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It's been too long, my love [ PV Yamanaka Sayuri ]

Tadake Kyoshiro
Tadake Kyoshiro
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Tadake Kyoshiro

It's been too long, my love
ft Yamanaka Sayuri







Espoir et désespoir, ténèbres et lumière, le jeune homme avait tiraillé entre les deux extrêmes durant les dernières heures et, s'il aurait aisé pour lui de baisser les bras une fois de plus, il avait souhaité continuer à lutter car c'était encore ce qu'il savait faire de mieux. Il avait encore du mal à remettre toutes ses idées en place même quelques heures après son réveil, ce qui n'avait rien d'étonnant compte tenu de ce qu'il avait subi, mais il avait à cœur de se remettre sur pieds le plus vite possible. Pour partir d'ici ? Non, pas le moins du monde mais pour commencer à se reconstruire car, s'il se sentait apaisé de savoir les trois personnes chères à son cœur non loin de lui, il savait aussi que personne d'autre que lui ne pourrait l'aider à aller de l'avant. Il avait souffert, plus qu'il n'imaginait cela possible et malgré tout la mort n'avait pas souhaité l'emporter ce qui restait énigmatique pour lui. Cette garce qu'on appelait vie avait passé 25 années à faire croire au jeune homme qu'il ne valait rien, que le monde entier se porterait bien mieux s'il venait à disparaître et là-bas, dans cette grotte, pendant quelques secondes, l'aveugle s'était abandonné à cette idée pour lâcher les rennes avec plus de facilité.
Mais maintenant qu'il avait traversé l'enfer la vie lui avait sorti la tête de l'eau et, sans trop comprendre pourquoi, lui avait donné l'autorisation d'espérer de nouveau. Quel était ce jeu étrange auquel ils étaient en train de jouer actuellement ? Elle le faisait espérer mais continuer de laisser la douleur marteler sa tête, seconde après seconde ? Si au début le Tadake avait pris cela pour de la torture pure et simple, avec un peu de sommeil et les idées plus claires il comprenait que c'était la façon que son esprit avait de le pousser à changer, à s'endurcir, à accepter cette douleur plutôt que de la fuir comme il l'avait fait toute sa vie.

La première douleur avait été de sortir de l'eau, la deuxième avait été de réconforter son élève qui était au plus mal et enfin, sans doute la pire de toute, fut de voir sa sœur s'éloigner de lui dés son réveil. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, lui dire qu'il l'aimait plus que tout mais au lieu de cela il fossé s'était créé entre eux deux. C'était sans doute la pire douleur de toutes, celle dont il avait toujours craint l'arrivée, celle qui arracherait de sa poitrine un morceau de son cœur jusqu'à le laisser là, gisant par terre, noyé dans son propre sang. Mais non, il avait décidé de ne pas abandonner une seconde fois, il avait décidé d'ouvrir le dialogue comme ils ne l'avaient fait en ayant en tête que, si elle décidait de ne plus lui adresser la parole, alors tous deux devraient le faire en étant honnêtes l'un envers l'autre.

Cela avait été pénible et douloureux de bien des façons, sans doute parce qu'ils ne s'étaient jamais vraiment tout dit de toute leur vie mais maintenant l’abcès était crevé et, dés la fin de leur conversation, épuisé, le jeune homme retourna s'affaler sur le lit pour grappiller un peu de sommeil. La maison était silencieuse, sans doute qu'Akira et son aimée étaient retournés à leurs occupations mais, au bout d'une heure, la douleur revint et força le jeune homme à se redresser d'un coup. Outre la douleur liée au côté brusque de son geste, le jeune aveugle s'était presque attendu  à se réveiller en sueur avec des cauchemars plein la tête mais il n'en fut rien.

De la douleur, juste de la douleur. Celle-là il pouvait la gérer.

Redressant son oreiller pour surélever son corps, pour permettre à sa tête de reposer sur le mur derrière lui, le jeune homme passa une main sur son visage pour chasser quelques pensées parasitaires avant de prendre une grande bouffée d'air frais. Laissant à son cœur le temps de son calmer, à sa peau le temps de s'adoucir et à son esprit le temps de comprendre que son hôte était en sécurité, le shinobi laissa sa main redescendre sur son front avant de s'y penser, le temps de la réflexion.

Il avait encore le goût du sang dans la bouche même après se l'être rincée et pourtant,, malgré cela, il se sentait étrangement bien.

Il allait se laisser quelques minutes pour que son cœur se calmer et ensuite, ensuite, il irait retrouver son aimée. Oui, il avait besoin d'elle autant qu'elle avait besoin de lui et, après tout ce temps et ces épreuves, ils avaient bien mérité de se retrouver un peu.

Juste tous les deux.



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Yamanaka Sayuri
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It's been too long,
my love

Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Et la simple pensée de toi m'obsède 









***

Après son réveil, tu eus enfin l’impression que vous pouviez respirer. Le pire était passé, il allait s’en sortir et c’était bien tout ce que tu avais besoin de savoir pour l’instant. Sur la place du village, tu étais allée chercher quelques repas au petit restaurant, tu n’avais pas particulièrement envie de préparer quoi se soit.

Tu étais épuisée. Les derniers jours t’avaient vidée de toute énergie. Tu avais l’impression que tu avais oublié comment respirer à force de le veiller ainsi. Depuis votre dernière rencontre tu avais tout fait pour l’oublier, en espérant retrouver celle que tu étais avant. Bien sûr, ça ne te rendrait pas heureuse, mais ça t’éviterait d’être malheureuse.

Il t’avait fallu bien des soirées à boire et bien de matin à digérer tes gueules de bois de plus en plus phénoménales avant d’envisager que peut-être il était parvenu à briser les défenses que tu avais mis temps de temps à construire. Tu revoyais son sourire en fermant les yeux et lesquels moments fugaces que tu avais pu partager avec lui. Tu ne voulais pas t’admettre qu’il t’avait fait entrevoir une vie à laquelle tu pouvais prendre goût.

Tu posas la nourriture sur le comptoir à la vue de tous, comme ça ceux qui auront faim pourront manger sans avoir à t’attendre.

Tu fixas la porte de la chambre quelques secondes. Tu mourrais d’envie d’aller le voir et de t’assurer que tout allait bien, mais tu avais peur de déranger son sommeil. Ce n’était pas le temps de redevenir sentimentale. Tu allais attendre et voilà tout. Tu cherchais à t’en convaincre tout du moins.

Et tu avais beaucoup de travail à rattraper, puisque tu n’avais rien réussi à faire de productif depuis son arrivée. Attrapant donc un rouleau que l’on t’avait demandé de lire, tu t’installas à la table. C’était un rapport de mission d’une kunoichi moins importante du clan. Tu devais rencontrer cette jeune femme pour lui parler de sa stratégie en mission et pour y arriver, il fallait que tu ais lu le contenu de ladite mission. C’était un travail qui t’ennuyait par-dessus tout, tu n’avais pas la fibre d’un mentor, pas comme Kyoshiro du moins.

Encore une fois, cette pensée te ramena aux instants que vous aviez eu ensemble.

À son réveil, tu avais compris qu’il se souvenait de toi. Il c’était montré doux, affectueux envers toi. Tu n’étais pas stupide, tu avais compris qu’il tenait à toi. Mais tu ne savais pas à quel point. Tu n’étais qu’une étrangère après tout, qu’importe le moment que vous aviez partagé. Il ne savait rien de toi. Il appréciait ta présence, tu n’en avais aucun doute, sinon pourquoi aurait-il pris le temps de te rassurer, de te réconforter ainsi. Mais tu ne pouvais deviner ce que tu représentais pour lui. Quel sentiment tu évoquais. Sa promesse, s’en rappelait-il ?

Pour une kunoichi d’infiltration, tu n’étais pas très efficace pour le déchiffrer. Peut-être était-ce parce qu’au fond tu avais compris, mais tu ne voulais pas le voir ? Peut-être fermais-tu délibérément la porte sur ces réponses, car tu n’arrivais pas à les croire ?

Un soupir t’échappa. Il occupait tellement tes pensées, c’était malsain. Tu le savais depuis Konoha, depuis le début, que tout ça c’était malsain, que ça te ferait du mal sur le long terme, bien que tu n’eusses pas imaginé qu’il t’obséderait à ce point.

Il était entré dans ta vie d’un coup, balayant tout, réduisant tout à néant et toi tu en redemandais. Tu aimais ce sentiment aigre-doux que tu ressentais au simple rappel de son nom. Tu aimais la sensation de légèreté que tu ressentais en sa présence et le surnom – quoiqu’ironique – qu’il te donnais aussi naturellement.

