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Takane Toji - Cendres, poussières et oubliettes

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Date d'inscription : 04/01/2019
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Matricule ninja


NOM : Takane (高嶺 ― litt. haut sommet).
PRÉNOM : Toji (途次 ― litt. sur son chemin).
GROUPE : Sunagakure no Sato.
GRADE : Jōnin, Kenshinkanin (医検視官浪― litt. ninja médecin-légiste).
RANG : A.
SEXE :
ÂGE : 27 ans.
SITUATION : Veuf.
FAMILLE : Aucune.

Personnalité
QUALITÉS
Organisé
Charismatique
Visionnaire
Observateur
Discret
Méthodique
Imperturbable
Opportuniste
Cultivé
DÉFAUTS
Mégalomane
Misanthrope
Présomptueux
Insensible
Impérieux
Méfiant
Désabusé
Sinistre
Méprisant
AIME
Le calme
La philosophie
Les cigarettes
Le(s) pouvoir(s)
L'argent
Les secrets
N'AIME PAS
Les réunions officielles
Les discussions de comptoir
Le patriotisme
Les mièvreries
L'organisation des villages
Les récits optimistes
AUTRES
Expert en
protection de
Kekkei Genkai
PHYSIQUE
TAILLE :
1m88
POIDS :
85kg
PEAU :
Exsangue
CHEVEUX :
De jais
Longs et lourds
YEUX :
Noirs
Froids et profonds
VISAGE :
Fin, serré et grave. Parfois morne, parfois animé.  
CORPS :
Grand, ingambe, bien planté et de belle prestance.
AUTRE :
Une cigarette pend fréquemment à la commissure de ses lèvres.
Histoire


― Prologue ―


Toji attrapa la main grise du cadavre qu’il examinait et abaissa son buste pour observer les vaisseaux sanguins du poignet sans avoir à le tordre. Le regard scrutateur du légiste se posa sur chaque linéament des veines qui parcouraient le bras du défunt et dans ses pupilles, peu à peu s’éveilla un foyer de lumière.

Il devait être cinq ou six heures du matin. Le soleil commençait à se lever sur le désert et les premiers éclats du village se faisaient entendre au loin. C’était au cours des aubes, ces temps de décompression entre le givre de la nuit et le feu du jour, que les dunes semblaient être les plus propices à la vie... Pourtant, dans la pièce où se trouvait Toji, il n’y avait que la mort, la noirceur et la puanteur.

L’air y était humide et l’atmosphère, quasi-éteinte. Des mains invisibles paraissaient vous serrer les poumons de toutes leurs poignes, mais cette sensation effroyable, l’héritier Takane y était depuis longtemps habitué. Elle lui était, à vrai dire, salutaire.

Lorsqu’il se redressa pour clore son examen brachial et s’en retourner à son bureau afin d’y écrire quelques observations, il ne put s’empêcher d’exprimer une pensée à voix haute.

Tout comme le désert, il était seul, éparpillé, et tout comme le vent, murmurer de vagues préceptes était ce qui le rendait vivant.


― Que cherchons-nous vraiment à coloniser ? Les étrangers en annexant leurs terres ? Nos propres populations en montrant la puissance des cadres ? Nous-mêmes en canalisant nos peurs ?

Il agrippa une plume et la trempa dans l’encre. Ses premières inscriptions furent deux kanjis : « » et « », formant le mot « Shirogane ».

― Finalement, quoique nous fassions, ne sommes-nous pas, tous, dominés par quelque chose qui nous surplombe ? Si elle était une forme, la société serait-elle une pyramide ou un cercle ? continua Toji, en levant les yeux pour réfléchir à la suite de son rapport. Tout ici-bas obéit à la chaîne alimentaire…

Des nouveaux signes apparurent sur le papier : « », « » et « », formant le mot « Satsujinki » (égorgement).

― Acte 1 ―
Une fleur dans une trace de pas

Takane Toji naquît de l’union illégitime entre Takane Genji (源二litt. source), mercenaire shinobi, et Asauchi Azami (あざみ litt. fleur de chardon), simple marchande, dans une masure située aux confins du plateau d'Arakura, dans les Plaines Fertiles.

Azami, la mère de Toji, qui était une femme souffreteuse, ne supporta pas la naissance de son unique enfant et tomba gravement malade dès les premières nuits de la période post-partum, sans que cela n'inquiète son amant. Tous les maux étaient à son sens une machination karmique.

Il la laissa ainsi mourir sans réellement s'en préoccuper, continuant à vaquer à ses occupations claniques, et ne lui rendant que très peu visite. Jusqu'au jour où cela arriva réellement.

