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Entre Lune et Soleil [Pv Kyoshiro]

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Tadake Kyoshiro
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***

Tu ne te réveillas pas, à la place son front vint trouver le tien. Et pour ce qui te sembla être un long moment, vous restâtes ainsi, immobiles, silencieux, communiquant sans mot l’intensité de la soirée, de l’instant passer l’un contre l’autre. Ta main vint chercher sa joue, comme il avait fait pour toi. Tu l’entendis te demander si tu allais mieux, mais tu ne voulais pas répondre, tu ne voulais pas y penser, plutôt rester ce la douceur du moment présent, plutôt que de retomber dans ton passé. Tu n’avais pas envie de te rappeler que tu avais un millier de raisons de ne pas aller. Ton cœur battait dans tes tempes, ton souffle était calme, ton esprit était paisible. Rester ainsi, rien qu’un peu plus longtemps.

Mais tu ne voulais pas le laisser dans l’ombre, enfin pas trop. La main que tu venais de poser glissa dans ses cheveux alors que tu cherchais les mots. Les mots pour exprimer ce qui se passait dans a tête, dans ton esprit, dans corps, ton cœur … Tu initias un léger mouvement, guidé par l’envie irrationnelle de reposer tes lèvres sur les siennes, non pas dans le but de relancer la danse que vous veniez tout juste de terminer, mais dans le but de partager encore un peu plus. Peut-être que les mots que tu ne trouvais pas y seraient cachés ? Mais aussitôt le mouvement initié, tu t’arrêtas. Tu ne devais pas. Chaque sensation partagée, tu le sentais, te hanterait plus tard, lorsque tu serais de nouveau seule …

Tu n’eus donc ni la force, ni le désir d’aller jusqu’au bout de ton geste et les mots te faisaient défaillance encore. Mais cela ne semblait plus être de grande importance puisque ses bras puissants, ces bras de shinobis, de guerrier, t’entourèrent et sa tête vint se loger sur ton épaule. Son corps était chaud, si chaud. Tu étais confortable, plus que tu ne l’avais été en de nombreuses années. Tu laissas ta tête se poser sur le sommet de la sienne, lentement, doucement. Tes yeux se fermèrent et la réponse te vint naturellement, sans plus de question.

« hum-hum. Pourquoi n’irais-je pas, maintenant ? »

Ton ton était plus calme que tu l’aurais cru, un murmure qui ne cherchait rien que d’exprimer sa complaisance de l’instant, comme s’il était aussi paisible, aussi épuisé que le reste de toi. Tu avais mis de l'emphase sur le maintenant, cherchant à souligner la félicité que tu restant dans cette étreinte, cherchant à balayer l'incertitude du passé.

Ta main gauche reposait désormais sur son épaule, et tes doigts, paresseusement parcourait son épaule, dans un geste presqu’inconscient lorsque tu frissonnas. L’air frais de la nuit vous embaumait et maintenant que la chaleur de vos corps redescendait, tu réalisais qu’il fallait te couvrir, mais tu ne voulais pas rompre l’instant dans l’immédiat. Pourtant, ton amant rajouta autre chose. Des mots que tu ne t’attendais réellement pas à entendre, mais qui confirmait les doutes que tu avais eus en le rejoignant plus tôt dans la journée.

Tu l’avais bel bien retenu dans l’une de ses obligations. Ton étreinte se relâcha quelque peu. Ta tête s’éloigna de la sienne de quelques centimètres alors que tu formulais une réponse à sa phrase bien que dite avec humour. Ta voix chargée de la même indignation qui se peignait su ton visage, bien qu’il ne pouvait le voir, il pouvait au moins l’entendre.

« Tu n’aurais pas dû. Il aurait fallu me le dire, je ne t’aurais pas retenu toute la soirée, j’aurais trouvé autre chose. »

Tu n’étais pas celles qui habituellement se tracassaient de ces détails, mais une pointe de remord montait en toi. Étant toi-même de ses forces de l’ombre tu ne connaissais que trop bien l’importance d’un entraînement rigoureux et ses bienfaits. Tu le fixais donc, l’air sérieuse, plus que tu n’aurais cru possible venant de toi. Si au début de la soirée, tu aurais pris ce commentaire avec joie, te sentant ton égo s’enfler d’être choisie au-dessus d’un acte essentiel pour tous bons ninjas, te voilà bien sévère devant la légèreté d’un tel commentaire. Tu hésitas même à le traiter d’inconscient l’espace d’une minute. Pourtant, tu n’en fis rien, choisissant l’option plus simple que de confronter remords et inquiétudes à l’égard de l’homme dans tes bras.

Tu te levas donc pour rejoindre tes vêtements. Les réinstallant avec une certaine habileté, après tout, tu portais toujours ce genre de vêtement, tu avais donc l’habitude de ses nœuds compliqués. Une fois bien revêtue, tu tendis à ton compagnon ses vêtements. T’étant pas bavarde de nature, tu n’avais pas le besoin d’emplir le silence d’une discussion inutile. Elle ne ferait que gâcher le moment, pourtant, au vu de la hauteur de la lune, et du temps passé depuis que tu n’étais plus avec Yuriko et Ao tu jugeas tout de même bon d’ajouter :

« Il se fait tard. Ao va se demander ce que je fais. Il vaudrait mieux rentrer. Il a bien autre chose à faire, alors, si … Si demain tu prévois t’entraîner, je pourrais peut-être te tenir compagnie. À l’entraînement. Pour s’entraîner. »

Bien sûr tes derniers avaient été ajouté avec une certaine hâte, car tu avais réalisé la teneur de tes propos qu’après les avoir dits. Tu t’approchas de Kyoshiro, faisant glisser ta main sur la sienne. Il était bientôt le temps de se dire au revoir, mais cette simple idée t’avait poussé à initié un nouveau contact, à sentir sa peau chaude sous la tienne quelques secondes de plus. Tu ne t’expliquais pas réellement toute tes impulsions, mais pour l’instant, tu préférais t’y adonner plutôt que de lutter contre elles. Tes yeux cherchèrent les siens une autre fois. Même s’il ne te voyait pas, d’établir ce contact restait rassurant, pou toi, dans un sens. C’était une preuve qu’il était là, qu’il était avec toi.





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Le cœur ne mentait jamais.

Le jeune homme avait beau se draper de ses plus beaux sourires il ne pouvait et ne voulait pas oublier l'homme qu'il avait été autrefois, le d'épave passant d'une bouteille à une autre, d'une femme à une autre sans égard pour aucune d'entre elle parce qu'il cherchait un moyen de noyer sa douleur, un moyen d'oublier qui il était afin de ne pas se briser en milles morceaux lorsque, le soir, il serait mis en face de lé vérité sous sa forme la plus purement laide. La vérité était qu'il était sans doute le moins équilibré des shinobis de sa génération et, à bien y regarder, il n'avait réussi à tromper son monde jusqu'à présent parce que tous s'étaient laissés avoir par ses sourires enjôleurs. Il avait bon fond, c'était une certitude, mais ses épaules étaient voûtées sous le poids des souffrances enfouies au plus profond de lui. Il avait réussi à tromper son monde parce qu'il était endurant, parce qu'il pouvait encaisser et, par-dessus tout, parce qu'il ne s'était jamais permis de craquer devant qui que ce soit. Ce serait un aveu de faiblesse, de ceux qu'il ne pouvait certainement pas se permettre s'il voulait que ses congénères continuent de croire en lui.
Ce soir-là la demoiselle n'avait vu et senti que la meilleure partie de lui, que le soleil qui réchauffait son corps et pas ce qui était caché dans l'ombre de cet astre solaire. Manque de confiance ? Pas le moins du monde, s'il n'avait pas pu tout avouer à sa jumelle en 25 ans d'expériences cela en disant long sur sa capacité à garder  le mauvais pour lui. Montrer le bon et cacher le mauvais en espérant ne pas exploser, telle était sa façon d'appréhender son existence et de toute façon, ce soir-là, seul le bonheur de la belle Yamanaka importait réellement.

