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Entraînement clanique!

Nara Shika
Nara Shika
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Kiriki:
 

-KIKIKIRIKIIIIIIIIIIIIIIIII...

Saloperie de coq! Tiré de ton sommeil de manière imprévue, tu te traînes difficilement jusqu'à la fenêtre de ta chambre et l'ouvres pour noter la position de l'animal. Kiriki, le nom donné à ce stupide volatile, a été adopté il y a un an par l'ensemble du clan, à une époque où tu traînais encore tes guêtres sur les routes du sekaï. Retrouvé blessé non loin d'ici, il a été recueilli puis soumis aux vertus curatives des plantes du coin. Le clan a bien essayé de le relâcher comme ils le fait à chaque fois qu'un animal se trouve dans la phase terminale de sa guérison, mais ce maudit coq a toujours refusé sa remise en liberté, revenant chaque fois offrir son chant matinal. Si bien que, peu réputés pour leur combativité excessive, les Nara ont fini par abdiquer et le laissent désormais déambuler au gré de ses envies, priant pour qu'il ne se retrouve pas sous leur fenêtre à l'heure fatidique. Car si son cri est particulièrement strident comparé aux autres gallinacés de son espèce, sa blessure a apparemment limitée sa puissance vocale à quelques mètres seulement. Pas de bol, aujourd'hui c'est pour ta pomme.

-KIKIKIRIKIIIIIIIIIIIIIIIII...

Putain ce cri! Il veut pas aller voir le voisin plutôt. Une de tes paupières collée dans un mucus humide et désagréable, c'est donc d'un seul œil fatigué que tu scrutes les environs à la recherche de la perfide bestiole, non sans avoir pris le temps de t'armer d'un kunaï avant d'ouvrir la fenêtre. Au dehors, l'air est frais et une légère brise accompagne un panorama magnifiquement étoilé, annonçant une belle journée à venir d'ici quelques heures. T'entends Kiriki? D'ici quelques heures. Pas maintenant, pas avant mais SEULEMENT DANS QUELQUES HEURES!!! Ah, le voilà. Et qu'il n'espère pas t'apitoyer par sa singularité, marquée par une touffe de plume des plus cocasses sur le haut du crâne, ainsi que par une robe blanche tachetée de marron. Un, deux, trois.

-KIKIKIIAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIII...

Le kunaï lancé dans sa direction vient se planté à quelques centimètres de ses pattes, le faisant sursauter et brailler un peu plus fort que d'habitude avant de s'enfuir. Enfin. Tu retournes te coucher, t'effondrant comme une loque sur le matelas du futon. Happé par le sommeil, tu te laisses bercer par un doux rêve dans lequel les Nara apparaissent au milieu d'un rassemblement de shinobis partageant une soirée conviviale.

-Kikikirikiiiiiiiiiiiii....

-RRRRRRRRRRAAAAAAAAAAAAAAA...JE...JE...je...oh et puis non, t'as gagné, vas y braille, j'ai la flemme de me relever...

Tu tires ta couette vers le haut afin de te couvrir le visage, les oreilles, et ainsi atténuer le volume sonore de la bête insidieuse. Évidemment, comme souvent dans ces cas là, l'extrémité opposée se retrouve à l'air en même temps que le vent s'engouffre par la fenêtre que tu as oublié de refermer, te léchant les pieds de sa fraîcheur nocturne. Tu relèves les jambes, mais l'entreprise n'est pas concluante puisque un trou béant se forme. Tu te tournes, te retournes, grommelles un peu, remets la couverture à sa place initiale, balances quelques insultes à l'encontre de l'oiseau, attrapes ton oreiller pour te l'écraser sur la tête, te tournes, te retournes.

-Kikikirikiiiiiiiiiiiii....

-Oh bordel!!!  

Cette fois, tu bondis littéralement hors du lit, faisant trembler le plancher à l'atterrissage. Les yeux grands ouverts, quelques cernes bien marquées au-dessous, tu n'as assurément plus aucune chance de retrouver le sommeil. Tu vas le tuer, c'est sûr tu vas le tuer. Sans doute alerté par un sixième sens, le coq plante un regard attendrissant dans le tien au moment où tu passes la tête par la fenêtre avec l'envie de l'étriper...

-Kikikiriki?

Tu baisses les bras et abandonnes tes envies de meurtre en le regardant s'en aller au loin, se dandinant de l'arrière train, comme fier de t'avoir enfin réveillé et ainsi avoir accompli son devoir.

Passablement agacé d'être déjà debout, tu fais tes ablutions à la hâte, en réfléchissant au meilleur moyen de te calmer. C'est alors que tu termines ton brossage de dent que te reviennent les paroles de Kumako, ton aînée chez les Nara considérés comme appartenant à la nouvelle génération. C'est à propos de son fiston et de ses envies d'ailleurs. Au détour d'une balade en forêt, elle t'a parlé de lui et du besoin de lui mettre un peu de plomb dans la cervelle. C'est le jour et l'humeur idéale pour ça. En même temps, tu ne peux pas lui en vouloir d'avoir envie de découvrir le monde et tu pourras sûrement le renseigner un peu là dessus, même si tu n'es pas certains que la requête de Kumako aille en ce sens.

Tu ne sais pas l'heure qu'il est, mais les premiers rayons lumineux n'ont pas l'air prompts à pointer le bout de leur nez. D'un pas décidé, tu sors de chez toi et emprunte le chemin menant à la demeure de Kumako et Honchu, réfléchissant à une manière d'aborder le problème avec le gamin tout en proposant quelque chose d'utile. Un entraînement. C'est pas si bête. D'autant plus si tu proposes à Kumako de vous y accompagner. Voilà un bon moyen d'approfondir ta relation avec elle en même temps que celle avec Honchu. Sans compter que si un jour vous êtes amenés à devoir partir ensemble en mission ou en conquête, connaître vos capacités respectives et mettre en place des stratégies communes ne peut être que bénéfique. Après quelques minutes tu arrives su le parvis de la maison recherchée, quelque peu apaisé par cette marche matinale lorsque qu'à l'angle de l'habitat, tu aperçois Kiriki qui te fixe de ses yeux papillonnant. Tu as le sentiment qu'il te nargue. Oui c'est ça, il sourit. Tu sais que c'est impossible, mais tu es pourtant certains qu'il t'octroie un sourire narquois. Tu sens une colère relative montée en toi juste avant que tu ne tambourines à la porte en braillant.

