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La chute d'un espoir ft. Ao - Sayuri - Shika

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Yamanaka Ao
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Table pour Consommation de Chakra 15/08/2019:
 

  • Yamanaka Sayuri
  • Nara Shika
La chute d'un espoir
J’ai cogné avant d’entrer, comme à mon habitude; j’avais déjà préparé mes affaires pour partir, plusieurs tenues de rechange et des petites provisions. C’est une mission qui s’étendra probablement sur plusieurs semaines, alors j’ai pris de quoi me rendre sur place et pouvoir y rester un petit moment. La connaissant, elle devait avoir fait pareil. J’ai limité un peu mon arsenal pour pouvoir voyager assez léger et sans risquer d’accrocs en chemin.

J’ai dit aurevoir à mes parents, je suis passé m’occuper du jardin de fleur une dernière fois avant de partir, j’ai pris le temps d’organiser mes affaires au bureau. Cette fois, je pense être prêt à partir, et même si j’ai une petite boule au ventre, signe d’inquiétude, je me rassure à la voir répondre à l’appel. Je n’ai même pas eu à entrer, elle a fini par m’ouvrir. «Je suis prêt à y aller. Tu es prête aussi?»

***

En route pour la sortie du domaine, je prends le temps de garder en mémoire chaque petit détail. Ça fait longtemps que je n’ai pas participé à une mission de cette envergure, aussi loin de chez moi. Je n’en ai pas perdu l’habitude, pourtant le stress me prend de court. En marchant, à sa suite, je finis par cracher; «Il faudra aller chercher Shika, aujourd’hui. Je suis allé le voir il y a dix jours, pour demander s’il avait quelqu’un à envoyer avec nous. Il a choisi de nous accompagner; j’ai pensé que c’était une bonne idée puisqu’il est médecin, et son utilité n’est plus à prouver depuis longtemps.» Pour un petit moment, j’ai arrêté de parler, juste pour penser un peu de mon côté. On descend la montagne, peu à peu, pour retrouver la forêt.

Après m’être assez penché sur la question, je finis par communiquer ce que je pense, pour obtenir un avis et établir à l’avance un plan d’action, histoire que nous soyons bien sur la même longueur d’onde.«Pour le déroulement de la mission et notre arrivée à Tetsu, comment tu veux procéder? Une fois entrés, dans la capitale, je me suis dit que le mieux serait de simplement se fondre dans la population pour une semaine, peut-être deux, à voir comment ça se passe dans les alentours. Connaissant Shika, je pense que ça risque d’être toi, l’exécutrice de Tatsui, surtout puisque c’est en plein dans ton champ de compétence. De mon côté, j’essaierai de m’approcher de la pègre, de trouver des informations sur lui, de quoi faire basculer sa légitimité. Pour ce qui est de Shika, je ne sais pas encore ce qui serait le mieux. Je ne sais pas comment on devrait se séparer, mais je pense qu’au moins, je ne devrais pas être à tes côtés trop souvent, et que ça serait mieux que je traîne surtout avec Shika, pour éviter que tu ne te fasses remarquer indirectement à cause de moi. Mais encore, il serait peut-être mieux que Shika soit séparé de nous aussi, qu’on ait l’air de ne pas vraiment se connaître..?»

C’est sur ce dernier point que j’hésite; si Sayuri est l’exécutrice pendant que je tire les ficelles dans l’ombre, Shika devrait normalement être ma protection contre le danger. Ça me semble être le plus judicieux, surtout si je compte me faire passer pour un nouveau poisson dans l'étang qu'est le milieu du crime et l'antre des trafics et autres affaire "honteuses".

***

On finit par rejoindre le domaine des Nara, où je me permets d'entrer, en passant devant la première maison de l'endroit, celle où j'ai revu la mère du chef. Je m'avance assez lentement, en guidant mon amie jusqu'à la bonne porte. Je frappe, deux petits coups pour commencer. Il n'est pas très tôt, il ne devrait pas dormir.

«Shika? Est-ce que tu es bientôt prêt? C'est Ao, on t'attend pour partir!»

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika
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Yamanaka Sayuri



La chute d'un espoir

Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 







Tu t’es préparée des mois durant pour une mission de cette envergure. Enfin, on te donne une mission à ton niveau. Tu trépides à l’idée de d’enfin faire quelque digne de ton temps et de ton talent. Ton est prêt, en fait, il est sur le pas de la porte depuis que l’assignation de la mission. Tu n’attends que ton équipier faisant l’inventaire de tes poisons et affutant tes armes avec impatience.  Lorsqu’il arrive, tu saisis ton sac et hoche la tête. Bien sûr que tu es prête.

Sur le chemin, Ao t’informe de la présence de Shika. Un autre hochement de tête, celui-ci confirmant que tu as bien compris l’information donnée. Le voyage n’est pas très long avant d’arriver au domaine Nara. La dernière fois que tu as vu Shika, tu avais plus ou moins dix ans et, depuis, tu avais changé, tellement changé. Ce qui te fait t’arrêter, te questionner. A-t-il changé autant que toi tu l’as fait. Tu verras bien en arrivant.

« Effectivement, se séparer semble la meilleure idée. Mais nous serons trop loin pour communiquer. Je ne pourrai pas intervenir rapidement si un problème se pointe. Il faudra que toi et Shika vous vous démerdez. Mais c’est, d’après moi la meilleure solution. »

Lorsque vous arrivez, tu suis Ao, te permettant de regarder partout, d’un air curieux. C’est la première fois que tu vas dans le domaine de ce clan après tout et tu es surprise de constater à quel point cet endroit est différent du domaine dans lequel tu as grandi.

Tu attends que Shika vous ouvre la porte. Il faut partir et bientôt si vous désiriez atteindre l’auberge que tu as prévue avant la nuit. Normalement, si tout allait comme prévu, le voyage ne durerait qu’une poignée de journée. La mission par contre, sera une mission de patience, d’observation, de séduction peut-être, dépendamment de la cible en soit. Tu le traqueras, l’étudieras, tu trouveras chacune de ses faiblesses pour t’en resservir contre lui, du moins c’est ce que tu as prévus.

Tu élabores déjà quelques plans dans ton esprit. Mais ils ne sont que des ébauches, car, après, n’étant pas sur place, tu ne sais pas exactement quelles seront les circonstances.  





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La chute d'un espoir


-Ça y est, c'est le grand jour, en route pour Tetsuuuuuuu!

Sans mal, tu ouvres les yeux d'un coup, te redresses sur les fesses tel un ressort, puis t'étires à grands renforts de bâillements, tandis qu'un rayon de soleil traverse la lucarne de ta chambre pour venir t'éblouir. Ça fait un petit bout de temps que tu la prépares cette mission. Dix jours officiellement, mais une éternité dans ta tête. Depuis que tu as accompli ta vengeance à dire vrai, soit un peu plus d'un an. Bien sûr, tu as rendu quelques services rémunérés entre temps, mais aucun ne relevant de ce que tu considères comme étant une réelle mission ninja. L'infiltration. L'assassinat discret, ou sournois selon les points de vue. Bien que tu refoules désormais allègrement cette partie là de ta personnalité, préférant réorienter ta vie et tes ambitions différemment, elle n'en est pas moins inscrite dans tes gènes. Elle représente tout un pan de ta vie dont tu ne peux faire totalement abstraction.

Matraquant tes joues de petites claques pour achever ton réveil, ton regard se plante sur une tenue étrange accrochée à un cintre dans la penderie et reflétant la lumière un peu partout dans la chambre. Ao s'est pointé il y a dix jours et ce n'est finalement que tard dans la soirée d'hier que tu as terminé cet équipement des plus singuliers, réalisé en l'honneur du territoire sur lequel vous vous rendez. Tu étires un grand sourire de satisfaction en le contemplant. Il fait parti de tes préparatifs en plus des techniques apprises pour l'occasion et des makibishis achetés chez Yakari Nara, un original du clan qui en plus d'être affublé d'un bandeau frontal en tissu agrémenté de quelques plumes, fait également office de marchand d'armes pour le clan. Il n'a en effet pas son pareil pour récupérer les armes les plus affûtées sur les corps de ses victimes . Malgré la désapprobation parentale, tu as confié les clés du clan à ton père et au conseil qu'il représente, en leur recommandant de s'appuyer sur Towa au besoin.

Desserrant l'étreinte autour de ton drap, tu sors du lit et prends la direction de la penderie pour récupérer l'apparat de ta création afin de l'enfiler pour le montrer à tes camarades Yamanaka, lorsque plusieurs coups frappés avec fermeté sur la porte d'entrée font trembler les murs. Ao-kun? Sayuri-chwan? Déjà? Ils sont en avance dis donc. Curieusement, la porte s'ouvre sans que tu n'en ai donné l'autorisation. Rien de très rassurant généralement, ce qui est confirmé quand à ton grand désarroi, la voix de ta mère retentit avec la grâce habituelle dont elle fait preuve.

-SHIKAAAAAAAAAA...mon imbécile de fils! Où es-tu? J'ai deux mots à te dire...

Tu t'empresses d'enfiler ta tenue et de récupérer un long morceau de bois, travaillé par tes soins, taillé en pointe et légèrement incurvé, avant de rejoindre le petit jardin jouxtant le mur extérieur de ta demeure et sur lequel tu as disposé en triangle, trois mannequins en bois récupérés auprès d'un marchand ambulant.

-SHIKAAAAAAA...pas la peine de te planquer, je sais que tu es là!!! Alors montre-toi!!!

Non mais sérieux, elle compte te casser les oreilles encore longtemps avec ses braillements. Par jeu autant que par désinvolture, tu gardes le silence, si bien qu'il faut quelques minutes à Tami pour te localiser. Inutile de dire que l'effort nécessaire à ses recherches n'a rien fait pour calmer ses envies velléitaires. Agitant son poing au-dessus de sa tête comme pour indiquer son envie de t'éclater la mâchoire, elle se fend d'un regard noir à ton encontre.

-Bordel Shika! C'est quoi cette histoire de mission? Tu comptais me prévenir quand tu serais parti? Tu es maintenant le chef de ce clan je te rappelle! LE CHEF DE CE CLAN!!! Tu comprends bien ce que ça veut dire???

Papa a sans doute fini par cracher le morceau. Mais tu ne lui en veux pas, il n'a jamais été très doué pour dissimuler des infos à ta mère. Ou peut être est-ce elle qui est particulièrement douée pour lui tirer les vers du nez. Toujours est-il que rien que le fait qu'il ait tenu jusqu'à aujourd'hui relève du véritable exploit.

-Sérieusement, Shika, t'as des responsabilités...oui oui...DES RESPONSABILITÉS...je sais bien que c'est un mot qui ne te parle pas beaucoup, mais crois moi que tu vas poser ton cul et en écouter la définition s'il le faut...et c'est quoi cette tenue ridicule? Le mot discrétion t'est également étranger?

Bien que ses remontrances t'exaspèrent au plus haut point, tu sais bien que l'excuse de la responsabilité n'est qu'une façade pour exprimer son inquiétude de te voir partir à nouveau. Tu es son fils, et pendant huit ans elle ne t'a pas vu, pleurant ton absence jour après jour en se demandant si tu n'étais pas en train de gésir quelque part.

Tu la laisses s'époumoner plusieurs minutes sans rien dire, concentrant ton attention sur les mannequins que tu frappes inlassablement à l'aide du bâton, dans plusieurs mouvements malhabilement empruntés au utilisateurs de sabres. Enfin, après un semblant d'entraînement, tu déposes le bout de bois au sol, t'éponges le front d'un revers de manche et te retournes vers elle avant de la prendre dans tes bras au beau milieu d'une de ses tirades.

-Ne t'en fais pas maman, tout ira bien...

Des larmes roulant contre ses joues maternelles, tu l'enlaces ainsi plusieurs secondes, puis la relâches pour la laisser respirer.

Reniflant légèrement, elle tente d'articuler.

-Shika...promets...promets-moi que tu reviendras vite et en bonne santé...as-tu au moins idée de ce que nous avons ressenti ces huit dernières idées?

-J'en ai conscience oui...et je te le promet...

Reprenant ton sourire tu poursuis.

-Et ça, c'est une armure de samouraï...et ouais...enfin, pas une vrai, c'est surtout esthétique, mais ça claque tu trouves pas?

Il t'avait donc fallut dix jours pour la fabriquer. Pour ce faire, tu avais récupéré un ensemble de planche de bois assez fine que tu avais taillées, percées, puis recouvertes d'aluminium avant de les assembler les unes aux autres grâce à une corde glissée dans les trous prévus à cet effet. Si l’œuvre final n'assurait bien évidemment aucune protection, elle n'était pas dénuée d'un charme qui faisait ta fierté et tu comptais bien en faire la surprise à tes amis Yamanaka.

Si Ao subodore peut être quelque chose du genre venant de toi, cela fait tellement longtemps que tu n'as pas vu la petite Sayuri que tu te demandes comment elle accueillera la chose. Est-elle toujours la même? Cette gamine maladivement timide et toujours à fleur de peau? Elle a sûrement bien grandi, et il te tarde de voir la kunoïchi qu'elle est devenue. Quand on parle du loup. Quelques coups retentissent à nouveau contre la porte. Reprenant de la contenance, Tami se redresse et te lances un dernier regard empreint de toute son amertume avant de détourner les talons, entrer dans la maison et se diriger vers la porte d'entrée qu'elle ouvre pour voir apparaître un jeune homme déjà rencontré et une femme aux cheveux roses.

-Si c'est mon crétin de fils que vous cherchez, c'est par là-bas! Vous traversez le salon, puis il y a une porte au bout du couloir qui mène sur le jardin...sachez jeunes gens que je désapprouve totalement de le voir quitter cet endroit! Vous avez intérêt à me le ramener vivant...

Un énième regard sombre à leur encontre avant de filer et réunir le reste de la famille afin de te dire au revoir comme il se doit. Tes coéquipiers ne mettent pas longtemps à te rejoindre. Tu restes volontairement de dos pour ne pas dévoiler tout de suite ce que tu considères être une création géniale, puis après les avoir fait suffisamment patienter, tu t'armes du bâton posé au sol et te retournes.

-TADAM...alors, qu'est ce que vous en pensez les Yamanaka ? C'est pas une pure merveille ce déguisement? On dirait pas un vrai Tetsujin? Regardez, j'ai même une imitation sabre...vous voulez savoir comment j'ai fait?

Alors que tu t'apprêtes à te lancer dans un long monologue, tu marques un temps d'arrêt sur la petite fille à présent devenue une femme. Son visage semble marqué par les épreuves. Celles-là mêmes sans doute que tu lui redoutais lors de votre première et dernière rencontre.

-Ao-kun, Sayuri chwan. Oh là là, mon ange à bien grandi....

Tu adresses à la fille un sourire un peu plus appuyé qu'à Ao que tu as fréquemment croisé ses derniers temps.

-Ca me fait plaisir de vous voir ici. J'ai tellement hâte de partir en mission. On va voir si je ne me suis pas trop rouillé depuis la dernière fois...et donc, pour cette armure improvisé, voilà comment j'ai fait...

Allant de digressions en digressions, pendant deux minutes, tu les assommes d'un flux ininterrompu de paroles. Ça ne paraît pas comme ça, mais deux minutes en continu, c'est long, très long. Trop long pour beaucoup. Une fois ton monologue terminé, tu leur demande de patienter encore un instant le temps que tu récupères tes affaires, en t'apercevant que l’entrain mis dans ta création t'as complètement fait oublié de préparer tes affaires. Au plus vite, tu regroupes quelques fringues que tu insères dans ton sac à dos, avant d'y ajouter une dose de salvia divinorum suffisamment importante pour tenir un bon mois, ainsi qu'une bouteille de saké pour passer le temps sur la route plusieurs morceaux de guimauve que tu espères bien faire flamber autour d'un feu pendant les pauses nocturnes que vous vous accorderez. Bien sûr tu t'équipes de ton arsenal, ton regard s'illuminant en ajustant la poche réservée aux makibishis nouvellement acquis. Enfin, tu les rejoins, sac sur le dos.

-Les makibishis, c'est la vie...aller, désolé de vous avoir fait attendre, c'est parti.

Vous traversez tout le domaine pour en atteindre la sortie. Ton père, ta mère et Ranmaru ton petit frère t'y attendent. Ce dernier se rue sur toi et te saute dans les bras.

-Nii-san, rappelles toi, tu m'as promis de m'entraîner, alors reviens vite...

Il serre ses petit bras autour de ton cou jusqu'à t'étouffer, ne voulant plus te lâcher. C'est toi qui le repose finalement au sol en posant tendrement ta main sur sa tête avant de t'accroupir à sa hauteur.

-Je reviendrais Ranmaru, je te le promet...pointant d'un doigt les Yamanaka...tu vois ces deux là...ce sont des shinobis vraiment balèzes, avec eux il ne peut rien m'arriver...prends soin de maman et de papa pour moi...

Tu déposes un baiser sur son front puis te redresses. Il est temps. Après un dernier salut pudique, tu quittes l'enceinte du domaine, accompagné de tes coéquipiers, sans réellement savoir dans combien de temps tu pourras de nouveau fouler le sol d'Inari.

Encombré de ta fausse armure de samouraï, tu progresses plus difficilement que d'ordinaire, et si tes sourires sont sensés faire office d'anti dépresseur pour ceux qui t'accompagnent, le bruit fait par l'entrechoquement des plaques de bois entre elles risque d'avoir raison de leur patience. Les rejoignant à la hâte après avoir fait une pause pour observer le jaunissement inhabituel des feuilles recouvrant certains arbres, tu te glisses pile entre les deux, passant tes bras par dessus leurs épaules.

-Alors Yamanaka team? C'est quoi votre idée pour cette mission? Et toi Sayuri-ange, raconte moi un peu ce qui t'es arrivé depuis tout ce temps? Tu m'as l'air d'avoir bien changé...

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La chute d'un espoir


La colère légendaire d'une mère prise de court... je connais bien. Je le vois dans ses yeux, dans son ton avant même qu'elle n'ait à le dire; si je ne connais pas tous les détails de la vie de Shika, je suis bien au courant de son voyage. Très au courant.

Mes oreilles bourdonnent encore depuis la dernière fois où j'ai pensé à lancer la discussion avec lui à ce sujet. J'écoute le petit monologue de maman Shika, et je suis prêt à y répondre. Je me souviens de l'avoir déjà entendu, quelques fois, du fin fond de mon jardin, et je n'aurais jamais cru être un jour le Yamanaka qui aurait à répondre à ses paroles glaçées. «Ne vous en faites pas, je compte bien le ramener entier et sans blessures. D'ailleurs, c'est bien pour ça que je lui ai demandé cette faveur; je connais bien ses capacités et je sais ce dont votre fils est capable, mais s'il en vient à agir comme un con, je lui remettrai du plomb dans la tête pour vous. Ayez ma parole.» Elle finit par partir en nous laissant entrer, ce qui ... semble être un bon signe?

«Shika?»