Kyoshiro était un élément dans ta vie que tu n’arrivais pas expliquer ou comprendre. Vos chemins c’étaient croisés et, depuis, tu changeais. Lentement, très lentement. Tu avais mal, tu étais bien. Il te chamboulait, te brisait, te reconstruisait. Il faisait littéralement ce qu’il voulait de toi et tu ne pouvais rien pour lutter. En fait, maintenant qu’il était là, tu ne voulais pas lutter. Tu espérais pouvoir t’abandonner à ces soins encore une fois. Être avec lui. Tu voulais le connaître et le faire te connaître.

Bien sûr, tu n’avais pas oublié qu’il était de Konoha, ça aussi c’était un problème. Un problème que tu ne voulais pas gérer, pas maintenant du moins. Tu y verrais plus tard, quand tu aurais compris qui tu étais, qui il était, quand tu pourrais enfin mettre un nom sur ce sentiment qui t’animait avec toujours un peu plus de force.





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Tadake Kyoshiro
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Souffrir valait la peine quand c'était pour une cause plus grande que soi ou pour protéger les siens, telle avait été la vision des choses du jeune homme depuis qu'on lui avais remis son bandeau frontal, ce qui lui semblait être une éternité à présent. Il avait accepté ce constat et avait eu son lot de blessures et de pertes au fil des ans, la plus grande d'entre elles étant celle de son meilleur ami par sa faute, mais  Kyoshiro avait tout de même réussi à se pardonner plusieurs années plus tard. Il avait longtemps cru qu'il pourrai survivre à tout qu'il lui faudrait du temps pour surmonter  n'importe quelle douleur qui pourrait percer son cœur mais là-bas, dans cette grotte, il avait craqué. Il...était mort là-bas pour ainsi dire et pourtant la vie avait souhaité qu'il se relève, qu'il souffre pour se renforcer afin que la prochaine fois, car il y aurait forcément une prochaine fois, il ne baisse pas de nouveau les bras comme il l'avait fait. L'aveugle avait mis du temps pour le comprendre mais avec un peu de repos et une discussion à cœur ouvert avec sa sœur il l'avait compris et avait donc grappiller deux heures d'un sommeil réparateur. Pas trop mal, il s'en contenterait pour le moment.
Ainsi éveillé, le jeune homme pivota sur le côté et laissa la peau de ses pieds en feu venir trouver contact avec le sol, non sans se tenir son flanc gauche toujours aussi douloureux. Il était un homme ayant un trop-plein d'énergie en lui, ayant toujours le besoin de bouger pour s'occuper mais s'il devait remercier cette horrible expérience c'était pour lui avoir appris le plus grande vertu de toutes : la patience. En d'autres circonstances il se serait levé pour aller s'entraîner, pour tester les limites de son corps affaibli mais il avait appris sa leçon, il avait appris que prendre son temps n'était jamais une mauvaise chose et... oui, aujourd'hui son temps il allait le prendre. Il rester donc une bonne minute au bord du lit à faire le ménage dans ses pensées, à demander à son esprit de repousser cette douleur pour les instants à venir car il ne voulait pas gâcher ce moment.

Elle était de l'autre côté, dans l'autre pièce, il lui serait difficile de ne pas le sentir et, si jusqu'à présent il n'avait pas eu le temps d'être là pour elle, il comptait bien se rattraper et faire amende honorable. Ainsi, serrant les dents, sentant ses jambes trembler sous son poids, l'homme pris appui sur le mur et se redressa, non sans difficulté, avant de s'autoriser une petite pause pour reprendre son souffle. Le bras droit entourant toujours son corps pour venir poser sa main sur les côtes de son flanc gauche toujours fragile, le shinobi avança d'une démarche lente et incertaine jusqu'à venir se poser contre l'encadrement de la porte. Il ignorait ce qu'elle faisait mais il pouvait sentir sa présence, il la savait là, à quelques pas de lui et cette seule perspective réchauffa son cœur plus qu'il ne l'aurait pensé.

« Ça va, ma belle ? J'te dérange pas ? »

Calme et prévenant comme à son habitude, le jeune homme attendit une réponse de la belle avant de se redresser. Pas après pas, douleur après douleur, il s'approcha de la belle et, si elle restait toujours assise, il viendrait se mettre derrière elle avant de poser ses chaudes mains sur ses frêles épaules. Si elle se redressait, en revanche, il viendrait la prendre doucement dans ses bras comme il avait souhaité le faire depuis son réveil. Quelle que puisse être la réponse de la belle, les mots de Kyoshiro seraient toujours les mêmes, le pur reflet de son affection pour elle.

« Tu m'as manquée, vraiment manquée.  »

Il ne s'était jamais senti aussi bien qu'en sa présence malgré sa tête qui menaçait d'exploser. Quand elle était là, quand il la savait tout près de lui tout le reste n'avait plus d'importance et, s'il n'avait pas l'habitude de ressentir cela pour quelqu'un, il savait très bien quel mot pourrait qualifier cette connexion.

Saurait-il le dire ? Saurait-elle le dire ? Ils avaient tout le temps du monde pour l'apprendre.


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Et la simple pensée de toi m'obsède 









***

Bien que tes yeux vissent les lignes finement écrites par ta comparse, tu n’arrivais pas à en lire le contenu. Tu n’y arrivais définitivement pas. Tu posas le parchemin sur la table. Tu étais absorbée dans tes pensées, tes pensées de lui, encore. C’était bien la seule chose que tu arrivais à faire. Tes mains vinrent se poser sur ton visage, alors que tu tentais de faire le vide dans ton esprit. Il fallait le déloger de là, au moins quelques minutes, tu pouvais continuer comme ça. Si sas présence dans ta vie te paralysait ainsi, alors qu’il n’essayait même pas de te divertir …

Nul doute que tu ne l’avais pas entendu s’approcher avant qu’il ne parlât. Tu inspiras d’un coup sec, car malgré ton état émotionnel relativement instable, tu étais toujours maître de tes réactions – après tout, dans ton domaine une fausse réaction pourrait te coûter la vie. Tu tournas lentement la tête dans sa direction et un petit sourire fit son apparition sur tes lèvres.

« Non. Non, pas du tout. Je n’arrivais pas à me concentrer de toute façon. »

Tu te relevas, lentement, incertaine de ce que tu voulais faire, ou dire. Tu savais comment attirer un homme dans tes bras, l’espace d’une nuit pour l’assassiner par la suite, mais tu n’avais aucune idée de comment réagir lorsqu’il en venait à tes relations interpersonnelles. Tu fis donc quelques dans sa direction avant qu’il ne vienne t’enlacer.

Tu figeas l’espace de quelque seconde face à ce contact inattendu. Tes mains se figèrent tout près lui, hésitantes, confuses. Et lorsqu’il parla, tout ton corps se détendit. Ta tête s’appuya légèrement sur son torse et tu fermas les yeux.

« Vraiment ? »

Doutais-tu réellement de ses paroles ou tentais-tu de trouver un sens qu’elles n’avaient pas ? Tu voyais mal comment tu pouvais manquer à qui se soit. Tu étais d’un naturel désagréable, agressif, hautain … Il n’y avait toujours qu’une chose – point un peu moins vrai ces derniers temps – dans ton esprit :  le travail et les missions. Tu ne vivais que pour faire une nouvelle mission, tu ne restais jamais très longtemps chez toi, comme si tu fuyais l’agréable sensation que t’inspirais les murs du domaine Yamanaka. Alors, encore une fois, comment pouvais-tu manquer à quelqu’un ?

« Toi aussi … Toi aussi tu m’as manqué. »

Ce n’était pas de l’embarras dans ta voix, mais plutôt une confirmation. Il t’avait manqué. Évidemment, après toutes les soirées que tu avais passé à le maudire de pas être là … Tu relevas la tête pour mieux voir son visage, peut-être y déchiffré ses émotions, qui sait.

« Tu ne devrais pas être debout, pas avec toutes tes blessures. »

Bien qu’être dans ses bras te plaisait, te réchauffait le cœur plus que tu ne l’aurais imaginé possible, tu ne voulais pas qu’il prenne le risque de rouvrir ses blessures. Tu te détachas, avec délicatesse, comme si tu avais peur de lui faire mal, de lui. L’une tes mains trouva l’une des siennes et tes doigts s’emmêlèrent avec les siens. D’un petit geste, tu cherchas à l’attirer vers toi, pour retourner dans la chambre.

