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Juste un verre... [PV Senju Fugaku]

Tadake Yurikô
Tadake Yurikô
Konoha no Jonin
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Juste un verre...
feat. Senju Fugaku

" Les mœurs déréglées sont l'ivresse des mortels. "




Cela faisait déjà presque une heure que la jeune femme se tenait au bar, silencieuse et seule. Assise les jambes croisées sur son tabouret, accoudée sur le comptoir, elle jouait avec la liqueur qui se trouvait au fond de son verre. Ses yeux noirs étaient plongés dans le tourbillon qu'elle faisait naître par son geste tournoyant. Il y avait une étrange lumière dans son regard, elle était comme absente et lointaine. Elle n'était définitivement pas comme à son habitude. Elle portait ses cheveux de manière plus naturelle, long et cascadant jusqu'au bas de ses reins. Même sa tenue était bien différente, moins formelle et d'un rouge profond, une robe élégante - mais pas trop - plus actuelle et plus adaptée au lieu qu'elle était en train de fréquenter.

Étonnante présence que la sienne dans un tel lieu? Certainement. Yuriko sortait rarement d'elle-même le soir, surtout dans des lieux publics de cette nature. Généralement, elle se laissait convaincre par son frère de l'accompagner pour rencontrer quelques camarades pour se détendre autour d'un verre. Mais la kunoichi était rarement dans l'ambiance, ne riait pas aux mêmes blagues, gardant un œil sur Kyoshiro - par pur réflexe et aussi parce qu'elle connaissait ses antécédents. Puis, il y avait aussi l'autre raison. Son jumeau n'avait pas le monopole des problèmes avec la boisson. En effet, la jeune femme avait une telle hygiène de vie que son corps n'était pas "entrainé" à supporter un seul verre. En conséquence, il lui en fallait peu pour que sa personnalité se transforme et que toutes les digues de ses inhibitions soient levées. Boire signifiait faire place à toutes les émotions qu'elle retenait en tant normal, sans aucune retenue. Parfois c'était même en faire apparaître des insoupçonnables. Dans son malheur, elle ne se souvenait que rarement des choses qu'elle eut pu dire ou faire, mais Kyoshiro était son garde-fou.

Mais ce jour là, il n'y avait personne. Elle était seule. Si on remontait le temps, on aurait pu la voir entrer sereinement avec une expression légèrement agacée. En réalité, elle était censée y retrouver justement son frère, elle avait cédé à son invitation... mais lui avait oublié visiblement la sienne. Elle était allée directement au bar commander un simple cocktail de fruits - sans alcool - pour patienter. Puis les minutes s'étaient écoulées... cinq, dix.... un quart d'heures. Son imbécile de jumeau lui avait posé un lapin. Soit il s'entrainait, soit il s'était effondré de fatigue chez lui. Du moins, c'était ce qu'elle espérait car elle ne lui pardonnerait aucune autre excuse. Autant vous dire que la jeune femme était particulièrement irritée... raison pour laquelle elle céda quand le barman lui demanda si elle désirait boire autre chose.

" Ce que vous avez de meilleur. Sans glaçon. Merci. "

Le barman lui servit sa commande dans un petit verre, tout en lui souriant. Mais il comprit qu'il ne fallait pas trop la déranger pour le moment... alors elle se contenta de boire. Juste un verre. Juste un... jusqu'à cet instant où le temps s'écoula pour devenir une heure et qu'elle jouait avec ce qui lui restait. Finalement, elle sortit de ses songes et but d'une traite sa boisson. Cela sembla la ragaillardir d'un coup au point que ses joues rosirent sous l'effet chaleureux de l'alcool.

" Un autre s'il vous plaît. "

Alors qu'elle attendait sa nouvelle commande, Yuriko commença à zieuter les personnes présentes. Certains visages lui semblaient familiers, il y avait plusieurs shinobis dans le lot mais ce n'était pas des personnes qu'elle côtoyait. Mais dans un coin, visiblement seul, une figure attira son attention : Senju Fugaku. Oh, ils ne connaissaient pas le moins du monde, mais le clan de ce dernier était aussi connu que les membres qui le composaient. Les Senju étaient particulièrement appréciés à Konoha, en tant que ninjas, diplomates ou même financiers. Ils avaient une solide réputation. La Jonin qu'elle était ne pouvait ignorer les visages des grands noms de son village. Cela l'étonna sur l'instant de croiser un homme de son statut social dans un tel bar.

