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"the road to hell is paved with good intentions" tensai

Uchiha Akira
Uchiha Akira
Konoha no Genin
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the road to hell is paved
with good intentions

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Dès l’instant où ils avaient su que je faisais équipe avec Tensai, ma vie était devenu un enfer. Tensai était un Uchiha, un très bon Uchiha et échouer quoi que ce soit avec lui semblait tellement irréel, impossible que forcément… Toutes excuses seraient à présent irrecevable. Je ne pouvais que passer Chuunin, je ne pouvais que réussir mes missions. Il n’y avait plus de place à l’échec à présent, juste à la gloire que je devais déjà porter dans mon sang. Alors il devenait plus qu’urgent que je travaille, que je m’améliore… Et ça passait par encore plus d’heures à s'entraîner sans relâche dès que j’avais quelques heures devant moi. L’écart était colossale entre eux et moi, je pouvais simuler un ennuie et une envie de ne pas perdre mon temps avec eux, il arriverait bien un jour où en combat réel, les choses ne seraient plus les mêmes. Alors je devais tout faire pour y aller, pour combler le fossé qui nous séparait et ce quelque soit l’état d’épuisement dans lequel je pourrais finir. Je devais travailler. J’étais bon pour ça, j’avais réussi à finir premier déjà non ? Je pouvais y arriver, il me suffisait juste d’être précis, de travailler dans le bon sens. Je pouvais y arriver.

Une heure, puis une deuxième étaient passé avant que le voile sombre de la nuit ne finisse par tomber sur mes épaules et avec lui, la faim, la fatigue et l’envie de rentrer. Je ne pourrais clairement pas faire plus de chose ce soir, si ce n’est peut-être courir ou essayer de gagner en précision dans mes lancés de kunai, mais plus rien nécessitant du chakra déjà, car de ce côté là, je n’avais plus rien, un peu à l’instar d’une rivière asséché en plein été. Mais ça ne serait qu’un coup d’épée dans l’eau et je ne changerais pas celui été en ayant aussi peu d’énergie. Faisant donc demi-tour, je sentais mes jambes trembler sous mon poids, mes muscles se refroidissant peu à peu au point de devenir douloureux. Je n’en menais pas large, mais au moins une fois à la maison, je pourrais manger quelque chose avant de me cacher dans ma chambre et d’y lire un énième livre sur l’art d’être un ninja. Avec un peu de chance même, je ne croiserais personne, mes parents n’en ayant que très peu de chose à faire de moi tant que je n’avais pas de nouveau brillé pour me réserver un accueil chaleureux. Alors oui, peut-être qu’ils ne seraient pas là et que je pourrais rentrer sans sentir le devoir et le poids de leurs ambitions peser sur mes épaules. Et ça semblait assez bien parti, car à l’abord de la maison, je ne vis pas les lumières proches de la rue allumées, c’était plutôt dans le salon d’hivers qu’il semblait y avoir de l’animation. Chose qui fut confirmé dès que je mis le nez dans l’entrée.

Il y avait du monde, sans doute des collègues de père… Du moins c’était ce que j’avais pensé au début. J’avais alors retiré mes chaussures pour les mettre à leur place avant de découvrir deux autres paires, dont une de ma taille. Fronçant dès lors les sourcils, j’avais avancé jusqu’à entendre la voix froide et forte de mon père m’appeler. Un simple Akira, mais qui signifiait pourtant bien d’autres choses, comme son désire que je le rejoigne. Que je les rejoigne. Posant alors mon sac dans un coin, j’avançais fébrilement jusqu’à l’endroit où il était, prêt à recevoir un savon jusqu’à ce que la réalité ne vienne m’assassiner. Non, c’était pire.

Mon regard tomba automatiquement sur Tensai assis à côté de son père et presque automatiquement la colère puis l’angoisse me traversèrent pour m’étouffer. Que faisait-il ici ? Pourquoi il était là ? Pourquoi son père ? Pourquoi il n’y avait pas Kaori si lui était là ? Pleins de questions se bousculèrent d’un coup dans ma tête au point d’en avoir des vertiges. Ne nouveau pris au piège, mon coeur ne cessa pas de gagner en rythme dans ma poitrine au point que cela en devienne douloureux. « C’est à cette heure là que tu rentres ? », demanda mon père sans me lancer un regard. « Viens t’asseoir et ne nous fait pas perdre plus de temps. » exigea-t-il. Bougeant fébrilement, je rejoignais la place laissé vide à mon attention, m’y asseyant avant de baisser les yeux, beaucoup moins arrogant que je ne l’avais jamais été devant Tensai. C’était pas le moment de jouer à ce jeu là, pas devant mes parents, pas quand je ne comprenais rien à ce qu’il se passait.

Il n’y avait aucune raison qu’il soit là, aucune raison viable… Ça n’avait aucun sens… Plongé dans mes pensées, je fus rapidement ramené à la réalité par un rire de mon père, ce qui n’avait rien de réel, mais qu’il aimait pousser lorsqu’il était question de politique. Levant alors les yeux vers lui, je le regardais inviter le père de Tensai à le suivre pour lui montrer quelque chose et quoi que ce soit, cela fut suffisamment intéressant pour qu’on nous laisse seul avec Tensai. A l’abris des regard assassin de mon père, je posais enfin les yeux sur Tensai, une arrogance douloureuse sur le visage alors que j’essayais de reprendre le dessus. « Pourquoi Kaori n’est pas là ? », sur ce point je tenais vraiment à savoir, car bien que la jeune femme m’agace complètement, au moins avait-elle ce que moi je n’aurais jamais… Du courage. « C’est une réunion au sommet pour nous trouver quelqu’un de compétant ?  » continuais-je avec une assurance feinte. Je n’avais rien contre l’homme qu’on nous avait désigné, vraiment rien, seulement attaquer les autres c’était plus simple, « A moins que t’ai eu besoin de ton père pour venir me supplier d’être ton meilleur ami… La réponse est non. », je n’avais rien contre Tensai, du moins rien de réel, simplement il semblait si… Heureux ? Lui-même. C’était frustrant. Me redressant donc légèrement, je tendais mes bras dans mon dos pour m’appuyer un peu plus nonchalamment. Il avait forcément vu, maintenant c’était à moi de faire passer l’enfer de ma vie pour un profond respect envers mes parents et non de la peur.


☽ • ☾
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« Obasan ! J’ai terminé avec votre jardin ! » hurlai-je à l’entrée de la maisonnette pour avertir la vieille femme que le travail était enfin terminé. La tête dans les broussailles et dans les arbres, je n’avais pas vraiment eu le loisir de voir les heures défilées. Encore un jour de repos où je n’aurai pas réellement pris le temps de reposer. Après tout, la vie de ninja ne se limitait pas à effectuer des missions pour le village ! Aider les villageois, les soulager d’un travail qui leur serait fastidieux, c’était aussi la vie d’un jeune shinobi ! Pas besoin d’une missive accrochée sur un tableau en liège pour donner un coup de pouce à une vieille femme dont le dos hurle à l’agonie aux moindres mouvements un peu brusque. Puis, celle-ci, j’la connaissais depuis un bail maintenant. Et pour tout vous dire, je ne le faisais pas gratuitement. Oh non ! La fin d’la journée était souvent récompensée - pour ne pas dire tout l’temps - par une petite récompense : quelques sucreries. Avec le temps, elle avait appris à m’connaître, c’est pourquoi j’étais quasi certain de toujours repartir avec quatre ou cinq sucettes au citron ! Héhé !

