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Concile!

Nara Shika
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Concile! Dim 27 Jan - 20:52
Nara Shika
Quelqes RP ayant précédé ce rassemblement. N'hésitez pas à me demander d'en rajouter pour ceux qui en auraient en lien avec ce sujet:
 

Concile! Unknown

Assis sur les quelques marches menant à ta demeure, tu trépignes d'impatience, les jambes étendues de tout leur long, les coudes posés deux marches plus haut que ton postérieur pour sceller la position dans un confort approximatif et le regard errant aux alentours. Le coq te gratifie de son chant matinal en même temps que les premiers rayons solaires s'invitent au travers des branchages pour venir te lécher le visage. Une brise légère s'engouffre dans tes cheveux, noués pour l'occasion en une queue de cheval oscillant de gauche à droite au gré de l'air environnant. Au loin retentissent les tambours de quelques musiciens Nara réunis pour l'occasion, comme à chaque fois qu'un événement important à lieu ici. Ils sont accompagnés de la douce mélodie d'une flûte tenue par Furuto Nara, membre célèbre au-delà des frontières du domaine pour la qualité de son jeu musical. Les percussions résonnent en rythme dans ton crâne, de plus en plus fortes au fur et à mesure que l'écho rocheux s'intensifie derrière toi. Ce son a quelque chose d'enivrant, d'entêtant il t'aide à te donner la force d'affronter cette journée qui pourrait se révéler très importantes pour le clan. C'est du moins ce que tu espères. Tami et Yukimaru, tes parents ainsi que les membres du conseil se sont rendus chez toi une heure avant le levé du jour, pour s'assurer que tout est au point et s'enquérir du bon fonctionnement de ton réveil. A dire vrai, tu as très peu dormi, trop excité par ce qui va se dérouler.

Tu inspires une grande bouffée d'oxygène en contemplant ce domaine, trop longtemps abandonné et que tu refuses de voir un jour corrompu par la présomption de quelques personnes mal intentionnées. Plusieurs habitats de bois, ou de papier de riz pour certains, se succèdent au milieu des branchages, l'ensemble s'abritant à l'ombre d'un énorme rocher. Au centre du village, une ancienne étable transformée en salle de réunion et désormais plus communément appelée ''la grange'', dans laquelle se déroulent les assemblées les plus importantes du clan, celles aboutissant le plus souvent à des décisions cruciales pour l'avenir de celui-ci. C'est d'ailleurs ici que tu réuniras les indépendants qui ne devraient pas tarder à débarquer, plutôt que chez toi comme prévu initialement, cette idée ayant finalement été rejetée en raison du manque de place évident. Juste à côté se tient l'enclos, spécialement érigé pour accueillir les animaux blessés et laissés à l'attention de vos soins par la forêt que vous protégez. Autour, les maisons sont  en apparence dispersées aléatoirement, mais tout a été pensé de façon à optimiser le rendement de chacun en fonction de ses prérogatives, tout en faisant les efforts minimaux pour y parvenir. Un lavoir alimenté par l'eau du Saguenay, petit ruisseau ondulant non loin de là, s'ajoute au paysage extérieur. Quant au terrain d'entraînement il se trouve un peu plus loin, à une dizaine de minutes d'ici, à l'endroit même où sont louées les principales divinités des terres sacrés.

Ça fait un bout de temps que tu y penses à cet instant. Depuis toujours en fait, ton voyage long de huit années, cette traque chronophage, ne représentant qu'un intermède dans les ambitions nées d'un regard personnel sur les changements opérés dans le sekaï. Tout a été planifié pour que les choses se déroulent du mieux possible, pour qu'une entente soit envisageable entre tous ces clans qui se faisaient encore la guerre, il y a tout juste vingt ans. Mais tu sais également que tout ceci ne tient qu'à un fil, tendu aléatoirement au-dessus d'un précipice dans lequel tu ne souhaites pas faire tomber l'ensemble du clan. L'équilibre est instable. Tes responsabilités énormes s'il vient à se briser ! Ce qui peut arriver à tout instant, sous le poids des besoins de chacun autant que par la diversité des caractères qui vont se confronter aujourd'hui.

Avant le lancement de ce rassemblement, et afin de leur éviter d'éventuels dommages collatéraux que tu ne souhaites évidemment pas, tu as fait en sorte, en missionnant plusieurs membres du clan, d'expatrier pendant quelques jours les différents villages alentours, non sans quelques difficultés parfois, certains se montrant plus réfractaires que d'autres à cette idée. Comme si cela n'a pas été suffisant, il a également fallu chasser de l'un de ces villages une poignée de braconniers qui y ont pris place pour leurs affaires, voyant comme une aubaine l'existence d'un village désertique. Towa s'est acquitté de cette mission avec succès. Enfin, pour certifier la présence des Akuma et des Onryou, tu as même été jusqu'à accepter, pendant toute une nuit, de te plier à un baby-sitting des plus particuliers en compagnie de la kunoïchi Nara, les fillettes du couple Kameyo et Maho devenant des invitées de choix le temps d'une soirée et d'une nuit. Expérience attendrissante bien qu'épuisante.

Tu consens de surcroît que l'accueil se doit d'être irréprochable. Ainsi tu as fait porter dans la grange, boissons, alcoolisées ou non, et autres victuailles. Tu t'es également chargé personnellement de la récolte de salvia divinorum, que tu conserves précieusement sur toi, dans une poche adaptée à une conservation optimale de sa qualité. Pour ton propre usage en premier lieu, cette herbe te permettant de canaliser une hyperactivité sans doute peu à propos dans ce type de réunion. Puis, éventuellement pour ceux qui en feraient la demande, te promettant de ne la partager qu'avec parcimonie, ta méconnaissance de ses effets sur autrui te laissant craindre un dérapage largement évitable si tu sais modérer ta générosité.
Il a également été décidé, en concertation avec le conseil des anciens, que chaque membre de clan présent dans l'enceinte du domaine sera accompagné en tout instant, hormis dans la salle de réunion, par deux manipulateurs d'ombres qui veilleront autant à leur bien être qu'à ce que leurs déambulations au sein du fief se déroulent sans heurts pour quiconque. Pendant ce temps, d'autres Nara seront assignés à des déambulations régulières et quadrillées pour assurer la sécurité, pendant que d'autres monteront la garde pour se prémunir d'éventuelles intrusions surprises.

Le lieu du concile, la grange donc, est aménagée en conséquence de la manière la plus épurée possible, tout en permettant un confort que tu as jugé approprié à plusieurs heures de discussions pouvant se révéler parfois intenses. Au centre, trône une immense table ronde construite de toute pièce dans le bois d'un chêne allant sur la fin de sa vie et déraciné avant que la maladie qui le rongeait ne se répercute sur ses voisins. Traité puis poli, il impose désormais sa carrure au lieu. Autour de cette table, ont été disposées plusieurs chaises en rotin, tressées par les mains délicates de ta mère et de ses collègues du club de vannerie. Une par invité présent, n'ayant pu résister pour ta part à traîner jusqu'ici le fauteuil en noisetier de ta confection, celui agrémenté de quatre roulettes ainsi que d'un pivot lui permettant de tourner sur lui même.
Les différentes stabulations de l'endroit ont été aménagées de quelques matelas ainsi que d'abreuvoirs pimpant, chacun prêt à être alimenté par un tuyau passant sous terre, relié à l'extérieur à une marmite d'eau chauffée au bois n'attendant plus que l'ouverture d'une vanne de stockage pour déverser son contenu dans la baignoire improvisée. Au cas où la teneur des propos entraîne une requête, de repos ou de réflexion, à l'écart du groupe, de la part de l'un des participants. Le tout séparé d'un léger rideau en toile, qui s'il dissimule les détails des corps, laisse cependant apparaître les ombres, pour favoriser l'intimité de tous tout en la maîtrisant un tant soit peu.
Pour éclairer l'espace, plusieurs bougies sont allumées à l'intérieur d'abats-jours multicolores, la lumière se réverbérant sur les multiples poutres apparentes, afin de créer une ambiance tamisée, selon toi plus propice à la sérénité qu'un éclairage agressif, le reste de la pièce restant vierge de tout autre matériel. Enfin, quatre membres utilisateurs de fuinjutsu, ainsi que quatre autres manipulateurs d'ombres, ont été placés autour du lieu pour parer au plus vite à toute éventualité. Conscient du risque pris, tu ne souhaites en effet pas impliquer d'autres personnes que toi au sein du clan Nara en cas de dérapage.

Le soleil, plus haut dans le ciel, illumine à présent l'ensemble du domaine. C'est d'ailleurs en matinée que ses rayons se répandent le plus chaleureusement, la position du rocher atténuant l'impact de l'astre dès le milieu de l'après midi. Ils ne devraient plus tarder à arriver. Inspirant à plein poumons, comme pour te donner un peu de courage supplémentaire, tu te redresses et te diriges vers le poste de garde nouvellement construit, par lequel entreront les invités. Ton cœur palpite lorsque les premiers pointent le bout de leur nez, rapidement suivis par les autres. Tu frémis d'une certaine émotion de les voir tous ici, certains déjà rencontrés, d'autres carrément amis et quelques rares que tu ne connais que de réputation, tes voyages à travers le sekaï t'ayant permis nombre de rencontres et d'observations. Ton seul regret, l'absence, la faute à une mission en cours, du chef des Yamanaka, que tu te faisais une joie de rencontrer. Absence cependant largement compensée par la présence de ton ami Ao à sa place.

Jusqu'ici tendu, ton visage se relaxe lorsque se présentent les premiers invités. Au bout d'une heure, le dernier attendu arrive enfin pendant que les autres patientent, chacun à leur manière, un tour rapide de l'extérieur étant proposé aux plus curieux. Tu guides alors tout ce petit monde vers le lieu de réunion en prenant le temps de bien leur expliquer le fonctionnement à venir ainsi que les raisons d'une telle mise en place, t'excusant au passage si certains se sentent offensés par tant de précautions. Une fois sur place, tu t'installes sur ton fauteuil après avoir refermé la porte d'entrée.

Sevré de salvia depuis l'aube, tu saisis ta blague à tabac et d'une main preste en ressors tout le nécessaire pour te rouler ta première clope de sauge de la journée, en même temps que tu t'amuses à faire tourner plusieurs fois ton fauteuil sur lui même avant de t'arrêter net, face à tes invités, la cigarette roulée et bien calée entre l'index et le majeur de ta main droite, une allumette prête à être grattée dans l'autre. D'un hochement de tête respectueux, tu salues une nouvelle fois l'ensemble des participants.

-Bienvenues à vous ! Je ne suis pas sûr d'avoir assez de mots pour vous exprimer ma gratitude...et ceux qui me connaissent savent à quel point de tels propos peuvent paraître hérétiques venant de moi...alors, simplement...merci d'avoir accepté cette invitation et de vous être déplacés jusqu'ici. J'espère d'ailleurs que chacun de vous a pu sereinement trouver ses marques depuis son arrivée sur les terres sacrés d'Inari...

Tu écorches l'allumette sur un papier mêlant un peu de phosphore rouge à de la poudre de verre, l'action ayant pour effet de créer une étincelle qui fait brûler le souffre contenu dans la petite tige de bois. Prenant ton temps, tu observes cette dernière se consumer entièrement, réussissant habilement, bien que de justesse, une transition main gauche main droite dont tu n'es pas peu fier, sans te chauffer les doigts, afin de voir l'objectif initial remplit comme tu l'espères.

-Gagné ! Tonnes-tu. Vous savez c'est pas si facile que ça en a l'air, une fois sur deux on se crame l'extrémité des doigts et ça laisse des traces plus ou moins conséquentes...parfois même, on se croit rendu au bout, et paf...un moment de déconcentration et l'allumette vous glisse des doigts pour vous signifier votre échec. Tout réside dans le maintien du cap fixé...la moindre hésitation, la moindre erreur, peuvent être fatale...c'est un peu comme un rassemblement entre clans en fait...mais bon, aujourd'hui j'ai réussi, alors c'est plutôt de bon augure je présume...mais pardonnez-moi, je m'égare un peu...en tout cas c'est fou de constater à quel point des choses aussi insignifiantes au premier abord peuvent retenir l'attention de celui qui s'y attarde...

Tu offres à tous ces dirigeants un sourire franc, élargi à son maximum imaginable, en même temps que tu te demandes si tes invités ne sont pas en train de commencer à s'inquiéter d'une attitude qui, tu le sais, peut paraître étrange lorsqu'on n'y est pas habitué. Tu craques immédiatement une seconde allumette et use cette fois de celle-ci pour allumer ta clope. Tu en aspires plusieurs bouffées successivement en espérant que ses effets canaliseront au plus vite ton attention, sous peine, dans le cas contraire, de démobiliser les shinobis qui te font face. Relâchant quelques cercles de fumée au-dessus de ta tête, tu es a deux doigts de comparer, à voix haute, ces arceaux ludiques à l'auréole d'un ange. Tu te reprends juste à temps. Tu t'assois en tailleur sur ton siège, pose une main sur la table pour éviter toute rotation intempestive et reprends le cours de ton énoncé en tirant lentement sur la tige, une latte après l'autre.

-C'est pour voir ce qu'il est possible de faire ensemble que je vous ai proposé cette réunion. Devant vous, je me suis permis de déposer une sorte d'ordre du jour, une idée d'orientation de notre débat, qui peut bien évidemment être digressé à l'infini. J'aimerais beaucoup que chacun puisse nous exposer ses problématiques, qu'elles soient liées à sa situation géopolitique ou à d'autres aléas plus personnalisés...et peut-être après pourrons nous envisager de mettre en place quelque chose de cohérent et durable, apte à assurer la pérennité de nos clans en les préservant des risques de conquêtes auxquels ils sont de plus en plus exposés. Quand nous nous quitterons ce soir, nous ne serons peut être pas parvenus à un accord, et certains ne trouveront peut être pas matière à pousser la chose plus loin. Libre à chacun de prendre ses propres décisions et d'adhérer ou non à la mise en place d'un projet commun dont il nous restera à déterminer la forme. En somme, dans mon idée, nous sommes ici pour échanger, créer du débat en nous appuyant sur les opinions convergentes ou divergentes des uns et des autres, chacun exprimant donc ses besoins mais également ses idées et autres propositions pour les satisfaire. Progressivement, les dangers potentiels grandissent dans le sekaï et je ne vous cache pas pour ma part que je crains de voir les Nara impliqués malgré eux dans quelque chose qu'il n'auront pas choisi...Je ne veux pas de ça...j'ai des besoins, des envies et des ambitions pour mon clan et je peux me porter garant de beaucoup de choses, mais j'ai bien conscience que je ne pourrais rien faire aboutir  seul...Je vous laisse à présent une parole que je n'ai déjà que bien trop monopolisée...
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Kyosa Shizen
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Re: Concile! Jeu 21 Fév - 8:40
Kyosa Shizen
C'était long... Beaucoup trop long... J'avais reçu cette invitation de la part du clan Nara à participer à un concile exceptionnel regroupant l'ensemble des clans indépendants du Sekai. Il est vrai que vue l'influence des villages, beaucoup semblaient oublier qu'il existe également des clans shinobi refusant d'appartenir à un village en particulier et garder leur indépendance. Par précaution où stratégie, Shika, le chef du clan Nara avait décider d'organiser cette réunion au domaine des Nara. Cela signifiait dans l'absolu devoir traverser de nombreux territoires boiser pour passer incognito et ceci avec une escorte minime. J'avais décidé de me faire accompagner par Ryûji. Mauvaise idée que j'avais eût là. Le gardien était tout sauf discret et tout le long du trajet il ne cessât de me parler de l'opportunité que représentait cette rencontre pour les Gurain.

Ho oui je ne savais que trop bien ce que représentait cette réunion. Cela avait été un véritable dilemme. Les isolationnistes avaient montré leur désaccord avec une certaine virulence. Les progressistes eux démontraient le contraire. La réunion avait été des plus fatigante. Un véritable débat de sourds ou chacun campe sur ses positions. Exaspérée j'avais quitté la pièce pour m'entrainer au tir. La pauvre cible d'entrainement posée dans le jardin de mes appartements privés avait déjà bien souffert au cours des années et elle s'était prises une bonne dizaine de flèches de plus. Il allait falloir songer à la remplacer. Qu'aurait fait mère à ma place ? Elle y serait aller sans demander l'avis du conseil bien sûre. Ma décision était prise et le conseil n'aura rien à y redire. J'irais à cette réunion ne serais-ce que pour me tenir informé.

Après plusieurs jours de voyages, nous arrivions à proximité du domaine des Nara. Je n'aimais pas me trouver sur le continent. L'air salin des îles me manquait déjà. Aux portes du domaine survint un incident au quel je n'avais pas pensé. Les Shinobis chargés de la surveillance du domaine nous demandèrent de remettre nos armes. Si pour les flèches et autres projectiles cela ne posait aucun problème. Ni Ryûji ni moi-même n’acceptèrent de remettre notre arc. Symbole de notre clan et véritable extension de notre être. Comme à son habitude Ryûji commençât à s'emporter prétextant que c'était inacceptable et tout sorte d'autres plaintes. Je pouvais sentir les regards se poser sur nous. J'attrapais Ryûji par l'oreille lui intimant l'ordre de d'attendre hors du domaine et de garder mon arc avec lui. Je pense ne pas en avoir besoin  et au cas où cela devrais tourner au conflit je savais me défendre sans. Mais au miment de lâcher mon arc, je me sentais comme nue. Amputée d'un membre où d'un organe faisant parti de moi.

Je regardais mes mains abimés par des années de pratique intensive de l'archerie et j'en viens à penser que jamais je n'ai eus à me séparer de mon arc pas même enfant. Après un nouveau soupir, j'observe le domaine étrangement arrangé. Il en dégagé une sorte d'harmonie chaotique qui tranchait avec l'ordre harmonieux du domaine des Gurain. Un peu perdue je errais au centre de la cors du domaine, cherchant à qui je devais m'adresser pour être orienté. Finalement un Nara m'orientât vers une sorte de grange qui serait notre lieu de réunion. Je m'y rendais donc d'un pas décidé... Du moins j'essayais de le paraitre, car j'étais terrorisé de me sentir nue à ce point sans mon précieux arc...


Merci Akira:
 
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Yamanaka Ao
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Re: Concile! Jeu 25 Avr - 23:07
Yamanaka Ao
  • Yamanaka - Nara - Kisho
  • Gurain - Sarutobi - ???
Des chemins, des regards, pas de fer


Envoyé vers les terres sylvestres des Nara, j’ai eu le loisir de choisir mon accompagnateur. Le choix était vite fait et j’étais prêt pour cette rencontre; si Yamanaka Sayuri ne vient pas avec moi jusqu’au domaine des manipulateurs d’ombre, c’est bien Yamanaka Tsubaki ma garde du corps pour l’évènement. Le déplacement semble se faire de plus en plus rapidement, à chaque fois que je dois me rendre sur leurs terres; signe que je m’habitue, ou bien que je sors un peu trop... N’en reste pas moins que le chemin est, une fois encore, un peu trop risqué et sinueux pour me faire plaisir. J’en prends justement note; à défaut de le mentionner à Shika pendant la réunion, je pourrais lui proposer quelque chose à ce sujet, qu’on puisse se pencher sur la question et voir se dessiner une route ou un passage commun...