Il finit par répondre, mon regard finit par se fixer. Il se retourne, je n'en crois pas mes yeux. Je croyais avoir vu beaucoup d'armures de samouraï dans ma vie, mais il faut croire que, malgré toute mon expertise, je n'étais pas prêt à voir une telle... une telle... une telle. Si l'intention y est, et la créativité du même coup, l'exécution n'est pas là. Je me retiens d'y porter plus ample attention, courbant un peu la tête.

Ange, hein...

Je regarde ailleurs en souriant comme un abruti, laissant Sayuri gérer la situation. Oh, s'il savait ce que je sais...

Puis vient la séance mandatoire et inesquivable du pourquoi du comment du quand du mais si j'avais et puis pourquoi pas et alors ça. J'attends en écoutant à moitié, incapable de fourrer autant d'informations dans cette matière coincée dans ma boîte crânienne. «Prends ton temps, on t'attend ici!» Après m'avoir lancé une migraine à la gueule, il finit par courir récupérer ses affaires. Je prends une grande bouffée d'air et sans même regarder Sayuri, je sens l'aura venimeuse dans mon dos qui dit "tiens. tu l'as voulu, eh bien tu l'as eu."

***

Les adieux se font rapidement, mais de manière très touchante. Ça ne fait qu'en rajouter plus sur les épaules des belles paroles que j'avais lancé un peu plus tôt. J'avais dit ça seulement pour calmer Maman, moi, pas pour finalement avoir à m'ajouter un objectif secondaire qui s'annonce, à la vue et au son du bardas cliquetant, plus impossible que d'avoir cinq minutes de paix dans le bain de la maison familiale quand maman veut se préparer parce qu'elle reçoit des invitées en soirée.

Un jour, ça me tuera.

Et puis qu'on se le dise franchement, ce qu'il a dit au petit sur notre duo est loin d'être réaliste; Sayuri est bien la seule à être "balèze", et je sais qu'elle peut mener à bien cette mission sans mon aide. Je ne fais que mon travail; ma seule responsabilité est d'éviter les embrouilles et d'assurer que tout se passe assez bien pour donner le champ libre à Sayuri.

Si j'arrive assez difficilement à ignorer les bruits du tas de ferraille et d'arbre mort rapiécé par de la magie tenant entre du cordage et beaucoup de courage, je sens que je suis sur le point de craquer. J'essaie de résister, mais c'est très dur.

... Cette cochonnerie est coincée dans mes cheveux.

J'essaie discrètement de libérer mes mèches coincées dans le cordage qui pend sur l'épaule de Shika, sans devoir trop l'obliger à bouger; je ne veux pas le froisser non plus, mais si cette saleté ruine tous mes efforts de féminité en un mouvement de bras, même Jashin sera plus clément.

Ange, une seconde fois. À la demande de détails (et ce moment relativement mal placé pour s'enquérir du passé d'une ninja orpheline entraînée à tuer), je fais tout en mon pouvoir pour répondre, et éviter à Sayuri de se divulguer ainsi. Pas que ça soit un problème pour elle, mais dans l'état des choses, il vaudrait mieux attendre.

L'état des choses étant que Ça tire bordel, Ça tire!

«On en parlait avant (...aie) d'arriver, et on s'est dit que ça serait efficace de laisser Sayuri gérer... (aie) la disparition de la cible, pendant que toi et moi (...aie) on s'occuperait de surveiller la pègre et la milice pour essayer de trouver des informations (aieaieaieaieaie putain d'merde) et discRÉDITER LEMONSIEURSHIKAENLÈVECETTECOCHONNERIE TOUT DE SUITE.» J'agrippe rapidement son bras d'une main, et mes cheveux coincés de l'autre, signe qu'il ne doit pas tirer. J'essaie tant bien que mal de ne pas tirer moi-même et en vinir vite, et je finis par me libérer.

Je finis par me retourner en replaçant ma couette comme il faut, puis je continue: «c'est pas que c'est une mauvaise armure, hein, mais au point où on en est, est-ce que tu en as besoin tout de suite?»

J'attends de voir ce que Sayuri compte ajouter, essayant quand même de prouver mon point et de convaincre Shika d'enlever son armure faite à la main pour au moins éviter qu'un de nous ne meure en chemin, soit par migraine aiguë, soit par scalpage accidentel, soit par accident malencontreux au bord d'un ravin. «On en a pour longtemps avant de rejoindre l'empire, c'est pas la porte à côté. Tu comptes garder ce machin sur toi tout le temps?»

... Et puis merde.

Je me mets à tirer sur un coin de l'armure de fortune, vers le haut pour forcer les bras de l'homme à se lever et sa tête à passer le collet, qu'on en finisse vite. «Sayuri, on lui enlève ce machin! Aide-moi, attrape ton côté!»

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika
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La chute d'un espoir

Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 







À votre arrivée c’est la mère de Shika qui vous accueille, vous démontrant tout son amour maternel sous quelques insultes et paroles brusques, mais son commentaire, malgré toute la hargne est bel bien celui d’une mère inquiète. Étrangement, tu n’es pas surprise qu’un homme comme Shika ait ce genre de mère.

Shika … Ce nom est l’écho même de temps révolu depuis longtemps. Rappelant vaguement à quel point tu étais faible, inutile, à quel point tu dépendais d’autrui pour simplement être. Ce nom t’évoque une époque où tes mains n’étaient pas encore rouges, ou tu exprimais librement tes émotions, où tu espérais encore voir ta mère franchir le pas de la porte. Ce nom à lui seul te ramené devant une toi quinze ans plus jeunes, faite de porcelaine, effrayée de tout ce que peut contenir le monde.

Ô comme tu as changé. Est-ce que lui aussi à changer à ce point ? Probablement, il est maintenant le chef de son clan, il n’est probablement plus l’enfant espiègle que tu avais connu. Un pincement au cœur. Comme ce métier est doué pour radicalement changer une personne, lui arracher la lumière de son regard, la tâcher d’un millier de pêchers.  Évidemment, pas tous ne marchent dans tes traces, mais tu n’arrive pas à concevoir un ninja pur et innocent, pas avec la mort, la destruction, la violence de ce métier.

Toi Ao traverser la maison, suivant le chemin qu’a expliqué la femme pour rejoindre le jardin où vous rejoignez votre équipier. À peine arrivez-vous que Shika vous montre ce sur quoi il semble avoir passer plusieurs heures …

Peut-être n’avait-il pas changé finalement. Cette idée ne te semble pas vraiment être pour le mieux. Mais tu te contentes de le fixer, sans laisser transparaître sur ton visage tes pensées. Tu laisse Ao gérer la situation, de toute façon, le relation inter-clan son de son ressort pas du tien.

Mais tu ne peux jouer ce jeu lorsqu’il t’interpelle directement, t’appelant par le ridicule surnom qu’il t’avait donné il y a de ça si longtemps. Il s’en rappelle. Il n’a pas oublié la petite fille qui avait peur de tout, même de son ombre, dont la peur du rejet la dévorait toute entière. Il se rappelle la fillette qui attendait avec impatience le retour de sa mère … non, il ne faut pas se laisser envahir pas ici, pas maintenant.

Puis il enchaîne dans un flot ininterrompu d’explications … de mots que tu n’écoutes en réalité aucunement attendant simplement que l’instant passe que la discussion devienne sérieuse de nouveau pour ensuite assister aux au revoir du chef Nara avec sa famille. À chaque que tu vois une scène de genre, tu détourne les yeux. Ta mère ne t’avais pas dit au revoir avant de partir et tu sais que tu en veux à l’univers pour te l’avoir arrachée cette seule fois où elle ne t’avait pas bordée te disant qu’elle reviendrait rapidement. Alors, assister à ses moments te laisse toujours un peu amère, te fais mordre l’intérieur de ta joue, détourner le regard.

Sur le chemin, le son de l’armure t’énerve, mais tu l’ignores, de toute façon, tout t’énerve, mais ayant l’habitude du comportement légèrement déraisonnable de ton équipier, tu penses pouvoir supporter ce désagrément plus longtemps, mais la réaction d’Ao te convainc que non. Il exige que Shika retire l’armure te demandant même de l’aide pour le déshabiller. Tu soupires et secoues la tête. Non, ça ne commence pas. Pas maintenant. Première fois que tu ne prends pas la parole depuis que vous avez rejoint Shika et tu lui lance déjà des bêtises :

« Je crois que de te faire passer pour un samouraï ne nous entraînera que de l’attention supplémentaire … si on doit te demander de te battre avec un sabre, y arriverais-tu ? Si non, cette idée est ridicule. »

Il n’est pas question de mettre la mission en danger. Tu refuses catégoriquement que la situation dégénère avant même d’arriver sur les lieux de la mission. Ton regard bleu clair se pose sur le Nara, ton visage entièrement fermé tu le regarde avec insistance sans bouger. Tu ne bougeras pas de ta position tant qu’il ne retire pas son armure. Bras croisé, tapant rapidement du pied, même ta position, montre ta réticence face à l’objet fait maison.

Tant pis pour la cordialité.  





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Sayuri en regardant Ao et Shika à la fin du poste:
 
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La chute d'un espoir


«On en parlait avant (...aie) d'arriver, et on s'est dit que ça serait efficace de laisser Sayuri gérer... (aie) la disparition de la cible, pendant que toi et moi (...aie) on s'occuperait de surveiller la pègre et la milice pour essayer de trouver des informations (aieaieaieaieaie putain d'merde) et discRÉDITER LEMONSIEURSHIKAENLÈVECETTECOCHONNERIE TOUT DE SUITE.»

Tandis que tu écoutes tranquillement le plan énoncé par Ao en acquiesçant l'acceptabilité de celui-ci, le ton de sa voix change subitement, laissant poindre l'euphémisme d'un soupçon d'agacement. Il te fait sursauter le con, ton armure tirant un peu plus sur sa tignasse dans le mouvement. Oh merde. Ses cheveux. Malheureux, tu le sais bien pourtant qu'il ne faut pas toucher aux cheveux d'Ao. C'est l'un des trucs qui le rend nerveux, et l'un des rares qui peut lui faire péter les plombs.

-Woh woh wooooh...Ao san, gomen gomen...dis-tu en t'inclinant maladroitement, ce qui a pour effet de tirer un peu plus sur la mèche coincée, en offrant un mouvement symétrique de balancier des plus ridicules entre vous deux.

-Rrraaaaa, merde...Shika pas bouger on t'a dit...mais bon Ao-san, quelle idée de crier comme ça aussi...ça m'a fait peur à moi...et euh...dis-moi, j'ai rêvé où t'as utilisé le terme cochonnerie pour décrire mon armure?

Devant son absence de réponse immédiate, enchaînée par une tentative approximative de rattraper le coup en justifiant que ''ce n'est pas une mauvaise armure mais...'', tu es maintenant sûr que c'est bien le mot cochonnerie que tu as entendu. D'une moue boudeuse, tu croises les bras et détournes la tête en bombant fièrement le torse, menton relevé, au moment même où il tente de s'assurer le soutien de Sayuri pour t'enlever l'armure. Après avoir un instant résisté en gardant les bras croisés, tu te retrouve désormais comme un con, une main tendue vers le ciel.

-Sache môssieur Ao, que j'ai passé des heures à faire ce costume en espérant qu'il vous plairait, que tu voudrais peut-être même l'essayer, et voilà ce que j'ai comme récompense? Une cochonnerie...sans déconner, une cochonnerie...

Sous l'effet de la colère tu es à deux doigts d'ajouter un ''pourtant t'aimes bien te déguiser toi, non?", mais tu t'abstiens, de peur de trop froisser ton camarade spécialiste en gengutsu. Heureusement pour tout le monde tu es le contraire de la rancune et disposes de cette capacité étonnante à passer très rapidement à autre chose. Ce que tu fais en entendant les premières paroles décrochées par Sayuri. Il faut dire que tu commençais à te demander si elle n'était pas devenue muette depuis tout ce temps. Certes elle n'était déjà pas bavarde à l'époque mais elle trouvait malgré tout le temps de décrocher quelques mots entre deux crises larmoyantes. C'est donc avec satisfaction que tu accueilles la mélodie de son timbre de voix, en lui octroyant un grand sourire amical. A dire vrai tu espères même qu'elle va te défendre. N'est-elle pas ton ange après tout même si cela relève plutôt de tes lubies d'enfant que d'une réalité présente?

«Je crois que de te faire passer pour un samouraï ne nous entraînera que de l’attention supplémentaire … si on doit te demander de te battre avec un sabre, y arriverais-tu ? Si non, cette idée est ridicule.»

Ton sourire conquis est de courte durée, un rictus blasé s'installant à sa place. Elle te lâche elle aussi. D'une voix finalement plus grinçante que mélodieuse et son visage ne laissant transparaître aucune émotion, ou presque, et ce depuis le début de votre voyage. A t-elle perdu ses ailes? Son auréole? Le temps a t--il finalement apporté à la petite Sayuri ce qu tu craignais le plus pour elle à cette époque? Le monde shinobi l'a t-il transformé en démon? Tu lâches un regard triste dans sa direction en pensant à cette couronne de fleur, à cette gamine en apparence si pure, bien que pleine de doutes, que les aléas de la vie ont semble t-il amochée pour faire d'elle la kunoïchi qu'elle est aujourd'hui. Cela ne fait que te conforter dans ton idée qu'il ne faut pas laisser les jeunes pousses entre les mains de n'importe qui. D'un air dubitatif, tu tournes plusieurs fois la tête de l'un à l'autre des Yamanaka pour t'enquérir de leur degré de tolérance actuel. Manifestement il est au plus bas.

-Bon ok ok...tu peux me lâcher Ao, je vais l'enlever cette armure...à moins qu'en fait tu sois jaloux et veuilles juste me la prendre...poursuis-tu malicieusement.

Si enfiler la protection improvisée est un jeu d'enfant car il suffit de la laisser glisser par dessus la tête, il te faut trois bonnes minutes pour réussir à t'extraire de ce corset, tes bras s'empêtrant allègrement ici et là entre les différentes plaques. Mais enfin ça y est, te voilà redevenu un shinobi, délivrant à tes comparses une mine déçue de devoir quitter ton habit de samouraï. Alors que vous reprenez votre route, tu ne peux t'empêcher de t'approcher d'Ao pour lui murmurer à l'oreille quelques mots.

-Dis Ao-san, elle est toujours comme ça Sayuri? Ou alors c'est clone? Non parce que là je ne la reconnais pas... elle a tellement changé...termines-tu dans un soupir de dépit.

Le reste du trajet se passe sans encombre notable, les Yamanaka continuant de t'exposer le plan établi que tu approuves en grande partie même si tu notes l'absence de toute forme ludique. Mais après tout c'est une mission d'un rang élevé qui vous a été confiée, et tu sais bien qu'une fois dans l'action, ton masque d'assassin reprendra naturellement le dessus sur celui de l'enfant que tu t'efforces de rester le plus possible afin d'éviter d'être confronté aux affres de ton destin de ninja.

Tetsu n'est pas si loin que cela, mais vous jugez qu'un pause s'impose lorsque la nuit commence à tomber au dessus du territoire de Beheko situé dans l'enclave. Peut être aura tu la chance d'y croiser Towa et Kumako qui y ont été envoyées en mission il y a peu. Défaisant ton barda, tu gères la préparation du feu et l'installation du campement en sécurisant le tout par la mise en place des trois parchemins du Sanfu kekkai de manière triangulaire, puis demandes à tes coéquipiers s'ils sont d'accord pour s'occuper de la chasse. Un ninja se doit d'avoir le ventre plein pour réfléchir correctement. Tu sors ta bouteille de saké, celle de rhum, mais également  une bouteille de jus de fruit, produit par tes soins en récoltant quelques baies rouges dans la forêt d'Inari, après t'être rappelé qu'Ao ne buvait pas d'alcool, ou très peu. Une fois le camp installé, tu profites également de leur absence pour te rouler une cigarette de salvia divinorum qui sera le complément idéal pour t'accompagner dans le monde des rêves.

Une fois que vous serez réveillés, il ne vous restera tout au plus qu'une demi journée de marche hâtive pour parvenir à la frontière de Tetsu. Tu sens déjà l'excitation monter en toi.


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La chute d'un espoir


La colère subite se résorbe d'un revers de main, celle-là même qui détend sa poigne sur l'amas de bois, métaux clinquants et d'autres ingéniosités trop farfelues pour que l'esprit bénin et sobre ne puisse ne serait-ce que se risquer à imaginer. Les excuses noient rapidement le brun à la langue malhabile et absolument déliée. Peut-être qu'il avait raison, que la jalousie est un défaut attachant, ou peut-être qu'il faisait affaire au côté rationnel et instrumental des Yamanaka. À voir plus tard.

Au retour de quelques pas, l'oreille chauffée par une question traitre, mais claire, Shika ressort une réponse de mains et d'esprits, alors que des doigt discrets se lient et que l'un deux vient se poser distraitement dans ses côtes; tout ça au nez et à la chevelure de Sayuri. Tout se vaut, tout est beau, si peu qu'il ne touche jamais la bleue.

«Tu l'as connue autrement, pas vrai? Je ne suis pas celui qui peut te renseigner là-dessus, mais tout ce que je peux te dire, c'est que si la vie peut tailler un corps, la mort peut tailler un être en entier. Sayuri a vécu des coups durs, et son nindo n'est pas voie de n'importe qui. J'ai vu ce que c'est, et je peux aussi te dire qu'un ange s'envole très vite.»

Les coeurs se noient, mais ses liens ne s'étiolent jamais. Les souvenirs ne partent jamais au vent, si de telles paroles peuvent rassurer l'homme aux nouveaux habits classiques, et dirons-nous, plutôt élégants. Les marcheurs alignent leurs pas une nouvelle fois, jusqu'à finalement pauser.

Très probablement parce que l'un d'eux, sans explicitement pointer du doigt, A Obligé un temps de paix pour reposer ses petites pattes de sainte-nitouche en manque d'attention, ou en froussard des soirées. Hors de question de s'user trop rapidement. La nuit s'avance timidement, prête à faire connaissance en douceur.

Quelques minutes passent à coup de nature curieuse, la nature des trois bouts de papier étant particulièrement fascinante pour un jeune assez averti dans l'illusionnisme. Peu commun, très peu commun. «...» Une seconde courte laissera la chance au message de se faufiler jusqu'au cortex de l'homme à la peau exotique; «qu'est-ce que tu fais? Comment ça fonctionne?»

Les habitudes ne changent pas; la curiosité a fini par décoincer, en quelque sorte, cette discrétion naturelle et ce mutisme pratiquement éternel, seulement coupé par des éclats de rires ou de colères terrifiantes. Ou pire.

Jashinistes.

La gestuelle habituelle de la partenaire sont mis de côté, pliés par la nouveauté de la présence d'un autre dans leurs maigres rangs. Quelqu'un d'autre à découvrir, voir et comprendre. Quelqu'un qui, comparativement à l'unique collègue, se permettra de briser le silence une fois de temps en temps.  «Tu sais dépecer et cuisiner? On peut bien trouver du gibier, mais la préparation... c'est plus difficile.»

Alors que la barrière s'élève, que les noisettes oculaires se ferment, le bleu humain et caractéristique des shinobi collent ma peau, se voit même sans les yeux. C'est avec une toute nouvelle compréhension des talents de l'autre que je finis par rejoindre Sayuri, prêt à lui transférer le message, le plan.