L’après-midi était déjà bien entamée. Sucette à la bouche, lunettes devant les yeux, les mains dans les poches, je traversai les rues marchandes, zyeutant les étales, me permettant un arrêt lorsque quelque chose attirait particulièrement mon regard. Encore quelques heures à tuer avant de devoir rentrer au domaine. J’attendais impatiemment le retour de Kaori. Elle ne devait pas rentrer très tard, de quoi nous laisser l’temps d’nous amuser un peu, passer un peu de temps entre frère et sœur ! Parfois, j’en viens à regretter un peu la vie que nous avons choisi. Père ne nous laissait pas énormément de temps pour que nous retrouver comme avant. L’époque de l’Académie me paraissait déjà si lointaine. Finalement, j’ai trouvé ma distraction sur la table d’une libraire de passage. Elle vendait des bouquins venant des quatre coins du Sekai. Mes yeux s’étaient rapidement posés sur une couverture portant les affres du temps. Un simple recueil détaillant la faune et la flore de quelques régions reculées de ce Monde que je ne connaissais qu’encore trop mal. Il ne me fallut pas longtemps pour ouvrir ma légère bourse et les déposer dans le creux de la main de la vendeuse. Livre en main, je me rendis alors dans un bois,, maintenant armé pour faire passer le temps plus rapidement.

Je ne saurai pas dire combien de temps, j’y suis resté exactement, là-haut, perché sur cette branche, à bouquiner et à m’enrichir de la diversité d’être vivant foulant le même sol que nous. J’aimais ces petits moments, loin de la cohue citadine. Là où l’air semblait si riche, le silence, presque palpable. Une brise enivrante, le chant des oiseaux. Une douce mélodie dont je raffolais. Cela me rappelait les quelques moments passés avec Mère, loin des entraînements intensifs que Père nous faisait subir auparavant, et encore aujourd’hui, lorsqu’il en avait le temps. Nos moments à nous. Dans ses bras, elle nous contait des histoires. Des récits dont seuls les adultes avaient les secrets. Le soleil commençait alors à faillir, brunissant peu à peu les branchages, étendant les ombres des habitants centenaires de ces bois. Ce spectacle avait quelque chose d’inquiétant. D’un simple bond, je rapatriai la terre ferme, rangeant le recueil à ma ceinture et entamai alors le chemin vers le domaine.

La nuit n’était pas encore tombée. Quelques rebelles rayons de l’Astre illuminaient encore fièrement le ciel tandis que je franchissai le pas de la porte. J’ôtai mes chaussures. « C’est moi, je suis rentré »  m’annonçai-je. Subitement, la silhouette de mon Père m’apparut devant l’ouverture du salon. « Pas la peine de les enlever Tensai, nous sortons. »  me répondit-il sèchement.

« - On sort ? Mais je viens tout juste de...
- Inutile d’insister, nous sommes attendus ailleurs ce soir, me coupa-t-il brusquement,  signifiant par la même occasion que je n’avais guère le choix.
- J’ai compris, je vais chercher Kaori,  entrepri-je alors en me dirigeant vers l’escalier menant aux chambres.
- Pas la peine, nous ne sortons que tous les deux. Allez, ne nous met pas en retard,  termina-t-il, coupant court à la discussion.

   Déçu, je renfilai alors l’unique sandale que j’avais enlevée, observant le sommet de l’escalier dans l’espoir de voir ma jumelle, ne serait-ce que quelques secondes. Pourquoi fallait-il toujours que Père nous empêche de nous voir ? Les entraînements, les missions et maintenant les sorties “Père et Fils” mystérieuse.

« - J’peux au moins savoir où on va ?
- Les parents de ton nouveau camarade nous ont conviés pour le dîner,  me répondit-il toujours aussi sèchement en franchissant le pas de la porte. »

Mon nouveau camarade… l’identifier ne fut pas très compliqué. Si au début le doute avait été permis, le chemin emprunté le fit s’envoler. Akira. Pour quelle sombre raison avait-on été convié là-bas ? Oh non, l’idée ne me plaisait guère, notamment depuis que nous nous étions retrouvés dans la même équipe. Un départ houleux, tout ce que je voulais éviter avec ce changement inopiné. Arrogant, fier, sombre, caustique… autant de qualificatifs pour un individu que je ne connaissais réellement que depuis quelques jours. Oui, nous nous étions bien croisés quelques fois dans le domaine, mais jamais nous ne nous étions adressés la parole, sinon pour les commodités habituelles. Bonjour, Au revoir et basta. Devoir composer avec une telle personne… vous parlez d’une punition… Toujours une remarque plus désobligeante que la précédente. Toujours un commentaire à faire. D’ordinaire, ce genre de choses me passait au-dessus de la tête, mais subir ça au quotidien. Je ne pouvais qu’imaginer le calvaire de ses parents face à un enfant avec autant de répondant.

Nos hôtes nous attendaient déjà sur le pas de la porte. Ils nous accueillirent chaleureusement, presque même un peu trop, beaucoup trop à mon goût. Les salutations m’ont semblé tellement longue. A ma grande surprise, lorsque nous avons pénétré dans le salon, il n’y avait personne sinon une tableau fraîchement dressé avec quelques amuse-gueules et des rafraîchissements. Akira était absent ? La veine, je n’aurai pas à le coltiner toute la soirée… du moins c’est ce que pensais avant que son père ne fasse une remarque quant à l’absence de son fils. Le regard et le ton employé me firent frissonner. Une once de mépris peut-être. Non. Je devais certainement faire erreur. Mes yeux s’employèrent à visiter la pièce tandis lorsque le “maître” de maison m’interpella sur mes entraînements quotidiens, mon équipe précédente, etc. Ma vie de shinobi. Des questions toujours plus intrusives les unes que les autres. Un léger sentiment de malaise. Heureusement pour moi, cette situation n’eut pas le temps de durer. La porte d’entrée s’ouvrit. Quelques instants plus tard, le visage de mon nouvel “équipier” apparu.

Le voir m’épuisait déjà, pensant à la première remarque qu’il allait pouvoir m’envoyer à la figure. Seulement, le premier à prendre la parole fut son père, qui ne prit même pas la peine de lui adresser un regard. Leur relation semblait… tendue ? Akira ne répondit même pas, obéissant docilement - quoiqu’un peu tendu - à celui-ci. Il n’affronta même pas son regard, préférant courber l’échine. Où était passée son arrogance habituelle ? Envolée ? N’osait-il pas s’opposer à l’autorité de son paternel ? Respect ou peur, je ne saurai pas dire. Pourtant, bien que la situation aurait pu me paraître cocasse après la rencontre de l’équipe… il n’en fut rien, au contraire. Ce comportement me rappelait vaguement celui que mon propre Père avait eu avec Kaori, le jour de son échec à l’examen Genin. Comment oublier ce jour…

