:: Zone Rp - Le Sekai :: Pays du Feu - Hi no Kuni :: Territoire du Feu Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

"be prepared" kumako

Uchiha Akira
Uchiha Akira
Konoha no Genin
Messages : 212
Date d'inscription : 18/03/2019
Age : 27

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG C
Ryos: 540
Expérience:
"be prepared" kumako Left_bar_bleue615/500"be prepared" kumako Empty_bar_bleue  (615/500)
Voir le profil de l'utilisateur
Be prepared

☽ • ☾

Ce soir là, en rentrant à la maison, je n’avais pas été étonné de voir mon père et ma mère parler dans la cuisine, ce qui m’étonnait plus était que mon père réclame à ce que je laisse mon sac ici pour le suivre dehors. En fait c’était vraiment le fait que mon père veuille que je vienne faire quelque chose avec lui qui m’étonnait, mais peut-être qu’il avait mis de l’eau dans son vin, à moins qu’il ait juste fini par comprendre que se donner à fond était déjà une belle preuve de courage ? Non, je n’étais pas courageux, mais il avait peut-être comprit que j’avais besoin d’aide et que pour être l’Uchiha qu’il voulait que je sois, il allait devoir m’aider ? Étonné et très surement naïf, j’avais abandonné mon sac dans l’entrée, repassant mes chaussures avant de le suivre dehors. Il faisait encore jour et relativement bon, pas très étonnant pour un mois d’été. Avançant à un rythme soutenue, je suivis mon père hors du clan, me demandant presque aussitôt ce qu’il pouvait bien vouloir me faire faire hors de nos murs et puis, après plusieurs minutes à marcher dans les rues, je vis l’une des grandes allées arboré menant aux portes du village se dessiner. Qu’avait-il prévu ? J’avais envie de lui demander, mais si mon père ne parlait pas, ça voulait dire qu’il n’y avait rien à dire. Il avait une idée en tête, je n’aurais le droit de la découvrir qu’une fois sur place. Alors l’on franchit les portes, la présence de mon père suffisant à autoriser un Genin comme moi à quitter l’enceinte du village. Si seulement cela avait pu ne pas suffire… J’aurais rêvé ne pas avoir à mettre un pied dehors…

Pourtant j’étais bien là, le mur se dessinant dans mon dos alors que l’angoisse montait d’elle même. J’étais presque sûr qu’on pouvait entendre mon coeur battre d’affolement, mais rien ne perturbait mon père, il continuait à marcher, quittant les sentiers pour s’enfoncer dans la forêt et si au début j’avais réussi à retenir le chemin, après un énième virage le parcours sembla se perdre dans ma tête et finalement, lorsqu’il s’arrêta après plusieurs heures à marcher, je fus incapable de savoir ou l’on était. Sans doute qu’en montant à un arbre les choses seraient plus facile, mais avec cette densité, je craignais de trouver réellement la cime des arbres suffisamment haute pour m’aider. Quoi que j’essayais très sincèrement de me rassurer, j’avais mon père avec moi, je savais que je pouvais représenter une déception, mais je savais aussi que je restais son fils et qu’il ne ferait rien de regrettable, du moins c’était ce que j’avais cru. En une seconde le court de la soirée bascula complètement, je l’avais simplement vu se retourner, capter le rouge carmin de ses yeux avant qu’il ne ne meurt, se faisant abattre par des armes venu de nul part. Il s’écroula sur le sol, le sang tapissant la terre avant que ma vision ne se brouille et que sa dépouille disparaisse. Regardant autour de moi, je ne voyais personne, j’entendais juste des bruits et malgré la peur qui me scié le ventre, j’uni mes mains en espérant rompre cette illusion. Un simple Kai, une tentative de remettre mon chakra dans le droit chemin qui se soldat par une réussite, du moins je l’avais cru. Le monde autour de moi semblait bien moins sombre, le sang ayant disparu du sol, mais mon père n’était toujours pas là…

Tournant de nouveau la tête, un kunai effleura ma joue pour aller se planter dans un arbre derrière moi et là je fus tétanisé. Je sentais le sang couler, bien que faiblement sur ma peau, je sentais le danger, un aura meurtrière trainant dans les parages… Et si l’homme que j’avais suivi n’était pas mon père ? Si… Si il avait prit son apparence pour me faire sortir du village et me tuer ? Ca ne pouvait-être que ça et non mon père derrière cette attaque… J’étais son fils, j’étais son fils. Prit d’un puissant instinct de survie, je me mis à courir, m’enfonçant dans la forêt ou la fuyant, je n’en savais rien, simplement je courrais, la peur au ventre. J’entendais régulièrement des armes se planter non loin de moi et parfois même juste devant moi. Un Kunai arriva même devant moi, comme si mon assaillant venait d’apparaitre dans l’obscurité des feuillages pour m’atteindre et la seule chose dont je fus capable fus une transmutation qui m’évita de toute évidence un kunai dans le bras, mais c’était tout. Quelque soit mon agresseur, il me surpasser en force et je ne pourrais rien faire, même avec mon sharingan d’activé. Je n’arrivais pas à anticiper les choses, je n’arrivais pas à prévoir ce qu’il se passait et ça ne voulait dire qu’une chose, la personne en face de moi était bel et bien trop puissante pour moi.

J’allais mourir, ça devenait évident et je ne saurais jamais qui serait derrière ça. Me remettant à courir, je sentais très clairement mon chakra m’échapper, je n’étais pas fait, pas entrainé, pas assez endurant pour ça. Je devais juste fuir, mais à chaque fois que je m’éloignais, quelque chose venait de nouveau me pièger, une arme, un Genjutsu… J’étais épuisé, à bout de devoir lutter sans avoir la moindre chance, mais je ne voulais pas mourir comme ça, alors lorsque quelque chose se mit à bouger dans les buissons, je lançais un Kunai que j’avais ramassé, ce dernier échouant à toucher ma cible qui semblait bien moins invisible à présent. Une femme, brune, une adulte à des années lumière du monstre que je pensais trouver. « Ca vous amuse ?! » lui criais-je dessus, bien plus en colère contre ma propre incompétence que contre elle. Je n’avais réussi qu’à éviter les coups, mais j’étais tomber dans chaque illusion et j’avais beaucoup trop de temps à m’en rendre compte. D’ailleurs, qui me disait qu’elle n’en était pas une elle non plus ? Qui me disait que je n’étais pas encore entrain de jouer le jeu d’un malade. Je n’avais pas le niveau, mes vêtements étaient sales, ma peau écorchés, mon visage encore marqué par cette larme qui m’avait touché, qu’est-ce qu’il voulait de plus ? Me voir m’écrouler ? Pleurer ? Ok, mais je voulais juste, vraiment juste survivre, je n’avais rien fait, je ne méritais pas ça… J’étais épuisé et je m’attendais à tout moment à voir une lame fendre l’air pour venir mordre mes chairs. Je ne voulais pas mourir. Quoi que j’ai pu faire, je ne méritais pas ça…

Le corps tremblant, le chakra instable, mes pupilles finirent par redevenir bleu, mon sharigan ne trouvant sans doute plus assez d'énergie pour rester actif. Si il y avait une nouvelle attaque frontal, peut-être que je pourrais y arriver, du moins j'essayais de m'en convaincre, mais si ça venait d'ailleurs, même en voyant les coups arriver trop tard, je ne pourrais rien faire, que ce soit parer ou esquiver, j'étais condamner à accuser le coup à venir avec violence et dureté. Voilà donc ce que j'étais lorsque j'étais seul ? Un lâche à peine capable de se maintenir en vie, à peine capable de voir l'ennemie... Pourquoi on me faisait ça ?


☽ • ☾
ft. Kumako


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Re: "be prepared" kumako Sam 6 Avr - 0:12
Invité
be prepared
nara kumako feat. uchiha akira
Est-ce qu’approcher si près de Konoha était une bonne idée ? Non. Des idées, elle en avait eu des biens meilleurs.

Seulement, sa présence en ces terres n’avait rien d’hostile, bien loin d’elle cette idée d’aller à l’encontre de l’ordre établie. C’était pour cette raison que la kunoichi avait laissé derrière elle toute marque de reconnaissance de son clan. Elle n’était qu’une simple femme, marchant dans l’obscurité de la forêt, cherchant des plantes qui ne fleurissaient que la nuit, quand la lune baignait le monde de sa lumière. La pénombre n’était pas encore totale, mais il était bon de repérer les zones de cueillette avant de ne pouvoir se mouvoir en toute liberté. L’obscurité était rarement un problème pour un ninja, mais à quelques heures de marche du village, le manque de luminosité de certaines zones pouvait être problématique pour sa manipulation des ombres. Elle se devait d’être prudente et vigilante, ayant pris grand soin de camoufler quelques senbon sous son kimono avant de partir, panier à la main. Après cette cueillette-ci, la brune pourrait rentrer chez elle, revoir son fils après plusieurs semaines de voyages et se reposer auprès des siens, tout en étudiant de nouveaux potentiels médicaments. C’était peut-être pour cette raison qu’elle fredonnait un air, un sourire aux lèvres, à la recherche de ces fameuses fleurs d’été. Oh, elle était si loin de se douter de ce qu’elle allait rencontrer. Elle avançait, sans le savoir, vers une source où le mépris paternel souillait la cime des arbres et leurs sacralités.