Tu n’as jamais été grande bavarde, même dans ta jeunesse, même en présence de ta mère. Tu étais davantage femme d’action et souvent tu laissais tes gestes parler pour toi. Alors, tu serras un peu ses doigts et fis quelques pas en direction du lit. Tu espérais qu’il allait te suivre, car tu te voyais mal tenter de le forcer d’aller où que se soit, surtout considérant son état.

« Si tu ne te reposes pas assez, tu ne guériras jamais. Alors à moins que tu souhaite rester ici indéfiniment, je te conseille de ne pas trop bouger. »

Ta voix était douce, aucune teinte de malice ou de froideur. Tu exposais simplement un fait. S’il ne se reposais pas, il ne pourrait pas aller mieux. Tu n’avais rien contre le garder chez toi indéfiniment – si tu ne souriais pas déjà, cette pensée t’aurais arraché un petit sourire. Idée que tu mis quelques efforts à repousser. Non, il ne fallait pas se laisser emporter pour rien. Tu ne pouvais t’adonner à des fantaisie du genre, car peut-être tu t’y accrocherais un peu trop fort, comme tu t’accrochais à lui.





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Il aurait pu rester là, contre le pas de la porte, à ressortir sa douce présence pendant une éternité car à chaque fois qu'elle était là le temps semblait s'arrêter, comme si rien d'autre n'avait d'importance elle. Il n'avait pas l'habitude de ressentir pour cela, c'était une nouveauté pour lui et il aurait pu être facile pour lui de laisser cette nouveauté le déboussoler, le terrifier, mais il n'en fut rien car...c'était elle. Bien sûr, tout passionné qu'il était, il savait qu'il avait tendance à s'emballer pour tout ou rien et devait donc refréner ses ardeurs, parce qu'il restait une inconnue dans l'équation : était-elle aussi attachée à lui, que lui à elle ? C'était le grand mystère qu'il espérait pouvoir résoudre maintenant qu'ils étaient là tous les deux, maintenant qu'ils pouvaient passer un peu de temps ensemble après une éternité de séparation. Lentement, douloureusement, il s'approcha donc de la belle en nota qu'elle avait la tête ailleurs, qu'elle n'arrivait pas à se concentrer en supposant que l'aveugle devait sans doute y être pour quelque chose. Elle pensait retrouver son amant et à la place avait trouvé une carcasse sanguinolente, lacérer de toutes parts, sa vie ne tenant qu'à un fil : comment ne pas être perturbé par cette vision ? Elle était troublée, probablement fatiguée et le jeune shinobi espérait bien enlever ce poids de ses frêles épaules maintenant qu'il pouvait se lever, s'avancer et lui prouver son affection.
Ainsi, silencieusement, les deux amants s'enlacèrent. Ils avaient échangé leur passion par de la douceur, par de la tendresse plus que bienvenue après cette longue séparation. Dire qu'ils avaient tout le temps du monde aurait été un mensonge car une fois sur pied Kyoshiro devrait rentrer à Konoha mais, pour l'heure, son devoir n'était rien face à l'appel de son cœur. Il laissa donc la tête de la belle reposer contre son corps et ne put retenir un sourire de soulagement lorsque la demoiselle releva la tête pour croiser son regard immaculé. Il...il avait douté qu'elle tienne à lui, qu'elle sache vraiment ce qu'elle voulait car peut-être se jetait-elle dans les bras du premier homme lui montrant de l’affection mais en l'entendant, en entendant sa réponse, tous ses doutes furent réduits en cendres.

Il savait que la belle n'avait pas l'habitude de ces échanges, pas l'habitude d'écouter son cœur et le fait qu'elle le fasse aujourd'hui était un énorme pas en avant. En avait-elle seulement conscience ? Sans doute que oui, partiellement tout du moins.

« Bien sûr. Tu en doutais ?  »

Ce n'était qu'une question rhétorique évidemment, elle devait à présent connaître ce qui faisait battre le cœur du Tadake. Le concerné posa sa tête sur le crâne de la belle lorsque celle-ci mit en lumière le caractère imprudent de son geste, la nécessité de se reposer afin de recouvrer rapidement ses forces. Oui, c'était une façon prudente de voir les choses mais...quand avait-il jamais été prudent lorsqu'il s'agissait de son cœur ? Lorsqu'il s'agissait d'elle ?

« Je sais bien, mais pourtant me voilà. Tu pensais vraiment que j'allais te laisser tranquille ?   »

Le shinobi laissa la demoiselle se séparer de lui avant de le mener jusqu'à la chambre, sans rien dire. Que pouvait-il dire de toute façon ? Il connaissait ses propres limites mieux que personne et n'était pas en état de faire grand chose à part...non mais oh, pourquoi pensait-il à une telle chose dans pareil moment ? La douleur avait chassé bon nombre de ses émotions, de ses pulsions, alors pourquoi pas celle-ci ? Décidémment...

« L'idée est intéressante, je dois bien l'avouer.   »

Cette phrase fut teinté d'un doux sourire amusé tandis que le jeune venait s'asseoir au bord du lit. Bien sûr qu'il voulait rester le plus longtemps possible mais serait-il prêt à mettre sa santé en danger pour cela ? Serait-il prêt à se blesser volontairement pour rester quelques jours de plus avec celle qui faisait battre son cœur ? Bien sûr que non, mais ni elle ni sa sœur ne lui pardonneraient jamais pour une telle imprudence. Il devait donc se résigner à profiter de chaque instant, de chaque jour de son séjour ici avant d'être séparée d'elle de nouveau et, à l'avenir, il devrait réfléchir à un moyen de la voir plus souvent car la distance serait toujours leur pire ennemi. Assis au bord du lit, il amena la main de la belle vers lui avant d'y déposer un doux baisser, laissant son pouce caresser le dos de cette main tout en levant les yeux vers elle.

« Je t'ai pas mal inquiétée, n'est-ce pas ? J'en suis désolé, mais c'est fini maintenant. Je suis là.  »

Elle savait qu'il était là, elle pouvait le voir mais il avait l'envie de le dire. Envie de rappeler qu'il n'irait nul part et, comme il l'avait promis par le passé, qu'il ne l'abandonnerait pas. Pas à l'époque, pas ici, pas maintenant : jamais. Peut-être était-ce parce qu'il avait les nerfs à vif, à fleur de peau qu'il ressentait tout avec une intensité renouvelée ou peut-être était-il honnête envers lui-même pour la première fois de sa vie mais il ne voulait plus voir la belle partir de sa vie. Il la voulait avec lui, ici, maintenant, le plus simplement et délicatement du monde parce que...parce qu'ils le voulaient tous les deux. Ainsi, tenant toujours la main de la belle, le jeune homme l'attira à lui le plus doucement du monde.

« Allez, viens là.   »

Si elle acceptait de venir s'asseoir sur ses cuisses comme lors de leur première et dernière rencontre, alors le jeune homme l’accueillerait d'un doux baiser dont il avait le secret. Tout n'avait plus d'importance maintenant qu'elle était là, même la douleur semblait reculer à son contact.

Son remède contre la souffrance.


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***

Il était doux, très doux. Dans ses bras tu avais l’impression d’être fragile, d’être cassable et tu avais l’impression qu’il te chérissait. Tu aimais cette sensation. D’être bien dans ses bras, de te laisser réconforter par ses mots et sa présence. À sa première question, tu ne répondis pas. Il n’était pas question de lui faire part de tes doutes ou de tes insécurités, tu t’attendais à ce qu’il le balaie de quelques mots ou qu’il s’en moque de tes incertitudes (puisqu’il semblait avoir un penchant pour l’humour même dans les situations les plus sérieuses) et tu ne voulais pas vraiment avoir à y faire face dans l’immédiat. Comme pour la première question, tu laissas la seconde sans réponse, les raisons étant les mêmes. Tu avais peur de lui laisser savoir à quel point tu avais douté, à quel point tu l’avais maudit et à quel point tu l’avais attendu au cours des dernières semaines. Et s’il le savait, te trouverait-il folle ? Tu ne connaissais pas beaucoup de femme qui s’accrochais ainsi à homme qu’elles ne connaissaient pas réellement.

Il était devenu une obsession, une peur, un but, une fantaisie. Il était l’objet d’affection et de frustration pour toi qui ne comprenais pas qui t’arrivait. Serait-il déçu en apprenant tout ça ? Probablement. Tu n’avais rien d’une sainte, ou tout simplement d’une femme. Tout ce que tu expérimentais en étant si près de lui était un terrain vague de l’inexploré. Lorsque la nouveauté passerait, tu t’attendais à ce que cette douceur, cette tendresse disparaisse.