Bientôt, nous nous retrouvions seuls. Nos pères respectifs ayant trouvé un sujet de discussion fort intéressant semble-t-il et les poussant à s’écarter. Seul face à lui. Déjà, le Akira dont j’avais eu un aperçu refit quelque peu surface. Une pointe d’arrogance, dans une question si simple. Ma soeur, notre nouveau sensei - qu’il ne semblait pas porter dans son cœur -. L’espace d’un instant, j’eu l’impression qu’il aurait passé au crible le village entier. Puis enfin. La fameuse, celle que j’attendais tant. La réflexion made in Akira. Celle qui voulait blesser ou… énerver au choix. Elle n’y manqua pas, m’agaçant fortement. Elle me fit même légèrement froncer les sourcils. Je repensais à la soirée que j’aurai pu passer, tranquillement, à la maison, ma sœur et moi dans un duel de Bataille Shinobi. « Pourquoi faire ? Pour qu’elle subisse, elle aussi, ta présence ? »  répondis-je froidement, en prenant une gorgée du jus de fruit servi quelques instants auparavant. J’entendrai presque mon père. « Tu connais rien de Kyoshiro-Sensei, comment tu peux le juger comme ça ? » repris-je avec la ferme intention de défendre ce-dernier si nécessaire. Je ne le connaissais que depuis quelques jours, mais j’avais déjà un immense respect pour lui. « Sérieusement, tu m’expliques ? Il est passé où le Akira de la dernière fois ? Tu sais celui qui faisait le fier, le péteux ? » continuai-je sur un ton neutre en levant les yeux vers lui. Pourquoi fallait-il que les choses se passent ainsi ? Pourquoi avait-il fallu que je tombe sur une épine pareille ? Cela aurait pu être si simple. Une relation amicale… même pas besoin d’autant ! Une simple “camaraderie”... mais en le regardant, je ne voyais que des barrières à notre entente… alors j’vous parle même pas des moments où il ouvrait sa bouche pour cracher son venin. Je soufflais, fermant brièvement les yeux. « Visiblement, ça t’plaît pas que j’sois là. Et ça ne m’plaît pas plus que ça non plus, comme ça on est clair. Pourtant, j'ai absolument rien contre toi, au contraire... Mais là, j'vois pas comment j'pourrai vouloir d'un ami pareil, puisque qu'apparemment, personne n’est assez bien pour toi. Tu sais c'que ça signifie au moins être "ami" ? ... Avec un caractère pareil, tes parents doivent vraiment pas avoir une v... » - une vie facile... -  Être blessant n’était pas mon intention première, bien que finalement, j’étais forcé de constater que je m’étais pris à son jeu. Je m'étais arrêté avant la fin de ma phrase, peu fier de ma réaction. Je m'en mordis même la lèvre inférieure. À mon tour, je répondais à ces remarques, chose que la dernière fois je n’avais pas fait. Je ne savais rien de la relation le nouant à ses parents… même si j’en avais eu un léger aperçu il y a quelques secondes. Un spectacle, peu enviant ceci dit. Uchiha Akira. On aurait pu être ami. Du moins j’le pensais. Maintenant, faire machine arrière me paraissait bien compliqué. M’enfin… étais-je vraiment résigné à ne pas aller vers lui ? Non. Pourquoi voulais-je essayer une nouvelle fois ? J’attrapai l’une des bouteilles de jus de fruit, me servant à nouveau, ainsi qu’un autre verre. « Tu veux pas qu'on reprenne juste à zéro ? J'pense que ça s'rait l'mieux pour nous deux ! J'suis sûr que t'es un gars formidable dans le fond ! Puis entre Uchiha, on devrait bien s'entendre, non ?! » Le pire là-dedans ? C'est qu'j'y croyais. Je poussai doucement vers le verre vers lui, levant brièvement les yeux pour croiser son regard… et en lui adressant un sourire naïf, mais sincère. Je ne pouvais pas le détester foncièrement. Certes, il avait cette faculté impressionnante à m'énerver intérieurement... et pas que... mais j'avais cette sensation, cette obligation de faire le premier pas vers lui. De lui tendre la main peut-être. Essayer d'éveiller cette "camaraderie". J'avais espoir. Naïvement peut-être.


     
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J’avais redouté de me retrouvé seul avec lui, redouté aussi ce qu’il aurait à penser, à dire. Il répondit avec froideur à ma question concernant Kaori. Sans doute aurait-elle en effet eu a essuyer quelques remarques, mais nettement moins que lui. Tensai était le plus gros problème que j’avais à gérer, celui qui pourrait me faire définitivement tomber au rang de moins que rien aux yeux de mes parents. Quant à notre Sensei… Je ne le connaissais pas en effet, je ne savais rien de lui, mais je préférais jouer cette carte, celle qui pourrait me sauver en cas de problème, si jamais il venait à y avoir un échec. Si je soulignais déjà tout ce qui ne pouvait pas aller, sans soute la chute serait moins violente non ? Toutefois je reconnaissais bien Tensai dans ce discours, ce besoin de défendre autrui, de jouer au preux chevalier. J’aurais pu y croire si seulement il n’était pas l’incarnation de tout ce que je détestais. L’incarnation de la réussite, de la fierté. Il avait toute l’attention de mes parents et pourtant il n’avait rien de leur fils. Juste, il le préférait à moi, car son parcours n’était déjà pas entaché de plusieurs échec qui bien qu’ils ne soient pas de mon faits, demeurerait toujours imputé à ma personne. Je serais responsable tant que je n’aurais pas atteint les sommets. Quand à ou celui qu’il avait découvert quelques jours plutôt… Depuis quand Tensai s’abaissait à ce genre de coup bas ? Je l’aurais cru plus… Inoffensif, quoi que lorsque l’on cherchait même le plus docile et gentil des animaux il pouvait mordre.

Il jouait bien trop au con avec moi, il me donnait sincèrement envie de partir, mais si je le faisais… Je ne pourrais pas m’en sortir comme ça. Comment mes parents pourraient accepter que je traite ainsi leur si merveilleux Tensai ? Il continua à me déblatérer des évidences, comme le fait que je n’étais pas heureux de sa présence et tout comme il ne voyait pas comment vouloir d’un ami comme moi… Au moins l’on aurait un point commun pour une fois. Quand à connaitre le terme ami… Je ne savais déjà pas ce que signifiait le terme parent, ou même enfant, alors comment j’étais censé savoir ce qu’était un ami ? J’étais ignorant sur bien des aspects des relations sociales et c’était ma façon à moi de m’en sortir. Ne pas savoir m’était difficile, mais le faire revenait à s’y reposer non ? À faire des erreurs de jugement, à tendre là joue. L’on ne serait jamais plus que des coéquipiers et encore, je me voyais mal me mettre en danger pour lui, quoi que je ne le ferais certainement pas pour quiconque. Et puis il y eut ces derniers mots et là… Après l’avoir regarder avec haine, je fuis son image pour regarder vers le bas. Il pensait sincèrement que c’était mes parents qui avaient des difficultés à vivre à cause de moi ? Sans doute avait-il raison dans un sens, je n’étais pas celui qu’ils attendaient, je n’étais même pas à un dixième de l’être, alors oui, sans doute souffraient-ils réellement d’avoir un enfant aussi décevant… Pourtant j’étais celui des trois qui souffrait le plus, celui qui devait accuser les coups, les jugements, la pression de ne pas être à la hauteur. J’étais celui qui serait le plus détruit au final, mais c’était tellement plus simple de me voir une nouvelle fois comme un problème. Tensai ne valait pas mieux que les autres, il était même pire à ce cacher derrière des grands discours avant de poignarder un de ses pairs en plein dans le dos. Il ne savait rien de mon monde, de ma vie, de ma réalité. Ce n’était qu’un hypocrite.

