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Prévoir l'imprévisible. [Yamanaka Jinpachi]

Katagiri Akira
Katagiri Akira
Konoha no Jonin
Messages : 14
Date d'inscription : 21/07/2018
Age : 29

Fiche du Ninja
Grade & Rang: Jônin - Rang B
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Hi no Kuni, au cœur de Tanzaku.

L’après-midi était sillonnée d’éclairs et vomissait des trombes d’eau ruisselantes dans la grisaille, au-dessus des toitures détrempées, comme un préambule cafardeux à la vaste lie de Tanzaku qui vaquait malgré tout entre les venelles discursives de la cité. De là où il était, Katagiri Akira observait le spectacle homérique, par-delà les carreaux emperlés de la chambre miteuse de l'auberge dans laquelle il séjournait, et le reflet de son propre faciès qui se réverbérait sur le verre souillé. Un minois policé, voir séduisant selon certains critères, mais exempt de toute chaleur. Le regard, rogue et tranchant, luisait d’un bleu métallique, étrangement fixe sous ses mèches rétives d’une noirceur crépusculaire. Il était vêtu de toile et d’étoffe, mais sa tenue était semée d’accros. Une cape déchirée ponctuait le panel ; autrefois noire, elle virait désormais sur le gris délavé et un vieux Sugegasa en osier pendait tristement à la naissance de son dos. Ainsi attifé, le Shinobi pouvait aisément passer pour ce qu’il prétendait être aux yeux des badauds ; un voyageur lambda, comme il en existait des centaines dans cette partie d’Hi no Kuni.
Pourtant, certains détails juraient avec la trivialité de son apparence ; le bandeau frontal, frappé à l’emblème de Konoha, et un maintien qui n’avait rien à voir avec le flegme habituel des contadins de Tanzaku. Lentement, le jeune homme se détourna de la fenêtre, il se déplaçait avec la grâce charnelle des combattants, à pas souples et mesurés.

« J'ignorais qu'il y avait un bal costumé dans le coin ? », lui parvint une voix feutrée du fond de la pièce. Sans répondre au ton, ouvertement narquois, Akira s’avança jusqu’à la commode pour saisir l’étui à armes de jet qui y reposait. « Mais je réalise, y aller seul, c'est quelque chose de particulièrement gonflé. L’Inuzuka sera également de la partie* ? » (*Cf fiche personnage)
« Pas cette fois-ci, non. », rétorqua l’apostrophé. Ses doigts firent habilement danser un Kunai -l’objet virevolta un instant dans une contorsion de trainée argentée avant de disparaître sous les replis de sa cape- et rabattit le Sugegasa sur sa chevelure de jais, tandis qu’il se remémorait l’ordre de mission qui leur avait été assigné à lui et à son petit détachement.
En l’occurrence, la traque d’un groupe d’écorcheurs qui sévissaient dans la région de Tanzaku. Plusieurs caravanes marchandes avaient été attaquées en l’espace d’une semaine, les truands ne prenaient que les objets de valeurs et noyaient systématiquement toutes formes de résistance dans le sang. Au fil du temps, l’escouade de Jônins en charge de l’enquête avait pu louvoyer jusqu’à un réseau qui les avait directement plongés dans les entrailles de la métropole. Mettant au jour une cellule de contrebande qui communiquait avec la Côte des Source chaude, à l’extérieur des frontières, et malheureusement, en dehors de la juridiction d’Hi no Kuni.
Akira s'était porté volontaire pour servir d'éclaireur.
« Tu as prévenu les autres ? »
« Oui. »
« Et ? »
« Et ils pensent que tu es complètement fou. »
Un sourire étrange coula sur les lèvres du jeune homme.
« Le contraire m’aurait étonné. »
« Les Sources chaudes sont sous le contrôle d’Ueno Sadao et du clan Yamanaka, si des pourparlers sont en œuvre pour une potentielle fédération avec Konoha, leur position, tout comme leurs ambitions politiques, restent encore très nébuleuses. Manœuvres prudemment. »
Les iris cérulées coulèrent sur le visage du Aburame, le détaillant dans cette profondeur implacable qui faisait parfois l’apanage d’Akira Katagiri.
« Dans ce cas, peut-être considéreront-il cela comme un acte d’altruisme purement désintéressé de leurs homologues Konohajins. », ou une provocation subtile envers l’efficacité militaire de la Province, ce qu'Akira se garda bien de dire. « La saleté est toujours plus facile à nettoyer quand on s’y met à plusieurs. J’ai envisagé toutes les hypothèses possibles et pris les précautions adéquats. »
« Et si tu es capturé par l’ennemi. »
« Pour ça aussi j’ai pris mes précautions. », rétorqua Akira en détachant son bandeau frontal qu’il lança en direction de son comparse. L’autre l’attrapa au vol. « Rien ne m’identifie à Konoha. Au mieux je suis un vagabond, au pire, un renégat. »
« J’espère que tu sais ce que tu fais. », lui parvint la voix de son camarade tandis qu’il quittait la pièce.
* Moi-aussi… *, songea le jeune homme en longeant le couloir désert -silhouette élégante de cendres et d’obsidienne dans la semi-pénombre omniprésente.-
* …mais on ne fait, hélas, pas d’omelette sans casser des œufs. *
Au-dehors, un coup de tonnerre ébranla la cité de Tanzaku.