-Kumako!!! Je vous propose un entraînement...sur le terrain d'entraînement...jusque là tout est logique...pour toi et ton fils sur les coups de midi. J'espère que vous serez là...

Es-tu idiot? N'as tu pas encore appris à connaître chaque membre du clan que tu diriges? A savoir ce que tu peux faire ou ne pas faire selon celui ou celle qui te fait face? En effet, pas sûr que la jeune femme apprécie un tel réveil, et tu as tout intérêt à sortir l'excuse imparable lorsqu'elle te retrouvera. Tu regardes le coq, toujours planté à quelques pas de toi, avec un regard noir. Ce qui est sûr, c'est que tu n'as pas du tout envie de croiser La Nara maintenant et préfères laisser passer un peu de temps afin qu'elle se calme. C'est donc ainsi que tu prends la poudre d'escampette en direction de chez toi, non sans avoir laissé sur le pas de la porte, un mot confirmant l'invitation. Alors que tu t'approches de ta demeure tu ne peux t'empêcher de penser qu'un entraînement à quatre serait d'autant plus efficace dans la même optique. Et tu connais très bien celle qui ferait la parfaite quatrième.

Towa. Tu stoppes ta marche au milieu de l'allée. La brise s'emmêle dans tes cheveux, les soulevant de ci, de là. Ton regard se perd dans le décor environnant. Tu déglutis puis inspire un grand coup avant de soupirer franchement, comme pour t'investir d'un courage qui te fait défaut depuis quelques temps vis à vis de la kunoïchi. A dire vrai tu ne l'as pas revu, ni ne lui a reparlé depuis ce jour. C'était il y a un peu plus d'une semaine. Cette fois où tu l'as entraînée sur les chemins les plus tortueux du clan pour lui dévoiler l'un de ses plus terribles secrets. Après cela, vous vous êtes séparés et depuis tu n'as pas réussi à faire le premier pas, ne sachant pas quoi lui dire, comment engagé la conversation. Pire, tu as tout fait pour l'éviter et tu es presque sûr qu'elle en a fait de même.

Prenant ton courage à deux mains, tu fais demi-tour, repasses devant l'habitation de kumako en te faisant le plus discret possible, puis après quelques mètres supplémentaires, parviens à destination. Les premières couleurs de l'aube apparaissent en fond, mélangeant un rose pâle à l'orangé annonciateur d'une belle journée. Tu armes ton poing, prêt à l'abattre sur la porte d'entrée mais te ravises. Une fois. Puis deux. Finalement, tu écris ton invitation sur un morceaux de papier que tu signe de ton prénom et de ton nom pour y induire une solennité qui ne sied que peu à votre relation, puis glisses la feuille sous la porte avant de rentrer réunir quelques affaires.

Ton sac à dos chargé de tout ce dont tu as besoin, tu décides de prendre de l'avance en quittant le domaine pour rejoindre le terrain d'entraînement. Tu comptes y préparer tranquillement l'endroit en appliquant triangulairement trois parchemins sur des arbres placés à une petite centaine de mètres les uns des autres, sans pour autant déclencher la technique pour le moment. Enfin. Tu peux t'étendre sur le dos, fatigué. Le soleil te réchauffe désormais d'une douce chaleur, tandis que tu contemples le ciel et les oiseaux qui le traversent, l'ensemble faisant office de berceuse lorsque progressivement, le sommeil te gagne.
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Re: Entraînement clanique! Dim 14 Avr - 17:52
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Le sommeil, c'est sacré, surtout dans un clan comme celui des Nara.

Alors cette nuit-là, comme toutes les autres nuits, Honchū espérait pouvoir se reposer comme il se le devait dans son lit sans avoir de comptes à rendre à personne. Si on oubliait le coq fou du village qui s'amusait parfois à réveiller de pauvres bougres en quête de sommeil ou bien une ourse déchaînée prise d'un coup de folie, le jeune adolescent n'avait en soi pas à se plaindre de réveils en fanfares tous les matins. Il y avait tout de même des avantages à être un clan réputé pour être une belle bande de flemmards. Enfin, ça, c'était bien sûr sans compter un chef monté sur ressorts et débordant d'une énergie sans fin. Rien que le regarder épuisait l'adolescent. Malheureusement pour lui, en ce funeste jour le pauvre ourson aurait affaire avec la pile électrique. Comment le savait-il ? Oh, le petit homme plongé dans ses rêves n'en avait pas la moindre idée, tout du moins.. jusqu'à ce qu'un véritable concert de coups se mit à résonner sur la porte de la demeure familiale de l'Ourse et de son ourson. Quoi ? Boucle d'Or se permettait de s'inviter chez les ours pour manger leur soupe alors qu'ils étaient encore là ? Non, ce n'était pas un personnage de conte de fée qui se tenait là.. mais bien le diable en personne !

« Kumako!!! Je vous propose un entraînement...sur le terrain d'entraînement...jusque là tout est logique...pour toi et ton fils sur les coups de midi. J'espère que vous serez là... »

Arraché de son sommeil aussi violemment qu'un clou d'un mur, Honchū avait senti son cœur louper un battement de son cœur - et un point de santé mentale - à chaque coup sur la porte, à chaque mot qui résonnait dans toute la maison. Bordel. Mais. Il faisait encore nuit ? Il faisait nuit, et il osait venir les tirer du lit pour leur dire ça ? Déjà que c'était pas une nouvelle qui aurait fait sauter de joie l'ourson, mais en plus, pourquoi est-ce qu'il avait fallut que ce soit dit aussi tôt ? Il aurait pas pu dire ça la veille, ou bien dans la mâtiné ? Mais pas genre au beau milieu de la nuit ?

