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Ame Fûma [TEST RP TERMINE]

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Date d'inscription : 07/01/2019

Fiche du Ninja
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NOM : Fûma
PRENOM : Ame
RANG : B
GRADE : Chuunin
AGE : 29 ans
SITUATION : Célibataire
FAMILLE : Shinji, son père, a été tué en -7.Elle a un frère aîné, Kumaro, lui aussi shinobi.

Qualités :
Débrouillarde
Courageuse
Ambitieuse

Défauts :
Trop Ambitieuse
Avare
Fière
Peur phobique de l’échec

Aime :

Voyager
L’alcool et la cigarette
Se sentir progresser
Débattre pendant des heures

Aime pas :
L’impression de tourner en rond
Les Illusionnistes
Devoir se taire

Autres :
Ame n'est pas particulièrement doué en artisanat, ce qui la rend honteuse vu son clan d'origine. Elle est cependant assez doué en marchandage, ce qui rattrape un peu.

Taille : 1m70
Poids : 60 kg
Peau : Légèrement bronzée
Cheveux : Noirs
Yeux : Marrons, sans grand intérêt
Visage : Allongé
Corps : Pas vraiment musclée, mais agile et vive, elle est généralement agitée de petits tics nerveux
Autre : Une cicatrice très moche sur le bras, signe d’une fracture ouverte mal soignée pendant un entraînement à 12 ans. Elle pourrait faire retirer la cicatrice, mais elle s'y est un peu attachée.



1.

Ame Fûma avait sept ans le jour où son père lui avait dit au revoir pour la dernière fois, et ce qui la chagrinait le plus aujourd’hui était qu’elle ne se souvenait plus vraiment de son visage. Il y avait bien un portrait censé le représenter qui trônait sur l’autel de la demeure familiale, mais Ame n’avait jamais réussi à retrouver dans ce simple étalage d’encre le regard pétillant de son père. Quelque chose manquait. Elle savait que le portrait n’était pas ressemblant – sa mère elle-même avait un jour finit par le reconnaître – mais même le plus brutal des interrogatoires n’aurait jamais suffit à lui faire avouer quoi. Elle l’avait perdu, tout simplement.

Il y a quelques années, une période qui lui semblait remonter à quelques éternités, à présent, elle s’en était voulue. Elle se sentait indigne, indigne du soin et de la sécurité qui lui apportait le clan Fûma, elle qui n’avait même pas su se souvenir du visage de son père.

Aujourd’hui, elle était plus tranquille. Elle aurait aimé le revoir, bien sûr, mais, ce désir de le retrouver s’était fait de plus en plus vague, de plus en plus flou, et elle n’y pensait plus que de temps en temps, lorsque l’ambiance de la nuit se prêtait particulièrement à ses crises de nostalgie.  Alors, elle se levait, sortait de la demeure, remontait la rue jusqu’à la petite fontaine, et y engloutissait de larges gorgées d’eau glaciale jusqu’à sentir le froid vriller son crâne avec la force des pires genjutsu. Elle s’asseyait un moment sur le parapet, et regardait autour d’elle. Elle réfléchissait, regardait le ciel, le sol, la rue, ses mains, le monde. Puis elle rentrait, retournait se coucher et dormait comme une souche, comme purgée de ses émotions par le froid de l’eau. Elle s’en sortait bien. Ce n’avait pas toujours été le cas.

2.

La gifle fut si violente que Ame fut projetée sur le côté, parvenant miraculeusement à rester debout. Tremblante d’humiliation et de peur, elle se redressa maladroitement de toute la hauteur de ses sept ans, et fit face à l’homme, mais elle n’osa pas le regarder dans les yeux. Le second coup fut si rapide qu’elle n’eut pas même le temps de se préparer à l’impact. Le choc aigu résonna dans toute la pièce, à peine atténué par le papier des murs. Les larmes aux yeux, et un goût de sang dans la bouche, se prépara psychologiquement au prochain coup mais, à sa grande surprise, rien ne vint.

Finalement, elle risqua un coup d’œil vers Hattori Fûma, qui la dominait de toute sa stature et de son rang. Son visage impassible était, à cet instant, la chose la plus terrifiante qu’Ame avait vu de sa vie.

