à part mouiller mon kimono et me donner une raison de l’enlever, je ne crois pas que ça me fera du mal. »

Ta main quitta la sienne alors que tu nouais tes cheveux en une queue de cheval sur le dessus de ta tête d’un geste expert. Depuis que l’on t’avait officiellement reconnue comme Yamanaka, tu ne ratais jamais de coiffer tes cheveux ainsi lors d’un entraînement, c’était, après tout le symbole plus ou moins évident de ton clan. Ça et les avoir dans de jolies teintes de blonds ou de roux … Que tu n’avais pas …

D’ailleurs, tu ne pouvais pas laisser tes armes et rouleaux traîner comme ça dans ton jardin … quoi que se ne serait pas la première fois non plus. Tu ajustas ton yukata pour qu’il puisse rester en place lors de ce petit échauffement et une fois que tout fut prêt tu te retournas vers lui et ajoutas :

« Je suis prête. Et n’hésite pas, pour l’amour du saké, je suis bien plus forte que j’en ai l’air. Je suis quand même une kunoichi. Si je vois ne serait-ce qu’une seconde que tu te retiens ou que tu me laisses une chance … Enfin. Je n’essaierai que de m'échapper, avec tes blessures, je suis pas certaine que de prétendre se battre soit une bonne idée et de toute façon, on veut travailler la rapidité d'exécution, non ? Et je te garanti que se sera suffisamment d'exercice d'essayer de m'attraper. »

Tu n’avais aucune idée d’à quel point il te prendrait au sérieux, après tout, devant lui, tu n’avais jamais étalé tes talents martiaux, heureusement. Malheureusement, tu n’avais donc aucune idée de comment il prendrait la chose. Après tout, tu étais petite, ta stature n’avait rien d’impressionnant, et ta peau était bien trop douce pour être celle d’une kunoichi endurcie – quoi que dans ton cas, elle prouvait exactement à point tu étais dévouée à ton métier.






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La vie de n'importe quel shinobi tournait énormément autour d'une course à la perfection et au développement de ses capacités et, si le jeune homme avait toujours tenu à garder une vie personnelle en dehors du travail, il avait toujours mit un point d'honneur à s'entraîner plus souvent et plus ardemment que n'importe lequel de ses collègues, pour des raisons qui ne regardaient que lui. Si sa sœur avait découvert le pot aux roses lorsqu'il s'était ouvert à elle, si elle avait découverte qu'il s'entraîner pour assumer le rôle qu'il s'était donné et la protéger, elle ne connaissait pas l'entièreté de la vérité et il en serait de même pour la belle. Pourquoi ? Parce qu'elles n'avaient pas besoin de savoir à quel point leur soleil se sentait inférieur aux autres, à quel point cette malédiction avait rythme et guidé l'entièreté de son existence jusqu'à le pousser un rythme de vie draconien, à quel point il aurait préféré ne pas naître s'il avait su qu'il passerait ses jours coincés dans ces ténèbres opaques. C'était justement parce qu'il passait toutes ses journées à s'exercer qu'il était très critique envers soi-même, minimisant le plus possible ses réussites pour alimenter son désir de faire mieux et, d'un autre côté, c'était parce qu'il était conscient de sa faiblesse qu'il ne voulait s'entraîner avec quiconque.
Daiki fut une exception, une seule exception et il n'avait jamais réitéré l'exercice depuis ce jour-là parce que...parce que les événements s'étaient enchaînés trop vite pour qu'il puisse avoir son mot à dire, pour qu'il puisse trouver d'autres partenaires à même de le tirer vers le haut. Le voulait-il seulement ? Pas vraiment, ou tout du moins rechignait-il à l'accepter en sachant qu'il n'avait pas vraiment le choix.

Ainsi il tenta d'ignorer la présence de la demoiselle tout en exécutant cette technique de prison d'eau et, si la forme générale de la bulle fut assez réussie, le temps d'exécution fut beaucoup trop longtemps. Il le sut immédiatement mais le plus dur fut de l'entendre de la bouche de la belle. Mâchoire fermée, épaules tendues, il ne prononça pas un seul mot en écoutant sa belle donner son avis sur la question car, s'il aimait sa présence plus que tout, il n'avait jamais eu besoin de personne pour lui montrer quand il était passable dans un domaine et cela n'était pas prêt de changer. Elle voulait bien faire, étant elle-même l'une de ces guerrières de l'ombre tout comme lui mais, sans parler de mal recevoir la critique, Kyoshiro se faisait suffisamment des critiques internes, en permanence, sans avoir besoin de point de vue extérieur.