Quand est-ce qu’elle se rendit compte qu’il y avait un problème ? Oh, Kumako avait eu un frisson en ressentant un changement dans l’atmosphère : le monde semblait soudainement bien plus silencieux, si ce n’était les vagues bruissements des végétaux aux loin. Mais cela ne collait pas avec des animaux …. Et puis, ici et là, des sortes de pièges dissimulés, comme attendant sagement qu’une proie arrive pour mieux l’attaquer. Une proie. Pas un ennemi. Est-ce que des ninjas étaient actuellement en train de chasser ? Risquait-elle quoique ce soit à trop trainer sur ces terres ? Fronçant légèrement les sourcils, l’ourse se décida de ne pas trainer plus que de raison. Elle cueillerait les pétales et le pistil de cette plante, en prendrait des échantillons complets pour l’éducation de son ourson de fils et partirait sans demander son reste. C’était de loin la solution la plus sage. Pourquoi ne pouvait-elle pas rester sur ses convictions, bon sang ? Parce qu’elle avait fini par comprendre que quelque chose n’allait pas, entendant des halètement … des halètements qui semblaient si jeunes. Ses pieds se mirent à marcher dans cette direction toute seule, quittant définitivement sa trajectoire pour s’enfoncer un peu plus, traversant des buissons au point d’abimer le bas du kimono. Qu’importe, cela pouvait se recoudre facilement.

Un kunai arriva dans sa direction. Ses réflexes la firent esquiver rapidement, laissant ce dernier se perdre dans l’obscurité. Kumako regardait là où le kunai était partie avec stupéfaction avant de tourner lentement son visage vers son « agresseur ». Un enfant. Elle avait été attaquée par un enfant. Un enfant visiblement épuisé, terrifié aux vues de ses traits tirés. Blessé à la joue. Avait-il été victime d’une attaque ?

- « Ca vous amuse ?! »
- « Que … ? »

Le garçon lui avait crié sa colère, sa haine peut-être ? Elle l’ignorait. Mais ce qu’elle comprenait, c’est que ce garçon la voyait comme la source de son malheur actuel. Ce garçon … à peine plus agé que son propre fils, la chaire de sa chaire. Ce garçon sale, effrayé, écorché, épuisé …La brune se mordit la lèvre inférieure alors que son regard se fut plus doux. Etait-elle naïve de ne pas voir cet enfant comme une menace ? Et bien, s’il était un piège, elle le subirait et s’en sortirait, mais elle ne tournerait pas le dos à un enfant. Sortant des buissons, faisant quelques pas en sa direction, fixant son corps, diagnostiquant ce garçon à la pupille écarlate. Un Uchiha. Comment un Uchiha pouvait-il être si malmené en étant si proche de son village … pauvre garçon épuisé qui était certainement au bord des réserves de son chakra. Kumako déposa son panier sur le sol doucement, de façon visible à ce qu’il vérifie lui-même son contenu, approchant en faisant en sorte de ne pas l’effrayer plus que nécessaire, de ne pas trop en faire.

- « Qu’est-ce qui t’es arrivé mon garçon ? Pourquoi es-tu tout seul ici ? » dit-elle en se penchant doucement pour arriver à sa hauteur. « Est-ce que tu es blessé ? Est-ce que tu as mal quelque part ? »

Si besoin, elle le soignerait. Elle userait de l’iroujutsu au risque d’être dévoilé … Lui offrant un sourire rassurant, doux, calme, elle souhaitait simplement apaiser l’âme de l’autre. Doucement, presque précautionnèrent, elle posa ses mains sur les épaules du garçon aux cheveux blancs, de la même manière qu’elle approchait un animal blessé et apeuré. Elle n’imposa pas le contact en serrant ses mains, s’il voulait se dégager, il le pouvait. Elle ne l’entraverait pas. Tout ce qu’elle faisait à cet instant était de déposer ses paumes chaudes sur ce corps.

- « Tout va bien maintenant … Je suis là. Je m’appelle Kumako. » se présenta la jeune femme en essuyant avec la manche de son kimono le sang qui coulait. « Tu as été très courageux jusqu’à maintenant, laisse-moi t’aider maintenant. »

Elle jeta un rapide coup d’œil aux alentours, fronçant légèrement les sourcils en sondant l’obscurité, à la recherche d’un potentiel ennemi. Il était hors de question qu’elle laisse le gamin se faire écraser par elle ne savait quoi. Konoha entrainait bizarrement ses membres.

- « On ne va pas rester ici, d’accord ? »


©️junne.
Revenir en haut Aller en bas
Uchiha Akira
Uchiha Akira
Konoha no Genin
Messages : 212
Date d'inscription : 18/03/2019
Age : 27

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG C
Ryos: 540
Expérience:
"be prepared" kumako Left_bar_bleue615/500"be prepared" kumako Empty_bar_bleue  (615/500)
Voir le profil de l'utilisateur
Be prepared

☽ • ☾

Étais-je face à mon tortionnaire ou était-elle simplement tombé au mauvais moment ? Je me posais réellement la question en voyant l’étonnement noyer ses traits. Seule une comédienne hors paire pourrait ainsi tromper son monde, mais ce n’était pas impossible, elle pouvait réellement cacher son jeu et je ne devais pas me reposer sur mes espérances impossibles que quelqu’un puisse me sauver de cet enfer. Alors naturellement, lorsqu’elle avança vers moi pour sortir de sa corolle de végétation, je fis un pas en arrière. Juste un, alors qu’elle avait franchi plusieurs mètres pour abandonner un panier sur le sol. La personne qui venait de me plonger dans un enfer personnel était-elle en train de cueillir des champignons juste avant de décider que je subirais un tel châtiment ? J’avais du mal à y croire, mais malheureusement, c’était une vision de mon propre père qui m’avaient conduit ici, je ne savais plus qui je devais croire et sans doute étais-ce son véritable visage. Mais une fois de plus, ce fut les mots qui furent les plus perturbant, à l’instar de Kyoshiro qui avait su me faire vaciller, elle s’intéressa à ce qui m’avait conduit ici, à ce qui m’avait mit dans un tel état. Seul ? Je ne l’étais pas, mais le ninja qui avait prit l’apparence de mon père n’était pas un tuteur des plus exemplaire. Quand à mon état physique et psychologique, bien qu’il ne diffère pas tant que ça de la réalité de ma vie, il n’en restait pas moins que j’avais été bien plus éprouvé aujourd’hui que n’importe quel autre jour.

Mais ce genre d’information ne la regardait pas, elle n’était personne, si ce n’est une coupable éventuelle. Pourtant elle continua à avancer, posant ses mains sur mes épaules avec douceur avant de m’assurer que tout irait bien. Elle me donna alors son nom, m’assurant que j’avais été courageux avant d’effacer de son vêtement le sang de mon visage. Qui était-elle ? Pourquoi se comportait-elle ainsi ? Et pourquoi j’étais aussi tétanisé qu’un geste de cette douceur me laissait ainsi, figé, incapable de réellement pouvoir bouger. Un moment d’abandon, encore une fois, la douceur d’un contact plus protecteur suffisant à mettre à mal l’enfant détruit que j’étais, mais ce ne fut qu’un instant, qu’une poignée de seconde arrachées à la réalité ou je m’étais laissé charmé, juste un moment d’abandon. Le fait qu’elle ne voulait pas qu’on reste ici pouvait-être à bien des égards innocent, seulement, cette image de mon père m’avait attiré au plus profond de la forêt et j’en regrettais à présent chaque instant. Alors je me reculais brusquement, me dégageant de sa main, me dégageant de cette faiblesse naissante face à tant d’attention que je n’aurais jamais. Je reculais par peur et à peine avais-je fait quelques pas en arrière qu’une nouvelle arme fendait l’air en ma direction. Je l’avais vu arriver, mais trop tard pour changer et je n’eus que l’occasion de tourner légèrement le visage avant que celui-ci ne se fasse à nouveau marquer par la lame aiguisé de l’objet. Une nouvelle blessure qui me fit comprendre que peut-être celle femme n’y était pour rien, car lorsque je tournais les yeux pour voir ou l’arme avait échoué, je la vis planter à quelques millimètres à peine de ses pieds. Qui qu’elle soit, elle n’était pas prévu et mon assaillant ne voulait pas qu’elle s’en mêle.

Le sang avait eu le temps de couler jusqu’à mon cou quand mes jambes daignèrent enfin bouger et que cette fois-ci je faisais un pas en avant, puis un second avant de presque me jeter au pied de cette femme non pas en désespoir de cause, mais juste pour prendre cette nouvelle arme qui pourrait peut-être me protéger. Peut-être, car je n’avais guère assez de puissance pour l’envisager réellement. Juste, l’idée de l’avoir me rassurait et après avoir refermé mes doigts autour d’elle, je me relevais finalement, reculant de quelques pas derrière elle.

La menace était dans les arbres, le kunai venait de là, je n’étais pas stupide, « Il est toujours là… », murmurais-je la voix nouée dans ma gorge alors que mes propres yeux refusaient de voir à travers l’obscurité. Il était là, il en avait après moi, pas après elle, mais elle était peut-être la seule solution que j’avais pour m’en sortir. « Je sais pas où est Konoha… » gémissais-je presque alors que la peur de rester à jamais prisonnier de cette prison se faisait de plus en plus sentir. J’allais mourir ici et on dirait à tous que j’aurais perdu la vie en n’ayant pas su reconnaitre une illusion de mon propre père. Les gardes m’avaient vu sortir avec lui, l’erreur ne serait pas permise… Mais je partageais si peu avec lui… Il était presque un inconnu à mes yeux… Mais j’aurais du le comprendre, il n’avait jamais rien voulu faire avec moi, ce n’était pas pour commencer aujourd’hui. J’étais un idiot en attendant trop de sa famille, un idiot croyant qu’un jour l’on pourrait me prendre dans les bras, qu’un jour l’on pourrait vouloir me protéger réellement… Mais ca n’arriverait jamais. Mes parents m’aimeraient uniquement le jour ou j’en serais digne, je devais le saisir, le comprendre… Pourquoi j’étais né dans ce clan ? Dans cette famille ? Pourquoi ?