Hattori -  Tu allais mourir, petite idiote. C’est ce que tu cherchais ?


Ame aurait voulu lui répondre. Elle avait tant de choses à dire. Bien sûr que non, elle ne voulait pas mourir. C’est pour cela qu’elle avait pris le couteau. Pour se défendre. Avec le couteau, elle serait en sûreté, elle le savait. Elle voulait juste retrouver son père, simplement. Il ne devait pas être loin, puisqu’il avait promis de rentrer vite. On ne promet de rentrer vite si l’on s’apprête à partir très loin, si ? Elle aurait simplement descendu le petit chemin de terre, jusqu’à trouver la route, et là, elle aurait demandé à ceux qu’elle aurait croisé s’ils avaient vu son père. C’était tout. Elle ne voulait pas mourir. Elle ne voulait pas inquiéter Kumaro, elle ne voulait pas inquiéter maman, elle voulait juste retrouver son père. Parce que… Parce qu’on lui avait dit des choses, et qu’elle n’avait pas voulu les croire.

Mais Ame Fûma avait sept ans, et Hattori était très grand. Elle ne dit rien, et, prostrée dans le silence, se contentait de retenir ses larmes.

Au bout d’une douzaine de siècles, Hattori s’accroupit devant elle, et lui attrapa la main.

Hattori – Il y a des gens dangereux, dehors. Des gens qui nous veulent du mal. C’est la guerre, petite idiote. Si Kumaro ne t’avait pas vu essayer de quitter la demeure…


Il avait dit ça sans méchanceté, presque tendrement, avec toute la pédagogie et la patience que pouvait se permettre le chef d’un clan qui, pendant ces temps troublés, devait raisonner une petite fille plutôt que de s’occuper de politique.

Hattori – Je suis désolé, Ame. Mais ton père ne reviendra pas.


Il ne lui dit rien sur l’aspect qu’avait le corps de Shinji Fûma après avoir été traversé par autant de lances. Cela n’aiderait pas la fille. Mais si elle refusait de comprendre, il savait qu’il finirait par la prendre par la main, et à la guider jusqu’à l’endroit où reposait le corps de Shinji. Ce serait douloureux, mais elle comprendrait au moins qu’il ne reviendrait pas.

Hattori – Ton père était très courageux, Ame. Mais même le courage ne peut pas protéger indéfiniment. Maintenant, c’est à toi d’être courageuse, tu comprends ?

Ame ne comprenait pas vraiment. Mais elle finirait par le comprendre.

3.

Ame avait treize ans le jour où elle reçut son premier shuriken fûma, symbole de son sang, et elle avait crut un moment que son cœur allait exploser de fierté. D’un acier luisant à la lueur des bougies, l’arme était plus coupante qu’un vent hivernal, plus impressionnante qu’une grande marée, plus … plus…

C’était dans un petit coffret de bois d’ébène frappé du sceau du clan que se trouvait le présent. Ame l’avait soulevé d’un geste précis, consciente de l’importance de cet instant. Recevoir son Fûma était signe de reconnaissance. Elle était adulte. Par ce présent, le clan l’invitait à venir prendre la place qui était sienne, et à quitter les rangs des enfants. A partir de cet instant, elle prendrait ses repas sur la longue table de bois noir avec sa mère, son frère qui l’avait précédé de deux ans, les forgerons, les capitaines, et même les anciens qui radotaient encore des histoires d’avant la guerre.

Avec un large sourire qu’elle n’arrivait plus à dissimuler, Ame s’était incliné devant sa mère, puis devant le vieux Chôji, le maître d’armes, et elle avait réservé sa dernière et sa plus belle révérence à Hattori. Le chef du clan l’avait regardé d’un air amusé.

Ame avait été bien trop hypnotisée par le shuriken pour vraiment observer les autres. Elle n’avait pas vu Hattori marmonner doucement, en la regardant :

Hattori – Essaye de ne pas te faire tuer, maintenant, petite idiote.


4.