Il ne lui en tenait pas rigueur mais savait pertinemment ce qu'elle voulait lui dire, qu'il fallait qu'il améliore sa vitesse d'exécution, qu'il laisse tomber la prudence pour accélérer le rythme de formation de la bulle tout en économisant ses réserves de chakra qu'il savait déjà grandement diminuées. Alors qu'il pensait faire une pause avant de reprendre plus tard, il ne manqua pas d'être surpris face à la proposition de la belle et pensa même à la refuser avant de chasser cette pensée de son esprit. Il savait que cette réponse serait très mal perçue aussi garda t-il tout commentaire derrière ses dents.

Se contentant de hocher la tête en signe d'acceptation du défi qui lui fut lancé, le jeune homme se recula quelques pas et, avoir avoir fait rouler ses épaules, figea son visage en une expression de concentration et de sérieux que la belle ne lui connaissait pas. Il sentait ses muscles lourds, il savait qu'il n'était pas au top de sa forme non plus, mais quand avait-il reculé pour la dernière fois ? Jamais. Ainsi, sans hésiter, forçant sur ses jambes, il bondit vers la demoiselle afin de l'attraper mais celle-ci l'esquiva sans difficulté, montrant qu'elle n'était effectivement pas à sous-estimer. En avait-il seulement douté un instant ? Pas le moins du monde.

Une fois, deux fois, trois fois le shinobi bondit mais à chaque occasion sa frustration augmentation en sentant la demoiselle lui filer entre les doigts et, sans réfléchir, il puisa dans ses réserves de chakra et sembla presque disparaître en un instant, avalant la distance qui le séparait de son aimée pour arriver directement sur son flanc gauche.

«  Suiton : Suirô    »

Sans réfléchir, laissant son instinct prendre le dessus comme il en avait l'habitude, il laissa ses doigts se joindre en une série de signe alors que son chakra se déversa dans l'eau sous ses pieds. Réfléchir trop avait toujours été son plus grand défaut et ici, en ce lieu inconnu, il abandonna toute réflexion et étendit son esprit comme s'il désirait modeler cette boule d'eau entre ses propres mains. Ainsi, à une vitesse prodigieuse qui n'avait rien à avoir avec la précédente, la boule d'eau se forma pour former la prison hermétique dont il aurait sans doute besoin dans ses missions futures. Elle était là, elle tenait, il pouvait la sentir mais que son aimée en soit prisonnière ou non, il sentit qu'il avait trop poussé sur son corps et ses réserves de chakra. Il ne maintint pas la prison plus de cinq grosses secondes avant de s'en écarter, de la dissiper en sentant son flanc droit le lancer terriblement en raison du déplacement instantané qui n'était pas prévu au programme.

Silencieusement, sans commentaire, il s'écarta de quelques pas et tourna le dos à son aimée alors que sa main droite venait masser ses côtes douloureuses. Si une grimace de douleur vint enlaidir son visage alors qu'il sentait déjà ses bras engourdis, premier signe qu'il ne lui reste que très peu de chakra, il la chassa de son visage en passant son autre main dessus. Déçu ? Bien sûr car il savait qu'il devait faire mieux, qu'il pouvait faire mieux mais pour l'heure il n'avait pas l'énergie suffisante pour continuer, il n'avait pas besoin de partager ces doutes car c'était la base de sa source à la perfection constante. Ainsi, le dos nu tourné vers la belle, ses muscles bandés et ses épaules tendues, il était là, immobile, à laisser cette douleur et cette fatigue le traverser pour qu'il passe à autre chose.

Mais à quoi ? Là était la question.







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Un matin comme tu les rêves 









***

Lorsqu’il tenta de t’attraper la première fois, ton bondis sur le côté à toute vitesse. Lorsque tu combattais, tu t’appuyais davantage sur ta vitesse que ta force. Petite, tu n’avais de toute façon pas les muscles nécessaires pour combattre de cette façon, alors avec précaution, tu avais construit ta vitesse, pour frapper plus rapidement que ton adversaire, mais ce n’était pas le but de l’exercice. Tu ne servais que de cible pour qu’il entraîna sa rapidité d’action avec sa nouvelle technique Suiton. S’il avait senti le besoin de s’entraîner, même dans son état, s’il avait ressenti qu’il devait se pousser, alors tu n’allais pas lui faire l’affront de le retenir ou pire encore, de ne pas te donner à ton maximum.

Alors lorsqu’il tentait de t’attraper, tu bondissais, aussi rapidement que ton corps te le permettait. Tu voulais lui montrer que tu que le prenais au sérieux, que tu considérais qu’il avait une réelle chance de t’attraper, malgré ses blessures, malgré son mal. Selon d’agir ainsi était une preuve de respect, voir même d’admiration, mais tu n’avais pas toujours la même description du respect que tes pairs …

Puis alors que tu ne t’y attendais pas tu le vis disparaître. Était-ce le Caméléon ? Non. Un shunsin, car il venait tout juste d’apparaître à ta gauche. Tu n’eus le temps d’éviter cette attaque surprise. L’eau t’enveloppa tout entière, te faisant prisonnière. Il ne tint pas la technique très longtemps, juste pour dire qu’il l’avait. Aussitôt qu’il te relâcha, tu retombas au sol, un autre sourire aux lèvres. Il apprenait vite, très vite.