On lui apporta son verre, elle en but une gorgée. Cela faisait déjà près d'une demi-heure qu'elle était déjà une autre mais ce qu'elle prit se fit que maintenir son état d’ébriété. Heureusement, elle n'avait pas l'alcool triste mais cela la rendait aussi bien plus audacieuse dans ses manières. Ni une ni deux, elle quitta son tabouret avec son verre à moitié plein et se dirigea vers le Senju. Malgré ce qui se promenait dans son sang, la démarche de la kunoichi était assurée mais son regard brillait d'une malice que l'on ne lui connaissait pas.

Quand elle fut au devant de Fugaku, elle le toisa de ses yeux noirs et lui adressa un petit sourire. Il n'avait rien de timide, ni de provocateur. Il était plein d'une surprenante assurance.

" Me permettez-vous de me joindre à votre table? "

Elle n'attendit pas de réelle réponse pour prendre place à la côté du jeune homme.

" Il n'est pas très agréable de boire avec pour seule compagnie que soit même. N'êtes-vous pas d'accord? "

Au diable les convenances. De toutes manières, s'en souviendrait-elle demain?
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❝Yurikô x Fugaku

    ♡ juste un verre...


Si mon statut social m’octroie peut-être un peu plus de devoirs et obligations que d’autres personnes, je n’en reste pas moins un homme simple qui aime vivre une vie basique, sans prise de tête. Du moins, dans l’absolu. En effet, je suis capable de tout cela quand je ne pense pas à Yurikô ou que je ne la prends pas en surveillance prolongée afin de lui éviter quelconque malheur.
Ce qui est le cas ce soir. En effet, des amis civils m’ont invité à me détendre en leur compagnie car « ça faisait longtemps que je n’étais pas allé me retourner la tête » avec eux. Aussi je n’ai eu d’autre choix que d’accepter. Bah, souffler un peu peut me faire le plus grand bien. De fait, je me suis rendu au lieu de rendez-vous (à savoir devant chez l’ami en question) et j’ai attendu quelques temps avant que les autres n’arrivent. Une minute, cinq, dix, quinze. La « princesse » s’est enfin montrée. Mais plutôt que d’aller au bar dont nous avons l’habitude, il a préféré nous emmener ailleurs. En effet, il nous a dit avoir quelques « charmantes » connaissances qui sont toujours prêtes à faire la fête, surtout accompagnées par de « nobles statures », dit-il en parlant de moi. Je soupire à l’idée d’un tel qualificatif, même si je n’ai d’autres choix que de l’accepter. Aussi je souris et finis par tout de même les suivre, n’hésitant pas à afficher ma bonne humeur.