Kumaro – Pas mal…

Ame ne répondit pas, trop occupée à observer la silhouette du village se découper de plus en plus précisément dans l’obscurité de la nuit tombante. Pas mal n’était pas le qualificatif qu’elle aurait utilisé. D’ici, illuminé par ce qui semblait être des milliers de lucioles – simplement l’éclat des bougies – et dominé par le temple aux allures de palais – le village d’Uzushio était magnifique.

Ame – Tu crois que ça va bien se passer ?


Kumaro – Hattori négocie ça depuis des mois. S’il a accepté, c’est que le clan y trouve largement sa part.

Ame – Pour être franche, je suis même surprise que les ambassadeurs du village soient encore en vie.

Si les Fûma avaient la réputation d’être durs en affaires – conneries ! disait Ame, ils sont simplement plus malins que les autres – Hattori était reconnu comme le meilleur d’entre eux à ce petit jeu là. Les négociations entre lui et le village caché avaient du rendre hystériques un certain nombre d’émissaire.

Ame – Et puis, tant qu’on est payé...


Ame s’accouda au bastingage du navire. Le vent était parfait. Ils seraient bientôt arrivés. Elle ajusta rapidement la sangle de son shuriken qui lui barrait le dos, et sortit une cigarette de sa poche, qu’elle commença à fumer lentement.

Kumaro – Ca va le faire…Et puis, pense aux sceaux...


Ame ne répondit pas. Son frère avait vu juste. En tant que membre du clan Fûma, elle s'était bien évidemment fait un devoir de maîtriser le combat à distance et le célèbre shuriken du même nom, mais si elle trouvait un véritable plaisir à manier cette étoile métallique, c'était dans l'étude et le tracé subtil des sceaux qu'elle trouvait sa véritable passion. Une passion qui, si elle en croyait les rumeurs, étaient largement partagée par certains des shinobis les plus influents d'Uzushio.

Ame secoua sa cigarette au dessus de l’océan pour en faire tomber la fumée, puis désigna le village qui se rapprochait à vue d’œil d’un geste du menton.

Ame – Je ne sais pas ce qui nous attend là bas. Je ne sais pas comment les choses vont se passer. Mais je vais te dire, histoire que tu puisses me servir de témoin plus tard. Ce village. Dans dix ans maximum, il ne jure que par moi. Je vais me faire un fric fou, et je vais prendre la tête de ce foutu truc.


Kumaro éclata de rire.

Kumaro – Calme toi soeurette, y a tout le clan Fûma qui débarque. Et ils sont tous en train de penser exactement la même chose que toi.


Ame – Tous ?


Kumaro – Tous. Et moi avec.


Ame éclata de rire.

Ame – 50 ryos que j’y arrive avant toi.


Kumaro – Tenu.



5.

Quatre ans plus tard, Ame n’avait pas vraiment progressé dans sa quête pour prendre le contrôle du village et passer ses journées à dormir sur un tas d’or. Ou du moins, pour être plus précis, elle n’avait pas progressé assez vite.

Elle savait à présent faire des miracles avec son shuriken, et elle était une concurrente sérieuse à l’escrime. En tant que genin d’Uzushio, elle avait été affecté à une équipe, et avait su tisser des liens assez forts avec ses deux coéquipiers. Ryu Nishida, colosse aux cheveux noirs et au rire tonitruant, qui s’était fait une spécialité des illusions, et Kaede Kamiyuki, la rouquine au regard vif qui lui avait – littéralement – botté le cul la première fois que Ame avait voulu la défier au Taijutsu. Et ils avaient enchaînés les missions. Rang D, Rang, D, Rang D, Rang D, Routine, Rang C. Victoire. Fête. Progrès. Mais pas encore assez. Cependant, Ame se trouvait heureuse.

Pas assez payé, très clairement. Mais heureuse.

Elle était Ame Fûma, Fille de Shinji et de Haya Fûma, et elle comptait bien bouffer ce monde immense qui s’étendait sous ses pieds.

6.