Tes yeux tombèrent ensuite sur sa main contre son flanc et immédiatement, tu sentis la panique remonter en toi. Tu t’avanças derrière lui tentant de voir, de ta position si sa douleur était liée à la réouverture d’une blessure, après tout, un shunshin dans cet état n’était pas chose facile pour le corps.

Tu t’approchas jusqu’à arriver juste derrière lui, laissant dans ton sillage une trainée d’eau sur ta pelouse. Tu ajustas tes vêtements trempés qui s’étaient alourdis quelque peu avant de poser tes mains sur les épaules de ton amant, commençant lentement à les masser, pour tenter de le délier un peu. Il n’avait pas eu la chance de bouger en plusieurs jours, bien sûr que cet exercice n’était pas facile.

« Bon travail. »

Et tu posas un petit baiser entre ses omoplates, continuant lentement ton massage. Il n’avait pas l’air bien, mais tu ne savais pas ce que tu pouvais faire pour effacer la douleur, par contre, tu n’hésitas pas coller ton corps, maintenant froid et mouillé dans son dos.

« Aller, viens, je vais remettre tes bandages. »

Un autre baiser dans son dos, puis sur son épaule. Tes glissèrent le long de ses biceps pour aller trouver les siennes où elles s’installèrent avec aise. Si tu ne pouvais diminuer la douleur, tu allais au moins tenter de le distraire et quoi de mieux que de lui offrir une quantité non négligeable de petites attentions ?

Tu te faufilas devant, posant un autre baiser sur son torse avant de le guider lentement vers la terrasse où tu avais laissé les bandages. Tes doigts entre les siens et te pouces caressant le dos de ses mains. Tu voulais lui montrer que tu étais là avec lui – en plus d’essayer subtilement de lui voler un peu de chaleur, car même en étant l’été, dans ton kimono tout trempé tu n’avais pas particulièrement chaud. Tu l’observas quelques secondes. Les gouttelettes d’eau qui s’étaient prises dans ses cheveux blancs et qui les faisaient scintiller sous le soleil matinal, la forme de sa mâchoire, de ses lèvres et ses yeux. Ses yeux même s’ils ne te voyaient, te donnaient l’impression qu’ils voyaient absolument tout, comme aucun détail de ta personne ne leur avait échappé.

S’il te suivait, tu remettrais lentement ses bandages, faisant particulièrement attention à ne pas lui faire mal, sinon, tu n’insisterais pas, tu resterais là, près de lui à tenir ses mains et à attendre qu’il ait assez bien pour bouger de lui-même. Tu n’allais pas le brusquer, pas comme tu venais tout juste de faire, de peur de provoquer davantage de douleur.





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Contrairement à ce qu'on pourrait croire ou ce qu'il pouvait entendre à son sujet le jeune homme n'était pas qu'un soleil, pas que lumière, il avait aussi une part d'ombre et des défauts à ne plus savoir quoi en faire. Comment les autres pouvaient-ils ignores ces tares ? Sans doute étaient-elles noyées sous la tonne de mots doux qui sortaient de sa bouche ainsi que son attitude qui suintait une confiance rarement vue chez quelqu'un dans sa position. Il était têtu, avait quelques vices qui avaient bien failli lui coûte sa peau et, pour ne rien arranger, il ne supportait pas l'idée que quelqu'un puisse voir ses faiblesses. Lorsqu'il était au pied du mur, lorsqu'il sentait son jour le moins flatteur poindre le bout de son nez, il se refermait donc sur lui-même en arborant une expression de froide concentration en laissant passer la tempête au-dessus de lui, en espérant pouvoir faire bonne figure assez longtemps pour que l'inquiétude disparaisse chez l'autre. C'était exactement ce qu'il faisait en ce moment mais il ne lui fallut que quelques secondes pour réaliser sa bêtise, pour réaliser qu'il retombait dans ses vieux travers. Pourquoi ? Parce que la belle avait besoin de cette lumière et, stupidement, le Tadake était persuadé qu'elle n'avait vraiment pas besoin de voir cette part de ténèbres et de doute en lui. Surtout pas ici, surtout pas maintenant, surtout pas quand elle commençait à peine à construire la personne qu'elle voudrait réellement être.