****

Quelque jours plus tard, dans un hameau de pêcheurs, au bord de l’océan. (Côte verdoyante des sources chaudes)

La pluie avait détrempé sa cape et s’était infiltrée entre les tiges tressées de son Sugegasa -l’été était là, mais le temps demeurait à l’orage- . Il pouvait sentir la chaleur et l’humidité s’insinuer entre les replis de sa tunique dans une lourdeur écrasante.
Akira s’en fichait.
Plusieurs badauds se retournèrent sur son passage, sans même dissimuler leur expression de mépris pour ce qu’ils percevaient comme un mendiant ou un vaurien.
Akira s’en contrefichait.
Cela faisait plus d’une demi-journée qu’il avait rejoint la petite bourgade, après une nuit entière de filature. Manifestement, le groupuscule tenait ses quartiers dans les ruines d’un ancien temple, dédié au Ninshû 忍宗 ; un précepte, aujourd’hui obsolète, qui prônait l’harmonie et la compréhension mutuelle par l’empathie à travers l’usage du Chakra. Le jeune homme avait autrefois lu une légende dans la bibliothèque de Konoha, attribuant cette philosophie à la sagesse d’un héros qui avait naguère hérité du Dôjutsu d’une divinité venue des étoiles. * Un conte doucereux, destiné à bercer l’ingénuité des petits Konohajins. *, songea Akira.
Si le précepte avait un jour prospéré par l’intermédiaire d’une quelconque véracité, voilà longtemps qu’il avait été perverti.
L’être humain ayant trouvé au Chakra un usage plus… conforme à sa nature intrinsèque.
Les ruines se trouvaient à moins de deux kilomètres, le long du littoral. Elles étaient juchées sur un promontoire où elles dominaient les eaux tumultueuses de l’océan. Le Shinobi avait passé l’après-midi à en explorer les reliefs. Il avait poussé jusqu’à la structure accidentée, reconvertie en petite forteresse, dont il avait fait trois fois le tour, sans se faire voir, puis, à l’approche du crépuscule, avait regagné le hameau en toute discrétion.
L’endroit fourmillait malgré l’heure tardive et le temps bruineux.
Ses yeux pâles suivirent un instant le petit groupe de vauriens qu’il avait vu sortir des ruines, quelque heures plus tôt. Il marqua une brève pause puis s’engagea à leur suite dans une venelle qui donnait sur les docks, voyageur anonyme de passage dans la région ; un homme simple, de taille moyenne, qui évoluait avec discrétion, et entra dans une taverne pour consommer un bol de Saké bon marché. Une boisson fort puissante, manifestement prisée par les pêcheurs du coin en raison de son faible coût, et dont le goût était si abominable que peu de gens se donnait la peine d’en voler. -du moins aux yeux d’Akira, quoique Kyoshiro aurait sans doute démenti cette hypothèse. L’espace d’un instant son ami lui manqua, et pas seulement pour ses talents de Senseur.-
Akira sirota son bol en prenant son temps.
Le Saké constituait une transition, au cours de laquelle tout son être se fondait dans un état de conscience plus intense ; toutes ces années d’entraînement et de travail d’expert se cristallisant dans ses pensées. Il ferma les yeux peu après et sentit l’inévitable engourdissement dû à l’absorption d’une boisson si forte, avant de se concentrer sur son attention, jusqu’à déchirer cette lourdeur d’esprit pour se trouver dans les meilleures dispositions possibles.