Mais pour l’heure, tu comptais bien en profiter alors qu’elle t’était ainsi offerte.

Alors que tu l’entraînais dans la chambre, tu ne pus retenir le gloussement qui te vint à sa réponse, alors qu’il semblait se laisser aller aux mêmes fantaisies que toi. Non, il ne fallait s’y autoriser, tu n’avais pas le droit … Et pourtant … Son sourire et sa réponse … Il t’indulgeait bien trop. Comment était-ce même possible de te rendre si légère, de te mettre dans un si bon état d’esprit qu’avec quelques mots ? C’était une chose dont il semblait avoir le secret. Peut-être était-il temps que tu arrêtes de te questionner sur tes émotions et de t’y abandonner, le temps qu’elles étaient là ?

Sagement, sans te contredire ou te résister, il retourna s’installer sur ton lit, s’asseyant sur le bord. Ses lèvres vinrent se poser sur ta main, alors que tu l’observais ébahie. Tu avais bien compris qu’il te considérait avec plus d’affection que tu ne l’aurais même imaginé, mais tu ne t’attendais définitivement pas à tant de douceur, tant de délicatesse à ton égard. N’était-ce pas lui le blessé dont il fallait prendre soin ?

Et ses mots … toujours plus rassurants. Comment faisait-il ? Comment trouvait-il les mots exact pour te faire perdre tes moyens et même rêver ?

« Oui, mais ce n’est pas … Comment est-ce que tu fais ça ? Toujours rassurer quelqu’un d’autre avant de penser à ton propre bien être. »

Il t’attira ver lui, tu disant de venir t’assoir sur ses cuisses. Tu hésitas … Et si tu lui faisais mal ? après tout il avait déjà assez de souffrance à devoir gérer, tu ne voulais en aucun cas être la cause d’encore plus. Mais tu ne savais comment lui dire non, alors, malgré tes réticences initiales. Par contre tu guettais tout signe de douleur, si tu n’en voyais qu’un seul, tu te redresserais immédiatement.

Mais à la place, il t’embrassa. Surprise ? Bien sûr que tu l’étais. Tu ne t’y en attendais pas. C’était les gens qui aimaient qui s’embrassaient, du moins lorsque ce n’était pas une mission. Était-ce donc ça, de l’Amour ? Ce que tu ressentais, ce qu’il ressentait. Pouvais-tu réellement le classer comme tel ? Tu ne saurais le dire, pas maintenant. Tu avais fermé ton esprit à cette possibilité trop longtemps pour simplement l’accepter, mais tu avais l’impression que ça sonnait … juste. Exact. Mais tu allais garder ces questions pour plus tard, quand l’instant, tu avais autre chose à t’occuper.

Malgré ta surprise, malgré ton questionnement intérieur, tu n’hésitas pas à répondre à ce baiser et à glisser tes bras derrière son cou. Tu abandonnais. Entièrement. Tu lui répondais avec passion, avec tendresse. Tes doigts vinrent caresser son cuir chevelu le temps du baiser. Et lorsque finalement tu rompis le contact, appuyas ton front sur le sien, comme il avait fait à votre première rencontre. Tu étais bien comme ça, dans ses bras. C’était comme si rien d’autre n’avait d’important.

« C’est exactement ce que je veux dire. Tu fais ce que tu veux de moi … si facilement. »

Le mettre en mot, lui avouer aussi simplement que ça. Tu ne savais pas à quoi t’attendre, mais tu voulais le lui faire savoir. Tu voulais qu’il comprenne toute l’emprise qu’il avait, même insciemment sur toi. Il fallait qu’il sache que son affection n’était pas perdue sur ta personne, qu’il sache que peut importe ce qu’il désirait de toi, tu le lui offrirais (tant que cela restait raisonnable, bien sûr …)





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Même s'il avait pu se reposer quelques heures, même si son esprit le laissait tranquille pour le moment, chaque nouveau mouvement réveillait chez lui une douleur sourde, une souffrance qu'il était prêt à accepter. Pourquoi ? Parce qu'il fallait qu'il se sente pire avant d'aller mieux, parce qu'il devait accepter d'être chauffé à blanc avant de reprendre sa forme originelle comme n'importe quel métal. Il aurait pu être raisonnable, il aurait dû l'être mais comment résister à cette femme ? Comment être raisonnable lorsque tout le poussait à se rapprocher d'elle, lorsque sa seule présence lui faisait perdre la tête jusqu'à lui faire avoir des pensées qui n'avaient absolument rien de raisonnable...ou pur. Il avait déjà eu des pensées impures en présence d'autres femmes, il était un homme de passion après tout, mais jamais cela n'avait aussi immédiat, aussi persistant et, surtout, aussi intense qu'en présence de la belle Yamanaka. D'autres auraient pris cela pour de la lubricité ou pour un manque affectif, mais l'aveugle se connaissait assez bien pour cela que ce n'était rien de tout cela, que c'était plus...profond que cela. Avait-il peur de se l'avouer ? Pas vraiment, il savait à peu près quel mot mettre sur cette connexion mais ne désirait pas brûler les étapes, surtout face à une femme qui découvrait à peine ce que signifiait le fait de se sentir en vie.

Elle était encore en train de le découvrir, de se découvrir alors pourquoi la bombarderait-il d'émotions auxquelles elle ne saurait pas répondre ? Qu'elle ne comprendrait peut-être pas forcement non plus ? Son corps tout entier lui demander de vocaliser ce qu'il ressentait, de le lui dire et il fallut toute l'énergie que Kyoshiro possédait encore pour résister à cette douloureuse tentation. Chaque jour avec elle semblait durer une éternité, chaque séparation était une déchirure : de cela, au moins, il en était sûr.
Alors qu'elle était  là, devant lui, la jeune femme lui posa le même question que la dernière fois. Comment faisait-il  pour se concentrer sur elle lorsque c’était lui qui avait traversé l'enfer pendant plusieurs jours ? Il aurait pu répondre par un trait d'humour mais l'échange avec sa sœur lui avait appris l'importance de l'honnêteté, de ne pas avoir de secrets pour une personne chère à son cœur. Ainsi, l'amena à lui avec délicatesse, l'homme pris une courte inspiration avant d'expliquer à la belle d'où venait son caractère. En partie tout du moins.

« Quand tu t'en prends plein la gueule toute ta vie, tu as deux solutions. Te refermer sur toi-même pour te protéger  ou trouver la lumière chez les autres, chez ceux que tu peux aider, chez ceux que tu peux...  »

Il y avait aussi une troisième solution, celle choisie par la demoiselle : se plonger à corps perdu dans son travail jusqu'à en oublier l'essentiel. Jusqu'à en oublier qui on était réellement. Le savait-elle ? Oui, elle devait le deviner à présent en écoutant les mots de son amant. Mais ce ne fut pas cette perspective qui bloqua le jeune homme, ce fut plutôt le mot qu'il connaissait déjà sans jamais avoir osé le dire à qui que ce soit. Mais aujourd'hui, là, alors qu'il la sentait tout près d'elle, il n'avait aucune volonté de lui mentir.

« Chez ceux que tu peux aimer. Je te laisse deviner quel a été mon choix.    »

Bien sûr qu'il avait naturellement un bon fond et que cette prédisposition l'avait mené vers la seconde voie, il faudrait être plus aveugle que lui pour ne pas le comprendre, mais l'essentiel résultait d'un choix de sa part. Choisir la lumière plutôt que les ténèbres, choisir de vivre au lieu de simplement survivre.
Alors qu'il échangeait un doux baiser avec sa belle il sentait son dos le lancer de nouveau, une position très inconfortable à laquelle il aurait préféré une position allongée mais ici, tout contre son aimée, cette douleur n'avait pas la moindre importance. Là, sa tête contre la sienne, il se laissa aller à un doux sourire tout en avouant une fois de plus, son affection, à demi-mot.

« Si tu savais l'effet que tu as sur moi...   »

Elle devait l'imaginer, le sentir, le savoir. Il ne lui demandait pas d'y répondre, n'étant pas certain qu'elle le sache elle-même mais, si elle le voulait, il l'aiderait à trouver la réponse. Ainsi, alors qu'il écoutait Sayuri, alors qu'une main venait se caler dans le bas du dos de la belle et que l'autre se posait sur sa hanche, il lui tendit la main par quelques simples mots.

