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Hello stranger [ PV Nara Kumako ]

Tadake Kyoshiro
Tadake Kyoshiro
Konoha no Jonin
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Tadake Kyoshiro

Hello stranger
ft Nara Kumako







S'entraîner était devenu un mode de vie pour le jeune homme, aussi bien pour s'occuper que pour  se maintenir en forme, mais il n'oubliait pas que ces sessions régulières n'étaient là que pour le préparer pour le moment où le cloche du devoir tinterait à ses oreilles. Pour être parfaitement honnête s'il appréciait ces petits moments en solitaires, ces heures où se retrouvait seul face à lui-même – l'aspect le plus triste et cruel de sa vie – il n'appréciait rien autant que de se voir assigner une mission, qu'elle fusse insignifiante ou infiniment plus dangereuse. Après tout son but n'était-il pas de rembourser sa dette envers ce village ? De profiter de l'opportunité qui lui avait été donnée pour se battre, saigner et souffrir afin que d'autres n'aient pas à le faire ?  Oui, c'était l'une des deux raisons qui poussaient le jeune aveugle à poser chaque matin les pieds en dehors de son lit, aussi fut-il ravi d'apprendre quelques jours plus tôt qu'une mission lui avait été assignée. Oh oui ce n'était rien de bien important, à peine plus qu'un rôle de messager, délivrer des informations à un groupe de shinobis de Konoha restés bien loin des murs protecteurs de leur cité, mais ces informations étaient assez sensibles pour nécessiter d'être remise à un shinobi alerte et capable de se débrouiller en cas d'attaques adverses. Après tout la voie du shinobi ne se finissait généralement que d'une funeste façon et, à chaque fois qu'un de ces praticiens devait sortir de son village, il devait être prêt à faire le sacrifice ultime pour prtéger les siens : telle était leur façon de faire.
Le Tadake n’était pas le plus rapide de sa génération mais savait mettre les bouchées doubles, aussi ne mit-il qu'un seul jour complet de course pour parvenir jusqu'au groupe, sans perdre de temps pour leur remettre les informations souhaitées. En d'autres circonstances il serait resté tailler le bout de gras autour d'un verre mais ils étaient encore en mission alors que lui non, ils avaient encore un boulot à accomplir et la présence d'un trublion ne ferait sans doute que les retarder. Ce fut donc sans plus de cérémonies que le jeune homme reprit sa très longue marche pour retourner à la maison, se perdant à travers les petits chemins de terre et les routes secondaires pour éviter les grands axes et « voir » un peu du pays, si une telle chose était possible pour lui. Fatigué ? Plutôt oui mais cela avait à voir autant avec ces deux jours de marche qu'avec ses derniers entraînements où il avait sans doute trop tiré sur la corde, comme toujours : ses bras et jambes ne manquaient pas de le lui rappeler.

En fin de journée, après avoir perdu bien plus de temps que prévu avec ses détours, ses pas le menèrent jusqu'à la bordure d'un village de taille modeste aux limites de la forêt ancestrale d'Inari. Pas trop loin des routes principales mais pas trop éloigné non plus, assez peuplée pour vivre de leurs propres récoltes sans avoir trop besoin d'aide externe, cela semblait le bon plan pour s'arrêter quelques heures. L'idée ? S'arrêter, souffler, laisser ses jambes souffrantes  refroidir un peu et, à la nuit tombée, il repartira vers sa maison. Après tout, si c'était encore nécessaire de le préciser, la lune et le soleil n'avaient jamais été capables de régir sa vie de quelque façon que ce soit.

Destination ? L'auberge du coin, bien évidemment. Il arpenta donc les ruelles faiblement éclairées de ce village en faisant toujours attention d'ignorer les regards curieux qui lui étaient jetés, ces mêmes regards qu'il avait appris à accepter et oublier toute sa vie durant, jusqu'à ce que ses pas le menènt dans cette auberge à la clientèle assez limitée ce soir-là. Dés son arrivée un silence gênant s'installa, tous s'arrêtèrent pour reluquer l'étranger au bandeau écarlate autour des yeux, cet aveugle envers qui ils devaient avoir un mélange étrange de pitié et de suspicion. Qu'à cela ne tienne, il y était habitué et cela ne lui faisait presque plus rien.

Presque.

Il s'avança donc jusqu'au comptoir pour être accueilli par un homme à la voix grave, le patron très probablement qui,, contrairement aux attentes du Tadake, ne fut pas preuve du même tact avec lequel les étrangers le traitaient d'habitude.

« J'en connais un qui a besoin d'un verre. »
« J'ai une sale gueule à ce point ? »
« Sans vouloir te vexer, petit, ouais. »
« Dans ce cas je ne dis pas non, chef.  »
« Allez, va t'asseoir. Je t'apporte du saké et de quoi manger un morceau. »

D'ordinaire les gens étaient polis avec lui, navrés de sa situation, ne sachant pas s'ils devaient le traiter comme un handicapé ou un homme à part entière, aussi une telle franchise était toujours rafraîchissante et bienvenue. De quoi le faire sourire, même s'il était exténué en cette froide fin de journée.
Ce restaurant était traditionnel si un tel terme existait, composé de différentes alcôves ou des tables basses étaient entourés de coussins en guise de siège, à même le sol et, comme de bien entendu, Kyoshiro fut guidé vers l'une d'entre elles. À peine arrivé il posa son dos douloureux sur le mur juste derrière lui avant de défaire son bandeau écarlate, passant ses mains sur son visage comme si un tel geste était à même de le réveiller.

Bon, au moins il avait trouvé un endroit où se poser. Restait à attendre la nourriture, l'alcool et il allait véritablement pouvoir se détendre.




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Kumako avait eu, ce que l’on pouvait familièrement appeler, une journée de merde. Voire, si elle osait, elle étendrait cette affirmation à toute sa semaine : tout avait commencé à cause d’Honchū – cette tête de mule qui lui servait de fils – s’était montré particulièrement infect avant son départ. Le garçon avait décidé de lui faire payer un départ dont il n’avait aucun désir ; ce fut donc après une longue dispute que la mère se décida à partir, laissant son fils aux bons soins du chef de clan. Si le garçon s’était montré froid au moment des au revoir ? Ô que oui, les dieux et tout le clan Nara pouvaient en témoigner. Est-ce que cela l’avait chagriné ? Plutôt usée. Kumako était malheureusement habituée des réactions du jeune adolescent, indépendant tout en étant ancré telles les racines d’un arbre dans un sol. Et certainement que son esprit de contradiction n’aidait en rien son tempérament déjà particulièrement virulent pour un Nara. Ce fut donc en pestant sur l’ensemble du trajet que la femme s’était promis de punir le mécréant en usant de toutes ses armes. Un entrainement des plus intenses permettrait à ce fainéant râleur de se bouger, tout cela soupoudré sur une semaine de plats uniquement composés de navets. Ah, ça lui ferait les pieds ! Mais l’ourse ne quittait nullement sa tanière pour une mission, pas cette fois-ci, bien au contraire. C’était de son bon vouloir, pour ses recherches, son entrainement personnel, que la kunoichi avait pris ses affaires pour s’éloigner du clan, à la recherche de nouvelles ressources. Prenant le temps de récolter des informations, ou juste de s’étendre contre un arbre, s’offrant une sieste à l’abri du soleil, bercée par une douce brise d’été, Kumako prit le temps de profiter de chaque petit moment de vie durant ce voyage de village en village.

En tant que ninja médecin, la brunette avait bien vite compris de la fragilité de la vie. Sa simple existence ne tenait qu’à un fil, quand elle y réfléchissait : elle était une kunoichi du clan Nara. Elle pouvait mourir à tout moment d’une escarmouche avec un adversaire, un ennemi, bien plus fort qu’elle. Être médecin ne voulait pas dire que l’on pouvait réchapper au Dieu de la Mort, bien au contraire… Cela signifiait le côtoyer et accepter son impuissance face à lui. Être médecin ne rendait pas tout puissant … Encore une leçon que l’on apprenait avec les années.

Se poser, s’entrainer, se concentrer, s’entrainer, reposer son corps et son esprit, emmagasiner des connaissances, progresser, toujours chercher à se perfectionner … C’était là sa vie de kunoichi depuis des années maintenant. Parsemé de fous rires, de râles d’exaspération, de course à la recherche d’un sale petit morveux. Et si Kumako voulait voir cette vie continuer à exister, continuer d’être préservée, elle se devait de partir de temps à autre pour apprendre ce que les autres savaient. Est-ce qu’elle fut partie longtemps ? Non. Essentiellement car ses réserves de nourritures n’étaient pas suffisantes pour un voyage dépassant les deux semaines et parce qu’elle connaissait parfaitement les lieux où elle souhaitait faire une halte. De quoi faire le plein de plusieurs plantes et ingrédients inestimables dont elle avait besoin pour de nouvelles expérimentations. Ce fut donc le sac plein que la jeune femme s’arrêta le temps de deux jours dans un petit village limitrophe d’Inari avant de définitivement rentrer chez elle, prête à accueillir dans ses bras une grande famille et quelques cerfs. Ce village, elle le connaissait : son frère lui avait présenté des années auparavant toutes les bonnes adresses. Notamment cette merveilleuse auberge où l’on pouvait trouver un saké béni des dieux. C’était du moins comme ça que son frère lui avait présentée la chose, le jour de ses vingt-et-un ans. Et ce fut donc sans une petite pensée pour son foie qui devait certainement se mettre à paniquer et à préparer activement ses enzymes pour l’attaque à venir, que Kumako s’en alla s’installer gaiment au comptoir de cette auberge.

- « Ah. Kumako ! J’étais surprise, j’ai vu ton frère récemment, mais cela fait longtemps que tu ne nous as pas honoré de ta présence. » fit la voix grave du patron, cet homme qui avait servi son premier verre à Kumako. « Comme d’habitude ? »
- « Ah, la vie d’adulte responsable est particulièrement prenante, patron. De quoi vous tenir éloigner de chez soi pendant un petit moment … »

Ils échangèrent un sourire complice. Pour le vieil homme, Kumako serait certainement à jamais cette jeune fille de vingt-et-un ans qui recracha le saké, à peine ingurgité, sous les éclats de rire de son frère. Pour elle, il était une figure emblématique de ce petit village : increvable et indétrônable. Alors, ce fut machinalement qu’il lui tendit la bouteille de saké, accompagnée de son petit verre alors qu’elle se frottait les mains et le remerciait chaleureusement. Et elle but. Elle but au point d’oublier toute inhibition. Riant, parlant avec ce vieil homme qui souriait avec bienveillance, écoutant ses histoires qui semblaient toutes si banales, si loin du quotidien cruel d’un ninja, si loin de la mort, du sang, de l’odeur de chaire pourrie. Le monde semblait voir ses couleurs s’intensifier à chaque verre, les soucis semblaient fondre comme neige au soleil : tout allait bien, tout allait pour le mieux. Et puis cet étranger arriva.

Clairement, pas du coin. Et c’était quoi le problème avec ses yeux ?

La brunette avala son verre en le scrutant du coin de l’œil, alors que le patron prouvait encore une fois, aux yeux de Kumako du moins, qu’il était l’un des meilleurs êtres de cette contrée. Kumako leva le pouce vers le vieil homme qui lui lança un simple regard sympathisant avant de préparer la commande de cette personne. Kumako, elle, pencha la tête en arrière pour regarder – la tête à l’envers et en se tenant au comptoir – l’inconnu. Oui. Il avait vraiment une sale mine. Une sale gueule, pour les citer. Hum. Pour boire, il valait mieux être deux. Se redressant, elle attrapa d’une main habilement sa bouteille de saké et celle posée sur le comptoir, alors que l’autre s’occupait des verres.