Autant mettre à profit ses enseignements, histoire de pratiquer un peu.

«Shika voudrait qu'on aille trouver de quoi manger; on peut fouiller aux alentours pour un peu de gibier. Si tu veux utiliser un peu de fil, pas besoin de tendre un piège. Je trouverai un animal et je l'attraperai avec la transposition. Il faut bien que je pratique un peu, depuis le temps...»

***

La soirée se déroule tranquillement, les autres éléments du trio s'affairent pendant que, de mon côté, j'installe quelques épaisseurs de toile (ou tissu quelconque) que j'ai agrippé des affaires de l'homme du lot pendant qu'il avait le dos tourné. À défaut d'avoir mon lit douillet, je m'accomode. Je fais sortir de mes affaires le petit coussin plat remis lors d'une mission symbolique; montrant que je l'ai encore, et que je ne m'en déferai probablement jamais.

Le geste attentif et presque habituel, le rituel de la boisson, ne m'est encore une fois pas passé sous le nez, et malgré les remerciements peu limités, je n'ai eu aucun scrupule à fouiller dans ses sacs, fournissant les maigres excuses -pourtant véridiques- du «pardon, j'ai vu le tissu dépasser de ton sac et je n'ai pas pu résister; j'ai pas envie de dormir par terre, les insectes m'inquiètent et j'ai peur d'avoir froid...»

Par contre, si je devais mettre en avant un très bon côté de dormir à l'extérieur en compagnie de Shika, c'est que je n'ai pas à rester sur mes gardes pendant la nuit; ça me change de la garde du sommeil mandatoire...

Autrement, le lendemain, pendant la dernière marche, je proposerai de séparer le groupe en deux lorsqu'on devra véritablement poser pied sur le sol de Tetsu où se déroulera notre mission, en laissant Sayuri passer après Shika et moi. Aussi, avant d'arriver je ferai l'effort (si on peut appeler ça comme ça) de me changer et de m'apprêter un peu, pour laisser les apparences tromper un peu mieux. J'ai même pris le temps de choisir quelques kimono d'été légers d'une facture un peu exotique de ma garde-robe, juste pour éviter d'avoir des vêtements similaires (pratiquement identiques au vu des boutiques autour du domaine et sur le territoire où réside le clan) à ce que Sayuri peut avoir décidé d'emporter.

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika


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La chute d'un espoir

Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 







Si de prendre une mission d’envergure t’alléchais les papilles, il faut avouer que tes ardeurs se voient refroidies face aux surprises que ton inhabituel équipier lance. Tu dois bien admettre que tu n’es pas patiente, que l’humour ne plait pas particulièrement, surtout dans un moment où le sérieux est d’ordre. Alors peut-être que, peut-être que tu as la mèche courte, mais

Ton commentaire n’avait rien de sympathique, rien de drôle, il n’était même pas réfléchi pour paraître cordial. Alors, lorsque le visage du Nara se décompose, tu n’es pas surprise. Le pauvre homme. Il n’a littéralement rien demandé, mais te voilà déjà à lui lancer des paroles empoisonnées.

Alors que tu marches en têt du petit groupe, totalement ignorant de la discussion entre Ao et Shika (bien que tu te doutes qu’ils doivent être plongés dans une discussion mentale, puisque tu n’as pas souvenir d’un Ao aussi silencieux) tu repenses à ta première rencontre avec Shika. Il était si gentil, tout de suite venu t’offrir sa compagnie, enchaînant pitreries après pitreries, jusqu’à finalement arracher un sourire à l’enfant maladivement timide que tu étais à cet époque.

Tu n’es donc pas surprise lorsque le silence est brisé, lorsqu’Ao t’indiques que Shika souhaiterais que vous cherchiez à manger. Tu prends immédiatement le chemin de la forêt appliquant le plan de ton équipier. Ce n’est donc pas très difficile de ramener le gibier au campement. Tu dépèces l’animal sans grand état d’âme sachant pertinemment qu’Ao n’osera jamais le faire lui-même. C’est donc les mains couvertes de sang que ton regard se pose sur les bouteilles sorties par Shika. Intéressant. Il a donc le goût pour l’alcool, comparativement à Ao. C’est un détail bien intéressant que tu prends soin de noter. Peut-être qu’un fois la mission terminée, tu lui proposerais un verre, pour le remercier. Non seulement pour la mission, mais également pour les quelques instants qu’il t’avait accordé quinze ans plus tôt, alors que tu étais si seule. Cette rencontre avait tout de même égayé les jours où d’attentes qui avaient suivis.

Ce n’était pas le temps d’y penser. Tu repoussas cette pensée dans un coin de ton esprit pour de concentrer sur la carcasse devant toi. Il y aurait des restes. Tu détestes ça, ne serait qu’une preuve de plus de votre passage. L’animal était bien trop gros pour trois.

« Faudra faire disparaître la carcasse après. »

C’est sur ces paroles que tu entreprends de préparer le repas, sachant que c’était également une chose qu’Ao ne ferait pas et qu’il fallait se nourrir avant d’arriver à destination. Il te faut tout de même quelques longues minutes pour terminer les préparatifs avant d’offrir leur portion aux deux hommes.


***

Une fois repue, tu es directement allée dormir, Tu en aurais bien besoin pour le reste de la mission, n’étant pas encore certaine de comment tu t’y prendrais pour discréditer et tuer l’homme. Évidemment quelques idées par-ci et par-là, mais pas toutes n’allaient avec un corps bien reposé.

Tu t’installes donc dans tes couvertures pour fermer l’œil. Il n’est pas très long avant que le sommeil ne te trouve, mais il n’a rien de réparateur, il n’a rien de confortable. Agitée, toute la nuit, tu t’es retournée alors que cerveau encore endormis te renvoie sans cesse à des cauchemars que tu aurais voulu avoir effacer de ta mémoire. Pourtant, à ton réveil, tu n’es pas surprise de n’être aucunement reposée. Rare sont les moments où ton sommeil est réellement paisible.

Tu es debout à l’aube, rangeant déjà un peu le camp lorsque les deux hommes se réveillent. Tu agis discrètement, sans faire de bruit pour ne pas justement causer leur éveil. Mais tu veux être prête à partir le plus rapidement possible.

« Ao, nous nous retrouvons dans un salon de thé en arrivant, je te ferai part de ce que j’aurai réussi à trouver. »

Sans plus d’explication, tu prends de l’avance te dirigeant vers la ville sans plus attendre. Tu voulais faire un peu de repérage. Pour être bien certaine de ne pas te faire prendre en arrivant, tu décide d’user de tes talents furtifs pour camoufler ton chakra, alors que tu portes déjà un un élégant kimono. Première approche, se faire passer pour une dame et approcher la cible, en tirer le plus d’informations possible. Informations que tu transféreras d’une façon ou d’une à ton équipier et le chef de Nara.






CSS par Gaelle



récap:
 
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La chute d'un espoir


Tes inquiétudes se confirment lorsque Ao t'explique que les coups durs ont fait parti du quotidien de la jeune femme aux cheveux roses. Elle en a apparemment bien bavé et l'ange aux allures ingénues s'est peu à peu métamorphosée en un bloc de glace que rien ne semble capable d'émouvoir. Même si tu trouves préférable de ne rien exprimer, tu as de la peine pour elle. De la peine pour tous ces apprentis humains torturés par des schémas de vie peu communs et entraînant la perte de cette humanité qui fait de chacun un être vivant singulier. Si l'essence même de votre condition de shinobi tient ses racines du meurtre, de la tromperie ou de tout autre chemin tordu, il n'est rien qui vous oblige a prolonger l'alexithymie au delà des frontières de cet état de fait. Tu t'en veux presque de ne pas avoir été là. Peut-être est-ce toi qui aurait dû prendre ce rôle d'ange gardien, peut-être en avait-elle finalement bien plus besoin que toi depuis toujours. Qui sait, une présence régulière aurait peut être pu changer la donne. Tu te laisses emporter au gré de tes pensées lorsque ton estomac te rappelle à son bon souvenir. Ce que tu indiques immédiatement à Ao qui s'empresse de faire cheminer l'information jusqu'à sa partenaire. Leur relation à l'air solide. Peut-être parvient-il, lui, à la rendre plus humaine lorsqu'ils se retrouvent dans l'intimité de leur amitié.

Alors que tu sécurises le campement, en prenant le temps de répondre aux interrogations du Yamanaka concernant le fuuinjutsu préventif, tu observes la femme du groupe, déjà prête à partir en chasse. Prise d'information, optimisation des données, mise en place et action. Tout semble mécanisé dans un schéma ourdi en amont et répété maintes et maintes fois. Une organisation qui ne souffre pas le moindre défaut, du moins en apparence. Ao ne tarde pas à la rejoindre et c'est finalement aux premiers flamboiements du feu de camp allumé par tes soins que les deux reviennent, chargés de l'animal qu'ils ont habilement capturé. De nouveau, Sayuri fait preuve du peu d'états d'âmes dont elle est capable en dépeçant la bête de manière chirurgicale. Tu la regardes faire, dubitatif. Vous faites cuir la viande que tu accompagnes de quelques baies et autres plantes aromatiques récupérées aux alentours, pour lui donner un peu plus de goût. Le repas est copieux et tu n'hésites pas à te servir plusieurs verres de rhum en en proposant à tes comparses. Le moment est agréable, mais bien loin des festivités imaginées avant de rentrer dans le vif du sujet. Car pour toi, la mission ne débuterait qu'après avoir franchis les frontières de l'empire. Avec toujours la même rigidité apparente, la fille pense directement à faire disparaître la carcasse et ainsi éliminer toute trace de votre passage. Si tu souffres de la voir ainsi, tu dois reconnaître qu'autant de méticulosité ne peut qu'être bénéfique au regard des dangers qui vous attendent.

Tu contemples tes coéquipiers se mouvoir. Vous êtes tous les trois si différents. Trois éléments d'une charpente qui pourrait bien donné un bâtiment fiable une fois assemblés correctement. Tu serais les fondations, Sayuri l'armature et Ao le ciment qui lie tout ça. Cette idée te fait sourire lorsque subrepticement tu personnifies un édifice quelconque, en remplaçant les différents éléments qui le composent par vos bouilles, collées les unes aux autres. Alors que tu est en train de te rouler ta dernière cigarette de salvia de la journée, c'est la princesse Yamanaka qui te tire de ce mirage, en s'excusant de t'avoir soutiré quelques tissus pour aborder sa nuit de la meilleure des manières. D'un geste de la main, tu lui indiques que c'est avec plaisir que tu le laisses en disposer à sa convenance.

-Pas de souci Ao-san, de toute façon, je préfère le contact direct avec notre terre mère...et merde...

Un large sourire amusé pour ta bêtise. Pas de bol, c'est la main dans laquelle se trouvait ton herbe que tu as agité. La clope à moitié constituée vole droit devant pour être consumée par les flammes. Rebelote. Avec dépit, tu ressors tout le nécessaire à fumer et reprends ton roulage, jusqu'à le terminer et allumer l'ensemble fini.

Le cul posé sur un rondin de bois, ton regard se perd dans le brasier face à toi, en même temps que tu aspires puis recraches de grandes salves de fumée. Tes compères du moment partent se coucher. Tu ne les rejoindras pas tout de suite. Si tes nuits sont la plupart du temps baignées d'un sommeil de plomb, ton endormissement est plus cruel, des photographies à la netteté  impeccable s’immisçant régulièrement  dans ton cerveau au moment de fermer les yeux. Toujours les mêmes. Les flammes ondulent. Elles réverbèrent sur ton visage la part d'ombre qui t'habite, au delà de tes frasques, volontaires ou non. Ton regard se perd au milieu de leur danse macabre. Un peu à l'écart, les deux autres sont étendus de tout leur long. La manipulatrice d'esprits ne semble pas sereine. Du peu que tu sais, comment pourrait-elle l'être?

*Shika...je...je...pardonne moi*

Tels un long purgatoire, ces mots résonnent chaque soir dans ton crâne, livrant un duel acharné à Morphée. Le sourire qui accompagne ces paroles te martyrise tout autant. Mayä. Ça fait pourtant si longtemps. Tu n'as jamais réussi à t'ôter cette image de ta tête, à écarter ce moment où, un kunaï dans la poitrine, elle a chuté. Où tu as chuté. Entraîné dans les méandres d'une tristesse mal contrôlée autant que d'une colère qui a consumé ton âme, jusqu'à ourdir une vengeance sanglante. Ce jour là...pourquoi t'a t-elle demandé pardon alors que tu avais tant à te faire pardonner?

Tu aspires une bouffée de salvia plus importante que d'ordinaire, la recrachant par petites volutes successives, auxquelles tu tentes de donner des formes. Sans grand succès. Tu jettes un nouveau coup d’œil aux Yamanaka. La femme paraît toujours préoccupée. Qu'en est-il d'Ao? Si tu le sais doté d'une forte résilience, tu le connais suffisamment pour savoir que rien n'a jamais été facile pour lui non plus. Vous avez l'air malin tous les trois. C'est pour ressembler à ça que vous avez décidé de devenir shinobi? Tu tires une dernière latte sur ta cigarette avant de l'écraser et de jeter au feu le morceau de papier restant. Tu t'allonges sur le sol puis te couvres d'un fin tissu. Un ultime regard dans leur direction avant de murmurer pour toi-même.

-Je ferais tout pour que cette mission soit un succès et que nous rentrions tous en bonne santé...c'est une promesse mes amis!

Tes camarades d'infortune sont déjà debout lorsque tu ouvres les yeux. Sayuri prend les devants. Comme souvent lorsqu'il s'agit de faire face à vos responsabilités de ninja. Elle prendra les informations nécessaires, se fondra dans le décor, puis vous la rejoindrez. Tout ceci te convient. Tu ne tardes pas à plié le camp, prêt à en découdre, un regard affranchi sur l'horizon et plusieurs clopes d'herbes roulées à l'avance.

-Allons-y Ao!

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Rainbow in the dark


Ginkôgan avait été en plein essor des années durant, offrant un point d’entrée sur le marché du Fer à quiconque ayant un tempérament d’acier et qui souhaitait devenir un des exportateurs privilégiés de Tetsu. En revanche, au regard de sa disposition géographique (elle était très éloignée de la capitale et proche de la pauvreté des monts escarpés du Nord-Ouest du Sekai), la criminalité, le trafic (de quelque nature qui fut) et la corruption fleurissaient en tous points, ne laissant que peu de place à l’impérialisme. Bien sûr, les ninjas y sont malgré tout mal vus (et proscrits), comme l’avait toujours voulu la politique de l’Empire. Ainsi, le Shogunat s’était toujours débrouillé pour empêcher ces démons de pénétrer en cette terre jugée « sacrée », même s’il n’était pas impossible que quelques malins eurent pu passer entre les mailles du filet.

Mais, depuis peu, voilà qu’une jeune samouraï de bonne famille était parvenu à se hisser à la tête de cette plaque tournante. Droit dans ses bottes, incorruptible et aux valeurs indéfectibles, ses valeurs se font malheureusement ressentir dans la globalité de la bourgade. En effet, la corruption se fait de plus en plus punir et nombre de ses (anciens) acteurs en chef en pâtirent et continueraient d’en subir les conséquences tant que Jundo Tatsui siégerait au pouvoir. Non content de voir l’économie dégringoler en flèche, force était de constater que même des préceptes et établissements (que l’on pourrait considérer comme légendaires et intemporels sans grande crainte) se déclinaient, voire même se faisaient remplacer par d’autres en faveur dudit régime, avec quelques « élus » à leur tête.
Tout ça était bien fâcheux pour l'Honorable Combinat des Marchands&Forgerons de Tetsu no Kuni qui s’était récemment empressé de demander de l’aide au sempiternel ennemi du Shogun : les Shinobi.

A cet effet, deux Yamanaka et un Nara – et pas des moindres ! – avaient formé une alliance pour venir en aide à la guilde ferreuse. Après quelques temps de préparation et planification, tantôt à parler de la mission, tantôt à rattraper le temps perdu, les voilà fins prêts à se mettre en branle !
La première nuit se passa sans réels soucis, si ce n’était une rosée de la nuit qui se faisait plus fraîche, témoignant que la fin de l’été était proche. En parlant de rosée, en voilà une autre qui avait été agitée, repensant à ses anciens démons. Mais elle était habituée, aussi cette fatigue n’était pas étrangère, bien au contraire. Levée plus tôt que ses camarades, elle eut bien rapidement rangé le campement avant que les deux autres ne se levèrent. Vêtue de son kimono hors de prix (une Geisha de luxe en devenir ?), elle savait déjà ce qu’elle avait à faire.
Une fois que les deux autres l’eurent rejoint, elle les abandonna « à leur sort » et activa sa Furtivité et commença à emprunter les différents cols escarpés, ralentissant drastiquement sa course. Si Sayuri était intelligente, il fallait croire que les récents événements qui lui étaient arrivés lui avaient retiré une partie de son discernement et de sa capacité à établir moult stratagèmes en avance.

Cela ne l’empêcha néanmoins pas de rejoindre la frontière en milieu d’après-midi.
Du moins, c’est ce qu’elle pensait. Ginkôgan étant un véritable hub commercial, permettant aux contrebandiers de s’installer au nez et à la barbe des autorités, Tetsu avait dû sévir, quitte à se mélanger à ceux qu’ils détestaient le plus. Aussi, la Yamanaka n’eut d’autre choix que de passer par un poste de douane physique (et donc frontalier). Sa tenue richissime, quand bien même fut-elle de première main, ne manqua pas de taper dans l’oeil du douanier en question. Une noble, donc une personne importante et probablement dans les petits papiers du Capitaine, qui se promenait sans ses sujets, serviteurs et autres gardes ? Voilà qui était anodin. Plus pour la protéger elle que la ville (elle – car c’était une femme – détestait autant les ninjas que les contrebandiers et autres trafiquants), la chargée du contrôle entrant s’était placée à sa hauteur pendant que ses gorilles s’occupaient de quelques récalcitrants, ne lésinant pas sur les moyens (ni la force) à employer.

« Une noble sans garde rapprochée ? Voilà qui est rare, surtout à la frontière de deux territoires aux antipodes l’un de l’autre, dit-elle sur un ton on ne pouvait plus formel, dénué de sentiment. Elle ne faisait que son boulot, de toute façon. Merci de vous identifier, de me présenter vos papiers et de procéder à la fouille par palpation, indiqua-t-elle par la suite. Restait à savoir si elle serait suffisamment douce et pointilleuse pour remarquer la présence de fioles de poison et autre senbons dans les plis du kimono… Il s’agit de la procédure, je pense que vous comprenez – il s’agit d’une mesure préventive aussi bien pour le Shogunat que pour votre propre sécurité, mademoiselle. »

Récapitulatif combat:
 
         

Feat.
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Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 







Les premières heures de la journée avaient été calmes, éclairées d'un soleil chaud de mi-juillet. Tu avais marché d'un pas lent, mais plein d'entrain, laissant ton regard azur s'émerveiller sur le décor telle la touriste tu étais. Tu avais la tête dans les nuages, un air béat d'enfant sur le visage. Tu entrais dans ton personnage, tu l’intégrais au monde, l’imprégnais. Tu faisais office de présence, ne tentant pas d’être discrète si ce n’était que de dissimuler ton chakra. Tu voulais qu’on te vît, qu’on construisît pour toi ton alibi, ton existence.