Il s'était retrouvé en elle, avait trouvé ce qu'il cherchait après avoir abandonné les recherches depuis longtemps et il comptait en profiter. Il ne savait pas de quoi demain serait fait, pas si sa prochaine mission serait peut-être la dernière mais ce soir-là cela n'avait plus aucune importance, il ne voulait désormais plus se concentrer que sur sa muse et la tendresse qui émanait de cet instant. Ils ne savaient rien l'un de l'autre, rien de leur passé, rien des actes innommables que la vie de shinobi leur avait forcé à réaliser mais ils avaient découvert quelque chose de plus profond, de plus intense qui dépassait n'importe quel mot de leur vocabulaire. Ils auraient pu rester pendant une éternité ainsi, l'un contre l'autre, l'un dans les bras de l'autre, sans prononcer un seul mot en sachant que ce qu'ils avaient été bon, agréable, juste.

Où allaient-ils ? Ils le savaient mais n'avaient pas besoin d'en discuter maintenant, pas tout de suite car ils avaient à présent tout le temps du monde pour se découvrir mutuellement. Ainsi, pour détendre l'atmosphère, le jeune homme lâcha un petit trait d'humour dont il avait le sucés et réalisa immédiatement qu'il aurait mieux fait de fermer sa grande bouche. Pour les shinobis l'entraînement était tout, le maintien de leur forme physique à un niveau optimum et, en annonçant qu'il était heureux d'avoir zappé sa séance quotidienne, en sentant le tout plus sec et outré dans la voix de la belle, l'homme compris que la transition chez la Yamanaka allait prendre un peu plus de temps.
Il était logique qu'elle réagisse ainsi en ne connaissant pas le jeune aveugle, en ne sachant pas qu'il s’entraînait plus durement et plus longuement que n'importe qui d'autre à Konoha, de jour comme de nuit,  mais il espérait bientôt que ses mots de tout à l'heure reviendraient à la surface. Ils étaient des hommes et des femmes avant d'être des outils et, si le Tadake avait mis du temps à accepter cela, il avait depuis mis un point d'honneur à garder une vie personnelle en dehors de ses missions. Si ce n'était pas pour son corps qu'il le faisait c'était certainement pour sa tranquillité car une vie à ne faire que s'entraîner e se battre le ferait rapidement devenir fou.

Laissant la demoiselle se relevait, alors qu'il se redressait par terre, regrettant presque les mots prononcés plus tôt ou plutôt leur effet sur son amante, l'homme se drapa d'un petit sourire taquin tout en évoquant ce qui lui semblait être l'évidence.

« Tu plaisantes ? J'ai passé une des meilleures soirées de ma vie et, évidemment, c'est à toi que je la dois.   »

N'avait-elle donc pas compris qu'il fallait faire la part des choses, que ce n'était pas sain de dévouer sa vie entière à une cause qui l'avalerait entièrement tôt ou tard ? Se battre pour Konoha était une cause juste, d'autant plus que Kyoshiro avait une dette envers ce village, mais il restait un homme avec des désirs et des aspirations profondes. Faire la part des choses, se garder une vie privée : tel était son credo. Se relevant non sans serrer les dents, sentant sa fatigue musculaire revenir, signe qu'il n'avait pas vraiment levé le pied ces dernières semaines,  il attrapa ses vêtements et les enfila sans vraiment se presser. Alors qu'il écoutait la belle lui signifier leur séparation à demi-mots, alors qu'il sentait déjà son cœur se serrer un peu plus, il focalisa sur la seconde partie de la réponse. Leurs retrouvailles, demain.

« Oh, tu sais, quand je n'suis pas en mission je passe tout mon  temps à m'entraîner. Donc oui, tu risques de me voir sur le terrain demain et ta délicieuse présence sera évidemment plus que bienvenue.  »

Réaliserait-elle donc que rater un entraînement pour ses beaux yeux n'était pas un lourd sacrifice pour lui mais un repos des plus appréciables ? Peut-être, probablement. Mais alors qu'il se dirigeait vers la sortie du petit jardin, décidé à mener la belle chez son compagnon Yamanaka, sa démarche fut stoppé lorsque sentit la main de Sayuri tout contre la sienne. Sentant cette chaleur passer à travers sa peau, moins intense que précédemment mais toujours rassurante, revigorante, le jeune homme pivota face à la belle et posa sa seconde main autour de celle de la belle encore disponible avant de se mettre en face. Il ne pouvait pas la voir mais ses yeux immaculés et doux étaient posés sur elle, après quelques secondes de silence il parvint enfin à prononcer quelques mots.

« Dis-moi, tu...  »

La suite de la phrase mourut au fond de sa gorge et, si le shinobi referma sa bouche presque aussitôt pendant qu'il interrogeait son cœur, pendant qu'il se sondait lui-même pour savoir si ce qu'il voulait demander était raisonnable, ses mains ne quittèrent pas un seul instant celles de la elle. Prenant une courte inspiration, il releva la tête avant de demander doucement, comme dans un souffle :

« Tu veux rester dormir à la maison, ce soir ?   »

Il savait que leurs vies les mèneraient très loin l'un de l'autre, tous deux en étaient conscients mais s'il devait être séparé d'elle alors il voulait encore rester à ses côtés aussi longtemps que possible. Il n'y avait aucune arrière pensée derrière ses mots, pas de malice, pas d'invitation à une autre danse des sens : juste la présence de l'un pour l'autre.


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***

L’instant s’étirait, vous aviez, tous les deux, aucune réelle envie de vous séparer, même pour la nuit. Même si une voix dans ta tête te criait de prendre gare, que tu pouvais perdre tu t’abandonnais un peu plus, mais à ce moment précis, tu jugeas qu’il était mieux de la fermer, de l’éteindre et l’enfouir, cette voix qui devait être ta conscience, ou peut-être juste ta pensée rationnelle. L’effacer, la laisser tomber.

Toute ton attention portée sur vos mains jointes, tant que ton discour semblait un tant soit peu décousu, alors que tu lui proposais de le revoir. Le revoir. Tu te sentais bête, mais tu n’arrivais pas à calmer ton cœur qui se réchauffait ou l’étrange joie qui montait qu’à cette simple idée. Le revoir, demain. N’était-ce pas trop tôt ?

La voix dans ta tête te hurlant de faire demi-tour avant que tu n’en redemandasses encore plus. Mais trop tard, lorsqu’il accepta de te voir à l’entraînement ne luttas même pas contre les coins de ta bouche qui s’étirèrent doucement dans un petit sourire discret. Tes doigts serrèrent un peu plus les siens. Il n’avait rien du tout contre te revoir et même si le contexte ne prêtait pas à un tel moment. Tu étais à la fois surprise, car, malgré tout, tu t’attendais qu’il te balaie du revers de la main maintenant qu’il t’avait prise, maintenant que tout ce qu’il avait fait tomber toutes les défenses que tu avais mises en place.