☽ • ☾
ft. Kumako


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Re: "be prepared" kumako Lun 15 Avr - 11:38
Invité
be prepared
nara kumako feat. uchiha akira
Le sang de la Nara commençait à bouillonner en elle alors qu’elle regardait attentivement ce jeune garçon. Il avait peur d’elle, elle pouvait le voir aisément : il la voyait comme une menace, la menace potentielle qui lui avait fait subir tout ce qu’il avait dû endurer. Kumako regarda autour d’elle, fixant les environs avant de froncer légèrement les sourcils. Où était l’ennemi ? Qui était l’ennemi ? L’enfant était du sang du clan des Uchiha, était-il traqué pour ses yeux ? Qui oserait traquer un Uchiha si près des terres de Konoha ? Était-il fou ? Si elle mettait la main sur cet être qui s’en prenait à un enfant, ce serait avec plaisir qu’elle lui écraserait la cervelle. Mais tout alla très vite, si vite. A peine le garçon eut le temps de faire quelques pas qu’une arme sortie de la pénombre, vibrant en tranchant l’air en direction de l’enfant, marquant le garçon d’une nouvelle plaie avant de venir vers elle alors qu’elle recula d’un petit bon pour éviter de voir ses pieds se faire blesser. Quelques millimètres à peine. Par réflexe, Kumako avait amené sa main à portée de ses senbons, réalisant qu’elle n’était clairement pas la bienvenue. C’était un avertissement. Une façon peu polie de lui indiquer qu’elle devait se mêler de ses affaires et continuer sa route. C’était mal connaître l’ourse. C’était peut-être de famille, mais Kumako avait un fort esprit de contradiction. Surtout quand il s’agissait d’enfant.

La plaie sur la joue laissa le sang s’écouler doucement avant qu’il ne se jette à ses pieds, récupérant par la même occasion le kunai alors que Kumako reculait d’un pas pour ne pas le heurter, restant sur ses gardes face à ce nouvel environnement. A priori, elle avait repéré d’où venait le lancer. Ses yeux se posèrent vers la zone, cherchant à percevoir le responsable. Mais elle ne pouvait pas mener d’affrontement, pas ici, pas devant cet enfant. Elle baissa la tête vers lui, ce garçon souillé par le sang, essoufflé et qui faisait peine à voir. Elle n’osait guère lui dire que cette simple arme ne la protégerait de rien s’il était à court de chakra, mais la mère refusait de briser l’esprit de ce petit. S’abaissant à sa taille, posant une main sur son épaule, la brunette l’écouta, tenta de le rassurer de sa présence. Il était toujours là. Donc c’était bel et bien cet être qui le chassait, le persécutait. Bon sang ! Elle radotait, mais quel genre de village envoyait ses jeunes seuls en dehors de leurs terres ? Surtout quand on porte le nom d’Uchiha, faisant d’eux des êtres particulièrement recherchés ! Pour peu, elle roulerait des yeux en râlant sur la mauvaise gestion des jeunes.

- « Je ne sais pas où est Konoha … »

Kumako s’adoucit en retournant son attention sur lui, avant de lentement, du bout de ses manches, lui essuyer le visage comme une mère nettoierait le visage de son glouton de fils. Sa voix était une plainte dans l’obscurité, la peur était devenue son compagnon de route et elle ne pouvait pas le tolérer. Elle ne pouvait pas le soigner, pas ici, pas tout de suite, alors qu’ils étaient espionnés, mais elle pouvait le consoler et lui insuffler un peu d’espoir. Sa main se posa sur sa joue alors qu’elle lui remonta le visage vers le sien. Un doux sourire naquit sur ses lèvres alors qu’elle lui caressait la joue.

- « Moi, je sais où est Konoha, mon garçon. » commença-t-elle en glissant sa main dans ses cheveux pour l’ébouriffer légèrement, vérifiant par la même occasion toute trace de blessure crânienne. « Et je vais te raccompagner, d’accord ? »

Elle passa son bras autour de lui avant de le serrer contre elle, doucement, chantonnant presque une berceuse pour apaiser son âme alors que sa main lui caresser les cheveux. Mais si son corps se faisait maternel avec cet enfant, son regard était planté là où se trouvait supposément l’assaillant, lui lançant un regard aussi noir que l’ombre de la nuit. Les Nara étaient bien sous-estimés mais leurs ombres pouvaient être de redoutables assassins. Après tout, aucune trace n’était laissée, rien qui ne permettait d’identifier les assaillants. Mais pour l’heure, l’enfant était sa priorité. Se redressant légèrement, elle tendit la main au garçon pour qu’il puisse se redresser aussi, lui offrant un sourire rassurant.

- « On va rentrer à Konoha et tu seras à l’abris. Tu as été courageux jusqu’à maintenant, s’il te plait, sois le encore un tout petit peu. » Juste le temps qu’elle puisse le mettre à l’abri. Le remettre entre les mains de ces idiots de konoha-jin, incapable de prendre soin de qui que ce soit, ces espèces de sales crapules. « Et je ne laisserai personne m’en empêcher. »

C’était un avertissement. Une note en bas de page pour expliciter clairement à l’homme tapis dans l’ombre que Kumako ne bougerait pas. Et qu’elle riposterait si besoin était. Elle ramassa son panier et se tourna en direction de Konoha.

- « On y va ? »


©️junne.
Revenir en haut Aller en bas
Uchiha Akira
Uchiha Akira
Konoha no Genin
Messages : 212
Date d'inscription : 18/03/2019
Age : 27

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG C
Ryos: 540
Expérience:
"be prepared" kumako Left_bar_bleue615/500"be prepared" kumako Empty_bar_bleue  (615/500)
Voir le profil de l'utilisateur
Be prepared

☽ • ☾

La menace était là, elle était là et je resserrais mes mains un peu plus fort sur l’acier froid de l’arme. J’avais peur, je ne pouvais plus le cacher, elle aussi était en danger à cause de moi d’ailleurs, mais elle ne semblait pas avoir peur, au contraire. Elle s’était abaissé, glissant une mains sur mon épaule avant d’essuyer à nouveau mon visage avant d’attirer mon regard sur le sien pour me souffler, un sourire rassurant sur le visage, qu’elle savait où était Konoha, qu’elle m’y accompagnerait. Mon cœur battait beaucoup trop fort dans ma poitrine, car je voulais y croire, mais on aurait toujours une ombre dans notre dos, toujours quelqu’un pour nous suivre et chercher à nous briser. Et si on y arrivait pas ? Et si on mourrait ici ? Je… Elle passa son bras autour de moi pour me serrer dans ses bras en cherchant à me calmer visiblement. Le problème dans ce geste était bien que je n’en avais pas l’habitude et que je ne savais pas comment réagir. Mes bras étaient restant ballant, mes jambes légèrement tremblantes. En une journée, j’étais en train de vivre le pire comme l’inconnu. Aucune affection n’était donnée dans ma famille, comme si cela pouvait transmettre la moindre faiblesse alors qu’en cet instant et malgré la peur et l’incompréhension, je me sentais moins brisé, moins étouffé par le monde.

Elle finit toutefois par me lâcher, par s’éloigner avant de se remettre debout en tendant une main pour m’aider à en faire de même. Une nouvelle main tendue alors que ma faiblesse était plus qu’évidente. Une main que j’eus moins de mal à saisir tant je craignais de voir une nouvelle arme fendre l’air. De nouveau sur pied, elle m’assura qu’elle me ramènerait et que je serais à l’abri, quant au courage… J’étais loin d’en avoir fait preuve et je serais peut-être encore en train de hurler à la mort si elle n’était pas apparue. Je n’étais pas parfaitement détendu en cet instant, elle était toujours une inconnue et une part de mon cerveau refusait de pleinement s’abandonner, mais elle n’était pas là pour me tuer, du moins je voulais le croire. Ses attentions et ses gestes envers moi ne pouvaient pas être une manipulation et cette promesse de me ramener chez moi ne pourrait-être une condamnation. Je refusais d’y croire, ça ne pouvais pas marcher ainsi.

Alors je hochais la tête lorsqu’il fut question de reprendre la route, m’approchant alors d’elle pour la suivre comme une ombre silencieuse. Une ombre paniqué. Chaque craquement, chaque souffle dans mon dos me faisaient frissonner. Je n’avais sans doute aucune crédibilité. J’avais 14 ans, j’étais un Genin, et pourtant, j’étais aussi effrayé qu’un enfant devant le monstre imaginaire et fantasmé d’une histoire. J’avais peur. « Akira… » soufflais-je dans une voix douloureuse qui eut du mal à s’élever dans le silence, « Je m’appel Akira. ». Je n’avais pas répondu après tout, j’avais eu peur au point de laisser de côté toutes déclarations, toute véritable réponse sur qui j’étais. Quant à ce que j’étais… Le carmin de mes yeux devait suffire à répondre pour moi. Elle devait savoir, imaginer aussi ce qui pourrait arriver si je disparaissais pour de bon ici. Mon père ne serait pas inquiété longtemps, après tout personne ne l’accuserait et retrouver celui qui avait pris son apparence serait trop long. Quant à moi. Dans le meilleur des cas je serais laissé pour mort, mes yeux arrachaient de leurs orbites… L’avenir n’était pas grand, ni même glorieux, il était à peine vivant, à peine réelle.

« Et si il nous attaque encore ? » demandais-je légèrement paniqué alors que mon regard tombé sur le panier. Il y avait des plantes dedans, je doutais qu’elle puisse se battre avec un pissenlit, pas plus que je pourrais faire quoi que ce soit avec un Kunai certes, mais au moins je pouvais blesser avec ça, c’était déjà pas mal. Je voulais simplement rentrer chez moi et je ne sais pas, me rassurer sur qui était vraiment tout ça, voir pour avertir mon père que quelqu’un avait pris son identité, je ne sais pas, mais je ne voulais plus être dans cette forêt. J’avais eu tellement raison de me méfier de l’extérieur, de ne pas me juger prêt. Prudence était mère de sûreté non ? Ça ne devait pas être pour rien et je devais faire plus attention… Du moins si je survivais.