Toji, qui n'était alors qu'un vulgaire enfant de 6 mois vaguement élevé par une mère mourante, fut ainsi récupéré par son père, qui l'éduqua aux arts ninjas dont il avait le secret. Il espérant pouvoir en faire un assistant de protection héréditaire, pour l'épauler dans ses missions, le plus tôt possible. L’essentiel de ses activités consistaient à apprendre l’irou-jutsu et le fuinjutsu, à combattre, à s’entraîner et à disséquer les corps que son père lui demandait d’ouvrir.

À l’instar de la plupart des shinobis du Sekai, il n’eut jamais l’occasion de profiter de son enfance et fut ainsi brinquebalé de terres en terres, marchant dans les pas de son père, serrant les mains qu’il lui demandait de serrer et achevant les cibles qu’il lui était demandé d’achever, jusqu’à ses 7 ans.

― Acte 2 ―
Un cœur dans une poitrine

Plusieurs variables, comme l’étreinte courtoise de l’Empire Tetsu, la création du village de Konoha, les conditions de paix relative et la topographie défavorable, poussèrent les clans du désert, Serika et Shirogane, à se fédérer et à fonder le Kaze no Kuni.

Takane Genji, qui avait été fidèle à Serika Senshi et aux Shirogane, ayant même veillé à leur amicalité, fut invité à rejoindre les rangs du village caché de Suna. Pressentant l’escalade vers une guerre de conquête, dans laquelle ses services seraient grandement sollicités, il accepta sans tergiverser et traîna son fils avec lui.

Une fois installé à Suna et employé par les hautes instances, les missions de Genji se modifièrent quelque peu. En effet, lui qui était pourtant habitué à sceller les corps de sorte qu’on ne puisse pas voler les kekkei genkai par des opérations médicales quelconques, fut désormais missionné pour déverrouiller ceux des clans ennemis.

Il s’agissait, à vrai dire, de faire absolument l’inverse de tout ce qu’il avait l’habitude de faire et, compte tenu de l’importante confidentialité que ces travaux nécessitaient, son fils, qui assistait son père depuis l’enfance, fut tenu à distance des opérations et renvoyé à l’académie.

Son adaptation au système éducatif des sunajins fut étonnamment facile. La cruauté avec laquelle les enseignements étaient dispensés, n’était qu’une douce répétition des sévices pédagogiques qu’il avait subi en apprenant par son père. Il fallait dire qu’après tout, Genji avait l’âme d’un homme du désert.

Cependant, si les cours et les exercices demandés ne lui causaient guère de problèmes, les relations entre élèves furent clairement lacunaires.

Alors que la plupart s’évertuaient à donner tout ce qu’ils avaient pour survivre dans cette jungle beige, Toji semblait las, distant, parfois même désabusé. On lui apprenait finalement ce qu’il avait toujours été, depuis sa plus prime jeunesse.

Ainsi, faisant preuve d’un parfait sang-froid, d’un esprit de réflexion hors-norme, d’une très grande facilité dans le maniement du chakra et dans le combat rapproché, mais également d’un talent inédit dans les techniques de sceau et de soin, il monta très rapidement en grade, passant d’aspirant à genin en moins d’un mois, de genin à chuunin en moins d’un an et de chuunin à jōnin en quatre ans.

Les instances politiques du village comprirent très vite la logique dans laquelle vivaient le père et le fils Takane : Toji n’était pas le plus grand génie de Suna, mais bel et bien une créature, formée, avant même d’apprendre à parler, à mettre ses mains dans les boyaux. Aussi, ils n’attendirent pas très longtemps pour les rassembler de nouveau et optimiser le travail fourni dans les laboratoires.

À ses 14 ans donc, après une formation de 7 ans et de nombreuses missions accomplies avec brio, il fut officiellement nommé au poste de jōnin kenshinkanin, ninja médecin-légiste, assistant du « grand » légiste, Takane Genji, pour qui le poste avait été initialement créé.

― Acte 3 ―
Une scalpel entre les doigts

Toji continua de parfaire sa maîtrise des sceaux et des techniques chirurgicales, en compagnie du grand « légiste », jusqu’à ses 18 ans.

Mais un jour, son père tomba malade. Et cette infection sembla le corrompre à la manière dont elle avait corrompu sa mère. Il arrêta d’agir en tant que légiste une semaine après que ses plus grosses crises l’eurent saisies, et gagna très vite un lit d’hôpital.

La vitesse ahurissante à laquelle il avait été aspiré par les maux de son corps, ces malédictions karmiques qu’il idolâtrait tant, parut être un châtiment divin.