- « Je m’en occupe, patron. »
- « Bah tiens. » Un soupir exaspéré, mais il l’a laissa faire. « Tu seras pas payé pour ça. J’apporte la nourriture. »
- « C’est noté. »

Kumako s’en alla à cette table avant de s’assoir en face de l’inconnu sans avertir de son arrivée. Sans parler, la Nara versa le saké dans les deux verres avant de pousser l’un vers l’homme. Elle était certes un peu saoule mais son instinct lui soufflait qu’il serait tout à fait capable e prendre son verre comme un grand. Après tout, il avait su s’orienter dans l’auberge.

- « Buvons, inconnu. Boire seul possède un coté assez triste et mélancolique. Alors, buvons ensemble et sympathisons autour de ce délicieux saké béni des dieux ! » fit-elle en levant son verre, un sourire aux lèvres.

Elle avala une gorgée, se délectant du liquide amer qui coula dans sa gorge.

- « Mon nom est Kumako. » rajouta-t-elle simplement. Et puis, sur un ton beaucoup plus enjoué. « Et pardonnez-moi, mais vous avez vraiment la tronche d’un gars qui a besoin de boire au moins une bouteille complète de saké. »

Ouais … une sale gueule quoi.
©️junne.
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Le jeune homme avait l'habitude de se sentir fatigué à force de trop tirer sur la corde, il avait appris à accepter et apprécier la lourdeur de ses jambes et le picotement dans le bout de ses doigts comme le reflet des efforts fournis pour...pour quoi, déjà ? Ah oui, pour rattraper les autres, pour ne pas rester à la traîner, pour enfin pouvoir protéger sa sœur afin que les rôles s'inversent comme il l'avait toujours souhaité. Mais ici cette fatigue était bien différente, désagréable, irritante même car elle ne prenait pas uniquement sa racine dans la course à la perfection qui guidait la vie du jeune homme. C'était aussi le reflet d'une fatigue mental car, qu'il se l'avoue au non, Kyoshiro était en train de perdre espoir. Espoir en lui-même, en son potentiel, en son avenir.
Par arrogance ou naïveté il s'était laissé griser par ses deux promotions, se laisser aveugler par l'idée d'être un shinobi hors pair méritant le grâce de jônin mais, à partir du moment où il avait reçu cet honorable titre et les félicitations de son mentor, il avait commencé à stagner. Pendant un temps il s'était dit que c'était normal, que ce n'était rien de plus qu'une petite baisse de régime mais, même en mettant les bouchées doubles jusqu'à perdre connaissance plusieurs fois, ses efforts ne furent jamais à la hauteur de ses espérances. Ce fut alors au milieu de cette forêt, seul et transit de froid, qu'une horrible possibilité vint en tête : avait-il atteint sa limite ? Se purrait-il qu'il ne devienne jamais plus fort qu'il ne l'était actuellement ? Non, non non. Non ! Il avait encore trop à faire, trop à dire, trop à accomplir, une dette à rembourser : il ne pouvait se permettre de rester à ce niveau pour le restant de ses jours. Bien entendu il resta silencieux sur ce sujet, gardant ses doutes pour lui seul et, d'une certaine façon, il accueillit cette ridicule mission avec soulagement.

C'était l'occasion pour lui de fuir sa sœur, de fuir le village, de fuir son refuge forestier qui ne représentait pour lui que de la frustration et la plus grande des déceptions. Finalement c'était peut-être vrai, peut-être était-il condamné à être un raté depuis le début.

Oui il n'était pas dans son assiette et cela se reconnaissait du premier coup d'oeil pour quiconque le connaissait un peu. D'ordinaire il serait rester à boire au comptoir, laissant les odeurs de nourriture, d'alcool et de parfums venir caresser ses narines mais aujourd'hui il resta là, dans son coin, contre le mur, passant ses deux mains sur son visage comme si ce tel geste pouvait être capable de le sortir de sa torpeur. Opération bien vaine, évidemment, mais elle eu au moins l'occasion de lui rappeler à quel point il était à l'ouest. En effet là ses sens étaient toujours en alerte, lui faisant prendre conscience du lieu où il se situation et de la vie qui l'entourait, en cette fin de journée il avait l'esprit tellement ailleurs qu'il ne sentit même pas une personne approcher de lui. Ou peut-être était-ce parce qu'il attendait le chef et sa commande ? Oui, c'était sans doute cela ou du moins essayait-il de s'en convaincre.

« Hum ?  »

Non mais sérieusement, pouvait-il être encore plus à la masse que cela ? Encore plus aveugle qu'il ne l'était déjà. Question bête, évidemment qu'il le pouvait. D'un geste teinté de maîtresse et de délicatesse, il attrapa son bandeau entre son index et son majeur avant de le passer autour de sa tête, le serrant autour de ses yeux comme il le faisait depuis tout jour, comme un rappel pour lui et pour les autres de son évidente différence.

« Vous abordez souvent des étrangers, ou vous avez juste un penchant pour les handicapés ?  »

En une seconde il plongea dans ses entrailles pour en ressortir le Kyoshiro enjôleur, charmant, charmeur, bon vivant : celui à qui on pensait en premier quand on voulait passer une bonne soirée. Peut-être qu'en se forçant un peu plus la transition se ferait plus naturelle, moins pénible, moins épuisante. Se fendant d'un petit sourire discret, l'aveugle se redressa de contre ce mur et se pencha en avant, une parodie de révérence en guise de salutations envers cette femme qui allait probablement illuminer sa soirée d'une façon ou d'une autre.

« Kyoshiro. Très enchanté, évidemment. »

Qui était-il ? D'où venait-il ? Pourquoi l'avoir choisi lui parmi tous les clients de cet établissement ? Autant de questions qui trouveraient sans doute leurs réponses à un moment dans la soirée mais, pour l'heure, l'homme fut bien plus intéressé par la proposition de la charmante. Cela lui arrivait de boire avec certains de ses collègues, ceux qui l'appréciaient en tous les cas, mais il devait bien arriver que c'était en solitaire qu'il finissait sa bouteille la plupart du temps. En général c'était à lui d'aller vers les autres, aussi fut-il surpris par cette proposition à laquelle il répondit par un franc sourire.

« Vraiment ? J'pensais commencer par deux bouteilles, pour me remettre en jambe. Vous vous pensez de taille pour suivre le rythme ?  »

Oh oui il avait une bonne descente associée à une encore meilleure résistance à l'alcool mais il n'en tirait pourtant aucune fierté, il était tombé dans l'alcool des suites d'un événement qu'il souhaitait oublié et s'était perdu dans plus de bouteilles qu'il ne pouvait en compter. Ainsi, attrapant la coupelle entre ses doigts, l'homme porta le récipient à ses lèvres et, s'il laissa le liquide prendre place sur sa langue pendant un instant, vint ensuite le moment de le laisser descendre jusque dans ses entrailles. Un sourire apaisé naquit sur son visage en sentant la chaleur se diffuser à travers tout son ventre, en se rappelant que cette boisson pouvait être parfois le meilleur des remèdes.

« Oh bordel, ça fait du bien. Chef, une autre bouteille !  »

Oh oui il le sentait, cela allait être une très bonne soirée !



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kumako nara feat. tadake kyoshiro
L’alcool était l’un des trois interdits du ninja. Ça, l’argent et les femmes. Si les deux derniers aspects n’avaient que peu d’impact dans la vie de l’ourse, il n’en était pas le cas de l’alcool, qui était devenu un compagnon hebdomadaire depuis qu’elle était en âge de boire ce breuvage. L’alcool faisait oublier bien des soucis, bien des regrets, bien des plaies qui continuaient perpétuellement de saigner au niveau de l’âme … Mais en tant que shinobi, en tant que médecin, et surtout parce qu’elle n’avait pas tant bu que cela, Kumako remarqua le léger changement de personnalité de cet inconnu, alors qu’il remettait son bandeau sur ses yeux. Pour quoi faire ? Aveugle pour aveugle, autant ne pas le cacher derrière quelque chose. Surtout quand le dit quelque chose ne camouflait pas ou peu la vérité. La brunette haussa les épaules, laissant cet homme à son illusion si cela lui plaisait : s’il souhaitait parler, il le ferait, sinon, il trouverait simplement en sa compagnie une excellente compagnie pour boire. Et pour boire, ça, elle le savait.

- « Vous abordez souvent des étrangers, ou vous avez juste un penchant pour les handicapés ? »
- « Ah ? » la brunette porta un verre à sa bouche et avala une gorgée. « J’ignorais que les handicapés aimaient être vus comme tel, sans regarder au-delà de leur infirmité, et non comme des hommes. Etrange concept de vie, si je puis me permettre. »

Des amputations, des infirmités, des blessures aussi hideuses qu’odorantes … Kumako en avait vu assez pour toute une vie. Et pas une seule fois elle n’avait vu quelqu’un être vu uniquement pour ce qui leur était arrivé. Oh, certains se définissaient comme tels, bien évidement. Mais à vouloir être vu ainsi ? Non. C’était là toute l’ironie de la différence : on en a conscience, on se dénigre, on se lamente mais on souhaite que les autres ne nous voient pas comme nous nous voyons. Alors ce Kyoshiro était de l’un d’eux ? L’espace d’un instant, l’esprit alcoolisé de la mère Nara se balada dans les méandres de l’inutile, se demandant comment pouvait bien s’écrire ce prénom, avec quel kanji … Est-ce qu’il y avait le kanji du blanc ? Après tout, ses cheveux l’étaient. Cela aurait pu être très cocasse. Elle leva son verre à son prénom, hochant de la tête, oubliant un instant qu’elle ne pouvait être vu, alors que son esprit débattait sur le potentiel kanji du kyo. Tant de possibilités. Ce fut le son de sa voix qui la sortie à nouveau de sa torpeur, avant qu’elle ne le dévisage un instant, enregistrant méticuleusement les informations pour mieux les comprendre. Vous comprenez, l’alcool, la fatigue, tout ça tout ça … Elle lâcha un rire entre ses dents avant de se resservir un verre, levant le coude.

- « Si je peux vous suivre ? Je suis une habituée ici, je connais l’art de l’alcool comme personne d’autre … Et ici, je joue à domicile. » Elle était si heureuse, à cet instant, que son fils ne soit pas là pour la voir. « La vraie question est si l’étranger Kyoshiro arrivera à suivre le rythme. »

C’était une boutade, une entrée en bouche alors qu’elle observait l’alcool disparaitre dans le gosier de Kyoshiro, avec un sourire d’excitation sur le visage, les poings serrés pour marquer son état d’esprit. Avait-elle véritablement presque trente ans ? Seulement, cet homme buvait là l’un des meilleurs alcools qu’il avait été donné de boire à Kumako. Ou peut-être était-ce simplement la joie de boire en la compagnie de quelqu’un, de profiter d’un moment de détente bien loin des obligations ? Elle n’aurait su le dire. Toujours il était que la jeune mère s’empressa de faire signe au patron de rapporter une deuxième bouteille, levant gaiment deux de ses doigts alors que le vieil homme hochait de la tête avec un sourire bienveillant tout en prétendant être exaspéré par ce comportement. Enfin, tant qu’on le payait. Amenant en souriant une nouvelle bouteille et une assiette pleine de victuailles, dans laquelle Kumako se servit sans le moindre remord, attrapant une brochette de poulet tout en se servant à nouveau, ainsi que l’illustre étranger. S’il savait apprécier cet alcool, c’était un homme bien. Poussant du bout du doigt l’assiette, elle profita de l’atmosphère qui commençait à se créer : détendue, apaisante.

Laissant l’alcool lui faire oublier demain, elle se posa et dévisagea un instant l’inconnu, un sourire aux lèvres alors que sa joue reposait dans la paume de sa main.

- « Alors … qu’est-ce qui vous amène dans ce merveilleux petit village ? Un pèlerinage ? Tourisme ? »

Des recherches ? Une mission ? Allez savoir, il y avait tant de possibilités de réponses à ce genre de question. Haussant les épaules, levant son verre à ses lèvres, elle ferma les yeux.