« Il y a un nom pour ça, pour ce que tu ressens. Je pense que tu sais déjà lequel. Je me trompe ?   »

C'était une invitation à lui dire ce qui lui passait par la tête, à trouver la réponse qu'elle n'osait plus chercher depuis bien longtemps, depuis qu'elle avait arrêté de se considérer comme humaine. Mais avec lui elle pouvait l'être, elle pouvait abaisser les barrières sans crainte, elle pouvait être la femme qu'elle voulait être. Pas l'outil, pas l'arme, la femme.

Elle n'avait qu'à demander et il énoncerait ce mot à sa place car ici, face à elle, il savait parfaitement ce qu'elle ressentait même si elle l'en avait pas conscience. Il aurait pu s'allonger, aurait voulu inviter la belle à s'allonger avec lui sans forcément d'arrière-pensée mais il préférait ne pas déranger la belle pour le moment. Si elle était bien là alors il restait ainsi, dans ses bras, aussi longtemps qu'il le faudrait. Qu'ils le voudraient.

Il était bien.


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Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Et la simple pensée de toi m'obsède 










***

Sa réponse franche te désarçonna un peu. Tu n’aurais jamais imaginé que fut possible qu’il tira sa lumière d’autre chose que de la force dans son cœur. Chercher sa lumière chez les autres. Cette simple phrase te laissait pensive, car c’était exactement ce que tu faisais, là maintenant, dans ses bras. Il était un soleil où tu puisais sans aucune honte une lumière que tu n’avais jamais connue avant.

Ses lèvres sur les tiennes, vos corps l’un contre l’autre, dans ce contact, ce que tu ressentais, ce n’étais pas la même chose que la dernière fois. Tu étais ... confortable. Ce n’était pas des vagues de chaleur et de désirs t’engloutissaient, mais simplement calme, un bien-être. Il en était la cause, tu n’allais tout de même pas te mentir.

Ce baiser tu l’avais savouré, tu l’avais aimé et tu en revoulais. Tu étais peut-être peu habituée à ces sensations et émotions, mais tu n’étais pas stupide. Tu avais entendu les bienfaits de l’amour, mais également les ravages qu’il pouvait faire. Tu avais reconnu le schéma, tu ne voulais tout simplement pas te l’admettre, même à cet instant, profitant de son étreinte et de son baiser.

Il était damnation pour une personne comme toi, mais tu l’accueillais à bras ouverts.

Ses mots te frappèrent comme un vague, un vague qui avait fait faire un tour à ton sang, qui t’avais paralysé l’espace d’une seconde. Il te vendait du rêve avec chacune de ses paroles. Et ses mots apportaient chaleur et couleur dans ton univers gris et froid. Il te faisait croire, sans difficulté, que ce que tu ressentais si fortement, jusqu’au plus profond de toi, pouvait être réciproque.

Tu avais appris très jeune à ne pas croire de telles paroles sites à ton égard, au cas où tu pus répondre par la même chose. On t’avait enseigné à tout enterrer, tout oublier, à ne jamais les croire, que toujours il y aurait anguille sous roche. Mais entre les murs de ta maison, blottie, en sécurité dans ses bras, tu voulais y croire.

Alors mensonges ou vérité, tu fis le choix de t’y abandonner. De le croire sur parole.

« Allonge-toi d’abord. Tu ne dois pas être confortable comme ça. »

Tu reculas sur le futon pour lui laisser toute la place qu’il avait besoin pour s’installer correctement. Tu l’observas quelques secondes, hésitante. Une idée folle t’avait traversé l’esprit : s’il s’allongeait, tu voulais prendre place à ses côtés, te blottir contre lui … Mais tu ne savais pas alors tu hésitais, restant étrangement immobile, tes yeux rivés sur lui alors que tu débattais avec toi-même de cette idée. N’arrivant pas à te convaincre de la nécessité du geste et de sa réaction, tu préféras donc rester assise tout près lui.

« Je … J’ai bien une idée … Je crois. Mais, dis-moi, pour toi qu’est-ce que c’est ? »

Tu ne voulais pas être la première à évoquer cette possibilité, de peur d’être seule, de peur que, finalement, il se raviserait et disparaîtrait dans la nuit. Si par contre, il te disait exactement ce que tu souhaitais entendre, allais-tu simplement le croire ? Au fil des années, tu avais perdu confiance en ce sentiment. Tu l’avais vu sous ses formes les plus horrible et tu n’arrivais plus à l’imaginer aussi beau que la plupart des gens, bien que ton père étant fervent de sa divinité …

Tu lui laissas quelques instants pour te répondre avant d’enchaîner, d’une petite voix, presque qu’étouffée :

« Est-ce que j’en ai le droit ? Est-ce que quelqu’un comme moi y a le droit ? »

Tes doigts caressant lentement une partie de son avant-bras qui n’avait pas été charcutée par ses bourreaux. Cette simple pensée assombris immédiatement ton humeur. Y avait-il réellement quelqu’un de suffisamment cruel pour lui faire ça ? à lui ? Ton train de pensées s’arrêta net. Oui, bien sûr. Tu existais et tu avais pire, en y prenant un malin plaisir. Ton estomac se serra, la réalité te frappait.

Tu étais un monstre. Si tu n’étais pas une arme, si tu étais réellement humaine … Tu étais un monstre … Toutes ces révélations t’épuisaient. Ta tête tournait, tu sentais malade. Tu étais un monstre, tu étais de ceux qui auraient pu lui faire ça … Si tu ne l’avais pas connu. Tu plaquas une main à ta bouche tentant de retenir la nausée qui te montais.

Comment avais-tu fait pour vivre cette vie jusqu’à maintenant ?

« Je … »

Lui demander pardon. Tu voulais lui demander pardon, d’être le genre de femme qui se serait sali les mains, qui avais déjà torturé, qui torturait encore lorsque nécessaire, qui mentais, empoisonnais. Tu étais ce qu’il y avait de pire dans l’univers des guerriers de l’ombre. Tu étais vile, cruelle, froide. Et maintenant que tu goûtais à un peu de chaleur, tu le réalisais. Tu voyais enfin à quel point tu avais laissé ton humanité glisser, à quel point tu n’étais plus rien sans lui. Non. Tu étais pire que rien. Tu étais faite de la même chose que ses enfoirés qui avaient presque réussi à t’arracher ces quelques instants.

Les mains tremblantes, les lèvres toutes aussi tremblante, une voix brisée, à peine soufflée tu lui dis :

« Je ne te crois pas. Si je te croyais, ça voudrait dire que tu es capable d’… Que tu arrives à supporter qu’un monstre de mon espèce puisse exister … »

Tu avais envie de vomir et cette sensation ne quittait tout simplement pas …

Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que tu le voyais, tu étais confrontée à ta nature la plus profonde ? Pourquoi faisait-il ressortir ce qu’il y avait de mieux chez toi pour que cette partie de toi se mette à haïr l’autre toujours un peu plus violemment ?






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Ce qu'il y avait de bien avec le fait de ne pas avoir de barrière, de vivre intensément c'était de connaître son cœur sur le bout des doigts et de ne jamais se tromper sur ce qu'on pouvait ressentir. C'était le cas du jeune shinobi qui avait fait le choix de tout garder, bon comme mauvais, mais de cacher le mauvais afin de ne pas inquiéter ses proches et, d'une certaine façon, de ne pas écorner l'image de pilier qu'il s'était forgée bien malgré lui. Bien sûr il lui avait fallu une longue et intense discussion avec sa sœur pour comprendre que l'aspect solaire de sa personne venait de sa personnalité et pas des choses qu'il cachait, ce qui avait amené une nouvelle transition tout en douceur. Bien entendu cela ne lui rendait pas la vie plus facile pour autant, surtout compte tenu de ce qu'il venait de vivre et de l'aspect fragile de sa compagne, mais au moins il savait ce qu'il ressentait et préférait prendre son temps avant de le dire. Après tout ce n'était que la seconde fois qu'ils étaient ensemble et loin de lui l'idée de brusquer les choses, de forcer la demoiselle à donner une réponse sans qu'elle ait vraiment eu le temps d'y penser.

Mais pour l'heure il ne s'agissait pas de lui, plutôt d'elle. Elle lui demanda de s'allonger ce qu'il fit sans argumenter, ne retenant même pas une grimace de douleur lorsqu'une décharge vint frapper son échine mais bientôt sa tête reposer contre l'oreille qu'il connaissait si bien. Elle, à côté de lui, toujours aussi prudente. Elle hésitait, elle ne savait pas que faire ou que dire mais vint désormais au tour du jeune homme de donner un nom à cette relation. Elle ne voulait pas faire le premier pas, n'osait pas le faire car elle n'était pas sûr de ce qu'elle ressentait mais lui, de son côté, n'avait aucun doute là-dessus. Il tourna donc sa tête vers elle et, le plus simplement du monde, le plus délicatement du monde, lui donna la réponse qu'elle n'osait espérer.