« Oh putain je vais m'le faire, grommela le gamin. »

Bien sûr, il fut impossible de se rendormir après ça.

*****

Ce fut donc d'une humeur de chien - ou tout du moins, une humeur encore plus massacrante que d'habitude - que le jeune Nara et sa mère débarquèrent sur le terrain d'entraînement aux alentours de midi. Les mains dans les poches, une mine bougonne sur le visage et de fines cernes sous les yeux, ce fut à son grand mécontentement que l'ourson vit leur chef endormi sur le sol, comme si de rien n'était. Comme. si. de. rien. n'était. Oh l'enfoiré.

« C'est une blague j'espère, fit-il tout en fixant le chef endormi. L'autre il nous réveille à pas d'heure et il s'permet de faire une sieste ? »

Ah, comme ça, c'était rude de tenir le coup lorsqu'on était réveillé au beau milieu de la nuit ? On arrivait pas à tenir toute la journée sans faire une sieste ? Eh bien il allait falloir se bouger le fion mon gars. Sans un mot, l'adolescent attrapa alors sa gourde d'eau avant de s'approcher de son aîné, n'attendant pas le consentement - ou non - de sa mère pour déverser une partie du contenu sur le visage de Shika.

« Debout, chef. »

Non, vraiment, c'était une très mauvaise idée que d'oser réveiller des ours.

Confucius a dit : « le karma c'est de la merde. »
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Re: Entraînement clanique! Mar 16 Avr - 0:30
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entrainement clanique
nara kumako feat. nara shika & nara honchū& nara towa
Le sommeil était une chose que les dieux avaient accordés aux Hommes pour leur faire goûter aux plaisirs simples de la vie.

C’était ce que Kumako aimait à penser – bien qu’elle n’ignorait pas l’importance du sommeil pour le bon fonctionnement humain d’un point de vue biologique. Mais la foi aidait toujours à justifier son affection pour les petits moments de sommeils dérobés à la volé durant ses jeunes années. Dormir était devenu un luxe aujourd’hui : elle avait décidé d’élever un enfant qui, malheureusement et comme tout bon enfant qui se respecte, mangeait aussi la nuit et elle s’amusait à faire des recherches en médecine. Ses nuits s’en voyait donc drastiquement raccourcie, alors quand elle dormait, Kumako aimait le rester. Sauf quand Kiriki décidait qu’il était grandement amusant de s’en aller chanter sa petite chanson sous leurs fenêtres. Maudit soit le Nara qui a ramené ce démon dans leurs terres, qu’il périsse dans l’antre des dieux les plus obscurs et impitoyables. Alors son subconscient était bien heureux de ne pas entendre le cri de cet horrible animal. Presque confortablement installé à son bureau, assise sur un coussin alors que la moitié de son corps s’était avachie sur son bureau de travail, son pinceau encore dans une main, l’autre servant à reposer la joue de l’endormie sur un parchemin, plusieurs manuscrits ouverts tout autour d’elles, expliquant divers ingrédients et leurs bienfaits médicinales, Kumako dormait, laissait ses rêves l’emporter au pays des songes, durant ses années d’innocences. Une couverture en laine tressée glissait de temps à autres de ses épaules, de quelques millimètres, au rythme de sa respiration apaisée.

Les étoiles et la lune étaient encore maîtresse du ciel, qui aurait cru que quelqu’un soit assez fou pour déranger des Nara en plein sommeil réparateur. Surtout si tôt. Qui ? Certainement pas Kumako. Oh que non. Elle n’avait aucunement conscience que son jeune chef de clan était un être suicidaire cherchant à raccourcir sa vie de façon drastique.

Mais le tambourinement à sa porte en fut la preuve.

- « Kumako !!! » Elle leva la tête en sursaut, perdant la notion du temps et de l’espace alors que les hurlements résonnaient dans sa maison silencieuse. « Je vous propose un entrainement … sur le terrain d’entrainement … jusque là tout est logique … pour toi et ton fils sur les coups de midi. J’espère que vous serez là … »

Cette voix. Shika. Se levant d’un bon, rejetant sa couverture en arrière, l’ourse marcha d’un pas lourd et rapide vers la porte de sa demeure, une aura meurtrière flottant de toute évidence autour d’elle alors que des cernes apparaissaient sous ses yeux. Pour peu, ses cheveux auraient pus se mettre à danser au rythme de cette aura lourde et démoniaque. Ouvrant la porte en trombe, le poing serré, prête à faire découvrir le ciel à l’impertinent, Kumako rugit.

- « NARA SHIKA ! TU ES HOMME MORT, GAMIN ! »

Mais sa menace tomba dans le vide. Le bougre avait déjà fuis, comprenant bien rapidement que sa vie aurait été en danger s’il avait fait le choix de rester sagement que la mère de famille ouvre la porte. Regardant les environs, ses envies de meurtres encore bien visibles sur son visage alors qu’une veine pulsait au niveau de sa tempe, l’ourse croisa le regard de Kiriki. Quoi ? Maintenant il ne faisait pas que chanter, il portait la poisse ? Elle allait tuer le Nara de malheur qui avait osé ramener ce sale piaf, oh oui, elle l’avait déjà dit, mais elle se le jurait. Poussant un soupir las alors qu’elle se frottait les yeux d’une main, Kumako remarqua le petit mot sur le pas de la porte, confirmant le passage de leur leader. Grognant et râlant, la brune retourna à l’intérieur avant de se frotter les cheveux.

- « Honchū. Je sais que tu es debout. Viens m’aider pour le déjeuner. »

Elle n’arriverait pas à se rendormir, pas après s’être réveillée si brutalement. Elle poussa un lourd soupir avant de se rendre dans la cuisine pour commencer à préparer de quoi manger, potentiellement somnoler devant, déposant le papier sur la table pour laisser tout loisir à son fils de détester le chef de clan. De toute façon, que le garçon soit d’accord ou non, ils s’y rendraient. Ca lui sonnerait une très bonne excuse pour coller une droite bien mérité à cet idiot d’hyperactif. Et dire que l’avenir du clan était entre les mains de ce suicidaire. Et si Honchū voulait s’en donner à cœur joie, c’était avec plaisir qu’elle soutiendrait cette initiative.