- « Bah, ne répondez pas à ça. Personne n’a envie de s’expliquer un soir où on peut boire et manger tranquillement ! » rajouta-t-elle sur un ton plus joueur en agitant sa main qui tenait précédemment sa joue. « Surtout que vous allez voir, ici, on mange si bien qu’on finit toujours par revenir. »

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Dans sa prime jeunesse, alors qu'il venait de passer les portes du village pour la première fois et d'apprendre l'existence de l'académie ninja, le petit garçon qu'était Kyoshiro s'était donné pour objectif de devenir le plus fort mais surtout le plus vertueux de tous les shinobis. Droit, loyal, incorruptible et courageux, il avait rapidement remplis à peu près toutes ces cases mais, à l'aube de l'adolescence, il eut tôt fait de prendre connaissance des trois interdits des shinobis. L'argent n'avait jamais été un problème pour lui, notamment car les missions étaient une source de revenu suffisante au vu de ses maigres dépenses, mais aussi parce qu'il n'avait pas de réel projet dans lequel investir, en revanche les femmes et l'alcool étaient de toutes autres paires de manches.
Était-ce de sa faute s'il avait la verve facile ? S'il était doué avec les mots ou, tu du moins, faire croire qu'il l'était pour instaurer un sentiment de confiance chez ses interlocuteurs ? En devenant adulte son discours s'était affiné, sa confiance en lui n'en était devenue que plus grande et, avant même qu'il ne s'en rende compte, il avait goûté au fruit défendu par la seule force des mots qui sortaient de sa bouche. L'alcool, en revanche, entretenaient une relation plus ambiguë avec le Tadake, passant de l'amour à la haine selon la situation et l'état d'esprit du moment. Cette boisson avait permis au garçon de fuir sa douleur pendant un temps, d'engourdir ses sens et son esprit, mais elle avait aussi la raison de sa chute dans les plus profondes abysses. C'était pour cette même raison que, à présent, il ne la consommait plus que dans un contexte de détente et d'amusement.

Depuis qu'il avait fait réellement son deuil, quelques mois plus tôt, il s'était fait la promesse de ne plus jamais retomber dans son travers passé. Il s'était promis de ne plus jamais redevenir l'épave qu'il avait été jadis, celle dont il ne pouvait se remémorer qu'avec honte. Donc aujourd'hui il était bien là pour se détendre et pas pour s'arracher a tête pour oublier quelques douloureux souvenirs, il ne semblait pas le seul dans ce cas car déjà une demoiselle à la voix douce vint l'approcher pour partager quelques verres. En d'autres circonstances il aurait été amusé, flatté même, mais pour le moment il essayait simplement de laisser ses muscles se détendre et cela se passait plutôt bien. D'ici peu il allait pleinement pouvoir profiter de cette soirée. Très bientôt.

Le Tadake fut rapidement ramené à la réalité quand sa camarade du jour mit en lumière l'aspect absurde de vouloir mettre en lumière son infirmité, par ses paroles autant que par le bandeau rouge autour de ses yeux. Est-ce que la surprise fut visible sur son visage ? Bien sûr, il n'était pas homme à être capable de faire semblant et, l'instant d'après, un petit sourire discret fut visible au coin de ses lèvres. Levant la main à son visage, il défit délicatement le bandeau pour ensuite l'enfoncer de sa poche.

« Bonne réponse pour vous, miss. »

Pourquoi faisait-il cela, lui qui voulait être considéré comme un homme à part entière ? Lui qui ne voulait pas être défini par son handicap mais par ce qu'il était capable de faire en dépit de cette affliction ? Peut-être s'était-il laissé trop influencer par le regard des autres ou, par arrogance, peut-être avait-il porté ce bandeau écarlate pour lancer à la face du monde un défi silencieux. Regardez-moi je suis un aveugle, je suis capable de bien plus d'exploits que vous n'attendriez de quelqu'un comme moi, je suis capable de ressentir le monde avait une plus grande intensité que bon nombre de voyants ! Oui, cela devait être ça, à force d'écouter les autres il avait fini par se sentir obligé  de répondre au regard des autres.

C'était ridicule, puéril même.

Attrapant sa coupelle du bout des doigts, le garçon se resservi un verre et, sentant déjà une pointe de chaleur monter en lui, sourit de plus belle face à la provocation de la demoiselle. À quand remontait la dernière fois où il avait rencontré quelqu'un capable de le suivre ? De boire autant et pendant aussi longtemps que lui ? Trop longtemps malheureusement et, en cette douce soirée, cette provocation parvint à soulever et lui faire oublier une partie non-négligeable de sa fatigue.

«Oh, je sens que vous allez me plaire. Il est rare de trouver des partenaires de taille, de nos jours.     »

Passait-il pour un alcoolique en prononçant ces mots ? Probablement mais, à l'image du rappel de tout à l'heure, il se souvint de ce qui avait fait sa force de jadis : sa capacité à se couper du monde, à ignorer les autres pour se focaliser uniquement sur ce qu'il souhaitait au plus profond de lui. Quand avait-il commencer par oublier ce concept des plus simples et évidents ? Quand il avait perdu son ami ? Quand il avait commencé à ressentir cet écart avec sa sœur ? Quand il avait été nommé jônin ? Un peu des trois, sans doute.

Répondant à la curiosité de la demoiselle, le shinobi piocha dans son autre poche de pantalon pour en ressortir un bout de tissu surmonté d'une plaque métallique, un bandeau frontal signe de sa profession qu'il ne souhaitait nullement cacher. Oui, un tel geste pourrait lui attirer des ennemis mais il était fier de son métier, de ses actions, de la paix qu'il garantissait. Il ne s'attarderait par très longtemps dessus, sauf si tel était le désir de sa partenaire, avant de retourner le bandeau à sa place habituelle. Il n'y avait bien qu'en mission qu'il le portait au-dessus de ses yeux mais, si une telle chose était possible, ce soir-là il n'était pas en service.

« Rien de bien folichon, je rentre juste de mission et avais bien besoin de me détendre. Mais si je peux le faire en charmante compagnie, cela va ne rendre la soirée que plus douce.    »

La mission, en revanche, serait gardée sous le sceau du secret comme à chaque fois. Engloutissant un nouveau verre, Kyoshiro pencha la tête en avant sous la forme d'un remerciement silencieux pour l'assiette tendue. Ce fut en enfournant cette brochette de poulet dans sa bouche qu'il réalisait que son estomac aussi réclamait un peu d'énergie. Oh oui la nourriture était bonne, cela aurait été ine unsulte d'affirmer le contraire, mais ce fut la fin de la phrase de la belle qui amusa l'infirme.

« Ne me tentez pas trop, je risque de revenir souvent.    »

Le ferait-il ? Bien sûr, mais pour elle ou pour ces mets ? Là était la question. Gardant cette possibilité en tête, le Tadake se drapa d'un petit sourire amusé, presque coquin, avant de tendre son troisième verre verre la belle pour trinquer.

« Alors dites-moi, Kumako, votre époux ne devrait-il pas s'inquiéter de vous voir ainsi seule, le soir ?    »

Ah, le voilà. Une Kyoshiro amusé, amusant, dragueur et enjôleur. Ceux qu ne le connaissaient pas auraient pu taxer cette remarque de sexisme mais, par son sourire et la confiance qui émanait de lui, ses paroles transpiraient simplement d'une volonté de s'amuser un peu. D'appuyer sur tous les boutons pour voir lequel ferait réagir sa partenaire du jour. Ils étaient jeunes tous les deux, assez jeunes, quel mal y avait-il à s'amuser un peu ? Seulement voilà, alors qu'il attendait la réponse de Kumako, le shinobi fit son possible pour masquer une grimacer alors qu'une violente et désagréable crampe vint marteler son mollet droit. Sérieusement ? Il avait fait tout ce chemin, marché pendant des heures et c'était seulement maintenant qu'elle apparaissait ? Saleté !  

Écoutant la réponse de la demoiselle, si elle lui en fournissant une, le jeune homme s'efforcerait de maintenir sa grimacer au minimum tout en massant son mollet de sa main droite, serrant les dents en attendant que la douleur part. Il n'en était pas s on premier rodéo, loin de là, mais la sensation était toujours aussi désagréable, ma façon qu'avait son corps de lui rappeler qu'il tirait bien trop souvent sur la corde.

Saleté.



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Bonne réponse pour elle. Bien évidement que c’était une bonne réponse : une infirmité n’était rien si ce n’était un élément qui composait un être et non le définissait. Ah ! Elle aurait voulu que son idiot de fils soit là pour observer sa mère dans toute sa sagesse. Du mois, aussi sage que l’on pouvait l’être après quelques verres de saké et l’estomac à peine rempli. Pour peu, la brunette se mettrait presque à faire de la philosophie de comptoir. Néanmoins, ce fut avec une grande satisfaction non camouflée qu’elle observa le jeune homme – car il était certainement plus jeune qu’elle, cela se voyait malgré un visage marqué par les évènements de la vie – retirer ce bandeau. Suivant son geste, elle bût sans se priver, sans poser de regard présomptueux, profitant simplement de l’alcool amer et exquis qui coulait et brûlait dans sa gorge, éveillant son corps à son environnement d’une toute nouvelle manière. Le monde se fermait et pourtant, elle se sentait plus à l’écoute du monde proche, comme une petite bulle intense. Ah, qu’est-ce qu’elle aimait cette sensation. Pour ce soir, ils seraient camarades. Deux adultes responsables, buvant pour saouler leurs âmes et dans le respect de cette divine boisson qui se devait d’être sanctifiée. Surtout quand la dîtes boisson pouvait apporter un peu d’oublie de temps à autres.

Levant le coude, affirmant presque silencieusement qu’elle était une adversaire de taille, la brunette regarda du coin de l’œil le bandeau à plaque métallique. Un ninja de Konoha. Tiens …. Konoha ne leur avait pas proposé de rejoindre le village caché de la feuille ? Ce n’était peut-être pas le moment de lui dire qu’elle était membre du clan Nara. Qui sait le genre de tension qui pouvait arriver ? Non pas que Kumako offrait beaucoup d’intérêt à la politique, mais elle savait au moins conserver celui du clan. Elle posa son verre ans un râle de plaisir.

- « Ouuuuh … Konoha, n’est-ce pas ? C’est rare de vous voir près de la forêt d’Inari. » Près du territoire des Nara. « Enfin, tu pourras narrer le délicieux saké de ce village à tes camarades, apportant une nouvelle clientèle au patron. » rajouta-t-elle en agitant la main devant elle. « Tu permets que je te tutoie ? On va finir plein et je suis plus âgée. Ça reste plus simple. »


Il était charmeur et enjôleur. Oh, nul doute que Kyoshiro avait eu quelques conquêtes dans certaines bourgades, voire dans Konoha même. C’était une bonne chose de réussir à trouver de la chaleur dans les bras d’un autre … Oh, elle refusait qu’Honchu soit ainsi adulte – de toute façon, il se mettra en couple uniquement quand elle sera morte, morte plus trois jours, pour être sûre qu’elle est morte – mais elle ne pouvait juger ce genre de pratique. Après tout, il exerçait un métier ou demain n’est jamais certain. Elle lâcha néanmoins un léger rire.

- « Et bien reviens, reviens ! Mais je doute que ma compagnie soit aussi charmante que tu le penses. »

Trinquant en prononçant ces mots, Kumako se figea nette, telle une statue, quand la notion d’époux fut évoquée. Un époux. Ah ah. Riant soudainement nerveusement avant de baisser la tête, abattue, une aura sombre tournant autour d’elle, la vérité revint à Kumako comme un coup de sandale dans le nez. Un mot apparut dans son esprit, tournant encore et encore. Et ce mot c’était : célibat. La Nara était célibataire depuis si longtemps que cela en était presque risible. Oh, elle avait bien eu des amants et des hommes qu’elle avait aimé, notamment celui qu’elle avait quitté suite à l’adoption d’Honchu. Mais par la suite … Et bien, disons simplement que l’alcool l’aidait soudainement à comprendre la désespération de sa mère quand il était question d’un potentiel mariage. Depuis qu’elle était devenue mère, la Nara s’était concentrée sur ses jutsus et son fils, n’accordant que peu d’intérêt à la gente masculine. Après tout, elle ne voulait pas prendre le risque de s’enticher d’un homme qui ne voudrait pas de son fils. C’était une bonne excuse. N’est-ce pas ? N’est-ce pas ?