Avant d’arriver et de mettre pied sur le territoire des autres, j’oblige ma collègue à s’arrêter avec moi, que je puisse partager avec elle une minute de paix et assurer que j’aies un moyen de la contacter. «S... sache, Tsubaki, que je compte sur toi pour me protéger et que j’attends de toi un comportement exemplaire. En cas de danger, j’aurai probablement besoin d’aide. Tu es familière avec la télépathie, pas vrai? Tu pourras te promener et tu devras assister les Nara s’ils ont besoin de toi, mais avec la télépathie, j’aurai un moyen de t’appeler à l’aide s’il y a quelconque débordement. Seulement, il ne faut pas trop s'éloigner.» Je dis tout ça, mais j'ai déjà fait équipe avec elle; elle sait tout ça. Au moins, elle connait maintenant son mandat, mes attentes; le clan Nara ne doit en aucun cas nous voir comme une menace, et si nous sommes là pour participer à la réunion, notre présence est preuve suffisante de notre envie d'aider. Je prendrai grand soin à l'expliciter au chef une fois en sa présence, par contre. «Sur ce, je te laisse, tiens-moi au courant s'il y a un problème, d'accord?»

***

Au détour de quelques habitations de bois, je tombe sur la scène (un peu attendue, il y a toujours au moins une personne qui gueule) de l'homme à l'arc qui crie au scandale. Au début, j'évite de m'en mêler, et je vois la femme qui l'accompagne lui abandonner son arc en concession, sans doute pour le calmer et éviter quelconque crise et un conflit potentiel. Je regarde l'homme s'éloigner et la jeune femme se diriger vers la grange, d'une mine incertaine. Je m'avance vers l'archer qui semble encore un peu en boule; «Excusez-moi... Je vois bien que ce n'est pas le meilleur moment, mais...» Il se retourne.

... Diablement beau.

Après quelques gifles mentales, je me reprends et je continue. «Vous êtes bien du clan Gurain?» Réponse affirmative quelconque; je n'arrive pas à comprendre plus que ça, obnubilé comme je suis. «... D'accord. Je suis Ao Yamanaka, je représente mon clan aujourd'hui. Ayant organisé cette rencontre avec le chef des Nara, je tiens à vous remercier d'être venus. J'ai vu que votre cheffe n'a pas l'air très à l'aise. Pour éviter de m'attirer vos foudres, je venais vous aviser avant d'y aller; je vais lui proposer de m'accompagner à l'intérieur, d'accord? Je vais m'assurer de sa sécurité en cas de problème.» Le dialogue se finit rapidement et je me dirige, l'esprit tranquille, vers sa cheffe. Si ces petites paroles avaient l'air vaines, vides, elles sont pourtant essentielles. Ça m'évite surtout de me prendre une ou deux dizaines de flèches dans le dos.

C'est en approchant de la jeune femme que je croise le second regard; un grand homme à la peau foncée, typique des Nara. Je lui souris, et je me dis que si j'avais su que des exemplaires d'hommes aussi beaux et exotiques existaient dans le Sekai... j'aurais peut-être dû pousser mon chef vers quelques alliances un peu plus, voire me porter volontaire pour un mariage politique. Enfin... connaissant ma chance, il fuirait devant toute ma féminité, ou bien il serait déjà marié à je ne sais quelle beauté fatale. Je n'ai, de toute façon, pas le temps de vérifier ses théories et de m'approcher, puisque je dois m'occuper d'une invitée qui semble particulièment stressée.

***

Je finis par rejoindre Yuuko; alors qu’elle regarde les plis de sa main, l’air un peu perdue, je viens ma poser à côté d’elle. «Bonjour, mademoiselle Yuuko..» J’évite de parler trop fort, mais j’essaie d’attirer un peu son attention avant de me présenter. «Je viens de parler avec celui qui vous accompagne; je me porte garant pour vous en cas de danger, d’accord? Je suis l’intendant du clan Yamanaka; Ao Yamanaka. Si vous le souhaitez, je peux vous accompagner à l’intérieur?» J’offre un sourire à la femme avant de regarder par dessus mon épaule, croisant une fois de plus le regard du grand homme, accompagné d’une femme au sourire large, lui tapant à l’épaule avant de me saluer. Je la salue de la mainen souriant, arquant un peu la tête pour une autre salutation réciproque (ce que je disais; marié à une beauté fatale) avant de me retourner et tendre mon bras à la cheffe pour y aller, si elle souhaite bien le prendre.

***

Finalement, j'arrive à entrer dans la grange aménagée et je croise les yeux toujours aussi perçants de l'intendante des Kisho, qui semble toujours aussi professionnelle même après son mariage. On peut changer les habits, on ne change pas la femme. Je suis quand même rassuré qu'elle soit présente; je me dis que ça assure qu'il y ait au moins une personne qui ait à coeur cette rencontre. Puis, je vois le vieil homme... Ici?

Comment ça? Même après notre petite virée dans la Vallée des nuages, il m'a caché qu'il était un clanique? Remarque, est-ce que je me suis gardé de révéler ce détail, moi aussi...

Je délaisse Yuuko un instant en croisant notre hôte, en lui disant simplement que «si vous voulez aller vous asseoir, je vous rejoins bientôt?» Et c'est ainsi que je pars pour attirer l'attention de Shika, en l'emmenant un peu plus loin.

«Salut Shika, j'aurais à te dire deux ou trois trucs, rien de bien méchant.» En lui parlant d'un ton plus, je tends ma main pour serrer la sienne.

***

Après ma petite discussion, je finis par aller m'asseoir en attendant ceux qui manquent. Je laisse Shika faire son discours, en me retenant de me foutre ma propre main au visage devant son tour de magie avec une allumette. Malgré cette bêtise, je comprends très bien les enjeux qu'il exprime, je le rejoins là-dessus, et c'est en écoutant les paroles tournées à Bakuren que je me dis qu'il y a une raison pourquoi le temple du bois bleu croit en cinq divinités.

J'aime penser à ce à quoi nous ressemblons de loin, de haut; aux yeux des étoiles, nous sommes probablement des insectes, et s'il n'y a qu'un dieu, lui-même doit peiner à comprendre à quel point c'est dur... être humain.

Réunis par la peur, par l'amour et par la douleur.

C'est pour ça qu'il nous en faut plusieurs.

Je prends ensuite la parole, pour ajouter quelque chose d'important avant que l'on puisse bien se lancer; «Excusez-moi..! Avant de commencer, j'aimerais m'assurer de quelque chose. J'aimerais que ceux qui ont sur eux armes cachées ou parchemins explosifs les mette à vue immédiatement. Je peux les voir, et je ne veux pas de ce genre de secrets ici.»

Moi-même, je sors des pans de mon kimono quelques shuriken, pour montrer l'exemple et mon sérieux. S'il vient l'idée à certains de cacher ce détail, je les identifie, les pointe et leur demande poliment "je sais que vous avez quelque chose sur vous. S'il vous plaît, posez ce que vous avez sur la table".

Rencontre - Clans Indépendants - Shika, Yuuko, Benkei, Bakuren, Misaka


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Re: Concile! Ven 26 Avr - 20:25
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-Si quelque chose tourne au vinaigre? Si les clans étaient à l'image de leurs huiles, voilà ce que je sais déjà.

Les Nara sont idiots, les Yamanaka fourbes et hypocrites, les Gurains renfermés sur eux-mêmes, les Kameyo des inadaptés sociaux et les autres... Je ne souhaite même pas commenter, chaque clan a ses tares héritées du passé et j'imagine sans mal qu'on me traitera de sanguinaire si je venais à faire quelques suggestions. Mais pourtant, ma sœur Kanade touche un point sensible de ce concile ; qui nous dit que tout se passera comme prévu, la plupart des chefs ou intendants des clans indépendants réunis en un seul endroit, des connards claniques venus de tout le continent pour se parler comme si nous étions amis alors que la seule mention de certains clans m'arrache une grimace. Pourtant il faut bien s'y rendre, parce que c'est ça la politique, écouter des gens parler, c'est sans doutes pour ça que je préfère l'approche violente ; on a pas à écouter des conneries pendant des jours et des jours avant de prendre une décision. Mais évidemment les petites gens diront que ce n'est pas comme ça qu'il faut procéder, que chaque avis se vaut alors que de manière très claire, ils n'ont jamais entendu un paysan donner son avis après avoir eu affaire à un philosophe tout droit débarqué d'une académie.

-Tuez-les tous? Ma sœur a un sourire, Nakai hausse les épaules, Vindic' renifle bruyamment et s'essuie le nez d'un revers de manche.
-J'imagine aisément que s'il n'y a pas d'hommes, il n'y a pas de problème?
-Hein?
S'enflamme Vindic'.
-J'imagine que les Nara saignent aussi facilement que les autres clans du Sekai. Glisse mon chéri, plus discret de par sa nature malade. Je suggère que Kanade et Benkei aillent à l'intérieur, nous restons en observation.
-Une décision fort sage, deux femmes, rien de tel pour éviter les soupçons. La question qui reste en suspens, va-t-on contrôler mes armes à l'entrée?
La conversation s'achève sur cette question alors que l'on arrive en territoire Nara.

L'atmosphère se tend, on évite d'éperonner nos chevaux, on reste sur nos gardes, qui nous dit que ce n'est pas une saloperie d'embuscade? Puis finalement, on arrive à l'endroit indiqué, le domaine du clan Nara.
Est-ce que je commente, crache mon fiel et prouve encore une fois que Benkei l'inflexible est aussi Benkei la râleuse? Non, inutile, ce...

-C'est un village qui serait mûre pour le pillage, si seulement il n'était pas gardé par des ninjas à l'art ancestral si... Particulier. Commente Kanade mollement.

On laisse les hommes s'occuper des chevaux alors qu'on se présente à l'entrée, on nous demande de présenter nos armes, comme quoi elles seront restituées à la sortie. Je trouve ça assez particulier, considérant que nombre de ninjas n'ont pas besoin d'armes pour travailler. Mais je consens à lâcher mes parchemins de tir, mes lames et mes parchemins explosifs, pour Kanade, c'est plus... Difficile. Elle enlève sa ceinture à poches, dévoilant les innombrables shurikens stockés dedans, enchaîne en retirant ses bottes.

-Il y a une dague caché qui s'active quand on tape avec la pointe, évitez de trop les secouer. Farfouille à l'intérieur de sa tunique pour en tirer deux grenades à concussion. Retournez vous aussi pendant que je déboutonne mon pantalon. Elle fait apparaître deux senbons avant de les tendre. Une minute j'ai pas fini. La bande de shurikens qui barrait son torse alourdit encore un peu les bras surchargés du Nara. Ne perdez pas ça. Dit-elle en ajoutant un sabre finement gravé. Je compte sur vous pour ne pas vous demander à quoi ça sert. Conclut ma sœur en déposant un long fil. Attention à ne pas abîmer ma colle tactique.

Elle observe ses pieds nus en grimaçant.

-Vous auriez des tongs s'il vous plaît? Je ne souhaite pas avoir les pieds sales et je dois accompagner ma sœur à l'intérieur. Je vous échange mon arsenal contre des tongs. Une fois cet incident réglé, on s'enfonce plus à l'intérieur du clan.

Jusqu'à la grange en somme.
A vrai dire, j'ai de mauvaises histoires avec les granges, parce qu'à l'Enclave et surtout au sein de mon clan, c'est là qu'on fait le sale boulot. C'est loin des habitations, on entend pas les gens hurler, l'odeur ne parvient pas jusqu'aux locaux, les murs coupent bien la vue et personne ne peut vraiment dire ce qui s'y passe. En un éclair, tout ce que j'ai pu faire dedans me revient à l'esprit, j'ai la singulière impression d'être un cochon qui se jette dans les bras du boucher pour être tout à fait honnête.
Qu'importe, chacun s'installe, je salue Ao avec la même révérence que celle avec laquelle j'ai salué le maître des lieux, puis me pose avec les autres. Je mentirai en disant que la tête d'un seul d'entre eux me revient, même Ao j'ai envie de le baffer, lui ébouriffer les cheveux d'une claque bien sentie pour lui remettre les idées en place alors qu'il nous explique ne pas souhaiter d'arme dissimulée.
Pas que je n'apprécie pas son intention, à vrai dire, je l'approuve totalement quelque part, mais c'est une infraction tacite de l'accord que nous avons tous accepté en nous délestant de nos armes en débarquant ici ; on donne symboliquement nos outils de pouvoirs (et pas nos pouvoirs) pour parler en paix. En répandant ses shurikens sur la table, il me prouve aussi qu'il est pas très très malin en s'affichant comme un type peu sûr, ou alors, hypothèse beaucoup plus probable, il avait préparé sa petite mise en scène depuis un long moment et il doit être tout dur en dessous de la table avec son effet de style.
Dans tout les cas, je trouve ça très Yamanaka et ça me fait rouler des yeux. Merci pour les fleurs Ao, mais là je trouve ça juste gênant ce que tu nous fais. Pourquoi tu rends déjà une journée chiante, encore plus pénible à supporter pour moi? Je t'ai invité à mon mariage et j'ai déjà affiché que j'étais de ton côté, tu ne pouvais pas juste ne rien dire et rester assis au lieu de faire la mariole?

-Meh. C'est tout ce que je trouve à dire. C'est un concile des indépendants, faut jouer le jeu. Je ne suis pas armée, j'ai déjà tout donné à l'entrer. Me dites pas que c'est la militariste qui est la seule à pas avoir d'armes dissimulée pour une occasion comme celle-ci quand même?

Enfin, vu le discours très neutre, très mou et très plat de Shika, j'imagine qu'un autre aurait pu servir de maître de conférence et qu'il aurait pu planquer le camé dans une de ses poches.

-On peut commencer les discussions maintenant?
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Akuma Kameyo
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Re: Concile! Sam 27 Avr - 12:03
Akuma Kameyo
J’observais le lieu, j’étais venue seule, mes filles étaient restées avec le clan, et j’avais refusé qu’un autre Akuma vienne avec moi. J’étais venue seule et c’était très bien comme ça. Si c’était un piège, bien que j’en doute fortement, je préférais être la seule à mourir que d’entraîner des gens avec moi. J’avançais seule sans aucune hésitation dans les bois. Inari… Inari était maintenant mon foyer… C’était étrange, mais puisqu’il fallait faire cette réunion… Nous allons le faire. J’étais l’une des dernières arrivée, mais ce n’était pas grave. Chaque chose en son temps. Un aux cheveux bleus, une aux cheveux rouges et une brune. Eux étaient venus avec d’autres… Sauf la rouge. Très petite, je devais totalement passer inaperçue. Pas d’arme ? Je ne sortirais pas mes griffes avant un bon moment.

Une grange… pourquoi pas, je me fichais un peu du lieu du moment qu’on pouvait discuter tranquillement. Je restais silencieusement dans mon coin avant de m’asseoir en observant les autres. Yamanaka ?! Mon regard se tourna vers le bleu et je fronçais les sourcils. Kokkai s’agita en moi et je fermais les yeux pour la calmer en quelques secondes. Ce n’était pas grand-chose. On pouvait commencer les discussions… Je restais assise en tailleurs, en silence en observant tour à tour les visages. Je me demandais si quelqu’un allait me remarquer. Après tout, je n’avais pas parlé, presque pas bougé, je m’étais juste installée et j’attendais maintenant que le concile débute. Je secouais la tête pour chasser les mèches de mon visage et posais mon menton sur mon genou. Mon regard parcouru les visages un à un toujours en silence. Mon regard accrocha brièvement celui de Shika et hochai la tête en silence pour le saluer. Pour l’instant, je n’avais rien à dire… Et nullement envie de me lier avec l’un des clans présent. Yamanaka… Le souvenir amer d’une jeune fille de ce clan aux cheveux roses me revient. Je secouais doucement la tête pour le chasser. Il fallait que j’arrive à me calmer, ce n’était peut-être pas de sa faute… Pour l’instant, je pensais aussi à mon clan, ne pas laisser mes émotions prendre le dessus, ce n’était pas moi, c’était le clan que je représentais. Je préférais rester silencieuse pour l’instant. À voir la suite des évènements.
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Chinoike Etsu
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Re: Concile! Dim 28 Avr - 1:21
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Concile


Rejoindre la forêt d'Inari pouvait paraître simple pour n'importe qui. Mais pas pour un Chinoike qui devait frôler la frontière de Hi No Kuni où se terrait ses plus féroces ennemis. Je pouvais vous assurer que j'avais serrer les dents plus d'une fois lorsque nous avions quitté nos terres de froid avec Buntaro. Pourquoi? Parce que je priais pour ne pas croiser un seul Uchiha sur mon chemin, je n'étais pas certaine d'être encore capable de me contenir à la vue d'un seul d'entre eux. J'avais beau me dire que j'avais gagné en maturité mais les haines les plus anciennes étaient particulièrement tenaces. Mon compagnon prenait les choses avec beaucoup plus de philosophie et c'était pour cette raison que je lui avais intimé de m'accompagner. Sa nonchalance et ses manières taciturnes avaient le don de me calmer... ou de m'irriter. Dans tous les cas, mes pensées allaient ailleurs.

" Cette réunion... ça pue la mauvaise idée. Tu t'en rends compte Etsu? "

Nous tracions rapidement notre chemin quand il me donna brutalement son avis.

" Les idées qui refoulent le plus sortent généralement de ta tête. "
" Cette fois, je pourrais me glorifier en disant que je t'avais prévenu. "
" Tu peux toujours rêver. Cela n'arrivera jamais, mais accroche-toi à cette idée si ça te fait plaisir. Par contre, essaie de te tenir à carreaux une fois que nous serons là bas.  "
" Je sais me tenir Madame l'intendante. Mais toi? Tu arriveras à garder ton calme? "

Il était à deux doigts de me faire regretter de l'avoir emmené. Mais il avait raison sur une chose : cela faisait très longtemps que les membres de mon clan ne s'étaient pas montrés. Il ne fallait pas se rater.


***

Lorsque l'on parvint au lieu de rendez-vous, je découvrais un tout autre univers. C'était... vert. Chez nous, tout n'était que glace, neige et pierre. Il n'y avait pas beaucoup de shinobis, mais des civils miniers. Tout était... pauvre et froid. C'était presque trop lumineux pour moi, à m'en brûler les yeux. J'arrivais donc devant un avant-poste qui me demanda mon identité et celle de Buntaro. Quand je porta mes yeux rouges vers lui, il me dévisagea étrangement et une drôle d'étincelle brilla même dans son regard quand je lui déclarais qui j'étais. Un peu comme s'il venait d'entendre le nom d'un fantôme. A ce comportement, et à cause de mon égo, je fronça des sourcils.

" Quoi? Savez-vous que vous êtes en train de dévisager l'intendante des Chinoike? Je n'ai pas fait des kilomètres pour me faire insulter par votre attitude. "

Une emmerdeuse? Peut-être que je l'étais un peu. Buntaro dirait que je suis trop fière mais j'avais été élevée dans cet esprit. Fière d'être une Chinoike. Fière de mon sang. Ce genre de regard me rappelait que nous avions été spolié de tout. Buntaro posa sa main sur mon épaule et je me repris aussitôt. Il ne fallait pas que j’oublie que j'avais été invité dans un but diplomatique. Mes yeux sanguins demeurèrent sévères, assez pour que celui qui se tenait devant moi baissa des yeux et se confondit en excuse. Sans dire quoique se soit d'autres, je lui confiais comme il avait préalablement demandé les quelques armes que j'avais sur moi : des kunais, des shurikens... Le reste était dans mon sang.