En revanche, il nous demande d’attendre au détour d’une rue, à l’abri des regards. Si elles aiment se pavaner avec des personnes de mon rang social, elles semblent plus honteuses en présence des autres. Je hausse les épaules puisque je ne comprends pas un tel état d’esprit, puis je glisse ma tête par au-dessus les bardages de bois. Qu’elle n’est pas ma surprise de réaliser qu’il est en train de les payer. En soit, ce n’est pas ça qui me dérange. Tout a un prix en ce monde, et la disponibilité de ces accortes damoiselles ne déroge guère à la règle. Mais pourquoi en faire tout un plat ? Ne les a-t-il pas prévenues de ma présence ? Je soupire et, d’un saut aussi acrobatique qu’élégant, atterri à leurs côtés. Là, je joue les jolis cœurs et beaux parleurs. Don Juan pourrait être mon deuxième prénom. Cela va sans dire, toutes craquent à la simple vue de mon minois. Je ne suis pourtant pas plus beau qu’une autre, ni plus musclé ou tout simplement légendaire. Non… j’ai juste du fric. Et ça, c’est le nerf de la guerre. Vous voulez draguer quelqu’un, mettre n’importe quelle femme dans votre lit ? Amassez les liasses et offrez-lui. Aussi simple que bonjour. Bien évidemment, ce n’est pas quelque chose qui fonctionne à chaque fois. Mais bon nombre d’entre elles sont attirées ou par la gloire et la notoriété, ou par le flic. Mais n’espérez pas faire votre vie avec elles. Ce sont les plus instables.
Bref, je les fais venir avec nous, une à chaque bras, et les laisse aller avec celui qu’elles préfèrent. Au vu de la réputation dont je jouis, cela ne me surprend pas que toutes se battent pour rester accolées à mes bras, totalement persuadées qu’elles obtiendront quelques privilèges ou faveurs. Mais que nenni. Aimant de la vie, certainement, mais je reste un homme avec des valeurs et des principes ! Mais ça, elles n’ont pas l’air d’être au courant. Je hausse les épaules, tant pis. Finalement, l’ami qui a organisé tout ça, nous dit de nous dépêcher si nous voulons encore profiter des réductions sur les consommations en regard de l’heure. Bah, ce n’est pas comme si j’avais véritablement des soucis pécuniaires, mais bon. Je les suis, toujours escorté de ces divines demoiselles. Après quelques minutes, nous arrivons tous dans le bar (qui s’avère plutôt être un pub, au final). D’instinct, je me dirige vers le comptoir et commande pour tout le monde le saké le plus fort qu’ils possèdent.

« C’est pour moi, je n’oublie pas de préciser, payant d’emblée la première commande. Pour ces dames, ne lésinez pas sur les sirops et liqueurs fruitées, c’est ce qu’elles préfèrent, j’ajoute ensuite. »

Une fois la commande passée, je tourne les talons au barman et me dirige vers le canapé pris d’assaut par l’entièreté de mon groupe. Là, je parviens à me désinhiber totalement et en oublierais presque mes soucis. D’ailleurs, j’en oublie également la notion du temps. Il est vrai que nous étions arrivés en fin d’après-midi, aussi le zénith était à son apogée. Mais maintenant… Il fait nuit noire. Aussi je regarde vers le cadran. Quasiment minuit ? Toute cette joyeuse compagnie est arrachée, flinguée. Tous ne semblent pas forcément tenir l’alcool. Moi, ça va. Les jeunes demoiselles semblent par contre frustrées de n’avoir rien de ma personne et que les autres soient dans un autre univers. Je leur laisse alors ma carte en signe de dédommagement et leur dis de m’écrire ou de venir me voir quand elles en ont envie. Mon côté altruiste qui ressort, tiens. Toutes me prennent dans leurs bras, je leur réponds de la même manière. Une embrassade sur chaque joue et les voilà reparties. Moi ? Je décide de rester encore un peu, profitant de cette soirée libératrice et rénovatrice. Surtout pour mon esprit. L’esprit légèrement embrumé mais encore lucide, je décide de m’installer à une table plus au centre du bar, mais tout de même dans un coin. Ainsi, je peux me recentrer et calmer mes quelques ardeurs ou excès de confiance. La tête dans mon verre, j’en recommande un chaque fois que la serveuse passé à mes côtés, flambant comme je me dois de le faire. Puis je sens quelqu’un approcher. Quelqu’un dont je n’aurais jamais soupçonné la présence en ce lieu… Encore moins seule.
Yurikô. Je retiens alors un gloussement de surprise et un rictus horrifié et m‘empresse de terminer mon verre en express. En revanche, elle ne semble pas dans son état normal. Moi non plus cela dit. Bien plus libéré, les masques et filtres en moins, c’est d’un naturel élégant que je lui accorde le soi-disant privilège de s’asseoir à ma table, désignant la chaise libre d’un geste de la main. Même si elle ne semble pas spécialement attendre mon approbation, la belle ébène posse son séant à mes côtés, verre à la fin. J’apostrophe alors la sommelière pour que l’on me serve une citadelle rouge. En attendant d’être servi, je ne peux m’empêcher de la contempler, de l’admirer dans les moindres détails. Si magnifique… Mais elle ne sait pas que je suis le gardien du sommeil de ses nuits.