Bientôt il sentit un contact froide, humide sur ses épaules et ces quelques mouvements de mains parvinrent sans peine à détendre ses muscles malgré toute sa volonté, malgré sa résistance. Comment pouvait-il montrer aussi peu de résistance face à elle ? Elle s'interrogeait toujours sur la capacité de l'aveugle à la rassurer, lui dire ce qu'elle avait besoin d'entendre, mais comprenait-elle l''effet qu'elle produisait chez lui ? Aucune barrière mentale ne tenait plus de quelques secondes en sa présence, aucun mantra ne marchait lorsqu'elle était tout contre lui comme c'était le cas en ce moment. Il aurait voulu résister mais...pour quelle raison ? Pour se prouver qu'il pouvait le faire ? Ridicule, ridicule et puéril.

« Pas suffisant.  »

Le ton n'y était pas mais il essayait de se convaincre que rien de tout ceci n'était assez, qu'il aurait pu faire bien mieux et bien plus vite mais...le pouvait-il vraiment ? Non, la réalité était bien rude à avaler en ce moment mais fort heureusement elle était là, tout contre lui et chaque baiser le faisait plus frémir qu'il ne pensait cela possible. Décidément il n'était que peu de choses face à elle, à plus forte raison depuis qu'il lui avait offert son cœur sur un plateau d'argent.
Aussi il se laissa faire, laisser la belle le mener jusqu'à sa maison mais, lorsqu'elle évoqua le fait de changer ses bandages, le jeune homme se sentit déjà piégé comme il l'avait trop longtemps été et, doucement, tenta de formuler une objection.

« Ça peut attendre un peu. Ça me fait du bien de laisser mon corps respirer. »

Depuis combien de temps n'avait-il pas senti le vent frais caresser son torse ? Depuis quand ne s'était-il pas engoncé, dans ces bandages ou dans ces chaînes ? Trop longtemps et, s'il le pouvait, il voudrait bien profiter encore un peu de cette liberté chèrement acquise. Alors que les deux amants arrivèrent finalement sur la terrasse, le jeune homme changea la trajectoire de leur marche et mena directement la belle dans la maison, étrangement vide à cette heure-ci.

« Tu vas attraper froid avec tes vêtements trempés, viens ici. »

Il n'était pas au top de sa forme mais il allait bien mieux, sa belle pouvait ne pas le croire mais il ne tarderait pas à lui prouver cela. Oui il ne savait pas trop comment il faisait pour aller aussi bien compte tenu de la situation mais, plutôt que de poser un milliard de questions, il avait décidé de se laisser porter par cette brise et profiter de cette résurrection pour ce qu'elle était. Une seconde chose, une opportunité de faire...mieux. Ainsi, délicatement, le jeune homme referma la porte de la maison et vint attraper une grande serviette afin de s'occuper de la belle avant qu'elle n'attrape un rhume ou toute autre saloperie. Laissant la serviette reposer sur ses épaules, l'aveugle rouvrit les yeux et, déposa un baiser sur les deux mains de son aimée en guise de préambule, avant de poser ses mains sur les épaules de celle qui faisait battre son cœur.

«  Si tu me permets...  »

Si elle le laissait faire alors il passerait ses mains sous le tissu de ce kimono afin de le faire tomber par terre, tout humide qu'il était cela ne servait à rien de le garder plus longtemps. Si elle acceptait alors il s'approcherait d'elle pour lui donner toute la chaleur dont la nature l'avait pourvu, avant de les entourer tous deux de cette large serviette. Enfin, en guise de conclusion, il déposerait un premier baiser sur les lèvres sucrées de Sayuri avant d'en déposer un autre dans son cou.

Douceur et tendresse, ils en avaient besoin tous les deux.




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***

Pas suffisant, ces mots résonnaient dans ton esprit … pas suffisant. Oui. Oui c’était suffisant. Qu’il parlât de la technique ou quoi que se soit d’autre. C’était amplement suffisant. Il était suffisant.

« Si … amplement suffisant »

Et tu poursuivis, tes baisers, tes mains dans les siennes. Cet homme, tout ce qu’il était, tout ce qu’il représentait, c’était amplement pour toi. Il n’était pas question puisse s’imaginer le contraire. Il avait su te mettre à, dans tous les sens possibles de l’expression, il pouvait bien être le premier à s’en vanter.

Tu le guidas jusqu’à la terrasse, mais il s’objecta lorsque tu lui proposas de repanser ses blessures. C’était imprudent, mais tu n’allais pas le lui interdire, rouspéter ou encore souligner ton désaccord. Après tout, il méritait bien d’être aussi confortable qu’il le souhaitait. Lorsqu’il vous redirigea directement vers la chambre, tu crus un instant qu’il désirait dormir, chose qui aurait simplement normale après avoir dépenser autant d’énergie. Et pour toi qui ne devais avoir dormi tout au plus deux heures, l’idée de retourner sous cette couette était des plus alléchante.