***


J'appris que la réunion avait lieu dans une grange. C'était le summum de la classe pour des invités de marques, non? J'avais l'impression de devenir soudainement du bétail que l'on voulait ranger dans un box. Dans mon malheur, je ne pouvais plus compter sur Buntaro. Il devait demeurer dehors.

" Est-ce que je dois te dire bonne chance? "

Il me fit un sourire idiot et le regard que je lui jetais était un doigt d'honneur que l'éthique et la bonne conduite me permit pas de lui faire avec ma main. Je grogna seulement avant de rentrer alors que je savais qu'il portait sur moi un regard qui était en réalité inquiet.


***


Je pense que je n'étais pas une invitée qui avait été spécialement attendue parce qu'on me regarda comme une étrangère parmi les étrangères. Cependant, je faisais bonne figure dans mon uniforme rouge et noir. Mes cheveux étaient littéralement au carré et mes yeux rouges ressortaient un peu trop sur le fond de ma peau laiteuse. Je trouva rapidement une place dans cette assemblée et je me tenais droite. Un peu trop rigide peut-être mais il fallait que je montre que la dignité des Chinoike était toujours là. La partie d'échec allait commencer maintenant.... enfin.... après un long discours d'introduction... long... trop long... Buntaro avait finalement raison. Cette histoire puait la mauvaise idée.

Pour les curieux : La tête de Buntaro:
 
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Sarutobi Sarutobi Misaka
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Là, vers les grands arbres Dim 28 Avr - 13:11
Sarutobi Sarutobi Misaka

Concile! 1556449801-63786382-p0-master1200-copie-2

Là, vers les grands arbres

Dans le domaine du clan Sarutobi, une femme est préoccupée. C'est Sarutobi Misaka, vêtue de blanc, qui sort de sa casemate et scrute le sol avant de regarder autour d'elle sans rien demander à personne, sous le regard surpris des siens qui la voient chercher des yeux quelque chose d'apparemment important. Elle n'a pas renfilé sa veste et court tout droit, puis saute en direction de son logement avec empressement mais ralentit afin de ne pas inquiéter ceux qui partagent ce coin de terre avec elle, car rien ne justifierait un mouvement de panique. L'objet qui anime la femme est une missive marquée sur sceau officiel des Nara l'invitant à une rencontre afin de discuter. Une réunion de plusieurs clans indépendants, une occasion parfaite de manquer les actualités du monde. Pour elle qui se tient en retrait, il s'agit d'une occasion en or d'entendre parler des gens surement bien plus au courant qu'elle des actualités géopolitiques, mais aussi une occasion en or de laisser son peuple seul. Le conseil n'a pas apprécié l'idée de voir leur principale représentante quitter le domaine pour se rendre au sein d'un clan potentiellement dangereux, sur un terrain qu'elle ne connait pas, sans armée. Oui, sans armée : les Sarutobi n'ont aucune envie de déployer des troupes sur les terres d'un autre daimyo, il s'agirait là d'un incident diplomatique maladroit et facilement évitable aux conséquences ô combien fâcheuses. Fukuda Atsushi lui-même risque de ne pas voir d'un bon oeil le clan de ninja bouger de la sorte. Sarutobi Misaka entre chez elle, salue son mari d'un simple geste de la main gauche et se dirige vers sa table de nuit pour ne pas trouver ce qu'elle cherche. Son aimé lui propose son aide, mais elle répond calmement que ce ne sera pas nécessaire avant de voir la lettre posée sur un meuble, entre des papelards sans importances, des crayons, des outils et quelques jouets, comme un objet quelconque. La noiraude s'en saisit et repart aussitôt vers son blockhaus.

Nara Shika a l'extrême bonté de permettre à chaque représentant d'être accompagné par une personne. Cette générosité n'a, dès le départ, pas été pour rassurer l'autorité des fumeurs de Karawar. Un piège. Ou alors une transaction bizarre, un échange de prisonniers. Être accompagné d'une seule personne donne l'impression glaçante d'une opération illicite et aura causé à l'assemblée un malaise palpable. La lettre, relue trois fois devant le conseil, doit cacher quelque part car il faudrait être fou pour ainsi rassembler autant de chefs sans que la situation ne soit grave et elle ne l'est pas, toute préoccupante que soit la situation géopolitique, mais au sens des Sarutobi, il n'y a pas encore de quoi réunir les personnalités du monde indépendant connu. Alors qu'elle est seule, Sarutobi Misaka termine une relecture, mais rien n'y fait, cette restriction dans l'accompagnement n'annonce rien de bon. Aussi petit soit-il, le domaine des Nara devrait faire le nécessaire pour être occupé par plus d'intervenants.

« Si nous n'avons jamais eu l'occasion de nous rencontrer, j'en appelle aux bonnes relations de nos deux clans pour corriger ce manque autour de quelques verres des meilleurs crus du sekaï. » À lire ceci, la dirigeante ne sent pas de joie et contrairement à sa première lecture, voit cette gentillesse d'un oeil mauvais, rassurée en rien par un post scriptum aussi racoleur. Si le sommet se veut politique, à quoi bon appuyer sur la fibre qui fait défaut à son clan ? Cette note fait preuve d'un tel mépris qu'elle songe à envoyer un émissaire pour signifier son absence malgré sa réponse confirmant sa présence tant la missive tient du douteux. Mais quel manipulateur écrirait quelque chose d'aussi maladroit à un clan sans avoir, au préalable, établi un contact quelconque ? Pourquoi une approche aussi frontale ? L'urgence se dégageant est peut-être la réponse, un jeu sur la peur plus que sur la raison. Une fragrance de manipulation émane du papier et envahit la tête de Sarutobi Misaka qui fronce les sourcils et pose la missive sur une table pour se servir une coupe d'un simple saké. Le liquide coule doucement et celle qui l'a versé le boit en une traite. Il n'est pas fort et peu importe le flacon, on n'aura pas l'ivresse avec ceci, mais il a plutôt bon gout et son effet reste présent. Nul besoin d'être fin saoul pour ressentir un léger relâchement, mais la cheffe, voyant la lettre, se braque immédiatement. On se moque d'elle. On se moque d'elle, c'est sûr ! Et dès que son dos sera tourné, Karawar portera le sceau du daim ! Ou du cerf. Elle ne sait précisément quel animal est apprécié par les Nara, car après tout, elle ne les a jamais rencontrés. Elle devrait donc venir de son plein gré en territoire inconnu, sans garde rapprochée, sans armée ?

Mais c'est là qu'interviennent deux éléments capitaux. La curiosité, cette envie de savoir ce qui se déroule dans le monde, de rester au courant des choses, de rencontrer les autres clans et voir comment se dessine l'esprit des plus grands indépendants du monde connu. Que pensent les factions ? C'est un élément à prendre en compte sur le plan stratégique et diplomatique. Comment les Sarutobi sont-ils perçus ? Et leur absence sera-t-elle vue comme une faiblesse ? Si la curiosité intervient, la peur, elle, fonce. L'absence de la cheffe du clan pourrait signifier un repli, une maladie peut-être de la dirigeante et des gens mal intentionnés pourraient tenter de profiter de cela pour tenter d'envahir Karawar. Ou de flanquer une pression politique afin d'obtenir une soumission. Et puis, si les indépendants se rapprochent, il y a la possibilité de mieux se défendre contre ce fléau : Nibi ! Les Nara tentent de jouer sur sa peur en l'effrayant, mais cela ne sert à rien, elle ne cèdera pas pour ce motif. Mais il est vrai que… Elle y a déjà réfléchi. Elle n'est pas irremplaçable et sait quels seraient les potentiels candidats à sa succession. L'occasion, elle, ne se présentera plus. Sarutobi Misaka fait alors part au conseil des gens auxquels elle pense pour reprendre sa place dans l'optique où elle viendrait à perdre la vie. La régence du clan est même confiée à quelqu'un afin d'assurer qu'une annonce ne prenne pas le clan par surprise en le désorganisant. Puis elle retourne à sa casemate et prend avec elle plusieurs alcools dont l'un préparé par ses soins. Pour la forme, dans l'éventualité où l'assemblée se trouverait pacifique, elle emporte un peu de tabac provenant des plans du domaine et, après être retournée chez elle pour préparer ses affaires, part.

Malgré ses réticences, elle est emplie de joie à l'idée que son clan ne pourrait être pris par surprise, sans dirigeant, car le conseil reste vigilant et veille. Le décès de leur cheffe serait même l'occasion de faire tomber des masques et de nettement clarifier la situation. Une perte qui serait suivie d'un gain considérable. Le coeur plus léger mais pas apaisé car pas décidé à se laisser transpercer par un kunai bien placé, Sarutobi Misaka prend la route d'Inari et après un voyage sans embuche, pénètre la forêt. Les grands arbres, abris idéaux pour les assassins, impressionnent la noiraude qui porte la main à l'arme. Pas totalement sereine, elle s'enfonce dans le bois doucement. Un tel décor est plaisant à voir et la cheffe choisit de s'arrêter pour un moment de contemplation, un instant où ses yeux se posent sur les arbres, un temps rapide dans son déroulement car la rotation qu'elle effectue sur elle-même ne souffre d'aucun arrêt. Les feuilles, les troncs. C'est différent des plaines fertiles. Et que c'est beau ! Et au milieu de cette beauté, un daim. Puis un autre qui passe. C'est le bon chemin, les cervidés étant un indice convaincant qui arrache un sourire à la Sarutobi qui range son sabre et continue jusqu'à ce qu'un homme moustachu mais chauve ne s'approche. Comme elle est sur ses gardes, il se présente comme un Nara et l'invite à le suivre. Elle accepte d'être conduite, à condition de rester à une distance de plusieurs mètres de lui et arrive dans ce lieu secret, le domaine du clan Nara, qu'elle n'a pas le temps d'admirer car elle est vite dirigée vers le lieu du rendez-vous. Une grange. Quelle prestance pour le tenue d'une réunion, il ne fallait pas ! Des toilettes auraient été amplement suffisantes. Mais on lui demande de déposer ses armes, ce qui montre qu'un soin a été pris quant à la sécurité. Un soin ou alors une précaution pour faire disparaitre les invités ! Mais Sarutobi Misaka ne bronche pas et laisse notamment son sabre, car elle estime qu'en cas de besoin, elle saura se trouver de quoi se battre. C'est à l'intérieur de cet édifice qu'elle entre pour apercevoir de jolies poutres n'attendant que d'être dévorés par les flammes des bougies.

Plusieurs personnes sont là et il semblerait que la discussion se tiendra autour d'une table sur laquelle il plait à Sarutobi Misaka de s'attarder. De la belle ouvrage, cela saute aux yeux. Quel meuble massif et bien entretenu ! C'est en passant la main sur le bois, lentement, sentant l'excellent polissage et la douceur de l'huile qui donne à la table cette brillance que la noiraude relève la tête et, reculant de quelques pas afin de voir tout le monde, dit :

« Bonjour. Je suis du clan Sarutobi. »

Elle n'est pas fort aise en présence de ces gens mais s'attarde sur eux afin d'identifier les visages, mais elle est rapidement intriguée par un rideau en toile qui ne la met pas en confiance. Certes, la table est ronde, aucun ennemi ne peut survenir en ne surprenant personne, mais la'ttention portera sans doute sur celui dont le siège est le moins banal. Surement ce fameux Shika. Mais afin d'éviter de se faire remarquer, elle s'assoit et patiente en observant de sa place les recoins de la pièce. Une grange ! Au moins, c'est original.

Puis vient l'hôte de la réunion qui joue avec le feu, comme pour impressionner la foule, mais ne fait rien de bien percutant, ni amusant. Rien qui ne vaut la peine d'une telle logorrhée. Puis une demande de montrer les armes. Une militariste met en avant son respect du protocole, mais la Sarutobi, elle, ne dit rien. Pas encore. Si elle se fait remarquer, on risque de l'avoir à l'oeil, mais elle attend de pouvoir démarrer le sérieux.
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Nara Shika
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Re: Concile! Ven 10 Mai - 17:46
Nara Shika
Presque tout le monde a répondu à l'appel. Yamanaka, Sarutobi, Kisho, Akuma, Chinoike, Gurain. Les parias du sekaï, parmi ceux ayant refusé de quitter leurs terres pour rejoindre l'un des trois grands villages ninjas créés il y a un peu plus de dix ans, sont là. Ton enthousiasme naturel voudrait que tu les remercies plus chaleureusement encore, par l'intermédiaire notamment de grandes effusions amicales, mais la défiance pouvant se lire sur leurs visages te pousse à te refréner. A ta gauche, la cheffe du clan Gurain. Tu ne la connais pas personnellement, mais le savoir faire chirurgical de leurs archers n'est plus à démontrer. A ta droite, Kameyo. Elle pour le coup tu la connais plutôt bien. Du moins, si l'on considère que les enfants sont souvent le reflet de leurs parents. Miraï et Jiyruu sont encore bien présentes dans ton esprit. Dans celui de Towa aussi sans doute. Ce souvenir t'arrache un sourire amusé que tu réprimes l'instant d'après.

Après quelques bouffées supplémentaires tirées sur ta clope, les effets de la salvia commencent à se faire sentir, agissant directement sur les connexions neuronales de ton cerveau, jusqu'à entraîner une forme de bien être apaisant qui te permet d'organiser un peu mieux le fil de ta pensée. Tout en vomissant le monologue censé lancer le débat, tu concentres ton attention sur les erreurs susceptibles d'être commises en tant normal, mais à éviter le plus possible aujourd'hui, en présence de tout ce beau monde. Assis en tailleur sur ta chaise, tu la fais tourner sur elle même. Trois tours complets. Première erreur. Cesse de gesticuler. Tiens toi droit. Évite les envolées lyriques intempestives. Ne les tutoie pas machinalement. Ne monopolise pas la parole. Observe. Écoute. Prends note des desiderata des uns et des autres. Analyse leurs intentions et essaye de trouver un ciment viable pour bâtir en leur compagnie un édifice solide et salvateur. C'est ça, trouver un élément fédérateur propre à remettre en question votre besoin viscéral d'indépendance à tous, sans pour autant dénigrer votre appartenance à un territoire, à une histoire, à des envies propres à chacun.

Tu balayes la table ronde de tes yeux bruns, les posant tour à tour sur chacun des convives, pour t'imprégner au mieux de leur état psychologique actuel. Certaines attitudes ne trompent pas. La méfiance est de mise, mais pouvait-il en être autrement? Celle-ci semble croître chez certains lorsque Ao dépose son armement sur la table, tout en invitant les autres à le faire. Si toutefois l'idée leur a pris de dissimuler un atout supplémentaire dans leur manche. C'est malin mais risqué. Ouverture sur une confiance suggérée par l'entremise d'une bonne foi apparemment évidente ou reconnaissance d'un stratagème qui sied bien à la réputation des manipulateurs d'esprit. Chacun fera son choix. Continuant ton cheminement, tu te surprends à sexualiser l'assemblée et dénombre finalement cinq femmes pour un homme...et la princesse Yamanaka . Cela ne fait que confirmer tes propres réflexions, nées d'une enfance partagée entre un père laxiste et une mère que tu affublais du doux surnom de tyran à l'époque. Les femmes ont largement la carrure pour prendre le pouvoir dans le sekaï. Ao-san justement, co-organisateur de cette réunion et ami de longue date est placé entre Kameyo et Misaka, cheffe des Sarutobi, clan voisin le plus proche si l'on excepte les Onryou. Au travers d'échanges réguliers entre anciens de vos deux clans, tu leur as toujours voué un profond respect, matérialisé en cet instant par un regard plus appuyé dans la direction de la femme épéiste.

Ton tour de table terminé, tu attends que l'un d'entre eux s'exprime, comme tu les a invité à le faire, mais rien ne se passe. L'ambiance est tendue. Bien plus que ce que ta naïveté t'avait laissé envisager. Le silence est pesant, chacun observant ses voisins comme tu es finalement en train de le faire. Tu tenterais bien une blague ou toute autre pitrerie, mais tu t'es promis de ne pas le faire. Tu l'as aussi promis aux membres de ton clan. Pour t'assurer de tenir cette promesse, tu tires une latte de sauge. Puis deux, laissant tes poumons s'investir lentement d'une fumée opaque que tu recraches par salves irrégulières, en prenant soin de la diriger vers l'extérieur du cercle afin de n'importuner personne, ou du moins de limiter la gêne occasionnée. Stoppant ton petit mouvement de balancier incontrôlé, tu te lèves de ton siège avec fluidité pour ne pas alerter une quelconque inquiétude, puis te rend à la table sur laquelle reposent les divers alcools. Tu y récupères plusieurs verres que tu disposes devant chaque invité, avant de répartir les bouteilles sur la table, de manière équitable. Il y a là plusieurs bouteille de vin, du saké, du rhum, des cocktails glacés des régions les plus froides du monde, quelques liqueurs typiques et enfin des jus de fruit concoctés par les Nara eux même en utilisant la végétation alentour. Tu verses un fond de rhum dans ton godet avant d'inviter ceux qui le souhaite à se servir, tout en prônant la modération, chose plutôt rare de ta part.

-Je vous en prie, servez-vous si vous le souhaitez...mais essayons de garder l'esprit suffisamment clair pour pouvoir débattre convenablement...quelqu'un veut prendre la parole? Lances-tu dans un rictus s'essayant à la bienveillance.

Plan de table:
 
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Chinoike Etsu
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Re: Concile! Dim 19 Mai - 20:11
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La tension qui régnait était étouffante, et on se regardait tous en chien de faïence. Personne ne semblait désireux d'ouvrir le débat, personne n'osait ouvrir les hostilités. Quoique plus compréhensible sachant que l'on était habitué à s'ignorer et vivre chacun de nos propres ambitions? Je ne me sentais pas la mieux placée pour l'ouvrir, pas de suite en tout cas et j'attendais les bras croisées, le dos droit. J'étais tendue mais je le cachais bien évidemment. Ce n'était pas que j'étais impatiente mais il y avait tellement de chose à dire en réalité... et j'étais persuadée que cela reviendrait à pisser dans un violon, si on me pardonnait l'expression. Chaque clan penserait en premier à ses intérêts, bien avant ceux des autres. Si croire qu'une peur commune comme celle que pouvait représenter l'Empire nous rassemblerait... c'était un peu naïf.

Si je devais jouer les femmes pragmatiques, mon clan ne représentait aucun intérêt pour Tetsu. A la fois parce qu'actuellement, les Chinoike n'étaient une menace pour personne car nos forces étaient encore faibles. Les terres sur lesquelles nous vivions étaient une barrière naturelle à une invasion pour qui ne connaissait pas le terrain, sans compter que nous ne possédions que peu de richesses, peu de gens. Nous ne représentions qu'un intérêt stratégique faible, à part d'être un passage obligatoire pour atteindre la vallée de la foudre ou des nuages... si tenter que ces régions se montraient hostiles à l'Empire. Nous n'étions pas une priorité... sauf s'ils préféraient étouffer l'oisillon dans l’œuf.

Mais alors que mon regard rougeoyant balayait l'assistance, le maître de cérémonie qui se balançait sur son siège comme un enfant finit par se redresser. Là, comme s'il avait compris qu'il fallait faire quelque chose, il disposa des verres devant chacun d'entre nous et proposa que l'on boive un peu. Et il ne manqua pas de montrer l'exemple. Mon regard se posa un instant sur ce verre, mais je le dédaignais tout aussi vite. Ce Shika appelait à ce que quelqu'un vienne enfin à prendre la parole. Toujours personne.