« Mais je ne suis pas avec moi-même, n’est-ce pas ? Je souris alors qu’on m’apporte ma pinte. Et si nous trinquions à la plus belle des rencontres ? Je lui demande, un sourire franc et sincère sur une voix presque séductrice, levant ma pinte vers la Kunoichi. »

❝ let me hear ❞
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Juste un verre...
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" Les mœurs déréglées sont l'ivresse des mortels. "




Il était surprenant de voir à quel point un simple verre pouvait faire tomber les rideaux des émotions de la jeune femme. Si bien entendu elle semblait demeurer l'éternelle Yuriko aux yeux noirs, son attitude semblait comme libérer du poids des chaînes qui maintenaient son esprit toujours droit, un esprit qui ne dépassait jamais les limites - en règle général en tout cas. Là, tout semblait si... différent. La kunoichi venait à peine de prendre le siège que lui désigna son interlocuteur qu'elle s'accouda nonchalamment sur la table en fixant de son regard ténébreux le visage de Fugaku. Ses longs cheveux glissèrent sensuellement sur ses épaules alors qu'elle se saisit délicatement du verre que venait de lui commander ce dernier.

" Oh? La plus belle? Me pardonnerez-vous de désirer qu'elle devienne plus intéressante pour les dix prochaines minutes? Ou plus? "

Yuriko sourit avec une certaine malice et leva son verre avant d'y tremper les lèvres. Son attention n'avait pas quitté celle du Senju. Elle scrutait son visage avec beaucoup d'application car quelque chose en lui paraissait... familier. Mais il lui semblait impossible de mettre le doigt dessus... mais n'avait-elle pas déjà l'esprit trop brumeux pour réfléchir à ce genre de chose? En tout cas, elle finit par se redresser sur sa chaise, croisant les jambes avec une lenteur provocante et finir par boire une nouvelle gorgée de son verre.

" C'est étrange voyez-vous... Je vous regarde et vos yeux... Je n'arrive pas à savoir où j'ai pu croiser votre regard. Peut-être est-ce le verre de trop? "

Elle regarda sa coupe et la liqueur rouge qu'elle faisait danser d'un mouvement de son poignet. Cela faisait déjà plusieurs minutes qu'elle avait bu ce fameux verre de trop puisqu'un seul était déjà sa limite. D'ailleurs, pour cette même raison, son discours pouvait être aussi imprévisible que son comportement. La jeune femme se leva et tira sa chaise pour la poster jusqu'à côté de Fugaku, assez prêt pour qu'une fois assis, ils se retrouvèrent épaule contre épaule. Là, Yuriko planta une nouvelle fois son regard dans le sien, fronçant légèrement de son petit nez, persistant à chercher dans sa mémoire d'où lui venait ses impressions de familiarité.

" Ne sait-on vraiment jamais rencontré auparavant? C'est.... troublant... "

Relâchant finalement son attention et ne voulant pas se montrer trop insistante sur le sujet, la kunoichi libéra le jeune homme de l'emprise de son regard pour s'en retourner à son verre... qu'elle finit rapidement.

" Veuillez excusez mon audace. Je me rends compte maintenant que je ne me suis pas présentée. Je me nomme Yuriko. Yuriko Tadake. "

Un sourire s'étira sur le visage de la jeune femme et une étincelle d'espièglerie apparut dans les perles noires de ses yeux.

" Mon petit doigt me dit que vous êtes Senju Fugaku, n'est-ce pas? Je suis surprise de voir un homme de votre distinction venir se perdre dans un tel endroit. Mais attention à votre réponse. C'est cette dernière qui me permettra de qualifier notre rencontre d'intéressante ou non. "

A cet instant, la kunoichi agita son verre vide pour attirer une serveuse et qu'on lui en servit un autre. Commencez-vous à comprendre les raisons pour lesquelles la droite Yuriko se refusait généralement à boire de l'alcool? Car dans ce monde là, les limites n'existaient plus...

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❝Yurikô x Fugaku

    ♡ juste un verre...