À son commentaire, tu compris immédiatement ce qu’il planifiait. Tes mains à peine réchauffées se cachaient encore dans les siennes, chaudes et encore un peu humide de l’eau générée par l’entraînement. Il ferma la porte et prit une serviette. L’aisance avec laquelle il se mouvait chez toi tu surpris et t’attendris le regard encore un peu plus. Il semblait bien là, chez toi. S’était-il déjà accommodé à ton univers et ton chez toi ?

Pourquoi est-ce que cet endroit que tu avais toujours délectablement appeler chez toi, était maintenant devenu ce havre que tu avais toujours craint qu’il ne devienne ? Était-ce Kyoshiro ? Était-ce parce qu’on t’avait forcé à plus qu’une poignée de journée en place ? Tu n’arrivas, par contre, pas à retenir ton commentaire :

« Tu as l’air tellement à l’aise, ici. Ça me donne envie d’y prendre goût … »

Envie d’y prendre goût … Oui, c’était ça. Tu avais envie de voir se répéter un matin du genre, moins les blessures, moins les phrases maladroites de chacun des côtés, quoi que même si les erreurs du genre se reproduisaient, ça ne te semblait pas si mal. Tu voyais bien l’expérience recommencer, encore et encore et encore. Bien que tout ceci était nouveau pour toi, tu n’avais pas l’impression que tu t’en lasserais de sitôt.

Puis il posa un baiser sur tes mains. Tes yeux se fermèrent, alors que tu ne fis que savourer cette attention de sa part. Définitivement, tu en redemandais. Tu voulais prendre et encore prendre, sans arrêt, chaque fois que tu te retrouvais dans ses bras. C’était sa magie à lui, il te donnait goût à la vie, à ses hauts et ses bas, mais surtout ses hauts.

« Pourquoi je ne te permettrais pas ? »

Tu fus surprise toi-même lorsque ta voix résonna, avec un ton plus amusé que tu ne l’avais imaginé. Et ses mains rapidement, firent tomber ton vêtement lourd d’eau. Bien qu’il fût humide et froid, ton corps l’avait un peu réchauffé et lorsqu’il tomba, ta dernière barrière contre l’air frais d’une matinée à peine débutée vint t’assaillir les sens et tu frissonnas.

Tu t’approchas de lui, alors qu’il t’enveloppa avec lu dans la serviette. Ton corps tout petit, froid, vraiment très froid contre le sien chaud et grand … Cette différence, cette opposition de vos personnes, une preuve presque qu’irréfutable que les contraires s’attirent, bien que vous fussiez définitivement des contraires nuancés qui n’en étaient pas entièrement, mais tu n’allais pas t’arrêter sur les détails.

Un premier baiser sur tes lèvres et tu avais l’impression de fondre, malgré que ta peau ne commençât qu’à peine à se réchauffer. Ses lèvres sur les tiennes, à chaque, réussissait à te faire tourner la tête, à te faire perdre le nord. Tu savais que c’était la passion, mais même en rationnalisant, tu n’arrivais pas à arrêter cette sensation de vertige qui accompagnait la plupart de ses gestes à ton égard.

Tu te sentis frémir, lorsque ses lèvres glissèrent à ton cou. Instinctivement, tu te plaquas un peu plus à lui. Tes mains vinrent trouver ses épaules et dansèrent sur sa peau jusqu’à sa nuque, où tes doigts se faufilèrent dans ses cheveux.

Si la dernière fois, tout avait commencer dans un tapis de flammes ardentes, dévorantes qui vous consumaient autant l’un que l’autre, cette fois-ci, tu aurais tendance à appeler ça une braise. Une braise, lente, épaisse, brûlante qui avait su attendre vos retrouvailles. Tenace, douce, elle ne t’enflammait pas, mais te réchauffais, corps et esprit, délicatement, tendrement. Il n’y avait aucune urgence, aucune nécessité de nourrir un brasier dans l’immédiat, simplement l’envie d’y ajouter quelques bûches, de profiter de chaque instant et chaque caresse volée en secret, entre les murs de ta chambre.

《 Kyo ... Shiro 》

Arrivas-tu à souffler alors que ses lèvres étaient encore sur ton cou, te coupant si facilement le souffle.