Il entreprit une phrase et tu restas suspendue à ses lèvres l’attendant. Que voulait-il te demander ? Il semblait si vulnérable, tellement à la recherche de ses mots, de sa demande. Que pouvait-elle bien être ? Sa main libre trouva la tienne et tes doigts se faufilèrent entre les siens. Lorsqu’enfin il sut comment te poser cette question, tu eus l’impression, probablement juste qu’il n’était tout simplement pas près de te laisser aller, même s’il y avait promesse de retrouvailles. Sans attendre, une de tes mains quitta la sienne pour se poser sur sa joue. Doucement, délicatement, tes doigts caressèrent la ligne de sa mâchoire, alors que tu te hissais sur la pointe des pieds cherchant tant bien que mal à atteindre ses lèvres une fois encore.

« Se ne serait pas raisonnable »

Et tes lèvres réclamèrent ce baiser qui t’avait tant fait hésiter quelques secondes plus tard. Tendrement, lentement, avant de reposer tes talons à même le sol.

« Mais il semble que je n’ai fait aucun choix raisonnable ce soir. »

Paume contre paume, doigts entrelacés, tu appuyas ta tête contre son torse. Tu t’imaginais déjà les commentaires d’Ao, mais tu les repoussas, comme la petite voix, de plus en plus désespérée qui criait que tu n’avais aucune idée de ce que tu faisais, que toi, la veuve noire des Yamanka. Tu ne jouais pas les jeux de l’amour, mais de la séduction. À cet endroit, à ce moment précis tu étais en territoire inconnu. Depuis le début de la soirée, des hauts, des bas, c’était à en perdre la tête et pourtant.

« Il faudra que tu me montres le chemin, car d’ici, je d’ici, je n’ai aucune idée d’où aller … »

Tu t’étais perdue quelque part entre un baiser, une caresse tendre et les mots plus que déstabilisant de ton amant, mais tu n’avais aucune envie quelle qu’elle soit de te retrouver. Pas cette soirée-là et tu espérais réellement ne pas avoir à le faire, qu’importe quand, mais tu n’avais rien d’une utopiste. Tu savais qu’en rentrant chez toi tu devrais voir à tout ça, peut=être trouver une solution pour l’absence que créerait la séparation. Tu t’étais attachée à lui,  toi qui refusais éperdument toute connexion émotionnelle justement parce qu’elles étaient l’origine de tous tes maux.

Tu t’effondrerais sûrement aussitôt loin de lui, mais tu ne voulais y penser, tu ne voulais qu’il ne réalise que tu avais tant besoin de sa présence, surtout à cet instant, alors que ton esprit se tournait avec anticipation vers le futur. Nerveusement, tu caressas le dos de sa main, tentant de te ramener à l’instant présent. Ce n’était pas du tout dans ta nature de te laisser aller à l’instinct et de te soucier des répercussions plus tard. Peut-être était-ce la cause de ton angoisse ? Peut-être que de ne pas parvenir à voir plus loin que ses paroles, de ne pas être capable d’imaginer le monde qu’il t’avait offert dans un instant de rêve, de ne pas saisir toute l’implication qu’il était prêt à mettre dans sa promesse était la raison qui faisait serrer ta poitrine malgré la douceur de l’instant ?

« Comment fais-tu ? »

Question vague lancée d’une petite voix curieuse, presque murmurée, sortie de littéralement nulle part, du moins pour qui quiqu’onques n’ayant pas suivi ton raisonnement. Tu t’étais immobilisée, tenant toujours sa main. Tu avais besoin de savoir comment il faisait pour faire tout ce qu’il voulait de toi. Tu voulais comprendre ce qu’il avait de plus que les autres. La façon avec laquelle il t’entraînait sans aucun effort, tu ne pouvais pas prétendre ne pas être entièrement déstabilisée par tout ce qu’il était.

« Je ne comprends pas. J’ai besoin de comprendre. »

Une supplication voilà à quoi était réduite ta voix alors que vous étiez si près de chez lui. Si tu étais parvenue à faire taire ta logique pour simplement profiter de ce que ton cœur réclamait, tu n’arrivais pas à taire les angoisses, tu n’avais pas l’esprit libre et tu doutais qu’un jour se soit le cas. Ton esprit, toujours enchaîné à ton devoir, ne pouvait te laisser en paix. Si au moins, tu avais l’ombre d’une réponse, ou un indice de comment faire pour, au moins, avoir le cœur pleinement disposé à recevoir ce qu’on lui donnait.





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En bien des occasions le jeune homme n'avait pas toujours été aussi prévenant et doux qu'aujourd'hui envers un membre de la gente féminine, triste constat qui lui rappelait à quel point il était bien loin du modèle de vertu que certaines pourraient voir en lui. La danse des sens était une affaire de partage, de connexion, de communication et dans ce dernier domaine le jeune Tadake n'avait pas toujours été aussi doué qu'aujourd'hui. Nombreuses furent les occasions où, une fois la danse terminée, il s'était rhabillé avant de rentrer chez lui sans laisser à son amante du soir l'occasion de créer cette connexion, de communiquer, de laisser son cœur parler. Si jusqu’à présent il n'avait jamais vraiment regretté ses agissements, se concentrant surtout sur son propre plaisir malgré ses discours enjôleurs et ses beaux discours, maintenant qu'il avait rencontré cette perle qu'il ne voulait plus laisser partir il se mettait à regretter ses frasques passées. Était-ce correct de les traiter de la sorte, alors que elle avait le droit à un traitement de faveur ? Non mais le cœur avait toujours ses raisons et, comme pour se rassurer, Kyoshiro se disait simplement que son cœur avait gardé son âme intacte pour pouvoir la présente à la belle Yamanaka. Se préserver des tentations externes pour une autre, pour la bonne : bien piètre façon de justifier son comportement.

Mais ce soir les autres ne comptaient plus, les soirées alcoolisées étaient bien loin, disparues les nuits endiables sans inquiétude de ce que le lendemain pourrait lui réserver, désormais il s'était offert à cette femme devant lui et rien ne pourrait changer cela aussi longtemps qu'il continuerait à être fidèle à son cœur. Il savait qu'il la reverrait demain, qu'elles n'allaient pas se séparer comme cela mais, pour autant, son cœur réclamait la présence de Sayuri et désirait l'avoir à ses côtés un peu plus longtemps. Une seconde, une minute, une année, une éternité : Kyoshiro avait besoin de Sayuri autant que Sayuri avait besoin de Kyoshiro mais apparente confiance en lui rendait ce constat moins évident. Et pourtant il était bien réel.
Alors il prit son courage à deux mains et osa, osa demander, osa quémander un peu plus de cette délicieuse présence dont il ne pouvait plus se passer. La réponse fut chaude à son cœur, chaude à ses lèvres et fit naître un sourire enjoué sur son visage alors que ses doigts se resserraient un peu plus autant de ceux de la belle.

«  Dans ce cas soyons déraisonnables, une fois de plus.   »

Il lui rendit son baiser, doux, silencieux, avant de mener la marche en direction de ce qu'il appelait son foyer. L'était-ce vraiment ? De nom seulement, oui, car en raison de ses choix et de son rythme de vie il n'y passait que très peu de son temps, à peine pour laisser son corps se reposer avant de retourner s'épuiser ailleurs quelques courtes heures plus tard. Mais qu'à cela ne tienne, après une telle danse, une telle soirée, ils avaient tous deux bien besoin d'un peu de ce tendre repos des amants épuisés mais heureux. Pas après pas, rue après rue, le jeune homme sentit ses sens retrouver un semblant de calme, son esprit se rassembler petit à petit jusqu'à ce qu'il soit de nouveau capable de former des pensées cohérentes. Ils arrivèrent tous deux en « vue » de l'appartement du shinobi, une modeste bâtisse semblable à beaucoup d'autres mais le Tadake s'immobilisa, intrigué par la vague question de sa partenaire.