Je finis par pousser un soupir et je me raclais la gorge pour éclaircir ma voix. Je me redressa alors de mon siège et pris la peine de regarder tout le monde avant de faire ma présentation officielle.

" Je me présente : Chinoike Etsu, Intendante du clan Chinoike. C'est un honneur pour nous de pouvoir enfin rencontrer les représentants de chacun de vos clans. "

Mon visage était stoïque, il n'exprimait rien, pas un sourire, pas un rictus qui pourrait trahir mon état d'esprit. Ma veste impeccablement tirée pouvait trahir ma rigueur, l'absence de fioriture féminine mon sérieux. Je n'étais pas là pour trier des lentilles. Je portais une main à ma poitrine et je les saluais tous avant de m'assoir à nouveau.

" Je ne vous ferais pas perdre votre temps en vous racontant l'histoire de mon clan, mais je vous remercie pour votre invitation, Nara Shika. Mais puisque vous désirez que nous parlions géopolitique, je serais assez directe : le clan Chinoike ne se sent pas concerné par la peur que vous inspire l'Empire. "

Le regard sanguin de la jeune femme brillait d'une intensité qu'elle avait retenu jusque là.

" Cela fait maintenant près de quinze ans que notre clan a été banni de ses terres, spoliés de tous ces biens, et ces meilleurs shinobis assassinés avec leur famille. Nous avons survécu à l'outrage qui nous a été fait avec une poignée de vieillards qui incarnent notre mémoire, et quelques orphelins dans les terres inhospitalières de l'Isthme de gel. Comprenez par ceci que nous ne possédons actuellement aucune force qui puisse vous êtres utile. "

Il était bien difficile de le reconnaître, mais il s'agissait là d'un fait. Je ne pouvais pas jouer la carte du mensonge.

" Nous nous relevons à peine, et l'Empire nous ignore.... pour le moment. Voilà la seule carte que nous possédons dans notre manche. Nous ne pouvons nous permettre de faire officiellement front contre l'Empire alors que mon peuple manque de tout. "

Je ne faisais toujours qu'exposer les choses bien que je ne niais bien évidemment pas qu'un jour, peut-être, l'Empire pourrait bien s'en prendre à nous si toutes les autres frontières tombaient. J'indiquais simplement qu'à ce jour, nous ne pouvions rien faire mais si l'on venait à grandir et se renforcer, alors il n'était pas impossible que la gratitude des Chinoike se fassent connaître envers ceux qui auraient pu les soutenir.

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Re: Concile! Lun 20 Mai - 0:34
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Le Nara nous propose à tous de nous servir en boissons, j'évite religieusement de toucher à mon verre pour la très simple et bonne raison que ce qu'on nous sert est peut-être empoisonné ; si je dois toucher à quelque chose, ce sera au rhum du mongol profond, il ne va pas s'intoxiquer lui même si? Quoique, à la réflexion et suite à la dernière rencontre que j'ai eu avec lui, je vais partir du postulat qu'il est intelligent mais aussi profondément con par moment (les deux sont possibles en simultané). Toutefois, j'estime les probabilités faibles en matière d'empoisonnement ; ce serait un énorme bluff que d'empoisonner le numéro deux des clans les plus tarlouzes du sekai. Enfin, tarlouzes, je dis ça comme si nous étions réunis à prendre le thé en compagnie d'un Shika blasé par les gens qui l'entourent. Mais avec du recul je pense qu'il aurait préféré ça aux gens qu'il a avec lui en ce moment dans cette grange : la Kameyo n'a rien dit, le Yamanaka fait de l'esbroufe, la Sarutobi a juste dit bonjour et la Chinoike a l'air d'être la seule à avoir la tête sur les épaules. La Gurain... L'archère m'évoque un peu cette impression de gêne quand on a ses règles qui arrivent trop tôt et qu'on est prise dans une activité sociale, ça où pour être un peu plus graphique dans mes images, qu'elle a un castor qui est en train de faire sa maison entre ses fesses.
La Chinoike prend la parole et ah... J'ai l'impression de regagner de la matière cérébrale en entendant un discours construit ; elle se présente, fait preuve de politesse et étale son opinion d'une manière calme et ferme. Elle sait parler. Il y a une représentante du Sekai qui sait parler et qui fait actuellement preuve de diplomatie!
C'est toute émoustillée par ce regain d'espoir en l'humanité que je me racle poliment la gorge pour prendre la parole.

-Eh bien puisque ma très honorable voisine... Ce qui sous entend qu'il y a des gens moins honorables, c'est un truc simple qu'on apprend quand on se fait enseigner les arts de la diplomatie par les anciens ; on ne dit jamais qu'il y a des gens très honorables, parce qu'on juge un interlocuteur et lui offre une importance (qu'il n'a ou qu'il n'a pas), on dévalorise indirectement les autres en le faisant.

Mais bon, ça sous entendrait que les autres n'aient déjà pas donner une image déplorable d'eux même en faisant les malins, en étant mutiques ou juste terriblement gênés par la situation, alors je m'en tape.
Tu fais quand même chier Ao de faire le malin comme ça.

-Nous a honoré d'une intervention fort claire et concise, je vais faire de même. Laissez moi me présenter, je suis Kisho Benkei, intendante du clan Kisho et représentante de mon clan à ce concile. Mes plus humbles félicitations aux Nara pour avoir organisé ce concile. Le pire? Je le pense! J'aurais préféré invité les Hoshigaki, les Kaigans, les Kaguya et les Kamizuru, tous des dégénérés fous dangereux mais ça aurait été plus direct et moins de chichi. Etant donné que mon clan occupe l'Enclave et est frontalier avec l'Empire de Tetsu, il est clair que la situation est inconfortable pour mon clan si un jour l'Empire décidait d'avoir des ambitions expansionnistes. Mais puisque l'Empire n'a pas encore révélé ses desseins, il serait assez malvenu de ruiner les relations diplomatiques avec eux sur de simples soupçons. De ce fait je n'ai guère de proposition à formuler.
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Kyosa Shizen
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Re: Concile! Mar 28 Mai - 17:53
Kyosa Shizen

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J'avais beau me persuader que cette réunion... était cruciale pour l'avenir des Gurain, Tout cela me semblait une vaste et désagréable farce. D'abord j'avais due me débarrasser de ce qui constituait mon identité, que dis-je, une partie de moi-même à savoir mon arc. Bon certes Ryuji veillait dessus. Mais j'aurais préféré l'avoir prés de moi. Puis celui qui semblait être le représentant des Yamanaka m'accompagnât dans la grange austère ou se déroulerait le dit concile. Enfin c'est vite dit, car personne ne parlât pendant un moment laissant au silence le loisir de prendre ses aises. Puis finalement le représentant des Nara nous servit un verre à tous mais jusqu'alors il était le seul à vraiment boire.

Ce fut finalement l'intendante des Chinoike qui violât le silence qui n'avait rien demandé à personne. La demoiselle dont les yeux carmins et l'air sérieux ne me laissait guère indifférente. Elle nous expliquât que son clan avait subit la déchéance. La menace principale semblait être l'empire de Tetsu celons elle.  Le nom des Chinoike m'était inconnu quant à celui de Tetsu il me semblait bien lointain. Puis ce fût le tour de la représentante des Kisho. Un clan de mercenaire qui bien que faisant semblant d'utiliser des armes dont le noble arc qui pour beaucoup d'ignorants ne pouvait être considéré comme une arme ninja. Cependant, jamais ils n'égaleraient les meilleurs archers du sekai en terme d'habilité et je n'étais pas peu fière de représenter ce clan d'archers. Cependant, le débat n'était pas centré sur les compétences martiales de chacun. Et de toute façon il n'y avait pas de raison de s'interroger sur le sujet puisque les Gurain dépassaient tout les autres archers du monde. Bref la miss Kisho ne proposât rien qui ferait avancer le débat.

Je lâchais un soupir ce n'est pas ainsi qu'on avancerait. Cette mascarade me fatiguait. Je me saisis du verre servit par Shika. Me contentant de faire tourner le liquide à l'intérieur. Que pouvions nous faire de toute façon ? L'empire était un ensemble de clans de samouraïs et de familles puissantes. Et bien que la question était sensible pour certains, si jamais une attaque d'ampleur visait le sekai, je pense que seul une alliance de l'ensemble du monde ninja serait vraiment viable. Cela reviendrait à s'accorder avec les villages ninja... Je me levais de mon siège pur me présenter à mon tour.

"Bon... Je suppose que c'est à mon tour de me présenter. Je suis Gurain Yuuko, actuelle dirigeant du clan Gurain. J'admet que la situation des Chinoike et des Kisho n'ont rien d'enviable. De part la précarité de l'un et la position géographique de l'autre. Mon domaine jouit d'une position favorable, car éloigné du continent et néanmoins proche du village d'Uzushio. De fait je n'ai à affronter d'enjeux similaires à vous mesdames. Cependant, pardonnez mes parôles quelques peu défaitistes, si l'Empire de Tetsu venait à montrer des ambitions expansionistes, je ne pense pas que nous autres clans indépendants pourrions faire quelque choses contre cela même en nus unissant. Et même en supposant que quelque chose soit envisageable, les villages ninja ne laisserait pas une telle alliance être créé sans rien dire. Je craint que dans le cas d'une invasion de Tetsu, c'est l'ensemble du sekai qui devrait être mobilisé. Et comme c'est surement le cas pour certains d'entre vous, renoncer au principe d'indépendance en s'alliant avec un village ne convient pas à forcément avec certaines philosophies. Dans mon cas, Uzushio me propose de les rejoindre. Je me questionne encore sur les avantages et inconvénients que cela apporterait. Hors ce que je désire avant tout c'est la sécurité des miens. Je ne tenterais pas d'envoyer mes hommes au front sans garantis qu'ils ne me reviennent. Je suis désolée miss Kisho, mais je ne m'aventurerais pas aussi prés de la ligne de front avec mes forces armés. Miss Chinoike, je sais que c'est peu de choses. Mais sachez que si vous en ressentez le besoin, je peux étendre mon influence commerciale jusqu'à votre domaine. Enfin chers représentants, j'admet ne pas être la plus expérimentée dans le domaine de la géopolitique, mais interrogez vous sur ceci : vaut-il mieux persévérer dans l'indépendance au risque de se retrouver submerger par des combats que nous ne pouvons remporter où pouvez-vous envisager de mettre de côté votre fièreté où vos habitudes indépendantistes pour offrir un avenir au monde des shinobi dans son ensemble."   

Une fois mon monologue terminé, je me rassis sur ma chaise m'attendant à un déluge de réaction. Mais j'avais exprimé mon avis sur la question et je savais ce que je ferais en cas de problème qui me dépasse. Le cas Uzushio était une question cruciale au sein du conseil des Gurain que ces vieux briscards éludaient depuis bien trop longtemps. Il fallait que je leur en parle à mon retour. Je jetais un regard à la demoiselle aux yeux de sang. Je rougie un peu, espérant que ma proposition d'alliance commerciale l'interresserait.  



Merci Akira:
 
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Re: Concile! Mer 5 Juin - 12:11
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-Excusez moi, je suis pas là pour me battre, juste profiter d'une éventuelle alliance économique en faisant de jolis discours pompeux et en appelant à faire des interrogations philosophiques.

Moi je sais déjà où je les mets, ses questions de rhéteur fumeuse de papier de riz ; dans son...

-Meh. Seul mot que j'arrive à articuler, un peu blasée parce que je viens d'entendre.

Elle me les broie mais à un point... Si j'avais été enceinte j'aurais expulsé le gluant tant elle a le don de me les contracter bien fort ; elle pose des questions sur notre soi-disant indépendance pour nous demander si on est prêt à mettre notre fierté de côté pour offrir un quelconque avenir meilleur au continent. Donc quoi? Qu'est-ce que ça sous entend? Que le monde va mal parce que les shinobis indépendants sont des solitaires ou des claniques discrets? Que si on s'unissait tous on offrirait un avenir meilleur au monde shinobi? En devenant des tyrans sur le reste du monde par exemple?
Onche onche onche, si on détruisait les Gurains, on offrirait un meilleur avenir au Sekai! Ce n'est pas vraiment un argument, plutôt un appel à l'émotionnel.
Laissez-vous guider par la toute puissance du chakra, devenez quelqu'un, devenez un shinobi. La même chose ; aucune argumentation si ce n'est un appel aux bas instincts qui disent "reconnaissez moi, la gloire pour moi!".
Dialectique négative, autant d'esprit qu'un colibri, autant de grandeur d'âme qu'un rat ; pas de toute, c'est du clanique ninja, non! Même pire! Du ninja de village à ce stade. Des exécutants qui désobéissent déjà aux ordres s'ils réfléchissent.
Mais je suis de mauvaise foi.

-Inutile d'avoir le rouge qui vous monte à la tête, nous sommes entre collègues. J'aurais bien dis amis, mais ça aurait été mentir. Personnellement je ne peux avoir cure de l'avenir des shinobis dans son ensemble, j'ai mes petites ambitions indépendantistes. J'hésite une demi-seconde sur la suite, j'ai bien envie de claqué un "contrairement à vous" mais ça serait déplacé. Je suis en train de bouillir à l'intérieur. Je suis ici en tant que Kisho, mais aussi en tant que défenseuse de l'Enclave, si je demandais à mes hommes d'abandonner la région pour s'installer ailleurs je me ferais démettre de mes fonctions la seconde d'après. A raison.

La notion de nationalisme est plus ou moins développée en fonction des régions, à l'Enclave il est très fort ; on regarde mal les impériaux, on regarde mal mon clan à la cours du Daimyo. Assez ironiquement, ce que veulent mes troupes, c'est une région qu'ils peuvent appeler leur pays et un endroit ou vivre à l'abri des regards et des dangers. J'ai l'impression que, contrairement aux Gurains, les Kishos sont immergés depuis plus longtemps dans les affres de la politique que les petits archers qui font mumuse dans leurs îles.
Mais ça ne résout rien, je n'ai pas fini mon argumentaire et je ne vaux pas mieux qu'elle si je fais dans l'émotionnel.

-Je ne suis pas personnellement opposée à l'idée d'une union sacrée des indépendants, mais pour reprendre vos termes ; l'indépendance des Kishos, leur fierté, n'est pas quelque chose dont je peux me détacher. Je suis là pour écouter et pérenniser les intérêts de mon clan après tout, il est de mon devoir de rappeler que mon clan ne quittera pas l'Enclave sauf pour éviter l'anéantissement imminent le plus total, et encore. Pour formuler ça plus crûment ; je suis ici pour m'assurer qu'on ne me glisse pas un kunaï dans le dos sans en avoir été informé. Mais à supposer que nous mettions de côté notre fierté et nos pulsions indépendantistes, chacun d'entre nous ici, pour faire quoi? Fonder un village ninja? Nous défendre de Tetsu? Qu'avez-vous à suggérer?

Ce qui est A-T-T-A-R-D-E au possible. Pas en soit l'idée même de créer un village, c'est après tout rien de plus qu'une très profonde coopération entre plusieurs factions qui ont un but commun, par exemple éviter l'anéantissement total à cause de l'Empire. C'est plutôt la motivation qui est débile, surtout aujourd'hui ; il y a quatorze et treize ans, les villages ninjas se fondaient. Pourquoi ne pas avoir rejoint les villages à ce moment là? Pourquoi en créer un autre quatorze ans après? Pour faire le malin et frimer? Pour pouvoir se toucher les raviolis entre nous en s'auto-congratulant et en se disant qu'on est les meilleurs? S'il doit y avoir une grande alliance des indépendants, ce doit être dans un but légitime, on s'allie parce qu'on craint le lendemain, qu'on a confiance en ses potentiels alliés.
J'ai déjà du mal à faire confiance à tout les Kishos, alors faire confiance aux autres...
Et puis bon. Les Nara dans leur poème-message on quand même mentionner une chose ; Que l'orgueilleux Tetsu est flatté en tous points
Par ses récents exploits dans les pays voisins.
Nul doute pour ma part, que portés par l'élan
Ils essuieront leurs bottes sur nos culs tendus
Si nous ne songeons pas à les faire douter.
Eux, pour qui nous ne sommes que chair à saigner,
Des païens empruntant la voie des corrompus.
Le risque est, à mon sens, de leur laisser l'aubaine
De croire arrogamment qu'ils peuvent conquérir
Et détruire à tout va en glorifiant l'empire,
Sans que nous n'agissions pour le bien des domaines.

Littéralement un paragraphe entier de sa missive est dédiée à nous expliquer que l'Empire s'agite, c'est un peu le but premier de la rencontre non? Ca servait à quoi de venir si c'est pour dire "nan je veux pas me battre, je veux pas contenir le monstre?"
Enfin, chacun son problème. Celui qui se bat seul, meurt seul après tout.
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Re: Concile! Mer 5 Juin - 19:54
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Je m’installais entre Shika et le… Yamanaka ? Super… Il avait intérêt à faire attention, je reconnaissais l’odeur, très particulière, mais néanmoins différente, de celle aux cheveux roses. En gros : ils avaient des senteurs communes, vivre au même endroit tout ça, mais c’était légèrement différent. Disons que j’étais très peu pour les laisser s’approcher des miens. Je me décalais légèrement pour être plus proche de Shika-san et écoutais sans toucher à une goutte d’alcool… Mmh… Les gens commençaient déjà à m’agacer. Pense au clan Kameyo… Dire qu’ils nous avaient demandé de déposer et laisser à l’extérieur les armes. C’était bête : j’étais une arme. Je grattais mentalement le crâne de ma panthère, restant parfaitement calme. Une Chinoike qui avait peur de l’empire parce que voilà… Son clan s’était fait massacrer. D’accord. Une Kisho qui ne voulait pas perdre ses terres et qui avait pas envie de s’engager, logique quand on pouvait vivre en paix. Personnellement… J’aurais aimé réduire cet empire en cendre. Enfin, je devais penser pour le clan. Pas pour moi. J’écoutais, immobile. Mais… on leur demandait pas de déménager… Je pris doucement la parole à mon tour.

« Je suis Akuma Kameyo, du clan des Akuma. Nous vivons actuellement dans la forêt d’Inari. Nous sommes un clan qui a été nomade un long moment et pour ma part j’ai des griefs contre l’empire, mon clan n’en a pas. Et je ne crois pas que le but est de se rassembler en un seul endroit. L’alliance semble avoir, pour moi, but de se soutenir mutuellement. Et non pas de se rassembler pour former un village ou je ne sais quoi. Les Forêts d’Inari ont subi de grosses pertes de territoires à cause de l’Empire. Mais je peux comprendre qu’on n’attaque pas sans preuve. Mais au besoin, se préparer à combattre, ou du moins à se défendre peut-être une solution. Même si je sais que cet empire n'apporte rien de bon et qu'il serait beaucoup mieux détruit. Mais ce n'est que mon propre avis. Et pas celui de mon clan»

Je n’étais même pas sûre qu’on m’ait écouté ou non. Je m’en fichais un peu. J’avais dis ce que j’avais à dire. Mon regard se glissa vers le bleu. Lui… Est-ce qu’il ne serait pas un espion de l’empire ? Je n’en savais rien mais je tendis mon ouïe vers lui pour déceler, s’il parlait, de la moindre trace de mensonge.
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Re: Concile! Sam 8 Juin - 18:51
Yamanaka Ao
  • Yamanaka - Nara - Kisho
  • Gurain - Sarutobi - ???
Des chemins, des regards, pas de fer


Les attentes trahies, le ton est bien plus détendu qu’il en aurait fallu. Une ronde de breuvages (du jus sans traces d’alcool, dans le cas de certains voulant être responsables), trois paroles à la suite, et aucun corps n’est encore tombé. Les grands chevaux se font désirer; il ne semble pas y avoir d’animosité. Enfin, tout dépend de la langue qui se délie. La vipère se voit rapidement quand elle n’est pas cachée dans le pré, c’est pareil pour son air de boeuf. Coups bas et mensonges flagrants; ça ne serait pas la première, ni la dernière fois.