« Un manque de courage pour finir ta phrase ? À moins que ce soit l’idée de te révéler sous ton véritable jour le problème ?! » finis-je par souffler amère, le regard à nouveau plongé dans le sien. Que savait-il de ma souffrance ? Que pouvait-il en tirer ? Rien, si ce n’est la satisfaction d’avoir su mettre le doigt sur quelque chose de bien plus faible que lui.

Alors oui, lorsqu’il proposa de repartir à zéro pour le bien de nous deux, j’eus un rire douloureux. Il était sûr que j’étais un gars formidable ? Et il pensait que j’allais le croire ? « Un Uchiha qui juge plus important de pousser une nouvelle génération hors des préceptes de son clan n’est définitivement pas quelqu’un avec qui j’aurais envie de construire quoi que ce soit. », continuais-je avec douleur. Pourtant il avait raison et j’aurais tout donné pour me défaire de cette pression, de cet étaux puissant qui se refermait douloureusement sur moi. J’aurais tout donné pour un peu de répit, mais je n’y aurais pas le droit. « Tu penses tout savoir, c’est cool, mais t’as aucune idée des réalités des autres… T’es qu’un gamin avec des rêves stupides. », mais il avait des rêves lui, ce que je n’avais pas et cette innocence que j’accusais était peut-être celle que j’aurais voulu avoir, celle avec qui j’aurais voulu vivre plusieurs années. Il avait ce que je n’avais pas, même l’amour de mes parents, comment j’étais censé vouloir être en première ligne ? Comment je pourrais vouloir faire face à ça sans m’écrouler devant ma propres souffrance, ma propre lâcheté.


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Je... n'étais pas fier. Mes propos, ma réaction. Tout ceci était puéril. Je m'étais emporté, alors que je n'aurai pas dû. Pourquoi ? Sombre question. Peut-être une once d'anxiété ? Je n'avais jamais eu à gérer pareil comportement. Habituellement, les gens étaient respectueux. Bien sûr qu'il devait parfois s'agir d'une façade. Peut-être crachait-on dans mon dos... mais finalement, je n'avais jamais, ou bien alors rarement, dû faire face à des remarques pareilles. Akira était blessant, cinglant. Il avait de la répartie. Quatorze ans et déjà si froid. Pourquoi ? A son âge l'on devrait transpirer la joies de vivre ! S'éclater avec ses amis... bon j'suis mal placé pour dire ça. Au moins prendre la vie à bras le corps. Je ne sais pas... On aurait dit qu'il était dégoûté de cette dernière. Comme s'il n'y avait aucune saveur dans son "monde". Pourquoi donc.

J'aurai pu choisir de l'ignorer. Ne jamais rien lui répondre. J'aurai aimé finalement. Choisir l'indifférence. Malgré cela, j'l'ai fait. J'ai répondu, me mêlant, à l'occasion, de choses qui ne me regardaient certainement pas : sa famille, sa vie. J'ai joué son jeu. Un jeu que je détestais. Pour le coup, Akira avait bien raison... j'ai réagi comme un gosse. Démarrer au quart de tour ne me ressemblait absolument pas. Je ne portais pas de masques. « Je... » commençai-je à répondre tandis qu'il prit la peine de me regarder. Sa voix était pleine d'amertume. J'aurai aimé m'excuser avant de l'entendre déblatérer son discours. Loin d'être un manque de courage, il s'agissait plutôt de honte. Oui. J'avais honte. Mes propos n'avaient pas été ceux d'un camarade. Je disais vouloir faire le nécessaire pour nouer des liens avec mes coéquipiers, et finalement je faisais tous le contraire.

Il se mit à rire, brièvement. Il alla puiser dans la discussion que nous avions eu il y a de cela quelques jours, sur le terrain d'entraînement. Nos convictions. Nous étions aux antipodes. Lui, agissant pour la fierté de son clan... moi cherchant à contrario à libérer les jeunes comme nous de leur condition de simples "successeurs". A mon tour, je baissais la tête, observant le fond de mon verre. Ma main se resserrait sur celui-ci. Comment construire une équipe avec une cohésion pareille ?! Un fossé semblait nous séparer. Lui. Moi. Il était le parfait Uchiha. Arrogant. Fier. Agissant uniquement pour l'image du clan. Les ambitions d'un Uchiha, que je ne partageais pas. Loin de là même. Je savais qu'à terme, je devrai me confronter à mon Père. Il avait beau être fier de moi, le face-à-face allait être inévitable. Je ne comptais pas rester prisonnier de son idéal... et au possible j'essaierai de faire sortir Kaori de cette boucle infernale. Hors de question d'être le reflet des ambitions de mon père. Vouloir la même chose pour tous... Ambitieux, mais était-ce réalisable ? Akira avait raison. Mes rêves étaient ceux d'un gosse.

Il se tut. Je reculais de quelques centimètres, les mains sur les genoux, les yeux rivés sur lui. Certainement allait-il encore se foutre de moi... Je baissai brusquement la tête, respectueusement. Oui. Je m'inclinai devant lui. « Excuse-moi Akira, enchaînais-je avec la plus grande sincérité. J'ai été trop loin, c'était stupide de ma part, j'voulais absolument pas te blesser ou t'insulter d'une quelconque façon ». Allait-il seulement prendre en considération mes excuses ? Étrangement, j'étais persuadé qu'il en rajouterait une couche. Je ne relevais pas la tête, pas encore. « J'comprends parfaitement que nous ne partagions pas la même vision de ce qu'un clan devrait être... T'es certainement plus digne d'être un Uchiha que moi. J'suis persuadé que tu seras un grand représentant du clan dans l'avenir. Tu as tout pour » continuai-je, la voix ampli de respect. Je le pensais sincèrement. Ses ambitions étaient celles que, selon mon Père, tout Uchiha devait avoir. Enfin, je me redressais, replongeant mes yeux dans les siens et guettant le possible retour de nos parents. Qu'auraient-ils pensés d'un tel spectacle ?

Le malaise commençait à me peser. J'avais en horreur les tensions de ce genre. Elles étaient totalement contre-productive, mais avec lui, elles semblaient être nécessaire. Il ne m'appréciait pas, c'était un fait. Mais était-ce seulement quelque chose qui avait débuté le jour de notre "rencontre" ? Peu importe. « Mes rêves sont peut-être stupide, mais j'y crois. Puis j'te signale que sur le papier j'suis encore un gosse, comme toi. A notre âge, on devrait pouvoir profiter d'la vie, nous amuser. Et certainement pas craindre de décevoir nos parents car nous n'sommes pas comme ils l'auraient voulus. Malheureusement, c'est le lot de beaucoup d'nos camarades, m'expliquai-je devant lui. J'connais rien d'ta "réalité" comme tu l'dis, tu connais rien d'la mienne non plus... on ne se connaît même pas  » finis-je en ayant une nouvelle pensée pour Kaori.« Toi et moi, j'ai l'impression qu'on s'entendra pas . J'pige pas pourquoi et ça m'énerve ... t'as une dent contre moi ? J't'ai fait un truc ? Ou t'es juste comme ça avec tout l'monde ? Explique-moi, car moi j'ai absolument rien à te reprocher ! » concluai-je enfin.  