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Tadake Kyoshiro
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Des plaisirs éphémères, voilà ce que le jeune homme avait passé sa vie à chercher sans chercher à viser le long terme, sans se demander ce qu'il y aurait le lendemain car, pour ce qu'il en savait, la prochaine fois qu'il sortirait de Konoha pourrait bien être le dernier fois jour de sa vie, puisqu'il avait choisi la voie la plus dangereuse et mortelle au monde. Il avait donc mangé, bu et forniqué plus de fois qu'il ne pouvait le compter pour noyer ses démons pour oublier, pour s'oublier sans doute aussi car il ne pensait qu'il n'y avait vraiment que cela que la vie pouvait lui offrir. Non, parce qu'il pensait que c'était tout ce qu'un homme tel que lui avait le droit de demander, avait le droit d'espérer et il fit sa paix avec cela pendant plusieurs années. Concernant ses relations avec la gente féminine et le reste le jeune homme ne tarda pas à remarquer un pattern se dessiner car, au fil des ans, il ne cessait de s’intéresser à des personnes brisées comme s'il se faisait sa mission de les réparer afin de les laisser ensuite voler de leurs propres ailes. Puis vint cette femme, cette muse, cette déesse et si au départ il avait cru voir ce pattern se dessiner de nouveau, le jeune aveugle aidant une froide kunoihci à comprendre ce que cela voulait dire de se sentir humaine, il crut qu'avec la distance ce qu'il ressentait pour elle finirait par s'estomper.
Pire encore, peut-être qu'elle-même finirait par l'oublier et passer à autre chose après cette première nuit de passion. Goûter au moins une fois au plaisir sous sa forme la plus pure était probablement ce que la belle avait besoin de connaître pour avoir ce déclic et, aussi douloureux que cela lui soit de l'admettre, il devait être capable de la laisser partir si c'était ce dont elle avait besoin pour être heureuse. Mais en se réveillant, en la sentant à ses côtés après avoir traversé l'enfer, il réalisa qu'elle était bien différente des autres et ce qu'il ressentait en sa présence n'avait rien, rien en commun avec les femmes qui avaient déjà partagé sa vie. Il ne s'agissait pas juste de la passion ou du plaisir des sens, non, il y avait quelque chose de plus doux en sa présence. De plus...juste. Il ne pouvait définir pourquoi mais il savait que sa place était au côté de la belle, qu'il ne pourrait se sentirait aussi apaisé en présence de n'importe quelle autre femme et que, même si elle ne le voyait peut-être pas encore, la belle Yamanaka serait l'instrument du bonheur qui viendrait illuminer leur vie, à tous les deux.

Elle était un soleil tout autant que lui, Kyoshiro avait juste davantage l'habitude qu'on le lui dise.

Le Tadake s'autorisa un petit sourire lorsque la demoiselle lui dévoila sa surprise, n'étant sans doute pas prête à ce qu'il se sente aussi bien et détendu dans un endroit dont il ne connaissait rien. En vérité Kyoshiro était le plus surpris des deux mais, tout comme sa capacité à revenir de l'enfer, il n'en revenait pas de pouvoir trouver la paix ici, même si la présence de la demoiselle y était pour beaucoup.

« Et moi donc. Je me sens bien, ici, avec toi.    »

Pas après pas, les deux amants rejoignirent l'intimité de cette chambre et, si le jeune homme ferma la porte avec son bien, il vint débarrasser la belle de son kimono humide avec la même délicatesse qu'elle lui connaissait. Passant une serviette autour des épaules de sa muse, il sentit ce corps tout contre lui et sa peau frissonna de nouveau, sentant son âme se réchauffer. C'était différent de la dernière fois, la passion était la même mais elle était plus douce, plus contrôlée car tous deux savaient qu'ils avaient tout le temps du monde pour profiter de ces instants. Certaines personnes mariées avouaient qu'avec le temps la passion et l'envie diminuaient mais, bien sûr, Kyoshiro savait qu'il n'en serait pas de même avec lui. Peu importait le nombre d'années écoulées, peu importait le temps passé : il aimerait et désirerait toujours avec la même ardeur celle qui se tenait devant lui.
Ainsi, sous cette serviette, l'homme laissa glisser ses doigts le long des flancs de la belle avant de finir leur course sur son fessier. Lentement, délicatement, il s'en saisit avant de soulever la belle, une sensation qui ramenait les deux amants à leur toute première rencontre. Alors que les pieds de la belle quittaient le sol, le jeune aveugle fit quelques pas supplémentaires avant de venir s'asseoir au bord du lit, son amante toujours tout contre lui, avant de déposer un second baiser dans son cou.

« Tu le voudrais ? Que je reste ?  »

Il y pensait, il y pensait depuis qu'il était réveillé et, si ce futur semblait irréalisable pour le moment, puisqu'ils avaient tous les deux leurs vies et leurs devoirs, cette idée se frayait un chemin dans sa tête avec une facilité étonnante. Ainsi, assis sur ce lit, la femme de sa vie tout contre lui, le jeune homme se laissait aller à se demander ce que pourrait être sa vie ici, mais une question demeurait : serait-il aussi facilement accepté par les autres Yamanakas qu'il l'avait été par elle ? Bien sûr que non. Il lui faudrait du temps, assurément.

Laissant cette idée de côté pour le moment, pas avant d'avoir eu l'avis de sa belle sur la question, il laissa ses doigts en feu danser sur la peau de la belle, doucement, délicatement, avant de déposer un autre baiser sur ces lèvres dont il ne pouvait pas se passer.