Et la matinée fut en effet, particulièrement longue.

Kumako eut bien du mal à se réveiller totalement. Elle profita de cette matinée prolongée pour lire, caresser le chat et préparer ses affaires. Tout ce dont elle avait besoin pour un entraînement particulièrement virulent. Quand midi approcha, ce fut donc avec une certaine tête de déterrée et des cernes que la mère et le fils se rendirent sur le lieu du rendez vous. Pour le trouver endormi. Lui. Celui qui avait osé les réveillait. Il dormait comme un bien heureux. Oh l’enfoiré.

- « J’ai une grande envie de changer d’allégeance moi … » grogna la brune en regardant Shika avec un mélange incertain de dépit et de pulsion meurtrière.

Konoha recrutait toujours ?

- « C’est une blague j’espère ? » fit son jeune fils, dont la patience était extrêmement limitée et, dans le cas présent, soutenue par sa mère. « L’autre il nous réveille à pas d’heure et il s’permet de faire une sieste ? »

Ouais. Tuons le boss. Avoir un chef, c’était surfait. On pouvait très bien survivre avec un simple intendant. Kumako releva ses manches, dans l’idée évidente de frapper la tête de Shika avant de voir son garçon prendre une initiative, déversant le contenu de sa gourde sur le malotru. Et cette action fut totalement validée par la maman qui se plaça de toute sa hauteur derrière son ourson, les mains sur les hanches, lançant un regard peu amène à Shika.

- « T’as entendu le p’tit ? Debout. » fit-elle en bougeant la tête. « Par contre, mon garçon, si t’as vidé toute ta gourde, c’est tant pis pour ta pomme. »

Ils n’étaient visiblement pas d’humeur.  
©️junne.
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Nara Towa
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Entrainement Claniqueft. Clan Nara

J'ai mal à la tête...
Ma grand-mère a défoncé la porte de ma chambre et, quand je me suis redressée, j'ai reçu sa sandale en plein visage. Pour une vieille, elle a de l'énergie. Je retombe en arrière.

- Bouge-toi ! Je tire ma couette sur mon visage. Je n'ai pas envie de me lever et de faire quoique ce soit... Même le Go et le Shogi ne m'intéressent pas... Je n'arrive plus à toucher la moindre pièce. Ça pue l'alcool, tu pourrais au moins aérer !

Elle aère la pièce. Je ne réponds rien, je reste dans mon futon, immobile et silencieuse. Sa voix me fait mal... J'ai l'impression que mon âme se déchire à chaque mot prononcé. A chaque seconde qui passe, je me remémore ce secret, comme s'il était vivant et qu'il dévorait mon coeur, petit à petit...

- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais ça fait plus d'une semaine que tu n'as adressé la parole à personne et que tu ne sors que pour aller te chercher de l'alcool. Il est temps que ça cesse.

Elle n'a pas cherché à savoir ce qu'il s'est passé, respectant ma volonté, jusque là. Elle m'arrache la couette des mains, sa force a toujours été supérieure à la mienne. Je cache mon visage derrière mon oreiller, qu'elle me retire également.

- Tes blessures, ça va ?

Elle m'attrape le bras droit et en retire le bandage, elle en fait de même avec le gauche. Je me laisse faire, mais je fais tout pour éviter de croiser son regard. Elle me lâche, je n'ai plus besoin de bandages et mes cicatrices auront bientôt disparues.

- Aujourd'hui, tu DOIS sortir. Je me rallonge, comme si elle n'avait rien dit. Le chef de clan t'a laissé un mot, il s'agit d'un entraînement et tu ne pourras pas y couper, crois-moi. Je tend une main tremblante pour recevoir le message. Tu n'oublieras pas de... t'habiller, pour commencer et... je te conseille de à te préparer maintenant parce que tu ressembles à rien et que tu vas avoir besoin de temps pour... arranger tout ça.

Finalement, elle me passe mon pendentif autour du cou, bijou portant l'emblème du clan qui me semble brûler ma chaire... Je reste silencieuse, elle quitte ma chambre. Je lis le mot et déchire le papier. Cet entraînement... Je n'en veux pas, mais d'un côté... Peut-être qu'il me permettrait de parler à Shika et de trouver une réponse que mes journées de confinement ne m'ont permis d'obtenir.

J'observe le reflet de mon visage. Je suis horrible. Je retire le pendentif et le jette par l'ouverture servant de fenêtre. Je passe un moment à me préparer, essayant de camoufler l'odeur de l'alcool qui semble s'être incrustée en moi et tentant de démêler mes cheveux que je finis par attacher en chignon, laissant seulement deux mèches retomber librement sur mes épaules. Je me maquille, cachant mes cernes et je m'habille, prenant par accident, dans la pile de linge propre, des vêtements appartenant à mon frère.

Je regarde de nouveau le reflet de mon visage et je tente de contrôler mes expressions faciales afin de regagner mon masque de glace, masque d'indifférence. Je sors et je me rends au terrain d'entrainement où les autres sont déjà réunis. Je m'adosse à un arbre, croisant mes bras dont les cicatrices sont voyantes.

- Chef, si vous le permettez, pourrons-nous parler, après l'entraînement ?

Des paroles froides, sans âme...
Je ne lui lance pas un regard, il est... fautif... Coupable à défaut de me prouver le contraire... Je le suis aussi... On se connaît depuis si longtemps et pourtant, il me ment... non, il parvient à me cacher des choses si facilement. Est-ce que je le connais vraiment ?

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Nara Shika
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Incroyable! Même en s'expatriant, impossible de dormir tranquille. Voilà que tu te fais réveiller par une technique suiton de haut rang. Ceci dit, ça peut peut-être être un bon moyen pour sortir d'un gengutsu. Idée à approfondir, faudra que l'auteur t'apprenne la technique. Le monde onirique s'éloignant peu à peu, tu sursautes en ouvrant grand les yeux dans l'espoir de repérer l'agresseur. Bien évidemment, la perfide attaque profite de cet instant de surprise pour s'immiscer dans tes globes oculaires afin d'y former un voile aqueux fort désagréable en plus d'être gênant en obstruant ton champ de vison.

