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Récupérer les biens

Sarutobi Sarutobi Misaka
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C'est une mission pour Sarutobi Sarutobi Misaka





Ancestrale est la forêt d'Inari, une région historique et habitée par deux clans dont à l'image potentiellement contraire. Les Nara, ces stratèges discrets et intelligents et les sauvages Onryou à l'allure animale. Les Grandes Forêts regorgent d'arbres qui les abritent et sans guide, le voyageur ordinaire ne saura arriver dans les domains deux fois de suite.

Une nappe végétale fait la richesse naturelle qui profite à la faune, une biodiversité composée de cervidés mais aussi de leurs ennemis naturels, des fauves. Des fleurs émane un parfum, des arbres de la fraicheur, de l'eau d'un ruisseau un chant léger et dansant qu'entend la noiraude durant sa marche dans l'atmosphère qui lui convient, car elle traverse un bois en ce moment-même, souriante, oubliant presque l'inquiétude qui a pesé à son départ du restaurant.

À une table du Renard d'Inari, l'auberge blanche dont la porte en chêne est peinte en noir rayé de fins traits gris clair, un homme est arrivé et a parlé au tenancier d'un vol important. En une écoute de la conversation, le lieu du larcin est connu et la suite de la virée de Sarutobi Misaka est toute trouvée : cet après midi, chasse aux voleurs au programme. Direction : le domaine Aldmeri, possédé par cette famille depuis un siècle ou deux selon un apriori de la dignitaire, car il semblerait que des objets ancestraux aient été volé. Si l'objet de l'infraction est familial, alors il s'agit, à défaut d'une dynastie, d'une lignée et le propriétaire des lieux doit être un héritier. Le cheffe de clan ignore combien de temps durera son enquête, aussi a-t-elle envoyé une lettre aux anciens, une lettre qui voyagera bien plus vite qu'elle et qui les informe de sa décision de prendre en main l'affaire. Aussi, ils sont priés, pour un peu plus de temps, de se charger de la bonne tenue du domaine Sarutobi.

La kunoichi se présente à l'entrée des lieux et rencontre rapidement le maitre. Elle lui dit être du monde ninja, une certaine "Misaka".

C'est moi, Toku Aldmeri, Patriarche de ce domaine. Je suis très heureux de vous voir parmi nous. S'il vous plait, aidez-nous à retrouver nos reliques ! Mais prenez garde, ils n'ont fait qu'une bouchée de Shenki, Seno et Amena, nos sentinelles...

Il se tourne vers un beau secrétaire en bois poli sur laquelle il déroule un parchemin. Après y avoir griffonné quelque chose, il roule le papier et retourne vers son hôte à laquelle il le tend.

C'est un ordre de mission apposé de son sceau.:
 

Elle écoute attentivement son interlocuteur qui semble encore atterré, malgré le fait l'incident n'a pas eu lieu le jour-même. Trois hommes ont été vaincus et un butin volé. On suspecte des shinobi d'être responsables sans preuves, mais l'idée est pertinente, car les arts ninjas permettent plus facilement des fourberies nécessaires au cambriolage.

Vous retrouverez vos biens.

Elle réfléchit rapidement et se dit que le peu d'indices qu'il donne est bien maigre pour débuter une investigation et surtout retrouver la trace des bandits. Il lui faudra plus de renseignements, mais peut-être y a-t-il à observer sur le lieu précis du délit.

Monsieur Aldmeri, pour trouver les voleurs et surtout me préparer à les rencontrer et peut-être les combattre, j'aurais besoin de précision. Est-ce que les sentinelles sont encore en vie ? Si oui, j'aimerais leur demander combien des gredins étaient et s'ils ont utilisé des techniques particulières. Peut-être même que l'une de vos sentinelles a aperçu le visage de l'un d'eux. Cependant, s'ils sont décédés, je vous prie d'accepter mes excuses, en précisant que je ne pensais pas que les voleurs avaient tué.

Elle marque un temps de pose et relit le parchemin. Baissant la tête en signe de respect, puis se redressant, elle passe d'une voix chaude à une voix plus claire.

Comment votre domaine est-il protégé ? Et avez-vous une idée de la direction que ces bandits ont prise ? Si vous savez quelque chose, vous retrouverez surement vos bien plus tôt encore, monsieur.


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Re: Récupérer les biens Ven 21 Déc - 5:59
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L’assurance de la kunoichi devant lui fit naître un petit sourire sur les lèvres de l’homme. Ces trésors étaient d’une importance capitale. Les récupérer était une priorité. Il indiqua donc à la jeune Sarutobi de prendre place. S’il allait répondre à ses questions, il allait au moins se mettre confortable.

« Vous allez droit au but, j’aime bien, dit-il prenant place sur l’un des coussins. Vous avez raison, aucune de mes sentinelles n’a été tuée au cours de l’attaque. Elles ont été maîtrisées, et ils n’ont que très peu de blessures. Elles étaient cinq, vous pourrez les trouver à leur poste, où peu importe où ils passent leur temps libre. Je vous donnerai une liste des noms. »

Il l’observa faire une relecture du parchemin. Ses questions étaient précises, droites au but et surtout pertinente, une preuve de professionnalisme que le patriarche Aldemari appréciait. C’était un homme qui n’aimait pas perdre son temps, et l’efficacité dont faisait preuve Sarutobi Sarutobi Misaka lui plaisait.

« Il y a des patrouilles toutes les heures et les gardes sont relayés toutes les deux heures. J’ai une vingtaine d’hommes se relayant la nuit et une quinzaine le jour. On n’est jamais trop bien gardé, vous savez. C’est lors du relais que les hommes ont été retrouvés inconscients. L’affaire ne m’a été reportée qu’au matin. »

Il fit une pause, semblant réfléchir quelques secondes. Ses mains jointes ensemble s’agitaient légèrement et ses sourcils étaient légèrement froncés.