Il était normal que toutes ses barrières ne soient pas encore tombées, qu'elle se pose encore tout un tas de question mais le shinobi ne comprit pas tout de suite le sens de celle-ci. Ce fut lorsque le besoin de la belle se fut plus évident que le tadake en comprit le sens. Elle avait besoin de savoir comment il faisait pour avancer, pour sourire, pour la rendre heureux et pour détruire son monde comme il l'avait si facilement fait un peu plus tôt. Elle était perdue, en attente de repère et si l'aveugle constituait un solide pilier sur lequel se reposer, elle avait aussi besoin de quelques réponses pour commencer à accepter d'elle-même cette nouvelle vérité.
Que pouvait-il lui dire, lui qui avait fait semblant d'être heureux pendant assez longtemps pour que son esprit lui-même en soit convaincu ? Lui qui n'avait jamais réellement compris le sens du mot affection, de l'amour, de l'union des sens avant ce soir ? Il avait son propre avis sur la question, sa propre vérité mais ses mots feraient-ils écho dans le cœur de la belle ? Rien n'était moins sûr. Il pivota vers elle et, posant une main délicate sur son visage, formula la première partie de sa réponse.

« Être heureux est un choix. Ton esprit l'a peut-être oublié, la voie du shinobi t'as peut-être menée vers un autre chemin où le bonheur n'est pas au rendez-vous mais ton cœur, lui, connaît la vérité.    »

Il savait qu'il était facile de s'égarer quand on ne connaissait que la guerre et le meurtre, aussi bien que celle en face de lui mais par chance – ou grâce à quelques soutiens externes – il avait réussi à se sortir de ce bourbier jusqu'à trouver un semblant de stabilité. Si c'était ce que sa muse souhaitait alors il la lui donnerait également.

«  Et je suis là pour te rappeler comment l'écouter. D'accord ? Tu n'es plus seule désormais. »

Laissant à la belle le temps de réflexion, ne coupant par leur connexion physique pour autant, l'homme fit querlques pas de plus et, après un mouvement de clé et de poignet, la porte s'ouvrit sur l'antre du senseur. Modeste appartement de deux grandes pièces, la première – qui faisait office de salon, cuisine et salle à manger – était très sobrement décoré et comportait le minimum de meubles requis. Se déchaussant sans attendre, le jeune homme rompit le contact un instant, ouvrant les bras pour présenter à la belle sa modeste demeure avant de, de nouveau, user d'un petit trait d'humour.

« Désolé, je ne suis pas très doué question décoration. Fais comme chez toi.»

Laissant à sa déesse le temps de se faire à son  nouvel environnement, faisant comprendre par ce manque de personnalisation qu'il ne passait ici que très peu de temps, l'homme se dirigea vers la porte située de l'autre côté de la pièce. Un mouvement de poignet plus tard et la porte s'ouvrit sur sa chambre, très modestement décoré d'un assez grand et large lit ainsi que d'une armoire et une commode : le minimum syndical. La demoiselle n'était peut-être pas habituée à la pénombre comme lui mais heureusement, ce soir-là, les deux pièces étaient éclairées par la bienveillance de l'astre lunaire.
Lentement, un pas après l'autre, l'homme se rapprocha de l'extrémité de son lit et, dans un mouvement lent et las, se débarrassa de son t-shirt avant de le jeter négligemment sur la commode non loin de là. Sentant la fatigue pointant le bout de son nez, sentant ses muscles fatigués l'implorer de lever un peu le pied, il finit enfin par s'asseoir au bord de lit tout en passant sa nuque engourdie d'un air absent. Bientôt il se redresserait et tendrait la main à son amante, l'invitant à le rejoindre pour trouver en sa compagnie un repos et une tendresse largement mérités.

Ici elle serait en sécurité. Ici elle pourrait trouver la paix.




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Yamanaka Sayuri
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Entre Lune et Soleil

Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Instants fugaces entre deux êtres diamétralement opposés 













***

Kyoshiro … il semblait avoir toutes les réponses, avoir trouvé la solution à la vie, au combat, à l’amour, à la guerre. Il se montrait brave, vulnérable, fort, sage, impulsif, tendre … Il était tout à la fois, du moins, ce soir. Il fallait bien admettre que dans l’état des choses, l’esprit en bourrique de cette façon, le cœur écorché sur lequel il appliquait généreusement un baume avec chaque parole, il n’était pas vraiment difficile de paraître plus grand que nature. S’il était réellement tout ça, tu ne saurais le dire avec exactitude, mais il en était certainement un très agréable mélange. Il était suffisamment bon d’âme pour plonger sa main dans tes ténèbres et t’en sortir. Il tendait sa main à une créature de l’ombre, assoiffée de sang, de misère et de solitude comme toi et tranquillement, centimètre par centimètre, il te tirait vers une lumière que seul lui semblait voir. Pourtant, car il y avait toujours un pourtant, tout était si rapide, tu ne comprenais pas ou n’assimilais pas toute cette information qui t’était ainsi offerte et dans un recoin plus orageux de te toi, l’idée de devoir ensuite payer germait et de voir ce petit conte de fée s’envoler en fumée te terrorisait.

Mais ses mots, encore ses mots, toujours ses mots, avaient calmé tes craintes, les avaient endormies l’espace de quelques instants, juste assez longtemps pour que tu acceptas de te remettre en marche. Hochant la tête, petit signe d’acceptation de sa réponse, tu caressas de nouveau le dos de sa main de ton pouce.

« Je vois … »

Il était là. Il resterait là. Tu voulais y croire. Mais est-ce que d’y croire en ferait une réalité ? Tu n’en avais aucune idée et il fallait s’y faire. Tu saurais lorsque la nuit serait passée, lorsque le voyage à Konoha aurait pris fin et lorsque, de nouveau chez toi, tu aurais un regard plus éloigné pour décortiquer tout ce qui t’arrivait. Tu ne voulais pas t’étanché davantage sur la question, car tu ne savais quoi répondre à son discours autrement que par quelques phrases moralisatrices que tu aurais souhaité être mensonges.

Malheureusement, aussi douce, aussi réconfortante fut sa réponse, tu sentis ton cœur s’effriter un peu. Le bonheur était un choix, alors. Tu savais que sans hésiter tu fermerais les yeux sur ton bonheur pour ceux de ton nom, pour ceux qui devaient rester derrière toi, ceux que tu avais juré de défendre. Tu n’hésitais pas, du moins, lorsque tes émotions n’étaient pas mises à vif ainsi. Tête froide, tu calculais toujours à la recherche du meilleur gain, même si ce gain n’était pas pour toi, mais pour ton clan. Tu t’offrais sans hésiter, sans battre des paupières, prenant bain de sang et poison pour une cause plus grande que toi. Tu n’en avais pas honte. Tu n’avais toujours été qu’une ombre dans la nuit et c’était la seule chose à laquelle tu pourrais aspirer.

Bien sûr tu voulais croire au monde utopiste ou choisir le bonheur venait facilement, où il ne fallait qu’une tendre caresse et baiser pour oublier le mal du monde. Bien sûr que tu voulais y croire. Qui ne le désirait pas ? Un monde où de choisir le bonheur ne voulait pas dire arracher des fragments même de son âme et les jeter à la poubelle, où choisir le bonheur ne l’enlèverait pas.

Jusqu’à présent, tu t’étais contentée de rester dans une zone grise, ou tu ne ressentais pas le bonheur, mais où la douleur n’existait pas réellement non plus. Dans cet espace où tu évoluais jour après jour, il était facile d’y perdre les visages de ceux qui te causait tort et d’oublier ceux qui te tendait la main, car après tout, si tu ne les gardais pas dans ta mémoire, tu ne pouvais ressentir la douleur ou l’exaltation causée par leur disparition.