Je me levais, en m'appuyant sur la table. Mes jambes étaient légèrement engourdies, j'étais resté à genoux un peu trop longtemps. Je ne comprenais toujours pas pourquoi nous étions ici. Répéter que je m'en serai passé, n'était plus nécessaire maintenant. Néanmoins, maintenant que nous y étions, autant aller jusqu'au bout. « Si par le passé, j'ai fait quelque chose qui t'as déplus... sache que j'en suis désolé, sincèrement. Alors crevons l'abcès s'il y en a un, avant qu'nos parents ne reviennent et qu'on doivent jouer la comédie devant eux » . Oui, face à eux, hors de question de se montrer si virulent l'un envers l'autre. Et sur ce point, Akira devrait certainement me rejoindre, à en juger par le comportement - totalement différent - qu'il avait aux côtés de son père. De mon côté, je devais comprendre d'où lui venait cette animosité, sinon comment espérer pouvoir améliorer quoique ce soit entre nous.


     
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Tais-toi, pitié tais-toi. Ce fut les seuls mots qui me vinrent en tête lorsqu’il commença à parler, et comme une vieille ritournelle rapidement fatiguée, il s’excusa, avouant qu’il avait été trop loin, que c’était stupide et qu’il n’avait jamais voulu que ça m’atteigne. Si il l’avait voulu, sinon il n’aurait rien dit. Il l’avait pensé, il y avait réfléchi et il l’avait dis. Il n’y avait aucune place à l’improvisation, la preuve, j’allais souvent trop loin et pourtant même dans l’urgence, rien ne m’échappaient réellement sans que je le veuille. Que je regrette rapidement comme lui en cet instant, oui, mais je l’avais pensé et dans un instant de colère, ça pouvait m’échapper. Complètement fermé à ses excuses, j’avais l’impression de le voir s’enfoncer encore un peu plus. Comme si il n’y croyait pas lui-même et que je n’avais donc aucune raison de le croire. Quand à la suite… Sérieusement, il se moquait de moi, il croyait sincèrement que je ne verrais pas ce qu’il cherchait à faire ? Je ne serais jamais plus digne que lui d’être un Uchiha, je ne serais jamais un représentant de notre clan, je ne pourrais jamais inspirer quiconque… Il se moquait tout simplement de moi, de mes espoirs de devenir un jour un ninja, ou juste un homme pouvant rendre fière mes parents. Comment pouvait-il aussi facilement jouer avec mes espérances, avec mes rêves d’avenir ? J’avais envie de le faire taire, lui et sa fausse bonne volonté, sa fausse humanité qui le poussait à croire qu’il savait tout mieux que tout le monde. Qu’il savait mieux que moi ce qu’il en était. Il n’avait eu qu’une vision des choses, qu’une vision de la réalité, celle qui l’arrangeait, celle qu’il préférait finalement. Il s’agissait de cet angle, de cette façon de faire, de ces actions le trahissant. J’avais beau essayer, je savais dores et déjà que cela serait infructueux… Et lui aussi.

C’était injuste de lui prêter de telles intention sans doute, injuste d’être cruel avec lui, mais me donnait-il seulement le choix de faire autrement ? Non, il s’enfonçait encore et encore, justifiant tout par le fait qu’il était bel et bien un enfant, tout comme moi, et pour lui, on devait profiter de la vie, s’amuser, être insouciant. On était des ninja, ce genre de candeur n’était plus permise, encore moins à présent que l’on faisait à nouveau partie d’une équipe, encore moins à présent qu’on allait de nouveau s’exposer à l’extérieur. Alors décevoir mes parents devait-être éviter le plus possible, quelque soit le prix, même si je rêvais de pouvoir juste une fois pouvoir aller quelque part sans craindre, sans réfléchir à ce que cela pourrait faire de moi. Je ne pouvais pas.

Il réclama alors à connaitre ma réalité, à comprendre celui que j’étais car il ne comprenait tous simplement pas. Etais-ce lui le problème ? Ou un comportement naturel chez moi ? Il voulait savoir car si il était responsable de quoi que ce soit, il voulait s’en excuser maintenant. Ca c’était adulte, une réaction bien plus mature que les précédentes, mais comment j’étais censé lui dire en face qu’il faisait de ma vie un enfer uniquement car il existait, car il était bien plus fort que moi ? Car mes parents le préférait à moi ? Comment lui dire que je n’étais rien, que j’étais pathétique, lamentable, faible. « Tu juges mon mérite à être un digne représentant de notre clan à mon animosité envers toi ? » demandais-je sans laisse le moindre doute sur la colère qui menaçait d’éclater, « Être un Uchiha ne se limite pas à un comportement, c’est un ensemble de chose visant à l’excellence, à la grandeur et à la puissance, un comportement n’est que secondaire, comme un kunai pour un ninja. Notre clan est bien plus que tu sembles le croire. » et pour moi il s’agissait d’un effort quotidien pour y répondre, pour me montrer digne, « Ce que j’ai contre toi ? Sérieusement ? », demandais-je avec un rire acide, « Tu craches sur notre clan, sur notre sang unique en ignorant complètement les décennies d’histoires, de combat et de sacrifice que notre clan a du mener, accuser, subir ou gagner. », me cacher derrière le clan derrière les mots qu’il avait pu avoir était la chose la plus rassurante à mes yeux, mais c’était loin d’être la vérité. C’était une illusion contre lui, car il était ce que je voulais être, car il était là ou je ne pourrais jamais aller. « Tu parles d'inconscience, mais tu es un ninja, un ninja avec des yeux si précieux qu’on pourrait te tuer pour les avoirs. Alors où est la place à l’enfance depuis que tu as ce bandeau sur le front ?! » et là je trahissais mes peurs, mes peurs de mourir en ayant échoué, en n’étant jamais ce qu’on l’on aurait attendu de moi… Je mourrais en lâche, avec la déception de mes parents pesant sur ma tombe.

« C’est à cause de ce genre de comportement que nos parents sont comme ils sont, car certains se croient au dessus de tout... » sauf qu’il l’était sans doute… Il attisé les flammes déjà ardentes de mes parents et il n’avait aucune idée de la portée de ses actes. Nous étions un des clans les plus puissant au monde… Comment pouvons nous tolérer la médiocrité ? Comment je faisais pour me regarder dans un miroir ?


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Ninjutsu. Taijutsu. Les Arts Ninja. L'on pouvait aisément trouver des professeurs pour chacune de ses disciplines.  J'aurai aimé en avoir un pour la communication et les relations humaines. Peut-être n'employai-je pas les bons mots. Ou alors il ne faisait aucun effort de compréhension. Non. Alors pourquoi diable s'entêtait-il à voir tous mes propos comme une attaque contre sa personne ?! A l'instar de l'homme qui me servait de modèle, j'essayai de faire preuve de tempérance. De ne pas m'emporter, une fois avait suffi et voilà le résultat. J'avais face à moi, un animal enragé... Néanmoins, même avec la meilleure volonté du monde, je n'aurai pu contenir ma colère, face à son insolence et le déluge d'insulte qu'il m'adressait. Prétendre que je le jugeai vis-à-vis de la rancœur qu'il éprouvait, passait encore - bien que ce ne fut nullement mon intention -. Seulement, m'accuser d'ignorer l'Histoire de mon clan, de cracher dessus. Tout cela sur la base de mes ambitions et de la vision que j'avais d'un "clan". Qui était-il pour se permettre telle remarque ?! Sa tirade sur ce que devait être un Uchiha me donna presque la gerbe. Je serrai les poings, retenant ma frustration. Au diable la tempérance. Il ne comprendrait certainement rien si je continuai à feindre le calme. Même avec les meilleures excuses du monde, je n'aurai laissé passée une telle humiliation.