Tu étais une kunoichi qui avait l’habitude de cette situation, aucun mouvement, aucune précaution n’était laissée au hasard, calculant même jusqu’à la démarche et la façon dont le tissu que tu portais se pliais en suivant ton corps.

Il faisait chaud, le soleil tapait fort, et la jeune bourgeoise que tu étais ne pouvais plus longtemps supporter d’avancer, il fallait donc prendre une pause et éponger ton front, bien qu’il fût toujours sans sueur. Tu t’installas aux abords d’une petite rivière sur le chemin et observas des étoiles dans le regard.

Ah, la liberté ! Il ne fallait pas oublier que c’était bien la première fois que tu y goûtais, loin des gardes et de l’attitude étouffante de ton père et le regard froid de ta mère.

Tu sortis de ta petite bourse de la même couleur que ton kimono une feuille, la partition d’un classique de la musique locale à la cithare et tu glissas un pinceau sur le papier après l’avoir trempée dans un petit flacon.

Ce que tu écrivis:
 

Une fois ce petit exercice de calligraphie invisible effectué, tu rangeas la feuille dans ton petit sac.

Pourtant, alors que tu te relevas, les éclats de lumière sur la surface calme de l’eau de la rivière attirèrent ton regard et tu ne pris guère note que ta bourse tomba au sol, alors que tu restas quelques instants, en transe devant ce spectacle. Si ton père était là, il t’aurait encore grondé d’être aussi rêveuse. Secouant la tête, un petit sourire nostalgique au visage, tu repris ta route.

Mais à ton arrivée aux portes de la ville, une charmante garde t’intercepta. Bien sûr, tu n’aimais pas discuter avec les gardes et tu fis une moue déçue à ses questions. C’était son travail, tu comprenais, mais d’être ainsi interceptée ne te plaisait pas. Mais il fallait se prêter au jeu non ? Soupirant tu te mis à chercher ton sac, mais tu ne l’avais pas. Une expression d’horreur se peint alors sur ton visage, alors que tu te mis à te palper toi moi-même de plus en plus rapidement, de plus en plus anxieusement à la recherche de ton sac. Ta respiration se fit de plus en plus rapide, tu entrais clairement en hyperventilation et ta tête tournait légèrement. Alors que tes doigts glissaient et tapaient ton vêtement frénétiquement, tu en profitas pour déplacer discrètement quelques morceaux de ton équipement pour ainsi s’assurer que la garde ne la trouverait pas aisément. Mais heureusement, ton fil de fer était caché dans ta coiffure et quelques un de tes senbons étaient décorés pour prétendre être des aiguilles à cheveux.

« Non …Non, nononononon ! »




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La chute d'un espoir


Une nuit fraîche et agréable; j'ai pris un peu de temps à me lever et à quitter le confort de mon cocon. Au réveil, je commence machinalement à plier bagage après un étirement des bras et un changement rapide de vêtements, rendant par la suite à Shika ce qui m'a servi de couverture en le remerciant. Si je suis un peu matinal, je ne le suis pas à ce point et je prends un peu de temps à reprendre mes esprits.

«D'accord: je pourrai suivre ta trace dans la ville sans trop de problème. Une fois entrés, on se donne trois heures pour trouver un endroit où dormir, je viendrai à toi ensuite.» Elle est prête, je le vois bien. Je finis de ramasser le campement avec Shika suite au départ de ma camarade; je connais bien la procédure ensuite. Dix minutes après l’avoir perdu de vue, il faut partir. Marcher lentement; surtout en ligne droite. Attendre un signe.

Je partage le mot à mon compagnon de voyage: «Bon; il faut laisser à Sayuri un peu de temps pour s’organiser et préparer ce qui servira son scénario. Elle va nous donner un rôle à jouer, il faudra le suivre. Elle va laisser un indice sur le chemin au cas où, et il faudra se préparer avant d’arriver.» Ça sera assez simple de suivre le grand chemin en ligne droite, même si ça prendra du temps avant de se rendre sur place. Je cache mon peu d’armement contre mes jambes, dans mes petites bottes. «Tu vas voir, ce sera évident à trouver...» Je laisse le loisir de la conversation à mon duo du jour; il apprendra bien vite que même si je ne suis pas frigide, je ne parle pas beaucoup...

Puis, le sac à main en cours de route près d’une rivière; les couleurs s’agencent un peu trop bien au vêtement porté par la ninja au moment de son départ. Je l’observe; la couleur est à la mode pour l’été, donc je peux le faire passer pour mon sac ou lui rendre si je la croise. Je fouille; elle a ses faux papiers, comme moi. On en obtient souvent avant de partir pour ce genre de missions, chez nous. «En tant que chef de clan, quand tu quittes ton domaine, tu amènes bien des faux papiers d’identité avec toi?» Question préventive; je demande pour ne pas être pris au dépourvu plus tard. Je vois déjà le plan de Sayuri se dessiner. En glissant mes doigts plus loin... Une feuille, une partition aux parfums un peu acides. Sans perdre une seconde, je lève le papier pour le baigner sous le soleil de plomb; les stries s’alignent sous mes yeux, c’est clair et limpide. «Sayuri va jouer la noblesse en fuite pour retrouver un amant des territoires du fer... Ça ne me surprend pas, c’est une de ses méthodes préférées. On devra être des gardes qui essaient de la retrouver.»

La marche continue jusqu’à ce qu’au loin, je puisse voir un poste de douanes. Je regarde d’un oeil un peu tordu mon partenaire poussé soudainement entre quelques arbres gardiens avant de faire face à lui, les doigts liés par le signe du tigre; «J’espère que tu es prêt, parce que ça commence maintenant!» La suite est toute simple; transformation!

Une bonne bouffée de fumée plus tard, j’ai troqué mon entredeux de silhouette pour un amas de courbes féminines, “cachées” par un kimono d’été un peu plus court. Ma crinière azur changée en coupe sombre et sobre et mes yeux d’or changés en éclats de ciel, je me sens prête autant que la jeune femme aux cheveux roses, là-bas, qui semble coincée. «Voila! J’ai l’air pratiquement normale, pour le coup, tu ne trouves pas? Je ne peux pas risquer qu’on me voit avec des cheveux bleus pour l’instant, je serais trop facile à reconnaître... Viens, on y va maintenant! Sinon on va manquer le spectacle d’une vie. »

Je sors du feuillage une femme nouvelle, je prends le temps de tâter mes jambes un peu découvertes. Si le kimono en lui-même n’a pas changé, ma taille un peu plus petite que d’habitude est compensée par des sandales qui exposent mes chevilles et mes pieds. Une protection de plus contre une fouille certaine, on me dira; mes armes sont dans mes bottines, mais mon apparence fait croire aux sandales.

J’attends que mon nouveau compagnon de vie ne sorte de son buisson avant de lui attraper un bras en le guidant, deux sacs autour d’un poignet. Je chuchotte en faisant quelques pas vers les douanes, encore à une ou deux minutes d’arriver; «si on te demande, je suis Aomi Amazake, je suis ta fiancée et on revient du festival du soleil... pour le reste, je te suis.»

***

Dame rose en vue; je patiente un peu jusqu’à entendre l’appel à l’aide; c’est le moment. En libérant les sacs de mon poignet, je remets le mien à mon compagnon, j’avance vers le poste de la douanière et de l’inconnue aux cheveux roses qui se met à mal aller. Je prends le temps de l’observer, en regardant distraitement la dame des douanes; je fais mine d’être surprise par la situation, comme quand on surprend quelqu’un en train de dire des gros mots en public, réalisant que la femme cherche son sac. Je pose ma main sur l’épaule de la femme en lui parlant d’un air inquiet quand elle se met à hyperventiler; «Mademoiselle? Est-ce que ça va? Ne paniquez pas... Vous venez de perdre votre sac, pas vrai..?»

D’une main subtile, lorsque la femme aux cheveux roses me regarde, je replace une mèche de cheveux derrière mon oreille en laissant ma main glisser contre ma mâchoire: Ao. C’est Ao.

«Mon copain a trouvé ce sac sur le chemin; c’est à vous, mademoiselle... Tsubaki? On passait et on comptait justement venir le rapporter aux douanes au cas où son propriétaire passait par ici. Pardonnez-nous, on a fouillé pour voir s’il n’y avait pas quelque chose pour vous retrouver, au cas où... Si vous avez de la difficulté à vous reprendre, mon copain peut s’occuper de vous... Shiki-chan? Peux-tu venir ici? On fait quoi quand quelqu’un hyperventile, déjà..?»

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika



Santé
100%
Chakra
99%




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La chute d'un espoir


Une fois le campement débarrassé de toutes traces susceptibles d'indiquer votre passage, vous vous engagez sur la grand ligne droite qui sert de chemin jusqu'aux portes de Ginkôkan. Encore à moitié endormi, tu sais que la route sera longue et porte déjà une clope de salvia à la bouche avant de l'allumer. Laissant vaquer ton regard de ci de là, tu finis par le poser distraitement sur ton ami qui déambule sur ta gauche, sans mot dire. Pour la première fois depuis votre départ, tu te retrouve seul en sa compagnie. D'un air douteux, tu ne peux t'empêcher de repenser à l'épisode Jinpachi. Quand bien même Ao ne serait en aucun cas impliqué dans la présence de Jin au domaine Nara, comme le pitbull te l'as affirmé ce jour là, tu ne t'en questionnes pas moins sur le fait que l'intendant Yamanaka ne parvienne pas à éviter ce genre de désagréments, mené par un membre de son clan, lorsque l'idée d'une alliance est en cours. Aspirant une latte supplémentaire sur ta cigarette, tu lorgnes de nouveau sur ton coéquipier, prêt à le questionner lorsqu'il prend finalement la parole avant que tu n’ai pu t'exprimer.

S'ensuit une explication sur les intentions de Sayuri. Donner du temps. Scénario. Rôle à jouer. Indice. Se préparer.

-C'est un escape-game ton truc? Ou un film? C'est ça, on va tourner dans un film? Woooooooooooh, la classe, je veux, je veux, je veux...

Tes yeux s'illuminent d'une ferveur presque fanatique pendant qu'un poing de rage joyeuse fend l'air en tournoyant, avant que tu n'adoptes une succession de moues et de pauses toutes plus expressives les unes que les autres, en les intitulant à chaque fois, d'une voix grandiloquente.

-Regarde ça Ao-san... la joie ...Ah ah ah ah ah... la colère ...Grrrrrrrrrr... la peur ...Aaaaaaaahhh... la tristesse ...Snif snif, huhuhuhu... l'amouuuur ...Oh, sache que mon cœur à ta vue s'émerveille, se pare des couleurs qui forment l'arc-en-ciel, Ao tu es ma fleur autant que mon soleil, ton amour est porteur de mon nouvel éveil...alors, alors? T'en dis quoi? Je suis pris? J'ai le rôle principal? Termines-tu, ton visage à quelques centimètres du sien et une dentition irréprochable apparaissant derrière la largeur d'un sourire au moins aussi enjoué qu'impatient.

Le Yamanaka semble se demander ce qui se passe bien qu'il appuie pourtant ta digression, ou du moins l'imagines-tu comme cela. Tu fais passer ton sac de ton dos à tes bras et tout en continuant de marcher, tu en ressors une pile de petits papiers rectangulaires retenus entre eux par un élastique que tu ne tarde pas à retirer.

-En tant que chef de clan je sais pas , mais en tant que Shika Nara, futur acteur d'Inariwood, j'en ai toujours un paquet avec moi...dis-tu en étirant encore plus largement ton sourire, si tant est que cela soit possible.

-Regarde-ça...elle, c'est Ludmilla, la petite vieille complètement aigrie par la vie, elle s'est marié douze fois, à chaque fois ses maris ont péri...et puis y a aussi Poncho, un musicien neurasthénique, tellement déprimant que sa musique fait chialer tout ceux qui l'écoute...et ici c'est Yukako, un vrai plaisir pour les yeux, elle a servi pendant des années un daimyo avant que celui-ci ne la chasse après qu'il se soit aperçu qu'elle montait ses vassaux contre lui en les manipulant grâce à ses charmes...et là c'est...et puis aussi...et...

Avec entrain, tu effeuilles unes à unes toutes les fiches sur lesquelles sont inscrits les différents noms avec leurs personnalités. Tu décris tout avec minutie, jusqu'à ce qu'Ao ne te fasse redescendre sur terre en t'expliquant que tu fais parti de la distribution en tant que garde de dame Sayuri, enfin dame quelque chose, quel que soit le nom choisi.

Ruminant comme un enfant capricieux qui préfère le jouet du voisin au sien, il ne faut pas bien longtemps pour que le poste de douane n'apparaisse au loin, et que tu te retrouves du même coup embarqué dans un fourré, poussé là par ton camarade. Aurait-il une soudaine envie de déployer ses charmes à ton encontre? Il n'en est rien, il t'indique juste la suite des événements tout en se transformant en une jeune femme aux formes indéniablement attrayantes.  

«si on te demande, je suis Aomi Amazake, je suis ta fiancée et on revient du festival du soleil... pour le reste, je te suis.»

Depuis bien longtemps, les shinobis de tous horizons ont actés qu'un travail coordonné demeurera toujours plus efficace que toute forme de puissance dévolue à un seul être. Ainsi, à travers les âges, les clans se sont organisés autour de cet axe fondateur qu'est la formation d'équipes plus ou moins complémentaires techniquement, afin que les coéquipiers apprennent à se comprendre les yeux fermés. C'est le cas de tes camarades. Sayuri et Ao se connaissent par cœur. Cela se ressent dans chacun de leurs mouvements, chacune de leurs ambitions, à tel point que les mots en deviennent superflus entre les deux. Cette osmose a quelque chose de respectable autant que d'admirable. Cependant, si les résultats d'une telle accointance peuvent parfois se révéler stupéfiants, celle-ci peut également être fâcheuse pour l'entourage des personnes liées, si jamais ces dernières ne jugent pas nécessaire d'échanger ou de s'enquérir de l'avis d'accompagnants qui ne maîtrisent pas les mêmes codes.

Ainsi, si tu ne doutes pas du bien fondé du scénario envisagé, et si tu ne comptes pas changer maintenant une idée ayant apparemment déjà cheminée dans la tête des deux compères, tu n'aurais pas refusé d'échanger un peu sur les fondations du plan initial. D'autant que pour en revenir à Jinpachi, les récents événements ne t'incitent pas à faire preuve d'une confiance aveugle envers les Yamanaka. C'est donc plus douteux qu'offusqué que tu accueilles l'injonction de ton ami.

-Il n'est plus temps de remettre ceci en cause, alors faisons ainsi Ao-san, mais je me dis que si quelques gardes frontière se retrouvent dotés de quelque dons sensoriels que ce soit, il m'aurait paru plus judicieux que nous n'ayons aucun lien tous les deux...car si je peux masquer mon chakra, tu es plus facilement repérable et en tant que fiancés, ils auront plus aisément de soupçons sur moi aussi. Si nous avions eu un lien de maître à esclave par exemple et que tu te faisais repéré, je me dis que nous aurions eu un atout supplémentaire dans notre manche, bien qu'il n'y ait bien sûr aucune certitude...même si je commence à bien te connaître, nous n'aurons jamais la même résonance que celle que vous avez avec Sayuri...

Sans donner le temps à ton coéquipier de répondre, tu places d'un ton incisif.

-...la communication me paraît primordiale...comme cette fois là où un Yamanaka que je ne connaissais pas s'est pointé chez nous...je suis encore étonné de ne pas avoir été prévenu par les hautes instances de votre clan...

Quelque peu agacé et volontairement inquisiteur afin de faire éclater une vérité, tu poursuis le fil de tes paroles, tout en faisant le mudra du tigre dans l'intention de te métamorphoser en un type à la mâchoire et aux épaules carrés, légèrement plus grand et massif que toi, et dont le regard émeraude a plutôt tendance à faire mouche auprès de la gente féminine.

-Les Yamanaka auraient-ils déjà oublié les liens qui nous unissent depuis des décennies pour agir ainsi? Vous avez la mémoire si courte que ça? Votre secret est le nôtre et personne ne sera en sécurité s'ils est révélé, tu le sais très bien! Mais sache que je n'hésiterais en aucune façon, si jamais vous veniez à nous trahir! Et tout comme moi, je ne pense pas que tu souhaites voir ton clan finir comme le leur! Si un membre de ton clan décide de venir faire du tourisme à Inari, j'espère que j'en serais averti!

Reprenant subitement un air plus calme, un rictus au bord des lèvres, tu continus.

-...du coup on disait quoi? Ah oui, com-mu-ni-ca-tion...hé hé...donc lui, enfin moi...expliques-tu en déployant ton henge...c'est Shiki Toshiba, un médecin...également un éphèbe dont les cicatrices un peu partout sur le visage et sur le corps sont les souvenirs douloureux de chaque femme qu'il a trompé et qui s'en sont rendu compte. Elles lui ont fait payer d'un coup de couteau...mais c'est pas vraiment de sa faute, la séduction est pathologique chez lui...tu reluques Ao de bas en haut et lui offres un petit sourire taquin...mmm...tu sais Aomi, t'es vachement sexy comme ça...ça me donne des idées coquines...ah ah ah...

Tu prends soin de garder tes scalpels à portée de main, comme pour crédibiliser ton appartenance au corps médical tandis que tu plaques sur ton dos ton parchemin explosif, dissimulé sous des vêtements amples, et décides de glisser tes kunaïs dans le sac sensé appartenir à la noble Tsubaki, jugeant qu'il serait plus simple d'expliquer qu'une noble ait pu faire cet achat plutôt qu'un médecin.

Désormais, plus le temps de partir dans tous les sens. Tu actives ton mode furtif, puis enflammes une nouvelle tige de sauge avant de la fumer avec frénésie sur la route qui vous sépare encore de la douane. Un peu en retrait, tu observes d'abord le manège de Sayuri et d'Ao. La première hyperventile. Y a pas à dire, elle joue vraiment bien. Tu ne te fais pas prier pour entrer en scène lorsqu'Ao t'en offre la possibilité, prenant un air d'intellectuel hautain, non sans avoir distribué quelques sourires charmeurs à l'assistance féminine.

-Mmm...et bien...mmm...il est quand même étonnant que personne ne sache des choses aussi basiques...mmm...je t'en prie assistante... euh pardon, chérie...en aparté pour la cheffe des douanes...en vrai je préfère la considérer comme mon assistante, ça me permet de me sentir plus libre de séduire, mais si en public je ne la brosse pas dans le sens du poil elle va encore s'énerver, et un si joli brin de femme, on n'a pas envie de l'énerver, n'est-ce-pas? Mwohohoho...alors alors...mmm...donc je disais ma chérie...mmm...aurais-tu un sac à porté de main? Mmm...ou vous même madame la douanière, peut être pourriez-vous me trouver cela...mmm...une fois récupéré, il faudra lui appliquer sur les voies respiratoires afin qu'elle puisse progressivement retrouver une respiration normale...en attendant, laissez-moi voir la patiente...