Peut-être qu’après tout, le bonheur n’était pas pour toi, tu aurais aimé, réellement pouvoir le saisir, mais pouvais-tu simplement déclarer qu’à partir de cet instant cet homme était ton point de repère ta bouée, ton phare dans la nuit ? Il était un ninja de Konoha et toi une kunoichi d’un clan indépendant. Non, c’était impossible. Tu avais un devoir et lui le sien … Mais tu ne voulais pas y penser. Pour demain, pour plus tard, pour vos au revoir.

« Si tu es là … peut-être que je peux essayer d’y croire. »

Tant dit en si peu de mots, chacun d’eux lourdement chargé d’un sous-entendu que toi-même n’était pas certaine de comprendre. S’il se questionnait sur ta réponse, tu n’avais aucunement l’intention de lui raconter le débat que ton côté pratique lançait à ses mots charmants dits avec tant de sincérité, mais pourtant si difficile à croire.

Il te guida jusqu’à sa demeure. Sans décoration, vide. Sans attache, sans souvenir. Tu ne pus définitivement pas t’empêcher de faire le parallèle avec ta propre demeure, petite, froide, tout aussi vide si ce n’était que les flacons de poisons et les bouteilles de saké qui la jonchait de partout.

« C’est tellement vide … tu ne dois pas y passer beaucoup de temps. Comme moi. Tu sembles tellement optimiste, mais c’est … cet endroit. Y crois-tu réellement ? Avons-nous vraiment un choix ? Non … ne me réponds pas. Je dois être tellement fatiguée que j’en sors des âneries. »

C’était la peur de le voir changer son discours précédent qui t’avais poussé à l’interdire de te répondre. Tu ne voulais pas l’entendre dire qu’au contraire, il n’y croyait pas, car tu savais que si ces mots franchissaient sa bouche, tu n’aurais pas la force de croire ses beaux discours ou d’entendre encore une belle promesse.

Tu l’observas s’installer dans son lit, retirant son chandail, le geste qu’il fit pour t’inviter à le rejoindre te donna l’énergie nécessaire pour franchir les quelques mètres jusqu’au lit où tu t’assis le temps de défaire une nouvelle fois ton Yukata. Il n’était pas question de dormir en le portant. Méticuleusement, tu défis la ceinture et la laissas tomber au sol avant de tout retirer et de détacher te cheveux de la queue de cheval dans laquelle ils étaient pris. Tu avais agi mécaniquement, comme si tu reproduisais les mêmes gestes que tous les soirs, comme si la présence à tes côtés était d’un naturel parfait. Oui, ça donnait goût, mais c’était bien l’essence même de ton problème depuis le début.

« Je suis épuisée. »

Trois forts simples, une phrase de base, désignant ton état autant mental que physique. La journée avait été rude, malgré tous ses instants, malgré la beauté, la tendresse, la douceur. Des concepts si peu familiers qu’ils te laissaient vidée. Tu pris donc lentement place sous les couvertures. Cherchant sans pudeur, ni discrétion la chaleur de ses bras.




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Entre Lune et Solei
ft Yamanaka Sayuri







Le jeune Tadake n'avait jamais le plus sage ou le plus avisé des shinobis de sa génération, il n'avait pas toujours de bons conseils mais étrangement, pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, ses proches se tournaient instinctivement vers lui comme si son éternel sourire pouvait leur donner toutes les réponses dont ils avaient besoin. Dire qu'il aimait cette confiance n'aurait pas  été le reflet de la réalité car ce don si particulier rajouter un imposant poids sur ses épaules, le forçant presque à courber l'échine parfois et pourtant il avait accepté cette responsabilité. Silencieusement, dignement, même s'il était parfois celui ayant le plus besoin de soutien, il s'était forcé à arborer cet accueillant sourire pour aider ses proches dans leurs moments les plus difficiles. Oui il avait un talent particulier pour cerner les gens, pour les rassurer, pour réchauffer leur âme avec quelques mois car il savait ce qu'ils avaient envie d'entendre, ce qu'ils avaient besoin d'entendre et, dans ses plus sombres moments, l'aveugle aurait espéré que quelqu'un puisse en faire de même à son tour. Mais qu'y pouvait-il ? Le cordonnier était toujours le plus mal chaussé, comme le voulait l'expression et finalement ce n'était pas aussi important que cela. Teinté d'abnégation, Kyoshiro avait longtemps accepté que son bonheur comptait finalement peu face aux souffrances des personnes chères à son cœur et, s'il devait faire une croix sur cette joie, il le ferait sans hésiter si cela pouvait servir aux autres.

Bien sûr il espérait pouvoir trouver ce bonheur dans les bras de la belle Yamanaka comme il avait pu y goûter ce soir, il espérait que ce soir ne soit pas qu'une histoire sans lendemain mais cela ne dépendait pas vraiment de lui. Sa muse avait besoin de lui et, s'il lui donna  les réponses qu'il pensait être justes, Kyoshiro sut qu'il faudra plusieurs heures, peut-être même plusieurs jours à la belle pour digérer ces informations et trouver ses propres réponses. Il pouvait lui montrer la voie, lui tendre la main mais seule la belle pouvait accepter de le suivre ou non.

Il pénétrèrent dans l'antre du jeune homme, un lieu qui devrait normalement être symbole de confort et de sécurité pour n'importe qui mais qui, étrangement, ne sonnait pas du tout ainsi aux oreilles du shinobi. Il restait ici parce qu'il le devait, parce que son corps en avait besoin quotidiennement mais cet appartement ne représentait absolument rien pour lui. Était-ce parce qu'il n'avait pas encore trouvé avec qui se poser qu'il y accordait si peu d'importance ? Peut-être à cause de son rythme de vie qui le poussait à rester dehors, de jour comme de nuit ? Un peu des deux sans doute, oui. La belle se posait sans doute un tas de questions à propos de son amant, quel genre de vie il menait et peut-être fut-elle déçue en voyant ces pièces bien trop impersonnelles, ou du moins était-ce ce qui transparaissait dans ses paroles. Il aurait voulu la rassurer, lui dire qu'ils avaient le choix de construire un foyer mais qu'il ne l'avait simplement pas fait, que ce manque de personnalisation ne signifiait absolument rien pour lui mais il ne le fit pas, respectant le désir de sa belle de ne pas avoir de réponse.

Ses pas menèrent l'aveugle jusqu'à sa chambre dans laquelle d'un air absent, par habitude, il enleva son t-shirt comme il l'avait déjà fait un millier de fois. La force de l'habitude, oui, mais en sentant la belle en faire de même il sut que cette nuit serait différente. D'habitude quand il rentrait chez lui avec une femme c'était dans un but bien précis et dans ce cas-là ses gestes étaient bien plus passionnés, plus intenses. Était-ce la première fois qu'une femme l'accompagnait ici dans le seul but de dormir ensemble, paisiblement, tendrement ? Probablement oui et cette seule perspective le fit sourire.
D'un simple geste il se sépara des derniers vêtements cachant sa nudité avant de se réfugier sous les draps, accueillant tendrement la présence réconfortante de la belle tout contre lui. Il s'était déjà endormi en étant meurtri, épuisé, harassé mais c'était sans doute la première fois qu'il accueillait son voyage au pays des songes avec autant de sérénité que cela. Pourquoi ? Parce qu'il savait que ce soir-là il n'était pas seul, parce qu'il savait qu'en se levant le lendemain matin sa muse serait toujours là, à ses côtés, tout contre lui.

Elle était à lui, il était à elle. Rien au monde ne pourrait changer cela et, pour l'un comme pour l'autre, ce soir-là marquerait le début d'une nouvelle ère.