« L'amour, évidemment.  »

N'était-ce qu'un mot pour elle, ou était-ce vraiment ce qu'elle attendait ? Difficile à dire pour le moment mais Kyoshiro avait promis d'être honnête envers elle, ne plus rien cacher et c'était exactement ce qu'il avait l'intention de faire. Alors, quand la demoiselle fit par de ses doutes quant à sa capacité  à mériter un tel bonheur, la réponse du garçon fut une fois de plus sans appel.

« Bien sûr que oui.   »

Elle était perdue, elle avait oublié ce que cela signifiait d'être humain, de n'être autre chose qu'une arme au service d'une cause. C'était triste, très triste mais pas si surprenant que cela en vérité. Le jeune homme ne s'attendait pas à une vraie réponse mais, lorsque la belle rejeta en bloc son affectation, un seul mot lui fit froncer les sourcils pour la première fois depuis bien longtemps.

« Un monstre ?    »

S'il avait tourné la tête vers la belle en lui posant cette question, pour confirmer qu'il avait bien entendu, il pivota la tête pour que ses yeux viennent se perdre sur le plafond au-dessus de lui, tout en digérant l'information.

« Un monstre...   »

Il resta là, ls bras croisés derrière sa tête, pendant quelques secondes afin de trouver les mots. Que pouvait-il dire ou faire pour la rassurer, elle qui ne se voyait même plus comme humaine ? Il savait très bien ce qu'il avait à faire mais hésita l'espace d'un instant, sachant pertinemment ce que cela provoquerait chez lui. Peu importait, il devait le faire pour montrer à la belle qu'avoir une part d'ombre ne devait pas lui interdire le bonheur.

«  Dis-moi, qu'est-ce que tu vois en moi ? »

Cette question pouvait être très vague et Kyoshiro s'était attendu à quelques réponses évidentes. Un soleil, un pilier sur lequel elle pouvait se reposer, celui qui pouvait faire d'elle ce qu'elle voulait, mais en vérité cette question était plus rhétorique qu'autre chose afin d'amener son propos. Laissant quelques secondes de plus s'installer, l'homme prit une profonde inspiration pour calmer son esprit et son cœur, avant d'ouvrir son cœur pour dévoiler sa propre part d'ombre.

« Je vais te dire ce que tu ne vois pas. Tu sais sans doute que j'ai été torturé, mais tu ne connais peut-être pas la suite. Je me suis libéré et...je me suis vengé.   »

À ces mots, sachant très bien ce qui allait se passer bientôt, l'homme se redressa, s'adossant en mur tout en serrant les poings pour juguler la douleur qui n'allait pas tarder à venir avec ses souvenirs. Oh oui il se rappelait de cette scène, de ce goût de sang dans la bouche et il ne lui fut pas difficile de raconter la suite. Il lui fit, par contre, la tête baissée, n'osant pas sentir le regard de la belle sur lui.

« J'ai plaqué la tête de mon bourreau le sol, je lui ai crevé les yeux avec mes pouces avant de lui fracasser la tête contre la sol. Et puis...j'ai laissé la rage faire le reste.   »

Toute personne avait de la rage en elle, toute personne poussée à bout pouvait être capable de péter un plomb mais ici cela allait bien au-delà de la juste colère. Il y avait un autre terrible secret derrière cet accès de rage que seule sa sœur connaissait et ici, dans cette chambre, face à sa belle, le Tadake s'abandonna pour laisser ce secret s'échapper de ses lèvres.

« Je ne me suis pas arrêté. Pas même quand sa tête a éclaté comme une pastèque trop mûre, pas  non plus en sentant sa cervelle et son sang sur mes doigts. Tu veux savoir pourquoi ?    »

Il y était presque, juste quelques mots de plus et à cette pensée sa main droite se mit à trembler alors que sa tête se mettait à tambouriner de nouveau. Il ne pouvait pas lutter, il ne devait pas lutter, simplement accepter la douleur pour ce qu'elle était : le symbole de sa renaissance. Il pris sa main droite dans la gauche pour arrêter le tremblement et, devant la grimacer qui bloquait sa mâchoire, il ne serait pas difficile pour la belle Yamanaka de devenir que la seule évocation de ce passage était extrêmement douloureuse pour le garçon. Mais il continua, parce qu'elle en valait la peine. Enfin, dans un souffle, il releva la tête vers les cieux et sentit ses épaules se libérer d'un poids au moment où il dévoilait ce secret.

« Parce que...j'ai pris mon pied, j'ai adoré ça. Je lui ai fait mal, horriblement mal et j'ai aimé chaque seconde de ce moment.   »

Il ne croisa pas le regard de la belle, pas une fois, sans doute par crainte qu'elle le juge ou simplement parce qu'il avait encore du mal  à accepter le fait d'avoir réellement aimé cet instant sadique. Au lieu de cela il laissa le silence s'installer de nouveau avant de continuer son argumentaire.

« Est-ce que cela fait de moi un monstre ? Absolument. Est-ce que cela m'empêche de t'aimer ? Pas le moins du monde. Maintenant que tu sais, je te repose la question : qu'est-ce que tu vois en moi ?    »

Peut-être que sa réponse serait bien différente, peut-être s'en irait-elle de la pièce en sachant cela mais le Tadake ne bougerait pas d'ici. Si elle voulait l'aimait elle devait savoir qui elle aimerait, avec sa part de lumière mais aussi d'ombre.

« Nos actes ne définissent pas toujours qui nous sommes ou qui nous pouvons devenir. Je ne m'attends pas à une réponse immédiate de ta part, je le sais bien, mais je veux que tu sache que je serai là quand tu la trouvera. »

Si ses actes avaient définis qui il était le jeune homme serait resté un handicapé, alcoolique et obsédé sexuel pour le restant de ses jours, car telle était la façon dont ses actions le définissaient et pourtant il était bien plus que cela. Il était un frère, un homme, un ami, un fils, un amant et un shinobi : tout cela à la fois. Ainsi, laissant la belle digérer ses paroles, croisant ses bras derrière sa tête de nouveau pour créer un support à sa nuque, le dos contre le mur derrière lui, il tourna sa tête vers elle. Devait-il lui dire alors qu'elle était encore en pleine réflexion ? Oui, il le fallait bien, il ne pouvait pas garder cela pour lui plus longtemps.

Ainsi, dans un souffle teinté de délicatesse et de douceur, une façon de tendre la main à la belle une fois, l'homme leva la tête là où devaient se trouver les yeux de son aimée et, dans un murmure, lui souffla ce qu'elle n'osait entendre.

« Je t'aime. »



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***

Tu t’y attendais, tu le savais qu’il n’aurait aucun mal à te le dire, à l’avouer. De l’amour. Ce sentiment, il était arrivé si rapidement, il t’avait fait perdre de vue tous tes objectifs. Tu ne voulais que t’y adonner, le vivre au maximum. Mais, le pouvais-tu ? Toi qui dans ton sillage laissais une traînée de sang, et des âmes brisés. Toi qui représentais l’épitome de qu’une arme devait être.

Monstre, c’était bien le mot que tu avais employé. Tu n’avais aucun doute de ce que tu étais. Tu le savais depuis toujours, tu tout simplement pas te l’avouer.

« Oui, un monstre. Je n’hésite pas, absolument pas à me qualifier comme tel. »

Silence oppressant. Ta cage thoracique se refermait sur elle-même. Partir, courir … et cette envie de vomir qui ne quittait pas. Tu étais à la merci de ses mots, de ses réactions. Chaque seconde, tu les vivais comme une torture. Suspendue aux prochains mots qu’il te dirait.

Tu t’attendais à un rejet, peut-être de la colère, mais lorsque sa réaction se transforma en question, tes yeux s’écarquillèrent de surprise, ton souffle se calma l’espace d’une seconde, le temps de te permettre d’inspirer.

Et à sa question, tu avais déjà la réponse. Tu savais pertinemment ce que tu voyais chez lui. Tu voyais ce qu’il y avait de plus beau dans l’univers des shinobis. Tu voyais un homme qui ne ce n’était pas laissé avalé par son métier, qui travaillait d’arrachepied, qui brillait tellement fort que tu avais peur de te bruler les rétines si tu le regardais trop longtemps.

En lui, tu voyais tout ce que tu ne pouvais pas voir chez toi. Tu voyais son imparfaite humanité qui le rendait si parfait.