Ma pinte est servie alors que je ne cesse de scruter avec une discrétion qui m’est propre ma nouvelle interlocutrice. Yurikô. Honnêtement, j’étais venu ici pour passer du bon temps avec mes amis (et les accortes escortes qu’ils avaient tenu à prendre avec nous), certainement pas pour tomber sur celle que je m’impose de protéger nuit et jour. Contradictoire, n’est-il pas ? Pour le coup, elle était occupée chez elle quand je suis parti de son quartier, aussi je pensais pouvoir m’octroyer un peu de repos qui m’est fortement recommandé et que je ne puis qu’apprécier.
C’est donc une sacrée surprise que de la voir se ramener face à moi et engager la conversation ! Bien sûr, je dois faire en sorte de ne pas griller ma couverture, de fait j’agis comme si elle m’est totalement inconnue. Ce qui est relativement compliqué, surtout que l’alcool commence à m’attaquer. Mais j’ai déjà dû faire pire, aussi je m’y accoutume et m’y accommode. Je n’ai guère le choix de toute manière. Bah, peut-être que les accords commerciaux obtenus in fine vont enfin me servir, qui sait… Donc, cachant toujours ma surprise, je commence à tremper mes lèvres dans la pinte qui m’est servie. Le goût fruité (à la cerise, pour être précis) s’empare tout de suite de mes papilles gustatives, m’arrachant un sourire de joie, de bonheur et d’allégresse (peut-être aussi un peu d’ivresse). C’est vraiment ma bière préférée !

« Plus intéressante ou LA plus intéressante ? M’empresse-je d’ajouter, sortant un bloc-notes invisible de ma veste. Laissez-moi vérifier mes disponibilités – vous savez, j’ai moult rendez-vous qui m’attendent mais si je me débrouille bien… Je fais tourner les pages factices et fictives, espérant la faire sourire un minimum, ou peut-être même la faire rire. A en croire mes notes, si je vous cale entre chacun de mes entretiens, je suis tout à fait disposé à vous accompagner pour au moins les dix prochaines années ! Je ris légèrement, plongeant de nouveau mon regard dans le sien, la dévorant des pupilles. »

Elle goûte à sa boisson (ou en abuse une fois de plus, qui sait), alors je l’imite et fais de même. En revanche, notre attention mutuelle et nos regards ne se lâchent pour rien au monde. D’un côté, même si je le voulais, je n’en serai pas capable ; c’est un cadeau tombé du ciel. Une véritable déesse, parfaite en tous points. Sa beauté n’a d’égales que son abnégation et sa bienveillance.
Enfin, elle se redresse sur son assise tandis que je reste ainsi installé – pas besoin de faire quoi que ce soit tant que je suis bien installé, n’est-ce pas ? Là, je remarque qu’elle scrute mon visage avec au moins autant d’attention que je le fais également… Pourquoi ? Ai-je de la salade coincée entre les dents ? Je me retiens de ne pas arquer un sourcil. Peut-être est-elle sous mon charme et mon charisme inéluctables… Bah, je me content de lui redonner l’attention qu’elle mérite. Le reste de son corps étant dans mon champ de vision malgré tout, je ne peux m’empêcher de remarquer comment elle croise ses jambes. Une lenteur révélant là toute sa grâce et sa féminité. L’homme que je suis craque déjà, malgré ma bonne volonté.

« Oh, ce n’est pas impossible que cela vous dise quelque chose… Je souris, même si je commence à m’inquiéter. Il est hors de question que ma couverture s’effondre. Pas comme ça, pas ici, pas en de telles circonstances ! Heureusement, je suis maître dans l’art de feindre mes émotions. Après tout, nous sommes en plein Konoha et nous avons probablement dû nous croiser auparavant, n’est-ce pas ? Je cligne d’un œil, lui envoyant mon attraction pour elle de manière plus ou moins subtile. »

Son regard plonge de nouveau vers sa coupe tandis que j’ingurgite le liquide rougeaud encore présent dans mon propre verre. Qu’est-ce que j’ai soif… Mais je me dois de me tenir, surtout en la présence d’une si sublime compagnie. Je ne veux pas paraître pour un soiffard ou pour un alcoolique à la propension de s’enfiler pinte sur pinte sans sourciller. Finalement, elle se lève et chope délicatement sa chaise pour se rapprocher de moi… Suffisamment pour que je puisse frotter mon épaule contre la sienne sans éveiller les soupçons. Parfait. De plus, nos jambes sont également assez proches… aussi l’envie de mettre ma main sur ses cuisses me prend-t-elle, mais je me retiens. Et si cela vient à la faire fuir ? J’aurais tout gagné. Néanmoins, je fais semblant de hausser un sourcil ainsi confronté à un tel élan d’audace. Voilà qui me change de la Kunoichi habituelle… ce qui m’arrache par ailleurs un sourire et quelques légers éclats de rire cristallin que je m’empresse de taire.