Les présentations se font peu à peu, les noms finissent par sortir; le silence était peut-être trop difficile à porter. Une vague tentative de le briser? Même pas. Deux oreilles, une bouche; on écoute deux fois plus qu’on ne parle. Il faut simplement se tenir tranquille, écouter ce que les autres ont à dire, puis après joindre. Les piques mesquines ne servent à rien, les armes non plus. Il suffit d’être honnête, d’admettre qu’on a des besoins, des idées (qu’elles soient bonnes ou mauvaises) et que parfois, il faut s’entraider.

La dépendance mène à la complaisance, l’indépendance est mère de suffisance, Sayuri dirait qu’il faut choisir son poison. C’est en suivant les paroles franches de la femme aux yeux rouges, en souriant un peu, que l’idée me vient. J’ai déjà accompli des missions dans le coin de l’Isthme, et je sais que les conditions de la partie sud (les ... Marais) sont plus clémentes qu’au nord (... le Lac gelé). «...» Tant qu’à y être, autant en parler aujourd’hui et ne pas faire de cachotteries; attendons tout de même que les autres dames aient fini de parler. En attendant, on note; claire, concise, honnête.

Bien sûr, c’était évident; la grande militaire ne veut pas s’en tenir au militarisme, et pense qu’il serait convenable de ne pas ruiner les “relations diplomatiques” avec ceux qui voudraient très simplement la voir morte. Si l’évènement présent s’est dessiné, c’est bien pour sa pomme; s’il n’y a pas de proposition à formuler, il serait peut-être judicieux de ne pas être assise ici, et de commencer la barricade totale. En même temps, Kisho sait bien qu’elle ne peut se montrer trop désespérée dans ses propos, ça blesserait l’ego. Suffisance. La confiance s’éloigne de plus en plus, ça se sent que le bleu n’est pas dans sa palette de couleurs. «...»

Puis, l’archère pourpre; son attitude est loin d’être défaitiste, et elle comprend bien les enjeux pour sa région et celle des autres. Empathique, compréhensive, mais un peu maladroite quand il s’agit de verbaliser ses idées. Un discours monté par son besoin de sécurité, mais qui semble, du moins pour moi, être le plus près de la réalité. Malgré cela; les hommes sont des animaux sociaux, tant brutaux et capricieux que sensibles et dépendants. Mobiliser le monde ninja en entier est impossible. Rester en plan n’avancera pas les choses non plus.

Et toi, tu en penses quoi ? S.., Shika?

Je reste dans mon mutisme; la réplique viendra bientôt, c’est certain. Je serai prêt à l’écouter.

... Ou peut-être pas. Son discours ne tient pas; quand je l’ai rencontré, Benkei voulait trouver des alliés pour avoir protection vis-à-vis de l’empire (et toute autre menace), pratiquement à tout prix. Elle était beaucoup plus impliquée, bouillonnante. Puis, maintenant, elle fait semblant d’être désintéressée, comme si elle n’a pas envie de participer.

Au fond, j’avais raison de lui dire que je voulais des preuves de ses relations avec les autres clans. J’ai évité de gros ennuis, il n’aura suffit que de quinze minutes au maximum pour me rendre compte que les babines ne vont pas du même sens que les bottines. Si elle veut vraiment sauver son clan de mercenaires, le bon sens voudrait qu’elle essaie d’appuyer ceux qui montreront une envie de se battre, d’essayer de récupérer une petite commission du même coup, et de surtout, surtout, montrer que son but est d’organiser une défense de masse. Elle n’a pas d’alliés chez les indépendants. Elle n’a pas d’amis.

Autrement, pourquoi m’avoir demandé de me taper le chemin de bois, le froid rigide et l’air de fer de l’enclave? C’est simple; il n’y a aucune raison. Elle ne sait pas ce qu’elle veut, et elle n’est pas prête à prendre de décisions. Elle va attendre que tout le monde s’expose, puis quand elle tombera sur une poire à exploiter, elle va se jeter dessus. Elle ne veut pas des alliés qui pensent. Elle veut des alliés qui suivent et qui tapent fort.

«Je me présente: je suis Ao, j’occupe le poste d’intendant du clan Yamanaka. J’aimerais seulement soumettre un point, un peu personnel certes, mais qui pourrait s’avérer important. Avant de parler de troupes, il faudrait peut-être discuter de nos positions quant à l’idée de coopérer entre nous, sans parler d’un ennemi commun. Oui, nous sommes des clans indépendants, et l’empire du fer devient de plus en plus inquiétant, mais... pour reprendre une partie de l’idée de mademoiselle Yuuko et mademoiselle Kameyo, je suis d’avis qu’il vaudrait mieux favoriser l’entraide. Si on choisit de rester indépendants, tant mieux; c’est normal après tout puisqu’autrement nous aurions déjà accepté les maintes propositions des villages actuels. Par contre, pourquoi ne pas s’entendre et assurer, de manière collective, l’essor individuel des clans? Si les mers ne peuvent facilement permettre aux Gurain un échange avec les Chinoike, je suis prêt à m’arranger avec mon chef pour que notre territoire puisse servir de relais entre les vôtres si nécessaire, étant même prêt à participer à quelconque activité économique. Je me dis que ça pourrait prouver notre bonne foi et notre envie de collaborer.»

Comme si “clans différents” voulait nécessairement dire “ennemis”...

Je marque une pause avant de porter mon regard sur Benkei.

«Et tu n’aurais pas quelque chose à proposer de ton côté? On a déjà discuté ensemble, cette rencontre a été organisée selon ce que tu avais à me dire. Tu sais que tu as de bonnes idées; je veux que tu nous en fasse part, qu’on sache vraiment ce que tu veux. Si mon clan seul n’était pas disposé à aider le tien, c’est aujourd’hui le meilleur moment pour se serrer les coudes; il y a sept potentiel alliés, autant faire l’effort.» Même si ça semble un peu brusque et visé, c’est la façon que j’ai trouvé de faire passer mon point. Elle n’est pas conne, qu’elle arrête de nous mitrailler du regard, je sens sa mauvaise attitude jusqu’ici. Je ne suis pas là pour la regarder faire semblant de ne pas être en colère; elle peut utiliser son cerveau à la place et parler comme un être humain, et pas comme une machine à dicter du patriotisme à moitié sincère.

Rencontre - Clans Indépendants - Shika, Yuuko, Benkei, Kameyo, Misaka, Etsu




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Sarutobi Sarutobi Misaka
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La menace fantôme Ven 14 Juin - 21:29
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La menace fantôme

Vins, alcools, remontants, le chef Nara n'aura pas fait les choses à moitié, invitant dès l'ouverture à déguster ce qu'il a promis à la cheffe des Sarutobi, présentant un considérable panel de boissons avant-même l'entrée dans le vif du sujet. Si certains liquides ne lui sont pas étrangers, elle n'est en revanche pas certaine de tout connaitre. Elle regarde une bouteille tout à fait banale dans s forme, sans chichi ni folie ni étiquette, un flacon qui n'attirerait pas l'oeil mais qui, sur la table d'une telle réunion, la surprend par sa pauvreté apparente. Le contenu ressemble à du blanc. Un petit verre de blanc plutôt que du gros rouge qui tâche semble sage mais elle scrute les conteneurs encore afin de faire son choix, car celui qu'elle s'apprête à faire n'est pas vendeur du tout. Comme elle ne compte pas boire durant toute la réunion, il s'agit de sélectionner le breuvage qui lui conviendra le mieux et de ne pas en consommer d'autre. Elle est Sarutobi mais ne finira pas comme les vrais buveurs de son clan, à avoir le hoquet sous la table ou à vomir son vin. Que nenni, de la modération. Mais cette bouteille l'intrigue, aussi l'ouvre-t-elle. Elle renifle et ne sent rien de ce qu'elle attendait. Elle se verse un verre et goutte du bord des lèvres. Pas d'alcool ! Un jus de fruit ? Un honnête jus de fruit au milieu des liqueurs. Elle aura espéré le charme du vin dans s bouche mais soit, son choix est fait, va pour le jus. Ce nectar ne fera de mal ni à son foie, ni à sa réputation.

L'hôte des lieux invite à entrer dans le vif du sujet, invitation à laquelle répond en premier l'intendante des Chinoike et la cheffe des Sarutobi boit une gorgée devant la rapidité des échanges. Pas mauvais, pas mauvais du tout ! Il s'agit bel et bien d'un jus, un jus de pommes. Il y a de la pomme, certes, mais on peut aussi sentir la présence plus discrète d'un autre fruit qui dissimule sa présence tant la pomme se fait sentir. Une seconde gorgé. Délicieux, même ! Avec une pointe d'acidité qui rend le mélange corsé et une légère dose de sucre, la surprise est bonne et plaisante pour celle qui vient de la découvrir. Les Chinoike et les Kisho n'envisagent visiblement pas d'engager les hostilités avec l'Empereur, mais aussi étrange que cela puisse paraitre, le développement d'Etsu a un quelque chose d'étrange. Les siens ne sont pas concernés par la peur des samouraïs du fer. Alors pourquoi ajouter n'avoir aucune force utile ? Si une faction ne trouve aucune raison de s'impliquer, elle n'a pas à fournir d'excuses car jamais Shika ne sera en mesure d'empêcher un représentant de clan de n'engager aucune troupe dans un conflit. Enfin, dans un tel sommet, il convient de ne sembler lâche aux yeux de personne et de ne pas montrer un profond désintérêt pour la rencontre, c'est assez logique. Pourquoi prendre le risque de sembler mépriser le sujet du concile lorsque l'on a la possibilité d'exposer clairement la situation ?

Benkei prend la parole. Puis vient le tour de Yuuko et là, le propos aborde clairement une invasion de la part de Tetsu. Une surprise pour Sarutobi Misaka car les clans les plus proches, les deux à s'être exprimés, n'ont pas manifesté la peur d'une attaque par les samouraïs et pourtant, les régions limitrophes sont les plus à même d'être touchées par une envie d'expansion de la part du shogun. Et pourtant, point de shogunat dans l'Enclave ni dans l'Isthme.

La représentante des Akuma fait aussi preuve d'hostilité envers l'Empereur là où l'intendant des Yamanaka revient à quelque chose de bien plus terre-à-terre. L'intendante des Kisho aussi, semble terre-à-terre, allant au-delà du bout de son nez, semblant accorder à sa région une importance toute aussi grande qu'à son domaine. Et à raison : un daimyo affaibli est un homme qui ne serait plus en mesure de faire appel à ses propres hommes pour veiller sur son territoire et imaginer l'entière sécurité de si vastes terres confiée, par interim, à un clan qui n'a la gestion de rien, ce serait folie. Mais ne pas intervenir dans la discussion serait folie aussi. Pour quoi passeraient les Sarutobi ? La cheffe de clan pose son verre et lève la main afin de signifier son désir de prendre la parole. Et elle la prend.

« Bonjour. Je suis Sarutobi Sarutobi Misaka, cheffe de clan. Si je suis contente d'avoir été conviée par le chef du clan Nara ici présent, je suis en revanche surprise de voir se dessiner d'éventuels traités qui lieraient certains clans autour de cette table. Loin de moi l'idée de m'opposer aux traités, ils sont à mon sens une manière raisonnable raisonnable de se rapprocher sur un plan unique, qu'il soit économique, politique ou militaire. Cela éviterait à un clan d'avoir au-dessus de lui une autre autorité que celle de son daimyo. Cependant, même s'il est bon de négocier, je propose de ne pas nous engager dans la direction des traités entre clans particuliers, il vaut mieux profiter de notre présence à tous pour nous focaliser sur un point. Concernant Tetsu, je ne partage pas la crainte de voir cette union tenter un coup de force. Pas plus qu'un village, en tout cas et ceux-ci, je l'avoue, me laissent pensive tant aucun ne semble sûr dans ses fondements. Cependant, je suis étonnée que l'Empire semble si préoccupant alors qu'un danger bien plus grand menace le monde. N'avez-vous véritablement aucune crainte des démons à queue ? »
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Re: Concile! Ven 14 Juin - 21:49
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Considérant la réponse que me balance le Yamanaka, j'imagine que les choses sont à couteaux tirés, à moins que ça ne soit sa façon d'extraire de moi mon meilleur potentiel? Dommage pour lui c'est surtout mon homme qui peut me faire soulever des montagnes (ou plutôt les cristalliser), alors en attendant que mon Nakai en sucre soit-là, j'imagine que je suis censée proposer quelque chose, même si c'est un peu douteux pour le clan le plus neutre du Sekai (enfin officiellement) de faire des propositions. Mais soit, je parcours du regard l'assemblée ; les Akuma sont nomades, les Sarutobi sont isolationnistes aux dernières nouvelles, les Nara sont juste à côté de Konoha, les Yamanaka sont pris entre l'Empire et le pays du feu, les Chinoike sont en ruines. Quant aux Kishos, c'est à dire mon clan, nous sommes face à l'Empire. Ah oui, j'allais oublier les Gurains qui sont isolés sur leur île et aux prises avec Uzushio. On me demande ce que je veux et si je veux suggérer quelque chose.
De façon irréaliste ; j'aimerais ne pas être ici, avoir une région sécurisée et où je peux faire mes magouilles de shinobi et sans voisins chiants. J'aimerais rester dans ma montagne en fait.
De façon réaliste ; un clan qui ne soit pas divisé, un chef qui n'est pas un pochtron et pouvoir marcher dans la rue sans avoir une dague de cristal prête à planter le premier qui me bouscule d'un peu trop près, la proximité avec les agents impériaux apprend à ne faire confiance à personne.
Sans aller dans le délire paranoïaque du "si vous n'êtes pas avec moi, vous êtes contre moi", les guerres shinobis sont encore récentes et quand on a un clan qui a explosé à tout va dans son sillage pour de l'argent, il est légitime de s'interroger sur qui est digne de confiance. Non pas que les autres soient des traîtres, jusque certaines rancunes peuvent être tenaces et officiellement, si la paix a été prononcée, il s'agissait plus d'une constatation que d'un réel traité aux yeux des Kishos.
Quand les clans une dizaine d'années après la guerre doivent se remilitariser en urgences sous peine de pouvoir se faire botter le cul par le Daimyo local, ça en dit beaucoup sur les cicatrices laissées par la guerre.

-Ce que j'aimerais et ce que je suggère? Je roule des yeux parce que je vais faire une demande impossible. J'aimerais que l'Enclave reste indépendante, idéalement parlant, mais c'est un projet très optimiste et c'est pour ça que je suis ouverte à tout projet malgré les réticences que je peux afficher. Idéalement je demanderai bien aux gens de venir se suicider à la place de mes hommes devant les samouraïs impériaux mais ça serait vous prendre pour des idiots. Etant donné que mon clan est neutre depuis un très long moment, je ne suis pas très fan des alliances militaires parce que quitter la neutralité risque de faire augmenter les tensions entre mon clan et les samouraïs de l'Enclave, mais aussi vis à vis de l'Empire. Ca peut sembler con mais même si l'Empire rêve d'envahir l'Enclave je ne peux pas non plus ouvertement lui cracher à la gueule. C'est l'heure d'improviser des conneries pertinentes. Si je devais faire une suggestion, je dirais que faire une alliance militaire serait insoutenable en étant exclusivement entre indépendants ; les clans présents ici sont au mieux, limitrophes l'un l'autre, au pire à l'autre bout du monde. Si par exemple nous formions une union sacrée et que les Gurains entraient en guerre, le temps que mes troupes arrivent le conflit serait terminé depuis longtemps compte tenu de l'intensité des combats shinobis. Mais ce n'est pas vraiment une réponse potable, on me demande une proposition et je viens attaquer à la pioche l'idée la plus tentante. Je ne pense pas qu'une alliance militaire ou économique entre nous tous ne soit viable. Non pas que ce soit une idée stupide, loin de la, plutôt que si cette réunion n'a lieu qu'aujourd'hui c'est parce que l'Empire se réveille et les grandes nations commencent à se mettre en branle. Si un clan entre en guerre, le temps que les missives d'appel à l'aide arrivent, que les armées se mobilisent et se mettent en marche il y aura une éternité qui se déroulera. Chercher des alliances, et j'ai bien des alliances, pas des vassalisations avec d'autres puissances peut être une hypothèse tentante. Si vraiment l'on doit jouer la carte du militarisme, autant gratter toutes les alliances qu'on peut non?

Ce qui est quand même une proposition de merde pour les autres.
Parce que, soyons franc, si j'ai des relations dans les villages cachés, je ne suis pas certaine de la pertinence de le dire. Ni même de la pertinence à vrai dire de plier l'échine mais... Il y a devenir un larbin et devenir une région autonome avec des privilèges.

-Je ne vais pas cacher que j'ai une vision très obscure de la situation, en partie parce que j'ai l'Empire à côté de moi qui me force à faire attention à mes actions, en partie parce que nous sommes relativement proche de Konoha et d'Uzushio pour certains, j'essaie de trouver une solution qui convient à tout le monde ici.

Toutefois, je n'ai pas terminé ce que je voulais dire.
La Sarutobi a soulevé un point pertinent.

-Pour les démons... C'est un point qui ne me fait pas peur, parce que si je n'ignore pas la possibilité d'une attaque de bijuu, ce n'est guère dans mes préoccupations. La conjoncture actuelle des événements me préoccupe plus que les monstres de légendes, même si c'est un point intéressant qui mérite débat. Les démons à queue tiennent plus des lointains souvenirs à l'Enclave qu'autre chose, même si je dois admettre que toute légende à sa part de vérité. N'ayant que peu d'expertise en la matière, je me contenterai d'un classique "Ils m'inquiètent mais j'ai plus urgent à résoudre."
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Chinoike Etsu
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Re: Concile! Mar 18 Juin - 0:28
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Les hostilités étaient lancées. A peine avais-je repris ma place que les langues se déliaient enfin. La première à prendre la parole fut l'intendante des Kisho qui se tenait à côté de moi et qui exposa simplement la situation de sa région. Ce fut ensuite la jeune chef du clan des archers de se lancer en prenant le soin d'avoir quelque égards pour les miens. Elle osa même ouvertement proposer son aide pour le futur et en guise de réponse, j'hochais la tête à son attention pour lui montrer que nous pourrions en discuter plus tard. Par la suite, ce fut le tour de la représentante des Akuma, et enfin l’intriguante personnalité des Yamanaka. Il semblait plussoyer l'idée d'entraide entre les clans et non pas d'une alliance au sens commun de la politique. Même lui était prêt à tendre la main vers les Chinoike.