D'où me venait cette soudaine envie de lui en décoller une. De l'faire taire ?! Cela ne ressemblait pas, et pourtant je le voulais. Chacun de ses mots, cette histoire de pupilles... Oui. Les Sharingans étaient convoités, de véritables pépites selon certain. Et ce simple fait, justifierait l'envie de tuer pour les obtenir ?! Parler d'insouciance, d'enfance, sans en connaître les aboutissants. Savait-il seulement ce qu'était la peur de mourir ? La peur de ne peut-être jamais revenir, retrouver sa famille ? De perdre des camarades au combat ? De se dire que notre vie se terminera avant même la réalisation de nos vœux les plus chères ? Alors oui, ce bandeau entre les mains, je ne pouvais plus être l'enfant. J'étais un shinobi, mais qui pouvait m'empêcher de vouloir couper avec ce monde ?! Me replonger en enfance tant que j'en avais encore le pouvoir ?! De profiter de ces quelques moments d'insouciances qui éclaircissent mon esprit ?! Abandonner cela pour voir la vie en noire ?! Être l'esclave d'un avenir pessimiste ?! Hors de question. Je veux pouvoir rire pour un rien, m'amuser avec mes amis, lorsque j'en ai le temps. Et enfin l'accusation tomba. Moi ? Me croire au-dessus de tout ?! Selon lui, j'étais la raison pour laquelle nos parents tenaient tant à faire de nous les armes de leurs ambitions ?! J'éclate. « Boucle-là ! » pestais-je, les poings tremblant. « Ça rime à quoi ton cirque ?! Tu t'prends pour qui exactement ?! J'retire c'que j'ai dis. Un type formidable hein ?! Mon œil ouais ». Je lui tournais le dos, pointant du doigt le blason cousu sur ma veste. L'éventail du clan. Celui qui au travers de l'Histoire avait su s'imposer comme un acteur majeur. « Je suis un Uchiha ! J'aime mon clan, je l'admire et jamais je ne cracherai dessus ! Jamais je ne souillerai la mémoire de ceux qui se sont battus pour en faire ce qu'il est aujourd'hui ! » Il avait été trop loin. « Pourtant ça ne m'empêche pas de ne pas être d'accord avec l'ensemble des choses qui se sont passés. Oui. Du sang a été versé. Et pas seulement le notre. Combien sont morts pour le clan alors même qu'ils trouvaient ses affrontements futiles et dénués de sens ? Combien d'enfants ne sont jamais revenu, de peur de décevoir leur parent, alors même qu'ils ne voulaient se battre ?! C'est aussi ça l'Histoire du clan... et pas seulement des Uchiha ! » Je marquai une pause, me retournant vers lui, les yeux le défigurant de haut en bas. « Pour toi être un Uchiha, c'est se pavaner dans l'excellence, la grandeur, la puissance... et la suffisance, c'est ça qu'tu veux être ? Que devient celui qui ne peut égaler ses pairs ? Ou celui qui a besoin de plus de temps ? Il n'a pas le droit de porter ce nom ? Putain, je déteste ton monde. Chacun à le droit de trouver sa place, merde. Peu importe ses capacités. » Je me tus un instant. Les beaux et grands discours de mon père lors de l'obtention de mon entrée à l'Académie et lors de l'obtention de l'examen Chuunin me revinrent en tête. « C'est à cause de gens comme toi, qu'ils sont ainsi. Ta seule volonté est celle de satisfaire tes parents. Tu n'es personne avec ces convictions empruntées. Pour reprendre ton image... tu ne serais qu'un pauvre kunai entre les mains d'un shinobi. Je refuse de suivre ces "commandements" que sont l'excellence, la puissance, etc... je veux être reconnu pour ce que je suis, ma façon d'être, mes idées. L'idée de devenir la pâle copie de mon père ou de je ne sais quel autre "ponte" du clan m'est insupportable. Je veux être moi, avant d'être un Uchiha ! »

Je pensais n'avoir plus aucune considération pour lui. Pourtant en le regardant avec attention, j'essayai encore de lui trouver des excuses, des raisons de m'attaquer ainsi. Je fis le tour de la table pour m'asseoir à côté de lui. « Un type aussi condescendant que toi... Honnêtement, en y repensant, je pense que c'est toi qui à peur de te révéler sous ton véritable jour. J'peux te poser une question ? Tu crois vraiment en tout c'que tu déblatères depuis toute à l'heure ? Tu souhaites vraiment être un simple reflet dans un miroir ? » Quoiqu'il pouvait répondre, une chose était sûr, je n'allais pas, une nouvelle fois, le laisser piétiner ma fierté et mon Nindô.

     
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Voilà, le masque venait de tomber et je n’avais pas eu besoin de le pousser trop loin pour qu’il l’abandonne. Tensai n’était pas le gars altruiste qu’il prétendait être, il était tout au juste un digne représentant, quoi que la niaiserie feinte ne faisait pas parti de notre ADN. Quand à essayer de se rattraper aux branches en parlant d’enfant mort pour que le monde évolue. Et puis il parla de ma vision des Uchiha, mais aussi du destin de ceux ne pouvant pas en arriver là, de ceux prenant plus de temps, comme moi, mais je me retiens bien de le dire… Il détestait mon monde, tout comme je détestais le mien, tout comme je me haïssais de vivre éternellement dans l’ombre d’un autre, comme la sienne par exemple. J’aimerais avoir réellement une place dans ce monde, j’aimerais sincèrement savoir où aller, quoi faire, mais je n’en avais pas la moindre idée et si son discours redevenait dangereux pour moi, pour ma conscience et le peu d’équilibre que j’avais, je n’avais pas le droit d’y croire. Il mentait, il manipuler, il se faisait passer pour un autre, mais il n’était en rien cet homme. Et non, ce n’était pas à cause de gens comme moi que les choses étaient ainsi, c’était à cause de mes parents, des combats qu’ils avaient menés et de la légitimité qu’ils pensaient avoir sur les autres. Être lui avant d’être un Uchiha ? Avais-je ne serais-ce qu’une idée de ce que cela signifiait ? Avais-je une chance de l’être moi aussi un jour ? Non, car je n’étais personne, ni aux yeux de mes parents, ni au mien.

Le regard perdu dans le vide, je sursautais presque lorsqu’il vint s’asseoir à côté de moi, mais ce ne fut rien face au reste. Il pensait que j’avais peur de me révéler sous mon véritable visage, alors cela soulevait une question, est-ce que je croyais en ce que je disais depuis le début, est-ce que je voulais vraiment être ainsi. Pourquoi tout semblait si évident à ses yeux ? Pourquoi j’avais l’impression d’être mis à jour ? Je n’avais pas que peur de me réveiller comme j’étais, j’étais simplement effrayé à l’idée de n’être personne, si ce n’est un monstre d’échec, de lâcheté et de déception. Depuis que j’étais jeune les choses avançaient ainsi pour moi, et contrairement à lui, je n’avais pas assez de force pour avancer seul, comme une personne méritante. J’étais condamné à subir, à souffrir en silence. Ca serait plus simple de croire que vu qu’il était fort, tout était facile pour lui. Plus simple de ne pas le laisser m’atteindre, mais la vérité c’était qu’il avait raison et que sa force venait aussi de son esprit. Je le détestais. Il était tout ce que j’envie au monde, mais je le détestais.