☽ • ☾
ft. Kumako


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Re: "be prepared" kumako Mar 16 Avr - 19:48
Invité
be prepared
nara kumako feat. uchiha akira
Akira, le nom de ce garçon était Akira. En y regardant de plus près, du coin de l’œil, Kumako le trouvait bien éloigné du stéréotype physique du clan Uchiha. Du peu qu’elle avait croisé au fil de ses voyages et, majoritairement, de ce qu’elle avait entendu, ils étaient réputés pour leurs cheveux couleurs ébènes et leurs yeux sombres. C’était comme si cet enfant, physiquement, hurlait son rejet du clan. Albinos aux yeux bleus. L’ironie était palpable … Pour peu, elle irait même à penser que ce garçon serait le vilain petit canard du clan Uchiha, ne serait-ce que pour sa différence physique. Mais, c’était stupide, n’est-ce pas ? Il y avait surement des tas d’Uchiha qui ne répondaient pas au critère de la couleur des cheveux ou des yeux. Après tout, malgré ce que l’on pouvait dire ou croire, les membres de ce clan étaient aussi des humains, avec leurs différences et unicités. Ils étaient tous, presque tous, ne faisons pas de la généralité, des immondes petites crapules sans foi ni loi. Parfois, elle doutait de la simple existence d’une âme dans le corps de ces démons. Enfin, cet enfant semblait en avoir une, au vue de sa réaction. Qui sait … peut-être était-ce juste la réputation de ce clan qui faisait tomber les adultes dans ces travers détestables, rendant ce clan méprisable aux yeux de tant d’autres. Peut-être qu’il leur manquait juste un petit quelque chose pour réussir à s’ouvrir aux autres, à communiquer avec les autres. Elle se demanda l’espace d’un instant ce que pouvait bien être ce petit quelque chose, alors qu’elle serrait avec compassion la main du jeune Uchiha.

Peut-être étaient-ils hautains et détestables aux plus au point car le monde entier ne désirait qu’une chose : arracher les yeux de ces orbites pour obtenir le précieux pouvoir du sharingan, ces pupilles écarlates qui avaient apporté tant de malheur. Et qui sait ? Si elle venait à tourner le dos, à lâcher cette main, retrouverait-elle un enfant agonisant, hurlant de douleur alors que du sang s’écoulait de ses orbites vides ? Elle se refusait juste de l’envisager. Le faire, c’était comme envisager son propre fils dans cette situation. L’ourson n’avait aucun attribut génétique à proposer ou à se faire dérober, mais il y avait des malades partout.

Alors, à sa question, elle lui offrit simplement un sourire rassurant, un sourire confiant alors qu’elle avançait en direction de Konoha. Retourner sur le chemin principal était déjà un bon début, sortir des buissons, limiter les champs d’attaques. S’il attaquait encore, n’est-ce pas ? Pour Kumako, la réponse était évidente.

- « Et bien, si cette personne venait à vouloir nous attaquer à nouveau, à t’attaquer à nouveau, nous ferons ce que nous avons à faire : nous défendre. » Elle prononçait ces mots comme une évidence, comme si c’était la seule solution possible. « Si tu as peur, je te protégerai. Mais quoiqu’il arrive, nous ne le laisserons pas faire. Nous ne le laisserons plus faire. »

Ce lâche caché dans l’ombre, les épiant certainement. Ce lâche qui s’en prenait à un enfant pour une raison obscure. Kumako était si loin de se douter de la réalité, de ce qui se cachait réellement derrière cet évènement. Si cela avait été le cas, son sang n’aurait fait qu’un tour, aurait bouilli pour mieux jaillir. Qu’aurait-elle fait pour autant ? Serait-elle entrée dans le bureau de l’hokage en trombe, réclamant justice ? Aurait-elle emporté cet enfant loin de cet enfer ? Ces questions étaient pour l’heure sans réponse.

- « Quoiqu’il arrive, je vais te ramener à Konoha. Alors ne te fait pas de soucis. » Un sourire complice se dessina alors qu’elle se mit à rire légèrement. « J’ai un fils qui a l’air à peine plus jeune que toi … Si je rentre et qu’il apprend que je t’ai laissé tout seul, il aurait bien honte de sa mère et ne me lâcherait plus avec ça. »

Ebouriffant les cheveux de l’innocent, elle sauta au dessus d’un petit buisson pour retourner sur le sentier avant de se tourner vers lui.

- « Et puis, je suis sûre que ta mère doit s’inquiéter. Je serai morte d’inquiétude à sa place. »

Et en voyant son ingrat de fils revenir, elle l’aurait châtié de mille et une façons. Mais ce n’était qu’un détail.

©️junne.
Revenir en haut Aller en bas
Uchiha Akira
Uchiha Akira
Konoha no Genin
Messages : 212
Date d'inscription : 18/03/2019
Age : 27

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG C
Ryos: 540
Expérience:
"be prepared" kumako Left_bar_bleue615/500"be prepared" kumako Empty_bar_bleue  (615/500)
Voir le profil de l'utilisateur
Be prepared

☽ • ☾

Nous défendre ? Je n’étais pas sur de pouvoir faire le moindre poids face à la personne qui nous traquait et le fait qu’il m’ait déjà mis plus bas que terre suffisait. Mais elle ne laisserait pas les choses se faire, elle semblait convaincue de pouvoir y arriver. Et je voulais sérieusement y croire, c’est sans doute pour ça que je tenais encore, mais j’avais peur et le fait que ma main soit douloureusement serré sur la sienne en était la preuve. Difficile en cet instant de se rappeler que j’avais 14 ans, j’agissais comme un enfant de sept ans perdu en pleine forêt. Ce qui était plus ou moins le cas, mais passons. Elle reprit, cherchant encore à me rassurer, riant même en m’expliquant qu’elle avait un fils de presque mon âge et qu’il risquait fort de lui en vouloir si il apprenait qu’elle m’avait laissé seul. Cette déclaration m’arracha un sourire, tant je ne me voyais pas faire ça que sa vie semblait… Bien ? Un fils droit, ayant à cœur un honneur humaniste et altruiste. Une mère douce et protectrice… J’avais presque envie de faire parti de cette famille… En fait j’en avais envie. L’idée d’avoir un être aussi droit comme compagnons de vie, de pouvoir vaincre ma couardise et avancer la tête haute… Rendre fier une mère comme elle, vaincre mes craintes et accepter mes échecs dans ses bras, sans jugement, juste avec douceur et protection… Je voulais de cette réalité, mais la mienne était bien différente et elle me la rappela sans le vouloir en affirmant que ma mère devait s’inquiéter. Si elle savait…

Mon sourire mourut alors, ma tête se baissant alors que je murmurais, « Ma mère ne serait pas morte d’inquiétude… », si ce n’est si je venais à faire quelque chose de tellement embrassant que cela pourrait lui porter préjudice. Voilà ce qui pourrait lui causer du souci, mais ma disparition ? Certainement pas… Ma mère n’était pas elle et je me doutais bien que cela soit difficile à appréhender pour une femme aussi… Maternelle ? Mais ma réalité ne comprenait aucune faiblesse de l’esprit et du cœur. Du moins pas dans l’idéal car si cela ne tenait qu’à moi…

Je n’eus pas le temps de finir mes pensées, un craquement devant moi attirant mon attention au point de me faire relever les yeux… Grave erreur. Tout disparu autour de moi, la mort finissant par me saisir brutalement alors que son image hypnotisait mes yeux. C’était… C’était une illusion… Ce n’était pas réel… Je devais en sortir. Mais aussi rapide avais-je réagis, l’illusion avait réussi à ébrécher un peu plus mon esprit déjà fissuré. Il était là, et je ne pourrais rien faire si il continuait ainsi. Ouvrant donc de nouveau les yeux sur la réalité de ce monde, je vis le Sharingan écarlate de mon père briller en face de moi. Il avait encore son apparence ? Il n’avait même pas le courage de s’afficher réellement ? La réalité fut alors plus douloureuse quand après un nouveau lancé de Kunai dissuasif, la vérité tomba. « Je ne vous demanderais pas deux fois de laisser mon fils. » souffla-t-il avec une voix rauque que je reconnaîtrais entre mille. Prendre l’apparence était une chose, mais savoir aussi bien imiter cette voix… Cette intonation… Ça ne pouvait pas être lui qui… Si ? Il pouvait réellement s’en être pris à moi ? Il pouvait réellement avoir été aussi… Brutale ? Les jambes tremblantes, je ne le lâchais plus du regard, espérant au plus profond de moi qu’une nouvelle illusion se brise. Ça ne pouvait pas être… Ça ne pouvait vraiment pas être lui… Il devait y avoir une explication… « Je vais vous demander de repartir d’où vous venez et de laissez à mon fils une chance de progresser… », menaça-t-il une nouvelle fois. C’était réellement lui. Il était réellement responsable… Comment il avait pu ?!

Faisant un pas vers lui, comme pour espérer que cette blague cesse, il tourna ses yeux vers moi, visiblement furieux, « Quant à toi… Comment oses-tu parler de ta mère ainsi ?! Elle est terriblement inquiète de voir son fils s’abandonner dans la médiocrité… Tu n’as pas conscience des soucis que tu nous causes ! » les mots étaient d’une violence implacable, ils visaient juste, ils faisaient mal. J’étais faible ? C’était ainsi qu’ils me voyaient ? Faible et médiocre au point de les inquiéter ? « Tu te feras tuer dès que tu mettras un pied dehors sans un adulte compétent pour te surveiller… Tu crois que cette optique nous amuse ?! », mourir… J’allais mourir ? Il y croyait tellement qu’ils préféraient aujourd’hui me briser… J’étais faible… Terriblement faible.