Il demanda à son fils bien-aimé de l’aider et de parvenir à trouver une solution pour le soigner. Pourtant, ce dernier n’agissait pas et continuait à regarder avec admiration ce que son père lui avait enseigné : la fatalité.

Comme son père avait laissé mourir sa mère, il laissa mourir son père. Par la même, en venant allumer des cigarettes dans sa chambre par simple malice et en lui expirant une fumée mortifère au visage, il commença finalement à y prendre goût. L’idée de choisir sa mort en continuant à vivre fut pour lui un réel point d’émancipation à la mort de Genji. Ce fut là les débuts d’une longue addiction.

Désormais seul héritier du fuinjutsu Takane, on lui attribua le rôle de « grand » légiste par hérédité et avec cela, le contrôle des morgues de Suna. Il fut laissé seul, sans familles, sous terre et il ne le supporta pas longtemps.

Les souvenirs de son père hantaient la pièce. Il paraissait encore être là. Et les souvenirs que son incarnation ésotérique venait ressasser, semblaient le perturber au plus haut point.

Rester dans ces mornes catacombes de céramique avait de quoi rendre fou et c’est en partie pour cela qu’il le devint alors. Il s’habitua petit à petit à la présence des morts et commença à délaisser celle des vivants.

À ses 21 ans, le Kazekage demanda finalement à le voir. Ils discutèrent un long moment et ressortirent de la salle en se saluant d’une stricte révérence. Toji ne retourna pas aux laboratoires et se rendit à la caserne.

Pour des raisons stratégiques, il avait été changé de poste, délaissant la morgue et ses effluves nauséabondes, pour des opérations sur le terrain, au contact des autres. Plus sa hantise se révélait et plus les mégots s’entassaient.

― Acte 4 ―
Une rose dans le sable

Takumi et Aoko ne divulguèrent jamais leur romance au grand jour et pendant 5 ans, ils se retrouvaient tous les soirs sur les îles les plus excentrées. Malgré les consignes qui lui avaient été données il y a de ça plusieurs années, le sunajin ne put s’empêcher de tomber réellement amoureux de cette uzushiojin. En regardant le visage de sa douce, il lui arrivait parfois de se sentir chez lui, en terres ennemies.

Petit à petit, et sans que cela paraisse central dans leur relation, ils s’échangèrent leurs savoir-faire mutuels, en discutant ou en expérimentant : le marchand présenta la manière dont il arrivait à injecter du chakra de soin dans ses parchemins et à cueillir les bonnes herbes ; tandis que la kunoichi, beaucoup plus réservée sur ce qu’elle dispensait, lui apprit quelques techniques rudimentaires de l’Hiden Omura.

Aussi, s’il se réjouissait de l’avancée de sa mission, il redoutait de plus en plus le moment où il allait devoir enclencher une vitesse supérieure en tentant de s’octroyer directement un parchemin du clan, car cela signifiait également devoir quitter cette vie qui n’était pas la sienne et à laquelle il semblait avoir pris goût.

Ses souhaits d’inertie furent toutefois bafoués à la seconde où, un soir où ils se retrouvaient près des côtes verdoyantes, apparurent des shinobis de Suna venus pour vérifier le déroulement de la mission. Dans un élan de panique mutuelle, la rencontre déclencha un combat éclair entre les sunajins et la kunoichi.

Pris entre deux feux, Toji s’interposa alors entre les assaillants et en l’espace d’une fraction de secondes, communiqua de manière codée une stratégie alternative aux shinobis de Suna sans que sa dulcinée ne s’en aperçoive. Immobilisant la kunoïchi, ils prirent ainsi le marchand en otage et lui expliquèrent que pour qu’il s’en sorte vivant, il fallait qu’elle leur rapporte un parchemin dévoilant les jutsus les plus importants du Hiden Omura.

Aoko s’effondra et refusa au départ, mais après de longues sévices sur son amant, elle finit par accepter.

Elle revint 2 jours plus tard, munie d’un parchemin, mais décidée à affronter de nouveau les sunajins et à libérer son amour sans trahir son clan. Ils la tuèrent sur le coup sans distinction. Toji, pourtant prêt à repartir, fut bouleversé de voir le regard tendre de sa bien-aimée s’éteindre en paraissant comprendre toute l’étendue de la supercherie dans laquelle elle était tombée.