« Je n’ai aucune idée de la direction que ces ninjas auraient pu prendre. Nous, les Aldemari, nous ne faisons rien de mal. Il est certain que j’ai quelques suspects, mais je ne veux pas lancer d’accusations, non plus. Par contre, je suis conscient que vous ne pourrez pas progresser sinon, alors, voilà. Il y a bien les Yoshimori qui habitent plus au sud – ils ont toujours été jaloux de notre fortune – sinon il y a la famille Fuyusora à l’est – ils ont une vendetta contre nous depuis quelques décennies – et je n’ai pas d’autre suspect en tête. Je vous laisse enquêter à votre guise, mais évitez de répandre la nouvelle, je vous prie. »

Il inscrivit les noms de ses sentinelles sur un morceau de parchemin qu’il remit promptement à la femme. Les noms inscrits étaient : Oniwara Ichinose, Fujiokata Shenki, Hatsuro Seno, Sanada Amena et Watanabe Gin. Ils étaient tous les cinq assignés à la patrouille du jardin intérieur du manoir.




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Sarutobi Sarutobi Misaka
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Suspects et témoins





Le doute ne plane plus sur l'état des hommes en charge de la surveillance du domaine : ils sont vivants, ce qui rassure la cheffe des Sarutobi et ne lui déplait pas, car les bandits sont avant tout des voleurs et même s'ils appartiennent à la petite truanderie, ils réussissent à limiter l'usage du meurtre. Tout lui paraît soudain plus paisible et plus abordable. Ainsi, aussi efficaces et préparés soient-ils, ils ont une limite éthique et morale qui peut être exploitée contre eux. C'est une bonne chose et savoir qu'ils ont laissé des gens en vie est une information précieuse pour une personne spécialisée dans les soins comme l'est Sarutobi Misaka. Mais c'est une idée bien compréhensible, car un crime aussi grave aurait surement mené à une prime plus haute qui aurait appâté des ninjas plus puissants ou plus nombreux qu'une kunoichi seule, car même si elle se sait forte, la jeune dignitaire n'a pas les capacités d'une équipe entière de shinobis.

« Je n’ai aucune idée de la direction que ces ninjas auraient pu prendre. Nous, les Aldemari, nous ne faisons rien de mal. Il est certain que j’ai quelques suspects, mais je ne veux pas lancer d’accusations, non plus. Par contre, je suis conscient que vous ne pourrez pas progresser sinon, alors, voilà. Il y a bien les Yoshimori qui habitent plus au sud – ils ont toujours été jaloux de notre fortune – sinon il y a la famille Fuyusora à l’est – ils ont une vendetta contre nous depuis quelques décennies – et je n’ai pas d’autre suspect en tête. Je vous laisse enquêter à votre guise, mais évitez de répandre la nouvelle, je vous prie. »

Comme elle comprend cet homme ! La discrétion, elle sait ceci précieux car elle-même garde un secret plus important encore caché et l'importance du secret des informations est capital pour une kunoichi comme elle. Jamais l'emplacement de son gîte et de celui des siens ne doit être connu du grand public. L'horreur de Yonbi répétée avec des êtres humains serait un désastre. Au calme de leurs champs, les Sarutobi devraient préférer les remparts d'une ambassade. Aux gazouillis des oiseaux, l'arrivée de messagers. À l'odeur des fleurs, la fade fragrance de certains citadins venus vérifier la soumission effective du clan. Et surtout, la paix serait encore plus incertaine qu'à présent.

« Je comprends votre souhait de rester discret, je m'y plierai. Est-il courant de faire appel à des shinobi pour une famille comme la vôtre ? Vous semblez suspecter une présence ninja. »

Si l'un des suspects a déjà été lié au monde shinobi par le passé, cela constitue un indice certes maigre mais concret sur une réticence plutôt bancal à employer des ninjas. La réponse ne mènera sans doute pas loin, mais il n'est guère sot de chercher à savoir si l'une des personnes sur lesquelles l'on enquête a des antécédents. C'est donc avec un aussi grand intérêt que l'enquêtrice en herbe écoute la réponse de son employeur. Sans faire de réelle preuve de compassion, elle regarde les noms inscrits par le patriarche et, prenant connaissance du patronyme des personnes concernées, esquisse un sourire adressé à cet homme qui semble lui faire confiance.

« Je vais interroger les personnes qui ont été victimes de vos ennemis. Cependant, un point me turlupine. Vous me demandez de rapatrier les pièces volées, mais comme vous mentionnez plusieurs armes sur le parchemin, j'imagine qu'une seule personne ne suffira à porter tous vos biens. Aurais-je l'appui de l'un ou plusieurs des patrouilleurs afin de ramener votre fortune ? »

Car revenir les bras chargés de plusieurs objets ancestraux ne sera pas une mince affaire pour la Sarutobi si elle est seule. Elle ne dispose d'aucun rouleau de parchemin de stockage et n'a que deux bras pour saisir une fortune dont le tintement résonnera durant le trajet. On peut trouver des idées reçues sur les ninjas et l'une d'elles est une quantité incommensurable de capacités, cependant un homme aussi ouvert que Toku ne semble pas appartenir à ces gens. Elle ne sent pas cet homme bourré d'aprioris. Peut-être a-t-il préparé à son attention un énorme sac ou a-t-il eu vent de cette technique qu'est le Kage Bunshin. Une personne confiant une enquête à une kunoichi sans avoir appelé quelqu'enquêteur spécialisé, voilà qui tient d'une ouverture d'esprit semblable qui pourrait cacher un passif, à moins qu'il ne s'agisse que d'une économie.