« Vous en voulez un autre ? », lui demanda le tavernier.
« Tu parles, il s’écroulerait ! », intervint l’une des brutes qu’il avait filé tout à l’heure.
Cette remarque fit bruyamment rire ses cinq compagnons, tous nettement plus lourds qu’Akira.

Le jeune homme, qui déjà, avait anticipé la suite des évènements, considéra l’inconnu avec curiosité, se demandant si ce qu’il avait mis en place allait fonctionner.
« Qu’est-ce que tu en penses gamin ? »
Akira ne cilla pas, ne laissa pas transparaître le plus petit sourire, ni la moindre expression. Il reposa son verre et fit mine de s’en aller.
« Ah, mais prends-en donc un autre. », dis un autre vaurien en s’approchant. « Voyons si tu peux l’avaler cul sec sans tomber par terre ! »
Le Konohajin se figea, l’espace d’une fraction de seconde, mais ne se tourna pas vers l’inconnu.
S’estimant insulté, l’ivrogne le frappa sur l’épaule, ou du moins il essaya. À la seconde où la main agressive le toucha, l’étranger leva la sienne et agrippa le pouce de son vis-à-vis, avant de le tordre vers le bas avec une telle force que le truand s’effondra, la main retournée en arrière.
Ses paumes étaient calleuses. Le jeune homme en déduisit que la contrebande n’était a priori pas sa seule activité dans une communauté où l’océan fournissait de quoi vivre à la plupart des autochtones.


« As-tu besoin de tes deux mains pour hisser tes filets à bord de ton esquif ? », lui demanda calmement Akira.
Voyant l’autre chercher à se dégager au lieu de lui répondre, le jeune homme accentua adroitement la torsion d’un quart de tour, puis modifia la pression de sa prise, juste assez pour empêcher son adversaire de reprendre son équilibre. « J’imagine que oui, aussi, par égard pour ta famille… », conclut-il en relâchant sa victime.
Tandis que l’homme se redressait en titubant, le Konohajin se dirigea vers la porte.

« Je n’ai plus de famille ! », hurla soudain le voyou, comme s’il avait été insulté.
Akira l’entendit se lancer sur lui.
Il se retourna au dernier moment, ses avant-bras croisés pour détourner les frappes maladroites de l’ivrogne, puis, d’un coup de genou, stoppa net la charge de son agresseur. Les nombreux clients de la taverne ne surent préciser ce qui se produisit, néanmoins ils constatèrent que l’homme avait été brusquement coupé dans son élan et se trouvait désormais plié en deux.

« Tu n’en auras sans doute jamais plus. », lui murmura le Shinobi. « Et le monde ne s’en portera que mieux. » Il le repoussa avec douceur, l’aidant même à conserver son équilibre.
Le regard vide et les pensées certainement embrouillées, le malheureux se pencha en avant, ses mains tremblantes pressées sur son entrejambe.

Le jeune homme ne lui accorda plus le moindre intérêt -tout du moins en apparence- et sorti de la taverne. Il entendit un bruis sourd. – son adversaire venait de s’effondrer. – Puis, de façon prévisible, les cris de colère des cinq compagnons de ce dernier, après le choc provoqué par son audacieuse réaction.
Ils ouvrirent les portes à la volée quelque secondes après qu’Akira les eut refermés et envahirent les docks.

Au loin, ils avisèrent la silhouette au Sugegasa disparaître dans une venelle, et foncèrent à sa suite sans se demander comment l’inconnu avait fait pour couvrir pareille distance en si peu de temps.
Le premier passa l’angle et fut accueilli par un coup de talon en pleine mâchoire. Se servant de sa victime comme tremplin, Akira virevolta sur le côté dans un enchainement complexe pour cueillir le second en grand écart. Le trinôme valdingua au milieu des ordures. -enchevêtrement grossier de bras et de jambes- Le Ninja dispersa l’énergie cinétique en roulé boulé, sa main gauche dégainant un Kunai dans la même convulsion. Il se redressa, trancha la gorge du troisième au terme d’un salto latéral et culbuta sur son épaule avant qu’il ne s’effondre pour frapper à pied joint le visage du quatrième. Les deux hommes chutèrent, mais Akira était déjà en mouvement. Il ponctua sa tarentelle par une nouvelle roulade qui l’envoya faucher les jambes du dernier. Le malandrin plongea, tête la première, dans la gadoue, et senti les jambes de son agresseur s’enrouler autour de son bras qui se tordis dans un angle étrange. Il voulut hurler mais une main lui comprima les lèvres tandis que la pointe d’une lame vint rapidement lui caresser la jugulaire.
Il était seul avec l’inconnue dans la ruelle. Pas un seul bruit, hormis le ruissèlement de la pluie, et les râles d’un homme en train de mourir.