Un rire nerveux s’échappa à nouveau de ses lèvres, nerveux ou dépité, alors qu’elle se réservait à boire en fixant le liquide couler.

- « Je suis une femme libre et indépendante. » tenta-t-elle de dire sur un ton jovial. Avant de soudainement faire tomber son front sur la table. « Y’a paaaas de mari … »

Crétin d’hommes, se répéta Kumako dans sa tête. Crétin d’hommes qui ne voyaient pas la perle qu’elle était. C’était forcément ça le problème. Et avec tout ça … Et bien la brunette loupait l’occasion de remarquer qu’on se montrait charmant avec elle. Ah, qu’est-ce qu’elle donnerait pour être à la place de sa belle sœur et d’avoir un mari à aimer et contrôler … Quoique non. Cela voudrait dire épouser son frère. Mauvaise idée. Ecœurante idée. Redressant la tête pour regarder celui qui lui avait rappelé qu’elle n’avait pas connu la chaleur d’un corps depuis douze ans – elle ne le remerciait pas pour ça – elle haussa un sourcil, derrière son visage embrumé de l’alcool, en regardant Kyoshiro. Ah ? Avait-elle bien vu ou bien l’alcool lui jouait des tours ? Ou bien ses compétences de médecin lui montraient ce qu’elle avait du mal à analyser.

- « Hum ? Et bien, gamin … tu t’es blessé ? » dit-elle en se redressant avant d’avancer à genoux, faisant le tour de la table avant de se poser à ses côtés. « Durant ta mission ? Blessure antérieure ? »

Ah, ces ninjas … Toujours a trop en faire. Enfin, elle était mal placée pour juger, elle, la kunoichi.

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Si sa sœur le voyait, le jeune homme savait qu'il aurait le droit à tout un sermon sur l'importance de se maîtriser, de lever le pied pour éviter les excès car un shinobi devait être en toute circonstance préparé à l'apparition du moindre danger, ce qui n'étais pas faux en soi, mais ce soir-là le jeune aveugle avait envie de mettre ses obligations de côté, de laisser le jônin de côté pour laisser place à l'homme. Quel mal y avait-il à cela ? Ne pouvait-il pas laisser ses responsabilités de côté, s'asseoir un instant et réellement profiter de la vie ? Il croyait fermement en la possibilité d'associer vie privée avec professionnelle et, ce soir-là, en laissant son bandeau frontal dans sa poche, il en faisait la démonstration. Certes la demoiselle avait rapidement compris ce qu'il faisait pour vivre, avec ce bandeau et le symbole qui y était gravé, mais elle ne semblait pas y accorder plus d'importance que cela. Bien au contraire, elle semblait désireuse de poursuivre cette agréable soirée en dépit de ce que l'infirme pouvait faire de louche ou peu avouable dans son boulot.

Bien, très bien.

L'aveugle avait beau être brusquement franc parfois, incapable de mettre un filtre entre sa bouche et son cerveau, il était  pourtant capable d'être parfaitement charmant, civilisé et enjôleur quand l'envie lui en prenait. Aussi, quand la demoiselle chercha à briser la glace en laissant le vous de côté au profit de quelque chose de plus direct, le Tadake accueillit cette proposition bien volontiers.

« À ta guise, ma chère. Ça me va très bien. »

Ma chèr ? Oui, et pourquoi pas ? Rester poli ne voulait pas dire qu'il n'avait pas le droit de lancer un petit mot çà et là comme il savait si bien le faire, afin que les se mettent à leurs aises...Si une telle chose était encore nécessaire.

« Oh ? Je prends le pari que tu n'es pas si terrible que ça. Et je suis un assez bon juge de caractère, sans vouloir me vanter. »

Oh que oui il n'était pas du genre à se vanter mais, jusqu'à présent, son instinct ne l'avait jamais trompé sur ce genre de choses. Bon d'accord lorsqu'il avait un violent coup dans le nez le fin limier était assez perspicace qu'une taupe, mais aujourd'hui ce n'était guère le cas. Il n'avait clairement pas assez bu pour se tromper sur ce genre de choses et, lorsque vint le moment pour la belle de se plaindre de son célibat d'une manière assez...directe, Kyoshiro afficha un sourire qui se voulait rassurant. Se penchant en avant, il lui tapota délicatement le dessus de cette tête posée contre la table, avant de tenter de trouver les bons mots pour la faire sourire.

« Arrête, c'est bien la liberté ! T'auras tout le temps de te poser quand t'auras trouvé le bon, profite de la vie en attendant ! Regarde, si t'étais restée gentiment à la maison à t'occuper de ton mari, on ne se serait pas rencontré.  Rien que pour ça, ça en vaut la peine !  »

La soirée suivit son cours à un rythme de croisière et, lorsque la crampe fit son apparition, l'athlète crut pouvoir faire bonne figure sans grande succès. Pire encore, il fut surpris de l'apparition soudaine de sa partenaire de boisson à ses côtés, curieuse d'en savoir plus ou simplement un peu trop enivrée par l'alcool. Quelle option était préférable ? Difficile à dire mais, comme toujours, Kyoshiro lâcha un petit sourire tout en rassurant sa camarade.

« Oh, ça ? C'est rien, à peine une petite fatigue musculaire.  »

Joignant le geste à la parole, il remonta le tissu qui couvrait sa jambe droite pour révéler sa jambe. Une jambe musclée, certes, mais dont le mollet semblait en pleine lutte contre une force invisible. En effet il ne faudrait qu'un coup d’œil pour remarquer les contractions régulières de son muscle, pulsant seconde après seconde sous l'effet de ce qui semblait bien être une méchante crampe. Ce n'était guère la première du jeune homme, il n'avait pas besoin de voir ses muscles pour les sentir bouger sous sa peau, mais cette sensation était extrêmement désagréable.
Espérant que Kumako n'y accorderait pas une importance excessive, le shinobi avala une autre coupelle, espérant qu'un peu plus d'alcool diminuerait la douleur, mais cette opération fut bien vaine. Souriant de nouveau en se tournant vers la demoiselle, il tendit la main pour se servir directement à même la première bouteille déjà à moitié vide, avant de concure son intervention par quelques mots enjôleurs de plus.

« C'est ça quand on picole trop et qu'on ne boit pas assez. Mais en même temps, si ça me permet aussi de faire de belle rencontre. La récompense surpasse laaaargement le coût. Tu ne crois pas ?  »

Qu'est-ce qu'était une petite douleur pour passer une délicieuse soirée ? Rien.

Rien du tout.



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Ce Kyoshiro était sympathique. Vraiment, Kumako le pensait. Et c’était avec plaisir qu’elle accueillait le reste de cette soirée : deux inconnus, ignorant le passé de l’autre, ignorant les potentiels actes ignobles de l’autre, profitant simplement d’une soirée en plaisante compagnie. Qui sait ? Une amitié pourrait naitre de cette soirée. Une amitié qui pourrait aller au-delà des villages et des allégeances. Cela c’était déjà vu par le passé, entre des enfants de clans ennemis sympathisant et rêvant ensemble d’avenirs meilleurs. Pourquoi pas pour des adultes ? Kumako elle-même, petite, avait sympathisé avec des enfants extérieurs au clan, quand la guerre faisait encore rage. Est-ce qu’ils étaient des ennemis ? Pour être honnête, elle l’ignorait totalement … Cela ne l’avait pas empêché de courir dans les bois d’Inari en riant aux éclats avec ces camarades de jeu. C’était du moins ce à quoi elle pensa quand l’aveugle se pencha pour lui tapoter la tête, s’exclamant que la liberté était une très bonne chose aussi. Et qu’elle aurait tout le temps de se poser quand elle aurait trouvé le bon. Ah, c’était une belle philosophie … Si seulement sa mère pouvait la partager. Si seulement elle n’était pas une ninja, signifiant que sa vie pouvait se terminer demain sans qu’elle ait eut réellement le temps de profiter de la vie. Redressant la tête avec un sourire néanmoins totalement acquis, elle acquiesça.  

- « Si demain se lève, c’est sûr, autant profiter ! » néanmoins elle se tira la peau, riant en repensant à l’horloge du temps qui s’écoulait. « Si je ne finis pas toute ridée ! »

Avait-elle si bon caractère, comme il prétendait l’avoir senti ? Bien évidement. Elle était parfaite avec plein de jolis défauts. C’était néanmoins ce que son esprit légèrement – mais alors uniquement légèrement, hum – alcoolisé prétendait. Et bien entendu, le fait qu’elle râle plus que de raison n’était qu’une raison supplémentaire à son charme, oui oui. Tout à fait. Alors, quand elle se déplaça pour regarder cette fameuse douleur, elle lui fit sa plus belle moue dubitative. Cette moue de mère de famille qui hurlait « je sais très bien que tu me mens, mais je sais aussi que tu ne veux rien me dire, alors si c’est comme ça, souffre. ». Du moins, Kumako était persuadée qu’elle se traduisait ainsi aux vues des multiples réactions des membres de son clans face à sa tête. Baissant néanmoins la tête, elle observa le muscle avant de soupirer : en effet. Crampe musculaire. Le tendon s’était probablement contracté. Rien qui nécessité forcément l’usage d’iroujutsu. Elle redressa la tête en le regardant siroter son saké.

- « C’est ça quand on picole trop et qu’on ne boit pas assez. Mais en même temps, si ça me permet aussi de faire de belle rencontre. La récompense surpasse laaaargement le coût. Tu ne crois pas ? »
- « Oh. Si je suis totalement d’accord. » elle acquiesça vivement en joignant les mains. « C’est pour cela qu’on ne va pas laisser cette saleté de crampe nous gâcher la soirée, n’est-ce pas ? »

De par son expérience, et parce que Kumako détestait les crampes, celles du mollet étaient de loin les plus douloureuses. Ce genre de saloperie qui pouvait vous réveiller en pleine nuit et qui se trouve à la limite de vous faire lâcher un cri alors que vous demandiez aux dieux pourquoi moi. Mais Kumako était médecin. Brusque, et il allait l’apprendre. Affichant son sourire le plus innocent, la brunette attrapa la jambe de son cadet sans une once de pitié, ce même sourire parfaitement aimable et innocent platré sur le visage. Saisissant le pied, maintenant le mollet sur ses genoux, elle tourna la tête mécaniquement vers lui en faisant ce sourire … Vous savez, ce fameux sourire de docteur, qui prétend que tout va bien se passer, que tout se passera sans douleur, que le monde est merveilleux et que les oiseaux gazouillent gaiement. Oui. Ce sourire-ci.

- « Et donc nous allons nous débarrasser de cette vilaine douleur. » Kumako posa sa main libre sur la plante du pied. « Je vais dire quelque chose qui ne devrait poser aucun problème à un ninja, mais tout de même, pour la forme : accepte la douleur. »

Et elle positionna le pied correctement, forçant ainsi le muscle et autres tendons à s’étirer, sans une once de pitié, maintenant solidement son « patient », gardant ce même sourire alors que ses yeux surveillaient maintenant l’état du muscle. Elle recommença l’opération plusieurs fois, sur plusieurs secondes. Après avoir pu observer un changement concret, Kumako eut l’air satisfaite et libéra le pied d’un coup avant de masser légèrement le mollet en ricanant.