T’as entendu le p’tit ? Debout.

Cette voix! Oh non, pas cette voix. Tu te frottes frénétiquement les yeux pour en dégager l'eau qui s'y est introduite, pour malheureusement constater ce que tu craignais. Une image angoissante s'offre à ton regard. Penchés au dessus de toi, la bouille d'une Kumako sévère aux traits tirés, surplombant le petit Honchu, apparemment tout autant irrité que sa mère. Et dire que tu n'as même pas eu le temps de mettre en place l'excuse imparable. Depuis quand les Nara sont-ils à l'heure aussi? Si tu restes un fervent partisan de l'expansionnisme, tu notes l'importance de conserver certaines traditions en fonction des situations. Par instinct de survie, tu redresses le torse en posant tes mains sur le sol derrière toi, puis recules à la hâte de plusieurs fesses afin de maintenir une distance respectable entre tes opposants et toi. Quel comportement adopter? Celui du Nara énervé de s'être fait réveillé aussi abruptement en occultant le fait que tu en as fait de même avec eux quelques heures plus tôt, celui de te confondre en excuses et de tout mettre sur le dos de ton hyperactivité ou celui de ne blâmer que ce foutu coq aux cantiques assassines. Ne sachant que choisir, tu mélanges le tout de manière totalement désorganisée.

-Hum hum...non mais oh...ça va pas gamin de réveiller les gens comme ça! Qui est ce qui t'as éduqué comme ça pour que j'aille lui exprimer mon mécontentement? J'vous jure les parents de nos jours...un regard vers Kumako, accompagné d'un sourire contrit...ah...euh...oui c'est vrai Kuma, c'est toi sa mère...oublie ce que je viens de dire alors et...euh...grandiloquent, un doigt pointé vers le haut et s'agitant d'avant en arrière en même temps que tu t'expliques...je tiens à dire pour ce matin que contextuellement parlant...ben euh...c'est pas vraiment ma faute...toutes mes excuses pour ça, mais le véritable fautif c'est Kiriki...oui t'as bien entendu, KIRIKI, cette saloperie de gallinacé...d'ailleurs un jour faudra que je mette la main sur le Nara qui l'a ramené au clan...non mais sérieux, on n'a pas idée de réveiller les gens si tôt le matin...vous êtes pas d'accord? Dis-tu à la mère et son fiston, en te repentant, d'une mine désolée.

Observant la gourde vide du gamin, tu te remémores les derniers mots de la kunoïchi en te relevant, puis te diriges vers Honchu, lui ébouriffes les cheveux d'une main posée sur sa tête, adoptant une posture faussement bienveillante tout un faisant basculer ton index de gauche à droite en signe de négativité à l'encontre de Kumako, dans un discours tout aussi trompeusement moralisateur.

-Voyons, voyons, Kuma, le priver d'eau ainsi alors qu'il n'a fait qu'acter vos envies à tous les deux, c'est pas très fair-play...tu tends une gourde pleine vers le môme...tiens mon garçon, tu peux boire autant que tu veux...puis lui chuchotant à l'oreille d'un ton beaucoup plus mesquin...mais ne crois pas pour autant que j'ai oublié ta manière dégueulasse de me réveiller...

Tu interromps tes simagrées en apercevant Towa, s'installer légèrement en retrait, adossée à un arbre. Tu te redresses, ton attention se détournant des deux autres, bien que ta main soit restée à sa place sur le crâne du garçon, comme pour t'assurer de rester ancré à une réalité plus légère que ce que ne te laisse suggérer la moue de la kunoïchi aux cheveux blonds. Le faciès désormais bien plus sérieux, ton regard fuit celui de ta camarade lorsque d'un ton glacial elle te demande un entretien à la suite de l'entraînement. Un truc formel? Tu n'en as pas vraiment envie, mais peux tu réellement lui refuser ça, alors qu'elle a eu le courage de faire le premier pas.

-Je...aucun souci kunoïchi Nara numéro dix-huit...réponds-tu finalement dans un mélange de froideur et d'ironie que tu ne peux t'empêcher. Peut-être espères-tu détendre l'atmosphère par cette pirouette.

Reprenant un peu de contenance, tu déloges ta blague à tabac de la petite poche transversale du sac qui jusqu'ici te servait d'oreiller et en extrais une feuille, ainsi qu'une quantité non négligeable de salvia divinorum. Tu glisses la plante à l'intérieur du papier puis, après quelques habiles aller retour rotatifs pendant lesquels la feuille s'enroule progressivement autour de brins de sauge finalement compactés au gré du mouvement, tu passes un coup de langue furtif sur toute la longueur repliée pour enfin coller l'ensemble et porter la cigarette ainsi formées à ta bouche. Tu craques une allumette, mets le feu à l'extrémité de ta tige et aspires une grande bouffée silencieuse de cette composition, en prenant soin de recracher la fumée à l'opposé de tes interlocuteurs. Les volutes ainsi formées s'éparpillent dans l'air pour prendre diverses apparences selon les personnes qui les observent. Toi, par exemple, tu crois reconnaître l'emblème du clan dans l'une d'entre elles, ce qui te ramène aux raisons de votre présence ici.

-Bon! On en a fini pour tout ce qui est requêtes et autres revendications? Si non, allez y, profitez-en maintenant que je suis bien réveillé...reprends-tu en lançant au passage un regard noir à l'attention d'Honchu...si oui, alors on va pouvoir passer aux choses sérieuses...

Pas mal Shika. Ferme mais tolérant. Je ne te savais pas aussi persuasif. Ou aussi con, c'est selon, parce que tu restes quand même celui qui a réveillé des Nara bien avant l'aube. Bon tant pis, continuons.