D'ordinaire le jeune homme ne dormait jamais plus de cinq heures et, dans les rares cas où il arrivait réellement à dormir, son esprit se remémorait quelques sombres périodes  qu'il préférait largement oublier. Combien de fois s'était-il réveillé en trombe, les yeux écarquillés, trempé de sueur ?  Combien de fois ses propres démons l'avaient-ils arraché du pays des songes ? Trop souvent, pratiquement toutes les nuits mais ce soir-là, sous la froide caresse de la lune, le jeune éphèbe trouva l'un des sommeils les plus doux et répérateurs de sa vie. C'était à elle qu'il le devait évidemment et, lorsque les rayons du soleil pointèrent le bout de leur nez il resta là, silencieux, à sentir la respiration douce et régulière de la belle tout contre lui.
Était-ce donc cela d'être heureux ? De ne pas penser qu'à son propre plaisir temporaire ? Oui, cela en avait tout l'air en tout cas et il resta dans cette position jusqu'à ce que la belle, elle-même, s'extirpe du pays des songes.

« Bonjour toi. »

Ces paroles furent aussi douces que le baiser qu'il déposa tendrement sur les lèvres de son amante, alors que ses doigts caresser délicatement cette peau qu'il connaissait par cœur. Toujours protégé par la douce caresse des draps, l'homme pivota légèrement sur le côté, tournant son visage vers sa muse avant de l'accueillir d'un beau sourire.

« Bien dormi ? »

Avait-il déjà connu d'aussi douces nuits ? S'était-elle déjà abandonné aux songes au côté de quelqu'un sans inquiétude, sans question sur ce qui se passerait le lendemain ? Peut-être pas mais c'était un nouveau pour lui, une douce nouveauté qui réchauffait son cœur. Il était bien, il heureux serein au côté de Sayuri, de cela au moins il était sûr.



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Entre Lune et Soleil

Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Instants fugaces entre deux êtres diamétralement opposés 













***

Une fois de plus, te voilà à tenter un exercice nouveau. Celui de dormir dans ses bras, de ne pas être sur tes gardes, de t’abandonner aux songes sans inquiétude. Étendue sous la couverture contre lui, il fallu quelques instants avant que le sommeil ne te gagne. Instants où tu fus particulièrement immobile, de peur de déranger Kyoshiro qui s’assoupissait déjà. Dans ta tête, tu revoyais la soirée, entendais les mots, revivais l’intensité de tes émotions.

Non, tu ne faisais pas la paix avec tout ce qui était arrivé. Ce n’était pas toi. Enfin, peut-être que ce l’était, mais ce n’était ce que tu t’évertuais jour après à être. D’être arrachée à tout ce que tu étais n’était pas quelque chose que tu pouvais digérer facilement. Tu n’avais de valeur que lorsque l’on te mettait une arme sous la main, alors pourquoi, pourquoi est-ce que Kyoshiro te disais le contraire ? Pourquoi te faisait-il sentir le contraire ?

Si tu étais une excellente kunoichi, si tu pouvais, sans hésitation, faire une croix sur ton propre bonheur, sur ta vie, tes espoirs et tes désirs, tu étais novice à l’art de les savourer, de les ressentir et de les tester. Il te faudrait du temps et de la patience pour grandir, pour vivre la vie que ta mère avait souhaité te voir vivre plutôt que de devenir une pâle copie d’elle.

Ta mère … Tu n’y avais pas pensé de la soirée. Était-ce ça d’être heureuse, d’être bien ? On ne pensait plus à nos démons de tous les jours, s’abandonnant à ce qui nous entouraient. Tu l’espérais. Si c’était ça le bonheur, tu voulais bien y goûter un peu plus et un peu plus longtemps.

Étendue dans l’obscurité de la nuit, dans les bras de cet homme en particulier, tu pris la décision de faire de Konoha ton idylle, de faire de cette rencontre un souvenir sur lequel tu t’appuierais quand le baume sur ton cœur aurait séché, quand sa présence n’envahirait plus chacun de tes sens, quand tu aurais froid la nuit, seule, ou même accompagnée. Ces instants à sa présence, tu n’avais aucune idée d’où ils te mèneraient, mais tu voulais bien t’y abandonner, te laisser guider. Qu’importe où tu irais, qu’importe où vous alliez tous deux, tu voulais vivre ces instants. S’ils avaient un prix à payer, tu le paierais, mais plus tard.

C’était en observant sa silhouette si près de toi, dans la noirceur de sa chambre que le sommeil te trouva. Tu te laissais porté par la douceur de l’émotion qui emplissait ta poitrine et ton ventre. Soucis mis à part, tu te laissais porter, encercler, couvrir, réchauffer …

La nuit fut trop courte à ton goût, mais en ouvrant les yeux, alors qu’aucun cauchemar n’était venu perturber ton sommeil, tu ne pouvais t’empêcher de te sentir plus reposée qu’à l’habitude. Tu n’eus le temps de prolonger le constat de ton état que déjà sa voix résonnait tout près. Il te fallu par contre quelques secondes avant de réagir et ses secondes étaient celle nécessaire à la compréhension de la situation. D’abord, tu étais encore dans ses bras, tu n’avais pas bougé, toi qui avais habitude d’un sommeil agité. Ensuite, il était réveillé. L’avais-tu empêché de dormir ?

« Bonjour …  Oui … oui… J’ai bien dormi, toi ? »

Ce n’était pas de l’hésitation, de l’embarras ou de l’incertitude qu’il y avait dans les silences composants ta réponse, mais plutôt de l’admission. Tu t’admettais à toi-même, tout comme à Kyoshiro, que cette nuit, tu avais particulièrement bien dormi.

Tu te redressais lentement, t’appuyant sur tes coudes pour mieux le regarder, ainsi, encore dans les couvertures. Il y avait dans ce moment plus d’intimité, plus de délicatesse que dans la soirée précédente. Il était là, près de toi. Toute la nuit il avait été là. Il n’était pas parti. Il n’avait pas tenté de te pousser à un autre échange passionnel … Et Tu ne comprenais pas. Tout ce que tu croyais connaître des hommes, de leur façon d’être ne faisait aucun sens près de lui. Il défiait sans cesse la logique, comme s’il voyait au-delà de la chair et du désir, comme s’il était immunisé à l’hédonisme tout en s’y adonnant.

Tu avais bien dormi. Trop bien. Sans honte, sans peur tu le blâmais de cette sérénité engourdissante qui t’envahissait un peu plus chaque seconde. Sérénité accompagnée de douceur, d’un baiser matinal et de caresses affectueuses. Tes yeux se fermèrent pour mieux accueillir la sensation alors que tu répondais par les mêmes gestes.

Lorsque vous vous séparâtes, tu appuyas, avec hésitation, ton front contre le sien, contact qu’il fait la soirée précédente et dont la symbolique t’avait particulièrement plu.

« Je ne t’ai pas réveillé n’est-ce pas ? »

Il fallait que tu t’en enquisses. Avec tout ce que tu trimbalais derrière toi, avec toutes tes histoires, toutes tes missions, avec l’esprit et le cœur en lambeaux, il était rare qu’un sommeil si paisible te trouvasses. Et l’idée d’avoir perturber le sien par tes mouvements erratiques habituels t’inquiétait suffisamment pour que la question franchisse tes lèvres.

Mais, il fallait bientôt te mettre en action. Bien que tu voudrais éterniser le moment, tu avais tout de même des responsabilités auxquelles tu ne pouvais te soustraire. Ta main glissa sur son biceps, avant de te relever.