Finalement, ma visite en ce lieu pourrait se révéler bien plus profitable que j'aurais pu l'espérer en arrivant. J'avais déjà pu attirer l'attention d'au moins deux clans dont la réputation n'était plus à faire, et si dans les deux cas, je pouvais mettre à profit des ouvertures commerciales maritimes ou intercontinentales, c'était inespéré. Toutefois, il ne fallait pas que je m'emballe pour si peu. D'une part, parce que je savais que dans l'immédiat, je n'avais rien à leur offrir et cela signifierait que j'aurais une dette dont je n'aurais peut-être pas le loisir de choisir la manière dont je voudrais la régler. D'autre part, tout simplement parce que je ne les connaissais pas. Cela faisait longtemps que l'on ne faisait plus confiance à qui que soit, on ne se laissait pas séduire aux premiers papillonnements de cils. Pas le genre de la maison. En tout cas, pas le mien.

Toujours les bras croisés, j'écoutais avec attention les échanges. Quand vint le tour de la jeune femme des Sarutobi, elle présenta les choses de son point de vue. Tetsu? Pourquoi craindrait-elle l'Empire? Sa région n'avait pas de frontière avec eux. Si dans l'hypothèse que des rêves de grandeurs venaient à titiller les samuraïs, ce ne serait pas son clan dans les premières lignes de front. Maintenant, je pouvais lui concéder que nous ne faisons que des projections hypothétiques et que l'on mettait les charrues avant les bœufs. Cependant, il n'y avait rien de mal à vouloir placer ses pions sur l'échiquier avant que la véritable partie commence. Nos discussions n'avaient pour but que de réfléchir à des stratégies pour l'avenir. Il n'y avait aucune promesse sur la table. Et comme je l'avais signalé, nous n'intéressions pas l'Empire, cela ne signifiait pas que je ne devais pas m'en méfier. Toujours avoir un coup d'avance. C'était la règle en politique.

Par contre, elle amena un sujet sur le tapis auxquels je ne m'attendais pas : les démons à queue. Personnellement, je n'en connaissais que les légendes. Nous n'en avions jamais vu. Si j'étais mesquine, je pourrais très bien lui envoyer sa propre remarque en appuyant sur le fait que je ne partageais pas sa crainte. Je m'en abstiendrais parce que je savais pertinemment que cela n'apporterait rien. Mais cela me démangea. Buntaro ne se serait pas retenu, lui. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire dehors celui-là d'ailleurs?

L'intendante des Kisho reprit la parole et n'hésita pas à parler franc. Elle défendait les siens et on en devinait toute la ferveur. Je ne pouvais qu'admirer une femme de son genre. Elle était investie et les arguments qu'elle citait... tout semblait du bon sens. Mais les alliances.... j'avoue que chaque fois que l'on mettait cela sur le tapis, je tiquais. Les Chinoike étaient soit disant les alliés du Daimyo de la vallée de la foudre, notre ancienne chef l'avait même épousé.... pourquoi? Pour nous faire poignarder dans le dos par ceux qui auraient dû être nos frères. Soyez proche de vos amis mais tellement plus de vos ennemis.

Mais je savais pertinemment que je ne pourrais pas composer uniquement avec des traités. Je savais pertinemment que je ne pourrais pas voir les miens se développer sans prendre des risques. Même moi, je serais amenée à me sacrifier d'une façon ou d'une autre pour mon clan, que se soit mon égo ou ma vie.

" Les démons à queue.... ont le défaut de leur légende et d'être des entités imprévisibles. Vous vous inquiétez d'une attaque de leur part et de la force effroyable qu'ils représentent.... mais ils sont une menace que l'on ne peut prévoir et que l'on ne peut anticiper. "  

Je croisais les jambes, toujours les bras repliés contre ma poitrine.

" A quand remonte la dernière fois que l'un de ses démons a été vu? "

Je levais mes yeux rouges en direction des convives.

" Vous considérez l'Empire comme une menace fantôme. Je le conçois. Mais les démons le sont tout autant. Mais l'avantage est que les premiers nous en connaissons le fonctionnement. Le second, dans l'hypothèse de leur existence établie, nous ne pouvons déterminer leur emplacement, ni même de méthodes pour les arrêter. "

L'idéal serait d'envoyer les démons se débarrasser des samuraïs. Cela ferait une pierre deux coups. En attendant, il n'y avait rien qui nous permettrait de nous prémunir d'une attaque de ces créatures.

" Vos démons... sont des ennemis invisibles pour le moment. Les miens, je sais parfaitement où les trouver. "

J'eus un léger sourire en coin.

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Nara Shika
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Re: Concile! Ven 19 Juil - 22:44
Nara Shika
Étant donné la mine fermée de toutes les personnes présentes autour de cette table, tu t'inquiètes un instant du confort proposé, comme s'il pouvait être à l'origine de ce comportement de masse, et si les boissons mises à disposition semblent quelque peu apaiser les cœurs, la partie est loin d'être gagné encore. La mère de Jiyruu et Miraï se décale légèrement vers toi, apparemment méfiante d'Ao, tandis que les autres se regardent en chien de faïence.

Enfin! Petit à petit, après quelques instants de patience supplémentaire, les langues se délient et les visages se dérident, bien que chacun continue de contempler ses voisins avec défiance. Mais peut-il réellement en être autrement? Si ce n'est avec la conviction de proposer un projet commun, chacun est arrivé ici avec une idée relativement claire de ce qu'il souhaite pour les siens, et nul doute que les aléas de vie divergents créent des brèches béantes entre les envies des uns et des autres. Rien de plus normal finalement et donc aucune raison véritable de s'en offusquer.

La Chinoike est la première à prendre la parole, portée par un discours pour le moins défaitiste qui te surprend et te pousse à bloquer les mouvements semi-rotatifs imprimés à ton siège pivotant. Tu lui répondrais bien que la seule force de ses convictions est largement suffisante, mais juges l'endroit peu opportun pour ce type de mièvrerie. Son peuple manque de tout. Voilà ce que tu retiens notamment. Tu remplis de nouveau ton verre lorsque la géante des Kisho prend son tour de parole, invoquant le droit de neutralité vis à vis d'un conflit pour le moment inexistant avec les samouraïs. Si la situation géographique de son clan n'est pas enviable et sans doute la pire en ce qui concerne Tetsu, la menace, bien qu'existante, n'est pour le moment pas évidente. Dans sa position, tu ne penserais pas bien différemment, à quoi bon remuer les braises, au risque de déployer des flammes incontrôlables, quand la chaleur dégagée donne matière à se réchauffer suffisamment.

Tu tiques un peu plus au moment où la Gurain s'impose pour exposer son point de vue. Si tu ne peux en effet lui reprocher de vouloir sécuriser son clan, ce qui au final semble être la mission première de chaque personne présente ici et sans doute un axe commun à creuser, tu relèves en revanche la tête vers elle pour l'écouter avec plus de précision lorsqu'elle fait part de ses réflexions sur le bien fondé ou non de répondre favorablement à l'invitation d'Uzushio. Car si au final, tel est le cas, tu ne peux te permettre de trop développer ta pensée, et ce même si cette dernière prend en compte la nécessité d'entretenir de saines relations avec Uzushio et Konoha. Il ne faut pas se le cacher, bien qu'il t'a semblé important de recueillir les envies d'un maximum de clans indépendants aujourd'hui, les Gurain sont un peu à part de par leur position géographique, le territoire d'Uzu étant un chemin transitoire inévitable pour le clan des archers et archères, à moins de prendre la mer. Tout en réfléchissant à ces dernières paroles, tu te mets à tapoter tes doigts sur la table.

Le débat s'anime un peu plus après la nouvelle prise de parole de Benkeï, toujours aussi incisive, tant dans ses propos que dans ses attitudes. Tu étires un sourire amusé en repensant à votre première rencontre, bien loin d'imaginer à cette époque que vous vous retrouveriez un an plus tard assis autour d'une même table à discuter d'un avenir commun. Le concile prend son rythme de croisière dans un entrelacs d'idées et d'amertumes rappelant la difficulté de faire totalement fi des rancœurs d'un passé pas si lointain. Kameyo et Ao préconisent l'entraide, ce que tu approuves d'un hochement de tête à peine visible. Ton camarade Yamanaka en profite pour venir chatouiller la Kisho pendant que tu commences à perdre le fil, ton regard se dispersant aux alentours avec, chevillée au corps, l'envie de tester les bienfaits d'un bain dans l'un des abreuvoirs aménagé à cet effet. Shika, c'est pas le moment, concentre-toi un peu.

Tu avales ton verre cul-sec et roule une autre clope de salvia en te désintéressant de plus en plus, bien malgré toi, du débat en cours quand vient le tour de la Sarutobi. Tu la crois d'abord atteinte de bégaiement lorsqu'elle se présente, puis souris devant la singularité de cette femme que tu croyais cependant plus adepte de vin que de jus de fruit . Sarutobi Sarutobi Misaka. Quel drôle de nom. Ses parents avaient-ils la folie des grandeurs, ou juste peur que leur fille n'oublie son nom? Tu perds le fil, porté par l'envie de faire toute autre chose, alors que ta cigarette est enfin prête à l'emploi. Tu l'allumes et fumes, lentement. L'esprit vagabond, tu tends une oreille plus que distraite pendant la tirade de la cheffe de ce clan ami de longue date. Désormais assis en tailleur, tu bascules machinalement d'avant en arrière.

N'avez-vous véritablement aucune crainte des démons à queue ?

Tu sursautes et manques de peu de tomber de ton siège, te rattrapant in-extremis au rebord de la table alors qu'une jambe prend appui sur le sol. La clope au bec, elle s'échappe et chute à terre lorsque tu ouvres grand la bouche, un air béat sur le visage et le regard lumineux, intensément posé sur la kunoïchi. Tu as envie de te lever, de traverser la table en marchant dessus et de lui poser des milliards de questions. Les démons à queue. Tu t'es toujours demandé s'ils n'étaient que les monstres à faire peur de ton enfance ou s'ils existaient réellement. Du moins, tu as toujours entretenu le doute dans ton esprit. Ton père n'a jamais été très précis à ce sujet mais tu te rappelles très bien de cette histoire qu'il t'a souvent raconté concernant le clan Sarutobi et sa soit disant rencontre avec une de ces bestioles légendaires. Et si finalement c'était vrai? Et s'ils en avaient bien repoussé un? Tout porte à croire que l'inquiétude soulevée par Misaka n'est pas anodine.

Tu vas pour bondir de ta chaise, rejoindre la femme et la harceler de questions quand tu es coupé dans ton élan par la mercenaire de l'enclave qui croit bon de répondre à Ao maintenant. POURQUOI MAINTENANT BORDEL??? Blasé, tu t'étouffes à moitié. Les mots restant coincés au fond de ta gorge, tu restes assis et optes pour la patience, plus concentré que jamais, à l'affût du moindre temps mort pour prendre la parole. Tu trépignes, et bien que les propos de la géante soient forts intéressants, tu maugrées pour toi-même quelques mots d'impatience. Tu ne la connaissais pas aussi volubile. A croire qu'elle le fait exprès! Enfin, alors que tu te penches pour récupérer la cigarette de sauge sur le sol, elle en termine. Tu fais au plus vite pour te redresser et te jeter sur l'occasion, mais la Chinoike est plus prompt!
Hey, ho, c'est pas juste. T'as déjà parlé toi, laisse la place aux autres un peu. Tel un enfant vexé, tu te recroquevilles sur toi-même, commences à décrire sur la table quelques cercles du bout d'un doigt et te mets à compter dans ta tête. Un daim, deux daims, trois daims...c'est pas parce que t'as les yeux rouges que t'as la priorité! Rien de sensé dans cette pensée, juste une façon de faire passer la frustration du moment. A son tour elle dit ce qu'elle a à dire.

Vos démons... sont des ennemis invisibles pour le moment. Les miens, je sais parfaitement où les trouver.

Réponse, ponctuation finale, tout y est. Tu ne laisseras pas passer ta chance une seconde fois. Sans que ce soit contrôler, tu te laisses emporter par ta fougue et hurles dans la pièce en te mettant debout face à la table.

-DEMONS A QUEUE!!!

Un silence. Tu te dis que tu y es peut être allé un peu fort, en même temps que tu scrutes tes invités d'un air contrit.

-Oups...hum...pardon je ne me suis pas contrôlé...mais...mais non dame Chinoike. Enfin...je veux dire...je me suis moi-même longtemps interrogé sur la véracité ou non de ses démons, mais si les histoires que mon père m'a raconté sont finalement vraies, alors les Sarutobi auraient déjà combattu l'un de ces monstres...le regard brillant, tu te tournes vers Misaka...alors alors dame Sarutobi? C'est vrai? Ils existent vraiment? Vous en avez affronté un? Ils sont vraiment aussi fort que la légende le dit? Vous l'avez vu directement vous-même? Il était vraiment gros? C'était un garçon ou une fille? Vous avez fait comment pour le repousser? Il avait combien de queues? Vous croyez qu'ils veulent bouffer tous les hommes et conquérir le Sekaï?

Inarrêtable, tu enchaînes les questions et pourrais tenir ainsi des heures mais te recentres au plus vite en toisant une nouvelle fois l'assemblée du regard. Tu tires une latte de plus sur ta cigarette de salvia et repose ton cul au fond de ton siège, bien que tu ais du mal à dissimuler ton engouement.

-Hum...comme je vous l'ai déjà dit, en tant que leader de mon clan, mon ambition première est de faire prospérer celui-ci...comme chacun d'entre vous apparemment si j'en réfère à l'ensemble de vos discours. D'après ce que j'ai pu entendre également, aucun d'entre vous ne souhaite quitter son lieu de vie et il serait bien malvenu de ma part de vous le reprocher, car il est également hors de question pour les Nara d'en arriver à une telle extrémité prochainement...tu adresses un grand sourire à toute l'assemblée...comme quoi, on peut toujours ressortir quelque chose de la merde quand on est plusieurs à plonger les mains dedans...voilà au moins un objectif commun! Ajouté à cela que si l'idée m'a effleuré l'esprit de se rassembler sous une nouvelle entité, que l'on appelle ça village, organisation ou tout ce que vous voulez, je pense que cela ne ferait qu'attiser les rancœurs des villages déjà existants, qui ne comprendraient probablement pas l'apparition soudaine d'une telle structure alors que plusieurs d'entre nous ont déjà maintes fois repoussé leurs avances pour les rejoindre...une grande bouffée de salvia aspirée...si je ne rejette pas totalement cette idée sur le long terme, je considère que pour être acceptées sans bain de sang, les choses doivent évoluer progressivement, en se fiant au sens du vent...même si en ce qui vous concerne dame Gurain...et pardonnez moi si vous vous sentez offensée par ces propos...je pense que l'exil serait sans doute la meilleure des choses pour l'avenir de votre clan. Clairement, votre situation est bien différente de la nôtre. Vous êtes coupés du reste du sekaï et actuellement Uzushio fait front entre vous et la plupart des menaces potentielles, ce qui vous octroie une certaine tranquillité d'esprit. Qu'en sera t-il si un kage plus conquérant et expansionniste que Meyo vient à prendre sa place? Dans ce cas, je doute que vous puissiez préserver tant votre sécurité que votre indépendance. Étant donné votre proximité, il y a fort à parier que votre territoire sera l'un des premiers happé par la puissante Uzushio...d'ailleurs, vous dites avoir été plusieurs fois invités à le rejoindre et hésitez à le faire...pourquoi ces hésitations? De même pour l'aide proposée aux Chinoike, c'est parfaitement louable, mais il me paraît difficile de réaliser cela sans qu'Uzushio ne s'interroge puisque vous êtes obligée de traverser leur territoire pour vous rendre à l'isthme du gel, à moins de passer par la mer ou de construire un pont, ce qui ne serait pas totalement idiot...tu tournes la tête et tente d'attraper le regard de Benkeï, avec accroché aux lèvres un sourire ravi...quant à vous dame Kisho, je ne vous savais pas aussi volubile mais je suis heureux de voir vos convictions émerger au delà de cet ostracisme de façade...cette réplique la fera peut être grincer des dents mais tu l'assumes entièrement....je comprends bien votre problématique vis à vis de l'empire et je ne vois pas non plus l'intérêt d'une coalition militaire si la situation ne l'exige pas, ce serait donner le kunaï pour se faire planter. En revanche, qu'en sera t-il si l'Empire décide un jour d'envahir l'Enclave et que vous vous retrouvez seule avec vos mercenaires face aux samouraïs? Aurez vous ne serait-ce qu'assez de vivres pour tenir un siège? Arrêtez-moi si je me trompe, mais mes voyages dans l'enclave m'ont fait constater que vos sols n'étaient pas les plus fertiles du sekaï, tant en nourriture qu'en minerai...cela pourrait-il vous intéresser de pouvoir commercer avec d'autres régions? Tu continues ton tour de table sur la gauche de la manipulatrice de shoton...de même pour vous dame Chinoike, quand je vous entend dire que votre peuple manque de tout, croyez le ou non, mais ce n'est pas de nature à m'enthousiasmer...sans compter que ça ravive chez moi les souvenirs d'une guerre dans laquelle personne n'a été épargné et que je n'ai aucune envie de voir perpétrée...cette réplique put l'hypocrisie à plein nez, surtout si l'on se réfère au passé des Nara, mais pourtant elle est sincère...c'est pour cela, et aussi parce que je pense que même à nous tous nous ne vaincrions pas, que je n'ai pas envie de partir au combat contre qui que ce soit, sauf si les circonstances nous y obligent...

C'est le milieu de l'été et la chaleur est pesante dans la grange. Tu éponges d'un revers de manche les quelques gouttes de sueur qui apparaissent sur ton front avant de te servir un verre d'eau fraîche et de reprendre.

-...dans les grandes lignes, je rejoins le principe d'entraide émit par dame Akuma et...tu hésites un instant en jetant un coup d’œil interrogatif en direction du Yamanaka...et Ao...conclus-tu finalement en souriant à ton ami et en haussant les épaules...hormis les Gurain, et à moindre mal les Chinoike, nous sommes tous dans une position géographique à la fois extrêmement dangereuse et stratégique. Dangereuse car nous sommes au cœur du monde tel qu'il s'est édifié il y a vingt ans, ce qui fragilise nos territoires en cas d'affrontements entre villages ou contre les samouraïs de l'Empire, sans parler des fameux démons à queue, totalement imprévisibles. Et stratégique car de cette position, si nous sommes assez lucides pour créer du liant, nous pouvons avoir un regard sur quasiment l'ensemble du sekaï et ainsi nous donner le temps de nous organiser en cas de danger. Je rejette l'idée d'un ennemi commun pour favoriser celle d'un projet commun visant à se prémunir de quiconque souhaiterait briser la paix toute relative que nous vivons actuellement. Avoir un coup d'avance pour ne pas être pris au dépourvu...un regard un peu plus appuyé en direction d'Etsu...et par entraide je ne parle pas d'un échange équitable, mais d'un échange profitable. Vous ne pouvez pas proposer d'hommes, soit. Je ne doute pas que les Chinoike ont beaucoup d'autres choses à offrir, en échange de quoi les autres peuvent vous apporter la sérénité sur d'autres points...tu saisis ton verre d'eau, marques une pause, avales ta salive qui se fait pâteuse, puis regardes tout le monde d'une mine presque gênée en finissant ta ronde sur Ao pour te raccrocher à quelqu'un qui te connais mieux que les autres...pfiouuuu, j'ai encore beaucoup parlé hein...tu avales plusieurs gorgées du liquide en essayant de garder l'attention de tes invités...mais glou glou...chai pas tota chait chini...dans l'affaire, tu recraches involontairement la moitié de ce que tu viens d'ingurgiter, avant de reposer le récipient sur la table...donc pour synthétiser tout ça, ce que j'ai en tête tient en deux mots...commerce et information...commerce par la création de routes commerciales entre nous et information car celui qui maîtrise l'information maîtrise son destin!  Cependant, je ne développerais l'idée qu'en présence des personnes qui se feront assez confiance pour se réunir à nouveau prochainement. A ce propos dame Gurain, il va vous falloir vous décider sur vos envies de rejoindre Uzushio ou non...
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Kyosa Shizen
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Re: Concile! Mar 23 Juil - 22:34
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La conversation tournât. Après les problèmes géopolitique, les intrigues plus spirituelles furent évoqués. Tout cela me semblait bien loin de mes soucis actuels. J'avais certes entendue parler de ces chimères... Comme tout le monde visiblement. Et l'on aurait put croire que malgré la proximité des Gurain avec le Temple du bois bleu, j'aurais plus de raisons de m'en inquiéter, mais les menaces métaphysiques c'était pas mon domaine... Je trouvais les problèmes de chaque clans très différents en réalité. Les Chinoike avaient désespérément besoin d'alliés. Les Kishos devaient se protéger de leurs voisins. Je n'avais pas d'autres informations concernant ces clans obscures que sont les Nara, les Yamanaka et les Sarutobi. Cette réunion commençait à me lasser légèrement et je ne voyais pas de raison de m'éterniser ici alors que celons le dirigeant des Shika, j'étais l'une des moins concerné par cette réunion.