Baissant les yeux, la gorge nouée, je soufflais, « Désolé… », d’être ainsi… De lui faire regretter tout ça… Désolé d’être aussi… J’avais peur de la suite, peur de ce qu’il pourrait se passer. Il venait de s’en prendre à moi de front, quitte à me blesser profondément, sans le moindre remord… Je ne faisais plus illusion.


☽ • ☾
ft. Kumako


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Re: "be prepared" kumako Mar 23 Avr - 16:21
Invité
be prepared
nara kumako feat. uchiha akira
Si on demandait à Kumako ce qu’il était le plus important de retenir la concernant, en un mot, elle répondrait avec un grand sourire : sa maternité. Elle était mère. Certes, à un jeune âge, paumée, perdue, devant affronter des responsabilités que la kunoichi n’était pas prête à surmonter à l’époque. Cela avait été dure, l’une des missions les plus compliqués de sa vie, mais elle avait tenu bon. Et malgré le tempérament du pré-adolescent aujourd’hui, pas une seule fois elle n’avait regretté son choix ou sentit son amour pour l’enfant disparaitre. Il était son fils, qu’importe sa paresse, qu’importe sa langue acerbe, qu’importe son niveau, qu’importe tant de choses … Elle l’aimait plus qu’elle n’aimait la vie elle-même.

De même que son amour pour Honchū était inconditionnel, elle ne doutait pas que l’amour de sa propre mère était sans fin. Il lui était simplement impensable de seulement imaginer qu’une mère ne puisse pas adorer son enfant. Certes, elle connaissait des cas d’infanticide, de ruptures, de familles brisées, de meurtres ayant fait coulés l’éclat écarlate familial. Kumako n’était pas assez naïve pour faire de son cas une généralité, et pourtant … Pourtant, elle peinait toujours à croire qu’une mère ne puisse pas s’inquiéter pour son enfant. Alors quand elle entendit le jeune Akira murmurait que sa mère ne serait jamais morte d’inquiétude au vu de la situation, Kumako se stoppa presque, le regardant avec une réelle surprise sur le visage. Il semblait si convaincu de ses propos que cela lui faisait presque mal de regarder le garçon. Ce garçon blessé, ce garçon si terrifié … Qu’importe son âge, tout de suite, il faisait beaucoup plus jeune, serrant sa main comme si elle allait disparaitre. La Nara resserra son emprise sur cette main qui, un jour, serait bien plus grande. Elle resserra avant de tenter de lui offrir un sourire rassurant. Qu’importe la réalité familiale de cet enfant, elle ne semblait guère joyeuse. Etait-il habitué à ce genre de traitement ? Etait-il maltraité ? Comment Konoha ne pouvait-il pas prendre mieux soin de ses précieux enfants ? Encore plus quand on connaissait l’intérêt que le monde portait au clan des Uchiha. Elle voulait soulager son cœur, ne serait-ce qu’un peu. Alors, elle prit son ton le plus doux, le plus chaleureux possible, celui qui donnait envie aux enfants de croire, qu’importe s’il s’agissait d’un odieux mensonge comme une stupide petite souris, ou quoique ce soit. Ou bien l’amour d’une mère inexistant.

- « Toutes les mères s’inquiètent … C’est impossible de ne pas s’inquiéter, tant une mère aime son »

Kumako n’eut jamais le temps de finir son propos. Un craquement devant eux attirèrent l’attention de Kumako et d’Akira. Là où Akira releva les yeux, Kumako posa sa main sur ses senbons prête à se défendre au besoin. Son corps tourné vers l’enfant lui permis néanmoins de voir l’enfant être pris dans un genjutsu, l’horrifiant. Ses sens furent immédiatement en alerte alors qu’elle attrapa les épaules du garçon pour regarder son état.

- « Akira ! »

Elle devait le sortir de là. Mais sans doute qu’il était bien trop habitué … Bien trop tourmenté par ce genre de choses, car Akira se libéra seul de cette emprise. Ce qui devint grandement inquiétant aux yeux de la kunoichi. S’il continuait encore et encore d’utiliser le Kai ou tout autre technique lui permettant de fuir les illusions, combien de chakra restait-il à ce garçon ? Les ressources n’étaient pas illimitées, et dès lors, son pronostic vital pouvait être en danger. Se retournant vivement, Kumako vit un kunaï approcher. Pour elle, pour lui. Il n’avait pas pour but d’attaquer, mais de dissuader. Un homme était là, les yeux écarlates, des tomoe valsant froidement dans les iris d’un carmin sanglant. Un Uchiha. Un Uchiha qui avait nommé Akira comme étant son fils. Son fils. Retournant d’un coup la tête vers le garçon pour avoir confirmation de ces dires, Kumako ne put qu’admirer avec effroi le regard de l’albinos lui confirmer les propos. L’homme qui pourchassait le garçon était son père, celui qui était sensé le protéger contre les maux de ce monde. Il était son bourreau, son tourmenteur … Quelle horrible ironie. Une nouvelle menace tonna alors que Kumako se retournait lentement vers l’homme, le dégout apparent sur son visage alors que ses mains se resserraient sur les épaules du pauvre garçon.

- « Je vais vous demander de repartir d’où vous venez et de laisser à mon fils une chance de progresser. »

Oh. Ces mots pourraient être plein de bonnes intentions, bien évidement. S’ils n’avaient pas été prononcé avec la verbe du mépris et de la dérision. C’était une plaisanterie de bien mauvais gout. Kumako ramena l’enfant contre elle, le protégeant de son corps, contre son torse, alors qu’elle se mettait en bouclier devant lui, à chaque mot de l’homme. La haine était une chose qu’il était facile d’animer. Et la flamme se cette dernière brillait dans les yeux de Kumako alors que ses traits se déformaient par la rage. Comment osait-il ? Comment osait-il traiter ainsi son enfant à cause d’un vulgaire niveau de ninjutsu ou autre sottise dans le même genre ? Et surtout, comment osait-il forcer cet enfant à s’excuser alors qu’il était celui qui avait le plus souffert dans cette histoire. Dans ce cauchemar. Kumako s’abaissa légèrement à la hauteur du garçon avant de poser doucement sa main sur sa tignasse neigeuse. Son regard s’adoucit d’un coup à ce contact alors que, lentement, elle commença à caresser ces cheveux.

- « Tu n’as pas à t’excuser Akira. Tu fais de ton mieux. Tu es très courageux. N’importe qui serait fier de toi … Ne t’excuse pas pour ce genre de chose. » N’importe qui. Sauf ses parents visiblement. Elle tourna la tête vers l’Uchiha, lui offrant un regard plein de dégout. « N’importe qui, sauf un abruti, visiblement. »

La mère libéra le garçon avant de se retourner totalement vers celui qui rejetait le fruit de ses entrailles. Elle faisait rempart, bouclier, comme l’ourse qu’elle était, alors qu’elle s’avançait prestement vers lui, au point de lui faire face, seuls quelques centimètres les séparant. Kumako sentait son sang bouillir alors que ses poings se serraient. Un simple coup de poing, et ce ne serait qu’un souvenir. Mais avec le sharingan activé … de plus, elle ne pouvait pas prendre le risque de créer un incident entre Konoha et son clan. Quand bien même cela la démangeait particulièrement … Alors elle fit ce que son statut lui permis : elle agit en tant que mère. Attrapant l’inconnu par le pan du yukata, la brunette l’approcha de lui, menaçante et fulminante de rage.

- « Comment osez-vous traiter votre propre fils ainsi …. Comment osez vous l’humilier ainsi en le blâmant de ne pas répondre à vos stupides attentes ?! » Sa voix était aussi froide que la glace, tranchante que l’épée et son poing tremblait tant il serrait fort. Si sa voix était calme, son corps entier réclamait sa tête. « S’abandonner à la médiocrité …. C’est quoi cette merde ? L’honneur des Uchiha ?! »

Son fils était un paresseux. Il râlait sans cesse, ne voulait presque jamais s’entrainer et fuyait plus rapidement qu’elle ne l’aurait jamais imaginé toute forme de contraintes. Il la rendait folle. Mais de là à le traiter ainsi ? Jamais. Jamais. Repoussant l’homme contre un arbre, déchirant presque cet obi ridicule, elle fronça les sourcils.

- « C’est votre fils, bordel ! Votre fils, votre sang, votre fierté ! Il est né de vos entrailles, vous devez prendre soin de lui. C’est un devoir envers lui, envers l’amour que vous êtes sensé lui porter ! On fait pas de gosses juste pour son putain de clan ! On fait un putain de gosse car on est prêt à faire le nécessaire pour lui ! » elle voulait le tuer. Lui arracher les yeux, lui retirer ce qui faisait sa fierté. « Entrainer son fils, ce n’est pas le martyriser ! C’est l’aimer ! Le chérir ! Prendre du temps le soir pour lui dire ce qui ne va pas, ce qui doit être améliorer, et quoiqu’il arrive, c’est l’encourager et valoriser chacune de ces réussites. »

Elle détestait les Uchiha. Elle les détestait, elle les détestait.

- « Si vous en êtes incapables …. Vous avez échoué comme parent, ce qui fait de vous des moins que rien. » si une voix pouvait trancher des gorges, cela aurait été le cas. Libérant finalement l’obi de cet chose qui osait se faire nommer père. « Vous êtes la honte de votre clan. »


Finalement elle se tourna vers l’adolescent, avant de le prendre par le poigner et de lui offrir un sourire tendre. Elle serra cette main dans la sienne avant de reprendre sa route, ignorant l’abruti. Finalement, à quelque pas, elle se stoppa et tourna la tête.