- « Voilààà … Et bois de l’eau, ordre de ton médecin. N’empêche, i tu ne prends pas mieux soin de ton corps, tu ne pourras plus travailler. Ton corps, c’ton outil de travail. » elle tapota le mollet avant de le laisser reposer sur ses genoux, se resservant à boire « Maintenant, on peut profiter pleinement de cette soirée et de l’un et l’autre. »


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Comme s'il espérait rattraper sa jeunesse passée ou rattraper son ego, le jeune homme n'avait surtout fréquenté que des femmes plus jeunes que lui, que des demoiselles ayant une connaissance limitée de la vie et une fascination pour ce qu'elles ne connaissaient pas : le genre de femmes aisément impressionnables, en somme. Cette boulangère n'avait pas fait exception à la règle mais, ce soir-là, en échangeant quelques verres avec une parfaite inconnue, le shinobi s'était rendu compte que pendant toutes ces années il n'avait jamais été avec une vraie femme. Une demoiselle mûre, sage et qui, sans pour autant avoir perdu cette capacité d'émerveillement qui faisait le propre de l'Homme, ne se laissait pas aveugler par celle-ci comme elle avait pu le faire durant ses jeunes années. La question se posa donc naturellement : était-ce de cela qu'il avait besoin ? D'une personne renfermait en elle de l'expérience en quantité égale ou supérieure à la sienne ? Une femme qui, finalement, savait ce qu'elle voulait et n'était plus à une étape de sa vie où elle cherchait encore quel genre de personne elle souhaitait devenir ? Jusqu'à présent son expérience l'avait toujours installé en position de dominance tacite dans une relation, parce qu'il était le plus âgé et peut-être le plus assagi des deux, mais ne pouvait-il donc pas envisager d'avoir quelque chose qui serait plus basé sur un pied d'égalité ? Si, si il le pouvait mais ne s'était pas encore attelé à la recherche d'une telle chose pour le moment.

La vie de tout shinobi était intense et généralement diablement courte, rares étaient les shinobis à pouvoir se permettre de partir de leur belle mort, la plupart connaissaient une mort aussi rapide que violente et cela Kyoshiro le savait très bien. Il était déjà content d'avoir atteint l'honorable âge de 25 ans, au vu de son infirmité presque mortelle dans un métier comme le sien, mais sa vie était tellement risqué qu'il avait désiré la vivre intensément et sans regret. Il s'était donc plongé dans les histoires intenses et sans lendemain, dans les plans d'un soir et sans prise de tête parce qu'il avait choisi la facilité, parce qu'il ne s'imaginait pas construire quelque chose avec quelqu'un.

Non, c'était faux. Parce qu'il ne voyait pas quelqu'un vouloir créer quelque chose avec lui. Oui, c'était déjà une réponse plus exacte.

Mais ce soir-là il faisait face à une femme qui avait de la personnalité, une femme plus mûre qui se voyait peut-être comme trop vieille pour être célibataire mais qui avait pourtant une certaine grâce et une beauté que Kyoshiro pouvait sentir d'ici. C'était difficile à dire puisqu'il ne pouvait pas vraiment voir mais il le savait, il le sentait au ton de ses mots et aux inflexions dans sa voix : un talent né de l'expérience mais qui n'était pas tout le temps exact. Elle avait du tempérament et cela lui plaisait, plus qu'il ne pouvait l'admettre, mais la plus grande surprise survint quand la demoiselle décida de prendre littéralement les choses en mains pour venir à bout de cette crampe.
Il aurait voulu protester et assurer à la demoiselle que ce n'était pas nécessaire, qu'il n'en était pas à son premier rodéo et que la douleur finirait forcément par s'en aller, car c'était toujours le cas, mais cette femme fut plus rapide que lui et lui attrapa le mollet. Il ne pouvait pas voir son sourire, ne pouvant que l'entendre dans les paroles qui furent ensuite prononcées, mais lorsque le conseil d'accepter la douleur fut lancé, alors la réponse de Kyoshiro fut sans appel.

« Aucun problème, en effet.  »

Il n'avait pas besoin de dire qu'accepter la douleur était l'histoire de sa vie, un détail inutile que la demoiselle n'avait pas besoin de connaître pour le moment, mais pourtant il ne put s'empêcher de serrer les dents lorsque le travail de la demoiselle commença. C'était étrange, il avait mal évidemment mais, d'un autre côté, les mains de cette beauté étaient étonnement chaudes et douces ce qui rendait le procédé beaucoup moins pénible. Lui était-ce pénible d'être à la merci de quelqu'un ? Lui qui avait l'habitude de donner les massages plutôt que de les recevoir ? Oui, cela lui était pénible au départ mais, au fil des secondes, alors que la douleur s'en allait et que ses épaules n'étaient plus aussi tendues, il parvint à apprécier les bienfaits d'un tel contact.
Souriant en lâchant un discret soupir de soulagement, sentant ses muscles enfin reposés, le Tadake sourit tout en penchant sa tête en avant, formant une discrète révérence avant d'ajouter :

« Ces douces mains font des merveilles, en tout cas. Merci, ma chère.   »

Ma chère ? Il aurait très bien pu dire ma belle mais sa partenaire aurait peut-être été outré d'une telle familiarité, lui demandant comment il pouvait juger de sa beauté et c'était un débat que le jônin préférait éviter ce soir. Au lieu de cela, joignant le geste à la parole, tendit sa main droite pour attraper celle de la demoiselle qui serait à sa portée. Ses mains étaient grandes, chaudes et peut-être caleuses selon certains critères mais aujourd'hui ce fut avec la plus grande délicatesse que le garçon laissa reposer la main de la belle au creux de la sienne, avant de baisser sa tête pour déposer un discret et doux baiser sur sa paume. Oui, le baise-main : un problème avec ça ? Une façon relativement polie de remercier quelqu'un tout en se rapprochant de lui, pour ainsi dire : ne jugez pas !

Écartant son visage, laissant sa main assez ouverte pour que celle de sa camarade n'y soit pas piégée si sa propriétaire souhaitait la retirer, laissant le contact toujours possible si la Nara n'était pas fermée à l'idée, le shinobi se fendit d'un petit sourire teinté d'amusement et de coquinerie avant de poser une simple question à la demoiselle.

« Dis-moi, comment puis-je te remercier de m'avoir sauvé de cette méchante crampe ?   »

Ils étaient tous les deux âgés, avec assez d'expérience pour savoir où ils allaient, mais  le jeu de la séduction pouvait être joué par à peu près toutes les générations. Pourquoi pas eux ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas prendre un peu de bon temps, l'espace d'une soirée, sans penser au lendemain ? Il n'avait pas cherché à être particulièrement subtil dans sa proposition tacite, sachant sa partenaire assez intelligente pour décrypter le message sans grande peine, mais il ne pouvait s'empêcher de sourire face à cette scène de deux adultes se tournant autour à la faveur de l'alcool et de la nuit.

Oui, des plaisirs pouvaient être trouvés un peu partout. Il suffisait de savoir où regarder.





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Pour peu, Kumako aurait éclaté de rire.

Ce patient-ci – s’il était raisonnable de le nommer ainsi – était d’un tout autre niveau. Oh, les ninjas aimaient toujours trop en faire, prétendre que rien ne les blesserait … Avant de se mettre à geindre et à appeler leurs mamans dès qu’elle leur remettait un os en place. Alors quand il lui assura qu’il n’y aurait aucun problème, pour une fois, Kumako lui accorda le bénéfice du doute et travailla. Certains shinobis étaient plus robustes que d’autres. C’était un fait, une réalité : des ninjas étaient nés durant les temps de la guerre, d’autres durant les temps de paix, ces enfants de l’été qui n’avaient eu guère à se soucier du lendemain, insouciants et innocents, idéalistes et utopiques. Oh, Kumako n’oserait jamais dénigrer ces ninjas, son fils était l’un d’entre eux après tout. Mais comment nier que d’autres avaient été forgé par la vie ? Kyoshiro avait l’air d’être de ceux ayant trimé et souffert plus que de raisons pour ne serait-ce que survivre. Après tout, être aveugle était un handicap non négligeable, et réussir d’être ninja avec l’incapacité de voir était la preuve d’une grande force. Se reposer sur ses autres sens n’avaient rien d’aisé. Le soupir de soulagement de Kyoshiro fit sourire de satisfaction la mère de famille : ah, qu’est-ce qu’elle pouvait aimer entendre ce genre de petits bruits, confirmant ses talents dans la médecine. Qu’est-ce que c’était flatteur pour son égo bien alcoolisé.

- « Ces douces mains font des merveilles, en tout cas. Merci, ma chère. »
- « Oh ? » elle haussa un sourcil alors qu’elle se réinstallait correctement après avoir massé le mollet, un sourire dans la voix. « Si mes mains sont si merveilleuses, je devrais faire payer mes séances de massages. Après tout, un médecin a besoin de vivre aussi. »

Est-ce qu’elle aimait l’argent ? Non. Mais c’était sa manière de jouer, de tater le terrain. Nulle doute qu’il allait certainement pleurer devant la perte abondante de son portemonnaie, demain matin, alors autant le préparer psychologiquement à cette éventualité. Et peut-être qu’il comprit, ou qu’il était juste un gentil homme … Mais la main de la ninja fut prise par la sienne, plus grande, rugueuse à cause de différentes callosité certainement dû au maniement du kunaï et diverses armes ninjas, aux nombreuses armes ninjas de même. Est-ce qu’il ressentait les propres traits des mains de Kumako ? Rugueuse par les efforts, par la manipulation de divers produits, ses petits canaux formés par l’utilisation de senbons, les petites cicatrices ici et là, restes de nombreuses missions et entraînements … La preuve de l’existence du kunoichi. Kumako se posa cette question oui, tout en le laissant agir à sa guise, un sourire complice aux lèvres, attendant la suite avec une certaine curiosité. Jusqu’où les poussera cette soirée ? Cette nuit ? Un léger baiser, un frôlement de lèvres, sur sa paume, lui procurant une incroyable sensation de bien-être. Cela faisait bien trop longtemps qu’elle n’avait été traitée de cette manière. La mednin laissa ses épaules se détendre en regardant l’aveugle, se laissant aller aux sensations et à cette façon bien trop évidente de séduction. Mais ce soir, juste ce soir, elle se laissa aller. Derrière elle, elle pouvait sentir le regard du patron, lourd de sens, qu’elle balaya d’un geste de la main, lui faisant rouler les yeux et reparti s’intéresser à d’autres clients. Elle savait quelle réputation cela allait lui donner, mais une kunoichi n’avait que faire des réputations.

Cela faisait parti du métier.

Il ne pouvait pas le voir, mais elle partagea son sourire. Complice, effrontée, se laissant aller au gout des affamés. S’ils avaient faims, s’ils avaient besoin de chaleur, nul ne pourrait les en vouloir. Ils n’étaient attachés à personne pour l’heure – du moins, elle ne l’était pas et elle espérait pour lui qu’il ne l’était pas, sinon elle lui arracherait les parties génitales avec un scalpel de chakra – alors où était le mal ? Alors quand elle lui demanda comment il pouvait la remercier, elle ne put contenir un rire. Comment la remercier ? Il y avait bien des façons : continuer à étancher sa soif, à combler son estomac et à tenir son lit chaud pour la soirée. Kumako était certainement plus âgée – elle n’en doutait pas une seule seconde – que Kyoshiro. Sa fougue de la jeunesse se verrait-elle ou au contraire, était-il un Nara déguisé en loup ? Il n’était pas innocent, personne osant poser cette question ne l’était véritablement.

Ils ignoraient tous les deux de quoi demain serait fait.

Ils étaient tous les deux des adultes consentants et apte de faire entendre leurs voix, leurs consentements mutuels.

Tournant le visage vers le sien, l’avançant imperceptiblement, elle bougea sa main dans celle de l’albinos avant de joindre leurs doigts. Des doigts de shinobis, tuant, massacrant, défendant, protégeant, sauvant. Paume contre Paume.

- « Ce que je veux. Tout ce que je veux ? » demanda la brune en ayant déjà connaissance de la réponse. « Ce que tu peux faire pour me remercier, c’est uniquement une chose dont seule la lune ne peut être témoin. Quelque chose à l’abris des regards mais qui éveillera bien des sens, l’espace d’une nuit. »

Pas d’attache, pas de fausses promesses, pas de mensonges. Elle savait qu’ils étaient tous les deux sur la même longueur d’onde.