-Si nous sommes amenés à partir en mission ensemble, il me paraît nécessaire de mieux nous connaître en situation de combat afin de monter plus tard des stratégies payantes. Nous ne sommes pas nés dans un clan de brutes, même si quelques uns se démarquent, mais ça reste rare. Donc nous nous devons, plus que d'autres, d'user de tactiques pour atteindre notre but. Nous sommes un clan et qui dit clan dit vivre ensemble mais aussi faire face ensemble aux dangers qui pourraient nous menacer. Nous nous devons de faire front en restant groupés, en oubliant toute querelle qui pourrait nuire à notre cohésion commune...tu poses un regard appuyé sur chacune et chacun de tes partenaires...vous êtes ma famille et je ferais tout pour que vous le restiez le plus longtemps possible. J'attends la même chose de tous envers tout le monde ici. Ni plus ni moins. Je vous ai donc convié ici pour profiter d'un entraînement...plantant un regard malicieux dans celui d'Honchu...et aussi parce que ta mère m'a dis que tu partais en couille et que t'avais besoin d'être éduqué...c'est pour ça que tu feras équipe avec moi fiston. Ta mère et Towa seront nos adversaires. Des soucis avec ça pour quelqu'un?

Dire la vérité à haute voix est une chose, l'amplifier en est une autre, bien plus fourbe. Tu espères bien qu'exposer la demande de sa mère de cette manière là entraînera chez lui un relent de colère qui pourrait lui servir au moment de faire face à l'autorité matriarcale. Ayant toi-même été élevé par une femme tyrannique, tu ne sais que trop bien combien il peut être psychologiquement difficile de s'opposer à elle, même au cours d'un simple entraînement. Si ton astuce peut lui donner un coup de pouce, c'est tout bénéfice pour l'équipe de deux que vous allez former.

-Les règles sont simples, j'ai positionné les trois parchemins du sanfu kekkai sur trois arbres situés à une centaine de mètre les uns des autres, que j'activerais une fois les explications terminées. Ces arbres sont marqués d'une croix rouge dont la peinture est constituée d'un mélange de sang de biche et de sève de hêtre...hum...non j'déconne...c'est juste des pigments végétaux de plantes régulièrement semées...

Une goutte de sueur perle sur ton front. Vite, une autre bouffée de ta clope. Puis deux. C'est bon, respire.

-...donc une croix rouge sur chacun de ces arbres, à vous d'être observateurs pour les retrouver...si vous sortez du périmètre pas de souci vous restez en jeu...en revanche, déclencher le brouillard de la technique sera synonyme de défaite pour son équipe. Et j'ai bien dit qu'il n'y avait que et seulement que le déclenchement du brouillard qui était éliminatoire...

Tu attrapes la anse de ton sac à dos avant de l'ouvrir et d'en extirper un morceau de tissu carré d'environs vingt centimètres de côté et de couleur grise que tu tends vers Kumako et Towa.

-Tenez pour vous...nous avons exactement le même, à un détail près pour les différencier. Sur le votre sont brodées les initiales K et T, tandis que pour nous c'est H et S...espérons que ça ne nous portera pas malheur...tu souris subrepticement...Ce tissu représente le lien qui vous uni à votre équipier, d'ailleurs les lettres sur chaque étoffe sont liées entre elles par un fil. Rompez ce lien et vous pouvez être sûrs que vous perdrez...vous pouvez le garder sur vous, le planquer quelque part, faites comme bon vous semble, mais hors élimination prématurée, l'équipe vainqueur sera celle qui parviendra à se saisir tu foulard adverse. Cinq minutes, c'est le temps que chaque équipe a pour partir chacune de son coté et mettre en place ce qu'elle veut. Au bout de ces cinq minutes, tous les coups sont permis alors faites vous plaisir mais n'oubliez pas la dernière règle. Un participant éliminé ou hors jeu car à bout de forces ou de chakra, et c'est son équipe entière qui est éliminée. Bonne chance à tous.

Par quelques mudras, tu actives le fuuinjutsu que tu as placé et prends la direction de la forêt, vers l'ouest en espérant qu'Honchu t'accompagne.

Récapitulatif:
 
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Re: Entraînement clanique! Dim 28 Avr - 16:36
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C'est bon, cet idiot de chef était enfin réveillé. Est-ce qu'ils pouvaient passer à l'entraînement maintenant ? Faut dire que le petit homme n'était pas vraiment motivé à l'idée de se bouger le cul pour s'entraîner en comité restreint - pour s'entraîner tout court d'ailleurs - mais bon, c'était pas comme s'il pouvait avoir le choix. Plus vite c'était bouclé, mieux ce serait.

« Par contre, mon garçon, si t’as vidé toute ta gourde, c’est tant pis pour ta pomme.
- C'est bon j'suis pas débile non plus. J'allais pas gâcher toute ma gourde pour lui. »

Ça aurait été le comble tout de même de tout lui balancer à la tronche et de se retrouver dans la moindre goutte d'eau pour se désaltérer après l'entraînement. Bon, c'était pas comme s'ils étaient loin du village, mais c'était toujours plus agréable de boire tout de suite quand on avait soif. Et au vu du débit de parole improbable du chef des cerfs, Honchū se fit la réflexion qu'il allait en avoir besoin de l'eau pour rester éveillé et en forme. Comment pouvait-il parler autant juste après avoir été réveillé de la sorte ? Ce n'était pas humain. Shika devait être un démon, sans doute, un envoyé démoniaque à la solde de cette saloperie de Kiriki. Ouais, ça devait être quelque chose comme ça. Ils étaient tous les deux fautifs de toutes manières. Le pire dans tout ça ? C'était que le jeune chef osait en plus faire des remarques à la mère de l'adolescent sur sa façon de l'éduquer, avant d'arrondir les angles en venant proposer sa gourde à ce dernier. Improbable, vraiment, c'était le meilleur mot pour désigner Shika. Est-ce qu'il était trop tard pour retourner se coucher ?