Sans connaissance précise du domaine, la cheffe de clan demande ensuite où trouver les hommes dont il est question sur le papier. Témoins précieux, il n'en étaient pas moins de potentiels complices, aussi a-t-elle l'intention, sans utiliser de quelconque ninjutsu médical, de regarder les blessures visibles de ces patrouilleurs afin de déterminer, au coup d'oeil, s'il s'agit de blessures apparemment provoquées par un autre ou par eux-même, ainsi que si les coups portés l'ont visiblement été à des endroits dont on sait qu'ils ne sont pas dangereux. Elle cherchera les blessures superficielles, mais le souci dans cette analyse est que seul le visage sera exposé. Enfin, certains ont pu être assommés. Mais cela reste problématique. Mais non, s'ils détaillent l'attaque, les patrouilleurs vont devoir parler de leur altercation, c'est d'une logique infaillible.


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Re: Récupérer les biens Jeu 10 Jan - 21:37
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L’homme arqua un sourcil à la question de la jeune Sarutobi. Elle savait effectivement bien lire dans les lignes. Il secoua la tête lentement.

«Non, en général, nous n’avons pas besoin de shinobis, mais lorsque notre demeure a été infiltrée par d’autres ninjas, je vois mal comment ne pas faire appel à des experts. Ils sont entrés et sont sortis, sans lever l’alarme. Mes hommes ne sont pas entraînés pour attraper des ombres. Pas de la même façon que vous.»

Il lui donna le temps d’inspecter les noms sur le papier et de bien réfléchir ce qu’elle désirerait faire en premier. Lorsqu’elle reprit la parole, la jeune femme dit vouloir interroger les patrouilleurs d’abord.

«Bien, sûr, il se tiendront à votre disposition, mais je préférais que mes hommes restent hors de vos affrontements. Mon assistant vous guidera dans la demeure jusqu’aux hommes pour que vous ne vous égariez point.»

Le patriarche Aldmeri appela d’une voix forte un homme se nommant Yukimaru. En quelques secondes, l’homme entra. Il était de petite stature et très peu impressionnant si on le comparait au patriarche, mais il était tout aussi richement vêtu. En fait, à le regarder, on pouvait se dire que la moitié du volume qu’il occupait devait être fait de vêtements, plutôt que de chaire. Il avait un visage aux traits calmes et un air un peu détaché. Il s’inclina devant son aîné avant de se tourner vers la kunoichi.

«Yukimaru vous accompagnera, comme je viens tout juste de mentionner. Si vous avez des questions, vous pouvez vous adresser à lui, il saura vous répondre. Je ne vous retendrai guère plus longtemps. Bonne chance, mademoiselle Sarutobi.»

Il se tourna ensuite vers son assistant pour ajouter :

«Mène-la d’abord à la patrouille, ensuite, Sarutobi-san t’indiquera où elle a besoin de se rendre. Évite d’être vu avec elle hors du domaine, sinon, peu importe qui a volé mes armes, aura une idée de la raison de sa présence.»

Le patriarche se retourna de nouveau vers la jeune ninja, lui présentant une salutation respectueuse avant de quitter son bureau. Effectivement, être patriarche des Aldmeri occupait déjà grandement ses journées et comme sa présence n’était plus absolument nécessaire à l’avancement de l’enquête, il préférait retourner se pencher sur les sujets que seuls lui pouvait prendre en charge.

Yukimaru fit signe à la kunoichi de le suivre à l’extérieur du bureau. Lorsqu’ils furent sortis, il lui expliqua le chemin qu’ils allaient prendre pour se rendre jusqu’aux hommes. Il marchait lentement, probablement dû à tous les vêtements encombrants qu’il portait.





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Shenki, Seno et Amena





La prudence est de mise, cette mission sera une mission de discrétion dans laquelle tout allié impliqué doit rester discret et donc servir discrètement, c'est ce qu'aura constaté Sarutobi Misaka en quelques échanges.

Le gardiennage a été attaqué par quelqu'un de nettement plus fort et la cheffe de clan plisse légèrement les lèvres à cette mention. Il ne s'agit donc pas même de ninjas débutants ni, apparemment, de combattants maniant le chakra sans pour autant être qualifiés de shinobi, non, ces hommes ont fait face à une menace nouvelle pour eux et n'ont pu opposer nulle résistance efficace. Un triste constat qui indique à la noiraude qu'elle n'est pas en terrain où le ninjutsu est d'un usage courant. Aussi ne songe-t-elle pas trop à manifester son art, ni à soigner les hommes blessés au moyen de l'iroujutsu. Non, il serait plus simple, en matière de communication, de faire profil bas afin d'éviter toute réticence à la collaboration.

Puis, alors qu'elle jette un léger coup d'oeil à sa gauche pour observer l'endroit, entre un homme richement vêtu mais point d'un surprenant gabarit, qui doit donc son rang apparent, servi par une belle tenue, à un rôle autre que celui de porte-sabre ou de sentinelle. C'est lui, l'homme appelé et immédiatement disponible, qui suivra l'enquêtrice en herbe sans pour autant révéler sa présence. Un soutien pas utile pour l'infiltration ou quoi que ce soit de militaire et qui pourrait même être source d'ennui mais il semblerait que l'aide sache à quoi s'en tenir.

C'est sans surprise que la dignitaire des siens voit la conversation se terminer, se retrouvant alors seule avec cet homme, fidèle et droit à priori. Cependant, dans le doute, car il est permis, Sarutobi Misaka ne peut exclure son implication d'emblée, quand bien même la venue de ninjas suffirait à venir à bout des défenses. Elle lui adresse un sympathique regard et posa sa main droite sur le manche de sa lame, prenant une profonde respiration et lâchant immédiatement son arme. Vérifier la réaction de Yukimaru est son but, sans qu'elle ne le révèle. Il s'agit de voir s'il exprime un tantinet de crainte ou pas.

Puis l'homme lui fait signe de la suivre et le duo quitte l'intérieur pour retrouver la lumière du soleil qui baigne les jardins de cet homme riche qu'est Aldmeri. Ils empruntent un chemin permettant d'admirer les plantes diverses possédées par le propriétaire des lieux, une végétation riche mais discrète, mélangée de manière à ne pas permettre à quiconque n'est point éclairé du tout quant au domaine de l'horticulture de saisir la variété des espèces présentes.