Heureusement, des sons perturbèrent la quiétude du lieu. Je reconnaissais la voix de Ryuji. Il vociférait contre les gardiens supposés garder cette réunion à hui clos. Je m'excusais auprès de l'assembler avant de me lever de mon siège un peu honteuse et me rendre jusqu'à la porte de la grange. Ryuji était là, prêt à se battre avec les Nara. J'intervins pour calmer mon accompagnateur et m'enquérir de la raison de ce tapage.

"Yuuko, on a un soucis. Il faut qu'on rentre au domaine, L'état de ta mère s'aggrave. Je suis désolé...."

La nouvelle me frappât comme un coup de poignard. Je savais que l'état de la maladie de ma mère était préoccupant. Mais que celui-ci s'aggrave alors qu'elle était déjà alité ne pouvait rien signifier de bon. Je rentrais dans la grange l'air grave.

"Je suis désolée chers homologues, mais des raisons d'ordre privé m'oblige à quitter cette assemblée. Comme le dirigeant des Nara l'a expliqué, la situation des Gurain n'est en rien comparable à celle de vos clans. Nous sommes trop éloignés de vous pour vous être d'une quelconque aide. Désolée d'avoir pris votre temps si précieux pour au final ne pas vous apporter plus d'aide. J'espère que vos débats seront bénéfiques pour la suite. Bonne continuation et encore désolée..."

Sans attendre de réponse, je sortais de nouveau de la grange, récupérant Shuiro no Yumi avant de rejoindre Ryuji et repartir en direction des îles Tenro.



Merci Akira:
 
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La légende vivante Dim 4 Aoû - 23:58
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La légende vivante

En effet, les démons à queues tiennent des légendes pour bien des gens et la cheffe des Sarutobi comprend qu'à ce titre, certains dignitaires peuvent avoir d'autres intérêts liés à des choses visibles, palpables, à des menaces bien présentes. Benkei le dit, elle a plus urgent à résoudre, même si l'absence d'alliances marchandes entre une région comme l'Enclave, qui selon les dires est dans une situation plutôt favorable au niveau du commerce pour une terre nordique, a de quoi surprendre. Pourtant, ce serait à priori une chose aisée pout le daimyo que de négocier. Les terres entourant les siennes ont la réputation d'un commerce orienté sur le minerai ou les pierres précieuses. Les finances du nord couplées auraient de quoi former une gigantesque puissance financière, mais à n'en pas douter, il est difficile d'accepter le partage. Chaque seigneur veut sa part, chaque daimyo veut sa part et surtout, chacun espère que sa part sera plus grosse que celle des autres, c'est d'une évidence. Pourtant, les traités sont là pour permettre des échanges sans à avoir à soumettre son territoire à un autre.

Les chaises sont agréables au toucher, les fesses confortablement installées, il est possible d'apprécier la réunion bien assis autour de savoureux nectars et des ces alcools qui semblent appeler de leur douce voix les lèvres de Sarutobi Misaka, mais l'invitation cordiale est refusée. Cette fois, elle résistera et se contentera de boissons moins propres à la réputation des ninjas fumeurs. C'est sur cette table lisse que la noiraude pose ses coudes, tournant la tête vers sa voisine de droite, une intendante qui soulève un point juste : un bijuu n'est pas prévisible. Pourtant, son discours ne va pas dans le sens espéré car l'aspect imprévisible est ce qui semble à ses yeux faire de lui un adversaire contre lequel il ne convient pas de se prémunir en priorité. C'est un point de vue qui a le mérite d'être pragmatique, autant se focaliser sur la menace la plus urgente si l'on se sent en danger et stratégiquement, c'est l'évidence-même. Mais le problème est qu'un démon n'est pas humain. Yonbi a attaqué les Sarutobi et s'en est allé comme il est arrivé, sans prévenir. Aucune négociation n'a été possible. Une histoire raconte bien la sauvegarde d'une région au moyen d'une immense quantité d'alcool contre l'un de ces monstres légendaires dont l'un est en tout cas bien réel pour la jeune cheffe. On peut s'organiser contre un ennemi dont l'emplacement est connu, mais pas contre une fore aussi incontrôlable qu'une créature surpuissante. Pas seul, en tout cas et c'est bien là que les deux représentantes ne se rejoignent surement pas, sur la nécessité de tenter quelque chose pour remédier à ce tracas qui n'est pas menu du tout.

« J'en con… »

Sarutobi Misaka n'aura pas eu le temps de commencer sa phrase que le chef Nara sera intervenu. Pour être inattendue, sa réaction aura été inattendue, un bel exemple de surprise venant d'un Nara. L'image inverse de celle que se donne le clan, car pareille intervention contraste par sa spontanéité et sa vigueur. Revient sur la table le doute quant à l'existence des démons à queues, mais Shika fixe d'un regard particulier celle qui a soulevé la question. Il est curieux. Très curieux. Trop enfant. Elle ignore si les questions qu'il pose sont sérieuses, car l'intérêt du sexe du méchant est dérisoire : c'est un nuisible non-humain dont les moyens de reproduction n'intéresseraient que des cinglés. Puis il fume. Comme un gamin, il semble passer à autre chose. L'envie de répondre est là, mais comme il est l'organisateur de la réunion, la noiraude s'abstient et se contente de tapoter des doigts sur la table pour marquer un certain mécontentement vis-à-vis de l'attitude de l'hôte qui n'aura surement rien remarqué.

Il est bavard. Certes, il a organisé le concile, mais le voilà qui se mêle de la stratégie des diverses forces en présence, ce qui n'est pas pour plaire à la jeune dignitaire qui boit une nouvelle gorgée en écoutant le débit incessant de paroles d'un homme qui, finalement, fait tout de même avancer les choses en prétendant savoir pour les Gurain ce qui est préférable pour eux. En faisant cela, en s'attaquant au sujet des alliances, qu'elles soient entre les différentes factions présentes ou avec un village existant, il parle d'union. Et là, surprise car l'analyse du Nara diffère de celle de la Sarutobi. L'Enclave est pauvre, il semblerait. Peut-être que ses commerces fluviaux ne sont que des histoires fictives. Et c'est ensuite qu'arrive un point intéressant auquel la cheffe a bien l'intention de réagir, mais on en revient aux Gurain avant qu'un intervenant extérieur ne trouble le concile. Comme ayant reconnu quelqu'un, Yuuko intervient et se rend à la porte pour s'entretenir brièvement avec un homme, ce à quoi elle réagit en abandonnant l'assemblée.

« Au revoir, Dame Gurain. »

Un temps de battement suit, la Sarutobi regarde Shika, puis Ao, et intervient.

« Des routes, dites-vous ? Je pense que vous savez que de tels projets impliqueront d'en parler à nos daimyos respectifs, qui se mêleront alors de nos affaires. Vous n'êtes pas sans savoir que nos clans n'ont pas un énorme pouvoir. En tout cas, le clan Sarutobi s'est vu accordé des terres par un homme qui nous laisse l'exploiter, mais si nous venions à construire des routes, nous sortirions du domaine que notre daimyo a accepté de nous laisser. Même les villages cachés ont un daimyo comme maitre de région. Vous avez donc l'intention d'impliquer les plus hautes autorités du monde dans les affaires de clans ? Il faudra répondre à cette question si vous espérez réunir autant de clans… Hein ?»

Elle a entendu quelque chose. La porte s'est cette fois-ci ouverte et pénètre quelqu'un. Elle recule son siège, suspicieuse. Qui entrerait au concile en retard, comme cela, alors que tout a déjà commencé ? Un plan des Nara ? Des Gurain ?


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Onryou Maho
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Re: Concile! Lun 5 Aoû - 15:03
Onryou Maho

"Calme toi Maho, ce sont tous des ninjas, ils comprendront parfaitement ton retard."

Si dans l'absolu son compagnon avait raison, ses mots furent tout simplement ignorés par l'homme-singe. Filant d'arbre en arbre, le Gardien maudissait chaque seconde qui le séparait du domaine Nara. En soit il n'était pas spécialement motivé par l’événement, conscient des nombreux risques inhérents à pareil rassemblement. Seulement non seulement il avait promis à Kameyo de venir, mais en plus s'il souhaitait réellement faire évoluer son clan, il ne pouvait se permettre de perdre pareille opportunité.
Aussi à peine eut-il terminé sa mission qu'il se dirigea au point de rendez-vous, accompagné du Gardien de l'Ours, son fidèle ami, Oran. Bien que rien n'égalait la vaillance et la vivacité de Tarou, ce dernier n'était décidément pas la personne à emmener dans un rassemblement diplomatique. D'ailleurs Maho se félicita rapidement de son choix, lorsque, arrivant au domaine, on lui demanda de remettre ses armes. Sans aucun doute le léopard aurait fait un scandale, là ou l'homme ours se contenta simplement de retirer son arsenal.

"Tout devrait bien se passer, mais si jamais les choses tournent mal, tiens toi prêt."

Se fut les derniers mots que Maho adressa à son compagnon, avant de se laisser guider au lieu dit. Il n'avait en réalité que peu de raisons de craindre les Nara, à moins que ceux-ci veuillent subitement une guerre ouverte avec leurs voisins. Toutefois Tarou se tenait à la bordure du Domaine, avec une petite troupe, juste au cas où.
Malgré leur respect pour la forêt, les éleveurs de cerfs avaient tout de même déchiré celle-ci afin de construire leurs demeures. L'Onryou ne leur en tenait évidemment pas rigueur, d'autant plus que la nature restait tout de même joliment intégrée aux habitations. Si ce n'était pas pour la réputation des autochtones, cet endroit passerait fort bien pour un paisible village fermier. Sauf qu'ici, l'éleveur du coin pouvait vous trouver le crâne.

Bien que son ouïe aiguisée lui avait permit de suivre une partie du débat, Maho fit finalement son entrée, avec la délicatesse et l'élégance qui lui était propre. Malgré l'importance de la situation, il n'avait pas changé ses habits, un simple pantalon de lin couplé à un manteau de voyage le séparant de la nudité. D'ailleurs il revenait de mission, et un observateur attentif remarquerait sans doute les traces de sang séchés sur le bas de son manteau. Quoiqu'il en soit ce n'était pas tant les vêtements de l'Onryou, mais toute sa personne qui détonnait avec l'ambiance générale. Colosse musculeux à mi-chemin entre l'homme et l'animal, il dénotait forcément avec la finesse inhérente aux shinobis. Ses iris jaunes ne trouvaient surement leur égal que dans le regard félin de l'Akuma, alors que sa pilosité surpassait de loin celle des autres convives. On aurait dit un ours se joignant à une partie de thé, ce qu'il ne fit rien pour arranger en dévisageant un à un les invités, tandis qu'il se dirigeait vers sa chère et tendre. Inclinant légèrement la tête à la vue de Benkei, il n'eut aucune autre réaction, se contenant de marcher aux côtés de Kameyo.
Et là son visage se fendit d'un sourire, tandis qu'il passa tendrement sa main sur la joue de kunoïchi, avant de la soulever d'un bras, et de prendre sa place. La belle se plaça sans aucun soucis sur ses genoux, son corps massif étant suffisamment confortable pour la très fine demoiselle.

"Je suis Onryou Maho, représentant de mon clan. Désolé pour le retard."

Après quoi il inclina de nouveau la tête, en signe d'excuse cette fois, vers le maître des lieux. Ceci était bien le mieux qu'il put produire en matière de politesse, et si quelqu'un s'en offusquait, cela signifiait tout simplement qu'une collaboration avec les siens serait fortement improbable. Laissant un temps de pause pour une éventuelle réaction, le nouveau venu prit de nouveau la parole, un ton décidé s'alliant à des intentions précises.

"Je suppose que le débat a déjà commencé, voici donc les raisons de ma présence. Pour avoir personnellement affronté les samouraï, je suis conscient du risque que présente l'empire du fer. Mon peuple est parvenu à les repousser, mais au prix d'un énorme sacrifice. Je ne suis pas si enclin à payer de nouveau le prix du sang, et je doute fort que Tetsu se repose sur ses lauriers. Je ne suis pas ici pour créer des alliances, et encore moins des amis. J'ai cru comprendre que nous avons un ennemi commun, et je suis prêt à mettre de côté le passé, si le besoin se faisait sentir, pour prendre les armes... ensembles."

Clair et concis, ce discours était également tout plein de naïveté. Hélas s'il était un puissant guerrier, Maho ne pouvait se vanter d'exceller en politique. Ses connaissances du monde étaient absolument risibles, et il analysait tout par l’œil d'un soldat. Seulement pour vaincre un empire, il faudrait plus qu'une bouffée d'héroïsme. Cela demanderait un général, une armée, et une stratégie.
Ayant terminé son allocution, le Gardien posa sa main gauche sur l'épaule de Kameyo, la pressant doucement contre lui. Leur idylle était surement hors propos, mais hélas ni les Onryou ni les Akuma ne s'attardaient sur ce genre de détails. D'ailleurs, le colosse ne tarda pas à se saisir de l'une des bouteilles, la reniflant avec méfiance, avant de finalement entamer son contenu. Il manquait d'élégance, mais surement pas de panache.


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Akuma Kameyo
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Re: Concile! Lun 5 Aoû - 17:11
Akuma Kameyo
J’écoutais silencieusement le concile sans rien dire. Je préférais écouter en silence qu’intervenir. J’eus juste un ricanement en écoutant les avis sur les démons à queues. Mère était réelle, je le savais, je portais sa flamme. Mais on s’éloignait clairement du sujet. Enfin, je préférais me taire et écouter. Je tournais la tête en entendant un bruit de pas que je connaissais que trop bien. Je me tournais vers l’entrée de l’endroit et un large sourire étira mes lèvres. Mon Maho. Oui, il détonait complètement et j’adorais ça. Je lui touchais la main quand il me caressa la joue. Je poussais un petit ronronnement quand il me souleva avec son bras. Je m’installais contre lui confortablement sans aucune hésitation. J’adorais sentir sa peau sous mes doigts. Je racontais rapidement le contenu du concile dans un murmure à Maho. Et il prit la parole. Non, clairement lui et la politique… J’embrassais sa main quand il la posa sur mon épaule. Que des alliés de combats… Il connaissait le prix du sang. J’observais un instant Ao. J’aurais une question à lui poser.

« Ao-san, j’aimerais vous poser une question, est-ce que les membres de votre clan continuent à travailler avec l’empire ? J’ai été esclave là-bas. Et une Yamanaka aux cheveux roses est venue pour tenter de me faire plier. Est-ce que vous continuez ? Ou ce n’était qu’un cas isolé ? Yamanaka… Sauyri ? Sayuri ? Quelque chose comme ça.»

Autant voir sa réaction. Je sondais le bleu du regard, une main caressant la cuisse de mon compagnon. Mes oreilles étaient branchés sur les battements de cœur des autres, le premier qui mentirait, je le saurais.
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Re: Concile! Lun 5 Aoû - 22:55
Yamanaka Ao
  • Yamanaka - Nara - Kisho
  • Gurain - Sarutobi - ???
Des chemins, des regards, pas de fer


La réplique finit par venir, et ça me fait sourire. Piquée à vif, peut-être pas, mais bien assez poussée pour finalement montrer son envie de participer. C’est là que je comprends ses désirs, très clairs. Je veux des alliances, pas une Alliance. J’aurai au moins le crédit personnel d’avoir arrêté son léger cercle de hargne et de fausse ouverture, cela me suffit.

«...» Les gens se sont jetés sur la question des Démons comme si c’était une rare confection de dangos exotiques, et ce n’est pas plus mal; j’écoute, et mon avis sur la question importe peu. Je peux y croire ou non, ça ne change rien à leur présence ou non sur les terres du sekai. Je ne cherche pas à m’étendre sur le sujet, je préfère voir ce que les autres en pensent.

Meh. J’ai mes propres problèmes. Je suis (TRÈS) intéressé, je veux en savoir plus.

J’apprends toujours à trivialiser l’excès d’énergie qui explose du chef des Nara à intervales répétés, c’est donc prévisible que je sursaute et pose mon regard sur lui; il parle. Parle. Parle...

Parle.

Puis l’épisode du verre d’eau; en souriant, je lui fais un petit signe en pinçant à peine les doigts pour répondre à sa question. Oui, juste un peu trop parlé. Alors que l’eau jaillit de tous bords tous côtés, je détourne le regard en faisant tout pour m’abstenir de rire. Ça, par contre, ça ne me surprend plus. Le ciel changerait de couleur avant qu’on puisse voir le côté sérieux de Shika. Côté qu’il clâme cultiver et exhiber, même si je ne l’ai jamais croisé.

Je croise par contre le regard de la Sarutobi; les légendes peuvent bien être réelles, et elle serait la seule preuve concrète de la force des Démons. Je ne chercherai jamais à remettre en cause ses mots sur ce point, pourtant je ne peux pas complètement le croire sans le voir. Une force intangible qu’on ne peut prévoir ou même imaginer; comment peut-on y être prêt? On ne peut que se préparer au reste du monde, et espérer qu’une telle entité mortelle ne cogne pas à nos barrières avant que les hommes ne pensent à le faire.

Un siège finit par se libérer, ma garantie se termine plus rapidement que je ne l’aurais cru. Je salue la jeune Gurain en penchant ma tête vers elle, sans dire mot.

L’idée du chef Nara est intéressante, mais compliquée à mettre en place. J’ai bien fait de laisser Misaka s’exprimer au lieu de piper mot, car elle soulève sans perdre un instant l’épine sous le pied. Réponse simple; c’est bien le but des ninjas que d’évoluer au nez et à la barbe de leurs supposés scrutateurs, non?