« Un homme de passion. Un soleil. Quelqu’un qui peut trouver le beau, même dans l’horrible. »

Le tremblement dans ta voix s’était tu, mais tu n’osais pas le regarder, pas maintenant. Et il enchaîna, parlant de sa récente expérience. Silencieuse tu l’écoutais. Il se redressa. Évidemment, ce ne serait pas facile, de raconter cette expérience. Ses défenses étaient abattues et il te confiait sa partie d’ombre.

Tête baissée, l’air détruit, car c’est bien ce qu’il avait l’air à tes yeux, détruit, il te confiait s’être abandonner à la rage, à la douleur, d’avoir laissé une bête sortir. Le voir ainsi, c’était comme si piétinait ton cœur sans aucune pitié.

Tes allèrent chercher les siennes, tremblantes. Tu voulais lui montrer que tu étais là que tu ne partirais pas, pas maintenant, pas tant qu’il ne te chassait pas.

« Ce que je vois, ça ne change pas. Tu es encore, pour moi un homme de passion, un soleil. Tu trouve du beau, même chez quelqu’un comme moi. »

Tu inspiras, bien que difficilement ; tu mourrais d’envie de le prendre dans tes bras, de lui dire que tout ça n’avait pas d’importance. Il était vivant et sa colère ne l’avait que rendu plus humain selon toi. Il était vivant. Il était encore humain et c’était tout ce qui comptais, du moins, pour toi.

« Tu es humain et, à un certain point … comme n’importe qui d’autre, tu as craqué. Tu n’en pouvais plus et c’est entièrement normal. J’ai vu pire réaction dans similaires situation. T’es gardé d’être irréparable. La colère, la rage … elles restent des émotions. Les ressentir, c’est d’être vivant, d’être imparfait, mais humain. »

Mais tu ne bougeas pas, comme figée. Tu étais incapable d’aller le prendre dans tes bras et de le rassurer. Tu avais souvent fait références au genre personne que tu étais, au monstre que tu pouvais être, mais jamais tu ne l’avais verbalisé. Jamais tu ne lui avais dit ce que tu voulais dire par là.

Tu étais kunoichi. Tu étais tout ce qu’il y avait de plus sale, de plus violent, de plus horrible dans ce métier et tu l’avais toujours su. Tu avais grandi en sachant que tu deviendrais ce genre de femme. À l’époque, tu pensais que c’était pour le mieux. Tu te plais aux, jamais ne discutais. Il n’y avait de mal que tu n’avais pas fait.

Avant lui, tu t’en foutais. Tu ne vivais pas. Tu n’existais pas. Pourtant, petit à petit, tu commençais à voir l’horrible dans tes gestes et à le considérer comme horrible. Tu n’avais rien de précieux à tes yeux, avant lui, tu ne voyais donc pas le mal que tu pouvais causer. Non tu le voyais. Tu ne le vivais simplement pas, alors tu ne le comprenais tout simplement pas. Mais à cet instant-là, avec lui, tu comprenais la portée de tes gestes et ce qu’ils avaient bien pu causer.

« Si je ne t’avais pas connu, j’aurais pu être ton bourreau. J’ai cessé de compter, le nombre de vie arrachées, brisées que je laisse derrière moi … »

C’était ton tour. Rassemblant tout le courage que tu avais. Il fallait qu’il sache. Il ne pouvait pas simplement te dire qu’il t’aimait, te le faire croire aussi simplement. Il fallait qu’il sache ce qui se cachais derrière toutes les caresses, tous les baisers … Il fallait qu’il comprenne quel monstre tu étais. Et s’il arrivait encore, après tout ça, à te dire qu’il t’aimait, alors, soit. Tu ne lutterais pas, tu ouvrirais grand la porte.

Tes mains quittèrent les siennes. Ton souffle s’accélérait à la pensée d’ouvrir la porte sur le mal que tu avais fait, le mal que tu noyais soir après soir sous une tonne de coupelles de saké. Le mal que tu représentais.

Fermées en poings, jusqu’à ce qu’elles tremblassent, les jointures blanchies sous la force de ta propre poigne, les ongles plantés dans tes paumes, tes mains avaient retrouver leur place de chaque côté de toi. Tu te refermais un peu, car après tout, ce que tu allais lui révéler tu n’en avais même pas parlé à Ao.

« Je me rappelle cette petite Akuma, il y a huit ans … Les choses que je lui ai faites et pourtant. Elle s’accrochait coûte que coûte. Je lui ai fait mal, tellement mal. Aucun moyen n’était assez horrible pour la faire craquer. Et avec les années, j’y ai pris goût. Si toi tu as aimé réduire à néant un homme qui t’avais mal, moi j’ai pris plaisir à briser des innocents. »

Tu inspiras, fermas les yeux pour puiser la force de continuer ton monologue. Tu espérais qu’il ait la force de tourner la page et de t’accepter, mais en général, on donnait pas cette chance aux vilains et tu en étais un, il n’y avait aucun doute.

« En sachant ça, est-ce que tu peux encore dire que tu m’aimes ? En sachant que je ne vaux pas mieux que ceux qui t’ont fait ça, peux-tu encore m’aimer ? »

Ta voix n’était qu’un murmure à la fin, alors que tu revoyais cette petite fille que tu avais si allègrement torturée. Mais seulement elle, tous les autres qui avais suivi. Ton dégoût qui s’était, au fil des années, transformé en plaisir sadique de voir une âme détruite à tes pieds.

« Parce que je sais, j’ai compris. Je t’aime, plus que je ne l’aurais cru possible. Ce n'est pas que je ne veux pas donner une chance à ... Peu importe comment on va appeler ça, mais, normalement, on ne souhaite pas du bonheur aux gens de mon espèce. »






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It's been too long, my love
ft Yamanaka Sayuri






En d'autres circonstances le jeune homme n'aurait mentionné cet événement, ses lèvres seraient restées scellées par honte pour l'éternité et pourtant, depuis sa résurrection, depuis la discussion avec sa sœur, il avait compris qu'il ne devait plus garder de secret car cela ne ferait qu'alimenter sa rage. Et cela, cette colère, il n'en voulait plus. Elle serait toujours, au fond de lui, tapie dans l'ombre, mais jamais plus il ne la laisserait le contrôler : aujourd'hui, face à celle qui faisait battre son cœur, il en faisait le serment silencieux. Il accepta donc la douleur et laissa ses lèvres retirer le sceau du secret tout en dévoilant sa plus grande honte, sa plus récente en tout cas et la réaction de la belle ne la surprit pas plus que cela. Pourquoi ? Parce qu'elle tenait à lui mais, surtout, toute kunoichi qu'elle était, elle n'était pas étrangère à la douleur. Qu'il s'agisse de l'infliger ou de la recevoir.
Il l'écouta donc essayer de le rassurer tout en sentant le tremblement de ses mains se calmer, tout en sentant son cœur retrouver un rythme plus doux, plus calme, grâce à ces mots réconfortants mais aussi parce qu'il savait ce qui allait suivre. Elle aussi avait sa part d'ombre mais, à la différence de lui, celle-ci avait contrôlé toute sa vie jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rien envisager d'autre que cette existence. Elle avait oublié la vie sous son jour le plus lumineux et, même si cela peinait grandement le jeune homme de le savoir, il tint tout de même à préciser une chose avant qu'elle ne s'ouvre à lui. Si elle le souhaitait, bien entendu, car il n'était pas homme à vouloir la forcer de quelque façon que ce soit.