Monsieur Yukimaru ? Que pensez-vous des Yoshimori et des Fuyusora ? Sont-ce vraiment les seuls rivaux de votre employeur ? Que font-ils pour être suspects de monsieur Aldmeri ?

Bel entretien ! Le jardinier doit aimer son travail, car les fruits de son dur labeur se remarquent et s'apprécient, d'autant plus que Yukimaru ne marche pas bien vite. Dommage pour l'avancée de l'enquête, mais tant mieux pour le paysage. Le jeune femme sait apprécier ce décor dans lequel elle évolue et qu'elle n'aura pas loisir s'éternellement observer, car elle arrive à destination. Shenki, Seno et Amena, tels sont les sentinelles blessées. Yukimaru présente les hommes à l'inspectrice amateure qui leur adresse un calme signe de tête respectueux.

Bonjour messieurs. Merci de m'accorder du temps, aussi je vais aller au sujet. Avez-vous un signalement de ceux qui vous ont attaqués ? Étaient-ils armés ? Avez-vous un souvenir de leur nombre ou des méthodes utilisées ? Vous ont-ils hypnotisés et utilisé des techniques fourbes ? J'ai besoin de tout savoir sur votre agression, ainsi que savoir votre position et si vous les avez vus pendant leur fuite.

Elle marche calmement durant le début de sa logorrhée pour s'arrêter et rester statique durant le restant de l'interrogatoire. Ses mains restent au niveau de la taille et elle n'affiche qu'une mine concentre sur l'affaire. Ayant songé à inspecter leurs blessures, elle renonce dans l'immédiat à procéder de cette manière et préfère que ses efforts soient tournés vers le verbal. De toute manière, s'ils ont été blessés sérieusement, elle saura le voir, car après tout, elle sait reconnaitre les gestes d'une personne mourante ou blessée, il y a des redondances au niveau des comportements.

C'est l'oeil vif que Sarutobi attend la réponse de ces trois hommes blessés.

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Si la shinobi attendait une réaction mesurable suite à son geste un peu moins civil que la normale, elle n'en eut qu'une seule, très claire. Les yeux de Yukimaru ont croisé les siens après être remontés du pomeau de l'arme, l'air stricte, l'air de dire "pas de ça ici". Il n'avait peut-être pas bien cerné le geste de la cheffe du clan Sarutobi, mais il serait difficile d'associer ce regard rapide à une potentielle culpabilité, si cela pouvait être vérifiable. Néanmoins, l'homme ne semble pas particulièrement tendu et balaie rapidement le petit évènement pour, finalement, guider Sarutobi Misaka au travers du domaine, à la rencontre des sentinelles.

«Je ne suis pas des plus informés, je dois vous l'avouer; je n'ai aucune idée d'où vient la jalousie, la rancoeur si j'ose dire, des Yoshimori. Le domaine Fuyusora, par exemple, est une toute autre histoire. S'il est vrai que je respecte mon chef ainsi que ceux qui habitent ce domaine, je dois avouer que les paroles saintes qu'il vous a confié, comme quoi les Almemari ne font jamais rien de mal, ne sont probablement pas fondées. Je ne saurais vous en dire plus, mais je veux bien vous partager mon opinion personnelle; un conflit se fait à deux, jamais seul.» Si son discours fait du sens, il serait facile de remonter l'argumentaire; si le patriarche les suspecte, ça peut bien être par rancune, ou par jalousie qu'il porterait lui-même.

Presque arrivé à destination, l'homme aux habits pesants se fait crier par la voix tendre d'une femme prostrée dans le jardin; "mon amour", "ma chérie, je suis à toi dans une minute" devraient suffire à la ninja pour comprendre que la femme, tout aussi bien habillée que le guide, ne peut être que son épouse. En finissant la marche, l'homme révèle son prénom; Amara. Suivant ce petit détail, Yukimaru présente à la potentielle détective trois des cinq hommes de la liste avant d'aller rejoindre sa femme, lui indiquant que «vous n'aurez qu'à passer par le jardin et m'appeler quand vous aurez terminé de vous entretenir avec eux, je vous rejoindrai».

Les hommes, disposés à écouter Misaka et à lui répondre au mieux de leur capacité, se rendent vite compte que ses questions, bien que pertinentes, sont au-dela de leur perception de la situation. Shenki mentionne qu'il n'a «aucune idée de ce qui s'est passé, mais avant de tomber dans les pommes j'ai entendu les bruits de pas d'une personne venir dans ma direction, sur le chemin princpal du domaine». Seno admet alors que tout ce dont il se souvient ce sont  «des petites lueurs floues, comme des lucioles», et Amena pouvait confirmer qu'elle n'avait, elle non plus, «rien vu de spécial, les jardins étaient aussi tranquilles.»

Les deux autres sentinelles arrivent en plein milieu de la discussion, et révèlent aussi leur nom et leur position; ils étaient à l'intérieur du domaine, et ils n'ont vu aucune trace de combat ou d'entrée par effraction. Le point qui se rejoint dans leur récit est qu'ils sont tous tombés dans les pommes, peu de temps passé minuit, et qu'à leur réveil tout le reste était en état, sauf que certaines choses manquaient.



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Sarutobi Sarutobi Misaka
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La position des surveillants





Jamais seul. Sarutobi Misaka est alors pensive et pose l'index droit sous son nez et sa main gauche sous son coude durant trois secondes. Le chef du domaine ne serait donc pas aussi bon qu'il pourrait sembler. Elle n'a pas envisagé cette possibilité mais cela ne tient pas de l'absurdité. Après tout, un ninja étant une arme, faire appel à un de ces mercenaires est un choix loin d'être anodin. Rien de bien surprenant, en fait. Donc enquêter sur cette homme pourrait permettre de comprendre les choses plus aisément, mais Sarutobi Misaka n'a aucune raison de se retourner contre son employeur. Cette affaire n'est pas la sienne et prendre les choses de manière personnelle est totalement impertinent tant elle ne connait rien de la maison qui l'embauche dans ce contrat.