« Je dois y aller. »

Tu soupiras. Tu ne voulais aucunement partir, mettre un terme à ce rêve, mais si tu ne le faisais, tu savais que les ennuis te rattraperaient. Sous la forme de genjutsu surpuissants contre lesquels tu savais ne rien pouvoir faire …

« Es-tu toujours partant pour que je retrouve, plus tard, à l’entraînement ? »

Car tu comptais t’y toujours t’y présenter, mais une fois que tu avais terminé de régler tout ce qu’il y avait à faire, car à l’origine tu n’étais pas à Konoha pour connaître une idylle, mais pour parler politique. Mais de poser tout bonnement cette question amenait une banalité fort agréable à la très courte discussion, alors que déjà tu remettais ton yukata en place.




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Un guerrier devait prendre soin de son corps comme un temple et aucune autre caste guerrière ne l'avait mieux compris que celle des shinobis, des combattants de l'ombre pour qui rapidité et force étaient les principaux atouts. Tous avaient bien compris que si les entraînements étaient la base de leur éducation, de leur montée en puissance, les avantage ne se voyaient réellement que lorsque les muscles avaient le temps de se reposer, aussi arrangeaient-ils leur emploi du temps pour se permettre quelques moments de repos et de sommeil avant de retourner au charbon. Prenant en compte de constat évident, on pouvait effectivement dire ue le jeune Tadake était sans doute le moins sage de ses pairs car il ne se laissait clairement pas assez de sommeil pour que son corps se repose, il était pour ainsi dire en état constant de fatigue à force de trop tirer sur la corde. Qu'y pouvait-il ? Il était un homme qui aimait vivre sa vie intensément, donner le maximum de lui-même dans tout ce qu'il faisait et, si ce soir il ne l'avait pas vraiment montré, il n'était pas homme à aimer rester en place. Peut-être était-ce pour cela qu'il avait aussi aisément navigué d'une femme à une autre durant les dernières années, parce qu'il avait un trop plein d'énergie que ses entraînements n'étaient pas toujours capable de canaliser, ou peut-être avait-il simplement une libido à crever le plafond. La raison importait peu, il savait qu'il ne donnait pas à son corps assez de repos et le ressentait à chacun de ses mouvements, dans chacune de ses respirations mais il n'était pas prêt de lever le pied pour autant. Il avait beaucoup trop à faire, un retard bien trop important à rattraper pour se permettre de ralentir le pas.
Alors pourquoi l'avoir fait aujourd'hui ?  Nombreuses avaient été les fois où, après une nuit intense, il était retourné s'entraîner à la faveur de la lune alors que ses muscles le suppliaient d'y aller mollo. Pourquoi cette exception ? Pourquoi cette entorse à son intense rythme de vie ? À cause d'elle, pour elle, il n'avait pas besoin de réfléchir pour le savoir. Pourquoi ? Pourquoi elle et pas une autre ? Qu'avait-elle de plus ? Il ne devait pas juste s'agir de son aspect brisé, du besoin de lui ouvrir les yeux pour sourire à la vie, ce serait beaucoup trop simple ainsi. Alors pourquoi ? Il n'en savait rien et cela l'effrayait quelque peu car Kyoshiro connaissait les tendances de son cœur à s'emballer pour un rien, à tirer des plans sur la comètes quand cela n'avait pas lieu d'être.

Devait-il se mettre à espérer, ou attendre la suite des événements ? Devait-il demander conseil à un proche, en sachant pertinemment que personne d'autre ne pourrait trouver la réponse à sa place ? Il n'en savait rien et s'en voulait d'espérer, s'en voulait de s'emballer ainsi alors que peut-être, juste peut-être, cette soirée n'avait absolument pas la même signification pour lui que pour sa belle partenaire. Oui, il laissa donc le pays des songes l'emporter avec ses doutes, ses questions et tout le reste : ce ne serait pas ce soir qu'il aurait sa réponse.
Le lendemain matin il se réveilla donc au côté de cette Aphrodite, de cette peau douce dont il connaissait tous les recoins, de cette âme brisée qu'il avait tenté de réchauffer au mieux de ses capacités. Succès ou échec ? Succès apparent car, selon les dires de la belle, elle avait bien dormi ce qui était un assez bon début.

« On ne peut mieux. »

Combien d'heures était-il resté ainsi ? Il n'avait aucune notion du temps et pourtant, ce matin-là, son corps semblait le remercier de lui avoir offert un repos bien plus long et réparateur que d'habitude. Oui, il avait étonnement bien dormi, surtout pour quelqu'un qui n'avait jusqu'à présent jamais aimé flemmarder au lit. Mais aujourd'hui c'était différent, aujourd'hui il ne se réveillait pas seul.
Le jeune shinobi hocha la tête de droite à gauche pour signifier qu'il n'avait été réveillé à aucun instant, ce qui était une surprise surtout pour lui-même. Pas une fois au cours des dernières années n'avait-il été réveillé paisiblement, pas une fois ne s'était-il pas réveillé en sueur et en se réveillant ainsi, paisible, il avait mis du temps à comprendre. Comprendre ce que c'était que de bien dormir, comprendre ce que c'était que de se sentir paisible auprès de sa muse mais maintenant il le savait, il comprenait.

Il savait ce qui allait se passer bientôt, il savait que d'ici peu la réalité reprendrait ses droits et ce fut son amante qui vocalisa ce constat en premier. À son ton, à son soupir le Tadake savait qu'elle avait aussi peu envie que ce moment s'arrête et, au lieu de lui faire courber l'échine de déplaisir, cela raffermit sa détermination. Elle tenait à lui tout autant que lui tenait à elle, un constat silencieux qu'ils ne s'étaient pas totalement autorisés à vocaliser jusqu'à présent mais ils n'en avaient plus besoin, c'était l'évidence même.
Se relevant de son lit en laissant sa belle se rhabiller, l'homme attrapa un short et l'enfila avant de se diriger vers la salle principale, vers la table sur laquelle était posée une grande bassine d'eau froide. Posant les mains de part et d'autre du récipient, l'homme plongea la tête toute entière dedans avant de la relever brusquement, sentant ce contact glacé lui donner le véritable coup de fouet qu'il méritait pour se réveiller. Soufflant, sentant sa peau trembler au contact de ces gouttes, l'homme attrapa une serviette et s'essuya les cheveux avant d'enfiler le premier t-shirt à sa portée.

S'adossant à la porte, attendant que la belle soit prête, le jeune tendit la main à la belle pour qu'elle le rejoigne avant de formuler une simple proposition.

« Je te raccompagne, si tu veux. Tu veux passer voir ma sœur, en chemin ? Ce n'est pas loin d'ici. »

Il savait que toutes deux étaient des amies et, avant de retourner à ses responsabilités, peut-être voulait-elle se retrouver entre femmes ? Un court instant de répit avant le retour à la réalité mais, que la belle refuse ou accepte, Kyoshiro prendrai délicatement sa main et l’emmènerait à bon port, comme hier.

S'ils devaient se séparer, même temporairement, il préférait être à ses côtés jusqu'au bout.



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Yamanaka Sayuri
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Tadake Kyoshiro et Yamanaka Sayuri

Instants fugaces entre deux êtres diamétralement opposés 













***

L’étrangeté de la situation te faisait vivre une palette d’émotions à la fois chaudes et rassurantes. Partager ta routine matinale avec un autre, le savoir si près, d’avoir accepter de baisser la garde … Rien de tout ça n’était habituel pour toi. Bien sûr tu étais une kunoichi, tu ne pouvais te permettre de d’adonner entièrement à ce genre d’exercice très souvent dans ta vie … Jamais en réalité. D’être chez lui, loin de tout ce qui t’étais familier, normalement te ferai hérisser les poils sur les bras, te garderait sur tes garde, prête à bondir. Normalement. Il n’y avait plus rien de normal, plus maintenant.