Ame avança d’un pas vif vers la plaque d’acier poli qui lui servait de miroir, et s’y observa sous toutes les coutures. Le shuriken accroché dans son dos avait déjà contribué à la mort de trois personnes, et Ame se souvenait encore du nom et du visage de chacun d’entre eux. Elle n’avait jamais aimé tuer, et lorsque son maître lui avait annoncé qu’elle finirait par s’y habituer, elle n’avait pas su dire si elle trouvait que cela était une bonne nouvelle.
Elle réussissait à présent à vaincre Ryu Nishida régulièrement lorsqu’ils s’entraînaient. Kaede la massacrait encore, mais elle savait que cela ne durerait plus longtemps.
Elle s’était rapprochée d’un garçon et, si elle s’en était vite éloignée, elle en était ressortie changée.
Son regard s'attarda un moment sur le sceau qui barrait le dos de sa main. L'enseignement des experts en Fuinjutsu du village avait porté ses fruits.

En un mot comme en cent, elle se sentait à présent adulte, elle se sentait mature, elle se sentait… à se place ?

Et la lettre qu’elle tenait, froissée dans sa main, et sur laquelle il était inscrit qu’elle était désormais une Chuunin de Uzushio n’y était probablement pas pour rien.



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Bienvenue ici Ame !

Voici enfin ton test RP :

Test RP:
 
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« Je crois que l’étoile me manque », comprit un jour Ame Fûma en jetant un œil à la mer brumeuse qui s’étendait devant ses yeux. L’étoile. Le surnom que l’on donnait parfois à l’ancestrale demeure Fûma, une improbable construction toute en courbes et en colonnes, que surplombait une massive étoile de fer en forme du shuriken emblématique. Elle n’aurait pas su dire exactement ce qui lui manquait le plus. Ce n’était rien de palpable. Rien de concret. Une certaine odeur qui suivait la pluie. Quelques craquements de parquets. Des bruits de pas étouffés par la lourde tapisserie écarlate du premier étage. Ce genre de choses, perdues entre le futile et l’essentiel.
Elle poussa un soupir, et se détourna de la rambarde de pierre à laquelle elle était appuyée. Il était tôt. Bien trop tôt. Comme à son habitude, Ame était arrivée bien trop en avance. L’angoisse du retard lui tordait l’estomac plus fort que le pire des alcools d’Uzushio.

Uzushio.

Elle en aimait l’odeur, et le bruit qui s’épanouissait dans les ruelles dès le matin. Elle aimait la silhouette intimidante du temple, et la sensation du vent sur son visage le matin. Ce foutu vent qui lui foutait en l’air ses lancers de shurikens, et qui vous apportait du large un parfum de sel qui vous collait aux cheveux.

Perdue dans ses pensées, elle n’entendit pas immédiatement les bruits de pas qui s’approchaient, et ce ne fut que lorsque l’un des nouveaux arrivants toussota pour signaler sa présence qu’elle fit volte-face. Sa main se porta par réflexes derrière ses reins, prête à défaire d’un simple geste le nœud qui maintenait son shuriken fûma accorché dans son dos.

« C’est à des petits détails comme ça qu’on voit qu’elle est heureuse de nous voir », s’amusa l’homme à qui le geste n’avait pas échappé.

Très bonne remarque, songea Ame, en laissait retomber sa main le long de sa cuisse. Elle avait beau espérer que les villageois se montreraient accueillants, elle ne leur envoyait probablement pas le bon message en montrant aussi rapidement des signes d’agressivité. Mais davantage que de donner l’image d’une femme prompt au combat, c’était surtout l’idée de donner des signes de nervosité qui agaçait Ame. Elle aurait préféré une meilleure première impression sur ses futurs coéquipiers. Car ils ne pouvaient s’agir que d’eux. Qui d’autre aurait pu venir avant l’aube en périphérie du village ? Ame avait passé suffisamment de temps à lire et relire leur dossier pour les identifier sans peine. Elle leur adressa un signe d’excuse, et tenta un sourire. Elle n’avait jamais été douée pour la conversation.

Elle se sentit rassurée de voir qu’ils souriaient eux aussi.