Une femme se fait entendre qui manifeste une affection pour le guide. Une affection réciproque, semble-t-il. Sans doute sont-ils en couple. Amara, car c'est le nom de cette femme, dispose apparemment du même statut social que Yukimaru, si les vêtements sont des symboles de caste dans les Grandes forêts. Jamais la cheffe des Sarutobi ne s'est interrogée là-dessus, mais il est fort probable que dans un tel domaine, une hiérarchie se montre au moyen d'habits, qui sont un signe très distinctif. La dignitaire l'observe sans dire mot, en hochant simplement la tête en signe de respect. Puis Yukimaru la laisse avec ces trois hommes qui ne lui apprennent rien de bien intéressant. Rien de fou. Les sourcils légèrement froncés, elle ne peut que constater l'impuissance de la surveillance, mais relève toutefois une direction. Le chemin principal.

Je vois. Monsieur Shenki, vous parlez de pas venant du chemin principal. Il mène vers la sortie, j'imagine. À quoi accède-t-on rapidement dans cette direction ? Où étiez-vous par rapport au chemin principal, tous les trois ? Et si vous n'y étiez pas, qui gardait la porte du domaine ? J'ignore tout de votre organisation, je ne sais même pas comment fonctionnent la hiérarchie et les liens entre vous, entre Yukimaru et vous, entre Amara et vous, entre les divers employés et votre patron. Considérez cela dans votre réponse, j'ignore bien des choses. J'aimerais aussi examiner vos blessures, s'il vous plait ; afin de me faire une idée de la force de ceux qui vous ont attaqués et surtout me faire une idée de leur style. Je ne compte pas vous toucher, j'aimerais simplement observer. Si vous l'acceptez.

Sans douter une seconde, elle aura formulé sa requête de voir les employés montrer leurs maux, se dévoiler, mais c'est sans gêne qu'elle aura abordé ce point. Un point nécessaire : ces hommes sont-ils réellement blessés ? Sans doute leur patron aurait-il remarqué un mensonge aussi éhonté, mais un examen permettra de se faire une idée de la nature des bandits. Verra-t-elle des traces de ninjutsu ou, comme elle s'y attend, ne sera-t-elle confrontée qu'à d'éventuelles marques dues à des armes ? Cependant, à ses yeux, le plus important est de savoir ce qu'on lui dira sur le chemin principal. Il est étonnant que des voleurs aient emprunté une telle voie. Il s'agit tout de même du chemin principal et elle ne comprend pas que l'on puisse passer par un itinéraire qui ne serait pas plus discret. C'est louche.
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Re: Récupérer les biens Mer 20 Mar - 18:46
Récupérer les biens


Le quintet acceptera de se faire éxaminer par la ninja qui cherche des traces de combat, mais il ne sera possible que de faire une observation sommaire, incomplète au vu de l'endroit où la scène se déroule. Ils ne veulent pas se dénuder et cela se comprend, mais une observation rapide suffit à faire un constat important déjà rapporté par les gardes en question: ils ne sont pas blessés, il n'y a pas de traces de combat. Avant de se laisser examiner, par contre, ils répondent aux questionnements qui leurs sont posés.

Pour faire simple; Shenki garde l'entrée principale en elle-même, donc il est impossible d'arriver sans être vu directement si on décide de pénétrer par la grande porte, mais l'aire est vaste et il aurait été possible de se faufiler à l'intérieur par les hauteurs, d'arbre en arbre jusqu'à se faufiler à l'étage supérieur par une fenêtre. Pour arriver à la porte où se trouve Shenki, il faut normalement emprunter le chemin en terre battue, qui est le chemin vers le domaine (qui est aussi, autre que les bois des environs, le moyen le plus simple de quitter les lieux, surtout si on porte de l'équipement lourd). Pourtant, les deux gardes qui venaient de se joindre à la discussion étaient en plein poste de garde, et parcouraient les corridors du second étage du domaine. Amena garde l'entrée qui se trouve du côté des jardins (que la Shinobi et Yukimaru ont eu à passer pour arriver jusqu'ici), au cas où quelqu'un s'y glisserait pour ensuite passer dans le domaine en douce. Encore une fois, il est difficile d'entrer sans être vu, mais comme le jardin est grand et bien fourni, il aurait été possible de s'y cacher. Quant à Seno, il surveillait à l'intérieur de la résidence, au premier étage (ou rez de chaussée), pour avertir d'autres sentinelles au repos en cas de situation de danger. Il n'a malheureusement pas eu le temps de donner l'alerte.

Si Misaka n'est pas trop informée des liens au-delà des grades concernant le domaine Aldemari, c'est bien parce que les gens qui y sont ne se côtoient que très peu. Les sentinelles sont des collègues, pas de grands amis, et se contentent majoritairement de faire leur travail. Ainsi, la majeure partie du petit groupe ne savait pas trop quoi répondre à la dame. Amena amena donc un élément de réponse qui, elle l'espérait, tombait à peu près dans l'idée de ce que Sarutobi Sarutobi cherchait: «Je.. je ne comprends pas trop ce que vous essayez de dire, c'est normal de ne pas tout savoir d'office. La tête des Aldemari s'occupe des affaires, Yukimaru est à prendre comme son second, mais nous, les sentinelles, ne sommes là que pour la sécurité...»

Elle finit par reprendre, on voit bien qu'Amena est abattue par ce qui est arrivé, ayant faillie à sa mission d'exemplarité. «Tous ceux qui participent à l'activité du domaine sont autorisés à y résider. Normalement, l'ambiance est meilleure, mais à cause de ce qui s'est passé... disons que ça affecte un peu l'humeur de l'endroit... Je ne sais pas quoi dire d'autre, j'espère avoir éclairé votre lanterne.»