« Troublant, vous dites ? Je hoche la tête de gauche à droite, suffisamment lentement pour qu’elle puisse suivre mon regard. Peut-être avez-vous participé à un de mes séminaires d’éloquence ou m’avez-vous vu en pleines négociales ? Je reprends une gorgée. Il n’y a rien de troublant à ce que deux regards se soient déjà croisés en plein Konoha, ne vous en faites pas, je tente de la rassurer. »

Là, elle relâche son attention et retourne à son verre, dissipant toute l’insistance qui commençait à m’assaillir. Bon, je ne vais pas lui jeter la pierre pour ses interrogations, j’en suis à l’origine et il serait bien hypocrite de ma part de ne pas comprendre qu’elle puisse se demander d’où lui viennent ces impressions de rencontres passées. La voyant finir son verre d’une traite, je le prends comme un défi, haussant les épaules. Si c’est comme ça… Mes yeux pétillent d’audace et de défi, de challenge que j’accepte sans piper mot. A mon tour, je termine le divin breuvage qui m’a été servi plus tôt, puis je commande – de loin – la même tournée à la serveuse qui s’occupe de nous. Là, je lui lance un regard qui signifie « Prête à me suivre ? ». Pas sûr qu’elle capte le message cela dit.
Enfin, elle se présente. J’accueille l’information avec privilège, quand bien même je suis déjà au courant depuis quelques années maintenant. Je m’apprête alors à lui répondre et lui rendre la politesse dont elle m’a fait honneur quand elle me coupe dans mon élan. Bien, elle a donc déjà entendu parler de moi. Voilà qui me facilite grandement la tâche – je n’ai jamais été très doué et efficient quand il s’agissait de me présenter, rien que pour donner mon nom ; je me suis toujours trouvé plat quand j’agissais de la sorte. Aussi, j’opine.

« En plein dans le mille. Mais pour faire bonne figure, je m’empare de sa main et, en bon gentleman, la lui baise. Enchanté, Yurikô-chan – si toutefois vous me permettez pareille familiarité. Senju Fugaku en personne. La raison de ma présence en ces lieux ? La jeune barmaid nous offre notre nouvelle consommation, aussi la remercie-je. Je me permets de décompresser un tant soit peu… peut-être même étais-je ici, seul, avec pour unique compagnie mon sacro-saint alcool, l’espoir de vous voir ne cessant de me ronger de l’intérieur ? Je ris de nouveau puis maintiens mon sourire. »

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La soirée qui avait si mal commencée pour la jeune femme semblait prendre une tournure bien plus plaisante que les premières heures venues. Et soyons honnête, cela aurait très bien pu mal finir si un homme mal intentionné l'avait abordé de lui-même avec suffisance et sans retenue. Là, c'était bien différent car elle était l'investigatrice de cette rencontre, c'était elle qui avait choisi Fugaku parmi les personnes présentes. Les raisons de son choix? Sans nul doute que derrière ses pensées présentement embuées par les vapeurs de ses verres à répétition, il lui était resté assez de lucidité pour faire le rapprochement avec le clan du jeune homme, ainsi que toute la bonne réputation qui y était liée. Ainsi, elle pensait sans nul doute prendre le moindre risque. Peut-être que son instinct lui avait donné raison car étrangement, elle ne se sentait pas spécialement inquiète en la présence du jeune Senju, bien au contraire. Il dégageait quelque chose d'énigmatiquement rassurant. D'ailleurs, il ne manqua pas de la faire sourire avec son petit manège et son calepin imaginaire.