« Si on doit sa battre côte à côte, je suppose que c’est une bonne nouvelle d’avoir une coéquipière un peu réactive… » marmonna la femme en haussant les épaules. D’un bond, elle s’assit sur la rambarde de pierre, face à l’horizon, tournant le dos aux deux autres. Ame s’était suffisamment renseignée sur ses futurs coéquipiers pour l’identifier sans mal. Kaede Kamiyuki. Elle était, selon le vieux chuunin qui avait renseigné Ame, « suffisamment belle et forte pour briser le cœur et les genoux de la plupart des mecs », et Ame comprenait pourquoi. Sa chevelure d’un rouge si vif qu’il devait vous faire détourner le regard en plein soleil, encadrait un visage d’une beauté simple et chaleureuse. Et, si beaucoup devaient s’arrêter là dans leur analyse, une chuunin était entraînée à percevoir dans sa démarche un équilibre, une agilité, qui présageait d’une redoutable efficacité au corps à corps.

L’homme, massif, avait l’apparence qu’aurait eu un ours qui, ayant passé suffisamment de temps à observer les humains, se serait un jour tenu sur deux pattes, aurait revêtu un kimono un peu trop petit volé sur le chemin, se serait rasé, et aurait entrepris de se fondre parmi les citadins, par curiosité et par jeu. Mais si sa taille et sa force impressionnaient, c’était son regard qui, plus que tout, vous marquait. L’un de ces regards de lame qui semblaient capables de creuser sans douleur à travers vos yeux pour s’incruster directement au plus profond de votre cervelle pour en démêler le moindre secret. Il s’appelait Ryu Nishida, et la légende racontait qu’il était doux comme un agneau. Cela n’empêcha pas Ame de le considérer immédiatement comme dangereux, au moins aussi dangereux que Kaede.

« Cette alliance à foutrement intérêt à marcher. Si Uzu se retourne contre nous, on ne tiendra pas deux minutes… » songea Ame avec gravité. Mais l’heure n’était pas au doute. L’heure était à l’amitié et à la main tendue. Elle se redressa pour se grandir autant que possible, et salua la plus humblement possible les deux chuunins. Ils lui rendirent son salut, bien que sans y mettre la solennité attendue. Ame tiqua, mais se garda bien de réagir. Montrer un visage amical. Le destin du clan en dépendait.

« Joli shuriken… » commenta Ryu comme pour briser la glace. « Tu sais t’en servir ? »

« Tu veux le savoir ? »

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« Je te giflerais bien comme lorsque tu avais sept ans, mais tu as passé l’âge d’être envoyée dans ta chambre. Ou du moins, je le pensais. »

Hattori, chef du clan Fûma, avait parlé d’un ton calme et contrôlé, qui ne dissimulait cependant pas parfaitement l’état de rage dans lequel il se trouvait.

« Travailles-tu contre le clan, Ame ? Ou es-tu simplement stupide ? »


Prostrée devant le maître de la famille, le front plaqué contre le sol, Ame ne répondit pas.

« Explique-toi. Vite. »


Ame avala sa salive avec difficulté, et répondit faiblement. « Ca a dérapé… »

« Dérapé ? Dérapé ? Sais-tu depuis combien de temps nous négocions notre entrée dans ce village ? Sais-tu combien de temps j’ai passé à convaincre chaque membre de ce foutu clan qu’il en allait de notre vie ? De notre liberté ? Que nous ne nous passions pas nous même les menottes en nous alliant aux shinobis ? »

« Je… suis désolée… »

« Et toi, stupide petite enfant, tu n’as rien trouvé de mieux que de te battre avec tes coéquipiers dès ton premier jour ? »

« Ils… Ils m’avaient manqué de respect. »


Hattori laissa échapper une exclamation de rage et, se relevant, commença à arpenter la pièce de long en large.

« Je ne veux pas savoir ce qu’ils ont fait. Tu as levé la main sur un allié. Sur deux alliés, même. Tes futurs coéquipiers. Pire, tu as perdu. As-tu la moindre idée de l'importance de ton humiliation ? »

Ame fut heureuse que, tourné vers le sol, son visage soit invisible aux yeux de son aîné tant elle se sentit rougir de honte. Elle avait porté le premier coup. Peut-être pas la première insulte, mais le premier coup. Ryu Nishida s’était avéré être un manieur de genjutsu de grand talent, mais c’était le taijutsu de Kaede qui lui avait coupé le souffle, dans tous les sens du terme. Machinalement, elle passa sa langue là où se trouvait encore quelques heures auparavant une dent, et où elle ne sentait plus désormais qu’un petit fossé sanglant dans sa gencive. La salope.