Tu t'approches de la fausse Sayuri et pose un œil lubrique sur ta partenaire métamorphosée.

-...mmm....il existe une autre technique...mmm...je peux vous apprendre à respirer par le ventre...tu laisses apparaître ton ventre...mmm...c'est simple, il vous suffit de gonfler le ventre comme ceci, puis de le rentrer ensuite, comme cela...par contre, pour mieux visualiser la réussite de votre essai, il serait préférable que vous vous vous mettiez nue...hum...mmm...en direction d'Aomi...hein? Quoi? Mais non ma chérie...mmm...tu sais bien que je n'ai d'yeux que pour toi...mmm...cette demande est purement médicale...à l'attention de la douanière...oui, regardez ces jolies bagues que nous nous sommes échangés...mmm...nous devons nous marier dans un mois. D'ailleurs nos parents doivent être en pleins préparatifs à Ginkôgan...mmm...ils nous ont envoyé en pré lune de miel au festival du soleil car ils avaient des surprises à nous préparer ont-il dit et du coup ils préféraient que nous soyons loin pour être tranquilles...mmm...vous êtes libre ce soir madame la douanière? Mmm...pardonnez-moi, j'ai beau être médecin, je souffre d'une névrose rare appelée ''séductite inflammable''...mmm...vous avez déjà entendu parlé? Mmm...croyez-moi, ce n'est pas si facile que ça y paraît de vivre avec cela...conclus-tu d'une grimace contrite.

Tu marques une très légère pause puis te tournes de nouveau vers Sayuri en prenant soin de parler suffisamment fort pour que l'ensemble de l'assistance puisse entendre.

-Mmm...et dites-moi madame Tsubaki, pardonnez-nous encore d'avoir jeté un œil dans votre sac...mmm...mais comment se fait-il qu'une femme apparemment de bonne famille comme vous se promène avec cinq grands couteaux dans son sac? Mmm...n'est-ce-pas plutôt des armes pour gardes du corps? Mmm...se sont-ils égarés?

Tu sais que tu prends un risque, mais tu préfères que Sayuri soit au courant maintenant plutôt qu'elle ne l'apprenne suite à une fouille plus avancée. Tu ne doutes d'ailleurs pas que ses talents de comédiennes lui permettront une réaction adaptée.

Totalement dans ton rôle, tu n'en oublies pas pour autant les raisons de ta présence ici, et profites de tes élucubrations et autres mouvements, pour jeter des regards discrets sur les environs, afin de jauger des forces en présence autant que des failles utilisables si jamais votre film n'a pas le succès attendu au box-office Tetsujin.

Récapitulatif:
 


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Nara Shika, Yamanaka Ao et Yamanaka Sayuri

Mission de rang A 







Tes mains balayaient ton corps frénétiquement. Ton souffle était court et ta tête tournait lorsqu'une étrangère arriva à ta hauteur. Sombre chevelure, des yeux couleur du ciel comme toi ... pourtant son apparition ne suffit pas à te calmer. Ton souffle resta erratique, hors de contrôle. Elle savait pour ton sac. Une parfaite ... non, ce geste. Ao, c'était Ao.

Dans ta crise de panique, tu passas renvoyant une mèche s'ayant libérée dans le feu de l'action vers l'arrière, sur le sommet de ton crâne faisant ensuite glisser ta main derrière ton oreille.

Compris. Bien compris.

L'étrangère familière poursuivi, racontant comment ton précieux sac s'était retrouvé entre ses mains, bien sûr, tu ne captas pas grand-chose considérant ton état. Bientôt la femme fut remplacée par un homme, Shiki. Un homme avec Ao, pas besoin de signaux secrets pour en deviner l'identité.

D'abord, Il te demanda de te mettre nue. Deux idées te passèrent par la tête, mais tu optas pour jouer le jeu.

« Êtes-vous ... certain ? Ici ... Ici ... »

Ta tête tournait à force d’hyper-ventiler. Ton esprit ne réagissait plus aussi vivement. Il fallait que ça cesse et les bêtises de Shika ne t'aidait en rien dans l'instant présent. Il dû s'en rendre compte, car il se ravisa et te conseilla une autre technique pour calmer ton que tu exécutas de bonne foi. Alors que ce médecin de pacotilles draguait sans honte la garde juste devant sa fiancée. Oh, ton doux Aoki, jamais il ne ferait quelque de si horrible ...

Et puis vint la question fatidique. Tu eus du mal, comme tu eu de mal à retenir vague de colère. Laisser la gaieté naturelle de ton rôle paraître sur ton visage et dans ta posture fut un réel travail sur toi-même.

Dans un sens, tu espérais que le chef Nara devinerait qu'il t'avait dans une situation imprévue et clairement peu désirée, mais s'il s'en apercevait, peut-être que la gardienne de la douane s'en apercevrait et ça tu ne pouvais guère te le permettre.

Tu eus alors un petit rire embarrassé alors que tes doigts fouillèrent dans ton sac pour sortir les armes et tes papiers.

« Je ... je les ai pris à mes gardes du corps, en ... disons qu'ils me les ont donnés, oui voilà »

Mensonge éhonté.

Ton ton, ton débit, tout respirait le mensonge. Petite bourgeoise qui n’avait pas l’habitude de mentir, voilà ce que tu étais. Tu gardas silence une seconde avant de céder et de laisser la « vérité » être dévoilée.

« Oui, oui ! Je sais. Je ne suis pas crédible ! Je les ai volés à mes gardes en m'enfuyant d'eux ! Je … Je suis une femme adulte, je prends mes propres décisions ! Au diable père et ses bonnes convenances ! »

À la fin de ton court discours, ta voix s’était un peu enflammée, alors que tu envoyais paître ton père oh si contrôlant qu’il ne te laisserait pas, même l’espace d’une seconde aimer quelqu’un de ta propre volition. Il avait osé interdire à ton cœur de chanter, maintenant tu te rebellais. C’était aussi simple. Et de ta moue à tes bras croisés sur ta poitrine, tout de ton langage corporel criait à ta nouvelle indépendance, à ton affranchissement de ses mœurs qui t’enserraient sans cesse dans ce carcan de jeune fille docile.

« Enfin, si vous voulez, je vous les laisse, je n’en aurai pas besoin dans la ville, après tout c’Est un endroit hautement sécurisé, n’est-ce pas ? Voilà mes papiers, mademoiselle. »

Et tu souris à la garde posant les armes et tes papiers (faux bien sûr, soutenant le rôle de demoiselle noble et délicate que tu t’étais imposé) dans ses mains. Tu retins un petit sourire narquois à l’égard de Shika qui t’avais mis dans cette situation sans préavis.





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Si la douanière était tout à fait en droit de se poser des questions quant à la venue de cette noble princesse sans garde du corps, elle n’en fit rien. C’est qu’elle avait l’habitude de voir des choses bizarres, étranges et… dénuées de sens. C’était le mot. Aussi était-elle restée neutre et lui avait simplement posé des questions qui ne reçurent pour unique réponse qu’une moue mécontente. Bah, elle pouvait le comprendre ; peu étaient les personnes saines à aimer se faire fouiller de la sorte, par palpation…
Sauf peut-être les plus dégénérés de ce monde. A première vue, la contrôlée n’en était pas une, ce qui rassura Elika. Une fois le contrôle terminé, elle afficha un visage plus que déçu : il n’y avait rien de suspect chez elle, ni dans les plis de ses vêtements. Elle pesta tout doucement et serra fort les dents : ce n’était encore pas aujourd’hui qu’elle aurait droit à une prime… Quel poste de merde ! Il n’y avait que les babouins du Capitaine qui pouvaient espérer en avoir, et ça, ça la révulsait au plus haut point. Mais elle devait juste faire son travail…

Entre temps, Sayuri s’était mise à se palper elle-même, son coeur palpitant de toutes ses forces : une crise de panique ? Bah, rien qui allait empêcher la douanière de procéder à son boulot, aussi ingrat fut-il. Mais pourquoi agir de la sorte ? Pour un sac ? Cet endroit n’était pas seulement un pose frontière, c’était aussi le bureau des objets trouvés. Elle ne devrait pas avoir de soucis à se faire. Si quelqu’un le retrouvait, alors il l’apporterait ici… Du moins, c’est ce qu’elle aimait à croire. Elle était honnête et droite dans ses bottes, aussi pensait-elle que la plupart des gens l’étaient.
Douce innocence… Elika haussa les épaules, quelque peu incompréhensive par rapport à la situation. Ce n’était clairement pas elle qui allait se formaliser pour quelque accessoire inutile, de toute façon. Bref, elle était restée neutre tout le long de l’opération, ne prêtant guère attention à la panique emprisonnant sa proie du moment.

Peu de temps après, un binôme se présenta à son tour. La femme portait un sac et l’homme… Il dégageait ce que la blonde détestait plus que tout au monde : la perversion et le patriarcat. Aussi le toisa-t-elle dès qu’il eût posé son regard lubrique sur elle avant qu’il ne débutât son pseudo speech de médecin. Bah bien sûr, se mettre totalement à nue pour en guérir… Elle roula des yeux en se retournant pour retourner à son bureau afin d’examiner les papiers de la jeune femme de plus près. Nombreux étaient ceux à tenter de falsifier leur identité ; on n’était jamais trop sûr de rien. En un sens, elle espérait que la noble, aussi cruche fut-elle, n’allait pas tomber dans le panneau. Levant les yeux, force était de constater qu’elle était suffisamment innocence. En un ultime réflexe, voilà qu’elle se frappa le front de toute sa paume, laissant une certaine marque rouge sur ce dernier. Mais cela la fit paniquer d’autant plus, alors le présumé médecin commença à s’adresser à la douanière, demandant un sac en plastique. Toujours aussi neutre, elle en attrapa un dans une grosse caisse en bois avant de lui tendre.

« Faites vite, j’ai autre chose à faire que de m’occuper des soucis d’une jeune pucelle prépubère... Le voilà alors reparti pour sauver la Yamanaka métamorphosée, avant de continuer à draguer l’officiante qui ne supporterait pas un mot de plus. Tout dans la gueule mais rien dans le pantalon… Je les connais les gars comme vous… souffla-t-elle, sèche et cinglante. »

La scène se calma petit à petit quand le sac fut mentionné. Les yeux d’Elika se mirent ensuite à pétiller : peut-être aurait-elle de quoi les coffrer cette fois ! Une mine sinistre prit place sur son visage, en un rictus que l’on aurait pu qualifier de démoniaque, avant qu’elle ne retournât étudier les passeports des trois bizarreries. Ils n’étaient pas de Tetsu et ne semblaient avoir aucun justificatif valable pour entrer en ces terres.
La blonde avait toujours détesté les étrangers. Sans oublier les pervers comme le « docteur ». Elle allait en faire son affaire. Puis elle entendit parler d’armes présentes dans le sac de la jeune femme. Vindicative et galvanisée, la douanière s’empara du sac sans demander son reste au trio et tenta de réprimer un rire sourd quand elle put apercevoir les kunais disséminés au fond de ce dernier. Là, elle vida son intégralité et embarqué les projectiles qu’elle s’empressa de mettre sous scellés.

« Armes non déclarées. Entrée non justifiée… La douanière soupira. Par les droits qui me sont conférés et en qualité de douanière en chef, moi, Zemoru Erika, vous interdit de passer ! Se mit-elle à scander, brandissant son poing. Quant à vous… Elle pointa Sayuri du regard. Vous venez avec nous. Nous nous devons de vous interroger quant à ce recèle d’armes. C’est louche... »

La blonde baissa le bras et claque des doigts. Les deux mastodontes entreprirent littéralement l’indépendante déguisée en l’obligeant à faire un bon demi-kilomètre dans un recoin de la forêt avant de la faire monter dans une sorte de cabane. Elika, qui continuait d’observer le « couple », savait très bien ce qui allait se passer : elle allait se faire cuisiner. A cet effet, la jeune kunoichi fut forcée de s’asseoir sur une chaise d’interrogatoire et ledit interrogateur lui claqua la lampe dans les yeux, désireux de l’éblouir.

« Nom. Prénom. Origine. Raison de votre venue. Raison de présence d’armes non déclarées dans votre sac. ET VITE ! Hurla l'homme. »

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Après réactions à tous les commentaires humoristiques de Shika, je ne m’attendais pas à me faire coincer à peine avant notre arrivée. Son jeu d’acteur était assez efficace pour me faire rire malgré le temps qui fuit, mais je n’ai pas eu la force de porter plus attention que ça a son exhaustive collection de rôles. Il y en avait beaucoup trop pour que je puisse me permettre de tout suivre; j’ai donc pris les devants. Autrement, la mission serait finie avant notre arrivée, Sayuri est encore moins patiente que moi pour ce genre de choses.

S’il avait semblé ronchon pendant quelques minutes, il ne tarda pas à me partager les raisons de son incertitude. Conciliant, j’écoute pour mieux apprendre de lui; c’est une grande partie de mon travail. Sayuri fixe le plan, je m’assure qu’il s’exécute; mon travail est de plier et de suivre. Malgré ceci, j’éprouve un gros malaise à devoir lui cacher que justement, le chakra que je dégage est la raison de ma présence; Sayuri peut accomplir sensiblement la même chose que Shika, et même si je suis forcé d’admettre que oui, quelconque sentinelle avec un assez bon troisième œil peut me détecter… C’est mon but.

Mon but est d’être une cible; je dois avoir une protection, quitte à ne pas être le plus discret. À moins que le chakra ne soit que pure hérésie, en avoir ne devrait pas être source de préjudice; si je ne suis pas armé, quelqu’un comme moi peut s’époumoner à crier que "le gars en bleu, là-bas, il a du chakra"... ça ne changera rien au fait que je suis une personne "normale", une distraction. Je n’ai aucunement l’apparence d’un ninja; je n’agis pas comme un ninja, et en ce sens, je suis un ninja. Étant l’élément complémentaire à ma stratégie, l’assassin dans l’ombre allié au magicien de scène, il devrait de suite comprendre pourquoi, justement, il doit être vu avec moi.

Sayuri est l’assassin derrière l’assassin derrière le magicien de scène.

Ce n’est pas la question de ne pas pouvoir me suivre comme Sayuri pourrait le faire qui m’embête ici. Ce qui me tue, c’est qu’en laissant voir son doute quant à notre plan, qu’il le veuille ou non, il remet en compte mes capacités. J’aurais espéré qu’au moins, il se dirait qu’il a avec lui deux des meilleurs éléments de ma famille, qu’il puisse croire en ses équipiers comme moi j’ai l’habitude de le faire. Ce n’est pas moi qui se permettrait de répondre; blessé, je garderai ma frustration pour moi, pour étouffer les risques d’un conflit.

«Si nous avions eu un lien de maître à esclave par exemple...»

«..!» … Quoi? Il ne peut pas penser ce genre de choses et me dire ça tout haut, c’est impossible. Et je pensais que les idées de Sayuri pour accomplir des missions étaient tirées par les cheveux. C’est en rougissant que j’écarte la remarque; on ne fera pas dans ce genre d’image, quand bien même l’idée est plus sensée pour expliquer son rapport pyramidal au chakra en cas de problème.

Si sa demande, au final, serait que je sois moins docile et plus directif, quitte à sortir des chaînes… Je pourrais le faire, mais j’espère fortement qu’un homme de son calibre ne me voit pas ainsi. Surtout que personne ne veut être au bout de mes chaînes, soyons clair.

Pourquoi on me parle de Jinpachi maintenant, aussi? Je peux comprendre l’agacement, mais c’est impossible de le contrôler, je pensais que c’était tout ce qu’il y a de plus évident. Tendu, je finis par pouvoir glisser quelques mots et j’en profite : «Pour Jinpachi, c’est mon erreur; je savais que j’aurais dû l’attacher à sa chaise. Ce n’est pas notre élément le plus facile, je n’y peux pas grand chose s’il décide de partir sans sa laisse et sans aviser Kirei ou moi. Puis je n’ai pas la mémoire courte, j’ai juste absolument aucune idée de ce dont tu me parles. Si tu me dis que c’est une vieillerie d’il y a des décennies, je peux te dire que le meilleur moyen de faire mourir un secret chez les Yamanaka est de mourir avec lui. Je suis le nouvel intendant, il y a beaucoup de choses que j’ignore. Si tu veux me parler du destin de nos clans, je t’écouterai plus tard, mais me dire qu’il y a un "autre" clan secret qui menace les nôtres, c’est autre chose.»

Attendez que je pose mon derrière dans cette fichue ville; cette discussion n’est pas terminée. S’il y a bien une chose qui ruine mon teint plus que les sermons, ce sont les secrets!

Tout ceci se fait cependant lancer par la fenêtre, ma frustration laisse passer le mélange (devenu commun) d’exaspération et de surprise devant cette fausse tentative de drague. Le pire, je le cache bien, est que son déguisement a de la gueule. Je serais tombé sur un homme comme ça, je ne me serais pas privé, il serait déjà caché (et enchaîné) dans mon garde-robe. Chacun ses faiblesses.

***

L’humeur redescend, seulement pas pour très longtemps. Des excuses mentales lancées en l’air à ceux qui ne peuvent pas l’entendre, priant pour retrouver à la poubelle le mécontentement de celle qui se fera bientôt enlever. Les excuses verbales pouvaient sembler anodines, logiques, mais en réalité il s’agissait d’un pardon demandé pour ce qui n’était plus aux mains de Shiki. Douanière ne semble pas apprécier le personnage de notre vedette; une aversion pour les hommes, peut-être..?

Le médecin fait son travail, quelques compliments en l’air; un sourire. Jolie. Il en profite, ça se voit bien. L’image défile alors que «je vais m’occuper des papiers pour la douanière, je vous laisse...», frustration saisit tous les muscles du visage, tentant d’avoir la compassion d’Elika par solidarité féminine quand le mâle se sent permis de regarder ailleurs. «Excusez-le, il dit de ses conneries parfois…»

Papiers remis, surprise quant au verdict de la démone en manque de sexe. Ça ne se passera pas comme ça. Je vais voir Shika un instant pour lui expliquer la situation, lui disant distraitement que «je vais essayer de la convaincre, d'accord?» Il pourra entendre la petite emphase sur le mot convaincre, signe que je prépare un coup tordu. La dame en rose coincée, les papiers (pourtant vérifiables) des deux amoureux refusés, l’envie de la femme de montrer son pouvoir était claire.

Mais s’il y avait quelqu’un pour lui faire découvrir ses véritables envies?

Elle l’aura voulu. Pas de compassion d’Elika, pas de compassion d’Aomi non plus. Je regarde l’amie inconnue se faire emmener parmi les arbres; si tel est leur désir. Ça commence donc maintenant.

«Mais mademoiselle Elika, on peut entrer… Nos papiers sont en règle, regardez...» Je sens le chakra monter, se répandre; des yeux, je la mange toute crue, elle peut le voir et le sentir. Je lui montrerai, moi, le goût d’une femme d’expérience, les caresses tendres d’une amoureuse cachée dans une foule de sacs de viandes virils et puants. Je vais griller la tête de cette conne, je vais rentrer dans cette ville même si je dois la brouter à mort.