Rien, rien n'avait plus d'importance qu'elle.



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Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Un matin comme tu les rêves 









***

Ton corps contre le sien, tu étais bien, tellement bien. C’était un sentiment que tu ne pouvais expliquer, ou même décrire. Kyoshiro avait, sur toi, une emprise qui n’avait aucun sens. Il t’avait tout pris et, depuis qu’il était revenu dans ta vie après de longues semaines d’absence, t’avait tout donné. Dans ses bras, tu avais enfin l’impression que tout le reste n’importait pas, pas de la même façon du moins. À cet endroit, à ce moment précis, tu avais le droit de goûter le bonheur, de le savourer. Tu gérerais plus tard le monde extérieur et ses aléas.

Lorsqu’il te dit être bien chez toi, il te fallu quelque seconde pour calmer la vague d’adrénaline … non de joie qui vient te balayer. Comme à quelques reprises depuis que vous étiez tous les deux, tu pus encore imaginer le futur et il te semblait beaucoup plus agréable que l’alcool, la solitude et les missions successives qui petit à petit t’avalait toujours un peu plus. Tu le voyais, lui, avec toi. D’une part il n’en tenait qu’à toi d’en faire réalité, mais n’était-il pas un peu tôt pour s’imaginer le futur ? Ne serait-il pas plus judicieux d’attendre et de voir quel chemin vous alliez prendre ?

C’était là contre lui que tu comprenais pour quoi le cœur avait ses raisons que l’esprit ignorait. Cette expression était parfaitement adaptée à ta situation. Peu importe comme tu rationnalisais, au final, rien n’avait d’importance lorsque tu pouvais trouver la chaleur de ses bras et la douceur de ses baisers.

Lorsqu’il te souleva du sol, c’est avec un naturel déconcertant, même pour toi, que tu passas tes jambes de chaque côté de lui, pour les croiser dans son dos. Geste que tu ne regrettas pas lorsqu’il décida de s’asseoir sur ton lit. Tes mains se perdaient encore dans ses cheveux, caressant son cuir chevelu du bout des ongles.

Sa question te prit de court, mais toi aussi, tu y pensais et l’idée qu’il pensât à la même chose que toi te réchauffait le cœur, te prouvait que tu n’étais pas la seule à être submergée par ces émotions.

« Le vouloir ? Bien sûr que oui … Mais ça risque d’être un peu compliqué … Je ne veux … n’en parlons pas tout de suite … »

Encore, tu t’enfuyais devant quelque chose qui semblait important. Mais contre lui, ses doigts contre ta peau, tu n’avais pas envie de penser aux difficultés qui vous attendraient dans le futur. Rien n’importait pour l’instant que d’être là, avec lui, à savourer l’instant. Et ses lèvres retrouvèrent les tiennes. Tu ne lui offrais aucune résistance, aucune hésitation. Répondant par la même affection à chacun de ses gestes.

Tu relevas la tête alors que tu t’attaquas à ses épaules avec tes lèvres, avides de faire sienne, sa peau, son corps. Tu remontas ton visage devant le sien pour planter ton regard dans le sien, bien qu’il ne pût le voir. Sa question te trottait encore dans la tête et ta réaction action également.

Tu désirais sincèrement qu’il puisse rester là, dans cette petite maison qui était la tienne. Bien sûr tu désirais l’y garder, poursuivre ce petit idylle, jours après jours, mais tu savais que la réalité était toute autre, qu’elle ne vous laisserait probablement pas partager plus longtemps des instants de ce genre, et c’était d’ailleurs la raison pour quoi, à cet instant plus qu’à n’importe quel autre, tu ne voulais pas y penser.

Tu posas ton front contre le sien alors que tes doigts continuaient à parcourir lentement son corps. Cet homme était entré dans ta vie, te disant que tu avais également droit d’être heureuse. Il t’avait donné envie de l’être, avec lui.