« Voyons, voyons, Kuma, le priver d'eau ainsi alors qu'il n'a fait qu'acter vos envies à tous les deux, c'est pas très fair-play... Tiens mon garçon, tu peux boire autant que tu veux...
- J'ai pas besoin de ta pitié j'sais me débrouiller.
- Mais ne crois pas pour autant que j'ai oublié ta manière dégueulasse de me réveiller... »

Sur le coup, l'ourson avait tenté de repousser la gourde tendue vers lui avant de se stopper net en entendant les murmures de son aîné au creux de son oreille. Ah. Ça, ça sonnait pas comme l'annonce d'une partie de plaisir. Shika allait lui en faire baver. Génial. Vraiment, génial. Mieux valait accepter la gourde et se faire oublier pour le moment. Toutefois, cela n'empêcha pas l'adolescent de croiser les bras et de tirer la gueule jusque par terre, montrant à tout le monde qu'il n'en avait que cure des discours du cerf en chef et de ces histoires de missions de franche camaraderie et tout ce qui allait avec. Bien sûr, c'était quelque chose d'important pour la survie des Nara, surtout s'ils restaient indépendants et se devaient de survivre par leurs propres moyens, mais.. non, laissez tomber, Honchū n'était juste pas d'humeur aujourd'hui. Les bras croisés, les yeux roulant vers le ciel de temps à autres, le jeune garçon n'écouta alors que d'une oreille les explications de Shika.

Tout du moins, jusqu'à ce qu'une remarque ne lui soit personnellement adressée, piquant à vif l'adolescent comme un frelon plantant son dard dans sa fesse gauche. Ah, ouais ? C'était pour ça ?

« Ni plus ni moins. Je vous ai donc convié ici pour profiter d'un entraînement... finit par souffler l'hyperactif avant de plonger son regard dans celui de l'adolescent, et aussi parce que ta mère m'a dis que tu partais en couille et que t'avais besoin d'être éduqué...c'est pour ça que tu feras équipe avec moi fiston. Ta mère et Towa seront nos adversaires. Des soucis avec ça pour quelqu'un?
- Putain tu déconnes là ? »

On aurait presque pu croire sur le coup que le petit homme avait rétorqué ces quelques mots à son chef, mais il n'en était rien. Non, ce drôle de sentiment de trahison et ces mots gorgés de sel étaient tout particulièrement dirigés vers la maman ours qui devait sans doute le regarder avec un air triomphant à cet instant là.. ou bien avec une mine tout aussi trahie de la sorte après avoir entendu le chef balancer une telle confiance. Alors comme ça Kumako voulait l'éduquer et l'empêcher de partir en couille ? Elle allait regretter de s'être retrouvée face à un ourson en colère. Le problème, c'est que ça risquait d'être similaire dans l'autre sens. Pauvre Towa qui allait se retrouver entre des règlements de compte entre deux ours et le chef des Nara. Quelle journée, vraiment, tout ça à cause d'un coq de mes deux. Fulminant plus que jamais dans son coin, Honchū regretta presque de ne pas avoir vidé sa gourde sur la tête de sa mère. Quoi que, il devrait sans doute le jeter à la tronche de Shika qui se perdait dans ses explications en tentant de faire des blagues par-ci par-là. Bordel, c'était déjà long à écouter, mais si en plus il racontait sa vie à côté ils n'allaient jamais s'en sortir.

Alors comme ça, ils allaient devoir protéger des foulards tout en évitant d'activer des pièges ? La galère. Au moins, l'ourson avait de la chance d'être dans la même équipe que celui qui avait déposé ces mêmes pièges. Cela faciliterait les choses, surtout face à Towa et à sa mère. Cela s'annonçait épuisant. Partisan du moindre effort, les mains dans les poches, Honchū se décida alors de suivre son chef lorsque ce dernier se décida à lancer le top départ et à se diriger vers la forêt.

« J'espère que t'as prévu un bon plan pour leur foutre sur la gueule, chef. »

Hors de question de se prendre une branlée de Kumako.
Confucius a dit : « le karma c'est de la merde. »
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entrainement clanique
nara kumako feat. nara shika & nara honchū& nara towa
Est-ce que Shika souhaitait mourir ?

Oui.

Un grand oui.

C’était du moins ce que Kumako décida en le voyant cherchait désespérément une solution pour se sortir du bourbier dans lequel il s’enfonçait encore plus à chaque petite tournure de phrase. Est-ce qu’elle montra qu’elle avait parfaitement bien entendu les paroles de leur chef ? Oui, bien entendu. Totalement. Elle fit donc ce que toute personne sensée ferait à sa place : elle le fusilla du regard, lui faisant clairement comprendre qu’il allait passer un très mauvais quart d’heure dès qu’elle aurait l’occasion de lui mettre la main dessus. Les bras croisés, Kumako le toisait, lui intimant de seulement oser continuer sa diatribe des plus ennuyantes. Oh, dans d’autres circonstances, la Nara aurait certainement ri aux éclats, mais dans le cas présent, il s’agissait de son sommeil que cet opportun avait osé interrompre. Ne savait-il donc pas qu’elle avait besoin de minimum, au grand minimum, neuf heures de sommeil pour être de bonne humeur ? Il était mort. Adieu. Elle donna néanmoins un coup de poings sur le sommet du crane de son garçon quand celui-ci osa lui répondre. Plus pour la forme et soulager sa frustration que par réelle colère, après tout.

- « Voyons, voyons, Kuma, le priver d'eau ainsi alors qu'il n'a fait qu'acter vos envies à tous les deux, c'est pas très fair-play... Tiens mon garçon, tu peux boire autant que tu veux... »

Kumako souhaita protesté sur le fait que le garçon était bien trop pourri gaté, mais n’en fit rien, la suite des évènements lui plaisant suffisament pour qu’elle garde le silence et décoche même un sourire en coin à Shika. Là, il lui plaisait.