Je m’avance vers elle, sa main attrapée doucement par la mienne. «Mademoiselle Elika, regardez… Juste là.. Mon nom, c’est Aomi, vous voyez?» Des doigts d’experte guident sa paume jusqu’à mon papier; elle regardera, verra que je dis la vérité. «Laissez- nous entrer, Elika-chan~!»

La journée a été dure, j’ai les pieds en feu, je halète un peu trop pour mon propre bien. Sa main reste dans la mienne; je tire doucement, nerveusement. Je la veux, je veux qu’elle se penche vers moi. Sa main posée, tranquille, je couvre ses joues de mes paumes. Je souris; elle sourit. Je l’embrasse.

Je l’embrasse. Encore une fois.

C’est doux, comme un bonbon à la guimauve, avec un petit goût d’orange, peut-être..?

Hors de question de la lâcher; je la dévorerai vivante, mais je passerai ces foutus postes de douane! Je continue, jusqu’à ce que… Je rompt. Pas de langue, chérie; ça, ça coûtera un peu trop cher pour toi.

«Pourrais-tu rendre à cette fille son sac et ses affaires, Elika-chan? Je suis sûre qu’elle ne causera aucun souci… Elle veut juste aller voir son amoureux, tu la comprends, pas vrai..?» Je continue de vendre ma salade, jusqu’à convaincre la femme que finalement, la petite noble ne méritait pas son traitement, et que parce que je l’aime (et qu’elle m’aime, comble de la situation), on peut la laisser partir aussi.

Le sac de Sayuri (armes incluses) et le mien en main, les papiers sont rendus. Dans mon autre main, celle de la douanière; certaine, moite, chaude. Je sens presque son pouls à travers ses doigts. Une seconde, je regarde Shika en tournant la tête pour lui faire signe de nous suivre. «Shiki, on peut entrer, on doit juste faire expliquer le malentendu aux deux gardiens et rendre son sac à la jeune femme, puis on peut y aller. Mais ne dérange pas trop Elika, elle est si gentille de nous laisser passer, alors je ne veux pas trop l’agacer...»

Si Elika pourrait peut-être rechigner à l’entente du nom de Shiki (et la mention de Tsubaki), ce sera avec plaisir qu’elle nous guidera à la cabane (car oui j’irai sur place; hors de question de risquer que mon enchantement ne se brise avant que mon amie ne soit libérée), convaincue que la jeune femme en rose (même si elle ne l’aime pas), est innocente de toute chose et n’agit que par amour. Par contre, les armes resteront dans son sac; je ne pourrai pas les rendre à Shika, de peur qu’Elika ne puisse les voir. Si les actions sont simples, elle ne se rendra pas compte qu’elle a été manipulée (ou hypnotisée, à l’oeil ou a l’oreille de qui veut), mais je ne veux pas qu’elle se souvienne de ces objets.

Et moi, je rentrerai dans cette ville sitôt Tsubaki libérée et Shiki mis en laisse. Quand je le pourrai, je rendrai son sac à Tsubaki et lui souhaiterai un bon retour  chez son amant (en lui faisant une salutation avec la main, écartant un peu plus mes cinq doigts : signe que j’essaierai de la retrouver vers 5 heures) avant de donner un dernier bisou sur la joue d’Elika. Je n’ai pas la patience pour ce genre de choses, et encore moins aujourd’hui.

Mission rang A – Chute d’un espoir // Ao, Sayuri, Shika



Santé
100%
Chakra
88%




Techniques utilisées:
 




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Pour Jinpachi...

Tu n'as pourtant pas énoncer son nom. Les explications qui suivent confortent l'impression précédente. Yamanaka Jinpachi n'a pas l'air d'en être à son coup d'essai et l'impulsivité que tu lui avais attribuée pour le caractériser semble être reconnue au sein même de son clan. Soit. Tu entends les excuses formulées par Ao bien qu'il n'y soit finalement pas pour grand chose, confirmant au moins l'honnêteté de Jinpachi. Tu crois les paroles de ton camarade de virée et approuve de plusieurs hochements de tête la nature incontrôlable de son compatriote.

Puis je n’ai pas la mémoire courte, j’ai juste absolument aucune idée de ce dont tu me parles.

Tu es désormais bien plus interpellé par cette réplique et ce qui s'ensuit que par l'intrusion du balafré chez les Nara, cet événement faisant déjà parti d'un passé qui ne laisse aucune place à la rancune, conformément à ton habitude lorsque tu obtiens des explications que tu juges satisfaisantes. Pas au courant? Comment est-ce-possible? Ton père ne t-as t-il pourtant pas expliqué que seuls les représentants de vos deux clans étaient au courant. Cela ne s'adresse t-il qu'aux chefs? Le statut d'intendant n'octroie t-il pas le droit aux secrets les plus enfouies de chaque clan? Si un jour tu recrutes un intendant devras-tu lui dissimuler à lui aussi ce fardeau? Toujours est-il que tu sembles avoir éveillé la curiosité de ton coéquipier qui te fait comprendre que tu en as trop dit ou pas assez, mais que le moment et l'endroit ne sont pas les mieux choisis pour créer une situation d'échange confortable à propos de ce secret qui concerne vos deux clans. Il est temps d'entrer en scène, grimé en Shiki Toshiba.

-------------------------------------------------------

L'accueil de la douanière est plus que glacial à son égard. A première vue, elle ne semble pas apprécier le comportement de Shiki. C'est le moins que l'on puisse dire. En même temps, difficile de lui donner tord, tant ce personnage transpire les relents nauséabonds du machiste hypocrite de base. Mais lui s'en fout, il continue son numéro sans broncher. La réaction de la jeune femme semble même le réjouir. Il attire l'attention sur lui et il aime ça. Ça flatte son ego démesuré.

Cependant, c'est sans compter sur le professionnalisme procédurier de la donzelle, ou sur l'amateurisme d'un narrateur qui a cru bon de tenter un pari, audacieux pour certains, irresponsable pour d'autres. La découverte des kunaïs, négligemment jetés au fond du sac deTsubaki, entraîne une fouille et un interrogatoire plus approfondis de la noble dame, emportée à l'écart pour l'occasion, ainsi qu'une fin de non recevoir quand à la demande de laisser-passer faite par le couple, ce que Shiki apprend de la bouche d'Aomi.

Cerise sur le gâteau, tout ce long échange est ponctué par plusieurs tentatives cinglantes de déstabilisation du futur marié qui, s'il n'en a cure dans un premier temps, finissent progressivement par faire mouche.

Tout dans la gueule mais rien dans le pantalon… Je les connais les gars comme vous…

je vais essayer de la convaincre, d'accord?

Ces deux répliques viennent amocher l'amour propre du fiancé, comme des banderilles cingleraient l'échine d'un taureau. Le garçon, habituellement si sûr de lui, du bien fondé de ses démarches et de ses actions, apparaît à présent ébranlé, l'attitude générale de la douanière en chef accentuant le sentiment de malaise qui s'immisce insidieusement. D'un geste grotesquement princier, il détourne son regard, fait volte face, et s'accroupit en plantant un index dans la terre, avant de faire décrire à ce dernier plusieurs fois le même cercle insipide, le visage surplombé d'une moue boudeuse. Ainsi, il laisse dans son dos Elika et Aomi régler ensemble ce qui doit apparemment être réglé entre femmes.

---------------------------------------------------------------

Toi, tu commences à bien connaître celui qui se cache derrière le masque d'Aomi Amazake, la maîtrise qu'il a de cet art ninja que tu détestes. Saloperie de gengutsu! Et voilà, monsieur va encore la jouer façon entourloupe et tirer la couverture à lui avec ses tours de passe passe. Tssss. Tu soupires avant de secouer imperceptiblement la tête de gauche à droite. Fais attention Shika, il est temps de reprendre le cours de ton histoire.

---------------------------------------------------------------

Tandis que Shiki reste tout à son attitude prostrée, tel la jouvencelle attendant désespérément, dans le donjon de la plus haute tour, que quelqu'un viennent virilement lui ôter sa virginité, les deux castratrices du moment semblent converser. D'un œil, le Toshiba observe discrètement la scène, marquant un léger rictus de contentement lorsqu'il constate le chakra qui afflue vers les yeux d'Aomi. Plus de doute, elle tient l'autre dans sa main et dispose d'un peu de temps pour lui faire gober tout ce qu'elle aura envie de lui faire gober. Shiki se redresse, la démarche plus assurée, bien que dénuée de fanfaronnade. D'un clin d’œil complice il transmet à sa future épouse qu'il a comprit le deal et s'incline en s'excusant humblement auprès de la douanière pour son comportement puis en la remerciant chaleureusement d'être aussi compréhensive. Il est maintenant grand temps pour les deux amants de rejoindre dame Tsubaki afin de s'enquérir du déroulement de la situation.

L'ensemble du stratagème a fonctionné à merveille. Shiki prend la direction de Genkogan avec sa compagne et profite du départ de Tsubaki de son côté pour la saluer amicalement. Seul bémol dans l'histoire, les armes ont été confisquées, ce qui ne manque pas de faire grimacer le bellâtre.

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Il est temps d'ouvrir le deuxième chapitre de l'histoire. Ginkogan, nous arrivons.


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Les Yamanaka, ces fourbes ! Au pied et à la barbe de la douanière, voilà qu’ils avaient réussi à lui retourner le cerveau afin que tout allât dans leur sens… Franchement, c’était bien joué. Très bien joué, même, puisque la rosée du poison était elle-même parvenue à se défaire de ses geôliers… tout ça grâce à son binôme de toujours. Quant au Nara... Il n’avait guère le choix que de continuer et de les suivre, de toute façon. Mais un jour, son tour viendra… S’il sait attendre.

Ainsi, le groupe d’indépendants parvint (enfin) à passer le poste frontière. Pendant ce temps, la pauvre Elika était restée perturbée par les « charmes » du Yamanaka aux cheveux (normalement) bleus. Vile fourbe. Sur une cinquantaine de mètres à la ronde, les senseurs ne sauraient percevoir la moindre trace de chakra : il n’y avait absolument personne, sinon des animaux sauvages (ou non). Des arbres à perte de vue, voilà ce qui était offert au trio, maintenant du côté de l’Empire.
Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer… De plus, tout cela permettrait aux déguisés de se changer (ou annuler leurs techniques), s’ils le souhaitaient.
Une bonne fois pour toute, les Shinobis purent continuer leur route jusqu’à arriver aux portes de la ville… Et quelle ville ! Rien que les portes indiquaient une cité majestueuse, parfaitement scindée en différents quartiers. De toute façon, il y avait un panneau indicateur à quelques mètres de là, pour que les curieux (ou les perdus, question de point de vue) sachent ce qui pouvait bien les attendre à l’intérieur.

En effet, il y avait donc plusieurs quartiers. Au Nord-Ouest se trouvait le quartier des temples avec des… temples, oui. La population sur place était donc principalement religieuse, bien que quelques âmes déchues pouvaient s’y trémousser, pensant pouvoir avoir le pardon de quelque divinité qui fut. Pile à l’Ouest de la ville se trouvait littéralement un bidonville. Dans ce quartier, il n’y avait que misère et pauvreté. Il n’y avait même pas un seul étal ou de quoi se nourrir ! Pour cela, il fallait au stricte opposé, là où se trouvaient les magasins en tout genre. Ao voulait s’acheter une nouvelle nuisette ? Il le pouvait. Sayuri voulait un maquillage lui permettant de ne pas être confondue avec les femmes à acheter ? C’était l’endroit idéal !
Au Nord-Ouest se trouvait le quartier sécuritaire. C’était là que résidait la douane locale et toutes les autorités compétences. Notamment la police et une milice plus indépendante (entendre par là qu’elle ne devait rien à l’État), ainsi que quelques troufions de l’Empire. Rien de bien méchant, en apparence.
Pour finir, il y avait également le quartier rouge qui prenait la globalité du Sud-Ouest de la ville. Lupanars, escortes, femmes en vitrines… Là-bas, toutes étaient prêtes à satisfaire le moindre des besoins des hommes et des femmes en quête de piments… ou aux déviances très prononcées.

Si le trio souhaitait dormir, il fallait qu’il note une chose : il y avait actuellement un hôtel et trois tavernes. L’hôtel, lui, se trouvait proche du quartier résidentiel, au milieu de la cité, protégeant ainsi le manoir du chef de Ginkôkan. Autant dire que, vu sa position, la chambre coûterait un bras. Au moins ! Il y avait également une taverne plus abordable, rentrant dans les moyennes du marché du Sekai, à proximité de la zone commerçante. Les deux derniers, quant à eux… Un hôtel complètement vétuste et horripilant, n’offrant que le confort minimal ; certains l’appelaient la taverne pieuse, même si cette dernière avait surtout l’air miteuse. Et enfin, le dernier se trouvait au quartier rouge… Bon plan pour s’amuser, un peu moins pour passer une nuit paisible...

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Mission de rang A 







Tu avais été entraînée à l’écart, brutalement questionnée. On avait totalement ignoré l’explication que tu avais donné plutôt. Les yeux, d’abord, agrandi par la peur, ton expression se changea. Passant d’animal effrayé, à demoiselle offusquée. Tu fronças les sourcils, faisant une moue. Tes bras se croisèrent sur ta poitrine et tes yeux d’un bleu clair vinrent chercher ceux de ton interrogateur.

« Vous n’avez pas écouté ? Écoutez, c’est vous qui avez mes papiers, vous pouvez confirmer, si vous les lisiez. Je m’appelle Yamashimo Tsubaki, mon père est un marchand de la Côte Verdoyante des sources chaudes. Et j’ai déjà dit à votre amie la raison des armes dans mon sac. Je me suis enfuie de mes gardes. Regardez mes papiers, est-ce que je vous mens ? »

Tu soupiras, faisant toujours la moue. Ils ne t’avaient pas écouté lorsque tu avais parlé et cela t’enrageait. Pourquoi préparer un mensonge si personne ne l’écoutait. Et c’était quoi son problème à Shika ? Pourquoi avait-il mis des kunais dans ton sac, à quoi pensait-il ?

Tu retenais ta colère pour l’instant, te concentrant à jouer la dame outrée, celle qui ne devait de comptes à personne. Mais avant que ton interlocuteur ne te répondes, Ao entra suivi de Elika. Il te remis ton sac et tout son contenu. Tu prétendis être confuse, mais n’opposas aucune résistance à ce résultat, car il accommodait très bien Tsubaki qui n’avait qu’une envie, celle de retrouver son amant.

Tu hochas la tête, remerciant la femme qui t’avait remis ton sac et celle qui avait ordonné ta libération et quittas. Tu avais bien vu le signal de ton équipier. Tu avais compris que c’était à cinq heures que tu devais âtre traçable.

Tu filas à toute vitesse dans la rue de Ginkokan, pour trouver un endroit où passer la nuit. Bien sûr, tu choisis l’endroit le plus dispendieux, il fallait que tu gardes ton couvert au maximum. Tu entras donc et demandas une chambre, plutôt somptueuse, il fallait l’avouer. Tu décidas de te rester dans ta chambre pour te reposer. Après tout ce long voyage t’avait épuisée. À l’heure convenue tu laissas la porte de ta chambre entre-ouverte, pour laisser l’indice à ton équipier pour qu’il puisse repérer le numéro de te chambre.

***

Tu attendis sagement dans ta chambre jusqu’à la nuit, troquant ton beau kimono pour des vêtements noirs. Tu attachas tes cheveux en chignon et le couvris d’un bandeau noir, de manière à cacher le rose de tes cheveux. Tu allais faire un peu de repérage. Tu malaxas donc ton chakra pour et fit une technique qui te permettait de continuer à dissimuler ton chakra, ce même en sautant de toit en toit et sans attendre tu activas la technique de marche dans les arbres.

Tu sortis ensuite discrètement par la fenêtre de ta chambre et bondis de toit en toit. Dans ton déplacement, tu restais accroupie et observais en contre bas pour être certaine qu’on ne te voyait pas. Tu prenais toutes les précautions nécessaires pour ne pas être repérée. Marche lente, accroupie, et surveillant tes alentours. Tu te rendis jusqu’à la demeure du seigneur que tu devais assassiner. Tu restas à bonne distance pour l’instant, observant chaque détail avec attention.





CSS par Gaelle



récap:
 
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Une fois l’échange du sac accompli et le code transmis, la noble finit par joyeusement quitter. Je quitte aussi, savourant la douce sensation du travail accompli. Éloigné de la scène de crime, loin des yeux loin du coeur, la migraine commence à s’installer dans un recoin, le cerveau n’était vraisemblablement pas prêt à une telle demande aussi soudainement.

Les effets sont moins forts qu’au début, mais la charge sur mon esprit s’avère encore un peu pesante, par manque d’habitude. Sur le chemin, profitant que je ne détecte aucun chakra particulier, je me faufile entre les arbres pour défaire la fausse apparence qui aura bien servi. Un petit frisson fait son petit tour, clairement je n'ai pas aimé faire ce que je me devais de faire. «Deux minutes, je me change.» Jouant de la couverture de l’écorce et des buissons, je reprends: «Tu peux te changer aussi si tu veux, mais... mais reste comme ça, j’aime bien.»

La tête secouée, je ressors, un peu malaisé de mon propre discours. À voir de loin la cité, je commence à vider mon sac, ou plutôt mes chaussures (pendant que mon partenaire se change ou au moins avant qu'on se mette en route); «Désolé pour tes armes... Tiens, en attendant tu peux prendre les miennes, au cas où.» Ça me permettrait d'avoir moins de choses à cacher, puis je n'en ai pas besoin. S'il préfère que je les garde, je les rangerai.

Sur le chemin pour entrer dans la ville, j'explique à Shika simplement ce qu'il nous faut, et ce qui doit être fait. «D'après moi, elle va tenter de trouver un endroit où dormir qui coûte cher, pour mieux se mêler à la noblesse et peut-être tomber sur l'homme de ses rêves. Il nous faut un endroit où dormir aussi, qui soit profil un peu bas, normal, mais qui ne soit pas trop éloigné de tout. Magasins, restaurants, milice...» Très clairement, pour mieux chercher nos informations. «Puis si on trouve un quartier un peu plus... turbulent?.. on pourrait aller vérifier en soirée après notre petite rencontre.»

À voix basse, je tend en sa direction une explication: «Je ne peux pas trop m'approcher d'elle tout de suite, alors vers 5h, on va aller se promener et je vais la trouver. On aura un papier où il y aura l'adresse, le nom de notre auberge et le numéro de notre chambre; il faudra le glisser à sa porte, je compte t'envoyer. Comme ça, elle pourra nous rejoindre et on saura où la trouver en cas de danger.»

En omettant les petits détails de l'opération, je réussis à sauver du temps pour parler d'autre chose: je propose à mon fiancé qu'une fois avoir trouvé une chambre convenable (car hors de question que je dorme dans un bordel ou avec les araignées), il nous trouve un endroit où nous loger.

***

«Bon! Je me sens déjà mieux en ayant un endroit où dormir. Maintenant, si tu veux m'expliquer la situation par rapport au clan mystérieux de tout à l'heure, on peut en parler. Comme dit, je suis un nouvel intendant, je ne sais pas encore tout et les secrets se cachent plus facilement dans la tombe, chez nous...»