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Lorsqu'il avait croisé la belle pour la première fois il n'avait vu en elle que l'amie de sa sœur, le symbole d'une relation solide que sa jumelle se forgeait et qui pourrait l'aider à s'ouvrir davantage aux autres, le symbole de la vie qu'elle commençait à se forger et, si bien évidemment le Tadake avait peur qu'un jour sa sœur n'aie plus besoin de lui, il avait accueilli cette nouvelle relation avec un sourire sincère. Après tout il était résolu à laisser sa sœur partir lorsque sa présence ne serait plus nécessaire, lorsqu'elle se serait forgé un avenir dont elle pourrait être fier. Il n'avait rien prévu de tout cela, rien planifié de tout cela et, si au départ il se contenta de jouer avec cette belle Yamanaka comme il savait si bien le faire, la force de l'habitude sans doute, il n'avait pas prévu que leur première rencontrée se terminerait de façon si...passionnée. Il passait tellement de temps à se poser des questions, à se demander ce qui pourrait être ou ne pas être, ce qu'il pourrait se passer ou non qu'il oubliait parfois de profiter du moment présent et c'était ce qu'il y avait failli se passer. Dés qu'il avait senti la faiblesse de la belle, ce masque qu'elle portait, il avait voulu l'aider comme il savait si bien le faire, avec ses mots à lui qui touchaient toujours droit au but mais n'avait pas prévu qu'une connexion entre eux pourrait se créer, là, dans la pénombre.
Il s'était imaginé ne pas pouvoir donner plus à cette femme que quelques mots doux et une nuit de plaisir, en supposant que cela lui permette d'aller mieux ensuite mais, à son réveil après sa captivité, à son réveil dans cette chambre inconnue, alors que seule la douleur l'accompagnait, le contact de leurs mains arracha une boule de douleur de sa poitrine. Pourquoi ? Pourquoi elle et, surtout, pourquoi lui ? Ils venaient du même monde, avaient traversé les mêmes doutes, connaissaient la même douleur et, s'ils en étaient à deux étapes différentes de leur vie, Kyoshiro ne s'était pas imaginé pouvoir apporter quoi que ce soit à cette déesse à part des mots et de la douceur. Un bien maigre lot de consolation, à ses yeux, au vu de la douleur qui devait enserrer son petit cœur.

Il aimait cette femme, de cela au moins il en était sûr, mais comment cette muse pouvait-elle aimer quelqu'un comme lui ? Il n'avait rien à apporter à part des mots et de l'affection, il se pensait trop diminué pour apporter du bonheur à qui que ce soit et pourtant, à cet instant, seul face à sa belle, il réalisait son erreur. Elle était devenu son monde, son cœur, son âme alors qu'il avait abandonné cette idée depuis bien longtemps et, maintenant qu'il savait que leurs sentiments étaient partagés, maintenant qu'il savait qu'il ne délirait pas, peut-être pourrait-il s'autoriser à profiter de ce bonheur échangé.

Là, assis sur le lot, le jeune homme écoutait la belle repousser sa réponse au loin pour profiter seulement de ce moment. Elle avait raison, évidemment qu'il avait raison. Pourquoi devait-il y penser maintenant, en ignorant ce que demain lui réservait ? Son mode de vie était trop dangereux pour pouvoir tirer des plans sur la comète et pourtant, en cet instant, il espérait vivre assez longtemps pour en faire en sorte que ce qu'il avait, ici, devienne durable. Il voulait s'y accrocher, s'accrocher à l'espoir qu'il ne mourrait pas dans un coin perdu de ce monde et, tout irréaliste que c'était, il voulait s'accrocher à l'idée de vivre assez  longtemps pour créer quelque chose avec cette muse, quel que cela puisse être. Illusoire, sans doute, mais même s'il était prêt à mourir cela ne lui faisait pas de mal, pour une fois, d'avoir enfin une raison d'exister.

Front contre front, corps contre corps, ce fut dans un souffle que le jeune shinobi s'ouvrit une fois de plus.

« Tu es tout ce que je désire, en ce monde.  »

Qu'y avait-il à dire de plus ? Il aimait sa sœur, il s'était donné pour mission de la protéger mais elle ? Cette muse ? Il avait fait le choix conscient de s'ouvrir à elle, alors qu'ils ne se connaissaient pas. Il avait fait le choix de l'aider non pas parce qu'ils étaient liés par le sang, mais parce qu'elle était semblable à lui à plusieurs niveaux. Ils étaient semblables et tellement différents, c'en était déroutant.

« À ça aussi, je pourrais m'habituer.  »

Il ne s'agissait pas juste du plaisir des sens, pas juste de l'extase mais de tout ce qu'il y avait autour, de cette connexion passionnelle à laquelle il était si peu habitué. Pas à ce point-là en tout cas. En un mouvement lent et délicat, le jeune amant pivota sur le côté pour inverser la situation, afin que le dos de la belle puisse se reposer contre les draps. Lentement, avec des précautions à mille lieux de la danse passionnelle lors de leur première rencontre, le jeune homme gratifia la belle d'un autre doux baiser avant de couvrir son corps de beaucoup d'autres du même genre. Délicatement il traça un chemin de douceur sur cette peau dont il raffolait, s'attardant un instant sur cette douce poitrine avant de descendre bas, toujours plus bas.

Aujourd'hui c'était à lui de donner, à lui de faire plaisir et, parti comme c'était, leur douce danse des sens durerait encore un long moment. Il était temps qu'ils se retrouvent, temps qu'il partagent cette intimité qui leur avait cruellement manqué pendant ces dernières semaines.




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