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Le jeune homme n'était peut-être pas capable de voir le monde au sens propre du terme, ce dernier n'étant composé que de sons et d'odeurs pour lui, il avait rapidement appris à compter sur ses quatre autres sens afin de créer et comprendre son environnement en dépit de son évident handicap et, sans vouloir se vanter, il s'en était plutôt bien sorti. Il n'était pas capable de voir une femme sourire mais cela s'entendait dans le son de sa voix, il ressentait les changements dans sa posture ou dans son ton et cela lui suffisait pour comprendre la personne en face de lui. Aujourd'hui ne fut guère différent car s'il était conscient que ses propres mains étaient taillées pour le combat, de grandes et puissantes mains de guerriers, son handicap n'avait jamais altéré son sens du toucher. Ainsi il n'eut pas besoin de mots pour ressentir le corps de cette femme, reflet honnête d'une vie qui ne semblait pas être celle d'un médecin ordinaire car ses mains ne pouvaient pas mentir à sa place. En d'autres circonstances il aurait poussé sa curiosité un peu plus loin, il aurait été gratter un peu la surface pour savoir quel genre de vie avait pu mener cette fois mais aujourd'hui il ne le fit pas. Pourquoi ? Parce que l'heure était à l'amusement et non au discours à cœur ouvert, l'heure était au plaisir et pas à l'introspection.
En écoutant la demoiselle parler de faire payer ses services le jeune homme esquissa un sourire sans pour autant rebondir sur le sujet, car l'argent n'avait jamais été un problème pour lui. Il gagnait suffisamment bien sa vie, c'était indéniable, mais la plupart de ses bénéfices partaient dans la consommation de nourriture et d'alcool : rien d'autre. Certains pourraient dire qu'une telle manière de vivre n'était pas sage, qu'il fallait prévoir son avenir et laisser de l'argent de côté en cas de coup dur mais Kyoshiro ne vivait que dans l'instant présent. Il penserait à économiser pour se bâtir une maison lorsqu'il aurait trouvé quelqu'un à partager sa vie, si une telle chose arriverait à jour, mais pour l'heure il était encore bien trop jeune pour se murer dans une routine sédentaire de laquelle il ne pourrait que se sentir prisonnier.
Il était jeune et possédait la fougue qui allait avec. Il voulait chanter, danser, manger, faire l'amour, boire et faire la fête aussi longtemps qu'il pourrait le faire et après...après...y aurait-il seulement un après ? Difficile de prévoir un avenir pour un homme dont l'existence se faisait sur le fil du rasoir. Compliqué d'imaginer un futur lorsqu'une mission pouvait être la dernière mais il fallait le faire, il savait qu'il ne pourrait pas vivre éternellement ainsi mais le devrait tôt ou tard.

Pour le moment il devait laisser ce genre de question de côté et, fort heureusement, sa partenaire du jour semblait sur la même longueur d'ondes. La réponse à la question du jeune aveugle ne souffrit d'aucune ambiguïté sur ce qu'elle recherchait ce soir, sur ce qu'ils recherchaient finalement tous les deux. Le Tadake n'était pas prêt à s'engager ou du moins le croyait-il, mais par contre passer une nuit en très charmante compagnie était quelque chose qu'il savait très bien faire. Ainsi, sa propre réponse fut aussi sans équivoque que celle de sa partenaire.

« Alors ça, c'est dans mes cordes.  »

Il n'était peut-être pas le plus futé ou le plus talentueux shinobi de sa génération, il l'admettait bien volontiers, il n'y avait d'ailleurs pas beaucoup de domaines dont il pouvait être fiers, mais ses talents d'amant faisaient indéniablement partie de cette courte liste. Bien sûr il préférait le montrer plutôt que d'en parler, car il savait d'expérience que les hommes avaient tendance à booster leur ego en vantant leurs performances auprès de leurs futures conquêtes. Il n'était pas de ces hommes-là, il n'en avait absolument pas besoin.

Ainsi, lentement, le jeune homme se redressa en tenant toujours la main de sa belle, l'incitant à se relever elle aussi pour le suivre jusqu'aux escaliers non loin d'ici. La plupart des tavernes de ce genre avaient un escalier qui menait à quelques chambres au niveau supérieur, prévues généralement pour des clients de passage ou des habitués trop rincés pour rentrer chez eux d'eux-même. En l'espace de quelques secondes les marches furent toutes franchies et, faisant traîner sa main droite libre le long du mur, le shinobi laissa glisser ses doigts autour de la première poignée à sa portée. Un mouvement de poignet plus tard et la porte s'ouvrit sur une chambre modeste composée d'un large  lit sur la gauche, un bureau sur la droite et une commode juste à coté.
Les sens du jeune homme furent assaillis par l’odeur des draps frais ainsi que la petite brise qui régnait ici, preuve que la fenêtre était restée ouverte. Se libérant de l'étreinte de la demoiselle, le Tadake s'avança de deux pas dans la pièce et libérer ses pieds de l'emprise de ses chaussures, permettant à sa peau de s'imprégner de la sensation du bois qui composait le sol de cette pièce. Chaque craquement, chaque fissure, chaque planche : ses pieds ressentaient tout et bientôt il s'avança, main gauche écartée, laissant ses doigts caresser doucement le rebord du lit.

« J'espère que cela te convient. »

Joignant le geste à la parole, l'homme s'avança et ferma la fenêtre pour garder un peu de chaleur, avant de passer sa main dans son dos. D'un mouvement de poignet il dégrafa la sacoche d'outils accrochée à l'arrière de sa ceinture puis l'étui attaché à sa cuisse droite, avant de les poser tous deux sur le bureau à ses côtés. Il était littéralement sans arme, démuni, mais la crainte n'avait aucune raison d'être au rendez-vous.

« Allez, viens. Pas de questions, pas de promesses. Profitons simplement de cette nuit.    »

Accompagnant son propos, le garçon  retira son t-shirt avant de le poser sur le bureau, révélant à la demoiselle un corps élancé et une musculature parfaite : résultat de plusieurs années de travail. Cela allait-il lui convenir ? La question ne concernait pas que la pièce, bien sur, car s'il était incapable de juger de la beauté physique d'une personne il était conscient que les autres ne se privaient pas pour le faire. Certes son corps était parfaitement proportionné, très beau sur bon nombre d'aspects mais en était-il seulement conscient ? Pas le moins du monde, cela ne l'avait jamais arrêté pour autant. Vêtu désormais d'un simple pantalon comme seul rempart de sa nudité, le jeune homme fit un pas puis deux en direction de la demoiselle afin de lui tendre la main, de l'inviter à le rejoindre.

Ils voulaient tous deux la même chose et le savaient très bien.

La nuit était à eux.




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Kumako suivait ce jeune homme dans les couloirs de l’auberges avant d’arriver à l’escalier. Elle s’abandonnait à ses instincts, elle le savait, ce serait une danse d’une nuit, une nuit à oublier le destin peu amène des shinobis, une nuit où les corps chercheront à oublier et à s’oublier. Où la chaleur parcourra leurs êtres et leurs âmes. Kumako se perdrait dans ce qu’elle espérait être la volupté, oubliant les sacrifices qu’elle avait décidé de faire la tête haute et sans regret, malgré la froideur de certaines soirées, malgré le sang qu’elle peinait à nettoyer de ses vêtements, malgré l’absence constante d’une personne auprès de sa propre mère … Etre adulte était une chose qu’elle ne pensait pas autant assumer. Faire des choix, les assumer et ne rien regretter, ou du moins, le plus possible, tout en guidant la nouvelle génération en espérant qu’ils fassent mieux, qu’ils soient au dessus d’eux. Meilleur. Une pression constante sur les épaules de ceux qui tenaient la main des plus jeunes. Kumako ne voulait pas décevoir ceux qu’elle aimait, encore moins le garçon qui l’attendait patiemment chez eux. Alors, ce soir, elle voulait s’abandonner à son corps de femme, être un simple être à la recherche de la passion charnelle.

Elle échangea un regard avec le patron, faisant signe de l’index que l’addition sera pour ce jeune homme qu’elle suivait dorénavant dans les escaliers. Le patron secoua la tête, amusé, avant de ramasser les plats. Ils se connaissaient depuis tant d’années, elle savait qu’il ne jugerait pas. Il était bien trop usé par le temps et la vie pour juger qui que ce soit. Un brave homme, que ce patron. Capable de bien des choses.

Kyoshiro était un véritable ninja, capable de se repérer dans un environnement qu’il ne connaissait, sans percuter des meubles ou juste le mur. Même pour un homme ayant acquis l’art ninpo, cela restait impressionnant : rares étaient les aveugles qui réussissaient à survivre avec l’aide de leurs autres sens dans l’univers sans pitié des shinobis. Les meilleurs le pouvaient, oui. Etait-il aveugle de naissance ou avait-il dû apprendre ? C’était la question que se posait la jeune femme alors qu’elle le suivait dans une chambre, chambre qu’elle avait déjà occupé par le passé, mais seule. Cette fois-ci, elle était bien loin de ces nuits de solitudes. Esquissant un sourire taquin avant d’avancer vers la fenêtre, s’appuyant sur le rebord de cette dernière, profitant de la brise nocturne pour emplir ses poumons d’air frais. Des cheveux chatouillaient sa joue alors que ses yeux profitaient de la lumière de la lune pour admirer le corps devant elle.

Si cela lui convenait ?

Elle eut un petit sourire en coin, amusée par ces paroles alors que ses paupières tombaient légèrement. En tant que kunoichi, elle avait connu bien pire.

- « C’est parfait. » souffla la brune avant de lâcher un rire presque silencieux, emportée par le vent de minuit. « Attention … si le patron t’entend oser sous entendre que son établissement peut ne pas convenir … »

Une légère plaisanterie, se mélangeant à l’atmosphère. Il se désarma, s’offrant à la merci de la jeune femme qui, sans un mot, en fit de même, un sourire plaqué sur les lèvres. Elle refusait de lui faire l’affront de croire qu’il n’avait pas compris sa profession, sa véritable identité. Pas quand il s’était mouvé avec tant d’aisance dans un lieu qui lui était inconnu. Elle laissa ses yeux se promener, observer le haut tomber, laissant place à une peau d’albâtre et à un corps sculpté. Est-ce que lui, lui convenait ? C’était hypocrite de demander ça alors que lui devrait se contenter du toucher pour découvrir son apparence. Elle ne répondit pas à cette question, elle n’avait pas lieu d’être. Cette nuit, leurs corps allaient certes faire un, mais c’était parce que sa personnalité le permettait qu’elle se laissât aller à ce moment de sensualité.

- « Pas de questions. Pas de promesses. »

Elle répéta ces mots presque silencieusement dans un sourire. Il lui avait posé une question, elle ne répondrait pas. Il n’en avait pas besoin, elle n’en avait pas besoin. Un autre jour peut-être, dans d’autres circonstances. Mais ce soir, elle n’en dirait rien. Tirant sur la ceinture de son kimono en marchant, elle laissa le tissu tomber au gré de ses pas pour se dévoiler dans sa tenue de naissance. Doucement elle prit cette main tendue pour la poser sur la naissance de sa poitrine, serrant cette main rugueuse, calleuse, sur le dessus alors que sa main libre se posa sur le torse ayant certainement vécu bien des aventures. Le poussant légèrement, elle l’incita à s’asseoir sur le lit, avançant sa tête doucement.

- « Laisse donc tout cela au placard, et laisse les étoiles nous regarder, enfant de la lune. »

Elle se pencha, laissant ses cheveux de jet tomber en cascade sur le devant de son corps avant de poser ses lèvres sur les siennes, goutant les saveurs du saké.