Finalement arrivé dans la chambre, une fois la porte fermée, je ne me suis pas privé de me lancer ainsi sur Shika. Enfin, sur ce que Shika avait à me dire. Je vide tranquillement mon sac en rangeant mes habits et autres frivolités secrètes. Dont ma nuisette sensuelle de voyage.

«Ça, ça reste dans le tiroir; vois-la comme une boîte aux lettres.» Pour le reste, je finis de trier mes quelques affaires (en ressortant de mon sac le coussin qui m'avait été offert il y a quelques mois, par une personne très chère). Je le dépose sur le lit, puis ... je réévalue mes mathématiques.

Un lit.

Une singulière unité de lit.

«Nous avons un problème. Il n'y a qu'un seul gros futon.» Et je ne le dis pas directement, mais mon nom est clairement écrit dessus. Je défendrai mon territoire bec et ongles, en échange je lui donnerai carte blanche sur l'endroit où on ira manger, tant qu'on reste dans les temps pour le rendez-vous de Sayuri.

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Nara Shika
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La chute d'un espoir


Si le temps t'as appris qu'il vaut toujours mieux surveiller ses arrières en présence d'un Yamanaka, il t'a aussi conforter dans l'idée que la vigilance se doit d'être accrue lorsqu'elle concerne le manipulateur d'esprits aux cheveux bleus, dès lors qu'il a jeté son dévolu sur quelqu'un, sa maîtrise dans l'art de l'illusion ayant la capacité de le rendre très persuasif. Observant ses attitudes à l'égard de ton henge, tu décides donc sagement de reprendre ton apparence initiale en octroyant au passage une petite moue boudeuse à ton compagnon de route lorsqu'il te tend ses kunaïs. D'un geste de la main tu repousses l'offre faite de te les prêter et d'un ton faussement condescendant tu répliques en ronchonnant.

-Tsssss...c'est quoi cette idée de filer mes kunaïs à l'autre aussi? Non mais sérieux, il était pourtant sympa à jouer mon plan...ralala, vous êtes tellement terre à terre vous les Yamanaka...ponctues-tu d'un sourire espiègle accompagné d'un clin d’œil complice, avant de montrer tes scalpels et tes makibishis à Ao...t'inquiète, il me reste le principal...

D'une oreille moins attentive que ton regard se baladant sur les environs, d'une lueur fascinée, tu écoutes distraitement le petit laïus d'Ao jusqu'à ce que ton ouïe ne soit plus précisément attirée par un mot.

"...turbulent..."

-Turbuquoi? Attends Ao, reprend du début de la phrase s'il te plaît? T'as bien dit un quartier turbulent? Où ça? Où ça?

Tu bondis sur place. La tête relevée, tu l'agites de haut en bas puis de gauche à droite, une main en visière, pour tenter de repérer l'endroit énoncé par ton camarade.

-Ouais ouais ouais, vas-y Ao-san, on fait ça, on va là-bas...pour le reste on fait comme tu veux, j'm'en tape...continues-tu, le regard brillant...y aura peut-être moyen de trouver quelques femmes avec qui sympathiser...et quelques hommes aussi...

Bien que tes yeux reprennent leurs aller retour aux alentours, tu approches ton oreille de la bouche de ton partenaire lorsqu'il se met à chuchoter, tes pensées vagabondes ne te permettant pas une concentration optimum. Tu ne comprends pas tous les mots et les agences comme tu peux.

''Je peux trop m'approcher d'elle vers 5h...aller promener et la trouer...ira à pieds...y aura de la fesse...le don de notre verge...nus dans notre chambre...faudra glisser, je compte l'envoyer...''

Plus l'énumération avance et plus tes joues rougissent d'embarras devant les propos du Yamanaka, où du moins la compréhension qu'en fait ton attention auditive plus que limitée sur l'instant. Tu as bien envie de lui faire reprendre un récit plus à propos en le giflant, mais tout en agitant la tête tu te dis cependant que ça ne ressemble pas à Ao de parler comme cela. Si bien que tu affines de nouveau ta concentration pour écouter mieux.

"Comme ça, elle pourra nous rejoindre et on saura où la trouver en cas de danger"

-Hum...ok, bon du coup ça doit pas être ce que j'ai compris...rigoles-tu en te frottant une main sur l'arrière du crâne, un grand sourire amusé sur le visage.

Enfin, après quelques instants, vous prenez la direction de votre lieu de résidence, après que le Yamanaka ait eut l'obligeance de répété le tout jusqu'à ce que tu comprennes bien. D'un pouce tendu vers le haut, tu lui indiques que tout est bon pour toi. Rassuré par le choix de votre logis, il revient aux nouvelles à un moment où tu ne t'y attends pas forcément. Reprenant t'es insinuations précédentes. Est-ce-possible qu'il ne soit pas au courant? En même temps, chez les Nara, c'est une information qui ne se transmet que de chef en chef du clan. Il ne serait donc pas étonnant qu'il en soit de même chez les Yamanaka. Tu t'interroges quand même sur le fait que Kireï n'en ait pas informé au moins son intendant.

-Ok Ao-san, on se connaît depuis assez longtemps pour que je puisses te savoir de bonne foi. Concernant le Yamanaka qui s'est faufilé chez-nous, l'affaire a été réglée et c'est oublié pour ma part. Évitons juste que cela ne se reproduise d'une telle façon. Tu peux d'ailleurs dire à tes compatriotes qu'ils sont les bienvenus chez les Nara, tant que les choses sont faites en bon et due forme...il faudrait d'ailleurs que l'on en reparle, mais je me disais qu'il serait peut-être temps d'officialiser un peu notre rapprochement en signant un décret de non agression entre nos deux clans...

Tu te roules et allumes une cigarette de salvia divinorum que tu consumes tout en expliquant à Ao les méandres de votre passé commun, en prenant soin d'emprunter une ruelle déserte de toute oreille curieuse.

-Alors comme ça, tu n'as jamais entendu parlé de ce passé concernant ton clan, le mien et celui de quelques autres...écoute-bien et garde-ça pour toi...en même temps, quand tu sauras, tu comprendras par toi-même qu'il vaut mieux que ça ne s'ébruite pas...tout a commencé quelques temps avant la guerre des clans...

Pendant plusieurs minutes, tu contes ce récit qui tracasse tes nuits depuis plusieurs mois, y mettant le ton approprié pour chaque situation, comme si tu étais en train de vivre le truc de l'intérieur, avant d'apporter la conclusion, une fois sur le seuil de votre auberge. Après quelques formalités de circonstances, vous gagnez votre chambre et y entrez pour découvrir un espace de vie restreint mais soigné.

Plutôt progressiste, tu as toujours été un fervent adepte de la reconnaissance par les différences, au détriment d'une mise au ban de celles-ci par une société qui ne sait comment les appréhender et préfère les marginaliser en créant un sentiment de peur autour d'elles. Haut en couleurs, Ao Yamanaka t'amuse autant qu'il te fascine. Parfois aussi timoré que son gengutsu est puissant, il est bourré de petites manies qui font de lui un être au caractère unique. C'est ce que tu apprécies chez-lui. C'est comme pour ses cheveux. Tu attrapes deux des dreadlocks qui se balancent sur ta nuque et les contemples d'un air dubitatif, puis pousses un soupir d'incompréhension mêlé d'un sourire d'amusement en songeant aux inquiétudes névrotiques du manipulateur d'esprits, lorsque tu compares sa toison à la tienne. Debout au milieu de la chambre, tu le regardes déambuler ainsi, s'affairant à ranger ses affaires avec soin, dont une nuisette à laquelle il semble tenir plus particulièrement. Tu souris. Sûrement celle qu'il se garde pour les grandes occasions.

''Il n'y a qu'un seul gros futon''

C'est au moment même où l'évidence fuse que tu remarques ce qu'elle décrit. Un seul lit. Et connaissant la préciosité de ton compagnon, tu ne doutes pas qu'il s'en est déjà approprié l'exclusivité. Un rictus en coin. Tu ne comptes pas le laisser avoir gain de cause aussi facilement. Et connaissant sa ténacité pour ce genre de choses, il va falloir ruser.

D'un pas nonchalant, tu t'approches de ta cible, jusqu'à te coller à un mètre d'elle à peine, un grand sourire aux lèvres.

-La princesse Yamanaka aurait-elle des exigences particulières? Un lit pour deux, soit on partage, ce qui me semble compliqué vu la taille, soit on le joue à shifumi...shi...fu...

Tu ne prends pas le temps de dire la suite que ton poing, qui jusqu'alors décrivais les mouvements de bas en haut induits par le jeu, s'ouvre pour laisser les doigts apparaître et filer à toute allure sur le crâne d'Ao pour lui ébouriffer vivement la crinière, avant que tu ne prennes appui sur tes deux jambes, décolles de presque deux mètres au-dessus du sol et amorces un saut de l'ange inversé.

-...LIT...cries-tu dans un éclat de rire pour conclure le lancement de jeu précédent.

Le vol plané est majestueux. Les bras en croix, tu te laisses aller paisiblement par ce sentiment de liberté procuré par l'envol.

-...t'inquiète Ao-san, le plancher n'a pas l'air si inconfortable que ça...

Si la grâce du vol n'est pas à remettre en question, la chute est en revanche beaucoup plus rude que prévue et le sommier beaucoup plus fragile. Au contact, les quatre pieds lâchent en même temps, le reste de l'armature s'effondrant de tous les côtés en même temps que les trois-quarts des lattes se rompent sous ton poids.

-Ah ben par contre, le lit l'est maintenant...annonces-tu d'un sourire contrit.


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La chute d'un espoir


Le métal ainsi exhibé donne froid dans le dos, surtout si on le lie à ce faciès peint d’espièglerie. À chacun ses méthodes; une princesse s’est peut-être munie des grands classique du genre shinobi, comparé à l’attirail saugrenu d’un jeune médecin pratiquant à ses heures trouvées un peu du métier d’assassin, au même titre que la racoleuse veuve noire déguisée en délicat papillon rose.

Poser bagage fera du bien, c’est certain; le maux de tête ne se calme pas, l’énergie sacrifiée pour une scène lubrique et humiliante avec l’autre dame s’avoue être une compensation pesante en plus des péripéties – amusantes, certes – du partenaire d’aujourd’hui. L’avantage étant qu’il est très réceptif. Un pouce approbateur vient percuter le sien, puis le chemin continue.

Toutes paroles données pour le plan plus que simpliste, on en vient à se perdre malencontreusement dans un coin des rues de la ville, où la vie et l’énergie du peuple ne semble même pas se rendre; la pulsation vitale des hommes se serait rendue jusqu’à nous si quelconque épieur passait sur nos traces.

Le secret se délie comme le ruban sur un cadeau, mais pas avant la mention d’un traité : la réponse est pourtant simple, déjà cuite, encore chaude et servie sur un plateau. «Je passerai le mot pour les miens, mais sache que cet accueil s’étend jusqu’à nos portes aussi; tu as déjà pu passer au domaine, étant enfant, je m’en souviens… Les choses ne changent pas, et je m’arrangerai pour que ce traité soit mis en place tôt ou tard, qu’on puisse enterrer cette fausse rivalité entretenue depuis des années pour je ne sais pas quel motif. J’ai bien l’intention qu’on puisse se voir comme des alliés, et pas de potentielles cibles ou ennemis cachés.» Les mots s’alignent mais les cachotteries blanches ne coulent pas; la promesse d’une princesse de se révéler reine ne peut être remise ainsi dans l’orient des ruelles du fer.

Pensées chassées, le drame des hommes de l’ombre et des mentalistes me parvient finalement par des récits incroyables d’anciennes batailles et jeux venimeux où, vraisemblablement, ni les uns ni les autres ont été humiliés par le titre de perdants…  La gravité de la situation me pousse pratiquement sur le cul, au point où y croire aussi simplement est impossible. «Si ce que tu me dis est réel, que notre implication est si grande, il faudra s’allier et s’accrocher. En attendant, que personne n’en sache rien; même, j’aurais préféré ne jamais savoir ça.» Puis, je laisse mon ami terminer avant notre arrivée, qu’on évite d’avoir un public. Je lui explique que malgré ça, je ne lui tient pas rigueur de m’avoir exposé les choses telles qu’elles le sont; «Si je compte me rendre utile et protéger tant ton peuple que le mien, je dois bien savoir où notre histoire commence que je puisse choisir comment elle se terminera...» Vantardise pure et dure, mais je compte bien m’y tenir.

***

Remis de ces affreuses émotions négatives, on se retrouve devant la fameuse scène de ménage. Enfin, où je fais mon petit ménage. Il n’aura peut-être pas compris que cette tenue vulgaire nous servira à recevoir les informations de mon duo, mais ce n’est pas très important.

Il y a que moi aussi, je ne peux pas toujours comprendre. Parfois, je ne comprends pas ce qu’on me dit et je fais semblant que c’était clair. Souvent, mon écoute me trahit bêtement, surtout quand les autres parlent beaucoup. La voie du shinobi n’est pas vraiment la voie de l’écoute, je le sais. Chacun sa vocation, ses moyens, ses souvenirs et ses peurs.

Chose certaine, Shika ne me fait pas peur. Je ne le connais pas très bien, mais je sais au moins qu’il a bon fond, qu’il est plus un danger pour lui-même que pour moi (et encore, il est un danger pour ses ennemis avant d’être un danger pour lui-même).

Puis tout se passe au ralenti, sur une partie de shifulit.

Les yeux grands ouverts, les cheveux défaits, le visage sur le point de plier, une seule pensée vient. "Il ose vraiment, ce sal*pard?!" D’un mouvement instinctif surprenant, les mains réussissent à se coincer à  une cheville en l’air. Malgré l’effort, ma force de loque en laine me dit que je devrai soit lâcher, soit courir le risque de suivre le mouvement.

Hors de question de lâcher! C’EST MON LIT!!!

Bien sûr, la chute se fait et le poids fait céder ce qui servait de base pour le futon. Un morceau en vient à me frapper au coude alors que le bardas se termine enfin. «OUCH!!» À L’AIDE, JE SUIS TOUCHÉ.

Je fus victime d’un terrible accident! Même, peut-être que c’était en réalité un complot! Forcément, c’était voulu! Oh non, je souffre terriblement… je suis à l’agonie..! De grâce, il me faut un médecin de toute urgence! Il me faut une pinte de sang de vierge dans l’immédiat sinon je vais y rester!

«C… C’est pas moi qui paie... ça je le jure..!» Dis-je d’une voix à moitié étouffée par mon précieux coussin. Au moins, si mon coude est ruiné, mon visage (principal outil de travail) est sauf. La face retombée sur le lit, le choc encore frais dans le reste de mon corps, c’est bien la seule chose cohérente que j’ai trouvé à dire. Finalement redressé, assis sur les vestiges d’un vaisseau de nuit, j’articule une deuxième pensée avant de saisir le membre meurtri et pratiquement amputé par ce choc terrible.

«Ça va… faudra le remplacer quand on va partir, mais au moins un futon ça s’installe bien sur le sol quand même.» Puis, on en vient au gros du problème; je force mon coude devant lui, prêt à le bombarder. Je lui ferai bien comprendre avant de sortir que je suis maintenant foutu, détruit, déformé!

JE SUIS RUINÉ, COMPRENDS-TU, SHIKA. SOIGNE-MOI. JE NE SUIS QUE SOUFFRANCE.

Cette écharde (Ou je ne sais quoi, un… bleu, peut-être? Je ne suis pas médecin!) viendra sans doute à bout de moi puis mon corps va moisir dans le futon et aucun de nous ne pourra en profiter! Si tu ne me soignes pas!

***

La petite aventure finalement résolue (par mes propres compétences ou les aptitudes de mon collègue qui aura failli coûter cher, on finit par sortir. En passant devant la réception, je fis mine d’être embarrassé en expliquant à l’individu derrière le comptoir que «Pardonnez, je ne veux pas vous déranger, mais j’ai eu un petit problème avec le lit dans ma chambre… je me suis posée dessus, la base a craqué et elle a cassé...» Forcément, je compte essayer de faire passer ça sur un défaut ou une mauvaise utilisation du précédent occupant de la chambre. À voir s’ils peuvent nous arranger quelque chose pendant notre promenade…

Pour le coup, Shika s’est vu remettre un papier par ma personne, avec les informations sur notre auberge, notre chambre. «Tu peux ajouter une note pour tes affaires si tu veux, il faudra que tu ailles porter le papier pour moi.»

Le lotus d’or, chambre 28. La nuisette est dans le premier tiroir du bureau à gauche de la fenêtre. On se retrouve ce soir à la chambre après ton exploration? Je serai sûrement "endormi".

Puis, une fois l’heure arrivée, j’active la traque : sans prendre trop de temps, je sens sa présence au loin et à travers les rues (à force, j’ai l’habitude de son chakra). Les mains liées un instant dans les pans de mon ample vêtement, puis, en lui tendant la main, je fis un signe de la tête à Shika pour qu’il la saisisse. «Tu viens? » S’il essaie de se désister et de ne pas prendre ma main, je l’attraperai de force pour établir contact.

«Allez! On va jouer les espions, j’ai déjà retrouvé Sayuri! On va lui porter le papier et après on pourra faire de la promenade dans le quartier louche qu’on a remarqué en entrant. C’est forcément l’endroit parfait pour croiser la pègre… Voire, on pourrait s’informer en allant faire les magasins!» J’aime magasiner, et je compte bien m'informer sur ces "coûteuses réformes" forcées par ce nouveau dirigeant zélé.

Arrivés devant l’établissement, j’envoie Shika en éclaireur pour qu’il aille porter le papier; en restant à l’extérieur du bâtiment, en faisant mine d’attendre quelqu’un, je guide mon espion modèle à travers les étages et corridors par des instructions simples s’il a besoin d’aide pour se diriger jusqu’à Sayuri «C’est bon, tu es sur son étage; à ta droite, il devrait y avoir une porte entrouverte. Fais mine de tousser pour signaler ta présence, puis glisse le papier dans l’ouverture.»

J’attends que l’opération soit terminée et que mon partenaire actuel finisse par redescendre. «C’est toujours elle qui finit dans les beaux bâtiments riches… C’est bien la seule injustice que j’ai à pointer, mais un jour ce sera à moi d’avoir la chambre de luxe.»

Finalement viendra la phase d’inspection de la ville en mode touriste; j’accompagnerai Shika en déléguant le choix de la promenade. C’est à lui de choisir où on va, maintenant que les informations sont échangées nous sommes libres comme l’air.

«Maintenant, c’est toi qui voit où tu veux aller, je vais te suivre! Par contre, je pense qu’on devrait éviter les quartiers malfamés pour l’instant et garder ça pour ce soir. Tu as un plan ou une idée d’où tu veux aller pour commencer les recherches en premier?»