« C'était un choix de ma part, de baisser les bras. De laisser cette rage m'envahir. Je n'ai rien d'un saint. J'ai une part d'ombre et de lumière comme tout le monde, j'avais simplement rangé l'existence de la première sous le tapis. Tout ceci ne résulte que de mes choix. Tout comme celui que je fais maintenant. »

Il avait fait le choix de souffrir, de faire souffrir et maintenant il prenait la décision d'accepter d'être heureux de nouveau après avoir traversé l'enfer. Ni plus ni moins, mais vint désormais le temps pour lui de se taire. Il ferma donc les yeux en écoutant la demoiselle s'ouvrir à lui et, bien sûr, à aucun moment  ne souhaita t-il l'interrompre. Elle avait du mal à s'ouvrir aux autres, à faire confiance car elle avait passé trop de temps dans les ombres, trop de temps à constamment regarder derrière son dos pour ne pas se faire trahir ou, plus sombrement, à infliger des souffrances à d'autre pour imaginer la vie sans douleur. Il ne tourna pas la tête vers la belle durant tout le discours car, s'il lui était difficile d'imaginer faire du mal à un enfant, même s'il se savait capable de le faire en éteignant son humanité, il ne voulait pas déranger la belle dans cet exercice douloureuse difficile pour elle.
Elle lui faisait confiance, plus qu'elle ne le soupçonnait en s'ouvrant ainsi à lui et l'aveugle ne pouvait qu'avoir du respect pour cela. Ayant lui-même ouvert les vannes quelques heures plus tôt, il savait qu'il n'était jamais aisé de regarder le résumé de sa vie avec horreur et regret mais, si elle souhaitait le faire aujourd'hui, il ne pouvait que la laisser faire. Ainsi, lorsqu'elle termina d'expliquer ce qu'elle avait pu faire d'horrible par le passé, pour appuyer sur son idée de se considérer comme un monstre, l'homme pencha la tête sur le côté en signe d'incompréhension, avant de lâcher sèchement :

« Et alors ?   »

D'autres auraient pu y voir un mépris de ce que la demoiselle venait de dire, du courage qu'il lui avait fallu pour se dévoiler sous son jour le moins flatteur, mais la belle connaissait suffisamment l'aveugle pour savoir que ce n'était pas le cas, ici. Il était  honnête, brutalement honnête mais préférait cela aux faux-semblants et paroles mielleuses. Surtout ici, surtout maintenant.

« Nous sommes de shinobis, des guerriers, des assassins, des meurtriers. Lorsque je mourrai ce sera avec mes mains couvertes de sang, du sang des coupables et de ceux  qui ne l'étaient pas.  »

Pensait-elle seulement qu'il n'avait fait que subir toute sa vie, sans jamais infliger de douleur lui-même ? Il espérait que non car il avait aussi son lot d'actes dont il n'était pas fier, mais qu'il referait sans hésiter si cela s'avérait nécessaire. Il était un guerrier, un monstre, un meurtrier et pourtant d'autres avaient pu lui faire comprendre qu'il avait le droit au bonheur, alors pourquoi pas elle ? Ils n'étaient pas si différents, juste à des étapes différentes de leurs vies. Ainsi, lorsque la demoiselle lui demanda s'il pouvait envisager de l'aimer avec toutes ces informations en tête, la réponse de l'aveugle fut sans appel.

« Oui. Plus que jamais. »

Il laissa quelques secondes de silence afin de laisser à la belle le temps de digérer l'information et, déjà, il tendit la main pour atteindre l'un de ses poings fermés. Avec suffisamment de pression il tenta de desserrer le poing de la belle afin d'y faire glisser ses doigts, toujours avec douceur. Alors que son pouce caressait toujours le dos de la main de la belle, pour lui transmettre sa chaleur, il laissa son autre main, la droite, remonter le long de l'autre bras de la belle.

« Je t'aime. Peu importe le nombre de fois qu'il faut pour que cela rentre dans ta tête, je t'aime. Rien de ce que tu peux me dire ne changera cela. Tu comprends ? »

Ainsi, doucement, dans un souffle, la chaude main du garçon vint entourer le visage de la belle pour le ramener vers le sien. Ils étaient là, tous les deux, à se dévoiler sous leur forme la plus pure et la plus horrible et pourtant les sentiments du jeune homme n'avaient pas changé d'un iota. À la place, doucement, délicatement, il conclut son intervention par une main tendue.

« Alors ? Que choisis-tu ?  »



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Yamanaka Sayuri
Yamanaka Sayuri
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It's been too long,
my love

Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Et la simple pensée de toi m'obsède 










***

« Et alors ? »

Tu relevas la tête vers lui. Surprise peint sur tous les traits de ton visage. Tu lui avais dis tout ce que tu avais sur le cœur, ce qui t’empêchais d’avancer et sa réponse n’était qu’un « et alors ». Sur le coup, tu pensas que peut-être c’était du mépris, du rejet. Le visage que tu cachais derrière ton masque l’avais probablement repoussé, loin de toi, loin de tout ce que tu pouvais atteindre. C’était à s’y en attendre après tout … C’était un homme foncièrement honnête et tu t’attendais à qu’il te dise, d’une façon plutôt directe qu’il ne voulait plus toi.

Mais il enchaîna. Sur la nature même de votre métier. Sur la part d’horreur qu’il contient, des choix que vous confrontiez tous les jours. Pourtant, il te répondit d’une voix sans équivoque, sans hésitation qui te fit ressentir les frémissements d’un bonheur plus grand.

« oui, plus que jamais. »

Un poids levé d’un coup. Tu pouvais enfin respirer. Tu pouvais tourner la page, avancer. Sa main trouva la tienne. Tu ne résistas pas à son toucher. En fait, tes doigts enlacèrent les siens, alors que tranquillement, tu décidas de te rapprocher de lui un peu. Son autre main remonta le long de ton bras, et cela fit apparaître l’ombre d’un sourire sur ton visage.

Les mots qu’il disaient provoquèrent un frisson qui remonta le long de ton dos. Tu n’y croyais pas, malgré tout, il désirait rester avec toi. Il voulait encore t’aimer, te garder … Tu mordis ta lèvre inférieure, pour ne pas laisser le sanglot émotif qui menaçait de s’échapper de ta gorge. Tu ne voulais pas pleurer, mais tellement d’émotions remontaient avec ses aveux, avec tes aveux.

Tu n’avais plus de raison de tout repousser, de te dire qu’il t’avait oublié, qu’il irait cueillir une autre femme, de la même façon qu’il t’avait eue. Tu étais indéniablement rassurée. Bien. Il avait ce pouvoir sur toi et tu allais lui laisser. Tu ne voulais plus le repousser, te mentir ou lui mentir.

Tu posas ta main libre sur sa joue, alors que tu venais te blottir contre lui, ne lâchant pas sa main. Tu voulais ne plus jamais la laisser aller, bien que ce désir fût irréalisable et irréaliste. Pour une fois, tu ne pas tout ramener à la logique, pas aujourd’hui.

Et lorsqu’il te posa la question, qu’il te demandait ce que tu choisissais, tu n’hésitas pas, malgré ta voix étouffée par l’émotion, tes mains encore tremblantes et tes yeux larmoyants.

« Je te choisis. Toi. Toi et rien d’autre. »

Ce n’était pas difficile d’entendre dans ta voix toute l’émotion, tout l’émois qui te secouait. À cet instant précis, tu mettais tout derrière toi. Tu mettais la souffrance, l’insécurité, la peur, l’incertitude … Tout ça et tout le mal que tu pouvais représenter, derrière toi. Tu voulais pouvoir toucher à cette parcelle de bonheur qui miroitait au loin, lorsque la tempête se serait calmée.

Tu approchas lentement ton visage du sien avec la ferme intention de l’embrasser de lui montrer, toi aussi l’affection que tu lui portais. Tu voulais tout lui transmettre d’un seul, lui faire ressentir l’océan d’émotion sur lequel il t’avait déposée. Océan qu’il semblait près à affronter avec toi, qu’importe ce que tu avais à dire. Cette pensée, à elle seule avait plus d’effet sur toi que tes plus puissants poisons, alors qu’elle faisait accélérer les battements de ton cœur et qu’elle te donnait l’envie d’y croire.

Ce n’était plus l’envie d’y croire qui t’habitait. Tu avais compris. Il était là pour rester. Il avait choisi de s’accrocher, de pas te laisser dériver seule.

« Moi aussi … Moi aussi, je t’aime. Je ne vais pas ta laisser partir, tu es mieux d’être prêt. »

Tu passas une nouvelle fois une main dans ses cheveux, lentement doucement. L’orage était venu, mais il était passé. Tu pouvais avancer, prendre sa main et découvrir qu’importe ce qu’il y aurait devant vous. Tu n’allais pas lui laisser l’occasion de se défiler, plus maintenant qu’il déclarait t’aimer malgré tout ce que tu étais.

Certainement, on ne pouvait s’attendre de toi un changement dans l’immédiat, mais ça viendrait, de la même façon qu’on ne pouvait pas s’attendre de toi que tu laissas qui que se soit pénétrer les défenses que tu avais construites. Et pourtant … Kyoshiro semblait être capable de faire l’impossible. De te faire vivre l’impossible. Tu allais donc, à ton tour, tout faire pour lui offrir ce qu’il t’offrait ainsi.

Tu allais tout lui donner : ton corps, ton cœur et, s’il te la permettait, même ton âme. Ta décision était prise. Il serait le soleil pour lequel tu vivrais. Non pas existerais, mais vivrais. Car exister, tu avais déjà donner dans la matière et ça ne t’avait mené nulle part.





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