Le top départ de cette nuit était lancée.
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Certains pourraient dire que les yeux étaient les miroirs de l'âme et qu'un individu dépourvus de ces derniers n'était pas vraiment vivant, pas vraiment mort non plus, ne pouvant guère profiter des merveilles que la vie avait à offrir et Kyoshiro ne pouvait que plaindre ces êtres fermés d'esprit. D'une certaine façon il ressentait les choses plus intensément que n'importe qui et, dans certains moments, il lui arrivait même de souhaiter ne jamais retrouver la vue malgré les efforts de sa sœur. Celle-ci accepterait-elle cela ? Assurément pas, pas après tout son travail pour maîtriser les techniques médicales mais, au bout du compte, c'était un choix qui n'appartenait qu'à l'aveugle. Qu'à lui et lui seul. Serait-il plus heureux en voyant ce monde plutôt qu'en le ressentant ? Rien n'était moins sûr. Mais pour l'heure la question ne se posait pas, il savait que ses capacités sensorielles et tactiles jouaient pour beaucoup dans ses talents indéniables d'amant, à n'en pas douter, aussi rangea t-il cette éternelle question dans un coin de la tête pour la ressortir plus tard. Demain ? La semaine prochaine ? Elle reviendrait toujours à la charge de toute façon.
Pour l'heure il se contentait d'évoluer dans cette pièce qui lui était inconnue, ressentant le poids plier et craqueler son ses pieds sans avoir pour autant besoin de ses capacités de senseur pour deviner la présence de la belle dans son dos. Même de dos il ne put s'empêcher de sourire face à la première phrase de la demoiselle, il n'avait aucune intention de dénigrer un tel établissement car il avait séjourné dans des endroits plus pires et bien moins salubres que celui-ci : ses goûts en matière de luxe et de confort étaient assez limités sauf pour des soirées aussi spéciales que celle-ci.

Il ne pouvait pas la voir mais elle était là, devant lui, à attendre exactement la même chose que lui de cette soirée sans promesse et sans lendemain. Ils n'étaient plus des shinobis mais deux adultes cherchant un peu de chaleur, de tendresse, de plaisir juste pour oublier leurs vies respectives le temps d'une soirée. Juste pour s'oublier et se retrouver dans l'autre, d'une certaine façon. Il la sentit arriver et, lorsque ses oreilles captèrent le bruit d'un tissu glissant sur le sol, le jeune homme ne put qu'aisément deviner que la demoiselle s'était débarrassé du dernier rempart protégeant sa nudité comme lui le ferait d'ici peu. La sentant arriver, un pas après l'autre, le guerrier privé de lumière laissa glisser sa main le long de son pantalon avant de dégrafer sa ceinture puis son bouton, laissant ce dernier vêtement tomber à ses pieds pour le relever dans son plus simple appareil.

Grand, fort, beau. Parfait.

Parfaits, ils l'étaient tous les deux.

Bientôt sa main caressa la peau douce de la demoiselle et, lorsque celle-ci toucha son torse, Kyoshiro ressentit un frisson traverser tout son corps comme il ne l'avait pas eu depuis bien longtemps. Certains pourraient croire que toutes les nuits d'amour pouvaient se ressembler, que le plaisir revêtait toujours la même forme mais rien n'était plus faux que cela, de temps en temps il arrivait au charmeur de partager sa couche avec une femme qui surpasserait tous les autres et, rien qu'en sentant la proximité avec cette belle inconnue, il sut que cela serait le cas également ce soir-là. Il ne pouvait pas l'expliquer comment, pas plus qu'il ne pouvait décrire comment il percevait la beauté d'une femme mais il le savait, il le sentait et son corps tout entier était aussi en train de le ressentir. Des pieds, à la tête, en passant par d'autres parties plus...sensibles.

D'habitude il était celui qui menait la danse, le dominant si une telle chose existait vraiment mais aujourd'hui, alors que cette femme le poussait jusqu'au bord du lit, il eut l'intime conviction que les choses allaient être différentes ce soir. Elle se pencha vers lui et, lorsque leurs lèvres débutèrent leur danse douce et sensuelle, ce qui n'était qu'une petite flammèche au creux de la cage thoracique du jeune homme commença à se transformer en véritable brasier. Il était un homme passionné après tout, vivant les choses le plus intensément possible ou ne les vivant pas du tout et, lorsque ses lèvres gouttèrent à la saveur douce et sucrée et de la demoiselle, ses mains  vinrent caresser du bout des doigts les jambes de la demoiselle.
Elle était belle, il le sentait mais savait aussi qu'il ne pourrait résister bien longtemps à pareils charmes. Ses puissantes mains se refermèrent avec délicatesse autour des cuisses nues de la demoiselle avant d'amener cette dernière à lui, l'incitant probablement à venir s'asseoir sur ses propres jambes pour une proximité plus que bienvenue. Lentement, doucement, sa main droite vint entourer le fin visage de la belle Nara alors que leur baiser se prolongeait avec une douceur qui se transformerait bientôt en passion. L'autre main, quant à elle, trouva refuge dans le dos de la demoiselle, remontant le long de la colonne de cette dernière du bout des doigts tout en sentant sa chaleur et sa passion croître au fil des secondes. Avec une telle proximité, évidemment, sa partenaire ne pourrait pas l'ignorer également.

La nuit était à eux.

Rien ne pourrait arrêter leur danse, leur valse des sens.






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Il y avait quelque chose de merveilleux à sentir la chaleur envahir son corps. Quelque chose de presque hors de ce monde.

Alors que la nuit se faisait fraiche, qu’une brise faisait frissonner les peaux, créant une multitude de vallée offrant une nouvelle texture à la peau, une chaleur naissant du plus profond de son être se répandait dans son corps, suivant ses méridiens, envahissant chaque parcelle de son être jusqu’au bout de chaque membre. Malgré la brise, elle avait fait chaud. De cette chaleur merveilleuse à laquelle on appréciait s’abandonner. Il n’y avait là que le bien être de l’oublie, l’effervescence des sens … Et si l’union des âmes et des cœurs n’étaient point aux rendez vous, la faim du corps avait été rassasié. Comblée de bien des façons, de bien des manières, la brunette s’était endormie sous le regard bienveillant des astres nocturnes, brillants de milles éclats, illuminant un ciel d’une lumière tamisée pour offrir aux amants l’intimité demandé.

L’hypersomniaque, épuisée, le souffle encore saccadé, c’était laissé emporté par Morphée et ses doux bras, laissant le sommeil soulagé ses muscles, apaisé ses sens, l’emportant dans un monde onirique où les soucis de demain n’existaient pas. Un monde fabuleux qui portait en son sein l’intimité de la lune et la fougue du soleil.

Le corps était repu, les besoins soulagés, l’esprit tranquille.

Alors, quand les rayons du soleil agressèrent ses paupières, la forçant à sortir de son sommeil réparateur et la retirant des doux bras de son dieu du sommeil, Kumako se surpris d’être de bonne humeur. Normalement, ses nuits raccourcies réveillaient en elle des envies de rage et de frustration des plus profondes, l’empêchant de penser correctement tant qu’une sieste n’avait pas été faite. Et pourtant … A cet instant, elle état bien. Plongé dans ce moment de plénitude, entre le sommeil et la réalité, profitant simplement des rayons du soleil qui lui réchauffaient la peau alors qu’elle sentait à côté d’elle le corps chaud d’un autre être. La brunette esquissa un sourire avant de se retourner, repoussant une frange du front de son cadet. Les mèches blanches dansaient au-dessus de sa tête et, assoupi, il paressait bien jeune. Le sommeil offrait une vue si vulnérable de l’être humain, les horreurs de la vie disparaissant soudainement des traits du visage, laissant place aux êtres apaisés, rapidement avalé par la réalité. Kumako s’étira un instant, lâchant un long soupir avant de se gratter la tête un instant. Elle avait encore un peu de route avant de retrouver son chez elle, au plus profond d’Inari, au sein du clan Nara. Se redressant en essayant de faire le moins de mouvement possible, la brunette s’en alla ramasser son vêtement, trainant toujours sur le sol. Avec une lenteur presque paresseuse, Kumako cacha son corps derrière les vêtements, serrant son obi avant d’aller à la fenêtre.

Il était encore tôt, le village était pourtant déjà en mouvement, se hâtant de travailler, de vivre, alors que des rires d’enfants pouvaient être entendu ici et là, dans le lointain. Kumako inspira profondément avant de se fermer les yeux.

Par les Dieux, qu’elle aimait ce village.

Se retournant un instant, elle regarda la silhouette. C’est lui qui allait payer, ça, il pouvait en être certain.

- « Il est temps de se réveiller, Belle au Bois Dormant. » elle se rapprocha avant de s’assoir sur le bord du lit, le secouant légèrement. « Je ne suis pas du genre à partir comme une voleuse, donc il est l’heure de nous faire nos adieux. »

Elle prononça ces mots en se rattachant les cheveux, dégageant sa nuque avant de lâcher un léger rire.

- « J’espère pour toi que tu es fortuné, car j’ai bien fait comprendre à mon cher petit patron que tu étais l’heureux payeur de cette soirée de débauche. »

Radine ? Non. Juste que s’il lui était possible d’échapper à une perte massive de ryos, c’était avec plaisir que Kumako le ferait. L’argent, ça ne tombait pas encore du ciel, surtout quand on avait à nourrir un enfant qui mangeait pour six, voire plus selon les jours et ses envies. Elle se retourna un instant, posant sa main sur le mollet.

- « Et toi ? Ça va ? Comment va ta jambe ce matin ? »


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Les entraînements pouvaient finir par être longs et ennuyeux, un individu pouvait finir par se dégoûter de la nourriture ou de l'alcool à force d'une trop grande consommation mais s'il y avait bien quelque chose dont personne ne pourrait se lasser, le jeune Tadake en premier de la liste, c'était cette danse des corps et des sens que deux personnes pouvaient réaliser avec la lune pour seul témoin. Même s'il ne s'en vantait jamais le jeune homme avait en son lot de conquêtes sans lendemain, plus que son lot de soirées de débauches qui finissaient par cette danse passionnée des sens mais, en toute franchise, jamais il ne s'en était lassé. Certes la qualité de la danse dépendait surtout de la qualité de sa partenaire et, malheureusement, dans ce domaine toutes ces femmes n'avaient pas été sur un pied d'égalité mais pourtant Kyoshiro en avait toujours pleinement profité. S'il se réfugiait dans l'alcool pour faire taire la douleur de son cœur,  noyant ses démons dans ce poison en bouteille, il savait très bien que rien ne lui faisait se sentir aussi vivant que ces moments d'intimité.
Là, dans la chaleur de cette modeste chambre perdue dans un village dont il ne connaissait rien, il laissa ses sens prendre le pas sur sa raison et, lentement, doucement, leurs deux corps se rapprochèrent pour connaître une proximité et une intimité qui feraient rougir les cieux, même les dieux si le Tadake avait cru en une telle puissance supérieure. Il ne savait rien de cette femme, de ce qu'était sa vie ou de ses inspirations profondes mais cette nuit, juste pour cette nuit, tout cela n'avait plus la moindre importance : seul comptait ce plaisir mutuel qui durerait encore...et encore...et encore.