Ils récupérèrent le parchemin et ne furent pas surpris de voir qu’il était encodé. L’héritier Takane proposa alors à ses compatriotes de se poser pour le déchiffrer avant de rentrer, afin de pouvoir présenter le véritable fruit de son labeur au Kazekage. Il se posa pendant une semaine, et à force de techniques et de réflexions, il triompha des sceaux…

Sa mission avait été exécutée avec un brio que tous étaient obligés de constater, néanmoins, une ombre vint poindre au tableau. Au moment où il décomposa le codage du parchemin et qu’il put en apprendre la totalité, il choisit alors, par amour peut-être, de protéger l’honneur de la femme qui l’avait aimée, et décida de brûler totalement le parchemin sans que les autres ninjas ne puissent faire quoi que ce soit.

Une bagarre éclata, mais il en sortit vainqueur. Et les sunajins furent bien obligés de se faire à l’idée que, quand bien même il avait gâché une très précieuse information, il était désormais indispensable à l’armée du Pays du Vent et que s’en séparer était un grossier gâchis.

Ils revinrent donc au pays à ses 25 ans, et l’accueil, malheureusement, fut mitigé. Autant était-il un héros, ayant réussi une splendide mission d’infiltration, autant était-il parfois mis en cause pour l’action qu’il avait faite.

Genji, désormais vieux, retrouva son fils, désormais adulte. Et alors qu’il s’apprêtait à reprendre le contrôle sur lui, il fut surpris de voir qu’il n’était plus le même homme que celui qu’il avait laissé partir. Force était de le constater, ce fut plutôt même l’inverse qui se passa et alors que le Kazekage sembla parquer Toji aux laboratoires et veiller à ce qu’il reste sur le territoire pour le surveiller, le « grand » légiste devint l’assistant du nouveau « kenshinkanin » en chef.

Favorisées par l’apprentissage des préceptes Omura, les techniques du fils dépassaient désormais de loin celles du père. C’était comme si, depuis tout ce temps, il n’avait pas cessé de s’entraîner.

Et depuis, rien n’a changé.

― Épilogue ―

Le parchemin se crispait sous le poids des inscriptions. Toji continua d’écrire jusqu’à terminer entièrement son observation. Les kanjis « 中毒 » s’apposaient finalement, précisant qu’un empoisonnement (chūdoku) avait été préalablement entrepris avant l’égorgement.

Il reposa ainsi sa plume et inspira une lente bouffée de tabac, émaciant ses joues de tout son souffle. Le soleil semblait s’être définitivement levé sur Suna ; de fines bandes d’or diaphanes venaient s’infiltrer insidieusement dans la pièce et zébrer le faciès éteint du légiste.


La fumée grise de sa cigarette s’entremêlait dans l’air.

― Tout ici-bas, dans ce qu’est notre réalité, obéit à une force supérieure de la nature, expira-t-il, en recrachant la fumée par tous ses pores. Et ces forces, lorsqu’elles convergent, en créant la vie, dans la collision entre deux cellules reproductrices, ou en créant la mort, dans la collision entre une lame et une jugulaire… Ces forces démontrent l’infini potentiel des connexions que le monde nous offre.

Il se leva et marcha autour du cadavre pendant quelques minutes, continuant à l’observer sans parler, sans dévoiler aucune émotion, puis retourna à son assise et attrapa de nouveau sa plume. Il rajouta encore un dernier signe : « 自殺 », exprimant qu’il s’agissait finalement d’un suicide (jisatsu).

En effet, compte tenu de la nature analgésique du poison injecté, il paraissait évident qu’il s’agissait d’un auto-égorgement. Les suicides par égorgement étaient monnaie courante chez les shinobis contestataires trop fiers pour endosser le rôle du déserteur.

Cependant, le choix d’un anti-douleur paraissait décrédibiliser l’ambition de résistance par les pratiques traditionnelles… Toji venait de percer à jour le secret qui planait autour de la mort de ce marionnettiste, mais il semblait ne pas s’y être clairement intéressé.

Il relâcha sa plume dans l’encrier, et jeta sa cigarette dans le cendrier.

― Que cherchons-nous vraiment à connecter au final ? se demanda-t-il.

Ses pas le menèrent hors de la morgue. Son spectre alla errer dans la vile.


Test RP

Une fois votre fiche complétée, le staff vous confiera un test RP sur la base des éléments donnés. Ce test RP déterminera votre grade.
Faites nous rêver !
Pour un rang D : 500-2000 mots minimum
Pour un rang C : 1000-2000 mots
Pour les rang B/A : 1500-2000 mots

Derrière l'écran
PSEUDO : M le maudit.
ÂGE : 23 ans.
CONNU PAR : Un peu plein de choses : bào, top-site, google...
AUTRE CHOSE ? Ça va bien.
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