- « Je ramène Akira à Konoha. Que ce soit bien clair, si vous m’attaquez, toutes mes actions seront considérées comme légitime défense et Konoha aura un incident sur les bras. Par votre faute. » Kumako se mit alors à sourire de façon aimable à son interlocuteur. « Vous seriez la honte du clan Uchiha. Bien que ce soit déjà le cas. »

Oh oui. Elle détestait les Uchiha.

©️junne.
Revenir en haut Aller en bas
Uchiha Akira
Uchiha Akira
Konoha no Genin
Messages : 212
Date d'inscription : 18/03/2019
Age : 27

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG C
Ryos: 540
Expérience:
"be prepared" kumako Left_bar_bleue615/500"be prepared" kumako Empty_bar_bleue  (615/500)
Voir le profil de l'utilisateur
Be prepared

☽ • ☾

Son espérance quant à l’amour d’une mère pouvait-être touchante, mais dans mon cas elle était blessante car impossible. Ma mère n’était pas ainsi et cette pensée n’était pas la bonne, mais c’était vrai. Seulement cette pensée me fut sanctionné bien rapidement par un Genjustu qui révéla enfin le visage de mon agresseur. Mon père… Il n’y avait aucun doute possible. On ne pouvait pas l’imiter à ce point et même avec toute la bonne volonté du monde, je ne pouvais réellement pas l’assimiler à quelqu’un d’autres. Alors oui, j’étais honteux de telles pensées, même si elles étaient réelles, je ne savais pas de quoi était faite leurs vies, j’ignorais tout, je n’avais pas à juger. Je n’avais pas à venir blasphémer ainsi sur eux. Pourtant, alors que j’avais voulu faire un pas vers mon père pour revenir vers lui, elle m’en empêcha. Me protégeant de lui, de cette future douleur. Elle me gardait sauvagement contre elle, refusant que je ne m’excuse, me disant ce que je n’avais jamais entendu et qui pourtant était si dangereux. M’abandonner, croire que je pouvais réellement vivre ainsi… C’était dangereux, pourtant à cet instant j’étais incapable de lutter. Je pouvais juste la regarder tout au plus, inapte à recevoir cette tendresse. Seulement elle m’échappa, s’en prenant à mon père, au traitement qu’il me réservait. Elle ne le jugeait pas apte à être un père, à peine capable d’être une fierté pour mon clan. Elle s’en prenait à lui, mais surtout, elle faisait face à la réalité de mon monde. Le clan était ainsi fait, le clan était élitiste, le clan était prompt à repousser la faiblesse, à s’en défendre. Je devais être plus fort, je devais pouvoir surpasser cette faiblesse, cette douleur. Je devais le faire. Seulement j’en étais incapable pour l’heure, je regardais mon père se faire malmener par une lionne me protégeant comme son propre petit. Je n’étais pas son enfant, je n’étais qu’un inconnu, mais elle n’avait pas su fermer les yeux. Elle ne pouvait pas m’ignorer.

Avançant d’un pas, je voulais les séparer, mais cela reviendrait à accepter qu’il me fasse souffrir chaque jour. Sa vision des choses, sa réalité à elle semblait si belles, si agréables. Il s’agissait d’une réalité où les adultes, ou les parents poussaient leurs enfants à réussir en douceur, avec compréhension. C’était bien loin de cette ignorance dont j’avais essuyé l’existence depuis que j’étais en âge de tenir une arme. Là, elle parlait d’une conscience de l’autre, d’une confiance et d’une relation que j’avais si souvent désiré et qui pourtant ne ferait que me rendre plus faible. Si l’amour rentrait en jeu… Comment pourrais-je me battre ?

Je le pourrais, Kyoshiro le croyait, il m’avait montré un chemin où la souffrance n’était pas nécessaire et où la collaboration était possible… Revenant vers moi, elle glissa sa main sur mon poignet avant de m’attirer à sa suite, loin de mon père visiblement choqué d’avoir était repoussé dans ses derniers retranchements. Il n’aimait pas qu’on s’oppose à lui, encore moins quelqu’un ne venant pas de notre clan. Il était en colère, mais il ne bougea pas, du moins jusqu’à ce qu’elle ne lui dise qu’elle me reconduirait elle-même et que s'il tentait encore quelque chose, il y aurait un incident diplomatique. Et ça, pour un membre de la police, ça aurait été plus que fâcheux.

Le regardant donc disparaître, je me doutais bien qu’il continue à nous suivre, du moins c’était ce qu’un père aurait dû faire, mais là… Je me demandais s'il n’était pas trop blessé dans sa fierté pour ne serais-ce que rester ici. Il pourrait bien dire que j’avais fuis seul et ainsi ne pas être inquiété par un retour sans moi au village. Quoi qu’il aurait dû justifier qu’il ne m’ait pas cherché, mais ça… C’était une autre histoire.

Libéré du poids de son regard, je me permis enfin de respirer un peu, de me détendre sans crainte de le voir revenir, du moins pas agressivement, mais une autre inquiétude demeurait, celle que ce qui venait de se passer ne serait pas sans conséquence. J’avais laissé une inconnue m’approcher, me toucher, me défendre. J’avais laissé quelqu’un bafouer l’honneur de mon père. J’avais complétement été à l’encontre de ce que j’aurais dû faire. « Il ne va pas en rester là... », soufflais-je simplement la tête baissé, le cœur serré et douloureux. Où était l’arrogant descendant du clan Uchiha ? De toute évidence, il avait été déconstruit si souvent qu’il ne savait à présent plus comment exister. « Personne ne lui parle comme ça. » ajoutais-je dans un nouveau murmure avant de serrer la main de cette créature mystique que l’on nommait une mère. « Vous n’auriez pas dû vous exposer pour moi. » ajoutais-je inconscient de combien l’exercice aurait pu lui être impossible. On parlait de demander à une mère de laisser un enfant dans les ténèbres et visiblement, cela était impossible de détourner les yeux… Ma mère avait beau être une femme puissante et aux jutsus légendaires, elle n’était rien face à elle. L’une prônait la douceur, l’autre la réussîtes, pourtant les deux ne pouvaient pas être unis pour former et transcender la vie ? Si, sans doute, mais je ne le saurais jamais, car une fois à Konoha, la chaleur de cette femme maternelle m’abandonnerait et je serais de nouveau seul face à mes peurs.

« Votre fils à de la chance d’avoir une mère comme vous. », même si il ne le montrerait certainement plus, il avait de la chance. Mais on rêvait toujours de ce qu’on n’avait pas et aujourd’hui, rêver de l’impossible ne me ferait qu’un peu plus mal. « Merci... », murmurais-je tout de même, conscient que même si le retour à la réalité serait difficile, elle venait de se mettre en danger pour moi, un inconnu. Je ne devais pas ignorer cette réalité.


☽ • ☾
ft. Kumako


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Re: "be prepared" kumako Mer 24 Avr - 15:18
Invité
be prepared
nara kumako feat. uchiha akira
- « Il ne va pas en rester là … »
- « Qu’il vienne ! »

Qu’il vienne, qu’il ose se montrer à nouveau devant Kumako, qu’il ose la provoquer, insulter l’enfant devant elle … Et cet Uchiha deviendrait la honte des siens, la risée du Sekaï, l’homme à abattre, elle s’en faisait la promesse solennelle. Qu’il vienne. Son sang bouillonnait, sa rage hurlait dans sa tête … Le mépris de cet homme, son dédain, son rejet. Comment pouvait-on ainsi renier ce qu’est son enfant ? Pour peu, pour si peu, les larmes lui monteraient aux yeux pour libérer sa rage de façon physique. Etait-ce normal de blessé ainsi moralement son enfant ? De le rabaisser ainsi ? De lui faire comprendre qu’il ne sera jamais assez ? Pourquoi Akira devait-il vivre ainsi ? Kumako regarda du coin de l’œil l’enfant qui se décomposait petit à petit. Qui pouvait prendre tant de plaisir à détruire un individu alors que la mission d’un parent était de l’aider à se relever, à se construire ? Être abattu au point de lui dire qu’elle n’aurait jamais dû confronter cet homme qu’il appelait père. Ne pas s’exposer, pour reprendre ses mots … Et cela lui fit mal. Elle eut tellement mal pour lui. Cela la rendit muette. Que dire à ce genre de chose ? Que dire à ce genre de propos ? Que dire quand l’enfance a déjà été brutalement assassiné, par les parents eux même. Pourtant, il prétendait que son fils avait de la chance. De la chance de l’avoir pour mère, et cela la frappa en plein dans la poitrine. Un rire échappa sa gorge, rire qu’elle tenta de camoufler derrière sa main avant de se laisser aller à rire plus honnêtement, plus franchement. Un rire honnête qui résonna dans la forêt alors que cette absurdité retentissait dans son esprit.

Elle s’arrêta de marcher pour mieux chasser une larme naissante à ses yeux. Quand elle les rouvrit ce fut pour offrir un sourire affectueux et tendre, rempli d’un amour inconsidérable au jeune Akira. Son fils, son Honchū. Elle leva les yeux vers le ciel dont les étoiles étaient partiellement camouflées par les arbres de la forêt de Konoha.

- « Honchū … Honchū est un paresseux. » commença la jeune femme. « Il parle mal, râle plus que de raison, est vulgaire, malpoli, insolent, de très mauvaise foi, nonchalant, tout particulièrement maladroit … » Un nouveau rire s’échappa de sa gorge. « Pour être tout à fait honnête, c’est un sale gosse. On passe le plus clair de notre temps à nous chicaner pour tout et rien. »

Combien de fois Kumako avait pendu son fils par les pieds, il s’était disputé pour la vaisselle, pour le ménage … à cause de la Patate aussi. Pour tant de choses si peu importante. Tous ces moments qui étrangement remplissaient le cœur de la mère d’une étrange chaleur.