« Qu’est-ce que ça peut te foutre ce que je pense vraiment ? » demandais-je alors la mâchoire serré. Qu’est-ce que cela pouvait bien faire ? Rien ne changerait, tout serait toujours exactement pareil, qu’il pense le contraire ou non. « Tu penses avoir le choix, je suis heureux pour toi, mais moi j’ai conscience que non, quoi que je fasse, je dois le faire pour ma famille et mon clan. Pas pour moi, pas pour des aspirations qui pourrait me couter mon clan. », ma voix était tendu, comme moi, et mon coeur serrait. Je n’avais pas besoin de réfléchir à ce que j’avais le droit de faire ou non. Je n’avais pas le droit de m’écrouler, je devais continuer car une fois que j’y serais enfin arrivé, mon père me regarderait avec autant de fierté qu’il regardait Tensai. C’était pas plus compliqué que ça. D’après lui le système était un problème, mais la faiblesse des individus était la véritable faiblesse, celle qu’on ne pourrait pas repousser éternellement. Et si les individus devenait fort et puissant, alors la pression mise à l’intérieur même du clan finirait par disparaitre. Ok, j’étais presque sûr que jamais je ne serais à son niveau à lui, mais je ne devais pas abandonner, je ne devais pas me laisser charmer. Je devais continuer à croire en les choses qui m’avaient guidé.

« On ne se connait toujours pas, désolé de te l’apprendre et j’ai nullement envie de perdre mon temps à écouter ou ne serais-ce qu’essayer de croire en ta vision du monde. », si, je le voulais, mais c’était impossible, tout comme c’était impossible pour moi de croire en le reste. Les choses devaient-être faite dans un sens, pas dans un autre et il devait le comprendre, même si ça impliquait de la souffrance. Même si cela voulait dire que le seul qui avait un véritable vision du monde n’avait pas le droit d’exister. Je devais continuer sur ma lancer, ne pas m’ouvrir, ne pas faiblir, pas quand je savais que le jugement de mon père serait ma plus grosse défaite. Il devait être fier de moi et après… Après peut-être arriverais-je à être heureux, à ne pas faire de la futur génération un monstre de souffrance comme moi. Je devais rester celui que j’étais.


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Avez-vous déjà essayé d’avoir une discussion avec un mur ? Ultra-productif, n’est-ce pas ? J’avais l’impression de vivre la même expérience… quoiqu’au moins, le mur était rarement contrariant, lui. Si Akira avait été fait de briques ou de pierres, je pense que le résultat n’aurait pas été très différent. Impossible de passer au travers de cette façade incroyablement pessimiste. Oui. Les choses qu’il dépeint. Connaissait-il seulement la signification du mot “distraction” ? S’était-il déjà amusé ou avait-il simplement déjà pensé à autre chose que la satisfaction de ses parents ? Il semblait si préoccupé par cette idée, qu’elle paraissait être une véritable obsession. Le ton de sa voix laissait bien transparaître qu’il s’agissait d’un sujet “sensible”. Il avait cette volonté de rester hermétique, de ne pas s’ouvrir. Assis à côté de lui, je l’observais attentivement, l’oreille plus qu’attentive. Être si proche de lui… me replongea quelques années en arrière. Je me remémorais les quelques fois où nous nous étions croisés sur le domaine, dans le village aussi. Les choses auraient certainement pu être très différentes si nous nous étions rapprochés à cette époque… Deux enfants d’un même clan. Quoi de plus normal qu’il se côtoie ? Peut-être qu’à l’époque il aurait été plus enclin à nouer quelque chose. Peut-être même que cela ce serait fait naturellement. Avec Kaori, nous aurions peut-être pu être un petit trio d’Uchiha complices… Est-ce que cela aurait duré ? Moi et Kaori, constamment rappelé par notre Père pour nos entraînements. Pas un moment pour souffler. Akira non plus, certainement. Ses parents semblaient en attendre énormément de lui… A quoi bon m’imaginer tout cela sinon regretter de ne pas avoir fait le premier pas à l’époque ? Pourquoi ne l’avais-je pas fait d’ailleurs ? Je n’étais peut-être pas si différent de lui finalement. Moi aussi j’ai eu cette volonté de contenter mon père. Ardemment. J’ai tout fait pour qu’il soit fier de moi. J’ai réussi. Je l’ai voulu, oui. Mais plus aujourd’hui… enfin si… je… pas de la même façon, j’aimerai qu’il soit fier de ce que je deviendrai. Or, je savais que cela ne serait probablement pas possible.

Oui. Je regrettais de ne pas voir un sourire se dessiner sur le visage de mon cousin. J’aurai préféré cela. Au lieu de ça, je voyais toujours la même expression. La même fermeture. J’avais beau essayé de me rapprocher, il gardait ses distances. Une distance que je n’arrivai pas à justifier… finalement, peut-être qu’il me détestait réellement. Épuisant. Je me laissais alors tomber en arrière, dos contre le sol. J’observais le plafond. « Moi ça m’importe. J’perdrai pas mon temps à t’causer si j’en avais pas, ne serait-ce qu’un minimum envie. T’es mon coéquipier j’te signale. Que ça nous plaise ou non, c’est comme ça. T’peux m’détester autant qu’tu veux, me cracher au visage et j’en passe. Moi, ça m’empêchera pas, quand j’aurai à l’faire, de te tendre la main. Si j’dois attendre ce jour pour que tu daignes t’ouvrir et être plus sociable qu’une huître, j’attendrai. » répondis-je calmement. Finalement, il avait beau être un shinobi de Konoha et mon équipier, il restait avant tout un membre de notre grande famille. Me prendre le bec avec lui ne m’avancerait à rien en mission. Je devais réussir à en faire abstraction. Apprendre à supporter son caractère, ses remontrances… et peut-être qu’un jour, j’arriverai à percer sa coquille. Que l’équipe trois sera plus soudée que jamais… On va dire qu’actuellement, elle ne tient que par un simple fil.

« Bien sûr que j’ai l’choix… enfin je crois… On est pas bien différent hein. Moi aussi j’le fais pour ma famille. Ma soeur, ma mère,... mon père… et aussi… pour toi d’une certaine façon. Pour effacer cette foutue fatalité du visage des personnes comme toi.» repris-je en tournant légèrement la tête sans le regarder. Est-ce qu’au fond, il n’aurait pas raison ? Est-ce que je risquais de perdre mon clan à continuer sur la voie dans laquelle je souhaitais m’engager ? Non. Je pouvais leur montrer que cela ne changerait rien ! Aucune mémoire ne serait salie. Aucun honneur ne serait piétiné. Pourquoi être un descendant d’un tel clan serait aux antipodes d’être “soi-même” ?! Non. J’y croyais. L’on finirait par comprendre. «…j’te l’accorde on s’connaît pas, c’est sûr… mais va falloir. Puis, j’t’oblige pas à m’écouter et encore moins de me croire hein… mais ça n’empêche que tu réponds pas à ma question. T’peux continuer à noyer l’poisson, j’suis pas bête. J’vais pas J’ai bien compris que tu ne te donnais pas le droit - continuai-je en insistant bien sur ce dernier mot - d’faire autre chose que de satisfaire le clan… et si c’est ce que tu veux… j’le respecterai vraiment que lorsque tu me diras que t'y crois, toi. » Je me redressai, toujours habité par un doute. Ses paroles me revenaient sans cesse. J’attrapai un biscuit sur la table, l’enfournant dans ma bouche pour l’avaler rapidement. Ma main tremblait légèrement. Pourquoi j’apportai autant de crédits à ses propos ? Il était mon aîné… était-ce vraiment pour ça… ou est-ce que cela signifiait que moi-même je n’étais suffisamment certain de mes convictions ? J’essayais de chasser cette idée de ma tête. Bien sûr, j’y avais déjà pensé. A l’échelle de mon père. J’avais envisagé sa colère, son mépris… mais pas ça. « Tu… tu… t’penses réellement que de telles idées pourraient me coûter le clan ? Qu’ils seraient capable de ça ? » Ma voix était plus basse, moins sereine, limite branlante. Jes les voyais, là, tous me regardant comme un étranger. Et si Kaori, elle-même était d’accord avec les moeurs actuels du clan ? Si, elle aussi, comme Akira ne voulait rien d’autre que la satisfaction et la fierté du clan ? Que pouvait-il y avoir d’exaltant à vouloir ressembler aux figures du passés ?