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Le procédé





Le plan aura été rondement mené sans faire verser le sang, un travail de professionnels ou un jeu d'acteurs couteux. Sarutobi Misaka ne sait que penser de cela, peu habituée à résoudre elle-même des énigmes, préférant les polars de Sadoko Nero, un vieil auteur encore vivant mais dont les lecteurs doivent sans doute se demander quand il viendra à perdre la vie, car il est d'un âge certain. Un bel âge, oui, mais il ne vivra surement pas plus de dix ans de plus.

Chacun est un potentiel suspect et l'absence de marque évidente de violence est, aux yeux de la dignitaire, signe évident qu'il n'y a pas eu désir de violences et de blessés. Mais suspecter la garde n'a pas de sens, car de véritables complices auraient sans doute, par souci de réalisme, acceptés d'être attaqués de manière plus virulente. Non, sans doute ne jouent-ils pas la comédie, le risque pour un coup pareil serait bien trio gros. Cependant, l'implication d'une personne précise n'est pas une hypothèse à écarter, cependant les ressources ne doivent plus se trouver dans le domaine-même.

Shenki est à un poste précis et stratégique, une place qui, dégagée de sa sentinelle, fournirait un passage efficace pour quiconque voudrait quitter les lieux. Mais pourquoi, dans ce cas, s'en prendre à Amena ? Afin d'entrer par plusieurs endroits simultanément ?

Vous m'aidez, rassurez-vous. Soyez aussi rassurés, vous ne pouviez surement pas grand chose contre des professionnels de leur gabarit, car au vu de leur efficacité, ils opèrent depuis longtemps. Les arts ninjas permettent des fourberies bien particulières, dit Misaka sans savoir si elle rassure ou effraye. Vous dites, Seno, que vous étiez au premier étage et que vous auriez pu alerter d'autres sentinelles. Les sentinelles en question, je le devine, n'ont surement rien remarqué, mais ont-elles été victimes d'une quelconque attaque, ou ne s'agit-il que de vous ?

S'improviser enquêtrice n'est pas à la portée de toute kunoichi, mais la cheffe de clan a le sentiment de toucher un point important du sujet, car la manière de procéder des bandits peut laisser penser que l'opération a ciblé certains points. La discrétion est certes de mise de la part des cambrioleurs, mais assommer précisément la personne à même d'alerter les autres n'est en rien anodin. Ce qui mène à une délicate question.

Savez-vous qui, dans ce domaine, connait l'organisation des tours de garde ? Est-ce que ces personnes auraient pu se retrouver seules, loin du domaine, à un certain moment ? Avez-vous eu le souvenir que l'une d'elles aurait eu des absences, comme si elle venait d'être hypnotisée, par exemple ?
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Re: Récupérer les biens Jeu 18 Avr - 3:46
Récupérer les biens


Aux inquisitions suivantes de la shinobi, Seno finit par révéler que les autres sentinelles (qui s'occupent normalement des rondes diurnes) dormaient probablement, comme à leur habitude. Si la femme demande plus de détails, elle se fera expliquer qu'il est difficile, voire impossible, de sortir de sa chambre sans croiser quelqu'un; ceci écarte donc quelconque possibilité de doute quant à la culpabilité possible des gardes de jour.

Les paroles gentilles redonnent un petit peu d'entrain à Amena, qui attend son tour avant de parler, laissant les autres gardes s'expliquer et répondre du mieux qu'ils le peuvent; les gardes obtiennent des horaires de ronde différents, aux deux semaines. La personne qui s'occupe de l'organisation est Yukimaru, et ce pour réduire la charge du patron du domaine. «Yukimaru n'a pas montré de comportement étrange, et ne semble pas ... être hypnotisé?» Les autres ajoutent aussi que même si Yukimaru sort parfois du domaine, il ne sort pas s'il ne le doit pas, et qu'il n'est en aucun cas sorti la nuit passée. Il était bien dans sa chambre; les gardes l'ont entendu durant leurs rondes, il ronfle toujours, à chaque nuit, très fortement.

Amena, qui avait répondu à la question inattendue de Misaka (et qui visiblement, la trouvait un peu ahurie de supposer, imaginer même, que ce genre d'exploit était possible pour quiconque), finit par lui dire qu'il était possible pour elle de rester ici, chez les Aldemari. D'y manger et d'y dormir tant qu'elle en aurait besoin. «Puisque vous êtes là pour résoudre cette affaire, je vous propose d'en parler à Yukimaru, mais je suis certaine qu'il peut arranger de vous trouver une chambre confortable et une place à table pour le dîner. Si ça peut vous intéresser, ne vous privez pas; on héberge même des voyageurs, parfois!» Même si ça semblait sorti de nulle part, on peut bien comprendre qu'Amena faisait cette proposition de bon coeur, et on pourrait se dire que c'est en remerciement pour ces quelques gentilles paroles. Toute personne aidant les Aldemari méritent bien d'être aidées.

La femme fit une salutation et sortir son plus beau sourire, regardant derrière l'épaule de la kunoichi. «Je crois que le bras droit du chef vous appelle...» Elle fit signe, en pointant distraitement Misaka en haussant le menton. Un hochement de tête confirma la mention; «Oui, je crois que c'est ça. Il doit probablement vous faire faire le tour du reste de l'endroit.»



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Au revoir, sentinelles





Des autres sentinelles qui dorment, donc des moyens intéressants, mais pas une forteresse imprenable. Sarutobi Misaka a donc les information nécessaires puisque Yukimaru, chargé de la protection, n'aura en rien semblé bizarre dans son comportement, même si elle remarque l'air circonspect de ses interlocuteurs à cette question. Puis Amena fait une sympathique proposition et son regard semble comme un peu apaisé. Cependant, la dirigeante n'a pas fait attention au ciel lorsque parle la sentinelle.