Finalement, comme il en était coutume après un tel effort passionné, Morphée reprit ses droits en attrapant les deux amants pour les emmener dans son monde. Kyoshiro n'était pas un gros dormeur, ne s'autorisant pas plus de cinq voire six heures de sommeil dans une nuit et, s'il lui arrivait de se demander parfois quelle en était la cause, son esprit lui donnait toujours la réponse dans les moments les moins agréables. Alors qu'il s'allongeait sur ce lit, sentant la douce caresse des draps contre son corps encore chaud, sentant sa poitrine se gonfler et s'affaisser sous l'effort réalisé, il lâcha prise et chuta jusqu'aux royaumes des songes avec un sourire apaisé sur le visage.
Son esprit voguait vers de nombreux souvenirs faits de senteurs et de goûts comme toujours et, alors qu'il passait d'un événement à un autre d'une façon aussi chaotique que possible, le royaume des rêve n'était en rien ordonné, son cœur s'enserra lorsqu'il pénétra dans un domaine plus froid...un domaine qu'il visitait tous les soirs, comme irrémédiablement attiré par ce qui y était renfermé.
Bientôt les souvenirs heureux furent remplacés par un étrange sensation d'humidité et de métallique que Kyoshiro reconnut rapidement, celle de ce liquide vital qui avait jadis recouvert ses mains, celle du désespoir sous sa forme la plus pure qu'il avait au moins connu plusieurs années plus tôt. Ce jour-là...pourquoi continuait-il à y repenser toutes les nuits alors qu'il avait fait récemment son deuil de cette perte ? Pourquoi son esprit continuait-il de le tourmenter ainsi alors qu'il ne demandait qu'à tourner la page ? D 'ordinaire le jeune homme se réveiller toujours en sueur dans ces moments-là, lorsque la douleur le prenait à la gorge jusqu'à ce qu'il suffoque mais, en cette douce matinée, ce fut une main familière qui l'extirpa de ses pensées.
Passant une main sur son visage pour pour rassembler ses pensées et chasser tout le reste, l'homme se redressa et répondit à la demoiselle d'un modeste soupir tout en lui répondant :

« Aucun problème pour ça. Il n''était pas question que tu paies, de toute façon.   »

Gentlement ? Plutôt, oui. N'était-ce pas la moindre des choses, dans une situation comme celle-ci ? Il pensait bien que oui, car s'il semblait prendre la vie avec légèreté, avec un certain manque de sérieux, il n'avait pour les femmes que du respect. Jamais il n'avait fait payer une seule de ces divines créatures pour une soirée d'alcool et de débauche : il n'allait pas commencer maintenant.

Alors qu'il se redressait, écoutant la demoiselle l'interroger sur son mollet, l'homme attrapa délicatement la main de la demoiselle avant d'y déposer un baiser discret. Pivotant, sentant la froideur du sol sous ses pieds généra une décharge le long de sa colonne vertébrale, le shinobi s'extirpa de l'éteinte des draps et se releva, toujours dans son plus simple appareil. Forçant sur sa jambe plusieurs fois pour tester l'état de son mollet, effectuant quelques pas en avant sans ressentir de douleur particulière, ce fut avec un sourire assez discret que l'homme répondit :

« Mieux, apparemment. Grâce à toi, merci.    »

Laissant sa camarade sans doute finir de se préparer, l'homme s'engouffra dans la salle de bain avant de faire couler un peu d'eau froide via le robinet juste devant lui. D'habitude il était seul lorsque ces souvenirs remontaient à la surface et, en sentant sa main gauche commencer à trembler comme à chaque fois, il s'agrippa fermement au bords de l'évier avant de passer sa tête sous le flot glacé. Cela passait, cela finissait toujours par passer et, en sentant le contact glacé de liquide sur sa tête, en sentant les gouttes glisser le long de sa nuque, il sentit ces mauvais souvenirs glisser avec elles.

Cela allait passer, comme toujours.

Soufflant de nouveau, sentant le tremblement de sa main pour finir par totalement disparaître, le jeune homme passa un rapide coup de serviette sur son visage avant de retourner dans la pièce principale. Attrapant son pantalon avant de l'enfiler délicatement, se rappelant encore où il avait posé ses affaires la veille, le shinobi se tourna vers la belle avant de conclure par :


« Bon. J'imagine que c'est l'heure de se séparer ?  Plaisante soirée, en tout cas.  »

Cela n'avait pas d'importance. Ils avaient chacun leur voie, chacun leur chemin et peut-être se recroiseraient-ils un jour. Peut-être. Rien n'était moins sûr pour ces guerriers de l'ombre.



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- « Bon. J’imagine que c’est l’heure de se séparer ? Plaisante soirée, en tout cas. »

Est-ce que cela avait été une plaisante soirée ? Oui. Est-ce qu’elle avait remarqué l’état physique de cet homme ? Oui. Est-ce qu’elle allait lui faire remarquer ? Non. Kumako n’était pas son médecin attitrait et qu’importe ce qu’elle pourrait bien lui dire – elle pourrait même lui conseiller de prendre sa retraite – elle avait l’étrange impression qu’elle se prendrait un non catégorique. Alors elle huma simplement en terminant de se rendre présentable, de se rendre prête pour son grand retour chez elle, où l’attendait fils et chat. Du coin de l’œil, elle le regarda se préparer. Est-ce qu’il se reverrait après cela ? Elle en doutait, mais qui sait … La voie du ninja était une voie pleine de surprise et semée d’embuches. Il y avait toujours une possibilité qu’ils se recroisent, repartagent un verre avant de se séparer à nouveau. Tout comme il y avait des chances qu’il soit opposé l’un à l’autre. Qu’ils deviennent ennemis, qu’ils se battent chacun pour les couleurs d’une entité supérieure à eux. Kumako pour les Nara, Kyoshiro pour Konoha. Après tout, nul ne savait de quoi l’avenir était fait. Tout ce que Kumako savait, c’est qu’elle n’apprécierait pas de devoir affronter quelqu’un avec qui elle avait sympathisé.

Mais cela était une autre histoire, celle encore non inscrite, tangible et si versatile. Peut-être que l’avenir sera bien plus clément, bien plus bienveillant.

Mouais, fallait quand même pas trop lancé de défi au karma.

Posant sa main sur épaule, elle attira son attention pour mieux lui offrir un sourire. Certes, il ne voyait rien, c’était un fait, plus aveugle, il aurait été une taupe, et encore. Une taupe avait au moins les mérites de ressembler à un senseur, de loin. Bon, peut-être qu’il l’était aussi ? Il valait mieux dans un sens.

- « Oui, c’était une plaisante soirée. Maintenant, il serait bien que l’on rentre tous les deux chez nous. Sain et sauf. Sans se mettre une mine. » ça c’était pour lui. N’était-ce donc pas ce qu’il avait prévu hier après tout ? Le libérant, elle remit ses sandales d’un geste vif. « Si je peux dire une dernière chose avant de partir, c’est qu’il faudrait que tu penses à te faire soigner. »

Ok. Elle n’avait pas pu s’en empêcher. Elle n’avait pas pu s’empêcher de faire son petit commentaire. Mais elle avait une excuse : c’était d’une femme du clan Nara, entouré par des idiots qui avaient besoin d’être régulièrement recadrés à coup de remarques. Exemple parfait : son chef de clan et son fils. Et son frère. Et presque tous les hommes portant l’insigne du clan Nara. Ah, que c’était dur à vivre tous les jours. La mère avait déjà particulièrement mal à la tête en avance.

- « Et je ne parle pas forcément du corps. » Elle planta son index dans sa poitrine, non loin de l’organe pulsant. « Mais du cœur. Je ne sais pas depuis combien de temps tu souffres, ni de quoi, je ne suis pas médium, juste médecin … Mais je pense qu’il est temps pour toi de sortir du noir. »

S’éloignant de quelque pas, elle regarda une dernière fois la tignasse enneigée du garçon avant de tourner les talons, ouvrant la porte pour terminer l’acte de cette rencontre. Clôturer pour en ouvrir sur un autre. Elle se stoppa néanmoins avant de se retourner, une dernière fois, d’un mouvement vif des jambes, le visage joueur. Quel dommage qu’il ne puisse pas voir cette tête de vainqueur.

- « Fini les histoires d’un soir. Trouve toi quelqu’un chez qui tu puisses rentrer le soir et qui t’apportera le réconfort nécessaire. »

Et elle, elle rejoignait son fils. Qui avait certainement de jolis mots à lui dire, après une absence si longue et certainement injustifiée à ses yeux de gamins. Mais Kumako était chanceuse. Elle se considérait comme tel du moins. Après tout, elle avait une lueur qui lui permettait de marcher droit sur le sentier ensanglanté de sa profession.

©junne.
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Tadake Kyoshiro
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Konoha no Jonin
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Pendant longtemps et comme beaucoup de shinobis le jeune homme avait extirpé de son esprit l'idée d'être un jour heureux car, non-content d'être une arme au service d'une cause bien plus grande que lui, il n'en restait pas moins un homme affligé d'une douloureuse malédiction qui avait éradiqué chez lui toute estime de soi. Ainsi, le plus naturellement du monde, il s'était dirigé vers l'alcool, les femmes et les missions en espérant que l'une d'entre elles finisse par l'arracher à cette douleur pour de bon. Oui, pendant un temps il avait bien souhaité mourir pour enfin connaître le repos du guerrier mais, à chaque fois qu'il y repensait, la voix de sa sœur résonnait toujours dans ses oreilles. Elle était sa raison d'être, la personne qui lui faisait poser un pied devant l'autre chaque matin et qu'importent ses moments de faiblesse ou de doutes : il ne pouvait pas se permettre de l'abandonner. La nuit dernière avait été délicieuse et le shinobi le fit savoir mais, en entendant la réponse de sa partenaire du soir, il ne fut guère surpris par sa réaction car il avait à peu près la même en tête.
À son grand regret les femmes n'avaient été qu'un moyen pour lui de s'enivrer l'espace d'une nuit, de se laisser aller au plaisir en ne pensant plus rien d'autre : un moyen de plus d'atténuer la couleur de se cœur pour continuer d'avancer. Un pied devant l'autre, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus avancer. Elle était pressée de rentrer chez elle, elle devait sans doute avoir quelqu'un qui l'attendait là-bas et, souriant face à la petite pique concernant sa propre mine, le garçon chassa d'un revers de la main une vague de jalousie qui menaçait de l'envahir. Cela n'aurait servi à rien de la laisser rentrer, cette jalousie était simplement là pour lui rappeler ce que les autres avaient et ce dont il manquait cruellement.

S'il ne prononça pas un seul mot alors qu'il se rhabillait, alors qu'il enfilait son t-shirt et commençait à raccrocher son matériel à sa cuisse et à sa ceinture, le shinobi ne put empêcher la surprise de le frapper telle une claque en pleine gueule. Se faire soigner ? Lui ? Comment pouvait-elle seulement le savoir après une seule nuit ensemble, alors qu'ils ne connaissaient rien de plus que le prénom de l'autre ? Sentant une pointe de vexation essayer de se frayer un chemin dans son torse, là où le doigt de la belle était posé, l'homme hésita un instant à repousser sa main en repoussant ce précieux conseil sur un ton mer. Mais il n'en fit rien. Pourquoi ? Peut-être justement parce qu'elle ne le connaissait pas et que son conseil n'avait donc aucune valeur ou, au contraire, parce qu'elle avait visé juste sans rien savoir de lui.
Était-il aussi transparent que cela, ou était-elle juste plus perspicace que la moyenne ? Il espérait que cela soit la seconde option car, dans le cas contraire, cela voudrait dire que sa sœur aussi se rendrait rapidement compte de la supercherie.

Depuis combien de temps souffrait-il ? Depuis toujours. Depuis la première seconde, la première minute où ses yeux inutiles s'était posés sur ce monde qu'il ne voyait pas. Sortir du noir pour un aveugle, bien bon conseil teinté d'ironie qui fit apparaître un sourire plutôt amer au coin des lèvres du garçon. Il ne prononça pas un mot, laissant la demoiselle trouver son chemin vers la sortie tandis que lui, de son côté, s'était positionné devant la fenêtre, laissant les rayons du soleil caresser sa peau. Elle était partie en lui laissant un conseil, un tout dernier conseil qu'il s'était lui-même donné plusieurs fois : trouver quelqu'un.

« Ouais. Il faudrait, ouais. »

Il le savait depuis longtemps mais ne l'avait pas fait parce qu'il s'était senti indigne, indigne de ce bonheur, indigne de l'attention de quelqu'un, indigne de créer quelque chose avec ses mains et qui ne soit pas teinté de sang. Il avait sa sœur mais ce n'était que temporaire, bientôt elle trouverait une autre source de joie et s'éloignerait de lui : c'était tout le bonheur qu'il pouvait lui souhaiter.
Lentement, doucement, le shinobi rassembla à présent ses affaires avant de se diriger vers le rez-de chaussée. Il avait une addition salée à régler et un village à rejoindre. Longue journée en perspective.



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