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Je ne lui ferais pas se plaisir, mais il ne me ferait visiblement pas le plaisir de s’arrêter et de me laisser tranquille. Alors je soupirais quand - après s’être couché - il m’assurait s’en foutre de perdre son temps à m’en parler, il ne faisait rien sans en avoir envie. Il invoqua à nouveau ce qui commençait sérieusement à m’énerver. Il avait toutes les raisons d’y croire et si la situation n’était pas celle qu’elle était, sans doute aurais-je accepté et salué un tel dévouement, une telle motivation, mais là… C’était simplement dangereux. Beaucoup trop dangereux pour nous, pour moi. Alors il pouvait attendre autant qu’il voulait, je ne serais pas ce genre d’homme à s’ouvrir pour devenir brutalement compréhensif et humain. Il était un danger à bien des égards. Je ne pouvais pas, en fait, je ne devais même pas accepter l’idée qu’il puisse avoir raison et que notre mésentente soit simplement temporaire, je devais me mettre dans la tête que rien dans cet univers ne pourrait justifier que j’accepte sa façon de penser. Je devais m’occuper de rendre fier mes parents, je ne devais pas y faire naitre plus de déception, plus de rancoeur. Je voulais la plus simple des choses, leurs reconnaissance et penser ainsi… Ils ignoraient peut-être à quel point j’étais une honte à leur sang, mais ils ne m’avaient toujours pas réellement tourné le dos et j’étais certain qu’en réussissant enfin l’exploit de les surprendre, de surpasser mes limites, ils finiraient par m’aimer… J’en étais sûr mais allais-je y arriver ? Surement pas…

Alors qu’il nous jugeait similaire, je baissais les yeux sur le garçon, cherchant en quoi nous étions semblable. Déjà pas physiquement, j’étais aux antipodes des Uchiha conventionnels, quant à nos motivations… Je n’étais certainement pas en train de faire ça pour lui, pour ma famille oui, pour mon clan, mais je n’avais pas de précision à donner comme il pouvait le faire et la fatalité qu’il condamnait et combattait, j’en avais fait une guide, une mère de sureté. Quoi que cette dernière me couterait sans doute davantage que la vie, mais la récompense, cet amour parental serait la plus belle des réussites. Nos regards se croisèrent alors et presque aussitôt je détournais les yeux. Je ne devais lui apporter aucune importance, je devais garder nos distances. Je ne voulais rien créer avec lui, car même si j’avais beaucoup à apprendre, je ne serais sans doute jamais en mesure d’être comme lui, que ce soit en terme de puissance comme mentalement. Il pouvait se permettre ce que je ne pourrais jamais atteindre. Toutefois, il était loin d’être stupide, je ne le réalisais pas parce qu’il le soulignait, mais simplement car en effet, il voyait ce que j’essayais de faire, il réalisait que je fuyais la véritable réponse, celle que j’avais sur le coeur pour faire tomber une sentence plus acceptable. Celle du respect, celle de l’ambition.

Quand au droit qu’il pensait que je ne me donnais pas, c’était simplement que rien ne me permettait d’être moi-même. Je n’étais pas assez fort pour défendre mes idées, pas assez exceptionnelle pour sortir vainqueur d’un tel combat. Je n’avais aucune singularité, je n’avais brillé que par des échecs dont je n’étais même pas pleinement responsable, mais qui resteraient là à entacher la vérité, cette vérité, la mienne. Alors oui je pouvais dire que j’y croyais, mais étais-ce vrai pour autant ? Non, et en l’état, je n’étais plus vraiment certain de réellement savoir. En fait je n’avais jamais su, mais mes parents pensaient ainsi et j’avais fini par m’en convaincre. C’était la meilleure solution après tout non ? Ne pas marcher à contre courant… « T’as pas l’air de comprendre… », soufflais-je alors qu’il s’était enfin redressé et qu’il se plongeait enfin dans un silence salvateur. Il n’avait pas compris le prix de ses pensées, il n’avait pas compris qu’il ne pourrait pas faire ce qu’il désire, il n’avait pas compris le prix que les autres auraient à payer, du moins c’était ce que je croyais, ce que tout laissait à présager, mais il y eut quelques mots soufflé, presque douloureux qui ébranlèrent un peu plus mes conviction…

Est-ce que je pensais réellement qu’il pourrait se faire effacer du clan pour ce qu’il croyait ? En serait-il capable ? Tournant la tête vers lui, j’eus un instant de remord, ce genre de moment où je regrettais réellement d’être tellement convaincu ou du moins convaincant que je réussissais à duper les autres. Mais c’était mieux ainsi non ? Il était moins dangereux, du moins je le croyais, « Je suppose que le fait que tu es un Sharingan remettrait les choses en perspective… » soufflais-je aussi bas que lui alors que mes yeux l’abandonnaient pour se plonger sur la contemplation de cette table devant nous. Le Sharingan était sans doute la seule chose qui me sauvait déjà, la seule chose qui faisait de moi quelqu’un qu’on ne pouvait pas ignorer. « On est pas beaucoup à l’avoir et de ce que je sais et pour ton âge, le tiens est déjà suffisamment développé pour qu’on ferme les yeux un temps… », j’étais rassurant sans le vouloir, mais c’était un fait, il risquait moins que les autres à être déjà aussi fort, à être un génie à bien des égards… « Mais je suppose que si tu continues à mettre ces idées dans la tête des autres, on te trouvera une place au fond d’un placard et pour le clan tu perdras beaucoup… », le mettre là ou il ne pourrait atteindre personne. « On est des gosses, mais on a pas le droit de rêver… Crois le ou non, ça me fait pas plus plaisir à moi qu’à toi, mais… Tu veux que ta soeur paie à ta place ? Ou les autres gosses avec cette foutue fatalité sur le visage ? », demandais-je en sentant la colère gonfler dans ma gorge. « Pour s’assurer que personne ne pense comme toi et qu’aucuns ne deviennent dissident, tu penses qu’ils vont faire quoi ? », mes poings se serraient de plus en plus sur mes genoux, ma voix mourant dans une gorge nouée, « Ça deviendra de pire en pire… », ce qui semblait déjà difficilement réalisable en soit, mais pourtant, je ne voyais pas les choses changer, je ne voyais pas les choses s’améliorer avec un tel comportement. Il était la perfection pour eux, alors si cette perfection se mettait à penser… « Ne rends pas les choses plus difficile, c’est tout ce que je te demande. », concédais-je finalement. Le masque que je portais venait de se fêler à cause de lui. Il était capable de souffrir, de se remettre en question et ok il tenait au clan… Je ne pouvais juste pas me permettre de telles pensées. Je n’avais pas le droit.


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