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La chute d'un espoir


En constatant la main maladroitement agrippée à ta cheville, tu comprends mieux les raisons de ton déséquilibre. Ao. Ce foutu illusionniste se prend soudainement pour un maître en taïjutsu. Quelle idée farfelue venant de lui. A croire que l'ébouriffage de cheveux est un talon d’Achille qui le prive de quelques neurones en plus d'attiser sa colère. Et bien sûr, ce qui devait arriver arrive. Le Yamanaka reçoit un éclat dans le coude. A l'écouter on croirait que toute la charpente vient de s'effondrer sur lui. Mais non, il s'agit juste d'un petit éclat de bois qui n'a même pas eu l'audace de lui percer la peau. Qu'importe, il geint. Tu le savais un peu mijaurée et peu tolérant à la douleur, mais c'est la première fois que tu le vois se mettre dans un tel état, avant qu'il  s'oriente sur un tout autre débat.

«C… C’est pas moi qui paie... ça je le jure..!»

Tu éclates d'un rire franc et sonore. Comme tu le disais, les Yamanaka peuvent être les personnes les plus terre à terre du sekaï dans certaines situations. Bien que le mal ait l'air de le tenir plus que de mesure, il trouve le temps de penser à ses finances. Tu mets bien vingt secondes à t'arrêter de rire, en ponctuant la rigolade d'un ''spèce de pingre'' énoncé en grommelant, un sourire encore accroché aux lèvres. Tu plantes ton regard dans le sien d'un air contrit, hausses les épaules, coudes à quatre-vingt-dix degrés et paumes de mains vers le ciel, le tout accompagné d'un ''j'y suis pour rien, les futon c'est plus ce que c'était'' démontrant une mauvaise foi évidente.

Si tant est que tu es besoin d'être rassuré pour le lit, ton coéquipier s'en charge dans l'instant avant de planter son coude à quelques centimètres seulement de ton visage. Tu veux quoi? Penses-tu, dubitatif. Non mais Ao, sans déconner, y a rien là, à peine un bleu. Tu es à deux doigts de lui présenter les choses telles quelles, mais te retiens au dernier moment. Au regard de l'exagération précédente, nul doute qu'une telle intervention de ta part ne pourra que générer un surplus de tension chez le garçon aux cheveux bleus. Aller dans son sens serait peut-être le mieux finalement. Mais en même temps, si tu peux t'amuser un peu en lui filant un peu plus les jetons, ça peut être rigolo aussi.

-Ok Ao-san, on se détend, je vais m'occuper de toi...commence-tu en brandissant tes deux scalpels d'un petit air faussement machiavélique...j'incise quoi en premier, le brachial antérieur ou le grand palmaire? Non parce que faudrait voir à ce que ça ne se nécrose pas trop vite dans tout le bras...tu te lèves, poses les deux scalpels en évidence sous les yeux du Yamanaka, et files vers ton sac pour en récupérer une petite fiole et un sachet de sucres rectangulaires...voilà, j'ai tout ce qu'il me faut maintenant...un large sourire...t'inquiète, je déconne pour les scalpels...tiens prends ça plutôt, c'est un breuvage Inarien très efficace pour ce que tu as...

Tu lui tends un morceau de sucre après l'avoir imbibé d'une solution d'alcool de menthe. Placebo pas toujours du meilleur goût, mais relativement efficace contre les hypocondriaques.  A imposer dans toutes les cours de récré si on veut du mal aux élèves. Espérant que cela suffise à le calmer, vous décidez de quitter l'endroit pour aller vous balader, et accessoirement poursuivre votre mission. Il y a d'ailleurs dans celle-ci quelque chose qui te dérange. Quelque chose qui confronte tes valeurs au  mode de vie adopté en choisissant de devenir ninja. Quelque chose que tu as déjà ressenti plusieurs fois par le passé et que tu ne peux totalement occulter, quand bien même ton devoir de ninja a toujours fini par l'emporter jusqu'ici. En effet, Jundo Tatsui est votre cible, alors qu'au delà du pouvoir qui lui est attribué et qu'il utilise à outrance, il reste un homme intègre, dont les principes n'ont rien de scandaleux, son intention étant en parti de limiter le commerce de la guerre. Tu ne sais trop quoi en penser, mais tu préfères éluder rapidement la question, de peur de ne rapidement plus pouvoir assumer ta position.

En passant devant le comptoir de la taverne, tu laisses ton partenaire finir sa petite explication, à laquelle tu rajoutes quelques mots taquins en donnant à l'aubergiste quelques pièces censées couvrir les frais pour les dégâts occasionnés.

-Tenez, c'est pour les réparations...et l'écoutez pas trop, on s'est pas juste assis, si vous voyez ce que je veux dire...en tout cas, ça nous a servi de leçons et on recommencera plus, c'est promis. Et ce serait vraiment très aimable de votre part si vous pouviez nous arranger ça à l'aide de ces quelques sous...

Tu attrapes au passage une demi douzaine de cartes de la ville qui patientent sur un reposoir et les ranges dans ton sac, avant de placer dans ta poche le papier donné par Ao, de manière aussi discrète qu'il t'est parvenu. Ce n'est que bien plus tard que tu en liras le contenu pour te rendre compte du rôle joué par la nuisette. Tu ne résisteras d'ailleurs pas non plus à y ajouter en capitales quelques mots à l'attention de Sayuri comme te l'a proposé ton partenaire.

ET PENSE A ME RENDRE CE QUI M'APPARTIENT S'IL TE PLAÎT!

Tu signes la demande de l'initiale de ton prénom en acquiesçant à la demande d'Ao avec la main duquel tu prends contact. Si tu perçois la vie comme un jeu, la mission reste la mission et tu ne comptes pas non plus tout faire foirer. Discrètement tu te glisses à l'intérieur de l'hôtel, après avoir activé ta furtivité. Tu enregistres à distance les conseils d'Ao quant au chemin à parcourir jusqu'à la chambre de la kunoïchi aux cheveux roses en évitant soigneusement toute rencontre inopportune, puis frappe deux coups secs, suivis de trois autres coups plus légers. Un sourire plus tard, la porte se referme sur toi, après que tu ais laissé glissé le papier de ta manche, en direction de la main de Sayuri. Plusieurs fois pendant le trajet du retour, après t'être assuré que personne ne te voit ni ne t'entende, tu te surprends à pencher discrètement ta bouche vers ton épaule en murmurant.

-Shika-san à Ao-san...Shika-san à Ao-san...le colis est livré, je répète, le colis est livré...

A dire vrai, tu ne sais pas s'il peut t'entendre, si sa technique fonctionne dans les deux sens, mais le jeu te fait étirer un sourire amusé.

De retour auprès de ton coéquipier, il te laisse finalement les rênes de la suite des opérations. Hésitant, tu tires de ton sac l'une des cartes récupérées un peu plus tôt, et l'étale sur le sol avant de poser un pied sur la marque représentant votre taverne.

-Bon alors, normalement, on est juste là...ah oui excuse moi Ao, mais j'ai besoin de faire comme ça pour me repérer correctement dans une ville que je ne connais pas...hmmm...j'hésite, je t'avoue que j'irais bien dans le quartier rouge tout de suite...bon déjà, on va éviter le quartier des autorités, je sais pas pour toi mais j'ai eu ma dose avec ça...sans compter que si elles sont à la solde de notre cible, ça ne nous aidera pas plus que ça, alors que les commerçants semblent les plus toucher par la prise de pouvoir de Jundo Tatsui...ce sont peut-être bien eux qui ont le plus de choses à nous raconter...même si c'est un public presque acquis d'avance...le quartier des temples, à voir...historiquement, la religion est rarement éloignée des mauvais coups...je ne serais pas surpris que leur petits commerces personnels soient également impactés...sinon y a les quartiers pauvres, j'aimerais bien y faire un tour aussi...pour les quartiers riches, je vais être magnanime et t'éviter un infarctus mon ami...

Te tournant et te retournant, ainsi debout au milieu de la carte en te prenant la tête à deux mains face au choix à faire, tu ne tardes pas à déchirer le parchemin. C'est expressément la raison pour laquelle tu en pris six. Tu ramasses le torchon que tu jettes dans la poubelle la plus proche avant de reprendre.

-Soit...j'ai plus beaucoup de tabac pour aller avec la salvia, on file aux quartiers commerçants...j'espère qu'ils en ont du bon ici...le mieux serait un tabac neutre pour ne pas écraser les saveurs de la sauge tout en gardant une certaine force en bouche...

Vous voilà donc partis dans la zone la plus proche de votre lieu de résidence, déambulant dans les ruelles de l'endroit en quête d'un tabac pour assouvir tes besoins, autant que pour y trouver des informations. Afin d'optimiser les chances de réussite, tu proposes à Ao de vous séparer tout en faisant le nécessaire pour maintenir le lien télépathique entre vous deux, histoire de pouvoir rapidement rappliquer vers l'un ou l'autre en cas de grabuge. Sans savoir s'il validera ce choix, tu repères la devanture d'une échoppe qui semble correspondre à ton premier critère puisqu'en gros est indiqué ''ici vente de tabacs divers et variés''. Ta furtivité toujours active, tu pénètres l'enceinte et t'approche du comptoir.

-Bonjour, il me faudrait le tabac le plus neutre dont vous disposiez, pourriez vous me conseiller?

Faisant mine de t'intéresser à la décoration, tu écoutes sa réponse, d'un air faussement détaché.

-Aïe aïe aïe, et dire que j'étais venu ici pour le commerce à la base...un ami à moi m'a expliqué qu'il était plutôt intéressant de commercer avec quelques personnes appartenant à Ginkokan, mais je dois dire que ça m'a l'air bien plus difficile que ce qu'il m'a raconté...à l'affût de la moindre réaction suspecte de l'autre, qu'elle soit positive ou négative, tu poursuis...j'ai cru comprendre que les dirigeants en place ne l'étaient pas depuis bien longtemps, y aurait-il un rapport?

Ton idée est clairement de te rapprocher de l'une des organisations ayant le plus pâti de la politique du nouveau dirigeant, tant pour en faire des alliés potentiels si les choses tournent mal que pour récupérer un certain nombre d'informations propres au quotidien de votre cible.

-Pfiouuu, mais pardon, je veux pas vous importuner avec ça, vous avez sans doute beaucoup mieux à faire...nous disions donc, un tabac neutre, qui laisse la place à d'autres saveurs tout en contribuant à les magnifier...




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Malgré la légère incartade avec la douanière, le trio était parvenu à (enfin) pénétrer au sein de la ville commerçante, à la recherche de leur cible. Si le manoir de Jundo Tatsui n’était clairement pas masqué et donc facilement repérable, il fallait encore que les trois indépendant parvenaient à trouver un moyen de s’y infiltrer. Il coulait de source qu’une telle position serait fortement gardée, et ça, tout un chacun pouvait facilement s’en douter.
Ce fut pour cela qu’ils se séparèrent. Sayuri prit ainsi de l’avance, notamment pour pouvoir trouver un endroit où se rafraîchir… et certainement pas une auberge miteuse. Il en était hors de question ! C’est que mademoiselle avait toujours eu certains standards en ce qui concernait le luxe… pour preuve son majestueux kimono qui lui avait sûrement coûté les yeux de la tête !
En avance, donc, elle finit par trouver le lieu qui accueillerait toutes ses manières le temps de la mission et avait laissé sa porte entre ouverte afin de laisser quelques messages à ses deux acolytes. Si certains libidineux avaient été tentés de répondre à l’invitation, tous furent déçus de ne trouver personne à l’intérieur… La rosée télépathe n’avait certainement pas que ça à faire ! De fait, elle s’était rapidement éclipsée, en fin d’après-midi, pour se retrouver devant le manoir de leur cible. Usant d’une vitesse correcte (et raccord à sa furtivité), il lui fallut néanmoins quelques temps pour parvenir devant le lieu de ses convoitises. N’ayant hélas ni Dôjutsu, ni sens surdéveloppé, elle ne put qu’obtenir un rapide état des lieux… Le manoir était grand et fort bien bâti ; un brin plus luxueux que le reste de la ville ; ce qui impliquait une présence soldatesque en force et en puissance. Là, tous gardaient un bout du terrain qui pouvait mener aussi bien aux entrées principales qu’aux fenêtres en hauteur… S’infiltrer sans avoir plus de détails semblait compliqué, mais pas impossible pour autant… Sayuri put se dire, vu son fin esprit stratège et son intelligence hors du commun, qu’un des gardes finirait par être pris de besoins urgents… et que, dans tous les cas, ils finiraient par effectuer une ronde. Patience semblait être mère de sûreté, pour le coup.

Le duo télépathe et manipulateur d’ombre fit, de son côté, son petit bout de chemin, après que le Shinobi à la chevelure bleue frivole eût repris, à nouveau, son apparence d’origine. Mettant ses « charmes » en avant, il se déplaça de concert avec Shika au sein de la ville jusqu’à trouver une auberge modeste, moyenne. Ni trop pauvre, ni trop riche. Tous deux se dirigèrent en son sein, parlant d’affaires qui ne les regardaient qu’eux, jusqu’à ce que la Princesse Yamanaka réalisât qu’il n’y avait qu’un lit. Simple. Pour deux. S’en suivit alors une véritable guerre entre les deux… qui fut gagnée par le Nara qui usa de toute sa fourberie pour obtenir son dû. Au grand dam de son acolyte, cela dit. L’homme-femme-tronc (allez savoir) s’était par ailleurs blessé.e durant leur remue-ménage et ne se garda clairement pas de le faire savoir à l’autre Shinobi, quitte à agoniser pour un simple ongle cassé.
Enfin, il usa de ses sens sensoriels pour sonder les environs : il ne parvint pas à déterminer s’il y avait des shinobis ou non ; la foule était bien trop dense et avait plutôt tendance à agir comme brouilleur plutôt qu’autre chose. Néanmoins, aucune singularité ne sembla le frapper. A cet effet, il se concentra pour traquer la signature de son amie rose (y avait-il seulement un Yamanaka blond, hein ?) afin de mettre en branle le plan et d’échanger leurs localisations respectives… à l’aide d’une sensuelle nuisette. Bah, tous les moyens étaient bons… Après avoir « expliqué » le bris de lit et avoir payé (et demandé) réparations, Shika se permit de prendre quelques cartes de la ville.
Le maître et l’es… le couple sortit ensuite faire un tour en ville, notamment pour délivrer le « message » à l’autre Yamanaka qui, manifestement, était déjà partie faire son tour d’investigations. Shika, en bon fumeur qu’il était, constata par ailleurs que ses réserves ne seraient bientôt plus suffisantes… tant pour sa consommation personnelle que pour calmer son hyperactivité. Il se mit donc en quête d’aller chercher de quoi se remplir à nouveau les poches… et les feuilles. Ou la pipe. Bien évidemment, ce dernier tenta d’obtenir quelques informations à propos de leur cible. Etait-il aimé ? Ou au contraire, était-il devenu l’ennemi public numéro un ?

« Les nouvelles vont vite à travers le Sekai… Si même des touristes sont au courant des changements politiques… Roula des yeux le gérant. M’enfin, vous savez mon brave, dans tous les cas, on subit les fluctuations du marché… Surtout quand not’ spécialité c’est le tabac. Il se retourna et chercha quelques pochons derrière lui. Neutre, vous dites… Bougez pas, j’reviens. Le vendeur se recula dans l’arrière boutique et revint avec une farandole de sachets et les étendit face au fumeur. Faites vot’ choix... Qui sait, vous y trouv’rez p’tête une surprise ajouta-t-il sans rien montrer de plus avant d’accueillir d’autres clients. »

De son côté, Ao avait pu repérer une boutique pour le peu… exotique. Là-bas étaient vendus tout ce qui pouvait ravir son côté féminin et toute sa coquetterie : kimonos de luxe, cosmétiques… tous ces produits semblaient venir du monde entier ! Mais plus que refaire sa garde robe et sa palette de maquillage, l’intendant souhaitait surtout, lui aussi, glaner quelques précieuses informations.
La personne qu’il aborda semblait être taillé.e du même bois que luiel : une mâchoire carrée et masculine, une pléthore de maquillage, des bouclettes blondes, une voix grave… Mais une sacrée poitrine. Et probablement un petit supplément pour qui serait assez aventureux pour le découvrir.

« Jundo Tatsui ? On le voit pas spécialement dans le coin, ma.on jolie… Il se mêle pas vraiment au peuple… Mais il lui arrive de passer de temps à autres ici… Il a une certaine attirance pour le maquillage aussi fin que ses traîts, probablement pour ça. Mais sinon… Ouais nan, on le voit pas des masses ! S’affirma-t-i.el en glissant un kimono luxueux sur le comptoir. Tu peux l’essayer derrière, ajouta le.a drag en pointant une caisse avec un rideau en guise de voile. Je te promets qu’on viendra pas t’embêter, termina-t-i.el d’un clin d’oeil. »  

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Yamanaka Sayuri
Yamanaka Sayuri
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Mission de rang A 







De ton perchoir, tu ne pouvais t’empêcher de te vouloir en apprendre davantage sur le domaine de la cible. Alors soit. Tu irais donner un coup d’œil de plus près. Étant naturellement discrète et capable de te rendre invisible si le besoin se manifestait … Pesant rapidement les pours et les contres … Ta décision fut facile.

Tes doigts s’agitèrent, ton corps se couvra du manteau du caméléon, rendant ta silhouette translucide, puis invisible. Tu t’assuras d’avoir bien camouflé ton chakra et … Et tu t’approchas. Si tu ne faisais pas de bruits suspects ou ne te mettais pas directement dans le champ de vue des gardes, personne ne devrait se douter de ta présence. Tu choisis de monter le mur, d’un côté où tu ne voyais personne. Une fois sur la muraille gardant le jardin intérieur, tu te fis un plan mental avant de te laisser tomber derrière un arbre.

En catimini, tu approchais du bâtiment. Bien sûr, tu faisais ce travail depuis longtemps, tu savais quand approcher et quand rester en retrait et malgré ton invisibilité et le couver de la nuit, tu te plaquas doucement contre le mur et le longeas jusqu’à la première porte. Si tu rencontrais des gardes, tu restais dissimulée dans les ombres avant de bouger. Tu n’avais qu’une seule idée, faire un plan des lieux que tu remettrais à Ao et Shika une fois tout ça terminé.

Tu profitas d’un recoin de l’endroit où tu restas pour compter le temps entre les rondes pour facilité ton exploration. Tu allais te déplacer en calculant ton temps, dans le but de croiser aucune patrouille. Chaque seconde bien comptée, tu ne fouillais pas dans les pièces, ce n’était pas ton but.

Si rien d’étrange n’arrivait, allait quitter dans le couvert de la nuit, toujours cachée par ton manteau invisible, s’il arrivait quelque chose, tu aviserais en temps et lieu. Pour l’instant, tu notais consciencieusement les couloirs et les portes, les pièces faciles d’accès également. Si une porte était fermée, tu ne l’ouvrais qu’après avoir écouté et t’être assurée que personne n’était de l’autre côté. En cas de doute, tu la laissais fermée. Tu ne voulais pas encourir aucun risque et donc tu restais prudente.

Si une patrouille passait sans que tu ne t’y en attendes, tu bondissais au plafond, profitant de ton invisibilité pour ne pas être remarquée.

Une fois que tu avais une idée assez bonne de l’endroit tu quitterais, sans attendre ton reste.




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