- « J'ai pas besoin de ta pitié j'sais me débrouiller. »
- « Mais ne crois pas pour autant que j'ai oublié ta manière dégueulasse de me réveiller... »

Ah. Une petite raclée. Ça ne lui ferait pas de mal. Cela enchanta même la mère. L’ambiance changea quand ils remarquèrent la présence de Towa. Kumako appréciait Towa, elle était partie en mission avec elle, la mère Nara savait qu’elles marchaient bien ensemble. Pourtant, son physique laissait entendre un état avancé d’épuisement moral. Voire de dépression, mais Kumako ne faisait que la regarder, un diagnostic tel que celui-ci aurait été trop précipité. Et ce ton … Encore plus froide qu’elle ne l’était avant. Aussi glacial que le vent d’hiver. Elle l’avait vouvoyé. N’étaient-ils donc pas amis d’enfance ? Kumako porta son attention sur Shika, observant sa propre réaction … Oh. Grandiose. Il y avait un problème entre eux deux. La brunette soupira avant de passer sa main dans ses cheveux : quelle excellente ambiance pour un entrainement.

Et ce fut après cet échange glacial que Shika commença sa longue, ô combien longue, explication sur la raison du pourquoi de leurs présences ici, de la raison qui les a poussés à les réveiller, si tôt. Et pour être honnête …Le discours de Shika fit écho dans la poitrine de Kumako. En effet, ils devaient à faire face ensemble aux aléas de la vie, à fonctionner ensemble pour mieux se protéger contre le monde entier. Qui sait ce qui pourrait se produire demain. Alors, oui, Kumako chassa sa mauvaise humeur et se détendit, accueillant cet entrainement avec un certain entrain. Pourtant, quand Shika expliqua qu’Honchu partait en couille, la mère faillit l’arrêter. Les propos étaient peut-être un peu trop durs pour décrire le garçon : paresseux, arrogant et insolent ? Oui. Mais il restait fidèle aux siens et n’enchainaient pas les erreurs pouvant les mettre en danger. Pourtant, Le garçon semblait s’animer d’une passion soudaine. Celle de vouloir botter le cul de sa mère.

Meh. Elle prendrait ce qu’il lui donnerait. Par contre, elle allait lui coller une déculotté.

Kumako attrapa le foulard et lança un sourire avant de faire signe à Towa de la suivre. Pas de questions pour elle … Par contre, avant que tout ne commence, elle avait des choses à dire à la blonde. Une fois à bonne distance, elle se retourna vers la jeune femme.

- « Towa. » un soupir s’échappa de ses lèvres. « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec Shika, et il s’est visiblement passé quelque chose, tu ne peux pas le nier … Mais pour l’heure, tu vas devoir ranger ta colère ou bien la mettre à disposition de cet entrainement. »

Elle posa sa main sur son épaule, cherchant à la motiver d’une quelconque manière.

- « Si tu veux lui exploser le nez durant cet entrainement, je t’en prie, vas y. Mais pour le bien du clan, il faut apprendre à relever la tête et à passer outre nos problèmes personnels … Sinon …. Sinon, si une guerre venait à éclater, nous nous ferions décimer. » et les enterrements pleureront à nouveau sur le clan Nara. « Et ça je le refuse. » Un sourire taquin apparu alors sur le visage de l’ainée. « Alors c’est l’heure de sortir nos plus beaux coups de pute pour apprendre à Shika la vie. »


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La réponse de Shika me provoque comme un pincement au coeur. Il semble déstabilisé et n'a apparemment pas envie de me parler, semblant y consentir par obligation, étant chef de clan. Je n'ai pas été la plus agréable du monde, je le sais, mais cela reste douloureux de l'entendre parler comme ça. Lui, qui est pourtant mon ami d'enfance et qui n'appellerait aucun Nara par un numéro.

Je reste à l'écart mais continue de les écouter.

Je ferme les yeux et baisse la tête lorsque celui qui nous a convié à un entraînement fait un discours sur la famille. J'ai envie de partir, de m'enfuir en courant, sans me retourner. J'aimerais tellement disparaître au plus profond de la forêt d'Inari, là où personne ne me trouverait et où sa voix ne pourrait m'atteindre. J'ai envie de pleurer mais, par chance, craignant que leur regard ne se pose sur moi, je parviens à contenir mes larmes. Je suis exténuée. Je ne sais pas ce que je veux... Tantôt, je suis énervée et j'ai envie de tout casser, tantôt je souhaite simplement pleurer. Tantôt je désire de la chaleur humaine, tantôt je veux goûter à la solitude.

- Ces arbres sont marqués d'une croix rouge dont la peinture est constituée d'un mélange de sang de biche et de sève de hêtre...

Je relève la tête subitement et lance un regard noir à Shika. Un kunai a volé, il est passé à quelques millimètres de la gorge de Shika pour se planter dans l'arbre juste derrière. Il y a des choses auxquelles on ne touche pas. Il a vraiment du culot pour parler de ça face à moi. Ces bêtes sont pures et sacrées, enfin c'est ce que je souhaite croire et qui souhaite croire croit.

Quoiqu'il en soit, je suis contente de ne pas être dans la même équipe que cet idiot particulièrement bavard. Cela aurait été difficile de communiquer et je suis sure que l'entraînement aurait dérapé à un moment ou un autre. Une fois son discours fini, je vais récupérer mon arme et me saisis du foulard qui m'est destiné avant de suivre ma partenaire.

« Je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec Shika, et il s’est visiblement passé quelque chose, tu ne peux pas le nier … Mais pour l’heure, tu vas devoir ranger ta colère ou bien la mettre à disposition de cet entrainement. »

Je salue la discrétion de la Nara qui ne cherche pas à en savoir plus bien qu'elle se permette d'intervenir. Je soupire.

- Je ne suis pas vraiment en colère contre Shika... C'est plus... compliqué...

Je marque une légère pause avant de reprendre.

- Enfin, l'histoire du sang de biche m'a quand même un peu irritée...

Les autres propos de Kumako rentrent par une oreille et ressortent par l'autre si ce n'est "apprendre à Shika la vie". Peut être que cela me fera du bien de faire un peu d'exercice... J'attache le foulard à ma ceinture et je grimpe sur la branche d'un arbre où je me pose pour observer les environs. Je ne compte pas faire le premier mouvement. Je ne compte pas me jeter dans la gueule du loup, l'observation passe avant l'action.



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