« Tu iras toi-même rendre visite à tes coéquipiers. Tu te prosterneras en excuses devant eux. Tu accepteras toutes les humiliations, de la plus petite égratignure à la plus terrible des attaques portées contre ton égo hypertrophié. Et prie mille-et-un dieux qu’ils acceptent tes excuses, sinon… »

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Une larme coula sur la joue d’Ame, et elle poussa une exclamation de douleur.

« Mais… C’est fait comment cette merde ? »

« Aucune idée », répondit Kaede, « mais j’en ai acheté six bouteilles. »

« Je suis à peu près certaine qu’il ne faut PAS boire ça. »

« Raison de plus pour le boire. Faut pas faire confiance à un Fûma. » s’amusa Ryu en étouffant un rot.

« D’une grande élégance, Ryu. D’une grande élégance. »

Quatre mois s’étaient écoulés depuis la première rencontre des trois chuunins et, comme la marée efface les motifs sur le sable, le temps avait rapidement fait disparaître les tensions. A sa grande surprise, Ame avait fini par comprendre que Ryu et Kaede avaient trouvé son comportement particulièrement amusant. « Tu comprends », lui avait même avoué Kaede un jour, « c’était rafraîchissant de retomber sur des gens capable de se vexer pour si peu. On a revécu un petit bout d’adolescence ce jour-là. » Ame, à sa grande surprise, avait réalisé qu’il en allait de même pour elle. Il avait bien fallu de nombreuses semaines à Hattori pour se calmer, mais aujourd’hui, à part quelques piques de temps en temps, le plus gros de la tempête semblait tout à fait passé.

Kaede attrapa la bouteille, et entreprit de servir à nouveau à ras bord les trois verres.

« Allez ! On recommence ! »

Les trois chuunins sortirent leur kunaï, et le posèrent en équilibre, pointe vers le bas, sur leur majeur. La lame semblait comme fichée au milieu de la cible que dessinaient leurs empreintes digitales. Infusant une quantité presque infime de chakra dans la lame, ils entreprirent tous trois de faire tenir le kunaï en équilibre le plus longtemps possible.
Lorsque l’arme de Ryu tomba au sol en résonnant contre les dalles du sol de pierre, Kaede et Ame réagirent à l’unisson.

« TU BOIS ! »


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« Donc, si je comprends bien », demanda Kumaro à sa petite sœur, « tu as réussi à faire la paix avec tes coéquipiers en… En… En prenant l’habitude de prendre des cuites avec eux ? »

« Parle… moins fort. »

« Je veux dire, tu aurais pu t’excuser, te montrer indispensable à la vie du village, aider ton prochain… »

« Je me suis excusée. »

« Participer à l’entraînement des genins, te porter volontaire pour des missions… »

« J’ai compris. »

« Sauver des chatons, sucer un prê… »

« CA VA ! » coupa Ame, « J’ai compris. J’ai compris. Parle moins fort, moins vite, et dis moins de conneries. S’il te plaît. »

« T’as le droit à seulement deux vœux, petite sœur… D’ailleurs, faudra que tu penses à me remercier. »

« Et pourquoi ? »

« Tu te souviens quand tu disais que tu t’intéressais aux sceaux ? »

A travers les brumes de sa gueule de bois, une étincelle d’intérêt tira Ame vers la réalité.

« Oui … ? » répondit-elle, hésitante, et sans être trop sûre de savoir où son frère voulait en venir.

« J’ai rencontré un Uzumaki en mission. Je lui ai parlé de toi, il accepte de te former un peu plus. Pas les arcanes-millénaires-et-sacrées-du-plus-grand-clan-d-Uzu, évidemment, mais au moins les bases du Fuînjutsu, tu vois. »

Pour un peu, Ame en aurait sauté au cou de son frère. Elle le remercia chaleureusement. Elle irait voir l’Uzumaki demain, dès que son mal de crâne se serait un peu estom…

« Du coup, il t’attend en bas, là. »

« De QUOI ? »

« T’es en retard. »


Spoiler:
 
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