« Merci. À ce propos, quelle heure est-il ? »

C'est donc satisfaite, après avoir reçu une agréable invitation d'Amena et compris que l'endroit est largement surveillé que la noiraude prend congé des sentinelles et s'en va retrouver Yukimaru, l'homme qui ronfle. Ou l'homme qui a créé un clone ronflant ! Mais aucune preuve n'est là et si ça se trouve, cette suspicion n'a pas lieu d'être. Mais si, très clairement. Les intrus ont pris soin de ne pas causer de lourds dégâts aux employés du domaine, donc si ce n'est pas courtoisie ou pour éviter d'être recherchés par les ninjas de tous les horizons, cela peut être parce que le commanditaire a encore besoin des sentinelles. De toute manière, le coupable sera bien confondu à un moment ou à un autre. Une erreur a du être commise par le commanditaire ou les exécutants. Ou par les bandits, c'est une piste à creuser. En tout cas, l'intervention du bras droit de l'employeur de la kunoichi aura respecté un excellent timing, une réelle pièce de théâtre dont une nouvelle scène commence.

« Je suis peut-être restée longtemps en compagnie des sentinelles, mais je n'en ai pas beaucoup appris. Les voleurs ont été efficaces, les sentinelles ne pouvaient rien faire. Face à des ninjas, il faut une force équivalente. Avez-vous trouvé des fenêtres brisées ou ouvertes après le vol ? »

Comme l'itinéraire précis des cambrioleurs est inconnu, l'inspectrice en herbe pose une question dont elle remarque la stupidité sans la relever : si les sentinelles ont été maitrisées, nul besoin pour es voleurs de passer par les cimes, ce serait là une acrobatie inutile. Quoique pas si inutile, passer inaperçu reste important et se servir des arbres ne veut pas dire "devenir invisible".

« Je devrais rendre visite aux familles pointées par votre maitre, si ça ne vous dérange pas. Je ne compte pas vous impliquer, j'aimerais simplement des bras pour m'aider à porter le butin lorsqu'il sera récupéré. Il faudra aussi m'indiquer la direction à prendre pour me rendre chez ces personnes. Cela pourra prendre un peu de temps selon les systèmes de sécurité. En passant, je tiens à vous rassurer, vous n'êtes pas en tord, vous gérez seul la sécurité d'un vaste domaine et sans moyens adéquats, vous ne pouviez empêcher le vol. »


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Re: Récupérer les biens Mer 12 Juin - 21:51
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«Seize heures moins le quart. Le repas est normalement servi aux alentours de dix-huit heures, si vous êtes intéressée à nous rejoindre. Bonne chance pour la suite, et merci beaucoup de nous venir en aide» dit la jeune Amena avant de laisser libre la kunoichi. Elle ne restera pas seule bien longtemps, le second de l'endroit marchant en sa direction au travers la verdure, gratifiant son aimée d'un bisou soufflé avant qu'elle n'aille se glisser entre les murs du domaine. Si Misaka avait peu de pistes à suivre, elle pouvait au moins se dire qu'elle avait affaire à un cas spécial qui promet beaucoup de réflexion. Ces ninjas semblent être assez expérimentés, et la question de la femme est vraiment pertinente.

L'homme arbore un air surpris suite à la déclaration de Misaka, probablement parce qu'il ne s'attendait pas à ce que les sentinelles ne puissent lui venir en aide. Par contre, il répond au mieux à sa question: «les talents shinobi sont franchement efficaces et presque effrayants, mais ça n'empêche pas les erreurs ou les oublis. Rien n'a été brisé, mais on a retrouvé un peu de terre et des bouts d'écorce sur le bord des fenêtres du second étage; ils ont sûrement mis les pieds dessus et laissé des marques.» Cette information contraste avec les propos de l'un des sentinelles, Shenki, qui avait dit avoir entendu les pas d'une personne seulement, et qui venaient de l'entrée principale. Or, lorsque le second guide la cheffe Sarutobi au travers des couloirs autrement très propres de la résidence, elle en vient à constater que deux fenêtres ont été utilisées comme entrée ou sortie. Il y en a une de chaque côté du domaine et même si elles ne mènent pas directement à la chambre où les objets ont été volés (celle-ci étant à l'étage en dessous), la shinobi peut voir que les volets ainsi que le sol devant eux n'ont pas été nettoyés (voire, touchées), pour laisser les évidences à leur place. Le guide explique que les volets ont été fermés pour la nuit, de l'intérieur (notons qu'il est impossible de les ouvrir de l'extérieur à moins de les forcer et de causer des dégâts visibles), mais que les deux fenêtres ont été retrouvées ouvertes.

Durant cette visite d'observation, Yukimaru explique aussi que «les bras ne seront pas un problème, on a déjà envoyé quelques uns de nos gardiens au village de Shikibu. C'est un endroit qui se base sur un tas d'activités marchandes, comme des encans. Je ne peux pas quitter les lieux avec vous, mais je peux vous donner les indications pour vous y rendre et où logent nos gardes; ils y vont pour faire semblant de s'intéresser aux enchères, au cas où ce qui a été volé soit mis en vente sur place. Les deux maisons rivales sont au sud et à l'est d'ici, mais ils sont assez près de ce village, et nos gardes doivent y rester pour toute la prochaine semaine.» Lorsque Misaka ira se préparer, Yukimaru ira noter les informations pour se rendre sur place sur un petit parchemin et lui remettra avant son départ. Trois heures de marche en suivant le chemin vers la source d’eau de l’est, au travers des bois. En redescendant la montagne, on arrive à facilement apercevoir l’endroit. Il notera aussi que les hommes des Aldemari logeront dans une petite auberge à l’écart des grandes rues, dans un petit quartier résidentiel -le village est, une fois dedans, plus gros qu’il n’en a l’air-.

Par contre, revenons-en à la fin de la visite guidée.

Si Sarutobi Misaka le souhaite, il lui reste plus ou moins une heure et demie avant le repas pour explorer davantage: elle pourrait aller s’enquérir auprès des gardes qui devaient dormir, si quelqu’un avait vu ou entendu quelque chose de plus. Elle pourrait aussi aller voir la salle ou les armements ont été dérobés pour essayer d’y trouver des indices. Peut-être même aller fouiller les boisés environnants, pour voir si l’un des habiles voleurs n’avait pas commis une autre erreur.