- « Si tu lui demandes, il ne se dira pas chanceux … Ou le niera. Et pourtant … » Elle reposa sa main sur la tête d’Akira, doucement, caressant la tignasse neigeuse. « Et pourtant, je l’aime plus que la vie elle-même. J’ai beau lui tirer les oreilles, lui hurler dessus, je sais au fond de moi qu’il deviendra l’un des meilleurs ninjas de sa génération. »

Elle s’affaissa à son niveau, pliant les genoux pour mieux plonger son regard dans le sien, pour mieux analyser les pupilles si clairs dans celles du garçon. Si perdu, qui méritait tant de bonheur, tant de joie.

- « Être exigeante avec lui est normal. Je sais qu’il peut faire mieux, tellement mieux. Je sais que je l’aime tellement, je veux voir chacun de ses progrès, chacun de ses pas vers son avenir en tant qu’homme. » Vouloir le mieux pour son enfant, c’était là quelque chose de naturel. « Tes parents veulent aussi que tu te surpasses. Pas pour les bonnes raisons … Akira. » son regard se fit plus sérieux, plus impénétrable. « Si le monde est contre toi, si le monde n’arrive pas à reconnaitre ta valeur, si tes parents sont incapables de voir au-delà de leurs petits orgueils Uchiha … c’est à toi, et à toi seul, de leur prouver quelle personne tu vas devenir. »

Doucement, elle reprit sa route, vers Konoha. Vers ce village où l’avenir de ce garçon se jouerait, elle n’en doutait pas. Et alors que ses pas résonnaient dans la forêt, alors que le silence les entouraient, Kumako continua de parler avec une détermination qui lui était propre.

- « La route sera surement des plus ardues. Mais tu peux y arriver. Tu trouveras des gens qui croiront en toi, qui verront en toi l’un des piliers de leurs avenirs. Ils te soutiendront, t’aideront à évoluer, à grandir … Ce sera surement douloureux et dur, surtout au vu de ta famille. Mais n’oublie pas que tu as été assez brave pour tenir seul dans la forêt face à ton père jusqu’à ce que je te trouve. »

La lune se faisait bien plus apparente, la lumière apparaissait petit à petit. Un chemin lumineux.

- « Et c’est justement parce que je crois en toi que je devais m’exposer. » fit elle dans un sourire. « Et puis … ton père est un vieux con. »


©junne.
Revenir en haut Aller en bas
Uchiha Akira
Uchiha Akira
Konoha no Genin
Messages : 212
Date d'inscription : 18/03/2019
Age : 27

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG C
Ryos: 540
Expérience:
"be prepared" kumako Left_bar_bleue615/500"be prepared" kumako Empty_bar_bleue  (615/500)
Voir le profil de l'utilisateur
Be prepared

☽ • ☾

Rentrer à Konoha serait sans doute bien plus douloureux que je ne l’aurais cru, ni même voulu. Pour la première fois de mon existence j’espérais sincèrement que la route serait un peu plus longue, que le temps finirait par s’arrêter pour m’offrir un peu plus de temps en sa compagnie. Pourtant c’était stupide, réellement stupide, rien ne changerait et ce sentiment de réconfort redeviendrait un sentiment de faiblesse dès qu’elle repartirait chez elle. Ce n’était que tromper mon cerveau, mon esprit, mon avenir. Mais je ne pouvais pas la repousser, je n’y arriverais pas. J’avais besoin d’elle dans ce monde, même éphémère. Et elle prouva une nouvelle fois combien j’avais raison en me parlant de son fils. Leur relation me semblait si parfaite, si reposante et pourtant, tout ne devait pas être rose, bien au-delà de ce qu’elle disait même. Mais se chamailler, se prendre ainsi la tête était quelque chose que j’aurais désiré vivre. Elle avait confiance en lui, elle croyait en son avenir, en ce qu’il deviendrait. Elle avait des espoirs sûrement inconsidérés et pourtant… Qui pourrait douter qu’il y arrive ? Personne, car on voulait croire en sa fierté comme elle pouvait croire en lui. Il y arriverait et ça serait sans la pression brutale et incohérente d’une mère retord, mais bien avec son amour. Elle saurait en faire un homme heureux et digne de vivre. Elle avait déjà commencé à le faire sans doute.

Elle continua en exprimant qu’elle était normale d’être exigeant avec lui, mais qu’elle savait qu’il pouvait le faire, qu’il irait plus loin. Et elle pensait que mes parents agissaient dans le même sens, la différence se jouant sur combien les raisons étaient mauvaises. Je devais avancer seul, me forger mon propre avenir. Je devais continuer même si tout le monde semblait vouloir m’abandonner. Mais c’était beaucoup non ? Je n’arrivais déjà pas à respecter les demandes de mon propre maître, j’échouais à la plus primaire des demandes… À la plus simple des attentes. Comment pouvais transcender mon futur ainsi ? J’étais perdu, incapable de voir comment je pourrais avancer si ce n’était pas pour quelqu’un, pour réussir à arracher une fierté douloureuse.

Je ne savais pas comment faire.

Mais elle oui visiblement. Elle parlait de rencontre, de personne pouvant me soutenir et m’aider. Mais rien de ce qu’elle proposait ne serait facile une nouvelle fois, rien ne serait aisé, mais rien n’était perdu. J’avais su faire face à mon père pour elle alors que de toute évidence, j’avais été plongé dans un enfer que même le diable ne saurait supporter. Il n’y avait rien de positif la dedans, toutefois elle sur m’arracher un sourire lorsqu’elle insulta une nouvelle fois mon père de vieux con. C’était mal d’en sourire, voir d’en rire, mais ça devenait nerveux à ce stade-là, « Et encore, là il était à peut près correcte. », soufflais-je avant de relever les yeux vers le chemin devant moi. Croire en moi ? Ça me semblait si… Si improbable en réalité. Je n’étais pas en mesure de voir les choses autrement, de les voir bien se tourner, mais si tout le monde semblait autant vouloir y croire, pourquoi moi je ne pourrais pas y arriver ? Je devais pouvoir y croire moi aussi. Je devais pouvoir avoir une idée mon sombre de mon avenir, quand bien même cela semblait impossible pour l’heure. Je devais pouvoir un arriver.

« C’est déjà douloureux et dur. » soufflais-je un peu gêné par cette réalité, « Ma mère ne m’a jamais prise dans ses bras… Et là en dix minutes j’ai eu plus d’affection maternelle qu’en une vie entière… C’est bizarre. », gênant, douloureux aussi et ce bien que physiquement, je n’ai pas vraiment eu à souffrir de quoi que ce soit. Cette vision, aperçue dans ses bras était simplement douloureuse. « Il vous dit parfois qu’il vous aime ? Votre fils ? Enfin, quand il ne fait pas preuve de mauvaise foi… » demandais-je avec toute la curiosité d’un enfant n’ayant guère eu le droit à ce genre de traitement dans sa vie. Est-ce que d’autre réussissaient à dire ces mots que je n’avais jamais prononcé ? Est-ce qu’ils savaient saisir leur chance ? J’aurais aimé pouvoir faire acte de faiblesse comme eux. J’aurais aimé pouvoir dire les choses ainsi, sans jamais les regretter. J’aurais réellement aimé que la vie ne soit pas celle que j’avais eu à vivre et que j’aurais encore à vivre. Seulement le passé ne pouvait pas être remplacé, seul le futur le pouvait…

« Il a eu l’air d’être fier de moi un jour… Enfin il ne l’a jamais dit, mais j’ai eu l’impression que c’était le cas… », je croyais sincèrement qu’en sortant premier de l’académie, il aurait eu une autre vision de moi, mais Hako avait tout bonnement ruiné mes espoirs à ce sujet. Elle m’avait fait échouer, lourdement et deux fois… Elle m’avait fait perdre le peu de respect que j’avais cru avoir gagné.


☽ • ☾
ft. Kumako


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Re: "be prepared" kumako Mar 30 Avr - 2:43
Invité
be prepared
nara kumako feat. uchiha akira
Les enfants.

De ce que Kumako avait compris de la maternité, être mère était exténuant. On dépensait beaucoup d’énergie pour peu de résultat et parfois même une absence même totale de gratitude. Être parent, c’était observer son enfant souffrir sans pouvoir accès à son cœur, c’était tenter de le maintenir debout quoiqu’il arrive pour que l’âge adulte arrive sans regret. C’était tenter tant bien que mal d’inculquer des valeurs, faire une centaine de sacrifices dont seul quelques-uns seront reconnus. Kumako ressentait ça presque constamment alors qu’elle voyait son fils grandir, évoluer vers un âge où bientôt, il n’aurait plus besoin d’elle. Pas comme elle le souhaitait, du moins. Pourtant, alors qu’elle regardait Akira du coin de l’œil, l’enfant maudit des Uchiha, la brunette ne put s’empêcher de ressentir une montée d’affection maternelle envers lui. Lui qui souffrait tant, trébuchait tant. Faisait-elle un transfert car cet adolescent-là semblait avoir besoin d’aide ? D’une mère ? Tout était déjà douloureux et dur. Elle avait été en si peu de temps plus une mère que celle qui avait mis au monde l’albinos aux yeux bleus. Le monde la blâmerait-elle de partir en courant avec ce garçon et de le cacher des yeux écarlates dans la profondeur de la forêt d’Inari ? Serait-elle jugée pour avoir emporté un enfant loin de ses tortionnaires ?

Un vague sourire apparut sur les lèvres de Kumako quand il lui dit que son père était relativement correct quand elle venait de le rencontrer. Un abruti. Voilà ce qu’était cet Uchiha. Un abruti. Avait déjà précisé qu’elle n’aimait pas les Uchiha ? Oui ? Tant pis, elle se le redit mentalement.