" Les dix prochaines années dites-vous? Je ne me permettrais pas de vous retenir si longtemps à moins que vous soyez si remarquable. "

Le sourire de la jeune femme s'étira. Mais soyons clair, Yuriko n'était pas dupe, ni naïve. Il était vrai qu'elle n'était pas la personne la plus avenante, ni même une femme particulièrement courtisée parce qu'elle n'en offrait jamais la possibilité de par son mode de vie, mais elle n'en restait pas moins comme tout le monde. La solitude pouvait peser sur n'importe quelles épaules. Cependant, ici, il n'était pas question de problème lié au moindre isolement, seulement le besoin de relâcher la pression... et peut-être un peu de frustration suite au fait de s'être fait poser un lapin.

Pendant leur conversation, la kunoichi tenta à plusieurs reprises de comprendre l'impression de familiarité qu'elle avait avec Fugaku, mais il balaya intelligemment ses questions au prétexte qu'il était fort possible qu'ils se soient croisés au cœur même de Konoha. Peut-être. Elle le lui concéda et préféra - au lieu de le harceler à ce sujet - se présenter, tout en ne lui cachant pas qu'elle connaissait sa propre identité. Gentleman qu'il était, le jeune Senju se saisit de la main de la shinobi pour la lui baiser poliment. Cette simple petite attention ne rendit pas totalement insensible la konohajin qui était attachée à certaines convenances. Si ses délicates pommettes n'étaient pas déjà rosies par la chaleur de l'alcool, peut-être en aurait-elle été trahie.

A ce même instant, la serveuse leur apporta leur verre à tous deux et la salua d'un petit mouvement de tête afin de la remercier. Mais bien rapidement son attention revint sur son interlocuteur dont elle écouta avec une grande application les propos et explications. Les belles paroles de Fugaku firent naître une douce esquisse sur le visage de la kunoichi.

" Oh? Je comprend à présent les raisons qui font que vous animez des séminaires d'éloquence. Vous êtes un charmeur qui semble exactement quoi dire à une femme pour la faire sourire. "

Yuriko leva son verre comme pour porter un toast et y trempa délicatement ses lèvres, mais une fois que sa bouche quitta sa coupe, elle posa une main délicate sur la cuisse du Senju, et s'approcha du creux de son oreille pour lui murmurer quelques mots, non sans provocation.

" J'espère que vous accepterez de me donner quelques conseils pour mieux maîtriser mon langage car je ne suis pas certaine d'avoir votre talent de persuasion. "

Quand la demoiselle prit un peu de recul, elle lui sourit et lui fit un clin d’œil taquin avant de prendre une nouvelle gorgée de son verre.

" Dans tous les cas, sachez que j'apprécie agréablement notre rencontre, Fugaku-san. Ma soirée avait plutôt mal commencé mais vous avez réussi à me la rendre plus plaisante... et je l'espère plus encore. A notre rencontre, Fugaku-san. "

Yuriko leva son verre, le toquant délicatement contre celui de son partenaire de boisson, pour appuyer son petit propos. Mais n'était-il pas ironique que d'imaginer que leur première rencontre remontait déjà à plus d'une année? Toutefois, pour Yuriko, c'était une première fois et tant qu'elle en demeurait dans l’ignorance du jeu culotté de son camarade, tout ne pouvait que bien se passer. D'ailleurs, la boisson rendait la jeune femme d'humeur taquine et bien plus joviale qu'elle ne l'aurait cru. Un regard malicieux, un grand sourire, il fut facile de deviner qu'une idée venait de lui traverser subitement l'esprit.

" Dites-moi... seriez-vous un homme de jeu? J'aimerais que notre soirée soit... plus amusante. Puisque vous êtes venu ici pour vous détendre, nous pourrions animer nos bavardages avec une partie de cartes? "

La jeune femme se sentait d'humeur badine, et son esquisse s'étira de plus belle sur son visage rayonnant. Quant à ses yeux, il brillait d'une lueur qui l'annonçait ouverte à tous les défis.

" Une partie de poker peut-être que nous pourrions pimenter? "

Yuriko ne possédait pas de cartes sur elle, mais elle était persuadée qu'il aurait été facile de s'en procurer au bar. Fallait-il seulement que Fugaku soit dans les mêmes dispositions que la kunoichi.

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