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Sarutobi Sarutobi Misaka
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Séparation





Sarutobi Sarutobi Misaka quitte les gardes, l'interrogatoire est terminé et peut reprendre la visite du domaine. Pour une raison inconnue, la noiraude soupçonne dès le début de l'affaire Yukimaru, même si cette suspicion s'est estompée depuis qu'elle a découvert que l'homme est mariée à une femme visiblement membre, elle aussi, du personnel de la riche famille. Difficile d'être objective quand on part de l'idée que le coupable vient de l'intérieur et difficile aussi de sembler intelligente lorsque l'on questionne les gardes plus qu'il n'est nécessaire en espérant avoir de probants indices au début-même des recherches. Mais cela ne l'empêchera pas d'explorer toutes les pistes et déjà une idée se dessine dans la tête de l'enquêtrice en herbe.

Les talents shinobi sont franchement efficaces et presque effrayants, mais ça n'empêche pas les erreurs ou les oublis. Rien n'a été brisé, mais on a retrouvé un peu de terre et des bouts d'écorce sur le bord des fenêtres du second étage; ils ont sûrement mis les pieds dessus et laissé des marques.

Elle aura eu raison de s'inquiéter au sujet des fenêtres. La scène n'a été touchée par personne et c'est avec curiosité que la noiraude observe les rebords des cadres, les toits ainsi que ce qui se trouve en face des vitres. Regardant aussi les traces, elle tente de déterminer quelle fenêtre a servi d'entrée et laquelle a été la sortie afin de mieux connaitre l'itinéraire du mal infiltré dans ce paradis de luxe. En tout cas, il semble évident qu'il y a un complice et si les gardes n'ont pas quitté leur poste, Seno est un suspect tout trouvé. Mais au lieu d'un coupable, il s'agit de découvrir la vérité. Aucun des gardes n'a dit avoir pu constater l'absence d'un autre, mais les trois ne travaillent pas exactement au même endroit. Chacun reste donc suspect, même si Amena semble particulièrement sincère et impliquée, montrant une vraie envie d'aider. Finalement, l'interrogation des gardes aura été très utile car elle aura donné de la matière à réfléchir à la jeune inspectrice. Par contre, Sarutobi Misaka n'est pas la meilleure observatrice du monde et elle appréhende l'observation des pistes. Après tout, qui dit empreintes de pas ne dit pas empreinte complètes mais parfois partielles. Cependant, c'est au niveau des fenêtres qu'elle pense trouver la preuve la plus probante que le passage aura été fait dans l'une ou l'autre direction : au moment d'entrer dans la demeure, c'est là qu'on revient de l'extérieur et qu'en entrant, même en étant discret, on devrait logiquement laisser le plus de traces de l'extérieur au moment de poser le pied à l'intérieur et de descendre d'un endroit plus en hauteur qu'est la fenêtre. Logiquement, ce mouvement est un peu plus lourd que les autres, même s'il ne l'est que légèrement, surtout pour un ninja professionnel. Et si vraiment rien ne permet de faire la distinction, alors on pourra déterminer qu'il s'agit d'un ou de plusieurs spécialistes engagés à cet effet dont il est probable qu'ils ne travaillent pas sur le long terme avec l'un des ennemis de monsieur Aldemari.

Sarutobi Misaka constate aussi avoir oublié de demander aux gardes dans quel ordre ils se sont fait assommer, ce qui n'est pas un énorme souci, car si elle suit son idée, bien des éléments manquants lui seront révélés par la suite, car elle connait la techniques des clones de l'ombre et pour une enquête, c'est parfait. Aller voir ce qui se passe ici et là simultanément, envoyer des clones à l'extérieur, des outils qui, s'ils sont éliminés, lui donneront toutes les informations sur leur avancée en un temps record par le retour de mémoire qu'offre leur disparition. C'est l'idée qu'elle a et à laquelle elle se tiendra.

« Combien de personnes ont accès à ces volets hormis Seno ? Enfin, j'imagine que bien du personnel a la possibilité d'ouvrir une fenêtre de l'intérieur. Vous l'avez sans doute constaté, la piste reste à explorer. Merci en tout cas, cette scène est intéressante et je reviens sur ce que j'ai dit plus tôt : interroger les gardes n'aura de loin pas été une perte de temps. »

Plusieurs chemins s'offrent à Sarutobi Misaka, qui demande alors à son guide :

« Les gardes endormis sont-ils actuellement en train de travailler ? Il serait intéressant de leur parler. »

Puis, après la réponse de son interlocuteur, elle précise :

« Cependant, la salle d'armement m'intéresse bien plus. J'aimerais pouvoir y jeter un oeil, mais après être passée par les sanitaires. J'avoue avoir un besoin pressant. »

Elle se fait indiquer l'endroit recherché et là, elle crée quatre clones. L'un d'eux ira interroger les gardes, un autre ira fouiller les environs, et deux autres se tiendront en retrait afin d'attendre de recevoir les indications nécessaires pour aller trouver les gardes. L'originale sort et rejoint Yukimaru et laisse le soin aux clones de ne sortir que quand ils entendront que la vraie s'est éloignée. Pour cela, parler avec Yukimaru. Il faut parler. Le faire parler.

« Combien de personnes travaillent sur un tel domaine ? J'imagine que vous, ainsi que la femme qui portait la même tenue que vous, travaillez ici depuis des années et connaissez le personnel comme votre propre famille. »

Dans l'ombre, les clones de l'ombre se tiennent prêts. L'un ira étudier les alentours, un autre ira interroger les gardes en leur demandant essentiellement si un bruit ne les a pas réveillés la nuit et les deux autres se cacheront sur les toits en attendant un ordre de l'originale.

Récapitulatif:
 


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