Il te fallu quelques instants pour terminer de te revêtir. Tu passas tes doigts dans tes cheveux pour le démêler, car même si Kyoshiro ne pouvait les voir, les présenter ainsi à Yuriko et Ao en dirait long sur le contenu de cette nuit-là. Pour te cheveux, tu eus besoin d’un peu plus de temps avant de juger qu’ils étaient suffisamment bien pour les laisser. Tu ne les remontas pas dans la queue de cheval de la soirée précédente.

Alors que tu combattais ta chevelure, tu l’avais observé s’habiller et sortir de la pièce. Tu pourrais venir à t’y habituer, à réellement apprécier des matins de la sorte. Tu secouas la tête, il fallait se sortir cette idée de la tête avant qu’elle ne s’enracine trop profondément.

Lorsqu’il revint, il avait le visage humide, quelques mèches aussi. Il n’avait pas couvert ses yeux comme la journée précédente. Un petit sourire, très petit, apparu sur ton visage alors que tu franchis l’espace entre vous. Même s’il ne voyait pas, tu préférais cela ainsi, tu pouvais l’entièreté de son visage, les nuances de ses émotions, la confiance. Oui la confiance, car tu te doutais bien que c’en était à l’origine. Il avait l’habitude de cacher ses yeux, mais ce matin-là il lui proposait de la rapporter chez sa sœur, les yeux à découvert.

« C’est parfait, je devais aller chez elle, de toute façon. Il faut que je me prépare et que j’y rejoigne Ao … »

Ao … qu’allait dire ton équipier sur ton comportement clairement peu professionnel ? Tu ne voulais l’imaginer, l’idée d’une nouvelle dispute, même un peu moins violente que la dernière te donnait des frissons d’horreur. La dernière fois, tous les deux, vous étiez passé si près de na pas vous relever …

Tu fus arrachée à tes pensée par la main de Kyoshiro qui vint prendre la tienne. Tu relevas les yeux vers son visage. On aurait dit qu’il avait su deviner ton trouble, ou sinon, c’était un parfait hasard. Tu te laissas guider vers la demeure de ton amie, ta main dans celle de Kyoshiro, mais plus vous vous approchiez, plus tu t’agitais. Tes doigts hésitaient entre serrer ou relâcher sa main, se crispant pas instant.

Tu savais que si tu arrivais main dans la main chez Yuriko, tu aurais à faire face à quelques questions élémentaires dont tu n’avais toujours pas la réponse. Qu’allais-tu dire ? tu ne voulais pas non plus gérer tes états d’âme et ta confusion devant lui alors que tu chercherais pathétiquement à expliquer à Yuriko la soirée précédente.

Ta main resta contre celle du Tadake aussi longtemps que possible, mais une fois arrivés devant la porte de la demeure de ton amie, tu la relâchas, lentement, avec hésitation. Tu ne pouvais tout simplement pas arriver fraîche comme une rose, main liée avec son frère comme si de rien n’était, comme si c’était tout à fait naturel que de faire une telle chose. Il faudrait d’abord que tu comprennes où tu en étais toi-même avant de l’afficher partout.

« Je … crois que pour l’instant c’est mieux comme ça … »

Ta voix était basse, chargée de … Remords ? Oui c’était bien du remord. Tu ne savais pas ce qu’il pensait de peu importe ce qui se passait entre vous, mais il était si doux, si chaleureux à ton égard que de refuser de tenir sa main à cet instant-là t’apparaissait comme une insulte à son égard, chose que tu aurais préféré éviter, mais tu n’avais pas la force d’en faire autrement.

Puis, tu toquas, avec une assurance et force, comme si tous tes états s’étaient envolés d’un coup. Tu avais repris ton masque, ton jeu, espérant pouvoir tromper cette femme que tu étais venue à admirer. Tu ne voulais lui donner aucune chance de deviner ce qui c’était passé. C’était mieux ainsi.




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Tadake Yurikô
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Ce matin-là, , Yuriko pouvait se féliciter d'avoir passé une nuit sans nuage, sans ombre dans ses rêves peut-être parce que la journée d'avant, et pour la première fois, elle avait eu le plaisir de pouvoir dire et d'affirmer qu'elle avait accueilli une amie. Mieux encore, peut-être un second en la personne de Ao. Aussi fantasque qu'il aurait pu paraître, cela ne gênait en rien la shinobi. Il était élégant, charmant et drôle. Mais aurait-elle pu s'attendre à autre chose? Pour une fois, assez rare pour être soulignée, la konohajin était prête à accorder sa confiance à une autre personne que son frère. Mais n'était-ce pas un risque qu'elle prenait? Pour elle ou même pour Konoha? De toutes les manières, les grandes intendances avaient désiré approcher ce clan à la solide réputation, et c'était d'ailleurs l'une des raisons de la présence de son amie. Pourquoi devrait-elle faire preuve d'inquiétude?

Peut-être parce qu'elle ne semblait pas être rentré de la nuit? Mais c'était bien ridicule de sa part pour une multitude de raison : d'une part parce que l'on était à Konoha et que le village offrait une solide sécurité, d'une seconde part parce qu'elle était une kunoichi, et enfin parce qu'elle était partie en compagnie de son frère. Elle ne pouvait espérer meilleure escorte. Elle espérait juste que ce dernier se soit bien conduit et qu'il ne l'avait pas emmené dans un bar où il aurait pu croiser quelques camarades de boissons. Mais peut-être que son amie en était amatrice aussi? Il fallait dire que Yuriko ne connaissait que le côté élégant de la Yamanaka. Aucune d'entre elles n'avaient jamais abordé leur sujet de leur métier, de leur mission ou bien de leurs propres démons. Toute chose viendrait en son temps.

Alors, même si elle avait pu passer une très bonne après-midi en compagnie de son consœur Ao, elle avait toujours eu une petite pensée pour sa camarade. Quand la nuit fut venue et que les heures passèrent, Yuriko se fit une raison, soulageant simplement son esprit en se disant qu'elle devait passer une très bonne soirée ou bien avait-elle fait le choix de choisir une auberge de peur de la dérangée. Ce fut le sourire aux lèvres qu'elle se coucha.

Quant au petit matin elle entendit quelqu'un toquer à sa porte, elle fut surprise. Yuriko n'était pas encore apprêtée, elle était encore en train de peigner sa longue chevelure et était revêtue d'un simple kimono blanc, tout ce qui avait de plus simple et de banal. Quittant sa coiffeuse pour se diriger vers l'entrée de ses appartements, elle ouvrit sans se poser la moindre question. Elle ne donnait pas son adresse à n'importe qui et ceux qui la connaissaient savaient que l'on prenait un risque à s'inviter chez elle sans l'avoir prévenu. Cela ne pouvait donc qu'être un proche.

" Oh? Sayuri-san! Je ne m'attendais pas à te voir si tôt? "

Comme cette dernière n'était pas venue avant, elle s'était faite à l'idée de la croiser plus tard dans la matinée. Mais à ce même moment, elle reconnut la silhouette de son frère qui se tenait derrière elle.

" Kyo? Tu es là aussi? "

Elle arqua un sourcil.

" Aurais-je oubliée de te donner l'adresse précise? "

Finalement, la jeune femme sourit et ouvrit sa porte plus largement.

" Je manque à mes devoirs. Ne restez pas dehors. Voulez-vous boire une tasse de thé? "

Il était toujours agréable de commencer la journée par un bon thé au parfum délicat... ou bien de la terminer?
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