« Bien, nous allons pouvoir discuter tous les deux. », murmura Akira.
« Discuter ? », rétorqua une voix dans son dos. « Mais de quoi voyons ? », il y eut plusieurs bruissements de cape, mais pas un seul bruit de pas, ce qui suggérait un autre calibre d’invités.
Ce n’était pas prévu.
Le tintement d’une lame que l’on dégaine siffla dans le vent.
« L’avantage des sous-fifres avec ce genre de "déconvenue", c’est qu’il n’y a pas grand-chose à en tirer. »
Ce n’était pas prévu du tout.
Il y eut un ultime silence.
Et tout le monde bougea à l’unisson.
Spoiler:
 
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Yamanaka Jinpachi
Yamanaka Jinpachi
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Acte 1
Katagari Akira and Yamanaka Jinpachi



Mon corps se mouvait douloureusement le long de notre territoire ce que je faisais, je ne le savais pas réellement. Je me contentais de marcher d'un air hagard. Mon poitrail bombé, je respirais la fierté pourtant mon torse ressentait encore la douleur de mon dernier affrontement. Je n'avais pas réellement compris ce que si c'était passé, mais un lariat même venant d'un gringalet mon buste avait plusieurs séquelles et quelques cicatrices dont une qui barrait mon poitrail. J'aimais collectionner les séquelles de divers combats, parce que cela permettait de comprendre à mon être que l'entraînement fonctionnait. J'avais battu un être qui possédait un dojutsu d'une puissance rare. Ma carcasse fantomatique se baladait dans le terrain, mon esprit se perdait sur le récapitulatif de ces derniers mois voire semaines. Je me souvenais que ça avait commencé par cette rencontre infortunée avec une femme d'une beauté renversante, une jeune Nara. Puis, j'avais pu m'entraîner avec la douce et forte, la rose venimeuse Sayuri. Avant même d'avoir bougé le flegmatique Ao pour lui apprendre deux trois bottes de taijutsu et lui quelques petites techniques de Raiton. Par la suite, j'avais rencontré une femme d'une très grande puissance dont son poing martelait plusieurs fois un arbre en haut d'une montagne. La rencontre de cet étrange garçon dans le désert de Suna alors que j'avais simplement tenté de faire endurer à mon corps une chaleur insoutenable. Et la dernière chose en date fut ce combat contre ce petit lutin aux yeux rouges, il avait perdu. Je crois que je l'avais tué malgré ce que j'avais voulu faire. Il m'avait énervé, le sang coulait encore le long de mon bras. 

Mon visage était inexpressif et il commençait à se sentir de plus en plus décontenancé. Une image, puis rien. Un énorme bruit se mit à retentir, un bruit de combat. Plusieurs bruits de combat qui avait osé venir dans cet endroit pour se battre. Un combat sur nos terres, c'est qu'il y avait des gens complètement fou de faire ça dans notre domaine. Il n'avait jamais entendu parler de la puissance des Yamanaka, ils allaient comprendre. Je me dirigeais vers ce raffut. J'apercevais des personnes qui combattaient, je ne comprenais pas réellement tout ce qui se passait. Il y avait un être qui combattait qui semblait en désavantage numérique.  Je ne pouvais guère les laisser s'approcher de manière trop brutale. J'effectuais plusieurs mudras et fit apparaître un clone de foudre à mes côtés qui s'élançait rapidement vers un des ennemis. Il lui assénait un puissant coup de pied volant ce qui perturbait son adversaire, mais un autre brigand allait s'occuper de mon clone quand j'effectuais de nouveau des mudras et une sorte de chien de foudre apparu pour aller mordre le bras de cet ennemi et l’amener vers lui pour lui asséner un coup-de-poing sur sa tête. Je m'éloignais après ce coup de lui pour me rapprocher du ninja en mauvaise posture, ainsi que mon clone qui nous rejoignais :

« - Bon jeune homme. Par Raijin si tu pouvais m'expliquer c'est quoi ce bordel et qu'est ce que vous foutez sur nos terres ? » 




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