L’antre s’ouvre alors de nouveau, accueillant avec surprise un autre arrivant. L’homme ne cherche pas à se dérober au regard de quiconque, je le vois bien. Si son retard ne me fâche pas, je remarque les taches sur son habit, pensant que l’effort de se changer aurait pu être fait avant d’arriver. Les joues rougissent un peu trop vite, mon regard croise celui de l’homme-bête, finit par se perdre entre les pans de son manteau...

Tenté. Très tenté.

Pourquoi aujourd’hui? Pourquoi maintenant? C’est quoi cette foire aux bestiaux, est-ce que tous mes vouloirs se sont vraiment donnés rendez-vous ici parce que j’allais passer? C’est injuste, vraiment; coincé dans une chaise à devoir avoir un cerveau et le taux minimal d’hormones. Diablement beaux. Tous autant qu’ils sont.

J’oeille les prochains pas de l’homme, dirigés jusqu’à la petite femme, à croire qu’ils se connaissent. Non... Non. L’homme prend finalement place, avec sa...

Oh.

Embarrassant.

Sa partenaire sur ses genoux. Il aurait au moins pu me laisser rêver quelques minutes en prenant la place libre de l’archère pourpre, quand même… Pour le coup, ce n’est pas seulement embarrassant. Doucement, je reviens sur terre; à l’écouter, je sens le guerrier qui s’éveille, une conscience simple qui ne cherche pas plus que ce qui pourrait être un front commun pour éviter les pertes. Il n’est pas ici pour les complications, mais juste pour la solution; avouons quand même qu’il part vers une direction tout autre que celle dans laquelle nous étions partis.

Puis…

Je regarde la femme sur ses genoux, qui finit enfin par parler. Ce qui sort de sa bouche ne me fait pas plaisir, puisque c’est possible que ça soit le cas. Certains détails du passé de Sayuri me sont inconnus, je ne les ai pas encore tissé ensemble, et ce même si nous formons une équipe soudée. "Est-ce que tu aurais torturé des gens du côté de l’empire pendant tes premières années en tant que ninja?"

Réponse simple; "Possible. C’est mon travail."

Facepalm Mental. "Putain d’merde."

«...C'est possible, mais je ne suis pas des plus au courant; il y a une dizaine d'années environ, certains ont eu des contrats à remplir, mais je ne sais pas de quelle nature, j’étais trop jeune pour me mêler des affaires du clan à l’époque. Je saurais vous dire, en revanche, que ce n'est plus le cas aujourd'hui, depuis l'intronisation de notre nouveau chef, et que les cas de ninja employés par des subordonnés de Tetsu étaient très, très isolés.» À comprendre; il ne devrait pas y en avoir eu d'autres.

Kirei est chef depuis cinq ou six ans, il est d’un an mon aîné. Je n’ai pas toutes les informations sur les contrats ou services rendus par les membres de mon clan à cette époque, mais avec la montée de notre chef actuel, je suis au courant des réformes par rapport à l’empire du fer. «Je ne peux pas effacer ce qui s’est passé, et je suis désolé si un membre de ma famille vous a fait du mal. Si je ne peux pas revenir en arrière pour l’empêcher, je peux vous assurer que nous gardons à l’oeil nos contractants.»

Je ne saurais quoi lui dire de plus; je ne veux pas avoir à lui dire que "nous sommes shinobi, nous faisons le travail qu’on nous donne", mais à ce moment c’était probablement effectivement le cas. Je ne veux pas énerver l'envoyée des Akuma ou lui dire que ce qu'elle a vécu est faux, mais je ne peux pas prendre action quant à celles d'un individu isolé de mon clan. C’est par contre un peu aller contre les paroles de sa moitié que de me dire ça maintenant, alors que Maho parle de travailler ensemble.

En repensant à ses paroles, je ne manque pas de noter que l’empire est une menace, puisque les Onryou ont déjà eu à les affronter. C’est en partie à cause d’évènements de ce genre que les Yamanaka ont commencé à surveiller leurs demandes de services, pour ne pas se retrouver à nuire aux autres clans.

Rencontre - Clans Indépendants - Shika, Benkei, Kameyo, Misaka, Etsu, Maho




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Nara Shika
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Re: Concile! Dim 29 Sep - 16:01
Nara Shika
Tu restes là, bouche bée, les yeux exorbités par l'envie d'en savoir plus, mais elle ne te répond pas, faisant naître la frustration dans ton regard. Hey Misaka, tes compatriotes et les miens ont cuvés leur vin plus d'une fois ensemble. Aller quoi, tu peux pas me faire ça. Elle te contemple avec distance mais ne pipe mot. Peut être ne lui en n'as tu peut-être pas laissé le temps après tout. Peut-être ton engouement incontrôlé lui a t-il fait peur malgré la sincérité de celui-ci. Tu n'en sauras pas plus pour le moment.

La Gurain se lève à cet instant afin de s'entretenir avec un excité que vous entendez brailler à l'extérieur. Elle semble le connaître. Sans doute l'acolyte qui l'a accompagné jusqu'ici. Pour toute réponse à ta demande de positionnement, elle introduit son départ en invoquant un problème personnel et vous salue en s'excusant d'une présence qu'elle juge inopportune, décrétant finalement que la situation de son clan ne lui permettra pas de s'impliquer d'avantage. D'un geste de la main tu lui souhaites un bon retour avant d'ajouter.

-Je vous remercie pour votre présence dame Gurain, vous n'avez à vous excuser de rien...

A peine la jeune femme a t-elle quitté les lieux que le débat reprend, engagé par la cheffe des Sarutobi. Va t-elle enfin cracher tout ce qu'elle sait sur les Bijuu? Tu tends l'oreille avec avidité.

''Vous avez donc l'intention d'impliquer les plus hautes autorités du monde dans les affaires de clans ? Il faudra répondre à cette question si vous espérez réunir autant de clans… Hein ?''

Quelle déception. Il faut te faire une raison, tu ne sauras pas aujourd'hui. Tu marques un temps d'arrêt pour te recentrer sur le sujet. La femme vient de soulever un point important, que tu avais plutôt prévu de développer au cours d'une réunion de mise en place espérée à la suite de ce concile préliminaire, dans quelques mois, en compagnie de ceux qui seraient suffisamment intéressés par l'idée d'un projet commun et qui auraient la possibilité de donner du temps au dit projet. Tu prends une grande inspiration, jette un coup d’œil furtif à chacun des participants afin de voir si l'un d'entre eux souhaite prendre la parole, puis voyant qu'il n'en est rien, tu t'apprêtes à répondre. Au moment même où du raffut se fait à nouveau entendre à l'extérieur, avant que la porte s'ouvre sur un type dont le manteau tâché de sang laisse apparaître un torse viril.

Parcourant l'individu du regard, des pieds à la tête et d'un air curieux, tu éclates d'un rire franc et sonore lorsque tu découvres le visage de l'intendant du clan voisin. Onryou Maho. Une force de la nature dont la bestialité n'a d'égale que le vampirisme énergétique de ses fillettes. Tu te souviens de votre première rencontre, teintée du sang de vos victimes. Tu te rappelles la rage et l'efficacité avec lesquelles il a rompu des cous, brisé des nuques. Cette façon bien à lui de dire aux potentiels conquérants ''pas de ça chez moi''. Tu as tout de suite apprécié sa franchise, dans les actes comme dans les paroles. Pas de faux semblants, quand bien même chacun se plaît toujours à garder sa propre part de mystère. Il faut dire qu'à cette époque, toi non plus ne rechignait pas à trancher quelques gorges. Force a été de constater une réelle complémentarité dans votre duo, sans aller jusqu'à parler de complicité naturelle. Déjà tu as ri cette fois là, près du feu autour duquel vous vous étiez retrouvés pour échanger un repas et quelques rapides analyses diplomatiques, bien conditionnées par l'accumulation d'alcool dans vos gosiers. Votre statut n'est cependant plus le même qu'à l'époque. Aujourd'hui vous avez les moyens de faire bouger les choses avec une certaine légitimité.

Tu te souviens également de leurs deux terreurs de gamines, à lui et Kameyo. Vous les avez gardées une nuit entière avec Towa, il n'y a pas longtemps. Elles vous ont menés la vie dure les petites, mais malgré ton épuisement, engendré par leur insatiable besoin de dépenser une énergie débordante dans des bêtises toutes plus usantes les unes que les autres, tu t'es encore une fois bien marré.

La lueur dans le regard de Ao, accompagnée de l'expression qui se dessine sur son visage lorsque le nouvel arrivant s'approche, t'étires un sourire. Mon pauvre Ao, tu risques d'être bien déçu si tu avais l'intention d'en faire ton quatre heure. Cette pensée est vite validée lorsque l'Akuma se lève pour céder sa place à son cher et tendre, sur les genoux duquel elle ne tarde pas à se lover. Instantané de tendresse guerrière entre deux personnes qui ont gardé l'instinct primaire de l'animal tout en bénéficiant de la conscience de l'être humain. Ils y vont de plusieurs caresses pour exprimer le plaisir de leurs retrouvailles. A cet instant, tu n'es pas très sûr du sentiment qui prédomine. La gêne de trouver le lieu et l'entourage bien mal adaptés à ce genre d'effusions, ou bien la jalousie de ne plus avoir goûté à une telle complicité depuis la mort de Mayä. Le sexe ne remplacera malheureusement jamais le bien être enivrant que peut procurer ce type de relation.

L'homme singe s'exprime, démontrant que les samouraïs représentent un réel danger puis, un court échange, aux allures de rancœurs propres à faire capoter l'engagement éventuel des Akuma, s'engage entre Kameyo et Ao. Tu ne t'en mêles pas, ça ne te regarde pas. Tu écoutes juste, en attendant que les deux en terminent pour enfin revenir à Misaka.

-Dame Sarutobi...pour vous répondre, et quand bien-même vous trouveriez cela naïf, j'ai surtout l'intention de...un temps d'arrêt, ton regard parcoure l'ensemble de l'assemblée avec une conviction et une persuasion que tu n'exprimes que peu souvent...de faire confiance à chacun d'entre nous pour se rapprocher suffisamment de son Daimyo et gagner ses faveurs de quelconque manière, afin d'avoir assez d'influence pour orienter ses décisions...

Tu préfères ne pas employer le terme de conquête, qu'elle soit diplomatique ou militaire, de peur d'effrayer les participants. Tu auras largement le temps de développer tout ça prochainement, mais rien ne sert de dévoiler ouvertement les choses à quelqu'un qui ne poursuivrait pas dans la même direction.

Le débat entre les différents protagonistes se poursuit pendant encore plus d'une heure, donnant lieux à quelques envolées, dans un mélange de règlements de comptes à propos de querelles passées et de considérations personnalisées pour le futur. Toi, tu enquilles cigarette de salvia sur cigarette de salvia en ingurgitant alternativement verre de rhum et verre d'eau. Tu ne parles plus. Juste tu gardes tes sens en éveil, attentif à tout ce qui se dit, tout ce qui se passe. Tu concentres ton attention sur les mouvements des uns et des autres, leurs attitudes, chaque petit détail pouvant peut-être être source d'une prise de position de l'un d'entre eux, chaque geste pouvant peut-être t'indiquer en qui tu peux avoir confiance et de qui il vaut mieux te méfier.

Ton regard s'attarde sur les visages des présents, pour en apprécier les contours autant que les expressions. Tu te dis que tu prendrais bien le temps de quelques têtes à têtes pour pouvoir discerner leur personnalité mieux que ne le permet une réunion formelle. Même si tu peux comprendre les hésitations et la méfiance de tes invités, tu ne peux t'empêcher de les trouver bien timorés depuis le début. Tout le monde semble s'accorder à vouloir protéger son clan, mais aucun ne semble prêt à prendre les risques que peuvent impliquer votre pérennité. Pensent-ils réellement pouvoir faire mieux seuls qu'en se serrant le coudes? S'il le faut, tu donneras tout, mais tu sais bien de ton côté que les Nara ne pourrons pas résister en solo à l'émergence des différentes puissances du sekaï. Remettent-ils en cause la bonne foi d'une telle invitation de ta part? Si tu ne comptes pas mettre cela en avant, tu n'en oublie par pour autant que jusqu'ici tu es sans doute celui qui a pris le plus de risque en invitant tout ce petit monde ici, en leur révélant la situation géographique du domaine Nara.  

Enfin, le calme revient, semblant sonner le glas de cette assemblée. Profitant de l'accalmie, tu te lèves de ton siège, frondeur.

-Très bien, je vois que les débats ont été animé...comme prévu j'ai envie de dire...posant tes deux mains à plat sur la table devant toi après avoir essuyé d'un revers de manche les quelques gouttes de breuvage encore accrochées à tes lèvres...je ne vous cache pas que oui, un tel rapprochement comporte des risques pour tout le monde mais...la vie ne mérite t-elle pas de prendre quelques risques si la pérennité de nos clans passent par là? Et des risques, n'en prenez-vous pas au quotidien dans votre vie de ninjas? Chacun est maintenant libre de prendre sa décision en son âme et conscience, de juger en qui il peut placer sa confiance ou non...prenez le temps de la réflexion...parlez encore entre vous quand nous serons sortis de la grange si vous le voulez...si nécessaire, débattez-en avec les membres de vos clans lorsque vous rentrerez chez vous...et quand votre décision sera prise, faites parvenir ici un message pour indiquer si vous souhaitez pousser plus loin le projet...

Tu reprends un air plus jovial en te redressant franchement.

-Je vous remercie tous sincèrement d'avoir accordé un peu de votre temps pour que ce concile puisse se tenir... maintenant, si vous le voulez-bien, concluons et passons au repas. Un banquet champêtre sera servi dans l'enceinte du petit marché. Profitez-en pour vous remplir la panse et vous changer les idées sans tout casser...conclues-tu en étirant tes zygomatiques à leur maximum, avant de prendre le chemin de la sortie.
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Chinoike Etsu
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Re: Concile! Lun 30 Sep - 17:13
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Concile




Je n'avais pas failli un instant de mon argumentaire. Il n'y avait pas de quoi. Je conservais simplement les bras croisés à écouter chacun dire ce qu'il avait à dire. Le plus extravagant ne fut pas celui que l'on pouvait imaginer, mais bel et bien le président de cette réunion : Shika Nara. Il semblait aussi exalter qu'un gamin à la simple évocation des démons à queue et son enchainement de questions m'épuisaient déjà. Pas une seule seconde de répits. Des questions, des questions et encore des questions. Jusqu'à ce qu'il reprit un semblant de sérieux pour un très long monologue.

Parmi toutes ces paroles, je tiquais néanmoins : " aucun d'entre vous ne souhaite quitter son lieu de vie ". C'était pas tout à fait la vérité ça. Tous les Chinoike rêveraient de quitter le glaçon qui nous sert de domaine mais nous ne pouvions nous le permettre. Notre situation n'avait pas été choisie mais imposés par le joug de politiciens véreux. Alors, entendre ces paroles, qu'il ponctua quelques instants plus tard avec ce que j’interprétais comme de la fausse pitié, mon regard devint plus sévère quand je croisa le sien. Tout son discours, toutes ces belles paroles... n'étaient que des mots. Pour moi, je n'en avais littéralement rien à faire. Je ne m'attachais qu'au concret, à ce que je pouvais toucher et ce que je pouvais voir. Des actes. Les belles promesses, cela n'avait plus de valeur. Plus pour moi. Mais parmi tous ces propos, je retins néanmoins son envie principale de créer un réseau entre les différents claniques, un réseau où l'on échangerait nos informations et avec qui on pourrait avoir des intérêts commerciaux. Cela m'intéressait un peu plus, bien que lorsqu'il parla de confiance, je tiquais une seconde fois. Mon clan n'ayant émergé à nouveau que depuis peu, les Chinoike pouvait apparaître comme des nouveaux pions sur l'échiquier. On ne connaissait quasiment plus rien de nous, de notre histoire, de nos gloires passées, de nos tragédies présentes. Construire une relation de confiance quand on avait été un clan trahi par le propre gouvernement de son pays et par un autre clan serait une chose longue et difficile. Difficile pour nous, les Chinoike.

Mes pensées furent alors arrêtées par le départ de la jeune chef Gurain qui quitta promptement le concile. Ses explications furent succincts et je lui adressa pour ma part, un simple salut de la tête avant de retourner mon attention sur les autres personnes présentes. Ce fut au tour de l'énigmatique Sarutobi qui souleva un point intéressant et non négligeable : l'autorité même des daimyos. Un caillou dans la chaussure de tous les clans. Soit on s'opposait, soit on se conciliait.

Mais une autre surprise débarqua sous la forme d'un géant : Onryou Maho. Je regardais cet homme avec de grands yeux surpris. Il était... très animal dirons-nous. En tout cas, il enchaina tout aussi rapidement que sa présentation sur la raison de sa présence tardive avant de prendre place à côté de celle qui s'appelait Akuma Kameyo. J'étais peut-être jeune, mais l’œillade qu'ils se jetèrent et la manière dont ils se tenaient étaient sans équivoque. J'eus un tique à nouveau à l’œil en percevant ce spectacle. Au moins, je savais d'avance que ces deux clans s'étaient déjà acoquinés. Il me faudrait m'intéresser aux autres avec plus d'attention.

Continuant à observer en silence tout ce qui se produisait autour de moi, c'était au tour de la membre des Akuma de lancer de l'huile sur le feu en se renseignant sur un fait personnel en plein concile. Vraiment? N'aurait-il pas été plus judicieux pour elle de s'entretenir de façon privé de ce sujet ou bien cherchait-elle à mettre en porte-à-faux le clan des Yamanaka aux yeux de tous? Et dire que le Nara venait de faire un joyeux discours sur la confiance entre clanique.... C'était mal barré.

Puis ce dernier reprit la parole pour répondre à la Sarutobi, avant de décider de clôturer cette réunion qui était... un peu décevante à mon goût. Mais elle m'avait offert la possibilité de me faire connaître, moi et les miens, de nous sortir du noir et de l'ombre. Les autres clans devraient bientôt compter sur la présence des manipulateurs du sang. Je ferais en sorte que nous comptions, je ferais en sorte que notre nom ne tomba plus jamais dans l'oubli. Prétentieux? Oui et alors? Pour être un grand chef, il fallait avoir de grandes ambitions. Ce n'était pas encore mon cas, mais cela finirait par arriver parce que c'était ce que je voulais. Pour défendre l'intérêt des miens. S'il était nécessaire pour moi de faire des grands sourires à de grands dadets? Aucun problème. Ce monde là était de toute manière incroyablement hypocrite et j'avais fait la promesse de jouer avec les mêmes règles, pour mieux les remanier plus tard.

Je me relevais, le visage un peu fermé. Je n'étais plus intervenue car je ne l'estimais pas nécessaire mais j'avais bien observé qui se trouvait autour de moi. J'enregistrais les visages, les noms, les rôles, les liens qui devaient déjà exister. Tout cela avait son importance. Je me devais de rejoindre Buntaro une fois sortie. Déjà pour m'assurer qu'il n'avait pas fait de connerie pendant mon absence, mais aussi pour lui raconter les grandes lignes de ce qu'il s'était raconté. Après cela, avant notre départ, nous irions sans doute au banquet. Il allait me bassiner pour y assister de toutes les façons et nous devions nous restaurer avant de repartir pour l'Isthme.

Debout, je saluais les convives et emboîta le pas du Nara vers la sortie. C'était clair pour moi, il fallait que je me trouva des alliés. Maintenant il ne me restait plus qu'à faire un choix.

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