Pourtant une question la prit au dépourvu, lui faisant ouvrir grand les yeux de surprises alors qu’elle emmena sa main à son menton, réfléchissant à sa question. Est-ce que son gredin de fils lui avait dit ces trois précieux mots récemment ? Oh, la Nara avait entendu moultes grossièretés sortant de la bouche du garçon, mais de là à l’insulter, on en était loin … Mais un je t’aime ? Se grattant la tête, un rire gêné s’échappa de ses lèvres. Non. Vraiment. Rien ne lui venait à l’esprit.

- « Pour être totalement honnête avec toi, non. Mon fils n’est pas du genre expansif sur ses émotions. » et c’était peu dire. Levant l’index devant elle, elle fit un clin d’œil à Akira. « Pour utiliser une métaphore, s’il était un dompteur de tigre et les émotions le dit tigre … il se serait fait dévorer à peine entrer dans la cage »

Honchū était ce qu’il était. Quand on l’écoutait parler, un inconnu pourrait presque même croire qu’il détestait sa mère et sa famille au plus au point. A quand la dernière fois où il l’avait appelé « maman » en public ? Elle ne s’en souvenait même pas, c’était un peu triste ans le fond … Ah, les années de l’adolescence allaient être particulièrement compliqué pour Kumako. Réussirait-elle seulement à gérer son idiot de fils durant cette période ? Où est-ce qu’un cadavre sera enterré dans le fond de son jardin, à côté de ses pouces de menthe ? Seul l’avenir le dira. Au pire, elle accuserait son frère et jouerait le rôle de la mère esseulée. Ca marchait toujours devant les jurés.

- « Mais » parce qu’il y avait toujours un mais. « Même si mon fils ne me le dit pas, ne me le montre pas … Je sais qu’il m’aime et ça me suffit. » ajouta-t-elle en regardant droit devant elle, repensant aux moments, à ces si petits moments où dans l’intimité, le garçon était venu chercher ses bras. « Je n’ai pas besoin de phrases pour savoir que mon fils m’aime et il n’a pas besoin de phrases pour savoir que je l’aime plus que la vie elle-même. C’est comme ça … Derrière chaque dispute, il y a un sourire complice, derrière chaque insolence, il y a une embrassade … Et quand il sent que le monde pèse sur ses épaules, il sait où me trouver. C’est ça une famille. Une maison jamais silencieuse. »

Et les dieux seuls savaient à quel point sa maison était bruyante jusqu’à ce que le souffle apaisé et régulier d’Honchū ne se fasse entendre.

- « Et, je sais que c’est particulier venant de moi, après m’avoir entendu parler de ma relation avec mon garçon mais », elle tourna ses yeux vers lui, cherchant son regard. « Est-ce que tu as véritablement besoin de la reconnaissance de tes parents pour savoir ce que tu vaux ? »

Et alors qu’elle prononçait ces mots, devant eux se dressait la porte de Konoha, la porte de la demeure du jeune Uchiha. Là où Kumako ne pourrait pas le suivre, ne pourrait pas l’accompagner ou le protéger. Ce n’était pas à l’extérieur que ce garçon devait être brave, mais entre ces murs. C’était là qu’il devait garder la tête haute, c’était là qu’il devait vaincre ses démons pour mieux avancer. Mais pour cela, il devait savoir ce qu’il cherchait. Ce pour quoi il faisait tout cela. Pour qui et pour quoi il se battait. S’abaissant à sa hauteur, elle le regarda dans les yeux, lui prenant le menton.

- « A partir de là, je ne pourrai plus rien pour toi. Alors, Akira, dis moi, pourquoi es-tu devenus ninja ? Pour tes parents ? »

Pour qui brûlait ta flamme de la volonté ?

©junne.
Revenir en haut Aller en bas
Uchiha Akira
Uchiha Akira
Konoha no Genin
Messages : 212
Date d'inscription : 18/03/2019
Age : 27

Fiche du Ninja
Grade & Rang: GENIN - RANG C
Ryos: 540
Expérience:
"be prepared" kumako Left_bar_bleue615/500"be prepared" kumako Empty_bar_bleue  (615/500)
Voir le profil de l'utilisateur
Be prepared

☽ • ☾

En l’écoutant, je me mis rapidement à supposer que lorsque l’on avait quelque chose chaque jour avec sois, on en prenait plus vraiment garde. L’amour d’une mère, s'il est évident, ne devait pas sembler précieux et sans doute qu’il devenait inutile d’en prendre soin, à tort. Pour quelqu’un comme moi, la vision même de l’amour était étrange, mais pourtant, c’était quelque chose que je désirais plus que tout. Comme un engagement que j’aurais voulu connaître et dont le prix serait la puissance, l’élitisme. Elle savait malgré tout qu’il l’aimait. Il n’avait pas besoin de le dire, tout était dans les gestes, dans un regard, dans un réconfort trouvé après une difficulté. C’était quelque chose que je n’aurais jamais réellement, quelque chose qui me manquait. Et puis il y eut cette question, une simple question que j’avais pourtant déjà si souvent entendue. Est-ce que j’avais réellement besoin de la reconnaissance de mes parents pour me définir, pour connaître ma valeur ? Kyoshiro avait déjà cherché à connaître cette réponse, il m’avait fait promettre d’essayer, de me séparer d’eux, mais c’était compliqué, bien plus encore quand je voyais ce que j’aurais pu avoir en naissant ailleurs, dans une autre famille.

M’arrêtant en voyant les portes du village, je tournais douloureusement la tête vers elle pour l’écouter m’interroger à nouveau. Pourquoi j’étais devenu un ninja ? Pourquoi j’en étais là. J’étais un membre du clan Uchiha, un membre-fondateur, une obligation naturelle de rejoindre ce village dans ses forces armées m’étaient imposée. Une obligation à se sacrifier pour eux. Une obligation à être ainsi. Alors quoi ? Y avait-il vraiment d’autres choix ? D’autres possibilités ? Non, aucune, je voyais la vie ainsi, sans aucune négociation possible, sans aucune autre possibilité. Je vivais cette vie car je le devais. « Parce qu’il n’y a aucun autre choix ? » demandais-je simplement, les yeux à présent baissés sur le sol. « Mon père est de la police, ma mère est une légende en Ninjutsu… Et je suis un Uchiha. », il n’y avait aucune autre solution, aucune autre situation où je pourrais faire autrement. J’étais condamné à suivre cette voie, condamné à continuer ainsi, mais j’avais peur de l’extérieur, peur de mourir, peur de perdre la vie. J’avais peur…

« Vous n’êtes pas la première à vous poser ces questions à mon sujet… Mais vous, vous avez vécu avec des gens vous aimant dans vos réussites comme vos échecs. Vos parents en sont réellement. Mais moi j’ai connu que ça. Les regards rageurs à chaque erreur, un hochement de la tête à chaque réussite, les repas de travail, les invitations officielles, le faux-semblant et la retenue, ça c’est ce que je connais… », ce que je connaissais et qui me brisait, qui me faisait douter si facilement aujourd’hui. « J’aimerais que la réponse soit si facile, que leur reconnaissance soit secondaire… Mais ce sont mes parents… Et je les déçois. », mon Sensei n’aimerait pas m’entendre parler ainsi, il me le ferait même payer - pas avec violence - mais avec une remarque déstabilisante. Et il aurait raison. Je m’accrochais à des fantômes qui me refuseraient toujours ce dont j’avais besoin. « Le jour où j’arriverais à faire quelque chose, peut-être que ça sera plus simple de me dire que je peux y arriver seul… Mais pour le moment… » relevant les yeux vers elle, j’eus un sourire désolé, peu habituel comme si cette expression me dépassait, « Les seuls qui veulent me faire agir comme ça ont tout des idéalistes un peu perchés.», m’inclinant légèrement pour appuyer la suite, « Sans offense. ». Me redressant alors, je fis un pas en arrière, comme pour signifier qu’à présent, malgré mon manque d’envie évident de franchir ces murs, je ne voulais pas qu’on l’accuse de quoi que ce soit.

« J’aimerais vraiment vivre dans un monde ou vous avez raison. Enfin je vis déjà dans un monde où c’est le cas, mais pas pour moi… », j’aimerais que cette situation ne se produise jamais seulement quoi faire ? Rien, je ne pouvais que subir et puis c’est tout. C’est ainsi que ma vie est faite, du moins jusqu’à ce que j’arrive enfin à m’en détacher. « Dans les Idéalistes un peu perchés il y a mon Sensei, je suppose qu’un jour, je n’aurai plus besoin d’eux s'il vous donne raison. » et je n’avais pas le choix que d’y croire. Il refusait que je continue ainsi, seul.

Faisant alors un pas en avant, j’avançais de nouveau vers elle avant de glisser mes bras autour de ses flancs dans une étreinte un peu maladroite et à l’opposé de ce que je voulais faire initialement, mais dans la parfaite continuité de ce que je voulais vraiment. « Merci et désolé pour les ennuis… », soufflais-je contre elle. Elle n’avait pas idée de ce qu’elle avait pu faire, pas idée de ce que cela pouvait faire naître chez moi. Et même si tout serait plus douloureux, au moins aurais-je eu la chance de goûter à l’amour d’une mère une fois dans ma vie. Je ne pouvais qu’en être reconnaissant… Malgré la souffrance.


☽ • ☾
ft. Kumako


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dawn of Ninja :: Zone Rp - Le Sekai :: Pays du Feu - Hi no Kuni :: Territoire du Feu-
Sauter vers:

Cliquez sur une technique de la Bibliothèque pour obtenir son code !
Il ne vous restera plus qu'à le copier-coller ailleurs.